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  • il y a 13 minutes
Ce lundi 16 mars, dans sa chronique, Annalisa Cappellini est revenue sur les Houthis, rebelles yéménites et alliés fidèles de l'Iran, et sur leur absence dans le conflit depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans Good Morning Business, présentée par Laure Closier sur BFM Business.

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Transcription
00:00Analyse et Kepedine, depuis le début du conflit en Iran, certains proxys brillent par leur absence.
00:04C'est le cas des Houthis, les rebelles yéménites et alliés fidèles de l'Iran.
00:08Ils n'ont mené aucune attaque.
00:09Oui, il y a deux grandes explications qui expliquent cette absence.
00:13La première, c'est que les Houthis préfèrent se concentrer sur la consolidation de leur pouvoir interne sur la scène
00:20yéménite.
00:20C'est vrai qu'ils sortent d'une guerre civile cinglante.
00:24Donc d'une part, il y a cette situation au Yémen avec un équilibre très fragile
00:28et les grandes puissances du Golfe qui interviennent.
00:31Il y a d'ailleurs peut-être une petite lueur d'espoir pour les Houthis de ramener l'Arabie saoudite
00:35à la table des négociations.
00:36L'Arabie saoudite qui leur a mené une guerre sans merci.
00:40Et d'autre part, les Houthis, ils sont aussi très affaiblis après les attaques américaines de l'année dernière.
00:45Des attaques qui ont complètement détruit leur réseau de communication,
00:48qui ont complètement détruit la chaîne de commandement.
00:51Donc c'est vraiment compliqué du point de vue logistique et militaire
00:53d'ouvrir un autre front contre l'ennemi américano-israélien qui est beaucoup plus puissant.
00:59Donc vous voyez dans ce scénario-là, ils ne rentreraient en guerre que s'ils étaient attaqués directement.
01:04Alors l'autre explication, c'est peut-être qu'ils attendent le bon moment.
01:07Oui, c'est ce que craint Israël et c'est aussi ce que laisse entendre le nouveau guide suprême
01:11dans sa première déclaration officielle, Mojtabar Khamenei,
01:14qui a affirmé que l'Iran pourrait ouvrir des nouveaux fronts dans le conflit.
01:17Évidemment, tout le monde a pensé au Yémen, surtout qu'il a mentionné directement le Yémen dans son discours
01:23en disant que les courageux yéménites n'ont jamais arrêté de défendre le peuple innocent de Gaza.
01:29Les Houthis, eux aussi, ils laissent planer le doute, avec leur chef Abdulmalik Alhouti
01:33qui a répété plusieurs fois que les rebelles ont le doigt sur la gâchette.
01:38Vous voyez dans ce scénario-là, on serait dans une attente stratégique tout à fait coordonnée avec l'Iran,
01:43qui lui s'attend à une guerre longue, à une guerre de résistance,
01:45et qui connaît son infériorité sur le plan militaire par rapport à Israël et par rapport aux Etats-Unis.
01:50Donc il faut doser la pression, occuper les Israéliens d'abord sur le front libanais,
01:54puis ouvrir le front yéménite seulement dans un second temps
01:57pour permettre aux Iraniens de reprendre un tout petit peu de souffle.
02:00Mais au final, à la Nézakia Pellini, les Iraniens n'ont plus beaucoup d'alliés.
02:03Non, pas vraiment. Il y a le Hamas palestinien qui est à genoux,
02:07il y a le Hezbollah libanais qui lui aussi est ciblé par Israël,
02:11qui veut cette fois-ci saisir l'occasion de le défaire complètement.
02:14Il y a des milices irakiennes qui, elles, oui, arrivent à attaquer des bases occidentales en Irak,
02:19mais qui n'ont pas une force de frappe immense au-delà de ça.
02:23Bref, cet axe de la résistance est quand même très très affaibli,
02:26mais pas encore vaincu.
02:27Donc les outils restent une des rares forces de l'axe encore intacte
02:30et qui pourrait être la dernière carte à jouer pour Terran.
02:33Le Monde qui Bouge, c'était retrouvé un replay en podcast sur l'application BFM Business.
02:36– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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