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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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00:00Il est 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:04A la une ce matin, dans quelle société déboussolée vivons-nous pour qu'une opération de vente de montres vire
00:10au chaos dans plusieurs villes de France ?
00:12Violence, gaz lacrymogènes pour disperser une foule qui ne respecte rien, échauffourer, fermeture à la hâte des boutiques à Saint
00:20-Tropez, Montpellier, Lyon, Deauville, Rennes, Lille ou encore dans la région parisienne et le centre commercial de Parly 2.
00:28Car la même décivilisation produit les mêmes effets.
00:31Une partie de la société perd petit à petit tout sens commun.
00:35Ce n'est pas la première fois qu'une opération commerciale tourne au fiasco.
00:38Septembre dernier, l'inauguration d'un fast-food à Paris se transforme en affrontement avec les forces de l'ordre.
00:44Dans deux semaines, Paris sera barricadée après la ZAD, la CAD, capitale à défendre en cas de victoire historique du
00:52Paris Saint-Germain en Ligue des Champions.
00:54La décivilisation, c'est aussi ça quand les lois non écrites volent en éclat un art de vivre oublié dans
01:00une partie de la société qui perd tout le sens et notamment son sens de la fête.
01:05C'est les gens qui viennent gâcher un instant heureux ou alors un moment commercial.
01:10Mais il faut regarder plus loin car la France ne fait pas figure d'exception.
01:13A Milan hier, les mêmes scènes de violence pour la vente de cette montre.
01:18Résultat, le groupe a décidé de fermer ses boutiques à Londres, Liverpool, Manchester, Birmingham ou encore Sheffield.
01:25Voilà bien longtemps qu'une partie de la société occidentale n'est plus réglée comme une montre suisse.
01:32Et nous en parlerons dans cette émission.
01:35On essaye de faire quelques petits jeux de mots même le dimanche matin à 9h.
01:39Marine Sabourin, bonjour.
01:41Bonjour à tous. Le choc en Italie. De nombreux piétons ont été renversés à Modène au nord du pays.
01:468 personnes ont été blessées, donc 4 graves.
01:49L'une des victimes a dû être amputée des deux jambes.
01:52Le conducteur, un jeune italien d'origine marocaine, a des antécédents psychiatriques.
01:56Après s'être encastré dans une vitrine, il a tenté de s'enfuir avant d'être rattrapé par 4 passants
02:01face auxquels il a sorti un couteau.
02:03On ne sait pas encore s'il s'agit d'un attentat ou non, mais le mode opératoire ressemble au
02:07drame de Nice et Berlin
02:08où des dizaines de personnes avaient été renversées dans des attentats revendiqués par le groupe Etat islamique.
02:14En France, une femme de 68 ans a été retrouvée morte en pleine rue sur la commune de Saint-Prie
02:19dans le Val d'Oise.
02:20Vendredi, son mari a été interpellé et a reconnu les faits.
02:23Le corps de la victime semblait avoir été déposé sur les lieux.
02:26Il présentait des traces de strangulation.
02:28La venue du pape Léon XIV en France est une grande joie, mais aussi une grande responsabilité.
02:34C'est ce qu'a déclaré le président des évêques de France hier.
02:37Le souverain pontife est attendu du 25 au 28 septembre.
02:40Première visite d'Etat pour un souverain pontife dans l'Hexagone depuis 18 ans.
02:45Et puis ne ratez pas à 10h le grand rendez-vous.
02:47Pierre Devineau reçoit Sébastien Chenu, député RN du Nord et vice-président de l'Assemblée nationale.
02:52– Merci beaucoup Marine Saberin et Pierre Devineau viendra nous voir aux alentours de 9h45
02:58pour nous donner le fil rouge de cet entretien avec Sébastien Chenu.
03:03Judith Vintroube est avec nous, chère Judith.
03:05– Bonjour et bien.
03:06– Arnaud Benedetti bien sûr.
03:08– Bonjour.
03:08– Éric Revelle, bonjour à tous les deux.
03:10Et Tony Pitaro, cher Tony, bonjour.
03:11Vous êtes journaliste, vous êtes présent, vous proposez une autre forme de journalisme,
03:15présent notamment sur les réseaux sociaux.
03:17Et vous allez là où ça dérange.
03:18Alors on vous a découvert, le grand public vous a découvert pour l'affaire du Pont des Arts.
03:23Mais vous étiez présent hier dans les rues de Paris avec ces fameuses violences en marge d'une vente d
03:30'une montre.
03:30Voilà où on en est en France aujourd'hui.
03:33Mais pas qu'en France, nous en parlerons dans quelques instants.
03:36Mais ce matin, les yeux des censeurs, des boycotteurs,
03:40de ceux qui ne voulaient pas voir un artiste chanter parce que israélien,
03:45les yeux de ces gens-là doivent être secs ce matin.
03:49Pourquoi ? Parce que le chanteur franco-israélien a failli l'emporter encore une fois à l'Eurovision.
03:56Il est arrivé deuxième Noam, Noam Batam qui arrive deuxième malgré les boycotts, les menaces,
04:01les huées quand il a pris les micros pour chanter en hébreu et en français.
04:05Écoutons.
04:07Michel, je te laisse partir.
04:10Adieu, ma belle.
04:12Michel, je te laisse partir.
04:14Mais je t'aime la reine des problèmes.
04:19Oh, je t'aime la reine des problèmes.
04:26Michel, Michel, Michel, Michel.
04:38Et donc, il arrive deuxième, notre Française est onzième.
04:43Malheureusement, on aurait aimé qu'elle l'emporte, bien sûr.
04:45Et ce qui est intéressant, c'est de voir le décalage entre le vote du public
04:48et le vote des dix professionnels.
04:51Alors, le public, on l'a en même temps.
04:53Regardez, Israël avec le public arrive deuxième.
04:56Et puis, Noam a été sanctionné professionnellement par le classement pro puisqu'il arrive huitième.
05:05En revanche, et le public et les professionnels ont plébiscité la Bulgarie.
05:11Mais ce qui est intéressant, c'est de voir quoi ?
05:13C'est qu'il y a une minorité ultra bruyante, virulente, qui a pu appeler au boycott, à la censure,
05:20refusant que ce garçon qui souhaite juste chanter pour son pays ait le droit de chanter.
05:25D'accord ?
05:26Eh bien, le public, majoritaire, a dit qu'il fait partie des meilleurs, Judith Vindraub.
05:32Ça doit être dur pour les censeurs ce matin.
05:34Oui, ils n'ont pas les yeux secs, mais ils pleurent à chaudes larmes.
05:37Ah ben, ils ont pleuré hier.
05:38Aujourd'hui, ça va peut-être un peu mieux.
05:40Je ne sais pas.
05:40En tout cas, ce n'est pas la première fois que ça se produit.
05:42Et il y a une deuxième raison de se réjouir.
05:45C'est que la chanteuse bulgare qui a remporté l'Eurovision, Dara, est la seule à avoir exprimé sur les
05:52réseaux son soutien à son concurrent franco-israélien
05:55et a refusé de le retirer malgré les pressions.
05:59Donc, bravo à elle.
06:00Bravo à elle pour sa performance et bravo à elle pour sa solidité.
06:03Il faut rappeler que ça se passait à Vienne, qu'il y a eu des manifestations contre la présence de
06:08Noam Batam à Vienne.
06:10Il faut rappeler le contexte sécuritaire dans lequel sont présents les artistes israéliens depuis le 7 octobre.
06:18C'est-à-dire qu'ils sont bunkerisés, ils n'ont pas le droit de sortir de leur chambre d
06:22'hôtel
06:23ou alors avec une sécurité parfois plus importante que pour un chef d'État.
06:28On parle de l'Eurovision, Arnaud Benetti.
06:30Il y a un moment, je le disais, la décivilisation, c'est aussi ça, c'est-à-dire un moment
06:34heureux, apaisant, qui peut réunir.
06:36On parle d'un moment qui devrait être fédérateur.
06:38Voilà, c'est ça, où on met de côté les tensions.
06:41Qui ne devrait pas être politisé.
06:43Mais ça en dit long sur le fossé entre, d'une certaine manière, les leaders d'opinion ou les élites
06:49et puis le public.
06:50Finalement, c'est quelque chose qui se retrouve partout, non seulement en politique,
06:54mais également dans des événements qui sont des événements culturels.
06:57Parce que si le vote du public est si différent du vote des jurys,
07:02je crois que ça signifie quelque chose sur le plan politique aussi.
07:05Moi, je serais curieux d'avoir les explications, évidemment, des professionnels.
07:11C'est le complot juif mondial.
07:13Je ne vois que ça.
07:14Mais non, mais en tous les cas, c'est vrai que le décalage, il est criant.
07:19Contrairement, par exemple, à la Bulgare, qui a été formidable et qui mérite évidemment de l'emporter.
07:23Mais on voit un grand décalage entre le classement du public et le classement des professionnels.
07:29Et au moment de l'annonce des résultats, il faut rappeler le climat aussi.
07:32C'est-à-dire que Noam Batam a été hué.
07:35Encore une fois, Eric, on parle d'un instant qui devrait tous nous réunir.
07:39Bien sûr.
07:40D'ailleurs, je vais essayer de vous démontrer les propos incohérents de Pedro Sanchez,
07:43le Premier ministre socialiste, qui a appelé au boycott de l'artiste israélien
07:47et qui a, je crois, finalement, la cérémonie n'a pas été retransmise en Espagne.
07:53Mais regardez l'incohérence.
07:54Pedro Sanchez dit que l'Eurovision, c'est un grand moment de paix et de partage.
07:59Eh bien, justement, s'il est pour la paix et le partage, il aurait dû soutenir tous les candidats.
08:06Et puis, ma réflexion ultime, c'est comment peut-on rendre responsable un artiste,
08:12quelle que soit sa nationalité, de la politique de son gouvernement ?
08:16C'est comme si vous disiez pour l'équipe de foot iranienne qui va participer à la Coupe du Monde,
08:21non, non, non, comme vous appartenez à un régime évidemment condamnable,
08:25vous n'allez pas représenter votre pays.
08:26François Ruffin, il appelait, M. Ruffin, qui appelle aussi à la fermeture de CNews.
08:30Il est tellement en difficulté dans les sondages qu'il essaye de trouver un peu de buzz.
08:34Il voulait boycotter Israël, en revanche, interdire l'équipe de foot iranienne de jouer, ça non.
08:40Mais c'est difficile.
08:41Il serait d'ailleurs le bienvenu, François Ruffin, pour en parler.
08:44Peut-être que demain, quand il sera président, on n'aura pas l'occasion de le faire.
08:47Donc, faisons-le avant qu'il ne devienne président de la République
08:50pour pouvoir parler de ça sur le plateau de CNews.
08:53Il peut mettre un masque chirurgical, ce n'est pas contagieux,
08:55mais bon, on prend des précautions, bien sûr.
08:58Et nous discuterons de tout cela, et notamment de cette incohérence.
09:01C'est-à-dire, vous voulez boycotter Israël,
09:04mais vous ne voulez pas boycotter l'équipe de football iranienne pour la Coupe du Monde.
09:08Je vous propose d'écouter ce moment où il y a les résultats,
09:10et tendez l'oreille, parce qu'effectivement, le public a pu huer.
09:24Avec sa chanson en français.
09:26On est parti en Pologne.
09:35Alors, c'est la deuxième partie, mais vous savez que dans la salle,
09:39et même dans la retransmission, vous augmentez le son,
09:44vous essayez de cacher quand il peut y avoir ces hués.
09:48Merci Olivier Vial d'être venu.
09:50Je sais que c'était difficile de passer dans Paris.
09:51C'est sportif dans Paris, oui.
09:52Parce qu'il y a un semi-marathon, c'est ça ?
09:54Il y a un marathon, semi-marathon ?
09:55Un marathon du 15e.
09:56Le 10 km du 15e.
09:59Vous êtes venu en courant ?
10:02On dirait, mais en fait, non.
10:04C'est formidable.
10:06Autre sujet à présent, et c'est le sujet qui vous fait venir sur ce plateau,
10:11cher Tony, et merci d'être avec nous,
10:13parce que vous avez pu voir cette société,
10:17alors on va utiliser la formule d'Emmanuel Macron, des maboules.
10:20On est chez les maboules, c'est-à-dire que vous avez un événement commercial
10:24qui est plutôt intelligent, malin, c'est-à-dire de réunir une marque de luxe
10:28et une marque plus abordable,
10:30de créer une collaboration pour proposer une nouvelle montre.
10:33C'est une formidable idée,
10:35plus accessible, bien sûr, que la marque de luxe,
10:38et donc cette opération commerciale a viré au chaos.
10:42Vous avez eu des scènes de violence un peu partout.
10:44Des intrusions dans les immeubles, etc.
10:46Alors, on va voir la séquence dans un instant que vous avez pu faire,
10:48parce que vous, vous allez sur le terrain,
10:51et vous êtes notamment allé dans le 6e arrondissement,
10:54mais avant cela, je voudrais qu'on voit le sujet de François Tiskevitch,
10:57puisque vous avez eu des échauffourées, des interventions de la police,
10:59des violences, des fermetures inopinées,
11:01pour une opération de vente d'une collection spéciale de montres.
11:06Voilà où on en est.
11:09Une dizaine de policiers protègent cette boutique spécialisée dans les montres.
11:14Si le calme semble être revenu,
11:16quelques heures plus tôt,
11:18plusieurs centaines de personnes ont tenté de pénétrer dans ce centre commercial.
11:21On a vu un vigile arriver.
11:24Il a ouvert le portique.
11:27Tous les gens se sont roués en courant.
11:31Des gens tombaient par terre, etc.
11:34Arrivé devant la boutique,
11:36la sécurité du magasin est rapidement dépassée.
11:40Appelés sur place,
11:41les forces de l'ordre doivent lancer des gaz lacrymogènes
11:44pour disperser la foule.
11:58Toutes ces personnes
11:59étaient venues pour le lancement d'une montre
12:01en collaboration avec une célèbre marque de luxe.
12:04Finalement,
12:05personne n'a pu en acheter.
12:07La vente dans ce centre commercial
12:09a été annulée.
12:13Et je vous propose de voir ces événements
12:15annulés un peu partout en France
12:17puisque à Lille, à Deauville,
12:19à Rennes, à Lyon,
12:21à Montpellier,
12:22à Saint-Tropez,
12:23le sujet c'était dans le centre commercial de Paris 2
12:25donc en région parisienne.
12:28Tous les événements ont donc dû être annulés
12:31et les boutiques fermées.
12:32Et Tony Pitaro,
12:33vous étiez dans le cœur de Paris,
12:34Paris 6e arrondissement
12:37puisque là,
12:39la boutique est restée ouverte.
12:40Mais il y a eu des dégradations.
12:42C'est-à-dire,
12:43dans une société qui ne respecte plus
12:44le sens commun
12:45des lois non écrites,
12:47c'est un bazar monstre.
12:49Vous avez publié cette vidéo
12:50qu'on découvre à l'instant.
12:54On est dans votre quartier.
12:56Toute la nuit,
12:56une horreur dans votre roue d'immeuble.
12:57Il y a eu des excréments
12:58qui ont été retrouvés,
12:59des dégradations.
13:00Et là, il y a la queue.
13:01On voit déjà le projectile.
13:02C'est une situation de guerre ici.
13:03Oui, la situation se tente.
13:04Ça fait qu'hier soir qu'ils attendent.
13:06Forcément,
13:06ils commencent à s'énerver.
13:07Peut-être qu'ils se rendent compte
13:08qu'ils ne vont pas pouvoir
13:09avoir leur souhaité.
13:11Et donc, on voit l'état de la rue.
13:13Il y a des détritus partout.
13:15La queue allée jusqu'au bout de la rue.
13:17Là, ce sont les gens
13:17qui attendent pour acheter une montre.
13:19Ils attendent depuis hier soir.
13:21Ils ont dormi ici.
13:22Ils ont mis la rue trop.
13:23Ah bah oui,
13:25on est d'accord.
13:26Et là, il y a quelque chose d'ignoble
13:27qui s'est produit ici cette nuit
13:29avec les gens
13:29qui se sont introduits
13:30dans votre immeuble.
13:31Et c'est honteux.
13:32Bah oui,
13:33je ne vous fais pas de dessin
13:34pour savoir ce que c'est.
13:35C'est stupeur
13:36quand on s'est levé ce matin.
13:37Voilà ce qu'on découvre
13:38dans le hall de l'immeuble
13:39qui, je le rappelle, est fermé.
13:40Donc, c'est des gens
13:41qui ont passé la nuit dehors
13:42ou ici
13:42et qui ont trouvé le moyen
13:44de s'introduire dans l'immeuble
13:45pour faire ça.
13:45C'est une catastrophe.
13:46Il y a des gens
13:46qui ont vomi, j'imagine,
13:48qui se sont introduits
13:49en fait cette nuit.
13:49C'est ça ?
13:50Oui, ils se sont introduits
13:50cette nuit.
13:51Alors, je ne sais pas comment
13:52puisque la porte est à code
13:5424h sur 24
13:54et tous les jours de la semaine.
13:56Et ce matin,
13:57la porte cochère
13:58était grande ouverte.
13:58Ce qu'il faut rappeler,
13:59c'est que ces mecs,
13:59ils n'en ont rien à foutre
14:00des montres.
14:01Ah oui, là,
14:02ils espèrent pouvoir l'acheter
14:04et la revendre.
14:05Il y a des gens
14:05qui nettoient.
14:06Peut-être le double du prix.
14:06Et voilà les magasins
14:07qui sont obligés
14:08de faire eux-mêmes
14:10le nettoyage
14:11d'une nuit de chaos
14:12et d'attente.
14:14Alors, en plus des violences,
14:15c'est absolument dégueulasse.
14:17C'est-à-dire que les gens
14:18ne respecteraient
14:19Anthony Pitaro.
14:20Ils sont restés là
14:20toute la nuit quand même.
14:21Et alors,
14:22vous restez là toute la nuit,
14:23vous faites un effort.
14:24Ah bah oui,
14:25c'est comme ça
14:25que ça s'est passé.
14:26Et effectivement,
14:26ils se sont même introduits
14:27dans l'immeuble de mon invité
14:29pour faire ce qu'on a vu
14:30dans le sujet.
14:31Et ils sont extrêmement choqués.
14:33Parce que ce qu'on a flouté,
14:34je le dis aux téléspectateurs,
14:35ce sont des extréments.
14:36C'est-à-dire qu'ils ne respectent
14:37absolument.
14:38Mais on est dans un monde
14:39de fous.
14:40Non, ils se sont introduits
14:41vraiment dans l'immeuble
14:41pour faire ça.
14:42Et franchement,
14:43quand les habitants
14:43se sont levés le matin,
14:44moi le jeune,
14:44il m'a téléphoné,
14:45je ne le croyais pas.
14:46Je lui ai dit
14:47je vais venir directement voir.
14:49Et effectivement,
14:49j'ai vu.
14:49Et personne de l'immeuble
14:50voulait lui-même
14:51avec un sac enlevé.
14:52Donc, c'est resté.
14:55Alors là,
14:56pour le coup,
14:57le magasin est resté ouvert.
14:58Oui, le magasin est resté ouvert.
14:59Il n'y a pas eu de violence
15:00dans le sixième arrondissement ?
15:02Pas des violences.
15:02Il y a eu des jets
15:03un peu d'eau.
15:04On a vu,
15:05ça montait un peu.
15:06Mais il y avait quand même
15:06beaucoup de force de l'ordre
15:07avec des boucliers.
15:08Donc, je crois qu'il y avait
15:08six voitures de police.
15:09Jean-Pierre Lecoq, d'ailleurs,
15:10le maire est allé ensuite
15:11sur place pour bien vérifier.
15:13Mais il y avait quand même
15:14un climat de tension, oui.
15:15On voit que les mecs
15:16qui viennent là,
15:16ce n'est pas des voisins
15:17de Saint-Germain-des-Prés
15:18de mon invité, oui, non.
15:19Ça, c'est sûr.
15:21En revanche,
15:21ce qui est intéressant,
15:22c'est que la marque de montre
15:24qui a eu vent de ce qui s'est passé
15:26a sollicité le témoin
15:27que vous avez eu.
15:28Oui, ils l'ont contacté
15:29hier sur les réseaux sociaux.
15:30Ils lui ont proposé
15:30de mettre en place,
15:31de payer eux-mêmes,
15:32de prendre en charge
15:33le service de nettoyage
15:34pour aller nettoyer son immeuble.
15:35Bon, c'est la moindre des choses.
15:37C'est plutôt...
15:37Mais c'est bienvenu.
15:38Vous avez peut-être des marques
15:40qui détourneraient le regard
15:43et n'iraient pas
15:44jusqu'à essayer de contacter
15:46votre invité.
15:47Mais ces images-là,
15:49plus tout ce qu'on a vu,
15:51c'est-à-dire les violences
15:52en région parisienne,
15:53ces magasins qui sont fermés,
15:56qu'est-ce que ça dit, Olivier Valle ?
15:57On vit dans quelle société ?
15:59Non, mais effectivement,
16:00la société de Maboule,
16:01vous l'avez dit,
16:01mais on a vraiment une montée
16:03et ce n'est pas aussi récent que ça.
16:05On vous rappelle, en 2018,
16:06il y avait eu des émeutes
16:07dans un supermarché
16:08pour de la pâte à tartiner
16:11et une vraie émeute
16:12au sein du supermarché.
16:13D'ailleurs, il y avait eu
16:13une loi derrière
16:14qui avait été votée
16:15et des amendes
16:16qui avaient été fixées.
16:16Donc, on voit effectivement
16:17qu'il y a des moments
16:19où il y a des phénomènes
16:21à la fois qui sont portés
16:23par les promotions,
16:24qui sont portés
16:25par les réseaux sociaux
16:26et des gens qui pensent
16:26qu'ils vont faire l'affaire
16:27de leur vie
16:28et qu'ils vont pouvoir en vivre.
16:30C'est quand même
16:30à chaque fois la même chose.
16:31C'est l'envie du gain rapide,
16:34l'envie d'une société
16:36où, en gros, il n'y a que
16:37la marchandisation
16:38qui est importante
16:39et c'est ça que ça donne
16:40de l'image.
16:42C'est-à-dire que c'est,
16:43j'allais dire,
16:43les affres d'une société
16:44de la consommation
16:45où la consommation
16:46devient finalement
16:47le seul lien
16:48de cette société
16:49avec tous les effets
16:51évidemment pervers
16:52que cela peut provoquer.
16:54C'est quand même
16:55le symbole d'un échec
16:57fondamental
16:58parce que, en effet,
16:59ce n'est pas nouveau.
17:00Ce n'est pas nouveau.
17:00D'ailleurs, même les émeutes
17:01contre les grandes enseignes,
17:03ce n'est pas nouveau.
17:03à la fin des années 80,
17:05début des années 90,
17:06quand Lionel Jospin
17:07avait sa fameuse loi
17:09sur les lycées,
17:10je crois,
17:10il y avait eu,
17:11souvenons-nous,
17:12des magasins
17:12qui avaient été détruits.
17:13Mais qui n'étaient pas
17:14la même chose.
17:16Mais ça participe,
17:17si vous voulez,
17:17du même phénomène
17:18que vous dénoncez,
17:19c'est-à-dire ce phénomène
17:20de décivilisation.
17:21On ne sait plus se tenir
17:22d'une certaine manière,
17:23collectivement.
17:24Oui, et vous disiez
17:25que ça touche tout l'Occident.
17:26C'est même pire que ça,
17:27ça touche la planète.
17:28Moi, j'ai regardé
17:29dans un pays
17:31un code d'éducation
17:33très fort,
17:33le Japon.
17:34Le Japon a connu
17:36ce genre de phénomène,
17:38ce qu'on appelle
17:38le Sculpin,
17:38c'est-à-dire des personnes
17:40qui se précipitent
17:41sur un produit.
17:42En l'occurrence,
17:43ça s'est passé
17:43avec les Pokémon.
17:46Autre objet,
17:49mais même objectif,
17:50c'est-à-dire
17:51épuiser le marché légal
17:53pour revendre
17:53beaucoup plus cher.
17:55Et effectivement,
17:56le Japon, du coup,
17:58a fait passer une loi
17:59qui punit jusqu'à
18:01un an d'emprisonnement
18:02et une très forte amende
18:03les gens qui se livrent
18:04à cette pratique.
18:05Mais donc,
18:06c'est mondial,
18:06ça veut dire quoi ?
18:07Ça veut dire
18:07que les codes
18:07de la consommation
18:09sont beaucoup plus adaptés
18:11aux communications modernes
18:13et beaucoup plus puissants
18:14que les codes
18:14de l'éducation,
18:16même dans une société
18:17à forte valeur.
18:19Eric ?
18:19Ben oui,
18:21surconsommation,
18:22exposé sur les réseaux sociaux.
18:24J'ai aussi en mémoire,
18:25je ne sais pas si vous vous souvenez,
18:26sur les Champs-Elysées,
18:27il n'y avait pas du tout
18:27des meutes,
18:28il y avait une bande
18:28qui était rentrée
18:30dans un magasin,
18:31là,
18:31il n'y avait même pas
18:31de promotion,
18:32il n'y avait même pas,
18:33et qui, en fait,
18:33s'était servi,
18:34était ressorti avec...
18:35Non, mais c'était pendant
18:36les émeutes du 31 mai.
18:37Non, non, non, non,
18:37vous avez eu,
18:38à un moment donné,
18:39alors je ne vais pas citer
18:40le 31 mai.
18:41Le Vetsbanski,
18:42c'était pendant...
18:44Enfin,
18:44ils rentrent,
18:45ils servent des polos
18:47ou ils servent des doudounes
18:49et ils ressortent avec.
18:50Et là,
18:50alors si vous voulez,
18:52la marchandisation poussée
18:54à son extrême,
18:55c'est aussi,
18:56je suis tout à fait d'accord,
18:58c'est aussi le résultat
18:59de cette marchandisation.
19:00C'est-à-dire que quand vous avez...
19:02Non, mais je ne justifie pas,
19:03mon cher Elliot,
19:04on essaie d'expliquer,
19:06mais il y a 10 ans, 15 ans,
19:08vous aviez aussi,
19:09parfois,
19:10des promotions,
19:11vous aviez...
19:12On ne voyait jamais ça.
19:14Alors, est-ce que c'est...
19:15C'est quoi ?
19:15Il y a toujours eu la marchandisation...
19:17Il y a 10 ou 15 ans,
19:18il y avait des opérations
19:19commerciales,
19:20marketing,
19:21ça n'a rien à voir.
19:21Il y a eu des Black Friday...
19:23Là, c'est poussé à outrance.
19:24Le Black Friday n'existait pas.
19:27Malheureusement,
19:28j'aimerais bien
19:28que le problème,
19:29que ce soit que le capitalisme
19:30ou la marchandisation.
19:31J'ai quand même l'impression
19:32que c'est une société aujourd'hui
19:33avec des générations
19:34qui ne respectent plus rien.
19:37Que le capitalisme
19:39soit capable de faire ça,
19:40c'est un fait.
19:42Ce qui doit nous interroger,
19:43c'est comment, nous,
19:45on peut transmettre des codes
19:46qui ne soient pas des codes marchands.
19:49En septembre dernier,
19:51nous étions les seuls quasiment
19:53à ouvrir cette émission le matin.
19:55Je m'en souviens comme si c'était hier.
19:56Il y avait un fast-food
19:58qui ouvrait à Châtelet,
20:01en plein cœur de Paris,
20:02et qui offrait des plats,
20:05je crois que c'était 200 ou 300 plats,
20:06pour célébrer l'ouverture.
20:08Ça a été l'émeute.
20:09Une fête comme la finale
20:11de Ligue des champions
20:12pour le Paris Saint-Germain
20:13se transforme en violence
20:15ou en émeute.
20:16Des événements heureux, joyeux,
20:18des événements commerciaux.
20:19En juillet,
20:20on se trouvait.
20:2131 décembre.
20:22Tony, par exemple,
20:25les habitants,
20:26ils vous disaient quoi ?
20:26Parce que le réel,
20:28ils touchent même
20:29le sixième arrondissement maintenant.
20:30Ils en avaient ras-le-bol.
20:31Ah, ils en ont ras-le-bol.
20:32Ils passaient en ras-le-bol.
20:33On n'est pas très loin
20:34du boulevard Saint-Germain.
20:35Là, c'est à vol d'oiseau
20:37à 300 mètres du Café de Flore,
20:39vous savez.
20:39Non, mais ils en avaient marre.
20:40Après, les gens que j'ai rencontrés,
20:41ce n'étaient pas forcément
20:41des bobos de Saint-Germain.
20:43Ah ben non.
20:43Il y a un peu de tout.
20:45Il n'y a pas beaucoup de bobos
20:46à Saint-Germain.
20:46Pour le coup,
20:47les vrais bobos,
20:48ils sont plus du côté du 10e,
20:49Place de la République,
20:51etc.
20:52Ce n'est pas tellement
20:52une sociologie bobo,
20:53le 6e.
20:53Non, pas du tout.
20:55Pas du tout.
20:56Non, mais rappelez-vous
20:57de cette phrase,
20:58dans le 6e,
20:59on est différents.
20:59C'était Mme Hervieux,
21:01la députée.
21:03Elle est députée,
21:03désormais ?
21:04Oui.
21:05La mairie, elle est...
21:06Effectivement.
21:07Du 6e, députée du 16e.
21:09Donc, voilà,
21:10ces images.
21:10Ça se revend très bien.
21:11Ça se revend très bien.
21:12Mais au-delà du fait
21:13que ça se revende,
21:14c'est que les gens...
21:17On est dans une société
21:18où vous avez perdu
21:18tous les codes.
21:19Parfois, c'est Pascal Praud
21:21qui dit souvent ça,
21:22c'est les lois non écrites.
21:23Dans un train,
21:24vous ne mettez pas
21:24la musique à fond.
21:25Dans une file d'attente,
21:27vous ne passez pas
21:27devant tout le monde.
21:28vous ne vous poussez pas.
21:30Dans un bus,
21:31s'il n'y a plus de place
21:32et que vous voyez
21:33une personne âgée qui arrive,
21:34vous levez, vous la donnez.
21:35C'est des lois
21:37qui créent un sens commun.
21:39Voilà.
21:39Une société normale.
21:41Dans une société déboussolée,
21:43vous avez des émeutes
21:44et des violences
21:45pour une montre.
21:46Et pourquoi je voulais
21:47vous parler de ça ?
21:48Parce que dans la continuité,
21:50Laurent Nunez a pris la parole.
21:51Et là, c'est dans deux semaines.
21:53Donc, pour le coup,
21:55l'heure tourne.
21:56Et il va falloir se préparer.
21:57Et je suis certain
21:58que les forces de l'ordre
21:58vont se préparer pour ça.
22:00Mais le 30 mai prochain,
22:02Laurent Nunez
22:02s'attend aux mêmes
22:03scènes de violence.
22:05Il dit
22:06et promet
22:07un dispositif
22:07de sécurité exceptionnel.
22:09Il dit,
22:10l'an dernier,
22:10quand le PSG avait gagné,
22:11les scènes de débordement
22:12avaient été nombreuses.
22:13Le périphérique
22:14avait été perturbé.
22:15Des commerces
22:16avaient été pillés.
22:17On s'attend
22:17au même niveau
22:18de violence.
22:20confit-il ajoutant,
22:21le dispositif
22:22de sécurité
22:23sera donc
22:25exceptionnel.
22:25Il y avait
22:265200 forces de l'ordre
22:27présentes à Paris
22:28l'année dernière.
22:29Si le dispositif
22:30est exceptionnel,
22:31on imagine qu'il sera
22:32peut-être même doublé.
22:33Je ne veux pas dire,
22:33mais ces mots
22:34intériorisent une forme
22:35d'impuissance de l'État.
22:36Parce qu'un ministre
22:36de l'Intérieur
22:37ne devrait pas dire
22:38je m'attends
22:38à des scènes de violence.
22:40Il devrait dire
22:41il ne faut pas
22:41qu'il y ait de violence.
22:42Je mets tout en œuvre
22:43pour empêcher.
22:44Et je vais mettre
22:44tout en œuvre
22:45pour empêcher la violence.
22:46Au contraire,
22:47moi je pourrais vous dire
22:47on a un ministre
22:48de l'Intérieur
22:49qui n'est pas dans le déni.
22:52Arnaud a raison,
22:53il y a un côté
22:53il neige en hiver.
22:55Moi je ne le vois pas
22:55comme ça.
22:56Je pense que
22:57la communication
22:58qui aurait été
22:58peut-être plus utile
22:59c'est plutôt
22:59le ministre de la Justice
23:00qui dit qu'en cas
23:01de violence
23:02il y aura des peines.
23:03Bravo !
23:04Ça ce n'est pas intéressant.
23:05C'est de dire
23:06on a deux semaines,
23:07on sait ce qui va se passer
23:08dans deux semaines,
23:09on va proposer
23:10une loi spéciale.
23:11Une loi spéciale
23:12qui va être débattue
23:12à l'Assemblée Nationale
23:13la semaine prochaine.
23:14C'est-à-dire que
23:15vous touchez un policier
23:16c'est deux ans
23:17de prison ferme.
23:18C'est clair ?
23:18Tout de suite, direct.
23:19On a la preuve,
23:20vous avez touché un policier
23:21vous tirez un marge
23:22deux ans minimum.
23:23Ça peut être cinq
23:24ou plus.
23:25Boum !
23:26Vous êtes pris
23:27en train de casser
23:28du mobilier urbain
23:29d'aller piller
23:31dans un magasin.
23:32Vous payez l'intégralité.
23:34Et si vous n'avez pas
23:34l'argent
23:34c'est toute votre vie
23:35que vous payez.
23:36C'est une loi spéciale
23:37que vous met en place
23:38pour que dans deux semaines
23:40celui qui veut
23:41s'en prendre
23:42aux forces de l'ordre
23:43n'oubliez pas ça.
23:44Je ne suis pas sûr
23:45que ce que je propose
23:46existe aujourd'hui.
23:47En 15 jours
23:48j'ai des doutes.
23:49Mais non mais
23:49attendez
23:50Arnaud
23:50on a promis
23:52Eric
23:52par exemple
23:53on est très fiers
23:54d'avoir proposé
23:56une loi spéciale
23:57sur Notre-Dame.
23:58La loi spéciale
23:59sur Notre-Dame
23:59c'est quoi ?
24:00C'est une loi d'exception.
24:01Vous faites une loi spéciale
24:03qui s'appelle
24:03la CAD
24:04la capitale à défendre
24:05pour le 30 mai prochain.
24:07Il vaut mieux vaut en rire.
24:08La capitale à défendre
24:09vous voulez tout casser
24:10vous allez tout payer
24:11et vous allez finir
24:12derrière les barreaux
24:13directement.
24:14Ça vous plaît ou pas Eric ?
24:15Oui oui ça me plaît
24:16la capitale à défendre
24:17d'autant plus que le 30 mai
24:18n'oubliez pas
24:19il y a évidemment
24:20la victoire
24:21ou la défaite du PSG
24:22on souhaite la victoire
24:22mais il y a aussi
24:23au Stade de France
24:24un grand concert
24:26mais il y a aussi
24:26à l'aréna de la Défense
24:28un autre concert
24:28mais il y a aussi
24:29à Bercy
24:30un autre concert
24:30donc si tout ça
24:32se cristallise
24:33en termes de violence
24:34de joie
24:35de mouvement dans les rues
24:37peut-être que le ministre
24:39de l'Intérieur
24:39est en dessous de la main
24:40peut-être que la soirée
24:41du 30 mai
24:42sera beaucoup plus
24:43compliquée à gérer
24:44que le seul résultat
24:46du match
24:48PSG
24:49Arsenal.
24:50En tous les cas
24:51ça peut être intéressant
24:52de voir si vous ne pouvez
24:52pas mettre en place
24:53vous avez deux semaines
24:54deux semaines
24:55pour créer une loi
24:56d'exception
24:56pour être certain
24:57que tu casses
24:58tu payes
24:59tu détruis
25:00tu répares
25:01tu nettoies
25:01Tony Pitaro
25:02un grand merci
25:03d'être venu nous voir
25:03pour nous parler
25:04de cette séquence
25:05on peut vous retrouver
25:06ce que je disais
25:07c'est une autre forme
25:07de journalisme
25:08on vous retrouve
25:09sur les réseaux sociaux
25:10notamment
25:10c'est quoi votre page
25:11Instagram ?
25:12Tony Pitaro
25:13vous avez dû acheter
25:15une montre ?
25:16vous l'aurez revendue
25:19vous voyez
25:19ça société de consommer
25:20mais gardez-la
25:22écoutez franchement
25:259h25 sur CNews
25:26on revient dans un instant
25:3272h après la diffusion
25:34de cette séquence
25:35qu'on ne repassera pas
25:36aujourd'hui
25:36où deux personnalités
25:39d'extrême gauche
25:40streamers
25:41s'attaquent violemment
25:42au film
25:44l'abandon de Samuel Paty
25:45les langues se délient
25:47et les politiques
25:48sont en train
25:49de prendre la parole
25:51pour condamner
25:52cette vidéo
25:53qui a été relayée
25:54près de 5 millions de fois
25:56si je vous dis
25:56pas envie de la repasser
25:57c'est qu'elle a été
25:58diffusée hier
25:59vendredi soir
26:00et c'est d'une telle violence
26:01que peut-être
26:03il est bon
26:03de ne pas la rediffuser
26:05pour les téléspectateurs
26:06qui se disent
26:06mais de quoi il parle
26:07simplement
26:08deux personnes
26:09qui
26:10on appelle ça
26:11des streamers
26:11donc présents sur
26:13Youtube
26:13les plateformes
26:14TikTok
26:15Twitch
26:15etc
26:17l'un d'entre eux
26:17qui s'appelle
26:19Grim Cujot
26:20est interpellé
26:21à la sortie
26:21de la projection du film
26:22va expliquer
26:23que le film
26:24c'est de la merde
26:26et qu'il est dangereux
26:28et ne rediffusion pas
26:31cette séquence
26:31moi ce qui m'intéressait
26:32c'est de voir
26:32si les hommes politiques
26:33allaient
26:34et si nous en avons parlé
26:36c'est parce que
26:36c'est devenu un fait politique
26:38puisque la première
26:39à avoir réagi
26:39est Valérie Pécresse
26:40pour dénoncer
26:41ce qui s'est passé
26:41mais c'était la seule
26:42silence radio
26:43les médias n'en parlent
26:44bien évidemment pas
26:45de ce sujet
26:46et puis les politiques
26:47n'en parlent pas trop
26:48mais hier
26:50visiblement
26:50les politiques se réveillent
26:51puisque vous avez
26:52par exemple
26:52Léon Desfontaines
26:53Léon Desfontaines
26:54c'est le porte-parole
26:55du parti communiste
26:57c'est pas rien
26:57il dit
26:58ainsi parlent
26:59les idiots utiles
26:59du RN
27:00qui pourfendent
27:00Samuel Paty
27:01assassiné
27:02par un terroriste
27:03islamiste
27:04parce qu'il voulait
27:04apprendre à ses élèves
27:05à devenir des citoyens
27:06éclairés
27:07et pris de liberté
27:08ces personnes
27:09font honte à la gauche
27:11c'est dommage
27:11de ne pas avoir
27:12la dernière phrase
27:13Michael Delafosse
27:14qui est l'un des dirigeants
27:16du PS
27:16et maire de Montpellier
27:17lui aussi
27:18cette séquence
27:18est d'une indignité
27:19absolue
27:20Bruno Retailleau
27:21à droite
27:22qui a des mots
27:23plus mesurés
27:23d'ailleurs
27:24que les personnalités
27:25de gauche
27:26qui condamnent
27:27donc la séquence
27:28des deux personnalités
27:30d'extrême gauche
27:31qui a été vue
27:32je le disais
27:325 millions
27:34de fois
27:35c'est à dire
27:36que cette classe politique
27:38qui s'indigne
27:38aujourd'hui
27:39est-ce qu'elle s'indigne
27:40un peu trop tard
27:40ou on dit
27:41enfin
27:41quand même
27:42il y a un réveil
27:43qu'est-ce que ça dit
27:44cette séquence
27:45et ces attaques
27:46contre le film
27:46alors cette séquence-là
27:48je trouve qu'elle dit
27:48presque plus
27:49de l'inhumanité
27:51des deux streamers
27:52que même
27:52de leur positionnement
27:53politique
27:53parce qu'effectivement
27:54ils sont dans
27:55un discours ignoble
27:56le film
27:57pour l'avoir vu
27:58il est très très loin
27:59d'être un film idéologique
28:01c'est un film
28:01extrêmement factuel
28:02et c'est ça sa force
28:03et donc vouloir
28:04absolument
28:05le politiser
28:06essayer d'en faire
28:07une arme d'extrême droite
28:08ça dit plus
28:09de la bêtise
28:10et de l'inhumanité
28:11de ces gens-là
28:12que même
28:13de leur politisation
28:14alors effectivement
28:14ils sont très marqués
28:15à l'extrême gauche
28:16et c'est là
28:17où on voit effectivement
28:18cette volonté de cliver
28:19à tout prix
28:19qui fait qu'on prend
28:20n'importe quel prétexte
28:22pour essayer justement
28:23de poser ce positionnement
28:25entre LFI et le RN
28:27mais ça n'a rien à voir
28:28il y a un terme
28:28qui est extrêmement fort
28:29vous dites l'inhumanité
28:31je préfère l'inhumanité
28:33l'indécence
28:34ou le manque de rondeur
28:36c'est-à-dire que
28:37ils parlent sans filtre
28:39ils sont extrêmement violents
28:40virulents
28:41à l'endroit du film
28:43l'abandon de Samuel Paty
28:44ils viennent de voir un film
28:45mais de dire qu'ils sont inhumains
28:47ça me paraît tout aussi excessif
28:48que la séquence
28:49qu'on a vécue
28:50ils viennent de sortir
28:51d'un film
28:52mais ne déshumanisons pas
28:53les gens
28:54ils viennent de sortir
28:55d'un film
28:56où la dernière image
28:57on voit un professeur
28:59qui a été décapité
28:59et quand ils sortent
29:01de ce film-là
29:02ils ont ces réactions-là
29:03non mais la réaction
29:04c'est les rires gras
29:05c'est évident
29:06vous avez parlé de bêtises
29:07moi je pense qu'il n'y a plus
29:08de filtre
29:09il y a une manière
29:10de s'exprimer violente
29:12avec la bêtise
29:12ni l'inhumanité
29:14c'est quoi là ?
29:15en fait c'est
29:16alors peut-être
29:17à l'insuleur plein gré
29:18c'est exactement
29:20la stratégie
29:20de la France insoumise
29:21c'est-à-dire
29:22amalgamer
29:24les musulmans
29:25et les islamistes
29:26puisque
29:27ces individus
29:28sortent d'une projection
29:30sur un crime
29:31commis par un islamiste
29:33avec la complicité
29:34d'islamistes
29:35et ils disent
29:35on attaque
29:36tous les musulmans
29:37vous savez le fameux
29:37pas d'amalgame
29:38et bien eux le font
29:39comme Jean-Luc Mélenchon
29:41le fait
29:41comme toute la France insoumise
29:43ou presque
29:43le fait
29:44pour des raisons
29:45électorales
29:46et stratégiques
29:46c'est pas de la bêtise
29:48Arnaud
29:49on partage complètement
29:50ce que dit Judith
29:50c'est-à-dire qu'ils sont
29:51dans une logique
29:52de conflictualisation
29:55permanente
29:56qui vise finalement
29:57à tenir
29:58ce qu'ils considèrent
29:59être leur électorat
30:00c'est-à-dire
30:01un électorat
30:02pour eux
30:02homogène
30:03qui est celui
30:04à leurs yeux
30:05de la France insoumise
30:06parce que ce que dit
30:07quand même le streamer
30:07à la fin
30:08s'est dit
30:08votez Mélenchon
30:09donc il y a un message
30:10quand même
30:11très politique
30:11on peut pas faire
30:12plus politique
30:13que ce message-là
30:14donc je veux bien
30:15qu'ils soient totalement
30:16indigents
30:17bien sûr qu'ils sont
30:17indigents d'une certaine
30:18manière
30:19mais quand même
30:19ça dit une idéologie
30:20ça dit un combat politique
30:22tout ce que disent
30:24ces influenceurs
30:26donc en l'occurrence
30:27je crois qu'il y a
30:28en effet une stratégie
30:29qui est la stratégie
30:30de LFI
30:31c'est resserrer
30:32toujours plus
30:33son corps électoral
30:34son corpus électoral
30:35son corpus de doctrine
30:36pour mener une bataille
30:37qui est une guerre
30:38une guerre idéologique
30:39clairement
30:40est-ce qu'on aurait dû
30:41la diffuser
30:41cette séquence
30:42à l'école ?
30:42peut-être pas parce que
30:43vous avez donné
30:43alors la diffuser
30:45oui parce que ça permet
30:46peut-être derrière
30:46la classe politique
30:47de réagir
30:48si elle n'avait pas été
30:48diffusée
30:49ah non
30:49alors justement
30:50la diffusion
30:51elle a été faite
30:52après la déclaration
30:53de Valérie Pécresse
30:54c'est-à-dire que j'en parle
30:56quand ça devient
30:57un fait politique
30:57c'est-à-dire que la présidente
30:59de la région
30:59Eldefrance réagit vendredi
31:00et j'en parle à ce moment-là
31:02puisque la région
31:04a financé ce film
31:05et ça devient
31:06un fait politique
31:07bien sûr
31:07mais pourquoi
31:08et je le dis
31:09aux téléspectateurs
31:12ces personnalités
31:13qui sont jeunes
31:14il a 25 ans
31:15l'influenceur
31:17pardon le streamer
31:18parce qu'il n'est pas influenceur
31:19mais il est suivi
31:20par un million
31:20de jeunes
31:21sur les réseaux sociaux
31:23et d'ailleurs
31:24je suis allé voir
31:25un peu sur son profil
31:26parce qu'il est passionné
31:27de cinéma
31:27il est passionné
31:28de musique
31:30j'ai vu la violence
31:32à laquelle
31:34certains peuvent
31:34la violence des réseaux sociaux
31:36c'est d'un côté
31:37comme de l'autre
31:37c'est-à-dire que vous avez
31:38aujourd'hui
31:38des gens
31:39il faut regarder
31:40les commentaires
31:41sur Twitter
31:41c'est une violence
31:43inouïe aussi
31:43contre ce garçon
31:45qui a tenu
31:46des propos
31:47qui sont abjectes
31:48voilà
31:48il faut le dire
31:49qui sont évidemment
31:50condamnables
31:50mais si vous voulez
31:51oui abjectes
31:52parmi les propos
31:52il dit
31:54c'est un film
31:55islamophobe
31:56si vous vous souvenez
31:57de ce qui s'est passé
31:58pendant le procès
31:59vous avez l'un des avocats
32:00qui défendait
32:01les accusés
32:02je vais les appeler comme ça
32:03qui a dit
32:04mais en fait
32:04Samuel Paty
32:05il mérite presque
32:06ce qui lui est arrivé
32:07puisqu'il était
32:09islamophobe
32:10le mot est employé
32:10donc ça
32:11c'est d'une gravité absolue
32:12maintenant au-delà
32:13du message politique
32:14puisque effectivement
32:14Arnaud a raison
32:15ça se termine
32:16par voter Mélenchon
32:16moi j'écarte pas
32:18non plus l'idée
32:18si vous voulez
32:19vous rappeliez le profil
32:20ça n'excuse rien
32:22mais voilà
32:22c'est du buzz
32:23aussi
32:24c'est-à-dire que
32:25le streamer
32:26il sert sa clientèle
32:29je pense qu'il ne se rend pas compte
32:31de la portée
32:33je pense qu'il ne se rend même pas compte
32:34de la portée
32:35il y a aussi ça
32:36je pense que
32:37je vais dans le ton
32:38et dans les mots
32:39que j'emploie
32:40je pense qu'il n'y a plus de fil
32:55c'est-à-dire que
32:57Samuel Paty
32:59il n'est pas mort
33:00c'est pas une mort
33:01naturelle
33:02il a été décapité
33:04par un terroriste
33:06islamiste
33:06et en disant cela
33:09et en précisant
33:10c'est un islamiste
33:11c'est aussi une manière
33:13de séparer
33:14bien évidemment
33:14les français de confliction musulmane
33:16qui ne supportent pas
33:17être associés
33:18à ces islamistes
33:19des islamistes
33:20qui peuvent
33:21qui peuvent commettre
33:22le pire bien sûr
33:23Juste Francis Piner
33:24l'avocat
33:25Juste un petit moment
33:26quand vous posez la question
33:27de savoir
33:27s'il fallait présenter
33:30cette vidéo
33:30je pense que oui
33:30parce qu'en fait
33:31ça fait des années
33:32que ce genre de vidéo-là
33:34est vue par des millions
33:35de jeunes
33:35sous les radars
33:36sans que l'opinion publique
33:38en général
33:39s'en apercembre
33:39et en fait
33:40tout ce qu'on voit
33:41dans la jeunesse
33:41c'est le fait
33:42de ce travail-là
33:43qui est discret
33:44et qui est fait
33:45par ces streamers
33:46et donc c'est important
33:46que l'opinion publique
33:48puisse voir ce qui se passe
33:49Je vous propose
33:49d'écouter Francis Piner
33:50il était notre invité
33:51c'est l'avocat
33:52de la maman
33:53de Samuel Paty
33:54et du fils
33:56de Samuel Paty
33:58Francis Piner
33:59par exemple
33:59lui il était pas favorable
34:00à ce qu'il y ait un film
34:01il aurait préféré
34:02que ça soit un documentaire
34:04il considère
34:04qu'une fiction
34:05sur Samuel Paty
34:07c'est pas forcément
34:07en revanche lui
34:08sa ligne
34:09c'est de dire
34:10il faut évidemment
34:11combattre l'islamisme
34:13pour que
34:14ceux qui veulent vivre
34:16paisiblement en France
34:17attachés à la France
34:18et aussi attachés
34:19à leur religion
34:20mais le droit
34:21de changer de religion
34:22le droit
34:22de devenir
34:24chrétien
34:24juif
34:25ou musulman
34:26cette liberté là
34:27on la protège
34:28écoutez
34:29Francis Piner
34:30qui dit
34:30il y a encore
34:31beaucoup de travail
34:31à faire
34:33ce qui est consternant
34:34effectivement
34:35c'est de voir
34:36qu'après un crime
34:37aussi ignoble
34:38vous avez des gens
34:40qui ne veulent pas
34:41en prendre la mesure
34:42qui ne veulent pas
34:43en prendre
34:44on a tué un homme
34:45parce qu'il ne faisait
34:46que son métier
34:47d'enseignant
34:47qui était d'éveiller
34:49les consciences
34:49à la liberté d'expression
34:50que ça fasse ricaner
34:52que ça fasse débat
34:54est hallucinant
34:56de ce point de vue
34:57ça prouve
34:57que nous avons
34:58beaucoup de travail
34:59à faire
35:00pour remettre
35:01les choses
35:01autre chose
35:03et parlons toujours
35:04du festival de Cannes
35:05ça c'est très intéressant
35:07ce qui est en train
35:07de se passer
35:07parce que les médias
35:09se posent la question
35:10attaché vous savez
35:11à l'écologie
35:12aux ONG
35:13est-ce qu'il ne faudrait
35:14pas interdire
35:15les jets privés
35:16pendant le festival
35:17de Cannes
35:18je suis tombé
35:18sur cet article
35:19du courrier international
35:20l'équivalent
35:21de 14 000
35:22allers-retours
35:23Paris-Athènes
35:24faut-il interdire
35:26les jets privés
35:27au festival de Cannes
35:28l'an dernier
35:29quelques 750 vols
35:31en jets privés
35:32ont été effectués
35:33le temps du festival de Cannes
35:34afin de transporter
35:35les stars et autres
35:36célébrités d'Hollywood
35:37citant des données
35:38compilées par
35:39l'organisation européenne
35:40de transport
35:41et environnement
35:42ce faisant
35:43les VIP ont brûlé
35:442 millions de litres
35:46de kérosène environ
35:47et leur émission
35:48équivalait à celle
35:49de 14 000 personnes
35:51effectuant
35:52un aller-retour
35:53Paris-Athènes
35:56sur un vol commercial
35:58Judith Vintrom
35:59moi je ne suis pas
35:59pour les interdictions
36:00en général
36:01et je trouve
36:02que ce qu'il faudrait faire
36:03c'est révéler
36:05quand des personnalités
36:07qui nous donnent
36:07des leçons
36:08à longueur de temps
36:09sur l'écologie
36:11et comment sauver
36:12la planète
36:12utilisent
36:13ce moyen de transport
36:14le doxing
36:15c'est du génie
36:17c'est-à-dire que
36:18l'idée
36:19qu'ils prennent
36:20un jet privé
36:20c'est aussi parfois
36:21j'imagine
36:21pour des raisons de sécurité
36:22vous allez vous imaginer
36:23vous prenez l'avion
36:24vous faites un
36:24Los Angeles-Paris
36:25vous retrouvez à côté
36:26de DiCaprio
36:26de George Clooney
36:27ça peut évidemment
36:29perturber
36:29mais en revanche
36:30c'est-à-dire que
36:32si c'est les premiers
36:32à nous faire la morale
36:33sur les questions écologiques
36:35sur la biodiversité
36:37et que vous les voyez
36:38prendre le jet
36:39que vous les voyez
36:40sur un yacht
36:41etc.
36:42cette tartufferie
36:43elle est assez drôle
36:44Eric Revelle
36:45et puis on a en mémoire
36:46quelques actrices
36:47françaises célèbres
36:48qui s'adonnent
36:49je ne vois pas
36:50de qui vous parlez
36:51sur des gros yachts
36:53et qui prennent
36:53des avions privés
36:54mais on va se dire les choses
36:55si vous interdisez
36:56les jets privés
36:57en fait le festival de Cannes
36:59ferme
36:59parce que les stars américaines
37:01ne viendront pas
37:02sur des vols
37:03on peut le regretter
37:04mais ils ne viendront pas
37:05sur des vols commerciaux
37:05donc en fait
37:06c'est la fin du festival de Cannes
37:07si vous interdisez
37:08les jets privés
37:09et c'est une question
37:10et c'est une question
37:11que se pose
37:12la presse internationale
37:14mais ça se pose aussi
37:15dans la presse quotidienne régionale
37:17123 jets privés
37:18à Cannes
37:19en un week-end
37:19pour le festival
37:20dont certains
37:21pour 35 kilomètres
37:22c'est pire
37:23que le Super Bowl américain
37:24la Voix du Nord
37:25qui est annoncé
37:26alors ça c'est autre chose
37:2735 kilomètres
37:29pardonnez-moi
37:29vous faites ce que vous voulez
37:31Cannes
37:32bon ça c'est autre chose
37:33la déclaration de Cannes
37:3435 kilomètres
37:35vous voulez faire
37:35en van privé
37:38où ils jouent à peu près
37:39d'une chaîne
37:40Jacques Legro
37:40qui met les pieds
37:41dans le plat
37:42ils font Nice Cannes
37:43ça n'a aucun sens
37:44polémique sur les jets privés
37:46obscènes du festival de Cannes
37:48vous ne faites pas
37:49Nice Cannes en jet
37:50vous le faites en hélicoptère
37:51peut-être
37:51avant
37:52effectivement
37:52il s'est d'être possible
37:53de le faire en jet aussi
37:54je ne sais pas
37:55je n'ai pas encore eu la chance
37:57j'espère un jour
37:59avoir la chance
37:59de pouvoir prendre un jet
38:01ou un hélicoptère
38:02ça ne m'est jamais arrivé
38:04parlons à présent
38:05puisqu'on parlait
38:06de l'intolérance
38:07tout à l'heure
38:08et de la radicalité
38:10c'est une petite photo
38:11ça peut sembler anecdotique
38:13mais ça veut dire beaucoup
38:15Jordan Bardella
38:16son livre
38:17vous savez qu'il a écrit
38:18en deux ans
38:19deux livres
38:20qui se sont
38:21il y a plus de 320 000 copies
38:22des deux livres
38:23c'est une réussite
38:25nationale
38:26le livre de Jordan Bardella
38:28et bien
38:29c'est Claire Géronimi
38:30vous savez
38:31du groupe UDR
38:32qui a posté cette photo
38:34ça se passe
38:35dans le magasin
38:36Cultura
38:36à Saint-Quentin
38:37et vous voyez donc
38:38le livre de Jordan Bardella
38:40qui est entouré
38:41de tous les livres
38:42sur le nazisme
38:44donc
38:44elle dit
38:45c'est très grave
38:46cette obsession
38:46de salir
38:47caricaturer
38:47diaboliser des millions
38:48des lecteurs
38:50rangé au milieu
38:50des ouvrages
38:51sur le nazisme
38:51et cela reste exposé
38:52pendant des jours
38:53sans que personne
38:54ne trouve ça problématique
38:55on parle d'un responsable
38:56politiquement élu
38:57remontrons l'image
38:58mais c'est très intéressant
38:59il est vraiment en bas
39:01et puis tout autour
39:02vous avez toutes les questions
39:03qu'on pourrait se poser
39:04sur le nazisme
39:05Arnaud Benedetti
39:06ça vous marque ou pas ?
39:08Oui
39:09Est-ce que c'est anecdotique ?
39:10Est-ce que ça n'a pas d'intérêt ?
39:12On passe à autre chose ?
39:12Non
39:13Ça témoigne de quelque chose
39:14Il a dit quelque chose
39:15sur la politique de présentation
39:17des ouvrages
39:17de certains libraires
39:19encore là
39:20ils l'ont accepté
39:21parce que vous avez
39:21beaucoup de libraires
39:22qui refusent
39:23un certain nombre
39:24de textes d'auteurs
39:25parce qu'ils sont considérés
39:26comme politiquement
39:29incorrects
39:29après en effet
39:30je veux dire
39:31c'est pas neutre
39:32que de mettre
39:33un ouvrage
39:34de Jordan Bardella
39:35entouré de livres
39:36sur la seconde guerre mondiale
39:37et sur le troisième Reich
39:39il a dit quelque chose
39:40sur la façon
39:41dont le libraire
39:42en tout cas
39:43ce libraire là
39:43perçoit Jordan Bardella
39:46Il est à noter aussi
39:47qu'en effet
39:47il est en dessous
39:48il faut le trouver
39:49C'est la chasse au trésor
39:51C'est fort voyard
39:53Je suis d'accord
39:54en fait
39:54ça dit aussi quelque chose
39:55parce qu'en fait
39:56on a plein de libraires
39:58aujourd'hui
39:58qui se plaignent
39:58d'être concurrencés
39:59par des plateformes
40:00sauf qu'en réalité
40:01aujourd'hui
40:01il y a des livres
40:02qu'on ne trouve plus
40:02dans les librairies
40:03parce que justement
40:04ils ne sont pas
40:05politiquement corrects
40:06et de l'autre côté
40:06on a des libraires
40:08qui font de la promotion
40:09pour des livres
40:10extrêmement marginaux
40:11cette semaine par exemple
40:12un livre qui vient de sortir
40:14qui est La gloire
40:14de Luigi Vachon
40:16celui qui a tué
40:18qui a été un assassinat politique
40:19aux Etats-Unis
40:20ce livre là
40:21il est recommandé
40:22par des libraires
40:24et donc effectivement
40:24on a cette volonté là
40:25de politiser
40:27et après
40:27ils s'interrogent
40:28sur pourquoi
40:29ils vendent de moins en moins
40:30et pourquoi les librairies
40:30sont de moins en moins
40:32fréquentées
40:33parce qu'il y a un moment donné
40:34c'est comme le cinéma
40:35il faut aussi être en capacité
40:36d'offrir au public
40:37ce qu'il attend
40:38et des livres
40:38qu'il veut acheter
40:39on doit les trouver en librairie
40:41et malheureusement
40:41c'est souvent pas le cas
40:42Actualité économique à présent
40:44et c'est à lire
40:44dans les colonnes
40:45du journal du dimanche
40:46c'est un dossier
40:47absolument passionnant
40:48avec une analyse
40:50chirurgicale
40:51mais très inquiétante
40:52de Marc Toiti
40:54qui parle d'un effondrement
40:55l'effondrement
40:56c'est maintenant
40:57croissance à l'arrêt
40:58faillite record
40:58chômage en hausse
40:59inflation qui repart
41:01l'économie française
41:02bascule
41:03dans une crise profonde
41:04que le pouvoir
41:05ne parvient plus
41:06à masquer
41:07explication signée
41:08Sharon Camara
41:11l'économie française
41:13serait-elle en train
41:14de s'effondrer
41:14entre crise de l'énergie
41:16renforcée par le conflit
41:18au Moyen-Orient
41:19hausse du taux de chômage
41:20et inflation
41:21la catastrophe économique
41:22semble inévitable
41:23selon les experts
41:24l'agence américaine
41:25Bloomberg
41:26estime que l'économie française
41:28montre de sérieux signes
41:29d'essoufflement
41:30au premier trimestre
41:31de l'année
41:32le PIB national
41:33a stagné à 0%
41:34se positionnant
41:35en dessous
41:36des chiffres
41:36de l'Union Européenne
41:37et de la zone euro
41:38au sein de cette zone
41:40la France
41:41est redevenue
41:41une lanterne rouge
41:42de la croissance
41:43parmi les principaux
41:44pays membres
41:45les dépenses publiques
41:46françaises
41:47ont dépassé
41:47de 272 milliards
41:49celles de la moyenne
41:50des pays
41:50partageant la même monnaie
41:51selon la Banque de France
41:53la résilience
41:54de l'économie française
41:55est mise à l'épreuve
41:56conséquence
41:57les français
41:57sont directement impactés
41:59le taux de chômage
42:00toute catégorie
42:01a atteint
42:0216,9%
42:03un sommet
42:04depuis le 4ème trimestre
42:052021
42:05le pouvoir d'achat
42:07continue de décrocher
42:08le taux d'inflation
42:09cumulé depuis 2021
42:11est estimé
42:12à 20,4%
42:13pendant ce temps
42:15les faillies d'entreprise
42:16enregistrent
42:16des niveaux records
42:17près de 70 000 procédures
42:19devraient être lancées
42:20en 2026
42:21un chiffre supérieur
42:22au record déjà historique
42:24de l'année 2025
42:26analyse d'Eric Revelle
42:27tout cela est juste
42:29tout cela est factuel
42:30vous savez l'économie
42:31c'est extrêmement simple
42:32alors il y a
42:33les chocs extérieurs
42:34et puis il y a
42:35l'état
42:36de l'économie nationale
42:38pourquoi je dis
42:38que c'est extrêmement simple
42:39parce que
42:40quand la croissance ralentit
42:41le chômage augmente
42:43quand la croissance ralentit
42:44les recettes fiscales
42:45de l'état
42:46baissent
42:46quand la croissance
42:49ralentit
42:50et que votre dette
42:51s'accumule
42:52le service de la dette
42:53augmente
42:54et tout ce qui est dit
42:55dans le papier
42:55de Marc Toiti
42:56est juste
42:57et ce qu'il faut souligner
42:58c'est deux déclarations
43:00de celui qui vient
43:02de quitter
43:02la Banque de France
43:03le gouverneur
43:04François Villeroy
43:05de Gallo
43:05pourquoi je vous dis ça
43:06parce qu'au moment
43:07où le débat
43:08enflait sur
43:09comment faut-il
43:10faire baisser
43:11les prix des carburants
43:12le gouverneur
43:13dans une sortie
43:14qui n'est pas du tout
43:15habituelle
43:15de la part d'une autorité
43:17publique
43:17comme le gouverneur
43:18de la Banque de France
43:18avait dit
43:19on n'a plus d'argent
43:20on n'a plus d'argent
43:21c'est-à-dire que
43:22le gouverneur
43:23de la Banque de France
43:24acceptait l'idée
43:25que la France
43:26était au bord
43:28du précipice
43:28et puis dans sa lettre
43:30vous savez
43:30chaque année
43:31le gouverneur
43:31c'est une tradition
43:32envoie une lettre
43:33au président de la République
43:34dans sa dernière lettre
43:35Villeroy de Gallo
43:36a dit
43:37la France
43:37risque de décrocher
43:39de décrocher
43:41économiquement
43:42ça veut dire
43:43que le chômage
43:43est à 8%
43:44je rappelle que
43:46Emmanuel Macron
43:47parmi les innombrables
43:48promesses
43:49qu'il avait faites
43:49aux Français
43:50il avait expliqué
43:51qu'en partant de l'Elysée
43:52il laisserait un chômage
43:53dit structurel
43:54c'est-à-dire à 5%
43:55on apprend également
43:57dans le papier
43:57de Marc Toiti
43:58qu'on est sans doute
44:00au bord
44:00de la récession économique
44:02la récession économique
44:03c'est très simple
44:04les experts le savent
44:05c'est deux trimestres
44:06de suite
44:07de croissance négative
44:08hors stock
44:09pardonnez-moi
44:12la croissance reflue
44:13elle va sans doute
44:14refluer également
44:15au deuxième trimestre
44:17de cette année
44:18et alors là
44:18c'est d'une logique
44:19implacable
44:20je disais en commençant
44:21que c'est simple
44:21l'économie
44:22c'est que si on rentre
44:23en récession
44:23non seulement
44:24les recettes fiscales
44:25sont insuffisantes
44:27mais elles risquent
44:27de s'effondrer
44:29et voilà
44:29dans cet article
44:30je ne sais pas si j'ai
44:31non mais vous avez été
44:32parfaitement clair Eric
44:33dans l'article
44:34pas du tout
44:35de Marc Toiti
44:36quelque chose
44:37de très important
44:38vous savez sur
44:38les faillites des entreprises
44:42souvent l'argument
44:43qui est contrebalancé
44:46c'est de dire
44:46mais attendez
44:47des entreprises
44:47depuis 2017
44:49il y a eu vraiment
44:49un grand nombre
44:50d'entreprises
44:51qui ont été
44:52micro
44:52en fait c'est des
44:53micro entreprises
44:54et si vous enlevez
44:56les micro entrepreneurs
44:57vous avez
44:59une hausse
44:59de 107%
45:01des faillites
45:02107%
45:03depuis 2017
45:04oui mais on est
45:06vraiment
45:06comme le disait Eric
45:08c'est la trahison
45:10d'une des promesses
45:11fondamentales
45:12d'Emmanuel Macron
45:13Emmanuel Macron
45:14il avait fait
45:14deux promesses
45:15importantes
45:16un adapter
45:16l'économie française
45:18à la mondialisation
45:19lui donner
45:20une agilité
45:20qu'elle n'avait pas
45:21échec total
45:23de émanciper
45:26les gens
45:27de leur origine sociale
45:29l'école devait
45:30corriger les inégalités
45:31en fait
45:32aujourd'hui
45:33tous les classements
45:34internationaux
45:35prouvent que non seulement
45:36elle ne les corrige pas
45:37mais elle les aggrave
45:38et les gens qui disaient
45:39il n'y a pas de majorité
45:41à l'issue de la dissolution
45:43c'est pas grave
45:44on va faire du surplace
45:45jusqu'à la prochaine élection
45:48jusqu'à 2027
45:49l'économie
45:50elle ne fait pas
45:50du surplace
45:51quand elle n'avance pas
45:52c'est comme le vélo
45:52ça tombe
45:55il nous reste 2 minutes 30
45:57deux actualités
45:58internationales
45:59d'abord
46:00en Grande-Bretagne
46:01hier
46:02vous avez des dizaines
46:03de milliers
46:04de Britanniques
46:05qui se sont retrouvés
46:07à Londres
46:08pour la deuxième année
46:08consécutive
46:09et manifestés
46:10contre l'immigration
46:12massive
46:12ce sont ces images
46:13aériennes
46:14que vous voyez
46:15en haut
46:15vous voyez ces petits points
46:16en fait c'est la foule
46:18immense
46:18du côté de l'ombre
46:20pour manifester
46:22contre l'immigration
46:23massive
46:24je rappelle que
46:25la question migratoire
46:26et la question de l'identité
46:27est l'une des pierres
46:29en l'orgulaire
46:29de l'échec cuisant
46:30de Kerstarmer
46:31aux élections locales
46:32à tel point
46:33que le Daily Mail
46:33annonce que Kerstarmer
46:35est sur le point
46:36de démissionner
46:38voilà pour
46:38ces manifestations
46:40avec les drapeaux
46:41britanniques
46:42il y avait une autre
46:43manifestation
46:44contre-manifestation
46:45dite antiraciste
46:46antifasciste
46:47et pro-palestinienne
46:49vous aviez des drapeaux
46:49du Hezbollah
46:50et des appels aux meurtres
46:52dites-vous ?
46:53des appels aux meurtres
46:54de Tommy Robinson
46:55écoutez je ne savais pas
46:56qu'il y avait en plus
46:56des appels aux meurtres
46:58bonjour l'ambiance
46:59autre image
47:00à présent
47:00et là c'est direction
47:01l'Italie
47:02puisqu'il y a eu
47:03une attaque
47:03à la voiture Bélier
47:04du côté de Modène
47:05en Italie
47:07hier
47:07avec 8 blessés
47:11dont 4 graves
47:13Georgia Meloni
47:14annule une visite
47:16à Chypre
47:16pour se rendre
47:17auprès des victimes
47:18fauchées par un
47:18automobiliste
47:19à Modène
47:20le conducteur
47:21un Italien
47:22d'origine marocaine
47:23a renversé
47:24et blessé grièvement
47:25plusieurs personnes
47:26avant de terminer
47:27sa course
47:27dans la vitrine
47:29d'un magasin
47:30percutant de plein fouet
47:31une femme
47:33et c'est un Italien
47:36qui son visage
47:38ensanglanté
47:39circule sur les réseaux
47:40sociaux
47:40un Italien
47:41qui est allé
47:42neutraliser
47:43donc le conducteur
47:46et donc dans ces moments
47:47absolument dramatiques
47:48vous avez parfois
47:49des héros
47:49qui au péril
47:50de leur vie
47:52et bien
47:52essayent de
47:54sauver
47:54des innocents
47:56et c'est ce qui s'était passé
47:57souvenez-vous à Nice
47:58en 2016
47:59avec le héros scooter
48:01qui s'était mis
48:02entre les roues
48:03du camion
48:03pour essayer
48:04de ralentir
48:07la course
48:08du terroriste
48:09qui avait fait
48:1086 morts
48:12à Nice
48:12merci à tous les quatre
48:14merci à Axel Thomas
48:16qui a préparé cette émission
48:17j'aurais aimé avoir
48:18Pierre de Villeneau
48:19qui nous fasse
48:19un petit point
48:21avant de le retrouver
48:22justement
48:23pour le grand rendez-vous
48:24et bien écoutez
48:25on le salue
48:26c'est le grand rendez-vous
48:30dans un instant
48:30avec Sébastien Chenu
48:32député
48:32Rassemblement National du Nord
48:34vice-président
48:35de l'Assemblée Nationale
48:36à tout de suite
48:37sur CNews
48:37de l'Assemblée Nationale
48:41de l'Assemblée Nationale
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