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  • il y a 15 heures
Ce vendredi 27 février, Anthony Morlet-Lavidalie, économiste au sein de BSI Economics, a abordé le ralentissement de la croissance du PIB français à 0,2 % au T4 après 0,5 % au T3, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, l'éco du monde.
00:04Anthony Morel-Avidali de BSI Economics, bonjour.
00:08Bonjour Antoine.
00:08Merci d'être là avec nous en direct pour commenter.
00:11Les derniers chiffres économiques qui sont parus,
00:13il y a eu beaucoup de statistiques ce matin du côté de la France,
00:16un petit peu du côté américain cet après-midi,
00:19notamment les prix et la production qui étaient quand même très attendus.
00:23Qu'est-ce que vous retenez de tout cela ?
00:25Alors déjà sur la France, pour commencer peut-être,
00:29évidemment on a un pays où l'activité ne tourne pas très vite en absolu,
00:33mais il est vrai que c'est quand même plus résilient qu'attendu.
00:35Donc on a tendance à être plutôt surpris à la hausse,
00:38encore une fois sur des chiffres qui n'invitent pas non plus à l'euphorie.
00:42Mais tout de même, on a eu notamment un chiffre de consommation en besoin
00:46qui sur le mois de janvier rebondit plus tôt par rapport à ce qu'on avait eu en fin d
00:49'année.
00:50Un chiffre assez peu commenté qui est la production des services,
00:53qui est quand même très importante puisqu'on sait qu'on est un pays
00:55où le PIB est majoritairement déterminé par les services marchands
00:59qui ont fortement rebondi en décembre.
01:01Donc là, ça nous donne un acquis plutôt favorable.
01:04Et quand on regarde les comptes nationaux avec les résultats détaillés
01:07qui ont été publiés par l'INSEE,
01:09on se rend compte alors d'une part que le chiffre de croissance de 0,2%
01:12au quatrième trimestre a été confirmé.
01:15Et on a un redémarrage quand même sensible de la consommation des ménages
01:20avec un taux d'épargne qui a sensiblement baissé
01:22puisqu'on a perdu un point de taux d'épargne entre la fin d'année et la mi-année.
01:27Ça va plutôt dans le bon sens.
01:28Alors on pourrait avoir un léger contre-coup au premier trimestre,
01:31mais en tendance, on a plutôt quand même un repli de ce point de vue-là
01:34et c'est plutôt salutaire.
01:36Et du côté de l'investissement, ce que l'on observe,
01:39c'est au fond qu'on a eu une amélioration plutôt au troisième trimestre
01:43et une stabilité au quatrième, on est relativement positif,
01:47on va dire, sur les prochains trimestres.
01:49Ce n'est pas non plus l'euphorie, encore une fois,
01:50on attend un rebond qui est somme toute limitée,
01:53mais une économie française qui est en dépit de tout ce que l'on peut dire
01:56de ces incertitudes politiques domestiques et du contexte international
02:00qui, au fond, résiste plutôt.
02:03Et du côté américain, bien sûr, les prix à la production
02:07qui ont plutôt surpris à la hausse.
02:08Et ça, ce n'est pas une excellente nouvelle pour l'inflation américaine
02:12puisqu'on sait que les prix à la production sont plutôt un indicateur anticipé
02:17de l'inflation future américaine et qui sont plus dynamiques qu'attendus.
02:21Donc ça, il y a peut-être un effet aussi derrière des droits de douane
02:25puisque, effectivement, on a des industriels qui achètent plus cher
02:27leurs produits du fait des droits de douane.
02:29Alors, en dépit de ce qui a été très récemment décidé,
02:32annoncé par la Cour suprême et des aléas politiques décidés par Donald Trump,
02:36mais tout de même, ça pèse.
02:37Et un PMI de la fête de Chicago qui, là, est plutôt positif.
02:42Donc, au fond, une activité américaine qui résiste pour l'instant.
02:46Alors, bien sûr, on sait qu'elle est très hétérogène, cette économie américaine.
02:50On parle beaucoup d'économie en cas.
02:52On sait qu'il y a beaucoup de divergences en son sein.
02:55Mais quand on prend les chiffres macro et agrégés,
02:58pour l'instant, ça tient.
02:59Je crois que c'est ça, le grand message qu'il faut retenir à ce stade des enquêtes.
03:03Merci infiniment, Tony Morella-Vidali de BSI Economics.
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