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- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Un peu plus de 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:04On est avec Pierre Lelouch, cher Pierre, bonsoir monsieur le ministre.
00:09Sébastien Ligné, qu'on est heureux de retrouver un vendredi qui nous avait quitté ces derniers week-ends.
00:14C'est vrai parce que vous étiez souvent en week-end et vous profitez un peu de vos week-ends.
00:20Il est tout bronzé.
00:21Mais oui, c'est bien ça.
00:23Je peux vous dire, dès qu'il y a un tout petit peu de soleil en France, Sébastien Ligné bronze
00:27très rapidement.
00:28Olivier Vial est avec nous.
00:29Merci d'être avec nous.
00:30Vous êtes spécialiste des radicalités et nous en parlerons dans quelques instants.
00:34J'entends la voix de Julien Drey qui a oublié ce que c'était d'être à l'heure.
00:38Mais ce n'est pas la première fois pour changer.
00:41Le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffray, et je voulais commencer par cette information parce que je voulais vous
00:46la soumettre,
00:47a saisi le bâtonnier de l'ordre des avocats.
00:51C'est le bâtonnier des avocats du barreau de Paris pour examiner si l'avocat du prédicateur Abdelhakim Sifrioui,
00:58maître Francis Villemin, a failli à la déontologie en salissant la mémoire de Samuel Paty.
01:06Je voudrais qu'on réécoute ce qu'avait dit cet avocat, puisqu'il avait accusé Samuel Paty d'être stigmatisant
01:17vis-à-vis des élèves de confession musulmane.
01:22Réécoutons cette séquence, c'était vraiment en plein procès, et donc Samuel Paty.
01:27La décapitation de Samuel Paty, elle est tellement horrible qu'elle écrase tout le dossier, qu'il y a un
01:33tabou.
01:34Nous n'avons pas le droit de le dire, qu'il procédait à la discrimination des élèves musulmans.
01:38Mais moi je vais le dire haut et fort tout au long du procès et pas avant de plaider à
01:43la fin.
01:44Je démontrerai même qu'il faisait la même chose dans le précédent établissement où il était affecté, en 2016.
01:50C'est dans le dossier, personne ne l'a jamais dit.
01:53Il a clairement sali la mémoire de Samuel Paty, dit donc le ministre de l'éducation nationale.
01:59Je rappelle par exemple, parce qu'il y a toute une polémique autour du film, l'abandon, que 7 Français
02:04sur 10,
02:05son âge CSA pour CNews Européen et LGDD, 7 Français sur 10 voudraient que chaque année, ils puissent être diffusés
02:12dans les écoles.
02:13Mais c'est une intervention, comment vous la commentez cette intervention et cette saisine du ministre de l'éducation nationale,
02:20Pierre Lelouch ?
02:22Et on salue Julien Drec, qu'on est heureux de retrouver.
02:25Je la regrette parce que c'était au bâtonnier de prendre cette décision.
02:30Quand quelque chose d'aussi grave est le fait d'un avocat, normalement, l'atelier se saisit.
02:37Ce n'est pas au ministre de le faire.
02:39C'est un manquement déjà au niveau des ceux qui ont en charge la gestion des avocats de ce pays,
02:46en tout cas de Paris.
02:47Dans le code de déontologie des avocats, il y a ce qu'on appelle un devoir de délicatesse et de
02:52courtoisie, de mémoire, de modération,
02:55à l'extérieur du prétoire, a rappelé Édouard Geffray.
02:59Beaucoup d'avocats peuvent dire également, en fait, dans un tribunal, dans une cour, lors d'un procès,
03:04c'est justement chacun et chaque avocat a le droit de plaider comme il l'entend.
03:11Mais là, on n'était plus dans la cour, on était à l'extérieur, devant les journalistes.
03:16C'est intéressant de voir cette séquence.
03:20Le vrai problème, c'est que dans le prétoire, effectivement, chaque avocat peut aller très loin dans la défense de
03:27sa stratégie.
03:28Mais là, effectivement, ça montre deux choses.
03:30Un, il y a l'idée d'attenter à l'image de Samuel Paty dans l'opinion publique,
03:35parce que ce procès-là, ils avaient décidé d'en faire un procès médiatique.
03:39Et c'est un peu le souci, c'est que dès lors que les avocats oublient que c'est dans
03:43le prétoire que la justice se rend
03:45et que ce n'est plus devant les médias et devant l'opinion publique,
03:48eh bien, on a ce genre d'arrapage.
03:50Après, c'est un avocat qui est habitué à ce genre de dérapage.
03:53Donc, c'est quelqu'un qui savait exactement ce qu'il faisait.
03:57Je suis d'accord avec le ministre Lelouch.
03:59Je ne vois pas pourquoi c'est regrettable que ce soit le ministre et encore le ministre de l'Éducation
04:04nationale.
04:04Mais ça aurait pu encore être le garde des Sceaux qui aurait pu se saisir de ça.
04:09Mais là, c'est le ministre de l'Éducation nationale.
04:11Pourquoi pas ?
04:11Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que ces mots-là étaient très largement exagérés.
04:17Un avocat m'envoie.
04:19J'ai été membre du Conseil de l'Ordre et je suis toujours juge disciplinaire.
04:23Monsieur Villemin s'est comporté comme une crapule.
04:25Mais il ne risque rien sur le plan déontologique,
04:28même si les propos ont été tenus hors audience.
04:32Il parle même de crapules islamistes.
04:34Oui, mais je pense que le bâtonnier, au nom des avocats,
04:37aurait pu dire que ces mots sont inacceptables.
04:42Parce que c'est une insulte à un mort de l'accuser d'avoir systématiquement discriminé les musulmans,
04:52alors que ce n'était évidemment pas le cas.
04:55Et que toute cette affaire a été montée en sauce à cause d'une petite fille
04:58et de tout un groupe de gens qui voulaient...
05:01C'est ce genre d'accusation qui l'a tué.
05:04C'est ça qui est horrible dans cette déclaration.
05:07Julien Dray, en une semaine, le film L'Abandon, par exemple, a été vu dans sa première semaine plus de
05:12200 000 fois.
05:13Signe aussi que, six ans après l'attentat terroriste islamiste contre Samuel Paty,
05:21l'histoire de Samuel Paty marque les Français grandement.
05:26Le film est bon, et je le redis encore, comme je vous l'avais dit dimanche, il fallait le voir.
05:31Il est très percutant dans l'argumentation, dans la mise en scène, justement.
05:35Il est juste.
05:37Et je me félicite que beaucoup de Françaises et de Français, par le sondage que vous avez évoqué,
05:43souhaitent qu'il soit...
05:44Que vous êtes Français sur 10 ans.
05:45Voilà, on en avait parlé dimanche dernier, vous vous rappelez, vous avez évoqué cette question-là.
05:48Et je pense que ce serait une bonne chose, que chaque année, il y ait un débat autour de ça.
05:51Voilà.
05:52Après, moi, par rapport au débat que vous avez commencé à avoir,
05:58ce n'est pas un problème de juger, c'est que ce qu'il dit est diffamatoire.
06:01Ce que dit cet avocat est diffamatoire.
06:04Parce qu'il n'y a rien qui prouve quoi que ce soit d'un comportement.
06:08Au contraire, c'était un professeur tellement préoccupé par la justesse de sa parole
06:13qu'il faisait très attention.
06:15Dans le film, on voit d'autres qui ne font pas du tout attention et ça même révoltant.
06:19Donc, en fait, il faut porter plainte.
06:21La vérité, c'est qu'il faut porter plainte.
06:23Et donc, c'est la décision du ministre de l'Éducation nationale, M. Geffray,
06:28de saisir le bâtonnier.
06:30Je trouvais que cette information était quand même assez intéressante.
06:33Elle venait à peine de tomber.
06:34Revenons à l'actualité majeure du soir.
06:36Il est 20h08, ce qui veut dire que dans 50 minutes,
06:40débutera la finale de la Coupe de France entre le RACI Club de Lens et l'OGC Nice.
06:45Dans un contexte, vous le savez, sous très très haute surveillance,
06:50le dispositif de sécurité a été renforcé à 24 heures après la RICS en plein cœur de la capitale.
06:59Une RICS qui a éclaté, impliquant, il faut faire attention avec les mots qu'on emploie,
07:03des hooligans niçois et non des ultras ou des supporters.
07:0865 individus ont été placés en garde à vue.
07:11Le bilan, il est lourd.
07:12On parle d'une personne dont le prégnostic vital est engagé quand même.
07:16Je vous propose d'écouter le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
07:18qui s'est rendu au Stade de France.
07:19Il est intervenu il y a quelques instants.
07:22Hier soir, ce qui s'est passé à partir d'un peu après 23h30,
07:26on a eu ce qu'on appelle un « fight », c'est-à-dire un affrontement entre groupes ultras,
07:30en l'occurrence des ultras niçois, qui étaient probablement renforcés par des ultras nancéens,
07:35selon les informations de ma possession, qui se sont affrontés avec des ultras parisiens.
07:40Voilà, il y a eu un affrontement.
07:41Et les forces de l'ordre sont intervenues rapidement,
07:44notamment des équipages de la BAC Nuit, de la préfecture de police,
07:47de la direction de l'ordre public et de la circulation,
07:49et puis des équipages locaux, une compagnie d'intervention aussi,
07:53de la direction de l'ordre public et de la circulation,
07:55sous l'autorité du préfet de police,
07:56et qui ont interpellé 65 individus qui appartenaient aux groupes qui se sont affrontés.
08:03Et retour sur les faits avec Mathilde Ibanez et Marine Sabourin.
08:06Écoutez.
08:10Situation tendue cette nuit encore, près du canal Saint-Martin.
08:14Quelques minutes plus tôt, plusieurs dizaines de hooligans
08:17se réunissent sur ce pont, jettent des bouteilles en verre
08:21et dégradent au moins un bar.
08:23Un témoin raconte.
08:25Là, ils se sont envoyés des bouteilles et ça commençait vraiment à s'envoyer des bouteilles.
08:27En fait, d'un coup, il y a une grosse masse qui est arrivée,
08:29qui a commencé à déborder, qui a traversé tout le pont,
08:31qui est arrivée juste là, là, là, là.
08:34Je pense qu'il y a des mecs, en fait, qui ont dû se réfugier dans le bar.
08:37Et en fait, là, toute la masse a pris le bar.
08:40Des affrontements éclatent devant ce bar dont les vitrines sont complètement caillassées.
08:45Ces individus seraient des hooligans niçois,
08:48venus en ombre pour la finale de la Coupe de France,
08:51organisés ce soir face au R-Sélance.
08:54Vêtu de noir et encagoulé, ils se montrent particulièrement agressifs.
08:59Ayant grandit dans le quartier, tout ça, je n'ai jamais vu ça de ma vie.
09:03Je sais que si je vais trop près d'eux, c'est sur moi que ça va tomber.
09:07Plusieurs personnes ont été interpellées dans la soirée.
09:10Pour la finale de la Coupe de France ce soir,
09:13la sécurité sera renforcée dans la capitale.
09:17Et 2200 policiers sont déployés.
09:20Vente d'alcool interdite au Stade de France.
09:22Et vous voyez l'image en direct de Timothée Forger.
09:24Tout autour du Stade de France,
09:26il y a évidemment un dispositif de sécurité important,
09:29avec parfois, s'il y a là, des barrages, bien évidemment, filtrants.
09:33Sébastien Ligny, la seule question qu'on doit se poser,
09:35c'est est-ce qu'on peut encore célébrer un événement sportif
09:39avec ce qui s'est passé hier ?
09:41On est dans une scène de violence différente,
09:43par exemple des émeutes ou des violences urbaines
09:46dans la capitale lors de la finale ou demi-finale de Ligue des Champions.
09:49C'est deux contextes différents,
09:51puisque là, on parle vraiment du hooliganisme.
09:52Bien sûr.
09:53Non, mais la réponse est non.
09:54Et hélas, cette réponse est non,
09:56parce qu'on voit bien aujourd'hui,
09:58et c'est devenu presque hebdomadaire,
09:59à chaque événement sportif,
10:00notamment footballistique,
10:02parce que ce sport porte en lui une partie de la culture racaille.
10:06Hélas, il y a des débordements,
10:08il y a des rixes,
10:09il y a des violences.
10:10Et on en vient à un tel scénario,
10:12à une telle habitude,
10:13qu'on se rend compte que finalement,
10:14pour qu'un événement sportif se déroule correctement dans ce pays,
10:18il faut une loi d'exception,
10:19comme pendant les JO de 2024,
10:20il faut 30 000 policiers dans la rue,
10:22il faut 10 000 militaires,
10:23dont une partie était étranger.
10:25Il faut des lois d'exception,
10:26notamment sur la vidéosurveillance.
10:27C'est que finalement,
10:28si on a tapin ce degré-là de surveillance
10:30et d'État policier pendant un mois,
10:33on ne peut rien faire.
10:35C'est impossible.
10:35Olivier Vial.
10:36Oui, en fait,
10:37je pense qu'on est quand même sur,
10:38vous l'avez dit,
10:39sur deux choses très différentes.
10:40On a ces violences,
10:41on peut se poser la question,
10:43quand il y a des violences après les matchs,
10:44avec des gens qui viennent de façon opportuniste,
10:47pour profiter du bazar qui est fait,
10:49pour justement faire de la violence,
10:52ou faire des rasières.
10:54Là, c'est totalement différent.
10:55Quand on retrouve la culture hooligane
10:57qu'on avait déjà dans les années 80-90,
11:00avec des gens qui se donnent rendez-vous,
11:02qui sont organisés,
11:03qui arrivent de façon préméditée,
11:07ils sont armés,
11:08ils sont cagoulés,
11:10et ils savent,
11:11ils viennent pour ça,
11:12ils viennent un jour avant pour ça.
11:14Donc là, en fait,
11:14le vrai problème que ça pose...
11:16C'est le renseignement.
11:17C'est le renseignement.
11:18C'est un problème de renseignement.
11:19Bien évidemment.
11:20Et ce problème de renseignement,
11:21on l'avait mis en place
11:22il y a quelques années
11:23de façon très importante,
11:24et ça avait permis notamment
11:25de régler le problème dans les stades.
11:27Je pense qu'aujourd'hui,
11:28on a un véritable problème de renseignement
11:30parce que les mouvements radicaux,
11:32les mouvements violents,
11:33la violence politique,
11:33c'est considérablement développé
11:35et sur un spectre très large.
11:37Et on ne peut pas tout surveiller.
11:38Et aujourd'hui, effectivement,
11:39on est, alors c'est heureux,
11:40concentré sur le djihadisme,
11:41mais il y a beaucoup d'autres violences
11:42qu'il faudrait vérifier et contrôler.
11:45Mais parce que les faits qui sont dévoilés
11:48sont absolument dramatiques.
11:49Le club considère que ses comportements,
11:51parce qu'il y a eu un communiqué très rapidement,
11:53sont absolument inacceptables
11:55et en totale contradiction
11:56avec les valeurs et principes
11:57qu'il défend au quotidien,
11:59peut-on le dire.
12:00Rien ne peut justifier
12:01de tels agissements,
12:02Julien Drey.
12:03D'abord, j'ai un désaccord fondamental.
12:05Je ne crois pas que le football
12:07porte en soi des valeurs de violence.
12:10L'amateur de football que je suis,
12:12même si je ne suis pas un grand joueur,
12:13ne considère pas que
12:14parce qu'on joue au football,
12:15on est un violent.
12:16Il y a une instrumentalisation,
12:17il y a une utilisation,
12:18mais je ne veux pas
12:19qu'on salise ce sport.
12:20Malheureusement,
12:21c'est toujours pendant
12:22les compétitions de football
12:23qu'il y a des dérapages.
12:24Si, je ne viendrai pas.
12:25On n'a jamais vu ce genre d'image
12:26avec le rugby.
12:27Mais pour une raison simple,
12:28c'est que le football
12:29est un sport extrêmement populaire
12:31qui mobilise des populations gigantesques
12:34parce que c'est un sport planétaire.
12:37Bon, premièrement.
12:38Deuxièmement,
12:38moi, je suis d'accord.
12:39La question qui est posée,
12:40c'est le renseignement
12:40parce que, d'ailleurs,
12:41il l'emploie, le préfet.
12:42Vous avez entendu le mot qu'il emploie ?
12:44Il dit, c'est un fight.
12:45Un fight, ça veut dire un combat.
12:47C'est-à-dire que c'est des gens
12:47qui se donnent rendez-vous
12:48à l'avance,
12:49qui se défient.
12:50Voilà, on avait ça pendant un temps,
12:52on les a arrêtés.
12:54Notamment, le PSG a fait un énorme effort
12:56par rapport à ses supporters
12:57pour, je dirais,
12:58écrémer tout ça.
12:59Et là, visiblement,
13:00il y a dû y avoir
13:01une faille de renseignement,
13:03ce qui ne m'empêche pas de penser
13:08Moi, j'espère qu'il n'y aura pas
13:10de violences.
13:11Et visiblement, pour l'instant,
13:12aux abords du Stade de France,
13:14ça se passe plutôt bien.
13:16Je salue et j'espère
13:18qu'il regardera un peu plus tôt,
13:20ou du moins qu'il se lèvera
13:21un peu plus tôt,
13:22Manuel Bompard,
13:24chef de file de la France Insoumise,
13:26qui, à 8h34,
13:27tweetait, bizarrement,
13:28vous ne verrez pas ces images
13:30sur CNews.
13:31Alors, peut-être qu'il a eu
13:32une nuit agitée.
13:33Peut-être qu'il s'est levé du pied...
13:34Peut-être qu'il s'est levé
13:36du mauvais pied,
13:36du pied gauche.
13:38Ou du pied extrême gauche,
13:40que sais-je.
13:41Eh bien, en fait,
13:43CNews,
13:44ça, parler du réel
13:45et non tordre le réel,
13:47M. Bompard,
13:48c'est quoi ?
13:49C'est en parler à 6h50,
13:50à 16h50,
13:51à 8h30,
13:52et tout au long de la journée,
13:53parce que c'est devenu
13:54une question sociétale,
13:56c'est-à-dire comment faire
13:58face à ces violences,
13:59ces degrés de violence.
14:01C'est Marine Le Pen qui disait
14:04ce matin, je crois,
14:05va falloir remettre au cœur
14:07de la chaîne pénale
14:08la question de l'intégrité physique,
14:10c'est sacraliser l'intégrité physique.
14:12Si on a une explosion
14:14de la violence aujourd'hui,
14:15c'est sa vision des choses,
14:17c'est que le délinquant,
14:18le criminel,
14:19il n'a pas forcément peur
14:21de la sanction
14:22qu'il pourrait avoir,
14:23M. Lelouch.
14:24celui qui va taper le policier,
14:26celui qui va taper le badeau.
14:27Mais encore une fois,
14:28là, on est sur un cas particulier.
14:29Ou un enfant.
14:30On est sur...
14:31Ou des enfants.
14:31Ou des enfants, bien sûr.
14:32Mais là, on est sur du hooliganisme.
14:35C'est pour ça que je voulais avoir
14:37Olivier Villal.
14:37C'est quoi, un match de foot
14:38où les enfants sont massacrés
14:41après le match
14:41par l'équipe adverse ?
14:43Ah oui, ça c'était
14:44effectivement un peu plus...
14:46Non, moi j'ai adoré le foot
14:48il y a fort longtemps
14:49dans ma jeunesse
14:49et j'aime jouer au foot.
14:51Aujourd'hui, c'est devenu
14:53un énorme business mondial
14:55qui se décline en milliards
14:57et en milliards,
14:58qui utilise tout ce qui peut être utilisé
15:02pour, comment dire,
15:06flatter les regroupements,
15:09les fanatismes à l'intérieur
15:10des groupes de supporters.
15:11Évidemment, c'est devenu
15:13une zone de danger en fait.
15:16Qu'on n'a pas dans...
15:17Je suis désolé, Julien Dray.
15:19Il n'y en a pas dans d'autres sports.
15:21Tu n'as pas ça dans le rugby.
15:22Je suis désolé.
15:23Il n'y a pas ça dans plein de...
15:25Le rugby, c'est pas un sport
15:26qui touche 5 personnes non plus.
15:27Non d'accord.
15:28Et le football,
15:29c'est pas un éther,
15:29vous savez comment.
15:30Oui, mais c'est pas une excuse.
15:32C'est un sport qui se joue
15:34partout dans la planète.
15:34Alors, ce que dit Sébastien
15:35sur la culture racaille
15:37qui, hélas, est infiltrée
15:39dans le football,
15:39n'est pas totalement faux.
15:40Après, que le service
15:41de renseignement
15:42ne soit pas à la hauteur,
15:43ce n'est pas la première fois
15:45non plus dans les années
15:46qu'on a vécues.
15:47On a des irruptions
15:49qui ne sont pas du tout prévues
15:50et pas du tout analysées après.
15:52Non mais, juste Norma,
15:53le ballon de football,
15:55c'est quelque chose
15:56qui unit la planète entière.
15:59Il ne faut pas les unir
16:00dans la violence.
16:01La première chose qu'ils font,
16:01c'est quand vous...
16:02D'accord.
16:03Vous ne jouez pas au rugby.
16:04Mais c'est quoi le rapport ?
16:05Vous ne jouez pas au...
16:06Mais quel est le lien
16:07avec le rapport à la violence ?
16:08Pourquoi il y a des événements
16:10sur l'arrivée ?
16:11On parle de Lens.
16:12Vous savez,
16:12il y a un stade en France
16:13qui est exemplaire
16:14par la chaleur
16:15qui se dégage,
16:16par l'ambiance, etc.
16:17C'est le stade de Lens.
16:19Oui, il n'y a pas que le Lens.
16:21Mais vous avez raison
16:21que c'est un stade
16:22effectivement avec un public
16:23extraordinaire.
16:24Mais la question n'est pas là.
16:25Pourquoi lors de la finale perdue,
16:28et c'est Pascal Pro
16:30qui remontrait ses images
16:31de Saint-Etienne
16:32avec les poteaux carrés,
16:34vous aviez les joueurs
16:35qui pouvaient défiler
16:37avec des dizaines
16:38de milliers de personnes
16:39sur l'avenue des Champs-Elysées
16:40sans qu'il y ait moins de problèmes
16:41et qu'aujourd'hui,
16:43si demain,
16:44vous souhaitez défiler
16:44après une grande victoire
16:45de l'équipe de France
16:46ou du Paris Saint-Germain,
16:48les Champs-Elysées,
16:48ça devient en fait
16:49un bunker.
16:50C'est une cadre,
16:51une capitale à défendre
16:52et la question peut se poser.
16:54Sébastien Ligné,
16:54rapidement.
16:55Simplement,
16:55on parlait de la réponse
16:57pénale et politique.
16:58En Angleterre,
16:59quand il y a eu
17:00un problème sérieux
17:01du hooliganisme
17:02à la fin des années 80,
17:04vous avez eu
17:04une justice d'exception
17:05extrêmement ferme
17:06qui a été mise en place.
17:07En effet,
17:07ce n'est pas très
17:08conseil constitutionnel
17:09compatible en France,
17:10mais on a mis des lois
17:11en Angleterre,
17:12ils ont mis des lois
17:12extrêmement restrictives
17:13sur le renseignement,
17:15sur la police préventive,
17:16c'est-à-dire qu'on interdisait
17:17à des hooligans
17:18qu'on connaissait parfaitement
17:19non seulement d'aller au stade
17:21mais d'être autour
17:22dans un rayon
17:22de plusieurs dizaines
17:23de kilomètres autour.
17:24Ils pouvaient être arrêtés,
17:25ils pouvaient être mis en prison
17:26immédiatement
17:27s'ils pénétraient
17:28dans ce périmètre.
17:29C'était extrêmement restrictif.
17:31Les clubs étaient condamnés
17:32s'il y avait des manquements.
17:33Voilà,
17:33on a fait une vraie loi d'exception
17:35sur l'hooliganisme.
17:36Autre sujet.
17:37Avançons parce qu'on a tout dit
17:38et on espère qu'il y aura
17:39effectivement une nuit sereine
17:42et on n'espère pas revoir
17:44ces scènes de Rix
17:46dans la capitale ce soir.
17:47Le Conseil constitutionnel,
17:49et on va parler des ZFE à présent,
17:51a censuré jeudi
17:51la suppression des zones
17:52à faible émission
17:53et un assouplissement des règles
17:55contre l'artificialisation
17:56des sols.
17:57Non pas sur le fond,
17:58mais de celles
17:59parce qu'il a estimé
18:00que ces deux mesures
18:02intégrées par les députés
18:04dans la loi de simplification
18:05étaient trop éloignées
18:06du texte initial.
18:08En langage du Conseil constitutionnel,
18:12c'est ce qu'il s'appelle
18:12un cavalier législatif.
18:14Et puis certains politiques
18:16vous expliquent
18:17que c'est finalement
18:20une entrave
18:21ou une contrainte démocratique.
18:23C'est le propos de Marine Le Pen,
18:24je vous propose de l'écouter.
18:27Ah bah en tout cas,
18:28il contraigne la démocratie.
18:30Enfin, je veux dire,
18:32le Parlement
18:33est la représentation
18:34du peuple français.
18:36Or, pour encore une fois,
18:38avec des arguments
18:39très contestables
18:40sur le plan juridique,
18:42il contraigne...
18:42Il fait du zèle
18:43pour vous le Conseil constitutionnel ?
18:44Oui, certainement.
18:45Il contraigne la volonté
18:47exprimée par le peuple.
18:48C'est quand même
18:49très problématique
18:50parce que c'est vrai
18:51sur les ZFE,
18:52c'est vrai sur le ZAN,
18:53c'est vrai sur l'immigration.
18:55Ça commence à faire beaucoup.
18:56Et François-Xavier Bellamy
18:57a tweeté la même chose
18:58après avoir censuré
18:59la fermeté migratoire,
19:00la rétention des étrangers
19:01illégaux condamnés,
19:02la simplification
19:03pour l'agriculture.
19:04Le Conseil constitutionnel
19:05censure maintenant
19:06la fin de ZFE.
19:08S'il voulait désespérer
19:09les Français de la démocratie,
19:11il ne s'y prendrait pas autrement.
19:13Alexandre Jardin
19:14qui est revenu
19:15lui aussi sur ce sujet.
19:16C'est un combat
19:17qu'il mène depuis longtemps.
19:18Alexandre Jardin,
19:19je rappelle qu'il est
19:19le porte-parole
19:20de ce mouvement,
19:22les gueux.
19:25On a une crise de démocratie.
19:27On a une vraie crise
19:28de démocratie.
19:29Parce que les gens,
19:30qu'est-ce qu'ils entendent ?
19:31Ça ne sert plus à rien
19:32de voter pour un parlementaire.
19:34Dans les semaines à venir,
19:36nous on va prendre
19:37des initiatives très fortes
19:38de mobilisation de la nation.
19:40Parce qu'il n'est même pas
19:41question en rêve
19:42que le peuple
19:43se fasse malmener,
19:46maltraiter.
19:47Parce qu'il s'agit
19:47de maltraitance sociale.
19:50Ça a été voté
19:50quatre fois au Parlement.
19:52Quatre fois.
19:53Il y a huit Français sur dix
19:54qui ne veulent pas
19:54des ZF.
19:55Il y a un vrai problème
19:58très sensible
19:59parce que naturellement,
20:01beaucoup de gens
20:02vont dire
20:02que c'est une atteinte
20:05au pouvoir judiciaire,
20:07etc.
20:07Mais de plus en plus,
20:11le juge remplace la loi
20:13et réécrit la loi
20:15avec plus ou moins de bonheur
20:17ou ignore ce qui a été voté
20:19en se réfugiant
20:20derrière de faux arguments,
20:22le cavalier et autres.
20:23Quand vous avez
20:24une très grande majorité
20:25des Français
20:26qui veulent des lois restrictives
20:29en matière d'immigration
20:30et notamment
20:32la possibilité
20:33de conserver les gens
20:35en situation régulière,
20:36plus longtemps en rétention.
20:38Il n'appartient pas
20:39au juge
20:40de dire
20:40qu'à son avis,
20:41ce n'est pas bien.
20:43Sinon,
20:43effectivement,
20:44ça ne sert à rien
20:44d'avoir un Parlement
20:45et des élections.
20:47Moi,
20:47je suis très inquiet
20:48de ces glissements.
20:49Quand une société
20:51n'a plus de points de repère,
20:53ça se termine
20:54en général dans la rue.
20:56les juges doivent faire
20:57attention à ce qu'ils font.
20:58Il faut peut-être rappeler
20:59aussi qu'il est désormais
21:00le président
21:01du grand patron
21:03des sages,
21:04le sage des sages,
21:05Richard Ferrand.
21:06C'était un député.
21:07Richard Ferrand,
21:08c'est bestial.
21:09Un des plus proches historiques
21:10d'Emmanuel Macron
21:12qui n'a pas des compétences
21:13constitutionnelles
21:14extrêmement développées.
21:15C'était un petit député
21:16socialiste,
21:17backbencher,
21:18comme on dit,
21:19qui doit tout
21:21avoir été le rapporteur
21:22de la loi Macron.
21:23Voilà son parcours.
21:24Ce n'était pas franchement
21:26une pointure
21:26au Parti Socialiste ?
21:27On va demander quand même
21:30au baron noir ça.
21:31Je pense qu'il serait d'accord avec ça.
21:32Je ne sais pas.
21:33Est-ce que c'était
21:34une pointure au PS ?
21:35Deux choses différentes
21:36si vous me permettez.
21:38Le Conseil constitutionnel,
21:39on l'aime ou on ne l'aime pas.
21:41C'est une instance
21:42constitutionnelle
21:42qui a été mise en place
21:43de manière consubstantielle
21:44à la Constitution
21:45de la Ve République.
21:47Laissez le terminer.
21:48Laissez le terminer.
21:49Bon, alors,
21:51jurisprudence,
21:53j'ai tout vu
21:54sur le Conseil constitutionnel.
21:54A chaque fois
21:55que quelque chose
21:56est jugé
21:57par le Conseil constitutionnel,
21:58il y a ceux qui disent
21:59c'est le respect
21:59de la Constitution,
22:00puis il y a ceux qui disent
22:01mais non,
22:01le Conseil constitutionnel,
22:02j'ai multiples exemples
22:04contradictoires
22:04sur la question.
22:06Ils jugent
22:07en fonction
22:07de la Constitution.
22:08Mais ce que dit Pierre,
22:09c'est autre chose,
22:10c'est que c'est l'Assemblée nationale
22:11qui fonctionne mal.
22:13C'est l'Assemblée nationale
22:14qui fonctionne mal.
22:14Parce qu'il y a
22:15un certain nombre
22:16de parlementaires
22:16qui savent
22:17ce que c'est
22:17qu'un cavalier.
22:18C'est le B.A.B.
22:19qu'on apprend
22:20à l'Assemblée nationale.
22:21Et s'ils n'ont qu'à déposer
22:22des textes,
22:23pourquoi faire des cavaliers ?
22:25Pourquoi contourner,
22:26essayer de contourner la loi ?
22:27Parce que pour aller plus vite.
22:28Ils ont été dégricotés
22:30par le Conseil.
22:31C'est autre chose.
22:33Sur l'immigration,
22:35c'est au parlementaire
22:36de bien faire la loi.
22:37De respecter.
22:39Donc il n'y a pas
22:40finalement
22:41de soucis
22:42dans la manière
22:43dont aujourd'hui
22:44le Conseil constitutionnel
22:46prend le pas
22:47sur un vote
22:48à quatre reprises
22:49du Parlement
22:50et huit Français sur dix.
22:51Je ne suis pas
22:51l'avocat
22:52du Conseil constitutionnel.
22:52Je sais simplement
22:54que j'ai assisté
22:55à de multiples reprises,
22:56à des contestations
22:57de décisions
22:58du Conseil constitutionnel
22:59par la majorité,
23:00par l'opposition,
23:00en fonction
23:01de situations évolutives.
23:03C'est très compliqué.
23:04Vous savez,
23:04le Conseil constitutionnel,
23:05c'est un équilibre
23:05à l'intérieur.
23:06Ce n'est pas le président
23:06qui décide tout seul.
23:08On verra
23:09qui sont les sages,
23:10justement,
23:10les neuf sages
23:12présents
23:12au Conseil constitutionnel.
23:14En tout cas,
23:14ce qui est sûr,
23:14c'est qu'au fil du temps,
23:16le pouvoir du Conseil constitutionnel
23:18s'est considérablement élargi
23:19et en fait,
23:20il a commencé
23:21à grignoter
23:22le pouvoir législatif.
23:23Et ça,
23:23c'est d'autant plus vrai
23:24que sur la notion
23:25de caballier législatif...
23:26Il a été aussi,
23:27par des réformes constitutionnelles,
23:30y compris celles
23:31de M. Sarkozy,
23:31qui permettent
23:32la saisine directe,
23:33qui élargissent les pouvoirs.
23:35Et à mesure
23:35qu'on élargit
23:36les pouvoirs du Conseil,
23:37il ne faut pas être surpris
23:38si...
23:38Les parlementaires
23:39ont encouragé ça.
23:41Mais aujourd'hui,
23:41effectivement,
23:42même sur la notion
23:43de caballier législatif,
23:44le pouvoir d'interprétation
23:46du Conseil constitutionnel
23:47est très grand
23:47parce que,
23:48sur la ZDF peut-être,
23:50mais sur le ZAN,
23:52l'idée,
23:53c'était de pouvoir élargir,
23:55assouplir le ZAN
23:56pour pouvoir permettre
23:58de construire plus.
23:59Est-ce que ce n'est pas lié
24:01à la question économique
24:02qui était le sujet de la loi ?
24:04Je pense que là,
24:04il y a un vrai débat.
24:05C'est un débat
24:05qui n'est pas simplement
24:06un débat de juriste.
24:07Et donc,
24:07effectivement,
24:08il y a un débat
24:09et la nécessité d'interprétation.
24:10La publicité.
24:11On va revenir sur le poids
24:12du Conseil constitutionnel
24:14dans quelques instants.
24:15Mais vous vouliez fragiliser
24:17la Ve République.
24:20Je ne dis pas ça.
24:21Vous n'y prendrez pas autrement.
24:23C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
24:25vous avez le Parlement
24:25qui a voté à quatre reprises.
24:27Les Français pour...
24:28Huit Français sur dix
24:29sont favorables à supprimer
24:30cette ZDV.
24:31Il faut rappeler ce que c'est.
24:32C'est l'exclusion
24:34dans les villes
24:35de personnes,
24:37de Français
24:37qui n'ont pas la possibilité
24:38d'avoir une voiture
24:39compatible à cette...
24:403 millions d'automobiles.
24:41Le principe, c'est
24:42les Français veulent ça
24:44et donc le Conseil constitutionnel
24:45doit se plier
24:46à la volonté des Français.
24:47Alors,
24:48il faut le supprimer.
24:50C'est bien vous avancer.
24:52Écoutez,
24:54pourquoi pas ?
24:54Alors,
24:55c'est la question
24:55que vous allez se poser
24:56après la publicité.
24:57Merci,
24:58Julie Nandré.
24:59Vous m'avez l'air
24:59un peu populiste.
25:01Faites attention.
25:02Et l'état de droit.
25:03Et l'état de droit,
25:05Julie Nandré.
25:05Julie Nandré a été
25:06parlementaire
25:07et il sait quand même
25:08que la loi
25:09votait
25:09avec une valeur.
25:11On ne peut pas juste
25:11la dépréter.
25:11Mais comme j'ai été
25:12parlementaire,
25:12aussi comme vous,
25:13parce qu'on était ensemble
25:14à un moment donné
25:15dans des commissions,
25:16je sais aussi
25:17qu'en ce moment,
25:19nous votons trop de lois.
25:20Eh bien,
25:20on en parle dans un instant.
25:21Allez,
25:2320h27.
25:24Mais Julien,
25:24vous n'avez pas répondu
25:25que le baron noir,
25:26M. Ferrand,
25:27était un grand nom,
25:29un éléphant
25:29du Parti Socialiste
25:31ou c'était un backbencher,
25:32c'est-à-dire celui
25:33qui était sur le banc ?
25:35Est-ce qu'il coupait
25:36les oranges
25:37ou est-ce qu'il était
25:38un éléphant ?
25:39Un pointeur qui faisait
25:40le milieu familier
25:40dans sa circonscription.
25:42Et moi,
25:43je...
25:43Ok,
25:44on a compris.
25:46J'ai compris.
25:47Bravo.
25:47J'ai compris.
25:48Il vous honore,
25:49M. Drey.
25:50Bravo.
25:50Je l'ai assisté,
25:51c'est qu'effectivement,
25:52c'était un député
25:53de la gauche du Parti
25:54et qu'après,
25:55il a rejoint M. Macron
25:57jusqu'au bout.
25:57Eh bien,
25:58écoutez,
25:59vous avez vu
26:00la manière
26:00du baron noir.
26:02Allez,
26:02la publicité,
26:03on revient dans un instant.
26:04On est en retard.
26:05L'élégance,
26:06mais pas trop de courage.
26:07Oh,
26:09la pub.
26:09Mais le courage,
26:10la pub.
26:11C'est dans la soupe.
26:11Oh,
26:12mais c'est pas...
26:13Il est 20h30
26:14sur CNews,
26:14et on va traiter
26:15un autre sujet
26:16et évidemment,
26:18il faut être extrêmement prudent
26:20tant l'enquête
26:21est tentaculaire
26:23comme tant les conséquences
26:24peuvent être extrêmement graves
26:26puisqu'on va parler
26:26du périscolaire
26:28et des violences
26:30sur les enfants,
26:31soupçons de violences
26:32à Paris notamment.
26:34Moi,
26:34cette conférence,
26:35cette interview
26:36de Laure Bécuot,
26:37la procureure
26:37de la République de Paris
26:38dimanche dernier,
26:39expliquant que
26:40tous les arrondissements
26:41étaient concernés,
26:42qu'il y a plus de 100 établissements
26:43qui sont visés
26:45par des enquêtes.
26:46Cette semaine,
26:47le coup de filet
26:48dans le 7e arrondissement
26:51et l'école Saint-Dominique
26:52avec trois individus
26:54qui vont être présentés
26:55à un juge
26:56ce vendredi,
26:57on a besoin
26:58de comprendre
26:59ce qui s'est passé.
27:00Deux hommes
27:01et une femme
27:01animateurs
27:02dans le périscolaire
27:03âgé
27:03entre 30 et 51 ans
27:05seront présentés
27:06vendredi
27:06à un juge
27:07pour des gestes
27:07à caractère sexuel
27:08présumés
27:09sur une vingtaine
27:10d'enfants
27:11de trois écoles parisiennes
27:12après le coup de filet
27:14mercredi.
27:14L'enquête ouverte
27:15sur des faits
27:15dénonce
27:16dans le périscolaire
27:17concernant les écoles
27:18Saint-Dominique,
27:18Rapp
27:19et Rouge Foucault.
27:20La Rouge Foucault
27:21dans le 7e arrondissement
27:22avait donné lieu
27:23au placement
27:23en garde à vue
27:24de 16 individus
27:25mercredi,
27:26rappelle le parquet
27:27de Paris.
27:27Je vous propose
27:28d'écouter
27:28la cofondatrice
27:29de SOS Périscolaire.
27:31Elle était notre invitée
27:32sur Europe 1
27:33entre 11h et 13h.
27:35On pensait tous
27:35que ce qui nous arrivait
27:36était quelque chose
27:37d'isoler.
27:38On a commencé
27:38à discuter
27:39et il nous a fallu
27:40à peu près 48 heures
27:41avec on va dire
27:4380 commentaires environ
27:44en réponse
27:45à nos questions
27:45sur les différents
27:46groupes de parents
27:47pour comprendre
27:48que c'était systémique.
27:49Donc à partir de là
27:50on a voulu simplement
27:51le faire savoir
27:52puisque naïvement
27:52on s'est dit
27:53que si les gens savaient
27:54les choses changeraient.
27:56Je me suis rendu compte
27:57qu'en réalité
27:57nos préconisations,
27:59nos constats,
28:00nos revendications
28:01étaient quasiment
28:01les mêmes qu'aujourd'hui.
28:03Nous on a évolué également
28:05puisqu'on s'est positionné
28:06en lanceuse d'alerte
28:07donc 2021-2022
28:08en contactant quand même
28:09en parallèle
28:10la mairie de Paris
28:11qui nous a fait
28:11un accueil assez désastreux
28:13à l'époque
28:13puisque la personne
28:14de M. Bloch
28:15qui nous a gentiment
28:17tapoté l'épaule
28:18en nous disant
28:19qu'on en faisait un peu trop
28:20parce qu'on parlait
28:20de violence et de maltraitance
28:21et qu'on allait donc
28:22probablement un peu trop loin
28:23d'autant que lui
28:24ne recevait aucun email
28:25c'est donc que probablement
28:26tout ça n'existait pas autant
28:27que ce qu'on disait.
28:29Et chaque jour
28:29sont lots de nouvelles informations
28:31selon nos confrères
28:32du Parisien.
28:33Un animateur
28:34a été mis en examen
28:35pour agression sexuelle
28:36dans une école
28:37dans le 11ème arrondissement.
28:39Il avait déjà été visé
28:40par une plainte
28:41en 2024
28:42dans le 10ème.
28:44Or une fois informé
28:45de la situation
28:46la ville de Paris
28:47a ordonné son maintien
28:48en poste.
28:49Le maire du 11ème
28:50réclame des sanctions.
28:52Le cas échéant
28:53c'est la toute dernière
28:54information
28:55qui vient d'être publiée
28:56par le Parisien
28:58Julien Dres.
28:59C'est une affaire
29:00là aussi extrêmement grave.
29:02Oui on peut dire
29:02autre chose.
29:03Visiblement
29:05où il y a eu
29:05une défaillance
29:06dans la chaîne
29:07de responsabilité
29:08c'est le moins
29:08qu'on puisse dire
29:09ou une sous-estimation
29:10de la gravité
29:11de la chose
29:12et je comprends
29:13les familles
29:13et je comprends
29:14tous ceux
29:15qui s'étonnent
29:15aujourd'hui
29:16de l'ampleur
29:17de ce à quoi
29:18on a affaire
29:19parce que
29:20visiblement
29:20au départ
29:20on a dû penser
29:21que c'était
29:21quelque chose
29:22de périthériques.
29:23L'animateur
29:24a été mis en examen
29:25en février
29:26pour des faits
29:26d'agression sexuelle
29:27et d'exhibition
29:28il avait déjà été
29:29visé par une plainte
29:31pour des faits
29:31à caractère sexuel
29:32en 2024
29:33alors qu'il travaillait
29:34au sein de l'école
29:35Bellezince
29:36dans le 10ème arrondissement
29:37Sébastien Linné.
29:38Et ce sont les parents
29:39qui entre eux
29:40ont commencé à discuter
29:41et qui se sont rendus compte
29:42que le profil
29:43de cet homme là
29:45correspondait
29:45à une autre affaire
29:46et ce ne sont même pas
29:47la mairie
29:48qui s'est réveillée trop tard
29:49c'est au départ
29:49les parents
29:50qui ont fait le lien
29:51entre deux affaires
29:52distinctes
29:53c'est gravissime
29:54et c'est la preuve
29:55s'il en fallait une
29:55que la mairie de Paris
29:57ne pouvait pas
29:58ne pas savoir
29:59ce qui se passait
30:00dans certaines écoles
30:01et que ce système
30:02qui a été forcément organisé
30:04depuis des années
30:05qui touche
30:06tous les arrondissements
30:06qui touche
30:07des centaines d'enfants
30:08des centaines de cas
30:09il est impossible
30:11que des acteurs
30:13de la municipalité
30:13à Paris
30:14n'étaient pas au courant
30:15donc il y a deux solutions
30:16soit ils ont mis
30:17sous le tapis
30:18certaines informations
30:18parce qu'ils ont eu peur
30:19des conséquences
30:20soit c'est une incompétence
30:22totale
30:22et ils n'ont pas su
30:23gérer ces cas-là
30:24mais dans tous les cas
30:25c'est une faute grave
30:26c'est quasiment une affaire
30:27d'État
30:27parce qu'évidemment
30:28il y a aussi
30:28la responsabilité
30:29de l'État
30:30qui est en jeu
30:30ce que nous disait
30:31ce que nous disait
30:32la cofondatrice
30:33donc d'SOS
30:34périscolaire
30:35ce matin
30:35c'est que
30:36Paris n'est pas
30:37un cas exceptionnel
30:38elle précisait
30:39également à juste titre
30:40qu'il ne faut pas
30:42mettre tous les éducateurs
30:44dans le même pot
30:44mais que
30:45la question
30:46des rapports
30:48et des violences
30:49physiques
30:50ou sexuelles
30:51dans le périscolaire
30:52était selon elle
30:53un problème systémique
30:54Pierre Lelouch
30:56moi je note d'abord
30:57que
30:57quand il y a eu
30:58l'affaire Bétarame
31:00la presse nationale
31:01toute entière
31:02s'est mobilisée
31:04une commission
31:04elle fait une enquête
31:06etc
31:06ça a duré des mois
31:08et tout le monde
31:09s'en souvient
31:11fragilisant
31:11jusqu'au premier ministre
31:12de l'époque
31:13qui était
31:13voilà
31:14cette affaire
31:15intervient maintenant
31:17et c'est quand maintenant
31:18c'est trois mois après
31:19les municipales
31:21voilà
31:22l'effet
31:24date
31:24de plusieurs années avant
31:26l'organisation des parents
31:27le SOS des parents
31:29il existe
31:30depuis plusieurs années
31:30ils ont essayé
31:32d'attirer l'attention
31:34il ne s'est rien passé
31:35au Merta
31:36jusqu'au municipal
31:37ça explose après
31:38parce que les faits sont là
31:39donc c'est très moche
31:40c'est très moche
31:41on a vu des campagnes
31:42présidentielles
31:43s'arrêter pour un costume
31:44c'est très moche
31:47et je dis
31:48que ce n'est pas par hasard
31:49voilà
31:49je suis profondément choqué
31:51et je le dis
31:52pour avoir déposé
31:53tenez-vous bien
31:54il y a 19 ans
31:55une loi sur l'imprescribilité
31:58des crimes contre les enfants
31:59qu'a repris d'ailleurs
32:00M. Darmanin
32:01la semaine dernière
32:01donc c'est un sujet
32:02que je connais
32:04parce que j'ai vu
32:05des gens
32:05arriver à 50 ans
32:0760 ans
32:07dans ma permanence
32:08me dire
32:09ce qui s'était passé
32:09quand ils avaient 5 ans
32:11et ça a pourri
32:12toute leur vie
32:13donc moi je ne laisse
32:14quand je vois
32:14que cette affaire
32:15a été cachée
32:16pendant des mois
32:17alors qu'elle se sont produisées
32:18c'est concomitant
32:19avec l'entrée
32:20du périscolaire
32:21dans le temps scolaire
32:22ça a commencé là
32:24en réalité
32:25quand on a cassé
32:26le temps scolaire
32:27habituel
32:27pour recruter des gens
32:30plus ou moins bien
32:31et là la faute
32:32de la mairie
32:32elle est là
32:33et puis des maires
32:33d'arrondissement
32:34parce que les maires
32:34d'arrondissement
32:35ne sont quand même
32:35pas aveugles
32:36sur ce qui se passe
32:36dans leurs écoles
32:37c'est leur boulot
32:38d'aller voir
32:38ce qui se passe
32:39dans les écoles
32:39donc il faut
32:40moi je serai parlementaire
32:42aujourd'hui
32:42je demanderai une commission
32:43d'enquête parlementaire
32:45approfondie
32:45pour avoir le détail
32:47de ce qui s'est passé
32:47pendant cette période
32:48effectivement il y a deux choses
32:49il y a eu
32:51le lancement du périscolaire
32:52à marche forcée
32:53qui a conduit
32:54à recruter
32:55n'importe qui
32:56parce qu'en fait
32:56il fallait du nombre
32:57il fallait du nombre
32:58très rapidement
32:59et donc il y a eu
33:01forcément
33:04une ouverture
33:05de ces profils-là
33:06et je me rappelle
33:07parce qu'à l'époque
33:08j'avais déjà mis en garde
33:09en disant
33:10qu'on préférait
33:10que ce soit des enseignants
33:11qui fassent
33:12les activités de périscolaire
33:13après
33:14plutôt que de faire rentrer
33:15des animateurs
33:15dont on ne connaissait pas
33:16les profils
33:17et bien malheureusement
33:18c'est ce qui est arrivé
33:19et après
33:20il y a la deuxième chose
33:21et je suis d'accord
33:22avec vous
33:22on voit bien quand même
33:23qu'il y a eu
33:24des alertes
33:26qui ont été données
33:26il y a eu
33:27le maire du 6ème arrondissement
33:28qui avait
33:29Jean-Pierre Lecoq
33:31qui avait tiré
33:32la scène d'alarme
33:33et on voit
33:34la réaction de la mairie
33:35on a l'impression
33:35que parce que l'alerte
33:36est donnée
33:37par un opposant politique
33:38du coup
33:38on traite ça
33:39comme si ça n'existait pas
33:40et ça
33:41cette idéologisation
33:42d'un problème aussi important
33:43effectivement
33:43c'est un véritable scandale
33:44alors c'est pas forcément
33:45le cas de monsieur Grégoire
33:46mais c'est plus effectivement
33:47la réaction d'Anne Hidalgo
33:48qui peut surprendre
33:49et effectivement
33:51Anne Hidalgo
33:51ces dernières semaines
33:52est plutôt discrète
33:53sur la question
33:54du périscolaire
33:55c'était Anne Hidalgo
33:56qui était quand même
33:56la patronne
33:57à la mairie de Paris
33:59donc il faut quand même
33:59comprendre les responsabilités
34:01échange
34:02avril 2015
34:03Jean-Pierre Lecoq
34:05alerte
34:06écoutez
34:06la réponse à l'époque
34:07il est adjoint
34:08Emmanuel Grégoire
34:09aux ressources humaines
34:10mais il dit
34:10à chaque fois qu'il y a un cas
34:12on y va
34:12on fonce
34:15et il le dit
34:16j'imagine
34:16de bonne foi
34:17en revanche
34:18Mme Hidalgo
34:19va sur le terrain moral
34:20en disant
34:20vous voulez qu'on fasse quoi ?
34:21juste protéger les enfants
34:23c'est votre responsabilité
34:24bah oui
34:25vous ne pouvez
34:26ni vous
34:27ni votre adjointe
34:29Mme Cordebar
34:30ni M. Grégoire
34:31en charge des personnels
34:32tirer un trait
34:33sur ces affaires
34:35en considérant
34:35qu'elles sont marginales
34:36de personnel
34:37trop souvent
34:38recruté rapidement
34:39sans en connaître
34:41les antécédents
34:42psychiques
34:43personnels
34:44voire judiciaires
34:45aussi Mme la maire
34:47mesdames et messieurs
34:48les membres
34:48de l'exécutif
34:49toutes les mesures
34:50sont prises
34:51au moment du recrutement
34:52pour contrôler
34:53tout ce qui est
34:54de l'ordre du contrôlable
34:55tout est réuni
34:56pour agir immédiatement
34:58et vous voudriez quoi ?
34:59qu'on vous dise quoi ?
35:01qu'on dise
35:01qu'il n'y a plus
35:02de recrutement du tout ?
35:03qu'il n'y a plus du tout
35:05de recrutement
35:06pour des personnes
35:07qui ont des relations
35:10professionnelles
35:10avec des enfants ?
35:11c'est quoi le fond
35:13de votre question ?
35:14c'est très intéressant
35:15je suis toujours attentif
35:16aux messages
35:16sur les réseaux sociaux
35:17il y a une auditrice
35:18qui dit
35:20vous tombez des nues
35:21sur tout ça
35:21vous êtes journaliste
35:22à la base
35:22et ça fait 10 ans
35:23que ça se passe
35:24mais vous n'êtes pas au courant
35:25non là je suis désolé
35:25mais jouez les étonner
35:26vous n'êtes pas crédible
35:27alors
35:29c'était à ce midi
35:30quand on a eu
35:31la cofondatrice
35:32d'SOS Périscolaire
35:33je lui ai même demandé
35:34depuis quand
35:35vous avez fondé
35:37SOS Périscolaire
35:38qui est donc
35:38les lanceurs d'alerte
35:39je lui ai dit
35:402021
35:41et elle a dit
35:42sur les réseaux sociaux
35:42etc
35:43je me suis dit
35:43mais attendez
35:44en 5 ans
35:44comment se fait-il
35:45que ça soit que maintenant
35:47qu'il y ait
35:47tous ces signalements
35:49pourquoi ça a mis
35:49autant de temps
35:50pourquoi cette femme
35:51qui est là
35:51et qui a le courage
35:52d'alerter
35:53pourquoi on ne l'a pas reçu avant
35:54c'est une question
35:55que je me suis évidemment posée
35:57c'est à dire que
35:58je ne suis pas Anne Hidalgo
35:59vous avez bien compris
36:00et je ne suis pas au coeur
36:01du réacteur
36:02des signalements
36:02peut-être que la mairie
36:03je le dis un peut-être
36:04en a eu de nombreux
36:08ces dernières années
36:09Julien Drey
36:11ça arrive dans une ville de droite
36:12vous avez nuit debout
36:15arrêtez arrêtez
36:15arrêtez arrêtez
36:16arrêtez
36:17quand ça arrive
36:17aux établissements catholiques
36:18ça arrive dans une ville de droite
36:20c'est nuit debout
36:21en bas de la mairie
36:22bah si
36:23arrêtez avec ça
36:23ça y est
36:23c'est évident bien sûr
36:25bientôt vous allez dire
36:26qu'on couvre les pédophiles aussi
36:27bah du tout
36:27c'est pas ce que je dis
36:28je dis que le traitement médiatique
36:30ne me dites pas stop
36:31je dis ce que je veux
36:32bah je dis
36:32moi je vous dis
36:33oui mais vous me dites
36:34arrêtez avec ça
36:35il y a un drap
36:35il faut prendre en considération
36:37c'est pour ça qu'on en parle
36:38il y a certainement des sous-estimations
36:39oui
36:39mais tout de suite
36:40je dis que le traitement médiatique
36:42n'est pas le même
36:42bah oui
36:44mais je vous réponds
36:45juste ça
36:45le traitement médiatique
36:46n'est pas le même
36:47allez-y Julien
36:48vous parlez avec le mur
36:49non
36:49allez-y
36:50il n'y a aucun problème
36:51avant de commencer tout de suite
36:52à politiser
36:53à dire c'est la faute à la gauche
36:54etc
36:54on va regarder
36:55je suis d'accord
36:56moi pour qu'une commission d'enquête
36:57c'est pas possible
36:58parce que maintenant
36:58il y a des procédures judiciaires
36:59vous ne pouvez pas faire
37:00des commissions d'enquête
37:01quand il y a des procédures judiciaires
37:02qui sont en cours
37:02mais pourquoi pas
37:04sur les recrutements etc
37:06je signale par ailleurs
37:07que vous vous dites
37:07quelque chose qui est faux
37:08dans la campagne électorale
37:09il faut être honnête
37:09il y a quelqu'un
37:10qui a posé ça
37:11directement dans sa campagne
37:12et pourtant
37:13c'est pas une amie à moi
37:14Madame Chikirou
37:15on avait fait un thème
37:16essentiel de sa campagne
37:17au départ
37:17donc on ne peut pas dire
37:18que ça a été sous-estimé
37:19dans la campagne
37:20le sujet n'a pas été
37:21au contraire
37:22le week-end
37:23lorsqu'il y a les révélations
37:24je m'en souviens
37:25par exemple
37:25le week-end du premier tour
37:27et du second tour
37:28le week-end notamment
37:29du premier tour
37:30il y a des premières révélations
37:31la question qui pouvait se poser
37:33dans les rédactions
37:34c'est
37:34est-ce que de traiter ce sujet
37:36mettrait en difficulté
37:37et vous savez que
37:38dans un week-end de campagne
37:39vous n'avez pas le droit
37:40de parler
37:41des informations
37:42qui pourraient tomber
37:43sur le périscolaire
37:43mais excuse
37:43dès le début
37:45vous dites quelque chose
37:45qui n'est pas fondé
37:47dès le début de sa campagne
37:49Madame Chikirou
37:50on n'est pas entre le premier
37:51et le deuxième tour
37:51dit cette question
37:52est une question essentielle
37:53je vous dis les premières révélations
37:54elle en fait
37:55non il y a des révélations
37:56elle insiste là-dessus
37:57les plus concrètes
37:58ce que je veux dire par là
37:59c'est que
38:00pardonnez-moi
38:01et je le maintiens
38:01je m'étonne
38:02du traitement médiatique
38:04qui est fait
38:04de cette affaire
38:05quand vous avez
38:07des heures et des heures
38:08l'affaire Einstein
38:09vous avez des heures
38:11et des heures
38:11l'affaire Betaram
38:13et que le périscolaire
38:14à Paris
38:15n'est pas forcément
38:16un sujet qui est autant
38:17traité
38:18que l'affaire Betaram
38:19ou que l'affaire Einstein
38:20j'ai le droit ?
38:21vous avez le droit de le dire
38:22mais vous ne pouvez pas
38:23me faire le procès
38:24que vous êtes en train de faire
38:25en disant
38:25tout ça c'est parce que
38:26c'est la gauche
38:26qui est à la mairie de Paris
38:27la gauche a étouffé les choses
38:29elle a couvert
38:29je n'ai ni dit
38:31elle a couvert
38:31ni étouffé
38:32jamais
38:34excusez-moi
38:35attendez deux secondes
38:36Pierre parce que c'est important
38:36je n'ai jamais dit ça
38:37les uns et les autres
38:38vous avez dit
38:39je m'excuse
38:41peut-être qu'avec l'âge
38:42je commence à devenir
38:43difficile de l'ordre
38:44vous êtes très jeune
38:44mais vous avez dit
38:46vous-même
38:46oui mais c'est la gauche
38:48si c'était dans une ville de droite
38:49ça ne serait pas passé comme ça
38:50etc et tout
38:51j'ai dit
38:52et je le maintiens
38:53je pense que
38:54si ça arrive dans une ville
38:56détenue par exemple
38:57par un élu de droite
38:58très conservateur
39:00et que ça
39:01je peux vous assurer
39:02qu'il y a des médias
39:02qui s'intéressera un peu plus
39:04à ce sujet
39:04moi ce que je dis
39:06Julien Drey
39:06ce que je dis
39:07c'est très simple
39:09soit la ville de Paris
39:10était au courant
39:11et dans ce cas là
39:12c'est une forfaiture
39:14et rien n'a été révélé
39:16avant les élections
39:18exprès
39:20soit
39:21ils ne savaient rien
39:22et dans ce cas là
39:23ils sont parfaitement incompétents
39:24et quand cette réforme
39:25du temps scolaire a été faite
39:26alors qu'ils ont été prévenus
39:28y compris par monsieur Lecoq
39:29et d'autres
39:30attention au recrutement
39:31n'ont pas fait leur boulot
39:32donc incompétence
39:33ou complicité
39:34ça c'est la justice
39:35qui va nous dire
39:36et j'ai commencé en disant
39:37que la priorité
39:38c'était la présomption d'innocence
39:39oui l'enquête de justice
39:40sont indispensables
39:41parce que
39:42ils sont coupables
39:43la justice
39:45sont coupables
39:45à l'égard de ces enfants
39:46et c'est intolérable
39:48d'accord mais évidemment
39:49que c'est intolérable
39:50personne n'essaie
39:50mais c'est pour ça que
39:51je ne voudrais pas qu'on dise
39:52tout ça
39:53il y a des politiques
39:54qui ont couvert délibérément
39:55et comme par hasard
39:56c'est les politiques de gauche
39:57bon ça non
39:58je ne suis pas d'accord avec ça
39:59c'est pas comme ça
39:59que je l'ai résumé
40:00bien évidemment
40:00j'ai commencé cette
40:02écoutez c'est peut-être
40:03une mauvaise perception
40:04vous qui êtes si expérimenté
40:07la question que je me suis posée
40:09c'est pourquoi
40:10le traitement médiatique
40:11est aussi faible
40:12sur un dossier aussi important
40:13et ensuite j'ai commencé
40:15en direct
40:16ce thème en disant
40:17il faut rester extrêmement prudent
40:19parce qu'une enquête
40:20est en cours
40:20et il y a une pierre anguraire
40:21et ça va faire notre thème
40:22juste après
40:23c'est la présomption d'innocence
40:25jusqu'où la présomption d'innocence
40:27d'ailleurs
40:27vous pouvez mettre en cause
40:27l'ensemble des rédactions
40:29qui n'ont pas traité la chose
40:30je ne dis pas
40:32d'accord
40:33mais je vous dis
40:34je remarque que vous ne l'avez pas
40:35répondu à cette question là
40:36que
40:37vous voyez en plus
40:38c'est moi qui la défends
40:39alors pour ça
40:40normalement je ne devrais pas la défendre
40:41mais moi je me rappelle
40:42parce que je l'ai entendue
40:43elle a insisté là-dessus
40:45elle l'a fait
40:45au point même que des fois
40:46je me disais elle exagère un peu
40:47mais la vérité
40:48c'est qu'elle avait raison
40:49vous voyez
40:49madame Chiquero
40:51elle avait des informations
40:53et à l'époque
40:54elle était pas loin
40:55de la majorité de l'époque
40:57avançons sur le sujet
40:58mais de toute façon
40:58c'est un sujet
40:59qui sera évidemment
41:00au coeur de l'actualité
41:01dans la municipalité précédente
41:03s'il vous plaît
41:05avançons et parlons justement
41:06alors là c'est encore
41:08un sujet extrêmement sensible
41:09mais il en revient
41:10comme le précédent
41:11de savoir
41:12où est la frontière
41:14est-ce que par exemple
41:14il y a présomption d'innocence
41:15ou pas
41:16et la question
41:17ça va être la question
41:18de Patrick Bruel
41:18pourquoi
41:19Flavie Famant
41:20était l'invité de RTL ce matin
41:21l'animatrice accuse
41:22Patrick Bruel de viol
41:23subi en 91
41:24quand elle avait 16 ans
41:25selon le parquet de Paris
41:26trois autres enquêtes
41:27ont été ouvertes
41:28une également en Belgique
41:30et vous avez une parole
41:31des femmes
41:32qui s'est libérée
41:33autour de Patrick Bruel
41:36avec plus d'une trentaine
41:38de témoignages
41:38Flavie Flamand
41:39était l'invité d'RTL
41:41Patrick Bruel
41:42conteste les faits
41:43je vous propose
41:43d'écouter Flavie Flamand
41:45et je suis rentrée
41:46dans cet appartement
41:47il m'a proposé un thé
41:48je me suis dit
41:49mais le thé
41:49c'est une boisson de vieux
41:51et j'ai pas osé dire non
41:52et donc j'ai bu ce thé
41:54et après
41:54j'ai sombré
41:55dans un trou noir
41:58ce que j'appelle
41:58le blackout
41:59et je me suis réveillée
42:02c'est fou d'ailleurs
42:02je me suis réveillée
42:03mon esprit s'est réveillée
42:04mon corps ne répondait pas
42:05et quand j'ai ouvert les yeux
42:07j'étais allongée sur le dos
42:08quand j'ai ouvert les yeux
42:09je l'ai vu
42:09il était en train
42:10de me remettre
42:11mon pantalon
42:12comme une poupée
42:15j'étais dans un état
42:17complètement jeté dans le gaz
42:18j'étais à mort
42:19il s'est passé quelque chose
42:20sans doute quelque chose
42:20je me dis même pas
42:22il s'est passé quelque chose
42:23je suis absolument
42:24mais effarée
42:26effrayée
42:27mon esprit
42:28est en panique
42:29et mon corps
42:30ne répond pas
42:31et je le vois
42:31il est en train
42:32de remettre
42:33mon pantalon
42:33comme on habillerait
42:34pardon
42:35mais un mort
42:36et c'est le témoignage
42:38de la plaignante
42:39Flavie Flamand
42:40là aussi
42:41une enquête
42:42est en cours
42:43et vient la question
42:45parce que beaucoup de maires
42:46appellent
42:47à arrêter
42:48les concerts
42:49de Patrick Bruel
42:52les représentations
42:53de Patrick Bruel
42:54vient désormais
42:55la question
42:55de la présomption
42:56d'innocence
42:56et Marine Le Pen
42:57va prendre la parole
42:58non pas forcément
42:59en tant que responsable politique
43:01mais aussi en tant qu'avocate
43:02je vous propose
43:03d'écouter Marine Le Pen
43:04il peut donner des concerts
43:06mais personne n'est obligé
43:06d'aller les voir
43:07vous n'iriez pas
43:08ah non moi je n'irais pas
43:09de toute façon
43:09je n'y serais pas allé
43:11vous n'y seriez pas allé
43:12parce que je ne l'aime pas
43:14pardon j'ai encore le droit
43:15non non mais c'est
43:16il n'aime pas non plus
43:18vous me direz
43:18donc en fait quelque chose
43:19quelque part
43:20je sais que ça peut
43:21déplaire à certains
43:22mais il y a un principe
43:23fondamental dans notre droit
43:24c'est la présomption
43:25d'innocence
43:26c'est-à-dire que tant
43:26que vous n'êtes pas
43:28définitivement condamné
43:29vous êtes présumé innocent
43:30ça n'empêche pas
43:31que chacun peut avoir
43:32sa conscience personnelle
43:33son intime conviction
43:35sur les faits de la cause
43:37mais en l'espèce
43:38si vous voulez
43:39faire cela
43:39ça veut dire
43:40et c'est lui
43:41ou pour les autres
43:42d'ailleurs
43:43ou pour quiconque d'autre
43:44c'est condamner quelqu'un
43:45à la mort professionnelle
43:47ou à la mort sociale
43:48avant que la justice
43:49se soit prononcée
43:50et je voudrais vous proposer
43:52un tweet
43:52de Ségolène Royal
43:54qu'on va
43:56découvrir ensemble
43:57mais en substance
43:59c'est
44:00victime de Patrick Bruel
44:01on vous croit
44:02toutes
44:03car si c'est si difficile
44:05de parler
44:05la peur
44:05la solitude
44:06la salut sur
44:07la carrière en ruine
44:08le rapport de force
44:09inégal
44:09l'illusion
44:10que l'on va réussir
44:11à oublier
44:11parler
44:11parler encore
44:12pour que nos filles
44:13et nos petites filles
44:14entrent dans un autre monde
44:15où la peur change de camp
44:17contre les prédateurs
44:19et c'est
44:21deux visions
44:22qui s'opposent
44:24entre
44:24est-ce qu'il y a
44:26cette présomption d'innocence
44:27je trouve que
44:28de dire
44:28il y a la présomption d'innocence
44:30il a le droit de se produire
44:31vous n'êtes pas obligé
44:32dans ce contexte-là
44:33d'y aller
44:35c'est vrai que
44:35ce que dit Marine Le Pen
44:37est très juste
44:37si c'est un principe
44:38c'est qu'effectivement
44:39ça s'applique à tout le monde
44:40quoi qu'on pense
44:42de ce qu'on veut
44:42de la personne
44:44et donc
44:44le principe
44:45d'innocence
44:46effectivement
44:47on est obligé de le faire
44:48mais malheureusement
44:49aujourd'hui
44:50les procès
44:51se font dans les médias
44:52d'abord
44:52parce que les délais de justice
44:54sont trop longs
44:55si sur ces questions-là
44:57on pouvait accélérer
44:58la justice
44:58pour que ça se passe
44:59vraiment
45:00que la parole des victimes
45:02soit entendue
45:02par des juges
45:03et pas par des journalistes
45:04si on était capable
45:05de faire en sorte
45:06que les enquêtes
45:06soient faites plus rapidement
45:07on n'aurait sans doute pas
45:08ce problème-là
45:09à gérer
45:10où effectivement
45:10aujourd'hui
45:11et on a eu des cas
45:12alors c'est une affaire
45:13de moins d'importance
45:15mais le cas d'Arié Habitant
45:16qui a été
45:18mis sur la place publique
45:19sa carrière s'est arrêtée
45:20pendant plusieurs années
45:21il est encore aujourd'hui
45:23en difficulté d'image
45:24et pourtant
45:25il a été totalement innocenté
45:26donc effectivement
45:27il y a des moments comme ça
45:28où je crois
45:29qu'il faut qu'on revienne
45:30à une forme de rationalité
45:32où ça se passe
45:33dans les pétroirs
45:33Sébastien Ligné
45:35il y a quand même
45:36deux choses différentes
45:36il y a la question
45:37de la justice
45:38et il y a la question
45:38de la morale
45:39et de la décence
45:40je pense que
45:41d'un point de vue judiciaire
45:42en effet
45:42il est présumé innocent
45:43il le restera comme tel
45:44et c'est très bien
45:45maintenant il y a aussi
45:45la question de la morale
45:46et de la décence
45:47je pense que Patrick Bruel
45:48de lui-même
45:48il devrait se mettre
45:50en retrait
45:50il est coupable
45:51non
45:52pendant le temps de l'enquête
45:53c'est une question
45:53de décence
45:54c'est-à-dire qu'il n'est pas neutre
45:56il n'est pas facteur
45:58il n'est pas plombier
45:58c'est une personnalité publique
46:00sa présence
46:01crée un trouble
46:02et son maintien
46:03dans son métier
46:04dans ses représentations
46:05crée un trouble
46:06et je pense que de lui-même
46:07il devrait reconnaître
46:08que ça crée un trouble
46:09et se mettre en retrait
46:10se mettre en retrait
46:11pendant le temps de l'enquête
46:12ne veut pas assumer
46:13sa culpabilité
46:14et simplement reconnaître
46:15que sa position
46:16n'est pas tout à fait
46:18comme les autres
46:18et qu'en effet
46:19ça crée un trouble
46:20voilà c'est comme ça
46:21je pense que
46:22tout le monde y gagnerait
46:23même lui
46:24y gagnerait
46:25parce qu'en restant
46:26en s'accrochant
46:26à ses pièces de théâtre
46:27à ses concerts
46:28il passe un peu
46:29pour un homme sans coeur
46:30un homme pour qui
46:31toutes ses accusations
46:33n'ont absolument rien à voir
46:34avec lui
46:34et il passe oui
46:35je pense que ça ne fait pas
46:36du bien à son cas
46:37de s'accrocher
46:38à son appareil public
46:39il a toujours dit
46:40qu'il était innocent
46:42c'est la question
46:43de la décence
46:44et de la justice
46:45il y a deux choses
46:46différentes
46:47si vous me permettez
46:47dans le communiqué
46:48de Ségolien Royal
46:49le début de la phrase
46:50est un énorme problème
46:52on vous croit toutes
46:53on vous croit toutes
46:54c'est pas à nous de croire
46:55c'est à la justice
46:56de nous dire
46:57moi
46:57Mme Royal
46:58entend des gens
46:59je respecte la parole
47:01des victimes
47:02je pense qu'on a fait
47:02énormément de progrès
47:03ces dernières années
47:04justement pour éviter
47:05qu'on mette la
47:06voilà
47:06mais c'est pas elle
47:07de décider
47:08c'est la justice
47:08de le décider
47:09elle n'est pas juste
47:10jusqu'à maintenant
47:11elle peut dire
47:11j'invite
47:13j'incite
47:14toutes les femmes
47:15à ne pas se laisser impressionner
47:16à prendre la parole
47:18j'invite les amis
47:19etc
47:19mais elle ne peut pas dire
47:20on vous croit
47:21mais c'est pas la formule
47:23pardonnez-moi
47:23je pense à voix haute
47:25mais victime
47:25on vous croit
47:26c'était je crois
47:27la formule
47:28le slogan
47:29mais d'Emmanuel Macron
47:30quand il a lancé
47:31la grande campagne
47:33sur les violences sexuelles
47:35à l'origine
47:35c'est un slogan militant
47:36c'est un slogan militant
47:37alors c'est peut-être pas
47:38effectivement
47:39avec tout le respect
47:40que je dois
47:41à Mme Royal
47:42je pense que cette formule-là
47:43pose problème
47:44du point de vue
47:45je me trompe peut-être
47:46des choses
47:47après
47:47sur ce que
47:48dit notre collègue
47:50moi je pense
47:51qu'il n'a pas totalement tort
47:53malgré
47:54tout ce qu'on se dit
47:55sur la présomption
47:56d'innocence
47:56etc
47:57c'est un problème énorme
47:58qu'on a tous
47:58quand à un moment donné
47:59ou à un autre
48:00on peut être mis
48:00c'est est-ce qu'on maintient
48:02coûte que coûte
48:03et évidemment
48:03on maintient
48:04parce qu'on pense
48:05qu'on est innocent
48:06et que si on commence
48:07à reculer
48:08on va donner le sentiment
48:09qu'on a quelque chose
48:09à se reprocher
48:10ou est-ce qu'on se met
48:11en retrait
48:12ce qui tout doucement
48:13s'est installé
48:14c'est qu'on se mettait
48:15un peu en retrait
48:15en attendant
48:16en prenant la parole
48:17tout de suite
48:17parce que le problème
48:18qu'il a
48:18c'est qu'il a attendu
48:19et maintenant
48:20s'il recule
48:22le problème
48:22c'est pas que
48:23si Angor ça naît de lui
48:24en fait le problème
48:25dans ce genre d'affaires
48:26c'est que c'est des maires
48:27c'est des collectifs
48:28qui vont lui interdire
48:29de faire son métier
48:30c'est pas la même chose
48:31effectivement
48:31lui il est libre
48:33de choisir
48:33de continuer
48:34ou de s'arrêter
48:35par des sens
48:35l'expression
48:37la formule
48:38victime on vous croit
48:39est un slogan
48:40associé au mouvement
48:41de soutien
48:41aux victimes
48:42de violences sexuelles
48:43mais il n'existe pas
48:45de traces connues
48:46d'Emmanuel Macron
48:47en disant
48:47publiquement victime
48:48on vous croit
48:49donc je vous permets
48:51de reprendre ses propos
48:51dans l'écriture
48:54du communiqué
48:55moi c'est le communiqué
48:56qui me choque
48:57l'écriture
48:58commencée comme ça
48:59ça pose problème
49:00c'est tout
49:00après je comprends
49:01que Mme Royal
49:02qui est très sensible
49:03sur ces questions là
49:04à juste titre
49:04demande aux victimes
49:05de ne pas se laisser faire
49:06ça c'est normal
49:08à la réalisation
49:09c'était Laurent Pratt
49:11à la vision
49:11David Tonnelier
49:12au son
49:12c'était Guillaume
49:13on participait
49:13à l'émission
49:14Lucas Buzitil
49:15et Tess Lafter
49:16l'info se poursuit
49:18dans un instant
49:18avec l'excellent
49:20Olivier de Caronfleck
49:21et nous on se retrouve
49:21demain matin
49:22à demain
49:25il y a
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