00:00Analyse et Kepedine, depuis le début du conflit en Iran, certains proxys brillent par leur absence.
00:04C'est le cas des Houthis, les rebelles yéménites et alliés fidèles de l'Iran.
00:08Ils n'ont mené aucune attaque.
00:09Oui, il y a deux grandes explications qui expliquent cette absence.
00:13La première, c'est que les Houthis préfèrent se concentrer sur la consolidation de leur pouvoir interne sur la scène
00:20yéménite.
00:20C'est vrai qu'ils sortent d'une guerre civile cinglante.
00:24Donc d'une part, il y a cette situation au Yémen avec un équilibre très fragile
00:28et les grandes puissances du Golfe qui interviennent.
00:31Il y a d'ailleurs peut-être une petite lueur d'espoir pour les Houthis de ramener l'Arabie saoudite
00:35à la table des négociations.
00:36L'Arabie saoudite qui leur a mené une guerre sans merci.
00:40Et d'autre part, les Houthis, ils sont aussi très affaiblis après les attaques américaines de l'année dernière.
00:45Des attaques qui ont complètement détruit leur réseau de communication,
00:48qui ont complètement détruit la chaîne de commandement.
00:51Donc c'est vraiment compliqué du point de vue logistique et militaire
00:53d'ouvrir un autre front contre l'ennemi américano-israélien qui est beaucoup plus puissant.
00:59Donc vous voyez dans ce scénario-là, ils ne rentreraient en guerre que s'ils étaient attaqués directement.
01:04Alors l'autre explication, c'est peut-être qu'ils attendent le bon moment.
01:07Oui, c'est ce que craint Israël et c'est aussi ce que laisse entendre le nouveau guide suprême
01:11dans sa première déclaration officielle, Mojtabar Khamenei,
01:14qui a affirmé que l'Iran pourrait ouvrir des nouveaux fronts dans le conflit.
01:17Évidemment, tout le monde a pensé au Yémen, surtout qu'il a mentionné directement le Yémen dans son discours
01:23en disant que les courageux yéménites n'ont jamais arrêté de défendre le peuple innocent de Gaza.
01:29Les Houthis, eux aussi, ils laissent planer le doute, avec leur chef Abdulmalik Alhouti
01:33qui a répété plusieurs fois que les rebelles ont le doigt sur la gâchette.
01:38Vous voyez dans ce scénario-là, on serait dans une attente stratégique tout à fait coordonnée avec l'Iran,
01:43qui lui s'attend à une guerre longue, à une guerre de résistance,
01:45et qui connaît son infériorité sur le plan militaire par rapport à Israël et par rapport aux Etats-Unis.
01:50Donc il faut doser la pression, occuper les Israéliens d'abord sur le front libanais,
01:54puis ouvrir le front yéménite seulement dans un second temps
01:57pour permettre aux Iraniens de reprendre un tout petit peu de souffle.
02:00Mais au final, à la Nézakia Pellini, les Iraniens n'ont plus beaucoup d'alliés.
02:03Non, pas vraiment. Il y a le Hamas palestinien qui est à genoux,
02:07il y a le Hezbollah libanais qui lui aussi est ciblé par Israël,
02:11qui veut cette fois-ci saisir l'occasion de le défaire complètement.
02:14Il y a des milices irakiennes qui, elles, oui, arrivent à attaquer des bases occidentales en Irak,
02:19mais qui n'ont pas une force de frappe immense au-delà de ça.
02:23Bref, cet axe de la résistance est quand même très très affaibli,
02:26mais pas encore vaincu.
02:27Donc les outils restent une des rares forces de l'axe encore intacte
02:30et qui pourrait être la dernière carte à jouer pour Terran.
02:33Le Monde qui Bouge, c'était retrouvé un replay en podcast sur l'application BFM Business.
02:36– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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