- il y a 12 minutes
Les clefs d'une vie de Sorel
🗝 Découvrez plusieurs dates-clefs de la vie des plus grands artistes, auteurs et personnalités aux côtés de Jacques Pessis.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
________________________________________
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
________________________________________
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéos des clefs d’une vie : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQVk_MxJ_jFc3Az4Aqy_giC
##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-04-08##
🗝 Découvrez plusieurs dates-clefs de la vie des plus grands artistes, auteurs et personnalités aux côtés de Jacques Pessis.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
________________________________________
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
________________________________________
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéos des clefs d’une vie : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQVk_MxJ_jFc3Az4Aqy_giC
##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-04-08##
Catégorie
✨
PersonnesTranscription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celles de mon invité.
00:05La musique a toujours été votre moteur,
00:08tout au long d'une route où vous n'avez pas vécu que des moments hauts en couleurs.
00:11L'une d'entre elles, le rouge, symbolise parfaitement votre parcours
00:15à travers ce sang neuf que vous ne manquez jamais de donner à vos créations.
00:19Bonjour Sorel.
00:20Bonjour Jacques.
00:20Alors, vous avez un parcours incroyable,
00:23il y a une nouvelle chanson, il y a des comédies musicales,
00:26il y a la Chine, il y a plein de choses,
00:27donc on va évoquer votre parcours.
00:29Mais le principe des clés d'une vie, c'est de revenir à vos débuts.
00:31Avec plaisir.
00:32Régulièrement, avec quatre dates.
00:34Et la première date que j'ai trouvée, c'est le 25 décembre 1985.
00:38Écoutez.
00:40Petit papa Noël.
00:44Alors cette chanson, 80 millions d'albums,
00:46en fait, elle est née par hasard.
00:49Tino Rossi devait tourner un film d'Estaing.
00:52Une chorale de Harlem n'est pas venue.
00:53Il a fouillé chez un copain dans des partitions,
00:55il a trouvé celle-là qui a remplacé la chorale de Harlem.
00:59Et si je parle du 25 décembre 1985,
01:01c'est que ce jour-là, on vous offre le cadeau de votre vie.
01:04Oui, un petit clavier, pas plus grand qu'un paquet de BN,
01:07comme je dis souvent.
01:09Petit clavier pour mes petits doigts, ça allait bien.
01:12Et il était violet, je crois, et les touches étaient minuscules.
01:15Tout à fait.
01:16Je crois que c'est Casio qui faisait ça avant de faire des calculatrices.
01:19Et vous avez dit, Sorel,
01:21que ce clavier était un trousseau de clé,
01:24qui était le point de départ de la liberté.
01:27Oui, parce que parcours compliqué qu'on évoquera peut-être au niveau familial.
01:31Et en effet, un besoin de se trouver dans un refuge, son échappatoire.
01:35Et c'est vrai que les claviers pour enfants, ça n'existait pas beaucoup à l'époque ?
01:39Pas du tout.
01:39On était sur les prémices plutôt des jeux vidéo,
01:41un peu les Atari et les premières Nintendo.
01:44Mais ça, non, ça n'existait pas.
01:45Et le premier clavier pour enfants, il a été créé en 1872, à Philadelphie,
01:50par un certain Albert Schoenhout, un immigré allemand,
01:53qui a créé une compagnie de jouets qui était la plus importante jusqu'à la crise de 1929.
01:56Waouh !
01:57Et ensuite, c'est venu en France beaucoup plus tard.
01:59Bien sûr.
01:59Alors, je crois que dès vos jeunes années, dès 8 ans,
02:03vous commencez à composer sur ce clavier.
02:05Oui, j'ai des mélodies qui me viennent,
02:08d'abord très primaires,
02:09et puis parce que je n'avais pas, évidemment, appris de la musique.
02:11Enfin, évidemment, j'aurais pu.
02:13D'ailleurs, je ne l'ai jamais appris jusqu'à ce jour.
02:15Et comment vous avez fait ?
02:17Voilà, je pense que baigné par les disques qu'écoutait ma mère, mon père,
02:23ça a de la mélodicité et c'est imprégné.
02:25Donc, vous commencez à composer des mélodies que vous n'avez jamais sorties ensuite ?
02:29Non, non, non.
02:30Je crois que c'était le même cas à une main, au début.
02:33Et je crois que chaque année, vous allez avoir un clavier de plus en plus gros.
02:36Oui, exactement.
02:37Et du coup, on passe à deux mains.
02:40Et je crois que c'est le goût de la musique, effectivement,
02:42vos parents étaient mélomanes.
02:44Dès vos très jeunes années, vous avez entendu de la musique, Sorel.
02:47Oui, alors sachant que mes parents, eux, sont restés ensemble jusqu'à 5-6 ans,
02:51j'ai souvenir que ma mère écoutait beaucoup Jeannis Joplin, David Bowie.
02:55D'ailleurs, mon père l'avait subite comme ça,
02:57parce qu'il avait des fausses airs de David Bowie, sans les yeux verrons.
03:00Et puis, sur le tard, j'ai pris conscience quand même que le beau-papa que j'ai eu,
03:06à partir de 6 ans, c'est beaucoup venu de lui, finalement.
03:10Parce que quand je suis arrivé chez mon beau-papa,
03:14il avait un bon tampi, un or comme ça, avec des rythmes bossa nova, etc.
03:18Et c'est lui que je voyais jouer.
03:19Donc, finalement, il n'y a pas eu que l'influence des disques de mon père et de ma mère.
03:23Il y a eu aussi ce beau-père très, très, très important.
03:25Oui, et qui vous a appris, je crois, le travail et le respect.
03:28Exactement, exactement.
03:29Et j'en parle dans mon prochain album.
03:30Mon prochain album, il y aura tout ça.
03:32Et c'est ce qui a fondé, justement, l'homme que je suis,
03:37qui est plein, effectivement, de blessures, mais qui est solide.
03:41Alors, les parents étaient un peu au même au départ ?
03:44Trop jeunes, quoi.
03:45Trop jeunes, trois enfants, dont un grand-frère que j'aurais dû même avoir avant.
03:49Ma grande-sœur et mon grand-frère, qui, lui, est décédé à 18 mois.
03:52Trop jeune, ma mère m'a eu, elle avait 19 ans.
03:54Imaginez, elle avait 17 ans quand elle a eu ma sœur.
03:56Alors, donc, vos parents se séparent et vous, vous allez beaucoup voyager en France
04:00au fil des déplaçants de vos parents.
04:02Exactement, exactement.
04:03Entre autres, il y a une année charnière comme ça, c'est E1.
04:07C'est E1, je suis avec papa et maman.
04:09À la moitié de l'année, plus papa parce qu'il part à Lens.
04:13Maman part à Tours.
04:14Non, on est à Tours, je ne suis même plus à Lyon, je suis à Tours.
04:17Maman part à Lyon.
04:19Je me retrouve à Lens, six mois avec mon père, puis hop, ensuite à Lyon, avec beau-papa qui m
04:24'a accueilli.
04:24Donc, voilà, c'est un peu brin de balai.
04:27Mais vous avez posé vos valises à Lyon.
04:29Et j'ai posé mes valises à Lyon.
04:31En plus, au milieu des années 70, Lyon est qualifié dans la presse de capitale du rock.
04:35Je ne sais pas si vous le savez.
04:37Ses groupes sont nombreux et ils ont le plus grand mal à se faire accepter par les autorités.
04:41Et on fait un barrage total à leur diffusion.
04:43Ah, j'avais pensé Rennes, moi.
04:45C'était Lyon, d'accord.
04:45C'était Lyon.
04:46Lyon a été vraiment le lieu le plus couru pour les concerts interdits en particulier.
04:52Je ne m'étonne pas, ça a toujours été un peu alternatif.
04:54Tout ça, bien sûr, faites-vous, s'aurait-il, un enfant solitaire ?
04:58Oui, malgré un frère et une sœur, mais pareil, qui quittent très vite la maison.
05:03J'ai quand même aussi ce que j'appelle mes frères de cœur, les enfants de mon beau-père,
05:09pour me sentir moins seul.
05:10Mais effectivement, je commence même à composer et même des fois à me faire des fausses émissions de radio,
05:17à me prendre pour Jacques Plessis quelque part.
05:19Mais vous créez votre univers en quelque sorte.
05:21Oui, qui est très mélancolique.
05:25Toujours.
05:26Toujours, mais mélancolique pas triste.
05:27Mélancolique dans le beau sens du terme.
05:30Touchant.
05:31Et puis il y a quelque chose d'important chez vous, c'est votre hypersensibilité.
05:34Qui vous a posé quelquefois les problèmes.
05:36Oui, et puis toujours, même si le bonhomme s'est endurci.
05:41Je suis un enfant, alors je n'en voudrais jamais à ma mère pour ça,
05:44mais qui n'a pas été voulu au moment où il y a eu l'annonce.
05:46Il y a même eu une grossesse.
05:48Elle avait 19 ans, il y avait déjà deux enfants, une galère totale, etc.
05:51Et donc tout ça, ça s'est imprégné.
05:53On sait que c'est intra-utérin.
05:54Et puis il y a effectivement les premiers mois qui, eux, se passent aussi à la DAS.
05:58Donc ça, c'est pas simple.
06:00Comment on s'en souvient de ça ou non ?
06:02Alors, elle me l'a dit, ma mère, elle m'a dit, pendant six mois, on a dû te placer
06:05à la DAS avec ton frère et ta sœur
06:07parce qu'on ne pouvait pas être trop...
06:08Voilà, en galère comme on dit.
06:10Voilà, mais c'est totalement oublié aujourd'hui.
06:12Ouais, oui, oui, oui.
06:13Alors, il y a une histoire aussi sur votre premier 45 tours que vous avez acheté, c'est celui-ci.
06:22Casa Google.
06:23En fait, c'est un groupe produit par Duran Duran.
06:25Exactement.
06:25Un seul succès dans le monde entier, c'est celui-là.
06:27Mais je crois que vous n'avez jamais écouté ce disque.
06:29Non, on est d'accord.
06:30Vous avez toutes les bonnes infos.
06:31C'est que je sors de chez...
06:33Je crois qu'à l'époque, c'était une enseigne, comme on ne citera pas, un grand supermarché.
06:36J'ai mon petit 45 tours.
06:37Je le mets à l'arrière de la Simca de ma mère.
06:39Ce jour-là, il fait trop chaud, évidemment.
06:41À l'époque, les vinyles, qu'est-ce qui se passait au soleil ?
06:43Ils gondolaient.
06:44Donc voilà, je n'ai jamais pu l'écouter.
06:46Vous êtes traumatisé par ça, non ?
06:48Oui, oui.
06:49Je me suis dit, merde, oui.
06:50Parce que c'était...
06:51Voilà, c'était quand même...
06:51À l'époque, c'était pas...
06:53Mais ça m'a...
06:55Je me suis rattrapé plus tard et j'ai pu, je crois, réécouter la chanson parce qu'elle
06:59passait partout à la radio.
06:59Voilà.
07:00Alors, en même temps, ce qui était important dans votre famille, votre mère avait une chaîne
07:03I-Fi.
07:04Et c'est grâce à ça que vous avez beaucoup écouté de musique.
07:06Oui, oui.
07:07Beaucoup, beaucoup.
07:07Super Tramp, entre autres aussi, qui m'a marqué.
07:10Ma mère adore les Super Tramp.
07:11Kate Bush aussi.
07:12Et Janis Joplin ?
07:13Janis Joplin, avec cette voix, cette intro hurlante qu'on connaît, qu'on a vue d'ailleurs
07:18il n'y a pas longtemps, je crois, sur TF1, dans The Voice, là, il y a quelqu'un qui
07:22a
07:22repris...
07:23Ouais, Janis, Super Tramp, Kate Bush, beaucoup.
07:26Peu de Français, finalement.
07:28Peu de Français.
07:29Mais oui, vous avez été influencée par tous ces Américains.
07:32Et Janis Joplin, eh bien, il se trouve qu'elle a été victime du harcèlement à
07:36une époque où on n'en parlait pas.
07:37Il y a un garçon qui s'avance vers elle, qui veut absolument la draguer.
07:42Elle a fini par lui casser une bouteille d'alcool sur la tête en lui disant, c'est
07:46dommage du ciment d'alcool.
07:47Et ce garçon, c'était Jim Morrison.
07:49Ah !
07:50Mais c'est vrai.
07:52C'est vrai ce que vous dites, puisque j'ai...
07:53Alors, on va peut-être l'évoquer, Jim Morrison.
07:56Justement, Jim Morrison, c'est aussi très important pour vous.
07:59Très, très important.
08:00Et dans la biographie que j'ai lue de...
08:02Je crois que c'était Danny Sugarman qui a fait ça.
08:04Il évoque cet incident, oui.
08:06Mais c'est fou, parce que Jim Morrison a été très important dans votre goût musicau.
08:10Dans vos goûts musicaux.
08:11Oui, parce qu'il n'a pas été qu'une influence musicale.
08:15Il a été un fantasme, entre guillemets, du jeune homme que j'étais qui voulait lui
08:21ressembler en étant une rockstar, en étant sensué, en étant tombeur.
08:27C'est-à-dire qu'à ce moment-là, ce n'est pas que le chanteur.
08:29C'est vraiment le côté tombeur de ces dames.
08:32En fait, il donne en 67 un concert à New Haven.
08:36Il est arrêté en pleine scène.
08:38Et c'est la première fois qu'un musicien est arrêté pendant un concert aux Etats-Unis.
08:42Oui.
08:42C'était très rigide à l'époque.
08:43On était quand même sous...
08:46Je ne sais plus d'ailleurs quel était le président américain à cette époque-là.
08:49Mais c'était très, très conservateur.
08:50C'était Johnson à l'époque.
08:52Bravo.
08:53Et il se trouve aussi que ça vous a donné le goût de la musique, des musiques imparables, Sorel.
08:58Oui, parce que c'est vrai que ce qu'on retient malgré tout et dans tout, et encore,
09:02petite exception pour la France où on a quand même un amour pour le texte bien écrit, c'est
09:07la mélodie.
09:07La mélodie, c'est ce qui nous reste.
09:09Mais justement, aujourd'hui, on parle de son et plus de mélodie.
09:12Et vous, vous êtes un défenseur de la mélodie.
09:15Oui.
09:15Vous résistez ?
09:16Oui.
09:16Oui.
09:17Et encore une fois, je ne mets à l'écart aucun style.
09:20Moi, je suis très, très, très, très fan aussi de musique urbaine, particulièrement
09:24américaine.
09:25Il y a des gens comme Labyrinth, Labyrinth, comme on dit, qui sont des hyper mélodistes
09:30aussi.
09:30On retrouve de plus en plus de mélodies chez ces gens-là.
09:32Mais en effet, moi, je suis un amour de la mélodie et en particulier à cause des musiques
09:37de film aussi.
09:37Grâce aux musiques de film.
09:38Exactement.
09:39Et puis, à 15 ans, un choc, c'est la découverte de la guitare.
09:42Au départ, c'est pour draguer.
09:43Oui.
09:44Oui.
09:44Oui, oui.
09:45Ah, moi, je faisais, ça m'a, ça m'a, mon amour, comme ça, enfin, même mon idolâtrie
09:53pour la jante féminine m'a amené à être le chanteur que je suis devenu aussi.
09:57Mais comme, plein de chanteurs.
09:59Mais en même temps, la guitare, ça a été aussi une découverte.
10:01Oui.
10:01Ça a changé votre vie.
10:03Oui, parce qu'on peut l'emmener partout.
10:05Oui.
10:05C'est tout.
10:07Et tout de suite, je l'avais appris de la même façon, un autodidacte total.
10:10Oui.
10:11Oui, oui, parce que je devais tout de suite me mettre à chanter dans un groupe qu'on
10:15avait monté.
10:16Et il fallait vite que j'en joue et que je n'avais pas le temps d'apprendre le solfège.
10:19Et ce groupe, je crois, s'appelait Les Pensées Nocturnes.
10:22Oui.
10:22Et c'était un clin d'œil à Noir Désir.
10:25Exactement.
10:26Exactement.
10:26Très influencé à ce moment-là par Noir Désir et par Bertrand Cantat.
10:30Lui-même influencé par Jim Morrison, on le sait.
10:33Ou ceux qui ne le savent pas, en tous les cas, voilà.
10:34Bertrand Cantat était très, très fan de Jim Morrison.
10:37Et en particulier aussi d'un chanteur qui s'appelle Jeffrey Lepears.
10:40Oui.
10:40Qui était le chanteur du Gun Club dans les années 80-90.
10:44Premier manager, je crois, de Debbie Harry, d'ailleurs.
10:46Ou président du fan club de Debbie Harry.
10:48Voilà.
10:48Il y a une filiation naturelle qui va même jusqu'à Jeff Buckley.
10:51Et c'est ce que j'ai écouté, en fait, pendant toute ma jeunesse.
10:54Et je crois que vos deux premiers concerts de votre vie, c'est à Lyon, sur les pentes de la
10:58Croix-Rousse.
10:59Oui, exactement.
11:00Avec les cheveux qui arrivaient dans vos épaules.
11:02Voilà.
11:02Avec ce groupe et avec un autre groupe qui s'appelait L'Orlaï.
11:05Ça, c'était avant.
11:07Là, sur L'Orlaï, j'ai 14-15.
11:10Sur les pensées nocturnes, j'ai 17-18.
11:12Et là, vraiment, les deux premiers concerts, parce que le reste, c'était l'animation de fêtes de lycée.
11:16Oui.
11:16On a fait des concours aussi, d'ailleurs.
11:19Ce qui m'a motivé, puisqu'on les gagnait.
11:21On a remporté souvent les radios, enfin, pas les radios crochet, des concours comme ça.
11:25Donc, oui.
11:26Ça a été les débuts.
11:27Ça a été les débuts.
11:28Et puis, il y a un autre début qu'on va évoquer à travers la date du 5 octobre 2006.
11:32A tout de suite sur Sud Radio avec Sorel.
11:34Sud Radio, les clés d'une vie.
11:36Jacques Pessis.
11:37Sud Radio, les clés d'une vie.
11:39Mon invité Sorel, nous parlerons tout à l'heure de vos actualités.
11:42Parce qu'il y en a plusieurs.
11:43Il y a une chanson, il y a des comédies musicales.
11:45On en revient à votre parcours.
11:47On a vu vos débuts dans la musique.
11:49Et puis, 5 octobre 2006, je ne sais pas si vous vous souvenez.
11:52C'est votre première télé.
11:54C'est mieux le matin.
11:55C'est à Lyon, France 3.
11:57Et vous chantez pour la première fois cette chanson à la télévision.
12:01Avec toi, je veux du rêve, je veux l'amour.
12:07Penser à toi, à toi toujours.
12:11Que tu sois seule sur mon parcours.
12:14Et vous chantez en français.
12:16Oui.
12:16Ce qui est presque une première pour vous.
12:18Absolument.
12:19Merci Noir Désir.
12:20Voilà.
12:21Puisque Noir Désir, ils m'ont montré qu'on pouvait écrire une espèce de poésie comme ça,
12:26un peu ténébreuse, en français et sur du rock.
12:29Oui.
12:29Et donc, cette télé, elle est à Lyon, sur France 3.
12:31Oui.
12:31Vous vous en souvenez un petit peu de ce plateau ?
12:33Je ne me souviens pas trop de ce plateau-là.
12:34Je me souviens d'autres, mais pas celui-là.
12:36Le journaliste est fasciné par votre texte et par votre voix très particulière.
12:40Et il en parle.
12:42Et là, vous vous appelez Sorel, avant, c'était Julien Axel Feintroni, votre vrai nom.
12:48Et je crois que votre patronyme, il est né à 19 ans, grâce, bien sûr, à Stendhal.
12:54Stendhal, que vous n'aviez pas aimé à l'école ?
12:56Non, parce que c'était un peu les livres pavés qu'on vous imposait.
13:00Et puis, malgré tout, j'avais entendu parler de ce personnage, Julien Sorel, qui voulait s'extraire de sa condition
13:06sociale.
13:07Et moi, c'est vrai que tout le moteur de ma vie a toujours été d'échapper à la mienne,
13:10celle de mon enfance,
13:11c'est-à-dire celle des cartes de familles nombreuses, 70%.
13:16On sortait ça dans le bus, elle avait une couleur différente, c'était marqué 70% dessus.
13:21Et donc, ça affichait, si vous voulez, votre précarité aux yeux de tout le monde.
13:25Ça, ça m'a marqué.
13:25C'est des choses comme ça qui m'ont marqué.
13:27Et je me suis dit, je veux sortir de ça.
13:29Et Sorel est venu comme ça ?
13:30Et Sorel est venu après.
13:31Par contre, j'ai fait des études quand même littéraires.
13:34Et j'ai un jour, évidemment, lu le bouquin.
13:36Et je me suis reconnu dans le personnage, évidemment, pas jusqu'à la tête tranchée,
13:41mais sur ce que je viens de dire, c'est-à-dire cette envie d'un plus grand, d'un
13:46plus grand, plus grand, plus grand, plus grand.
13:47Et une exaltation en même temps.
13:49Oui, une exaltation de tout, du sentiment, de l'ambition, de la sensualité aussi, évidemment.
13:57Et je crois aussi que, finalement, vous vous êtes aperçu de cette ressemblance à l'âge de Sorel,
14:03qui avait 19 ans comme vous.
14:04Exactement.
14:05C'est ça, c'est ce qui m'a frappé.
14:06Et puis, il s'appelle Julien.
14:07Voilà, exactement.
14:08Comme moi.
14:09Alors, il se trouve que, d'un milieu modeste, vous êtes passé à une ambition.
14:13C'est-à-dire que vous avez vraiment voulu, comme Sorel, avoir une ambition.
14:16Oui, et échapper, quelque part, au destin programmé de mon père,
14:22qui était aussi artistiquement d'un talent absolument phénoménal.
14:26Il écrivait des textes superbes dont il n'a jamais rien fait.
14:29Il peignait, il n'en a jamais rien fait.
14:33Je ne peux d'autant plus s'en parler que maintenant, il est parti il y a deux ans.
14:36Et je me suis toujours dit inconsciemment, il m'a montré ce qu'était la notion,
14:41je n'aime pas dire ça, mais un peu d'artiste raté, artiste maudit.
14:45Et il n'y a pas très longtemps, je me suis réconcilié avec ça, parce que j'avais tendance à
14:48toujours dire ça.
14:49Moi, je ne veux pas être comme mon père.
14:52Et entre autres, mes amis m'ont dit, mais ton père n'a pas fait le cinquième de ce que
14:57tu as fait,
14:57donc arrête avec ça.
14:59Ne te compare pas, ne te compare plus.
15:01Mais vous aviez un problème au départ, Sorel, c'est votre timidité.
15:04Oui.
15:05Vous disiez, est-ce que je vais m'en sortir avec ma timidité ?
15:07Oui, c'est vrai, parce que comme François Zardy, qui n'aime pas faire des concerts tellement elle est timide,
15:11c'était une souffrance pendant longtemps, en particulier à Paris.
15:15Et je ne sais pas si vous le savez, mais il y a un garçon qui s'appelait Julien Gris,
15:19Julien comme Sorel, qui était timide, qui a pris ce pseudonyme,
15:22c'est Serge Gainsbourg, à ses débuts.
15:24La première chanson, il s'appelait Julien Gris à cause d'un peintre cubiste,
15:28et c'est Julien Sorel, parce qu'il avait adoré le rouge et le noir, et ça l'avait marqué.
15:32Le chien Gainsbourg.
15:34Exactement.
15:34Serge Gainsbourg, incroyable, je ne savais pas du tout.
15:37Alors, avant cette chanson, il y a eu le parcours du combattant,
15:40et surtout, je crois que les mots, vous les avez découverts à l'école,
15:44grâce à la philosophie, grâce à la professeure.
15:47Oui, M. Husson, il s'appelait, en terminale.
15:50Il était complètement barré, c'était un homme de la soixantaine.
15:57Je pense qu'aujourd'hui, on pourrait le classer comme autiste, presque.
16:01Et il m'a complètement, oui, il m'a mis dans la chose philosophique.
16:06D'ailleurs, au bac, c'est là que j'ai excellé, on va dire.
16:09Et le jour, d'ailleurs, où même sa mère était décédée, le seul élève qui l'avait invité au funerail,
16:13c'était moi.
16:14Donc, ça m'a imprégné très fort.
16:17Il vous a appris que le fond et la forme, ça peut se mélanger.
16:21Oui, et aujourd'hui, on est beaucoup dans la forme.
16:23Oui, mais le fond va rester chez vous.
16:25Le fond restera toujours.
16:27Alors, curieusement, après, vous partez au Maroc pendant un an et demi.
16:30C'est le goût des voyages, c'est une envie, qu'est-ce que c'est ?
16:32C'est, à ce moment-là, effectivement, je rencontre une bande de musiciens là-bas.
16:37J'y vais d'abord pour les vacances, et puis je prolonge, je prolonge, je prolonge, je prolonge.
16:41Et là-bas, je donne des concerts, la vie est belle, on est bronzés, on est bien.
16:45Et puis, très vite, quand même, j'ai l'ambition, on me rappelle en me disant
16:47que ce n'est pas ici que tu vas pouvoir faire connaître ta musique.
16:51Et pour la faire connaître, vous avez une astuce, c'est un mini-album,
16:56La Raison, cette capsule jaune, que vous allez tirer à 500 exemplaires
17:00et réussir à placer à la FNAC.
17:02Oui, parce que sur Lyon, où je suis à ce moment-là,
17:05sur Lyon, mon nom commence à un peu se diffuser, se faire connaître,
17:09par, entre autres, aussi des équipes que je commence à avoir autour de moi,
17:13d'arrangeurs, de graphistes, etc.
17:16Et puis, en effet, à l'époque, on pouvait placer des albums autoproduits
17:20à la FNAC, je ne sais pas si on peut encore, à mon avis.
17:22Donc, je crois que c'est fini.
17:22Ça, c'est fini.
17:23Mais vous avez réussi à vendre 500 exemplaires à la FNAC ?
17:25Oui, il doit me rester peut-être un ou deux exemplaires
17:27que j'ai retrouvés il n'y a pas longtemps.
17:29Et pourquoi la capsule jaune ?
17:31Alors ça, c'était la capsule, c'est le couple.
17:37Et le jaune, c'est l'infidélité.
17:39Et à ce moment-là, mon père est extrêmement fidèle.
17:42J'ai longtemps récupéré ce défaut, ce vilain défaut que j'assume de papa,
17:47peut-être pour lui ressembler, sûrement d'ailleurs.
17:49Donc, une maman aussi qui en souffre.
17:52Et j'ai vu ça, moi, tout ça.
17:53J'ai vu tout ça.
17:54Alors, c'est plus compliqué que ça.
17:55Aujourd'hui, j'ai appris beaucoup de choses qui font que j'ai compris aussi
17:58que du côté de maman, ce n'était pas non plus la perfection.
18:04Donc, sans les juger, à ce moment-là, la capsule jaune,
18:07c'est le couple infidèle de mes parents.
18:09Et pour les enfants, la capsule jaune, c'est parce que vous le savez, c'est le Kinder.
18:12Oui, c'est même le mignon, presque.
18:15Exactement.
18:15Et il se trouve que pourquoi la capsule est jaune ?
18:17Tout simplement parce que l'intérieur était blanc,
18:20donc le jaune et le blanc, ça fait un oeuf.
18:23C'est tout simplement comme ça.
18:24Ah d'accord, super, super.
18:26Alors, il se trouve qu'ensuite, vous allez enregistrer un album,
18:29et là, c'est un miracle, c'est la rencontre avec Francis Cabrel.
18:32Juste avant ça, il y en a un autre qui était pareil à Lyon,
18:37qui m'a fait rencontrer une équipe qui a créé un label lyonnais.
18:41Et de ce label lyonnais, j'ai commencé à rencontrer des gens sur Paris.
18:46Et c'est ces gens sur Paris, dont un garçon qui s'appelle Arnaud Schaumann,
18:50qui, entre autres, a été manager de Petit Homme,
18:53qui faisait Molière, la communauté musicale.
18:54Arnaud Schaumann était le programmateur des clips d'M6.
18:57Et tout en étant à Lyon, non produit,
18:59commençait à permettre à mon clip d'être diffusé à Paris,
19:02ce qui ne se fait jamais.
19:03Et du coup, j'ai pu rencontrer Valérie Michelin,
19:05qui à ce moment-là était la manageuse de Francis,
19:07et surtout patronne, non, patronne, je dis des bêtises,
19:09patronne du label Columbia de Francis Cabrel.
19:12Et elle a quitté Columbia,
19:14elle a monté son premier roadster d'artiste,
19:17dont j'ai été la première signature en termes de développement.
19:19Aujourd'hui, elle a toujours l'attaché à Saint-Pierre, etc.
19:21Et c'est elle qui m'a dit
19:24« Quel réalisateur tu veux pour ton album ? »
19:26D'ailleurs, on a signé, avant ça,
19:28on a signé chez Bicose Musique et chez M6 Label.
19:30Et je lui ai dit « Moi, j'ai adoré l'album de Francis Cabrel,
19:33des roses et des orties.
19:34Je veux le réalisateur. »
19:36Ah ben, c'est Michel, je le connais très bien,
19:37Michel Françoise,
19:38qui s'avère être le beau-papa,
19:40le beau-papa, le beau-frère de Francis,
19:41c'est-à-dire le mari de la sœur de la femme de Francis,
19:44pour ceux qui suivent.
19:47Et donc, Valérie envoie mes maquettes à Michel,
19:50et Michel accepte, on se rencontre,
19:51et je pars là-bas, chez Francis Cabrel,
19:54dans son studio,
19:54qui est une grange immense aménagée.
19:57Et on est juste Michel Françoise,
20:01l'ingénieur du son,
20:01et moi-même.
20:02On n'est que tous les trois au début.
20:04Et puis, à un moment donné, Francis arrive.
20:05Oui, alors là, c'est la rencontre
20:06entre deux timides, pratiquement.
20:08Oui, deux timides, deux taquins,
20:12et à un moment donné,
20:13je viens d'arriver dans cette grange immense,
20:16je suis tout seul avec Michel Françoise,
20:18il est déjà à 22h,
20:19on fait une prise de voix d'une chanson
20:20qui s'appelle « J'en suis sûr »,
20:21qui est dans mon album, justement, S.
20:23et je vois rentrer ce monsieur de haut loin,
20:25et je me dis « Mais c'est Francis Cabrel, ça y est. »
20:28Et en pantoufle, il est chez lui.
20:29Ce n'est pas les voix d'Astafor,
20:31c'est autre chose.
20:33J'étais vraiment chez lui,
20:34et ce, grâce à Michel Françoise.
20:37Et il me dit « J'aime bien ta chanson-là,
20:39je peux mettre un banjo dessus ? »
20:41Je dis « Cher Francis, je serais ravi,
20:43mais moi j'entendais une mandoline. »
20:44Il dit « Je te mets les deux,
20:45je te mets la mandoline,
20:46je te mets le banjo. »
20:47Et au final, on a gardé le banjo,
20:50donc l'expérience a primé.
20:51Et l'album, c'est S,
20:53avec un S rouge,
20:54un peu comme Superman, pratiquement.
20:55Pratiquement.
20:56Et dans cet album,
20:57il y a une chanson qui a fait scandale.
20:59« Je me souviens de tes bras,
21:01du bout des ongles,
21:02au bout des doigts,
21:04jusqu'à la courbe de tes jambes,
21:06quand tu les croises. »
21:07Ce qui est extraordinaire,
21:08c'est qu'à l'époque,
21:09il y a eu beaucoup de scandales médiatiques,
21:11et là, il y a un comité des mères de famille
21:13qui s'est élevé contre le clip
21:14de cette chanson, Sorel.
21:15Oui, parce que le clip
21:16qu'on peut voir maintenant,
21:18on a dû faire une deuxième version
21:19où à la fin,
21:19je ne me fais pas écraser.
21:20Le clip, il est...
21:21Voilà, je suis dans une voiture
21:23et qu'à priori,
21:24une jeune fille m'en veut.
21:27Alors, est-ce qu'elle m'en veut
21:28parce qu'on s'est quitté ?
21:30Ou est-ce que...
21:30Bon, je finis écrasé dans la voiture.
21:33Et ça, ils n'ont pas aimé du tout,
21:35du tout, du tout.
21:36Donc, ça a été censuré.
21:37Donc, à la fin, je m'en sors.
21:38Oui, mais en même temps,
21:39c'est assez extraordinaire
21:40que des mères de famille
21:41se plaient de cette façon.
21:43C'est une chanson, c'est un clip.
21:45Oui, surtout qu'en même temps,
21:46à cette époque,
21:46il y avait quand même déjà...
21:47On est quoi ?
21:48On est en 2012, 2013.
21:51On a quand même déjà des choses,
21:53entre autres, au niveau des rappeurs,
21:55qui sont beaucoup plus violentes.
21:56Oui.
21:57Mais, oui, oui, je ne sais pas.
21:58Ils n'ont pas aimé.
21:59Et puis, comme ils ont forcément
22:01vu ça sur des télés nationales
22:02et qu'ils ont su que c'était aussi
22:04M6 Label qui produisait et tout ça,
22:05tout ça, ils se sont dit
22:05bon, là, on peut...
22:07Bon, ça s'est arrangé.
22:08Oui.
22:09Et puis, il y a eu un autre événement
22:10que vous n'avez pas oublié
22:11qui s'est produit le 22 septembre 2016.
22:14A tout de suite sur Sud Radio
22:15avec Sorel.
22:17Sud Radio, les clés d'une vie.
22:19Jacques Pessy.
22:20Sud Radio, les clés d'une vie.
22:21Celle de mon invité Sorel.
22:22On a évoqué vos débuts.
22:24On a évoqué vos premières chansons.
22:26Et puis, il y a un événement
22:27le 22 septembre 2016.
22:29Je crois que c'est vous concrétiser un rêve.
22:31Écoutez.
22:32Je veux la gloire à mes genoux.
22:34Je veux le monde ou rien du tout.
22:37Les menus plaisirs,
22:38pas les petits désirs,
22:40les privilèges.
22:42Et voilà.
22:43Le rouge et le noir en comédie musicale
22:45par Sorel.
22:46La boucle est bouclée.
22:47Voilà.
22:48Comment c'est venue cette histoire ?
22:49C'est tout simple.
22:50Et à un moment donné,
22:51à ce moment-là,
22:51je suis chez Bicose Music et Sony.
22:53Et je fais des chansons mainstream, etc.
22:56Et j'ai quand même une envie d'autre chose,
22:58de plus grand,
22:59avec plus d'accords,
23:00plus d'expression.
23:01et une amie,
23:03Marie-Laure,
23:03me dit,
23:04mais tu as le thème sous les yeux
23:06et tu ne le vois toujours pas.
23:07Je dis, mais lequel ?
23:09Julien,
23:10le rouge et le noir.
23:11Et là,
23:12je craque.
23:13Je me mets à composer des chansons.
23:15Composer, composer, composer.
23:16Et je fais un ersatz
23:18de ce qu'on appelle un livret,
23:19mais ça n'en est pas un.
23:21Et ensuite, évidemment,
23:22tout le monde me dit,
23:24ne fais surtout pas ça,
23:25ça coûte des millions d'euros,
23:26tu n'y arriveras pas,
23:26tu n'y arriveras pas, etc.
23:27D'ailleurs, souvent,
23:28même les gens qui vous aiment
23:29sont bienveillants,
23:30pensent être bienveillants.
23:31Et je le fais, je le fais.
23:33Et évidemment,
23:35le parcours de la création,
23:38si un jour les gens s'intéressent,
23:40je pourrais leur donner des conseils
23:40parce que c'est assez rare
23:42qu'un auteur-compositeur
23:44prenne en main un projet
23:45d'une grosse comédie musicale.
23:46Ça part souvent d'une production,
23:48plutôt, etc.
23:49Oui, toujours.
23:49C'est très, très rare
23:50que ça se passe comme ça.
23:51C'est pour ça que d'ailleurs,
23:52personne n'y croyait.
23:52Moi, je me dis,
23:53bon, il faut que j'ai des noms connus
23:54de gens qui ont déjà fait des choses.
23:56Donc, le premier que je vais voir
23:57sur les conseils d'un ami à moi,
23:59c'est Alexandre Bonnstein,
24:01que vous connaissez, Jacques.
24:02Bien sûr,
24:03auteur des comédies musicales
24:04qui ont bien marché.
24:06Magnifique acteur,
24:07molérisé avec créature.
24:08Et je lui parle de mon projet
24:10et il me suit.
24:12Ensuite, je vais voir Vincent Baguian,
24:13qui avait écrit aussi déjà
24:14des chansons comme
24:15La Saint-Symphonie, etc.
24:17Au début, il me dit non.
24:19Et puis finalement,
24:21sachant qu'il y a Alexandre Bonnstein,
24:22il me rejoint dans l'aventure.
24:23Et avec lui,
24:24Vincent et Alex,
24:25on va chercher d'autres
24:26qui nous manquent.
24:27William Rousseau,
24:28qui lui aussi avait fait des choses,
24:29entre autres aussi avec Vincent.
24:30William et moi,
24:32commençons à réarranger les chansons.
24:33Tout ça,
24:34il y a cinq démos qui en ressortent.
24:35Et comme eux deux
24:37connaissaient déjà Albert Cohen,
24:38je rencontre Albert Cohen.
24:39Qui avait au départ
24:39produit Les Dix Commandements.
24:41En fait,
24:41Les Dix Commandements,
24:42c'est né parce qu'un soir,
24:43il va voir Notre-Dame de Paris
24:44et il est sous le choc
24:45en disant
24:46qu'il faut relancer
24:46la comédie musicale
24:47et il pense aux Dix Commandements
24:49auxquels personne ne croyait d'ailleurs.
24:51Tout à fait.
24:52Non mais tout à fait.
24:53Mais Notre-Dame de Paris non plus.
24:54Pendant des mois,
24:56Luc Plamondon et Richard Cochiante
24:57ont écrit cette comédie musicale
24:58en partant de vieilles bandes
24:59qui traînaient chez Richard Cochiante.
25:01Tous les producteurs de Paris,
25:03au départ,
25:03l'ont refusé.
25:04Donc,
25:05vous rencontrez Albert Cohen.
25:07Je rencontre Albert
25:07qui ne veut plus rien faire
25:08parce qu'il a fait Les Dix Commandements,
25:09il a fait Miss Tinguette,
25:10il a...
25:11je ne sais plus d'autres.
25:13Il me dit
25:13moi je ne veux plus en faire,
25:14c'est trop compliqué
25:15et en effet
25:15à ce moment-là
25:17les radios ne jouaient plus le jeu
25:18de jouer les singles
25:19comme ça avait été le cas
25:20pour Mozart,
25:21pour Les Rois Soleil,
25:22etc.
25:22Non avant, exactement.
25:23Voilà.
25:23Donc ça,
25:23ça n'existait plus.
25:24Il n'y avait plus ce soutien-là
25:25du single.
25:26Il me dit
25:26moi je ne veux plus le faire.
25:26Je dis écoutez,
25:27moi je comprends Albert
25:28par contre je veux que vous sachiez une chose.
25:29Moi je ne viens pas des comédies musicales.
25:31Ce que je veux faire
25:31ce n'est pas une comédie musicale en soi.
25:32C'est un spectacle
25:34où la musique,
25:35l'émotion musicale
25:36soit l'acteur principal
25:37et bien sûr
25:37enrobée
25:38par cette histoire magnifique
25:39mais je veux
25:40qu'il y ait un groupe live en haut
25:41que ce soit un opéra rock
25:42et ça
25:43plus les chansons
25:44ça lui a parlé
25:45et il a produit le spectacle.
25:47Et vous avez débuté au Palace
25:49qui à l'époque
25:49est redevenue
25:50une salle de music hall
25:51ce qu'elle était à ses débuts
25:53je ne sais pas si vous savez
25:53mais je crois que c'est en 1937
25:55l'un des premiers spectacles du Palace
25:57c'est un petit groupe
25:59qui est venu du midi
26:00qui fait un spectacle
26:01et il y a un jeune de 13 ans
26:02qui fait des imitations marseillaises
26:04c'est Charles Aznavour
26:05qui a débuté au Palace
26:06la fin.
26:07Je ne savais pas du tout.
26:07Je me souviens plus
26:08de l'époque d'après.
26:10Alors il se trouve
26:10qu'il y a Zazie aussi
26:12qui rentre dans le coup
26:12à un moment.
26:13Exactement
26:13Zazie qui est très amie
26:15avec Vincent Baguian
26:15Vincent Baguian
26:16l'a fait rentrer
26:18dans le projet
26:19pour co-écrire
26:20avec lui les textes
26:21et donc
26:22à ce moment-là
26:23ça a mis un coup de boost
26:24au projet évident.
26:25Et là vous avez trouvé
26:26des jeunes aussi
26:27qui étaient des jeunes talents
26:28qui n'étaient pas forcément
26:28des non connus.
26:30Non parce que pareil
26:30ne venant pas des comédies musicales
26:32et ayant déjà
26:33pour autant des amis
26:34dans les comédies musicales
26:35et qu'on se suivait en parallèle
26:36je me disais toujours
26:37moi la mienne
26:38ce n'est pas une critique
26:40mais moi je voulais
26:40des voix timbrées pop.
26:41Évidemment
26:42je ne voulais pas
26:42des voix trop académiques
26:44trop comédies musicales justement.
26:46Donc je suis allé
26:47on est allé dans les castings
26:48chercher des voix pop.
26:50Sauf pour des rôles
26:51qu'on dit secondaires
26:52qui sont très importants
26:52où là il fallait
26:53des gens du métier
26:54comme Michel Le Rousseau
26:55comme Philippe Escande
26:56qui eux
26:57sont des vrais acteurs etc.
26:58Et là il a fallu justement
26:59apprendre à ces jeunes
27:01le métier d'acteur.
27:03C'était un second pari.
27:04Et je dois dire
27:05qu'on a
27:06alors au début
27:06c'est toujours très difficile
27:07quand par exemple
27:09Caume
27:09qui campe Julien Sorel
27:10et rentré
27:11l'histoire est belle
27:12puisqu'on faisait les castings
27:13donc on voyait plein de jeunes gens
27:14et puis lui
27:15il vient juste faire un bisou
27:16à Bruno à l'entrée.
27:17Je dis Bruno
27:18rappelle ce jeune homme
27:19rappelle.
27:20J'ai eu un flash
27:21sur ce
27:22il l'incarnait tout de suite
27:23pour moi Julien Sorel
27:23mais comme
27:24évidemment il n'est pas acteur
27:25et par contre
27:25il chante tellement bien
27:27et bien là ça a été compliqué
27:28mais il s'en est bien sorti
27:29aujourd'hui
27:30il a fait Johnny Roquefort
27:31dans Starmania etc.
27:32Et pareil pour Hélène
27:33qui faisait Louise Dorénal
27:34elle n'était pas du tout actrice
27:35et elle s'en est très bien sortie.
27:36Il se trouve en plus
27:37ce qui est étonnant
27:37c'est que vous avez fait
27:38le rouge et le noir
27:39puisque vous êtes Sorel
27:40et Albert Cohen a un rêve
27:42je ne sais pas si vous le savez
27:42c'est de créer Belle du Seigneur
27:43en comédie musicale
27:44puisqu'il s'appelle Albert Cohen.
27:46Oui tout à fait
27:47absolument
27:47il m'en avait parlé.
27:48Alors le spectacle a débuté à Paris
27:50et vous avez fait deux mois
27:51en des temps difficiles.
27:53On a fait même plus que deux mois
27:54mais en des temps difficiles
27:55parce qu'en effet
27:56les comédies musicales
27:56étaient en descente
27:57en effet
27:58il y avait une concurrence
27:59toujours je crois
28:00qu'à ce moment-là
28:00il y avait
28:01pas Romain des Bois
28:02il y avait le roi
28:05de Roberto Cirillo
28:06il y avait
28:07les trois mousquetaires
28:09plus Timo etc.
28:10Donc c'était en descente
28:12donc ça a souffert.
28:13Ça a souffert
28:14mais vous êtes rattrapé
28:15après on va expliquer comment
28:16et surtout
28:18vous êtes arrivé à un moment
28:19où tout évoluait
28:20je crois que vous aviez écrit
28:21vers une comédie musicale
28:22le nom du frère.
28:23Oui
28:23alors ça c'était grandiose
28:25dans le sens émotionnel
28:26puisque à ce moment-là
28:28je suis dans une interrogation spirituelle
28:32et en effet
28:33j'ai eu un passage
28:34très compliqué
28:35comme on en a beaucoup
28:37vers
28:38je crois que je devais avoir
28:3928, 29
28:40où j'ai commencé à avoir
28:41des crises d'angoisse
28:41des choses comme ça
28:42mon passé m'a rattrapé
28:44à ce moment-là
28:44c'est-à-dire que
28:44le petit Julien Flamboyant
28:47de Lyon
28:47s'est fait rattraper
28:48par son inconscient
28:49et s'est fait mettre à terre
28:50pendant un an
28:51et au sorti de ça
28:52j'ai
28:54ce qui est aujourd'hui
28:55toujours mon meilleur ami
28:56qui a 73 ans
28:57Eric qui est lui
28:58très très
28:59dans la foi catholique
29:00m'a fait rencontrer
29:01quelque part
29:02Marie
29:02la Vierge
29:03et pour moi
29:03c'est l'image de la maman
29:05je suis très très proche
29:06je me sens très proche
29:07de la Vierge Marie
29:08plus que de Jésus
29:10et ce faisant
29:12j'aime aller au bout des choses
29:13toujours
29:14j'ai été non baptisé
29:16mes parents m'avaient laissé le choix
29:17et j'ai voulu faire ce parcours-là
29:19et je suis allé au bout
29:20je me suis fait baptiser
29:21et j'ai créé cette comédie musicale
29:22qui s'appelait
29:23Au nom du frère
29:23où justement
29:24c'est l'histoire de deux frères
29:25l'un des deux meurt
29:26l'autre s'en prend
29:27à Dieu
29:28il ne croit pas
29:28il l'engueule
29:29il l'engueule
29:29puis à force de dire
29:30merde je l'engueule
29:31c'est que je commence
29:32à trouver la foi
29:33mais ce qui est étonnant
29:34c'est la diversité
29:35de vos travaux
29:35parce qu'il y a
29:36Au nom du frère
29:37il y a Stendhal
29:38donc le rouge et le noir
29:39et il y a ceci
29:40Tu m'entends
29:41Guignol
29:41Mademoiselle
29:42Mademoiselle
29:42c'est ridicule
29:43vous avez bien conscience
29:44que jamais des marionnèses
29:46ne pourraient
29:47Guignol
29:47la grande comédie musicale
29:49là aussi
29:49c'est une aventure
29:51c'est vos origines lyonnaises
29:53finalement Guignol
29:53Totalement
29:54Totalement
29:55C'est la première comédie musicale
29:57où Guignol
29:58est un être humain
29:59Exactement
30:00je me suis dit
30:01on a
30:02notre Pinocchio national
30:03qui a deux siècles
30:04qui est joué toujours
30:05partout
30:05tout le temps
30:06dans les petits théâtres
30:08ou même dans les jardins
30:08d'acclimatation
30:09les choses comme ça
30:09je me suis dit
30:10mais il faudrait
30:11le dream work
30:11le mettre sur scène
30:12dans un beau
30:13grand spectacle
30:14avec des belles signatures
30:15des beaux talents
30:16et pareil
30:18exactement
30:19comme pour le rouge et le noir
30:20j'ai écrit les chansons
30:22je me suis dit
30:23tiens
30:23là en mise en scène
30:24je veux trouver quelqu'un
30:24qui sait faire ça
30:25Ned Grudjik
30:26Ned Grudjik
30:27c'est la famille Adams
30:28Shrek
30:29Fame
30:29c'est voilà
30:30et puis
30:31pareil
30:32Anthony Michino
30:33magnifique auteur
30:34Anthony Michino
30:35je ne sais pas si
30:35on va en parler
30:37grand auteur
30:37et ils m'ont suivi
30:39on a travaillé
30:39ça prend 5-6 ans
30:40ça faut comprendre
30:41c'est très très long
30:42et on a fait ce spectacle
30:43qui a reçu des critiques
30:44absolument extraordinaires
30:45je suis très très content
30:46mais on s'est quand même heurté
30:48au dépoussiérage
30:48de guignols
30:50je ne m'attendais pas
30:50à ce qu'à ce point là
30:51les gens
30:55n'osent pas
30:55franchir le pas
30:56d'aller au spectacle
30:57c'est à dire qu'à la fois
30:57on a eu des critiques
30:59presse
31:00et publiques
31:01qui venaient
31:02magnifiques
31:02on a été nominés
31:03au trophée
31:04des communes musicales
31:04etc
31:04mais le grand public
31:06n'a pas osé
31:07si vous voulez
31:07venir au bout d'un moment
31:09continuer à voir
31:10notre guignol
31:11ce qui est paradoxal
31:12parce qu'au départ
31:13guignol n'est pas fait
31:14pour les enfants
31:14grignol a été créé
31:15pour les adultes
31:16et organisé à Lyon
31:17et dans les alentours
31:18avec un guignol
31:19qui ne riait pas
31:19qui ne souriait pas
31:20il n'avait pas de bouche
31:21exactement
31:21même plutôt
31:23Voldemort
31:23un peu
31:24un peu effrayant
31:24mais nous on l'a tellement
31:26effectivement
31:26il prend vie
31:27avec Simon Drey
31:29qui est superbe
31:30en guignol
31:31et il y a aussi
31:33votre passion
31:33pour le cinéma
31:35parce que ça
31:35c'est aussi
31:36quelque chose d'important
31:36le cinéma
31:37a fait partie
31:37de votre vie
31:38vous avez fait
31:38la parenthèse sauvage
31:40qui est un album
31:41consacré
31:41et c'est vrai que
31:42Delon
31:43Belmondo
31:44Gabin
31:44c'est votre univers aussi
31:46ah oui
31:47et puis autant
31:47aussi que
31:48Pierre Richard
31:49que Lou de Funès
31:49pour les dimanches soirs
31:50moi je suis un enfant
31:51de la télé
31:52et du cinéma
31:53et c'est vrai que
31:54ça vous a influencé
31:55même dans votre écriture
31:57oui
31:58j'ai une vision
31:58cinématographique
31:59c'est pour ça
31:59que ça m'a amené
32:00aux comédies musicales
32:01la boucle
32:02enfin tout a du sens
32:03et c'est vrai que
32:05la musique de
32:06Ennio Morricone
32:06François Droubet
32:07de gens comme ça
32:08ou aujourd'hui
32:09de gens comme
32:10Hans Zimmer
32:11on peut en citer plein
32:11Danny Elfman
32:13c'est quoi ça
32:14m'a inspiré très fortement
32:16oui
32:16et en même temps
32:17ce qui est étonnant
32:17c'est que vos clips
32:18sont des petites mises en scène
32:20les réalisateurs
32:21les ont soulignés
32:21notamment le clip
32:22de cette chanson
32:34c'est vrai que là aussi
32:35chaque image est soignée
32:36oui
32:37c'est dans un magnifique appartement
32:38qui est vers République
32:39avec cette danseuse
32:42danseuse classique
32:42absolument superbe
32:44et tout
32:46j'essaie de créer du beau
32:48en fait
32:48comme je dis souvent
32:49et du poétique
32:50et puis vous aidez
32:51des jeunes
32:52parce que
32:52des jeunes talents
32:54vous doivent beaucoup
32:54exemple Angelina
33:00vous êtes celui
33:04qu'on appelle
33:05Sorel
33:06quand on a besoin
33:06de chansons
33:07pour ceux qui gagnent
33:09des concours
33:10pour les jeunes
33:11ou pour d'autres
33:12parmi plein d'autres
33:13docteurs compositeurs
33:14et d'ailleurs Angelina
33:15c'est très gentil
33:15de penser
33:16qu'elle avait eu besoin de moi
33:17mais elle avait déjà
33:18elle fait sa carrière super bien
33:19mais j'étais très content
33:20quand son manager
33:20qui est aussi manager
33:22de Feu Morane
33:23qui est assez pari
33:25Ludovic
33:25m'a contacté
33:26c'est toujours un plaisir
33:28qu'on vienne me chercher
33:29surtout dans la nouvelle génération
33:30mais il est vrai
33:31que de plus en plus
33:33j'aspire à des choses
33:34plus
33:35voilà
33:37plus grandes
33:37plus
33:38ce qu'on sait
33:38qu'on va faire 15 chansons
33:39une va être prise
33:40voire des fois aucune
33:41et je ne veux plus avoir
33:42la perte de temps
33:43d'être mis en concurrence
33:44à l'âge que j'ai
33:46je n'ai plus envie de ça
33:46mais vous avez d'autres envies
33:48notamment
33:49et de soutenir la chanson
33:50sous ses formes
33:51avec la boîte à chansons
33:52que vous avez lancée
33:53sur internet
33:54qui a un million et de vies
33:55de likes je crois
33:56qu'est-ce que c'est ?
33:58ça c'était pendant le Covid
33:58pendant le Covid
33:59on se retrouve là
34:00à s'imaginer
34:01faire des
34:02voilà
34:03apprendre la cuisine
34:03apprendre l'italien
34:04apprendre des
34:05et en fait j'ai créé
34:06cette chaîne
34:06effectivement sur
34:07sur TikTok
34:08où j'analyse
34:09c'est même pas des analyses
34:10c'est des
34:11oui c'est des
34:11c'est des tops
34:12c'est des analyses
34:13c'est des anecdotes
34:14sur les chansons
34:14etc
34:15et le truc a pris
34:16effectivement
34:17j'ai eu
34:18vraiment des vidéos
34:19qui ont buzzé
34:20comme on dit
34:20à 3, 4, 5, 10 millions
34:22et puis toujours là
34:23ça continue
34:23hier j'en ai posté une
34:24elle a fait
34:2590 000
34:27bon ça encore
34:27on s'en fout
34:28ce qui est intéressant
34:28c'est que ça a fait du bien
34:29des gens
34:30j'ai eu toute une communauté
34:31là je ne peux plus
34:32trop m'en occuper
34:33puisque forcément
34:34je n'ai plus le temps
34:35mais je reposte
34:36les anciennes
34:37et elles fonctionnent toujours
34:37il y a des choses
34:38extraordinaires
34:39il y a les chansons
34:39qui font le plus chialer
34:41il y a les pires chansons
34:41de DJ de mariage
34:43personne ne l'avait jamais fait ça
34:44je ne crois pas
34:45je ne crois pas
34:45en tout cas
34:46avec certaines thématiques
34:47comme les chansons
34:48qui parlent de sexe
34:49sans qu'on le sache
34:51effectivement
34:51les pires chansons
34:52de supermarché
34:53mais en même temps
34:54il faut une sacriculture
34:55pour trouver tout ça
34:56ce n'est pas faux
34:58vous savez que
34:58la boîte à chansons
34:59au départ au Québec
35:00ce sont les cabarets
35:00c'est comme ça
35:02qu'on appelle les cabarets
35:02là-bas
35:03ah oui d'accord
35:03je ne sais pas du tout
35:04et c'est vrai que
35:05c'est quelque chose
35:06à développer
35:06vous avez été un pionnier
35:07parce que
35:07c'est une façon
35:08de faire connaître
35:09la chanson
35:09sous toutes ses formes
35:10bien sûr
35:11et on parlait de podcast
35:11vous et moi tout à l'heure
35:12moi j'ai ambitionné
35:14de créer un podcast
35:15à un moment donné
35:15bien avant
35:16parce que la boîte à chansons
35:17c'est le Covid
35:18donc on a déjà
35:18le podcast en France
35:20commence à vraiment
35:21depuis 3-4 ans cartonner
35:22je parle des podcasts créés
35:24pas de ceux
35:24qui sont des émissions
35:25de radio rediffusées
35:26et je voulais faire
35:28un podcast
35:29filmer etc
35:29mais là
35:31et tant mieux
35:31je n'ai pas le temps
35:32mais je suis d'accord
35:34il y a des choses à faire
35:35en tout cas
35:35vous n'avez pas le temps
35:36parce que vous avez
35:37beaucoup de choses à faire
35:38et on va évoquer ces choses
35:39à partir de la date
35:40du 20 octobre 2025
35:41à tout de suite
35:42sur Sud Radio
35:43avec Sorel
35:44Sud Radio
35:45les clés d'une vie
35:46Jacques Pessis
35:47Sud Radio
35:48les clés d'une vie
35:48mon invité Sorel
35:50alors on pourrait
35:51vous consacrer
35:51à plusieurs émissions
35:52tellement vous avez
35:52de projets aujourd'hui
35:53tellement vous faites de choses
35:54car finalement
35:55votre vie aujourd'hui
35:56c'est aller dans tous les sens
35:58faire plein de choses
35:58qui vous passionnent
36:00oui parce que
36:01je suis un peu à l'américaine
36:03là-dessus
36:03je ne m'autorise pas
36:03de limite en fait
36:05et je vais là où
36:06on pourrait évoquer
36:07Bel Air aussi
36:07on n'en a pas parlé
36:08mais ça c'est encore autre chose
36:10qu'est-ce que c'était ça ?
36:11à Bel Air
36:11moi j'ai
36:12vous verrez
36:13vous
36:14Bel Air
36:15c'est moi qui chante
36:17en anglais
36:18un album
36:2050s
36:2060s
36:21parce que
36:22entre deux signatures
36:22major
36:23j'avais créé cet album
36:24très gris
36:24très dirty dancing
36:25et compagnie
36:26et cet album-là
36:27depuis 7 ans
36:28les chansons
36:288 chansons de cet album
36:29sont utilisées
36:30dans le monde entier
36:30tous les jours
36:31pour habiller les vidéos
36:32de tout le monde
36:33dans le monde entier
36:33alors 20 octobre 2025
36:36le retour à la chanson
36:37justement avec
36:38Allez mon amour
36:39Allez mon amour
36:50une nouvelle chanson
36:51après un long silence
36:53Sorel
36:53parce que l'envie
36:54n'était plus là
36:55de faire des chansons
36:56donc comme dit
36:564 ans je crois
36:582019 voire plus
37:005 ans
37:02mon ami Hervé Villard
37:04pour qui j'ai fait
37:05une chanson
37:05j'ai joué
37:06j'ai été sur scène
37:07avec lui
37:07il n'y a pas très longtemps
37:07au café de la danse
37:08au café de la danse
37:09et en tournée
37:10il y a une chanson
37:11aux 4 saisons
37:12qu'on a fait
37:13François Velgrine
37:14David Esposito
37:14et moi-même
37:15pour rêver
37:15qui l'est en train
37:16d'enregistrer
37:17m'a dit cette phrase
37:18magnifique
37:18il me dit
37:19quand on n'a rien à dire
37:20il ne faut pas déranger
37:21les gens
37:22moi je n'avais rien à dire
37:23à ce moment-là
37:24et puis en effet
37:24depuis 5 ans
37:25il s'en est passé beaucoup
37:25du très beau
37:26et du très dur
37:28et là je me suis dit
37:29reviens
37:29il y a des choses à dire
37:30et effectivement
37:31cette chanson
37:32c'est un cri
37:33une flamme
37:34une une à celle
37:35cette chanson-là
37:36qui est évidemment
37:37il faut jouer le jeu
37:38de l'aspect single
37:39et même s'il est sincère
37:41il est sur
37:42effectivement
37:43la notion de
37:44quand on veut
37:45construire quelque chose
37:46une histoire d'amour
37:46c'est du travail
37:47c'est pas juste
37:49une décision amoureuse
37:49enfin c'est pas juste
37:50un élan amoureux
37:52c'est après
37:52une décision de dire
37:53je veux avec cette personne
37:54que ça fonctionne
37:54allez ça va être compliqué
37:56mais on y va
37:57alors Hervé Villard
37:58c'est assez inattendu
37:59aussi votre complicité
38:00il y a une photo
38:01dans les coulisses
38:01après le café de la danse
38:03où il y a Hervé Villard
38:03et Nicoletta
38:04qui sont amis de galère
38:05quand ils débutaient
38:07ils étaient tous les deux
38:08presque dans la rue
38:08absolument
38:09et le premier disque
38:10d'Hervé Villard
38:10je sais pas si vous le savez
38:11Capri c'est fini
38:12c'est né dans le métro
38:14il voit une affiche
38:16avec partir en vacances
38:17à Capri
38:17et il pensait en même temps
38:20à c'est fini
38:21une chanson dans un amour
38:21et c'est comme ça
38:22qu'il a créé la chanson
38:23je savais pas
38:24il me l'a pas dit ça
38:24c'est quoi ?
38:25c'est comment ?
38:26parce que c'est une complicité totale
38:27c'est une complicité totale
38:28parce qu'en fait
38:29on s'est rencontrés
38:29alors moi j'ai toujours aimé
38:32j'ai une vieille âme
38:33donc je suis très très amoureux
38:34de tous les grands artistes
38:35qui sont là
38:37depuis les années 5
38:38je pourrais même parler
38:39de Fréel
38:40et compagnie
38:41on peut remonter très loin
38:42on pourrait faire un match
38:42je suis très très comme ça
38:43là dessus
38:44sans nostalgie
38:45mais je suis très très là dedans
38:46et donc un jour
38:47j'ai eu le bonheur
38:48de rencontrer
38:51Dominique Paravano
38:51j'ai rencontré
38:54Alain Delon
38:55mais j'ai rencontré
38:55donc Hervé
38:56et Hervé
38:57il vous aime ou il vous aime pas
38:58et c'est ce que j'aime
38:59on peut dire ce qu'on veut d'Hervé
39:00il vous aime ou il vous aime pas
39:02on s'est adopté l'un l'autre
39:03et puis je lui ai
39:05pris la tête pendant 5 ans
39:06lui dire
39:06Hervé il faut que tu reviennes
39:07il te faut des nouvelles chansons
39:08il te faut
39:09mais non j'en ai pas
39:10et un jour
39:11je lui fais écouter
39:11aux 4 saisons
39:12et du coup
39:13il s'est remis à faire des chansons
39:15et je suis très content
39:15et il pourra en attester
39:17de leur redonner cette envie là
39:18il a contacté des gens
39:20ensuite comme
39:20comme je
39:22je oublie leur nom
39:23des jeunes talents
39:25et donc il prépare un album
39:26avec des nouvelles chansons
39:28voilà
39:28mais les jeunes l'aiment
39:29moi je suis allé au théâtre
39:30Sébastopol à Lille
39:31le voir
39:32la salle était pleine
39:33avec le mélange
39:34d'anciennes chansons
39:35et de nouvelles chansons
39:36il y avait des jeunes
39:36et des anciens
39:37absolument
39:37c'est un chansonnier
39:38il faut le voir sur scène
39:39moi quand je le vois sur scène
39:40il y a du Jacques Brel
39:41et tout ça
39:42chez Hervé le Jean Chappin
39:43il aime les poètes
39:44de toute façon
39:45parce qu'on pensait
39:45qu'après c'est
39:46mais non
39:46il est
39:47il est
39:47moi je me nourrissais
39:49de le voir sur scène
39:50comme ça
39:50on est bien d'accord
39:51alors il se trouve que
39:51le rouge et le noir
39:53il y a eu Paris
39:54mais surtout
39:54il y a l'aventure chinoise
39:56qui est une aventure incroyable
39:57incroyable
39:58je suis content
39:58que vous en reparliez
39:59parce que ça me permet
39:59de citer quand même
40:01le pilier de la création
40:03quand même du rouge et le noir
40:03qui est François Chouquet
40:04oui
40:04François Chouquet
40:06qui a débuté
40:07comme assistant
40:07de Robert Rossen
40:08et dont le père
40:09a été un des maîtres
40:10des séries feuilletons
40:13et des pièces de théâtre
40:15à la radio
40:15de François ?
40:16non bien avant
40:17il a fait travailler
40:19tous les acteurs
40:20possibles et imaginables
40:21à la radio
40:21c'était le maître
40:22des dramatiques
40:23magnifique
40:24magnifique personne
40:26travailleur
40:27tout était très posé sur lui
40:28bien sûr il y a eu
40:29l'esthétique
40:30de Laurent Seroussi
40:31qui est absolument magnifique
40:32moi je voulais absolument
40:33que Laurent Seroussi
40:35entre autres
40:36qui a fait les pochettes
40:36de Zazie
40:37qu'on connait
40:37quand Zazie est dans
40:38la peinture bleue
40:39vous savez
40:39la trempée dans la peinture bleue
40:40ça c'est Laurent Seroussi
40:41mais puis plein d'autres choses
40:42il a fait la dernière pochette
40:45de Paul Nareff
40:46et puis celle de Bachung
40:46mais entre autres
40:47et donc cette esthétique
40:48du rouge et noir
40:49est tellement forte
40:50grâce à Laurent Seroussi
40:51et à François
40:53que la première tournée chinoise
40:54de 2019
40:55a été un succès incroyable
40:57c'est-à-dire
40:57comment c'est arrivé
40:58à la Chine ?
40:58parce qu'il y a
41:02dans le métier
41:03une personne
41:03qui s'appelle Guillaume
41:04Guillaume tout à fait
41:05Guillaume Laporte
41:06non pas Guillaume Laporte
41:08Guillaume
41:08je...
41:09je l'en connais
41:10qui est la personne
41:12qui va présenter
41:13les projets
41:14à l'international
41:15Lagorse
41:15Guillaume Lagorse
41:16qui va présenter
41:17les projets à l'international
41:18et ils ont adoré
41:20le rouge et noir
41:21et depuis
41:22c'est un phénomène
41:23c'est pas autre chose
41:24mais comment expliquer
41:25que les Chinois
41:26connaissent le rouge et le noir ?
41:28alors ça
41:28quand j'avais décidé
41:30de faire le rouge et le noir
41:31je savais que ça allait plaire
41:32à l'Asie
41:33pour une raison simple
41:34dans les dix romans
41:35étrangers les plus connus
41:36il y a le rouge et le noir
41:37il y a évidemment Tréo
41:38Victor Hugo
41:39avec Notre-Dame
41:40Les Misérables
41:41ensuite
41:41les gens le savent pas
41:42il y a le petit prince
41:43et en dessous
41:44vous avez
41:44le rouge et le noir
41:46et l'autre
41:46dont on parlera après
41:47et moi j'ai toujours ambitionné
41:48d'être celui
41:49qui va mettre en commune musicale
41:50ces deux romans classiques
41:52français absolument
41:52donc il est connu
41:53là-bas le rouge et le noir
41:54après
41:55c'est juste que l'esthétique
41:57Julien Sorel
41:57qui est très manguez
41:59physiquement
41:59etc
42:01quand ils ont vu le spectacle
42:02parce que là pour le coup
42:03il avait déjà été créé
42:04ils ont craqué
42:05sur tout ça
42:05sur l'histoire d'amour folle
42:08je précise que ce n'est pas
42:09le cas de tous les spectacles
42:10il y en a français
42:11qui ont réussi ici
42:11ils ne sont pas tous exportés
42:12là-bas
42:13et surtout il y en a
42:14qui sont exportés là-bas
42:14et qui ne fonctionnent pas
42:15oui mais il y a aussi
42:16des choses incroyables
42:181789 a été exporté
42:19en Asie
42:20mais ils ont terminé
42:21par un cancan
42:22pour que ce soit
42:22l'image de Paris
42:23alors ça n'a pas de rapport
42:24ça a été compliqué
42:261789
42:28tout n'est pas exportable
42:29là-bas
42:30et tout n'est pas
42:32apprécié de la même façon
42:33le rouge et le noir
42:34par sa sensualité
42:35par son esthétisme
42:36par l'histoire d'amour tragique
42:37par la beauté
42:38de Julien Sorel
42:39par tout ça
42:40je savais
42:41et je ne me suis pas trompé
42:42d'ailleurs ça devait partir
42:43en Russie
42:43avant le Covid
42:44le Covid a arrêté
42:45le côté russe
42:45et puis maintenant
42:46bon il y a la guerre
42:47je crois qu'il y en a
42:48vous êtes à la troisième
42:49tournée en Chine
42:50du rose et le noir
42:50deuxième tournée en Chine
42:52parce qu'il y a eu le Covid
42:52par contre c'est parti
42:53deux fois au Japon
42:53ce qui est très rare aussi
42:54le marché japonais
42:55est encore plus exigeant
42:57que le marché chinois
42:57il y a eu deux grandes tournées
42:58dont une avec la fameuse
43:00troupe Takarazuka
43:01Takarazuka ça a été campé
43:02que par des femmes
43:04c'est extraordinaire
43:05vous le savez ça
43:08on peut en parler
43:08c'est une troupe
43:09qui a à peu près
43:10plus d'un siècle
43:11qui a été créée
43:12je crois pour les chemins de fer
43:13pour divertir
43:14tu voulais en parler ?
43:15non mais on peut
43:17on a tellement de choses
43:18on a trop de choses à dire
43:19bon en tous les cas
43:19le Japon
43:20et la Chine
43:21il y a aussi
43:21le coeur olympique
43:23avec cette chanson
43:25ce duo franco-chinois
43:26ah ça c'est autre chose
43:27ça c'est moi
43:27dans ma carrière solo parallèle
43:30j'ai été amené
43:31à être
43:32plein de choses en Chine
43:33je suis content
43:34j'ai été amené
43:34à faire une chanson
43:35pour les Jeux Olympiques
43:36avec CCTV
43:38j'ai fait une chanson aussi
43:39pour l'UNESCO
43:40pour le pont
43:41entre la France
43:42et la Chine
43:43et j'ai été plusieurs fois
43:44à l'UNESCO
43:45au nom de la solidarité
43:47et de l'humanisme
43:48il y a pas longtemps
43:49il y a eu le Olympart
43:50où j'étais
43:51le représentant en France
43:52de cet événement
43:55Olympart
43:55qui est aussi
43:56produit par les Chinois
43:56et
43:58plus drôle
43:59j'ai été très touché
44:00j'ai été
44:02comme ça
44:04désigné
44:05ambassadeur musical
44:05de la ville
44:06de Wuxi
44:07Wuxi
44:07en Chine
44:08c'est 250 millions d'habitants
44:09et j'ai dans mon studio
44:10maintenant
44:10au-dessus
44:11parce qu'ils adorent
44:13vous faire des trucs physiques
44:14vous accrocher au mur
44:16on dirait
44:17c'est vrai
44:17quand on ne lit
44:18on ne lit pas le chinois
44:19on dirait un peu
44:19presque un truc
44:20de pierre tombale
44:21mais non
44:22c'est ça
44:23alors il se trouve que ça
44:24c'est ce qui est d'actualité
44:25mais il y a l'avenir
44:26et on va écouter quelque chose
44:28et on en parlera après
44:36premier morceau
44:37qu'est-ce que c'est ?
44:39ah bah ça c'est les 4 saisons
44:40voilà
44:40c'est les 4 saisons ça
44:424 saisons
44:42de Vivaldi
44:43que vous avez adapté
44:44absolument
44:44absolument
44:45ça c'est un projet
44:46qui va s'appeler
44:48la 5ème saison
44:49et j'ai avec Jonathan Goavertz
44:52qui est un pianiste à repère
44:53et qui est dans beaucoup
44:55de communes musicales
44:56comme
44:57quand la guerre
44:57sera finie
44:58etc
44:59je lui ai dit
45:00John je veux qu'on fasse
45:01une version chantée
45:01des 4 saisons
45:02c'est pas compliqué
45:02deux ans après
45:04on a rajouté 72%
45:05c'est précis
45:06de mélodies
45:07originales en plus
45:08sur la partition
45:10et j'ai écrit
45:10les textes par dessus
45:11et à in fine
45:12c'est devenu
45:13un concept
45:14qui s'appelle
45:14la 5ème saison
45:15qui sera un son et lumière
45:16grandiose
45:18avec en plus
45:18des chansons originales
45:19qui vont exprimer
45:21la 5ème saison
45:21celle dans laquelle
45:22on commence à rentrer
45:23qui est une saison
45:23de catastrophes
45:25mais aussi d'enjeux
45:25oui mais ça peut arriver
45:28en ce moment
45:28absolument
45:29autre morceau
45:31est-ce que tu crois
45:32qu'on est vrai
45:35depuis la nuit des temps
45:36l'âme relève les vies
45:38la 5ème saison
45:38la 5ème saison encore
45:40qui est un monument
45:42qu'on va découvrir
45:43mais les 4 saisons
45:45n'ont jamais été chantées
45:46et c'est vrai
45:47qu'il y a une patine
45:49écologique là-dedans
45:51et quand j'en ai parlé
45:53à différents producteurs
45:54internationaux
45:54c'est souvent ressorti
45:55j'étais étonné
45:56ils m'ont souvent ressorti
45:57le côté écolo
45:58surtout les asiatiques
45:59sont très dans l'aspect
45:59nature
46:01mais ce ne sera pas
46:02une commune musicale
46:03ce sera un son et une lumière
46:05très spectaculaire
46:06avec un fil rouge
46:07et puis le projet
46:08qui vous tient à coeur
46:09je crois
46:10c'est un autre classique
46:12que les chinois connaissent bien
46:13qui est la dame au camélia
46:14alors ça c'est mon
46:16ça c'est mon bébé ça
46:17expliquez-moi
46:19comme je l'ai dit précédemment
46:21en même temps que le rouge et noir
46:22je visais aussi la dame au camélia
46:23à l'époque
46:23et le rouge et noir
46:26comme c'était
46:26j'avais à boucler une boucle
46:29liée à mon pseudo
46:29à Julien Sorel
46:30tout ça
46:30ceci étant fait
46:32j'ai pu me consacrer
46:33il y a 3 ans
46:33sur l'idée de monter
46:34la dame au camélia
46:36mais cette fois-ci
46:36de manière différente
46:37je me suis dit
46:38le marché français est compliqué
46:40j'ai pu rencontrer
46:41les gens qu'il fallait en Chine
46:42pour leur proposer
46:43la chose suivante
46:44leur dire voilà
46:44au lieu d'acheter
46:45des spectacles tout fait
46:47moi j'y connais rien Jacques
46:48j'y suis allé
46:49comme à chaque fois
46:50dans mes projets
46:50j'y vais
46:51en portant un projet
46:53dans mon coeur
46:53et en faisant tout ce qu'il faut
46:54il y a 3-4 ans qui se passe
46:56vous imaginez
46:57les ascenseurs émotionnels
46:58il faut convaincre tout le monde
46:59et arrive le moment
47:02où le producteur chinois
47:04est intéressé
47:04je vais chercher des équipes artistiques
47:06absolument magnifiques
47:07et je porte tout ça
47:08à bout de bras
47:09encore aujourd'hui
47:09c'est à dire que
47:10c'est encore bien différent
47:12du rouge et noir
47:12j'en suis auteur
47:13compositeur
47:14directeur artistique
47:15directeur musical
47:16c'est pas pour
47:18mettre des étiquettes
47:19les unes après les autres
47:20c'est juste que
47:21il y a une différence
47:21quand on vient vous chercher
47:22pour un projet
47:23et quand c'est votre projet
47:24vous apprenez en plus
47:25des erreurs du passé
47:26pour pas qu'on vous dépossède
47:28de ce qui est votre rêve
47:29vous êtes votre patron
47:30je suis le boss
47:31de ce projet
47:32je suis très content aussi
47:32que les chinois évidemment
47:35me revendiquent en tant que tel
47:36ainsi que les équipes françaises
47:38de production
47:39et aussi tous les créateurs
47:40magnifiques
47:41que je suis allé chercher
47:41le problème c'est de parler
47:43avec les chinois
47:43parce qu'ils parlent pas tous français
47:45ils parlent pas français
47:46mais comme le spectacle
47:47sera un french musical
47:48comme on dit
47:49en français
47:49que c'est ce qu'ils aiment
47:50c'est sous-titré là-bas
47:51ils ont de la même façon
47:53que le rouge et noir
47:53ou Molière
47:54ou Notre-Dame de Paris
47:55ou Mozart
47:56ce sera un french musical
47:57créé en France
47:58mais pour eux là-bas
47:59mais bien sûr ambitionné
48:01de venir ensuite en France
48:02et un peu partout
48:02et tout ça avec une troupe
48:04de jeunes
48:05parce que les jeunes
48:06on dit toujours
48:07que la communique musicale
48:08oui il n'y en a pas en France
48:09si il y a plein de jeunes
48:10de talent
48:10qui peuvent faire
48:11de la communique musicale
48:11bien sûr
48:12et des moins jeunes
48:13il y a des gens
48:13j'avais par exemple
48:15je ne vais pas citer des noms
48:16mais en tout cas
48:16il y en a que j'adore
48:17et que j'aimerais avoir dedans
48:18qui sont là depuis longtemps
48:19qui sont très très forts
48:20mais en effet
48:21moi je procède
48:22par coup de cœur
48:23c'est-à-dire que
48:24j'ai déjà en effet
48:26et de la même façon
48:27avec des The Voice ou autres
48:28j'ai déjà eu
48:30quelques petits coups de cœur
48:30et ça encore
48:32c'est un travail d'artisan
48:33car finalement
48:34dans tout ce que vous avez fait
48:35dans votre parcours
48:35vous êtes un artisan Sorel
48:37ouais
48:37et c'est comme ça
48:39que je me définis
48:39presque un entrepreneur
48:42encore une fois
48:42du beau
48:43de l'art
48:44comme disait Aznavour
48:47on met 20 ans
48:48pour devenir collègue
48:49du jour au lendemain
48:50la dernière fois
48:50que je l'ai rencontré
48:51il m'a dit
48:51on a mis 70 ans
48:53pour trouver que j'avais du talent
48:54voilà
48:54c'est ça
48:54et bien c'est exactement ça
48:55c'est-à-dire qu'aujourd'hui
48:57il faut savoir qu'on vient
48:58de poster avec Bruno Berberès
48:59les annonces des castings
49:01j'ai alors cette bonne guerre
49:02j'ai des gens qui ne m'ont jamais écrit
49:03jamais jamais qui viennent
49:05oh comment vas-tu
49:05oh c'est sûr
49:06alors j'ai vu que tu
49:07et puis il y a même ceux
49:08qui commencent déjà
49:09un peu à jalouser
49:10ça fait partie du truc
49:11mais ce qu'il faut qu'ils sachent
49:12tous ces gens-là
49:13c'est toute la souffrance en amont
49:14d'aller convaincre
49:16d'aller faire des allers-retours
49:17en Chine
49:18des gens qui vous disent oui
49:19puis après ils vous disent non
49:20il faut aller en voir d'autres
49:21et etc etc
49:22aujourd'hui
49:23voilà on y est
49:24ce qui est magnifique
49:25c'est que dans l'équipe artistique
49:26je suis allé chercher des gens
49:27qui viennent de l'opéra contemporain
49:28cette fois-ci
49:29parce que dans l'opéra contemporain
49:30on a une audace
49:31qu'on n'a pas
49:31en tout cas pas en ce moment
49:34dans les créateurs
49:35de comédie musicale en France
49:36donc je suis allé chercher
49:37des Gilles Rico
49:38magnifique
49:39sur la demoiselle de Rochefort
49:40aussi en ce moment
49:40avec des Bruno de la Vénère
49:42exceptionnel
49:43Panthéon
49:44avec Badinter
49:45la cérémonie
49:46ça c'est Bruno de la Vénère
49:47cérémonie des JO
49:48avec Thomas Joly
49:49qui vient de l'opéra contemporain
49:50c'est aussi Bruno de la Vénère
49:51Étienne Guilleau
49:52des gens comme ça
49:53et d'un coup
49:54ça va amener
49:55un spectacle
49:56qui va avoir une audace
49:57qui plaît aux Chinois
49:59ce sera pour quand ?
50:01c'est déjà acté
50:01ça commence 5 octobre
50:02de cette année-là
50:03il faut aller vite
50:04jusqu'à normalement
50:05mi-décembre
50:06et puis c'est que le début
50:07ce qui est le début
50:08je suis convaincu
50:09que ça reviendra en France ensuite
50:11parce que les Français
50:12vous découvriront
50:13comme d'habitude
50:13toujours après les Chinois
50:14absolument
50:15et bien vous reviendrez
50:16à en parler dans Les Clés d'une Vie
50:16à ce moment-là
50:17avec grand plaisir Jacques
50:18parce qu'on a encore
50:18tellement de choses à se dire
50:19tellement
50:20merci Sorel
50:20et continuez ainsi
50:21ne changez absolument rien
50:22je pense que c'est vous
50:23qui avez raison
50:24merci beaucoup Jacques
50:25Les Clés d'une Vie
50:26c'est terminé pour aujourd'hui
50:27on se retrouve bientôt
50:28restez fidèles
50:28à l'écoute de Sud Radio
Commentaires