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Les Vraies Voix avec Bruno Pomart, Joseph Thouvenel et Eric Revel
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##LES_VRAIES_VOIX-2026-05-07##
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00:00:0017h20, Jacques Cardoz.
00:00:02Bonjour, bonjour à tous, c'est l'heure des vraies voix, on est ravis de vous retrouver pour ce moment
00:00:06à la fois sympathique,
00:00:08mais aussi un moment d'info, de bonne humeur, de jeu, aux manettes Marie, aux standards Aude,
00:00:14Antonin qui gère les réseaux sociaux, Quentin est avec moi, et autour de la table,
00:00:18Eric Revelle, journaliste écrivain, directeur de l'hémicycle, je suis ravi de vous retrouver.
00:00:22Moi aussi, Jacques, on s'est croisé à plusieurs reprises.
00:00:24Absolument, directeur de l'hémicycle, on n'en parle pas beaucoup, c'est une belle revue.
00:00:28Oui, c'est une très belle revue trimestrielle qui existe depuis plusieurs décennies,
00:00:33et qui est la revue de la politique et du monde des entreprises,
00:00:36et on est sur une niche, on touche 45 à 50 000 décideurs de haut niveau.
00:00:40Et l'avantage, c'est que ça vous permet d'avoir un contact permanent avec les hommes politiques.
00:00:43Hier, vous étiez avec une star de la future présidentielle.
00:00:46Oui, on avait un déjeuner avec des chefs d'entreprise et avec Gabriel Attal, l'ancien Premier ministre.
00:00:50Donc vous aurez plein d'infos à nous donner durant ces deux heures d'infos.
00:00:53Il en a déjà donné quelques-unes ce matin.
00:00:56Autour de la table, on est également avec Bruno Pommard, ancien patron du RED.
00:00:59Je me suis toujours demandé quel avait été votre plus bel exploit.
00:01:03Ah, le plus bel exploit, Action Directe, à Vitry-Ologe.
00:01:08Très très belle opération qu'on a réalisée pour interpeller les tueurs de Georges Bess et du Général Audran.
00:01:13L'ancien patron, vous étiez aux manettes ?
00:01:14Vous étiez aux manettes à ce moment-là ?
00:01:16Je n'étais pas patron du RED, j'étais chef de groupe.
00:01:18Ça veut dire quoi, chef de groupe ? C'est celui qui est derrière, qui donne les angles ?
00:01:21Je monte souvent à l'assaut, je montais souvent à l'assaut.
00:01:23C'est ça, un peu la différence avec les patrons du RED qui sont là pour coordonner.
00:01:26Dans les séries, c'est celui qui est devant, là ?
00:01:29Exactement.
00:01:30Ça, c'est impressionnant.
00:01:31Vous avez vu, c'est terrible.
00:01:33Et alors, autour de la table également, Éric Touvenel, vice-président du Centre Européen des Travailleurs.
00:01:37Pourquoi me dit Éric ?
00:01:39Mais c'est incroyable, ça !
00:01:40Bien sûr qu'il s'appelle Joseph, pardon.
00:01:42Vous allez bien ?
00:01:43Ça n'a aucune importance.
00:01:44Bon, alors Joseph, j'ai vu, parce qu'on vous présente toujours comme un professionnel du syndicalisme,
00:01:47mais vous avez également fait du bénévolat auprès des sans-abri et dans des pays en guerre.
00:01:52C'est vrai ?
00:01:52Oui, j'ai fait plus de 10 ans d'accueil de rue des sans-abri la nuit, oui, c'est
00:01:56vrai.
00:01:56Et alors, quels souvenirs vous en avez ?
00:01:58Par exemple, quel terrain vous avez parcouru ?
00:01:59J'en veux beaucoup à Emmanuel Macron, par exemple, qui a annoncé, quand il s'est présenté à présidentiel,
00:02:04la première fois, zéro SDF.
00:02:05On sait que ce n'est pas possible.
00:02:08Non, mais surtout, attendez, c'est pas possible, mais surtout, est-ce qu'il y a eu le début du
00:02:11commencement d'une proposition ?
00:02:12Non, parce que de toute façon, on en accueille de plus en plus.
00:02:15Alors, de toute façon, les centres sont saturés, mais on laisse la porte ouverte à des gens pour qui on
00:02:19n'a pas le logement.
00:02:21Bon, écoutez, voilà, vous avez la présentation, vous avez presque le programme, mais là, vous vous dites,
00:02:25il est gentil Cardoz, mais elle est où, Cécile de Minibus ?
00:02:28Oui, c'est vrai, ça, elle est où ?
00:02:30Bon, elle a pris quelques jours, elle a pris deux jours, et puis elle a raison.
00:02:33Philippe, vous l'avez remplacée, Cécile de Minibus ?
00:02:35Oui, ça fait deux victimes dans la semaine.
00:02:38Non, non, rassurez-vous, je rassure tous les auditeurs, Cécile sera de retour lundi avec Philippe David, bien entendu,
00:02:44qui, paraît-il, a une grande passion pour les tapas. Il est de ce côté-là.
00:02:47Oui, mais il ferait mieux de faire attention.
00:02:50Allez, le sommaire avec vous, François-Louis Bourneau.
00:02:52Bonsoir.
00:02:53Bonsoir, Jacques.
00:02:53De quoi parle-t-on ce soir ?
00:02:54Eh bien, des sujets toujours très intéressants, puisque dans ce grand débat, en vous posant cette question,
00:02:59les banques refusent de prêter au Rassemblement National, est-ce que vous trouvez ça normal ?
00:03:03En tout cas, sur les réseaux sociaux, vous êtes nombreux à réagir, et vous êtes nombreux à dire non.
00:03:0890% d'entre vous disent non, et puis en question du soir, la France doit-elle participer à la
00:03:13guerre en Iran ?
00:03:14Eh bien, là aussi, vous êtes 90% à non dire non, donc ça risque de promettre un très beau
00:03:17débat.
00:03:18Et puis, bien sûr, on retrouvera le bon Flavio.
00:03:21Ah bah oui, le bon Flavio, ça c'est la petite musique du bon Flavio.
00:03:24Alors, qu'est-ce qu'il va nous dire ce soir, le bon Flavio ?
00:03:27Eh bien, le bon Flavio, ce soir, c'est 50 pièces de 2 euros pour 200 euros.
00:03:31Oui, mais si je calcule bien, en fait, il marche à 50%.
00:03:38C'est un peu ça, même à plus.
00:03:41Bon, et puis bien sûr, il y aura l'œil. L'œil de qui, déjà ?
00:03:44Votre œil, à vous, Jacques Cardoz.
00:03:46On verra s'il est affûté, cet œil.
00:03:48Et puis, on découvrira les idées de notre auditeur, ministre de la Santé.
00:03:52Ah oui, ce soir, c'est un ministre de la Santé.
00:03:54Voilà, si vous avez des recommandations à faire, il sera là pour vous aiguiller.
00:03:59Allez, tout de suite, on va accueillir notre invité.
00:04:02Et on accueille, bien sûr, notre premier auditeur, comme de coutume, c'est Jérôme, dans les Pyrénées-Atlantiques.
00:04:08Bonsoir, Jérôme.
00:04:09Bonsoir, Jérôme.
00:04:11Bonjour, bonsoir.
00:04:12Alors, Jérôme, on vous pose, à vous, vos auditeurs, d'ailleurs, vous pouvez réagir, 0826 300 300, si vous voulez
00:04:18prendre la parole, comme Jérôme.
00:04:19Les banques refusent de prêter au Rassemblement national.
00:04:22Est-ce que vous trouvez ça normal ? Jérôme, on vous écoute.
00:04:26Mais, en fait, est-ce qu'il y a vraiment un sens à cette question ?
00:04:30Enfin, la réponse est évidemment non.
00:04:31Enfin, comment on peut répondre oui à une telle question ?
00:04:33Je vote RN, mais elle et si, on ne lui prêterait pas l'argent pour pouvoir se présenter, alors que
00:04:37c'est un parti dit démocratique.
00:04:39Alors, d'aujourd'hui, ils font partie du débat démocratique.
00:04:41Je trouverais ça complètement honteux.
00:04:42Il y a deux solutions avec le RN, au bout d'un moment.
00:04:44Soit, on les interdit purement et simplement, comme elle et si.
00:04:47Puis, on reste avec le bloc européiste-centriste, et puis, ils font leurs petites affaires, ils continuent à nous faire
00:04:51crever, comme ils le font depuis 60 ans.
00:04:54Soit, la démocratie, c'est ça, c'est d'aider.
00:04:55Et, excusez-moi, le calcul des banques n'est pas très bon.
00:04:58Ben oui, non, il n'est pas bon.
00:05:00Il n'est pas bon. Et, en tous les cas, vous avez lancé le débat. C'est parfait, Jérôme.
00:05:04Et, évidemment, on se retrouve dans un instant, parce que tout le monde a beaucoup de choses à dire sur
00:05:07ce sujet.
00:05:08A tout de suite.
00:05:0917h20, les vraies voix Sud Radio.
00:05:13Jacques Cardoz.
00:05:15On est de retour sur ce plateau.
00:05:17Les banques refusent de prêter au RN.
00:05:19Est-ce que vous trouvez ça normal ?
00:05:21Apparemment, non, vous ne trouvez pas ça normal.
00:05:23On a déjà un premier indice, parce que vous nous appelez, vous votez, et on a déjà les premiers chiffres.
00:05:28Absolument. 90% d'entre vous disent non.
00:05:31Pour une petite remise en contexte, le RN déplore être confronté à des refus de près de la part des
00:05:36banques françaises,
00:05:37en vue de financer, bien sûr, la campagne présidentielle de 2027, Jacques.
00:05:42Notre éditeur, Jérôme, voulait réagir. Rebonsoir, Jérôme.
00:05:45Oui, on vous a un peu coupé la chic tout à l'heure.
00:05:47Et vous disiez, c'est vraiment pas normal.
00:05:50On est à un an précisément, et pour vous, évidemment, c'est un déni de démocratie, d'une certaine façon
00:05:55?
00:05:56Tout à fait. C'est qu'en fait, à une banque, on ne lui demande pas son avis idéologique.
00:05:59On lui demande juste d'aider, d'être là pour pouvoir investir ou aider des partis politiques pour des élections.
00:06:06Mais j'ai envie d'aller plus loin.
00:06:07Rappelez-vous qu'à l'époque de Sarkozy, les banques étaient venus chialer pour les sauver, quand même, en 2008,
00:06:11c'est ça ?
00:06:12Oui, la crise financière.
00:06:16Imaginez le RN au pouvoir, et les banques vont venir chialer, et on dirait, écoutez, on a des...
00:06:19Ben non, on crève, en fait.
00:06:20Attends, au bout d'un moment, tu vas me demander de t'aider, alors que derrière, tu as fait un
00:06:24déni de démocratie.
00:06:25Au bout d'un moment, je trouve que c'est même pas très intelligent.
00:06:27Il faut accepter, si le peuple choisit de mettre le RN au pouvoir, c'est le premier parti de France,
00:06:31Jacques.
00:06:32Le premier parti de France, il n'arrive pas à trouver une banque.
00:06:35En plus, on parle du RN, mais ça vaut pour d'autres parties,
00:06:40parce que la problématique est la même pour tous les partis.
00:06:43Autour de la table, on est avec Bruno Pommard, vous voulez réagir ?
00:06:46Jacques, il y a un truc qu'il faut dire aux banques, là, puisqu'ils sont si courageux que ça.
00:06:50Il faudrait d'ailleurs qu'ils demandent à tous leurs clients qui sont au RN,
00:06:54ils devraient leur couper les comptes en banque, carrément.
00:06:56Ben oui, puisqu'ils ont quand même 12 millions d'électeurs au RN.
00:06:59C'est un scandale démocratique, absolument.
00:07:01Oui, alors, bien sûr, c'est un scandale démocratique.
00:07:04D'abord, le financement des partis politiques.
00:07:05Il ne faut jamais oublier, par exemple, que sur les élections législatives,
00:07:08l'État vous verse par an 1,50€ par voie.
00:07:13Donc, le RN qui a fait 11 millions de voies, ça fait peut-être 12-13 millions d'euros par
00:07:18an.
00:07:18C'est toujours en fonction de la précédente élection et il y a une dotation.
00:07:22Alors, il y a des permanents, il y a toute une structure à payer, évidemment, dans un parti politique.
00:07:26Mais ce qui m'intéresse beaucoup, là, puisqu'on aborde le sujet,
00:07:29c'est, vous savez, on parle depuis 10 ans,
00:07:30je crois que c'est François Bayrou qui avait émis l'idée de la fameuse banque pour la démocratie.
00:07:34Absolument.
00:07:35Et là, je vois qu'un député de droite, Nicolas Trisna,
00:07:40vient de déposer, à la fin avril, une proposition de loi pour créer ce dispositif public
00:07:45qui permettrait justement aux partis politiques de se financer via une banque, j'allais dire, d'État,
00:07:53mais qui servirait à financer la démocratie.
00:07:55Ce qui ne serait pas une mauvaise chose.
00:07:56Maintenant, il n'en dépend pas moins que quand vous représentez 11 millions d'électeurs,
00:08:00ce n'est pas normal que dans le système actuel, vous n'arrivez pas à vous financer.
00:08:03Et le parti et le nombre de députés majoritaires à l'Assemblée nationale, en plus.
00:08:08Ce qui est quand même extraordinaire, c'est qu'il y a des textes qui concernent les consommateurs.
00:08:14Le refus de vente.
00:08:15Le refus de vente, c'est du pénal.
00:08:18Quand je veux acheter en tant que consommateur, on n'a pas le droit de me refuser.
00:08:22Il suffit de changer.
00:08:24Pardon, je suis un peu perdu, mais quel est le parallèle ?
00:08:27C'est la banque qui fait un refus de vente ?
00:08:28Qu'est-ce qu'elle vend, la banque ?
00:08:29Elle vend des prêtres ?
00:08:30C'est aussi simple que ça.
00:08:32Ça veut dire quoi ?
00:08:33Ça veut dire qu'effectivement, il y a une petite caste qui veut diriger la démocratie.
00:08:38Là, on a la caste culturelle, là on a la caste financière, ce qui est très dangereux pour la démocratie.
00:08:43Et ce n'est pas nouveau, puisqu'il y a déjà quelques années, le RN avait été obligé,
00:08:49enfin Marine Le Pen avait été obligé d'emprunter une banque russe,
00:08:51parce qu'aucune banque française ne voulait reprêter.
00:08:54Mais ça montre bien qu'il y a une caste idéologique qui contrôle en grande partie la finance,
00:08:59et ça aussi c'est dangereux.
00:09:00Oui, alors je ne sais pas si c'est une caste, mais c'est un problème d'image.
00:09:04Ils se reprovisent entre eux, ils font les mêmes écoles, etc.
00:09:07On appelle ça une caste.
00:09:09Vous n'attendez pas tout ça en même temps, mais vous avez un problème,
00:09:11c'est que c'est une question d'image pour les banques.
00:09:14En tous les cas, c'est ce qu'elles disent.
00:09:15Mais ce qui est intéressant avec la proposition du député,
00:09:19c'est que lui, il dit de toute façon, l'argent sera remboursé.
00:09:24Pourquoi ne pas inverser la logique et finalement prêter l'argent avant ?
00:09:28Puisque en fait, ce n'est pas un problème de budget,
00:09:30c'est-à-dire que c'est juste un problème de prêt, c'est un problème de trésorerie.
00:09:33C'est de ça dont il s'agit.
00:09:34Oui, vous pourriez avoir une banque, d'ailleurs j'allais dire une banque écran,
00:09:38au sens où ça ne toucherait pas son image,
00:09:41même s'il sont d'autres banques qui lui prêtent de l'argent à cette banque pour la démocratie.
00:09:46Je rappelle quand même qu'il faut faire plus de 5% des voix à la présidentielle
00:09:50pour être remboursé de l'argent qu'on a mis dans la campagne présidentielle.
00:09:54Donc ce n'est pas non plus si simple que ça.
00:09:56Mais si on va prêter aux écolos qu'il faut faire moins de 5%, ça c'est un problème.
00:10:00Mais au RN, non.
00:10:02Franchement, c'est un scandale.
00:10:03Et sans créer une nouvelle banque,
00:10:05ce serait quand même un peu côté usine à gaz.
00:10:07Pourquoi une nouvelle banque pour la démocratie ?
00:10:09On a quelque chose qui s'appelle la Caisse des dépôts et consignation.
00:10:11Pourquoi ne pas confier cette mission à la Caisse des dépôts ?
00:10:14Elle existe.
00:10:14Alors l'idée également de ce député,
00:10:16c'est de créer cette banque ou en tous les cas une filiale.
00:10:21Il n'a pas explicité encore exactement de quoi il pourrait s'agir,
00:10:26mais il pourrait s'agir d'une filiale d'une banque.
00:10:28Alors on imagine effectivement la Caisse des dépôts.
00:10:31Ça veut dire qu'il y a encore un patron, un sous-patron, un service, un machin.
00:10:34On fait des économies, la Caisse des dépôts, elle existe.
00:10:36Il suffit du conflit de la mission et elle a l'argent pour.
00:10:39Oui. Vous êtes toujours avec nous, Jérôme ?
00:10:43Bien sûr, Jacques.
00:10:43Oui. Alors, qu'est-ce que vous pensez de ce premier tour de table ?
00:10:47Il pourrait y avoir quand même une solution,
00:10:50puisque actuellement il y a une proposition de loi qui doit être déposée ces jours-ci.
00:10:55D'ailleurs, le député disait qu'on est dans les temps,
00:10:58on est encore dans les temps,
00:10:59à condition que la décision soit prise à peu près avant l'été, je crois,
00:11:04mais que si c'est une proposition de loi avec simplement deux textes de loi,
00:11:07ça peut aller vite, c'est voté en une journée.
00:11:09Parce que le paradoxe, et ça vous nous en parlerez juste après Éric,
00:11:13le paradoxe c'est que tout le monde est à peu près d'accord au sein de la classe politique.
00:11:16Donc il y a quand même quelque chose qui ne va pas.
00:11:18On est d'accord au sein de la classe politique,
00:11:20mais en même temps les banques ne veulent pas y aller.
00:11:22Comment vous voyez tout ça, vous, Jérôme ?
00:11:24Vite fait, je reviens sur un problème d'éthique.
00:11:29Enfin, ils ne voudraient pas prêter pour un problème d'image.
00:11:31Quand il y a 13, 15, 16 millions de personnes qui sont prêts à voter pour un parti,
00:11:35on n'est plus sur un problème d'image.
00:11:36C'est purement idéologique pour la ligne.
00:11:38Ce n'est pas une question d'image.
00:11:39On est 16 millions à voter RN,
00:11:41donc je veux dire l'image, ce sera un parti de 400 000 personnes.
00:11:44Ok, oui, mais là, 16 millions, non.
00:11:46C'est un vrai problème idéologique,
00:11:47voire peut-être qu'il y a même certaines personnes qui leur disent de ne pas le faire.
00:11:50Mais ça, c'est un autre sujet, on n'a pas de problème.
00:11:51Non, évidemment qu'il faut aider les partis à pouvoir vivre.
00:11:56Je ne vois pas pourquoi un parti, comme disait un beau interne en Twitter,
00:11:59qu'à 5, à 6 %, on lui prête les yeux fermés,
00:12:02on ne prêterait pas au premier parti de France.
00:12:04Il faut, évidemment, mais ça aurait déjà dû être fait,
00:12:05mais comme d'hab en France, on a les idées.
00:12:09On a les idées.
00:12:11On a les idées.
00:12:13On a les idées.
00:12:16Le président du...
00:12:17Et on n'a pas de pétrole.
00:12:18Le président du Crédit Mutuel,
00:12:20qui est aussi celui de la Fédération Française Bancaire,
00:12:24Daniel Ball,
00:12:25a estimé que le refus des banques françaises
00:12:27de prêter au Rassemblement National
00:12:28constituait un problème
00:12:30et évoque même un sujet démocratique.
00:12:32Bon, alors, s'ils font ce constat,
00:12:35alors pourquoi ils n'y vont pas ?
00:12:36C'est-à-dire que les banques doivent dire
00:12:38vas-y, commence-toi à leur prêter
00:12:39et puis moi, je verrai si je leur prête.
00:12:41En fait, voilà.
00:12:42Maintenant, c'est important.
00:12:43La position du patron de la FBF,
00:12:46la Fédération des banques françaises,
00:12:47qui les dit ça, c'est quand même très important
00:12:49parce que, comme le dit Jérôme,
00:12:52il y a des partis qui vont pouvoir être financés
00:12:55qui ne représentent pas grand-chose.
00:12:57Et puis, il y en a d'autres,
00:12:58c'est beaucoup plus difficile,
00:13:00notamment pour le Rennes,
00:13:01mais pas que.
00:13:02C'est très compliqué.
00:13:05Mais même quand vous vous appelez Le Pen,
00:13:06par exemple, pour avoir un prêt privé,
00:13:09c'est aussi, je le sais, compliqué.
00:13:11Mais c'est scandaleux, quoi.
00:13:11C'est aussi compliqué.
00:13:12Mais je vais vous dire,
00:13:13j'en reviens encore une fois,
00:13:1511 millions, 12 millions de gens
00:13:17qui adhèrent au Rennes.
00:13:18Ces gens-là ont des comptes en banque partout.
00:13:20Ben, le Rennes devrait leur faire un communiqué
00:13:21en disant, ben, changer de banque
00:13:22ou aller prendre des banques en Suisse
00:13:24ou je ne sais où.
00:13:25Ben oui, pourquoi pas ?
00:13:26On pourrait faire perdre quelques millions de comptes
00:13:27à des banques
00:13:28quand on voit ce comportement
00:13:29qui est totalement hors de la démocratie,
00:13:32en dehors de la République.
00:13:34Est-ce que ça ne pose pas un problème
00:13:35d'équité, tout simplement ?
00:13:37Bien sûr.
00:13:37Bien sûr, parce qu'il y a des choix qui sont faits.
00:13:39Il y a des parties
00:13:40auxquelles les banques prêtent
00:13:42et d'autres, ils refusent.
00:13:43Ça pose un vrai problème de démocratie.
00:13:45Je rappelle que c'est un prêt,
00:13:46ce n'est pas un don.
00:13:46Un prêt, ça se rembourse.
00:13:48Un prêt, on peut prendre des garanties.
00:13:50Si les banquiers ne le savent pas,
00:13:51il faut qu'ils changent de métier.
00:13:52Bien sûr.
00:13:54Thierry ?
00:13:55Ben oui, non,
00:13:55on va redire la même chose.
00:13:57Maintenant,
00:13:59il y a le financement
00:14:02des campagnes présidentielles.
00:14:04On sait que c'est un sujet.
00:14:05On voit comment Nicolas Sarkozy
00:14:07est empêtré dans l'affaire libyenne,
00:14:09même s'il y a des plafonds.
00:14:11Souvent, d'ailleurs,
00:14:11les plafonds ont été dépassés.
00:14:14Je ne parle pas de Nicolas Sarkozy,
00:14:16mais historiquement.
00:14:17Une fois que l'élection est finie,
00:14:19le Conseil constitutionnel
00:14:20valide les comptes de campagne.
00:14:22Même quand ils sont inexacts.
00:14:24Même quand ils sont inexacts.
00:14:25Absolument.
00:14:27Qui avait dépassé le plafond.
00:14:28Ce qui est quand même
00:14:29assez fou dans cette affaire,
00:14:30c'est qu'on ne sait pas
00:14:32quelque chose qu'on découvre.
00:14:33Il y a le problème
00:14:35de financement
00:14:35des partis politiques,
00:14:36effectivement,
00:14:37malheureusement,
00:14:38ont été émaillés
00:14:39de différents épisodes judiciaires.
00:14:42Et on s'est bien...
00:14:42Pas pour le Parti Socialiste,
00:14:44par exemple.
00:14:45Avec Monat.
00:14:46J'ai connu ce personnage.
00:14:47Ah oui ?
00:14:47En couleur.
00:14:49Qui était le...
00:14:50Comment dire ?
00:14:51Le racketteur
00:14:52pour le Parti Socialiste
00:14:53des entreprises privées.
00:14:55Et tout ça a été régularisé,
00:14:56heureusement,
00:14:57pour qu'on puisse,
00:14:57évidemment,
00:14:58financer normalement
00:14:59les banques.
00:15:00Malgré qu'il y ait eu
00:15:02quand même des dérapages.
00:15:02Mais c'est vrai
00:15:03qu'encore une fois,
00:15:04il faut se poser
00:15:04la bonne question.
00:15:05C'est de la lâcheté.
00:15:06C'est de la lâcheté
00:15:07de la part des banques.
00:15:09Ils ont peur
00:15:09d'être montrés du doigt,
00:15:11etc.
00:15:11Ça veut dire que
00:15:12cette lâcheté
00:15:13qu'ils ont au niveau politique,
00:15:14moi, je m'inquiète
00:15:14parce qu'ils doivent avoir
00:15:15la même lâcheté
00:15:16pour les PME
00:15:17qui doivent prendre des risques.
00:15:18Parce que le rôle
00:15:19d'un banquier,
00:15:20c'est aussi de prendre des risques.
00:15:21Ouais, c'est pas des courageux.
00:15:22C'est la preuve
00:15:23que c'est pas des courageux.
00:15:24Et pour financer l'économie,
00:15:25à un moment donné,
00:15:26on lance une affaire.
00:15:27Alors, il faut que ça soit sérieux,
00:15:28il faut que ça soit cadré.
00:15:29C'est le rôle du banquier,
00:15:30justement,
00:15:31d'accompagner, d'aider,
00:15:32mais de prendre des risques.
00:15:33Si on veut un développement
00:15:35du tissu de PME,
00:15:36si on veut que les PME
00:15:37cessent de mourir,
00:15:38il faudrait que les banquiers
00:15:39soient un peu plus courageux.
00:15:40Il faut que Macron
00:15:42convoque à tous les présidents
00:15:43de banques,
00:15:43tout simplement.
00:15:44C'est quand même
00:15:44le président république.
00:15:45Et leur dire
00:15:45la bonne façon de faire
00:15:47serait peut-être, messieurs,
00:15:48de financer tous les partis
00:15:50qui se présentent
00:15:50aux élections présidentielles.
00:15:52Tout simplement, quoi.
00:15:52Pourquoi cette fameuse
00:15:54banque de la démocratie
00:15:55qui devait voir le jour
00:15:56et dont François Bayrou
00:15:58avait parlé
00:15:59n'a pas pu se faire ?
00:16:00C'est une bonne question.
00:16:01Je crois qu'il en avait...
00:16:03Il avait eu, me semble-t-il,
00:16:04l'accord il y a dix ans
00:16:06avec l'arrivée au pouvoir
00:16:07d'Emmanuel Macron
00:16:08que cette banque
00:16:09pour la démocratie
00:16:10serait créée ?
00:16:11Dix ans plus tard,
00:16:12bon, là,
00:16:13il y a un projet de loi
00:16:14qui a été déposé fin avril
00:16:15par les députés
00:16:16dont on parlait tout à l'heure,
00:16:17mais il n'y a toujours pas
00:16:17de banque de la démocratie.
00:16:18Est-ce qu'on peut imaginer
00:16:22que le RN
00:16:23n'ait pas les moyens
00:16:25pour faire campagne ?
00:16:26Ben non.
00:16:27Aucun moment.
00:16:28Non, mais attendez.
00:16:29Qu'est-ce qui se passe
00:16:30si là,
00:16:31aucune banque ne prête ?
00:16:33On n'est pas prête.
00:16:35Pardon, Jérôme,
00:16:36vous vouliez intervenir peut-être ?
00:16:38Ils iront à l'étranger,
00:16:40on les traitera
00:16:40de traître à la nation.
00:16:42Après, on va dire
00:16:42que c'est lamentable,
00:16:43ils sont partis chercher
00:16:44de l'argent à l'étranger.
00:16:45C'est ça.
00:16:45J'avais aussi une question.
00:16:48LFI a des difficultés
00:16:49aussi à trouver un emprunt
00:16:51ou pas ?
00:16:51Non, non.
00:16:52Non.
00:16:53Non, je ne crois pas.
00:16:55Je ne crois pas.
00:16:55Non, non, je ne crois pas.
00:16:56C'est une question.
00:16:57Non, on n'aurait que le RN.
00:16:58Il n'y a que l'autre
00:16:59a un problème d'image,
00:17:00mais ça pose moins de problèmes
00:17:01quand même.
00:17:02Ils peuvent aller chercher
00:17:02l'argent à l'étranger.
00:17:03Ce n'est pas interdit.
00:17:04Donc, voilà,
00:17:05ça sera comme ça.
00:17:06Oui, mais pourquoi
00:17:06on est dans la tête
00:17:07après pendant l'élection ?
00:17:08Oui.
00:17:10Ça va servir d'excuses.
00:17:12Bon, en tous les cas,
00:17:15merci Jérôme.
00:17:16On a bien compris
00:17:16qu'en plus,
00:17:17vous le dites,
00:17:18vous êtes un électeur du RN.
00:17:19On est bien d'accord ?
00:17:21Voilà.
00:17:21Et effectivement,
00:17:23on imagine mal
00:17:24que même que Matignon
00:17:27ou l'Elysée
00:17:28n'aillent pas
00:17:29dans le sens
00:17:30de cette proposition de loi
00:17:31puisque apparemment,
00:17:32d'après ce qu'il s'expliquait.
00:17:34la banque pour la démocratie,
00:17:35c'est une mauvaise idée.
00:17:36Une banque,
00:17:37ce sont des fonds propres.
00:17:38Ce sont des ratios.
00:17:40Qui va mettre l'argent ?
00:17:41Alors que la caisse de dépôt
00:17:43existe.
00:17:44Elle est là,
00:17:45elle est faite pour ça,
00:17:46la caisse de dépôt.
00:17:47Elle est faite pour service
00:17:48la France,
00:17:49la caisse de dépôt.
00:17:50Elle n'est pas faite
00:17:50pour autre chose.
00:17:51Oui, mais tu as raison.
00:17:52Bien sûr.
00:17:53Bonne idée.
00:17:53Et si on crée
00:17:54une nouvelle structure,
00:17:55alors si,
00:17:55ça va faire des emplois
00:17:56pour des hauts cadres,
00:17:59etc.
00:18:00Des voitures de fonction,
00:18:00des machins.
00:18:01Et surtout,
00:18:02qui va amener
00:18:02les fonds propres ?
00:18:04Alors on me dit,
00:18:04si on dit,
00:18:05ça va être une filiale de...
00:18:06Bon alors dans ces cas-là,
00:18:07on ne fait pas une filiale.
00:18:08Oui, mais la différence,
00:18:09c'est que si vous avez une filiale,
00:18:11personne ne sait
00:18:11quels sont les mouvements financiers.
00:18:13Je veux dire,
00:18:13on peut très bien imaginer
00:18:14que si c'est la caisse des dépôts,
00:18:16par exemple,
00:18:16une filiale de la caisse des dépôts,
00:18:18ben voilà,
00:18:19c'est...
00:18:19Il y a un problème
00:18:20de secret professionnel.
00:18:21Si on ne peut pas passer
00:18:22par les banques françaises
00:18:23quand on veut faire
00:18:24une opération financière,
00:18:25il faut fermer la bourse.
00:18:27Oui.
00:18:28Non, mais la caisse des dépôts,
00:18:29c'est une excellente idée
00:18:29parce que c'est un peu
00:18:30la banque, je dirais,
00:18:31de l'arrêt de l'État.
00:18:32Après, je ne sais pas
00:18:32si c'est dans ces statuts.
00:18:33Je ne sais pas.
00:18:35Financer la démocratie
00:18:36pour la caisse des dépôts,
00:18:37ça paraît comme ça,
00:18:38simple.
00:18:39Il n'y a qu'à Faucon.
00:18:40C'est peut-être plus compliqué
00:18:40que ça, Joseph.
00:18:41En revanche,
00:18:42moi j'aurais une petite idée...
00:18:42On change des statuts ?
00:18:43Oui.
00:18:44C'est plus facile
00:18:45de changer des statuts
00:18:46d'un établissement d'État,
00:18:48parce que c'est un établissement d'État,
00:18:49que de faire une nouvelle banque.
00:18:58si les banques ont peur
00:19:00pour leur image,
00:19:02moi je préconiserais
00:19:03que toutes les grandes banques
00:19:05de la place
00:19:06prêtent un peu,
00:19:08chacune,
00:19:08ou un pourcentage.
00:19:10Comme ça,
00:19:10il n'y a plus de sujet.
00:19:12Il n'y a plus de sujet.
00:19:12Tu racontes ce qu'on dit.
00:19:14En tous les cas,
00:19:15des solutions,
00:19:16il y en a.
00:19:17Il y a cette proposition
00:19:17de ce parlementaire
00:19:19qui expliquait
00:19:21ces dernières heures
00:19:22qu'il en discute
00:19:23et qu'il a des contacts
00:19:24avec Matignon.
00:19:25Mais voilà,
00:19:26on voulait évoquer
00:19:27tout ça avec vous.
00:19:28D'ailleurs,
00:19:29ça peut faire partie
00:19:30dans la troisième heure
00:19:31tout à l'heure.
00:19:32Bien sûr.
00:19:32À 19h,
00:19:3419h, 20h,
00:19:35les Vraies Voix
00:19:35font parler la France.
00:19:36Vous pouvez prendre
00:19:37la parole sur ce sujet.
00:19:38Voilà,
00:19:38sur ce sujet
00:19:38et sur bien d'autres.
00:19:40Dans un instant,
00:19:41on va passer
00:19:41au sol contre tous.
00:19:43Joseph Touvenel
00:19:44et Éric Revelle
00:19:45ont des choses à nous dire.
00:19:46On se retrouve
00:19:47dans quelques secondes.
00:19:4917h20,
00:19:50les Vraies Voix Sud Radio.
00:19:52Sud Radio.
00:19:54Parlons
00:19:55sur GEMO.fr
00:19:56Les Vraies Voix Sud Radio.
00:19:58Seuls
00:19:59contre tous.
00:20:00On est de retour,
00:20:01les Vraies Voix,
00:20:02avec Éric Revelle,
00:20:03avec Bruno Pommard
00:20:04et avec Joseph Touvenel.
00:20:06Et c'est vous
00:20:06qui commencez,
00:20:07Joseph.
00:20:07Vous nous dites
00:20:08que pour l'histoire
00:20:09et pour les jeunes générations,
00:20:11nous avons besoin
00:20:12d'un Nuremberg
00:20:12du communisme.
00:20:14Alors celle-là,
00:20:14j'avoue
00:20:14qu'on ne l'attendait pas.
00:20:16Le procès de Nuremberg,
00:20:18vous savez,
00:20:18c'était le procès
00:20:19des autorités nazies
00:20:20après-guerre.
00:20:20En 1945.
00:20:21Il n'y a jamais eu
00:20:22de procès du communisme.
00:20:23Pourquoi j'en parle aujourd'hui ?
00:20:24Aujourd'hui,
00:20:25ça fait 72 ans
00:20:26que les combats
00:20:27ont cessé à Diane Bienfou,
00:20:29qu'on a donné l'ordre
00:20:29aux soldats français
00:20:30de cesser de combattre.
00:20:31Il y avait 11 721 soldats
00:20:34qui ont été faits prisonniers
00:20:35parce qu'ils se sont rendus
00:20:36sur ordre.
00:20:37Il n'y a eu que
00:20:403290 survivants.
00:20:423290 sur 11 721.
00:20:45Qui le dit ?
00:20:46Qui s'en souvient ?
00:20:47Quand on voit la violence
00:20:49qui monte,
00:20:49et notamment la violence politique,
00:20:51le fait de mettre à jour
00:20:53les méthodes du communisme,
00:20:55c'est mettre à jour
00:20:56aussi des dangers actuels.
00:20:58Quand on voit qu'un jeune
00:20:59est tabassé à mort
00:20:59dans la rue,
00:21:00ce sont les méthodes du parti.
00:21:02Il ne faut pas oublier,
00:21:03il ne faut pas mettre
00:21:04son marche dessus.
00:21:05Moi, j'ai été frappé
00:21:06sur une radio
00:21:07de service public
00:21:07d'entendre une émission
00:21:10consacrée à Croizat,
00:21:12Croizat,
00:21:12on nous dit
00:21:13que ça a été
00:21:14un député communiste
00:21:15qui a été ministre,
00:21:16etc.
00:21:16et on nous dit
00:21:17qu'il a été résistant
00:21:18et déporté.
00:21:19C'est faux.
00:21:20Il a été arrêté
00:21:22alors qu'on était
00:21:23en guerre contre Hitler
00:21:24parce qu'il soutenait
00:21:25le pacte germano-soviétique,
00:21:27condamné par les tribunaux
00:21:28de la République,
00:21:29déchu de ses droits
00:21:31civils
00:21:31et condamné à la prison.
00:21:33Il a fait plusieurs prisons.
00:21:34Il a terminé en prison
00:21:36en Algérie.
00:21:37Il est sorti de prison
00:21:38une fois que l'Algérie
00:21:39avait été libérée
00:21:41par les troupes alliées.
00:21:42Il n'a jamais été déporté.
00:21:43Il n'a jamais été résistant.
00:21:45Et sur une radio
00:21:46de service public
00:21:47on nous dit ça ?
00:21:47Parce qu'on ne connaît
00:21:48plus l'histoire.
00:21:49Et quand on ne connaît
00:21:50pas l'histoire,
00:21:51on se fait manger
00:21:52par les mêmes
00:21:52qui nous ont mangé hier.
00:21:54Je t'aimerais par un seul exemple,
00:21:55je suis syndicaliste.
00:21:56Qui se souvient
00:21:57du père Populesco,
00:21:58l'aumônier pacifique
00:21:59et pacifique
00:22:00de Solidarnosc
00:22:01qui a été arrêté,
00:22:03torturé,
00:22:03assassiné par les milices
00:22:04communistes ?
00:22:05Ce n'est pas si vieux.
00:22:06Alors, pour vous,
00:22:08il y a eu
00:22:09un événement considérable
00:22:11quand même.
00:22:12C'est le procès
00:22:14de douche
00:22:16au Cambodge.
00:22:18Voilà.
00:22:18Donc ça, pour vous,
00:22:19ce n'était pas...
00:22:20C'était un procès.
00:22:21C'était un procès.
00:22:22Qui concernait le Cambodge
00:22:23où d'ailleurs
00:22:24est passé
00:22:24à travers les mailles
00:22:25du filet
00:22:25un responsable
00:22:26de camp français.
00:22:27Alors, on rappelle
00:22:28qu'il était douche.
00:22:29Donc, il avait dirigé
00:22:31entre 75 et 79
00:22:32le centre de torture
00:22:34de la capitale
00:22:35et avait fait
00:22:3512 000 victimes.
00:22:37Donc, il était
00:22:38l'un des rouages
00:22:39de la machine
00:22:41exterminatrice
00:22:41des Khmers rouges.
00:22:42Et qui est-il devenu ?
00:22:45Il est rentré en France
00:22:46et il était professeur
00:22:48à l'éducation nationale
00:22:49à un haut niveau.
00:22:50Celui qui avait fait
00:22:51plus de 10 000 victimes
00:22:52en étant
00:22:53un chef de camp
00:22:54particulièrement
00:22:55odieux et sauvage.
00:22:56C'est pour ça
00:22:57qu'il faut en parler
00:22:58pour éviter
00:22:59de recommencer
00:22:59ses erreurs.
00:23:00Moi, ce qui m'interpelle
00:23:02dans ce que tu dis,
00:23:03Joseph, c'est
00:23:04quel rapport
00:23:05avec la violence
00:23:06qu'on connaît
00:23:07maintenant dans notre société ?
00:23:08Est-ce que ça
00:23:09réellement...
00:23:09On a réellement besoin
00:23:11de savoir...
00:23:12Évidemment, le communisme
00:23:13c'est 50 ou 60 millions
00:23:14de morts,
00:23:14c'est pas rien.
00:23:15C'est pas un détail
00:23:16comme a dit un certain...
00:23:18un ancien homme politique.
00:23:19Mais je vois pas
00:23:20le rapport encore une fois
00:23:21avec le...
00:23:21Je vais te le dire
00:23:22très rapidement.
00:23:23La fraction armée rouge,
00:23:24les cellules communistes
00:23:25combattantes,
00:23:25les brigades rouges,
00:23:26l'action brigade internationale
00:23:29et les gens
00:23:30qui sont autour
00:23:30des partis d'extrême-gauche
00:23:32aujourd'hui
00:23:32se revendiquent communistes.
00:23:35Avec des changements...
00:23:36Oui, ils se revendiquent communistes.
00:23:37Alors, il y a ceux
00:23:38qui sont du parti communiste
00:23:39comme il y avait
00:23:40les trotskistes,
00:23:40le parti...
00:23:41Moi, je fais pas la différence,
00:23:43c'est l'idéologie
00:23:44qui est une idéologie
00:23:45de haine
00:23:46qui amène à la violence
00:23:47et à la dictature.
00:23:48Eh bien, tous ces gens,
00:23:50tous ces mouvements
00:23:51mouvements terroristes,
00:23:52la grande majorité
00:23:53se revendiquent
00:23:54de mouvements.
00:23:56Et donc, il faut
00:23:56qu'à notre jeunesse,
00:23:58on leur apprenne
00:23:58cette histoire
00:23:59pour ne pas recommencer
00:24:01et retomber dans ces biais.
00:24:02Non, mais ce que vous nous dites,
00:24:03c'est qu'il y a
00:24:03une valeur éducative
00:24:05dans ces procès, évidemment,
00:24:07même s'il serait peut-être
00:24:08un peu tard
00:24:09de faire le procès
00:24:10du communisme aujourd'hui,
00:24:11en 2026.
00:24:13Tous ceux
00:24:13qui ont perdu un parent,
00:24:15tous ceux...
00:24:15Moi, j'ai un ami,
00:24:16il a jamais connu son père,
00:24:17c'est son père
00:24:17et mourir en Indochine.
00:24:19Il aimerait bien
00:24:19qu'on s'en souvienne un peu.
00:24:21Éric Revelle.
00:24:22Oui, c'est très juste.
00:24:24Est-ce que c'est un...
00:24:24Les tortures,
00:24:25les crimes du communisme ?
00:24:28Mais il y a un tabou intellectuel.
00:24:30Il a fallu attendre 1997
00:24:31pour que sorte
00:24:33le livre noir du communisme.
00:24:34Oui, qui a 1997
00:24:36sous la légite
00:24:37de Stéphane Courtois.
00:24:38Bon, donc ça veut dire
00:24:39qui, à l'époque,
00:24:40pardon de vous couper, Éric,
00:24:41mais qui, à l'époque,
00:24:41avait fait polémique,
00:24:42y compris au sein
00:24:44des historiens
00:24:45qu'il avait écrits
00:24:46puisqu'ils étaient tiraillés.
00:24:47Tout le monde n'était pas d'accord
00:24:48sur ce qu'il fallait écrire
00:24:50dans ce livre noir.
00:24:50Mais pour une raison simple,
00:24:51c'est que la gauche
00:24:52a toujours considéré
00:24:54jusque-à-y compris
00:24:55ces crimes et ces tortures
00:24:56comme des mouvements
00:24:57de libération.
00:24:58Donc, au nom
00:24:59de l'intelligentsia de gauche,
00:25:02ces crimes et ces tortures
00:25:04sont justifiés presque.
00:25:05Enfin, je ne vais pas dire justifiés,
00:25:07mais en tout cas,
00:25:08vous entendiez peu.
00:25:10Voilà, Jean-Paul Sartre
00:25:11soutenait tout ça.
00:25:13Raymond Aron
00:25:14était mis sur la touche.
00:25:16On disait que c'était
00:25:16un conservateur.
00:25:17Donc, en fait,
00:25:18il faut attendre 1997
00:25:19pour que soit publié
00:25:20un livre chez Robert Laffont
00:25:21qui s'appelle
00:25:21Le livre noir du communisme
00:25:23où là,
00:25:24est abordé sans tabou.
00:25:25Ça veut dire que
00:25:26depuis des décennies,
00:25:27en fait,
00:25:27depuis l'indépendance
00:25:29d'un certain nombre
00:25:30de pays
00:25:31qui étaient colonisés
00:25:32par la France,
00:25:33eh bien,
00:25:34la gauche,
00:25:34l'intelligentsia de gauche
00:25:35qui tenait
00:25:37le haut du pavé des idées
00:25:38a toujours considéré
00:25:39que ce n'était pas
00:25:40un sujet abordé,
00:25:41que c'était un sujet
00:25:41même pas tabou,
00:25:42que c'était un sujet
00:25:43de révolution du peuple
00:25:45et peu importe
00:25:46les dégâts,
00:25:47les tortures et les crimes.
00:25:48Aujourd'hui,
00:25:49Joseph a raison d'en parler.
00:25:50La gauche,
00:25:50il m'étirait
00:25:51un peu habillée
00:25:51parce que ça l'aura servi
00:25:52pour les élections aussi.
00:25:53Le terrain,
00:25:54ça l'est servi considérablement.
00:25:55On peut imaginer aussi
00:25:56que jusqu'à la chute
00:25:57du mur,
00:25:59peut-être que les opinions
00:26:00n'étaient pas tout à fait mûres,
00:26:02si je puis dire,
00:26:02sans faire de mauvais jeu de mots,
00:26:03mais après,
00:26:05c'est assez inexplicable
00:26:06en réalité.
00:26:08Est-ce qu'il y a une idéologie
00:26:09quand même,
00:26:10c'est ça qui est inquiétante,
00:26:11il y a une idéologie aujourd'hui
00:26:13qui veut dire,
00:26:14si vous n'êtes pas d'accord
00:26:15avec moi,
00:26:15vous n'êtes même pas
00:26:16un adversaire,
00:26:17vous êtes un ennemi.
00:26:18C'est exactement
00:26:18ces idéologies totalitaires.
00:26:20Oui, ça c'est la France
00:26:20est soumise qui le dit.
00:26:21Et voilà,
00:26:22on l'a aujourd'hui
00:26:22et ça revient.
00:26:23Et on va dire,
00:26:25vous,
00:26:25vous n'avez pas le droit
00:26:26de parler
00:26:27parce que vous n'êtes pas
00:26:27d'accord avec moi.
00:26:28C'est ça que je veux montrer.
00:26:29Et si on étudie l'histoire,
00:26:30on voit les courants,
00:26:31on voit comment c'est venu,
00:26:33on voit comment ça a avancé,
00:26:34on voit le danger
00:26:35et si on voit le danger,
00:26:36on peut s'en prémunir.
00:26:37Mais comment on a encore
00:26:38un Yann Brossat
00:26:39qui est communiste,
00:26:40qui représente le capitalisme
00:26:42à lui tout seul d'ailleurs.
00:26:43Comment on a un mec
00:26:44qui est communiste,
00:26:44sénateur ?
00:26:46On croit.
00:26:47Parce que le communisme,
00:26:49c'est pas,
00:26:49ne se réduit pas non plus
00:26:50seulement au crime
00:26:52et que,
00:26:53enfin je vais essayer
00:26:54de me faire...
00:26:55Non,
00:26:55vous n'avez aucun du diable.
00:26:56Mais je veux dire
00:26:56parce qu'aujourd'hui,
00:26:57il y a des valeurs
00:26:58de défense des travailleurs
00:26:59qui sont importantes.
00:27:01C'est tout ça, Jacques.
00:27:02Attendez,
00:27:02pas tout ça en même temps.
00:27:03C'est fini,
00:27:04mais il y a eu aussi
00:27:05une autre histoire.
00:27:07Le communisme,
00:27:07ça se résume aussi
00:27:10à la paupérisation
00:27:11des populations
00:27:12qu'ils subissent.
00:27:13Ça se résume aussi
00:27:14à la négation
00:27:15des libertés.
00:27:16Je rappelle quand même
00:27:17qu'en Allemagne de l'Est
00:27:18ou ailleurs,
00:27:18à l'époque,
00:27:19il fallait un passeport.
00:27:20Il fallait même
00:27:20des papiers
00:27:21pour pouvoir aller
00:27:22d'une région à l'autre.
00:27:23Donc je veux bien
00:27:24que, oui,
00:27:24la fraternité...
00:27:25Moi, j'ai connu
00:27:26des militants communistes
00:27:27qui étaient des gens
00:27:28solidaires, fraternels.
00:27:29La résistance.
00:27:29Oui, la résistance
00:27:30à partir de la dénonciation
00:27:32du pacte germano-soviétique.
00:27:33Oui, oui, oui.
00:27:34Et juste rappeler d'ailleurs
00:27:35que quand on a pété le mur,
00:27:36il n'y a personne
00:27:37qui est parti à l'Est.
00:27:38Tout le monde est...
00:27:38Mais là où je vous rejoins,
00:27:40là où je vous rejoins,
00:27:41Joseph,
00:27:42c'est qu'on voit bien
00:27:42en tous les cas
00:27:43que même aujourd'hui,
00:27:44je veux dire,
00:27:45c'est un sujet brûlant
00:27:46et vous avez raison.
00:27:48Moi, je ne sais pas
00:27:49ce que l'on apprend
00:27:50aujourd'hui dans les écoles
00:27:51mais en tous les cas,
00:27:52c'est essentiel
00:27:53de passer par des moments,
00:27:56effectivement,
00:27:56où on arrête la pendule
00:27:57et où on regarde l'histoire.
00:27:59Et sûr,
00:28:00il y a des militants communistes,
00:28:01évidemment,
00:28:02il y a eu des militants
00:28:03très honnêtes
00:28:03qui se sont engagés.
00:28:04Mais justement,
00:28:05ils ont été trahis
00:28:06par cette idéologie.
00:28:07Et d'ailleurs,
00:28:08on voit les purges
00:28:08au fur et à mesure.
00:28:09Mais même ceux
00:28:10qui n'ont pas été purgés
00:28:11en France,
00:28:12moi j'en connais
00:28:12dans le milieu syndical,
00:28:13qui ont quitté
00:28:14totalement le parti,
00:28:16qui étaient des ouvriers
00:28:16du Nord.
00:28:17J'ai un excellent ami,
00:28:18il m'a dit,
00:28:19moi j'ai fait tout...
00:28:19Mon père était communiste,
00:28:20j'ai fait les jeunesses
00:28:21communistes,
00:28:22mais je me suis aperçu
00:28:23qu'ils avaient trahi
00:28:24la classe ouvrière.
00:28:25Ils nous ont menti,
00:28:26ils ne nous ont pas défendu,
00:28:27ils nous ont utilisé.
00:28:28C'est ça aussi
00:28:29qu'il faut dénoncer.
00:28:32Merci messieurs
00:28:33pour ce premier
00:28:35seul contre tous.
00:28:36En fait,
00:28:36vous n'étiez pas
00:28:37vraiment seul contre tous.
00:28:38Tout le monde
00:28:39était avec vous.
00:28:40Allez,
00:28:41on passe au deuxième
00:28:42seul contre tous,
00:28:43c'est Eric Revelle.
00:28:44Vous allez nous parler
00:28:45de la finale,
00:28:46de cette future finale
00:28:48de la Champions League.
00:28:52avec cette interdiction
00:28:54d'une fanzone
00:28:56dont on parle aujourd'hui
00:28:57puisque désormais,
00:28:58on le sait,
00:28:58le PSG est qualifié
00:28:59et va jouer contre Arsenal.
00:29:02La finale n'aura pas lieu
00:29:03à Paris,
00:29:04mais à Paris,
00:29:05il y aura...
00:29:05A Budapest.
00:29:05Voilà,
00:29:06à Budapest,
00:29:06mais à Paris,
00:29:07il y aura des fanzones,
00:29:08peut-être.
00:29:09Alors,
00:29:09le maire de Paris,
00:29:11Emmanuel Grégoire,
00:29:12a dit tout le bien
00:29:13qu'il pensait
00:29:14de l'installation
00:29:14d'une fanzone.
00:29:15Je ne crois pas
00:29:16qu'on connaisse encore
00:29:17l'endroit.
00:29:18Bon,
00:29:19d'abord,
00:29:19hier soir,
00:29:20on a assisté
00:29:20quand même
00:29:20à des débordements
00:29:22scandaleux,
00:29:22place de la Concorde
00:29:23à Paris et ailleurs.
00:29:24On se demande d'ailleurs
00:29:25si ce sont des supporters
00:29:26ou des casseurs.
00:29:28Bon,
00:29:28j'ai ma petite idée,
00:29:29je ne mets pas
00:29:29dans le même panier
00:29:30les supporters
00:29:30et les casseurs,
00:29:31mais enfin,
00:29:31on a assisté
00:29:31à des choses incroyables.
00:29:32Donc,
00:29:32l'idée,
00:29:33bien que Laurent Nunez,
00:29:35le ministre de l'Intérieur,
00:29:36ait expliqué ce matin
00:29:38que pour l'instant,
00:29:39aucune demande
00:29:40d'installation
00:29:41de fanzone
00:29:41n'avait été faite
00:29:42auprès du préfet de police
00:29:43de Paris,
00:29:44l'idée,
00:29:44c'est de mettre en place
00:29:45une fanzone
00:29:46avec un écran géant,
00:29:48alors peut-être devant
00:29:48la mairie de Paris,
00:29:50je n'en sais rien,
00:29:50traditionnellement,
00:29:51ça se fait souvent là.
00:29:52Et moi,
00:29:53je défends cette idée.
00:29:54Alors,
00:29:54je défends cette idée,
00:29:55mais j'ai M. Pomard
00:29:56en face de moi.
00:29:57Je défends cette idée
00:29:58parce qu'une fanzone,
00:29:59c'est beaucoup plus facile
00:30:00à sécuriser,
00:30:02beaucoup plus facile
00:30:02à contrôler
00:30:03les gens
00:30:04qui rentreraient
00:30:04à l'intérieur
00:30:05avec des produits,
00:30:06de l'alcool
00:30:07ou pourquoi pas
00:30:08des armes.
00:30:09Donc,
00:30:09ça me semble
00:30:10pouvoir mettre
00:30:11une sorte
00:30:11d'îlot
00:30:14de sérénité
00:30:15pour cette finale.
00:30:16Maintenant,
00:30:17je ne suis pas dupe non plus,
00:30:18je ne suis pas naïf
00:30:19et j'imagine
00:30:20que ceux
00:30:21qui voudront casser,
00:30:22ils ne rentreront pas
00:30:23dans la fanzone,
00:30:24ils iront ailleurs
00:30:25dans Paris
00:30:25ou d'autres
00:30:27grandes villes.
00:30:28Donc,
00:30:28c'est la limite
00:30:29de mon seul contre tous.
00:30:31Et quand même,
00:30:31ce qui est absolument incroyable,
00:30:32c'est que
00:30:33que ce soit une victoire
00:30:34ou une défaite,
00:30:35vous avez toujours
00:30:36les mêmes scènes
00:30:37de violence,
00:30:38de baston,
00:30:39on s'en prend
00:30:39aux forces de l'ordre,
00:30:40on casse ce qu'on peut casser.
00:30:42Et alors,
00:30:43vous la voyez où
00:30:44cette fanzone ?
00:30:45Vous disiez devant
00:30:45la mairie de Paris
00:30:46parce que
00:30:46j'ai entendu
00:30:48que le club,
00:30:49le PSG,
00:30:49pourrait ouvrir
00:30:50le Parc des Princes
00:30:51pour organiser.
00:30:52C'est ce qui se fait pas mal.
00:30:53C'est encore plus contrôlable.
00:30:54Donc là,
00:30:54on va se tourner vers Bruno
00:30:55Thomas,
00:30:55puisque c'est un seul contre tous.
00:30:57J'ai compris
00:30:57que vous n'étiez pas contre
00:30:58en réalité.
00:30:59Ce que dit
00:31:01Éric Revelle,
00:31:02vous préférez
00:31:03la mairie,
00:31:03on va peut-être
00:31:03le tourner un peu comme ça,
00:31:05vous préférez
00:31:05une fanzone
00:31:06devant la mairie de Paris
00:31:07ou dans le Parc des Princes ?
00:31:09Dans le Parc des Princes.
00:31:09Pourquoi ?
00:31:10Tout simplement,
00:31:11on est dans un vase clos.
00:31:11Donc on peut protéger
00:31:13un maximum.
00:31:13Ce qui est la clé
00:31:14en matière de sécurité.
00:31:15Pour nos forces de l'ordre,
00:31:15ça serait parfait.
00:31:17Là,
00:31:17sur une fanzone,
00:31:18je dirais traditionnelle,
00:31:19il y a des risques
00:31:19d'infiltration,
00:31:20etc.
00:31:20Donc peut-être
00:31:21moins évident
00:31:22à sécuriser.
00:31:24Mais je trouve
00:31:24qu'Éric Revelle
00:31:25est vachement sympa
00:31:25quand même.
00:31:26Même si ça sanctionne
00:31:29beaucoup de gens,
00:31:29quand on voit
00:31:30ce qui se passe,
00:31:30127 interpellations,
00:31:32je pense à mes 23 copains
00:31:33policiers
00:31:33qui ont été blessés,
00:31:36certains gravement.
00:31:37Parfois,
00:31:38moi je donnerai
00:31:39comme conseil
00:31:40au ministre intérieur
00:31:41de dire stop,
00:31:42comme il l'a fait
00:31:43d'ailleurs sur un concert
00:31:44pour éviter
00:31:44qu'il y ait des bastons
00:31:45il y a peu de temps.
00:31:46Il y a eu un gros concert
00:31:47sur les Champs-Elysées
00:31:47je crois,
00:31:48qui a été interdit
00:31:50et s'est passé
00:31:51sur des écrans géants.
00:31:52Parce qu'à un moment donné,
00:31:53je veux dire,
00:31:54il faut impacter
00:31:55la population entière.
00:31:56Et si on fait
00:31:57des mécontentements,
00:31:58et bien à un moment donné,
00:31:59je dis stop,
00:31:59on arrête.
00:32:00Pour éviter
00:32:01qu'il y ait des affrontements
00:32:01comme on l'a vu malheureusement,
00:32:03et bien on le fait...
00:32:03Ça veut dire quoi stop,
00:32:04on arrête ?
00:32:04On interdit.
00:32:04On interdit tout.
00:32:06Mais vous...
00:32:06Enfin je veux dire,
00:32:07il n'y avait rien à interdire.
00:32:08Hier, les gens sont descendus,
00:32:09ils ont cassé dans les rues.
00:32:11Mais oui, je sais bien,
00:32:12c'est sanctionné tout le monde
00:32:13en disant ce que je dis là.
00:32:14Mais à un moment donné,
00:32:15qu'est-ce qu'on fait quoi ?
00:32:16Nos policiers sont en nombre.
00:32:18Faut ce qu'ils peuvent,
00:32:18ces poumons sont évidemment...
00:32:21On leur tire à boulet rouge dessus,
00:32:22j'ai entendu encore évidemment
00:32:24les gentils députés de la LFI
00:32:25qui tapent toute la journée
00:32:26sur nos policiers,
00:32:27qui ont encore dit des choses
00:32:28sur la police
00:32:29lors de cette soirée d'hier.
00:32:31Il y en a marre à mon endroit.
00:32:32Il faut serrer les boulons.
00:32:34Je pense qu'actuellement,
00:32:35le ministre intérieur
00:32:36doit être en train d'apprécier
00:32:37la situation
00:32:38avec les services de renseignement,
00:32:39etc.
00:32:39Pour savoir si c'est bon ou pas
00:32:41de faire un lieu
00:32:42qui pourra accueillir tout le monde
00:32:43pour, encore une fois,
00:32:44éviter qu'il y ait des affrontements
00:32:45tout simplement.
00:32:46En fait, si j'ai bien compris,
00:32:47aujourd'hui, la question,
00:32:47quand on organise quelque chose
00:32:49comme ça,
00:32:49c'est qu'est-ce qui nous...
00:32:51Enfin, qu'est-ce qui provoquera
00:32:53le moins de problèmes possibles
00:32:54et le moins de casse possible ?
00:32:56On en est là.
00:32:57C'est quand même fou.
00:32:58Joseph.
00:33:00C'est le renoncement
00:33:01de l'État, quand même.
00:33:02Alors, la fanzone,
00:33:03moi, je suis plutôt pour
00:33:04oui, il faut serrer des boulons.
00:33:06On a vu que ça pouvait fonctionner.
00:33:08On a l'exemple
00:33:08des jeux olympiques, quand même.
00:33:09Alors, c'est d'énormes moyens
00:33:10qui ont été mis en place.
00:33:11Bien sûr, de police.
00:33:12C'est 4 millions de policiers.
00:33:13Mais ça a très bien fonctionné.
00:33:15Donc, on est capable de le faire
00:33:16et sur des grands événements
00:33:17comme ça, je pense qu'il faut le faire.
00:33:18Une fanzone,
00:33:19ça me semble raisonnable.
00:33:19Mais à quel coup ?
00:33:21Tu me l'as levé l'opération.
00:33:22Parce que pour que ça se passe bien,
00:33:23il faut quand même
00:33:23qu'il y ait énormément de policiers mobilisés.
00:33:31le plus intelligent dans le contexte.
00:33:34C'est un renoncement.
00:33:36Et l'État ne doit pas renoncer.
00:33:37Au contraire, l'État, aujourd'hui,
00:33:39doit montrer qu'il existe.
00:33:40Qu'il est là.
00:33:41Que le droit se respecte.
00:33:43Que la rue, ça se respecte.
00:33:44Que les forces de l'ordre,
00:33:45les forces de police,
00:33:46les forces de gendarmerie,
00:33:47les pompiers, etc.
00:33:49se respectent.
00:33:50Mais Joseph, on a eu la démonstration
00:33:52il y a quelques jours
00:33:52avec cette free party à Bourges
00:33:54que l'État n'est pas respecté,
00:33:56ne peut pas faire appliquer ses lois.
00:33:58Quand vous avez 30, 40 000 personnes
00:34:00qui viennent piétiner des chants
00:34:03ou faire de la musique
00:34:05sur un terrain militaire
00:34:07au risque d'ailleurs
00:34:07de se faire sauter
00:34:08sur des munitions enfouies,
00:34:09on voit bien que l'État
00:34:10est incapable aujourd'hui
00:34:11de faire preuve d'autorité.
00:34:13Incapable.
00:34:14On a des dizaines de milliers de personnes
00:34:16qui viennent de toute la France
00:34:17et de l'étranger
00:34:18qui se retrouvent
00:34:20à un endroit donné.
00:34:21Et nos services de renseignement
00:34:23n'ont pas l'info.
00:34:23C'est-à-dire qu'il y a
00:34:25des dizaines de milliers de personnes
00:34:26qui savent où se retrouver et quand
00:34:28et on va nous faire croire
00:34:29que nos services...
00:34:30Maintenant, nos services de renseignement
00:34:31ils sont beaucoup plus efficaces
00:34:32que ça.
00:34:33C'est que l'autorité politique
00:34:34ne veut pas s'en mêler.
00:34:35En tous les cas,
00:34:36à chaque fois qu'il y a
00:34:37un grand événement sportif
00:34:38ou parasportif,
00:34:39en l'occurrence,
00:34:40il s'agit de...
00:34:41Bah oui, c'est ça.
00:34:42Il faut le dire quand même.
00:34:43En France,
00:34:44on a un sérieux problème
00:34:45avec ces grands rassemblements
00:34:46et à chaque fois,
00:34:47ça nécessite à la fois
00:34:48beaucoup de réflexion.
00:34:49On se demande
00:34:50où on va le faire
00:34:51et ensuite,
00:34:52beaucoup de mobilisation
00:34:53probablement de vos collègues,
00:34:54Bruno Pommard.
00:34:55Et ça,
00:34:56c'est évidemment
00:34:57à chaque fois
00:34:58quand même
00:34:58un sacré problème.
00:34:59On a l'impression
00:35:00qu'on ne peut plus vraiment
00:35:00organiser de grands événements
00:35:01comme ça en France,
00:35:02même si les Jeux Olympiques
00:35:04se sont très bien passés.
00:35:05Les amis,
00:35:05dans un instant,
00:35:06on parle de cette violence
00:35:07qui est inacceptable.
00:35:08Le maire socialiste
00:35:09de Rouen
00:35:10a déposé plainte
00:35:11après des menaces de mort
00:35:12proférées à son encontre
00:35:14le 26 avril
00:35:14sur les réseaux sociaux.
00:35:16Ce sera l'info en plus.
00:35:2017h20,
00:35:21les vraies voix Sud Radio.
00:35:22Sud Radio.
00:35:24Parlons vrai.
00:35:26Les vraies voix Sud Radio.
00:35:2817h20,
00:35:29Jacques Cardoz.
00:35:31On est de retour,
00:35:32les amis,
00:35:32on est de retour
00:35:32avec Bruno Pommard,
00:35:33Éric Revelle,
00:35:34Joseph Touvenel.
00:35:35On est dans les vraies voix
00:35:37et alors Éric Revelle,
00:35:39il est triste
00:35:40parce qu'il dit
00:35:42que ça ne rigole pas assez.
00:35:43Ça ne rigole pas beaucoup.
00:35:43Non, mais vu l'Étienne qu'on traite...
00:35:45Il attendait que je lui rentre dedans.
00:35:47C'est pas ça vrai.
00:35:48C'était très vide
00:35:48parce que vous étiez censé
00:35:50être contre lui
00:35:51sur la fanzone.
00:35:52Non, il m'a dit
00:35:53que j'étais caricatural
00:35:54tout à l'heure
00:35:55en disant que l'autorité
00:35:56de l'État
00:35:56était par terre.
00:35:57C'est exactement
00:35:57ce que je pensais.
00:35:58Vous trouvez que la free party
00:36:00ce n'est pas la démonstration
00:36:01que l'autorité de l'État
00:36:02est par terre ?
00:36:02Non, mon cher Éric Revelle.
00:36:04Écoutez,
00:36:04je ne pense pas.
00:36:06Je sais que les gendarmes
00:36:07font leur boulot.
00:36:08Vous avez fait un double discours.
00:36:09Non, ils font ce qu'on leur demande
00:36:11de faire.
00:36:12Alors, quand on leur demande
00:36:13d'envoyer des blindés
00:36:13de la gendarmerie
00:36:15devant un élevage
00:36:15parce que le type
00:36:16ne veut pas abattre ses bêtes
00:36:17au moment de la crise nodulaire,
00:36:21ils le font.
00:36:22Mais là, on n'a pas vu de blindés
00:36:23pour empêcher les toughers
00:36:24de se pointer sur le terrain militaire.
00:36:25Vous faites le grand écart, mon cher Éric.
00:36:26Non, pas de grand écart.
00:36:28Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
00:36:29Les agriculteurs,
00:36:29on a en face des gens
00:36:31intelligents, les agriculteurs,
00:36:32même s'ils souffrent,
00:36:32ils sont capables
00:36:33de manifester intelligemment.
00:36:34On les repousse intelligemment.
00:36:35Les blindés, alors ?
00:36:36Les blindés de la gendarmerie,
00:36:38vous souvenez de cette image ?
00:36:39Oui, mais il n'y a rien de gravissime.
00:36:39Ils ont eu des ordres.
00:36:40Par contre, quand vous avez affaire
00:36:41à des connards,
00:36:42comme on a vu dans la fruit partie,
00:36:43excusez-moi les termes,
00:36:44on est obligé de s'appeler comme ça.
00:36:46Je n'ai pas d'autres termes,
00:36:46mon cher Jacques.
00:36:47On est obligé de faire gaffe.
00:36:49Eh oui, parce qu'encore une fois,
00:36:50c'est l'appréciation de terrain
00:36:51qui n'est pas du tout évident.
00:36:52Mon cher Éric,
00:36:53il faut que vous veniez un jour
00:36:54sur une manif
00:36:55pour voir un peu comment ça se passe.
00:36:56Croyez-moi, je le dis souvent
00:36:57aux députés et les filles
00:36:58que je rencontre sur les plateaux
00:36:59parce qu'ils ne connaissent pas ça.
00:37:00Je sais que vous connaissez bien
00:37:01la politique et tous ces sujets,
00:37:02évidemment.
00:37:03Je ne vous attaque pas pour rien
00:37:05en même temps.
00:37:06Mais vraiment,
00:37:07c'est très complexe
00:37:08de pouvoir apprécier une situation.
00:37:10Et le ministre intérieur
00:37:11comme le préfet de police
00:37:12ou le préfet localement
00:37:14qui gère des situations pareilles,
00:37:15c'est très compliqué
00:37:16parce qu'on a affaire à des jeunes
00:37:17qui sont capables de...
00:37:19L'invitation est lancée,
00:37:20Éric, vous pourriez peut-être
00:37:21l'accompagner.
00:37:23Vous nous ferez quelques images
00:37:24là-dessus et on gardera ça.
00:37:26Pour ma part, je note juste
00:37:26qu'ils ont saccagé
00:37:27la place de la Concorde
00:37:28où il y avait une exposition
00:37:29sur le vivre-ensemble
00:37:30d'Arthus Bertrand.
00:37:31Vous savez,
00:37:31c'est l'écolos en hélicoptère.
00:37:33Pour vivre-ensemble...
00:37:36On passe à l'info en plus
00:37:38avec Jean-François Vigier
00:37:40qui est membre du bureau de l'AMF
00:37:42et maire de Bure
00:37:43sur Yvette dans l'Essonne.
00:37:44Bonsoir, vous êtes avec nous.
00:37:46Bonsoir.
00:37:47Bonsoir à tous.
00:37:47Bonsoir.
00:37:48Alors, j'imagine que
00:37:51vous vous alarmez
00:37:53de ce qui est arrivé
00:37:55au maire de Rouen.
00:37:56Est-ce que vous pourriez
00:37:56nous rappeler les faits
00:37:57tout d'abord ?
00:37:59Oui, il a été
00:38:01pris à partie
00:38:02sur les réseaux sociaux
00:38:03violemment
00:38:04au sujet
00:38:05d'une décision
00:38:06municipale
00:38:07et
00:38:08l'individu
00:38:10indiquant
00:38:10qu'il fallait
00:38:11lui mettre
00:38:12une balle.
00:38:13Mais c'est
00:38:15totalement inadmissible.
00:38:16C'est révoltant.
00:38:17c'est
00:38:20le bas
00:38:22de ce qu'on peut
00:38:24entendre
00:38:24et voir
00:38:25en termes
00:38:25de violences
00:38:27orales
00:38:27écrites.
00:38:28Et on ne peut plus
00:38:29accepter ça.
00:38:30On ne peut plus.
00:38:32Oui.
00:38:32Alors, Nicolas Maillère
00:38:33Rossignol,
00:38:34puisque c'est de lui
00:38:35dont il s'agit,
00:38:35un maire socialiste,
00:38:36a dénoncé
00:38:37dans un post
00:38:38sur Facebook
00:38:39ces violences
00:38:39quotidiennes,
00:38:40dit-il,
00:38:41auxquelles il est exposé
00:38:42en tant qu'élu.
00:38:43il a indiqué
00:38:44dans cette même
00:38:44publication
00:38:45qu'il portait plainte
00:38:47pour
00:38:48effectivement
00:38:48cette phrase
00:38:50que je cite
00:38:50il faut mettre
00:38:51une balle
00:38:52au maire
00:38:52et recommencer
00:38:53comme avant.
00:38:54Et alors,
00:38:55il y a une affaire
00:38:56dans l'affaire
00:38:56parce qu'en réalité
00:38:58dans un premier temps
00:39:00ce commentaire
00:39:01parce qu'il s'agissait
00:39:02d'un commentaire
00:39:02qui était publié
00:39:03par un internaute
00:39:04sur un site
00:39:05et dans un premier temps
00:39:07le site a refusé
00:39:07de retirer
00:39:08cette phrase.
00:39:09C'est bien ça ?
00:39:10C'est des informations
00:39:11que vous avez également
00:39:12Jean-François Vigier ?
00:39:13Alors,
00:39:13ce qu'il faut bien
00:39:15avoir en tête
00:39:15c'est qu'à la suite
00:39:17des violences
00:39:19de 2023
00:39:19portées sur les maires
00:39:21et les élus locaux
00:39:21ça a été l'année
00:39:22au Réguilis
00:39:232023,
00:39:24vous vous souvenez
00:39:24de Vincent Jeanbrun,
00:39:25France Portéry,
00:39:26le maire de Saint-Brévin,
00:39:27enfin bien d'autres
00:39:29encore.
00:39:31L'AMF
00:39:32s'était
00:39:32énormément mobilisé,
00:39:34David Lissnard en tête
00:39:35pour
00:39:37demander
00:39:37aux législateurs
00:39:39de durcir
00:39:40les sanctions
00:39:42pénalement
00:39:43contre ceux
00:39:43qui s'en prennent
00:39:44de près
00:39:45ou de loin
00:39:45à un élu local
00:39:47ou évidemment
00:39:48assez proche
00:39:49à sa famille
00:39:49et le législateur
00:39:51a adopté
00:39:53une loi
00:39:53en 2024
00:39:54qui monte
00:39:56les élus locaux
00:39:56au rang
00:39:57de représentants
00:39:58de l'autorité
00:39:59publique
00:39:59ce qui
00:40:00les protège
00:40:01d'une certaine façon
00:40:02et surtout
00:40:03ce qui a augmenté
00:40:03les sanctions pénales
00:40:04pour toutes celles
00:40:05et ceux
00:40:06qui s'en prendraient
00:40:06à eux
00:40:07mais il y a eu
00:40:07un angle mort
00:40:08dans cette loi
00:40:09cet angle mort
00:40:09ce sont les réseaux sociaux
00:40:11et au moment
00:40:12de la discussion
00:40:13il y a eu des barrages
00:40:14qui ont été menés
00:40:15et la loi
00:40:16ne prend pas en compte
00:40:17en fait
00:40:19les violences
00:40:20qui sont
00:40:21proférées
00:40:22sur les réseaux sociaux
00:40:23et c'est pour ça
00:40:23qu'il faut
00:40:24et l'AMF
00:40:25le demande
00:40:25avec la plus grande
00:40:27vigueur
00:40:28c'est que
00:40:29on intègre
00:40:30maintenant
00:40:31dans
00:40:31la législation
00:40:34les sanctions pénales
00:40:35contre ceux
00:40:36qui font
00:40:36ce que vient de faire
00:40:37cet individu
00:40:38contre un maire
00:40:40qui représente
00:40:41l'autorité locale
00:40:42la démocratie
00:40:43républicaine
00:40:44mais c'est
00:40:45inacceptable
00:40:46Bruno Pomard
00:40:47a une question
00:40:47pour vous
00:40:48Jean-François Vigier
00:40:50bonjour Bruno
00:40:50bonsoir
00:40:51Jean-François
00:40:52et c'est d'autant plus
00:40:54intolérable
00:40:54tu as raison
00:40:55en ce tuto
00:40:55on se connait
00:40:56depuis très longtemps
00:40:56avec Jean-François Vigier
00:40:57qui est maire de Bursuelette
00:40:58qui fait partie
00:40:58de ces élus
00:40:59très engagés
00:41:00parce que
00:41:00le véritable élu
00:41:01qui est le plus important
00:41:02dans notre société
00:41:03ce n'est pas le député européen
00:41:04ou français
00:41:05c'est le maire
00:41:05moi j'étais maire
00:41:06de mon petit village
00:41:07je ne rencontre pas
00:41:07les problématiques
00:41:08des maires
00:41:08des villes moyennes
00:41:09comme la sienne
00:41:10de Bursuelette
00:41:11mais ce qui est
00:41:11intolérable
00:41:12c'est ça
00:41:12c'est qu'il faut
00:41:13taper mais très dur
00:41:14et on en est arrivé même
00:41:16c'est le ministre intérieur
00:41:17de l'époque
00:41:17je crois que c'est
00:41:18Rotaillou ou Darmanin
00:41:19qui avait mis en place
00:41:20un dispositif
00:41:20pour accompagner les maires
00:41:22à quel stade
00:41:22on en est arrivé
00:41:23qui était briefé
00:41:24par le RAID
00:41:24le GIGN etc
00:41:26pour éviter
00:41:27le soir lorsqu'il rentre
00:41:28d'être attaqué
00:41:29on est dans un monde de fous
00:41:31donc il faut
00:41:31encore une fois
00:41:33durcir les règles
00:41:34et taper très très fort
00:41:35pour ces gens
00:41:36à travers les réseaux sociaux
00:41:37parce qu'on a
00:41:37Pharos
00:41:38on a tout un tas
00:41:39de dispositifs
00:41:40pour traquer ces gens
00:41:41qui menacent nos élus
00:41:43c'est lamentable
00:41:44tout simplement
00:41:45il faut que les enquêtes
00:41:47soient réalisées
00:41:48que les peines
00:41:48soient prononcées
00:41:49et qu'elles soient exécutées
00:41:51oui parce que
00:41:52en plus il y a
00:41:53les signalements
00:41:53qui existent aujourd'hui
00:41:54on a du mal
00:41:55on les retrouve
00:41:57attention
00:41:57on les retrouve
00:41:59le gars là
00:42:00va être retrouvé
00:42:01non mais bien sûr
00:42:01mais là
00:42:02dans l'histoire
00:42:03en fait
00:42:03le commentaire
00:42:04est resté
00:42:04sur une publication
00:42:06pendant une semaine
00:42:07en tous les cas
00:42:07c'est ce que
00:42:09Nicolas Maillard-Rossignol
00:42:10la violence quotidienne
00:42:12pour un élu
00:42:14parce que là
00:42:15on touche vraiment
00:42:15à l'intime
00:42:16c'est à dire
00:42:17que quand on voit
00:42:17le nombre
00:42:18de démissions
00:42:19qu'il y a eu
00:42:20moi par exemple
00:42:21j'ai été élu
00:42:21la première fois
00:42:22en 2008
00:42:22entre 2008
00:42:23et 2014
00:42:24il y avait 100 démissions
00:42:25par an
00:42:26dans le dernier mandat
00:42:27il y en avait plus de 400
00:42:29alors c'est pas que
00:42:30la raison des violences
00:42:31qui pousse les élus
00:42:32à démissionner
00:42:32mais il y a une telle
00:42:33complexité aujourd'hui
00:42:34il y a une telle tension
00:42:35une telle pression
00:42:36sur notre dos
00:42:37qu'il y a un moment
00:42:39l'intime
00:42:40aucun maire ne dit
00:42:41à ses collègues
00:42:42vous savez
00:42:42je pense que je vais démissionner
00:42:43il le garde pour lui
00:42:44et à un moment
00:42:45il n'en peut plus
00:42:46et il y a eu
00:42:48d'autres agressions
00:42:48très récemment
00:42:50je crois
00:42:50c'est ça
00:42:51il y en a eu
00:42:53on se rappelle par exemple
00:42:54l'année dernière
00:42:55du maire de Villeneuve
00:42:57Demare
00:42:57qui a été violemment agressé
00:42:59ainsi que son fils
00:43:00vous vous rendez compte
00:43:02donc moi
00:43:03vous savez
00:43:03moi élu en 2008
00:43:04pour moi ça a été
00:43:06août 2019
00:43:07c'est le meurtre
00:43:09du maire de Signe
00:43:10alors qu'il était
00:43:11en train de demander
00:43:12à deux individus
00:43:13qui venaient de balancer
00:43:14des ordures
00:43:15sur un terrain
00:43:16de les remettre
00:43:17dans le camion
00:43:18il est mort
00:43:19il a laissé la vie
00:43:20et moi ça m'avait
00:43:21énormément choqué
00:43:22je me dis
00:43:22on ne peut pas faire un truc
00:43:24on est au service des gens
00:43:24où on nous laisse la vie
00:43:26donc il va falloir
00:43:28une réaction
00:43:29vraiment très très forte
00:43:30parce que là
00:43:31ce que vient de vivre
00:43:32mon collègue
00:43:32à Rouen
00:43:33c'est proprement inadmissible
00:43:35merci
00:43:35merci beaucoup
00:43:36Jean-François Vigier
00:43:37en tous les cas
00:43:38pour ce témoignage
00:43:40et ce cri du coeur
00:43:41cet appel aussi
00:43:43aux autorités
00:43:44pour qu'effectivement
00:43:45on prenne à sa juste mesure
00:43:47cette problématique
00:43:48de cette haine en ligne
00:43:49vous parliez tout à l'heure
00:43:51vous parliez tout à l'heure
00:43:52Joseph
00:43:52de cette éducation
00:43:54absolument nécessaire
00:43:57pour essayer d'éduquer
00:43:58et d'essayer de faire comprendre
00:44:00vous parliez de cette violence
00:44:02on la retrouve aussi là
00:44:03à travers
00:44:04moi ce qui me frappe
00:44:05en plus
00:44:06alors qu'il y a un individu
00:44:07qui doit être sanctionné
00:44:08et très fermement
00:44:10qui est en cause
00:44:11mais ce qui me frappe le plus
00:44:12c'est la publication
00:44:13alors on peut laisser passer
00:44:14quelque chose
00:44:15on leur signale
00:44:16pendant une semaine
00:44:17ils ne bougent pas
00:44:18c'est étonnant
00:44:19c'est étonnant
00:44:19parce que Faro
00:44:20la publication
00:44:20quelle qu'elle soit
00:44:21doit être sanctionnée
00:44:22très fortement aussi
00:44:23merci messieurs
00:44:24tout de suite
00:44:24c'est le bon Flavio
00:44:26notre chasseur d'arnaques
00:44:27et oui
00:44:27c'est l'heure
00:44:28et
00:44:32toujours disponible
00:44:33arnaques
00:44:33fausses annonces
00:44:34pièges en ligne
00:44:35je rappelle si jamais
00:44:36ça m'intéresse alors
00:44:37le bon Flavio
00:44:38se moque des escrocs
00:44:39sur Sud Radio
00:44:40mon gars c'est de la fraude
00:44:41mais si tu fermes ta gorge
00:44:42il n'y aura pas de fraude
00:44:43oui alors
00:44:44le bon Flavio
00:44:45de quoi s'agit-il aujourd'hui
00:44:4750 pièces de 2 euros
00:44:48pour 200 euros
00:44:49c'est bien ça
00:44:49c'est un peu de ça
00:44:51on n'y comprend rien finalement
00:44:54mais on a bien
00:44:5550 pièces de 2 euros
00:44:57à vendre à 200 euros
00:44:59ouais
00:44:59mais elles ont une valeur
00:45:01particulière ces pièces
00:45:02ou c'est
00:45:03mais justement
00:45:04j'ai aussi eu cette
00:45:05je me suis posé cette question là
00:45:07je me suis dit
00:45:07on va même appeler la personne
00:45:08concernée
00:45:09qui est amie
00:45:09qui est à l'origine de l'annonce
00:45:10réponse dans l'appel
00:45:12oui
00:45:12oui bonjour
00:45:13je vous appelle pour les 50 pièces
00:45:14de 2 euros
00:45:15à vendre sur le bon coin
00:45:16toujours disponible
00:45:16oui
00:45:17je voulais savoir
00:45:18il y a bien 50 pièces
00:45:19de 2 euros
00:45:20à vendre à 200 euros
00:45:21oui
00:45:22c'est exactement ça
00:45:23oui
00:45:24oui
00:45:24mais normalement
00:45:26ça vaut 100 euros
00:45:26non ?
00:45:27oui
00:45:27mais c'est possible
00:45:28qu'il y a des pièces rares
00:45:29dans le lot
00:45:30et ça peut valoir
00:45:31entre 3 et 4 euros
00:45:32la pièce
00:45:33entre 3 et 4 euros
00:45:34la pièce
00:45:35et vous ne savez pas
00:45:36ce qu'elle vale
00:45:37non
00:45:37non
00:45:38non
00:45:38je les mets juste à vendre
00:45:40ok juste à vendre
00:45:41j'ai 4 billets de 20 euros
00:45:42à vendre à 200 euros
00:45:44je vous propose
00:45:45de faire un échange
00:45:50ils sont à vendre
00:45:52à 200 euros
00:45:53voilà
00:45:53et vous
00:45:54et les billets
00:45:55ils sont rares
00:45:55ou pas ?
00:45:56je ne sais pas
00:45:57c'est possible
00:45:58un peu comme vous
00:45:59je ne sais pas
00:45:59ce qu'elles valent
00:46:00vraiment
00:46:00ça peut valoir plus
00:46:01je ne sais pas
00:46:03ils sont en bon état ?
00:46:05neuf
00:46:06sorties de banque
00:46:08ah
00:46:10c'est ok
00:46:10mais est-ce que vous êtes
00:46:11sur Montbéliard
00:46:11ou pas du tout ?
00:46:13oui
00:46:14je suis sur Montbéliard
00:46:17ok
00:46:17parce que
00:46:18moi je ne fais pas d'envoi
00:46:19c'est un rendez-vous
00:46:20direct
00:46:21sans problème
00:46:22c'est bon pour moi
00:46:23je suis sur Montbéliard
00:46:24remise en main propre
00:46:25donc mes 4 billets de 20
00:46:26contre vos 50 pièces de 2
00:46:28oui
00:46:29c'est ça
00:46:29bon
00:46:30on peut faire ça comme ça
00:46:31oui c'est bon
00:46:32ça paraît intéressant
00:46:34mais
00:46:35on se rappelle
00:46:36je regarde juste
00:46:37en fonction de mes disponibilités
00:46:38et je vous rappelle
00:46:39pour convenir du rendez-vous
00:46:40ok
00:46:41ok
00:46:42on fait comme ça
00:46:42parfait
00:46:43bonne journée
00:46:44et dites-moi Flavio
00:46:45ce que j'aime
00:46:46c'est le petit commentaire
00:46:47oui ça me paraît intéressant
00:46:49oui
00:46:49bah oui c'est sûr
00:46:50que pour lui c'est intéressant
00:46:51le mec il se montre une histoire
00:46:53c'est un truc de fou
00:46:54ouais c'est assez fou
00:46:55bon Flavio
00:46:56on vous retrouve très vite
00:46:58lundi
00:46:58c'est ça
00:46:59on se retrouve très vite
00:47:00et comme on dit
00:47:00vivement lundi
00:47:01voilà
00:47:02salut
00:47:03merci Flavio
00:47:05il y a des marlons
00:47:09alors ça va débuter
00:47:10dans l'après-midi
00:47:11avec de l'instabilité
00:47:12voire des averses
00:47:13nous aurons à nouveau
00:47:14quelques nuages
00:47:15qui vont se former
00:47:15l'après-midi
00:47:16avec la chaleur
00:47:17justement sur le relief
00:47:18les reliefs du sud
00:47:19principalement
00:47:20avec donc là aussi
00:47:21encore quelques averses possibles
00:47:22mais surtout sur les Pyrénées
00:47:23sinon partout ailleurs
00:47:25c'est plutôt le soleil
00:47:25qui va dominer
00:47:26nous aurons une journée
00:47:27qui sera plus chaude
00:47:28plus agréable
00:47:29au niveau du ciel
00:47:30plus ensoleillé
00:47:31donc demain
00:47:32ça sera pas mal
00:47:33pour débuter ce long week-end
00:47:34mais ensuite
00:47:35samedi et dimanche
00:47:36l'instabilité va reprendre
00:47:38du service
00:47:39dès samedi soir
00:47:40par le sud-ouest
00:47:41et ensuite dimanche
00:47:42cette perturbation
00:47:44pluieuse et orageuse
00:47:45pourrait remonter
00:47:45sur une bonne partie du pays
00:47:48Les Vraies Voix Sud Radio
00:47:5017h20
00:47:51Jacques Cardoz
00:47:53Les Vraies Voix Sud Radio
00:47:54on est avec Bruno Pommard
00:47:56Eric Revelle
00:47:57Joseph Touvenel
00:47:58soyez les bienvenus
00:47:59si vous nous rejoignez
00:48:00seulement maintenant
00:48:01dans un instant
00:48:02nos auditeurs
00:48:03nommeront
00:48:04un ministre
00:48:05et ensuite
00:48:05ce sera
00:48:06le
00:48:06qui sait
00:48:07qui l'a dit
00:48:09tu avais du mal
00:48:10à le dire
00:48:10c'est pas possible
00:48:11qui sait
00:48:11qui l'a dit
00:48:12il faut répéter
00:48:13je m'entraîne
00:48:14mais je me suis entraîné
00:48:15pendant trois jours
00:48:16avec Cécile
00:48:18et puis
00:48:19bien sûr
00:48:19on abordera
00:48:20notre deuxième débat
00:48:21tout à l'heure
00:48:23mais
00:48:23on va passer
00:48:24tout de suite
00:48:25à l'oeil
00:48:25l'oeil de qui
00:48:26l'oeil de Jacques
00:48:27votre oeil aiguisé
00:48:28Jacques
00:48:29d'ailleurs
00:48:29vous allez nous parler
00:48:29les élus
00:48:30un élu
00:48:31a-t-il le droit
00:48:32de décrocher
00:48:32le portrait du président
00:48:34de la république
00:48:34on vous écoute
00:48:35et oui puisque
00:48:36vous l'avez sans doute
00:48:37observé
00:48:38soyons précis
00:48:39tout de suite
00:48:39il n'y a aucune
00:48:41obligation
00:48:42Eric Revelle
00:48:43il n'y a pas de règle
00:48:43en revanche
00:48:44j'ai envie de dire
00:48:45qu'il y a l'éducation
00:48:46la tradition
00:48:47les valeurs républicaines
00:48:48les valeurs républicaines
00:48:49le président reste le président
00:48:51même si on est en désaccord
00:48:52on peut même le détester
00:48:54d'ailleurs
00:48:54à titre d'exemple
00:48:55j'ai entendu que
00:48:56Robert Ménard
00:48:57a indiqué qu'en cas d'élection
00:48:58de Jean-Luc Mélenchon
00:48:59il laisserait le portrait
00:49:01d'un Mélenchon président
00:49:02au mur de sa mairie
00:49:03à Béziers
00:49:04et bien
00:49:05le nouvel élu
00:49:07de la ville de Saint-Denis
00:49:08en région parisienne
00:49:08Bali Bagayoko
00:49:09lui n'a pas hésité
00:49:10n'aura pas attendu
00:49:11longtemps depuis
00:49:12son élection
00:49:13toute récente
00:49:14le 15 mars dernier
00:49:16pour décrocher
00:49:17ce portrait
00:49:19du président de la république
00:49:20alors comment le justifie-t-il
00:49:21bien écoutez
00:49:22j'ai décroché
00:49:23parce que j'ai considéré
00:49:24que tant que la république
00:49:25n'était pas en capacité
00:49:26de corriger les inégalités
00:49:27je considérais que
00:49:28où est-ce que vous l'avez mis ?
00:49:29il est dans un coin
00:49:30c'est pas un petit manquement
00:49:31républicain
00:49:31le manquement républicain
00:49:32c'est ce que fait en fait
00:49:33l'état quand il met pas
00:49:34les moyens pour l'éducation
00:49:35de nos enfants
00:49:35donc non c'est pas un manquement
00:49:37c'est juste en fin de compte
00:49:38quelque chose qui relève
00:49:38de la symbolique
00:49:39et oui et pas plus tard
00:49:41qu'hier mercredi
00:49:41le préfet quand même
00:49:42lui a demandé officiellement
00:49:44de revoir sa position
00:49:45c'est pas une petite histoire
00:49:46il a tendance à minimiser
00:49:48mais je crois pas
00:49:49que ce soit le cas
00:49:50et dans sa lettre
00:49:50le préfet écrit
00:49:51sa fonction
00:49:53celle du portrait
00:49:53est de rassembler
00:49:55les citoyens
00:49:55autour des institutions
00:49:57au-delà des clivages politiques
00:49:58et il ajoute
00:49:59que le geste de Bali Bagayoko
00:50:00contrevient à cet usage
00:50:01bien établi
00:50:02il l'invite à reconsidérer
00:50:04sa position
00:50:04et à veiller au respect
00:50:06de la tradition républicaine
00:50:07bah oui
00:50:07mais Bali Bagayoko
00:50:09n'en démord pas
00:50:10il explique que le portrait
00:50:11du président Emmanuel Macron
00:50:12resterait décroché
00:50:14dit-il
00:50:14tant que l'état
00:50:15ne remplira pas
00:50:16ses obligations
00:50:16vous venez de l'entendre
00:50:17dans le cadre du pacte républicain
00:50:19alors du coup
00:50:20chers amis
00:50:21c'est là qu'est tout le problème
00:50:22parce que si l'on rentre
00:50:23dans ce jeu
00:50:23et que l'on commence
00:50:25à détailler
00:50:25le coût
00:50:26de la dépense publique
00:50:27pour la ville de Saint-Denis
00:50:29est-ce qu'on peut vraiment dire
00:50:30que l'état ne fait rien
00:50:31pour la ville de Saint-Denis
00:50:32je ne crois pas
00:50:32alors j'ai un peu regardé
00:50:33le budget quand même
00:50:34mais je suis surveillé
00:50:35de près par Eric Rével
00:50:37qui connaît par coeur tout ça
00:50:38donc il va me corriger
00:50:39si je me trompe
00:50:40mais d'abord
00:50:41c'est une ville
00:50:41de 148 000 habitants
00:50:43donc à ce titre
00:50:43il y a une dotation
00:50:44et pas n'importe laquelle
00:50:45c'est 60 millions d'euros
00:50:46sur un budget primitif
00:50:48qui vient d'être voté
00:50:48de 303 millions d'euros
00:50:50donc c'est déjà
00:50:51un bon budget
00:50:52par rapport à des villes
00:50:53de cette taille là
00:50:54c'est Saint-Denis-Pierrefitte
00:50:55exactement
00:50:55en plus voilà
00:50:56il y a eu effectivement
00:50:58depuis la fusion
00:50:59donc 32 millions
00:51:00au titre de ce que l'on appelle
00:51:02la DSU
00:51:03alors ça c'est quoi ?
00:51:04c'est une dotation
00:51:04pour les villes défavorisées
00:51:06c'est une sorte de bonus
00:51:07pour les villes
00:51:07qui sont défavorisées
00:51:08la fiscalité locale
00:51:10lui rapporte
00:51:11157 millions d'euros
00:51:12toutes les villes
00:51:13de 150 000 habitants
00:51:14ne peuvent pas
00:51:16bénéficier
00:51:16d'une fiscalité
00:51:18aussi importante
00:51:19Saint-Denis tire une part
00:51:21structurellement élevée
00:51:22de ses ressources fiscales
00:51:24notamment grâce
00:51:25à la plaine Saint-Denis
00:51:26qui est le quatrième
00:51:27pôle d'affaires
00:51:28d'Île-de-France
00:51:28c'est pas rien
00:51:29le foncier économique
00:51:30les sièges sociaux
00:51:31les studios
00:51:32le Stade de France
00:51:33la gare Pleyel
00:51:33l'entrepôt logistique
00:51:35tout ça c'est de la fiscalité
00:51:36pour lui
00:51:37et elle est même
00:51:38d'après les calculs
00:51:39qui sont faits
00:51:41disproportionnellement élevée
00:51:42par rapport aux autres villes
00:51:43de la même strata démographie
00:51:45l'attribution de la compension
00:51:46de la compension
00:51:47versée par la métropole
00:51:48elle est de 68 millions d'euros
00:51:49également
00:51:50bon et évidemment
00:51:51à tout cela
00:51:51on ajoute ce qui est normal
00:51:53ce qui est dû à tout le monde
00:51:54les prestations sociales
00:51:55le chômage
00:51:56et voilà
00:51:56et c'est quand même
00:51:57il s'agit quand même
00:51:58de l'état
00:51:59voilà pourquoi
00:51:59ce geste est quand même
00:52:01assez déplacé
00:52:02j'ajouterais
00:52:03que le maire de Saint-Denis
00:52:05choisit
00:52:05c'est son droit
00:52:06mais c'est quand même
00:52:07assez coûteux
00:52:07d'offrir un vélo
00:52:08à chaque élève de troisième
00:52:09ce que je trouve formidable
00:52:10mais ça il n'est pas revenu dessus
00:52:11non non il ne le fait pas
00:52:13il ne le fait pas
00:52:14non non non
00:52:14autant pour moi
00:52:15il avait envisagé
00:52:17un kit de rentrée scolaire
00:52:18également
00:52:19à tous les accoliers
00:52:21ce que je trouve
00:52:21absolument très bien
00:52:22mais bon
00:52:24bon alors
00:52:25évidemment
00:52:26il y a le coup de com'
00:52:27dans tout ça
00:52:27Bruno vous nous disiez
00:52:28tout à l'heure
00:52:29moi je pense qu'il fait ça
00:52:30pour la com'
00:52:30oui mais bon
00:52:31aujourd'hui le problème
00:52:32c'est que ça fait partie
00:52:33de la stratégie politique
00:52:34vous pensez d'une stratégie politique
00:52:36à lever le
00:52:36moi écoutez
00:52:37j'étais maire de mon petit village
00:52:38il y a encore quelques mois
00:52:40c'est que j'aime
00:52:41que j'aime pas Macron
00:52:42ben c'est le symbole
00:52:43de la république
00:52:43c'est le président de la république
00:52:44non
00:52:45ce que je vois
00:52:46dans ce que fait
00:52:47monsieur Bagayoko
00:52:47parce qu'il ne fait que communiquer
00:52:48je ne sais pas quand c'est
00:52:49qu'il travaille dans sa mairie
00:52:50mais à part passer dans les radios
00:52:51dans les télé
00:52:52et sur les réseaux sociaux
00:52:52il fait ça toute la journée
00:52:53c'est la superstar
00:52:55il se prend pour
00:52:56je ne sais qui
00:52:57bref
00:52:57je pense qu'il veut démontrer
00:52:59qu'il est incapable
00:53:00à mon avis
00:53:00de gérer cette ville
00:53:01qui est très compliqué
00:53:02vous l'avez dit
00:53:03il y a beaucoup de difficultés
00:53:03dans cette société
00:53:04comme il y en a dans le 93
00:53:05dans pas mal de villes
00:53:06mais il veut démontrer
00:53:07encore une fois
00:53:08balancer sur l'état
00:53:09les responsabilités totales
00:53:10malgré les aides considérables
00:53:12que donne l'état
00:53:12à ce monsieur
00:53:13enfin à cette ville
00:53:14il faut savoir d'ailleurs
00:53:15que monsieur Bagayoko
00:53:16a été élu avec 15 000 voix
00:53:17sur 150 000 habitants
00:53:18c'est d'un ridicule sans nom
00:53:20mais il a été élu
00:53:21n'en parlons plus
00:53:21là où il est
00:53:23et au premier tour en plus
00:53:24je ne sais même pas
00:53:24s'il est malin
00:53:25mais je pense qu'il a
00:53:26une incapacité totale
00:53:27à gérer cette ville
00:53:27et là il va nous jouer le jeu
00:53:29ça c'est vous qui le dites
00:53:29oui oui c'est moi
00:53:30et je l'assume
00:53:30il commence tout juste son mandat
00:53:32mais vous allez voir
00:53:33vous allez voir
00:53:33laissons venir le temps
00:53:34il va balancer ça
00:53:36ne lui faites pas
00:53:36un procès d'intention
00:53:37avant même qu'il ait commencé
00:53:38mais parce que c'est ce que fait
00:53:39la France Insoumise
00:53:40sur tous les sujets
00:53:41concernant les collectivités locales
00:53:43ils disent
00:53:44c'est la faute de l'état
00:53:44c'est la faute d'état
00:53:45donc ça va être
00:53:46ça baisse là une permanente
00:53:47on tape sur l'état
00:53:48en disant
00:53:49regardez moi je suis un pauvre maire
00:53:50l'état ne fait rien pour moi
00:53:51voilà
00:53:52mon avis mon analyse
00:53:53c'est pour ça que j'ai voulu
00:53:54reprendre quelques chiffres
00:53:54parce que je me suis dit
00:53:55est-ce qu'il a raison
00:53:56est-ce que c'est
00:53:56j'ai même regardé les médianes
00:53:58c'est-à-dire par exemple
00:53:59toutes les villes
00:54:00250 000 habitants
00:54:01j'ai regardé les taux
00:54:02à chaque fois
00:54:03honnêtement
00:54:03il est dans les moyennes
00:54:04en fait
00:54:04donc la ville de Saint-Denis
00:54:06la ville de Saint-Denis
00:54:07pardon
00:54:07n'est pas du tout
00:54:08sous-considérée
00:54:09ou sous-dotée
00:54:10voilà
00:54:11il peut considérer
00:54:12qu'il n'a pas assez d'aide
00:54:14de l'état
00:54:14parce que évidemment
00:54:15Saint-Denis
00:54:17Pierre-Fillite
00:54:18et le 93
00:54:18c'est pas le département
00:54:20où les villes
00:54:20les plus favorisées
00:54:21c'est le moins qu'on puisse dire
00:54:22non mais dans le 93
00:54:23il y en a beaucoup d'autres
00:54:23qui sont encore moins
00:54:25bien considérés
00:54:26qui ont besoin de dotation
00:54:27dans votre démonstration
00:54:27Jacques
00:54:28il y avait quand même
00:54:28des choses un peu différentes
00:54:30c'est-à-dire que
00:54:30les recettes fiscales
00:54:32qui sont dues
00:54:32au secteur privé
00:54:33au sens large
00:54:34ça c'est une chose
00:54:36qui sont liées à la ville
00:54:37oui mais toutes les villes
00:54:38ne peuvent pas bénéficier
00:54:39bien sûr
00:54:40oui oui
00:54:40d'accord
00:54:42non mais lui ce qu'il dit
00:54:43c'est que je décroche
00:54:44le portrait du président
00:54:45de la République
00:54:45parce que je considère
00:54:46que tant que l'état
00:54:47n'en fera pas suffisamment
00:54:49pour ma ville
00:54:51je considérerais
00:54:52que le scandale
00:54:53il est là
00:54:53vous avez raison
00:54:54mais sur la dotation
00:54:55sur la dotation publique
00:54:56elle est égale
00:54:58à ce que doit percevoir
00:55:00une ville
00:55:00bien sûr
00:55:00148 000 habitants
00:55:02premièrement
00:55:02et deuxièmement
00:55:03il y a quand même
00:55:03les 30 millions d'euros
00:55:04en plus
00:55:05au titre d'une ville défavorisée
00:55:06donc il n'est pas
00:55:07il n'est pas sous doté
00:55:09de ce point de vue là
00:55:09mais je voulais ajouter
00:55:10la partie privée
00:55:11parce que la ville de Saint-Denis
00:55:13c'est quand même
00:55:13la ville de Saint-Denis
00:55:14elle bénéficie
00:55:15d'un bassin d'emploi
00:55:17assez important
00:55:18grâce à l'installation
00:55:19d'un certain nombre
00:55:19d'entreprises
00:55:20donc lui il dit
00:55:21puisque je n'ai pas assez
00:55:22d'être de l'état
00:55:22je décroche celui
00:55:24qui représente l'état
00:55:24c'est-à-dire le portrait
00:55:25du président de la république
00:55:26mais où il met le doigt
00:55:28dans un engrenage
00:55:29quand même
00:55:29qui peut être
00:55:30extrêmement dangereux
00:55:31c'est que
00:55:32imaginons
00:55:32monsieur Pommard
00:55:33c'est pas un souhait
00:55:35c'est un constat
00:55:36imaginons que Mélenchon
00:55:37soit élu président de la république
00:55:38tous les maires
00:55:39qui seraient opposés
00:55:40à Mélenchon
00:55:41décrocheraient donc
00:55:42le portrait de Mélenchon
00:55:43dans leur mairie
00:55:44mais en fait là
00:55:45on est en plein séparatisme républicain
00:55:47donc en fait
00:55:47ce que le maire de Saint-Denis
00:55:48est en train d'installer
00:55:49avec ce geste
00:55:50encore une fois
00:55:50où il n'y a aucune légalité
00:55:52d'avoir le portrait
00:55:53du président de la république
00:55:54dans son bureau
00:55:55en fait il est en train
00:55:56d'installer
00:55:56de creuser le sillon
00:55:57du séparatisme républicain
00:55:59voilà
00:55:59et une forme de bordélisation
00:56:01de la société
00:56:02on en parle juste après ça
00:56:03et de toute façon
00:56:04on appellera le ministre aussi
00:56:06tiens pour savoir
00:56:07même si c'est pas le bon ministre
00:56:08mais on l'appellera
00:56:08à tout de suite
00:56:18ça c'est vraiment
00:56:19une de mes rubriques préférées
00:56:21on va faire un tour de table
00:56:22tout à l'heure
00:56:22pour voir si vous êtes ministre
00:56:24quelles sont les idées
00:56:26qui vous passeraient par la tête
00:56:27en ce moment
00:56:27on est avec Nathalie
00:56:30qui est ministre de la santé
00:56:32Nathalie c'est ça
00:56:33vous venez d'être désignée
00:56:34nommée par le premier ministre
00:56:36oui c'est ça
00:56:37je vous remercie de m'accueillir
00:56:39ah bah écoutez c'est formidable
00:56:40est-ce que vous êtes
00:56:40comment vous avez appris la nouvelle
00:56:42lorsque le premier ministre
00:56:43vous a appelé
00:56:44vous a dit
00:56:44ça y est c'est pour vous
00:56:45vous êtes ministre de la santé
00:56:49je vous avoue que
00:56:51j'étais prête
00:56:52de pas trop préparer à ça
00:56:53mais bon
00:56:55bon
00:56:55et alors
00:56:56évidemment
00:56:56vous vous êtes demandé
00:56:57puisque vous n'étiez pas très préparé
00:56:59vous avez réfléchi un peu
00:57:00puis vous vous êtes dit
00:57:01alors quelles sont
00:57:02les premières décisions
00:57:03que je vais pouvoir prendre
00:57:04ah ouais
00:57:05mais je suis assez combattie
00:57:06alors c'est peut-être pour ça
00:57:07qu'il m'a contactée
00:57:08ah voilà
00:57:09bon et alors
00:57:10quelle serait cette première décision
00:57:12Nathalie ?
00:57:13tout revoir
00:57:14tout tout tout
00:57:15il y aurait tellement de choses à faire
00:57:16bon le sujet est très vaste
00:57:17mais en premier lieu
00:57:19moi j'augmenterais
00:57:20les soignants
00:57:21le ratio
00:57:22patient
00:57:23bon je suis soignante
00:57:25voilà
00:57:25d'accord
00:57:27donc voilà
00:57:27limiter la souffrance au travail
00:57:29augmenter les équipes
00:57:30et surtout
00:57:32et par
00:57:33par-dessus tout
00:57:36octroyer les primes
00:57:37adéquates
00:57:37à chaque
00:57:38à chaque
00:57:39personne soignante
00:57:41il se trouve que
00:57:42quand on est dans le public
00:57:43ou dans le privé
00:57:44ou en institution
00:57:46ce qu'on appelle
00:57:47l'associatif
00:57:48on n'a pas les mêmes
00:57:49droits
00:57:49par exemple
00:57:50au Ségur de la santé
00:57:51et je trouve ça
00:57:52d'une aberration
00:57:54totale
00:57:54parce qu'on fait exactement
00:57:55le même travail
00:57:56et quand on est dans
00:57:58des foyers de vie
00:57:58ou des masses institutionnelles
00:58:00on n'a pas droit
00:58:01au Ségur de la santé
00:58:02et je trouve ça
00:58:03totalement
00:58:05aberrant
00:58:05au-delà de ce
00:58:07de cette problématique-là
00:58:09est-ce que vous avez
00:58:10les moyens de travailler
00:58:11parce que
00:58:12moi aussi
00:58:13j'ai quelques connaissances
00:58:15dans des hôpitaux
00:58:16et j'entends des choses
00:58:17qui ne sont pas
00:58:18qui ne sont pas très positives
00:58:21je vous écoute
00:58:22le matériel
00:58:23en EHPAD
00:58:24ce n'est pas du tout suffisant
00:58:25il faut par exemple
00:58:27sur
00:58:27une
00:58:3018 patients
00:58:31à deux
00:58:32le matin
00:58:32donc on a énormément
00:58:34de charges
00:58:35voilà
00:58:36et en fait
00:58:37il faut déplacer
00:58:38le matériel
00:58:41pour
00:58:41les
00:58:42styles
00:58:43les personnes
00:58:44pour
00:58:45aller chercher
00:58:46à l'autre bout
00:58:47du couloir
00:58:47mais on a déjà
00:58:48des 10 minutes
00:58:49par soin
00:58:50c'est une aberration
00:58:51c'est totalement
00:58:53aberrant
00:58:54je veux dire
00:58:55et 10 minutes
00:58:56ça s'appelle pour moi
00:58:57de la maltraitance
00:58:57voilà clairement
00:58:58alors nous
00:59:00on est maltraitant
00:59:01même qu'on ne veuille pas
00:59:03l'être
00:59:03mais en plus
00:59:05on est victime
00:59:06de souffrance au travail
00:59:07oui
00:59:08et
00:59:09bon
00:59:09et si demain
00:59:11vous êtes ministre
00:59:12cette première décision
00:59:14ce sera donc
00:59:14un Ségur
00:59:15pour le personnel
00:59:17soignant
00:59:17pour qu'il puisse
00:59:19travailler
00:59:19dans de meilleures conditions
00:59:21vous disiez aussi
00:59:22j'alerterais
00:59:22sur le burn-out
00:59:23dans le corps médical
00:59:24c'est quelque chose
00:59:25que vous voyez
00:59:26autour de vous
00:59:26j'imagine
00:59:27ah oui tout à fait
00:59:28ça m'est arrivé
00:59:29pour en parler
00:59:30donc le problème
00:59:31c'est que
00:59:32voilà
00:59:33bon
00:59:34j'ai fait un gros burn-out
00:59:35en EHPAD
00:59:37et
00:59:39au bout d'un an
00:59:40dû à du harcèlement
00:59:43de collègues
00:59:44donc là
00:59:45c'était grave
00:59:45en plus
00:59:46très grave
00:59:47et
00:59:48la sécurité sociale
00:59:49n'est-ce pas
00:59:51c'est qu'au début
00:59:52à accepter
00:59:53que je sois
00:59:54en dépression réactionnelle
00:59:55et pas en burn-out
00:59:57je précise
00:59:58et
00:59:59les commissions
01:00:00donc j'ai fait appel
01:00:01de cette décision
01:00:03et la commission
01:00:04ce qu'on appelle
01:00:05la CRA
01:00:05de recours amiable
01:00:06de la sécurité sociale
01:00:08a jugé
01:00:09que mon temps
01:00:10d'exposition
01:00:10n'était pas suffisant
01:00:12un an
01:00:16comment peut-on juger
01:00:17une situation
01:00:18sur le temps imparti
01:00:20et pas
01:00:21sur la
01:00:23sur le fond
01:00:23vous voyez ce que je veux dire
01:00:24c'est assez incompréhensible
01:00:27j'imagine qu'en plus
01:00:28vous étiez vous-même
01:00:29entouré
01:00:30d'un personnel médical
01:00:31et suivi forcément
01:00:33et qu'il y a
01:00:34des signalements
01:00:35qui sont
01:00:35qui sont faits
01:00:36tout ça
01:00:37est très
01:00:38vous avez
01:00:40le sentiment
01:00:40que
01:00:41voilà
01:00:42c'était un peu
01:00:42déshumanisé
01:00:43finalement
01:00:43vous-même
01:00:44complètement
01:00:44et moi ce que je voudrais
01:00:46soutenir
01:00:46à tout prix
01:00:47c'est le soutien
01:00:50général
01:00:50des conditions
01:00:51de travail
01:00:52en fait
01:00:53qu'il y ait
01:00:54des debriefings
01:00:57psychologiques
01:00:58systématiques
01:00:59dans les structures
01:00:59que les structures
01:01:01par exemple
01:01:01en foyer institutionnel
01:01:02on a une obligation
01:01:03c'est qu'on doit être
01:01:04visité une fois par an
01:01:06par les ARS
01:01:07par quelqu'un
01:01:08qui fait
01:01:08qui est bien
01:01:10étudié
01:01:11la fonctionnalité
01:01:12de l'établissement
01:01:13la bonne situation
01:01:15des pratiques
01:01:16professionnelles
01:01:18on voit jamais personne
01:01:19ça c'est
01:01:20Pipo et Mario
01:01:20ça c'est juste
01:01:22voilà
01:01:23dans les textes
01:01:24c'est tout
01:01:24merci
01:01:26merci
01:01:26merci
01:01:26merci
01:01:27merci
01:01:27merci
01:01:27merci
01:01:27merci
01:01:27merci
01:01:28madame
01:01:28le ministre
01:01:28de la santé
01:01:29c'est
01:01:30juste un autre truc
01:01:30mais ce serait très court
01:01:31je vous en prie
01:01:33je trouve aussi aberrant
01:01:34que
01:01:35dernièrement
01:01:36il n'y a plus de protection
01:01:39périodique
01:01:39pour femme
01:01:40pour femme
01:01:41ou urinaire
01:01:41ou homme
01:01:42enfin peu importe
01:01:43que ce soit urinaire
01:01:45ou périodique
01:01:46dans les magasins
01:01:48donc on n'en parle pas
01:01:49mais apparemment
01:01:50il y a un problème
01:01:51de fabrication
01:01:53des matières premières
01:01:54voilà
01:01:54je tenais à le signaler
01:01:55bon bah écoutez
01:01:56le message est passé
01:01:58on va s'y intéresser
01:02:00à Sud Radio
01:02:01malheureusement
01:02:01je peux pas vous répondre
01:02:02sur cette question
01:02:03en tous les cas
01:02:05voilà
01:02:06votre témoignage
01:02:07était poignant
01:02:09et à chaque fois
01:02:09qu'il s'agit de santé
01:02:10on sent bien
01:02:11qu'il y a beaucoup
01:02:12de souffrance
01:02:12souffrance au travail
01:02:13manque de moyens
01:02:14et que
01:02:15c'est un secteur
01:02:16pour lequel les français
01:02:17ont absolument envie
01:02:18que l'état aide
01:02:19et contribue
01:02:20et essaye de faire en sorte
01:02:21que les choses s'améliorent
01:02:23parce que nous-mêmes
01:02:24évidemment on a besoin de vous
01:02:25et on va vous donner
01:02:27un petit peu le sourire
01:02:27tout de suite
01:02:28c'est le
01:02:29qui c'est qui qu'il a dit
01:02:30les vraies voix Sud Radio
01:02:32le quiz de l'actu
01:02:33le qui c'est qui qu'il a dit
01:02:34qu'on aurait peut-être
01:02:35dû renommer
01:02:36le Jacques Adyadi
01:02:37en hommage
01:02:38Jacques
01:02:39ah oui
01:02:40le Jacques Adyadi
01:02:41c'est un rôle
01:02:42ça réglige moi
01:02:42mais c'est
01:02:43le trop l'assoufflé
01:02:44on me l'assoufflé
01:02:45c'est notre ami Quentin
01:02:47qui a eu l'idée
01:02:48et c'est vrai
01:02:48que c'était une bonne idée
01:02:49qui c'est qui
01:02:50qui l'a dit
01:02:50donc c'est parti
01:02:51il n'y a pas de tricheur
01:02:52autour de cette table
01:02:52j'espère
01:02:53qui c'est qui
01:02:53qui l'a dit
01:02:54sur le divorce
01:02:55borne à tal
01:02:56les français ne nous pardonneraient
01:02:58pas toute forme
01:02:59de division inutile
01:03:01Sébastien Lecornu
01:03:02alors je note
01:03:02je note un point
01:03:04pour Éric Revelle
01:03:06on prend les paris
01:03:06qui c'est qui
01:03:07qui l'a dit
01:03:07sur les insultes
01:03:09au maire de Quimper
01:03:10ce qui s'est passé
01:03:11à Quimper est ignoble
01:03:12le maire
01:03:13Laurent Nunez
01:03:14Laurent Nunez
01:03:16il va se calmer le monsieur
01:03:172-0-0
01:03:18pour Éric Revelle
01:03:19qui est très fort
01:03:20qui c'est qui
01:03:21qui l'a dit
01:03:21monsieur Mélenchon
01:03:23n'est pas président
01:03:23de la république
01:03:24je serai sans doute
01:03:25au goulag
01:03:26si c'était le cas
01:03:27Robert Manard
01:03:29non
01:03:30non
01:03:30j'ai entendu
01:03:33un petit indice
01:03:34un petit indice
01:03:35une femme
01:03:37Bardella
01:03:37l'indice était Bardella
01:03:40on n'écoute pas
01:03:42les mêmes personnes
01:03:43visiblement
01:03:46qui c'est qui
01:03:47qui l'a dit
01:03:47le Charles de Gaulle
01:03:49a vocation
01:03:49à montrer
01:03:50la crédibilité
01:03:51de la France
01:03:51Emmanuel Macron
01:03:53non
01:03:53Lecornu
01:03:54oui
01:03:55bien
01:03:56attention
01:03:56c'est la remontada
01:04:00pour Bruno Pommard
01:04:01de partout
01:04:01Joseph Pouvenel
01:04:03on vous écoute
01:04:03il en reste encore 4
01:04:04à peu près
01:04:05vous avez largement le temps
01:04:07qui c'est qui
01:04:08qui l'a dit
01:04:08c'est incroyable
01:04:09on est content
01:04:10je pense qu'on le mérite
01:04:12parce que cette année
01:04:12a encore été particulière
01:04:14on parle de sport
01:04:14je crois savoir
01:04:16je ne peux pas dire
01:04:17Ferrari
01:04:19je pense qu'on est content
01:04:20oui
01:04:21je pense
01:04:22non
01:04:22c'est incroyable
01:04:23on est content
01:04:243 petits points
01:04:25je pense qu'on le mérite
01:04:26parce que cette année
01:04:27a encore été particulière
01:04:29les 3 petits points
01:04:30c'est parce qu'il y avait
01:04:30la réponse dans la phrase
01:04:31c'est le football ça
01:04:34oui
01:04:36le bleu
01:04:36à travers le PSG
01:04:38non des noms
01:04:39on veut messieurs
01:04:40des noms
01:04:40oui
01:04:43qualifie
01:04:45Ralafi
01:04:45non
01:04:46vous voulez parler de Raled
01:04:47elle le qualifie
01:04:48merci
01:04:48l'entraîneur du PSG
01:04:50il faut le dire du PSG
01:04:53il faut le dire
01:04:54oui oui
01:04:54je le connais
01:04:56c'est un espagnol
01:04:57c'est un espagnol
01:04:58c'est un espagnol
01:04:59c'est un espagnol
01:05:00non pas Nunez
01:05:01non non
01:05:01c'est un espagnol
01:05:02c'est un espagnol
01:05:05enrique
01:05:05enrique
01:05:06enrique
01:05:07enrique
01:05:07c'est l'expédition
01:05:08c'est l'expédition
01:05:09c'est l'expédition
01:05:10c'était difficile
01:05:11c'est deux plans
01:05:12je veux pas avoir
01:05:12les syndicats contre moi
01:05:13on met quoi
01:05:14on met un point
01:05:14Eric Revelle
01:05:15non
01:05:15non
01:05:17c'est deux
01:05:18et un
01:05:19pour Joseph
01:05:19parce que c'est lui
01:05:20le premier
01:05:21il t'a payé
01:05:21ou quoi Eric Revelle
01:05:22pour que lui
01:05:22non
01:05:23même pas
01:05:24il l'a même pas osé
01:05:26qui c'est qui
01:05:27qui l'a dit
01:05:27ne pas maîtriser
01:05:28l'orthographe
01:05:29ferme des portes
01:05:32le court
01:05:33les noirs Jeffrois
01:05:33oui
01:05:34ah oui exact
01:05:35Jeffrois
01:05:36Jeffrois
01:05:38Jeffrois
01:05:39Jeffrois
01:05:39Jeffrois
01:05:40on lui accorde
01:05:41il est comme
01:05:42Philippe
01:05:43Jeffrois
01:05:44Jeffrois
01:05:45Jeffrois
01:05:46pourquoi pas
01:05:46j'échoue aussi
01:05:48on prend un peu
01:05:49la dimension internationale
01:05:51qui c'est qui
01:05:52qui l'a dit
01:05:52la démocratie
01:05:53et la liberté
01:05:54sont en Europe
01:05:55plus aux Etats-Unis
01:05:56c'était en lien
01:05:57avec les prix Nobel
01:05:59elle est technique celle-ci
01:06:00attention parce que Bruno
01:06:01il regarde
01:06:02non je vois pas
01:06:03on va tourner les filles
01:06:05voilà
01:06:09elle est technique celle-ci
01:06:10elle est française
01:06:11donne les indications
01:06:12parce que sinon
01:06:12les gens
01:06:12j'ai pas plus d'indications
01:06:14que ça
01:06:14c'était le prix Nobel
01:06:15d'économie
01:06:16prix Nobel d'économie
01:06:18actuel
01:06:18oui
01:06:21qui a été fait
01:06:22prix Nobel d'économie
01:06:23c'était
01:06:23prix Nobel d'économie
01:06:24c'est la première lettre
01:06:27je peux donner le prénom
01:06:28oui
01:06:30Philippe
01:06:30ah bah
01:06:31il a fallu
01:06:34il a fallu
01:06:34il a fallu
01:06:37il t'en reste
01:06:38une dernière
01:06:40moi j'en ai une
01:06:41ah bon bah alors
01:06:42j'en passe une
01:06:43tu l'as en fait
01:06:44vas-y
01:06:45ah bah oui oui
01:06:45je l'ai
01:06:46c'est un extrait
01:06:47qu'on va écouter ensemble
01:06:48c'est un petit sonore
01:06:52Emmanuel Macron en Arménie
01:06:54le président est au piano
01:06:55et le premier ministre
01:06:56est à la batterie
01:06:57il joue du
01:06:57la bohème
01:06:58Charles Aznabour
01:07:00absolument
01:07:00avec le président arménien
01:07:02c'était lundi
01:07:02avec Emmanuel Macron
01:07:03je crois qu'on peut dire
01:07:04que monsieur Revelle a dominé
01:07:06c'est qui qui l'a dit
01:07:07bravo
01:07:134 pour Eric Levelle
01:07:142 pour Bruno Comar
01:07:162 pour Joseph Toumel
01:07:17des questions de beaucoup plus
01:07:19de plus haut niveau
01:07:20qu'est-ce que ça vous a inspiré
01:07:23d'entendre le président Macron
01:07:26chanter
01:07:26moi je chante la bohème
01:07:28je peux vous dire que le pianiste
01:07:30a démarré beaucoup trop
01:07:31pour la tessiture de voix
01:07:32du président Macron
01:07:33on aurait dit qu'il l'a voulu planter
01:07:34en plus
01:07:35non non non
01:07:35j'ai trouvé ça admirable
01:07:37lorsque le premier ministre
01:07:38arménien qui était à la batterie
01:07:40accélère le rythme
01:07:41et fait une espèce
01:07:42de salsa
01:07:43de la bohème
01:07:44de Charles Aznabour
01:07:45et petit souvenir
01:07:46émouvant
01:07:47il y a 3 ans
01:07:494 ans
01:07:49j'étais en Arménie
01:07:51et j'ai visité
01:07:52le grand cimetière
01:07:53d'Erevan
01:07:54qui est un cimetière
01:07:55séculaire
01:07:55il y a des tombes
01:07:56qui datent
01:07:57et quand vous sortez
01:07:58de ce cimetière
01:07:58c'est là où l'émotion
01:07:59a été forte
01:08:00vous avez un immense portrait
01:08:02de Charles Aznabour
01:08:03ah oui
01:08:03c'est une star
01:08:04c'est l'arménien
01:08:06le plus connu
01:08:08donc j'avais été
01:08:11frappé par ça
01:08:12et c'est vrai
01:08:13que la bohème
01:08:13c'est une chanson
01:08:15que les moins de 20 ans
01:08:17ne peuvent pas connaître
01:08:18mon mâtre
01:08:20en ce temps-là
01:08:20il chante bien en plus
01:08:21accroché
01:08:22c'est ce que sous nos fenêtres
01:08:24est si l'humble garni
01:08:25qui nous servait de nid
01:08:26ne payait pas de mine
01:08:28c'est là qu'on s'est connus
01:08:30moi qui criais famine
01:08:31et toi qui posais nul
01:08:34la bohème
01:08:38la bohème
01:08:39c'est extraordinaire
01:08:40c'est magnifique
01:08:41quel artiste
01:08:41il me regardait avec des yeux amoureux
01:08:43Eric Revelle
01:08:44quasiment
01:08:44ah oui oui
01:08:44là ça m'arrive
01:08:45ça m'a assisté
01:08:46je suis toujours dans la provoque
01:08:48non seulement il gagne
01:08:49le qui sait qui qu'il a dit
01:08:50mais en plus
01:08:51il chante merveilleusement
01:08:52avec Charles Aznavour
01:08:53je vais vous dire
01:08:53Charles Aznavour
01:08:54c'est quand même
01:08:54je ne sais pas si vous avez vu
01:08:55le biopic qui lui a été consacré
01:08:57qui est l'acteur
01:08:59dont j'ai oublié le nom
01:09:00qui en est confondant
01:09:02confondant
01:09:02dans les gestuels
01:09:03dans la voix
01:09:04et quand vous pensez
01:09:06que ce type
01:09:06personne n'en voulait
01:09:07de Charles Aznavour
01:09:07sa voix était moche
01:09:09on lui disait
01:09:09il a commencé par être
01:09:10chauffeur d'Edith Piaf
01:09:12il a porté Piaf
01:09:13quelque part lui
01:09:13et Piaf l'a un peu porté aussi
01:09:15oui
01:09:15l'a un peu porté aussi
01:09:16non mais c'est quel talent
01:09:17Charles Aznavour
01:09:18moi j'avais des amis américains
01:09:20qui considéraient
01:09:21que c'était le
01:09:22French Frank Sinatra
01:09:23Charles Aznavour
01:09:24ils ne comprenaient pas
01:09:26les paroles de ce qu'il chantait
01:09:27mais
01:09:28Tarahim
01:09:30Tarahim
01:09:30ce côté crooner
01:09:32aussi quand même
01:09:33fabuleux
01:09:34allez on se retrouve
01:09:35dans une seconde
01:09:3617h20
01:09:37les vraies voix
01:09:38sud-raditeurs
01:09:39Jacques Cardoz
01:09:40et oui on est de retour
01:09:42on est de retour
01:09:43pour les vraies voix
01:09:43avec
01:09:44Joseph Touvenel
01:09:45vice-président
01:09:46du Centre Européen
01:09:47des Travailleurs
01:09:47à nouveau
01:09:48bonsoir
01:09:49mon cher Joseph
01:09:50Bruno Pommard
01:09:51ancien membre
01:09:52du RAID
01:09:53et puis alors Eric Revelle
01:09:54puisqu'on vient de découvrir
01:09:55qu'il était quand même
01:09:57un crooner
01:09:58incroyable
01:09:59et que peut-être
01:10:00il pouvait
01:10:00aborder une nouvelle carrière
01:10:02ouais quasiment
01:10:03c'est vrai
01:10:04voilà
01:10:04et en plus il vient de gagner
01:10:05au qui sait qui
01:10:06qu'il a dit
01:10:07on va voir si
01:10:08ça j'ai l'habitude
01:10:10quand M.Pommard est là
01:10:11pas quand Joseph est là
01:10:13mais M.Pommard
01:10:13oui
01:10:13et le prochain débat
01:10:16Eric Revelle
01:10:17vous le sentez comment
01:10:18sur le Charles de Gaulle
01:10:20très bien
01:10:21je le sens très bien
01:10:21vous pensez que vous allez pouvoir
01:10:22battre vos deux collègues
01:10:24à Blanc-Couture
01:10:25non on va débattre
01:10:25vous allez débattre
01:10:27c'est très bien
01:10:28et tout de suite
01:10:28on va d'ailleurs
01:10:29dans un instant
01:10:31prendre Jean-Baptiste
01:10:32qui est à Aix-en-Provence
01:10:34et qui va nous dire
01:10:34ce qu'il en pense
01:10:35mais d'abord
01:10:36mon cher ami
01:10:37quels sont les termes
01:10:38de ce débat
01:10:38et bien la question du soir
01:10:39vous l'avez dit
01:10:40on parle du Charles de Gaulle
01:10:41on parle du Détroit d'Ormouz
01:10:42la France doit-elle
01:10:43participer à la guerre en Iran
01:10:45c'est la question
01:10:45qu'on vous pose ce soir
01:10:46une petite remise en contexte
01:10:48car la France a fait savoir
01:10:49que l'Iran
01:10:50et que son porte
01:10:52avéron
01:10:52pardon
01:10:52Charles de Gaulle
01:10:53avait franchi le canal de Suez
01:10:54en direction du golfe d'Aden
01:10:55de son côté
01:10:57le président iranien
01:10:57dit avoir rencontré
01:10:58le guide suprême
01:10:59Mojaba Khomeini
01:11:01voilà ce qu'on nous dit
01:11:02pour l'instant
01:11:03donc on accueille Jean-Baptiste
01:11:04bonsoir Jean-Baptiste
01:11:05bonsoir
01:11:05merci de me recevoir
01:11:06bonsoir Jean-Baptiste
01:11:07alors vous
01:11:08que pensez-vous
01:11:09de ce déploiement
01:11:10de ce Charles de Gaulle
01:11:12qui a donc franchi
01:11:13le canal de Suez
01:11:13et qui fait route
01:11:14actuellement
01:11:15donc
01:11:16vers le Détroit d'Ormouz
01:11:18la question d'abord
01:11:19c'est de savoir
01:11:20si nous pouvions faire autrement
01:11:22et peut-être rappeler
01:11:23dans la mesure
01:11:25où beaucoup ont dit
01:11:26que nous n'avions pas été prévus
01:11:28du conflit
01:11:28qui s'engageait
01:11:30que peut-être
01:11:31ce n'a pas été fait
01:11:31parce que nous ne sommes pas fiables
01:11:33nous avons un président
01:11:34qui change d'avis
01:11:35comme de chemise
01:11:36d'un jour sur l'autre
01:11:37et à tel point
01:11:38que nous sommes passés
01:11:39me semble-t-il
01:11:40d'une absence de stratégie
01:11:42à une invisibilité
01:11:44de la stratégie
01:11:44ou inversement
01:11:45que nous avons été sourds
01:11:48à certaines considérations morales
01:11:50ce qui peut s'entendre
01:11:51en l'occurrence
01:11:52la demande d'aide
01:11:54de nos amis
01:11:54sur place
01:11:55mais depuis
01:11:57nos alliés ont été attaqués
01:11:58nous avons des alliés
01:11:59dans la région
01:12:00si nos alliés sont attaqués
01:12:01nos intérêts sont attaqués
01:12:03donc dans ces circonstances-là
01:12:05il est difficile
01:12:06de ne pas
01:12:07de ne pas faire des opérations
01:12:09de force
01:12:10voire de ne pas intervenir
01:12:11du tout
01:12:12soit militairement
01:12:13par exemple
01:12:14en ciblant
01:12:14des sites spécifiques
01:12:17ou au moins
01:12:18sur un plan
01:12:19plus symbolique
01:12:20il a été question
01:12:21à un moment
01:12:22de fermer les ambassades
01:12:23ça a été des demandes
01:12:24de la diaspora
01:12:25ici
01:12:26ou de s'en prendre
01:12:27aux avoirs
01:12:29alors pour le moment
01:12:30il n'est pas question
01:12:30d'intervention
01:12:31pour le moment
01:12:31il s'agit d'une mission
01:12:32de sécurisation
01:12:33oui oui
01:12:35Jean-Baptiste
01:12:36oui absolument
01:12:37mais là aussi
01:12:38ce sont des termes
01:12:39qui restent très vagues
01:12:40c'est-à-dire
01:12:40qu'est-ce qu'on entend
01:12:41par sécurisation
01:12:43concrètement
01:12:43qu'est-ce que cela engage
01:12:45en termes de déploiement
01:12:46de déploiement des forces
01:12:47de mobilisation de la force
01:12:49de la présence
01:12:50du chef de Gaulle
01:12:51et je pense que
01:12:52ce sont des éléments
01:12:52qui parce qu'ils se foutent
01:12:54justement
01:12:54rendent la stratégie
01:12:56difficilement
01:12:57difficilement lisibles
01:12:59et de fait
01:13:00probablement inefficaces
01:13:03bon ça on va voir
01:13:05si
01:13:05on a quand même
01:13:06on a quand même
01:13:07quelques arguments
01:13:07avec
01:13:09avec ce Charles de Gaulle
01:13:10donc vous disiez
01:13:11quels sont nos moyens
01:13:12on les connaît
01:13:13il y a 2000 marins
01:13:14et personnels aéronautiques
01:13:16qui sont
01:13:16qui sont mobilisés
01:13:17et une quarantaine
01:13:19d'aéronefs
01:13:19qui peuvent être déployés
01:13:21mais bon
01:13:22toute la question
01:13:22est de savoir
01:13:23quelle sera la mission
01:13:24pour le moment
01:13:24on ne nous parle pas
01:13:25du tout d'intervention
01:13:26évidemment
01:13:27il ne s'agit pas de ça
01:13:28mais c'est vrai
01:13:29que là où vous
01:13:30touchez du doigt
01:13:31une vraie problématique
01:13:32c'est que
01:13:32dès l'instant
01:13:33où un bâtiment
01:13:35comme celui-là
01:13:35se déploie dans une zone
01:13:37aussi sensible
01:13:37la question peut se poser
01:13:39c'est ce que vous nous dites
01:13:40Jean-Baptiste
01:13:41oui tout à fait
01:13:41et c'est pour ça que j'insiste
01:13:43sur la question
01:13:44de la visibilité
01:13:47qu'est-ce qui va ressortir
01:13:48de là
01:13:49et engager un porte-avions
01:13:50sur place
01:13:51d'accord
01:13:52très bien
01:13:52mais pourquoi
01:13:53est-ce qu'il va
01:13:54simplement faire
01:13:55une démonstration de force
01:13:57être simplement présent
01:13:58est-ce qu'il va avoir
01:13:59une stratégie politique
01:14:01et militaire précise
01:14:02donc tout ça
01:14:03reste très flou
01:14:05Joseph Touvenel
01:14:06est-ce que vous partagez
01:14:07cet avis
01:14:08on est un peu
01:14:08dans le flou
01:14:09c'est vrai que
01:14:10en plus la lecture
01:14:11de ce conflit en Iran
01:14:13entre les propos
01:14:14de Donald Trump
01:14:16et ce que nous dit l'Iran
01:14:18qui dit à peu près tout
01:14:19et son contraire
01:14:20c'est vrai qu'on est
01:14:21quand même dans le flou
01:14:22et donc la position
01:14:22de la France
01:14:23on est dans le flou
01:14:24et la position officielle
01:14:25française renforce le flou
01:14:26puisqu'on nous dit
01:14:27que c'est une mission neutre
01:14:28ça veut dire quoi
01:14:29une mission neutre
01:14:29c'est-à-dire qu'on peint
01:14:30le porte-avions en bleu
01:14:31on lui met un gros casque bleu
01:14:33sur la tête
01:14:33et il fait des ronds
01:14:34en l'eau
01:14:34en observant
01:14:35les désirs des américains
01:14:37et des mollards
01:14:38surtout que là
01:14:39l'ONU n'est pas concernée
01:14:41en plus
01:14:41c'est tout le problème
01:14:42tout le problème
01:14:43c'est quelle est la stratégie derrière
01:14:44alors il y en a peut-être une
01:14:46que l'on ne connait pas
01:14:47mais visiblement
01:14:48il y a un manque de stratégie
01:14:49et ce terme de mission neutre
01:14:51c'est comment prendre des coups
01:14:52sans pouvoir riposter
01:14:53ou alors on riposte
01:14:54et moi ce que je trouve
01:14:55que le rôle de la France
01:14:56dans ce conflit
01:14:57serait le rôle traditionnel
01:14:59et qui serait
01:15:00à la fois à notre portée
01:15:01et qui correspond peut-être
01:15:03à nos moyens
01:15:03c'est le Liban
01:15:04nous sommes les protecteurs
01:15:06du Liban
01:15:06depuis des siècles
01:15:08et des siècles
01:15:08il y a une population libanaise
01:15:10qui souffre
01:15:12qui souffre
01:15:13qui souffre
01:15:13des terroristes
01:15:15du Hezbollah
01:15:16qui souffre
01:15:17de bombardements
01:15:19et la France
01:15:19devrait jouer un rôle
01:15:21et il me semble
01:15:22qu'avant d'aller
01:15:23se mettre dans le guépier
01:15:24d'Hormuz
01:15:24on devrait s'occuper
01:15:26du Liban
01:15:26je comprends ce que vous dites
01:15:27Joseph
01:15:28mais là il y a
01:15:29une nécessité
01:15:30de sécuriser
01:15:31ce détroit
01:15:32c'est peut-être
01:15:32c'est peut-être ça
01:15:33il y a combien de porteurs
01:15:35américains
01:15:35on va s'y opposer
01:15:37aux américains
01:15:38on va être avec eux
01:15:38j'ose imaginer
01:15:39qu'on travaille avec eux
01:15:40qu'on travaille de concert
01:15:42on ne va pas concurrencer
01:15:44avec les américains
01:15:44on n'a pas les moyens
01:15:45à 50 000 hommes sur place
01:15:46plus tous les bateaux
01:15:47on n'écoute plus tellement
01:15:48ils sont nombreux
01:15:49ça c'est un premier élément
01:15:49deuxièmement
01:15:50on a des accords
01:15:50de défense
01:15:51avec les pays arabes
01:15:52donc la moindre des choses
01:15:53c'est d'être présent
01:15:54alors tu as raison de dire
01:15:55qu'effectivement
01:15:56on va mettre un porte-avions
01:15:57je ne sais pas si ça impressionne
01:15:58ou pas
01:15:59mais on est au moins présent
01:16:00quant à une offensive
01:16:01potentielle de la France
01:16:02je n'y crois pas
01:16:03un seul instant
01:16:04et je pense qu'il y a aussi
01:16:05le fait qu'il y a quelques jours
01:16:06il y a un des bateaux
01:16:07de la CMA
01:16:09qui a été canardé
01:16:10donc ça démontre que
01:16:12au moins la France
01:16:13est présente
01:16:14ça n'a pas été confirmé
01:16:15par le ministre ce matin
01:16:16mais enfin qu'il a
01:16:16que ce soit des tirs iraniens
01:16:19mais bon
01:16:19mais il y a ces accords
01:16:20de défense
01:16:21avec les pays arabes
01:16:21on a montré
01:16:22entièrement raison
01:16:23c'est le respect
01:16:24des accords de défense
01:16:25je pense que c'est ça
01:16:26et ça ne va pas aller plus loin
01:16:26Eric Revelle
01:16:27comment vous voyez ce déploiement
01:16:28est-ce qu'on a raison
01:16:32entre guillemets
01:16:32d'être inquiet
01:16:34ou est-ce que la France
01:16:35devait enfin
01:16:38de participer
01:16:39à ce conflit
01:16:41mais qui est aussi
01:16:43dont on ne voit pas bien
01:16:44l'issue diplomatique aussi
01:16:45donc on aura probablement
01:16:47un rôle à jouer aussi
01:16:48et c'est vrai qu'avec
01:16:48un bâtiment militaire
01:16:49on aura peut-être
01:16:50un peu plus
01:16:51notre mot à dire
01:16:51alors il n'y a pas
01:16:52qu'un bâtiment militaire
01:16:53la France a été
01:16:54la seule nation
01:16:56à envoyer
01:16:57un porte-avions
01:16:58et les frégates
01:16:58qui l'accompagnent
01:16:59c'est-à-dire une véritable armada
01:17:00l'Angleterre par exemple
01:17:02n'a pas été capable
01:17:03de le faire
01:17:04alors que la royale
01:17:05c'était quelque chose
01:17:06de légendaire
01:17:07la seule nation européenne
01:17:08Éric
01:17:08seule nation européenne
01:17:10moi
01:17:11alors moi
01:17:12j'ai pas la dent
01:17:13enfin j'ai toujours
01:17:14la dent dure
01:17:14sur Emmanuel Macron
01:17:15bon
01:17:15mais là je trouve
01:17:17que ça peut être intéressant
01:17:18je vais vous dire pourquoi
01:17:18parce qu'au moment
01:17:19où Donald Trump
01:17:20donne l'impression
01:17:21de plus savoir
01:17:22où il en est
01:17:22je rappelle qu'il avait
01:17:23mis en place
01:17:23pendant 48 heures
01:17:24un corridor
01:17:25d'évacuation
01:17:26des 900 bateaux
01:17:28et des 20 000 marins
01:17:29qui sont sur place
01:17:30ça a duré 48 heures
01:17:32il a levé
01:17:32je pense que Donald Trump
01:17:33est en train de se rendre compte
01:17:34finalement
01:17:35qu'il a besoin
01:17:36de ses alliés
01:17:36vous savez qu'il y a un sommet de l'OTAN
01:17:38en juillet
01:17:39à Ankara
01:17:40dont on se demande d'ailleurs
01:17:42si Donald Trump
01:17:43y participera
01:17:43mais en fait
01:17:44c'est aussi la démonstration
01:17:46avec cette présence française
01:17:47que Donald Trump
01:17:49va sans doute
01:17:49avoir besoin
01:17:50de ses alliés
01:17:50et ça diplomatiquement
01:17:51c'est intéressant
01:17:52parce que
01:17:53il a
01:17:54il a
01:17:55il a dobé
01:17:56l'OTAN
01:17:57il a dobé
01:17:57ses alliés
01:17:59il a
01:18:00tiré à boulet rouge
01:18:01verbalement
01:18:02sur le chancelier allemand
01:18:03et je me demande
01:18:04si cette présence française
01:18:05avec cette armada
01:18:06là où elle va
01:18:07avec les risques
01:18:08que ça comporte
01:18:09je ne dis pas le contraire
01:18:10et bien c'est une façon
01:18:11de montrer à Donald Trump
01:18:12qu'il a beaucoup rigolé
01:18:14il a beaucoup
01:18:16vilipendé
01:18:16ses alliés
01:18:17mais que peut-être
01:18:18il en a besoin
01:18:19il avait tendance
01:18:21il avait tendance
01:18:22Donald Trump
01:18:23à rouler des mécaniques
01:18:25au départ
01:18:26il nous a parlé
01:18:26de décapiter
01:18:27le régime des MOLA
01:18:29alors ils ont eu
01:18:29des succès militaires
01:18:30ça c'est certain
01:18:31mais il y a eu
01:18:33après cet épisode
01:18:34des bombardements
01:18:34et pensez au peuple iranien
01:18:36qui Trump avait dit
01:18:37je viens vous libérer
01:18:37on continue de pendre
01:18:39des gens
01:18:40et d'exécuter des gens
01:18:41à Téhéran
01:18:42sous le régime des MOLA
01:18:43et des jeunes de 20 ans
01:18:44encore il y a
01:18:45quelques jours
01:18:46c'est vrai que
01:18:47ça paraît très loin
01:18:48mais ça fait déjà
01:18:48on est à 65
01:18:50ou 66 jours de guerre
01:18:51et on a déjà l'impression
01:18:52qu'il y a eu
01:18:53au moins deux grands épisodes
01:18:54une première séquence
01:18:55avec des bombardements
01:18:57je le disais
01:18:58les MOLA
01:18:59et les principaux
01:19:00haut dignitaires
01:19:00qui ont été éliminés
01:19:03d'un point de vue militaire
01:19:05voilà
01:19:06mais maintenant
01:19:07on est dans une impasse
01:19:09est-ce que vous partagez
01:19:10cet avis
01:19:11que vient de développer
01:19:12Eric Revelle
01:19:13à l'instant
01:19:13le fait d'avoir
01:19:15un bâtiment
01:19:16une présence militaire
01:19:17même s'il y avait déjà
01:19:18une participation française
01:19:19va de fait
01:19:21nous installer
01:19:23dans le concert diplomatique
01:19:25quelque part
01:19:26dans le dialogue
01:19:26avec Trump
01:19:27oui oui
01:19:27il a fait les gros bras
01:19:28ça on le connait
01:19:29effectivement
01:19:29il devait finir la guerre
01:19:30en quelques jours
01:19:30en une semaine ou deux
01:19:31c'est ça
01:19:32c'est en train de s'amuser
01:19:33quelque part
01:19:34heureusement qu'il n'y a pas eu
01:19:34d'offensive au sol
01:19:35mais ce que disait très justement
01:19:37Eric
01:19:37effectivement c'est important
01:19:38de pouvoir avoir
01:19:39cette force militaire
01:19:40avec le porte-avions
01:19:42plus les frégates
01:19:43et toute assistance
01:19:44qui est autour
01:19:44pour montrer
01:19:45qu'aussi on est présent
01:19:45et je pense que
01:19:46Trump n'est pas complètement stupide
01:19:48évidemment
01:19:48il a quand même
01:19:49un état-major autodouï
01:19:49qui a dû lui dire
01:19:51attention
01:19:51on va temporiser un petit peu
01:19:52on va voir
01:19:54les partenaires européens aussi
01:19:55qui ont peut-être
01:19:56leur mot à dire
01:19:56et je pense que c'était
01:19:57peut-être même
01:19:58la volonté des pays arabes
01:19:59de dire à un moment donné
01:20:00laissez venir les autres
01:20:01parce qu'on ne peut pas
01:20:02durer comme ça
01:20:02oui parce qu'il faut bien le dire
01:20:04la France parle aux pays arabes
01:20:08assez facilement
01:20:09on a cette capacité là
01:20:10et on peut apporter
01:20:11dans le concert diplomatique
01:20:14notre voix
01:20:15même si vous avez
01:20:16le sentiment Joseph
01:20:17que vous ne voyez pas
01:20:18très bien où on va
01:20:19je reprends le terme
01:20:21mission neutre
01:20:23quelle mission neutre ?
01:20:24une mission neutre
01:20:25justement
01:20:26c'est le terme
01:20:27de la communication
01:20:28est-ce que ce n'est pas
01:20:29voulu justement
01:20:30d'avoir un terme
01:20:31qui lance le signal
01:20:33de on est là
01:20:34pour tenter
01:20:35une médiation
01:20:36et pacifier la situation
01:20:38vous y croyez Eric ?
01:20:40écoutez on verra
01:20:40c'est tellement
01:20:42cette guerre
01:20:43est tellement
01:20:43un rebondissement
01:20:44à cause
01:20:45ou grâce
01:20:45à Donald Trump
01:20:48bon je pense
01:20:49que l'idée
01:20:49d'une mission neutre
01:20:50bon Joseph
01:20:51le terme ne vous plaît pas
01:20:52je comprends
01:20:52mais on ne peut pas
01:20:53devenir co-belligérant
01:20:54si vous voulez
01:20:55ce n'est pas possible
01:20:55parce que
01:20:57vous vous souvenez
01:20:58des attentats
01:20:59qui ont été
01:20:59notamment commis
01:21:00sur notre sol
01:21:02il y a aussi
01:21:02cette crainte là
01:21:03si vous voulez
01:21:04il y a tout ça
01:21:04alors vous allez me dire
01:21:05il faut être plus courageux
01:21:06il faut être moins lâche
01:21:08mais en réalité
01:21:09c'est la guerre
01:21:11des américains
01:21:12et des israéliens
01:21:13c'est pour ça Eric
01:21:14je ne vois pas
01:21:14ce qu'est une mission neutre
01:21:15moi je pense
01:21:17que ça
01:21:17alors ce qu'a dit Bruno
01:21:18c'est effectivement
01:21:20mais c'est plus neutre
01:21:21non mais
01:21:22c'est nos accords de défense
01:21:23oui
01:21:23et effectivement
01:21:24on met nos moyens
01:21:25non mais si j'ai bien compris
01:21:26dans la proposition du chef de l'état
01:21:30il y a l'idée
01:21:31il y a l'idée
01:21:32je ne sais pas qu'il y a un accord
01:21:33mais il y a l'idée
01:21:33de laisser sortir
01:21:34les pétroliers iraniens
01:21:38escorter
01:21:39oui
01:21:39et de permettre aussi
01:21:41à d'autres bateaux
01:21:42qui sont bloqués
01:21:43de sortir
01:21:43si ça se passe comme ça
01:21:45c'est pour le commerce
01:21:46mais le problème
01:21:49c'est qu'en faisant ça
01:21:50on finance
01:21:50le régime des mollards
01:21:52si on leur permet
01:21:53d'exporter leur pétrole
01:21:54on finance le régime des mollards
01:21:55c'est là où notre ami
01:21:56c'est là où notre ami
01:21:57n'a pas tort
01:21:57on ne peut pas être neutre
01:21:58dans cette affaire
01:21:59je pense qu'on sera tous
01:22:00d'accord là-dessus
01:22:00mais c'est ça la diplomatie
01:22:01et le cowboy
01:22:02il est là
01:22:03il s'appelle Trump
01:22:04avec les moyens
01:22:05de la marine américaine
01:22:06ce qu'a très bien dit
01:22:07Eric Revelle
01:22:08c'est qu'il y a le MICV
01:22:09les proxys iraniens
01:22:10qui à un moment donné
01:22:11enfin ils nous ont avertis
01:22:13devant les banques américaines
01:22:14en France
01:22:15ils l'ont fait
01:22:15sur plusieurs
01:22:16en Oslo
01:22:17en Belgique
01:22:17etc
01:22:18ils ont fait
01:22:19des tentatives d'attentats
01:22:20et pourtant
01:22:21c'était que le début
01:22:22donc il faut être vigilant
01:22:23et montrer qu'on est là
01:22:25vigilant
01:22:25mais pacifique aussi
01:22:26parce qu'on ne peut pas
01:22:28aller à l'art
01:22:28voilà
01:22:29et Sébastien Lecornu
01:22:30l'a dit
01:22:31et va dans le sens
01:22:32de ce que vous nous dites
01:22:33tous les trois
01:22:34le Charles de Gaulle
01:22:35est un des outils
01:22:36diplomatiques de la France
01:22:37on comprend bien
01:22:38en tous les cas
01:22:39quelle est l'intention
01:22:40on se retrouve dans une seconde
01:22:42Sud Radio
01:22:45Parlons Vrai
01:22:47Les Vraies Voix Sud Radio
01:22:4817h20
01:22:49Jacques Cardoz
01:22:51Les Vraies Voix
01:22:5317h20
01:22:53justement
01:22:54tout à l'heure
01:22:55entre 19h et 20h
01:22:56vous pouvez nous appeler
01:22:57vous nous appelez
01:22:59au standard
01:22:59de Sud Radio
01:23:01quels sont les thèmes
01:23:02ce soir
01:23:02que nous allons développer
01:23:03et bien les thèmes
01:23:04qu'on nous a proposés
01:23:05puisque vous êtes nombré
01:23:06au 0826 300 300
01:23:07nous appeler le soir
01:23:08pour prendre la parole
01:23:09on va parler des commerces
01:23:10de centres-villes
01:23:11qui ferment
01:23:11vous voyez des commerces
01:23:12fermés près de chez vous
01:23:13votre centre-ville
01:23:15peut-être en train
01:23:15de se vider
01:23:16et bien dites-le nous
01:23:17témoignez au 0826 300 300
01:23:19Jacques
01:23:19et puis on parlera aussi
01:23:20de l'éducation nationale
01:23:22puisque les nouvelles mesures
01:23:23pour la rentrée de septembre
01:23:24commencent à se dessiner
01:23:25est-ce qu'il faut mettre
01:23:26plus d'exigences
01:23:27dans l'éducation
01:23:28en tout cas c'est
01:23:29visiblement dans ce sens-là
01:23:30qu'on se dirige
01:23:31et si vous êtes d'accord
01:23:31ou pas
01:23:32d'appareil
01:23:330826 300 300
01:23:34il y a une réforme
01:23:35du brevet des collèges
01:23:36en route
01:23:37le ministre de l'éducation
01:23:38va être beaucoup plus
01:23:39ferme
01:23:40sur les notes
01:23:40sur le niveau
01:23:41il a raison
01:23:41il a même dit
01:23:42toute copie
01:23:43qui ne sera pas
01:23:44très claire
01:23:45et mal écrite
01:23:45terminée
01:23:46enfin
01:23:47ils ne peuvent pas
01:23:47avoir le bac
01:23:48j'ai l'impression
01:23:49d'entendre mon prof de français
01:23:50alors après
01:23:50le critère du
01:23:52très clair
01:23:53et bien écrit
01:23:54c'est
01:23:55c'est compliqué
01:23:56c'est à l'appréciation
01:23:57c'est à l'appréciation
01:23:58de l'arbitre
01:23:59Bruno Pommard
01:23:59écoutez
01:24:00apprendre à lire
01:24:01à écrire
01:24:01à compter
01:24:02c'est tout
01:24:02je suis très basique
01:24:03je suis bien d'accord
01:24:04et ça ne sera déjà pas mal
01:24:05en tout cas
01:24:070826 300 300
01:24:08à partir de 19h
01:24:10et tout de suite
01:24:11c'est la petite phrase du jour
01:24:13les vrais voix
01:24:14Sud Radio
01:24:16faut-il instaurer
01:24:17une taxe
01:24:18sur les super profits
01:24:19Total Energy
01:24:20Total va déjà
01:24:21avoir une taxe
01:24:22d'entreprise
01:24:23extrêmement profitable
01:24:24et là on parle
01:24:25d'une taxe
01:24:26qui viendrait
01:24:26sur la taxe
01:24:27c'est pour ça
01:24:27que je parle d'impôt
01:24:28pour vous elle existe déjà
01:24:29il y a déjà une taxe
01:24:30sur les super profits
01:24:31et là c'est une taxe
01:24:31supplémentaire
01:24:32liée au fait
01:24:33que Total a fait
01:24:345 milliards de profits
01:24:35parce qu'il y a
01:24:37l'augmentation
01:24:38des prix du pétrole
01:24:38enfin on marche sur la tête
01:24:39arrêtons de tout régler
01:24:41en France
01:24:41avec des impôts
01:24:42c'est plus possible
01:24:44et oui c'était ce matin
01:24:45à 9h au micro
01:24:46de Jean-François Aquilly
01:24:48dans le Grand Matin
01:24:49sur Sud Radio
01:24:50on ne sait pas très bien
01:24:52comment le gouvernement
01:24:53va se sortir
01:24:54qui permet
01:24:54c'était Nicolas Bergerot
01:24:56chef d'entreprise
01:24:57qui dit
01:24:57arrêtons de vouloir
01:24:58tout régler en France
01:24:59avec des taxes
01:25:00et des impôts
01:25:01mais le problème
01:25:02c'est que
01:25:02on en parlait hier
01:25:04et on essayait
01:25:04de trouver une solution
01:25:05ben oui mais
01:25:06alors si c'est pas
01:25:07la taxe sur les super profits
01:25:09et je peux très bien
01:25:10le comprendre
01:25:12du groupe Trottal
01:25:13qui ont fait déjà
01:25:14des efforts
01:25:15un certain nombre de jours
01:25:16puisqu'il est le seul
01:25:16à pouvoir plafonner
01:25:17le prix de l'essence
01:25:18il faut le dire
01:25:19et on ne va pas non plus
01:25:21prendre déjà
01:25:22sur les taxes
01:25:23qui par ailleurs
01:25:24servent déjà
01:25:25sont déjà fléchées
01:25:26donc on ne voit pas
01:25:27très bien un peu
01:25:27comment on peut
01:25:28se sortir de cette situation
01:25:29ben si moi j'ai la solution
01:25:31on réduit les dépenses
01:25:32encore une fois
01:25:33on ne parle jamais
01:25:33de réduire les dépenses
01:25:34dans ce pays
01:25:35on ne pense qu'à taxer
01:25:37taxer, taxer
01:25:37les entreprises
01:25:38les Total etc
01:25:39alors que Total
01:25:40fait les 3 quarts
01:25:41ou les 80%
01:25:42de son chiffre d'affaires
01:25:42à l'extranger
01:25:43enfin arrêtons un peu
01:25:44tout ça
01:25:45faisons des économies
01:25:46bordel
01:25:47faisons des économies
01:25:48oui mais il faut les trouver
01:25:49il y a un budget
01:25:50qui est voté
01:25:50il y a des ministères
01:25:51il y a combien de commissions
01:25:53qui coûtent 80 milliards par an
01:25:54on en parle à chaque fois
01:25:55dans les agences
01:25:57on ne voit rien bouger
01:25:59le problème c'est que
01:26:00vous ne trouvez pas
01:26:00de l'argent comme ça
01:26:01surtout pas dans la situation
01:26:02dans laquelle on est aujourd'hui
01:26:03parce que le pays est blanc
01:26:04en début de semaine prochaine
01:26:05donc Sébastien Lecornu
01:26:07va annoncer
01:26:07de nouvelles mesures
01:26:08pour faire face
01:26:09à l'envolée des prix
01:26:10des carburants
01:26:10donc ces mesures
01:26:11sont évidemment
01:26:11très attendues
01:26:13il y aurait
01:26:14des mesures supplémentaires
01:26:16sur les ministères
01:26:17pour leur demander
01:26:17de faire de nouvelles économies
01:26:19bon c'est ce qui est annoncé
01:26:20maintenant pardonnez-moi
01:26:21mais la taxation
01:26:23des super profits
01:26:24notre ami Pommard
01:26:25a dit un truc important
01:26:26c'est que Total
01:26:27fait ses super profits
01:26:28sur la production
01:26:29et l'exploitation
01:26:30de pétrole
01:26:32pas sur la distribution
01:26:33du carburant
01:26:33en France
01:26:34passe sur la distribution
01:26:35puis l'autre sujet
01:26:36si vous voulez
01:26:37c'est qu'on a fermé
01:26:37tellement de raffineries
01:26:38dans ce pays
01:26:39tellement de raffineries
01:26:40pour des problèmes
01:26:41de coût du travail
01:26:42pour les problèmes
01:26:44environnementaux
01:26:44le nombre de raffineries
01:26:45s'est effondré en France
01:26:46résultat
01:26:47le gazole
01:26:48on l'importe
01:26:49des Pays-Bas
01:26:50des Etats-Unis
01:26:51il n'y a plus que 4 raffineries
01:26:52en France
01:26:53et dont 3 pour Total
01:26:54et je précise
01:26:54puisque vous en parliez
01:26:55à l'instant de Total
01:26:56sur les 6 milliards
01:26:57dont on a parlé
01:26:58depuis le début de l'année
01:27:005 sont réalisés
01:27:01à l'étranger
01:27:02et le milliard
01:27:04qui est réalisé en France
01:27:05en tous les cas
01:27:05il ne l'est pas
01:27:06sur la distribution
01:27:07donc c'est important
01:27:09parce que si vous voulez
01:27:10dans le concert politique
01:27:11qu'on peut entendre
01:27:12à chaque fois c'est
01:27:12ah ben ils font 6 milliards
01:27:13ils peuvent redistribuer
01:27:14non c'est pas aussi simple que ça
01:27:15on peut estimer
01:27:16que Total
01:27:18paye
01:27:18puisque
01:27:19tant qu'il maintient
01:27:20un prix de l'essence
01:27:22qui est plus bas
01:27:22que les concurrents
01:27:23en fait
01:27:24il paye
01:27:25et donc du coup
01:27:26arrêtons de taper sur Total
01:27:28quelle entreprise française
01:27:29parce que pendant ce temps-là
01:27:30l'HL
01:27:30elle fait des super profits
01:27:32personne ne nous en parle
01:27:32et donc
01:27:33et celui qui fait
01:27:35les super super super profits
01:27:37ça s'appelle
01:27:37l'état français
01:27:38sur l'essence
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