Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois
🗝 Découvrez plusieurs dates-clefs de la vie des plus grands artistes, auteurs et personnalités aux côtés de Jacques Pessis.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

________________________________________

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

________________________________________

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

☀️ Et pour plus de vidéos des clefs d’une vie : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQVk_MxJ_jFc3Az4Aqy_giC

##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2025-09-16##

Catégorie

Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:06Vous avez débuté à 15 ans sur les marges du Festival de Cannes.
00:09Depuis, vous en avez monté beaucoup d'autres à votre rythme.
00:13Prendre ainsi de la hauteur ne vous a jamais empêché de travailler vos rôles en profondeur.
00:17Bonjour Déborah François.
00:19Bonjour.
00:19Alors, on connaît vos rôles, on connaît tout ce que vous avez fait au cinéma, un parcours incroyable.
00:25Il y a un nouveau film qui sort demain, on en parlera tout à l'heure.
00:28Mais le principe des clés d'une vie, c'est de raconter votre parcours à travers des dates clés.
00:33Et ce parcours est quand même étonnant.
00:35Donc, on va l'évoquer.
00:36Et la première date que j'ai trouvée, c'est le 18 août 2005.
00:40C'est votre première télé en Belgique.
00:42C'est-à-dire, il y a un reportage dans l'émission Tour des Régions, dans un collège où vous êtes,
00:47et on interview votre professeur de biologie.
00:49Vous vous en souvenez ?
00:50Oui, je pense que c'est même un tout petit peu plus tôt.
00:52D'ailleurs, je pense que c'est...
00:54Vous recevez les frères d'Ardène.
00:57Oui, mais c'est pour ça que j'ai un souvenir de les accueillir à l'aéroport.
01:00Mais donc, ça a dû passer...
01:02Je me souviens très précisément la date, pour le coup.
01:04On a eu la Palme d'Or le 20 mai 2005.
01:06Voilà.
01:07Et donc, ça a dû être autour du 22, quelque chose comme ça.
01:09Voilà.
01:10Et ça a été rediffusé ensuite.
01:12Et c'est vrai que c'est assez étonnant parce que vous êtes tournée au collège.
01:16Oui, je suis tournée au collège.
01:17Et d'ailleurs, les journalistes étaient arrivés.
01:19Je n'étais pas du tout au courant.
01:20Je n'étais pas du tout là-dedans.
01:22Je n'étais pas du tout préparée.
01:23Et quand je suis arrivée devant le collège, il y avait pas moins de trois équipes.
01:27Il y avait d'autres journalistes aussi, mais trois équipes de télé différentes.
01:30Toutes les télés, je pense, de Belgique étaient là.
01:33Ils m'ont coincée au collège, sans que je le sache.
01:35Donc, j'étais un peu impressionnée.
01:37Et il y en a qui m'ont proposé, qui m'ont dit,
01:39ben voilà, il y a les frères d'Ardène qui reviennent en avion avec la Palme d'Or.
01:43Est-ce que tu veux nous accompagner ?
01:45Est-ce que tu veux les accueillir à l'aéroport ?
01:47Donc, évidemment, j'ai sauté dans la voiture.
01:49J'ai séché avec la permission du proviseur les cours de l'après-midi.
01:53Et j'y suis allée.
01:54Alors, je crois que c'est le collège Saint-Louis à Liège.
01:56Absolument.
01:57Et où ont fait leurs études aussi, Georges Chimnon et Marie-Gilin.
02:01Absolument.
02:01Voilà.
02:02Alors, vous vous retrouvez dans ce collège qui est un collège un peu particulier,
02:06car l'année où vous y êtes, il y a un rythme différencié,
02:09où on peut mêler les activités théâtrales ou autres à l'enseignement classique.
02:13Oui, mais c'est vrai que moi, j'étais très science et maths.
02:18Donc, moi, j'ai fait filière S.
02:20Je n'avais pas fait cette filière-là.
02:23J'ai pas mal fait de cours de théâtre en dehors de l'école aussi.
02:26Et c'est vrai qu'après les Frères d'Ardennes,
02:29j'ai plongé directement dans le grand bain en travaillant
02:33plutôt qu'en faisant une école de cinéma ou de théâtre.
02:36Voilà.
02:36Alors, justement, les Frères d'Ardennes,
02:38on les évoque à travers cette bande-annonce.
02:40Palme d'or du Festival de Cannes 2005.
02:50Même ma voix a changé.
02:52Et alors, tout a commencé par un casting.
02:55Vous êtes allée sans imaginer un jour
02:57que ça marcherait comme ça, Déborah François.
02:59Non, j'étais dans l'espoir.
03:02J'étais dans le fantasme.
03:04Est-ce que ça pourrait vraiment marcher ?
03:07Mais effectivement, sans vraiment y croire.
03:08Voilà, on est dans cette petite ville de Liège,
03:12entre guillemets, très loin de Paris,
03:14très loin des lumières du cinéma.
03:17Donc, c'est vrai que c'était un peu ma seule chance.
03:19C'était ça ou rien.
03:21Alors, L'enfant, c'est un film où vous êtes une jeune maman révoltée
03:24parce que votre compagnon décide de vendre le bébé.
03:28Et d'ailleurs, il y a un cri que vous poussez
03:30qui est resté mythique, je crois.
03:31Oui, absolument.
03:32J'ai refait beaucoup, beaucoup, beaucoup de fois.
03:35C'est vrai qu'il vient des tripes.
03:36Ce casting, ça s'est passé comment ?
03:38Vous êtes arrivée et puis vous avez compris
03:40qu'il se passait quelque chose ?
03:41Pas forcément au premier casting.
03:43En fait, ça a été une série de castings.
03:45Il y a eu ce qu'on appelle des callbacks.
03:46Donc, ils m'ont rappelé pour refaire des castings après.
03:49Et je crois que j'ai commencé à vraiment y croire
03:51au troisième casting
03:53parce que je savais qu'il y avait déjà des filles
03:55qui avaient été forcément éliminées par le procédé.
03:58Et je me suis dit, voilà, s'il me rappelle encore une troisième fois,
04:01c'est que j'ai vraiment une carte à jouer.
04:03Et encore une fois, je me disais, c'est cette carte
04:06ou ce ne sera aucune carte.
04:07Donc, c'était presque une question de vie ou de mort, en fait.
04:10Je savais que ça pouvait vraiment changer ma vie.
04:13Il se trouve que les frères d'Ardennes ont débuté dans le documentaire.
04:16Un jour, ils en ont eu assez.
04:17Ils ont dit, on va transformer nos documentaires en fiction.
04:20Et ils ont fait des films.
04:21Rosetta était le premier récompensé à Cannes.
04:23Et ensuite, il y a eu vous.
04:25Oui, oui, oui.
04:26Il y a eu nous.
04:27Après, les frères d'Ardennes ont eu des prix à Cannes
04:29pour chacun de leurs films depuis Rosetta.
04:32C'est vraiment des habitués de la croisette.
04:35En général, ils repartent avec quelque chose.
04:38C'est vrai que pour Rosetta et pour l'enfant,
04:40ils sont repartis avec la Palme d'Or.
04:41Et ils font partie du tout petit cercle privilégié
04:44à avoir deux Palmes d'Or.
04:46Vous connaissiez leurs films avant de faire ce casting ?
04:49Je vous avoue que non.
04:49Je les connaissais et je les connaissais évidemment de nom.
04:52Je connaissais leur renommée qui est fameuse en Belgique
04:57et dans le monde.
04:58Donc évidemment, j'étais très impressionnée.
05:00Mais j'étais très jeune aussi.
05:01Et donc, c'est vrai que je n'avais pas encore vu les films.
05:03Je ne les ai pas vus avant de tourner
05:05parce que j'avais très peur que ça m'impressionne
05:07et que ça me paralyse.
05:08Donc justement, j'ai attendu la fin du tournage
05:10pour voir regarder les films.
05:11Ils sont liégeois comme vous ?
05:13Absolument, liégeois.
05:14Les films du fleuve.
05:15Exactement.
05:15Et il se trouve qu'en plus,
05:16il y a quelqu'un de très célèbre,
05:18un illustre personnage
05:19dont les racines familiales sont à Liège,
05:21c'est Charles de Gaulle,
05:22même s'il est né à l'île.
05:24Ça, je ne le savais pas.
05:25Alors, il se trouve que
05:26cette séance de casting,
05:28il y a eu des essais.
05:30Vous avez commencé par faire des essais
05:32sur votre rôle ou sur autre chose ?
05:34Non, c'était des essais plutôt larges.
05:38C'est-à-dire que je me suis rendue compte
05:39après qu'il y avait des éléments
05:40effectivement du film dans ce casting.
05:43mais il y avait un élément très important
05:45du film qui ne m'a pas été dévoilé
05:47à ce moment-là,
05:48c'est qu'il y aura un bébé.
05:49Oui.
05:50Voilà.
05:50Et vous étiez très jeune en plus ?
05:52Oui, j'étais très jeune,
05:53j'avais 16 ans et demi.
05:54Donc, un bébé à 16 ans et demi,
05:55c'est aussi pas si courant.
05:57Alors, il se trouve qu'ils vous ont repéré
05:59comme ils ont repéré
06:00Olivier Gourmet,
06:01Émilie Dequenne ou Jérémy Régnier.
06:04Vous pensiez à ce moment-là
06:04que vous alliez faire carrière
06:05ou c'était pour vous
06:06un début interrogatif ?
06:10Non, je ne pensais pas.
06:10D'ailleurs, je sais que
06:12je me souviendrai toujours
06:13qu'il y a une chef costumière
06:15à la fin du film
06:16qui m'a demandé alors
06:18qu'est-ce que tu vas faire maintenant ?
06:19Tu vas faire d'autres films ?
06:21Maintenant, ça y est,
06:22t'es comédienne et tout ça.
06:23Et j'ai explosé de rire
06:24parce que je trouvais ça très drôle.
06:26Je lui ai dit
06:26mais non, je suis lycéenne,
06:27je ne suis pas du tout comédienne.
06:30Je ne pensais pas en fait
06:31que quelqu'un d'autre
06:32allait m'appeler
06:33pour faire ce métier,
06:35en fait, tout simplement.
06:36Oui, et ce qu'ils ont remarqué,
06:38les frères Dardenne,
06:38ils l'ont dit ensuite,
06:40c'était votre justesse
06:41et votre sensibilité.
06:43Oui, et c'est quelque chose
06:44qu'ils ont eu la pudeur
06:46de dire dans la presse
06:46et pas à moi directement.
06:48J'étais émue aux larmes
06:50quand je l'ai lu,
06:51mais je sais qu'ils ont vu
06:53quelque chose chez moi.
06:54Ils ont parlé aussi
06:55de ma respiration,
06:57de ma façon de respirer.
06:58C'est très beau.
07:00Et je crois,
07:00Déborah François,
07:01que tout ça remonte
07:02à l'âge de 5 ans.
07:03Depuis l'âge de 5 ans,
07:04vous rêviez d'être comédienne ?
07:05Oui, c'était mon rêve absolu.
07:08Et vos parents
07:09vous ont soutenu
07:09alors qu'au départ,
07:11votre père est policier,
07:12votre mère assistante sociale,
07:13ça n'a rien à voir
07:14avec le monde du cinéma ?
07:15Non, non,
07:16ça n'a rien à voir
07:16avec le monde du cinéma.
07:17Je sais que ça peut faire peur,
07:19ça peut faire peur
07:19à plein de parents
07:20et à raison d'ailleurs,
07:22parce que ce n'est pas
07:22un métier qui est sûr,
07:24c'est quelque chose
07:25qui est assez aléatoire
07:26et ça peut faire peur
07:28pour son enfant.
07:29Surtout que moi,
07:29j'étais lancée plutôt
07:30sur l'idée de faire
07:31des longues études.
07:32Donc tout d'un coup,
07:33on m'a un peu coupé
07:35l'herbe sous le pied
07:36tout en me donnant cette chance.
07:38J'ai un peu forcé la main
07:39à mon père au début
07:40qui était un peu réticent
07:42pour le premier film
07:43mais comme j'avais
07:44des bons points à l'école,
07:46il a accepté.
07:48Et ensuite,
07:48vous avez fait
07:48l'Académie Gréterie
07:49qui est l'équivalent
07:50de l'école du spectacle
07:51à Paris ?
07:51Oui, c'est ça.
07:52C'est l'équivalent
07:53d'un conservatoire de quartier.
07:55Et puis alors,
07:56vous avez trouvé à Cannes
07:57sur les marches du festival.
07:58L'émotion à ses ans
07:59et demi ou 17 ans ?
08:01C'était complètement dingue.
08:02J'étais très très très stressée.
08:05Oui, j'avais très peur.
08:06C'était un moment
08:07très spécial pour moi.
08:08Pareil, je pensais
08:09que ça ne se reproduirait pas.
08:11J'ai eu l'occasion
08:11de les monter plusieurs fois
08:13depuis.
08:14Le premier journal de 20h...
08:15Il faut croire en ses rêves.
08:16Exactement.
08:17Le premier journal de 20h,
08:18je crois que vous étiez
08:18totalement stressée.
08:21Je ne sais même plus
08:22ce que j'ai dit
08:23mais je pense que ça a dû
08:23être une catastrophe.
08:25Je ne m'attendais
08:25à rien du tout.
08:26On m'a dit
08:27tu t'assieds là,
08:28tu fais le journal de 20h,
08:29c'est en direct.
08:30Et vos débuts à la scène,
08:31je crois,
08:32Déborah François,
08:32c'est dans le rôle
08:33de Blanche Neige.
08:34Exactement.
08:35Oui, vous êtes très bien renseignée.
08:36Vous avez appelé ma maman.
08:37Non, non.
08:39Elle vous appelait
08:39ma petite princesse,
08:40votre maman.
08:41Oui, ma petite princesse.
08:43Maintenant,
08:43c'est passé à ma fée.
08:44Voilà.
08:45Et c'est vrai que votre maman
08:46a été très importante pour vous.
08:48Elle vous lisait des histoires
08:49et ça vous a formé
08:50dès votre enfance.
08:51Oui, oui.
08:52J'ai beaucoup lu avec mes parents.
08:54Mes parents étaient,
08:55sont d'ailleurs toujours
08:56de très grands lecteurs.
08:57Donc, on a beaucoup lu ensemble
08:58ce qui m'a énormément aidée
09:00et ce qui a ancré en moi
09:02vraiment un amour
09:02de la littérature.
09:05Et ils m'ont aussi emmenée au théâtre.
09:06Donc, mon amour de la scène.
09:08Et un amour
09:08de la langue française aussi.
09:10Absolument.
09:11Voilà.
09:11Et justement,
09:11cet amour de la langue française,
09:13vous l'avez exercé
09:14avec votre père
09:15à travers cette émission.
09:16Des chiffres et des lettres.
09:20Car vous avez joué
09:22aux chiffres et aux lettres.
09:23Mais tellement,
09:24oh là là,
09:24mais tellement,
09:24il ne fallait pas le rater.
09:25C'était tous les jours,
09:26tous les jours,
09:27tous les jours.
09:28Et c'est vrai que ça vous passionnait
09:29et que vous jouiez même
09:30avec votre père ?
09:31Ah oui,
09:31je jouais avec mon père
09:32et le moment où j'ai réussi
09:34quelques fois
09:35à être plus rapide que lui,
09:36c'était vraiment extraordinaire.
09:38Vous savez que ce jeu
09:38n'est pas hasard.
09:39Dans un taxi,
09:40Armand Jameau
09:40venait à la télévision
09:41pour proposer un jeu.
09:42Il a eu une autre idée
09:43dans le taxi.
09:44Il propose le mot le plus long
09:45qui s'appelait à l'époque
09:46Les Sept Lettres
09:46qui va être créé
09:48un dimanche sur deux au départ
09:49et de venir déchiffrer des lettres.
09:51Mais personne ne croyait
09:52à ce jeu
09:53qui est né vraiment
09:53en dix minutes
09:54entre son domicile
09:55et la maison de la télévision.
09:57Comme quoi,
09:58il y a des idées,
09:58il faut les attraper au vol.
09:59C'est vraiment un coup de génie.
10:01Et puis,
10:01vous jouiez aux échecs aussi.
10:02Oui,
10:03je joue aux échecs aussi.
10:04Ce n'est pas courant
10:05pour une petite fille ?
10:06Non,
10:06mais moi,
10:06j'ai toujours aimé
10:07les jeux de précision.
10:08J'ai toujours aimé
10:09les choses qui font réfléchir,
10:11les énigmes aussi.
10:13C'est vrai que mon père
10:14a beaucoup,
10:14beaucoup encouragé ça.
10:16Donc,
10:16il m'a toujours poussée
10:17que ce soit avec cette émission,
10:19que ce soit avec les échecs,
10:21que ce soit avec des jeux d'énigmes.
10:22Enfin,
10:22moi,
10:22je ne faisais que ça.
10:23J'étais une petite geek
10:25de six ans.
10:26Mais passionnée par tous
10:27et les dragons
10:28par tout ce qui se passait.
10:30Absolument.
10:31Ce n'est pas si courant,
10:32ça non plus.
10:33Non,
10:34mais je pense que peut-être
10:35en grandissant,
10:37j'ai été diagnostiquée.
10:39Je pense que je suis sur
10:40un bout sur le spectre
10:42de l'autisme.
10:44J'ai des intérêts
10:45très spécifiques.
10:46En tout cas,
10:47vous avez un intérêt
10:48pour le cinéma
10:48et on va l'évoquer
10:49à travers une autre date,
10:51le 20 avril 2009.
10:53A tout de suite
10:53sur Sud Radio
10:54avec Déborah François.
10:55Sud Radio,
10:56les clés d'une vie,
10:57Jacques Pessis.
10:58Sud Radio,
10:59les clés d'une vie,
11:00mon invité Déborah François.
11:01Nous parlerons tout à l'heure
11:02du film
11:03Les Tourmentés
11:04qui sort demain
11:05sur les écrans.
11:06On en revient
11:06à votre parcours.
11:07Vos débuts quand même
11:08prestigieux à Cannes
11:09avec les frères d'Ardène.
11:11Et puis,
11:11le 20 avril 2009,
11:13vous recevez un prix
11:14lié à cette comédienne.
11:16Je ne suis pas allée
11:18dans une acte school.
11:19Peut-être malheureusement,
11:20peut-être heureusement,
11:21je ne le sais pas.
11:22Le prix Romie Schneider
11:22à l'hôtel de ville de Paris.
11:24Un autre moment très fort.
11:25Oui, oui, bien sûr.
11:26Un moment très fort.
11:27Ça a été une année de prix,
11:29d'ailleurs,
11:29cette année-là.
11:31J'ai eu le César la même année.
11:33Et c'était...
11:34C'est assez incroyable,
11:37forcément.
11:37Moi,
11:37j'ai mis longtemps
11:39à croire en moi
11:41et à croire
11:41que j'avais ma place
11:42dans ce métier.
11:43Comme beaucoup
11:44de jeunes comédiens
11:45ont tous un peu
11:46ce syndrome
11:47de l'imposteur
11:47au début.
11:48Et c'était vraiment,
11:49pour moi,
11:50une façon
11:50qu'avait le monde du cinéma
11:52de me donner vraiment
11:55la bienvenue,
11:55de me dire
11:56que j'avais ma place
11:57qui était là.
11:58En plus,
11:58l'hôtel de ville de Paris,
11:59c'est prestigieux.
12:01C'est magnifique
12:01à l'intérieur.
12:02Si vous ne l'avez jamais visité,
12:03il faut y aller.
12:04Exact.
12:04Alors,
12:04il se trouve en plus
12:05que ce prix Romie Schneider
12:06est décerné chaque année
12:07d'une jeune comédienne.
12:09Il y avait juste avant vous
12:10Juliette Binoche
12:11et Audrey Dana.
12:12Oui,
12:12j'étais très bien entourée.
12:16D'ailleurs,
12:16j'ai toujours...
12:17Je l'ai,
12:17le prix chez moi,
12:18je l'ai encadré.
12:19Et alors,
12:20justement,
12:21ce César,
12:22du Meilleur Espoir Féminin,
12:24vous l'avez reçu
12:25pour le premier jour
12:26du reste de ta vie,
12:27après avoir été nommée
12:28quand même deux fois
12:28au César
12:29des années précédentes,
12:30ce qui n'est pas si courant
12:31pour une famille.
12:31Oui, comme quoi,
12:32il ne faut jamais perdre espoir.
12:34La troisième fois,
12:35comme on dit en anglais,
12:37« Thirst time is a charm ».
12:38On l'a la troisième fois.
12:41Et du coup,
12:41je ne m'y attendais pas
12:42parce que comme j'y étais allée
12:43deux fois en me disant
12:44« Ah bah,
12:45moi,
12:46j'étais déjà contente
12:46juste d'être là.
12:47Donc,
12:47c'était pas...
12:48Voilà,
12:48mais j'étais repartie
12:49sans avoir le prix.
12:51Et donc,
12:52cette fois-là,
12:52je ne m'y attendais pas du tout.
12:53Donc,
12:53ils ont dit mon nom,
12:54je n'y croyais pas.
12:56Il faut dire quelques mots ensuite.
12:57Oui,
12:58il faut dire quelques mots.
12:59Alors,
12:59je crois que j'ai beaucoup bafouillé.
13:01Je n'ai pas forcément dit...
13:03Enfin,
13:03j'aurais dû peut-être préparer
13:04quelque chose de plus.
13:06Mais en même temps,
13:07voilà,
13:08c'était...
13:08J'ai dit ce que j'avais sur le cœur
13:10et ça sortait de l'estomac.
13:12J'arrivais pas à y croire.
13:13Oui,
13:13mais en plus,
13:14les critiques ont salué
13:15votre performance.
13:16Enfin,
13:16Le premier jour du reste de ta vie,
13:18c'est un film
13:19où vous jouez
13:19une jeune adolescente
13:20un peu paumée
13:21qui vit ses premières amours.
13:23Ce n'était pas simple à jouer.
13:24Non,
13:25mais c'était...
13:26En fait,
13:26je pense que j'ai mis
13:27toute l'adolescence
13:28que moi,
13:28je n'ai pas vécue.
13:29C'est-à-dire toute l'adolescence
13:31très rebelle,
13:33très...
13:33Voilà,
13:33à prendre position,
13:35à être en conflit
13:35avec ses parents.
13:37Peut-être aussi
13:37parce que mon adolescence
13:39s'est arrêtée assez tôt
13:40vu que j'ai commencé
13:41à travailler assez tôt.
13:44Donc,
13:44j'avais dit,
13:45voilà,
13:45je vais prendre tout ce que
13:46je n'ai pas mis
13:46dans mon adolescence à moi
13:47pour le mettre dans ce film
13:48et en général,
13:49quand les gens m'en parlent,
13:50c'est avec...
13:51Ils aiment bien ce film.
13:52C'est un film
13:53qui touche toutes les générations
13:54justement parce que
13:55ça touche des ados,
13:56ça touche des parents.
13:57On s'identifie chacun
13:58à quelqu'un de différent
13:59dans cette famille,
14:00en fait.
14:00Et votre partenaire,
14:01c'est quelqu'un
14:02qui a débuté encore plus jeune
14:03que vous,
14:04qui était Zabou Bretman.
14:05Oui.
14:06Car en fait,
14:06c'est la fille
14:07de Jean-Claude Deray
14:08et de Céline Léger
14:09qui ont réalisé
14:10et joué dans
14:11Thierry Lafronde
14:11et elle a débuté
14:12il y a trois ans
14:13dans un épisode
14:14de Thierry Lafronde.
14:15Waouh !
14:15Ah oui,
14:16trois ans là,
14:17je ne suis pas en compète.
14:18Franchement,
14:19bravo !
14:20Alors,
14:20il y a aussi,
14:20il y a eu d'autres prix.
14:22Il y a eu un prix prestigieux
14:23qu'on connaît peu,
14:24c'est le prix Suzanne Bianchietti
14:25qui est décerné chaque année
14:26depuis 1937
14:27et qui est décerné
14:28à l'espoir de la comédienne,
14:30la jeune actrice
14:30la plus prometteuse.
14:32Voilà,
14:33j'étais prometteuse
14:33à ce moment-là.
14:34C'est quelque chose
14:35qu'on peut vous dire
14:36quand vous n'avez pas
14:37encore 25 ans.
14:38Comment on ressent tout ça
14:39alors qu'on a débuté
14:40un peu par hasard ?
14:42Encore une fois,
14:43pour moi,
14:43je ne réalisais pas
14:45à quel point
14:45tout ça était important.
14:48Pour moi,
14:48c'était surtout
14:49une validation.
14:50C'était surtout
14:51une validation
14:51de mon métier
14:52et ça m'a permis
14:53moi-même
14:54de prendre confiance en moi.
14:56Et puis,
14:56il y a un autre film
14:57après qui a été important.
15:00C'est un film
15:02où vous jouez du piano,
15:03La tourneuse de pages.
15:05Absolument.
15:05Et c'est drôle
15:05que vous pensiez ça
15:06parce que tout le monde
15:07me dit que je joue du piano
15:08dans la tourneuse de pages
15:09et il n'y a que moi
15:10qui ne touche pas
15:11une note de piano.
15:13Non,
15:13on voit vos mains
15:14qui sont sur le clavier
15:15et après,
15:16la musique arrive.
15:17Non.
15:18Ah non,
15:18non,
15:18non.
15:19Non,
15:19moi,
15:19je ne fais que tourner les pages.
15:21Comme le dit le rôle titre,
15:23c'est vraiment Catherine Fraud
15:24qui a vraiment,
15:25elle,
15:25joué du piano.
15:27La petite fille
15:27qui joue,
15:28moi,
15:28dans le film,
15:29joue du piano.
15:30Mais c'est drôle
15:30parce que tout le monde
15:31pense que j'ai appris
15:32à jouer du piano
15:33pour ce film
15:33alors que j'ai appris
15:35à lire la musique.
15:36Mais c'est déjà pas mal.
15:37C'est déjà pas mal,
15:37bien sûr,
15:38bien sûr.
15:39Mais moi,
15:39je me souviens aussi
15:40de Mélanie Laurent
15:40dans un film
15:41qui s'appelle
15:41Le Concert
15:42que vous avez peut-être vu.
15:43Oui,
15:43alors le violon,
15:44on est encore sur un instrument
15:46très complexe aussi.
15:47Elle a appris à jouer du violon
15:48et la scène finale
15:49où elle pleure d'émotion
15:51au Châtelet devant 3000 personnes,
15:53elle a vraiment pleuré
15:54pendant le tournage
15:55qui n'était pas prévu
15:55et la scène a été gardée.
15:57Oui.
15:57Et c'est un grand moment
15:58d'émotion.
15:58Sans doute parce qu'on pouvait
16:03faire un piano
16:03mais c'était pour populaire
16:05alors que personne dans ce film
16:06ne se souvient
16:06que je touche un piano
16:07donc vous voyez
16:08la magie du cinéma.
16:11Et puis,
16:11il y a eu aussi,
16:13grâce à ce film,
16:14Cannes pour la deuxième fois
16:15un certain regard.
16:16On a presque une société racane
16:18dans ces cas-là
16:18des bras, François.
16:20Oui,
16:20c'est incroyable
16:21surtout sur si peu de temps.
16:23En plus,
16:24avec l'enfant,
16:24c'était les marches rouges
16:26du festival
16:27et pour un certain regard,
16:29c'est les marches bleues.
16:31Donc,
16:31j'avais l'impression
16:31de faire un petit peu
16:32toutes les catégories
16:33et j'étais moins stressée.
16:37J'ai pu vraiment
16:37plus profiter
16:39de mon festival
16:40en étant
16:41beaucoup moins
16:42beaucoup moins angoissée.
16:43Alors,
16:44ce qui est aussi angoissant,
16:45c'est qu'après l'enfant,
16:46vous avez bien sûr
16:47eu pas mal de propositions.
16:48Il y avait plusieurs pistes.
16:50Bon,
16:50il y avait les études,
16:51ce n'était pas question
16:51mais vous avez eu
16:53immédiatement
16:54un instinct
16:55à la lecture d'un scénario
16:56où vous savez
16:57que vous voulez tourner le film.
16:58Oui,
16:59et c'est ce qui s'est passé
16:59d'ailleurs pour la tourneuse de pages.
17:01Quand j'ai lu le scénario
17:02et que je l'ai fermé,
17:03je me suis dit
17:03qu'il faut absolument
17:04que j'ai ce casting
17:06parce que c'est mon rôle
17:08en fait.
17:09En fermant le scénario,
17:10je me suis dit
17:11c'est mon rôle.
17:12Je pense que
17:13pas qu'il n'y a que moi
17:14qui peux le faire
17:15mais en tout cas
17:15que j'ai une façon de le faire
17:16que personne n'autre n'aura.
17:18Et donc,
17:19c'était vraiment important
17:19pour moi
17:20de me lancer là-dedans.
17:21C'est un rôle,
17:23c'est vraiment le joueur de rôle
17:24qui me plaît.
17:24Oui,
17:24vous êtes un peu
17:25une manipulatrice.
17:26Oui,
17:26c'est un personnage
17:27très ambigu
17:27et moi,
17:28c'est ce que j'aime,
17:29c'est l'ambiguïté justement,
17:31c'est de chercher
17:31toute l'ambiguïté
17:32de l'âme humaine en fait.
17:35Il a fallu ensuite
17:36passer le casting
17:37et être
17:37l'heureuse élue.
17:39Oui,
17:40après ça,
17:41c'est la magie.
17:42J'y suis allée,
17:43j'étais
17:44très,
17:45très,
17:45très motivée
17:46pour avoir le rôle.
17:47Mais vous avez
17:48encore une fois
17:48cette intuition
17:49qui vous permet
17:50d'aller vers
17:51ce que vous aimez.
17:52Oui,
17:52c'est pas si courant ?
17:55Je sais pas,
17:56je sais pas
17:56parce qu'on vit
17:57jamais qu'une seule vie
17:57donc moi je suis
17:58qu'à ma place
17:59mais je pense
18:00que c'est important
18:01être comédien
18:03c'est quelque chose
18:03qui vient des tripes,
18:05c'est très organique
18:08en fait
18:08et du coup
18:10j'ai l'impression
18:10que ce qui est organique
18:12tend aussi
18:13à avoir
18:13de l'intuition
18:14et je pense que
18:15c'est choisir des rôles
18:16qui sont le plus possible
18:18différents les uns des autres
18:18parce que si je suis comédienne
18:19c'est pour vivre
18:20toutes les vies
18:21que je pourrais pas vivre.
18:22Voilà,
18:22en même temps
18:23vous êtes restée fidèle
18:24toujours à cette marque de fabrique
18:26choisir vos rôles
18:27ne pas vous tromper.
18:28J'essaye,
18:29après on sait
18:29si on s'est trompé
18:30quand le film sort.
18:32Et puis
18:32vous avez continué
18:33d'abord à tourner en Belgique
18:35il y a un film
18:35qui s'appelle
18:36Les Fourmis Rouges
18:36qui a été aussi
18:37un événement.
18:39Oui,
18:39Les Fourmis Rouges
18:40c'était mon premier
18:41c'était mon film
18:43en Belgique
18:43juste après
18:44l'enfant
18:46où j'ai pu rencontrer
18:47Frédéric Pierrot
18:49et Julie Gaillet
18:51notamment
18:51et
18:52commencer aussi
18:54à collaborer
18:54avec des acteurs
18:55français
18:56c'était un super tournage.
18:58Et justement
18:58après la Belgique
18:59il a bien fallu aller en France
19:01Déborah François.
19:01Oui,
19:02la France m'a appelée
19:03j'ai eu cette chance.
19:05Vous pensiez un jour
19:06vous installer en France
19:07à Paris ?
19:08Non,
19:08je n'y pensais pas du tout.
19:10À la base
19:11comme je l'ai dit
19:13j'étais partie
19:13pour faire des études
19:15un peu longues
19:16donc pour rester chez mes parents
19:17un peu longtemps
19:17et puis finalement
19:18je me retrouve
19:19à 18 ans
19:20à prendre un appartement
19:21à commencer
19:23à être comédienne
19:24les rôles s'enchaînent
19:25et au bout d'un moment
19:26on se rend compte
19:27que quand on n'a pas fait
19:28ses études
19:28en Belgique
19:30ou dans le pays
19:31où on vit
19:31finalement
19:32tous mes amis
19:33faisaient partie
19:34du cinéma en France.
19:36Donc il fallait se rapprocher
19:37et du travail
19:37et des amis.
19:38Et vos parents
19:40étaient fiers de vous
19:41rassurés ?
19:42Oui bien sûr
19:42bien sûr
19:43ils le sont toujours aujourd'hui.
19:44Et il y a un film aussi
19:45qui a marquanté
19:46dans votre carrière
19:47et dont le titre
19:48rappelle une chanson.
19:56L'été indien
19:56vous connaissez ?
19:57Vous savez que
19:58Joe Dassin
19:58ne voulait pas
19:59cette chanson
19:59en disant
20:00Marie-Laurent Saint
20:01ça ne dira rien à personne.
20:03Oui.
20:03Et finalement
20:04Absolument
20:05et d'ailleurs
20:05je pense qu'il en avait
20:07un peu marre
20:07au bout d'un moment
20:08j'ai eu plusieurs interviews
20:09où il en avait marre
20:10quand je lui parle
20:11de l'été.
20:11Et là encore
20:12vous jouez une adolescente
20:13un peu plus âgée
20:14mais encore adolescente.
20:16C'est ce qui est chouette
20:17et pas chouette
20:18quand on commence jeune
20:19c'est que du coup
20:19on peut jouer
20:21les adolescents
20:22pendant assez longtemps
20:23les adolescents
20:24les étudiants
20:25encore une fois
20:26j'ai eu l'impression
20:27d'explorer
20:28un petit peu
20:29les adolescents
20:29ce que je n'avais pas
20:30pu avoir moi
20:31en jouant
20:33tous ces rôles.
20:34Donc ça c'était
20:34intéressant
20:35puis à chaque fois
20:36c'était des rôles
20:37qui étaient
20:37et des personnages
20:39qui étaient quand même
20:39vraiment très très différents
20:40que ce soit physiquement
20:42ou dans le rôle
20:43à interpréter.
20:44Il y en a eu
20:45beaucoup d'autres
20:46et puis il y a une autre
20:47table dans un genre
20:47différent qui est importante
20:48elle est récente
20:49c'est le 7 mars 2025.
20:51à tout de suite
20:52sur Sud Radio
20:52avec Déborah François.
20:54Sud Radio
20:55les clés d'une vie
20:56Jacques Pessis
20:57Sud Radio
20:58les clés d'une vie
20:59mon invité Déborah François
21:00nous parlerons tout à l'heure
21:01de Les Tourmentés
21:02un film qui sort
21:03demain sur les écrans
21:04on évoque votre carrière
21:06qui a débuté
21:06très jeune
21:07avec
21:08avec les frères d'Ardennes
21:09qui a continué
21:10et puis
21:11j'ai une date récente
21:12parce que
21:12c'est la date
21:13où vous retrouvez
21:14vraiment la Belgique
21:15le 7 mars 2025
21:16c'est un retour aux sources
21:17on vous appelle
21:19Madame la Présidente
21:20car vous présidez
21:21le jury
21:22de la compétition internationale
21:23du 40ème
21:24Love International Film Festival
21:26à Mons.
21:27Absolument
21:27et d'ailleurs
21:28je suis retournée
21:30pour ça
21:31en Belgique
21:31en tant que présidente
21:33et
21:33j'ai été aussi
21:34présidente
21:36des Magritte
21:38cette année
21:38qui est l'équivalent
21:41des Césars
21:42en France
21:42donc
21:43ça a été une année
21:44de retour
21:45à la Belgique
21:46ça plus le fait
21:46de tourner
21:47avec Lucas Bellevaux
21:48c'est le retour
21:49aux sources
21:50c'est le retour
21:50justement ce festival
21:52des films d'amour
21:53il a été créé
21:53en 84
21:54par un conseiller
21:57municipal
21:57de Mons
21:58et c'est vraiment
21:59devenu un événement
22:00important
22:00dont on parle peu
22:01en France
22:01mais la ville de Mons
22:02s'est mobilisée
22:03pendant plusieurs jours
22:04absolument
22:04c'est un des plus gros
22:05festivals en Belgique
22:07où il y a énormément
22:08de films qui viennent
22:09ils ont une très belle sélection
22:11et j'ai eu la chance
22:13d'avoir un très chouette jury
22:14cette année
22:14donc j'ai accepté
22:16tout de suite
22:16quand ils l'ont dit
22:17puisque j'étais disponible
22:18donc il m'avait déjà proposé
22:19pour une édition précédente
22:21mais j'étais en tournage
22:22mais en plus
22:23présidente
22:24c'est une responsabilité
22:25quand on connaît
22:26votre rigueur
22:27Déborah François
22:28oui bah moi je suis
22:30en tant que grande anxieuse
22:32forcément
22:33dès qu'on me propose
22:34une responsabilité
22:35comme ça
22:36ou quelque chose
22:37de nouveau
22:37j'ai tendance
22:38à dire oui
22:39par réflexe
22:41pour me lancer
22:42justement
22:42comme ça
22:43un peu
22:43dans l'inconnu
22:44et me forcer
22:45finalement
22:45à passer
22:46au-dessus de l'anxiété
22:47mais en fait
22:47ça c'est très bien
22:48ça se passe toujours bien
22:49en Belgique
22:49on va pas se mentir
22:50ça se passe toujours bien
22:51en Belgique
22:52même chaque fois
22:53que vous entrez
22:53dans un film
22:54pour vous
22:54c'est un grand saut
22:55dans le vide
22:55oui
22:56c'est pour ça
22:57qu'il faut dire oui
22:58et après
22:58une fois qu'on a dit oui
22:59on est obligé d'assumer
23:00c'est mon seul conseil
23:03alors la ville de Mons
23:04il y a quand même
23:05un évangéliste
23:06qui arrive
23:06je crois
23:07en décembre 1878
23:08qui voit le travail
23:09des mineurs
23:10il est frappé
23:11il fait quelques dessins
23:11il va quitter
23:12cette fonction
23:13et devenir peindre
23:14c'est Vincent Van Gogh
23:15incroyable
23:16il a débuté à Mons
23:17ses premiers dessins
23:18je savais pas
23:18que c'était à Mons
23:19qu'il avait débuté exactement
23:20en pays minier
23:22qui est l'artiste
23:23incroyable
23:23alors vous parliez
23:24des Magritte
23:25et effectivement
23:26vous avez été nommée
23:27simplement en 2013
23:28pour un film
23:29qui a fait beaucoup parler
23:30qui était
23:31Les tribulations
23:31d'une caissière
23:32Déborah François
23:33oui
23:33on en parle encore
23:34d'ailleurs beaucoup
23:34en Belgique
23:36adaptée dans le livre
23:38d'une jeune femme
23:39qui a été caissière
23:40et du coup
23:40qui a un peu
23:41pris toute son expérience
23:44ses anecdotes
23:45et tout ça
23:46et on en a fait un film
23:47avec notamment
23:49Alice Belaidi
23:49avec Elzazie Bercht
23:52et on a tourné
23:53trois semaines
23:55dans un supermarché
23:55de nuit
23:56parce que le supermarché
23:57était en fonctionnement
23:58donc ça je m'en souviens
23:59très très bien
23:59les trois semaines
24:01de nuit
24:01c'est à dire
24:02qu'on doit commencer
24:03quand le supermarché
24:04a fermé
24:05donc on faisait 22h
24:065h du matin
24:07tous les jours
24:08de nuit
24:08et vous avez appris
24:09à vous servir
24:10d'une caisse
24:11oui et il se trouve
24:13que ça a été
24:13mon seul job
24:14d'étudiante
24:15ça tombe bien
24:15bizarrement
24:16c'était mon seul job
24:17d'étudiant
24:18et du coup
24:18je me suis dit
24:18bon ça va
24:19normalement la caisse
24:20je sais faire
24:21j'ai eu un petit
24:21rafraîchissement
24:22avec les gens
24:23du supermarché
24:24et puis ça s'est bien passé
24:26c'est une jolie
24:27comédie romantique
24:28d'ailleurs
24:28oui et le livre
24:29elle a fait un tabac
24:30justement
24:30et Anna Sam
24:31ensuite a fait
24:32un peu de télévision
24:33elle est aujourd'hui
24:34professeure de lettres
24:35à Rennes
24:35waouh
24:36mais elle était déjà
24:37professeure de lettres
24:38oui elle est revenue
24:38parce qu'elle a arrêté
24:39les médias
24:40elle est revenue là-dedans
24:41alors il se trouve
24:42que ce travail
24:44dans le supermarché
24:45ça rappelle quand même
24:46Édouard Leclerc
24:46je ne sais pas si vous le savez
24:47Édouard Leclerc était au départ
24:48un petit épicier
24:49qui était marchand de chocolat
24:51en gros
24:52qui avait fait
24:53dans un coin de sa maison
24:54une petite boutique
24:55puis il a commencé
24:56à appeler les producteurs
24:57et à travailler directement
24:58avec eux
24:59et c'est comme ça
25:00que sont nés
25:00les premiers supermarchés
25:01moi j'admire
25:02de toute façon
25:03j'admire l'entrepreneuriat
25:04les gens qui font
25:05des entreprises
25:06on me demande souvent
25:08si j'ai peur
25:09quand je monte sur scène
25:10ou quand je suis sur un plateau
25:11mais je trouve que ça
25:11ça fait beaucoup plus peur
25:12ah bon pourquoi ?
25:13on prend des risques
25:15on prend des risques
25:16de dingue
25:17et puis il faut des
25:17il faut beaucoup
25:18il faut être très organisé
25:20il faut être très rigoureux
25:21il faut plein de qualités
25:22que je leur laisse
25:23parce que moi je ne les ai pas
25:25moi je trouve que ça fait
25:25beaucoup plus peur
25:26que ce que je fais
25:27mais vous êtes très organisée
25:28et très rigoureuse aussi
25:29Deborah-François
25:30j'essaye pour mon travail
25:32mais si je devais lancer
25:33une entreprise
25:33je pense que ça me terrifierait
25:34beaucoup plus
25:35que n'importe quel plateau
25:36vous avez plusieurs reprises
25:37personnelles
25:38qui ne marchent pas mal
25:38et d'ailleurs il y a un film
25:40je suis mon seul produit
25:41comme tous les comédiens
25:42c'est un bon produit apparemment
25:44il y a aussi un film
25:45qui a marqué un tournant
25:45dans votre carrière
25:46Étre secrétaire
25:54c'est moderne
25:55toutes les filles
25:56il faut être secrétaire
25:57Populaire
25:58Populaire
25:59un film qui est votre première comédie
26:01oui
26:02c'est ma première comédie
26:05j'en ai fait d'autres après
26:06le premier jour
26:09du reste de ta vie
26:09ça peut être considéré
26:10aussi comme une comédie
26:11un peu doux amère
26:13mais c'est vrai que
26:13oui Populaire
26:14on est vraiment sur
26:15une comédie
26:16on est sur
26:16moi j'ai adoré ce film
26:19j'adore tout
26:20dans ce film
26:20j'ai adoré le tournage
26:21j'adore le réalisateur
26:23Régis Ronsard
26:24j'ai adoré l'époque
26:26c'est une époque
26:27pour les vêtements
26:28et tout ça
26:29j'adore l'esthétique
26:30de ce film
26:31j'ai adoré lire
26:33et jouer
26:34Rose Panfil
26:34c'est vraiment
26:35ça reste un de mes
26:36meilleurs souvenirs
26:37en plateau
26:37j'ai une vraie tendresse
26:39pour ce personnage
26:39oui c'est un film
26:40qui se passe à la fin
26:41des années 50
26:42c'est Romain Duris
26:43qui l'avait réalisé
26:44non c'est Régis Ronsard
26:46mais c'était avec Romain Duris
26:47c'était avec Romain Duris
26:48oui exactement
26:48et c'est une femme
26:51qui tente sa chance
26:51comme secrétaire
26:52et qui va devenir
26:53dactylo
26:54et participer à un concours
26:56et vous avez appris
26:56la dactylographie pour ça
26:58oui oui
26:58j'ai fait
26:59trois mois
27:00de dactylo
27:01avant
27:02pour qu'on réussisse
27:04à avoir une vitesse
27:05qui soit
27:05en cohérence
27:06avec le fait
27:07qu'elle fait
27:07vraiment des concours
27:08de vitesse dactylographie
27:10donc il fallait
27:10que ce soit
27:11très précis
27:12et j'en ai fait
27:14tous les jours
27:14tous les jours
27:14tous les jours
27:15j'ai fini avec une tendinie
27:16tellement on s'entraînait
27:18mais c'est vrai
27:18que c'est assez
27:19peu courant
27:20de plonger autant
27:22dans les personnages
27:23comme vous le faites
27:23Deborah François
27:24mais j'adore ça
27:25en fait
27:25je sais pas
27:26je sais pas pourquoi
27:27je sais pas pourquoi
27:28je ferais ce métier
27:29si c'est pas pour m'immerger
27:30justement complètement
27:31là-dedans
27:32là pour populaire
27:33j'étais dans les années 50
27:35les années
27:36et le début
27:37des années 60
27:37donc j'étais que
27:38dans cette iconographie
27:40il y avait des dessins
27:41des coupures de presse
27:43partout chez moi
27:44de ces années-là
27:45j'ai regardé
27:46des documentaires
27:47je me suis vraiment
27:48immergée à fond
27:50dans ce personnage
27:51même dans la
27:51essayer d'être
27:53un tout petit peu
27:54pas trop
27:54parce qu'il faut pas
27:55tomber dans la caricature
27:56mais un petit peu
27:57dans la gestuelle
27:58en fait des films
27:59de ces années-là
28:00de l'image
28:01que nous on a
28:02du cinéma
28:03des années 50-60
28:04Oui et vous aviez
28:05un modèle
28:06c'est Audrey Byrne
28:07dans Drôle de Fimous
28:08et My Fair Lady
28:09je crois
28:10Oui mais Audrey Byrne
28:11voilà c'est
28:12une icône pour moi
28:14Vous savez que
28:15En voilà une encore
28:15qui est née à Bruxelles
28:16Exactement
28:17et alors quand elle a tourné
28:18My Fair Lady
28:19elle a accepté le rôle
28:21et si le rôle
28:21n'avait pas été
28:22accordé pour elle
28:24c'était Elisabeth Taylor
28:25qui était candidate
28:26Oui je sais
28:27mais quand même
28:27Audrey dans ce film
28:28enfin je veux dire
28:29voilà je pense que
28:30ce film
28:31n'aurait pas été le même
28:31même si évidemment
28:33Elisabeth Taylor
28:33est une immense actrice
28:34mais pour moi
28:35Audrey ça reste ma préférée
28:37Et comme Dactylo
28:38vous savez qu'il y a
28:39une comédienne célèbre
28:40qui a débuté pendant la guerre
28:41pour gagner sa vie
28:42comme Dactylo
28:42c'est Simone Signoret
28:44Dingue
28:45Oui
28:45Elle elle n'aurait pas eu
28:46besoin de s'entraîner
28:48pour le coup
28:48Je crois qu'il y a un peu
28:49de problème
28:50Alors votre problème
28:51c'est que
28:52vous passez
28:54d'un genre à un autre
28:55et l'angoisse
28:56n'est pas la même
28:56quand on joue une comédie
28:57ou quand on joue un drame
28:58je crois
28:58La préparation
29:00La préparation
29:01non mais la préparation
29:02après est différente
29:03d'un rôle à l'autre
29:04même quand c'est
29:05de drame
29:06mais je pense
29:08j'ai toujours pensé
29:09que la comédie
29:10nécessitait
29:11beaucoup plus de précision
29:12que le drame
29:14dans le sens où
29:15il y a mille façons
29:16de faire pleurer quelqu'un
29:18ou d'être ému
29:19mais par contre
29:20souvent il n'y en a
29:20qu'une seule
29:21de faire rire
29:21cette personne
29:22avec un texte
29:25en particulier
29:26je trouve qu'il y a
29:27quelque chose
29:27dans la mécanique
29:28du rire
29:28qui est beaucoup
29:29plus précis
29:29Et c'est pas simple
29:31au départ ?
29:32Non non
29:32c'est pas simple
29:33forcément
29:35ça fait peur
29:37oui ça fait peur
29:38d'une façon différente
29:39peut-être aussi
29:40parce que moi
29:40j'ai eu l'occasion
29:42de faire plus
29:42de drame
29:43et du coup
29:44c'est quelque chose
29:45qui me parle beaucoup
29:46qui parle à mon côté
29:47nostalgique
29:48et peut-être que
29:48la comédie
29:49c'est quelque chose
29:50qui joue plus
29:51sur mes compétences techniques
29:53Oui mais en même temps
29:54dans la vie
29:54vous êtes joyeuse
29:56toujours prête à rire
29:58donc c'est pas si compliqué
29:59que ça théoriquement
30:00Non mais mes amis
30:01me disent tout ça
30:01mais je comprends pas
30:02pourquoi tu fais pas
30:02plus de comédie
30:03parce que dans la vie
30:04je suis pas du tout
30:05quelqu'un de sinistre
30:07ou de nostalgique
30:08mais après
30:09c'est qu'est-ce qu'on va chercher
30:11au fond de soi
30:12on a tous
30:12ces petites failles
30:14donc moi
30:14j'ai un peu de facilité
30:16à les trouver
30:16donc c'est pour ça
30:17peut-être qu'on me demandera
30:18plus facilement
30:19de pleurer que de rire
30:20mais j'adore rigoler
30:21appelez-moi
30:21par des comédies
30:22Alors il y a un film
30:24justement où votre
30:24nervosité naturelle
30:26vous l'avez développé
30:27c'est une comédie
30:28c'est ta famille
30:29t'adore
30:29Ma famille t'adore déjà
30:31oui absolument
30:31c'est avec
30:33une comédie
30:34avec Arthur Dupont
30:35et qui c'était
30:36très agréable
30:37de tourner
30:38d'ailleurs
30:38avec Marianne Chazelle
30:42avec Thierry Lhermitte
30:43et c'est vrai que
30:44tourner
30:44avec ces acteurs-là
30:46c'est un rêve
30:47de petite fille
30:47Vous avez bien un rôle
30:49Moi j'étais au spectacle
30:50je l'ai regardé jouer
30:51j'étais fascinée
30:52ils sont géniaux
30:53Oui en même temps
30:54vous avez un rôle
30:54un peu d'une femme mythomane
30:55alors que dans la vie
30:56je crois
30:57mythomane ?
30:58pas du tout
30:58je vois pas du tout
30:59ce que vous voulez dire
31:00Elle mentait un petit peu
31:03dans le film
31:03Oui oui
31:04elle ment tout le temps
31:05Et justement
31:06vous il paraît que dans la vie
31:07vous êtes une très mauvaise
31:08menteuse
31:09Oui parce que je pense
31:10que je mets tout
31:11je mets tout dans mon métier
31:12donc je trouve que
31:14le mensonge dans la vie
31:15c'est un vrai
31:16c'est un vrai poids
31:17ça reste
31:18ça reste sur l'estomac
31:19et tant qu'on peut
31:21s'éviter ça
31:21ça fait du bien
31:22c'est pas très bon
31:23pour la santé
31:23Oui en plus
31:24En tout cas pour la mienne
31:25moi je
31:25ça me fait
31:26me manger moi-même
31:28donc
31:28Je crois que d'ailleurs
31:29vos parents
31:30vous avez tenté de mentir
31:30devant vos parents
31:32ils n'ont jamais cru
31:33à vos mensonges
31:34Ah je sais pas
31:35ils croient à mes films
31:35en général
31:36mais non
31:37je leur ment pas souvent
31:38Alors il y a aussi
31:40une carrière internationale
31:41qui s'est développée
31:42et ça vous ne l'auriez
31:42jamais imaginé
31:43ça a commencé
31:44avec London Nights
31:45Oui avec London Nights
31:47qui était pour le coup
31:48très international
31:49tourné par un réalisateur
31:51argentin
31:52au casting
31:53on avait
31:54un acteur hollandais
31:55on avait un acteur
31:56espagnol
31:58on avait moi
31:59qui viens de Belgique
32:00et on tournait à Londres
32:01c'était
32:02voilà
32:03on ne pouvait pas faire
32:03plus melting pot
32:05que ça
32:06et c'était
32:07c'était un tournage génial
32:08aussi parce que
32:09encore une fois
32:09c'est encore une autre expérience
32:11moi j'adore tourner
32:12dans des langues
32:13qui ne sont pas la mienne
32:14Oui et là vous avez tourné
32:15en espagnol
32:15alors que vous ne parliez pas
32:16un mot d'espagnol
32:17Au départ non
32:18je ne parlais pas
32:19un mot d'espagnol
32:19et quand le réalisateur
32:20le réalisateur au départ
32:22voulait qu'on le tente
32:23en anglais
32:23et ça a changé
32:24en cours de route
32:25il a décidé
32:26qu'on le fera en espagnol
32:27pour des questions
32:28de production
32:29etc
32:29et donc je lui ai dit
32:31à ce moment-là
32:31ah mais est-ce que ça veut dire
32:32que tu ne me veux plus
32:34moi comme actrice
32:35est-ce que ça veut dire
32:35que tu vas apprendre
32:36une actrice espagnole
32:36et il m'a dit
32:37non non pas du tout
32:38je pense que tu peux
32:38apprendre l'espagnol
32:39il n'y a pas de problème
32:40on tourne dans trois mois
32:40donc voilà
32:43je me suis lancée
32:44et j'ai une certaine
32:45affinité avec les langues
32:47puis surtout
32:47l'idée de ne pas pouvoir
32:49communiquer avec les gens
32:50sur le tournage
32:51je pense m'a beaucoup poussée
32:52donc je me suis
32:53je me suis complètement
32:54immergée
32:55voilà
32:56j'ai appuyé sur l'interrupteur
32:57j'ai éteint le français
32:58j'ai commencé à allumer
33:00l'espagnol
33:00et ça m'a beaucoup servie
33:02et maintenant
33:03je suis bien
33:04en espagnol aussi
33:05voilà
33:05et il y a un film aussi
33:06qui a beaucoup marqué
33:07car vous avez vécu
33:08un moment très fort
33:09c'est la place de la Concorde
33:10fermée une nuit
33:11pour les femmes de l'ombre
33:12c'était incroyable
33:13voir la place de la Concorde
33:15complètement fermée
33:16et en plus
33:17il y avait des gens
33:18qui étaient un peu
33:18enfin les gens se demandaient
33:20un petit peu
33:20ce qu'on faisait
33:21ceux qui ne voyaient pas
33:22que c'était un tournage
33:23c'est vrai que du coup
33:24il y avait des inscriptions
33:25en allemand
33:26avec des plaques nazies
33:27enfin
33:28ce qu'il y avait
33:29pendant la guerre
33:29en fait
33:30les femmes de l'ombre
33:32voilà
33:33les femmes résistantes
33:34et je jouais
33:34une résistante
33:35aussi
33:36et c'est vrai
33:37que de voir
33:38cette place
33:39complètement fermée
33:40avec des soldats
33:41enfin des soldats
33:42des figurants
33:43habillés en soldats
33:44allemands
33:45avec que des voitures
33:46d'époque
33:47et tout
33:47c'est quand on voit
33:48des décors comme ça
33:49c'est aussi pour ça
33:50que j'adore mon métier
33:51c'est parce qu'on fait
33:52des recréations
33:54qui sont incroyables
33:55c'est une opportunité
33:56folle de voir
33:57ce goût en fait
33:58d'histoire
33:59exactement
34:00et bien les opportunités
34:01ont continué
34:02et on va les évoquer
34:03à travers la date de demain
34:04le 17 septembre 2025
34:05à tout de suite
34:06sur Sud Radio
34:07avec Déborah François
34:09Sud Radio
34:10les clés d'une vie
34:11Jacques Pessis
34:12Sud Radio
34:12les clés d'une vie
34:13mon invité
34:14Déborah François
34:14on a évoqué
34:15votre parcours
34:16très varié
34:17depuis vos débuts
34:18à 16 ans
34:19avec les frères d'Ardenne
34:21avec des tas de films
34:21et demain
34:22le 17 septembre 2025
34:24sera un film
34:26Les Tourmentés
34:26dont voici
34:27la bande-annonce
34:28J'ai chassé
34:29tous les gibiers
34:29chassé
34:32traqué
34:32pisté
34:33une chasse à l'homme
34:35une chasse à l'homme
34:36pas comme les autres
34:37avec une femme très riche
34:38qui décide de poursuivre
34:40quelqu'un
34:40qui est votre ex-mari
34:41c'est un sujet
34:42très original
34:43oui
34:43quelqu'un
34:44qui est mon ex-mari
34:45qui est joué
34:46par Nils Schneider
34:47qui est un ancien légionnaire
34:49qui par les aléas de la vie
34:53est devenu SDF
34:55et a complètement lâché
34:57en fait sa vie
34:58et qui va être récupéré
34:59par cette riche héritière
35:02qui va lui faire
35:03cette proposition
35:04de chasse à l'homme
35:05assez surréaliste
35:07oui parce qu'elle s'ennuie
35:08il faut quelque chose
35:09elle a tout chassé
35:10elle a chassé
35:11tous les gibiers
35:11sauf l'homme
35:12voilà
35:12et elle demande
35:13son majordome
35:14de trouver ce garçon
35:15dont vous êtes l'ex-femme
35:17oui absolument
35:18et quand il a
35:20cette proposition
35:21il va ensuite
35:22elle va lui dire
35:24que la chasse commence
35:25d'ici quelques mois
35:26et donc il va essayer
35:27de reprendre contact
35:28avec moi
35:29de reprendre contact
35:30avec nos enfants
35:31et mon personnage
35:32est très méfiant
35:33d'ailleurs au début
35:33parce que forcément
35:34vous savez quelqu'un
35:36qui habite dans la rue
35:37et qui tout d'un coup
35:38du jour au lendemain
35:39revient avec énormément d'argent
35:40avec un grand appartement
35:41et des costumes
35:42donc forcément
35:44il y a des suspicions
35:46voilà
35:46alors au départ
35:47c'est un roman
35:47d'Éric Delvaux
35:48qu'il a écrit
35:49de Lucas Delvaux
35:50Lucas Delvaux
35:51qu'il a écrit
35:53adapté au cinéma
35:54et là aussi
35:55c'est aussi une affaire
35:56de famille
35:57une affaire de Belge
35:57oui c'est une affaire
35:59de Belge
35:59c'est l'appel du Lucas
36:01c'est un appel
36:02que j'espérais
36:03depuis très longtemps
36:04ah bon ?
36:04oui parce que
36:05c'est quelqu'un
36:06c'est un grand cinéaste belge
36:08et j'avais vraiment envie
36:09depuis longtemps
36:11il était sur ma
36:12sur ma bucket list
36:14comme on dit aujourd'hui
36:15sur la liste
36:16de ce que je voulais faire
36:17avant la fin de ma carrière
36:18et donc quand il m'a appelé
36:19je savais déjà
36:20même sans avoir lu le scénario
36:21que j'avais très très envie
36:22de travailler avec lui
36:23et ça s'est très bien passé
36:24et c'est un film très particulier
36:25parce qu'il symbolise
36:26la société d'aujourd'hui
36:28avec des personnages tourmentés
36:29oui
36:30c'est des personnages tourmentés
36:31et d'ailleurs
36:32c'est assez beau
36:33on est quatre personnages
36:34donc il y a
36:34Nils Schneider
36:35il y a Ramzi
36:36il y a Linda Famm
36:37et
36:38et Lucas a eu cette parole
36:41en me disant
36:41bah toi
36:41ton personnage
36:42c'est le seul
36:43qui est vivant
36:44au début du film
36:45parce que je suis la seule
36:46qui est
36:47voilà moi je suis dans
36:47je suis dans la vie
36:48je suis une maman
36:49qui élève ses deux enfants
36:51du coup
36:51toute seule
36:52une infirmière
36:53et donc j'ai besoin
36:54en fait
36:55d'avoir ce lien là
36:56mes enfants sont mon lien
36:58avec la vie
36:58on n'a pas le droit
36:59en fait
37:00d'être
37:00d'être mort à l'intérieur
37:02quand on a
37:02des enfants
37:03et qu'il faut avancer
37:04et qu'on est obligé
37:05par la vie
37:06en fait
37:07de mettre un toit
37:08sur leur tête
37:09de faire des choses
37:10avec eux
37:10d'avancer avec eux
37:11et les trois autres personnages
37:13sont morts à l'intérieur
37:15en fait
37:16et ils vont peu à peu
37:17récupérer de la vie
37:18au travers du film
37:20et en même temps
37:21vous allez prendre
37:21le contrôle
37:22de votre ex-mari
37:23le contrôle
37:25non je sais pas
37:26c'est plutôt
37:26je le laisse
37:28malgré mes doutes
37:30au début du film
37:31je le laisse
37:32peu à peu
37:33re-rentrer dans ma vie
37:34encore une fois
37:35pour mes enfants
37:35parce que c'est
37:36le père de mes enfants
37:37et qu'eux ont besoin
37:39malgré tout de lui
37:40même si ça a été un père
37:41très absent
37:42et qu'il a pas pris
37:43du tout
37:43ce rôle de père
37:45là quand il revient
37:46et qu'il demande
37:46à avoir ce rôle de père
37:48je lui laisse
37:48un petit peu de place
37:49et puis un peu plus
37:50et puis je surveille de loin
37:52et c'est une maman louve
37:53oui
37:53et c'est une observation
37:55justement
37:55d'un père qui revient
37:57avec des enfants
37:57qu'il n'a pas vu grandir
37:58exactement
37:59des enfants
38:00qu'il n'a pas vu grandir
38:01et qui pourtant
38:01ont tellement besoin de lui
38:03et il va se rendre compte
38:03petit à petit aussi
38:04que lui
38:05peut avoir une place
38:07dans cette famille
38:07et là encore
38:08vous composez un personnage
38:09qui est à la fois
38:10une femme amoureuse
38:11et puis une mère de famille
38:12oui
38:13et d'ailleurs dans ce film
38:15c'est très contradictoire
38:16pour elle
38:17parce qu'elle sait
38:19quelque part
38:19très loin en elle
38:20que cet homme
38:21c'est sans doute
38:22l'homme de sa vie
38:22mais
38:23l'amour ne suffit pas
38:26l'amour ne suffit pas
38:27surtout quand on a
38:28des enfants à protéger
38:29donc tout ce qu'elle fait
38:31c'est dans l'intérêt
38:32de ses enfants
38:33donc au début
38:33elle est très méfiante
38:35elle n'ose pas trop
38:36les laisser avec lui
38:38elle n'ose pas trop
38:39les laisser accepter
38:41ses cadeaux
38:41parce que c'est pire
38:43de revenir
38:43et de repartir
38:44donc elle essaie
38:45de lui faire comprendre
38:46que s'il revient
38:47et qu'il a des contacts
38:48avec ses enfants
38:49il ne faut plus qu'il parte
38:50et dans ce film
38:51Lucas Delvaux
38:52explore la face sombre
38:53de l'humanité
38:54et ça
38:55ça vous intéresse aussi
38:56oui c'est ça
38:57moi j'ai dit
38:58que c'est un cinéaste
38:59justement
39:00de l'âme humaine
39:01et de l'ambiguïté
39:03de l'âme humaine
39:04et de tous ces dilemmes
39:05en fait moraux
39:06parce que c'est ce que
39:07j'adore dans ce film
39:07c'est qu'on peut se mettre
39:08à la place de chacun
39:09des personnages
39:10et se dire
39:11mais qu'est-ce que je ferais
39:11à leur place
39:12et moi c'est vraiment
39:13quelque chose que j'adore
39:14poser comme question
39:16implicitement
39:17aux spectateurs
39:18et vous
39:19qu'est-ce que vous auriez fait
39:20oui et puis justement
39:21derrière chaque face sombre
39:22il y a quand même
39:23un doigt d'humanité
39:24il y a énormément d'humanité
39:26c'est justement pour ça
39:27c'est très difficile
39:28on est humain
39:30donc on a des choses
39:31qui sont contradictoires
39:32qui vont nous pousser
39:33en différentes directions
39:35chacun a ses raisons
39:37il faut un peu
39:38trouver les siennes
39:39et c'est pour ça
39:39que je trouve
39:40que c'est un film
39:41qui est très ouvert
39:42parce que chacun
39:42peut avoir son avis
39:44sur vraiment
39:45chacun des personnages
39:46chaque personnage
39:48a ses raisons personnelles
39:50que j'espère
39:51et je pense
39:51que les gens
39:52vont comprendre
39:52et à la fois
39:53c'est pas parce qu'on
39:54comprend qu'on est d'accord
39:55oui et c'est un film
39:56qui touche beaucoup de gens
39:56parce qu'il y a beaucoup
39:57de mères célibataires
39:58et justement
39:59vous vous êtes inspirée
40:00de ces mères célibataires
40:01pour créer votre personnage
40:02oui bien sûr
40:03j'ai beaucoup de femmes
40:05que ce soit dans ma famille
40:06et dans mes amis
40:07beaucoup
40:08de ces femmes
40:09qui doivent élever
40:10leurs enfants seules
40:12et qui sont pas
40:13qui sont pas tristes
40:15pour la cause
40:15parce que mon personnage
40:16n'est pas du tout
40:17justement quelqu'un de triste
40:18c'est un personnage
40:18qui est plutôt très lumineux
40:19et très fort
40:20et c'est pas parce que
40:22la vie est compliquée
40:23et qu'elle nous envoie
40:25des choses dans la tête
40:27que justement
40:28qu'elles perdent
40:28leur lumière
40:29moi je les trouve
40:30extraordinaires
40:31avec leurs enfants
40:32elles ont sourire
40:33elles leur transmettent
40:34une joie de vivre
40:34folle
40:35alors que justement
40:36elles vivent des choses
40:37qui sont pas évidentes
40:38à vie seule
40:39et elles ont les épaules
40:40pour ça
40:40et je trouve que
40:42elles traversent ça
40:43en fait avec une espèce
40:44de grâce
40:44que moi j'admire
40:45énormément
40:46on a du respect
40:47pour elles
40:48énormément
40:48oui bien sûr
40:49bien sûr
40:50de prendre tout ça
40:50à bras le corps
40:52il n'y a pas de plainte
40:54on n'est jamais dans la plainte
40:55on est juste dans le concret
40:56dans le pragmatique
40:57on avance quoi
40:59et quand vous avez tourné ce film
41:01vous avez pensé à quelqu'un
41:02que les frères Tardenne
41:04ont découvert aussi
41:05qui est Émilie Leclerc
41:06bien sûr
41:06j'ai pensé à Émilie
41:07énormément
41:08Émilie c'était
41:09ma grande sorte de cinéma
41:10donc je pense
41:12et je penserai toujours
41:13à elle
41:14et c'est vrai qu'elle a tourné
41:15plusieurs fois
41:16avec Lucas Bellevaux
41:18et je suis ravie
41:19de pouvoir m'inscrire
41:20encore une fois
41:21dans ses pas
41:23j'espère que
41:24j'arrêterai jamais
41:25de le faire
41:25et en tout cas
41:26j'arrêterai jamais
41:27de parler d'elle
41:28parce que c'est une icône
41:29du cinéma belge
41:30et pour moi
41:31c'était quelqu'un de proche
41:33en plus
41:33c'était quelqu'un
41:34d'extrêmement
41:34justement
41:35elle avait cette lumière
41:36en fait Émilie
41:37elle avait ce sourire
41:38je sais qu'on dit souvent ça
41:40des gens qui sont plus là
41:41mais c'est vraiment
41:42pas une façon de parler
41:43elle illuminait une pièce
41:45elle illuminait les gens
41:45elle avait toujours
41:46un mot gentil
41:47c'était une femme
41:48qui était dans l'empathie
41:50qui a toujours été
41:51bienveillante envers moi
41:53et qui m'a acceptée
41:54comme petite sœur de cinéma
41:56ou lui dédier moralement
41:57ce film
41:58toujours
41:59et puis
42:00ce film c'est aussi
42:01le moyen de retrouver
42:02votre jeu d'acteur
42:03de vos débuts
42:04qui est un jeu d'acteur
42:05particulier
42:05qui se pratique
42:06entre Belges
42:07des meilleurs François
42:08c'est-à-dire
42:09c'est un non-jeu
42:12où le corps
42:15est plus important
42:15que le verbe
42:16oui je pense que
42:17ce que je dis toujours
42:18sur le cinéma belge
42:19c'est qu'il y a quelque chose
42:20qui est presque anglo-saxon
42:21en fait
42:21dans la façon
42:22d'aborder les rôles
42:24et je pense
42:25ma théorie
42:26en tout cas
42:26c'est que
42:27c'est lié aussi
42:28à l'histoire
42:28peut-être du théâtre
42:29en France
42:30la France a une histoire
42:32de théâtre très très longue
42:33et très importante
42:35historiquement parlant
42:37et je pense que du coup
42:38il y a peut-être
42:38quelque chose
42:39qui s'est fait
42:39beaucoup sur le verbe
42:40qui est très important
42:42alors que
42:43j'ai l'impression
42:44qu'en Belgique
42:44on prend
42:45ça passe beaucoup
42:46par le corps
42:46en fait
42:46les émotions
42:47passent vraiment
42:48par le corps
42:49comme on peut le voir
42:50même chez des acteurs
42:51comme Mathias Schoenart
42:52par exemple
42:53ou d'autres
42:54Marie, Gilin,
42:56Émilie,
42:57Émilie Dequen
42:58était aussi
42:59une actrice
43:00qui passait
43:00ses rôles dans le corps
43:02elle n'avait pas besoin
43:03de parler
43:03elle exprimait
43:04ses choses
43:05dans ses gestuels
43:06en fait
43:06Oui
43:07et puis c'est un film
43:08où le jeu
43:09est sans artifice
43:10et ça c'est ce que
43:10vous faisiez à vos débuts
43:11quand vous ne connaissiez
43:12vraiment pas ce métier
43:13que vous débutiez
43:13Oui
43:14on est dans
43:16quelque chose
43:17qui passe par l'estomac
43:18les Dardennes
43:19me regardaient toujours
43:20et regardaient mon estomac
43:21en me disant
43:21voilà c'est là
43:22que l'émotion
43:23elle doit être
43:24et si elle est là
43:25si elle est dans votre estomac
43:26elle sera dans vos yeux
43:27elle sera sur votre visage
43:28et tout passera
43:29Ce qui est étonnant
43:30avec vous
43:30Déborah François
43:31c'est que vous faites
43:32une grande carrière
43:32mais très discrète
43:34on ne vous voit jamais
43:35dans les premières
43:36et moi je me souviens
43:37du soir des Césars
43:38ou plutôt que d'aller
43:39à la fête
43:40qui suivait le César
43:41vous allez dîner
43:42dans un Québec
43:42à côté de chez vous
43:43Oui
43:44oui ça c'est bon
43:45ça c'est parce que
43:46je pense que
43:47je suis une grande timide
43:48et le cinéma
43:50me soigne un petit peu
43:51mais pas tant que ça
43:52c'est vrai que
43:53les mondanités
43:55c'est chouette
43:55moi j'aime bien
43:56j'adore bien m'habiller
43:57j'adore en faire un peu
43:59mais il faut que ça dure un peu
44:00et après
44:01j'ai tendance
44:02à très vite me réfugier
44:03chez moi
44:04il n'y a nulle part
44:04que je suis mieux
44:05que chez moi
44:06avec quelques amis
44:07Oui mais en même temps
44:08c'est rare
44:08dans ce métier là
44:10Oui peut-être
44:11que les autres
44:12sont plus sociables
44:14que moi
44:14que moi
44:15je devrais peut-être
44:16être un peu plus
44:16un peu plus
44:18extériorisée
44:20je ne sais pas
44:21comment on va dire ça
44:22mais pourtant
44:22j'adore les gens
44:23ce n'est pas ça
44:24mais ça me fait peur
44:25Oui mais en même temps
44:26il y a une chose
44:27à laquelle vous tenez
44:28c'est la tenue
44:28car je vois que
44:29vous êtes passionnée de mode
44:30et je crois que
44:31dans votre placard
44:31il y a une robe
44:33ou une tenue
44:34de chaque film
44:34que vous avez tournée
44:35Oui
44:36c'est mon petit truc
44:38à moi
44:38c'est que je reprends
44:40au moins un élément
44:41de costume
44:42à un moment donné
44:43de mes personnages
44:44donc j'ai des caisses
44:46et des caisses
44:46avec un costume
44:48de chaque personnage
44:49c'est mon petit truc
44:50c'est ma petite
44:50et je crois
44:53Deborah François
44:54que vous avez un point
44:55commun avec Julia Roberts
44:57c'est sa robe
44:58dans Pretty Woman
44:58Je l'adore
45:00c'est le premier film
45:02dont je me souviens
45:03avoir vu à la télé
45:05et de l'avoir revu
45:06et revu et revu
45:07c'est Pretty Woman
45:08je connais toutes les répliques
45:09donc vraiment
45:10Julia Roberts
45:11c'était pour moi
45:12une révélation
45:13comme quand on pouvait
45:14non seulement le faire
45:15sur les planches
45:16mais aussi le faire
45:17en images
45:18et j'ai toujours envie
45:21évidemment de m'inspirer
45:22de cette tenue
45:22elle est extraordinaire
45:23cette robe
45:24on a tous cette robe en tête
45:25dans Irrémédiable
45:26vous avez une robe
45:27qui ressemble
45:27oui mais parce que
45:28parce que j'ai demandé
45:30voilà
45:31j'ai demandé
45:32tout comme j'avais demandé
45:33voilà qu'on puisse
45:34s'inspirer
45:35des robes d'Audrey de Byrne
45:37pour Populaire
45:38si on peut s'inspirer
45:39de Julia Roberts
45:40s'il y a des références
45:41qui sont pires
45:41il y a pire
45:42d'ailleurs elle a commencé
45:43dans ce film
45:44vraiment à exploser
45:45mais au départ
45:45c'était pas elle
45:46qui devait jouer le rôle
45:47c'était Jessica Parker
45:48au Brookschild
45:49au Sandra Bullock
45:49elles ont refusé
45:51en disant qu'incarner
45:52une prostituée
45:52pouvait avoir
45:53un impact néfaste
45:54sur leur carrière
45:55bah comme quoi
45:56tout le monde peut se tromper
45:57et puis je crois
45:59que votre passion aussi
46:00c'est d'être chez vous
46:01à regarder des films
46:02assez durs quelquefois
46:03des serial killers
46:05oui c'est ma grande
46:06ma grande passion
46:07c'est ce qu'on appelle
46:09les true crime
46:10je regarde ça
46:11je regarde plus
46:12je pense
46:13de documentaires
46:14et de reportages
46:15là dessus
46:16même que de fiction
46:16c'est mon truc
46:19je peux
46:20je suis tout à fait
46:21capable de m'endormir
46:23le soir
46:23alors qu'on me raconte
46:24des histoires terribles
46:25où on découvre des gens
46:27en morceaux
46:28mais en fait
46:29ce que je trouve
46:29assez fascinant
46:30c'est l'aspect psychologique
46:32de la chose
46:33pas seulement
46:34d'ailleurs
46:34des prédateurs
46:35mais on parle aussi
46:37beaucoup des victimes
46:38il y a une chose
46:39qui manque
46:41à votre palmarès
46:42c'est la réalisation
46:43vous avez tourné
46:44un court métrage
46:44je crois
46:45Mouton Noir
46:45mais un film
46:47maintenant vous connaissez
46:47tous les secrets
46:48vous pourriez le réaliser
46:49j'ai commencé
46:51du coup par
46:51un court métrage
46:53Mouton Noir
46:54ça m'a donné envie
46:55de faire plus
46:56donc là
46:57il y a un long métrage
46:58en préparation
46:59on verra
47:00à un moment donné
47:01mais c'est en préparation
47:03et je vais passer
47:04à la réalisation
47:04je crois que vous avez écrit
47:06déjà un film
47:06qui est en espagnol
47:07oui
47:07un film en espagnol
47:09qui est disponible
47:10sur Netflix
47:11qui s'appelle
47:11Ma solitude à des ailes
47:12celui-là
47:13je l'ai co-scénarisé
47:14et donc je pense
47:15que maintenant
47:15que j'ai une petite expérience
47:17de réalisation
47:17et que j'ai cette expérience
47:18en scénariste
47:19ça y est
47:20le prochain scénario
47:21c'est pour moi
47:21il est en écriture
47:22et vous jouerez dedans ?
47:24non non
47:24je vais me concentrer là
47:26je vais faire une seule chose
47:27à la fois
47:27bravo aux gens
47:29qui font les deux à la fois
47:29mais je pense que
47:30là si je passe
47:31derrière la caméra
47:32j'ai envie
47:32pour ce projet là
47:33en tout cas d'être vraiment
47:34derrière la caméra
47:35et puis quel plaisir aussi
47:36de travailler avec des comédiens
47:38moi j'ai envie
47:38de travailler avec des comédiens
47:40j'ai envie de les diriger
47:41donc j'ai pas forcément envie
47:42en tout cas pour celui-ci
47:43de me diriger moi-même
47:44en tout cas pour l'instant
47:45l'actualité
47:46ce sont les tourmentés
47:47qui sortent demain
47:48sur les écrans
47:48que je recommande
47:49à celles et ceux
47:50qui nous écoutent
47:50parce qu'on vous découvrira
47:52dans un rôle encore
47:53tout à fait étonnant
47:54et à chaque fois
47:55vous changez
47:55avec cette modestie
47:56que vous conservez
47:57surtout ne changez jamais
47:59de ce côté là
47:59merci vous non plus
48:01je vais essayer
48:02merci Déborah
48:03François
48:04les clés d'une vie
48:05c'est terminé pour aujourd'hui
48:06on se retrouve bientôt
48:07restez fidèles
48:08à l'écoute de Sud Radio
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations