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##SEUL_CONTRE_TOUS-2026-03-03##

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Transcription
00:0017h20, Philippe David, Cécile de Ménibus.
00:04Soyez les bienvenus les vrais voix, j'adore ce plateau, je vous le dis tout de suite.
00:08Françoise Degoy est avec nous, Françoise de Rugy est avec nous,
00:12François Godard, parce qu'il fallait que des François ou des François,
00:14donc je suis obligée de faire François Godard, ça ne vous dérange pas ?
00:17François David, François David.
00:19J'ai une soeur qui s'appelle Françoise, qui nous écoute, il y aura Françoise et Françoise.
00:22Et Françoise de Ménibus.
00:24C'est bien que vous changiez le prénom de Philippe David,
00:26parce que ça me le rend plus supportable, sa présence à l'antenne.
00:30Vous savez ce que vous dit François David ?
00:33Je trouve que vous avez l'œil perçant de bien.
00:36François Dessise.
00:37François Dessise.
00:39Parce que je suis un saint, merci de le rappeler.
00:41Oui, oui, oui.
00:42François David, et moi j'en ai deux.
00:47Et voilà, 0826 360, en attendant, c'est leur moment de gloire, seuls contre tous.
00:57Et Françoise, l'ONU est vitale,
00:59quels que soient ses dysfonctionnements.
01:00Oui, vraiment, je sais très bien que l'ONU dysfonctionne.
01:03Je sais très bien que nous avons un problème majeur de conseil de sécurité depuis 20 ans.
01:07C'est-à-dire qu'en gros, vous avez toujours les mêmes votes.
01:09Et vous avez toujours les Chinois et les Russes qui votent ensemble,
01:12contre les États-Unis qui votent contre.
01:14Et la France, qui est en soutien, en puissance d'équilibre,
01:18qui navigue entre les deux avec la Grande-Bretagne.
01:20Donc, bien sûr qu'il faut réformer le conseil de sécurité de l'ONU, bien sûr.
01:24Mais imaginez le monde s'il n'y avait pas l'ONU.
01:26Moi, j'en ai un peu marre, si vous voulez que tout le monde s'assoie sur le droit international.
01:31Le droit international, il est très important.
01:33Vous savez que depuis 2005, l'ONU autorise, c'est un décret de la Charte,
01:37autorise l'ingérence dans des pays qui maltraitent leur population, droits humains, etc.
01:42C'est le cas de l'Iran.
01:43Mais il faut passer par le conseil de sécurité.
01:45Évidemment que cette fois-ci, la Chine et la Russie auraient dit non.
01:48Donc, je comprends.
01:50Mais je veux dire par là que le droit international, c'est comme un mur avec des briques.
01:54Chaque fois que vous enlevez une brique, le mur, à un moment donné, s'effondre.
01:57Et ça devient, en fait, une barbarie générale.
02:00Chaque fois que les nations sont parties sans mandat de l'ONU,
02:03eh bien, à chaque fois, ça s'est terminé en cauchemar.
02:06Je peux vous faire la liste.
02:082001, les Américains partent bombardés.
02:10Après le 11 septembre, l'Afghanistan,
02:13c'est un désastre.
02:14Et c'est l'ONU qui arrive derrière pour ramasser à la cuillère.
02:16L'Irak, c'est pareil.
02:17La Libye, c'est pareil.
02:19Le Timor oriental, c'est pareil.
02:20On peut faire cette liste.
02:21Je veux bien que nous soyons des chevaliers blancs.
02:24Et bien sûr que je suis heureuse que Ali Ramenei soit éliminé.
02:27Mais regardez, quatre jours après,
02:29vous avez un clergé qui se réunit pour reconstituer,
02:32si vous voulez, ce régime théocrate.
02:34Et il faut qu'il y ait un endroit,
02:36on se le disait tout à l'heure à l'instant,
02:39avec Bruno, où les gens se parlent.
02:41Où les gens essaient un minima d'avancer.
02:43Donc moi, je dis, dans ce moment, vive l'ONU.
02:47Même si l'ONU n'est pas sympa avec des pays que j'aime,
02:49comme Israël, par exemple.
02:51Tout le monde sait à quel point j'aime Israël.
02:53Mais vive l'ONU quand même.
02:56Allez-y, battez-vous.
02:57Je ne sais pas de qui vous avez parlé,
02:59parce qu'il s'appelle François Godard maintenant.
03:01Bruno Godard.
03:02Mais moi, je pense qu'il ne faut pas oublier
03:05la naissance de l'ONU, en fait.
03:06D'où ça vient.
03:07C'est quelque chose qui est né sur les décombres
03:10de l'Europe et du monde.
03:12Et de l'horreur.
03:12Le monde était au sol.
03:13C'était la barbarie totale.
03:15Et on s'est dit, en fait, non.
03:16Voilà.
03:17Ça va s'arrêter.
03:18On va essayer de faire autrement.
03:20De se réunir.
03:21D'avoir un endroit où on peut parler.
03:23Où on peut éviter un nouveau désastre.
03:25Et en fait, il faut revenir à ses origines.
03:27Il ne faut jamais oublier l'histoire.
03:29Il ne faut jamais oublier d'où on vient.
03:31L'ONU vient du chaos absolu.
03:33Donc, il faut préserver cette institution.
03:35Évidemment, il faut la réformer.
03:37Parce que depuis le temps, le monde a changé.
03:39Il y a des dérives quand même.
03:40Il y a des blocages.
03:40Évidemment qu'il faut faire quelque chose.
03:41Il y a des dérives, non.
03:42Il y a des dérives.
03:42Il y a des dérives.
03:43Ces blocages ne sont rien par rapport à l'utilité
03:46de cet organisme, de cette institution
03:48qui permet aux gens de se poser, de se parler
03:52et de penser différemment les choses
03:54et de peut-être éviter un nouveau chaos.
03:56Juste parce que le droit international,
03:58la base du droit international, elle est très simple.
04:00C'est chaque pays égale chaque pays.
04:02Quelle que soit sa taille, sa religion,
04:05son point économique,
04:07cette phrase-là de la Charte des Nations Régimes,
04:09chaque pays égale chaque pays.
04:12C'est énorme, en fait.
04:12C'est formidable.
04:13C'est là où je ne suis pas d'accord avec François.
04:15Le général de Gaulle parlait de machin.
04:17On peut dire qu'il avait de l'humour
04:18et je suis plutôt en accord avec le général de Gaulle.
04:21Mais il était content d'avoir la place au Conseil de sécurité.
04:24C'est là où je veux en dire.
04:25Déjà, l'ONU, c'est juste la Société des Nations
04:29qui avait été mise en place à la fin de la guerre de 14-18
04:31et qui a été un échec total
04:33pour empêcher le second conflit mondial.
04:34C'est tout à fait différent.
04:36Oui, mais ça a été l'inspiration.
04:38Mais le deuxième point,
04:39moi ce que je reproche à l'ONU,
04:41c'est qu'aujourd'hui,
04:42elle ne représente plus le monde.
04:43Parce que, excusez-moi,
04:44les cinq pays qui ont la place au Conseil,
04:47membres permanents du Conseil de sécurité,
04:49moi je ne vois pas pourquoi,
04:51très franchement,
04:52des pays, des BRICS,
04:54comme par exemple le Brésil,
04:55n'est pas au Conseil de sécurité.
04:57Un pays africain,
04:58je prends le plus peuplé,
05:00un puissant, le Nigeria.
05:02Pourquoi pas le Nigeria ?
05:03Bien sûr.
05:03Pourquoi l'Inde,
05:04qui est une puissance nucléaire ?
05:06Oui, mais le problème,
05:07c'est qu'avec le droit de veto
05:08qu'ont les cinq grandes puissances,
05:09elles n'ont pas envie de laisser leur bout de gras.
05:12Je pense que plus ça avance...
05:13Donc, je pense que c'est une organisation
05:16sclérosée, bloquée,
05:16et qui n'a pas empêché de conflit ou presque.
05:19Je pense qu'il y a une volonté.
05:21Si, si, il y a une volonté.
05:22Vous ne pensez pas.
05:23Dans les couloirs de l'ONU,
05:24je vous assure,
05:25quand Gutierrez va partir,
05:26parce qu'il va être remplacé.
05:27Il y a une volonté qui pousse
05:28exactement pour ce que vous dites,
05:30exactement ce que vous êtes en train de dire.
05:31Moi, je me souviens,
05:32j'ai beaucoup bossé à l'ONU
05:33avec Ségolène et avec Hollande,
05:35c'était des choses qui étaient portées
05:37pour la COP21,
05:38c'était des choses qui étaient portées.
05:40Le Brésil, il est normal
05:41que le géant sud-américain
05:43soit au Conseil de sécurité.
05:45Alors, il y a des membres provisoires,
05:48c'est-à-dire qu'on a déjà élargi.
05:50Ça tourne.
05:50Mais ce noyau-là,
05:51effectivement,
05:52il faut le faire péter
05:53parce qu'il est né
05:53de la Seconde Guerre mondiale
05:54et que le monde a changé.
05:55François Drogi.
05:56Oui, c'est sûr que c'est...
05:59On peut dire...
06:00Enfin, je pense qu'il n'y aura personne
06:01autour de la table
06:02et en France pour dire
06:02qu'il faut supprimer l'ONU.
06:03Ah si, il y a plein de gens.
06:04Non, non, non.
06:05Alors, François Drogi...
06:07Il n'y a pas grand monde, je pense.
06:09Ça, c'est un peu excessif.
06:10Non, non, non.
06:12Si François Drogi fait les questions
06:14et les réponses...
06:14Non, non, non, non, non.
06:18Sérieusement, on a vu que Trump,
06:19lui, il a essayé de lancer
06:20quelque chose
06:21qui est censé se substituer
06:22un peu à l'ONU.
06:25C'est pour ça qu'il y a de la paix.
06:26C'est pour ça qu'il y a un vraiment machin.
06:29Alors qu'il a des moyens, quand même,
06:30pour le faire.
06:31La puissance américaine,
06:32les menaces des droits de douane, etc.
06:33Ça ne marche pas.
06:34Donc, c'est sûr que l'ONU survivra
06:36avec toutes ses imperfections
06:37et avec, quand même,
06:39sa relative inutilité
06:41dans bien des domaines.
06:42Je dirais, d'ailleurs,
06:43que le climat,
06:44avec les conférences, les COP,
06:46bon, ça montre une relative utilité
06:48parce que, quand même,
06:49on n'avance pas à pas
06:50et qu'il faut mieux ce cadre très général
06:52plutôt que de dire
06:52on va le faire qu'à quelques pays
06:54à ce que ça n'entraînerait pas plus
06:55que de le faire dans ce cadre
06:57à plus de 150 pays.
06:58En revanche,
06:59dire qu'il y aurait
07:00une espèce de dogme
07:02autour des résolutions de l'ONU,
07:05autour d'un droit international
07:06qui, pourtant,
07:07est encore en construction.
07:08Et encore en construction,
07:09il n'est pas une réalité.
07:10Et que, par ailleurs,
07:11il faudrait condamner systématiquement
07:13toutes les interventions
07:14qui sont faites en dehors de l'ONU
07:15ou en dehors d'un prétendu droit international.
07:18Là, moi, je suis plus que réservé
07:20parce que quand on regarde
07:21même récemment
07:22l'intervention au Venezuela
07:24des États-Unis.
07:25C'est lamentable !
07:26On a fait un tourment hors cadre de l'ONU.
07:28Mais c'est lamentable !
07:29Écoutez,
07:29ils ont remplacé...
07:31C'est terrible !
07:34Franchement,
07:34qu'est-ce qui se passe ?
07:34Vous la soutenez cette intervention ?
07:37On nous a promis le chaos.
07:38On nous a dit,
07:39vous allez voir,
07:39ça va être le chaos au Venezuela, etc.
07:41Je suis désolé,
07:41c'est la dictature
07:42qui a remplacé la dictature.
07:44Ah oui,
07:44mais en fait,
07:45ça ne va servir à rien.
07:45Il faut savoir,
07:46c'est le chaos.
07:46Ça sert au pétrole américain ?
07:48En fait,
07:48qu'est-ce qu'on constate ?
07:49Eh bien,
07:49la vice-présidente,
07:50elle commence à faire
07:52des amnisties de prisonniers politiques,
07:54elle commence à faire
07:54des libérations de prisonniers politiques,
07:56elle commence à parler d'élections
07:57et sans doute qu'elle va négocier
07:58en effet avec les États-Unis
08:00sur l'ouverture,
08:01la fin des sanctions
08:01et l'ouverture du marché pétrolier.
08:03Donc, ça n'a pas été inutile.
08:04Avant,
08:04il y a eu le Panama,
08:05le Panama du temps du général Noriega
08:07à la fin des années 80
08:08au début des années 90
08:09avec Georges Rouch-Père
08:10comme président des États-Unis.
08:12Eh bien,
08:13Noriega a été mis en prison
08:14et ensuite,
08:16le Panama est donné une démocratie.
08:18Donc,
08:18dire que ça ne marche jamais,
08:20ce n'est pas vrai non plus.
08:21Vous n'êtes pas sérieux.
08:22Vous êtes un gouvernement.
08:23Si on essaie de couvrir la voie,
08:24ça ne changera pas.
08:25Vous êtes un président
08:27de l'Assemblée nationale.
08:28Comment est-ce que vous pouvez
08:29admettre que le principe
08:30d'un dirigeant étranger
08:31alors qu'il n'y a pas
08:32de menace terroriste
08:33soit enlevé ?
08:34Ençoise.
08:35C'est fini.
08:39L'Iran serait affaibli
08:40comme l'Iran est affaibli
08:41aujourd'hui
08:42sans l'intervention
08:42de juin 2021.
08:43Je pense que l'Iran
08:44est affaibli
08:44par l'intervention
08:45des populations.
08:46La séquence est terminée
08:47depuis au moins deux jours.
08:50C'était dimanche.
08:52Les pommes peuvent s'exprimer
08:53parce que
08:54les taux ont été desserrés
08:55de l'extérieur.
08:56Ah, vous voulez vous exprimer ?
08:56Ça tombe,
08:57c'est votre tour, François.
08:58Oui.
08:58Les lois successives
09:00ont donné aux juges
09:01trop de pouvoir
09:02pour dire que c'est bon
09:03ou pas pour l'environnement.
09:05Vous dites.
09:05Oui, il y a eu une...
09:06Je rebondis sur une décision
09:08du Conseil d'État
09:09toute récente,
09:10je crois qu'elle date d'hier,
09:10et qui a cassé
09:11un arrêté du gouvernement.
09:13Donc là,
09:13ce n'est pas par rapport
09:14à un projet,
09:15c'est par rapport
09:15à un arrêté
09:17qui permettait
09:17de faire des retenues d'eau.
09:19Vous savez que le sujet
09:19des retenues d'eau
09:20est un sujet
09:21ô combien polémique
09:22depuis l'affaire
09:22de Sainte-Solines.
09:23Sainte-Solines,
09:24priez pour nous.
09:25Voilà.
09:25Et le gouvernement
09:27avait dit
09:28lorsqu'il y a
09:29sur un territoire
09:31où on veut faire
09:31une retenue d'eau
09:32une zone humide
09:33inférieure à un hectare,
09:36on pourra quand même
09:36faire cette retenue d'eau.
09:37Sachant qu'une retenue d'eau
09:38dans une zone humide,
09:40ce n'est pas
09:40complètement aberrant
09:41par ailleurs.
09:42Et que si on ne fait pas,
09:44il ne faut jamais oublier
09:44qu'on va dessécher
09:46tout un tas de ruisseaux
09:47en été
09:48avec beaucoup de pertes
09:49de biodiversité.
09:50Et donc,
09:50le Conseil d'État
09:51a dit non au gouvernement,
09:52vous n'avez pas le droit
09:53de faire ça,
09:53car cela contrevient
09:55au principe général
09:57de non-régression
09:58de l'environnement
09:59qui a été inscrit
10:01dans la loi en 2016.
10:03Je me souviens en effet
10:04de cette loi
10:04sur la biodiversité.
10:06J'étais député à l'époque
10:07et je l'ai voté.
10:08Mais je vois
10:09à travers cet exemple
10:10et on pourrait en donner d'autres,
10:11il y a eu la décision
10:12du tribunal administratif
10:13sur la 69,
10:14il y a eu d'autres décisions depuis,
10:16qu'en réalité,
10:17on a au fil du temps
10:19laissé aux magistrats,
10:21là de la juridiction administrative,
10:23je pense qu'on pourrait en parler
10:24dans la juridiction judiciaire aussi,
10:26trop de marge d'interprétation.
10:28Parce que si vous dites
10:29principe de non-régression
10:30environnementale,
10:31c'est tellement général,
10:32tellement flou,
10:33tellement vague,
10:34qu'évidemment,
10:35un juge face à cela,
10:37eh bien,
10:37il a une marge
10:38d'interprétation énorme.
10:39Et ça pose un problème
10:40pour moi d'équilibre
10:41des pouvoirs,
10:42parce qu'en fait,
10:43on transfère
10:44la décision politique
10:45des élus,
10:46des gens que nous avons élus,
10:48au niveau local
10:49ou au niveau national,
10:50vers des magistrats
10:51qui, eux,
10:52ne sont pas élus, bien sûr,
10:53mais n'ont pas de compte à rendre.
10:54Et donc,
10:55la faute,
10:55elle est d'abord aux législateurs.
10:56Il ne faut pas incriminer
10:57les magistrats pour rien,
10:59parce qu'on leur a laissé
11:01un espace bien trop grand.
11:02Et donc,
11:02je pense que le Parlement
11:04devrait se saisir
11:05de ce sujet
11:05et faire le ménage
11:06dans ces législations
11:08qui ont donné
11:08trop de marge
11:09d'interprétation
11:10aux magistrats.
11:11les juges sont là
11:12pour faire appliquer la loi,
11:13pas pour l'interpréter
11:14en permanence.
11:15Moi, je suis d'accord,
11:16mais je vais plus loin
11:17que François de Rugy.
11:18Vous allez supprimer
11:19quand j'ai d'abord
11:19du tout cela.
11:20Excusez-moi.
11:21À fuérra !
11:22À fuérra !
11:23C'est ce que je supprime.
11:23Comment vous avez deviné ?
11:24Moi, quand je vois
11:25les décisions délirantes
11:27du Conseil d'État,
11:28je n'ai qu'un mot à dire
11:28dans la langue de Cervantes.
11:30À fuérra !
11:31À fuérra !
11:32Voilà, merci,
11:33tu peux le remettre.
11:34Parce qu'aujourd'hui,
11:35les décisions sont tellement délirantes
11:36du Conseil d'État,
11:37notamment là-dessus,
11:38que je dis à fuérra !
11:40Je vais plus loin
11:41que François de Rugy.
11:43Ah non, mais...
11:44De dissous pas l'ONU !
11:45Mais l'interaction française !
11:47À fuérra !
11:48Terminez dehors !
11:49Finido la rigolada !
11:52Terminado !
11:53Je ne comprends pas du tout,
11:54en fait, ça.
11:55Parce qu'en fait,
11:55ils s'appuient sur une loi,
11:57les juges.
11:58Donc la loi,
11:59c'est le législateur
12:00qui fait la loi.
12:01Donc du coup,
12:02c'est les législateurs,
12:03c'est les citoyens
12:04qui votent pour des députés.
12:05Oui, mais il ne faut pas
12:06remettre en cause sans arrêt
12:07la décision des juges.
12:08Il ne faut pas remettre en compte
12:09non plus le droit international.
12:11Il ne faut pas remettre en compte
12:12le droit.
12:12Ces juges s'appuient
12:14sur des lois,
12:15sur des règlements.
12:16Après, il y a une interprétation
12:17parce que c'est le principe même
12:19de la loi, en fait.
12:20La loi, elle n'est pas fixe
12:21et intangible.
12:22Il y a une application,
12:23une individualisation
12:24à la fois de la peine
12:25quand on est au pénal,
12:27mais aussi au civil.
12:28Tout est différent.
12:30Voilà.
12:30Mais il s'appuie
12:31sur quelque chose qui existe.
12:32C'est vrai que j'appelle
12:33le Parlement
12:34à reprendre la main
12:36en faisant le ménage
12:38dans un certain nombre
12:38de législations.
12:38Je comprends,
12:39mais le danger, en fait...
12:40Moi, j'entends ce discours
12:41en permanence
12:42sur tous les sujets, en fait.
12:44Et ça remet en cause
12:45la loi.
12:45C'est ça qui me gêne.
12:46Moi, je suis juriste de formation.
12:48Je ne pense pas.
12:48Justement, je pense que c'est l'inverse.
12:49Quand on dit
12:50que le Conseil d'État
12:51va trop loin,
12:54que le Conseil constitutionnel
12:56va trop loin,
12:56que tout le monde va trop loin,
12:57en fait,
12:58les gens se disent
12:59que les juges vont trop loin,
13:00ils ont pris le pouvoir.
13:01En fait, ce n'est pas du tout ça.
13:02Il s'appuie sur des lois,
13:04sur des règlements,
13:05sur une constitution.
13:07Il ne faut pas jeter
13:08l'eau du bain
13:09en permanence
13:10et dire
13:10tous les juges
13:12vont trop loin.
13:13Moi, je ne suis pas...
13:13J'ai pas dit les juges.
13:14J'ai dit
13:14qu'on a laissé
13:15trop de marge.
13:17Oui, mais vous sous-entendez
13:18C'est un transfert de pouvoir.
13:20Je suis assez sidéré
13:22d'entendre François de Rugy
13:23que je n'ai pas du tout
13:23connu comme ça,
13:24qui était président
13:25de l'Assemblée nationale,
13:26qui d'un seul coup
13:26parle du droit international
13:28et maintenant,
13:29en réalité,
13:30dans ce que vous dites,
13:30et je rejoins tout à fait
13:31ce que dit Bruno,
13:33il y a quand même
13:33quelque chose
13:34d'un peu spécieux
13:35et un peu fielleux
13:36par rapport au Conseil d'État.
13:37C'est-à-dire que...
13:38Vous attaquez...
13:38Non !
13:39Non, mais vous attaquez pas
13:40directement...
13:41C'est des registrats.
13:41Non, mais vous attaquez pas
13:43directement comme le fait
13:44la droite,
13:44la droite radicale,
13:45l'extrême droite.
13:46Tous les jours,
13:47tous les jours,
13:48tous les jours,
13:49depuis dix ans,
13:50tous les jours,
13:51on a droit au couplet
13:53sur le Conseil d'État,
13:54c'est cacaboudin.
13:55Le Conseil constitutionnel,
13:57c'est cacaboudin.
13:57Les juges ont pris le pouvoir.
13:59Vous vous rendez compte quand même
14:00que le Conseil...
14:00Je ne me reconnais pas
14:01dans ses propos.
14:02Je suis d'accord.
14:02C'est pour ça que vous êtes fielleux.
14:04C'est parce que vous prenez
14:06un peu la tangente.
14:07Mais la réalité...
14:08L'équilibre des pouvoirs.
14:09La réalité,
14:10c'est qu'une société,
14:12ce qu'il a qualifié de barbare
14:13ou ce qu'il a qualifié
14:14de civilisé,
14:15ça s'appelle le droit.
14:16Le droit est une matière
14:18en mouvement.
14:19Les juges ne font que
14:20s'appuyer sur des législateurs
14:23et passer sa vie,
14:25en réalité,
14:26à remettre en cause
14:27et à dire par exemple
14:28comme Philippe
14:28que le Conseil d'État
14:29dans un espèce de grand tout
14:31rend des décisions
14:32complètement débiles.
14:33L'écriture inclusive
14:34sur les plaques commémoratives.
14:36Non, mais ça c'est des points d'État.
14:39Vous savez que vous savez
14:40vraiment comment est-ce que c'est possible.
14:42Rien n'est un détail.
14:43Je dis juste un mot.
14:46Les propos de François
14:47ne sont pas fielleux.
14:48Et vous savez pourquoi
14:48il a changé ?
14:49Parce qu'à mon contact,
14:50il a beaucoup progressé.
14:52Tu ne peux pas accepter ça
14:54en France.
14:54Il faut réagir.
14:58Honnêtement,
14:59je fais partie des gens
15:00qui pensent qu'il faut
15:01qu'il y ait plus de lois
15:03que pas assez.
15:04C'est ce qui définit
15:05une démocratie.
15:06Je reprends l'image du mur.
15:08Il y a des briques.
15:09Plus vous enlevez les briques.
15:10C'est comme ça qu'on passe
15:10de la démocratie
15:11à un régime illibéral.
15:12est-ce qu'à force
15:12de faire des murs,
15:13on ne soit pas en prison ?
15:14Non, on n'est pas du tout
15:15en prison.
15:15On est un très grand pays.
15:18La surréglementation,
15:19la France en crève.
15:21La France crève
15:21de la surréglementation.
15:23Je dois dire que
15:24sur vos briques,
15:25il y a une réglementation béton.
15:26Moi, je vote François Drouzzi.
15:28On ne s'en est plus
15:29de François Drouzzi.
15:31Ça n'étonne personne.
15:33Ça n'étonne personne.
15:34Nous sommes ensemble
15:34et nous vaincrons, bien sûr.
15:36Mais vous êtes avec qui
15:37vous voulez, François ?
15:38Oui, moi aussi,
15:38vous êtes avec qui vous voulez.
15:39Ça ne nous regarde pas.
15:41Dis-moi, petit fréquente,
15:42je te dirais qui tu es.
15:43Franchement,
15:43être capable
15:44d'être avec Philippe David
15:46et François Drouzzi.
15:46Les grandes leçons.
15:48C'est bien fiel.
15:49C'est bien fiel.
15:52On ne l'utilise pas.
15:53Non, c'est...
15:55En tout cas...
15:56C'est un côté assigne-nitrix.
15:57Non, mais c'est au bon accueil.
15:58Fiel aussi.
16:00Là, on se sent humilé.
16:03Ni mieleux, ni fiel.
16:04C'est bon.
16:05J'aime bien fou,
16:06mais là, fiel.
16:06J'adore le mien.
16:07Et les amis,
16:09dans un instant,
16:10dans la fin en plus,
16:10nous partirons à Dubaï
16:11avec une touriste française
16:14bloquée à Dubaï
16:15et qui est totalement...
16:17Qui est influencée ou pas ?
16:18Pas du tout.
16:18Elle est très affectée
16:20par les avions
16:22qui ont été annulés
16:23alors que visiblement
16:24certaines influenceuses
16:27ont pu rentrer à Paris.
16:30Ça a été un moment compliqué
16:32et visiblement,
16:33ça va l'être encore.
16:34On fera un petit témoignage
16:36dans quelques instants.
16:37A tout de suite.
16:38Sud Radio.
16:39Sud Radio.
16:39Parlons vrai.
16:40Parlons vrai.
16:41Sud Radio.
16:41Parlons vrai.
16:42Sous-titrage Société Radio-Canada
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