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  • il y a 3 semaines
Ce jeudi 5 mars, Florian Ielpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IM , a abordé la réussite de la nouvelle adjudication de la France, et le recul de l'objectif de croissance de la Chine, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, l'écho du monde.
00:03Et alors que les taux sont sous tension, parce que les investisseurs craignent un petit regain d'inflation,
00:08peut-être moins de baisse de taux, mais alors que les taux sont sous tension,
00:10la France a émis de la dette tout à l'heure.
00:11Florian Hielpau est avec nous, il a regardé cette adjudication française pour nous,
00:15pour l'ombarodier IM. Bonjour Florian.
00:17Bonjour, bonjour Hielpau.
00:18Comment ça s'est passé ? Parce que la France ce matin devait émettre quand même de gros montants
00:21dans un contexte où les taux sont en train de se tendre.
00:24Est-ce qu'on est sortis par le haut, nous, la France, de cette adjudication
00:27et de cette haie qu'il fallait franchir tout à l'heure ?
00:30Au vu des tensions qu'on voit aujourd'hui sur les taux d'intérêt,
00:34on peut dire que dans l'ensemble, ça ne s'est pas si mal passé que ça.
00:37Vous savez, pour juger de l'intérêt de ces émissions,
00:41on regarde le ratio entre la demande et ce qu'on doit émettre en termes de dette.
00:47Récemment, on a plutôt été sur des grosses demandes,
00:51je dis récemment, c'est-à-dire au cours des six derniers mois,
00:54il s'agit des 10 ans, 15 ans ou 20 ans, qui sont les émissions, qui sont les maturités,
00:58qui ont été émises ce jour.
01:00Globalement, on était plutôt sur 2,5 fois, 2,4, 2,5 fois le montant émis en termes de demande.
01:09Et ce qu'on a observé aujourd'hui, c'est plutôt proche des deux.
01:12Alors, est-ce que c'est grave ? Est-ce que ce n'est pas grave ?
01:14Oui, on a moins d'intérêt aujourd'hui pour la dette française,
01:17c'est ce qu'on lit en tout cas dans ses résultats d'adjudication,
01:20mais le niveau de l'intérêt actuel, il ressemble en fait au niveau d'intérêt moyen sur les 20 dernières
01:25années.
01:25C'est-à-dire que dans l'ensemble, on a juste une normalisation de l'intérêt de la dette française
01:30vers ces ratios qu'on appelle, vous savez, B2Cover,
01:33donc demande contre émission totale vers des moyennes de long terme.
01:38Pas spécialement d'inquiétude.
01:40Demain, Fitch doit actualiser quand même la note de la France là-dessus non plus, pas d'inquiétude.
01:45La situation, vous la connaissez aussi bien que moi.
01:48Pour l'instant, il y a très peu de pays du monde du G10
01:50qui donnent des signes d'amélioration de ses finances publiques.
01:53Je pense que vous connaissez le problème.
01:56Pour l'instant, ce qui est plus important encore que l'avis que Fitch va rendre,
02:01c'est l'avis que donnent les marchés vis-à-vis de cette dette.
02:04Parce que c'est ce qui fait la performance de nos portefeuilles
02:07et une dégradation de cet avis a des conséquences globales.
02:10On l'a bien connu en 2022, quand les taux montent globalement,
02:13c'est tous les marchés qui saignent.
02:14On n'en est pas là aujourd'hui.
02:16On a juste ce qu'on appelle un repricing,
02:18une réévaluation de la prime inflation
02:21qui est liée au choc de sacflationnistes auxquels on est en train d'assister.
02:26Florian, direction Pékin.
02:27La Chine a annoncé son nouvel objectif de croissance
02:29lors de l'Assemblée populaire du Parti communiste.
02:32Plus que 4,5% à 5% de croissance.
02:37Cette année, un objectif assez faible, plus faible depuis 1991.
02:41La Chine fait profil bas dans un monde
02:43où elle perd des partenaires commerciaux.
02:45Est-ce grave ?
02:48Alors, ça fait partie d'un long processus.
02:51Vous savez, maintenant, on a abandonné ce terme de soft landing,
02:54d'atterrissage en douceur.
02:55On a parlé d'atterrissage en douceur depuis à peu près 2015
02:58et on a cessé de l'évoquer.
03:00Il est naturel que le taux de croissance chinois,
03:04ciblé par le gouvernement,
03:06se mette à reculer progressivement au fur et à mesure des années.
03:10Cette croissance de long terme, elle est faite de trois ingrédients.
03:13Vous le savez, d'abord la démographie.
03:15En Chine, c'est compliqué.
03:17L'investissement.
03:18On a eu beaucoup d'investissements immobiliers.
03:20Maintenant, cette partie-là a considérablement reculé.
03:23Et la productivité, c'est probablement l'angle par lequel
03:27on peut sauver le soldat Chine en termes de croissance.
03:32Donc, simplement, sans l'énorme soutien de l'investissement
03:37auquel on a assisté au cours de la période qui s'est étendue
03:40de 2005 à 2015,
03:42il est naturel qu'on ait un reflux lent,
03:45mais certain, du niveau de croissance futur de la Chine.
03:48Est-ce que c'est une très mauvaise nouvelle ?
03:50Probablement pas.
03:51On rêve tous d'avoir entre 4,5 et 5% de croissance
03:54avec un investissement qui serait plutôt en train de s'affaisser,
03:59disons, de ralentir.
04:01Pourquoi ?
04:01Parce qu'on aimerait pouvoir faire des gains de productivité similaires
04:03à ce à quoi on devrait assister en Chine
04:06au cours des cinq prochaines années.
04:07Florian Yelpo et son analyse régulièrement sur notre antenne.
04:10Merci, Florian, de nous avoir accompagné pour l'Ombarodier IM.
04:12Merci.
04:13Merci.
04:13Merci.
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