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Les clefs d'une vie de Florian Hassique
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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-03-09##
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PersonnesTranscription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:06Jouer au basket vous a appris à sauter des obstacles
00:09et à multiplier des ballons d'essai
00:11qui vous ont conduit vers d'autres jeux,
00:13ceux d'un travail d'équipe avec des actrices et des acteurs
00:16et le public pour arbitre.
00:18Bonjour Florent Essic.
00:20Bonjour Jacques Pessis.
00:21Alors Florent Essic, on ne vous a jamais reçu dans les clés d'une vie,
00:23mais vous connaissez bien Sud Radio.
00:24On va évoquer ce DVD, la tournée,
00:27votre dernier film, votre parcours
00:29qui est totalement atypique dans le cinéma
00:31et c'est heureux puisque
00:34ici nous sommes là pour recevoir des gens atypiques
00:37et ne pas faire comme tout le monde
00:38et nous parlons vrai.
00:39Alors le principe, vous le connaissez, ce sont des dates clés
00:42et la première que j'ai trouvée, elle ne vous concerne pas directement
00:45mais elle est importante dans votre parcours.
00:48Le 14 décembre 1994 sort ce film.
00:56Un intérêt dans la ville qui a été déterminant de votre parcours de cinéaste.
01:00Oui, oui, oui, parce que c'est l'un des premiers films,
01:04il y en a eu d'autres, mais celui-ci effectivement,
01:06Thierry Lhermitte, Patrick Timsit,
01:07Thierry Lhermitte, un duo bien connu de tous les Français.
01:12Et c'est vrai que c'est ce film,
01:13je pense que je connais toutes les répliques de ce film par cœur,
01:17tous les personnages, toutes les situations.
01:19Et c'est vraiment ce film qui m'a donné envie.
01:21Alors au début, je m'identifiais plus à Ludwig Briand
01:26qui joue Le Petit Indien.
01:27Oui, Mimicicu.
01:28Mimicicu.
01:29Ça veut dire pipi de chat d'ailleurs.
01:30Il paraît, il paraît.
01:31Je n'ai jamais vérifié cet info.
01:33Mais voilà.
01:34Et c'est vrai qu'à partir de ce moment-là,
01:38je me suis dit que c'était beau de raconter des histoires
01:40et qu'il n'y a que dans les films finalement
01:42qu'on peut s'évader, aller dans d'autres pays.
01:46Et en une heure et demie, on fait le tour du monde en fait.
01:48Et Ludwig Briand, pour votre information,
01:50a quitté le métier d'acteur.
01:51Il est devenu greffier.
01:52Et bien comme quoi, on peut faire rêver en début de carrière
01:55et puis après, beaucoup moins.
01:56Mais il en faut.
01:57Alors, vous avez grandi loin des paysages,
01:59dans la ville,
02:01Florent et Scyc,
02:03puisque vous êtes né, je crois, à Saint-Germain-en-Laye,
02:05terre de cinéma,
02:06puisque même le premier film muet des Trois Mousquetaires,
02:08en 1921,
02:09a été tourné à Saint-Germain-en-Laye.
02:11Je ne le savais pas.
02:12Je le découvre.
02:13Saint-Germain-en-Laye, très belle ville.
02:14Effectivement, je suis né là-bas
02:16et fier d'être né là-bas.
02:17Et puis, à 5 ans,
02:19pour raison familiale,
02:21vous vous retrouvez près d'Angers,
02:23à Seche-sur-le-Loire.
02:24Tout à fait.
02:25Effectivement, mes parents,
02:26ma mère, en l'occurrence,
02:29étaient fonctionnaires et travaillaient aux impôts.
02:31Voilà, un métier très populaire.
02:33Oh combien populaire.
02:35Et effectivement,
02:36elle a été mutée dans un petit village à côté d'Angers.
02:39Et donc, on a tout quitté.
02:42Moi, je n'avais pas grand-chose à quitter.
02:44Mais c'est vrai que j'étais quand même attaché
02:45à la personne qui me gardait
02:48après la maternelle.
02:50Voilà.
02:51Et il a fallu tout refaire à 300 kilomètres.
02:54Oui, mais en grandissant en pleine nature à la campagne,
02:57ce qui était un bonheur,
02:58Florent et Sik.
02:59Ah oui, oui, ça c'est vrai que...
03:01Alors, je n'ai pas de moyens de comparaison
03:02parce que c'est vrai que je ne me rappelle pas beaucoup
03:06de mes années en région parisienne
03:08avant mes 5 ans.
03:09Mais c'est vrai que l'avantage
03:11d'être dans un petit village,
03:13au bon air,
03:14j'ai pu tout faire.
03:16J'ai fait tous les sports possibles
03:18et j'ai côtoyé tous les animaux possibles.
03:21C'est vraiment très épanouissant
03:22pour le petit garçon que j'étais.
03:24Oui, je crois que vous rapportiez
03:26des poules et des lapins à la maison
03:27par dizaines.
03:28Mais vous êtes bien renseigné.
03:30Vous êtes très bien.
03:30Oui, oui, j'ai tout rapport.
03:31J'ai rapporté des cailles, des poules,
03:33des lapins, des poussins.
03:35Je pense que je commandais tout
03:37dans le dos de mes parents,
03:38dans l'animalerie du coin.
03:40Mais un jour, je me suis fait griller
03:41parce qu'évidemment,
03:42la personne qui tenait l'animalerie
03:44connaissait mes parents.
03:45Et un jour, je suis rentré à la maison.
03:46J'ai pris une petite avoinée,
03:49comme on dit.
03:50Parce que je ne sais plus,
03:51j'avais dû commander
03:52une cinquantaine de poussins
03:53parce qu'on ne pouvait pas
03:53les commander individuellement.
03:55Et donc, la personne,
03:56j'avais donné le numéro.
03:57Il n'y avait pas de portable à l'époque.
03:58J'avais donné le numéro de la maison
04:00et l'animalerie avait appelé mon père
04:02en disant vos poussins sont prêts.
04:04Ils sont arrivés.
04:05Il a dit quel poussin ?
04:05Il a dit votre fille s'est passée
04:07nous commander 50 poussins.
04:08Voilà, donc on n'a jamais eu
04:10ces poussins-là.
04:12Mais moi, je me rappelle encore
04:13de ma rentrée de classe.
04:15Alors, à l'époque,
04:17vous organisez déjà,
04:18j'ai investi,
04:18des spectacles familiaux.
04:20Parce que vous rêvez
04:21d'être clown.
04:22Oui, c'est vrai que
04:23ma grande passion,
04:25et j'ai encore cette passion,
04:26mais ma grande passion
04:26quand j'étais plus jeune,
04:27c'était le cirque
04:28et le domaine du clown.
04:31Donc, j'ai fait l'école du cirque.
04:32Et c'est vrai que
04:33tous les dimanches,
04:35au moment des repas de famille,
04:37etc.,
04:37il y avait forcément
04:38le spectacle de clown.
04:39Et l'école du cirque,
04:40c'était à près d'Angers ?
04:42Oui, il y avait une compagnie
04:43qui s'appelait
04:43la compagnie Jobitume,
04:45qui doit toujours s'appeler
04:45la compagnie Jobitume.
04:46Et je faisais des stages
04:47pendant toutes les vacances.
04:49Ce qui est vraiment bien
04:51dans l'apprentissage du clown,
04:52je trouve,
04:53c'est qu'on apprend tout.
04:54On apprend à jongler,
04:55on apprend le monocycle,
04:56on apprend à marcher
04:57sur une balle,
04:58on apprend tout.
04:59Il faut savoir tout faire.
05:01Et ça, c'est vraiment
05:02quelque chose qui me plaisait.
05:03Oui, en même temps,
05:04il ne faut pas oublier
05:04la première école du cirque géniale,
05:06c'était Annie Fratellini
05:07avec Pierre et Texte.
05:08Elle a été quand même
05:09la première femme clown blanc.
05:12Elle a joué du concertina.
05:14Et ensuite,
05:15elle a été à l'Olympia
05:15comme chanteuse.
05:18Et elle a tourné au cinéma
05:19avec René Clair et Fellini quand même.
05:21Mais ça, c'est une sacrée carrière.
05:22Et puis, vous avez également songé,
05:24je crois,
05:24à devenir vétérinaire.
05:26Oui, alors j'y ai songé.
05:27C'est-à-dire que
05:28j'ai une grande passion
05:29pour les animaux.
05:31Le seul problème,
05:32c'est que c'est quand même
05:33des études assez longues.
05:34et qu'il faut être
05:38assez bon
05:39en tout ce qui est mathématiques.
05:41Mais ce n'était pas
05:42ma matière préférée.
05:43Donc, disons que
05:43quand j'étais plus jeune,
05:44je voulais être vétérinaire.
05:46Puis, à un moment donné,
05:46la réalité du terrain
05:47a repris le dessus.
05:49Et puis, la réalité,
05:49hélas, c'est la disparition
05:51de votre mère
05:51quand vous avez 13 ans
05:52et qui change tout pour vous.
05:54Oui, ça change tout
05:55parce que
05:56je pense que
05:57quand on est jeune,
05:58il y a ce côté insouciant.
06:00Et les parents,
06:01c'est un socle.
06:02C'est un roc.
06:03C'est indestructible.
06:04Et c'est vrai qu'en plus,
06:06ma maman est partie
06:07un peu du jour au lendemain.
06:09On lui a diagnostiqué
06:10un cancer
06:10et trois semaines après,
06:11elle était décédée.
06:13Et là,
06:15c'est un petit peu
06:16tout son monde,
06:18tout l'univers d'enfants
06:19que je connaissais
06:20qui s'écroule.
06:21Et à partir du moment
06:23où j'ai compris
06:23qu'on pouvait finalement
06:25tout perdre,
06:26tout ce qu'on a toujours connu,
06:27nos bases,
06:27notre socle social,
06:29éducatif, etc.
06:31je crois que c'est là
06:33comment dire
06:34que dans ma tête,
06:35il y a eu quelque chose
06:36qui s'est passé
06:36en disant
06:37en fait,
06:37il faut faire ce qu'on a envie.
06:39Il faut aller au bout
06:39parce que
06:40si ça se trouve,
06:40demain,
06:41on ne sera plus là.
06:42Et à quoi finalement
06:43ça sert tout ça ?
06:44Moi,
06:44j'ai connu ma maman
06:46qui travaillait aux impôts
06:47mais travaillait énormément.
06:48C'est-à-dire que
06:49les heures sup n'étaient pas payées
06:50mais elle,
06:51elle en faisait beaucoup.
06:52Et je me suis dit
06:53tout ça pour quoi ?
06:53Pour décéder à 48 ans ?
06:55Alors peut-être
06:56qu'il faut
06:58vivre ses rêves.
06:59Oui,
07:00exactement
07:00et vivre sa vie
07:01et rêver sa vie.
07:02Et puis,
07:03il y a quand même
07:03un problème,
07:04c'est un jour à l'école
07:05après la mort de votre mère,
07:07on vous a lancé une phrase
07:08que vous n'avez jamais oubliée
07:09et qui vous a marquée.
07:11Absolument.
07:12Mais vous êtes très bien renseigné.
07:14C'est une prof
07:15de physique chimie.
07:18Donc,
07:18je n'étais pas allé en cours
07:19pendant 15 jours
07:20puisqu'il y avait eu le décès,
07:21il y avait eu les obsèques,
07:22etc.
07:22Et puis,
07:23donc je reviens
07:24et il y a un devoir
07:26que je n'avais pas fait
07:27puisque je n'avais pas
07:28tous les éléments.
07:29Donc,
07:29je vais la voir
07:29en début de cours
07:30en m'excusant
07:31et en disant
07:31que je n'ai pas pu faire
07:33le devoir
07:33puisque je n'étais pas là
07:35et que je n'avais pas
07:35ces éléments.
07:36Elle me dit
07:36d'aller m'asseoir
07:37à ma place
07:39et là,
07:40très froidement,
07:41de manière
07:42totalement
07:44inattendue,
07:45elle me dit
07:45alors que ce soit
07:46bien clair,
07:47Florian,
07:48ce n'est pas parce
07:48que ta mère est morte
07:49qu'on va toutes passer.
07:52Et là,
07:52j'avoue
07:52que je n'ai pas compris,
07:53surtout que j'étais
07:54un très bon élève,
07:56je n'avais pas de problème
07:57de comportement,
07:59donc je n'ai pas compris
08:00et vraiment,
08:01je crois que c'est vraiment
08:02à ce moment-là
08:02où j'ai dit
08:03oula,
08:04là,
08:05ça ne va pas se passer
08:05comme ça.
08:06Et ce qui vous a sauvé
08:07finalement,
08:08c'est que votre père
08:09était à la retraite
08:10donc il était là
08:11tous les jours.
08:12Oui,
08:12c'est vrai que
08:14la chance
08:14que j'ai eue
08:15dans ce drame,
08:17c'est que
08:18moi,
08:19je passais quasiment
08:20l'essentiel de mon temps
08:21avec mon papa
08:21puisqu'effectivement,
08:22il était à la retraite,
08:23il était là
08:23tous les soirs,
08:24il m'emmenait faire
08:24un sport différent
08:26et ma maman,
08:27je la voyais le week-end
08:28mais comme,
08:29enfin je la voyais aussi
08:30un peu la semaine
08:30mais comme elle rentrait
08:31tard le soir,
08:32moi je partais tôt le matin
08:33à l'école,
08:34c'était un peu plus compliqué
08:35et en fait,
08:37dans l'équilibre familial,
08:39c'est vrai que
08:39pour mon père,
08:40ça a dû changer
08:40beaucoup de choses
08:41mais pour moi,
08:42il n'y a pas eu
08:43une très grosse différence
08:44tout de suite
08:45parce qu'effectivement,
08:46je passais beaucoup de temps
08:46avec mon père
08:47et qu'il s'occupait
08:48beaucoup de moi.
08:49Alors,
08:49votre première passion sportive,
08:51c'était le football
08:51mais votre mère n'appréciait pas
08:53parce que ça salissait
08:54les vêtements.
08:55Exactement,
08:56ça salissait les vêtements,
08:57elle n'avait pas envie
08:57de laver la boue
08:59l'hiver
08:59sur les terrains
09:01approximatifs
09:01qu'on peut avoir
09:03dans les petits villages
09:04et elle avait peur
09:06que je sois malade
09:07tout le temps
09:07donc le foot,
09:09c'était non.
09:09Et puis,
09:10je crois en plus
09:10que les terrains de foot
09:12à l'époque
09:12avaient été créés
09:14grâce aux tanneries
09:15en Jevine
09:16qui avaient eu
09:17l'horreur de gloire
09:18depuis la guerre de 1914
09:19et qui avaient financé
09:20ces terrains de sport,
09:21la piscine,
09:22enfin tout un centre sportif.
09:23Oui,
09:23absolument,
09:24mais vous êtes très très bien
09:24renseigné.
09:26Oui,
09:26alors les tanneries,
09:27il n'y a plus trace
09:28maintenant à Sèche
09:29mais effectivement,
09:30ils étaient juste en face
09:31le collège
09:32où j'étais,
09:33le collège Valais-du-Loire
09:34et il y avait effectivement
09:36tout un complexe,
09:37il y avait une piscine
09:37qui n'y a plus non plus
09:39et un terrain de foot,
09:41il y avait les terrains de tennis,
09:42le terrain de rugby
09:42juste à côté de l'école,
09:44juste à côté de chez moi.
09:45Et puis,
09:46vous découvrez le basket ?
09:47Oui,
09:48un peu par hasard
09:49parce que j'avoue
09:49que je n'ai jamais été passionné
09:50au départ par ce sport
09:52mais tous mes copains
09:53faisant du basket,
09:55j'ai dit
09:55bon,
09:56on va faire du basket.
09:57Le basket,
09:58ça a été inventé
09:59par un professeur,
10:01James Nesmith
10:02pour garder la forme
10:03des élèves
10:04pendant l'hiver.
10:05Il était à l'université
10:07IMCA de Springfield
10:08et il l'a mis au point
10:10en décembre 1891.
10:11Et ça s'est développé
10:12ensuite comme on le sait.
10:13Et comme quoi ?
10:14Alors,
10:15ça vous a permis
10:16de développer
10:17le sport-études ?
10:19Oui,
10:20encore une fois,
10:21c'est pareil.
10:21À la fin de l'école primaire,
10:23donc CM2,
10:25j'avais les mêmes copains
10:26qui m'avaient entraîné
10:27au basket
10:28quelques années auparavant
10:30qui passaient des tests
10:33puisqu'au collège,
10:34il y avait un sport-études-basket
10:35et il suffisait juste
10:37de s'inscrire.
10:37Il y avait une sélection
10:38pour ça.
10:40Et donc,
10:40je les suis
10:40et puis je passe ces tests
10:43sans grande conviction
10:44et il se trouve
10:46que je suis pris.
10:47Et résultat,
10:48vous avez vraiment appris
10:49à travailler tout seul
10:50pendant des années
10:51et ça vous a aidé
10:52jusqu'à aujourd'hui ?
10:52Oui,
10:54le sport de haut niveau,
10:55c'est quand même
10:56une bonne école
10:58dans tout ce qui est rigueur
11:00et puis surtout,
11:01quand on voit le résultat
11:03par rapport au travail
11:04parce qu'on peut dire
11:05ce qu'on veut
11:06mais quand on travaille
11:08efficacement,
11:08bien,
11:09durablement
11:10et avec envie,
11:11il y a toujours
11:11des résultats au bout.
11:13Et même,
11:13vous regardiez des DVD
11:14à la fin,
11:15vous ne les regardiez
11:16même plus,
11:16je crois,
11:16avant le bac ?
11:17Oui,
11:17non,
11:18je ne regardais plus.
11:19Parce que vous étiez prêt ?
11:20Oui,
11:20c'est ça.
11:21C'est qu'à un moment donné,
11:22on se met dans une bulle,
11:25on va manger pour quelque chose,
11:28dormir pour quelque chose,
11:29toujours dans un but précis
11:30puis à un moment donné,
11:31on se détache de tout ça
11:32parce que c'est assimilé.
11:33Voilà.
11:34Il y a autre chose
11:35dont vous n'êtes pas détaché
11:36et on va l'évoquer
11:37à travers la date
11:38du 17 mai 2018.
11:39A tout de suite
11:40sur Sud Radio
11:41avec Florian Essic.
11:43Sud Radio,
11:43les clés d'une vie,
11:44Jacques Pessis.
11:45Sud Radio,
11:46les clés d'une vie,
11:47mon invité Florian Essic,
11:49nous parlerons tout à l'heure
11:50de ce DVD de la tournée,
11:51un film sorti voici quelques mois.
11:53On a évoqué vos débuts à la campagne
11:56et le 17 mai 2018,
11:58un jour de gloire,
11:59vous recevez la médaille de la ville d'Angers
12:02lors de l'avant-première nationale de ce film.
12:05T'es prêt à tous les sacrifices pour ça ?
12:07sans condition.
12:10La légende.
12:11Et ce soir-là,
12:12si j'ose dire,
12:13vous êtes le grand danger.
12:14Oui,
12:15absolument,
12:15le grand danger.
12:17Oui,
12:17effectivement,
12:19j'ai eu la chance
12:20avec ce film
12:21d'aller à Cannes
12:23dans la section Cannes Cinéphiles,
12:25au Festival de Cannes.
12:26Oui,
12:26et vous avez été sélectionnés
12:27par des jeunes,
12:28je crois.
12:28Oui,
12:29absolument,
12:29c'est la section parallèle
12:32qui est faite pour un public de collégiens.
12:35Et donc,
12:37évidemment,
12:37ça a mis un gros coup de projecteur
12:39sur le film.
12:39Vous vouliez-vous aller à Cannes,
12:40effectivement,
12:41monter les marches ?
12:42Oui,
12:43monter les marches,
12:44monter les marches,
12:44c'est une belle expérience.
12:46Une belle expérience,
12:47et quelques jours après,
12:48on faisait l'avant-première nationale à Angers,
12:51là où on a tourné le film.
12:52Alors,
12:52effectivement,
12:53ce film,
12:53La Légende,
12:54s'est inspiré par votre expérience de basket,
12:57car vous êtes devenu basketteur professionnel,
12:59sans trop y croire au départ.
13:01Oui,
13:02sans trop y croire au départ,
13:03sans trop y croire toujours maintenant.
13:06C'est ce que je dis,
13:07je ne pense pas,
13:08je ne crois pas forcément au hasard,
13:10comme on pourrait l'entendre,
13:12mais je pense que la vie,
13:14elle offre sans arrêt des opportunités,
13:16tous les jours,
13:17à chaque seconde,
13:18chaque seconde peut-être pas,
13:19mais en tout cas,
13:20chaque jour,
13:20on a des opportunités,
13:22on les saisit ou pas,
13:23on a la chance aussi,
13:24parfois,
13:24d'être au bon endroit,
13:25au bon moment.
13:26Je pense que c'est ce qui s'est passé
13:28avec le basket,
13:29je pense qu'il y avait une chance
13:32sur je ne sais combien de millions
13:35que j'arrive à en faire un métier.
13:40C'est arrivé ?
13:41C'est arrivé.
13:42Mais ça arrivait comme ça directement ?
13:44Non,
13:44c'est arrivé par un concours de circonstances,
13:46parce qu'il y a eu le sport-études,
13:47à la fin du sport-études,
13:48j'ai continué le basket,
13:50j'ai intégré une équipe Espoir,
13:53et puis,
13:53c'est tout un déroulé,
13:55on se retrouve finalement
13:56dans une équipe professionnelle
13:58qui est complètement à la dérive,
14:00donc on se dit,
14:01bon,
14:01ce n'est pas grave,
14:02puisque l'équipe va descendre,
14:04on va faire jouer les jeunes,
14:05et puis finalement,
14:06il se trouve que les jeunes,
14:07dont la génération que je pouvais incarner,
14:10on se retrouve à gagner des matchs
14:11que ne faisaient pas les autres.
14:13Donc forcément,
14:15on se retrouve mis en lumière
14:16dans un truc qui nous dépasse un peu,
14:17et finalement,
14:18on fait son petit bonhomme de chemin.
14:20Et vous vous êtes même,
14:21je crois,
14:21retrouvé face à des basketeurs américains.
14:23Oui,
14:25en France,
14:26on a cette culture,
14:27il y a beaucoup de basketeurs
14:29qui viennent des Etats-Unis,
14:31alors parfois,
14:32ce sont des jeunes
14:33qui sortent d'université,
14:35le plus courant,
14:36ce sont des plus anciens
14:37qui ont fait des carrières NBA
14:38et autres qui viennent finir
14:39leur carrière en Europe,
14:41et effectivement,
14:41quand on arrive là-dedans,
14:42moi je suis tout jeune,
14:44je suis avec des coéquipiers
14:46qui ont 36,
14:4737,
14:4838 ans,
14:49qui sont mariés,
14:50qui ont des enfants,
14:51qui font tous
14:52entre 2 mètres et 2 mètres 10
14:53et qui regardent comme ça,
14:55d'en haut.
14:56Et c'est vrai qu'au départ,
14:57je me dis,
14:57mais qu'est-ce que je fous là ?
14:59Et résultat,
14:59vous avez beaucoup appris aussi
15:01sur la préparation mentale.
15:02Oui,
15:03ça c'est quelque chose
15:04qui n'était pas développé
15:06vraiment à mon époque,
15:07puisque moi,
15:08c'est début des années 2000,
15:11mais c'était déjà bien implanté
15:13outre-Atlantique
15:14et ça,
15:16j'y ai été sensibilisé
15:16par les basketteurs américains
15:18parce que je me souviens
15:20d'un de mes premiers échanges
15:21avec l'un de ces basketteurs
15:23et je lui ai dit,
15:24mais comment vous faites ?
15:25Il parlait français.
15:26Je lui ai dit,
15:27comment vous faites ?
15:28Vous les Américains,
15:29je vous vois,
15:29vous êtes toujours sûrs de vous.
15:31Il dit,
15:32et il dit,
15:33parce que nous,
15:33depuis qu'on est tout petits,
15:35c'est là-dedans.
15:36C'est-à-dire que si tu travailles,
15:37il n'y a pas plus fort que toi.
15:38Alors,
15:39vous arrivez dans le cinéma
15:40avec ce film La Légende,
15:42entre autres,
15:42et ce film marque aussi le basket,
15:45car le basket,
15:46finalement,
15:47je crois qu'il y a 600 000 licenciés,
15:48mais on en parle très peu
15:50dans les médias.
15:50Je n'ai jamais vu
15:51Léon Zitrone commenter
15:52un match de basket.
15:53Moi non plus.
15:54Je n'ai jamais vu
15:55Léon Zitrone
15:58commenter un match de basket.
15:59Roger Coudert non plus.
16:01Non,
16:01c'est vrai que c'est un problème.
16:03Il y a un vrai problème
16:04de visibilité
16:04sur ce sport en France
16:05qui est un sport pourtant
16:07mondialement reconnu
16:08avec l'NBA.
16:09On a d'ailleurs
16:09beaucoup de talents français.
16:11Actuellement,
16:12Victor Wenbanyama
16:13qui excelle
16:16Outre-Atlantique.
16:17Mais c'est vrai
16:18que le basket français,
16:19on a du mal,
16:21déjà,
16:21à le voir
16:22dans l'Hexagone,
16:23donc,
16:24sur la scène européenne
16:25ou mondiale encore moins.
16:27Et c'est vrai
16:28que je trouve ça dommage
16:29parce que c'est le...
16:30Alors,
16:31actuellement,
16:32je ne sais pas,
16:32mais à l'époque
16:32que j'ai fait la légende,
16:33c'était le deuxième sport
16:35le plus populaire
16:36derrière le foot.
16:37Et il se trouve en plus
16:38qu'effectivement,
16:39la télévision en parle peu
16:40et le premier match
16:41de basket qui a été filmé
16:42et je l'ai retrouvé,
16:44c'est dans les arènes
16:44de l'Utesse en 1928
16:46avec un lancé franc,
16:47des paniers tirés
16:48à la louche,
16:49je veux dire,
16:49qu'elle est demain
16:50vers le haut.
16:51C'est incroyable.
16:531928.
16:541928.
16:54Alors,
16:55il se trouve que ce film,
16:56justement,
16:57évoque la légende,
16:58évoque les coulisses
16:59du basket,
17:00des coulisses
17:00pas toujours très faciles
17:01à évoquer,
17:02à raconter.
17:03Oui,
17:04j'avais envie de faire
17:05un film qui sortait
17:06un peu des sentiers battus
17:09et l'idée,
17:10alors,
17:11on parle de dopage,
17:12on va dire les mots,
17:14mais ce n'était pas
17:15de dire
17:17le dopage
17:17est institutionnalisé
17:19dans le basket,
17:20ce qui n'est pas vrai.
17:20Par contre,
17:22effectivement,
17:23le sport de haut niveau,
17:24dans tous les domaines,
17:26c'est quelque chose
17:26qui pousse à la performance
17:28et le problème,
17:29c'est qu'on le voit
17:30dans tous les sports,
17:31les records tombent
17:32sans arrêt
17:33et à un moment donné,
17:34il y a le physique,
17:35il y a l'entraînement
17:36et puis il y a ceux
17:37qui ont peut-être
17:38un peu moins de talent
17:39et qui se disent
17:40il va falloir
17:40que j'y arrive autrement.
17:42Et résultat,
17:42le personnage de votre film
17:44est un champion
17:45qui va revenir
17:46à ses origines.
17:47Oui,
17:47parce qu'effectivement,
17:49c'est un champion
17:50qui était à la base
17:51issu du club d'Angers
17:52qui était parti.
17:53Il arrive en fin
17:54de contrat
17:54avec son club
17:56avec son club.
17:57Il est,
17:58entre guillemets,
17:59soi-disant,
17:59demandé par tous
18:00les plus grands clubs
18:00européens
18:01et il fait le choix
18:02étonnant de retourner
18:03dans son club formateur
18:03qui vient juste
18:04de monter au plus haut niveau.
18:06Et en fait,
18:06étonnant,
18:06oui et non,
18:07puisqu'on découvre
18:08que finalement,
18:09il a des gros problèmes
18:11physiques
18:11et que normalement,
18:13il ne devrait plus
18:14pratiquer ce sport
18:15à haut niveau.
18:15Il se trouve qu'il y a
18:16Patrick Préjean
18:17qui est décoré
18:17en même temps que vous
18:18ce soir-là à Angers.
18:19Absolument.
18:20Et c'est vrai
18:20qu'il est devenu
18:21l'un de vos fidèles,
18:22Patrick Préjean.
18:23Oui,
18:24Patrick,
18:24c'est quelqu'un
18:24qui m'a suivi
18:27avant ce film
18:28sur la série
18:29À votre service.
18:30On va en parler ?
18:31J'imagine.
18:32Voilà.
18:33Et après,
18:34ça fait partie des gens.
18:36C'est un ami.
18:38Aujourd'hui,
18:38on se voit souvent.
18:39On se voit souvent d'ailleurs
18:40pour voir des matchs
18:42du PSG
18:42en Coupe d'Europe,
18:43notamment.
18:44Et on passe
18:45des bons moments ensemble.
18:46Et c'est vrai
18:46que c'est un acteur
18:47extraordinaire.
18:48Moi,
18:48ça fait partie des acteurs.
18:51Je regardais
18:51quand j'étais petit,
18:52évidemment,
18:53tous les Louis de Funès
18:54dans lequel il est.
18:56Ça fait partie
18:56de ses voix
18:57qui font partie
18:58du patrimoine
18:59culturel français.
19:01Et c'est vrai
19:02que j'ai la chance.
19:02Il m'a toujours suivi.
19:03Il m'a suivi après
19:04sur le défi de Noël.
19:07Voilà.
19:08C'est infidèle.
19:08C'est infidèle.
19:09D'ailleurs,
19:10vous parlez de De Funès.
19:10C'est De Funès
19:11qu'il a découvert.
19:12Il l'avait vu
19:12dans Brigade Antigang.
19:13Il a dit
19:14vous avez un garçon très bien
19:15et il l'a engagé
19:16dans le tatoué
19:16et dans les gendarmes.
19:17Et voilà.
19:18Alors,
19:18il se trouve que
19:19ce premier film
19:21qui a bien marché,
19:23c'est né aussi
19:24de votre amour
19:25pour le cinéma
19:26et né d'une pub
19:27que vous avez également
19:28faite un peu par hasard.
19:30Oui,
19:31ce n'est pas mon plus grand
19:32fait d'armes.
19:32Mais c'est vrai
19:33que sans cette pub,
19:36je n'aurais jamais
19:37fait ce métier.
19:37En fait,
19:38il se trouve que
19:38j'arrête le basket
19:39en 2009.
19:42J'appelle un ami
19:44qui faisait
19:45des réalisations plateau
19:46sur des émissions télé,
19:48mais pas du tout
19:48pour ça.
19:49C'était vraiment un ami.
19:50Donc,
19:50je lui explique
19:50que j'arrête un peu
19:51le basket.
19:53Et il me dit,
19:54je crois qu'il n'en avait
19:55rien à foutre
19:56que je lui raconte
19:56que j'arrêtais le basket.
19:57Et il me dit juste,
19:58ça ne t'intéresserait pas
19:59de tourner dans une pub ?
20:00Et je lui dis,
20:01c'est-à-dire ?
20:01Il dit,
20:02je fais une pub en freelance,
20:04il recherche des sportifs,
20:05est-ce que ça t'intéresse ?
20:06Et je lui dis,
20:06il faut faire quoi ?
20:07Et il me dit
20:08cette phrase mythique,
20:09à part te trimballer en slip,
20:10rien.
20:11Je dis,
20:12ça a l'air bien.
20:12Et il me dit,
20:13envoie-moi une photo ou deux,
20:14j'envoie au client.
20:16Et il me rappelle
20:16deux,
20:16trois jours après.
20:17Il me dit,
20:17c'est bon,
20:18t'es pris.
20:18Et c'est à ce moment-là,
20:19c'était une pub
20:21de 30 secondes.
20:22Et je vois le nombre
20:23de personnes.
20:23En plus,
20:24on était encore
20:24dans une époque
20:25où il y avait
20:25beaucoup de moyens.
20:26Je voyais une centaine
20:27de personnes.
20:28Mais à quoi servent
20:29tous ces gens ?
20:30Et c'est à ce moment-là
20:31que je me suis pris
20:32de passion pour le cinéma.
20:33Oui,
20:33il se trouve que j'ai retrouvé
20:34la pub la plus chère du monde.
20:35C'est avec De Caprio
20:37et Robert De Niro
20:38pour des casinos.
20:40Une pub de 30 secondes
20:41qui a coûté
20:4270 millions de dollars.
20:43C'est pas mal.
20:44C'est pas mal.
20:45Alors,
20:45résultat,
20:46à partir de ça,
20:48cinéma très particulier
20:49car c'est très clair
20:50ce que vous aimez
20:51ce sont des comédies
20:52et pas les films intellos
20:53dont on parle
20:54dans Télérama.
20:55Oui,
20:56alors ça va me retomber dessus
20:57cette phrase
20:58parce qu'évidemment
20:58le prochain film
21:00qui sortira,
21:01on est plutôt
21:01dans une analyse
21:02d'un huis clos
21:03sur la réinsertion.
21:04Enfin voilà,
21:05ça me passionne aussi.
21:06Mais oui,
21:06moi j'aime la comédie,
21:07j'aime le divertissement
21:08et en tout cas
21:10c'est ma vision du cinéma.
21:12Je vais au cinéma
21:13pour me vider la tête,
21:15pas pour faire une analyse
21:16de la société
21:17et voir des problèmes
21:20mis en avant,
21:21portés à l'écran
21:22que je vais rencontrer
21:23tous les jours au quotidien.
21:24Alors,
21:24vous allez commencer
21:25votre carrière dans le cinéma
21:26sans prendre le moindre cours
21:28ce qui est quand même très rare
21:29Florian Essick.
21:30Oui,
21:30après il faudra demander
21:31aux autres ce que ça donne
21:33mais...
21:34Cet ou il filme déjà
21:35c'est...
21:36L'expérience est l'art.
21:37Ça commence à être pas mal.
21:38Non, non,
21:39oui parce que...
21:40Après,
21:41on en a parlé un petit peu
21:42au début,
21:43il y a eu toutes ces choses,
21:44l'école du cirque,
21:45les choses comme ça,
21:46c'est vraiment des choses
21:47où on apprend à utiliser son corps,
21:49avoir quelque chose de naturel
21:50et moi,
21:52il y a une chose
21:52que j'aime beaucoup,
21:54je déteste
21:57les cours,
21:58certains cours,
21:58pas tous,
21:59il y en a très bons,
22:00mais certains cours
22:00parce que les comédiens
22:02sortent de là,
22:02ils jouent juste
22:03mais il n'y a pas d'âme,
22:04c'est très stéréotypé
22:05et en fait,
22:07je crois qu'il n'y a rien de mieux
22:08que le naturel.
22:09Exactement
22:09et puis il revient au galop
22:11quand on le chasse
22:12et nous on va revenir au galop
22:13dans quelques instants
22:14avec une autre date
22:15le 10 avril 2014.
22:17A tout de suite
22:18sur Sud Radio
22:18avec Florian Essic.
22:20Sud Radio,
22:21les clés d'une vie,
22:22Jacques Pessis.
22:23Sud Radio,
22:24les clés d'une vie,
22:25mon invité Florian Essic,
22:27nous parlerons tout à l'heure
22:28de la tournée,
22:28ce DVD
22:30qui vient de sortir
22:31et qui se rapporte
22:32à un film
22:32que vous avez sorti
22:33voici quelques mois.
22:3410 avril 2014.
22:37C'est votre première apparition
22:38dans cette série.
22:44L'épisode sametune
22:46« Je suis ton fils »
22:47dans nos chers voisins.
22:48Oui,
22:48c'est ma première rencontre
22:52avec un autre fidèle
22:53qui est Martin Lamotte
22:55et je vous avoue
22:57que j'avais passé
22:58le casting pour ça.
22:59J'en profite au passage
23:00pour remercier
23:01Anne-Bénédicte Thiam
23:02qui m'avait fait passer
23:03ses essais
23:04et directrice de casting
23:06et j'avoue
23:08quand elle m'a appelé
23:10j'étais comme un gosse
23:11parce que
23:12j'avais fait
23:13je commençais à faire
23:14je faisais des séries
23:15que je développais
23:16moi-même et tout
23:17mais
23:18mais pour moi
23:19Martin Lamotte
23:20c'est pareil
23:21ça faisait partie
23:23ça fait partie
23:24il fait partie
23:24du patrimoine culturel français
23:25Papy fait de la résistance
23:27Le Café de la Gare
23:28avec Coluche
23:29Le Café de la Gare
23:29évidemment
23:30il a aussi une histoire
23:32parallèle
23:33avec le Splendide
23:34donc pour moi
23:35c'est vraiment
23:35toute mon époque
23:36et quand elle me dit
23:37ben voilà
23:39tu vas
23:39tu vas jouer
23:40le fils caché
23:42de Martin Lamotte
23:43dans nos chers voisins
23:45je me suis dit
23:45mais c'est un cadeau
23:46de la vie ça
23:46et résultat
23:47c'est devenu
23:48non pas un père
23:49mais un grand frère
23:50Martin Lamotte
23:50oui
23:51ah oui oui
23:52c'est vraiment
23:52alors le terme
23:53est très bon
23:53parce que
23:54Martin
23:56j'ai l'impression
23:57d'avoir grandi avec
23:58et je crois
24:00qu'il est encore
24:00plus gamin que moi
24:01donc c'est un vrai bonheur
24:03de travailler avec lui
24:04c'est toujours
24:05c'est l'art
24:06de faire les choses sérieusement
24:07sans jamais se prendre au sérieux
24:09et je suis ton fils
24:09bien sûr
24:10ça fait penser à Star Wars
24:11et à je suis ton père
24:12absolument
24:13et vous savez que
24:14cette réplique en fait
24:14elle a été cachée au départ
24:16Georges Lucas ne voulait pas
24:18dire la vérité
24:18le comédien a tourné
24:20une autre phrase
24:21non Obi-Wan a tué ton père
24:22et c'est ensuite au montage
24:24qu'on a remis la vraie phrase
24:25pour que le public
24:26ait la surprise
24:26et comme quoi
24:27le montage ça peut changer
24:28beaucoup de choses
24:29exactement
24:30résultat
24:30c'est le point de départ
24:31pour vous d'une série
24:32parce que là
24:33le public vous reconnaît
24:34dans la rue tous les jours
24:35alors tous les jours
24:36pas forcément
24:36mais oui
24:37c'est sûr que ça donne
24:38une exposition
24:39ça donne une exposition
24:40et puis ça permet
24:41d'enchaîner sur d'autres
24:42projets aussi
24:43alors vos premiers projets
24:44c'était une série
24:45de deux minutes
24:46car les séries courtes
24:48marchaient à la télévision
24:49à l'époque
24:49et vous avez entamé
24:50votre carrière
24:51avec une série très courte
24:53avec des épisodes
24:54de deux minutes
24:54Autoroute Express
24:55Exactement
24:56j'avais eu cette idée
24:57en 2008
24:59on était vraiment
25:00sur la fin
25:01de ma période
25:01basket
25:02et j'avais envie
25:03de faire ces petites choses
25:05là
25:05et puis
25:07je cherchais quelque chose
25:08comme je n'avais pas
25:09de compétence particulière
25:11dans les métiers
25:12de la télé
25:12ou du cinéma
25:12qu'on pouvait tourner
25:14finalement rapidement
25:15sans trop de moyens
25:18mais qui allait tenir
25:19la route quand même
25:20et je me suis dit
25:20un film je ne peux pas
25:22je ne sais pas comment
25:22on fait un film
25:23par contre
25:24une caméra
25:25sur un trépied
25:26avec un décor unique
25:27normalement
25:27je devrais pouvoir
25:28me débrouiller
25:28Oui mais en même temps
25:29pas de financement
25:30et vous avez cassé
25:31votre tirelire
25:31Oui
25:32on a cassé
25:33les économies
25:34oui parce qu'évidemment
25:37comme tout projet
25:38c'est quelque part normal
25:39on avait proposé
25:40j'avais proposé
25:42le concept
25:43à plusieurs chaînes
25:44notamment
25:44de la TNT
25:45qui se développait
25:46beaucoup à l'époque
25:48c'était le début
25:48de la TNT
25:49bon
25:50c'était toujours
25:50quand on me répondait
25:52c'était non
25:53ça n'intéresse pas
25:54et je me suis dit
25:54un truc
25:55ça c'est mon côté fonceur
25:57j'ai dit
25:57c'est normal
25:59qu'on ne me fasse pas confiance
26:00puisque je ne suis personne
26:01donc il n'y a pas de
26:04je ne le prends pas personnellement
26:05par contre
26:06ce que je vais faire
26:06c'est que je vais prouver
26:07que je sais faire
26:08donc je vais autofinancer
26:09toute une saison
26:11et ça c'était un pari
26:13mais ma réflexion
26:15était de dire
26:15quand ils auront
26:16le produit sur le bureau
26:18ce sera peut-être plus simple
26:20pour envisager une diffusion
26:22et vous avez également
26:23trouvé les comédiens
26:24ce qui n'était pas simple
26:24parce que personne
26:25ne vous connaissait
26:26et je crois que
26:27Priscilla Abetti
26:27qui avait été
26:28Priscilla chanteuse
26:30et récompensée
26:31d'un disque d'or
26:32par son idole
26:33Britney Spears
26:33a accepté
26:34et Michael Jones aussi
26:35Michael Jones
26:36il y a eu
26:37Laurent Petit-Guillaume aussi
26:38qui est venu
26:39qui est venu sur la série
26:40Serge Dupire
26:41ouais
26:41c'est une chance
26:43parce qu'évidemment
26:44un projet
26:45on a du mal
26:46à le faire décoller
26:48malgré tout le talent
26:49qu'il peut y avoir
26:50des comédiens autour
26:51et des techniciens
26:53s'il n'y a pas
26:54de gens connus
26:55et reconnus
26:56et c'est vrai
26:57que ces gens
26:57m'ont suivi
26:57m'ont fait confiance
26:58et on a fait
26:59trois saisons
27:00de cette série
27:00oui mais il faut encore
27:01les convaincre
27:02et là c'est pas simple
27:03au départ
27:03quand on arrive
27:04et qu'on connait personne
27:05Florian Ressy
27:06oui
27:06non non c'est pas simple
27:07il faut les rencontrer
27:08leur montrer déjà
27:10le projet écrit
27:11au moins
27:12que ça tient la route
27:13et puis
27:14après
27:15quand un dit oui
27:17c'est plus facile
27:17d'avoir le deuxième
27:18le troisième
27:19mais c'est vrai
27:19que
27:21le plus dur
27:22c'est de toute façon
27:23dans ces métiers
27:23c'est un peu comme un politique
27:24le plus dur c'est de convaincre
27:26et écrire des dialogues
27:27et des scénarios
27:27c'était pas au départ
27:28votre tasse de thé
27:29vous écriviez des petites choses
27:30quand vous étiez enfant
27:31mais ça s'arrêtait là
27:32ça s'arrêtait là
27:33et j'avais aucune notion
27:34de la dramaturgie
27:36parce que c'est vrai
27:37qu'entre écrire
27:39des petites histoires
27:40et puis
27:41faire un scénario
27:42de 90
27:43100
27:44150 pages
27:45avec
27:45bien structuré
27:46bien construit
27:47ne serait-ce que dans la présentation
27:49c'est complètement différent
27:50et donc
27:52j'ai
27:53j'ai bouffé
27:54du scénario
27:55je cherchais partout
27:56dans les archives
27:57des choses
27:57des scénarios
27:58notamment de films
28:00que je pouvais connaître
28:00et que j'aimais
28:02pour voir justement
28:04si tout ce qui était dans le film
28:05était sur le scénario
28:06comment c'était présenté
28:07et voilà
28:08et résultat
28:09ça a marché
28:10et vous avez enchaîné
28:11à votre service
28:12qui est une histoire
28:13de VTC
28:13à l'époque
28:14où les VTC débutaient
28:15oui
28:15c'est ça
28:16en fait
28:17tout le principe
28:19d'un concept
28:21c'est justement
28:21de le trouver
28:22et une série courte
28:24c'est bien
28:24parce qu'en fait
28:25finalement
28:25il y a plein de dialogues
28:26qu'on peut remettre
28:27dans n'importe quelle situation
28:28dans la cuisine
28:29dans une salle de bain
28:30dans un restaurant
28:32et là effectivement
28:33on était en plein essor
28:34des VTC
28:35avec toutes les problématiques
28:36que ça posait
28:37et je me suis dit
28:38tiens
28:39si je jouais
28:40un VTC
28:41qui n'a pas le permis
28:42et encore moins
28:43l'autorisation d'exercer
28:45et en fait
28:46si j'étais dans une voiture
28:48dans laquelle
28:48les clients montaient
28:49mais le VTC
28:51ne démarre jamais
28:51et voilà
28:52c'est né comme ça
28:53et il y a eu aussi
28:54des émissions de télévision
28:56des jeux
28:56qui se déroulent
28:57dans les voitures
28:58et le premier
28:59à avoir pensé à ça
29:00c'était Guilux
29:00avec sa première émission
29:02c'était La Route Tourne
29:03et c'était dans une dauphine
29:04où on posait
29:04des questions
29:05sur l'histoire de France
29:06à des candidats
29:07et c'est là où il a fait
29:08ses débuts d'animateur
29:09à la télévision
29:10Guilux
29:11c'est pareil
29:12ça fait partie des gens
29:14comme beaucoup je pense
29:16qui m'ont fait aimer
29:16la télévision
29:17et puis alors
29:18il y a eu plein de comédiens
29:19qui ont joué le jeu
29:20justement de venir
29:21dans cette seconde série
29:22et même Jean-Pierre Mockier
29:24est venu
29:24oui ça c'est extraordinaire
29:27le clin d'oeil
29:28est magnifique
29:28j'avais eu la chance
29:31de tourner pour lui
29:33dans deux de ses films
29:34un avec Gérard Depardieu
29:38et Philippe Duquen
29:39qui s'appelait
29:40Le Rustre et le Juge
29:41il était un court métrage
29:42pour la télévision
29:42oui c'est ça
29:43il faisait toute une série
29:44de films courts
29:46pour France 2
29:47à l'époque
29:48et un autre
29:50donc un long
29:50qui s'appelait
29:51Les Vénéneuses
29:52avec notamment
29:52Richard Boranger
29:53et donc sur cette série
29:56où il y avait
29:56un guest par épisode
29:58je me suis dit
29:58et si je proposais
30:00à Jean-Pierre
30:00de venir jouer
30:01son propre rôle
30:02donc l'épisode
30:02évidemment s'appelle
30:03Moteur
30:03bien sûr
30:04et il joue
30:06son propre rôle
30:07Jean-Pierre Mockier
30:08réalisateur
30:09qui est absolument
30:10imbuvable avec moi
30:11mais qui arrive quand même
30:12à me faire croire
30:13que je vais peut-être
30:13percer dans le cinéma
30:14donc
30:15et lui a percé
30:16de façon curieuse
30:17car à 11 ans
30:18il est figurant
30:19dans Les Visiteurs du Soir
30:20je ne sais pas si vous le savez
30:21non je me rappelle
30:22Les Visiteurs du Soir
30:23mais je ne savais pas
30:23qu'il était figurant
30:24il apparaît pendant
30:24quelques secondes
30:25mais il a 11 ans
30:25donc on ne le reconnait pas
30:26forcément
30:26alors résultat
30:28ça vous a valu des prix
30:29tous ces films
30:30oui
30:30c'est ça qui est
30:31vos premiers prix
30:32vous n'avez même pas eu
30:33autant à l'école
30:34non ça c'est sûr
30:35ça c'est sûr
30:36j'ai pas eu autant de prix
30:37à l'école
30:37il y a eu le Golden Camera
30:40et vous avez remporté
30:41un trophée
30:42du meilleur acteur étranger
30:43oui
30:44oui c'est fou
30:45c'est là où
30:46comme avec le basket
30:47où à un moment donné
30:48le projet nous dépasse
30:49c'est à dire
30:50que c'est quelque chose
30:51qui est pensé
30:52sur un coin de table
30:54dans un bureau au départ
30:55où voilà
30:56on se dit
30:56tiens on va écrire ça
30:57on écrit des trucs
30:58et puis d'un coup
30:59on se retrouve diffusé
31:00dans des pays improbables
31:02où on dit
31:02mais c'est fou
31:03et
31:05c'est des projets
31:06alors c'est beau
31:07parfois ça fait un peu peur
31:08on se dit
31:08tiens c'est marrant
31:09donc là-bas
31:09les gens
31:10voient cette série
31:12dans tel pays
31:14voilà c'est des choses
31:15qui sont difficilement palpables
31:17immatérialisables
31:17mais ça fait
31:18ça fait plaisir
31:19et puis donc
31:19vous êtes devenu acteur
31:20également sans prendre
31:21de moindre cours
31:22Florent et Sik
31:23oui absolument
31:23et vous avez même tourné
31:25dans les mystères de l'amour
31:27oui
31:27oui oui
31:28et encore récemment
31:31parce que
31:33pour moi
31:33c'est drôle
31:34cette série
31:35pour moi
31:36c'est une madeleine de Proust
31:37c'est à dire qu'évidemment
31:38je suis de la génération
31:40Club Dorothée
31:42et le soir
31:43quand on rentrait de l'école
31:45c'était
31:45L'Ain et les Garçons
31:46Premier Baiser
31:47Le Miel et les Abeilles
31:48et en fait
31:49la première fois
31:50que j'ai eu l'occasion
31:51de faire cette série
31:53mon agent de l'époque
31:55a essayé bien sûr
31:56de m'en dissuader
31:57de me dire
31:58non non non
31:58faut pas que tu fasses ça
31:59etc
31:59et j'ai dit
32:00il y a une série
32:01il y a un projet
32:03que jamais je refuserai
32:04c'est ça
32:04parce que
32:05c'est vraiment
32:06j'ai l'impression
32:07de retomber en enfance
32:09de tourner avec des gens
32:10finalement que j'ai toujours connus
32:11et puis la part d'enfance
32:12elle est présente
32:13dans chacun de vos films
32:14par exemple
32:15je prends un film
32:15qui est l'instant présent
32:16il y a un poney
32:18et ce poney
32:18ce sont aussi
32:19vos jeunes années
32:20fleuristiques
32:21absolument
32:21Yorga
32:22qui nous a quittés
32:23il n'y a pas si longtemps
32:24mais effectivement
32:25Yorga
32:27on a fait
32:27j'ai envie de dire
32:28toute notre vie ensemble
32:29je l'ai eu
32:30il avait un an et demi
32:31j'avais 11 ans
32:32et
32:34j'ai fait
32:34beaucoup beaucoup
32:35de compétitions
32:36d'équitation
32:37notamment avec lui
32:38et c'est vrai
32:39que ce film
32:40l'instant présent
32:40il est né
32:41de cette envie
32:44de raconter
32:45un peu cette histoire
32:46c'est vraiment
32:47une histoire
32:47très personnelle
32:48même si le film
32:49en lui-même
32:49le fond de l'histoire
32:50n'a rien de personnel
32:52mais
32:52je mets toujours
32:53dans mes films
32:54des éléments réels
32:56de ma vie
32:57ou qui ont
32:58jalonné ma vie
32:58et c'est vrai
33:00que ce cheval
33:00ce premier poney
33:01que j'ai eu
33:02à 11 ans
33:04je l'ai eu
33:04parce que
33:05j'étais en sixième
33:06et
33:08je
33:09voilà
33:09je continue la compétition
33:11mais
33:11à partir d'un certain moment
33:12c'est vrai que
33:13pour avoir des résultats
33:14il faut avoir son propre cheval
33:16pas se faire prêter
33:16dans un club
33:17ou autre
33:18et mon père m'avait dit
33:19j'étais bon à l'école
33:20mais j'étais pas très courageux
33:22et mon père et ma mère
33:23m'ont dit
33:24ok tu veux ton cheval
33:25on était à la fin du premier trimestre
33:26alors 12 ou 13 de moyenne
33:28et ils m'ont dit
33:29si t'as 16 de moyenne
33:30à la fin de l'année
33:31on te paye ton cheval
33:32et bien
33:33j'ai encore ce bulletin de notes
33:34que j'amènerai un jour
33:35j'ai eu
33:3616,00
33:38et donc
33:39ils ont été obligés
33:39on a fait tous les
33:41tous les haras
33:41on en a vu plein
33:42et c'était
33:43voilà
33:43mon choix
33:44c'est d'arrêter sur Yorga
33:45et dans l'histoire de la télévision
33:47il y a un autre poney
33:48très célèbre
33:50poli
33:51poli
33:51poli
33:52son
33:53tourne
33:53tourne
33:54tourne en rond
33:55ils amènent au vrai
33:57poli poli
33:57son
33:58le générique de
34:00poli
34:00un feuilleton de Cécile Aubry
34:02qui vous dit peut-être quelque chose
34:03ah bah oui
34:04oui c'est pareil
34:05c'est pareil
34:06ça fait
34:06ça fait partie des
34:08des petites madeleines
34:09de Proust
34:11et en même temps
34:12Mehdi qui joue
34:13donc l'enfant
34:13dans ce feuilleton
34:14comme dans Belle et Sébastien
34:15aujourd'hui
34:16il est à Biarritz
34:17où il a ouvert
34:18un café théâtre
34:19qui marche très bien
34:19qui s'appelle
34:20le petit bijou
34:21voilà
34:22depuis 3 ans
34:24il affiche complet
34:25tous les soirs
34:25ah c'est chouette
34:26et puis c'est important
34:27le café théâtre
34:27parce que
34:28ça marche bien
34:29et je trouve que c'est vraiment
34:31la proximité avec le public
34:34quand on est comédien
34:35ou artiste
34:36c'est vraiment quelque chose d'important
34:38et puis vous avez démontré
34:39avec ce film
34:40l'instant présent
34:40qu'on pouvait tourner des films
34:42avec 3 personnages seulement
34:43comme dans un huis clos
34:44ouais
34:44c'est ça
34:45on est dans un centre équestre
34:47donc il y a des intérieurs
34:48des extérieurs
34:49et tout
34:49mais on est au même endroit
34:50donc c'est vraiment
34:50effectivement un huis clos
34:52sur une histoire familiale
34:54et moi j'aime
34:55alors c'est un peu à contre-courant
34:57avec l'époque
34:58parce qu'on aime aujourd'hui
34:59que tout aille vite
35:00tout est très cuté
35:01dans les comédies
35:02c'est souvent
35:03c'est souvent une scène
35:04un gag
35:05on coupe
35:05une scène
35:06un gag
35:06on coupe
35:06on passe à autre chose
35:08moi j'aime qu'on prenne le temps
35:09alors j'aime pas que ce soit ennuyeux
35:11j'espère que ça ne l'est pas
35:13mais j'aime qu'on prenne le temps
35:15de découvrir le personnage
35:16sa psychologie
35:17d'où il vient
35:18quelle est son histoire
35:20des histoires de vie
35:20et ben nous on va prendre le temps
35:22de continuer à vous écouter
35:23à travers la date du 1er décembre 2025
35:26à tout de suite sur Sud Radio
35:28avec Florian Essic
35:29Sud Radio
35:31les clés d'une vie
35:32Jacques Pessis
35:33Sud Radio
35:33les clés d'une vie
35:34mon invité Florian Essic
35:36on a évoqué votre parcours
35:37qui va du basket au cinéma
35:39vous êtes maintenant
35:40un enfant de la balle
35:41si j'ose dire
35:41oui
35:42et donc le 1er décembre 2025
35:44est sorti le DVD
35:45du film La Tournée
35:47sorti voici quelques mois
35:48d'abord un DVD
35:49c'est de plus en plus rare
35:50aujourd'hui
35:51après la sortie d'un film
35:52Florian Essic
35:53oui c'est vrai
35:54parce que le DVD
35:56les ventes de DVD
35:57marchent de moins en moins bien
35:58puisqu'on a beaucoup de streaming
35:59on a les plateformes
36:00on a la VOD
36:01qui marche très bien
36:02mais
36:04je fais partie de ceux
36:06qui pensent que
36:07une trace physique
36:09c'est autre chose
36:11c'est un objet
36:11c'est un objet
36:12c'est une collection
36:14moi j'ai gardé
36:15tous les DVD
36:16que j'ai pu avoir dans ma vie
36:18les cassettes
36:19même vidéo
36:19les VHS
36:21ben je les garde
36:21parce que
36:22même sans les regarder
36:24c'est un souvenir
36:25c'est un objet
36:26c'est un objet précieux
36:27et le DVD
36:28il y en a beaucoup plus
36:29qu'on pense
36:30qui ont encore des lecteurs
36:31chez eux
36:31et qui regardent des DVD
36:32absolument
36:33et puis c'est vrai
36:34que ce serait se couper
36:36d'une certaine tranche
36:38de la population
36:39que de ne pas le sortir
36:40en DVD
36:41alors donc
36:42ce DVD raconte
36:43ce film
36:44La Tournée
36:45La Tournée
36:46qui est un film
36:46qui est inspiré
36:47par une histoire réelle
36:48Florian Essic
36:49ben oui
36:49je vous l'ai dit
36:50j'ai tendance
36:50à m'inspirer de ma vie
36:52pour les projets
36:53j'ai remarqué
36:54et ce film
36:55en fait je n'ai aucune imagination
36:56vous avez remarqué
36:57c'est juste ce qui m'arrive
36:58n'allons pas jusque là
37:00et ce film
37:02La Tournée
37:02il est né
37:03sur la tournée promotionnelle
37:05de mon film précédent
37:06qui s'appelait
37:06Le Défi de Noël
37:07que j'ai eu l'occasion de faire
37:08avec la comédienne
37:09Aurore Planas
37:10qui est aussi dans ce film
37:10on avait
37:11on avait fait une tournée
37:12de 80-90 dates
37:15en France
37:15avant
37:16avant la sortie
37:17et il nous est arrivé
37:18une tonne d'anecdotes
37:22plus improbables
37:22les unes que les autres
37:23d'ailleurs toutes ne sont pas
37:24dans le film
37:24certaines ont même été
37:25comme on dit
37:26sauvetées un peu
37:26parce que
37:28mais
37:29je me suis dit
37:29mais il faut qu'on montre
37:30cet envers du décor
37:31parce que les gens
37:32pensent toujours
37:34la tournée
37:34vous êtes dans le 5 étoiles
37:36là-bas
37:37vous êtes payé d'efforts
37:39vous êtes reçu
37:39à bras ouverts
37:40ben
37:41ça arrive
37:42mais
37:42il y a un autre côté
37:45qu'on montre jamais
37:46et il y a des choses
37:47qui se passent moins bien
37:48il se trouve que les tournées
37:49théâtre
37:49on sait que ça existe
37:50depuis des décennies
37:51mais les tournées
37:52pour lancer un film
37:53avec des avant-premières
37:55c'est un phénomène nouveau
37:56Florian Ressy
37:57oui surtout
37:58surtout sur
38:00sur la proportion
38:01c'est-à-dire qu'avant
38:02on avait tendance
38:02à faire des avant-premières
38:03mais ponctuellement
38:05donc on allait
38:06je sais pas
38:06le lundi
38:07on allait présenter
38:08le film
38:09à Biarritz
38:10puis on rentrait à Paris
38:11on faisait de la promo
38:11sur Paris
38:12et puis la semaine d'après
38:13on faisait une ou deux dates
38:14comme ça
38:14maintenant c'est vrai
38:15que là sur ce film
38:16la tournée
38:17on était à deux
38:18trois voire quatre
38:19avant-premières
38:20par soir
38:20mais comment ça se fait
38:22comment est né ce phénomène
38:23et qu'est-ce que ça peut apporter
38:24parce que je me dis
38:25que les spectateurs
38:26qui viennent voir le film
38:27après ils ne payeront pas
38:27leur place
38:28oui mais alors
38:29ils payent déjà leur place
38:30sur les avant-premières
38:31et surtout
38:33c'est important
38:33pour lancer le film
38:34parce qu'il y a
38:36un bouche à oreille
38:37qui se crée
38:37et puis je pense
38:38que moi le premier
38:40quand je vais voir
38:40une avant-première
38:41je me dis
38:42je vais voir quelque chose
38:43que les gens n'ont pas encore vu
38:44et puis il y a
38:46effectivement
38:47on fait des avant-premières
38:47équipes
38:48donc on voit les comédiens
38:49le réalisateur
38:50il y a un échange
38:51c'est un petit peu aussi
38:52de l'envers du décor
38:54qu'on vient voir
38:54et donc ça marche
38:57plutôt bien
38:57et puis ce film
38:58qui s'appelait
38:58la tournée
38:59qui raconte une tournée
39:00d'avant-première
39:01j'étais obligé
39:02de faire une tournée
39:02exactement
39:03le bouche à oreille
39:04d'ailleurs
39:04l'expression à l'origine
39:05c'était une personne
39:07qui parlait à l'oreille
39:08d'une autre
39:08pour assurer
39:09le côté confidentiel
39:10de la discussion
39:11et ça évolue ensuite
39:14avec cette expression
39:15alors
39:16là-dessus
39:17cette comédie
39:18c'est un road movie
39:19parce que vous avez tourné
39:20dans toute la France
39:21ah oui oui
39:21on a fait un sacré tour de France
39:23on a tourné à Paris
39:25on a tourné dans le nord
39:26à Aniche
39:26on a tourné
39:29en région centre
39:29à Bourbon-Lancy
39:30on a tourné en Bretagne
39:32à Saint-Main-le-Grand
39:32on est allé tourner
39:34en dessous Toulouse
39:34on est revenu
39:35dans la région centre
39:37à Saint-Amand-Montron
39:38on est allé dans le Grand Est
39:41alors il se trouve en plus
39:42que le point de départ du film
39:44c'est un film
39:45dont le scénario
39:46n'intéresse absolument personne
39:48oui
39:49en fait c'est le principe
39:50de ces métiers
39:51c'est qu'au départ
39:52on arrive avec une idée
39:53qu'on pense forcément bonne
39:55sinon on ne la présenterait pas
39:57mais on a régulièrement
39:58et ce qui est normal aussi
39:59on a des interlocuteurs en face
40:01qui ont d'autres priorités
40:02que la nôtre
40:03il y a même des scénarios
40:04qui ne sont pas lus
40:05moi je connais des gens
40:06qui ont envoyé des scénarios
40:07qui sont revenus
40:08ça ne nous intéresse pas
40:09avec les feuilles de colle
40:10à l'intérieur
40:11qui n'avaient jamais été décollées
40:12oui ça ne m'étonne pas
40:13ça ne m'étonne pas
40:14j'ai même des anecdotes
40:15avec certains comédiens
40:17très reconnus
40:19où quand je leur avais proposé
40:21un rôle via leur agent
40:22leur agent
40:22m'avait gentiment répondu
40:25merci mais ça ne les intéresse pas
40:26etc
40:26évidemment quand je les ai rencontrés
40:27ils m'ont dit
40:28mais je ne suis pas du tout
40:29au courant de ce projet
40:30c'est un classique aussi
40:31c'est régulier
40:32alors il se trouve que
40:33il n'y a pas de budget
40:34il n'y a pas d'acteur
40:36et l'agent
40:38qui n'a rien à voir
40:39avec celui de 10%
40:40va trouver une solution
40:41non
40:41d'ailleurs j'adore
40:42cette série de 10%
40:43mais c'est toujours ce que j'ai dit
40:44elle fait la part très belle
40:45aux agents
40:48oui
40:49voilà
40:49on tombe sur un agent
40:51qui essaie de placer
40:52ses têtes d'affiche
40:53mais sur des films
40:55à gros budget
40:56là
40:57ça doit faire des mois
40:58que le scénario
41:00de Richard Favard
41:01que j'interprète
41:01traîne sur son bureau
41:02mais il sait que c'est un film
41:04enfin il sait même pas
41:05mais il voit bien que c'est un film
41:05à petit budget
41:06il s'en fout complètement
41:08jusqu'au moment
41:10où
41:11il est un petit peu
41:12harcelé par l'un de ses comédiens
41:14Marius de Ville-Duc
41:15qui est joué par Patrick Chenet
41:16parce que
41:18il est un peu dans le creux de la vague
41:19et il voit l'occasion
41:21de se débarrasser un peu de lui
41:23en disant
41:23tiens je vais le foutre
41:24sur ce film
41:25ce sera très bien
41:25et vous avez pensé à Patrick Chenet
41:27tout de suite
41:27oui oui
41:28parce qu'il me fallait
41:29il me fallait
41:30c'est ce que je disais
41:31un râleur au grand coeur
41:32et ça c'est tout Patrick
41:35ce qu'il incarne
41:36ce qu'il dégage
41:37il a toujours ce côté un peu bougon
41:39mais qu'on aime
41:40et qu'on a envie d'aimer
41:41et là bon
41:42vous avez écrit le scénario
41:43vous avez fait des dialogues
41:45vous avez produit le film
41:46vous l'avez réalisé
41:47et en plus
41:48vous jouez le rôle principal
41:49ouais
41:49l'un des rôles principaux
41:50parce que
41:51je trouve que c'est un film choral
41:52donc il y a Patrick
41:54et puis après
41:55il y a toute la bande autour
41:57il y a Richard Berry
41:59il y a Thierry Lhermitte
42:01il y a Vincent De Zagna
42:02il y a Roland Marquisio
42:03et Hélène Bizeau
42:03qui sont formidables
42:04il y a Aurore Planas
42:05qui était déjà
42:06dans le film précédent
42:08j'ai toujours peur
42:09d'oublier Thierry Lhermitte
42:10évidemment
42:10qui vient faire une apparition
42:13Michel Drucker
42:13que je remercie encore
42:14d'avoir joué son
42:15alors justement
42:15Michel Drucker
42:17vous avez tourné
42:18une vraie séquence
42:19de Vivement Dimanche
42:20comment c'est né ça ?
42:21et bien
42:21toujours dans cette idée
42:23d'être crédible
42:24on fait une promo de film
42:26et quand on fait une promo de film
42:27on page chez Michel Drucker
42:28sur le canapé
42:29sur le canapé rouge
42:31et j'avais envie
42:33de mettre du concret
42:36et du réel dans le film
42:37moi j'aime beaucoup
42:38quand je vais voir un film
42:40qui est une fiction
42:40parce que c'est une pure fiction
42:42mais à un moment donné
42:44être rattrapé par la réalité
42:45et me dire
42:46oh la vache
42:46ils ont fait ça
42:47c'est marrant
42:47et Michel Drucker
42:49fait tellement partie
42:52du paysage audiovisuel
42:54que tout de suite
42:55on est dans le concret
42:56on se dit
42:57ah oui ils sont en promo
42:57ils sont chez Michel Drucker
42:59puis on se demande même pas
42:59où on est
43:00on sait où on est
43:01et en même temps
43:02il a accepté
43:02que vous tourniez
43:03juste avant un enregistrement
43:04officiel
43:05alors juste après
43:05il avait fait déjà
43:06ses deux émissions
43:07et on a tourné
43:09effectivement
43:10dans les conditions
43:10de Vivement Dimanche
43:12avec les équipes
43:13de Vivement Dimanche
43:14que je remercie encore une fois
43:15et ça s'est passé
43:17merveilleusement bien
43:18et puis vous évoquez
43:19ces acteurs
43:20qu'on dit
43:20Asbine
43:21parce que justement
43:22ils ont eu leur heure de gloire
43:23et plus rien ne marche
43:24oui j'avais quelqu'un
43:26qui me disait toujours
43:26vaut mieux être Asbine
43:27que Never Been
43:28mais c'est un peu ça
43:29c'est
43:31oui le problème
43:32d'être comédien
43:33comme d'autres métiers
43:34mais comédien
43:35c'est vrai que c'est particulier
43:35c'est que
43:37on dépend du désir
43:38des autres
43:39que ce soit
43:39du spectateur
43:42mais aussi
43:42des producteurs
43:43des réalisateurs
43:44ou des réalisatrices
43:45et des productrices
43:46et c'est vrai que
43:48c'est très injuste
43:49parce qu'il y a plein
43:50de comédiens formidables
43:51des comédiennes formidables
43:52et du jour au lendemain
43:53plus de propositions
43:54alors qu'on les a
43:56exposées
43:56parfois surexposées
43:58et d'un coup
43:59il n'y a plus d'envie
43:59il n'y a plus de désir
44:02et ça me rend toujours triste
44:04il y a un peu le côté
44:05que sont-ils devenus
44:06et même si peut-être
44:08que financièrement
44:08tout va bien
44:09que dans leur vie ça va
44:10moi je me dis
44:11merde on les voit plus
44:12il y a une chanson
44:13d'ailleurs du groupe
44:14Il y a été une fois
44:14qui évoque ce phénomène
44:16mais dans la chanson
44:26Je ne sais pas si vous connaissez
44:27cette chanson
44:28elle se rapporte
44:29à Félix Marten
44:30qui était un chanteur
44:31crooner
44:32il est avec Edith Piaf
44:33du jour au lendemain
44:34et même du soir au lendemain
44:35Piaf le congédie
44:37elle le fait congédier
44:38par son guitariste
44:38il a fini à la rue
44:40il ne trouvait plus
44:40le moindre rôle
44:41et moi je l'ai croisé
44:42un soir à Montmartre
44:43désespéré
44:44c'est terrible
44:45d'avoir été une gloire
44:46et de ne plus rien être
44:47un jour
44:48C'est très injuste
44:49et ça va avec
44:50un petit peu
44:51l'industrie du disque
44:53il y a beaucoup
44:54de chanteurs et de chanteuses
44:55qui ont fait une chanson
44:57qu'on a vu pendant
44:58un an, deux ans partout
44:59et du jour au lendemain
45:01tout leur est fermé
45:02Alors comment on fait
45:03pour être à la fois
45:04acteur et réalisateur
45:05du film en même temps ?
45:06Il y a un côté schizophrène
45:08Non
45:09au début c'était plus compliqué
45:11parce que
45:11sur le premier film
45:13même le deuxième
45:14parce que
45:16c'est une logistique différente
45:18en fait il y a beaucoup plus
45:18de préparation en amont
45:20parce que c'est vrai
45:21que moi sur le tournage
45:22j'ai envie de me concentrer
45:23sur mon jeu
45:24sur le jeu des comédiens
45:25en premier
45:26beaucoup plus
45:27la mise en scène artistique
45:28que sur la partie technique
45:29donc c'est vrai
45:30qu'il y a une grosse préparation
45:31avec les équipes techniques
45:33notamment avec le chef opérateur
45:35la script
45:36là où le script d'ailleurs
45:37mais qui
45:39sur lesquelles
45:39je vais beaucoup m'appuyer
45:40au moment du tournage
45:42et puis avec ce film
45:43qui est une comédie
45:43je le précise
45:44on découvre les coulisses
45:46de ces tournées
45:47avec notamment
45:48ces petits villages
45:48où il n'y a pas une affiche
45:49pour la projection du film
45:51ça existe vraiment ?
45:52ça existe vraiment
45:53ça existe vraiment
45:54je vais vous dire
45:54et plus souvent qu'on ne le croit
45:56ça j'ai toujours trouvé
45:57ça incroyable
45:58moi j'ai une vraie tendresse
46:01pour les cinémas indépendants
46:03il y a beaucoup de cinémas associatifs
46:05tenus par des bénévoles
46:06ça j'ai découvert tout ça
46:08sur ma toute première tournée
46:10en 2014
46:11et qui ont du mal parfois
46:14à voir des films
46:15même en troisième
46:16en cinquième semaine
46:17et bon
46:18évidemment la moitié du village
46:20a vu le film
46:21dans la grande ville à côté
46:22et donc
46:23je me suis fait
46:24un cheval de bataille
46:27entre guillemets
46:28d'aller présenter ce film
46:29en priorité
46:30dans ces cinémas
46:31mais parfois
46:34c'est vrai que
46:35on est bien reçu
46:36dans la plupart
46:36et il y en a plein
46:37qui font le boulot
46:37mais parfois
46:39c'est étonnant
46:40c'est quand même
46:42des événements
46:43qui sont prévus
46:44des mois à l'avance
46:47on vient avec
46:47des personnalités
46:48que les gens
46:50n'ont pas forcément
46:51l'habitude de voir
46:51à leur ville
46:52et tout le monde s'en fout
46:53c'est à dire
46:54qu'on est très mal accueilli
46:56un petit peu
46:57sans spoiler
46:58à la manière
46:59de Thierry Lhermitte
47:00dans le film
47:02on nous dit
47:02ben non
47:02il n'y a personne
47:03ça n'intéresse personne
47:04votre truc
47:05puis on découvre
47:05qu'il n'y a pas d'affiche
47:06qu'il n'y a eu aucune communication
47:08que de toute façon
47:10à côté de ça
47:10il y a la fête de l'huître
47:12et on se dit
47:13mais qu'est-ce qu'on fout là ?
47:14Et il y a aussi
47:15le journaliste
47:16qui se vend
47:17de ne pas avoir vu le film
47:18et qui vous pose une question
47:19qui n'a rien à voir
47:19avec le sujet
47:20Mais est-ce que vous me croyez
47:21Jacques Pessy
47:21si je vous dis
47:22que c'est régulier ?
47:23Je commence à vous croire
47:26Oui c'est des anecdotes
47:28et alors l'anecdote
47:29est véridique
47:30parce que ça
47:30je l'ai sorti
47:31je tairai évidemment
47:32le nom du comédien
47:33un comédien très connu
47:34j'étais avec lui
47:35on présentait un film
47:36il y a quelques années
47:37et la phrase
47:38de cette journaliste
47:39qui demande
47:40à ce comédien
47:41qui est quand même
47:42qui a une énorme carrière
47:44et qui lui dit
47:45alors à votre âge
47:46le cinéma
47:47c'est un projet
47:48de reconversion
47:48sachant qu'elle parle
47:49à quelqu'un
47:50qui a 80 films
47:51derrière lui
47:51150 pièces de théâtre
47:54et c'est surprenant
47:55non mais la personne
47:56ne connaissait pas
47:57et elle ne s'est pas dit
47:58je vais ouvrir
47:59le dossier de presse
48:00non non mais de toute façon
48:00ça n'a aucun intérêt
48:01aucun intérêt
48:02et puis une phrase suffit
48:03pour faire un titre
48:05une phrase suffit
48:05elle le dit d'ailleurs
48:06elle dit non mais de toute façon
48:08j'ai vu la bande annonce
48:09et puis deux trois mots
48:10de vous
48:11et ça suffira
48:12et puis il y a une chose
48:13très importante
48:14dans vos films
48:14et dans plusieurs films
48:15vous évoquez
48:16la maladie d'Alzheimer
48:17de votre père
48:18dans celui-là
48:19comme dans les précédents
48:20oui parce qu'effectivement
48:23mon papa est décédé
48:25il y a près de
48:26il y a trois ans
48:27de la maladie d'Alzheimer
48:28et je m'en suis occupé
48:29pendant une dizaine d'années
48:30donc du diagnostic
48:32finalement
48:33jusqu'à l'issue finale
48:35et ça m'a marqué
48:38évidemment
48:38en tant que fils
48:39mais en tant qu'homme aussi
48:41parce que
48:42il y a des choses
48:44il n'y a pas que du négatif
48:45dans cette maladie
48:46ça peut paraître paradoxal
48:48il est bizarre ce que je dis
48:49mais j'ai vécu
48:50des grands moments
48:50avec mon père
48:51à ce moment-là
48:52la seule chose
48:53c'est qu'il faut accepter
48:55que
48:56même si parfois
48:57pendant une longue période
48:58l'état est stationnaire
48:59c'est que
49:00ça va forcément se dégrader
49:02et que ça finira
49:03forcément mal
49:04et que la personne
49:05qu'on a en face de soi
49:06n'est pas tout à fait
49:07celle qu'on a connue
49:08et va l'être
49:09de moins en moins
49:10mais si on arrive
49:11et je ne dis pas
49:12que c'est facile
49:12mais si on arrive
49:13à se détacher de ça
49:14on passe des moments
49:16extraordinaires
49:16avec des scènes insolites
49:19mais
49:20qui évidemment
49:21sont déconnectées
49:21de toute réalité
49:22mais quand on décide
49:23de rentrer dans ce jeu
49:25on vit
49:26en 5 minutes
49:27on a vécu 10 vies
49:27et il y a un film
49:28de Nick Casavet
49:29qui s'appelle
49:30N'oublie jamais
49:30je ne sais pas si vous le connaissez
49:31qui résume parfaitement
49:32la situation
49:33qu'à nous on passe
49:34un bon moment
49:34avec cette tournée
49:35avec ce DVD
49:36parce que c'est une comédie
49:37sans prétention
49:38et c'est apporté
49:39du bonheur au public
49:40c'est ce que vous aimez faire
49:41oui
49:42une touche de légèreté
49:43une pincée de nostalgie
49:45et des belles couleurs
49:48et des gens
49:48qu'on aime voir
49:49et revoir
49:49et vous allez continuer ainsi
49:51je suis sûr
49:51et vous reviendrez
49:52à en parler
49:53dans Un clé d'une vie
49:53pour les prochains films
49:54j'espère bien
49:55la tournée
49:56c'est un DVD
49:57à recommander
49:57pour passer un bon moment
49:59et les bons moments
50:00sont rares en ce moment
50:01il faut en profiter
50:02c'est bien dit
50:02merci Florian Essic
50:04et puis les clés d'une vie
50:05c'est terminé pour aujourd'hui
50:07et on se retrouve bientôt
50:08restez fidèles
50:09à l'écho de Sud Radio
50:10à bientôt
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