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##SEUL_CONTRE_TOUS-2026-05-22##

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Transcription
00:01Retour des Vraies Voix avec Philippe Bilger, Bruno Pommard, Mickaël Sadoun et c'est l'heure de Seuls Contre Tous.
00:07Les Vraies Voix Sud Radio, Seuls Contre Tous.
00:11Et pour vous Philippe Bilger, le foot n'est plus du sport.
00:14Oui, si le sport c'est divertissement, gratuité, authenticité, fair play, sobriété,
00:28eh bien je peux démontrer que le foot n'est plus du sport.
00:35L'argent dégouline.
00:38Les joueurs sur les terrains semblent à l'article de la mort lorsqu'ils n'ont rien reçu comme coup.
00:45Il y a une bureaucratie affolante, il suffit de voir le grand nombre de gens qui entourent les entraîneurs.
00:52Les joueurs lors de la mi-temps ne savent pas parler français.
00:56Il y a un ensemble de turpitudes, et je ne parle même pas du PSG avec un président Qatari très
01:05limite,
01:06évidemment toujours accompagné par Nicolas Sarkozy.
01:09Donc le foot, à l'heure actuelle, est un véritable cloaque où le sport dans sa gratuité et sa beauté
01:18n'existent plus.
01:20Je pourrais continuer, mais bizarrement, je suis assez respectueux de la parole des autres.
01:26Bruno Pommard.
01:27Ben écoutez, moi, Philippe Bigère, que je considère comme mon maître en matière de mots, me sidère...
01:33Ah ben si, si, si, si, mais là, il me sidère d'entendre dire des choses pareilles, parce que le
01:37foot, effectivement, il y a un foot de très haut niveau,
01:40et puis il y a un foot d'ensemble général.
01:42Il y a peu de temps encore, hier, j'étais à Besançon, dans un club sportif amateur.
01:46C'est formidable ! Le football est un élément essentiel de la vie sociale.
01:50Bien sûr !
01:51C'est des millions de jeunes qui sont engagés, qui font, qui tapent dans une balle, sur un terrain, au
01:57lieu d'être dehors à traîner.
01:58Ça, c'est déjà un élément essentiel.
01:59Et je trouve que vous êtes très, très durs, à mon sens, sur ce que vous pensez du foot.
02:03Vous ne voyez qu'au niveau de ces superstars, etc.
02:06C'est vrai !
02:07On pourrait avoir quelque chose à dire, vous avez raison.
02:10Mais regardez un petit peu le foot amateur.
02:12Moi, je le vois, parce que je travaille avec eux, avec la Fédération Française de Foot,
02:14qui font un travail formidable pour les enfants en termes d'éducation.
02:17Donc je trouve que vous êtes quand même un peu durs.
02:19Puis, vous contredire une seconde, mon cher Bruno,
02:22même le football amateur, regardez à quel point, dorénavant,
02:26il est parcouru par de terribles violences, arbitrages, joueurs,
02:31et même très précocement avec des mineurs.
02:34Vous avez raison !
02:34Donc, c'était vrai !
02:35On l'a vu avec Mathéo, il y a quelques jours, dans le Nord de la France.
02:38C'est à la société de réagir.
02:40Le foot en soi, c'est un sport, c'est une discipline.
02:42C'est à la société de réagir, aux éducateurs, aux parents.
02:45Enfin, à la société de façon générale.
02:47Donc, je crois que vous êtes quand même très très...
02:48Donc, vous êtes d'accord avec moi ?
02:49Mick Jensen ?
02:50Pas tout à fait.
02:51Moi, je ne suis pas d'accord avec ce qui a été dit par Philippe Bilger.
02:54Pourtant, je ne suis pas un grand amateur de foot.
02:56Mais je connais...
02:58Vous êtes pourtant un enfant de la balle !
03:00Non, mais je suis un amateur du capitalisme.
03:03Et quand il y a un spectacle qui attire autant de monde,
03:07et qui suscite autant de passion,
03:09il est bien normal que ceux qui génèrent ce spectacle,
03:12et qui créent la magie sur le terrain,
03:14et aussi dans le cœur des supporters,
03:16soient rémunérés à des hommes qui défient toute concurrence,
03:20mais qui sont proportionnels à l'intérêt qu'ils créent chez les hommes.
03:22Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
03:23Et pourtant, moi, je ne suis pas un fan de foot.
03:25Mais il y a un moment où...
03:26Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
03:28Neymar, les gens ont envie de le suivre.
03:30Il est un des hommes les plus suivis du monde sur les réseaux sociaux.
03:33Les gens ont envie de connaître sa vie.
03:35Ils ont envie de voir son talent s'exprimer sur le terrain.
03:37Moi, ce n'est pas mon cas, mais je respecte.
03:39Je pourrais dire que j'en ai marre de votre ignorance,
03:43mais en réalité, mon cher Michael,
03:46vous ne parlez des salaires des stars.
03:49Moi, j'ai évoqué l'environnement de l'ensemble du foot.
03:53Et vous le savez, il n'y a rien de plus vulgaire.
03:55L'environnement, il est un peu sulfureux,
03:57et il est un peu marlouche, un peu voyou.
04:01Mais je crois que ça a toujours été le cas.
04:03Le foot est un sport populaire.
04:05C'est un sport de gentleman pratiqué par des voyous depuis toujours,
04:08à l'inverse du rugby, qui est un sport de voyous pratiqué par des gentleman.
04:12Mais je ne suis pas d'accord.
04:15Cette atmosphère sulfureuse, je trouve, fait un peu partie du foot.
04:19Mais vous permettez, Philippe Bilger, d'être en désaccord avec vous,
04:22c'est que le foot, c'est toujours le sport le plus populaire du monde.
04:25Dans une vingtaine de jours, il y a la Coupe du Monde qui va commencer.
04:28Attendez, vous permettez que je termine.
04:30Il y a la Coupe du Monde qui va commencer.
04:32Tout le monde va avoir les yeux braqués dessus.
04:33Pourquoi ? Parce que le foot, c'est le plus grand ascenseur social du monde.
04:39Maintenant, vous permettez,
04:42à part Caca, comme joueur brésilien,
04:44qui venait d'un milieu très favorisé.
04:46Pourquoi vous m'insultez ?
04:48Ballon d'Or 2007, vous pouvez vérifier,
04:50c'est vraiment le nom d'un joueur.
04:51Les trois quarts des joueurs viennent des favelas,
04:55des milieux hyper défavorisés au Brésil.
04:56Et en Argentine aussi, c'est-à-dire, globalement,
04:59on a la métlatine.
05:00Philippe, de là à dire que c'est le plus grand ascenseur social du monde,
05:03pas en termes de masse.
05:04C'est celui qui monte le plus haut, mais pas en termes de masse.
05:06C'est clair, c'est clair.
05:07Mais c'est quand même un ascenseur social extraordinaire.
05:10Ça n'est plus le cas.
05:11Mais si, encore aujourd'hui.
05:13Regardez la boxe, c'est plutôt simple.
05:15Oui, la boxe, là, c'est en quantité encore plus infinitésimale.
05:18Parce que des boxeurs, il y en a quand même beaucoup moins que de footballeurs.
05:21Les footballeurs, il en faut 22 par équipe.
05:24Ou 23, vous voyez ce que je veux dire avec les groupes.
05:25Donc, c'est quand même autre chose.
05:27Et moi, je crois que c'est un sport qui a des travers.
05:30Ça, je suis le premier à le dire.
05:32Mais aujourd'hui, le foot est à l'image de la société.
05:35Parce que vous dites qu'aujourd'hui,
05:36moi, mon père a été dirigeant d'un très bon club amateur pendant des années.
05:41À l'époque, c'est vrai qu'il n'y avait pas les gamins qui se faisaient agresser,
05:44comme aujourd'hui, Mathéo et d'autres affaires.
05:46Mais le foot a toujours représenté tout ce qui est la société,
05:51avec ses bons côtés et ses mauvais côtés.
05:53Et c'est la discipline la plus pratiquée.
05:55Donc, c'est pour ça que l'on voit le plus.
05:56Mais je pense qu'il y a un côté un peu de frustration de la part de Philippe Bilger,
05:59un fait qu'il aurait rêvé peut-être de devenir un grand foudreur.
06:01Ah ben, je suis certain.
06:02Ah ben, quand j'étais jeune, j'ai merveilleusement vieux.
06:05Ok, je suis occupé quelque chose.
06:07Mais je n'ai plus du savoir de votre savoir, mon cher animateur.
06:11Qu'est-ce que vous n'avez pas convaincu ?
06:12Mais évidemment, vous n'avez pas envie de l'être.
06:15Et comme dirait le proverbe,
06:16excusez-moi, vous ne me faites pas voir un âne qui n'a pas soif.
06:19Et je ne vous ai pas traité d'âne pour autant.
06:22Mais c'est vrai que c'est le sport le plus populaire du monde.
06:24Et vous allez voir que si le PSG gagne la Ligue des Champions dans 8 jours,
06:28comme c'est le 30,
06:30évidemment, à part les supporters de l'OM,
06:32tout le monde, ou presque, va être content en France.
06:34Et si la France gagne la Coupe du Monde,
06:35tout le monde fera la fête.
06:37Alors évidemment,
06:38la France, c'est le seul pays
06:40où quand on gagne,
06:40vous avez les casseurs qui viennent.
06:42Mais ça n'a pas un rapport avec le football.
06:44Ça a un rapport avec l'archive belesse de l'État.
06:47C'est l'univers du football.
06:49Mais excusez-moi,
06:51Philippe Bilger, je le dis, je le répète,
06:52le Real Madrid,
06:53quand il y a eu la Ligue des Champions,
06:54tout le monde va sur la place des Lossi Belès,
06:56il n'y a pas une vitrine cassée,
06:57il n'y a pas une voiture brûlée.
06:59C'est l'absence d'autorité de l'État en France.
07:01C'est pas le football.
07:02Tu as raison Philippe,
07:02mais en France,
07:03quand il y a une victoire du rugby,
07:04qui, je crois, est aussi un sport populaire,
07:06peut-être un peu moins,
07:07il n'y a rien.
07:07Donc il y a aussi une question de sociologie,
07:09des gens qui aiment le foot,
07:10et la sociologie des gens qui aiment le foot.
07:13Voilà.
07:14Merci de venir vers mon point de vue.
07:17Je vais donner le score du match.
07:21Philippe Bilger a perdu par 3-0.
07:25Allez, Michel Sadoun,
07:26vous voulez parler des affaires de cœur des députés.
07:30Ben voilà,
07:31parce que je rebondissais à cette affaire
07:33qui m'a un peu scandalisé,
07:35le député Charles Aloncle,
07:38qui a présidé récemment,
07:39enfin,
07:39qui était un porteur
07:41d'une commission d'enquête parlementaire
07:43sur le service public,
07:44et je le rappelle,
07:45parce que ça n'est à mon avis
07:45pas sans lien
07:46avec ce qui se passe aujourd'hui,
07:48il aurait été aperçu
07:50avec son assistante parlementaire.
07:52Moi, j'ai vu les photos,
07:53désolé de dire d'abord
07:54qu'elles ne sont pas très explicites,
07:55donc il faudra voir.
07:56Il se balade avec.
07:57Oui, j'ai vu qu'il se promenait avec,
07:59je n'ai rien vu.
08:00Voilà,
08:01donc en conséquence,
08:02Yael Brown-Pivet a saisi
08:03le déontologue de l'Assemblée nationale
08:05parce que,
08:06selon une loi de 2017,
08:08un député n'a pas le droit
08:10d'employer son conjoint,
08:12sa conjointe,
08:13une personne avec qui il est marié,
08:15paxé,
08:15ou que sais-je.
08:16Je trouve cette loi
08:17particulièrement stupide,
08:18d'abord comme toutes les lois
08:19de moralisation de la vie publique
08:21en général.
08:22Je ne comprends pas
08:23pourquoi un député
08:24ne pourrait pas
08:25soit trouver l'amour
08:26sur son travail,
08:27soit travailler avec l'amour,
08:29avec qui il a envie
08:30de construire,
08:30pourquoi pas personnellement,
08:31mais aussi professionnellement.
08:33C'est une personne de confiance
08:34avec qui on a envie
08:35de s'entourer,
08:36de travailler.
08:37Donc je ne comprends pas
08:39cette loi
08:39et si j'étais président
08:41de la République demain,
08:42soyez sûr que je l'abrogerais.
08:44Voilà.
08:44Le plus important,
08:45quel poste me donneriez-vous
08:46plutôt que la progresse ?
08:48Qu'est-ce que vous voulez ?
08:49Dites-moi.
08:49Dites-moi,
08:50on va s'arranger.
08:50Le ministre du Sport ?
08:51Pourquoi pas.
08:52Eh bien, ça va.
08:53La réaction de Bruno Pommard.
08:55Alors après l'affaire
08:57Philippe Bilger,
08:58je vois que Michael Sadoun
09:00c'est aussi catastrophique
09:01dans sa défense de...
09:04Non, ce n'est pas possible.
09:06C'est parti de cette affaire
09:07Fillon d'ailleurs.
09:08Oui, mais...
09:09Oui, mais le problème
09:10c'est que dans beaucoup de cas,
09:12je n'ai pas le nombre en tête,
09:14dans beaucoup de cas,
09:15ça n'a été plus des emplois
09:16entre guillemets fictifs.
09:18C'est parce que, voilà,
09:19hommes-femmes d'ailleurs,
09:20là souvent les assistantes
09:21sont des femmes.
09:22Bon bref, quoi que non,
09:24aujourd'hui, non.
09:25Bon, mais à un moment donné,
09:27je pense que si ça a été fait,
09:29cette loi,
09:30ce n'est pas par hasard.
09:31C'est qu'on s'est rendu compte,
09:32il y a des gens qui observent
09:32à l'Assemblée nationale,
09:33il y a 577 députés,
09:35on a eu l'impression
09:36que chacun faisait
09:36sa petite soupe à sa manière.
09:38On s'achetait avant
09:39même les permanences,
09:40et les permanences
09:41étaient des propriétés
09:42des députés à un moment donné.
09:44Bien sûr.
09:44Voilà, on fait travailler
09:45avec les frais de mandat,
09:47bien sûr.
09:48Certains l'ont fait, oui.
09:50Personne n'a rien dit.
09:51On embauche sa fille,
09:52on embauche sa...
09:53sa sœur, on embauche...
09:54Enfin, je crois...
09:55Mais alors ?
09:56Oui, mais...
09:57Mais et alors ?
09:58Dans une entreprise,
09:59ce n'est pas normal.
10:00Déontologiquement,
10:00ce n'est pas normal.
10:01Mais la majorité
10:02des entreprises en France
10:03sont des entreprises familiales.
10:04Je ne comprends pas
10:05pourquoi ce principe
10:06de travailler avec des gens
10:07qui ont ma conscience...
10:08Mais au contraire,
10:10je suis dans une volonté
10:12de revenir sur la transparence
10:13qui a été imposée
10:14de manière obligatoire
10:15par la gauche.
10:16Philippe Billard,
10:17j'avoue mon incertitude
10:18entre vous deux,
10:20parce que je comprends
10:21tout à fait
10:24votre libéralisme
10:25dans ce domaine.
10:26Et Bruno,
10:27est-ce qu'il est fatal
10:29que travailler
10:29avec son épouse,
10:31sa compagne,
10:32sa fille,
10:33entraîne forcément
10:34des choses transgressives ?
10:36Je ne le crois pas.
10:37Je vous réponds.
10:38Fion,
10:39sa femme,
10:39attendez,
10:40remboursement,
10:40etc., etc.
10:41Bien sûr.
10:42Mais Fion,
10:43vous tenez, madame.
10:44Mais Fion,
10:44est-ce que ça a été
10:44un procès politique, Bruno ?
10:46Tu ne peux pas ignorer
10:47le fait que Fion a été
10:47attaqué de manière injuste
10:49par la justice
10:49et par les politiques
10:50et par les médias
10:51parce qu'il le détestait.
10:52Il considérait que c'était
10:53un cathode droite.
10:54Et si ça avait été
10:55une personnalité de gauche,
10:55jamais il n'aurait été
10:56attaqué sur un truc
10:57aussi insignifiant.
10:59Moi, j'ai été
10:59collaborateur parlementaire
11:00pendant un moment.
11:01On y vient.
11:01Je peux te dire
11:02que c'est une fonction
11:03archi-flexible
11:04qui peut comprendre
11:05des missions très différentes
11:05et pas toujours techniques.
11:07Et désolé de te dire
11:08que la première mission
11:09d'un collaborateur parlementaire,
11:14tu es pas obligé
11:15de te dire
11:15que tu trouves des gens
11:16de confiance
11:16dans ta famille.
11:18Mon cher Mickaël Sanoune,
11:19je vais m'opposer à vous.
11:20Il faut quand même
11:20que je mette un peu
11:21vos grains de sel.
11:22Vous pouvez faire semblant.
11:23Je ne connais pas déjà,
11:24moi, je n'ai pas de preuves
11:25qu'il y ait une histoire
11:26entre Charles Aloncle
11:28et son assiste.
11:29Moi, je trouve ça
11:30une question qui se pose.
11:32Si ça s'est fait
11:33pendant qu'ils travaillaient ensemble,
11:34est-ce que dans ces cas-là,
11:35l'idée n'aurait pas été
11:36de dire, écoute,
11:38maintenant, tu vas aller bosser
11:39pour tel autre député ?
11:40C'est ce qu'ils font aussi !
11:41Parce que, excusez-moi,
11:42mais suite à l'affaire Fillon,
11:44on peut dire que c'est
11:44donner les verges
11:45pour se faire perdre.
11:46L'affaire Fillon,
11:47moi, je la considère
11:48comme une des plus graves
11:49erreurs démocratiques
11:50de l'histoire
11:51de la Ve République.
11:52Je ne changerai pas
11:53mes conceptions du monde
11:54par rapport à une affaire
11:55qui a été un fiasco total
11:57pour la démocratie
11:58et qui a donné lieu
11:59à une élection d'Emmanuel Macron
12:00qui a frustré la France
12:01pendant dix ans.
12:02Parce que les gens
12:04voulaient élire Fillon.
12:06Ça, j'en suis pas certain.
12:07Moi, je suis certain de ça.
12:08Sans l'affaire des costumes
12:09et sans l'affaire Pénélope,
12:10la France aurait été à droite
12:11depuis dix ans
12:11parce que les Français
12:13ont un désir de droite
12:14depuis trop longtemps.
12:15En 2017, c'est clair.
12:17S'il n'y avait pas eu...
12:18Mais il y a mis du sien,
12:20François Fillon.
12:21Il a été mauvais communiquant ça,
12:23on peut être d'accord.
12:23Mais sur le fond,
12:24il n'avait pas fait des revues.
12:25Le coût qu'il y a eu
12:26pendant des décennies,
12:27l'achat de, comment dire,
12:30de bureaux parlementaires,
12:32enfin, de bureaux locaux
12:33qui se sont appropriés,
12:34d'ailleurs,
12:34ils en ont fait
12:35des propriétés privées.
12:37C'est lamentable.
12:38C'est l'argent du contribuable,
12:39mais je te rappelle,
12:39tu le sais.
12:40Mais Bruno...
12:41Mais oui, oui, non,
12:41mais oui, oui,
12:42c'est populiste.
12:44Avec l'argent du contribuable.
12:45Mais oui, mais excusez-moi,
12:46c'est ça.
12:47Déjà, avec le contribuable
12:48en général,
12:50celui qui pourvoit l'État,
12:52d'abord, il a...
12:53Ce n'est pas tout le monde
12:54parce que tu sais
12:54que la plupart des gens
12:55ne payent pas, par exemple,
12:56l'impôt sur le revenu.
12:57C'est 43% des foyers.
12:58Tu sais que 60% des ménages,
13:00je crois,
13:01touchent plus de l'État
13:02qu'ils ne contribuent à l'État.
13:03Donc l'argument de
13:04c'est l'argent du contribuable.
13:05Je l'accepte peut-être
13:07éventuellement des plus hauts revenus
13:08qui, eux, contribuent très fortement.
13:09C'est peut-être méchant de dire ça,
13:10mais en tout cas,
13:11c'est ça que je constate.
13:12Ensuite, je considère
13:13que la transparence
13:14a pourri le niveau
13:15des hommes politiques.
13:17On a empêché
13:17les hommes politiques
13:18de faire des petits arrangements
13:19comme tout le monde
13:20en fait dans le public.
13:22Toi qui suis la politique,
13:23t'as été attaché par l'inventaire,
13:24tu me dis ça ?
13:24Oui.
13:25Car on voit les combines
13:25qui ont été faites
13:26pendant des décennies.
13:27Mais je m'en fiche.
13:28Des tas de chine.
13:29Je veux que les hommes politiques
13:31aient du niveau.
13:31Je ne veux pas que ce soit
13:33des perles amorales.
13:35Et depuis qu'on leur a demandé
13:36d'être des perles amorales,
13:37ils n'ont plus de niveau.
13:38On va se retrouver
13:39avec des nullards
13:40qui font des déclarations
13:40d'un jour tous les deux jours.
13:41Alors, mon cher Michael,
13:43heureusement que vous démontrez
13:44le contraire.
13:45Parce qu'on peut,
13:46à la fois,
13:47n'être pas un perle amoral
13:49et être parfaitement efficace.
13:51On a l'impression
13:52à vous entendre
13:52que vous souhaiteriez
13:54une classe politique
13:55absolument pas intègre
13:57mais compétente.
13:58C'est extrêmement grave.
14:00Je te dis simplement...
14:00Vous déviez vous dériver.
14:02Je te dis simplement
14:03que je préfère l'époque
14:05où les hommes politiques
14:06étaient peut-être
14:06un petit peu plus des barbouzes
14:07mais ils avaient
14:08l'intérêt de la France
14:09au cœur malgré tout.
14:10Ils faisaient des petits arrangements
14:11mais ils avaient un très haut niveau
14:12qu'aujourd'hui,
14:13cette espèce de concurrence
14:14dans la morale,
14:15la transparence,
14:16regardez,
14:16moi j'ai moins de salaire
14:17que les autres,
14:17j'ai moins de patrimoine
14:18que les autres,
14:19je ne fais pas d'arrangements
14:20et on se retrouve avec
14:21des nuls.
14:23Merci,
14:23merci à tous.
14:25Mais des nuls,
14:25c'est-à-dire
14:25tout le contraire des vrais voix.
14:27Nous sommes bien d'accord.
14:29Merci Mickaël Serboune
14:30et Philippe Bilger.
14:34Philippe,
14:34est-ce que vous connaissez
14:36Jivet ?
14:37La ville de Jivet
14:38dans les Ardèges.
14:38Jivet une autre fois.
14:40J-I-V-E-T.
14:41Oui.
14:42Eh bien écoutez,
14:43on va prendre la direction
14:44de Jivet
14:44parce que demain,
14:45il y a une fête
14:46dont je pense que vous pourriez
14:47être le parrain,
14:48Philippe Bilger
14:48puisqu'il s'agit
14:49de la fête des Oives.
14:51On se retrouve
14:51dans quelques instants.
14:53J'ai vu que ça va être
14:53la fête des Oives.
14:547h20,
14:55les vrais voix sud radio.
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