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Les clefs d'une vie de David McNeil
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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-05-07##
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PersonnesTranscription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celles de mon invité.
00:05Être le fils d'un génie de la peinture ne vous a pas empêché de devenir un artiste hors cadre,
00:10mais néanmoins haut en couleur.
00:12Aujourd'hui, le blanc pour la chanson et le rouge dans un livre
00:15où à travers la voiture vous racontez le temps où tout n'a pas roulé pour vous,
00:20et bien tout ça on en parle aujourd'hui.
00:21Bonjour David McNeil.
00:22Bonjour Jacques.
00:24Alors on a donc une double actualité avec vous,
00:26c'est-à-dire un album qu'on va évoquer,
00:28un livre aussi qu'on va évoquer, un livre très émouvant d'ailleurs.
00:31On en parlera tout à l'heure.
00:32Le principe des clés d'une vie où vous venez pour la première fois,
00:35c'est d'évoquer aussi votre parcours à travers des dates clés.
00:38Donc on va mélanger tout ça avec des dates.
00:40Et la première que j'ai trouvée, elle ne vous correspond pas exactement,
00:44mais elle est importante dans votre parcours.
00:46Le 10 mars 1955 à 21h10 commence cette émission de radio.
00:55Pour ceux qui aiment le jazz,
00:57et ça je crois que cette émission d'Europe numéro 1 vous a marqué.
01:01Je ne savais pas que ça avait commencé si tôt.
01:0355, oui.
01:05J'étais dans un pensionnat près de Versailles,
01:10et avec des cintres,
01:13et ce qu'on appelait des postes à galènes à l'époque,
01:16on écoutait la nuit,
01:18Franck Tenon et Daniel Philippaqui,
01:21et j'ai découvert le jazz,
01:22je devais avoir 14 ans.
01:24Et c'est un indicatif qui est blues match.
01:28Blues match,
01:28qui est quelque chose que je me rechante le matin
01:31pour me mettre en route.
01:32Tant d'années plus tard.
01:34En fait, l'émission a commencé hebdomadaire,
01:36et au bout de deux mois,
01:37elle a tellement marché qu'elle est devenue quotidienne.
01:39Et pourquoi Daniel Philippaqui est-il venu ?
01:41Parce qu'il était photographe à Paris Match,
01:43et il avait une collection de disques de jazz,
01:45et l'Europe 1 n'avait pas de collection.
01:47Non, la collection de Philippaqui,
01:49disait le jazz, c'était fou.
01:50Voilà, et c'est pour ça qu'il est venu à l'Europe,
01:52sinon il n'aurait jamais fait de radio
01:54et jamais fait Salut des Copains.
01:55C'est fou, hein ?
01:57Alors, vous êtes effectivement pensionnaire au Montsel,
01:59je crois.
02:00Absolument.
02:00Qui est à Jouy-en-Josace,
02:03et ce n'est pas un de vos meilleurs souvenirs.
02:06Disons que les pensionnats,
02:10pour garçons,
02:11avant les années 60,
02:13ou plutôt 68,
02:14c'était un peu à l'anglaise.
02:16Ce n'était pas très facile.
02:18Le seul moyen d'apercevoir une jeune fille,
02:20c'était de faire semblant d'être catholique
02:22et d'aller le dimanche à la messe.
02:24Il se trouve en plus,
02:25il y a quelqu'un d'autre au Montsel
02:26qui a mal tourné, si j'ose dire.
02:29Sardou.
02:29C'est Sardou.
02:30Très mal tourné.
02:31Très mal tourné.
02:32Je ne sais pas si vous le savez,
02:33mais il s'échappait du Montsel,
02:34il est parti à l'aéroport prendre un avion
02:36parce qu'il voulait ouvrir une maison close au Brésil,
02:38et son père, Fernand Sardou,
02:40la rattrapait à l'aéroport.
02:41Je pense, je pense que c'est ce qu'il a envie qu'on croit.
02:46Michel était un garçon très sage.
02:48Il était ce qu'on appelait un capitaine,
02:50c'est-à-dire qu'il surveillait les gamins
02:52et tout le reste était du rêve.
02:55Mais c'est ça qui est formidable,
02:56c'est que le rêve qu'il a eu de partir au Brésil
02:59ouvrir un claque,
03:00c'est l'imagination en fait qu'il est devenu chanteur.
03:03Mais il y a eu d'autres gens
03:04qui sont très très mal tournés.
03:06Vous me direz si c'est bien ou mal.
03:08Mais il y a le peintre Gaouche.
03:10Exactement.
03:11Et puis il y a Balkany.
03:13Exactement.
03:13Alors le choix en dire bien et mal,
03:15c'est à vous de choisir.
03:16Oui, mais Jean-Michel Ribes aussi, je crois.
03:19Et Jean-Michel,
03:19qui a très très mal tourné.
03:21Alors, votre instrument à l'époque,
03:23c'est la trompette,
03:23car en écoutant Louis Armstrong,
03:25vous avez eu envie de jouer de la trompette.
03:27Absolument.
03:28Absolument.
03:29Et grâce, pour qui le jazz à l'époque,
03:34c'était Miles Davis.
03:36Peut-être pas encore Miles Davis,
03:37c'était encore New Orleans.
03:39Oui, mais il y avait Duke Ellington aussi.
03:40Et je crois que c'est votre sœur
03:42qui vous a fait découvrir Duke Ellington.
03:44C'est ma maman.
03:45Ma maman écoutait,
03:47mon père écoutait Mozart beaucoup.
03:48Ma maman écoutait Duke Ellington.
03:51Et j'ai découvert la trompette
03:54grâce à Tommy Lannier.
03:58Tommy Lannier,
03:59qui était un trompettiste oublié,
04:03mais qui était le seul blanc
04:04qui avait un son jazz.
04:08Avec Chad Baker, évidemment.
04:10Exactement.
04:11Il se trouve qu'effectivement,
04:12musique classique,
04:13je sais que le mot musique classique
04:14ne vous touche pas.
04:15Vous n'aimez pas ce mot.
04:16Non, non, non.
04:17Le mot classique, non.
04:19Parce que pourquoi classique ?
04:20Parce que ce qui est justement classé
04:23dans le classique,
04:24il y a des choses qui sont
04:25d'une modernité folle,
04:28je préfère dire...
04:29Enfin, je ne sais pas...
04:29Je n'ai jamais trouvé le mot.
04:31Il faudrait trouver.
04:32Jacques Pessy,
04:33à vous de trouver.
04:34Vous, le grand spécialiste de la musique.
04:35Trouvez-nous.
04:37Musique sérieuse, c'est idiot.
04:38C'est idiot.
04:39Musique savante, c'est crétin.
04:41Parce que Lully,
04:42ce n'était pas très savant.
04:43C'était simplement des mathématiques.
04:46Trouvons.
04:46On va chercher.
04:47Alors, il se trouve que
04:48votre père aimait des musiques classiques.
04:50Votre père, donc,
04:51c'est Marc Chagall.
04:51On le sait.
04:52Pendant des années,
04:53vous l'avez caché,
04:53mais vous l'avez caché
04:54par modestie et par pudeur.
04:56Oui, oui, oui.
04:57Alors, je n'ai pas caché.
04:58C'est que je ne voulais pas
05:00que mon père pense
05:01que je me servais de son nom
05:02pour ouvrir les portes.
05:05Caché, non.
05:06Mais j'ai demandé
05:09aux gens qui faisaient
05:11de la radio beaucoup à l'époque,
05:12parce que la télévision,
05:13il y en avait très peu,
05:14mais à des gens que
05:17je chéris,
05:18comme José Arthur,
05:20qui n'ont jamais, jamais
05:21dit le nom de mon père.
05:24Et je sais qu'il était
05:25très fier de vous
05:25parce qu'un jour,
05:26il l'a dit à un musicien
05:28et que c'est revenu
05:30à vos oreilles,
05:30un photographe et un musicien.
05:32Alors, le photographe,
05:33c'était un membre
05:35des Rolling Stones
05:38qui était...
05:39J'ai oublié les noms.
05:41Bill Wayman.
05:42Bill Wayman.
05:43Il avait quitté les Stones
05:44et était devenu photographe.
05:46Il habitait Saint-Paul-de-Vence
05:48et voulait photographier mon père.
05:50Et mon père,
05:51qui étrangement écoutait
05:54peu de choses,
05:55lisait peu de...
05:56Mais il savait tout.
05:58Il y a des gens comme ça
05:59qui, par Ousmos,
06:00savent tout.
06:00Et quand Wayman est arrivé
06:02chez lui,
06:03Wayman me l'a répété
06:04par la suite.
06:05Il m'a dit,
06:06vous savez,
06:06mon fils,
06:07il fait de la musique aussi.
06:09Ça, ça vous a touché ?
06:10Ça m'a touché.
06:11Beaucoup.
06:12Alors, moi,
06:12l'un de ses plus célèbres
06:13de tableau,
06:13quand il est arrivé à Paris,
06:15ça s'appelait
06:15Paris par la fenêtre.
06:18tableau qui a disparu
06:19et qu'il a retrouvé
06:20par hasard
06:21aux Etats-Unis
06:22un jour.
06:22Je ne sais pas si vous le savez.
06:24À New York,
06:24après la Seconde Guerre mondiale,
06:26il va là-bas
06:27et le tableau
06:28avait été bradé
06:29à la sortie de la Grande Guerre
06:30et il l'a retrouvé là-bas.
06:32Je ne savais pas.
06:33Je ne savais pas.
06:34Mais vous savez que
06:34comme Chagall était
06:36en tant que juif
06:39et aussi
06:41puisqu'il avait été
06:42commissaire du peuple
06:44au début de la Révolution,
06:46il était considéré
06:47par les nazis
06:48comme totalement décadent.
06:51Donc,
06:51tous les gens
06:52qui possédaient
06:52des Chagalls
06:53les planquaient.
06:54Et il y en a encore
06:56qui,
06:57aujourd'hui,
06:57je suis co-président
06:59du comité Chagall,
07:01il y a des tableaux
07:02qui réapparaissent,
07:03qui avaient été roulés
07:04dans des tuyaux.
07:05C'est fou, hein ?
07:05Oui.
07:06Alors, il se trouve
07:06que vous auriez dû
07:07vous appeler
07:08David Chagall,
07:09mais l'administration
07:11presque internationale
07:12l'a empêché.
07:12Pas vraiment.
07:14C'est-à-dire que
07:16McNeill,
07:17dont je porte le nom,
07:18était le nom
07:19du mari de ma maman.
07:21Et c'était la guerre,
07:23c'était difficile
07:24déjà à l'époque
07:26de divorcer.
07:26Et en plus de ça,
07:27entre les États-Unis
07:28et l'Angleterre,
07:29il n'y avait pas
07:29tellement de connexions.
07:31Ce qui fait
07:32qu'ils n'ont jamais
07:33divorcé.
07:35Mon père voulait
07:36évidemment me reconnaître
07:37et le jour
07:38où McNeill a accepté
07:40de divorcer,
07:41ma mère était partie.
07:43Et il se trouve aussi
07:44que vous avez grandi
07:44au départ,
07:45vous étiez dans le Bronx.
07:46Le Bronx,
07:46aujourd'hui,
07:46on connaît avec le street art
07:48et à l'époque,
07:48ce n'était pas ça du tout.
07:50Mais le Bronx,
07:50c'était un quartier
07:51un peu...
07:53pas bourgeois,
07:54non.
07:55C'était très populaire.
07:57C'était un quartier
07:57d'émigrés populaire.
07:59Et puis,
08:00c'est devenu vraiment
08:01la jungle.
08:02Et puis,
08:03à coups de bulldozers,
08:04comme les maisons
08:05étaient insalubres,
08:06ils en ont fait
08:06un quartier
08:07relativement chic.
08:08Et je crois aussi,
08:09David McNeill,
08:09que vous auriez pu être dessinateur.
08:11En tout cas,
08:11c'est Miro qui l'a dit
08:12un jour,
08:13en regardant
08:14vos dessins
08:14quand vous y avez
08:154 ou 5 ans.
08:16Ça,
08:17c'est un souvenir superbe.
08:19j'avais 4 ou 5 ans
08:21dans le jardin
08:21à Vence,
08:22où on habitait.
08:23Et Miro,
08:24qui était un ami
08:25de mon père,
08:26était venu.
08:27Et j'étais en train
08:28de dessiner.
08:28Et les deux messieurs
08:30se sont penchés
08:31par-dessus
08:32l'épaule du gamin.
08:33Et Miro a dit,
08:34mais pour moi,
08:35Miro,
08:35ce n'était pas le peintre
08:36qu'aujourd'hui,
08:37on reconnaît,
08:38ni mon père.
08:39Moi,
08:39c'était papa
08:40et son copain.
08:42Et Miro a dit,
08:43tu vois,
08:43Marc,
08:44j'ai mis 70 ans
08:46à redessiner
08:46comme ça.
08:48Et puis,
08:48la guitare est ensuite
08:49entrée dans votre vie.
08:50Et je crois que la guitare
08:51est arrivée avec Dylan,
08:52avec Donovan,
08:53avec des gens
08:54que vous avez entendus.
08:56Alors,
08:56la guitare est arrivée
08:57parce que je jouais
08:58donc de la trompette.
08:59Mais je n'avais pas d'argent
09:01pour payer ni mon loyer
09:02ni de quoi bouffer.
09:03Donc,
09:04il fallait que je fasse
09:04la manche.
09:05Et à l'époque,
09:06très sincèrement,
09:07faire la manche
09:07à la trompette,
09:08on n'avait pas une chance
09:09de gagner un centime.
09:12Donc,
09:12je me suis mis
09:13à prendre la guitare
09:14qui était à la mode.
09:17Et ça m'a plu.
09:19Ça m'a plu.
09:20Vous avez été
09:20un des premiers
09:21à appliquer une technique
09:22qui s'appelle
09:23le peaking.
09:24Alors,
09:24ça c'est une technique
09:25que j'ai importée
09:27d'Angleterre,
09:28qui n'existait pas
09:29en France
09:29et qui était jouée
09:30par Donovan.
09:32Donovan,
09:32qui était une grande,
09:33grande vedette du folk
09:34à l'époque,
09:35tout à fait oubliée
09:35malheureusement maintenant.
09:37et qui était initiée
09:38surtout par
09:39Bert Jones
09:40et John Rambon
09:41qui ont inventé
09:41ce qu'on appelait
09:43le Brit Blues.
09:45Et j'ai amené ça
09:45en France
09:46en 63-64.
09:50Et les gens
09:51étaient étonnés
09:52parce qu'ils étaient
09:52habitués
09:53à ce qu'on gratte
09:53la guitare
09:54et pas qu'on la joue
09:55en arpège.
09:56Et Marcel Dady
09:57et Alan Steevel
09:58ensuite ?
09:59Steevel est plutôt
10:01mais Dady a repris
10:03le Brit Blues.
10:05Mais Dady était
10:06un peu plus jeune que moi
10:07donc il a ramené
10:09la même chose que moi
10:09mais deux ans après.
10:11Et puis il y a quelqu'un
10:11qu'on a totalement oublié
10:12et qui a été important
10:13dans votre parcours
10:13c'est Derold Adams.
10:15Derold Adams
10:16qui était un immense
10:18joueur de banjo
10:20qui était
10:22qui est cité d'ailleurs
10:23par Bob Dylan
10:25dans ses chroniques
10:26comme étant
10:27un des plus grands
10:29alors Derold
10:30Derold Adams
10:31si vous voulez
10:32c'était Pete Seeger
10:34qui est aussi
10:34tout à fait oublié
10:35et Derold Adams
10:36ont amené en Europe
10:38ce qu'on appelait
10:39la vague folk
10:40que Marcel Dady
10:41a popularisé
10:42et Hugo Frey
10:43bien sûr
10:44Hug a fait
10:45beaucoup
10:46pour la musique américaine.
10:48Oui
10:48en fait
10:48Hugo Frey
10:49est allé un jour
10:50invité par Chevalier
10:51à un bal américain
10:52à New York
10:53après Ligne Paris
10:54ce qui est la plus grosse
10:54soirée caritatif
10:56de l'année
10:56il a aimé New York
10:57il est revenu
10:58six mois après
10:58et c'est comme ça
10:59qu'il a découvert
11:00Dylan
11:00dans un café
11:03je croyais
11:04qu'il avait découvert
11:06Dylan
11:06quand Dylan
11:07est venu à Paris
11:08et qu'il l'avait logé
11:09non
11:10il l'a découvert
11:10à New York
11:11et personne ne connaissait
11:12et il l'a invité
11:13à Paris
11:13où Dylan
11:14était totalement
11:15inconnu également
11:15mais je pense
11:17je pense que
11:17sans Hugo Frey
11:18les français
11:19auraient mis
11:19beaucoup plus de temps
11:20à découvrir
11:21Dylan
11:21je pense
11:22je ne sais même pas
11:22si on l'aurait découvert
11:23si parce que
11:24il y a des rebonds
11:26par l'Angleterre
11:27il y a des rebonds
11:29alors ça c'est le début
11:30de votre parcours
11:31et il y a une autre date
11:32que j'ai repérée
11:33qui est le 8 mai 1977
11:35à tout de suite
11:35sur Sud Radio
11:36avec David McNeill
11:38Sud Radio
11:39les clés d'une vie
11:39Jacques Pessis
11:41Sud Radio
11:41les clés d'une vie
11:42mon invité
11:43David McNeill
11:44deux actualités
11:45un album
11:46le blues de l'homme blanc
11:47et puis un livre
11:48quelques mots
11:48à propos de quelques voitures rouges
11:50qu'on évoquera tout à l'heure
11:51on en revient à votre parcours
11:53on a évoqué vos débuts
11:54votre passion pour la musique
11:55et le 8 mai 1977
11:57donc bien après vos débuts
11:58c'est votre première télé référencée
12:01Alina
12:01c'est Music and Music
12:02de Jacques Martin
12:03et vous interprétez ceci
12:10les bars de Babylone
12:14oui je me souviens
12:15voilà au théâtre de l'Empire
12:16et c'est vrai que curieusement
12:18il a fallu des années
12:19pour que vous apparaissiez
12:20dans une émission populaire de variété
12:22alors avant celle-là
12:24non
12:25Daniel Gilbert
12:26oui
12:26à qui je dois beaucoup
12:29m'a fait passer à
12:32je ne me souviens pas du nom
12:34ce serait Midi Magazine
12:35Midi Magazine
12:36deux ou trois fois
12:37elle m'a invité
12:41en fait vous étiez à l'époque
12:43dans un univers de Pierre Barou
12:45Pierre Barou qui avait créé Sarava
12:47grâce à un homme et une femme
12:48c'est ce qu'il avait pu gagner
12:49et vraiment
12:51vous avez voulu travailler
12:53avec Pierre Barou
12:54c'est à dire que
12:56je vivais en Belgique à l'époque
12:57et j'avais entendu
13:00Pierre Barou
13:01au théâtre 140 à Bruxelles
13:03qui était une sorte
13:03de tremplin
13:06parce que Bruxelles
13:07est une ville très provinciale
13:09et
13:10j'avais entendu Pierre
13:12j'avais entendu Ygelin
13:13et je me suis dit
13:14peut-être
13:15peut-être que
13:16je pourrais m'entendre
13:18avec ces gens-là
13:19j'avais travaillé
13:20pour Phonogram
13:21j'avais passé
13:23des auditions
13:24pour des grosses boîtes
13:25qui ont disparu
13:26maintenant
13:26comme Philippe
13:27et Barclay
13:27et qui m'avaient dit
13:29bon revenez nous voir
13:31et Pierre m'a dit
13:32non
13:33venez à Paris
13:34il m'a dit
13:35on va faire un disque
13:36exactement
13:37alors vous étiez à Bruxelles
13:38je crois qu'à l'époque
13:38c'était le cinéma
13:39qui vous intéressait
13:40et presque un cinéma
13:41underground un petit peu
13:43underground par obligation
13:45parce que
13:46bon
13:46quand on a 17-18 ans
13:48on ne peut pas
13:49engager Charles Ernestone
13:50et faire baignure
13:51donc on fait ce qu'on peut
13:53avec son copain
13:54et les copains du bistrot
13:55et vous faisiez
13:56des petits courts-métrages
13:57il y en a qui s'appelait
13:58Weekend d'ailleurs
13:59bien avant Godard
14:00alors Weekend avant Godard
14:01figurez-vous
14:02j'ai gagné
14:03le grand prix
14:05du court-métrage
14:06de la British Family Institute
14:09j'ai perdu le diplôme
14:10mais je suis très fier
14:11en même temps
14:12vous avez été
14:13l'assistant d'un homme
14:14qui pour les frères d'Ardenne
14:15compte énormément
14:16qui s'appelait Henry Storck
14:17qui est le père
14:18du documentaire belge
14:19alors Henry Storck
14:21était l'amoureux
14:22de ma maman
14:24et pour me faire travailler
14:26un peu
14:26il m'a confié
14:27la deuxième équipe
14:28d'une série
14:29de 12 courts-métrages
14:31sur le folklore belge
14:32et il avait
14:34je pense
14:34qu'il avait
14:35des problèmes
14:36pour
14:37il avait déjà
14:38passé 70 ans
14:40et il avait
14:41des problèmes
14:41parce que
14:42beaucoup de folklore
14:43de carnaval
14:44ça se passe la nuit
14:45et c'était relativement violent
14:47alors Henry
14:48m'avait confié
14:49la deuxième équipe
14:49c'est-à-dire
14:50celui qui se fait taper
14:51sur la gueule
14:51par les ballons
14:52etc
14:53alors il se trouve
14:54que donc
14:54Pierre Barraud
14:55vous a repéré
14:55vous a confié
14:57justement
14:58un premier album
14:59et
15:00c'était une maison
15:01de disques
15:02comme on ne peut plus
15:02en imaginer aujourd'hui
15:03une maison de disques
15:04familiale
15:05où on écoutait
15:06on travaillait avec vous
15:08d'une façon très particulière
15:09comme vous le souhaitiez
15:12peut-être un peu trop
15:13parce que
15:15Pierre est quelqu'un
15:15à qui je dois
15:16vraiment beaucoup
15:17beaucoup
15:18mais c'était un type difficile
15:20et
15:21il refusait
15:22tout ce qui était promotion
15:24et quand on sortait un disque
15:26il allait voir
15:26les gens de radio
15:27en disant
15:28si vous voulez passer le disque
15:29achetez-le
15:30ce qui n'était pas
15:31évidemment
15:32le meilleur
15:33moyen
15:34de faire de la promotion
15:35ce qui fait
15:36qu'au bout de
15:37deux ou trois ans
15:37je pense
15:38trois ans
15:38je suis parti
15:40chez Arcea
15:40qui malheureusement
15:41a disparu aussi
15:42mais où c'était
15:43un peu plus
15:44enfin disons
15:45moins
15:45moins hermétique
15:46mais un jour
15:47Pierre Barou a dit
15:48qu'il admirait
15:50tellement votre écriture
15:51que pendant un certain temps
15:52David McTea
15:53il n'a pas pu écrire
15:53après vous avoir lu
15:55alors Pierre un jour
15:56m'a dit
15:56j'écris plus
16:00en fait je pense
16:01qu'il n'avait plus
16:02envie d'écrire
16:02qu'il avait envie
16:03de faire autre chose
16:03alors il y a quand même
16:04eu des disques
16:05importants chez lui
16:06et il y en a un
16:07qui s'appelle
16:07le premier
16:08qui s'appelle
16:09le groupe Captain Crash
16:10où il y a une chanson
16:11qui va ensuite devenir
16:12un succès mondial
16:13le long de 107 boulevards
16:15bras dessus
16:16bras dessous
16:20ils perdent leurs derniers dollars
16:22dans les machines à sous
16:24Hollywood
16:26qui a ensuite été reprise
16:28par Montand
16:29alors ça a été repris
16:30par Montand
16:32ça a été repris
16:33par 20 tonnes de personnes
16:34même Nolwenn le roi
16:36je crois
16:36l'a fait
16:36alors
16:38Nolwenn le roi
16:39on a fait
16:39je pense
16:40la plus jolie version
16:42après la mienne
16:43évidemment
16:43comment est née
16:44cette chanson
16:45et comment mon temps
16:46s'est-il retrouvé
16:47alors
16:48la chanson
16:49c'est venue
16:49parce que j'étais
16:50j'étais chez Pierre
16:51j'avais 8 chansons
16:52et Pierre m'a dit
16:53on va faire l'album
16:54mais
16:55tu n'en as que 8
16:57donc je suis rentré
16:59dardard à Bruxelles
17:00dans la petite maison
17:00d'ouvriers
17:01que j'habitais à l'époque
17:02et j'ai composé
17:034 chansons
17:04et mon fils
17:05avait 3-4 ans
17:06à l'époque
17:06et pour l'amuser
17:07je jouais
17:08dans la cuisine
17:09sur des verres
17:09vous savez qu'on
17:10remplit d'eau
17:11pour faire un petit
17:13clavier
17:14et
17:15l'idée m'est venue
17:16de
17:17le verre à moutarde
17:18je l'ai amené
17:19pour l'image
17:20et l'idée m'est venue
17:21comme ça
17:22et j'ai ramené
17:23cette chanson
17:24je pense
17:25une ou deux semaines après
17:26parce que
17:26quand on est
17:29provoqué
17:29comme Pierre me l'a dit
17:30je fais ton album
17:32si tu m'en ramène 4
17:33tout à coup
17:34on n'a pas du talent
17:35on a du génie
17:36en même temps
17:37vous disiez toujours
17:38que vous étiez incapable
17:39d'écrire plus de 10 chansons par an
17:41absolument
17:42absolument
17:42absolument
17:43mais
17:43là c'était vraiment
17:45dans le besoin
17:45alors il se trouve que
17:47vous écrivez cette chanson
17:48et comme mon temps
17:49fait sa rentrée
17:50à l'Olympia en 81
17:51qui est un événement
17:52colossal
17:53ce que je sais
17:54c'est que
17:54pendant deux ans avant
17:55il appelait Paulette Cocatrix
17:57la directrice de l'Olympia
17:58le matin
17:59et il venait répéter
18:00à 9h du matin
18:01personne ne le voyait
18:02il avait besoin
18:03de travailler tous les matins
18:04mon temps
18:05mon temps était vraiment
18:06un monstre
18:07monstre de travail
18:09d'abord
18:10d'abord il commençait par la barre
18:13comme un danseur professionnel
18:15il faisait une heure de barre
18:17deux gymnastiques
18:19puis il lisait les journaux
18:20et puis il amenait Bobby
18:22Bobby Castella
18:24et il chantait tout son répertoire
18:26avant le déjeuner
18:27il avait besoin de ça
18:28oui
18:29c'était un monstre
18:31de travail
18:32moi je me souviens
18:33d'avoir vu répéter
18:34chaque geste
18:35devant une glace
18:36oui absolument
18:37tout était répété
18:38et il repère Hollywood
18:40il reprend la chanson
18:42alors
18:42Pierre Barou
18:43qui fréquentait
18:44la Colombe d'Or
18:45parce que
18:46la Colombe d'Or
18:47c'est un endroit
18:48à Saint-Paul-de-Vence
18:48qui est mythique
18:51ça a été fréquenté
18:53par Prévert
18:53par Montand et Signoré
18:55bien sûr
18:55et Barou
18:58y a rencontré
18:58son épouse Dominique
19:01et
19:02il a un jour
19:04chanté
19:05mon Hollywood
19:06sans guitare
19:06parce qu'il ne connaissait pas
19:07les accords
19:08mais Barou pouvait chanter
19:09a cappella
19:09mais il connaissait
19:10tout Brassens
19:12et il a chanté
19:14à la table
19:15de Montand
19:17il a chanté Hollywood
19:18et Hollywood
19:19a marqué
19:21Montand
19:22qui a dit
19:22si un jour
19:23parce qu'à l'époque
19:24il ne faisait plus que du cinéma
19:25si un jour
19:26je fais de la chanson
19:27je mets ta chanson
19:28souviens-toi
19:30et c'est tombé
19:31dans l'oreille
19:31de Jean-Michel Follon
19:33qui était l'artiste
19:34qui a fait
19:35les fameux oiseaux
19:36qui s'envolaient
19:38sur Antenne 2
19:39à la fin des émissions
19:40et un jour
19:41Jean-Michel m'appelle
19:42en disant
19:43je crois que j'ai une bonne
19:44nouvelle pour toi
19:46je ne te dis pas quoi
19:47et trois jours après
19:48j'entends
19:49Montand
19:49qui chante
19:50mon Hollywood
19:50et résultat
19:51vous l'avez traduit
19:52en anglais
19:52et elle est devenue
19:54à New York
19:54un immense succès
19:55alors
19:56c'est Jack Triss
19:57qui l'a traduit
19:58c'est un ami guitariste
19:59qui l'a traduit
19:59en anglais
20:00mais
20:02à New York
20:04Montand
20:04l'a chanté
20:05en français
20:06en français
20:06et puis il y a une autre chanson
20:07qui a compté
20:08dans votre parcours
20:09et cette chanson
20:10elle n'aurait jamais dû
20:11être dans le disque
20:12et pourtant
20:13c'est un immense succès
20:14le matin derrière
20:16c'est qu'à Nice
20:17alors qu'elle est moitié nue
20:20sur les murs
20:21devant Jumilissa
20:22Jumilissa
20:23Julien Clerc
20:24c'est vous
20:24et je crois que c'est une rencontre
20:25dans un restaurant
20:26au départ
20:27avec Julien Clerc
20:27David McTier
20:28alors
20:30à la fin des années 80
20:32les
20:33ce qu'on appelait
20:34les maisons de disques
20:34qui n'existent plus
20:35ont commencé à virer
20:36tous les gens
20:37qui ne vendaient pas 50 000
20:39aujourd'hui 50 000
20:41c'est disques de platine
20:42trois fois
20:44et est arrivé un type
20:45chez RCA
20:47qui a dit
20:47ce type vend
20:5048 500
20:50virez-le
20:51donc
20:52enfin c'était comme ça
20:53ils ont viré Brel un jour
20:54parce qu'il coûtait trop cher
20:55l'enregistrement
20:56ils ont viré Nougaro
20:57chez Barclay
20:57etc
20:59et je me suis dit
21:00moi j'ai envie
21:00de continuer à faire ce métier
21:01si j'ai envie de continuer
21:02à faire ce métier
21:03il faut que je fasse chanter
21:04les autres
21:05et je n'avais jamais écrit
21:07pour les autres
21:08et je me suis dit
21:09Julien
21:10je l'avais rencontré
21:11sous une tente
21:13de ce qu'est
21:15l'actuel zénith
21:16au nord de Paris
21:17et c'était une émission
21:19en faveur d'Amnesty International
21:21c'était une journée
21:23et on attendait tous
21:26il y avait là
21:27Catherine Ribeiro
21:29Superbe
21:29Maxime Le Faustier
21:31on attendait tous
21:32et puis c'est là
21:33que je suis rencontré Julien
21:35qui
21:35on s'embêtait
21:36dans les coulisses
21:37on avait qu'une chanson
21:38à chanter
21:39donc on s'ennuyait
21:40et on est partis
21:41visiter
21:42parce que
21:42Barbara chantait
21:44ce soir-là
21:44et on a été visiter
21:46tous les deux
21:47on a crocheté
21:48on a crocheté
21:48la loge de Barbara
21:50qui était
21:51tout était noir
21:53avec des oiseaux
21:54empaillés
21:55des fantômes
21:56et tout
21:56et c'est comme ça
21:57que j'avais rencontré
21:58un peu Julien
21:59et un jour
22:00je me retrouve
22:00au Halle
22:02le jour où
22:03RCR
22:04la maison de disques
22:05me vire
22:05je vois Julien
22:07à la table à côté
22:07je lui envoie un petit message
22:09sur un bout de papier
22:10je lui dis
22:10si on faisait une chanson ensemble
22:12et il me revoit son téléphone
22:13et c'est comme ça
22:14que ça a commencé
22:15mais imaginez-vous
22:16j'avais demandé
22:17à la muse
22:19des poètes
22:20de me donner un coup de main
22:22sur mon répondeur
22:23il y avait mon temps
22:25le soir même
22:26qui disait
22:27avec son chanson
22:28je ne vais pas l'imiter
22:29parce que je limite
22:30ma psy un peu
22:30je dis
22:31Aldo
22:31et qui m'invitait
22:34à venir
22:34place dauphine
22:35parce qu'il voulait
22:35faire des chansons
22:36donc le jour
22:37où j'ai décidé
22:38de chanter pour les autres
22:39j'ai eu Julien
22:41le soir
22:41et la nuit
22:42j'ai eu mon temps
22:43la muse existe
22:45je vois que vous avez entendu
22:46la chanson pour la première fois
22:48dans un café
22:49parce que vous aviez perdu
22:50le code d'un ami
22:52ah j'ai oublié ça
22:53vous avez perdu le code
22:54et vous avez coulé dans le café
22:55et vous entendez
22:56Mélissa à la radio
22:56ah oui oui oui
22:57j'ai entendu dans un café
22:59c'est la première fois
23:00de ma vie
23:00et c'était pas la radio
23:03c'était le barman
23:04qui sifflottait ma chanson
23:05ça c'est encore mieux
23:06mais j'ai dit
23:07c'est pas vrai
23:08c'est la première fois
23:08que ça m'arrivait
23:10c'est fou
23:10parce que
23:11Piaf a dit un jour
23:12une chanson est connue
23:13quand le petit télégraphiste
23:14peut la siffloter dans la rue
23:15elle a parfaitement raison
23:17et ça a changé votre vie
23:19tout à coup
23:20je me suis dit
23:20bon Dieu
23:21on peut faire des chansons populaires
23:22voilà
23:23et ça ne vous a pas empêché
23:24de continuer à chanter
23:25et on va évoquer
23:26votre nouvel album
23:27avec la date du 1er mai
23:292026
23:29à tout de suite
23:30sur Sud Radio
23:31avec David McNeil
23:32Sud Radio
23:33les clés d'une vie
23:34Jacques Pessis
23:35Sud Radio
23:36les clés d'une vie
23:37mon invité David McNeil
23:38on a évoqué vos débuts
23:40on a évoqué vos premières chansons
23:42même celles que vous avez écrites
23:43pour les autres
23:43et puis
23:441er mai 2026
23:45un album
23:47le blues de l'homme blanc
23:48un événement
23:49parce que vos albums
23:49sont rares aujourd'hui
23:50David McNeil
23:52alors les albums sont rares
23:54mais je pense
23:55je pense que
23:56sans être pessimiste
23:58je pense
23:58que l'avenir de l'album
24:01est vraiment compromis
24:03parce qu'il y a
24:04d'autres moyens
24:04d'écouter de la musique
24:07j'avais envie
24:08de faire un dernier album
24:09un peu
24:10un peu
24:11pour mettre un point final
24:14à
24:14à
24:14pour une carrière
24:15c'est un grand mot
24:16mais disons
24:1760 ans de chansons
24:18c'est quand même pas mal
24:1960 ans de chansons
24:20avec
24:20vos propres chansons
24:22et les chansons des autres
24:23avec le cinéma
24:24avec tout ce que vous avez fait
24:25et les livres
24:25on va en parler
24:26alors
24:26le point de départ
24:28de cet album
24:28le blues de l'homme blanc
24:29c'est une chanson
24:30un lézard
24:31en septembre
24:32quand j'aurais
24:33fait glisser
24:34le plissé
24:36des saturns
24:38sur le grain
24:39de tes bas
24:41que tes pas
24:42font bruisser
24:44quand j'aurais
24:46tour à tour
24:47des atours
24:49qui te parle
24:52séparer
24:52les soins sombres
24:56de l'heure
24:56vous avez l'impression
24:57d'avoir entendu
24:57ces musiques
24:58toute sa vie
24:58alors la musique
24:59sans doute
25:00parce que c'est
25:01bon c'est une valse lente
25:04les paroles
25:05c'est un hommage
25:06aux poètes
25:09de la renaissance
25:12Dubélet
25:13Ronsard
25:14et d'autres
25:15avec des intérimes
25:18ce qui se fait plus
25:19donc quand j'avais
25:20ces pas
25:21et qui revient
25:22c'est un jeu
25:24d'écriture
25:25quand on accepte
25:26le fait d'écrire
25:28avec des règles
25:29c'est passionnant
25:31on peut faire
25:31des vers libres
25:32mais ça c'est vraiment
25:33très polissé
25:34en fait
25:34le sonnet pour Hélène
25:36donc quand vous serez
25:37bien vieille
25:37le soir à la chandelle
25:38c'est aujourd'hui
25:39dans le top 10
25:39des sujets du bac
25:40les plus fréquents
25:42ça ne m'étonne pas
25:43alors cet album
25:44il a une histoire
25:44parce que finalement
25:46vous aviez commencé
25:47à enregistrer
25:47certaines chansons
25:48il y a 10 ans
25:48et vous revenez
25:49aujourd'hui
25:49avec des nouvelles versions
25:50avec ce blues
25:51de l'homme blanc
25:53je n'étais pas content
25:54de cet album
25:57j'ai remixé
25:59trois titres
26:01j'en ai fait chanter
26:02une autre
26:03avec mon ami
26:03Maxime
26:04le forestier
26:05on va en parler
26:05et j'ai composé
26:08une nouvelle
26:09parce que j'avais envie
26:10de réunir
26:11Renaud
26:12et Robert Charleboire
26:13qui sont des compagnons
26:14de route
26:14depuis tellement longtemps
26:15avec ce blues
26:17de l'homme blanc
26:17qui donne le titre
26:18à l'album
26:19et qu'on écoute
26:43et là aussi
26:45Charles Bois
26:46Renaud
26:46David McNeil
26:47c'est un événement
26:48et c'est vraiment
26:49des complices
26:49de l'Onda
26:50que je crois
26:50que Charles Bois
26:51c'est un de vos
26:51plus vieux complices
26:53alors j'ai connu
26:54oui une quarantaine
26:55d'années
26:55j'ai connu Robert
26:57depuis 40 ans
26:59je connais Renaud
27:00depuis un peu
27:01plus longtemps
27:02parce qu'on s'était
27:03rencontré
27:05à l'époque
27:06je pense à l'époque
27:07de ma mobilesse
27:09mais je pense
27:10que Renaud
27:11en plus
27:11j'aurais pu le connaître
27:12autrement
27:13car je ne sais pas
27:14si vous le savez
27:14il a tourné
27:15son premier film
27:16c'est le film
27:18d'Albert Lamoris
27:19le ballon rouge
27:19il tournait
27:20des figurants
27:21et que vous avez
27:22à partir de ce film
27:23vous avez tourné
27:26un film avec un certain
27:27monsieur Dubois
27:28absolument
27:29absolument
27:29mais l'oncle
27:32de Renaud
27:34travaille dans le cinéma
27:36et il a pris
27:37les jumeaux
27:38David et Renaud
27:39pour jouer dans le film
27:40exactement
27:41mais ça j'ai su
27:42beaucoup plus tard
27:43et je sais que
27:44monsieur Dubois
27:44vous a fait faire
27:45vos débuts au cinéma
27:46dans un court métrage
27:48à partir justement
27:49de ce film
27:50mais quand
27:51Ballon Rouge
27:52a eu un prix à Cannes
27:54ce qui était presque
27:55un Oscar
27:56à l'époque
27:57tous les directeurs
27:59de cinémathèque
28:00ont envie
28:00de faire leurs films
28:01à l'époque
28:02c'était assez facile
28:03en 16 mm
28:04il doit y avoir
28:06au moins
28:07100 000 petits films
28:08faits dans les écoles
28:09à l'époque
28:10avec des gamins
28:10comme moi
28:11donc Renaud
28:12vous l'avez connu
28:13au départ
28:13moi je me souviens
28:14de Renaud
28:15que personne n'écoutait
28:16quand il faisait
28:16la Jama sans joie
28:17il n'intéressait personne
28:18il a fallu du temps
28:19aussi pour que ça arrive
28:21mais Renaud
28:22se cherchait
28:23alors il a
28:25d'abord été très gavroche
28:27avec
28:28Chantandu Bruyant
28:29et des choses comme ça
28:31qui n'était
28:32pas vraiment
28:33à la mode
28:33et puis
28:34le coup de génie
28:36de Renaud
28:36c'est
28:38d'avoir trouvé
28:41le moyen
28:42d'employer
28:42l'argot
28:44dans les chansons
28:45sans vulgarité
28:46il se trouve que
28:47Robert Charlebois
28:48c'est autre chose
28:49vous auriez pu
28:50vous appeler
28:50Robert Canada
28:51et Long Wacknell
28:53alors
28:53non
28:54mais ça c'est au cinéma
28:55c'est à dire que
28:56Robert a fait
28:58une carrière
29:00au cinéma
29:00Renaud aussi
29:02Renaud a tourné
29:03pour Claude Berry
29:04mais Robert a tourné
29:06pour
29:08des films italiens
29:09il a fait
29:10le bon
29:11la brute
29:12non pas le bon
29:13la brute
29:13non l'autre
29:14la cloche
29:15quelque chose
29:17Robert était la cloche
29:19et
29:21à un moment donné
29:23Sergio Leone
29:24lui a dit
29:25moi je vais te faire
29:27devenir
29:28la plus grande star
29:29de cinéma
29:29mais il faut changer
29:30de nom
29:31et tu vas t'appeler
29:32Roberto Canada
29:35et
29:36Robert a dit
29:37peut-être pas
29:37peut-être pas
29:39et vous avez aussi
29:40fait un peu de cinéma
29:41et vous auriez pu
29:42devenir Long Wacknell
29:43alors
29:43moi j'ai fait un peu
29:44de cinéma
29:45mais j'étais très mauvais
29:46d'abord parce que
29:47ça m'ennuyait
29:48terriblement
29:49d'être acteur
29:49parce qu'on attend
29:50pendant trois heures
29:52pour quelquefois
29:52tourner une minute
29:54j'aimais par contre
29:55j'aimais bien faire
29:56du cinéma
29:56mettre en scène
29:57ça j'aimais beaucoup
29:58vous avez tourné
29:58le court métrage
29:59j'ai tourné
30:00trois courts métrages
30:01et un long métrage
30:02de commande
30:02un film policier
30:04qui s'appelle
30:05Overdrive
30:06qui n'est jamais
30:07sorti en France
30:09et qui a été monté
30:10avec des ajouts
30:11en films pornos
30:13en Allemagne
30:14et qui s'appelle
30:14The Sexwellen
30:15und the Criminal
30:17j'ai pas la copie
30:18non il faut
30:19il faut l'éviter
30:20alors le cinéma
30:21justement
30:22il y a un certain
30:23rapport avec une chanson
30:24de cet album
30:25qui s'appelle
30:25Jim et Jules
30:26je te suivrai
30:27à pas de loup
30:31pour savoir
30:33où tu vends
30:34la nuit
30:34quand tu
30:36t'enfuis
30:42les rapports
30:43avec une femme
30:43comme on peut
30:44difficilement
30:44les imaginer
30:45aujourd'hui
30:46David McNeil
30:49écoutez
30:50à mon avis
30:50non
30:52peut-être
30:53que Truffaut
30:54a été le premier
30:55à le raconter
30:57serais-je le dernier
30:58je pense pas
30:59je pense pas
31:00mais c'est un hommage
31:01à Truffaut
31:02et puis c'est l'envie
31:03de chanter
31:04avec un ami aussi
31:05exactement
31:05donc vous aviez envie
31:06de faire cette chanson
31:07en même temps
31:08Jules et Jim
31:09la chanson
31:10Le Tourbillon
31:11est née
31:11parce que donc
31:12Jeanne Moreau
31:13elle avait écouté
31:14elle avait écouté
31:15Serge Rezani
31:16qui est son voisin
31:17à la gare de Freinet
31:18et elle l'a fait entendre
31:19à Truffaut
31:20dans sa voiture
31:21et Truffaut
31:21a eu le coup de foot
31:22pour cette chanson
31:23sinon elle ne serait pas sorti
31:25je savais pas
31:26je savais pas
31:26mais Rezani
31:28est un grand
31:29grand grand talent
31:30et qui est un jeune homme
31:32à 96 ans
31:33absolument
31:33il est étonnant
31:34et Carla Bruni
31:35donc pourquoi
31:35c'est arrivé
31:36dans cette chanson
31:37alors Carla
31:38je l'ai rencontré
31:39parce que
31:40elle était amie
31:41avec Julien Clerc
31:43et c'était
31:44au moment
31:45où elle voulait
31:46commencer à faire
31:47un peu de chanson
31:48puis elle n'osait pas
31:49et Julien
31:50l'a poussé
31:51à persévérer
31:54et on est devenu
31:56amis
31:56d'autant plus
31:58qu'on vivait
31:58en face
32:00c'était la maison
32:01en face
32:03mais
32:05la raison
32:05pour laquelle
32:06j'ai demandé
32:06à Carla
32:07de venir chanter
32:08avec Robert et moi
32:09je vous le dirai pas
32:10c'est votre secret
32:12alors il se trouve aussi
32:13qu'Alain Souchon
32:14et François Zardy
32:15sont présents
32:16avec 30 ans CFA
32:17à 8 ans
32:19ou au carré
32:20on devrait se garer
32:23ne plus trop faire de gamme
32:26sur le clavier des dames
32:29penser à sa marée
32:32loin du vent des marées
32:35plutôt que dix
32:37égarer son
32:39François Zardy
32:40effectivement
32:40c'était une de ses dernières
32:42interventions au micro
32:44François a été très malade
32:46depuis longtemps
32:47et
32:48comme je savais
32:49que c'était le dernier album
32:50que je ferais
32:52j'avais vraiment envie
32:53que
32:54tous mes amis soient dessus
32:56et
32:57François ne chante pas
32:59la seule chose
33:00qu'elle fait
33:00c'est nous
33:01nous lancer
33:02Alain et moi
33:03en disant
33:031, 2, 3
33:05comme une base
33:05et 1, 2, 3
33:07la danse
33:07qui continue
33:08c'est-à-dire
33:09la musique continue
33:09et elle s'en va
33:11et Alain Souchon
33:12c'est un ami de toujours
33:12parce que
33:13vous l'avez connu
33:14à ses débuts
33:14moi je me souviens
33:15à ses débuts
33:15personne ne voulait de lui
33:16quand il chantait
33:17l'amour 1830
33:18il a même failli arrêter
33:19parce qu'on ne l'écoutait pas
33:21et aujourd'hui encore
33:22vous travaillez avec lui
33:24alors
33:24on ne travaille pas
33:28souvent
33:28c'est-à-dire que
33:30Alain
33:31n'aime pas être seul
33:33alors
33:33comme Laurent
33:35son âme d'année
33:37son frère
33:38est tout le temps
33:39en tournée
33:39ou tout le temps
33:40en train de visiter
33:41des cathédrales
33:41depuis quelques temps
33:42il visite les cathédrales
33:43quand Alain se sent tout seul
33:45il m'appelle
33:47simplement parce qu'il s'enduit
33:48ne pensez pas
33:49une seconde
33:49qu'il ait besoin de moi
33:50pour écrire une phrase
33:52mais vous écrivez quand même
33:53il y a plusieurs chansons
33:54il y a Debussy
33:55Gabriel Fauret
33:56qui est une chanson
34:15aimer une belle Hélène
34:17hélas
34:17non
34:19belle Hélène
34:20la lutte des classes
34:20on sait où ça nous mène
34:22hélas
34:22voilà
34:23j'ai écrit que ça
34:24et il m'a fait co-signer
34:26que ça
34:26je suis honteux
34:27en tout cas
34:29Debussy-Gabriel Fauret
34:30il y avait une rivalité totale
34:32puisque Fauret expliquait
34:33que l'influence de Debussy
34:35était néfaste
34:36et Debussy qualifiait Fauret
34:37le complice d'une bande de snob
34:38vous voyez
34:39ça n'allait pas très fort entre eux
34:41mais c'est magnifique
34:42de l'avoir réuni
34:44c'est magnifique
34:44et puis il y a
34:46effectivement Maxime Le Forestier
34:48avec Tapis Volant
34:50alors on rentre tard
34:53on s'égare
34:54on se noie
34:56on branche nos guitares
34:58au fond de café chinois
35:02si la chance nous sourit
35:06caché sous les soirées
35:08là aussi c'était une rencontre
35:09que vous vouliez retrouver au micro
35:11alors c'est une rencontre
35:13vraiment tardive
35:15parce que
35:16Dieu sait pourquoi
35:19Pierre Barou
35:21ne supportait pas
35:22l'Euphoricien
35:24alors bon
35:26d'après Alain
35:28Alain m'a expliqué
35:29pourquoi c'est qu'il y avait
35:30des jalousies à l'époque
35:32entre Yves Simon et lui
35:33enfin des choses bizarres
35:35et moi
35:36comme je faisais partie
35:37de ce qu'on appelait
35:38la bande à Barou
35:39j'ai évidemment
35:41refusé mon amitié à Maxime
35:43et Alain m'a dit
35:44mais 40 ans plus tard
35:46il me dit
35:46t'es couillon
35:47ce qui fait que
35:49j'ai appelé Maxime
35:50j'ai dit
35:51si on déjeunait ensemble
35:52pour parler un peu de tout ça
35:53et voilà
35:54maintenant il est sur le disque
35:56et la chanson est née comme ça
35:57et la chanson était née avant
35:59mais
36:00maintenant il fait partie des amis
36:02ce qu'il aurait dû faire
36:0340 ans trop tard
36:05trop tard
36:05parce que vraiment
36:07Maxime est quelqu'un
36:08que j'adore
36:08et vous avez des regrets
36:10sur votre parcours
36:11David
36:11alors le regret
36:12de ne pas avoir rencontré
36:13Maxime avant
36:15en tout cas
36:17le regret
36:18de ne pas avoir
36:21rencontré
36:21d'autres personnes
36:24j'aurais pu
36:25parce qu'il y en a
36:26qui sont un peu
36:28trop éloignés
36:29mais
36:31non
36:31je vous ai dit
36:32regrets
36:32oui
36:33oui
36:35en tout cas moi
36:35je n'ai absolument aucun regret
36:37et je suis même très heureux
36:38de vous accueillir
36:39dans cette émission
36:40pour évoquer également
36:41ce livre
36:42sorti le 16 avril
36:432026
36:44à tout de suite
36:45sur Sud Radio
36:46avec David Macnill
36:47Sud Radio
36:48les clés d'une vie
36:49Jacques Pessis
36:50Sud Radio
36:51les clés d'une vie
36:52mon invité David Macnill
36:53on a évoqué
36:53votre actualité de chanteur
36:55mais il y a aussi
36:56l'écrivain
36:56puisque le 16 avril 2026
36:58est sorti
36:59à la NRF
37:00un livre
37:01quelques mots
37:02à propos de
37:03quelques voitures rouges
37:04alors c'est devenu
37:05une tradition
37:05vous racontez votre vie
37:06aujourd'hui
37:07dans des livres
37:08des livres très particuliers
37:09au format particulier
37:10mais des livres prestigieux
37:12et très ciselés
37:15c'est gentil de me dire
37:16mais
37:18je
37:19j'étais un peu
37:20à l'étroit
37:21dans l'écriture
37:21de chanson
37:22parce que
37:26une chanson
37:27c'est
37:28c'est coupé
37:29toujours coupé
37:30parce que
37:30si on veut
37:31une chanson
37:32comme Hollywood
37:32par exemple
37:33dont on parlait
37:33tout à l'heure
37:34c'est tout un film
37:36mais
37:37pour la faire tenir
37:38en trois minutes
37:38il faut couper
37:39couper
37:39couper
37:40couper
37:40et à un moment donné
37:41on a envie
37:42de se laisser aller
37:43donc j'ai été attiré
37:45par le roman
37:46où
37:47au lieu d'écrire
37:48en deux phrases
37:50on peut prendre
37:53Balzac
37:54pour décrire
37:55un bonhomme
37:56il prend trois pages
37:57nous on a trois livres
37:59j'étais un peu frustré
38:01donc j'ai commencé
38:02à écrire des bouquins
38:03mais très modestement
38:04parce que
38:05l'écriture de livres
38:06et l'écriture de chansons
38:07c'est totalement différent
38:08en même temps
38:09le livre
38:10on a la place
38:11on a le temps
38:11d'écrire
38:12de dire chaque phrase
38:14et on est seul
38:14on est seul
38:15oui
38:16mais quand on vient
38:17de la chanson
38:18où on a l'habitude
38:19d'être très très court
38:21court court
38:22les premiers bouquins
38:23que j'ai commencé à écrire
38:24j'écrivais des choses
38:26très compliquées
38:26mais au bout de cinq pages
38:27tout s'est raconté
38:28début
38:29pas fin
38:30il se trouve que
38:31dans ce livre
38:32les voitures rouges
38:32ont une importance
38:33moi les voitures rouges
38:35c'est lié à un feuilleton
38:35de mon enfance
38:36qui s'appelait
38:36l'homme à la voiture rouge
38:37je ne sais pas si vous avez connu
38:38j'ai dû voir
38:39sur Radio Luxembourg
38:41c'est Esso
38:42qui lançait
38:43ce feuilleton
38:44ça a été un immense succès
38:46c'était Yves Jamiac
38:46qui est heure de théâtre
38:47qui écrivait ce feuilleton
38:48qui passionnait
38:49la France entière
38:50dans les années 60
38:50et il s'est arrêté
38:52parce que
38:52comme la campagne de publicité
38:54a tellement marché
38:55que Esso a retiré
38:56son patronage
38:56et ça s'appelait
38:57l'homme à la voiture rouge
38:58et c'est vrai que
38:59les voitures rouges
38:59vous ont toujours fasciné
39:00d'ailleurs la preuve
39:01vous citez Enzo Ferrari
39:02dans ce livre
39:03alors
39:05ça m'étonne
39:06qu'il y ait eu
39:06un homme à la voiture rouge
39:07en 60
39:08parce que la télé
39:09était en noir et blanc
39:10c'était la radio
39:10c'était Radio Luxembourg
39:11donc on peut mettre
39:13toutes les couleurs
39:14à la radio
39:14absolument
39:15oui alors
39:17moi j'aime raconter
39:18des anecdotes
39:19des petites choses
39:20et bon
39:21pour raconter
39:21des anecdotes
39:22il faut essayer
39:23de trouver
39:23ce qu'on appelle
39:24un fil rouge
39:24et le mot rouge
39:26est resté
39:26le fil rouge
39:27m'est venu
39:28grâce à Enzo Ferrari
39:29qui dit cette phrase
39:31il dit
39:31donnez
39:32un papier
39:33et des crayons
39:34à un gamin
39:36demandez-lui
39:36si vous dessinez
39:37une voiture
39:38il vous dessinera
39:38certainement
39:39une voiture rouge
39:40et je suis parti
39:42de ça
39:42parce que
39:42tous les gamins
39:43ont eu
39:43un jour
39:44une voiture rouge
39:45on a tous rêvé
39:46d'une voiture
39:47de pompier
39:47on a tous
39:49malheureusement
39:49dû prendre
39:50une ambulance
39:50on a suivi
39:52Fangio
39:52dans sa Ferrari rouge
39:53et tous ces voitures
39:55rouges
39:55qui ont marqué
39:56ma vie
39:56me permettent
39:57de raconter
39:57les anecdotes
39:58tout au long
39:59de cette vie
39:59d'à peu près
40:00trois ans
40:01jusqu'à aujourd'hui
40:01et enfin
40:03notamment
40:03vous vous racontez
40:04comment dans une boulangerie
40:05vous vous êtes ruiné
40:06en jouets
40:07pour avoir
40:07le dernier chewing-gum
40:08de la voiture rouge
40:09et oui
40:10il y avait
40:11dans cette écruelle
40:13il y avait
40:14une sorte de bocal
40:15avec une voiture
40:16à gagner
40:16mais qui était minable
40:18machin
40:19en fer blanc
40:19à 2,5
40:20et si on tombait
40:22sur le Mistral
40:23le fameux
40:24chewing-gum
40:25gagnant
40:25de Renault
40:25et j'ai dépensé
40:28toute une fortune
40:29pour gagner
40:29cette voiture
40:30qui était
40:31vraiment misérable
40:32et à l'époque
40:34je crois que vous habitez
40:35pas loin du parc
40:36des buts de Chaumont
40:36un quartier
40:37qui était assez particulier
40:38David McNeill
40:39alors Simon Béliva
40:40et les buts de Chaumont
40:41c'était un quartier
40:42qui aujourd'hui
40:43est devenu très différent
40:45et à l'époque
40:46ces pariés
40:47étaient vraiment
40:48des villages
40:48c'était des villages
40:49et à côté
40:51il y avait
40:53Stalingrad
40:53qui était déjà
40:54un peu
40:54un peu turbulent
40:55et encore non
40:57puis il y avait
40:58les buts de Chaumont
40:59il y avait Belleville
41:01puis les Pyrénées
41:02et c'était des quartiers
41:03Ménil-Montant
41:04par la suite
41:04et puis juste avant ça
41:05il y avait évidemment
41:06Pigalle
41:07Paris c'était des villages
41:08les buts de Chaumont
41:10c'était un village
41:11qui était coupé en deux
41:12par l'avenue
41:13Simon Bollivar
41:14et si on va
41:16de l'est
41:16à l'ouest
41:18pardon
41:18du conseil
41:19de l'ouest à l'est
41:20à gauche
41:21ce sont des maisons
41:23osmaniennes
41:24relativement
41:25cossus
41:25et à droite
41:27c'était la zone
41:28totale
41:29c'était encore
41:29des
41:32tout a été rasé
41:33depuis
41:33mais c'était vraiment
41:34des gens
41:35qui étaient très très pauvres
41:36à l'époque
41:37il y avait les studios
41:38Gaumont
41:38qui étaient là
41:39ils ont brûlé
41:41et c'est comme ça
41:42que les buts de Chaumont
41:43sont nés
41:43avec les studios
41:44de la télévision
41:45qui ont fait
41:45les beaux soirs
41:46de la télévision
41:46pendant 30 ans
41:47ça c'est plus haut
41:48chez moi
41:48c'est au-dessus
41:49de Bontsaris
41:50ça c'était déjà
41:51vers la place des fêtes
41:52parce que c'est déjà
41:54un autre village
41:55place des fêtes
41:55c'est tout à fait
41:56un autre village
41:57et puis il y a
41:57le 72 rue de Belleville
41:59où il y a une plaque
41:59disant qu'Edith Piaf
42:00est née sur le trottoir
42:01ce qui est absolument faux
42:02puisqu'elle est née
42:03à l'hôpital Tenon
42:03à 200 mètres de là
42:04à 10h30 du matin
42:06alors il se trouve aussi
42:09qu'il y a une rencontre
42:09qui vous a marqué
42:10et un homme
42:11que vous n'avez
42:12hélas jamais revu
42:12et on a fêté
42:13son centenaire
42:14dans les clés d'une vie
42:15c'est René de Hobaldia
42:18l'homme était très impressionnant
42:21très impressionnant
42:22et il était
42:24il était l'ami de mes parents
42:26et vivait
42:26Square Rémy de Gourmont
42:28qui est encore
42:29aussi quelqu'un
42:30d'assez méconnu
42:31malheureusement
42:33donc on se souvient un peu
42:36et Hobaldia
42:37venait dîner souvent
42:38à la maison
42:40et l'homme était fascinant
42:42et moi
42:43je l'ai connu
42:44à la fin de sa vie
42:44quand il avait 97 ans
42:47il disait qu'il avait
42:47103 ans
42:48c'était un jeune homme
42:49un jeune homme
42:50il était connu
42:51dans le monde entier
42:52presque sauf en France
42:53son théâtre
42:54était joué partout
42:55et il n'en souffrait pas
42:56finalement
42:58c'était un homme modeste
43:00je pense qu'il
43:02je ne pense pas
43:02qu'il était modeste
43:04je ne pense pas
43:04je pense qu'il était
43:06simplement au-dessus
43:07je pense aussi
43:08et puis il y a une camionnette
43:10de la Poste aussi
43:11que vous évoquez dans ce livre
43:12parce qu'elle est liée
43:13à vos années de pension
43:14et à un rituel
43:15qui vous faisait peur
43:16qui était le courrier
43:17qu'on doit lire
43:18à ses camarades
43:19quand on est en pension
43:20David McNeil
43:20c'est-à-dire que
43:23mais enfin
43:24tout le monde recevait des lettres
43:26avec cette camionnette
43:28de la Poste
43:30anglaise
43:31le fameux rouge
43:32des boîtes aux lettres
43:34anglaises
43:34qu'on connaît bien
43:37et à chaque fois
43:39j'allais au cul
43:40de la camionnette
43:40mais il n'y avait jamais
43:41de lettres pour moi
43:42et j'ai découvert
43:43pourquoi
43:44c'est que
43:46j'avais 5 ans et demi
43:48et tous les gens
43:49de ma famille
43:50pensaient que je ne savais pas lire
43:51donc ce n'était pas la peine
43:53de m'envoyer
43:53alors de temps en temps
43:54ils m'envoyaient peut-être
43:55une image
43:55mais jamais des lettres
43:56c'est fou ça
43:58on doit souffrir
43:59quand on est enfant
44:00je vais vous dire
44:01mettre un enfant
44:02à 5 ans et demi
44:02en pension
44:03c'est quelque chose
44:04qu'il ne faut pas faire
44:04je pense aussi
44:05il ne faut pas faire
44:06il se trouve aussi
44:07que vous évoquez
44:08dans ce livre
44:08d'autres voitures
44:09notamment des voitures
44:10de course
44:10et Stirling Moss
44:11car vous avez conduit
44:13Stirling Moss en voiture
44:14je l'ai ramené chez lui
44:15oui
44:16ça c'était
44:19Stirling Moss
44:19c'était un des plus grands pilotes
44:21c'était
44:22bon
44:22même les gens
44:23qui ne sont pas passionnés
44:24de voiture
44:25savent qu'il est Fangio
44:26parce qu'on dit encore
44:2860 ans plus tard
44:30on dit
44:30tu ne te prends pas
44:31pour Fangio
44:31c'est dans le vocabulaire
44:35et Stirling Moss
44:36était un génie de la conduite
44:39et j'étais fasciné
44:41par le bonhomme
44:41et un jour
44:42à Greek Street
44:43c'est à Soho
44:44à Londres
44:46je crois
44:47que je travaillais
44:47dans une boîte
44:48comme
44:48est-ce que je tenais
44:49les vestiaires
44:50ou le bar
44:51je ne sais pas
44:51mais
44:53vers deux heures
44:54du matin
44:55on ferme
44:56et il y a un type
44:58il avait une gueule
44:59de boxeur
44:59avec un nez cassé
45:02et il y a quelqu'un
45:03qui s'est conduit
45:04et moi je vois
45:05le bonhomme
45:06et je ne sais pas
45:07qui c'est
45:07mais comme je n'ai pas
45:08envie de traîner
45:10dans le coin
45:11et prendre le bus
45:12de nuit
45:12je dis oui moi
45:13et moi j'ai 17 ans
45:14je n'ai pas de permis
45:15je conduis
45:17vaguement
45:18et je dis oui moi
45:19et il me lance
45:20les clés
45:21et on monte
45:21dans une
45:22je crois
45:23c'était un Jaguar
45:25X10
45:25enfin un cadeau
45:26de la firme
45:27et sur le porte-clés
45:29c'était la dédicace
45:31de la maison Jaguar
45:32à Sir Sterling Moss
45:34le honorable Jaguar company
45:37j'ai dit
45:37bordel de merde
45:38le type
45:39le boxeur
45:40à côté de moi
45:40c'est Sterling Moss
45:41le plus grand pilote
45:42au monde
45:43et moi
45:44je n'ai pas mon permis
45:45et je ne sais pas
45:46vendu
45:47et j'ai démarré
45:48la bagnole
45:49j'ai calé
45:52et il s'est marré
45:53il s'est dit
45:54ok ça va
45:55le rire de ce segment
45:56ça nous permet
45:56de conduire
45:57jusqu'au bout du monde
45:57il faut savoir
45:58qu'il a remporté
45:5916 victoires
46:00c'est le plus grand
46:00nombre de victoires
46:01à l'époque
46:0116 grands prix
46:02et il a été
46:034 fois vice-champion
46:04du monde
46:04mais comme poulidor
46:05il n'a jamais pu
46:06être premier finalement
46:07parce qu'il y avait
46:07Fangio
46:08il y avait Fangio
46:09et puis à propos
46:10de voiture
46:10il y a aussi
46:10une voiture
46:11qui vous a marqué
46:12Porte-Champeret
46:12et que vous avez pensé
46:14une voiture volée
46:15un jour
46:16c'est-à-dire
46:17c'est une voiture
46:18conduite
46:19par un comédien
46:21et Porte-Champeret
46:22on volait
46:23beaucoup de voitures
46:23non non oui
46:24cette voiture-là
46:25n'était pas volée
46:26mais Porte-Champeret
46:28était connue
46:29pour vendre
46:30des voitures maquillées
46:31voilà
46:31oui
46:32cette voiture-là
46:33non elle n'était pas volée
46:35du tout
46:35mais elle vous a marqué
46:36oui parce que
46:40je jouais dans un film
46:41j'avais un petit rôle
46:43et Marc Porel
46:45qui était
46:45qui est malheureusement
46:46un comédien adorable
46:48talentueux
46:49mais disparu
46:50un jour est arrivé
46:51parce que lui avait
46:52un grand rôle
46:52il avait évidemment
46:53plus de cachet que moi
46:55il est arrivé
46:56avec une Aston Martin
46:57DB4
46:58alors que moi
46:59j'avais une vieille
47:00fiat en sang
47:01qu'il fallait pousser
47:02pour faire démarrer
47:02j'avais pas d'argent
47:03pour changer la batterie
47:05et je me suis dit
47:06Marco
47:08dans un an
47:09j'ai la même
47:10j'ai mis 21 ans
47:12à avoir la même
47:14et j'ai retrouvé
47:15sa voiture
47:16sa voiture
47:17et je l'ai appris
47:19par la carte grise
47:21c'est fou hein
47:22il se trouve aussi
47:23qu'il y avait un garage
47:24Neubauer
47:24juste à côté
47:25où il y avait
47:26des voitures luxueuses
47:27et la secrétaire
47:28était une jeune femme
47:29qui cherchait à gagner sa vie
47:30qui était Nadine Thalier
47:30qui est devenue
47:31Nadine de Rothschild
47:32qui a commencé
47:33comme secrétaire
47:34chez Neubauer
47:34je croyais qu'elle était danseuse
47:36au Folie Bergère
47:37non non
47:37elle a commencé
47:38après elle est venue comédienne
47:40danseuse
47:41et ensuite animatrice
47:42enfin présentatrice
47:43de l'Olympia
47:44mais elle a commencé
47:45comme secrétaire
47:46dans ses jeunes années
47:46chez Neubauer
47:48comme quoi
47:48vendre des bagnole
47:49ça mène à tout
47:50et une autre voiture
47:51qui vous a marqué
47:51c'est la Ferrari
47:52de Yves Montand
47:53gagnée au poker
47:55oui
47:56elle a été gagnée au poker
47:58à un de vos anciens amis
48:00enfin toujours votre ami
48:01j'espère
48:02qui est
48:04un grand fan de poker
48:06et de voitures
48:07qui est Philippe Bouvard
48:09et qui
48:10je pense qu'il a perdu
48:12au moins deux Ferrari
48:13au poker
48:13exactement
48:14et un jour
48:16Montand m'a dit
48:17viens au garage
48:18je vais te montrer
48:18ma nouvelle bagnole
48:20et il y avait
48:21une Ferrari rouge
48:23je lui ai dit
48:24bon
48:24tu viens de l'acheter
48:26il dit
48:26non non non
48:28je viens de la gagner
48:29au poker
48:31mais il continuait
48:32c'était épouvantable
48:34de rouler avec Montand
48:35parce qu'il fumait
48:36à l'époque
48:37il fumait
48:38il regardait absolument
48:39pas la route
48:40mais vraiment
48:40à l'italienne
48:41imaginez
48:42Vittorio Gassman
48:43au volant d'une Ferrari
48:44qui essaye de vous parler
48:45direct caméra
48:47peur de ma vie
48:48en même temps
48:49Montand c'était un grand numéro
48:50je me souviens
48:51un jour
48:51avoir fait une émission
48:52de radio
48:52avec Simone Signoret
48:55donc place Dauphine
48:56j'interview
48:57il arrive
48:58il voit
48:58je ne m'intéresse pas à lui
48:59il a fait un grand numéro
49:00pour que je m'intéresse à lui
49:02et Simone Signoret
49:03il m'a dit
49:03il est toujours comme ça
49:05évidemment
49:05non mais c'est un jeu
49:07entre
49:09deux monstres sacrés
49:10ne peuvent que jouer
49:12à ce genre de jeu
49:13et alors vous
49:13au milieu
49:15il faut se marrer
49:17exactement
49:18c'est ce que j'ai fait
49:19alors ce livre
49:20il y a beaucoup
49:20beaucoup d'anecdotes
49:21sur votre parcours
49:22notamment
49:22vous avez une version
49:23très particulière
49:24de mai 68
49:25que les historiens
49:26n'ont pas encore connue
49:28mais qui pourrait être
49:29intéressante
49:31vous estimez
49:31que mai 68
49:32est née
49:32non pas
49:33par les manifestations
49:35mais par l'envie
49:36des étudiants
49:36d'aller voir
49:37les jeunes femmes
49:37le soir
49:38non mais ça
49:39tout le monde sait
49:39c'est que ça a commencé
49:41parce que
49:43à Nanterre
49:44les garçons
49:45voulaient pouvoir
49:45aller visiter
49:46les filles
49:47dans leur dortoir
49:47ça a commencé
49:48comme ça
49:48mais tout le monde sait
49:49je ne sais pas
49:50en tout cas
49:51les historiens
49:52ne racontent pas ça
49:53parce que les historiens
49:54ne racontent jamais
49:55les choses intéressantes
49:56exactement
49:56alors ce livre
49:57est passionnant
49:58parce qu'il y a
49:58plein d'anecdotes
49:59aujourd'hui
50:00vous vivez à Monaco
50:01vous continuez à travailler
50:02moi je me souviens de Monaco
50:03il y avait un hôtel
50:04qui s'appelle
50:04l'hôtel métropole
50:05absolument
50:06et l'hôtel métropole
50:07quand j'étais à Radio Monte Carlo
50:08c'était l'hôtel
50:09où vers 6h du matin
50:11on ne pouvait pas
50:12prendre l'ascenseur
50:13parce que les vieilles dames
50:14qui étaient au 6ème
50:15mouraient
50:15on descendait
50:16on descendait des cercueils
50:16par l'ascenseur
50:17et on avait surnommé
50:18l'hôtel
50:19l'hôtel Nécropole
50:21oh mon dieu
50:21vous ne le saviez pas
50:22écoutez
50:23moi j'ai dormi
50:24une seule fois
50:26j'ai été au bar
50:27deux ou trois fois
50:28mais je
50:30Nécropole
50:31quelle horreur
50:31voilà
50:32ce qui n'est pas une horreur
50:33c'est ce livre
50:34et cet album
50:34maintenant l'avenir
50:35David McNeill
50:36vous allez continuer
50:36à faire des livres
50:37à faire des chansons
50:38mais je ne sais pas
50:38parce que
50:39bon il n'y a plus de disques
50:40c'est fini
50:41ça n'existe plus
50:43les bouquins
50:43il va y en avoir
50:44de moins en moins
50:45il y en a toujours
50:46beaucoup
50:46je ne sais pas très bien
50:49ce que je vais
50:49j'ai trouvé
50:50j'ai trouvé
50:51vous allez trouver
50:52et vous reviendrez
50:52dans les clés d'une vie
50:53parce que
50:53vous avez tellement
50:54de choses à raconter
50:55alors
50:56donnons-nous au rendez-vous
50:57dans 5 ans
50:57quand j'aurai trouvé
50:59quelque chose
50:59de nouveau à faire
51:00en attendant
51:01il y a
51:01Le Blues de l'Homme Blanc
51:02un album à se procurer
51:04c'est l'un des derniers albums
51:05à se procurer
51:05et puis ce livre
51:06vraiment passionnant
51:07et très émouvant
51:07quelques mots
51:08à propos de quelques voitures rouges
51:10à la NRF
51:11qui rappellera bien des souvenirs
51:12à celles et ceux
51:13qui ont vécu comme vous
51:14des jeunes années
51:15pas toujours joyeuses
51:17mais passionnées
51:17et passionnantes
51:19Merci de m'avoir reçu
51:20aussi gentiment
51:21et réciproquement
51:22merci d'avoir été formidable
51:23et à très bientôt
51:24et à dans 5 ans
51:25ou plus tard
51:25Absolument
51:26Merci David Blackfield
51:27Les Clés d'une vie
51:27c'est terminé pour aujourd'hui
51:29on se retrouve bientôt
51:30restez fidèles
51:30à l'écoute de Sud Radio
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