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  • il y a 21 heures
Guillaume Kempf (Skylo Technologies) et Jessy Asmar (Orange Wholesale) décryptent la transformation du secteur : le satellite n’est plus une solution d’appoint mais une extension standardisée des réseaux mobiles. Du « ciel standardisé » présenté au Mobile World Congress 2026 aux ambitions Direct-to-Device d’Orange, l’enjeu est clair : connecter sans rupture, partout.

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Transcription
00:04Au MWC, le Mobile World Congress qui s'est tenu la semaine dernière, j'ai eu le plaisir, l'occasion
00:09de rencontrer un écosystème émergent venu remuer le secteur des télécoms.
00:14Cet écosystème, c'est autour du satellite avec beaucoup d'ambition, des promesses sur le futur des services mobiles, mais
00:20c'est un marché évidemment encore très naissant.
00:23On va voir que le ticket d'entrée aussi est très élevé.
00:26Et puis on a surtout un acteur qui est un petit peu devant tout le monde.
00:29C'est notre sujet aujourd'hui à la une, cette révolution satellitaire dans les télécoms et en particulier les mobiles.
00:35Pour en parler, nous avons avec nous Guillaume Kempf, bonjour.
00:38Bonjour.
00:38Vous êtes porte-parole français de Scalo Technologie qui est un fournisseur mondial de services de connectivité non terrestre basé
00:46en Californie.
00:46Donc vous orchestrez comme ça les liens entre les opérateurs satellites, les réseaux mobiles, les fabricants d'appareils pour offrir
00:54une couverture continue.
00:55C'est l'idée, vous ciblez vraiment les usages grand public autour du smartphone, mais aussi professionnels, industriels.
01:03Et aujourd'hui, vous avez déjà plus de 14 millions d'appareils qui sont connectés dans le monde et que
01:07vous opérez finalement.
01:08Oui, et ce sont à la fois des téléphones, mais aussi des montres connectées et des modules IoT professionnels dont
01:13vous parlez.
01:14Pour l'agriculture, l'économie.
01:16Et avec nous également, Gessie Asmar. Bonjour Gessie.
01:19Bonjour David.
01:20Vous êtes responsable, vous, de la Satellite Factory au sein d'Orange International Network.
01:24C'est-à-dire que vous supervisez l'ensemble des activités satellites pour le groupe Orange.
01:29L'année dernière, l'opérateur a signé un partenariat avec Eutelsat.
01:33Mais alors là, c'était pour l'accès mobile à haut débit dans les zones isolées.
01:38Mais vous êtes aussi le premier opérateur européen à avoir signé un contrat avec Skylo, en l'occurrence, pour faire
01:45une offre de SMS par satellite.
01:49Donc ça permet de se localiser, d'envoyer des messages dans les situations où on n'a pas accès finalement
01:53au Wi-Fi ou au réseau mobile.
01:55Et il en reste encore.
01:57Et puis dernière actu, au Mobile World Congress, vous avez annoncé aussi, vous associez avec AST Space Mobile et Satellite
02:03Connect Europe
02:04pour tester en Roumanie la technologie comme complément de couverture du réseau mobile.
02:08Donc là, ça veut dire que ce n'est plus seulement des messages, des SMS, mais aussi des appels vocaux
02:14et la data.
02:16Alors d'abord, je voulais qu'on explique comment fonctionne cette technologie que vous appelez Direct to Cell,
02:23ou je ne sais pas comment vous l'appelez, Direct to Device, c'est-à-dire du satellite vers le
02:28smartphone.
02:29Comment ça fonctionne ? Vous pouvez m'expliquer ça l'un et l'autre en une phrase ?
02:33Oui. Aujourd'hui, pour que vous puissiez envoyer un message ou un appel depuis le téléphone,
02:37tout simplement, il doit se connecter à une antenne qui est sur un toit ou à quelques centaines de mètres.
02:42Quand on n'a pas cette couverture-là, avec le Direct to Device, l'antenne, elle devient dans l'espace
02:47et le téléphone doit communiquer avec cette antenne pour que le signal puisse après revenir sur Terre.
02:52Et comment on fait pour que ça fonctionne, ça ?
02:54Alors pour que ça fonctionne, on orchestre en fait vraiment la couche logicielle pour que tous les différents acteurs,
02:59toutes les briques finalement fonctionnent.
03:01Ce sont déjà les puces et les téléphones mobiles avec qui on a travaillé.
03:05Donc il faut un téléphone compatible ?
03:07Un téléphone compatible, mais en fait cela c'est une progression,
03:09c'est les puces finalement, plutôt les puces que le téléphone lui-même,
03:12qui doivent s'adapter et au fur et à mesure, en travaillant avec Qualcomm, Sony, Samsung,
03:17ça devient de plus en plus courant.
03:19Par exemple, on a commencé avec Pixel 9 et 10,
03:21et là ça devient en milieu de gamme aussi,
03:23donc Pixel 10 A qui vient d'être annoncé,
03:26et aussi maintenant compatible.
03:27Donc c'est une évolution finalement de ces téléphones.
03:31Vous parlez un petit peu franglais, parce que en fait vous êtes en Californie toute l'année,
03:35donc merci d'être venu jusqu'à Paris pour le plateau de Smart Tech.
03:39Au Mobile World Congress, vous avez vraiment présenté votre vision autour de cette technologie,
03:44en disant que ça va s'intégrer en fait dans le monde des télécommunications,
03:48de la même façon que la fibre optique ou que la 5G.
03:51Exactement, il ne s'agit plus en fait de penser que c'est une perte de couverture complète,
03:57où le satellite prend le relais, c'est vraiment une extension du réseau.
04:00Donc ce n'est pas juste pour des zones blanches, ce n'est pas juste en cas d'urgence,
04:03vous pensez que ça va vraiment demain devenir à part entière une part du réseau ?
04:09Oui, on est dans une logique qui a déjà bien aidé des gens,
04:13parce qu'on le voit tous les jours avec des SOS de secours,
04:15que ça aide des gens qui sont vraiment dans des vraies zones blanches.
04:18Mais pour cela, il faut qu'il y ait une coupure de réseau,
04:20puis une connexion au réseau satellite et à terre.
04:23Alors que dans le futur, l'idée c'est qu'il n'y ait pas de coupure du tout,
04:26c'est que pour une personne qui passe un appel téléphonique,
04:29dehors il y a une perte du signal qui peut...
04:33C'est-à-dire quand on capte moins bien en traversant certaines zones,
04:36certaines zones ou surchargées,
04:39que ce soit juste une zone surchargée au niveau du réseau,
04:42eh bien il peut que la bascule se fasse finalement sur le réseau satellite.
04:46Comme une bascule qui existe aujourd'hui d'une manière transparente
04:49entre le réseau mobile et le Wi-Fi par exemple.
04:51Exactement.
04:52Mais aujourd'hui, ça reste des cas d'usage très spécifiques quand même,
04:56l'utilisation des connexions satellitaires ?
04:58Déjà les connexions satellitaires, ce n'est pas nouveau.
05:00Là c'est vrai qu'on parle beaucoup de mobile.
05:02On utilise nous déjà le satellite,
05:04et on est actifs sur le domaine depuis plus de 60 ans,
05:06on l'utilise comme un complément de notre couverture.
05:08Vous avez parlé tout à l'heure de notre accord avec E-TelSense par exemple,
05:11d'ailleurs en France et dans plusieurs pays.
05:13On utilise le satellite pour avoir de l'Internet au débit à la maison,
05:17donc ça vous apporte l'Internet au débit,
05:19la télévision aussi pourquoi pas.
05:21En France depuis plusieurs années maintenant avec notre filiale Nordnet,
05:24pour que ça fonctionne,
05:26il suffit de mettre une antenne sur le toit par exemple à l'extérieur,
05:29et on a l'Internet au débit.
05:30C'est vrai que ce qui est nouveau aujourd'hui,
05:32ce qui arrive, cette révolution,
05:34c'est que ça arrive sur notre mobile.
05:36Absolument.
05:37Et par contre, c'est en complément de nos raisons,
05:40donc nous on le voit vraiment en complément de couverture,
05:44sachant qu'on a des réseaux terrestres,
05:46que ce soit la fibre ou le mobile salubique qui est très fort.
05:49Ça s'intègre comme un complément.
05:50Pour deux raisons, soit dans les zones où il n'y a vraiment pas du tout de couverture,
05:54soit aussi comme un réseau résilient,
05:57donc si jamais il y a des coupures,
05:59et on sait qu'il y en a maintenant avec les événements climatiques,
06:02les événements géopolitiques,
06:03ou de cybersécurité.
06:04Voilà, ça vient compléter, assurer cette résilience de nos réseaux terrestres.
06:08Ok.
06:09Alors, je disais que vous étiez partenaire,
06:11mais pas seulement en fait,
06:13donc du côté de Skylo, par exemple,
06:15vous avez aussi signé avec d'autres opérateurs.
06:18Ils ont tous les mêmes besoins.
06:20Je veux dire, tout le monde se retrouve sur ce qu'on va faire demain
06:23avec ces connexions satellitaires sur les mobiles.
06:26C'est ça qui est justement intéressant,
06:27et on travaille beaucoup sur les standards,
06:29et on travaille notamment avec le consortium 3GPP,
06:31et en discutant avec les différents acteurs en amont,
06:35constructeurs, mais aussi avec les opérateurs,
06:37les problématiques finalement se retrouvent et convergent.
06:41Nous, on est vraiment un fournisseur finalement de cette connectivité.
06:45Les opérateurs restent en contact et en contrôle
06:48de leur offre finale à leurs consommateurs.
06:52Et c'est cela en fait que nous...
06:55Est-ce qu'il y a des besoins spécifiques ?
06:56Je repose ma question, parce que je vous l'ai posé aussi à Gessy,
06:58je la pose aussi à vous, Guillaume.
07:00Est-ce qu'il y a des besoins spécifiques en fonction des opérateurs,
07:03de leurs problématiques à un moment,
07:05ou sur un marché donné ?
07:06Où là, le satellite vraiment s'impose comme la solution pertinente ?
07:11Il y a plusieurs.
07:12Donc, quand on regarde au niveau mondial,
07:15il y a quand même quelques problématiques.
07:17Il y a un problème parfois...
07:18Les zones blanches sont quand même assez différentes.
07:19Aux Etats-Unis, on parle de 40% de marge à couvert.
07:22La géographie qui n'est pas couverte, par exemple.
07:24La France, finalement, est beaucoup moindre en termes de zones blanches.
07:27Mais ce problème de résilience, par contre, vient en sujet.
07:31D'autres zones qui sont moins connectées de base aussi...
07:36Et l'industrie ?
07:37Vous parliez de l'industrie.
07:38Est-ce qu'il y a des besoins dans l'agriculture,
07:40pour les voitures autonomes ?
07:41Alors, les voitures est un axe très...
07:43Alors, il y a trois choses.
07:45Et à la fois, l'industrie avec les objets connectés
07:47qui doivent être tout le temps en relation
07:49pour donner des informations, finalement,
07:50à la gestion des réseaux.
07:52Par exemple, le réseau, par exemple,
07:54de l'agriculture.
07:55Donc, c'est un grand sujet pour comprendre
07:57où se trouve, finalement, le bétail,
07:59par exemple, quand ils sont dans la nature.
08:03Donc, ça, c'est un sujet.
08:05Le deuxième sujet, c'est les voitures connectées.
08:07Mais pas seulement autonomes,
08:08mais aussi, en général,
08:09le cas d'usage, finalement, des secours
08:12est très lié aux voitures.
08:14Des personnes en panne,
08:15des personnes qui sont sous du verglas.
08:19Et donc, du coup, la voiture connectée
08:20a un très fort potentiel.
08:22Et enfin, les objets connectés plus IA,
08:25puisque pour cela, pour qu'ils fonctionnent,
08:26il faut qu'il y ait toujours un contexte continu.
08:29Et cette perte de contexte peut être très dommageable.
08:32Donc, on voit ces sujets émerger
08:33et, encore une fois, être utilisés aujourd'hui.
08:36On parlait des messages d'alerte,
08:38donc des SMS.
08:39Avec, là, un test, maintenant, en Roumanie,
08:41sur la voie et les données.
08:42Quelles sont les difficultés ?
08:44Pourquoi c'est un test ?
08:45Pourquoi c'est en Roumanie ?
08:46Ça veut dire qu'on ne sait pas le faire comme ça,
08:48d'un claquement de doigts, pour l'instant.
08:49Quels sont les difficultés techniques, aujourd'hui ?
08:52Aujourd'hui, c'est une technologie qui est nouvelle.
08:54Donc, vous l'aviez dit en intro,
08:55c'est émergent, c'est naissant.
08:58Donc, là, aujourd'hui, typiquement,
08:59nous, on n'a pas que testé.
09:00On a lancé commercialement avec Skylo en France.
09:02Pour les SMS.
09:03Pour les SMS.
09:04Déjà, pour avoir lancé,
09:05ça passe par tout un process avant
09:08de s'assurer que, en fait, ça fonctionne bien.
09:11Que l'écosystème de bout en bout,
09:13l'intégration dans notre cœur de réseau,
09:14l'intégration dans les téléphones,
09:16en fait, ça fonctionne bien.
09:17Aujourd'hui, on a annoncé,
09:19déjà, on regarde avec plusieurs partenaires,
09:22bien sûr, y compris Skylo,
09:23pour améliorer ce service pour nos clients.
09:25Pas que les SMS, pas que les Google.
09:28Typiquement, le service qu'on va tester en Roumanie.
09:30Pas que sur les Google Pixel, vous voulez dire ?
09:31Pas que sur les Google Pixel, pardon.
09:33Le service qu'on utilise en Roumanie,
09:34il faut d'abord qu'on s'assure que ça fonctionne de bout en bout,
09:38que ça ne dégrade pas notre couverture mobile actuelle,
09:41terrestre, parce que, encore une fois,
09:43c'est un complément,
09:44mais il ne faut pas qu'il vienne dégrader l'existant.
09:46Et comme je dis, l'architecture est complètement différente,
09:48donc il y a tout un travail d'intégration à faire avant,
09:51et ça ne se fait pas en claquant des doigts.
09:53Et on a annoncé ce test.
09:54Il y a un problème en particulier de latence,
09:56par exemple, sur la voie,
09:57le temps que le message arrive et soit envoyé par le satellite ?
10:01Non, pas forcément un problème de latence.
10:03C'est vraiment un sujet d'intégration de bout en bout.
10:06Est-ce que ce n'est pas les mêmes débits, quand même ?
10:08Alors non, pas du tout.
10:09D'accord, entre la 5G, devant la 6G et le satellite,
10:12mais pas du tout sur les mêmes ordres de grandeur.
10:14Et j'en profite pour préciser que, en fait,
10:16ce n'est pas une technologie qui viendra remplacer
10:19le réseau 4G, 5G, pas du tout.
10:22Ça vient vraiment juste pour compléter,
10:24pour avoir le 100%.
10:25Aujourd'hui, en France,
10:27on couvre plus de 99, quelque chose de nos clients.
10:30Et en fait, l'idée, c'est d'avoir maintenant 100%
10:32du territoire qui est couvert,
10:34mais dans ces pourcentages qui ne sont pas couverts,
10:37qui seront adressés par le satellite,
10:39ce n'est pas le très gros débit qu'aujourd'hui,
10:41en tout cas, en l'état actuel de la technologie,
10:43on peut avoir.
10:43Mais c'est vraiment des SMS de la voie de la data,
10:47un peu la 3G ou le début de la 4G,
10:49on va dire, si on peut arriver à faire ça.
10:52D'accord.
10:52Ça, vous confirmez qu'aujourd'hui,
10:54on est encore en phase de test
10:55pour vérifier si toute la chaîne fonctionne,
10:58parce que ce n'est pas si évident ?
10:59Même quand on sait qu'on a le téléphone compatible,
11:02que l'opérateur a mis ça dans son cœur de réseau
11:03et que le satellite est bien identifié ?
11:07Oui, nous, on est en phase opérationnelle,
11:09donc on n'est plus en phase de test là,
11:10sur le niveau, en tout cas, des messages.
11:13On est déjà intégré, on a plus de 15 millions d'appareils
11:15déjà connectés.
11:17Et par contre, on est en phase de test
11:18plutôt sur l'évolution des nouveaux services.
11:20Donc là, on est au message,
11:21mais la voie, par exemple, qu'on sait faire, par exemple,
11:23il est possible d'envoyer.
11:24Alors après, comme vous le disiez,
11:26ce n'est pas une question forcément
11:27de la même qualité que la 5G, forcément.
11:30Mais on s'assure bien, en faisant des tests,
11:32que c'est satisfaisant.
11:33C'est-à-dire que si vous n'avez vraiment
11:35pas d'autres solutions,
11:36ou si le réseau terrestre n'était pas disponible à un moment,
11:39est-ce que la latence, peut-être d'une seconde ou deux,
11:42est vraiment problématique ?
11:44Est-ce que la qualité, la perte de qualité
11:45est vraiment problématique ?
11:47Et la réponse, non, en fait.
11:48Les tests nous montrent que c'est possible
11:50et c'est à ça qu'on travaille pour la prochaine étape.
11:53Et vous parlez de ciel standardisé,
11:57de standardisation,
11:58j'ai entendu ça au Mobile World Congress,
12:00mais pour l'instant, chacun avance ses pions.
12:02On a plein d'acteurs sur le marché,
12:05avec chacun ses solutions.
12:07Il n'y a pas de standard, véritablement.
12:09Si, enfin, effectivement.
12:11Aujourd'hui, il y a plusieurs acteurs,
12:12et c'est normal, d'ailleurs,
12:13dans les autres réseaux,
12:14il y a aussi plusieurs acteurs.
12:15Il y a un organisme qui permet de standardiser
12:18l'ensemble de ces démarchés-là,
12:20qui arrive vers...
12:21Aujourd'hui, vous travaillez sur ce qu'on appelle
12:22la NB-IoT, sans entrer dans le détail technique,
12:25mais qui va converger vers la 5G,
12:28la 5G non-radio,
12:30des standards qui permettent justement
12:32à tous ces acteurs-là de parler.
12:33Et c'est un peu ce qui a permis aussi
12:35d'avoir cette émergence.
12:36Le fait que le satellite,
12:38qui a été historiquement sur des non-standards,
12:41converge vers des architectures plus standardisées.
12:44Et c'est une fois que ça converge
12:46vers ces architectures-là plus standardisées,
12:48que l'ensemble de l'écosystème peut suivre,
12:50et qu'on pourra avoir ça à l'échelle.
12:54Et aujourd'hui, celui qui impose son standard,
12:56ce n'est pas Starlink ?
12:57Non, c'est des organismes de standardisation mondiaux.
13:00Non, mais je vous dis ça parce qu'aujourd'hui,
13:00on a quand même un acteur qui est loin devant,
13:03qui a de multiples avantages pour lui.
13:06Non seulement il est déjà bien installé dans le ciel,
13:08mais en plus, il fabrique ses satellites,
13:11il fabrique ses lanceurs de satellites.
13:14Est-ce qu'on est capable aujourd'hui de rivaliser,
13:16de construire un marché qui ne soit pas autour,
13:19finalement, de Starlink ?
13:20On parlait en introduction de coûts élevés d'entrée.
13:24Et c'est là où justement le standard rentre en compte,
13:27en fait.
13:27C'est-à-dire que plus c'est propriétaire,
13:30plus il y aura des pariètes d'entrée.
13:32Et ce qu'on entend des acteurs,
13:33donc on parlait des opérateurs, des besoins,
13:35il y a ce besoin d'interopérabilité.
13:37Et ce que je pense vraiment,
13:40c'est que ce n'est pas une question de plus haut débit,
13:42qui va gagner la course avec le plus haut débit
13:44et la meilleure des qualités,
13:45même si évidemment c'est une considération,
13:47c'est aussi est-ce que l'expérience finalement du client,
13:50l'expérience de l'opérateur,
13:51l'expérience du client final,
13:52se retrouve dans cette histoire de continuité.
13:56Et c'est sur ça que l'on mise du coup,
13:58et c'est là où les standards travaillent beaucoup,
14:01et encore une fois on contribue aux standards
14:03du consortium 3GPP,
14:06dont certains opérateurs et constructeurs font partie.
14:10Il y a aussi le sujet du prix,
14:11parce que, oui, il y a la question du test de qualité,
14:14mais il y a la question aussi
14:15à combien on va commercialiser ce nouveau type de service.
14:18Qu'est-ce que les consommateurs finalement sont prêts à payer
14:21pour avoir aussi cette résilience,
14:24cette continuité assurée à 100% dans le réseau ?
14:28Ça, c'est aussi des choses que vous testez ?
14:30Oui, bien sûr.
14:31Déjà, comme on l'a dit,
14:32l'offre qu'on a commercialisée pour nos clients en France,
14:34on voit qu'il y a une grande appétence de nos clients,
14:37qu'ils ont ce besoin-là.
14:37On peut dire à peu près combien il faut débourser
14:40pour avoir ce service SOS ?
14:43Pour l'instant, c'est l'usage, le cas d'usage, c'est un SOS ?
14:45Oui, en fonction des services,
14:46les clients sont prêts ou pas à payer,
14:49et plus ou moins.
14:50Donc, clairement, aujourd'hui,
14:51le service basique de message,
14:54ce n'est pas le service où les clients sont prêts
14:56à payer une somme exorbitante pour ça.
14:59Et plus, on rajoute des services,
15:00donc déjà, on leur assure une couverture,
15:02et on répond à leurs besoins.
15:04Aujourd'hui, c'est l'option, elle est gratuite, d'ailleurs,
15:06pour nos clients en France.
15:07D'accord.
15:07Et ça sera à quelques euros dans quelques mois.
15:10Ok.
15:11Voilà.
15:12Et donc, pardon, je vous ai coupé,
15:13parce que je voulais avoir cette précision.
15:15Non, en fait, c'est que plus on enrichit avec des services,
15:18c'est aussi pour répondre aux besoins de nos clients,
15:20et aussi en fonction des pays,
15:21parce qu'on l'a dit tout à l'heure,
15:24aux États-Unis, par exemple,
15:25on a des clients qui ont ce qu'on appelle les ARPU,
15:28enfin, en fait, plus élevés,
15:30mais surtout, on a des zones blanches
15:31beaucoup plus importantes.
15:33En France et en Europe,
15:34en fait, les zones blanches sont beaucoup plus faibles.
15:37Si on regarde,
15:38parce qu'Orange est aussi présent dans nos géographies,
15:40en Afrique, par exemple,
15:41on a un peu plus de zones non couvertes,
15:43mais aussi, on n'a pas forcément le même pouvoir d'achat.
15:45Donc, toute l'histoire est de pouvoir adapter,
15:48travailler avec les meilleurs partenaires,
15:50proposer les meilleures offres,
15:51et adapter à ce qui convient le plus à chacun de nos marchés.
15:53Mais qu'est-ce qu'on peut inventer comme nouveau service
15:56grâce à ces connexions satellitaires ?
15:58On en a un aperçu, par exemple, sur l'automobile,
16:01dans l'agriculture,
16:01mais pour le consommateur lambda.
16:06On revient sur la question d'expérience,
16:08c'est-à-dire savoir qu'il y a une question d'assurance.
16:10Et demain, le réseau,
16:11pour des raisons climatiques,
16:12pour des raisons physiques, par exemple,
16:15il n'y a pas de réseau à un moment donné.
16:17On est de plus en plus connecté, finalement.
16:19Donc, cette idée d'avoir cette assurance,
16:21ce backup, en gros, qui rassure,
16:25qui se dit qu'on sera toujours juste à un coup de fil
16:29de ses proches, ça peut très bien rassurer.
16:32Et c'est aussi à l'étranger, par exemple.
16:35Et on passe de la question d'itinérance
16:38à une question de mobilité.
16:41C'est-à-dire qu'on parlait de la transition
16:45entre cellulaire et Wi-Fi
16:46quand on rentre chez soi.
16:49Quand on passe maintenant la frontière, par exemple,
16:51il y a une coupure de réseau,
16:53par exemple d'Orange,
16:54pour passer sur le réseau de Belgacom,
16:55par exemple, Belgique.
16:57L'idée, c'est que, justement,
16:58le satellite puisse prendre le relais
16:59à ce niveau-là.
17:00Donc, encore une fois,
17:01pas de coupure à une connexion,
17:03une connexion vraiment continue
17:04sur des cas très concrets
17:07de passage de frontière, par exemple.
17:08Ça, c'est la promesse.
17:09C'est un réseau à toute épreuve, finalement.
17:11En fait, c'est surtout ça.
17:11Ce n'est pas le satellite qui apportera
17:13de nouveaux services.
17:14Nous, on a des services de connectivité partout.
17:18Par exemple, si on a parlé un tout petit peu
17:20de l'Afrique,
17:21en Afrique, on assure la connectivité,
17:22mais on a beaucoup plus de services.
17:23On a aujourd'hui des services,
17:24aujourd'hui, dans le domaine financier,
17:26par exemple, comme Orange Money, etc.
17:28Et tout ça se repose sur une connectivité
17:31qui repose sur un réseau.
17:33Et l'objectif, c'est d'avoir
17:34une complémentarité de nos réseaux,
17:36terrestres, sous-marins et satellitaires,
17:39pour avoir cette continuité de connexion partout
17:41et cette fiabilité d'être sûr
17:42qu'on sera tout le temps connecté.
17:44Oui, on n'a pas parlé d'intelligence artificielle.
17:46Il nous reste une minute.
17:47Mais est-ce que ça répond aussi
17:48à cette transformation qui arrive
17:50de consommation importante de data
17:52en permanence ?
17:53Oui, c'est la permanence.
17:55C'est vraiment l'idée de permanence.
17:56Parce que si un robot n'a plus de connaissances
18:00et ne peut plus transmettre, par exemple,
18:01ce qu'il voit, ce qu'il entend,
18:03ce qui lui permet d'opérer,
18:04ça peut être très problématique.
18:06Et donc, la continuité, vraiment,
18:07est là où on se base.
18:10Oui ?
18:10Non, mais OK.
18:12Merci beaucoup.
18:13On arrive à la fin de toute façon de cette émission.
18:15Merci beaucoup à tous les deux
18:16de nous avoir éclairés sur cette transformation
18:18autour du satellite et du mobile.
18:20Guillaume Kempf, je rappelle que vous êtes
18:21le porte-parole français de Skylo Technologies
18:24et Jesse Asma, responsable de la Satellite Factory
18:27au sein d'Orange International Networks.
18:29Merci à tous de nous avoir suivis.
18:31C'était Smartech.
18:32On se retrouve dès demain
18:33pour de nouvelles discussions sur la tech.
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