Passer au playerPasser au contenu principal
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a

##SEUL_CONTRE_TOUS-2026-03-31##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Vrai Voix Sud Radio, 17h20, Philippe David, Cécile de Ménibus.
00:07On vous souhaite, avec un micro c'est beaucoup mieux, la bienvenue, c'est les Vrai Voix jusqu'à 19h
00:11avec Françoise de Goa autour de cette table,
00:12Pierre-Yves Martin, entrepreneur et consultant, Bruno Pommard, ancien membre du RAID, et vous bien entendu 0826 300 300.
00:19Mais juste avant, on a envie de vous faire un immense plaisir, puisque c'est le moment de jouer à
00:25l'occasion de la sortie du titre,
00:27un Paris-Montréal de Nelson Paget sur Sud Radio, bien entendu, on vous offre, écoutez bien,
00:34vos deux billets d'avion aller-retour de Paris à Montréal pour deux personnes, ce qui est énorme,
00:41donc deux allers-retours Paris-Montréal pour deux personnes, pour vous inscrire, c'est facile,
00:47vous envoyez Sud au 7-20-18, 7-20-18 par SMS, et si comme notre belle auditrice d'hier,
00:56Nadia,
00:57qui a gagné un très bel aller-retour, en tout cas Paris-Montréal, et bien c'est peut-être votre
01:01chance.
01:02Alors vous envoyez un Sud 7-20-18 par SMS, et comme ça, nous pourrons vous tirer au sort vendredi.
01:08Tout de suite, c'est Seul contre tous.
01:11Les Vrai Voix Sud Radio, Seul contre tous.
01:14Et on démarre avec vous, Bruno Pommard, ras-le-bol des députés stars des médias,
01:19qui nous racontent leur vie au lieu de travailler pour la France.
01:21Ben oui, écoutez, moi j'ai la chance de faire le tour des médias, mais moi je ne suis pas
01:25élu,
01:26même si j'étais maire de mon village, mais je ne suis pas député de la France,
01:28et je considère que les députés ont quand même beaucoup de travail, normalement,
01:31puisqu'il y en a 577, si je ne me trompe pas, et vous en avez une trentaine,
01:35alors je les mets tous dans la même valise, évidemment, la gauche, la droite, l'extrême droite,
01:39l'extrême gauche, enfin bref, on voit toujours les mêmes sur les plateaux télé et radio,
01:43évidemment, ça nourrit vos plateaux, il n'y a pas de problème,
01:46mais que foutent ces gens concrètement, en commission ou pas ?
01:50J'aimerais savoir un petit peu, alors on peut le savoir si on regarde le détail sur le site de
01:54la Salle du Sud.
01:55A qui vous pensez ?
01:55Ben je pense que la dernière en date, c'est Madame Tondelier.
01:57Mais elle n'est pas députée.
01:59Elle n'est absolument pas députée.
02:00Elle est chaîne de parti.
02:01Donc elle n'est pas députée, Marine Tondelier.
02:03Oui, mais enfin, elle a autre chose à...
02:04Excusez-moi, ma chère Françoise,
02:06alors on va me traiter de macho, je ne sais pas quoi, mais ce n'est pas bien grave,
02:10qu'elle nous annonce hier qu'elle est en scène de trois mois,
02:12tant mieux pour elle et qu'elle soit, que le bonheur la comble,
02:16je n'en doute pas, mais qu'est-ce qu'on s'en fout ?
02:17Mais elle met du sens à ça.
02:19Oh, du sens, oui, les Français, ils attendent du sens, oui.
02:22Les partisans de l'écologie attendent ça, une annonce pareille,
02:25à la radio ou à la télé.
02:27Franchement, franchement Françoise, et vous le savez,
02:29vous en croisez assez aussi,
02:31il y en a certains, on les voit toute la journée sur les plateaux télé.
02:33Qu'est-ce qu'ils foutent ces gens ?
02:34Ils sont payés 6 000 euros par mois pour faire du blablabla.
02:38C'est pas le calme à l'autonomie, elle n'est pas payée 6 000 euros par mois.
02:41Non, mais pareil, elle est patronne de...
02:43Elle est chef de parti, elle est nourrie par le parti,
02:47vous savez très bien comment ça fonctionne.
02:49Donc, moi j'en ai marre de voir ces gens-là.
02:51Donc, elle, comme les autres, il y en a assez,
02:55travailler et arrêter sans arrêt de nous blablater sur les plateaux télé,
02:58à nous vendre votre crème qui ne passe plus d'ailleurs,
03:01mais moi ça devient insupportable.
03:02Quand je vois les élus,
03:04moi j'ai été pendant deux mandats dans mon petit village,
03:07je n'ai pas une charge de travail énorme,
03:08mais quand je vois tous mes copains élus
03:09qui se tirent comme des malades du matin au soir
03:14pour faire vivre leur commune,
03:15pour faire vivre leur ville,
03:17qui en prennent plein la gueule toute la journée,
03:19quand je vois tous ces gens-là,
03:20je veux dire, ils me font gerber.
03:21Voilà.
03:23Alors, moi je suis d'accord sur le fond,
03:25mais évidemment j'ai un désaccord, vous allez comprendre pourquoi.
03:27Moi j'en peux plus de ce que j'appelle les pis politiques.
03:30Mais ça fait des années que ça dure le problème.
03:32Pourquoi est-ce que c'est comme ça mon cher ?
03:34Parce qu'aujourd'hui, les politiques n'ont plus rien à vendre.
03:37Donc qu'est-ce qu'ils font ?
03:38Ils vendent du bipol.
03:39Alors, je vais même faire un peu tout le monde.
03:42On va commencer,
03:43Ségolène Royal à la maternité.
03:451992.
03:45Oui, c'est donc il y a plus de 30 ans.
03:47Je vais prendre un autre exemple.
03:49Nicolas Sarkozy sur le bateau,
03:51où on lui refait des tablettes de chocolat,
03:53parce qu'on a un peu d'abdomino-cran-en-bourg.
03:55Je trouve ça grotesque.
03:57Emmanuel Macron, bodybuildé,
03:58qui fait de la boxe avec les bras de Schwarzscher ou de Stallone.
04:02Bref, aujourd'hui la politique,
04:03c'est devenu plus que de la com'.
04:05Alors c'est sûr, ça finit, on a ça.
04:07On a donc les abdomino-cran-en-bourg
04:09remplacés par les tablettes de chocolat
04:11et tutti quanti,
04:12parce qu'aujourd'hui, de toute façon,
04:13la politique, c'est du pi politique.
04:15Du spectateur, oui, c'est dramatique.
04:17C'est particulier cette com' de Marine Tondelier ?
04:20Elle est particulière, Marine Tondelier.
04:23Je rappelle quand même que Marine Tondelier,
04:27quoi qu'on pense, comment dirais-je,
04:29je ne suis pas soupçonnable d'être une amie de Marine Tondelier.
04:31Je n'arrête pas de m'engueuler avec elle sur Twitter
04:33et même à l'extérieur.
04:35Mais je vais la défendre quand même là-dessus,
04:37parce qu'elle est comme ça.
04:39En plus de ça, sa grossesse,
04:41elle l'annonce avec un sens.
04:42C'est-à-dire que c'est une grossesse particulière,
04:44qu'elle a eu, après avoir tenté la PMA,
04:47elle s'adresse aux femmes,
04:48elle s'adresse aussi à son électorat,
04:50à sa décharge.
04:53Ségolène Royal a fait bien pire.
04:55Flora avait deux heures d'existence,
04:56sa dernière petite fille.
04:58Les caméras de Paris Match étaient déjà dans la chambre à coucher,
05:01avec François Hollande et son sourire béat.
05:04C'est pas moi qui l'ai dit.
05:05C'est moi qui le dis, c'est mes amis.
05:07Donc moi, j'ai une capacité à critiquer quand même
05:09et à être sévère, y compris avec mes amis.
05:11Moi, je critique,
05:13j'ai toujours détesté ça.
05:14Mais est-ce que ce n'est pas un peu malsain ?
05:16En quoi c'est malsain ?
05:17Enceinte de trois mois, d'annoncer que pendant...
05:20Parce que ça va se voir,
05:21parce qu'en plus, c'est une personnalité publique.
05:23Et alors, justement, c'est tellement mignon.
05:25C'est bon pour les élections.
05:26C'est bon pour les élections.
05:27Ces gens-là, comme Mélenchon d'ailleurs,
05:29ils aiment les noirs et les arabes
05:31parce que c'est des électeurs.
05:32C'est pas parce qu'ils sont noirs et arabes,
05:33ils s'en foutent complètement.
05:34C'est que, surtout,
05:36il ne compte que des électeurs.
05:38C'est-à-dire, il n'a pas un être humain,
05:39il a un électeur.
05:41Mélenchon, c'est ça.
05:41C'est scandaleux.
05:43Ils n'aiment pas les gens, en fait, ces gens-là.
05:44Je pense que le temps...
05:45Vous ne parlez que de la gauche,
05:46mais la droite a exactement le problème.
05:48Et l'extrême droite, n'en parlons pas.
05:49Qu'est-ce que vous dites, alors,
05:50de Jordan Bardella,
05:51qui ne grimpe dans les sondages
05:53que grâce à TikTok ?
05:54Mais je pense que tous ces gens-là,
05:55en fait, globalement, se trompent.
05:58Pourquoi ?
05:58Parce qu'ils me sentent...
05:59À des charges,
06:00ils ne vont pas sa vie privée,
06:00ce qui n'est pas le cas de...
06:01Bien sûr que si.
06:02Il fait une photo piégée avec la princesse.
06:04Vous pensez que la princesse...
06:05La princesse italienne...
06:07Pareil.
06:07Vous pensez que la princesse italienne
06:08ne va pas me parler sur tous les plateaux
06:11de toute la journée ?
06:12Il a parlé de son histoire d'amour,
06:13de ses lectures.
06:15Non, mais je suis entièrement d'accord.
06:16Mais je trouve que...
06:17Alors, vous allez entendre ce que je dis
06:18parce que vous allez peut-être
06:19escris-esprit.
06:19Je pense qu'aujourd'hui,
06:21la meilleure communication politique,
06:23ils ne l'ont toujours pas compris,
06:24c'est ce qu'on appelle
06:25la non-communication.
06:26Et je pense que c'est pour ça,
06:28par exemple,
06:28que Sébastien Lecornu monte.
06:30Il ne se prête jamais...
06:31Il monte, il cesse de monter
06:32dans les sondages.
06:33Il est à 35% d'opinions favorables.
06:34Il ne se prête jamais à cela.
06:36D'un moment aussi, il est mesuré.
06:37C'est le type qui est
06:38sur le marché de Vernon.
06:40D'ailleurs, on se marre...
06:41Avec son poireau.
06:41On l'appelle l'homme au poireau.
06:43L'homme au poireau.
06:43Mais elle a raison, Cécile.
06:45Il refuse ça.
06:47Il n'est pas allé perorer
06:48sur les plateaux
06:48le soir des municipales.
06:50Il va faire son jardin le week-end.
06:52Il y a même un sujet en Italie.
06:53Giorgia Meloni, par exemple,
06:55a parfaitement compris ça.
06:57La présidente du conseil italien
06:58ne fait jamais
06:59ce genre de communication.
07:01Je suis complètement d'accord
07:02sur la rareté
07:03de la parole publique.
07:05Mais en fait,
07:05ce n'est pas évident
07:06de mettre en place
07:08cette politique
07:08de rareté d'intervention
07:10parce qu'il faut quand même
07:11avoir un socle
07:13de notoriété
07:14que tout le monde n'a pas.
07:15Oui, bien sûr.
07:16Et donc, du coup,
07:16il faut avoir un vrai parcours derrière
07:19pour légitimer
07:19ce temps de parole.
07:20Oui, c'est des mots clients aussi.
07:21Il reste certain
07:21que c'est des mots clients.
07:22Mais là, François a raison.
07:23C'est que Sébastien Lecornu,
07:25comme il ne dit rien,
07:25on a envie d'en savoir plus sur lui.
07:28C'est le Premier ministre,
07:29c'est son socle.
07:29Je ne sais pas si,
07:31justement pour lui,
07:32je ne sais pas si,
07:33à la fin de la fin,
07:34juste avant l'échéance présidentielle,
07:37qu'est-ce qu'il va récolter ?
07:38Est-ce qu'il va récolter
07:38un actif de la rareté ?
07:41Ou est-ce qu'il va se prendre
07:42tout le passif
07:43de la politique de Macron ?
07:44Là, il n'est pas candidat.
07:47On a évoqué le fait
07:48que potentiellement,
07:49il est très malin.
07:51Il parle de ce qu'il fait
07:53au ministère de la Justice,
07:53c'est modéré.
07:54Quand tu regardes la politique,
07:56il parle juste de son cadre.
07:58Il a compris Gérald Darmanin.
08:01Gérald Darmanin,
08:02il y a probablement quelqu'un
08:03qui lui a soufflé à l'oreille,
08:05ce n'est pas moi,
08:06mais Gérald Darmanin
08:07a compris que la surexposition
08:10à Beauvau, par exemple,
08:11a tué Bruno Retailleau,
08:13véritablement,
08:13parce que Gérald Darmanin
08:15a compris qu'il faut être sobre,
08:17qu'on rentre dans un moment de...
08:18C'est la force de Laurent Nunez.
08:19C'est la force de Laurent Nunez.
08:21Laurent Nunez,
08:22quand il ne dit rien,
08:23mais qu'hier,
08:23il va sur une radio
08:24et il dit que c'est inacceptable
08:26les attaques racistes
08:27contre Ali Bagayoko.
08:28On écoute le ministre de l'Intérieur.
08:31Ce n'est pas un moulin à parole
08:33et un ventilateur H24.
08:34Ce qu'ont été Gérald Darmanin,
08:35ce qu'il n'est plus,
08:36il faut vraiment le reconnaître,
08:38est ce qu'a été Bruno Retailleau.
08:39En ce sens-là,
08:41il y a une forme de sagesse
08:42qui s'installe, je pense,
08:43pour 2027.
08:44C'est pour ça que je connais au début,
08:46parce que sur les 578...
08:47Tiens, tu la connais d'ailleurs.
08:49Je parle toujours d'elle
08:49parce qu'elle fait un travail...
08:50Isabelle Santiago,
08:52ministre socialiste,
08:52qui a fait le rapport
08:53sur l'aide sociale en France.
08:55Elle fait un travail formidable.
08:56Tu la vois sur les plateaux télé...
08:56Non, elle bosse.
08:58Et il y en a 560...
09:00Enfin, 560...
09:01Les autres sont toujours
09:02sur les plateaux télé
09:02toute la journée
09:03à nous raconter leur salade.
09:04Alors, pas tous les autres
09:05sont bien ensemble.
09:06Françoise de Goy,
09:07le couple franco-allemand,
09:08encore est toujours essentiel
09:09pour la route.
09:09J'ai beaucoup parlé,
09:10je vais aller vite.
09:10Je pense qu'il est encore essentiel.
09:12Je connais, évidemment,
09:13nos divergences.
09:14Je connais...
09:15Je ne suis pas d'accord
09:15avec Jean-Luc Mélenchon
09:16quand il parle comme ça
09:17des Allemands.
09:18Bon, c'est sa détestation.
09:19Il avait déjà fait un livre,
09:20le casque à point de Bismarck.
09:22Non, le haran de Bismarck.
09:23Le haran de Bismarck.
09:24Donc, cette idée générale
09:26qu'il faut en terminer...
09:26Et c'est bien connu
09:27que le haran sort.
09:28Oui, le haran sort.
09:29Cette idée générale
09:29qu'il faut en terminer
09:30avec le franco-allemand.
09:31Je pense que vraiment,
09:32le franco-allemand
09:33est de toute façon
09:34toujours important.
09:35Ça ne veut pas dire
09:35qu'il ne faut pas
09:36un franco-italien
09:37ou un allemand-italien
09:38ou un franco-espagnol.
09:40Mais ce franco-allemand-là,
09:42quoi qu'on en dise,
09:42quoi qu'on pense,
09:43en termes de poids,
09:45en termes de puissance industrielle,
09:47en termes de savoir-faire,
09:48notamment sur la défense,
09:49là, évidemment,
09:51ça porte sur l'avion
09:53qui serait franco-allemand,
09:54le fameux Scalf.
09:55Oui, Scalf.
09:56Scalf, les deux pays
09:58n'arrivent pas absolument
09:58à se mettre d'accord.
10:00C'est-à-dire Airbus d'un côté
10:01et Dassault de l'autre.
10:02Mais je pense qu'ils ont
10:03jusqu'à fin avril
10:04pour arriver à trouver
10:05un modus vivendi
10:06et je pense qu'il faut
10:08qu'ils le trouvent
10:08parce que ce complète est essentiel.
10:10Même si on se fait
10:11des sales coups entre nous,
10:12c'est essentiel.
10:12Non, non, non.
10:14Allez-y, allez-y.
10:15Moi, je ne suis pas
10:15complètement d'accord
10:16pour une raison assez simple,
10:18c'est que quand j'étais enfant,
10:21mes chers parents m'ont dit
10:23écoute, mon petit Pierre-Yves,
10:25tu n'as pas le choix,
10:25tu feras allemand première langue.
10:27Donc, je me suis retrouvé
10:28allemand première langue
10:29et ils m'ont dit
10:30pour justifier et argumenter,
10:31enfin, même si un ordre
10:32est un ordre parental,
10:34ils m'ont dit
10:34en fait, l'Allemagne,
10:36c'est hyper important,
10:38le noyau franco-allemand,
10:39c'est l'Europe, etc.
10:41Et donc, j'ai baigné
10:42dans cette doctrine,
10:43dans cette idéologie,
10:44cette conviction.
10:45Et en fait, à l'âge adulte,
10:47je me suis rendu compte
10:47que progressivement,
10:49ce couple franco-allemand
10:51se dissociait, se délitait.
10:55et qu'il y a eu quand même
10:58quelques éléments symboliques,
10:59mais que maintenant,
11:00en 2026,
11:01c'est tellement compliqué,
11:03je n'ai pas dit
11:04que ça n'existait plus,
11:05mais c'est tellement compliqué
11:06de se projeter
11:07dans un avenir
11:08entre ces deux pays,
11:09même si, pour plein de raisons,
11:10c'est essentiel de continuer.
11:12Deux choses.
11:13Françoise, vous avez dit
11:13on se fait des sales coups.
11:15Non, les Allemands
11:16nous font des sales coups.
11:17Et nous, on tend la joue.
11:18Non, non, nous, on tend la joue.
11:19Je vais vous prendre
11:20deux exemples.
11:21Deux exemples.
11:22Quand la France
11:23a lancé son appel d'offres
11:25pour remplacer les FAMAS,
11:26on a choisi
11:27Echler-Huncor,
11:28un fabricant allemand,
11:29plutôt que Beretta,
11:30qui lui était prêt
11:31à créer un atelier
11:32de fabrication en France
11:33au nom du couple
11:34franco-allemand.
11:35Quand les Allemands
11:35ont lancé leurs appels d'offres
11:37pour acheter des avions de chasse,
11:38ils ont pris des F-35.
11:39Je sais.
11:40Ils n'ont même pas
11:41fait candidater le Rafale.
11:43Donc, dans le couple
11:44franco-allemand,
11:45la France, c'est la femme
11:47Je ne suis pas d'accord avec vous là-dessus.
11:47Mais moi, je termine.
11:49Et moi, je dis bravo à Dassault.
11:52Bravo, il ne faut rien lâcher.
11:53Parce que les Allemands
11:54veulent les secrets
11:55de fabrication de Dassault
11:56qui sont au top niveau
11:57pour après,
11:58vous me passerez l'expression,
12:00nous la faire à l'envers.
12:01Donc, soutien total à Dassault.
12:03Alors, je pense que ça ne se pose pas
12:05dans ces termes.
12:06Je pense que Airbus,
12:07c'est-à-dire la branche allemande,
12:08est très bonne aussi
12:10dans un certain nombre
12:10de secrets de fabrication.
12:12Il faut arrêter de penser
12:13que nous avons la sapience
12:15avec Dassault
12:16et que Airbus, c'est des nains.
12:17Vous savez très bien
12:18que ça n'est pas vrai.
12:19Ils ne sont pas tout à fait
12:20dans le même domaine.
12:20Excusez-moi.
12:21Je voudrais...
12:22Il faut arriver à s'entendre,
12:23en réalité.
12:24Là, on est en train de partir
12:25sur l'idée qu'en réalité,
12:27il y aurait deux avions
12:28et que différents,
12:30on garde,
12:30et qu'il y aurait un système
12:32global commun de combat.
12:33Moi, je pense que ça peut être
12:35la solution.
12:36Pourquoi je dis
12:36que le franco-allemand
12:37est essentiel ?
12:38En termes de défense
12:39et en termes de nucléaire,
12:40c'est essentiel.
12:41En termes de masse critique,
12:43c'est essentiel.
12:43Je salue les résultats
12:45de l'Espagne,
12:45mais l'Espagne,
12:46en tant que masse critique,
12:47reste un pays moyen,
12:48comme l'Italie,
12:50qui progresse.
12:52Donc, voilà pourquoi
12:52je le dis.
12:53Nous avons besoin
12:54dans un rapport
12:56tellement complexe
12:56avec le retour des empires,
12:58nous avons besoin
12:58de cet axe-là.
13:00Et d'ailleurs,
13:00c'est marrant,
13:01nous sommes des romantiques.
13:02Les Français,
13:02nous disons le couple
13:03franco-allemand.
13:04Les Allemands ne parlent
13:05jamais de couple franco-allemand.
13:06Parce qu'ils ne existent pas.
13:07Ils parlent de moteur franco-allemand.
13:08C'est intéressant.
13:09Oui, c'est vrai,
13:10c'est un truc de syntaxe
13:11qui est assez intéressant.
13:12On a eu le départ
13:14avec Kohl et Mitterrand
13:15il y a très longtemps.
13:16Mais avant,
13:17avant,
13:18tu avais Giscard,
13:19mais Adénoir.
13:20Non, non, non,
13:21Giscard, c'était Schmitt.
13:22Non, non, non,
13:23Giscard,
13:23Giscard,
13:24elle nous schmitte
13:25et committants.
13:25Mais Giscard a commencé
13:26en premier.
13:27Oui, c'est vrai.
13:28Mais Giscard était né en Allemagne.
13:29Il avait un attachement
13:31à ta vie,
13:32qu'on va dire,
13:33à sa terre natale.
13:34Mais tu as raison
13:35quand tu dis Philippe
13:37de défendre le savoir-faire français
13:39parce qu'on nous bassine
13:40avec les F-35
13:41et compagnie américaine.
13:43Le rafale,
13:43et comme tu dis,
13:44Dassault est quand même
13:45comme symbole,
13:46c'est ce qu'on a mieux
13:47en matière industrielle.
13:48Mais ce qui a changé,
13:49c'est qu'aujourd'hui,
13:51suite à la réunification allemande,
13:53l'Allemagne est devenue
13:54beaucoup plus puissante
13:54que la France
13:55avec tous ses problèmes.
13:56Et finalement,
13:57c'est François Mauriac
13:58qui avait raison
13:58dans la guerre froide.
14:00Il disait,
14:00j'aime tellement l'Allemagne
14:01que je préfère qu'il y en ait deux.
14:02Oui, mais François Mitterrand
14:03disait cela aussi,
14:04en rigolant.
14:04Non, c'est Mauriac, ça.
14:05Non, mais Mitterrand
14:05avait repris cette phrase
14:06en souriant dans une réunion.
14:08Je tiens juste à dire
14:09que dans le moment
14:11où les Etats-Unis
14:11sont en train de lâcher l'Allemagne,
14:13je tiens juste à dire
14:14que les déclarations de Merz,
14:15quels que soient,
14:16sont tout à fait historiques.
14:18Merz est capable de dire
14:20et de penser
14:20que le parapluie français
14:22peut se substituer
14:23au parapluie américain.
14:24Rien que pour ça
14:25et pour notre puissance nucléaire,
14:27il faut qu'on reste amis.
14:29Merci beaucoup.
14:30Allez, vous restez avec nous
14:31dans un instant.
14:31Pour la fois en plus,
14:32le gouvernement va proposer
14:33de laisser la liberté
14:34aux villes et aux métropoles
14:35de mettre en place
14:37le retour des zones
14:38à faible émission.
14:39Ça va encore...
14:40Troraler.
14:41C'est...
14:42Le retour.
14:44Ça peut mettre le studio
14:45une zone de forte engueulade
14:46à ZFE.
14:47Moi, je ne participe pas
14:48parce que là,
14:49on a un film
14:49et on a coupé les micros.
14:51Non, non, plus.
14:51En tout cas, c'est un sujet
14:53qui est très polluant.
14:54Allez, à l'autre.
14:55Sud Radio.
14:57Parlons vrai.
14:58Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations