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Mercredi 4 mars 2026, retrouvez Alexandre Roesch (Délégué général, Syndicat des énergies renouvelables (SER)) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:04Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose chaque jour, vous le savez, à une personnalité qui
00:08compte dans notre économie, dans notre société.
00:11J'accueille Alexandre Roche. Bonjour, bienvenue.
00:13Bonjour.
00:14Vous êtes le délégué général du CERC, le syndicat des énergies renouvelables, que vous avez déjà, allez, on pose le
00:19décor, nous présenter en quelques mots.
00:21En quelques mots, le syndicat des énergies renouvelables, c'est un syndicat professionnel qui représente les intérêts de l'ensemble
00:27des filières de production d'énergie renouvelable.
00:29En France, on en compte 11, à la fois pour produire de l'électricité renouvelable, de la chaleur renouvelable, des
00:35gaz renouvelables et des biocarburants.
00:37Ils représentent l'ensemble de la chaîne de valeur de chacune de ces filières. On a des équipementiers, des développeurs
00:42de projets.
00:43Ça représente un peu plus de 500 entreprises. Et voilà, on est l'interlocuteur des pouvoirs publics pour promouvoir le
00:49déploiement des renouvelables en France.
00:50Avec un chiffre d'affaires global de ces filières évalué à 10 milliards d'euros. Et ça représente 15,8
00:57% de la consommation d'énergie primaire.
01:00Ça, c'est des chiffres 2024. 11 filières, c'est vrai que, bon, quand on lit ENR, énergie renouvelable, on
01:07va penser traditionnellement,
01:09éolien, photovoltaïque, les barrages hydrauliques, etc. Mais 11 filières, il y en a qu'on ne soupçonne pas ?
01:15Oui, il y a des filières, d'abord, de production de chaleur. C'est vrai qu'on en parle beaucoup
01:19moins dans le débat public.
01:22On pourrait y revenir beaucoup d'électricité, alors qu'en fait, c'est un quart du mix énergétique aujourd'hui
01:26en France.
01:27Nous, on a du bois énergie, on a de la géothermie, on a du solaire thermique.
01:31Et puis, on a des filières plus innovantes, comme par exemple l'hydrolien, donc l'énergie qui utilise le courant
01:37des marais, de l'houlot moteur.
01:40Donc, on a toute une série, une gamme de solutions qui, combinées les unes aux autres, peuvent être complémentaires.
01:46Et c'est vrai qu'on a plutôt tendance à parler beaucoup d'électricité et pas tellement des autres.
01:50Qu'est-ce qui pèse le plus économiquement aujourd'hui ?
01:52Quelle est l'énergie renouvelable qui pèse le plus dans l'économie française ?
01:57Alors, on a historiquement beaucoup d'hydroélectricité en France.
02:01Il faut savoir qu'on a 25 gigawatts d'électricité hydraulique en France.
02:04Donc, ça, c'est une filière qui pèse, notamment en termes de fiscalité locale, qui pèse beaucoup.
02:09Et puis, on a des filières un peu insoupçonnées, comme le bois énergie, par exemple,
02:14à la fois pour les usagers industriels, mais aussi pour les gens qui veulent s'équiper chez eux de poêle
02:18à bois, poêle à granulés.
02:20Ça, c'est une filière qui fait quand même 40 000 emplois, par exemple.
02:23On n'en parle pas beaucoup.
02:24Le bois énergie, c'est plus puissant, entre guillemets, économiquement,
02:28que, par exemple, le photovoltaïque en France aujourd'hui ?
02:32C'est à peu près similaire.
02:33Ça se veut, ça se veut.
02:34C'est à peu près similaire.
02:36Voilà, c'est un autre tissu d'entreprise.
02:37C'est beaucoup de petites PME.
02:41Donc, chacune a des avantages et déployée sur le territoire de manière un peu différente.
02:46Mais c'est vrai que quand on analyse les chaînes de valeur,
02:50encore une fois, il y a d'autres filières qui sont insoupçonnées,
02:52qui ont un poids économique et en termes d'emploi qui est non négligeable.
02:55Et laquelle progresse le plus, si on regarde là, en tendance ?
02:58Alors, celle qui a beaucoup progressé ces deux dernières années, c'est le solaire,
03:02avec des entreprises qui ont beaucoup recruté.
03:06Portée par quoi ? Par la réglementation ? Par la demande ?
03:08Alors, il y a eu, c'est vrai, une loi d'accélération des énergies renouvelables en 2023.
03:12Il ne faut pas oublier que 2022, c'était il n'y a pas longtemps,
03:15début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie,
03:18avec un parc nucléaire qui produisait moins que prévu.
03:21Donc, on avait vraiment un besoin d'accélérer le déploiement des sources,
03:24en particulier de production d'énergie renouvelable.
03:27Donc, il y a eu, en effet, un cadre pour accélérer le déploiement du solaire.
03:31Et puis, les entreprises ont recruté et se sont structurées
03:34pour développer de plus en plus de projets.
03:36Donc, c'est une filière qui s'est beaucoup développée,
03:39sans doute celle qui s'est développée le plus rapidement ces dernières années.
03:41La programmation pluriannuelle de l'énergie,
03:44la PPE 3 a été publiée récemment, décret du gouvernement du Premier ministre.
03:52Votre première réaction, ça a été enfin ?
03:54Tout à fait.
03:55Ça fait deux ans et demi, presque trois ans qu'on travaillait sur ce texte,
03:58qui est, je le rappelle, la feuille de route énergétique de la France.
04:01Donc, ce n'est pas n'importe quoi.
04:02Pourquoi ? Pour cinq à dix ans ?
04:04Pour une période de dix ans, jusqu'en 2035.
04:07Et c'est important de pouvoir se projeter sur le long terme,
04:10parce que l'énergie, c'est un secteur qui a une inertie.
04:13Il faut planifier à l'avance.
04:14Il y a des investissements assez intensifs en capital.
04:16Donc, on ne peut pas piloter comme ça, d'une année sur l'autre,
04:19ce genre d'investissement.
04:20Donc, c'était très attendu,
04:21parce que beaucoup d'acteurs des filières énergétiques,
04:24pas que des renouvelables d'ailleurs,
04:26étaient un peu dans le brouillard.
04:29Et donc là, ça permet de clarifier la volonté du gouvernement,
04:34l'ambition volumétrique notamment,
04:37des différentes filières, le nucléaire, les renouvelables,
04:41les enjeux aussi d'efficacité énergétique, etc.
04:43Donc, c'est vraiment un texte assez stratégique, en réalité.
04:47Pourquoi il a pris autant de temps ?
04:48Pourquoi il y a eu deux ans et demi, presque trois ans de retard ?
04:51Il a pris du temps parce que ça reflète aussi l'instabilité politique
04:56qu'on observe dans le pays depuis quelques temps désormais.
05:00Voilà, il a été repoussé à plusieurs reprises.
05:02Il y a eu énormément de consultations.
05:04Il y a eu des propositions de loi qui ont été déposées
05:07à l'Assemblée nationale et au Sénat et qui n'ont pas pu aboutir.
05:11Et donc, voilà, faute de pouvoir aboutir par la voie législative,
05:15le gouvernement a décidé, et nous, on considère que c'est une bonne chose
05:18d'agir par décret parce qu'on ne pouvait plus vraiment attendre.
05:20Là, il y avait vraiment urgence.
05:21Bon, et alors ?
05:22Le premier mot, c'est enfin.
05:24Et le deuxième, c'est quoi ?
05:25C'est déçu ou pas ?
05:27Non, nous, on considère que c'est quelque chose
05:29qui permet de relancer les investissements.
05:31Il faut avoir en tête qu'on était vraiment arrivé dans une situation de quasi-blocage.
05:37Depuis septembre 2025, il n'y avait plus d'appels d'offres lancés sur les énergies renouvelables.
05:41Donc là, ça doit permettre de relancer des appels d'offres.
05:44En tout cas, c'est ce qu'on attend, nous, dans les prochaines semaines.
05:47Par exemple, l'exemple de l'éolien en mer est assez intéressant.
05:50C'est vraiment un grand programme industriel qui était bloqué.
05:54Il y a des appels d'offres 9 et 10 dans le jargon qui attendent de pouvoir être lancés.
06:00Et l'APPE va permettre de déclencher ces nouvelles étapes.
06:04Donc, on est plutôt satisfait.
06:06Bien sûr, les ambitions auraient pu être plus importantes.
06:08Mais en tout cas, nous, on observe que c'est quelque chose qui va débloquer la machine
06:12et qui doit être suivi de mesures concrètes désormais de mise en place.
06:14Mais alors, moi, j'ai lu beaucoup de réactions, notamment d'ONG ou d'Associations de défense de l'environnement,
06:19qui disaient que c'était un repli qui était quand même globalement critique sur cette PPE.
06:25Elles font de la politique ? Elles noircissent le tableau ?
06:28C'est vous qui êtes plus prudent ?
06:30Non, ce qui est vrai, c'est que sur le solaire, je viens d'expliquer que c'était une filière
06:34qui s'est développée rapidement.
06:35L'APPE acte un ralentissement du déploiement annuel du solaire.
06:41Donc ça, c'est vrai et c'est un point de déception.
06:44Nous, on voit le verre à moitié plein parce qu'on partait d'une situation dans laquelle on était à
06:48l'arrêt.
06:49Donc ça permet de relancer la machine.
06:51Et derrière, sur le solaire, on a des projets industriels de Gigafactory dans le sud de la France et dans
06:58l'est de la France.
06:58Et c'est très important de pouvoir se doter, de regagner un peu en souveraineté industrielle sur la production de
07:04panneaux.
07:05Ça, c'est des projets qui étaient bloqués du fait de cette absence de visibilité.
07:09Donc l'APPE, elle a aussi cet avantage de pouvoir relancer les ambitions industrielles sur cette filière, par exemple.
07:16Donc on a tendance à voir le verre à moitié plein, bien sûr.
07:20Et c'est normal.
07:21On aurait souhaité, comme d'autres acteurs, avoir plus d'ambition.
07:24Mais on va essayer déjà de voir un peu au jour le jour, dans les prochains mois, comment débloquer tout
07:30ce qui était à l'arrêt.
07:32RTE, le réseau de transport de l'énergie, a publié son rapport annuel sur 2025, avec déjà un record d
07:40'exportation.
07:4217% de la production, je crois, qui a été exportée.
07:46La part du renouvelable, là-dedans, c'est quoi ?
07:48C'est à peu près 30%.
07:49C'est à peu près 30%.
07:50Elle augmente très régulièrement ?
07:53Elle augmente très régulièrement, et elle va augmenter encore plus.
07:57Quand on regarde justement les scénarios de long terme d'RTE, le gestionnaire de réseau de transport,
08:01on voit que dans tous les scénarios, même avec des relances massives du nucléaire,
08:05on aura besoin de plus d'électricité.
08:07On pourra sans doute y revenir sur la question de l'équation globale.
08:10Et les renouvelables feront plus de la moitié de la production d'électricité en 2050, dans l'ensemble des scénarios.
08:16Donc on est en train de parler de quelque chose qui va faire la moitié, au moins, de notre production
08:21d'électricité en France.
08:22Oui, alors j'ai organisé sur une autre chaîne, Public Sénat, pour ne pas la nommer, un débat au moment
08:27du décret PPE.
08:29Et alors, j'ai eu la surprise de me retrouver avec un défenseur du nucléaire, un défenseur des énergies renouvelables.
08:37Ça a été un des débats les plus houleux de ces six ou dix derniers mois.
08:42Pourtant, moi, j'ai l'impression que vous êtes simplement complémentaire.
08:47Comment vous expliquez cette espèce d'antagonisme entre le nucléaire et les énergies renouvelables ?
08:53Le sujet aujourd'hui, c'est que, et vous l'avez dit, on a un déséquilibre entre l'offre et
08:57la production.
08:58En 2022, on n'est pas passé loin d'une situation assez critique.
09:02Parce que les réacteurs étaient en maintenance et tournaient à bas régime.
09:06Voilà, la corruption sous contrainte.
09:10Aujourd'hui, la production nucléaire est de nouveau revenue, on va dire, à ses niveaux normaux.
09:16Les renouvelables ont continué de se développer.
09:18Et il y a un élément, par contre, qui ne s'est pas développé.
09:21C'est la consommation d'électricité en France.
09:23Alors, c'est une bonne, une mauvaise nouvelle, c'est une bonne nouvelle.
09:26Parce que ça montre que les Français, et globalement, l'économie peut être plus sobre.
09:30Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, l'électricité, qui fait à peu près 100% des débats dans le
09:36débat public,
09:37c'est 27% de la consommation d'énergie en France.
09:40Donc, l'équation, c'est d'augmenter cette part au maximum pour électrifier les usages, chasser les fossiles.
09:48Et aujourd'hui, on n'y est pas encore.
09:50On est dans cette période conjoncturelle où on a un surplus de production, pas assez de consommation encore.
09:55Et assez classiquement, ce qui se passe dans ce genre de situation,
09:59c'est que ça tend la situation.
10:02Nous, au contraire, on pense au CER que c'est une chance.
10:07Parce qu'on a, contrairement à d'autres pays en Europe,
10:09si on regarde ce qui se passe autour, en Allemagne, en Italie, etc.
10:12Eux, leur électricité, elle n'est pas décarbonée à 100% comme c'est le cas chez nous.
10:16La première étape pour eux, c'est d'abord de décarboner leur électricité pour ensuite l'utiliser ailleurs.
10:20Nous, on a déjà fait ce chemin.
10:22Donc, c'est une chance, en réalité.
10:23Le deuxième élément, c'est que cette situation, elle génère des prix bas pour l'électricité,
10:29pour les clients industriels notamment.
10:32Et donc, ça devrait faciliter justement les bascules des fossiles vers l'électrification.
10:35Alors, c'est la question que j'allais vous poser.
10:36Cette électrification massive, elle repose, pas seulement évidemment,
10:41mais aussi beaucoup peut-être sur justement le secteur industriel.
10:46J'ai en tête l'exemple d'ArcelorMittal qui a annoncé la bascule d'un four en four électrique.
10:53Ça va prendre des années, c'est un très gros investissement.
10:55Mais c'est un bon exemple à suivre, ça ?
10:56C'est un bon exemple à suivre.
10:59Si ArcelorMittal convertit l'ensemble de ses fours,
11:01ça deviendra le premier consommateur d'électricité en France devant la SNCF.
11:06Il y a en effet une série de secteurs industriels,
11:09que ce soit dans la zone de fossiles sur mer ou de Dunkerque,
11:12qui sont clairement identifiés comme des zones prioritaires
11:16pour l'électrification et la décarbonation.
11:19Ce sont des zones qui sont assez émettrices de gaz à effet de serre.
11:23Donc ça, c'est un exemple.
11:25Il y a ensuite le secteur du bâtiment, la production de chaleur,
11:30que ce soit pour les Français,
11:34le quotidien des Français,
11:35mais aussi dans le secteur industriel.
11:37On utilise pas mal de chaleur fossile.
11:39Et puis, il y a bien sûr les transports.
11:42Je disais tout à l'heure que l'électricité,
11:43c'est 27% de la consommation d'énergie en France.
11:46Il faut avoir en tête,
11:47et je pense que les gens qui nous écoutent l'ont pas forcément en tête,
11:50on consomme encore 60% d'énergie fossile en France.
11:54Le débat se focalise, nucléaire, éolien, solaire.
11:58Mais en fait, 60% de notre consommation, c'est des fossiles.
12:01Ça représente à peu près 60 milliards de dépenses annuelles.
12:05C'est le budget de la défense.
12:08Et l'objectif de la transition énergétique,
12:10c'est de chasser ces fossiles pour les remplacer par des décarbonés.
12:12On va le voir s'afficher.
12:1559,6%, c'est ça.
12:1660% de la consommation finale énergétique
12:19provient des énergies fossiles.
12:21Est-ce qu'on est quand même sur une baisse régulière
12:23ou on n'y arrive pas à faire baisser ce fossile ?
12:25Non, non, on est sur une baisse régulière.
12:27C'est la bonne nouvelle.
12:29On va pouvoir y arriver.
12:31Et encore une fois, on voit aussi que le secteur de la chaleur,
12:34la chaleur renouvelable par exemple,
12:35se développe année après année.
12:37C'est un risque économique dont on parle, cette dépendance aux énergies.
12:40C'est un risque économique énorme.
12:42C'est un risque même de souveraineté
12:44dans le contexte international actuel.
12:45On a voulu se passer du gaz russe, du pétrole russe.
12:48Résultat, on s'est tourné vers les importations
12:50de gaz liquéfiés américains.
12:52On voit aujourd'hui que la politique de l'administration Trump
12:56n'est pas totalement alignée sur celle des Européens
12:58pour utiliser un euphémisme.
13:00Donc, il y a vraiment, et c'est d'ailleurs comme ça
13:03que ça a été présenté par le Premier ministre,
13:05c'est un enjeu presque désormais de souveraineté nationale
13:08pouvoir se passer des énergies fossiles.
13:10Et bien sûr, c'est un enjeu climatique par ailleurs.
13:13Cette PPE, cette programmation plus gratuelle de l'énergie,
13:17qu'est-ce qu'elle propose, notamment en matière
13:20de bioénergie, de gaz renouvelable ?
13:24Est-ce que ça fait partie des secteurs
13:25qui sont plutôt boostés, plutôt ralentis par la PPE ?
13:29Oui, la PPE propose de développer une gamme de solutions
13:33et les gaz renouvelables en font bien sûr partie.
13:35Nous, on est plutôt satisfait.
13:37Aujourd'hui, le gaz renouvelable, en tout cas en fin 2024,
13:40c'était un peu plus de 3% de la consommation
13:41de gaz naturel en France.
13:43Donc, on a clairement de la marge de manœuvre
13:45pour progresser et décarboner le gaz vert.
13:48Donc, oui, il y a des objectifs assez clairs
13:49qui sont prévus dans la PPE.
13:5144 TWh de gaz injecté, pour être précis.
13:54Maintenant, derrière, il va falloir mettre en œuvre
13:58cette ambition.
13:59Et ça, ça passe par un dispositif
14:02qu'on appelle les CPB,
14:04les certificats de production de biogaz.
14:05Ça veut dire quoi ?
14:06C'est que les fournisseurs de gaz
14:07auront l'obligation désormais
14:09d'incorporer une part minimale de gaz vert
14:11dans leurs offres aux clients finales.
14:13Et ça, ça se fera vers un mécanisme de marché
14:15d'échange de certificats de production de biogaz.
14:18Cette trajectoire de CPB,
14:20il va falloir la définir désormais
14:22pour déclencher les investissements.
14:24Mais oui, la PPE prévoit le déploiement
14:26du gaz renouvelable.
14:27Et c'est une bonne chose
14:28parce que c'est vraiment un peu
14:29le couteau suisse de la transition énergétique,
14:31le gaz renouvelable,
14:31parce qu'on peut faire à la fois
14:33de la chaleur avec ça.
14:34On peut aussi produire de l'électricité
14:36et on peut l'utiliser dans les transports
14:39avec le bio-EGNV.
14:40Donc, tout ça à infrastructure constante.
14:42Donc, c'est vraiment quelque chose
14:43qui est intéressant
14:45et qui, en plus, vient dans un débat compliqué
14:48aujourd'hui,
14:49dans une situation compliquée
14:51pour le monde agricole.
14:52C'est aussi un relais de revenus additionnels
14:55pour l'agriculture française.
14:57Donc, ça coche quand même énormément de gaz
15:01et c'est important
15:02de pouvoir continuer à développer.
15:03Oui, infrastructure constante
15:05parce que, en fait,
15:05le gaz renouvelable,
15:06il s'insère dans le réseau.
15:07Il n'y a pas besoin.
15:08Le gaz renouvelable,
15:09c'est un gaz qui a les mêmes propriétés
15:11physiques et chimiques
15:11que le gaz naturel
15:12et il s'injecte dans le réseau classique.
15:14Il n'y a pas d'investissement majeur
15:15à anticiper de ce côté-là.
15:18Vous avez parlé de l'hydrolien,
15:20de ces turbines.
15:21Alors, j'avoue que je connaissais ça de loin,
15:23mais de quoi on parle ?
15:25Et qu'est-ce que ça représente ?
15:27J'imagine que pour l'instant,
15:28c'est peanuts
15:29dans notre production d'énergie en France.
15:31Pour l'instant,
15:32on n'a que des installations pilotes.
15:33Et la grande nouvelle de la PPE,
15:36c'est qu'on va,
15:37et ça sera une première quasiment dans le monde,
15:41pouvoir passer à la phase commerciale
15:42et industrielle.
15:43Donc, c'est quoi ?
15:44C'est des turbines ?
15:45Donc, ce sont des turbines
15:46qui sont posées sur le fond de la mer
15:48et qui tournent au gré des marées.
15:53Et ce qui est bien,
15:54c'est que les marées,
15:55on connaît avec une très grande précision
15:57des siècles à l'avance,
15:59à la fois leur périodicité
16:01et leur intensité.
16:02Donc, c'est une énergie
16:03qui est potentiellement très puissante.
16:05On a, il faut le savoir,
16:08parmi les courants les plus puissants du monde,
16:10au large du Ra-Blanchard,
16:11en Bretagne,
16:11et du Front Verde.
16:12Donc, on a deux zones
16:13extrêmement,
16:14avec énormément de courant,
16:16qui d'ailleurs,
16:16ne posent pas du tout de problème
16:17de coactivité,
16:18puisque dans ces zones-là,
16:19en général,
16:19il y a tellement de courant
16:20qu'on ne pêche pas.
16:22Voilà, c'est au fond de la mer,
16:23donc il n'y a pas d'impact
16:25paysager ou visuel.
16:26Et on a un potentiel
16:28quand même assez conséquent.
16:29Nous, on estime qu'on a
16:305 gigawatts de potentiel
16:31en puissance.
16:32Donc, c'est quasiment
16:333 EPR2.
16:35Et donc, l'idée sur laquelle...
16:37Trois centrales nucléaires, c'est ça ?
16:38Trois centrales nucléaires en puissance.
16:41Et l'idée, c'est vraiment de...
16:43On s'est doté
16:44d'un tissu de PME française
16:47capable de déployer
16:48ces technologies.
16:49Et ça fait maintenant
16:50quelques années
16:51qu'on attend de pouvoir passer
16:52à la phase réellement industrielle.
16:54Donc, l'APPE,
16:54elle prévoit un premier appel d'offre
16:56de 250 mégawatts
16:57sur la zone durable en char
16:59que je viens de mentionner
17:00d'ici 2030.
17:01Donc, ça permet aussi
17:03de diversifier
17:04les options technologiques
17:06qu'on aura à notre disposition.
17:07Ça veut dire que c'est un secteur
17:08dans lequel la France
17:09peut être à la fois pionnière
17:11et leader ?
17:13Clairement.
17:14Oui.
17:14Clairement.
17:15L'autre pays
17:16qui regarde cette presse,
17:18c'est le Royaume-Uni.
17:19Mais très clairement,
17:21on est bien positionnés
17:22pour pouvoir exporter
17:23ensuite derrière.
17:24Je vous pose cette question
17:25parce qu'on aurait pu dire
17:26la même chose
17:27du photovoltaïque
17:28il y a quelques années
17:29ou quelques décennies.
17:31Et on a laissé filer
17:32finalement
17:33la compétence industrielle
17:35et l'efficacité,
17:38on va dire,
17:39ou la compétitivité
17:40en Asie
17:41et principalement en Chine.
17:43Qu'est-ce qu'on a loupé là ?
17:44C'est vrai.
17:45On était trop tôt ?
17:47La demande n'était pas encore là ?
17:48Non, on n'était pas trop tôt.
17:49Au contraire,
17:50on était, je pense,
17:52sur le bon pari
17:53puisque la Chine
17:54a fait le même.
17:55Et dans beaucoup
17:56de secteurs économiques,
17:57je pense qu'on a pu voir
17:59que la Chine
17:59ne s'est pas trompée
18:00dans ses paris.
18:01Donc la Chine,
18:01elle a simplement
18:03saisi l'importance
18:04de cette transition énergétique
18:05et en particulier du solaire
18:07peut-être de façon
18:08plus fondamentale que nous.
18:09c'est-à-dire que
18:10dans son plan
18:12quinquennal
18:12et décennal
18:13de déploiement
18:13des technologies stratégiques,
18:15très vite,
18:15elle a identifié le solaire
18:16et s'est donné le moyen
18:17de le faire.
18:17Alors, c'est vrai,
18:19certainement pas dans le cas
18:19d'une économie de marché
18:20pure et parfaite
18:21comme on la connaît en Europe,
18:23mais elle a déployé
18:24des volumes conséquents.
18:25Nous,
18:27on constate quand même
18:27qu'il y a un réveil
18:28au niveau européen
18:30sur cette technologie
18:31comme sur d'autres.
18:32Il y a un règlement européen
18:33qui a été adopté
18:34l'année dernière
18:34qui s'appelle NZIA
18:35et qui permet
18:37dans les cahiers des charges
18:38des appels d'offres
18:39qui seront mis
18:40à disposition
18:41des opérateurs
18:42d'inclure des critères,
18:43je le dis
18:44avec mes mots,
18:45de contenu local.
18:47Et puis,
18:48on attend
18:48des propositions additionnelles
18:50de la Commission européenne.
18:50Donc, il y a une prise de conscience,
18:52je pense,
18:53grandissante
18:53qu'en Europe,
18:54sur certaines technologies stratégiques
18:56et le solaire en fait partie,
18:57il faut regagner
18:58de la souveraineté industrielle.
18:59C'est pour ça
19:00que je mentionnais
19:00les projets de Gigafactory
19:01tout à l'heure.
19:02Donc, oui,
19:02on a quelque part
19:03un peu raté
19:04cette bataille industrielle,
19:07mais on est en train
19:08en tout cas,
19:08on espère
19:08d'essayer
19:09de regagner
19:10un petit peu de terrain.
19:11Alors,
19:11le principe de cette émission,
19:13vous le connaissez sûrement,
19:14c'est que l'invité
19:15de la semaine précédente
19:16pose une question
19:17à celui ou celle
19:18qui va lui succéder.
19:19Il y avait
19:20le directeur stratégie
19:21et développement
19:22du groupe Avril,
19:23le directeur général délégué
19:24de Sophie Protéole
19:25qui était à votre place,
19:26Xavier Dorchy.
19:27Voici sa question.
19:28Une question sur
19:30votre vision prospective
19:32de l'évolution
19:32du mix d'énergie renouvelable
19:34entre ces différentes sources
19:36et les enjeux
19:37d'alimentation régulière.
19:40L'alimentation régulière,
19:41derrière ça,
19:42il y a la question
19:43du pilotage,
19:44évidemment,
19:45des ENR.
19:47Moins pilotables ?
19:48Pas pilotables ?
19:50Alors,
19:51on a,
19:52en effet,
19:53dans le secteur
19:53de l'électricité,
19:54des sources qui sont variables,
19:55solaires et éoliens,
19:56mais aujourd'hui,
19:58honnêtement,
19:58et quand on regarde
19:59ce qui se passe
19:59dans d'autres pays
20:00dans le monde
20:00qui ont des taux
20:01de pénétration
20:02beaucoup plus élevés
20:02que chez nous,
20:04on voit que c'est des sujets
20:05qui,
20:05sur le plan technique,
20:05sont tout à fait
20:08gérables.
20:09On a,
20:10et c'est une grande chance
20:11en France,
20:11je le rappelle,
20:12une grosse capacité
20:14hydroélectrique.
20:15Il ne faut pas l'oublier,
20:16avec des steps,
20:17des stations de transfert
20:19d'énergie par pompage,
20:20ce sont deux bassins
20:20d'eau situés
20:22à différents niveaux.
20:23Quand on a
20:23trop d'électricité,
20:25on turbine de l'eau
20:26du bassin inférieur
20:27vers le bassin supérieur
20:28et quand on a besoin
20:29d'électricité,
20:29on fait l'inverse.
20:30Donc,
20:31on a 5 gigawatts
20:31de steps comme ça
20:32en France,
20:33encore une fois,
20:34ce n'est pas des choses
20:34que vous trouvez
20:35dans d'autres pays.
20:36On est un pays
20:37très interconnecté,
20:38donc on peut aussi
20:39gérer la variation
20:41de la production
20:42en exportant
20:44lorsque c'est nécessaire.
20:45Et puis,
20:46bien sûr,
20:46avec ce qui se passe
20:47dans le secteur
20:48de la mobilité électrique,
20:49le prix des batteries
20:50est en train
20:50de s'effondrer littéralement.
20:51Donc,
20:51on a toute une gamme
20:53de solutions de flexibilité
20:54qui sont soit déjà disponibles,
20:56soit en train
20:56de se déployer.
20:58Et bien sûr,
20:58les renouvelables,
20:59plus elles vont pénétrer
21:00le système,
21:00plus elles vont prendre
21:01de responsabilité,
21:02plus elles auront
21:02de devoirs.
21:03Et ça,
21:04c'est géré
21:04par toute une série
21:05de mécanismes
21:06dans lesquels
21:06je ne vais pas rentrer.
21:07Mais en tout cas,
21:09la variabilité aujourd'hui
21:10que certains appellent
21:11l'intermittence
21:12quand ils veulent
21:12le connoter
21:13de façon négative,
21:14ce n'est plus
21:14un sujet technique.
21:15Oui,
21:16et c'est clairement
21:16la critique principale
21:18qui est opposée
21:19aux énergies renouvelables,
21:21effectivement,
21:21l'intermittence,
21:22le fait que ce ne soit pas
21:24ou moins pilotable
21:26avec ce qui s'est passé
21:27en Espagne et au Portugal
21:28il y a quelques mois.
21:30Est-ce qu'on sait exactement
21:31ce qui s'est passé ?
21:32Est-ce que les ENR
21:33sont responsables,
21:35co-responsables du Black Hat ?
21:36Alors,
21:36sur le cas espagnol,
21:38il y a eu un rapport
21:39intermédiaire
21:40de l'association
21:41des gestionnaires
21:42de réseaux de transport
21:43européens,
21:43ENSOE,
21:44et quand vous regardez
21:45ce rapport,
21:46on voit qu'ils décrivent
21:49le phénomène
21:50qui est intervenu
21:51mais à ce stade,
21:52on n'a pas encore
21:53de conclusion définitive
21:54sur quel a été
21:54l'élément déclencheur.
21:56Donc,
21:57c'est vrai qu'on avait vu
21:58lorsque c'était arrivé
21:59beaucoup de gens
22:00se précipiter sur les plateaux télé
22:01pour dire que c'était
22:01la faute des renouvelables.
22:04On voit que lorsque
22:04les experts,
22:05et l'ENSOE,
22:06c'est quand même
22:07la conjonction
22:08de l'ensemble
22:08de l'expertise
22:09des gestionnaires
22:09de réseaux de transport
22:10en Europe,
22:11ils savent un peu
22:11ce qu'ils racontent
22:12généralement,
22:14eux établissent
22:15un diagnostic
22:15qui pour l'instant
22:16ne pointe pas du doigt
22:17les énergies renouvelables.
22:18Donc,
22:18on comprend qu'il y aura
22:19un rapport final
22:20sans doute vers avril
22:22si je ne dis pas de bêtises.
22:23Donc,
22:23on en saura un peu plus
22:24à ce moment-là
22:25mais je pense qu'à ce stade,
22:27il faut faire un peu
22:27preuve de prudence
22:28sur les conclusions définitives.
22:30Alors,
22:30l'autre critique,
22:32j'enchaîne
22:33les questions.
22:33Bien sûr.
22:34c'est les énergies renouvelables
22:36coûtent cher.
22:37Qu'est-ce que vous répondez
22:38à ça ?
22:38Non,
22:39les énergies renouvelables
22:40ont coûté cher
22:42si on regarde
22:43le coût de production.
22:44Le solaire,
22:45à l'époque,
22:46il y a 15-20 ans,
22:47c'était 600 euros
22:48du mégawatt-heure.
22:49C'était très cher.
22:51Aujourd'hui,
22:52et grâce
22:53au soutien public,
22:54et c'est une bonne nouvelle,
22:55le soutien public
22:56a été efficace,
22:57il a permis
22:58de rendre
22:58ces technologies
22:59quasiment
23:00dix fois moins chères.
23:01Il n'y a pas
23:02beaucoup de technologies
23:03dans le secteur énergétique
23:04qui ont été divisées
23:06par dix
23:07ces dernières années.
23:08On voit même
23:09que certaines technologies
23:09sont plutôt
23:10sur des trajectoires inverses.
23:11Donc,
23:12oui,
23:13le coût unitaire
23:14des énergies renouvelables
23:15aujourd'hui,
23:15il est très faible
23:16et il est compétitif
23:18par rapport
23:18à d'autres options décarbonées.
23:19Et puis après,
23:20il y a ce que ça rapporte.
23:20Il y a une étude,
23:21je crois,
23:21qui a été réalisée
23:22par Columbus Consulting
23:23sur les retombées fiscales
23:25des énergies renouvelables.
23:26Qu'est-ce qu'elle dit,
23:27cette étude ?
23:27Tout à fait.
23:28C'est une étude récente
23:29qui, je pense,
23:30permettra aussi peut-être
23:31d'irriguer un peu
23:32les débats
23:32sur les élections municipales.
23:34Elle dit que
23:34les énergies renouvelables
23:35ont rapporté en 2024
23:372,2 milliards d'euros
23:39de fiscalité
23:40aux collectivités.
23:42Donc là,
23:42on parle de la fiscalité
23:45directe
23:45et qui revient vraiment
23:47dans les territoires.
23:49Il y a 77%
23:50de ces 2,2 milliards
23:51qui reviennent
23:52aux blocs communaux,
23:53c'est-à-dire aux communes
23:54et aux intercommunalités.
23:56Oui,
23:56donc c'est des recettes
23:57qui sont là aussi prévisibles ?
23:59Alors,
24:00c'est des recettes
24:01qui sont en effet
24:02assises sur les actifs
24:03qui sont sur les communes,
24:05donc qui sont prévisibles,
24:07sauf parce qu'on commence
24:07à tout démanquer,
24:08mais normalement,
24:09on ne va pas prendre
24:10ce chemin-là.
24:11Donc,
24:11c'est prévisible
24:12et ça sera en augmentation
24:14au fur et à mesure
24:15que les énergies renouvelables
24:16se développeront.
24:17Et c'est une source,
24:18quand vous regardez
24:19les dotations
24:20qui sont quand même
24:21en baisse
24:21dans les collectivités,
24:22c'est un élément
24:23quand même intéressant
24:24pour des élus
24:25qui ont des projets,
24:26notamment quand on regarde
24:27dans l'étude,
24:29les communes très rurales,
24:31on voit que les énergies
24:32renouvelables
24:33ou l'éolien,
24:34ça peut représenter
24:34un quart voire plus
24:36du budget de la commune.
24:37Donc,
24:38c'est un élément
24:39quand même assez important
24:40et qui doit,
24:41je pense,
24:42être plus mis en évidence
24:43pour démontrer aussi
24:45l'utilité sociale
24:46dans les territoires
24:46de ces énergies renouvelables.
24:47Est-ce qu'il y a encore
24:48beaucoup de désinformation
24:49autour des énergies renouvelables ?
24:51Il y a de plus en plus,
24:52malheureusement,
24:53de désinformation,
24:54sans doute parce qu'elles ont
24:56un rôle croissant
24:57dans le système.
24:58Si vous regardez
24:59Côte à climat
24:59qui est un peu
25:00l'observatoire des médias
25:02sur ces sujets
25:02de désinformation,
25:03il y a eu 665
25:06fake news climatiques
25:08sur la télé
25:09et la radio française
25:10en 2025.
25:11Une grosse partie
25:12de ces fake news
25:13tournent autour
25:14des énergies renouvelables.
25:15Il y a eu d'ailleurs
25:16un pic de désinformation
25:18au moment où le Parlement
25:19examinait le projet
25:20de loi sur la PPE 3.
25:22C'est assez intéressant
25:23de voir qu'il y a
25:24des épisodes comme ça
25:26un peu qui enflent.
25:27Mais oui,
25:28il y a de plus en plus
25:28de désinformation
25:29et c'est compliqué
25:30parce que le sujet énergétique,
25:32l'équation énergétique,
25:33on vient de le voir,
25:34elle n'est pas évidente.
25:35Il y a quand même
25:35beaucoup de chiffres
25:37et donc il faut vraiment
25:38faire preuve de pédagogie
25:39pour éclairer au mieux
25:42le débat.
25:43665 cas,
25:44ça fait 13 en moyenne
25:45par semaine.
25:45C'est quand même pas mal
25:47pour la télévision
25:48et la radio.
25:48Merci beaucoup
25:49Alexandre Roche
25:50à vous sur
25:51Be Smart for Change.
25:52On passe tout de suite
25:53à notre rubrique
25:53Startup.
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