- il y a 12 heures
Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:00Bonsoir à tous, 19h, face à l'info, il faut retrouver pour cette semaine, on commence sur les chapeaux de
00:00:05roue,
00:00:05puisqu'on apprend à l'instant que le rapport sur l'audiovisuel public a été adopté, autorisé à la publication.
00:00:1312 voix pour, 10 voix contre, on en parle évidemment au cours de cette émission.
00:00:18Après 6 mois d'enquête, avec 30 parlementaires, des centaines d'auditions, 80 propositions et près de 400 pages,
00:00:25donc le rapport sur le financement de l'audiovisuel public est enfin autorisé à la publication.
00:00:31Ce soir, on décrypte tous les rebondissements, les attaques, les critiques les plus féroces.
00:00:36Et une question pourtant à départ, une seule, comment est utilisé l'argent des Français ?
00:00:41Que va-t-il vraiment advenir de ce rapport ? Nous aurons Charles Aloncle en direct dans cette émission,
00:00:46et puis nous aurons aussi l'édito de Mathieu Bock-Côté.
00:00:51Alors qu'on vient d'apprendre que le rapport de Charles Aloncle a été autorisé à la publication,
00:00:55nous reviendrons avec le rapport Perruchot, le rapport explosif il y a 15 ans.
00:01:03Ce rapport sur l'argent des syndicats a été purement et simplement enterré.
00:01:08Le seul interdit de publication depuis 1958.
00:01:134 milliards d'euros de financement public et privé, une opacité totale, des dérives et des soupçons de détournement.
00:01:19Un rapport qui n'a jamais vu le jour, Nicolas Perruchot est l'invité de Face à l'Info ce
00:01:26soir avec Charles Aloncle.
00:01:29Alors que le tireur de la tentative d'assassinat contre Donald Trump lors du dîner des correspondants de la Maison
00:01:35Blanche
00:01:36est présenté aujourd'hui à la justice, une réaction glaçante émerge déjà.
00:01:41Là, nombreux sont ceux qui se pressent de dire que la victime, Donald Trump, l'aurait bien cherché.
00:01:47Pourquoi les victimes de la violence sont-elles devenues les coupables ?
00:01:51Pourquoi la gauche justifie-t-elle les meurtres de Charlie Kirk, de Quentin de Ranck ?
00:01:56Ce glissement moral en dit long sur l'état de notre débat public, l'analyse de Gabriel Cluzel.
00:02:02Pourquoi cette polémique à gauche à propos d'un commerce de poulet grillé Masterpoulet ?
00:02:07A Saint-Ouen, le maire PS Karim Bouamran fait la guerre à Masterpoulet au nom de la malbouffe et des
00:02:14nuisances.
00:02:15LFI de son côté riposte en criant à la gentrification et défend le poulet à 7 euros pour 2 PS
00:02:23contre LFI,
00:02:24pouvoir d'achat contre mieux manger à la low cost contre la gentrification.
00:02:28Pourquoi ce sujet est-il devenu national ? Le regard de Marc Menand.
00:02:34L'article « Le WhatsApp de la honte » du JDD révèle tout.
00:02:39Dans le groupe secret, des auteurs grassaient en vomi si en Boilem sont sales à coups d'insultes et de
00:02:45haine.
00:02:46Poussé à bout, l'écrivain a dit vouloir quitter la France.
00:02:49C'est une dictature de la pensée, pire que l'Algérie, a-t-il déclaré.
00:02:52Il a salué le soutien de la majorité des Français, mais reste très choqué par cette caste littéraire qui lynche
00:03:00ceux qui ne pensent pas comme elle.
00:03:02La cancel culture parisienne vient de se prendre un retour de bâton magistral, le décryptage de Charlotte Dornelas.
00:03:10Allez le dire à tous les maboules qui veulent qu'on se fâche avec l'Algérie.
00:03:16Ce sont les propos tenus par le président Emmanuel Macron qui défend une relation apaisée avec Alger
00:03:23au moment où beaucoup réclament de la fermeté face aux provocations algériennes.
00:03:28« Non, marche sur la tête », a-t-il déclaré.
00:03:29Mais est-ce que la France qui marche sur la tête, ou bien celui qui refuse encore de voir la
00:03:35réalité,
00:03:35ou bien nos liens économiques avec l'Algérie, devrait-il faire taire toute question idéologique voire morale ?
00:03:43L'édito de Mathieu Bocoté.
00:03:45Et voilà, la Russie appelée à la rescousse dans les négociations en Iran.
00:03:49Le chef de la diplomatie iranienne a rencontré Vladimir Poutine aujourd'hui à Saint-Pétersbourg.
00:03:54objectif, obtenez un soutien face aux négociations bloquées avec les Etats-Unis.
00:04:01Moscou joue les médiateurs tout en armant discrètement Téhéran.
00:04:05Le point sur les négociations avec Michel Fayad.
00:04:08Une heure avec nos mousquetaires et nos invités. C'est parti.
00:04:13C'est parti.
00:04:24Ravie de vous retrouver ce soir. On va évidemment commencer avec ce rapport à l'oncle qui, finalement,
00:04:31on vient de l'apprendre et autoriser à la publication.
00:04:36D'un instant à l'autre, nous aurons Charles Aloncle, rapporteur, tant contesté pour certains,
00:04:43applaudi par d'autres. Nous l'aurons en direct dans Face à l'Info.
00:04:46Nous avons Nicolas Pelluchot qui est déjà installé dans le studio de CNews
00:04:51afin de rappeler les conditions difficiles de la publication de rapports.
00:04:56Vous, c'était, en 2011, le seul rapport qui n'a jamais été publié.
00:05:00D'abord, en attendant d'avoir Nicolas Pelluchot, Charles Aloncle, en direct de l'Assemblée nationale,
00:05:09Mathieu Boccoté, le rapport vient d'être publié.
00:05:12Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi tant de débats pour une publication ?
00:05:19C'est-à-dire qu'on pourrait se dire, ouf, nous sommes soulagés, le rapport sera publié,
00:05:25tout cela est derrière nous, mais je ne crois pas.
00:05:27Nous ne pouvons pas accepter que cette histoire soit balayée
00:05:32comme si nous n'avons pas été témoins d'une tentative à grande échelle
00:05:36et à ciel ouvert de censure d'informations vitales sur la situation de l'audiovisuel public
00:05:44et plus largement du complexe médiatico-politique qui domine aujourd'hui la France.
00:05:50Alors la question, c'est pourquoi il y avait-il un tel appétit de censure ?
00:05:54Pourquoi était-il légitime de se dire qu'on pouvait organiser un déni de réel à ciel ouvert ?
00:06:00Pourquoi était-il légitime de verrouiller publiquement l'information autour de ce rapport ?
00:06:07Est-ce qu'on n'est pas ici dans une volonté explicite de ne pas savoir ?
00:06:11On pourrait dire, en France par exemple, la question des statistiques ethniques.
00:06:15On n'en veut pas parce qu'on a peur de ce qu'on apprendrait avec les statistiques ethniques.
00:06:19On n'en veut pas parce que ça nous dirait probablement quelque chose du réel
00:06:22qu'on ne veut pas avoir sous les yeux.
00:06:23De la même manière, est-ce qu'on peut penser que ceux qui souhaitaient bannir ce rapport,
00:06:29faire comme s'il n'avait jamais eu lieu, est-ce qu'on peut croire que ces gens étaient simplement
00:06:33sur le monde
00:06:34« nous ne voulons pas savoir, nous ne voulons surtout pas que les Français puissent savoir pourquoi ? »
00:06:39Parce que l'audiovisuel public, ce n'est pas que de la radio, télévision.
00:06:42C'est véritablement un pouvoir spirituel, un pouvoir clérical,
00:06:46un pouvoir qui ne tolère pas d'être examiné par des gens qui ne participent pas déjà de l'intérieur
00:06:52au système.
00:06:53Un pouvoir qui ne tolère pas d'être critiqué.
00:06:56Et c'était le scandale pour eux de cette commission des dernières semaines, des derniers mois.
00:07:02C'est des gens qui ne viennent pas du milieu se permettaient de les critiquer publiquement.
00:07:06On ne critique pas l'Église si on n'en fait pas partie.
00:07:09Il y avait cette réaction de Karst.
00:07:12Par ailleurs, qu'est-ce qu'on a vu ces derniers temps ?
00:07:14Parce que là, le rapport va être publié.
00:07:15Mais soyez certains d'une chose, la campagne pour nous expliquer que c'est un rapport sans valeur
00:07:20est engagée depuis longtemps.
00:07:21Donc, comment est-ce qu'on a mis en scène, en quelque sorte,
00:07:24cette volonté de détruire la légitimité du rapport au cas où il serait publié ?
00:07:29Premier élément, il y a eu la campagne contre Charles Aloncle,
00:07:31qui a été présentée comme un farfelu, comme un grossier personnage,
00:07:35comme un fanatique, comme un individu dangereux, comme un manipulateur, comme un menteur.
00:07:39Globalement, Charles Aloncle a été le diabolisé des dernières semaines et des derniers mois.
00:07:44Et je pense qu'on ne lui pardonnait pas sa placidité.
00:07:48C'est plus facile de diaboliser quelqu'un qui s'insurge, qui se choque.
00:07:52Lui, rester calme, et on ne lui a pas pardonné son calme dans ses interrogations,
00:07:57dans ses questions nombreuses.
00:07:58Ensuite, on a cherché, c'était la nouvelle théorie conspirationniste du jour.
00:08:02Il n'y aurait pas, en fait, de commission Aloncle.
00:08:04En fait, ce serait tout ça organisé, piloté par ce qu'ils appellent l'Empire Bolloré,
00:08:10qui serait la puissance qui organiserait tout,
00:08:13et Aloncle ne serait que la marionnette.
00:08:15Donc là, on a utilisé l'argument de l'ingérence étrangère
00:08:19appliquée à la politique intérieure française.
00:08:21On s'est imaginé, mais c'est vraiment du conspirationnisme chic,
00:08:24si je peux me permettre, c'est du conspirationnisme de gauche.
00:08:27Donc c'est du conspirationnisme autorisé,
00:08:28qu'il y a quelque chose comme, il y a une forme de master of puppet,
00:08:31un dance, puppet dance, et là qu'il vient...
00:08:33Je vous en prie, je vous en prie.
00:08:34Non, mais c'est comme ça qu'il se représente.
00:08:36Il y a une espèce de puissant personnage qui manipule les mortels,
00:08:39qui répéterait ensuite les questions qu'on leur suggérait.
00:08:41Il y a quelque chose de lunaire là-dedans,
00:08:43donc discrédite du rapport qui serait en fait le fruit
00:08:45d'une ingérence boloréenne dans la démocratie française.
00:08:49On est presque dans du Star Wars.
00:08:50Ensuite, un rapport jugé d'avance mauvais.
00:08:53Donc la commission était une anomalie démocratique.
00:08:56Ensuite, le rapport était jugé d'avance mauvais.
00:08:58Donc pourquoi le lire?
00:08:59Donc oui, il va circuler, mais il est entendu
00:09:01que puisque le rapporteur est quasi-fachisant,
00:09:04puisque par ailleurs le terrible empire s'en serait mêlé,
00:09:08au final, le rapport serait absolument mauvais.
00:09:10Et dès lors, on connaissait, il y avait de l'obscurantisme revendiqué.
00:09:13On aurait préféré qu'il ne circule pas.
00:09:16Mais puisqu'il circule, sachez qu'il n'y a rien à voir là-dedans.
00:09:19Comment ne pas voir, de mon point de vue,
00:09:21que l'audiovisuel public est une forme d'état profond culturel
00:09:25qui ne tolère pas d'être nommé,
00:09:27qui ne tolère pas d'être critiqué.
00:09:29Et les apparatchiks, les apparatchiks,
00:09:31on pourrait dire des oligarques aussi,
00:09:32de l'audiovisuel public ont exprimé tout leur mépris
00:09:36à de nombreuses reprises à tous ceux qui osaient les questionner.
00:09:39Là, on se posera une question toute simple.
00:09:41Là, il y a une forteresse, je ne dirais pas qu'elle a tombé,
00:09:43mais la forteresse est ébréchée.
00:09:44On nous parlera dans quelques instants, je crois,
00:09:46d'une forteresse qui, elle, s'est maintenue, les syndicats.
00:09:49Il y a combien de forteresses en République aujourd'hui,
00:09:52des endroits où on n'a pas le droit de fourrer son nez,
00:09:55sinon on sera diabolisé, conspué, étiqueté de la plus sale manière.
00:09:59Combien y a-t-il de forteresses protégées
00:10:01qui ne tolèrent pas que les gueux osent demander
00:10:04ce qu'on fait de leur argent confisqué?
00:10:06Très intéressant, comme vous dites, ces forteresses
00:10:09qu'on ne peut pas abattre, on en parlera dans un instant
00:10:12avec Nicolas Peruchot, qui est l'auteur
00:10:15de l'unique rapport censuré en France depuis 1958.
00:10:19Mathieu Bocoté, revenons à ce rapport de l'audiovisuel public
00:10:22qui a finalement été publié, donc on vient de l'apprendre.
00:10:26On attend d'un instant à l'autre d'avoir Charles à l'oncle.
00:10:28On avait déjà appris, il y a quelques instants,
00:10:32déjà convenu de la publication des vidéos.
00:10:35Ça, c'était déjà un premier pas.
00:10:36Alors, ça, c'était le compromis factice proposé.
00:10:39On disait globalement, tout le rapport sera laissé de côté,
00:10:43mais vous aurez droit aux vidéos.
00:10:44Vous aurez droit aux vidéos, pourquoi?
00:10:46Parce que vous savez, quand vous êtes dans une entreprise
00:10:48de négation du réel, vous pouvez difficilement aller jusqu'à dire
00:10:52au commun des mortels qui a vu ces vidéos,
00:10:54mais un instant, on les a vues.
00:10:55Vous ne pouvez pas nous expliquer que ça n'a pas eu lieu.
00:10:57On les a eus devant nous.
00:10:59Il y a quand même des limites, messieurs les soviets.
00:11:01C'est-à-dire, il y a les soviétiques, cette volonté de mentir.
00:11:05Donc, on se disait, dans quelle mesure est-ce qu'on peut donner l'impression
00:11:07de faire une concession au commun des mortels,
00:11:09de ne pas lui dire, vous n'avez pas vu ce que vous avez vu,
00:11:12et au même moment, de déconstruire les analyses,
00:11:15les rapports, les propositions, tout ce qui venait,
00:11:18pardonnez-moi, avec ce rapport.
00:11:20Moi, ce que je note, en fait, c'est que la gauche,
00:11:23une partie du centre, manifestement, ont espéré,
00:11:26jusqu'au dernier moment, ils ont espéré, en fait,
00:11:31donner un peu de poudre de perlimpinpin,
00:11:33comme disait le président de la République aux Français,
00:11:35en leur disant, regardez vos petites images,
00:11:37vous avez le droit de les consommer, vos petites images,
00:11:39les enfants, mais ensuite, ne nous dérangez plus
00:11:41avec ce rapport illégitime, et pourtant,
00:11:44ce rapport, aujourd'hui, existe, tout simplement.
00:11:47Ce rapport est central, et reste à voir ce qu'on en fera.
00:11:50J'espère qu'il ne sera pas, comme on dit,
00:11:52généralement, tabletté, c'est-à-dire laissé
00:11:53sur une tablette, placardisé, comme disent d'autres.
00:11:57Tirons une leçon de cette séquence politique,
00:12:00Mathieu Bocoté, ne faudrait-il pas
00:12:03davantage de rapports à l'oncle?
00:12:05Je vous citerai Che Guevara.
00:12:07Che Guevara dit, au moment de la guerre du Vietnam,
00:12:09il faut créer deux, trois, plusieurs Vietnams.
00:12:13Autrement dit, il fallait semer partout
00:12:14des foyers révolutionnaires.
00:12:15Eh bien, je dirais, il nous faut créer deux, trois,
00:12:18et même dix commissions à l'oncle.
00:12:20Pourquoi? Parce qu'il ne manque justement pas
00:12:22de forteresses installées aujourd'hui
00:12:24avec des privilèges privés qui détournent directement
00:12:28ou indirectement le bien public
00:12:30pour servir ses intérêts privés.
00:12:33En fait, il y a une forme d'État,
00:12:34je disais un État profond culturel,
00:12:36il y a aussi une forme d'ancien régime caché
00:12:38dans la République aujourd'hui.
00:12:40Un ancien régime, c'est-à-dire une série de privilèges
00:12:42illégitimes institutionnalisées qui se réclament
00:12:45du bien commun, mais qui, en dernier instant,
00:12:47se dérobe à la critique de la raison démocratique.
00:12:49Allons plus loin.
00:12:50Imaginons l'équivalent d'une commission à l'oncle
00:12:52sur les différentes hautes autorités administratives
00:12:54de ci et de ça.
00:12:55Imaginons quelque chose comme une commission à l'oncle
00:12:58spécialement portée sur l'ARCOM.
00:12:59Je ne dirais pas qu'on ira jusque-là,
00:13:00mais ce serait intéressant de savoir comment ça fonctionne.
00:13:02Autrement dit, dans une époque qui ne cesse
00:13:04de parler de transparence,
00:13:07est-il possible d'appliquer un principe
00:13:09de transparence généralisée à l'ensemble
00:13:12des institutions dont l'existence repose
00:13:15sur la confiscation des ressources et des biens
00:13:17des Français utilisées ensuite pour financer
00:13:19la technostructure?
00:13:20Est-il possible de faire tout ça?
00:13:21On nous dirait que la Cour des comptes, théoriquement,
00:13:23c'est son travail de tout examiner.
00:13:24N'est-il pas possible de faire une prochaine étape
00:13:26pour voir de quelle manière la kleptocratie
00:13:28est institutionnalisée?
00:13:29Bien qu'elle aime se nommer bien commun et république,
00:13:31quelquefois, il faut nommer cette kleptocratie devant nous.
00:13:34C'était, je crois, le projet de Charles Aloncle.
00:13:36C'était le projet de Charles Aloncle
00:13:38qu'on aura d'un instant à l'autre en exclusivité
00:13:41en direct sur CNews.
00:13:43En attendant de la voir,
00:13:46une petite réaction de Laurent Jacobelli,
00:13:48entre autres.
00:13:49Laurent Jacobelli qui déclare
00:13:51« honte à l'attitude stalinienne »
00:13:53pour reprendre un peu ce que vous disiez,
00:13:55Mathieu Bocoté, de la gauche et des macronistes
00:13:57qui, jusqu'au bout, auront tenté d'empêcher
00:14:00la publication du rapport pour dissimuler,
00:14:02je cite,
00:14:02« La vérité aux Français,
00:14:04la démocratie est plus forte
00:14:06que les vieilles combines politiciennes »,
00:14:09déclare Laurent Jacobelli
00:14:11qui explique qu'il a voté pour.
00:14:12Et rappelons que le rapport,
00:14:14la publication du rapport est passée
00:14:15à 12 voix contre 10.
00:14:19questions, peut-être avant de vous donner
00:14:21la parole, Nicolas Perreuchot,
00:14:22peut-être une réaction autour de la table
00:14:23par rapport à la publication du rapport
00:14:25puisque c'est l'actualité ce soir.
00:14:27Charlotte Dornelas,
00:14:28comment réagissez-vous
00:14:30à ces six mois d'enquête,
00:14:32ces rebondissements,
00:14:34ces 400 pages de rapports,
00:14:36ces propositions,
00:14:38ces fuites,
00:14:38ces acharnements,
00:14:40ces critiques,
00:14:40ces fake news ?
00:14:41Comment réagissez-vous ?
00:14:42Un ouf de soulagement
00:14:44ou bien tout ça pour ça
00:14:46ou bien publication n'est pas action ?
00:14:48Non, mais on aura le rapport
00:14:49lundi prochain.
00:14:51Il sera publié lundi prochain.
00:14:53Tout le monde va le lire
00:14:54avec un grand intérêt, j'imagine.
00:14:57Et non, mais on aura,
00:14:58au-delà des préconisations
00:14:59de Charles Aloncle,
00:15:00on pourra les voir réellement
00:15:02quelles sont ces préconisations
00:15:03et voir dans le détail.
00:15:05En effet, parce qu'on a suivi
00:15:07cette commission
00:15:08comme peu de commissions,
00:15:09c'est vrai,
00:15:10mais il y a aussi beaucoup d'auditions
00:15:11qu'on n'a pas suivies,
00:15:13qui étaient peut-être
00:15:14moins spectaculaires
00:15:15et qu'on a moins suivies,
00:15:16mais peut-être très...
00:15:19informatifs.
00:15:19Donc ça va être en effet intéressant
00:15:21de voir l'intégralité du rapport
00:15:22et sur quoi se base exactement
00:15:25Charles Aloncle
00:15:25pour des préconisations
00:15:26qui ont fait déjà hurler
00:15:28et qui ne manqueront pas
00:15:29de continuer à faire hurler.
00:15:30Il y a beaucoup d'auditions
00:15:31qui ont été très suivies,
00:15:34pas suivies,
00:15:34et des auditions
00:15:35qui ont été demandées
00:15:36qui n'ont pas eu lieu aussi.
00:15:37Marc Menand,
00:15:38comment vous réagissez ?
00:15:39Moi, je trouve incroyable
00:15:41que des gens élus par le peuple
00:15:44qui revendiquent donc
00:15:46le principe démocratique,
00:15:48il y a une commission.
00:15:50Ces gens sont là
00:15:51pour collecter des informations.
00:15:54Ils se disent,
00:15:54mais non,
00:15:55le peuple n'a pas à savoir.
00:15:57Mais c'est un déni de démocratie.
00:15:59Ça ne devrait même pas
00:16:01pouvoir être possible.
00:16:02Il y a une commission,
00:16:03on accorde le droit
00:16:05à cette commission
00:16:06d'exister pendant des mois.
00:16:08Non seulement,
00:16:08c'est un investissement aussi,
00:16:10ça prend de l'argent.
00:16:11Et soudain,
00:16:12le français n'a pas à savoir.
00:16:13Ben non, mon petit gars,
00:16:14tu râches chez toi,
00:16:15tu vas manger du poulet
00:16:16à Master, machin.
00:16:17Vous vous rendez compte ?
00:16:18Non, mais il y a quelque chose
00:16:19de complètement fou.
00:16:20On n'est plus capable aujourd'hui
00:16:22d'avoir des hommes politiques
00:16:25suffisamment solides
00:16:26dans leurs argumentations.
00:16:28ils sont dans l'étouffoir
00:16:32du principe démocratique.
00:16:34Gabrielle Cluzel.
00:16:35Moi, il me semble que
00:16:36si ce rapport n'avait pas été publié,
00:16:37il y aurait eu
00:16:38une espèce d'effet strézende.
00:16:39Ils s'en sont rendus compte.
00:16:41Certains qui peut-être
00:16:42répréféraient que ce rapport
00:16:43ne soit pas publié
00:16:44ont compris que c'était impossible
00:16:45au égard à la médiatisation
00:16:46qu'il y avait déjà eu
00:16:48de la passer sous le poisson.
00:16:49Et aussi, c'est lié
00:16:50aux réseaux sociaux,
00:16:51l'explosion des réseaux sociaux
00:16:52a fait qu'on l'a vécu en direct.
00:16:54J'ai envie de dire aussi
00:16:55que rapport ou pas rapport,
00:16:56cette commission
00:16:56était extrêmement utile.
00:16:58elle a tapé vraiment
00:16:59dans la fourmilière.
00:17:00C'est vrai que c'est une brèche
00:17:01dans la citadelle
00:17:02dont parlait Mathieu tout à l'heure.
00:17:04Et à ce titre,
00:17:05elle est vraiment...
00:17:06Il y a un avant et un après pour moi.
00:17:08Il y a un avant et un après.
00:17:09Michel Fayad ?
00:17:10Oui, moi, je pense effectivement
00:17:11qu'on a tapé dans le mille
00:17:12puisque s'il y a eu
00:17:14une telle opposition
00:17:15à la publication de ce rapport,
00:17:17c'est que vraiment
00:17:18ce rapport était nécessaire,
00:17:19cette enquête était nécessaire.
00:17:21Et je rejoins ce qui a été dit
00:17:22sur la transparence.
00:17:23C'est la clé de la démocratie.
00:17:25C'est inacceptable même
00:17:26de proposer cela au vote.
00:17:28Ça devrait être automatique.
00:17:31Alors, Nicolas Perrechot,
00:17:32j'aimerais vous entendre d'abord
00:17:33sur la publication de ce rapport.
00:17:35Je rappelle que vous avez été
00:17:36le rapporteur il y a 15 ans
00:17:38de la commission d'enquête
00:17:39sur l'argent des syndicats.
00:17:42Votre rapport a été interdit
00:17:43de publication en 2011.
00:17:45C'est le seul rapport
00:17:46qui a été interdit depuis 1958.
00:17:48Interdiction d'en parler
00:17:49pendant 25 ans.
00:17:51C'est-à-dire jusqu'en 2036.
00:17:53Le rapport a chiffré
00:17:54à 4 milliards
00:17:56les financements directs
00:17:57et indirects des syndicats,
00:17:59cotisations,
00:17:59subventions publiques,
00:18:01mise à disposition
00:18:01de personnel,
00:18:03financement des comités
00:18:04d'entreprise.
00:18:05Il avait pointé
00:18:05une opacité généralisée
00:18:07des dérives de gestion
00:18:09et des soupçons
00:18:10de détournement
00:18:11de fonds.
00:18:12Nicolas Perrechot,
00:18:13avant de revenir
00:18:14à ce rapport,
00:18:14comment vous réagissez,
00:18:16vous qui êtes ensemble
00:18:18peut-être en première ligne
00:18:19par rapport à ce qui s'est passé
00:18:20aujourd'hui ?
00:18:20D'abord,
00:18:21j'ai une pensée pour Charles
00:18:22à l'oncle parce qu'il faut tenir
00:18:23dans ces moments-là.
00:18:24D'abord,
00:18:24dès le début de l'enquête
00:18:25parce que la pression
00:18:25est très forte
00:18:26et ensuite,
00:18:27au cours des auditions
00:18:28parce que,
00:18:28bien entendu,
00:18:30plein de gens
00:18:30qui ont des intérêts
00:18:31divers et variés
00:18:33essayent d'orienter
00:18:34à la fois les auditions
00:18:35et la nature des débats
00:18:36dans ces commissions d'enquête.
00:18:37Et on était là
00:18:38sur une commission d'enquête
00:18:39très intéressante
00:18:40parce qu'elle fait partie
00:18:41des zones d'ombre
00:18:43sur laquelle le Parlement
00:18:44ne s'était jamais
00:18:45vraiment penché.
00:18:45Il y a parfois
00:18:49peu de gens suivent vraiment
00:18:50cette actualité parlementaire-là.
00:18:51Là,
00:18:52ce qui va être très intéressant
00:18:52maintenant qu'il y a
00:18:53la publication du rapport,
00:18:54même s'il y a eu
00:18:54ce psychodrame
00:18:56et moi,
00:18:57j'avais imaginé d'ailleurs
00:18:57ce matin
00:18:58que ce serait compliqué
00:18:59qu'il soit finalement publié,
00:19:02il faudra bien regarder
00:19:03toutes les annexes
00:19:04parce qu'en fait,
00:19:04ce qui aurait été dommage
00:19:05au-delà des aspects
00:19:06qui ont déjà fuité
00:19:07sur le rapport
00:19:08et sur les 80 propositions
00:19:09à l'oncle,
00:19:10ça va être tous les éléments
00:19:12écrits, documentés
00:19:13qu'il avait demandé
00:19:14lors des auditions
00:19:15et qui lui ont été donnés
00:19:16depuis.
00:19:17Parce qu'il y a obligation
00:19:17de répondre
00:19:18évidemment
00:19:20aux rapporteurs
00:19:20de la commission d'enquête
00:19:22dans ces termes-là.
00:19:23Et s'il n'y avait pas eu
00:19:23publication,
00:19:24on aurait perdu
00:19:24tous ces éléments
00:19:25qui sont sans doute
00:19:25très utiles
00:19:27pour comprendre
00:19:27mais aussi pour avoir
00:19:29des éléments
00:19:30encore plus précis
00:19:31sur ce qui a été donné
00:19:32aux rapporteurs aujourd'hui.
00:19:33Donc on aura
00:19:33sans doute matière
00:19:34à regarder ça
00:19:35de manière très intéressante
00:19:37et puis on verra
00:19:37qu'effectivement
00:19:40peut-être
00:19:40ce qu'a voulu démontrer
00:19:41Charles Aloncle
00:19:42est encore pire
00:19:43que la réalité
00:19:44à laquelle on s'attendait.
00:19:45Et donc il faudra
00:19:46bien regarder tout ça.
00:19:46Après,
00:19:47on a quand même vu
00:19:47et on l'a senti
00:19:48depuis plusieurs jours
00:19:50qu'il y avait
00:19:51une forte volonté
00:19:52d'écraser à nouveau
00:19:53et de mettre au pilon
00:19:54un travail parlementaire.
00:19:56Marc Menon disait
00:19:57à l'instant
00:19:57et je le rejoins
00:19:58complètement
00:19:59qu'on est dans
00:19:59une démocratie
00:20:00hallucinante
00:20:01parfois en France.
00:20:02Et ce qu'il faut
00:20:03sans doute changer
00:20:04demain,
00:20:04je ne sais pas
00:20:05ce qu'en dira
00:20:06la présidente
00:20:06de l'Assemblée nationale,
00:20:07c'est le règlement
00:20:08de 58
00:20:08sur ces commissions
00:20:09d'enquête.
00:20:09Je l'ai subi
00:20:10il y a 15 ans,
00:20:11il est complètement
00:20:11anormal.
00:20:12Quand vous passez
00:20:13du temps,
00:20:13les six mois
00:20:14d'enquête,
00:20:14mais avant
00:20:15les six mois
00:20:15d'enquête,
00:20:15vous travaillez
00:20:16beaucoup pour
00:20:16essayer de comprendre
00:20:17et vous préparez
00:20:18cette enquête.
00:20:19Moi,
00:20:19ça a été mon cas
00:20:19et ça a été
00:20:20le cas de Charles
00:20:20Allong,
00:20:21j'en suis sûr,
00:20:22qui n'est pas
00:20:22une automatisation
00:20:23de la publication
00:20:24du rapport.
00:20:25On n'a pas
00:20:25à discuter de ça.
00:20:27Et donc,
00:20:27ce qu'il faut évidemment,
00:20:28c'est faire en sorte
00:20:29qu'on améliore
00:20:30ce dispositif
00:20:31parce que demain,
00:20:32les enquêteurs
00:20:32sur les zones d'ombre
00:20:33auront les mêmes
00:20:33problématiques,
00:20:34j'en suis sûr,
00:20:34tant les lobbies
00:20:36cachés sont puissants
00:20:38au sein
00:20:38de la démocratie française.
00:20:40Vous êtes donc
00:20:41l'auteur
00:20:41de ce rapport
00:20:42qui n'a jamais
00:20:43été publié,
00:20:45le seul rapport
00:20:46de l'histoire
00:20:46de la Ve République
00:20:47qui n'a pas été publié.
00:20:50Est-ce que vous,
00:20:51à l'époque,
00:20:51vous avez aussi
00:20:52subi des intimidations,
00:20:54des menaces,
00:20:55des critiques,
00:20:56des fake news
00:20:56comme Charles Allong ?
00:20:57Alors,
00:20:58on n'avait pas
00:20:59les réseaux sociaux
00:21:00d'aujourd'hui,
00:21:01évidemment,
00:21:02il y a 15 ans,
00:21:03mais les pressions,
00:21:04elles arrivent
00:21:05dès le jour
00:21:05de la création
00:21:06de la commission
00:21:06d'enquête.
00:21:07Il y a à la fois
00:21:08des pressions
00:21:09pour,
00:21:09comme je vous dis,
00:21:10orienter les auditions,
00:21:11chercher à savoir
00:21:11qui vous allez entendre,
00:21:13de quelle manière,
00:21:14quelles questions
00:21:14vous allez leur poser,
00:21:15qu'est-ce que vous allez savoir.
00:21:16Moi, il se trouve
00:21:16qu'en 2011,
00:21:17c'était très intéressant
00:21:18parce que c'était
00:21:18la première année
00:21:19où les syndicats
00:21:20devaient publier
00:21:21leur bilan comptable.
00:21:22Ils sont restés
00:21:23125 ans
00:21:24dans une opacité
00:21:24absolument hallucinante
00:21:25et avec la loi Bertrand
00:21:27de 2008,
00:21:27on avait capacité
00:21:28à avoir leur bilan
00:21:29et à partir de 2011,
00:21:30on avait donc
00:21:30beaucoup de questions
00:21:31à leur poser
00:21:32à la fois sur...
00:21:34Moi, j'ai eu en face de moi
00:21:35des gens
00:21:35qui étaient très, très bien,
00:21:38très, très forts
00:21:38dans la gestion
00:21:39de l'actif immobilisé.
00:21:40Il faut s'aider
00:21:40beaucoup, beaucoup d'actifs.
00:21:42Et donc,
00:21:42on avait évidemment
00:21:45l'envie
00:21:46d'en savoir un peu plus
00:21:47et puis sur les rapports
00:21:48entre patronat
00:21:49et syndicat,
00:21:50je rapporte que l'idée
00:21:50de cette commission d'enquête
00:21:51à l'époque,
00:21:52si vous me laissez
00:21:52quelques instants,
00:21:53c'est partie de
00:21:54cette phrase magique
00:21:55de M. Gauthier Sauvagnat
00:21:57qui était le patron
00:21:57de la métallurgie française
00:21:58et qui avait sorti
00:22:00près de 16 millions d'euros,
00:22:00je crois,
00:22:01de ses comptes
00:22:02pour, avait-il dû,
00:22:02fluidifier le dialogue social.
00:22:04C'est à partir de là
00:22:05que je me suis dit
00:22:06comment on peut sortir
00:22:07autant d'argent
00:22:08d'un compte bancaire
00:22:09comme en traque fin
00:22:10qui avait alerté Bercy
00:22:12en disant
00:22:13qu'il y a des suspicions
00:22:14assez importantes
00:22:15sur de l'argent liquide
00:22:15qui passent.
00:22:17Et j'avais envie
00:22:18de comprendre,
00:22:18en fait,
00:22:19comme sans doute
00:22:19beaucoup d'autres gens,
00:22:20comment tout ça se passait.
00:22:22Alors, je n'ai pas pu entendre
00:22:22M. Gauthier Sauvagnac
00:22:23à l'époque,
00:22:24mais on a entendu
00:22:25beaucoup, beaucoup de choses
00:22:25et on a eu accès
00:22:27à beaucoup d'informations
00:22:27très utiles.
00:22:29Ensuite, il s'est passé
00:22:30ce que vous avez décrit,
00:22:31c'est-à-dire que le rapport
00:22:31a été caviardé,
00:22:32il est sous-scellé
00:22:34jusqu'en 2036.
00:22:35Mais il en est resté
00:22:36quelque chose,
00:22:37c'est certain.
00:22:37Mais qu'est-ce qu'il en est resté ?
00:22:39Il en est resté le fait
00:22:40qu'en commission d'enquête,
00:22:41je pense qu'on a...
00:22:42Il ne doit pas être publié
00:22:43avant 2036,
00:22:44Nicolas Peruchot ?
00:22:45Oui, oui, je ne dis pas
00:22:45qu'on a découvert ce jour-là
00:22:46que les commissions d'enquête
00:22:48pouvaient caviarter les rapports,
00:22:49mais ça a été un révélateur
00:22:50assez important.
00:22:50Moi, je m'étais dit
00:22:52quelques jours avant le vote,
00:22:53même si j'avais senti
00:22:54dans la semaine qui précédait le vote
00:22:55que ça allait être compliqué
00:22:56d'obtenir une majorité,
00:22:58je sentais bien
00:22:59qu'il allait se passer
00:22:59quelque chose.
00:23:00Ce qui est assez frustrant
00:23:02à ce moment-là,
00:23:03c'est de voir qu'en fait
00:23:04les députés étaient plutôt d'accord
00:23:06sur le fait qu'on avait fait
00:23:06un travail sérieux en 2011
00:23:08et beaucoup avaient participé
00:23:09d'ailleurs aux auditions.
00:23:10Ce qui est terrible,
00:23:11c'est qu'ils ont eu des consignes.
00:23:13Et je me souviens encore,
00:23:14moi je me souviens très bien
00:23:15de la salle dans laquelle
00:23:16on a voté,
00:23:16je vois encore certains
00:23:18de mes collègues parlementaires
00:23:18à côté de moi recevoir des textos
00:23:20où on leur disait
00:23:21vote contre, vote contre, etc.
00:23:22Donc ce n'est pas finalement,
00:23:24on ne laisse plus la liberté
00:23:25aux députés de choisir,
00:23:26on leur donne la consigne
00:23:28comme on le fait
00:23:29pour les votes du mardi.
00:23:30Très intéressant,
00:23:30parce que pourtant là,
00:23:31c'est Charles Allant
00:23:32qui est accusé d'ingérence.
00:23:33Oui, alors c'était assez facile
00:23:35d'imaginer qu'il allait devenir
00:23:36la cible de toutes celles et ceux
00:23:38qui ne voulaient de toute façon
00:23:39pas qu'on fasse la lumière
00:23:40sur cette zone d'ombre
00:23:42que représente
00:23:42l'audiovisuel public aujourd'hui.
00:23:43Et il était une cible
00:23:44assez facile, je trouve.
00:23:46Il était seul représentant
00:23:47de son groupe
00:23:48dans la commission d'enquête,
00:23:48pour le rappeler.
00:23:49Et donc il a, je vous dis,
00:23:51fait face à une pression importante.
00:23:52Mais il a tenu bon
00:23:53et moi je lui tire mon chapeau
00:23:54parce que c'est très bien
00:23:55que ce rapport soit publié aujourd'hui.
00:23:57Est-ce que,
00:23:58pour revenir à votre rapport
00:23:59qui n'a jamais été publié,
00:24:01un rapport qui chiffrait
00:24:02à 4 milliards d'euros
00:24:05les financements directs
00:24:06et indirects des syndicats,
00:24:08au bout du bout,
00:24:09tout ça n'a servi à rien ?
00:24:10C'est-à-dire que les syndicats,
00:24:11c'est toujours le même financement,
00:24:13c'est toujours la même façon
00:24:13de fonctionner,
00:24:14c'est toujours cet argent
00:24:16un peu, si vous permettez
00:24:17l'expression dilapidée,
00:24:19si je peux m'appuyer
00:24:19sur votre rapport,
00:24:20un secret.
00:24:21Oui, j'ai le sentiment,
00:24:22pour continuer à suivre
00:24:23beaucoup le paritarisme
00:24:24en France
00:24:24et ses financements,
00:24:26j'ai le sentiment
00:24:26que c'est même pire aujourd'hui
00:24:27que ça ne l'était
00:24:28il y a 15 ans.
00:24:29Et donc,
00:24:30oui, on n'a pas beaucoup avancé.
00:24:31Il y a eu quelques propositions
00:24:32qui avaient été faites
00:24:33mais qui n'existent pas
00:24:34qui sont devenues des lois,
00:24:35notamment au moment
00:24:36de la loi Sapin
00:24:38et particulièrement
00:24:38sur la formation professionnelle.
00:24:40J'ai fait, moi,
00:24:40passer une loi
00:24:41sur le vote
00:24:42des comités d'entreprise
00:24:43pour qu'ils soient contrôlés
00:24:44dans leur achat.
00:24:44Donc, vous êtes passé
00:24:45par les textes,
00:24:46par des lois, après ?
00:24:47Oui, c'est ça.
00:24:47Mais il a fallu en sortir
00:24:49par le haut,
00:24:49ça a été compliqué
00:24:50parce qu'une fois
00:24:50que le vote est passé,
00:24:52il n'y a aucune possibilité
00:24:53de revenir dessus.
00:24:54C'est ça qu'il faut comprendre.
00:24:55Tout s'arrête
00:24:55et soit on publie,
00:24:57soit on abandonne
00:24:58complètement
00:24:58le travail parlementaire,
00:24:59ce qui est,
00:25:00comme l'a dit Marc Menand
00:25:01encore tout à l'heure,
00:25:01un véritable scandale
00:25:02parce qu'on représente
00:25:04à l'Assemblée
00:25:04le peuple français
00:25:05qui a tout à fait
00:25:06le droit de savoir
00:25:07sur ces questions
00:25:07qui sont des questions
00:25:08importantes,
00:25:09ce qui se passe réellement
00:25:10au sein de ces instances
00:25:11et de ces organisations.
00:25:12Et moi, ma réaction à l'époque
00:25:14avait été de dire
00:25:14écoutez, si quand on arrive
00:25:16au Parlement
00:25:17et quand on est député,
00:25:18moi je l'ai été
00:25:19de 2002 à 2012,
00:25:20il y a une liste de sujets
00:25:21sur lesquels il ne faut pas travailler,
00:25:22dites-le nous tout de suite,
00:25:23ça ira plus vite,
00:25:23on va tous gagner du temps.
00:25:25Et ça ne s'est pas passé
00:25:26exactement comme ça
00:25:27mais on a le sentiment
00:25:27et on l'a vu
00:25:28avec ce rapport à l'oncle
00:25:29et cette commission d'enquête
00:25:30que finalement,
00:25:31c'est toujours ce qui se passe.
00:25:32Restez avec nous
00:25:33Nicolas Perruchou,
00:25:35invité de Face à l'Info,
00:25:36auteur du rapport
00:25:38Interdit,
00:25:39l'unique rapport
00:25:40de 1956
00:25:41jamais publié
00:25:43en France,
00:25:44rapport d'une commission
00:25:45d'enquête.
00:25:46Dans un instant,
00:25:47d'un instant à l'autre,
00:25:48nous raserons
00:25:49Charles à l'oncle.
00:25:50En attendant,
00:25:51je vous propose
00:25:51de commencer avec vous
00:25:53Gabriel Cluzel
00:25:54et on reviendra
00:25:55sur ce rapport
00:25:56qui vient d'être adopté
00:25:57de Donald Trump.
00:25:58Gabriel Cluzel,
00:25:59samedi soir,
00:26:00lors du dîner
00:26:01de l'association
00:26:01des correspondants
00:26:02de la Maison Blanche
00:26:03a encore fait
00:26:04l'objet d'un attentat
00:26:06loin d'être inconditionnel.
00:26:09La condamnation
00:26:10de la gauche
00:26:10balance
00:26:10entre complotisme
00:26:12et justification.
00:26:15Pourquoi
00:26:15ce côté-ci
00:26:17de l'échiquier
00:26:17de Charlie Kirk
00:26:19à Donald Trump
00:26:20en passant
00:26:21par Quentin de Rank
00:26:22est-il incapable
00:26:23de condamner
00:26:24sans réserve
00:26:25les meurtres
00:26:25ou les tentatives
00:26:26de meurtre
00:26:26visant
00:26:27les adversaires politiques ?
00:26:29Oui,
00:26:30alors le suspect
00:26:30est un Californien
00:26:31de 31 ans.
00:26:32Il aurait avoué
00:26:33visé des membres
00:26:34de l'administration Trump.
00:26:35Ce n'est pas nécessairement Trump
00:26:37mais néanmoins
00:26:37il était dans l'eau
00:26:38si j'ose dire.
00:26:39Il les avait qualifiés
00:26:40de criminels
00:26:40dans un manifeste
00:26:41et Trump lui-même
00:26:43dit que ce manifeste
00:26:44était très anti-chrétien.
00:26:46Donald Trump
00:26:47détient un record
00:26:49cinq tentatives
00:26:50d'assassinat
00:26:51en dix ans
00:26:51dont deux
00:26:52pendant ses mandats.
00:26:54L'histoire américaine
00:26:55n'avait jamais encore
00:26:55connu ça
00:26:56alors certains
00:26:56ont été tués
00:26:58Lincoln,
00:26:59Kennedy,
00:26:59Jared Ford
00:27:00a été visé deux fois
00:27:01Reagan blessé
00:27:02par balle
00:27:03en 81
00:27:03mais le record
00:27:04de tentative
00:27:05c'est Trump.
00:27:06Et c'est vrai
00:27:06que lorsqu'il y a
00:27:07un attentat
00:27:07ou une tentative
00:27:08d'attentat
00:27:08la condamnation
00:27:10devrait être unanime.
00:27:11On dit que ça
00:27:11c'est commun
00:27:12pour tous
00:27:12sans restriction.
00:27:13Or le problème
00:27:14et c'est très troublant
00:27:16c'est qu'il y a
00:27:16toujours une restriction.
00:27:18Une restriction
00:27:19qui a commencé
00:27:20par l'institution
00:27:20d'un doute.
00:27:21On nous dit
00:27:22que peut-être
00:27:23l'attentat
00:27:23aurait été fomenté
00:27:25par Trump lui-même
00:27:26pour se refaire la cerise
00:27:27si on permettait
00:27:28cette expression
00:27:28trivale
00:27:29avant les mid-dernes.
00:27:30Ainsi l'ancien
00:27:31ambassadeur de France
00:27:32en Algérie
00:27:33Gérard Haro
00:27:35a dit tout de suite
00:27:36sur France Inter
00:27:37ce matin
00:27:37qu'on s'attendait
00:27:38à ce que Donald Trump
00:27:39truque les élections.
00:27:40Vous voyez Mathieu
00:27:41parler de
00:27:42conspirationnisme chic
00:27:43on peut parler
00:27:44de complotisme chic
00:27:45à gauche ça passe
00:27:46à droite c'est très moche
00:27:47mais à gauche ça va.
00:27:49Ensuite
00:27:50on se dit
00:27:51on nous explique
00:27:52que la victime
00:27:53n'en est pas vraiment une
00:27:54parce qu'elle l'a bien cherché
00:27:55vous voyez
00:27:55c'est le fameux proverbe
00:27:57qui sème le vent
00:27:57récolte la tempête
00:28:00le même Gérard Haro
00:28:01explique
00:28:01qu'on est dans un état
00:28:02de guerre civile
00:28:03virtuelle aux Etats-Unis
00:28:04alors vous savez
00:28:05oui c'est vrai
00:28:06qu'on se dit très logiquement
00:28:07quand il y a la guerre
00:28:07on tire
00:28:08que voulez-vous
00:28:09et sur une autre chaîne
00:28:11on entend
00:28:11un journaliste
00:28:12demandait à un expert
00:28:13est-ce qu'au fond
00:28:14ce n'est pas aussi
00:28:15la responsabilité de Trump
00:28:17parce que son administration
00:28:19a instauré
00:28:20un climat de violence
00:28:20alors l'expert
00:28:21il coche la case
00:28:22il dit non
00:28:23il ne dit pas non
00:28:24il dit
00:28:24il faut condamner
00:28:26tous les meurtres
00:28:27très bien
00:28:27et puis il dit
00:28:28néanmoins
00:28:29et tout est dans le néanmoins
00:28:30oui cette administration
00:28:32véhicule une violence
00:28:34toute une idéologie
00:28:35du masculinisme
00:28:36du virilisme
00:28:37de la force poussée
00:28:38à l'extrême
00:28:39donc ce président
00:28:41humilie
00:28:41bref ça crée
00:28:42un climat de violence
00:28:43donc il a deux doigts
00:28:44de dire que
00:28:45Trump a un peu tenu
00:28:47l'arme à feu
00:28:48qu'il a visée
00:28:49bref c'est la théorie
00:28:50du oui mais
00:28:51oui on ne tue pas
00:28:52mais ça s'explique
00:28:53voire ça se justifie
00:28:55alors la variante
00:28:56c'est aussi d'accuser
00:28:57les armes à feu
00:28:58c'est ce qu'a fait
00:28:58Mathilde Panot
00:28:59bon c'est vrai que c'est un sujet
00:29:00les armes à feu aux Etats-Unis
00:29:01et comme on sait
00:29:02que les armes à feu
00:29:03sont plutôt
00:29:04la liberté
00:29:05de vendre des armes à feu
00:29:06c'est plutôt
00:29:07les milieux trumpistes
00:29:08c'est une façon
00:29:09de les accuser
00:29:10donc c'est comme si
00:29:10Trump tenait indirectement
00:29:13l'arme qui finalement
00:29:14qu'il a visée
00:29:15sauf qu'en l'occurrence
00:29:16le tireur
00:29:16il avait sur lui
00:29:17un fusil de chasse
00:29:19un pistolet
00:29:20mais aussi plusieurs couteaux
00:29:21donc on imaginait
00:29:22qu'il voulait s'en servir
00:29:23et sauf que
00:29:24c'est toujours Trump
00:29:25qui est visé
00:29:26et ça n'a pas été
00:29:28Biden ou Obama
00:29:30Ici à l'image
00:29:30de Donald Trump
00:29:31et à ses équipes
00:29:32qui regardent
00:29:34les images
00:29:35de l'assaillant
00:29:36devant la sécurité
00:29:38finalement
00:29:38Gabriel Cluzel
00:29:39n'était-ce pas
00:29:40ce même oui mais
00:29:40que l'on retrouvait
00:29:42pour justifier
00:29:43la mort de Charlie Kirk
00:29:44ou bien de ce côté
00:29:45de l'Atlantique
00:29:46de Quentin de Rank
00:29:47Oui en effet
00:29:48c'est très frappant
00:29:49c'est un point commun
00:29:49de la gauche américaine
00:29:50et française
00:29:51elle cherche à justifier
00:29:52les crimes
00:29:52Mediapart Libération
00:29:54on passait des heures
00:29:55à scruter
00:29:55décortiquer
00:29:56exhumer
00:29:57sur les conversations
00:29:58sur les réseaux sociaux
00:29:58de Quentin de Rank
00:30:00comme si on pouvait
00:30:01trouver quelque chose
00:30:02de susceptible
00:30:02de justifier le meurtre
00:30:04et donc de disculper
00:30:05les accusés
00:30:07et pourtant pour Naël
00:30:08cette gauche
00:30:08ne cessait de nous dire
00:30:09que ses agissements
00:30:10passés importaient peu
00:30:11tout ce qui comptait
00:30:12était qu'un jeune
00:30:13soit mort
00:30:14ce qui vaut pour Noël
00:30:15ne vaut pas pour Quentin
00:30:16et c'est tout un rapport
00:30:18malsain à la mort
00:30:19de l'adversaire
00:30:20une justification
00:30:20de son meurtre
00:30:21qui est très inquiétante
00:30:22qui traverse la gauche
00:30:23et qui la traverse
00:30:24depuis longtemps
00:30:25alors pour rester
00:30:25aux Etats-Unis
00:30:26en 2024
00:30:28il y a un individu
00:30:29qui s'appelle
00:30:29Luigi Mangione
00:30:30à 26 ans
00:30:32le 4 décembre 2024
00:30:33il a tué à New York
00:30:34le PDG
00:30:35de la plus grande société
00:30:36d'assurance privée
00:30:38de santé des Etats-Unis
00:30:39et bien figurez-vous
00:30:40qu'il est devenu
00:30:40un héros
00:30:41de l'extrême gauche
00:30:43locale
00:30:43mais d'ailleurs
00:30:44aussi internationale
00:30:45qui estimait que son geste
00:30:46était justifié
00:30:47parce qu'il y avait
00:30:47beaucoup trop de gens
00:30:48qui mouraient
00:30:49de ne pas être soignés
00:30:50aux Etats-Unis
00:30:50donc vous voyez
00:30:51c'est Robin Desboises
00:30:52sauf qu'il ne se contente
00:30:53pas de voler
00:30:54maintenant
00:30:54il tue aussi
00:30:56on trouve ça très bien
00:30:57il y a aussi
00:30:58Mumia Abu Jamal
00:30:59vous savez c'est un militant
00:31:00noir américain
00:31:01qui a tué en 1981
00:31:02un policier de 4 balles
00:31:03dans le dos
00:31:03plus une dernière
00:31:04à bout portant dans la tête
00:31:06et en Seine-Saint-Denis
00:31:07deux villes
00:31:08ont une rue à son nom
00:31:09vous savez ça rappelle
00:31:10le slogan Antifa
00:31:11un bon flic
00:31:12est un flic mort
00:31:13et l'épisode
00:31:14de la voiture brûlée
00:31:15par un petit fils
00:31:16Antifa de Bernanos
00:31:18alors les assassins
00:31:19de flics
00:31:20peuvent devenir des héros
00:31:22puisque l'extrême gauche
00:31:22répète partout
00:31:23que la police tue
00:31:25donc c'est une forme
00:31:26de légitime défense
00:31:27on peut citer aussi
00:31:29Georges Ibrahim Abdallah
00:31:30qui a été fait
00:31:30citoyen d'honneur
00:31:31alors qu'il a été condamné
00:31:33pour complicité
00:31:34de crimes terroristes
00:31:36Jean-Marc Rouilland
00:31:37reçu à l'université
00:31:38de Bordeaux
00:31:39alors qu'il a assassiné
00:31:41un ancien ingénieur
00:31:42de l'armement
00:31:42le PDG de Renault
00:31:44il avait été invité
00:31:44en 2023
00:31:45vous vous souvenez
00:31:47et pourtant
00:31:48il n'a jamais dit
00:31:48regretter ses gestes
00:31:49il avait même expliqué
00:31:51que trouvaient courageux
00:31:52les auteurs
00:31:53des attentats
00:31:53de Charlie Hebdo
00:31:54voilà
00:31:54donc il avait à nouveau
00:31:56été condamné
00:31:56bref
00:31:57ce sont les assassins
00:31:59du FLN
00:32:00que l'on soutient
00:32:00avec cette phrase
00:32:01mémorable
00:32:02de Fanon
00:32:02vous savez
00:32:03dans le premier temps
00:32:03de la révolte
00:32:05il faut tuer
00:32:06abattre un Européen
00:32:07c'est faire d'une pierre
00:32:08de coup
00:32:09etc
00:32:09c'est la citation
00:32:10c'est la citation
00:32:10de Fanon
00:32:11lui-même
00:32:12tout ça
00:32:12ça a été cité
00:32:13d'ailleurs
00:32:13par Rima Hassan
00:32:14pour le coloniser
00:32:15la vie ne peut surgir
00:32:16que du cadavre
00:32:18en décomposition
00:32:20pardon
00:32:20du colon
00:32:21c'est la mise en avant
00:32:23par Rima Hassan
00:32:24d'une citation
00:32:25de Kozo Komoto
00:32:26j'ai consacré ma jeunesse
00:32:27à la cause palestinienne
00:32:28tant qu'il y aura
00:32:30oppression
00:32:30la résistance
00:32:31ne sera pas seulement
00:32:32un droit
00:32:32mais un devoir
00:32:33et se trouve que ce monsieur
00:32:34est un ancien membre
00:32:35de l'armée rouge japonaise
00:32:36qui a été condamné
00:32:37à la prison
00:32:38à perpétuité
00:32:39pour avoir participé
00:32:40au massacre terroriste
00:32:41de l'aéroport
00:32:43international
00:32:44Ben Bourion
00:32:46dans un autre registre
00:32:47Gabriel Cluzel
00:32:48ne peut-on citer
00:32:50Antoine Léaumant
00:32:51et sa passion
00:32:52immodérée
00:32:53pour la révolution française
00:32:54ben oui écoutez
00:32:55les colonnes infernales
00:32:57les noyades de carrière
00:32:58la guillotine à tour de bras
00:32:59les têtes sur des pics
00:33:00les cadavres déterrés
00:33:01à un proféné
00:33:02même un enfant
00:33:02Louis XVII
00:33:03qu'on a laissé croupir
00:33:05maltraité dans une jaune
00:33:06loin des siens
00:33:07ça réclame peut-être
00:33:07un petit bémol
00:33:08il pourrait dire
00:33:08je suis un fan
00:33:09de la révolution française
00:33:11mais cependant
00:33:12et bien non pas du tout
00:33:13il assume
00:33:14et on peut même citer
00:33:15tous les anonymes
00:33:16qui se baladent
00:33:17dans les manifestations
00:33:17je sais pas
00:33:18moi ça m'effraie beaucoup
00:33:19personne n'en parle
00:33:20avec des guillotines
00:33:21sous le bras
00:33:22dans les manifestations
00:33:22de gauche
00:33:23et ils disent
00:33:23Louis XVI ont eu
00:33:24Macron ou Le Pen
00:33:25ça dépend des jours
00:33:26on t'aura
00:33:27alors vous voyez
00:33:28l'extrême gauche
00:33:28elle est contre la peine de mort
00:33:29sauf pour ses ennemis
00:33:31c'est l'héritière
00:33:32du monde soviétique
00:33:33la réduction à d'Hutlerum
00:33:36justifie tout
00:33:36là aussi
00:33:37il y a eu des mairies
00:33:37communistes
00:33:38qui ont créé des rues
00:33:39Lénine et Staline
00:33:40tant pis pour les millions
00:33:41de morts
00:33:41c'est pas très grave
00:33:43j'ai revu récemment
00:33:45un film
00:33:45qui s'appelle
00:33:45la révolution silencieuse
00:33:47que je vous recommande
00:33:48vivement
00:33:49tiré d'un livre témoignage
00:33:51d'un garçon en RDA
00:33:52il était en terminale
00:33:53ils avaient fait
00:33:53une minute de silence
00:33:54pour les jeunes de Budapest
00:33:56au moment de la révolte
00:33:57de Budapest
00:33:58et on leur dit
00:34:00mais pourquoi
00:34:00vous faites une minute
00:34:01de silence
00:34:01ceux qui ont été tués
00:34:02à Budapest
00:34:03c'était des nazis
00:34:04et des fachos
00:34:05vous voyez
00:34:05donc c'était déjà
00:34:06la même dialectique
00:34:08il faut comprendre
00:34:09que la morale d'extrême gauche
00:34:10n'est pas celle
00:34:10de tout le monde
00:34:12et vous savez
00:34:13je peux le rappeler
00:34:15parce que je l'ai déjà dit
00:34:16il y a quelques jours
00:34:16mais ça mérite d'être dit
00:34:17dans leur morale
00:34:18et la nôtre
00:34:19en 1938
00:34:21Trotsky justifie
00:34:22l'intérêt révolutionnaire
00:34:23et les grandes purges
00:34:24de Staline
00:34:24par le fait
00:34:25que la morale
00:34:25ne serait pas absolue
00:34:26en fait
00:34:27elle est subjective
00:34:28pour lui
00:34:28alors que notre morale
00:34:29serait une morale bourgeoise
00:34:30qu'on essaierait
00:34:31d'imposer à tout le monde
00:34:32mais il y a d'autres morales
00:34:33et pour lui
00:34:34la faim justifie
00:34:35les moyens
00:34:35il faudra quand même
00:34:36se souvenir de tout ça
00:34:38si d'aventure
00:34:38ces gens-là
00:34:39arrivent au pouvoir
00:34:42Merci beaucoup
00:34:43Gabriel Cluzel
00:34:44pour ce regard
00:34:45par rapport à Donald Trump
00:34:47Michel Fayad
00:34:47avec vous
00:34:48on va regarder
00:34:48peut-être au niveau
00:34:50des négociations
00:34:51deux mois de guerre
00:34:52de blocus naval
00:34:53de frappe
00:34:54les négociations directes
00:34:55entre Washington et Téhéran
00:34:57sont à l'arrêt
00:34:58accusation mutuelle
00:35:00d'exigence excessive
00:35:01je cite
00:35:02détroit d'orme
00:35:03sous tension
00:35:04prix du bar
00:35:04et le dessus
00:35:05des 107 dollars
00:35:06face au blocage
00:35:08le ministre iranien
00:35:09des affaires étrangères
00:35:11Aradji
00:35:12enchaîne les consultations
00:35:14Pakistan
00:35:14Oman
00:35:15avant d'atterrer
00:35:15aujourd'hui
00:35:16à Saint-Pétersbourg
00:35:18ce qui a beaucoup étonné
00:35:19pour rencontrer
00:35:20Vladimir Poutine
00:35:21que vient faire la Russie
00:35:22dans cette histoire ?
00:35:23c'est un peu la question
00:35:24est-ce que la Russie
00:35:25est spectatrice intéressée
00:35:27ou actrice décisive
00:35:28et en réalité
00:35:29elle n'est ni l'un
00:35:30ni l'autre
00:35:30totalement
00:35:31Poutine a effectivement
00:35:32été reçu
00:35:33à Saint-Pétersbourg
00:35:34pardon
00:35:34Poutine a reçu
00:35:35à Saint-Pétersbourg
00:35:36à Aradji
00:35:37et il a eu des mots
00:35:38assez bienveillants
00:35:40mais la véritable question
00:35:41c'est
00:35:42que faire de l'uranium
00:35:43enrichi iranien
00:35:44parce que vous savez
00:35:45cet uranium
00:35:47qui se trouve en Iran
00:35:49est vraiment
00:35:50l'un des points
00:35:51les plus importants
00:35:52pour Donald Trump
00:35:53qu'est-ce qui va être fait
00:35:54par rapport à cela ?
00:35:55C'est une ligne rouge
00:35:56pour les Etats-Unis
00:35:57une ligne rouge
00:35:57pour Israël
00:35:58en 2015
00:35:59lors de l'accord
00:36:01sur le nucléaire
00:36:01il avait été proposé
00:36:02déjà que cet uranium
00:36:03soit transféré en Russie
00:36:05là Donald Trump
00:36:06a proposé
00:36:06à ce que cet uranium
00:36:07aille dans les mains
00:36:08des Américains
00:36:08ce qui est inacceptable
00:36:09bien sûr
00:36:10du point de vue iranien
00:36:11et donc les Russes
00:36:12essayent de rentrer à nouveau
00:36:13dans cette brèche
00:36:15pour vraiment proposer
00:36:17cette solution
00:36:17à Donald Trump
00:36:19et aux Iraniens
00:36:19qu'eux-mêmes
00:36:20récupèrent cet uranium
00:36:21ça serait en fait
00:36:22pour les Iraniens
00:36:24une façon de ne pas
00:36:25capituler complètement
00:36:26comme Trump le souhaite
00:36:27pour les Russes
00:36:28ça serait une manière
00:36:29en fait de s'insérer
00:36:30dans le jeu
00:36:31et pour les Américains
00:36:33ça serait une sorte
00:36:33de garantie quand même
00:36:34de finir de cet uranium
00:36:36mais vraiment
00:36:37pour Poutine
00:36:38c'est un moyen
00:36:38de montrer aussi
00:36:39le retour en puissance
00:36:41de la Russie
00:36:41alors qu'elle n'y était
00:36:42pas forcément invitée
00:36:44ensuite
00:36:44il y a une chose
00:36:46qu'il faut dire
00:36:47par rapport au pétrole
00:36:48la situation aujourd'hui
00:36:49pour la Russie
00:36:50elle n'est pas si mauvaise
00:36:51un prix du baril élevé
00:36:52forcément fait rentrer
00:36:53des devises
00:36:54dans les poches russes
00:36:55pour financer
00:36:56leur guerre en Ukraine
00:36:57mais en même temps
00:36:58il ne faut pas
00:36:59que la guerre dure
00:37:00trop longtemps
00:37:01parce que l'Iran
00:37:01aide la Russie
00:37:03sur le front
00:37:04avec des drones Shahed
00:37:05avec un partage
00:37:07de données satellitaires
00:37:08avec pas mal
00:37:09même de liens
00:37:10pétroliers
00:37:11et gaziers ensemble
00:37:12et donc en fait
00:37:13il ne faudrait pas
00:37:14que l'Iran
00:37:15s'effondre trop rapidement
00:37:16ou s'effondre totalement
00:37:17parce que l'Iran
00:37:19est un allié
00:37:19stratégique
00:37:20pour la Russie
00:37:21ensuite
00:37:22je vous le disais
00:37:23le côté géopolitique
00:37:25pour la Russie
00:37:25c'est vraiment
00:37:26son retour
00:37:28au premier plan
00:37:29et parce qu'elle
00:37:30pourrait s'imposer
00:37:30comme acteur majeur
00:37:32dans ce conflit
00:37:33justement en apportant
00:37:34cette solution
00:37:35que les Iraniens
00:37:35je le rappelle
00:37:36quand même
00:37:37ont rejeté jusque là
00:37:38mais qui pourraient
00:37:40justement accepter
00:37:41cette fois-ci
00:37:42pour montrer
00:37:42disons une sorte
00:37:44de manière
00:37:45de vouloir
00:37:46vraiment arriver
00:37:46à une sorte
00:37:47de résolution
00:37:47du conflit
00:37:48mais vraiment
00:37:49en ne laissant pas
00:37:50Donald Trump
00:37:51l'emporter
00:37:51complètement
00:37:52oui c'est ce qui est
00:37:53intéressant
00:37:53c'est que vient faire
00:37:54la Russie
00:37:55dans ce dossier
00:37:56Michel au fond
00:37:56avec le pétrole
00:37:57l'uranium
00:37:57l'alliance militaire
00:37:59est-ce que Moscou
00:38:00cherche vraiment
00:38:01la paix
00:38:02dans cette crise
00:38:03ou est-ce qu'elle a
00:38:03tout intérêt
00:38:04à ce que ça dure
00:38:05c'est ça en fait
00:38:06pour le moment
00:38:07c'est pas mal
00:38:08que ça dure
00:38:09mais il ne faudrait pas
00:38:09que ça dure trop longtemps
00:38:10comme je le disais
00:38:11donc pour les Iraniens
00:38:13le fait que la Russie
00:38:14soit impliquée
00:38:15c'est un moyen
00:38:16d'avoir un allié
00:38:17dans ces négociations
00:38:19pour les Russes
00:38:21c'est donc
00:38:21comme on l'a dit
00:38:22un retour
00:38:23au premier plan
00:38:23de leur part
00:38:24mais pour les Américains
00:38:26c'est un peu plus compliqué
00:38:27les Russes
00:38:28seraient d'un côté
00:38:30ils vont vouloir
00:38:31leurs intérêts
00:38:32donc Donald Trump
00:38:32va devoir donner
00:38:33quelque chose
00:38:33en échange aux Russes
00:38:34parce qu'il serait
00:38:35en train de l'aider
00:38:36de le sauver
00:38:36dans cette affaire
00:38:37et en même temps
00:38:39les Russes
00:38:41créeraient un problème
00:38:42pour Trump
00:38:42il faudra leur offrir
00:38:43quelque chose
00:38:44peut-être sur le dossier
00:38:44ukrainien
00:38:45et plus généralement
00:38:46dans le monde
00:38:47c'est vraiment
00:38:48la Russie
00:38:49qui pourrait montrer
00:38:50qu'elle est à la fois
00:38:51capable de résoudre
00:38:52le conflit en Iran
00:38:54mais aussi être un verrou
00:38:55par rapport au pétrole
00:38:57Merci beaucoup
00:38:58Michel Fayad
00:38:59puisque la Russie
00:39:00en première ligne
00:39:01aujourd'hui
00:39:02dans ses négociations
00:39:04de la guerre en Iran
00:39:04on attend d'un instant
00:39:05à l'autre
00:39:06Charles Aloncle
00:39:07je vous dis
00:39:07tout ce qu'on me dit
00:39:08dans le rayette
00:39:09il vient
00:39:09il vient pas
00:39:10il vient
00:39:12on sait pas
00:39:14il vient
00:39:15on sait pas
00:39:16donc je vous dis tout
00:39:17on ne sait pas
00:39:18mais on attend
00:39:19normalement
00:39:19Charles Aloncle
00:39:20d'un instant à l'autre
00:39:21c'est pas qu'on manque
00:39:22pas de sujet
00:39:22avec vous
00:39:23on va voir
00:39:24Marc Menand
00:39:24cette gauche
00:39:26qui se divise
00:39:28dans un instant
00:39:28avec vous
00:39:29Charlotte Dornelas
00:39:30on parlera du
00:39:30Whatsapp de la honte
00:39:32et de Boilem
00:39:33sans salle
00:39:33le GDD a beaucoup
00:39:35fait parler
00:39:35avec son enquête
00:39:36exclusive
00:39:37on en parle avec vous
00:39:37dans un instant
00:39:38Nicolas Peruchot
00:39:40restez avec nous
00:39:41vous êtes l'auteur
00:39:42de l'unique rapport
00:39:43censuré de l'histoire
00:39:44de la 5ème république
00:39:45restez encore avec nous
00:39:47Marc Menand
00:39:48pourquoi cette polémique
00:39:49à gauche
00:39:49à propos
00:39:50d'un commerce
00:39:51de poulet grillé
00:39:53qui s'appelle
00:39:53Master Poulet
00:39:54alors à Saint-Ouen
00:39:56le maire PS
00:39:57Karim Boamran
00:39:58fait la guerre
00:39:59à Master Poulet
00:40:01au nom de la malbouffe
00:40:02et des nuisances
00:40:03et LFI de son côté
00:40:05riposte en criant
00:40:07à la gentrification
00:40:08et défend le poulet
00:40:09à 7 euros
00:40:10pour deux personnes
00:40:117 euros
00:40:12pour deux personnes
00:40:13vous vous rendez compte
00:40:14c'est à dire que
00:40:14dès le départ
00:40:15ça situe
00:40:16la donne
00:40:17on est dans
00:40:19l'innommable
00:40:20on ne respecte pas
00:40:21les animaux
00:40:22et on respecte
00:40:23encore moins
00:40:24les êtres humains
00:40:25à qui on donne
00:40:26cette chair
00:40:27qui n'en est plus
00:40:27qui est une sorte
00:40:29de gavage
00:40:30qui est en plus
00:40:32gavé
00:40:32d'antibiotiques
00:40:34je reviendrai
00:40:35sur le détail
00:40:35mais n'oublions pas
00:40:36le premier environnement
00:40:37celui qui touche
00:40:38le maire de Saint-Ouen
00:40:39pas que de Saint-Ouen
00:40:41d'ailleurs
00:40:41il n'y a 50 boutiques
00:40:43dans la région parisienne
00:40:44et ça risque
00:40:45de s'étendre
00:40:46partout en France
00:40:48vous avez
00:40:49les odeurs
00:40:50c'est insupportable
00:40:51c'est ouvert
00:40:52jusqu'à 2h du matin
00:40:54et quand ça
00:40:54ne coûte pas cher
00:40:56bien les gens sont là
00:40:57et quand vous êtes
00:40:58en train d'attendre
00:40:59forcément
00:40:59vous vous lancez
00:41:01dans le potin
00:41:01et le potin
00:41:02fait du potin
00:41:03et ça empêche
00:41:04les gens
00:41:05de dormir
00:41:06et puis après
00:41:06il y a la nuisance
00:41:08pour les autres restaurants
00:41:10vous avez reçu
00:41:10il y a quelques semaines
00:41:11de Saint-Ouen
00:41:12vous vous souvenez
00:41:12le président
00:41:13des bistrots français
00:41:15ils sont là
00:41:16ils sont à la peine
00:41:17les bistrots
00:41:18fermes
00:41:18et ils essaient de donner
00:41:19une nourriture de qualité
00:41:21et bien là
00:41:22tout cela forcément
00:41:23valse
00:41:24et dans l'environnement
00:41:25immédiat
00:41:26les établissements
00:41:28regardent les fils
00:41:29devant le vendeur
00:41:31de ce que l'on appelle
00:41:32du poulet
00:41:32qui n'en est pas
00:41:33et
00:41:34on s'incline
00:41:35alors comment
00:41:36LFI peut défendre ça
00:41:38quelles sont
00:41:40les conditions
00:41:41d'élevage
00:41:42de ces bêtes
00:41:44en batterie
00:41:44j'ai dû regarder
00:41:4610 reportages
00:41:47cet après-midi
00:41:48c'est un sujet
00:41:49qui me sensibilise
00:41:50depuis des années
00:41:51vous avez des bêtes
00:41:53qui sont enfermées
00:41:5540 000 bêtes
00:41:58dans un hangar
00:42:00la lumière permanente
00:42:02jour et nuit
00:42:03donc pour elle
00:42:03il n'y a pas
00:42:05d'alternance
00:42:06on est là
00:42:06avec
00:42:08de la
00:42:09nourriture
00:42:10qui vous tombe
00:42:11la nourriture
00:42:11dont on ne connait pas
00:42:12tout à fait les détails
00:42:13il faut
00:42:15qu'en 35 jours
00:42:16ce petit poussin
00:42:19devienne
00:42:20un élément
00:42:21d'un kilo 5
00:42:22je dis
00:42:22un élément
00:42:23d'un kilo 5
00:42:24il ne tient même pas
00:42:25sur ses pattes
00:42:26il ne peut pas marcher
00:42:27son espace
00:42:28c'est la feuille
00:42:30de papier A4
00:42:31qui sort de la machine
00:42:33à copie
00:42:35donc
00:42:36c'est
00:42:37véritablement
00:42:38quelque chose
00:42:38qui devrait être
00:42:39interdit
00:42:41fondamentalement
00:42:41et ça va encore
00:42:43plus loin
00:42:43c'est à dire
00:42:44qu'en France
00:42:44il y a
00:42:45140 000 vaches
00:42:47tous ne sont pas
00:42:47comme cela
00:42:48mais à chaque fois
00:42:49on est dans cette
00:42:51situation
00:42:52invraisemblable
00:42:52où on nie
00:42:53le droit
00:42:54à l'animal
00:42:55et après
00:42:56le droit
00:42:57je dirais
00:42:58à la santé
00:42:58du consommateur
00:42:59un jour
00:43:01sur deux
00:43:02ils ont
00:43:03des antibiotiques
00:43:04parce que forcément
00:43:05vous avez
00:43:06les fientes
00:43:07vous avez
00:43:08tous ces éléments
00:43:09les déjections
00:43:10et les animaux
00:43:11qui se picorent
00:43:12les uns
00:43:13les autres
00:43:13et des bactéries
00:43:14de la salmonène
00:43:15en particulier
00:43:16qui prolifèrent
00:43:17alors
00:43:18il faut donner
00:43:19les médicaments
00:43:21et au bout
00:43:21de 35 jours
00:43:22il fait
00:43:23un kilo et demi
00:43:24et vous avez
00:43:25une sorte
00:43:25de bulldozer
00:43:26qui entre
00:43:26de la hangar
00:43:27qui pousse
00:43:28tout ça
00:43:28vers un camion
00:43:29ça se met
00:43:30comme ça peut
00:43:31dans des cages
00:43:32qui sont
00:43:33entassées
00:43:34sur 10 étages
00:43:35et ensuite
00:43:36c'est l'abattage
00:43:38les pattes
00:43:39plantées
00:43:40vers le plafond
00:43:41la tête
00:43:41qui pend
00:43:42etc
00:43:42et ça va
00:43:43encore plus loin
00:43:44c'est que
00:43:45comme on n'en produit
00:43:45pas assez
00:43:46en France
00:43:46et bien
00:43:47ceux-là
00:43:48Master Poulet
00:43:49ces bêtes
00:43:50va les chercher
00:43:51en Pologne
00:43:52et en Espagne
00:43:53et j'ai fait
00:43:54ma petite enquête
00:43:54dans ces deux pays
00:43:56il y a encore plus
00:43:57d'antibiotiques
00:43:58qui sont administrés
00:43:59aux animaux
00:44:00voilà la situation
00:44:02et comment un parti
00:44:04qui dit
00:44:05qu'il veut
00:44:06la santé
00:44:07de
00:44:08je dirais
00:44:09du peuple
00:44:11peut trouver
00:44:12normal
00:44:13que l'on en soit là
00:44:15je dirais
00:44:16que même
00:44:16à 7 euros
00:44:18et bien
00:44:18c'est encore
00:44:20bien trop cher
00:44:24très intéressant
00:44:25on attendait
00:44:26Charles Aloncle
00:44:26il n'est pas là
00:44:27il est sur un autre
00:44:27plateau télé
00:44:28c'est intéressant
00:44:28cuisse ou poulet
00:44:30non non
00:44:30c'est intéressant
00:44:31je veux dire
00:44:31c'est intéressant
00:44:32de voir qu'on attendait
00:44:33Charles Aloncle
00:44:33il n'est pas sur notre
00:44:34plateau
00:44:34il est sur notre
00:44:35plateau télé
00:44:35je préfère le dire
00:44:37aussi clairement
00:44:38que le téléspectateur
00:44:40lui-même le découvre
00:44:42question
00:44:42Marc Menand
00:44:43vous n'avez pas
00:44:45parlé
00:44:46de la gauche
00:44:47du combat de la gauche
00:44:48LFIPS
00:44:48vous n'avez pas parlé
00:44:50non plus
00:44:51du côté
00:44:52le fait que la viande
00:44:53soit 100% halale
00:44:55soit certifiée
00:44:55100% halale
00:44:56puisqu'il y a une députée
00:44:58qui a déclaré
00:44:59une députée LFI
00:45:00qui a dit que
00:45:00l'acharnement
00:45:01contre Master Poulet
00:45:02est complètement lunaire
00:45:03teinté de racisme
00:45:04et de mépris de classe
00:45:05mais là c'est encore
00:45:06on en revient
00:45:07à ce débat
00:45:08sur la viande halale
00:45:10là encore
00:45:11quand on sait
00:45:12les conditions
00:45:14d'abattage
00:45:15des animaux
00:45:16même si apparemment
00:45:16aujourd'hui
00:45:17on exige
00:45:18qu'ils soient
00:45:18estourbis
00:45:19avant d'être
00:45:20saignés
00:45:21et bien
00:45:22comment peut-on
00:45:23admettre
00:45:23dans un pays
00:45:25où on dit
00:45:26qu'il y a
00:45:27le respect
00:45:27on a des associations
00:45:28qui défendent
00:45:30les animaux
00:45:30que ce type
00:45:31d'abattage
00:45:32au nom
00:45:32d'une culture
00:45:33soit encore
00:45:34possible
00:45:34c'est épouvantable
00:45:37et que des éléments
00:45:38de gauche
00:45:39revendiquent
00:45:40cela
00:45:40au nom
00:45:41de je ne sais
00:45:42trop quel
00:45:42système
00:45:43culturel
00:45:44venant d'ailleurs
00:45:45c'est affligeant
00:45:47Mathieu
00:45:47Bocoté
00:45:48une guerre
00:45:48de gauche
00:45:48une guerre
00:45:49de malbouffe
00:45:50Master Poulet
00:45:51d'abord
00:45:51et avant tout
00:45:52l'apparition
00:45:53dans nos sociétés
00:45:54d'une malbouffe
00:45:55telle
00:45:55que ça relève
00:45:56spoiler en particulier
00:45:57mais tout ça
00:45:57d'une forme
00:45:58d'empoisonnement
00:45:59alimentaire généralisé
00:46:00je ne parle pas
00:46:00de cette entreprise
00:46:01là en particulier
00:46:01évidemment
00:46:02il y a quelque chose
00:46:03d'absolument
00:46:03et là ce sont deux gauches
00:46:04une gauche bourgeoise
00:46:05qui a le souci légitime
00:46:06si je peux me permettre
00:46:07de ne pas fournir
00:46:08une telle bouffe
00:46:09aux jeunes générations
00:46:11et de l'autre côté
00:46:12des gens qui trouvent
00:46:13le moyen de faire
00:46:13un symbole identitaire
00:46:14de cela
00:46:15voire trouver le moyen
00:46:16de mettre du racisme
00:46:17dans ce débat
00:46:18je trouve que c'est lunaire
00:46:19mais bon
00:46:19on met du racisme
00:46:20partout aujourd'hui
00:46:20et là c'est du racisme
00:46:22inversé
00:46:22parce que c'est dire
00:46:23ces gens-là
00:46:25ils n'ont pas d'argent
00:46:26alors donnons-leur
00:46:27un petit quelque chose
00:46:28pour presque rien
00:46:30Merci beaucoup
00:46:31Marc Menand
00:46:32Nicolas Peruchot
00:46:33restez avec moi
00:46:34dans un instant
00:46:35encore peut-être
00:46:35une question
00:46:36à propos de ce rapport
00:46:37inédit et enterré
00:46:40Charlotte Dornela
00:46:41c'est en marge
00:46:42de son entrée
00:46:43à l'académie de Belgique
00:46:45le gros sujet du jour
00:46:47Boilem Sansal
00:46:48qui a laissé entendre
00:46:50qu'il allait quitter
00:46:51la France
00:46:52comment expliquer
00:46:53une telle annonce
00:46:55qui ne cesse de faire parler
00:46:56qui a beaucoup bousculé
00:46:57Oui alors
00:46:58Boilem Sansal a dit
00:46:58pourquoi rester en France
00:46:59avec toutes les attaques
00:47:00que je subis matin et soir
00:47:02il y en a certaines
00:47:03qui étaient à visage découvert
00:47:05et vous l'avez dit
00:47:05ce week-end
00:47:06on a découvert d'autres
00:47:07qui se font
00:47:08dans un semi-secret
00:47:09parce qu'il y a 285 personnes
00:47:11dans le groupe WhatsApp
00:47:11en question
00:47:12aussi bien des journalistes
00:47:14des écrivains
00:47:15voilà
00:47:15énormément de gens différents
00:47:17qui parlent
00:47:18de la future d'aube
00:47:20qui va être édité
00:47:21au mois de juin
00:47:23c'est-à-dire
00:47:24le livre de Boilem Sansal
00:47:25qui va sortir
00:47:26on parle d'un vieux monsieur
00:47:28malade et orgueilleux
00:47:29voilà
00:47:30on a une manière
00:47:30de parler de lui
00:47:31c'est soit de l'insulte
00:47:32soit plus indirectement
00:47:34un pauvre
00:47:35un pauvre gars
00:47:36qui ne se rend pas compte
00:47:37en fait
00:47:37qui est pris en otage
00:47:39cette fois-ci en France
00:47:40idéologiquement
00:47:40donc il est soit
00:47:41complètement idiot
00:47:43soit
00:47:45soit légitime
00:47:46à recevoir
00:47:47les insultes
00:47:48donc en effet
00:47:49Boilem Sansal
00:47:50a dit
00:47:50bon écoutez
00:47:51si on ne veut pas me publier
00:47:51on ne publie pas
00:47:52si on ne veut pas me lire
00:47:53on ne me lit pas
00:47:53et si on ne veut pas
00:47:55me supporter
00:47:56je vais partir ailleurs
00:47:57et il a expliqué
00:47:58que c'est donc bien
00:48:00cette cabale
00:48:01qui serait la raison
00:48:02de son départ
00:48:03de la France
00:48:03avec une précision importante
00:48:05il estime que les français
00:48:07sont adorables
00:48:08ce sont ses mots
00:48:08il en rencontre beaucoup
00:48:10évidemment depuis
00:48:11qu'il est revenu en France
00:48:12mais dénonce
00:48:12je cite
00:48:13une poignée d'oligarques
00:48:14de la pensée
00:48:14de petits dictateurs
00:48:16de bureaux
00:48:17le problème c'est
00:48:17qu'ils sont minoritaires
00:48:18en France
00:48:19mais qu'ils sont
00:48:20influents
00:48:21dans le milieu
00:48:21dans lequel exerce
00:48:22Boilem Sansal
00:48:23en l'occurrence
00:48:24l'écriture
00:48:25il juge quand même
00:48:26ce petit milieu
00:48:27je cite
00:48:27pire que la dictature
00:48:28en Algérie
00:48:29ce qu'il explique
00:48:30évidemment
00:48:30il dit
00:48:31moi être emprisonné
00:48:32il n'y a pas de problème
00:48:32tant qu'on me laisse penser
00:48:33là c'est l'inverse
00:48:34qui se passe
00:48:34évidemment
00:48:34il n'est pas emprisonné
00:48:35en France
00:48:36mais interdit
00:48:37d'écrire
00:48:38ou en tout cas
00:48:40dénigré
00:48:41pour cette raison précise
00:48:42et par ailleurs
00:48:43régime algérien
00:48:44qu'il veut continuer
00:48:46je cite
00:48:46à critiquer
00:48:47à longueur de journée
00:48:47s'il le souhaite
00:48:48et si c'est encore nécessaire
00:48:50ce qu'on comprend
00:48:51dans les dernières déclarations
00:48:52de Boilem Sansal
00:48:53que ce soit en Belgique
00:48:54ou sur le plateau
00:48:55de LCI ce week-end
00:48:56c'est qu'il s'agit
00:48:57d'un homme
00:48:57qui a passé 80 ans
00:48:59qui est malade
00:48:59qui sort d'un an de prison
00:49:01et qui est terriblement blessé
00:49:03je pense que c'est la chose
00:49:04la plus évidente
00:49:04en réalité
00:49:05quand il prend la parole
00:49:06il a confié
00:49:07ne pas être guéri
00:49:08de l'Algérie
00:49:09il est pourtant
00:49:10contraint
00:49:10à un exil
00:49:11désormais
00:49:12forcé
00:49:13de manière absolument
00:49:14évidente
00:49:14en ce qui le concerne
00:49:15mais il commente aussi
00:49:16la condamnation
00:49:17de son ami
00:49:18Kamel Daoud
00:49:18en disant
00:49:19voilà
00:49:19c'est un exil forcé
00:49:21à nouveau
00:49:21et il se retrouve
00:49:22en procès permanent
00:49:23en France
00:49:24accusé de trahir
00:49:25de dériver
00:49:25de déraper
00:49:26de faire le jeu
00:49:26bon
00:49:27il subit à son tour
00:49:28finalement
00:49:29après une année
00:49:29particulièrement éprouvante
00:49:31cette pression invraisemblable
00:49:32qui détruit littéralement
00:49:33des hommes
00:49:34et de plus en plus
00:49:35régulièrement
00:49:36Charlotte Dornelas
00:49:37comment expliquer
00:49:38que nous en soyons
00:49:39arrivés là ?
00:49:41La règle
00:49:41quand Boilem Sansal
00:49:42était en détention
00:49:43en Algérie
00:49:44était de ne pas parler
00:49:45de sa détention
00:49:46quiconque le faisait
00:49:47était d'extrême droite
00:49:48parce qu'il fallait
00:49:49évidemment aborder
00:49:50les raisons
00:49:50pour lesquelles
00:49:51il était en détention
00:49:52qui étaient des raisons
00:49:54idéologiques
00:49:54politiques
00:49:56à sa détention
00:49:57et en sortant de prison
00:49:58Boilem Sansal
00:49:59en rentrant en France
00:50:00en quittant l'Algérie
00:50:01il choisit
00:50:02en l'occurrence
00:50:03d'honorer
00:50:03et de remercier
00:50:04ceux qui l'ont
00:50:05plutôt bruyamment défendu
00:50:06pendant sa détention
00:50:08il est donc
00:50:08lui-même d'extrême droite
00:50:09puisqu'il ne fallait pas
00:50:10le faire quand il était détenu
00:50:12c'était quand même
00:50:12la moindre des choses
00:50:13qu'il se taisent
00:50:13en rentrant
00:50:14il critique par ailleurs
00:50:15l'Algérie
00:50:16l'islamisme
00:50:17et il continue
00:50:18à mettre la France
00:50:18en garde
00:50:19thèmes qui sont jugés
00:50:21d'extrême droite
00:50:21eux aussi
00:50:22la boucle est bouclée
00:50:23vous savez on a dit
00:50:24beaucoup ces derniers jours
00:50:24enfin on a lu
00:50:25beaucoup ces derniers jours
00:50:26que Boilem Sansal
00:50:27reprenait à son compte
00:50:28des thèses d'extrême droite
00:50:29j'aimerais vraiment bien
00:50:29voir la liste
00:50:30ça m'intéresserait beaucoup
00:50:32donc Boilem Sansal
00:50:34dont la détention
00:50:34était jugée
00:50:35pendant qu'il était détenu
00:50:36Boilem Sansal
00:50:37vous savez
00:50:37le récit
00:50:39le plus admis
00:50:41c'était de dire
00:50:41la détention
00:50:42est évidemment abusive
00:50:43même si on n'aime pas
00:50:44ce qu'il disait
00:50:45bon bah maintenant
00:50:46qu'il est sorti
00:50:47on n'aime pas ce qu'il disait
00:50:48et donc ça justifie
00:50:50le fait de vouloir
00:50:51le faire taire
00:50:51ou de ne pas le publier
00:50:53ce qui est quand même énorme
00:50:53puisque c'est en l'occurrence
00:50:54c'était le but de la détention
00:50:56donc par des moyens détournés
00:50:58on en arrive à la même idée
00:51:01donc l'otage était
00:51:02à la limite défendu
00:51:03à condition qu'il se taise
00:51:04bien sûr
00:51:04qu'il ne choisisse pas
00:51:05d'exercer sa liberté
00:51:06comme il le souhaite
00:51:07et exactement
00:51:08comme il le souhaite
00:51:09il a été reçu
00:51:10à l'Académie de Belgique
00:51:11donc je vous disais
00:51:11il avait été nommé à l'Académie
00:51:13pendant sa détention
00:51:14il a été reçu
00:51:15ces derniers jours
00:51:16il avait appris
00:51:18cette nomination
00:51:18pendant sa détention
00:51:19et il dit lui-même
00:51:20que ça l'avait
00:51:21je cite
00:51:21« sauvé du désespoir
00:51:23et de la noirceur
00:51:23dans lesquelles
00:51:24je m'enfonçais
00:51:25alors irrémédiablement »
00:51:27ça n'était donc pas rien
00:51:28et dans le discours introductif
00:51:30à cette arrivée
00:51:31à l'Académie
00:51:32la polémique agit trop
00:51:34le minuscule milieu
00:51:35pour qu'elle ne soit pas
00:51:36évoquée devant lui
00:51:37donc l'écrivain belge
00:51:38chargé du discours introductif
00:51:40qui salue par ailleurs
00:51:41le grand écrivain
00:51:42ce qui est dénié
00:51:43parfois
00:51:43dans d'autres endroits
00:51:45et bien il a expliqué
00:51:47que Sansal
00:51:47était quand même
00:51:48devenu malgré lui
00:51:49le héros
00:51:49d'une droite décomplexée
00:51:51j'adore toujours
00:51:52cette expression
00:51:53comme dirait Mathieu
00:51:54la droite
00:51:54on l'aime complexée
00:51:55la droite citée
00:51:57si elle est complexée
00:51:58et il a mis en garde
00:52:00Boilem Sansal
00:52:00en face de lui
00:52:01contre le péril
00:52:02de l'emprise de l'argent
00:52:03l'immense classe
00:52:04c'était en fin de discours
00:52:06et plusieurs ont dit
00:52:07mais il n'avait pas le choix
00:52:07il était obligé d'évoquer
00:52:09la liberté
00:52:09et décidément
00:52:11surveillée
00:52:11et pendant ce temps-là
00:52:12on a quelques académiciens belges
00:52:14cette fois-ci
00:52:14alors ils sont minoritaires
00:52:15mais c'est eux qu'on retrouve
00:52:16sur les plateaux de télévision
00:52:17en Belgique aussi
00:52:18qui s'inquiètent
00:52:19je cite franchement
00:52:20il ne faut pas avoir peur
00:52:20du ridicule quand même
00:52:21que le fait que Boilem Sansal
00:52:23entre à l'académie
00:52:24et bien il y en a une
00:52:25qui est inquiète
00:52:25sur le plan démocratique
00:52:27là aussi j'aimerais vraiment
00:52:28qu'elle nous explique
00:52:28en quoi
00:52:30c'est inquiétant
00:52:31et un autre
00:52:33sur un autre plateau
00:52:34juge qu'on a été
00:52:35collectivement trompé
00:52:36sur le personnage
00:52:37le personnage étant
00:52:38Boilem Sansal
00:52:39et notons pourtant
00:52:42que tous ont salué
00:52:44cette fois-ci
00:52:45le grand écrivain
00:52:46qu'il juge
00:52:46qu'il est
00:52:47ce sont donc bien
00:52:48ces idées qui gênent
00:52:49et on a vu
00:52:50ces derniers jours
00:52:51et alors là c'était
00:52:51dans le papier du JDD
00:52:53précisément
00:52:55qui rappelait
00:52:56que Laura Adler
00:52:57sur un plateau de télévision
00:52:58la semaine dernière
00:52:59ne reprenait pas
00:53:00quand on expliquait
00:53:00que Boilem Sansal
00:53:02était un mauvais écrivain
00:53:03ni bon
00:53:04ni gros vendeur
00:53:05Laura Adler
00:53:05qu'il y a un an seulement
00:53:06dans le Nouvel Observateur
00:53:08décrivait Boilem Sansal
00:53:09comme un écrivain mondial
00:53:11d'une qualité
00:53:11absolument exceptionnelle
00:53:13on comprend bien
00:53:14décidément
00:53:15que Boilem Sansal
00:53:16gêne
00:53:16mais pourquoi
00:53:17est-ce qu'il gêne
00:53:19exactement
00:53:19et comment comprendre
00:53:21finalement ce revirement
00:53:22et bien parce que
00:53:23Boilem Sansal
00:53:24est visible
00:53:25il ne lâche rien
00:53:26et la DOXA refuse
00:53:27que la France relève la tête
00:53:28vis-à-vis du régime
00:53:29algérien
00:53:30sa détention
00:53:31et son retour
00:53:32de détention
00:53:33a été un révélateur
00:53:35trop encombrant
00:53:36certains hurlent
00:53:37d'autres détournent la tête
00:53:38à commencer par
00:53:39l'Académie française
00:53:40souvenez-vous
00:53:40quand l'académicien
00:53:41en France cette fois-ci
00:53:42Jean-Christophe Ruffin
00:53:43avait proposé
00:53:45à ses pairs
00:53:45de l'accueillir
00:53:46et bien selon
00:53:47les indiscrétions
00:53:48l'institution
00:53:49l'Académie française
00:53:50donc voulait rester prudente
00:53:51en raison des relations
00:53:52franco-algériennes
00:53:54elle s'inquiétait
00:53:54des conséquences
00:53:55d'une entrée éventuelle
00:53:56de Boilem Sansal
00:53:57et refusait d'entrer
00:53:58dans un jeu politique
00:53:59je précise quand même
00:54:00à tout le monde
00:54:01que se taire
00:54:02pendant qu'un écrivain
00:54:03est en contention
00:54:03en Algérie
00:54:04c'est participer
00:54:06à un jeu politique
00:54:06simplement du côté
00:54:08algérien
00:54:09du régime algérien
00:54:10bref
00:54:10depuis Boilem Sansal
00:54:12y est entré
00:54:12et c'est tant mieux
00:54:13mais on revient finalement
00:54:15à ce que Mathieu
00:54:15nous expliquait
00:54:16sur les écrivains
00:54:17engagés
00:54:18la semaine dernière
00:54:19ça dépend tout simplement
00:54:20de l'engagement
00:54:20on aime les écrivains engagés
00:54:22mais on valide
00:54:23leur engagement avant
00:54:24et Sansal
00:54:25le dit lui-même
00:54:25il a pris la plume
00:54:26comme on enfile
00:54:27une tenue de combat
00:54:28il insiste
00:54:29je n'ai jamais fait
00:54:30de la littérature
00:54:30pour la littérature
00:54:31je me suis mis à écrire
00:54:33parce qu'à un moment donné
00:54:34j'ai cherché à comprendre
00:54:34la dictature
00:54:35et la guerre civile
00:54:37qui sévissaient
00:54:37en Algérie
00:54:38c'est donc la raison
00:54:39pour laquelle Boilem Sansal
00:54:40écrit
00:54:41il écrit pour le raconter
00:54:43il continue à écrire
00:54:44pour alerter la France
00:54:45il le fait toujours
00:54:47et avec plus d'audience
00:54:48désormais
00:54:49on peut tout simplement
00:54:50remarquer ces derniers jours
00:54:51que ce qu'on avait reproché
00:54:52à Rima Hassan
00:54:52vous vous souvenez
00:54:53au moment de voter
00:54:55une résolution européenne
00:54:56les eurodéputés
00:54:56avaient été appelés
00:54:57à voter cette résolution
00:54:59et Boilem Sansal
00:55:00avait dit
00:55:01elle ne l'avait pas votée
00:55:02et elle critiquait
00:55:03les thèses identitaires
00:55:04d'extrême droite
00:55:05de Boilem Sansal
00:55:06c'est finalement
00:55:07devenu la doxa
00:55:08désormais jalousement
00:55:09gardée
00:55:09ça n'était qu'une question
00:55:10de temps
00:55:11et le déclencheur
00:55:12ça a été pour ce que
00:55:13certains nous racontent
00:55:14son arrivée chez Grasset
00:55:16parce que chez Grasset
00:55:17c'est chez Bolloré
00:55:18nous explique des gens
00:55:18qui étaient eux-mêmes
00:55:19chez Grasset
00:55:20donc chez Bolloré
00:55:20depuis deux ans
00:55:22avec beaucoup moins de bruit
00:55:23notons-le quand même
00:55:24Sansal n'a qu'une réponse
00:55:25et je pense que c'est
00:55:26le plus intéressant
00:55:27je le cite encore
00:55:28je ne cherche pas
00:55:29à imposer mes idées aux gens
00:55:30je dis qu'il faut parler
00:55:32débattre
00:55:32c'est un principe
00:55:33civilisationnel
00:55:34débattre
00:55:34c'est éviter la guerre
00:55:35on n'a pas inventé
00:55:36le débat
00:55:37pour le plaisir
00:55:37des conversations
00:55:38et il précise par ailleurs
00:55:40il dit la critique
00:55:41j'ai l'habitude
00:55:41je critique moi-même
00:55:42toute la journée
00:55:43il le dit lui-même
00:55:43donc la critique
00:55:44ne le dérange pas
00:55:45mais là nous sommes passés
00:55:46à l'insulte
00:55:47et là c'en est trop
00:55:48pour cet homme
00:55:49qui a déjà passé un an
00:55:51dans les jôles algériennes
00:55:52l'année dernière
00:55:53que vont-ils dire
00:55:53de Christophe Gleis
00:55:54qui est toujours en prison
00:55:55c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:55:57personne n'en parle
00:55:58non mais c'est quand même
00:55:59extraordinaire
00:56:00on a un journaliste
00:56:01journaliste sportif
00:56:02et ça ne scandalise personne
00:56:06et si on dit cela
00:56:07on devient un facho
00:56:08mais où est ce monde
00:56:11c'est vrai
00:56:11c'est vrai
00:56:12c'est quand même incroyable
00:56:13ce deux points de mesure
00:56:15merci beaucoup
00:56:16Charlotte Dornelas
00:56:17pour ce regard
00:56:19Charles Aloncle est en direct
00:56:21avec nous
00:56:22Charles Aloncle
00:56:22merci
00:56:23on vous a attendu
00:56:24on vous a espéré
00:56:24pendant l'émission
00:56:25vous êtes allé ailleurs
00:56:26mais on vous pardonne quand même
00:56:28première réaction
00:56:29Charles Aloncle
00:56:29vous êtes en visio avec nous
00:56:32comment réagissez-vous
00:56:33à la publication
00:56:34de ce rapport
00:56:35Charles Aloncle
00:56:37merci de votre invitation
00:56:38Christine
00:56:38je vous avoue que
00:56:39c'est un soulagement
00:56:40et en même temps
00:56:41j'ai envie de vous dire
00:56:42que c'est la moindre des choses
00:56:43moi je m'étonne
00:56:44qu'on soumette au vote
00:56:45la seule publication
00:56:46d'un rapport
00:56:47ça devrait être une formalité
00:56:48et dans l'histoire
00:56:49de l'Assemblée
00:56:49ça a d'ailleurs
00:56:50toujours été une formalité
00:56:51le seul précédent
00:56:52c'était la publication
00:56:54d'un rapport
00:56:54sur le financement
00:56:55des syndicats
00:56:55j'observe qu'il y a une majorité
00:56:58extrêmement serrée
00:56:59ça s'est joué
00:57:00de 12 à 10 voix
00:57:02il a fallu concéder
00:57:03un certain nombre
00:57:05il a fallu concéder
00:57:06quelques concessions
00:57:08mais non
00:57:09je suis ravi
00:57:10de la publication
00:57:11de ce rapport
00:57:11parce que
00:57:12c'est un exercice
00:57:13de salubrité publique
00:57:14moi depuis le début
00:57:15j'indiquais que mon rôle
00:57:16dans cette commission d'enquête
00:57:17c'était de braquer
00:57:18un projecteur
00:57:18sur les dérives
00:57:19sur les dysfonctionnements
00:57:20de l'audiovisuel public
00:57:23pour proposer des recommandations
00:57:25pour mieux sauver
00:57:26les missions
00:57:27de l'audiovisuel public
00:57:27donc je ne peux que me réjouir
00:57:29simplement
00:57:29j'observe une chose
00:57:30c'est que la gauche
00:57:31a voté
00:57:32comme un seul homme
00:57:33et d'une seule voix
00:57:34la censure de ce rapport
00:57:36et j'avais l'impression aussi
00:57:37que les critiques
00:57:38qu'on pouvait formuler
00:57:39à l'égard
00:57:40de l'audiovisuel public
00:57:41étaient prises aussi
00:57:42comme des critiques
00:57:43quasiment personnelles
00:57:44des députés gauche
00:57:45qui voulaient
00:57:46d'une certaine façon
00:57:46aussi sauver leurs intérêts
00:57:49donc voilà
00:57:50du soulagement
00:57:51évidemment
00:57:51mais encore une fois
00:57:53ça devrait être
00:57:53une simple formalité
00:57:54voter pour la publication
00:57:55d'un rapport
00:57:56ça me paraît évident
00:57:58en tout cas
00:57:59dans un fonctionnement
00:57:59parlementaire
00:58:00et démocratique
00:58:01Charles Allon
00:58:02je ne vais pas vous cacher
00:58:03que nous sommes un peu
00:58:03en train de sourire
00:58:04puisque vous êtes un peu
00:58:04à l'envers
00:58:05est-ce que vous pouvez
00:58:05mettre la vidéo
00:58:06tout droit
00:58:08parce qu'effectivement
00:58:09dans la précipitation
00:58:10on a voulu vous avoir
00:58:12par un visio
00:58:12avec votre téléphone
00:58:13ce n'est pas si facile
00:58:15d'improviser en direct
00:58:17est-ce que là
00:58:18vous êtes tout droit
00:58:19est-ce qu'on peut
00:58:19me valider
00:58:21que tout est bien ok
00:58:22oui
00:58:23donc
00:58:24est-ce que vous pouvez
00:58:26comprendre
00:58:26qu'est-ce que vous répondez
00:58:27Charles Allon
00:58:28que là tous
00:58:28ceux qui vous ont critiqué
00:58:30qui vous ont malmené
00:58:31qui vous ont dit
00:58:32que vous vous couchez
00:58:33devant l'extrême droite
00:58:34est-ce que ce soir
00:58:36avec la publication
00:58:36de ce rapport
00:58:37vous vous dites
00:58:38ouf
00:58:38c'est la preuve
00:58:39que j'avais raison
00:58:40ou bien
00:58:41vous passez
00:58:42ces critiques
00:58:43de revers de la main
00:58:45je pense que
00:58:46ceux qui ont pu émettre
00:58:47ces critiques
00:58:48d'ailleurs avant même
00:58:49que la commission d'enquête
00:58:50soit créée
00:58:51il y a eu un vrai front
00:58:52de la gauche
00:58:52et des macronistes
00:58:53qui se sont opposés
00:58:55par vote
00:58:55à la création
00:58:56de cette commission d'enquête
00:58:57qui est pourtant de droit
00:58:58pour tous les groupes
00:59:00d'opposition
00:59:00ce sont les mêmes
00:59:01qui aujourd'hui
00:59:02ont essayé
00:59:03de faire barrage
00:59:04et de censurer
00:59:04vous savez
00:59:05j'ai essayé
00:59:07de faire fi
00:59:07de ces critiques
00:59:08j'ai essayé vraiment
00:59:09d'être le plus engagé possible
00:59:11dans ma mission
00:59:12je regrette simplement
00:59:13que ceux qui nous parlent
00:59:14de démocratie
00:59:14à longueur de temps
00:59:15sont les premiers
00:59:16à vouloir censurer
00:59:17des recommandations
00:59:18qui ne sont que matière
00:59:19à nourrir le débat
00:59:20matière à nourrir la réflexion
00:59:22quand vous voyez
00:59:22des entreprises
00:59:23comme France Télévisions
00:59:24qui sont menacées
00:59:25de dissolution
00:59:26qui ont cumulé
00:59:27un déficit
00:59:27de plusieurs dizaines
00:59:28de millions d'euros
00:59:29qui ont une trésorerie négative
00:59:30qui ont des capitaux propres
00:59:32inférieurs
00:59:32à la moitié du capital social
00:59:34quand vous voyez
00:59:35que certains députés
00:59:35prônent le statu quo
00:59:36et refusent même
00:59:38qu'on puisse émettre
00:59:39la moindre recommandation
00:59:40pour sauver ces entreprises
00:59:41je vous avoue
00:59:42que ça me dépasse
00:59:43moi je viens du monde
00:59:44de l'entrepreneuriat
00:59:45j'ai peu d'heures de vol
00:59:47politiques à mon actif
00:59:48j'ai été élu
00:59:48il y a un peu plus
00:59:49d'un an et demi
00:59:50et je continue
00:59:51à trouver étonnant
00:59:52et même indigne
00:59:53de notre vocation
00:59:54de parlementaire
00:59:55puisque à l'Assemblée nationale
00:59:57on ne fait pas
00:59:57que voter des lois
00:59:59les français nous demandent
01:00:00aussi d'évaluer
01:00:01les politiques publiques
01:00:01c'est inscrit
01:00:02dans l'article 24
01:00:03de la Constitution
01:00:04je regrette
01:00:05que certains parlementaires
01:00:06quand on fait notre mission
01:00:07quand on fait notre travail
01:00:08d'évaluer notamment
01:00:09les politiques publiques
01:00:11on est un tel tir de barrage
01:00:12donc je le déplore
01:00:13mais j'ai essayé
01:00:14de faire fuite
01:00:14de ces critiques
01:00:15pour être le plus sérieux
01:00:16et le plus engagé possible
01:00:18dans cette mission
01:00:18Charles Aloncle en direct
01:00:19avec nos Mathieu Bocotten questions
01:00:21alors j'ai l'impression
01:00:23ayant suivi cette commission
01:00:24que tant que vous critiquiez
01:00:26l'orientation idéologique
01:00:27du service public
01:00:28on disait
01:00:28bon très bien
01:00:29cause toujours mon lapin
01:00:30c'est pas très grave
01:00:31à partir du moment
01:00:32où vous avez nommé
01:00:33le rôle des sociétés
01:00:34de production
01:00:34et l'ensemble des sommes
01:00:36autrement dit
01:00:36l'espèce de gabegé
01:00:37du service public
01:00:38vous aviez touché
01:00:39une forme de forteresse
01:00:41interdite
01:00:41avez-vous eu aussi
01:00:42cette impression ?
01:00:44absolument
01:00:45absolument
01:00:45et cette commission d'enquête
01:00:47a été organisée
01:00:47de façon thématique
01:00:48au début on s'est intéressé
01:00:49à la neutralité
01:00:50ensuite on s'est intéressé
01:00:52au fonctionnement
01:00:52et à la fin
01:00:53on s'est intéressé
01:00:54notamment à ce milliard
01:00:56d'euros par an
01:00:57attribué par France Tavision
01:00:58à quelques sociétés
01:01:00de production
01:01:00pour produire
01:01:01des contenus
01:01:02et des programmes
01:01:02du service public
01:01:03donc vous avez une entreprise
01:01:05comme France Tavision
01:01:05qui compte 9000 salariés
01:01:07qui bénéficient
01:01:08d'un cadre social
01:01:08très confortable
01:01:10et qui pourtant
01:01:11externalisent
01:01:11des missions essentielles
01:01:12comme par exemple
01:01:13des émissions d'information
01:01:14des émissions de débat
01:01:15et d'opinion
01:01:16c'est le cas
01:01:16de nombre d'émissions
01:01:18sur France 5
01:01:18vous savez
01:01:19c'est ce soir
01:01:20c'est politique
01:01:20c'est à vous
01:01:21c'est dans l'air
01:01:21qui sont confiés
01:01:22à des sociétés de production
01:01:24pour des montants
01:01:24non négligeables
01:01:25et donc moi j'invite
01:01:27les députés gauche
01:01:27et macronistes
01:01:28qui s'émeuvent
01:01:29et qui s'alarment
01:01:30d'une éventuelle privatisation
01:01:31je les invite
01:01:32à dénoncer
01:01:33ce phénomène
01:01:34de privatisation
01:01:35qui est aujourd'hui
01:01:35en cours
01:01:36sur le service public
01:01:37qui est en cours
01:01:38chez France Tavision
01:01:39et je crois
01:01:40que vous avez été perspicace
01:01:41mais plus je me suis intéressé
01:01:42à ce milliard de contrats
01:01:44notamment
01:01:44au contrat passé
01:01:45avec MediaOne
01:01:47qui est la première société
01:01:48de production
01:01:48à bénéficier
01:01:49de ces contrats
01:01:50avec France Tavision
01:01:50fondé par M. Pigasse
01:01:52qui figurait
01:01:54et qui s'affichait
01:01:55avec le parti socialiste
01:01:56il y a quelques jours
01:01:57fondé par M. Niel
01:01:58plus je me suis intéressé
01:01:59à ces contrats
01:02:00plus j'ai eu
01:02:01une opposition
01:02:02quand même très forte
01:02:03plus j'ai eu aussi
01:02:04des articles
01:02:05bien souvent mensongers
01:02:06et qui me calomniaient
01:02:07notamment de la part
01:02:08de médias détenus
01:02:09par M. Niel
01:02:10et M. Pigasse
01:02:11donc effectivement
01:02:12l'opposition a été
01:02:13la plus forte
01:02:14quand je me suis intéressé
01:02:15au sujet financier
01:02:16et notamment au contrat passé
01:02:17avec ces sociétés de production
01:02:19Charles Laloncle
01:02:20dernière question
01:02:21on vous a gardé
01:02:22le meilleur pour la fin
01:02:24si je puis dire
01:02:25pourquoi
01:02:26nous avons
01:02:26sur le plateau
01:02:27il vous posera
01:02:28la dernière question
01:02:29Nicolas Perruchot
01:02:30auteur de l'unique rapport
01:02:32qui n'a jamais
01:02:33été publié
01:02:34sous la 5ème République
01:02:36un rapporteur
01:02:38qui ressemble
01:02:39qui s'identifie
01:02:40un peu à vous
01:02:41qui a été critiqué
01:02:42malmené
01:02:43mais son rapport
01:02:44n'a jamais été publié
01:02:45sur l'argent
01:02:46des syndicats
01:02:474 milliards d'euros
01:02:49il veut vous poser
01:02:50la dernière question
01:02:51ce soir
01:02:51Nicolas Perruchot
01:02:52Bonsoir Charles
01:02:53et félicitations
01:02:54pour ce super travail
01:02:55et bravo pour le vote favorable
01:02:56j'ai pas eu la même chance
01:02:57il y a 15 ans
01:02:58donc je mesure
01:02:59combien c'est important
01:03:00et c'est précieux
01:03:00une petite question
01:03:01le 25 juin prochain
01:03:02votre groupe
01:03:03va avoir sa niche
01:03:05d'opportunités parlementaires
01:03:06est-ce que vous comptez
01:03:08ce jour-là
01:03:09en tout cas
01:03:09proposer quelques PPL
01:03:10dans la lignée du travail
01:03:12que vous avez fait
01:03:12des 80 propositions
01:03:13Très rapidement
01:03:14on a terminé
01:03:14merci Charles Laloncle
01:03:15on voit que vous connaissez bien
01:03:16le fonctionnement parlementaire
01:03:18effectivement
01:03:18il y a cette occasion
01:03:20et avec Eric Ciotti
01:03:21ce sera à lui de décider
01:03:23et je suis très reconnaissant
01:03:24parce que c'est lui
01:03:25qui a eu cette initiative
01:03:26de commission d'enquête
01:03:27moi je proposerai
01:03:29ce sera d'ailleurs
01:03:31l'occasion
01:03:31de la réunion
01:03:32du groupe UDR demain
01:03:33mais je proposerai
01:03:34le dépôt
01:03:35d'une proposition de loi
01:03:36notamment discutée
01:03:37dans le cadre
01:03:38de cette niche
01:03:38et je vais vous faire
01:03:39un aveu
01:03:40j'espère qu'on pourra
01:03:41notamment légiférer
01:03:42sur ces conflits d'intérêts
01:03:43entre la direction
01:03:45de l'audiovisuel public
01:03:46et ses sociétés de production
01:03:47parce qu'encore une fois
01:03:49ça n'obéit à aucune loi
01:03:50donc il y a un vrai travail
01:03:51de vigilance
01:03:52et de probabilité à effectuer
01:03:53Merci Charles Laloncle
01:03:55d'avoir été en direct
01:03:56avec nous ce soir
01:03:57en dépit des problèmes techniques
01:03:59et de concurrence
01:04:00attention je vous ai à l'oeil
01:04:01merci à tous
01:04:03pour cette émission
01:04:04merci
01:04:04merci Charles Laloncle
01:04:06encore
01:04:06pour cette présence
01:04:09sur notre plateau
01:04:10tout de suite
01:04:11l'heure des pros de Pascal Praud
01:04:12merci à tous
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