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  • il y a 7 heures
Ce lundi 9 mars, Antoine Larigaudrie vous présente le placement à suivre dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Tout pour investir sur BFM Business
00:05Avec Julien Nébenzal, 10 euros !
00:08Et oui, on va avoir besoin de vos lumières, Julien,
00:10parce que c'est vrai qu'on reste sur un marché extrêmement compliqué.
00:13Sur la semaine passée, ça a été difficile.
00:16Sur le CAC 40, on n'arrivait pas à trouver de point d'accroche.
00:19On avait l'impression que tout le monde lâchait un petit peu la rampe.
00:23Cela dit, il y a du nouveau ce matin.
00:25Il y a une forme de limitation, on va dire,
00:28des pertes sur les indices.
00:30On a un CAC 40 qui est en baisse de 2%.
00:31Et phénomène intéressant ce matin, le pétrole a flambé
00:35et puis s'est replié.
00:37Alors, il y a des ajustements techniques,
00:38il y a des fondamentaux derrière tout ça aussi.
00:40Mais est-ce que le marché, après une semaine de guerre,
00:43ne serait pas en train de trouver quelques marques
00:46pour essayer de se dire, je vais construire quelque chose ?
00:53Alors, est-ce qu'ils trouvent des marques vraisemblables ?
00:58On a une indication pour ça, c'est le niveau de la volatilité implicite.
01:04Elle est montée sur le VIX, donc sur le marché américain, à 35.
01:09Ce sont des niveaux qui indiquent toujours l'intégration de l'ensemble des risques.
01:15C'est quelque chose que nous n'avions pas avant,
01:17et c'est normal puisque les risques n'étaient pas encore aussi évidents
01:20qu'ils le sont maintenant.
01:22Et on peut dire, en ce sens, que ce qu'on a ce matin,
01:26en tout cas du point de vue du comportement, je vais dire,
01:29est une intégration des hypothèses de développement,
01:32du conflit et de l'impact au niveau économique mondial.
01:37Maintenant, ce qui est, je pense, très important à dire,
01:40si je vais dire un peu une évidence,
01:42mais très important à dire pour la question que se posent des investisseurs aujourd'hui,
01:45c'est que le cadre dans lequel nous sommes, nous évoluons,
01:49c'est un cadre de conflit géopolitique.
01:51Ça a commencé évidemment avec la Russie,
01:53le Liberation Day, c'est la même chose,
01:55le Venezuela, c'est la même chose, l'Iran, c'est la même chose,
01:58et si on remonte un petit peu le fil,
02:00ça commence déjà d'une certaine manière avec le Brexit.
02:03Donc ce cadre dans lequel on est,
02:05c'est le cadre dans lequel on évolue et dans lequel on va encore évoluer.
02:08Donc je crois que le point vraiment important,
02:13c'est de se dire qu'on doit gérer son épargne aujourd'hui dans ce contexte
02:17et finalement, pas l'accepter, mais intégrer cette notion,
02:21parce que des surprises comme on a eues là avec l'Iran ou le Venezuela,
02:24à mon avis, il va y avoir, je ne suis pas devin,
02:26mais je pense qu'on va en avoir pas mal d'autres,
02:28parce que là, pour l'instant, on a testé uniquement la partie énergétique.
02:32La Russie, l'Ukraine, ça a bougé l'énergie, l'Iran, ça bouge l'énergie.
02:36Donc ce sont des choses qui ne traitent que cette partie-là pour le moment.
02:40Alors, qu'est-ce qu'on peut faire dans ce contexte ?
02:42Je crois que si on est déjà positionné sur les marchés,
02:45la seule chose à faire, c'est finalement de vérifier
02:48que le portefeuille qu'on a correspond au niveau de risque qu'on peut supporter.
02:52Parce que comme toujours, quand les choses vont très bien,
02:54on est partant pour prendre du risque,
02:56et puis quand ça va mal, on commence à se demander,
02:58on va réduire l'exposition, en général pas dans les meilleures conditions,
03:02et donc on prend une mauvaise décision financière à la fin.
03:04Donc toujours avoir un portefeuille qui correspond à ce niveau de risque.
03:08Et pour ceux qui nous écoutent, qui se disent,
03:10tiens, j'ai une somme à placer, est-ce que je dois profiter du contexte actuel ?
03:15Évidemment, je dis en introduction que le marché a intégré déjà des choses, ça se voit.
03:19Je pense toutefois que nous ne sommes pas du tout sur un niveau de pessimisme particulier,
03:23et que donc l'investissement, on en parlait vendredi matin avec Christopher,
03:29l'investissement qui utilise le DCA, c'est-à-dire, on en a parlé dans notre émission ici,
03:35faire évoluer son investissement sur plusieurs semaines ou sur plusieurs mois,
03:40c'est très adapté.
03:41C'est vraiment très adapté, je dirais même que 2026 doit être un très bon exercice
03:45pour la mise en place du DCA, donc de l'investissement programmé régulier,
03:50et de voir son bénéfice.
03:53Et puis je dirais, peut-être pour, pas terminer, mais rappeler que,
03:57on peut avoir un biais en ce moment, c'est évident, un biais de disponibilité de l'information,
04:01c'est quelle est l'information qui est la plus immédiate,
04:03ou un biais de représentation.
04:05Qu'est-ce qui est important en ce moment dans le monde ?
04:07On ne doit pas sous-estimer du tout le reste, l'ensemble des choses qu'on m'a déjà dites.
04:12Je vous rappelle du point de vue du cycle financier, le Nasdaq a fait un sommet il y a plus
04:15de trois mois,
04:16alors que le S&P, lui, refaisait un nouveau sommet.
04:20C'est ce qu'on appelle une divergence entre deux marchés leaders.
04:23Ça n'est pas une bonne chose en soi.
04:26Heureusement, pour le moment, le marché américain n'a pas corrigé.
04:28Mais enfin, la situation n'est pas très bonne.
04:30Le cycle économique, j'ai indiqué que le cycle de Kitchin,
04:33c'est-à-dire un cycle qui dure environ trois ans et demi-quatre ans,
04:35on est dans une phase de ralentissement qui commence aux Etats-Unis.
04:38Et tout ce qu'on a dit, tout ce que j'ai rappelé sur la géopolitique et la dette
04:42va aboutir à nouveau à des mouvements importants sur les marchés d'échange.
04:46Donc en fait, ne perdons pas de vue qu'il y a tout un ensemble de choses
04:51qui, en plus de cette situation géopolitique, vont encore agir cette année en 2026.
04:57Julien, vous parliez justement du marché d'échange, rebond immédiat.
05:01Il y a un phénomène qui paraît très étonnant en ce moment,
05:05depuis quelques semaines, sur ce marché de guerre, entre guillemets.
05:10On a certes un repli vers beaucoup de valeurs refuge,
05:14mais la plus étonnante de toutes, finalement, c'est le dollar.
05:18Malgré une situation économique qui ne laisse pas de préoccuper du côté des Etats-Unis,
05:23malgré cette entrée en guerre qui est énormément coûteuse
05:26et qui va aggraver le déficit et Donald Trump compte en mettre encore sur la table
05:30pour poursuivre les opérations, le dollar lui a repris des couleurs
05:35à croire que, voilà, dans le match entre dollar et or sur l'ultime valeur refuge,
05:40en ce moment, on choisit le dollar, on choisit, comme dirait Wilfried Galland,
05:43mon pensier que je salue qui était là ce matin,
05:46finalement, on fait confiance à celui qui a le plus grand nombre de porte-avions.
05:52Alors, le fait que l'or ait beaucoup monté avant
05:58participe probablement à une anticipation à long terme
06:02des investisseurs, mais aussi des banques centrales,
06:04parce que les banques centrales sont quand même très, très bien informées
06:08du niveau des dettes et du niveau de la masse monétaire
06:10et de la relation qu'il y a entre les deux.
06:12Et ce sont elles qui ont beaucoup acheté de l'or.
06:15Donc, le mouvement qu'on a eu sur l'or, c'est un mouvement, pour moi,
06:17qui n'appartient pas à des réactions de court terme
06:19face à un risque géopolitique,
06:21mais beaucoup plus lié à une perception monétaire de long terme,
06:25notamment tout ce qui concerne les anticipations d'inflation.
06:28Pour la partie du dollar, le dollar a tendance
06:31à devenir une valeur refuge dès lors qu'il y a un conflit.
06:35Et l'analogie, enfin, l'expression « celui qui a le plus de porte-avions »
06:39correspond tout à fait, c'est exactement ce qui se passe.
06:42Mais attention, il y a une différence entre tout ce qu'on a connu
06:44par le presse passé, je parle des 50-60 dernières années,
06:48où le dollar réagissait comme ça, et la période actuelle,
06:50c'est que maintenant, nous avons un groupe de pays
06:53qui a envie de tenir tête aux USA.
06:56Et la particularité du moment, et c'est ce qui explique la force du dollar,
07:00c'est que ces pays n'ont pas encore réellement réagi.
07:02Les problèmes du Venezuela, la situation du Venezuela,
07:06puis celle de l'Iran, sont des choses qui impactent
07:08directement la Chine et indirectement aussi la Russie.
07:10Et cette alliance qu'il y a, en tout cas cette connivence qu'il y a entre ces pays
07:14par rapport à la puissance hégémonique, économique et culturelle des États-Unis,
07:20eh bien on sait qu'elle est en devenir et qu'il va se passer quelque chose.
07:24Donc le dollar, là, en ce moment, il reflète quelque chose de court terme,
07:28à mon avis de classique, le refuge vers les porte-avions,
07:31comme vous avez indiqué.
07:32Mais ce n'est pas pour autant qu'il va y avoir quelque chose de si puissant que ça
07:35sur le dollar, attendons de voir comment réagissent les autres empires,
07:39puisqu'on parle d'empire maintenant.
07:41Très, très intéressant.
07:42Merci infiniment Juliane Ebbenzal.
07:44Dix taureaux à retrouver, à réécouter en replay, en podcast,
07:49mais toujours très précieux.
07:50L'œil de la finance comportementale, surtout sur ces marchés,
07:53est extrêmement, extrêmement agité.
07:55Dix taureaux à retrouver, à l'œil de la financement de la financement de la financement
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