- il y a 2 jours
Avec Sébastien Gillet (directeur Général GL events exhibitions industries) et Anthony Seddiki, président fondateur Cosmyx
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquili.
00:05Intelligence artificielle, transition énergétique, robotique, la Chine également, la souveraineté,
00:11un mot qui n'est pas galvaudé, qui est très à la mode.
00:15Global Industrie, c'est le salon dont il est question.
00:18On va réunir la France, l'Europe et au-delà, autour des grands défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui.
00:29Au Global Industrie, c'est bientôt, c'est du lundi 30 mars au jeudi 2 avril.
00:33On en parle ce matin avec vous, bonjour.
00:35Sébastien Gillet, vous êtes directeur général de GL Events, vous êtes l'organisateur.
00:41Tout à fait, je m'occupe de tous les salons industriels pour le groupe,
00:43donc il y en a 12 dans les territoires, parce que c'est important que l'industrie ait dans les
00:47territoires,
00:47ne l'oublions pas, des salons verticaux comme l'agroalimentaire,
00:50mais en effet on prépare dans 10 jours, 10 dodo si j'ose dire entre guillemets,
00:53le grand salon de l'industrie avec 2300 exposants qui attend à peu près 60 000 industriels.
00:58Alors c'est un rendez-vous un peu à part, parce qu'il est à la fois une vitrine ce
01:02salon,
01:03et ce n'est pas un sujet abstrait, dont nous parlons ce matin sur Sud Radio,
01:06dans La Vérité en Face, nous parlons de choses très concrètes.
01:09C'est aussi peut-être un salon révélateur de ce que l'on dit régulièrement.
01:15Vous allez me corriger Sébastien Gillet, vous savez la fragilité de l'industrie française,
01:19s'il en était beaucoup question avec le budget, avec la présidentielle qui arrive, on va en reparler.
01:23Est-ce que l'industrie dans ce pays va mal ?
01:28Certaines filières vont moins bien.
01:29Ce qui est important de dire, c'est qu'en effet il y a 30 ans, il y a eu
01:32un choix fait par différents gouvernements
01:34que la France ne serait pas un pays industriel.
01:35On en paye forcément les pots cassés à un moment ou à un autre,
01:37mais il faut aussi reconnaître que depuis 10 ans, la France est réindustrialisée.
01:40Alors tout ne va pas bien, on ne va pas mettre les mains devant les yeux,
01:42mais on va quand même positiver, parce qu'une nouvelle fois il y a des filières qui fonctionnent très très
01:45bien.
01:46D'ailleurs c'est ce qui sauve la France, c'est qu'on est multifilière,
01:48on est très très fort dans l'agro, dans l'aéro, on est très très fort dans le médical, par
01:51exemple.
01:52Donc l'agroalimentaire, l'aéronautique, l'aéronautique, vous avez raison tout à fait.
01:56Le médical, la cosmétique, la défense aujourd'hui.
01:59Parce que la pharmacie française, on a dit souvent que les labos, ils avaient foutu le camp, ils avaient eu
02:03des ménages.
02:04Il y a quand même des labos qui sont revenus en France.
02:06On a eu Urgo qui allait relocaliser, on a eu ça dans le territoire du Sud-Ouest aujourd'hui,
02:11qui relocalise, qui réinvestit et qui embauche.
02:13Bon, donc ça c'est comme les bonnes nouvelles de l'industrie.
02:15Et nous, notre job aujourd'hui, c'est de ne pas mettre les mains dans les yeux sur ce qu
02:18'on doit faire,
02:19sur ce qui ne va pas bien et trouver des solutions, mais c'est aussi mettre en avant ce qui
02:22va bien.
02:22Et on a des filières qui marchent bien, on a quand même aujourd'hui 130 000 postes à pourvoir dans
02:26l'industrie.
02:26C'est quand même un signe important, ça veut dire qu'aujourd'hui l'industrie, dans certaines filières, embauche,
02:30embauche mieux et Global Industrie va être en tout cas un outil pour permettre aux jeunes de revenir dans l
02:35'industrie.
02:36Pardonnez-moi Sébastien Gillet, moi je suis d'une génération qui a vu partir, entre guillemets, la sédirurgie.
02:42Mais même, j'ai presque envie de vous dire, même si certaines marques vont bien,
02:46l'automobile, des usines fermes, il y a cette vive inquiétude avec l'arrivée au niveau européen de géants comme
02:53BYD.
02:54Ils vont se installer en Hongrie bientôt pour diffuser leurs voitures électriques sur tout le continent.
03:02Ces grands secteurs ont disparu aujourd'hui ou ils sont en train de muter ?
03:07On va parler d'autre chose après.
03:08Bien sûr, mais l'industrie mute, l'industrie mute dans son outil déjà, on décarbone aujourd'hui.
03:12Vous en avez parlé, on parle d'IA.
03:13Donc l'industrie, quoi qu'elle arrive, elle mute.
03:15Et on a eu un petit retard, un petit décalage en France, par rapport à différents pays européens.
03:20Mais je trouve qu'on l'a rattrapé parce que cette prise de conscience, elle est prise.
03:22Des usines qui fermeront, il y en aura toujours.
03:24Il y en a eu à 30 ans et il y en aura encore dans 30 ans.
03:26Par contre, une nouvelle fois, il y en a aussi beaucoup qui s'ouvrent.
03:28Et si on fait un état sur les dix dernières années,
03:31le solde positif d'ouverture d'usines est quand même encore plus important.
03:34Maintenant, il y a des filières en effet.
03:35C'est une nouvelle fois qu'on dit de ne pas mettre les mains devant les yeux.
03:38Il y a des filières qui sont plus compliquées.
03:40L'automobile, le choix d'être passé du thermique à l'électrique,
03:43a forcément engendré une manière de se réorganiser,
03:47et par les industriels aussi principalement, sur d'autres filières.
03:50Mais en effet, l'automobile, c'est forcément la filière qui souffre le plus.
03:53Qui souffre, oui.
03:54Oui, qui souffre le plus, parce qu'on ne va pas une nouvelle fois se mentir.
03:56Mais par rapport à d'autres pays, une nouvelle fois Outre-Rhin,
03:59le fait qu'on soit multi-industrie, multi-filière,
04:01sauve quand même beaucoup.
04:02Je pense que la catastrophe serait beaucoup plus importante
04:04si on était mono-industrie comme l'est principalement l'Allemagne.
04:07Qui souffre et pourtant, ce sont toujours des paradoxes
04:09dans ce type de considération.
04:12Vous regardez que les meilleures ventes de voitures électriques en France,
04:14c'est Renault.
04:15C'est toujours Renault, bien sûr.
04:16C'est Renault et Peugeot juste derrière, enfin c'est l'antisse.
04:18Donc il y a une souffrance, mais on reste quand même performant.
04:22Mais on a fait une étude à travers le salon
04:23sur un peu le regard du grand public sur l'industrie.
04:27Et elle n'est pas du tout négative.
04:2890% des Français aujourd'hui sont fiers de leur industrie.
04:31Se disent qu'un pays qui n'a pas d'industrie, c'est un pays qui meurt.
04:34Ils sont fiers des territoires dans l'industrie.
04:35Ils sont fiers, une nouvelle fois, quand on parle des jeunes à revenir dans l'industrie.
04:37Donc le regard du grand public n'est plus aussi noir.
04:42On n'est plus sous Zola, on n'est plus sur l'industrie de Zola.
04:44On est une nouvelle fois qui est décarbonée,
04:45avec des métiers qui parlent plus aux jeunes.
04:47Donc ça, c'est un outil, c'est un élément important
04:49pour une nouvelle fois réindustrialisée à la France.
04:51C'est Sébastien Gillet.
04:53Parenthèse, le salon en question Global Industrie,
04:56et Sud Radio, on est l'un des partenaires.
04:59Ce salon, quel est son intérêt, si je puis dire ?
05:03D'abord, il y a du monde qui vient, j'imagine.
05:04Bien sûr, 60 000 industries.
05:05C'est professionnel.
05:06C'est B2B, on a 60 000 industriels qui seront présents sur les 4 jours,
05:10et on a aussi dans les 60 000 industriels entre 6 000 et 8 000 jeunes quand même.
05:14L'attractivité des métiers va être un des éléments importants et clés
05:17sur les 20 prochaines années, c'est de faire revenir les jeunes à l'industrie.
05:21Donc vous n'avez pas de grand rassemblement France,
05:24de grande filière si vous n'avez pas de grand rassemblement.
05:26Et l'agriculture a sa grande ferme depuis un certain nombre d'années,
05:29et tant mieux.
05:30Aujourd'hui, l'industrie a sa grande vitrine avec 10 ministres.
05:33On va avoir 10 ministres qui vont visiter.
05:34Qui vont défiler.
05:35J'imagine que Roland Lescure...
05:37Bien sûr, Roland Lescure, Sébastien Martin, qui sont bien sûr son principal ministre de l'Industrie,
05:41mais beaucoup d'autres.
05:41L'éducation nationale, on a le travail, on a le numérique.
05:44Donc je veux dire, on n'a jamais vu un salon industriel en France visité par des ministres.
05:47Alors, question...
05:48On parle beaucoup de réindustrialisation de la France.
05:51Or, les experts le disent, nous sommes quand même en retard par rapport à l'Allemagne,
05:57voire l'Italie désormais.
05:59Est-ce que c'est une espèce d'injonction très politicienne,
06:04ou c'est une réalité aujourd'hui ?
06:06Est-ce qu'on peut le quantifier avec vous, Sébastien Gillet ?
06:08Alors, si on quantifie, c'est toujours compliqué.
06:10Mais si on parle sur la partie robotique,
06:11on dit souvent un robot en France égale trois robots en Italie égale cinq robots en Allemagne.
06:15Donc bien sûr, on a un retard qui est fait en décennie.
06:18Il n'est pas de trois ans, il n'est pas de dix ans.
06:19Il est en décennie, ce retard-là.
06:21Mais il est rattrapé sur plein d'autres sujets.
06:23Je le redis, je me répète un petit peu et j'en suis désolé,
06:25mais le fait qu'on soit multifilière est une force pour la France.
06:28Ça permet une nouvelle fois de passer de l'aéronautique à la défense pour certains industriels.
06:33Chose qu'on n'a pas peut-être l'Italie et encore moins l'Allemagne.
06:35Donc oui, oui, on a ce décalage.
06:37Mais il est rattrapé depuis dix ans parce qu'il y a une prise de conscience.
06:40Si on a dix ministres qui viennent sur un salon industriel, c'est du jamais vu.
06:42Ça veut dire que les ministres aujourd'hui, la politique, les pouvoirs publics
06:46et le président de la République en premier,
06:47parce que n'oublions pas que ce grand rassemblement,
06:49c'est une demande à l'époque où on était ministre de l'économie.
06:52Donc il y a cette prise de conscience qui est importante.
06:53Qu'est-ce qui nous fait, au fond, perdre, entre guillemets ?
06:57Je sais bien que vous allez me dire à l'inverse que ça va mieux, etc.
07:00Vous allez me bousculer là-dessus,
07:02mais vous savez que l'industriel, elle hésite toujours en France.
07:06On parle du coût du travail, de la fiscalité,
07:11le poids de la fiscalité française,
07:13on l'a vu avec les interminables débats à l'Assemblée nationale,
07:16et la complexité, les couches, les strates du système administratif français.
07:21Malgré cela, vous nous dites qu'il y a une forme de retour,
07:24vous parliez des labos à l'instant.
07:25Oui, bien sûr.
07:26Mais ce sont quand même des handicaps aujourd'hui.
07:28Il y a une dimension très politique.
07:30C'est des freins, mais c'est pour ça, une nouvelle fois,
07:32que les pouvoirs publics ont pris conscience de ça.
07:34Donc à quelle vitesse ça va aller ?
07:35Bien sûr, il y a toujours Bruxelles.
07:36Aujourd'hui, Global Industrie n'est plus un salon franco-français,
07:39c'est un salon européen.
07:40Défendons la souveraineté industrielle française et européenne
07:43face à la Chine, face aux Etats-Unis.
07:45Donc on a beaucoup de choses positives à mettre en avant.
07:48Le frein, il est là, mais une nouvelle fois,
07:50il y a une résilience des industriels,
07:51il y a une dynamique des industriels,
07:52il y a un positivisme des industriels qui est du jamais vu.
07:55Ça, c'est l'atout numéro un.
07:56On peut avoir les plus beaux entraîneurs,
07:58mais on a la plus belle équipe parce qu'on a ce savoir-faire
08:01et ces industriels.
08:01Et c'est ça là-dessus qu'il faut qu'on capitalise.
08:03Et je crois que cette prise de conscience,
08:04elle est prise des pouvoirs publics pour une nouvelle fois
08:06être derrière les industriels et puis être contre les industriels.
08:08Allez, travaux pratiques.
08:09Nous sommes avec vous, Anthony Sediki.
08:12Bonjour à vous, bienvenue.
08:14Bonjour.
08:14Bonjour, vous êtes là dans cette émission
08:17et vous tombez à pic, Anthony Sediki.
08:19Vous êtes le président fondateur de Cosmix.
08:22Je l'ai bien dit.
08:24Parfaitement bien.
08:26Alors, c'est une entreprise qui est française
08:28et votre ambition, vous,
08:30vous faites de l'impression 3D industrielle.
08:36Allez-y.
08:37Nous sommes fabricants concepteurs d'imprimantes 3D
08:39depuis maintenant 5 ans
08:41et on a créé la société pour répondre à un besoin des industriels
08:45de pouvoir créer de la pièce de petite et moyenne série
08:47avec de la répétabilité.
08:49Donc, ça a été tout le sujet de la création de l'entreprise
08:51et de notre produit qui est fabriqué énormément,
08:54majoritairement en France
08:54et qui fait travailler entre 6 et 7 entreprises françaises.
08:57En plus de la nôtre, bien sûr.
08:59Vous, vous êtes né pendant la crise Covid.
09:01Vous m'avez dit ça.
09:02Complètement.
09:02Vous êtes un bébé de la crise Covid.
09:05Parce qu'à cette époque-là, il a fallu fabriquer,
09:07on ne va pas revenir là-dessus,
09:09mais des masques, j'imagine, non ?
09:10Oui, tout à fait.
09:12Il a fallu fabriquer des visières
09:13et c'est ça qui a donné l'idée
09:15de créer la fabrication de machines d'imprimantes 3D
09:18parce qu'on avait utilisé toutes les machines disponibles sur le marché
09:20et rien ne répondait à ce que j'avais pu voir
09:22dans mon métier industriel à l'époque
09:24en termes de productivité et de répétabilité.
09:27Donc, on s'est dit, on va monter notre machine
09:28qui permette de passer à l'échelle de la production
09:30et arrêter de faire des goodies, en fait.
09:34L'imprimante 3D, l'impression 3D,
09:36quand c'est apparu, on va dire,
09:40sur tous les marchés,
09:41on a eu la sensation que c'est quelque chose
09:43qui allait révolutionner la production.
09:45Est-ce que vous estimez que malgré cela,
09:48ça prend un peu plus de temps
09:49que ce qu'on avait pu imaginer à l'époque ?
09:51Comme tout bouleversement industriel
09:53et passage à l'échelle et de maturité,
09:55ça prend du temps.
09:56Il y a beaucoup de choses qui ont été vendues
09:57parce qu'on avait beaucoup d'espoir
09:59au niveau de cette technologie
10:00qui n'était pas infondée,
10:01mais la technologie n'était pas encore mature.
10:03Aujourd'hui, on voit que le milieu
10:05est en train de se structurer
10:06et que les produits qui arrivent
10:07arrivent à maturité.
10:09Donc, ça a été un décalage dans le temps,
10:11mais ce n'est pas ce qui a été un frein.
10:13Ça a juste retardé un petit peu.
10:15On est obligé de ramener un petit peu plus
10:16pour rattraper certaines choses
10:17comme était dites à l'époque,
10:19mais on ne s'en sort pas trop mal
10:20et on arrive à tirer notre épingle du jeu.
10:22Vous restez avec nous jusqu'à la fin de l'émission,
10:23Anthony Sédic,
10:24si vous avez le temps, bien sûr.
10:26Ou alors, vous nous...
10:27Oui.
10:29Je suis actuellement sur une base
10:32pour une réunion européenne
10:34Défense Agency.
10:35Donc, je vais rester le temps possible
10:37avec grand plaisir.
10:38Nous vous libérons dès que nécessaire
10:40parce que je vous ferai réagir
10:41juste après la pause,
10:42si vous en êtes d'accord,
10:43Anthony Sédic,
10:44sur la puissance
10:46de la concurrence chinoise
10:48et également avec vous,
10:49Sébastien Gillet.
10:50On revient dans un instant
10:51après la pause.
10:52Je vous pose la question
10:52à tous les deux.
10:53Est-ce que franchement,
10:54c'est formidable,
10:55il faut que la France
10:56se réindustrialise,
10:58Global Industrie est là
10:59pour en faire la vitrine,
11:01mais est-ce que l'on peut
11:02vraiment, on va dire,
11:05lutter contre ce géant,
11:06ce rouleau compresseur mondial
11:08qu'est aujourd'hui la Chine ?
11:09Allez, restez avec nous
11:11à suivre après la pause
11:12La Vérité en Face.
11:14Le Grand Matin Sud Radio,
11:16La Vérité en Face,
11:18Jean-François Aquili.
11:19Allez, le salon Global Industrie,
11:22on en parle,
11:23qui aura lieu à Villepinte
11:24dans deux lundis.
11:25Vous avez dit comment,
11:26Sébastien Gillet ?
11:27J'ai dit dodo
11:28parce que j'ai une petite fille,
11:29c'est pas ça,
11:29je marche encore en dodo.
11:30On raisonne de la même façon.
11:31Avec vous, donc,
11:32Sébastien Gillet,
11:33directeur général de GLEvent,
11:34c'est avec vous également
11:35Anthony Sediki,
11:37président fondateur Cosmix.
11:39Tiens, je commence par Sébastien Gillet,
11:41la question est la suivante,
11:42elle est toute simple,
11:43quand on regarde la Chine aujourd'hui,
11:44que ce soit sur l'IA,
11:45la robotique,
11:46la voiture électrique,
11:47mais surtout,
11:48la Chine qui est l'usine,
11:50qui fabrique absolument tout,
11:51jusqu'aux dernières goodies
11:52que nous consommons ici,
11:54à l'autre bout du monde,
11:55elle est à la fois moins chère
11:56et de plus en plus performante.
11:58Sébastien Gillet,
11:59c'est bien gentil de nous vendre
12:00la réindustrialisation de la France,
12:02il y a la question de la souveraineté,
12:03comment est-ce qu'on lutte
12:04contre un tel rouleau compresseur ?
12:06On protège déjà les industriels,
12:08c'est clé,
12:08on les protège en France,
12:09on les protège en Europe,
12:10donc c'est vrai que l'Europe
12:11doit se positionner de manière
12:11beaucoup plus forte.
12:13Je ne veux pas faire de politique
12:14quand je dis ça,
12:14mais c'est quand même
12:14la réalité du terrain,
12:15c'est que si l'Europe
12:16n'est pas plus forte,
12:19ne se met pas face
12:20à certains sujets
12:20par rapport à la Chine,
12:21oui, en effet,
12:22l'industrie va être très très compliquée
12:23dans les 10-15 prochaines années,
12:25parce que la Chine aujourd'hui
12:26fabrique mieux,
12:26en effet, on va dire,
12:27sur certains sujets,
12:28mais pareil,
12:29on a un savoir-faire
12:29et Anthony le dit parfaitement
12:31à travers son milieu
12:31et qu'il connaît bien sûr
12:32beaucoup mieux que moi,
12:33on n'a pas besoin
12:34du savoir-faire chinois
12:35parce qu'on a tout en France,
12:36c'est juste qu'aujourd'hui
12:37qu'il faut accompagner nos TPE,
12:39accompagner nos PME,
12:40parfois financièrement,
12:41parfois pas que financièrement,
12:43mais surtout,
12:43faites la préférence européenne,
12:46plus préférence française,
12:47mais préférence européenne.
12:48Pour certains sujets,
12:49ça ne l'est pas encore,
12:49mais je reviens sur l'étude
12:50que j'ai pu vous évoquer tout à l'heure.
12:52Aujourd'hui,
12:52l'étude montre que les Français
12:53préfèrent acheter quand même
12:54du Made in France,
12:55parfois plus cher,
12:56alors ça dépend toujours
12:56à quel prix,
12:57mais on l'a quand même,
12:57aujourd'hui,
12:58c'est quelque chose
12:58qui devient de plus en plus prédominant.
12:59Vous pensez que,
13:01quand on dit les Français,
13:02alors il y a la consommation quotidienne,
13:03mais il y a aussi,
13:04on va dire,
13:04la consommation industrielle,
13:06disons les choses comme ça,
13:06vous pensez qu'ils préfèrent
13:08acheter français,
13:09que les Français sont regardants
13:10aujourd'hui de plus en plus ?
13:11De plus en plus sur le Made in France,
13:13le prix bien sûr,
13:14ça reste toujours
13:14un moment important.
13:15C'est quand même déterminant.
13:16C'est déterminant,
13:17mais oui,
13:18mais on préfère acheter
13:18de plus en plus
13:19quand même du Made in France,
13:20tous,
13:20et peu importe le niveau social.
13:22En tout cas,
13:23l'étude le montre.
13:24Anthony Sédiki,
13:25vous êtes, vous,
13:26en passe de devenir
13:27le leader européen
13:28de l'impression 3D industrielle,
13:30j'imagine...
13:31On essaye.
13:32Oui,
13:33c'est une jolie perspective.
13:35J'imagine que face à vous,
13:37il y a de la concurrence chinoise
13:39dans la matière ?
13:40Oui,
13:41elle est extrêmement féroce,
13:42je suis ravi
13:42et qu'on me pose la question
13:43sur ce sujet-là.
13:45En gros,
13:46je suis parfaitement en phase
13:47avec ce qui a été dit.
13:48On sent qu'il y a une tentative globale
13:50et une prise de conscience
13:52de consommer français,
13:53mais je ne vais plus dire européen
13:54parce qu'on ne sera pas grand-chose
13:55à l'échelle de la France seule.
13:57Mais on sent que c'est quand même
13:58extrêmement timide
13:59et qu'on a besoin
14:00de volonté politique
14:01pour y arriver.
14:02Je ne voulais pas en faire,
14:03mais je vais être obligé
14:04de la politique sur ce plan-là.
14:06Allez-y, allez-y.
14:06Parce que j'ai une concurrence
14:08qui est extrêmement dure
14:10au niveau de la Chine
14:11qui installe
14:12des machines
14:13dans nos industriels,
14:15dans nos écoles,
14:16dans nos lycées,
14:17notamment des choses
14:17qui sont payées avec nos impôts,
14:19qui pourraient revenir
14:20sur des sociétés européennes.
14:21Pourquoi ? Parce qu'ils vous battent,
14:23pardonnez-moi de vous dire ça,
14:24mais quand je dis vous,
14:24pas forcément vous,
14:25c'est le coût,
14:26c'est moins cher.
14:28Alors, les machines fonctionnent,
14:29comme l'a dit Sébastien tout à l'heure,
14:30on ne va pas se mentir,
14:31mais le coût est un point
14:34extrêmement dominant.
14:35Mais quand on regarde
14:36comment circule l'argent,
14:37si on laisse rayonner
14:39en Europe l'argent,
14:40on aura des emplois demain
14:41dans l'Europe
14:42pour nos enfants.
14:43Si ça part de l'autre côté,
14:44en fait,
14:45ça ne reviendra plus.
14:46Et ça, c'est quelque chose
14:46que j'essaie de dire.
14:47Les patrons l'entendent,
14:48industriels,
14:49les acheteurs,
14:50beaucoup plus difficilement.
14:52Quand vous dites,
14:52je vous ai coupé la parole,
14:53pardonnez-moi,
14:54Antoine Sédiki,
14:54mais quand vous dites
14:55achat public dans les écoles,
14:57etc.,
14:57vous pensez que peut-être
15:01l'État pourrait flécher
15:03les achats vers des industriels
15:05comme vous,
15:06plutôt que...
15:06En tant que citoyen,
15:07ça me paraît...
15:08Même si ce n'est pas moi,
15:09je comprends que ma machine
15:10peut-être a un coût
15:11qui ne serait peut-être
15:11pas adapté à l'école,
15:13mais on a des fabricants européens
15:14qui savent faire des machines
15:15qui sont dans les tranchées
15:17de prix qu'ils pourraient commander.
15:19Mais compte tenu du fait
15:20qu'il n'y a pas de blocage
15:22ou de favoritisme européen,
15:24en fait,
15:24on va prendre,
15:25et je comprends l'utilisateur,
15:26le moins cher au meilleur prix.
15:28Et ça finit souvent
15:29en Chine,
15:30bien évidemment.
15:30Sébastien Gillet,
15:32je vous ai vu acquiescer
15:33à ce que dit Antoine Sédiki.
15:34Le mot souveraineté,
15:36il est galvaudé aujourd'hui.
15:37De quoi est-ce qu'on parle ?
15:38C'est la souveraineté nationale
15:40ou européenne ?
15:41Non, mais Antoine a raison.
15:42Regardez les politiques,
15:43quand même,
15:43bien souvent,
15:45soudain,
15:45c'est l'intérêt français,
15:46et soudain,
15:47c'est l'intérêt européen,
15:47c'est tantôt.
15:48En tout cas,
15:49pendant un certain nombre d'années,
15:50on a plutôt privilégié la France
15:51et même global industrie
15:52était plutôt franco-français.
15:53Aujourd'hui,
15:53il s'ouvre beaucoup plus sur l'Europe
15:54et en effet,
15:55comme le dit Antoine,
15:55c'est l'Europe aujourd'hui
15:56qui doit vraiment faire
15:57un vrai bloc,
15:58un bloc unis,
15:58ce qui est compliqué,
15:59c'est 27 pays,
15:59donc il y a toujours
16:00des choix stratégiques.
16:01Mais si en effet,
16:02il n'y a pas ce choix
16:03qui est fait fort au niveau de l'Europe,
16:04oui,
16:04l'industrie va encore
16:06beaucoup plus souffrir
16:06dans les 15-20 prochaines années.
16:07Moi,
16:08j'ai beaucoup d'espoir
16:08par rapport à mon métier
16:09mais par rapport aussi
16:10à ma mentalité,
16:10sinon on pose le crayon,
16:11on arrête tout
16:12et ce n'est pas du tout le sujet
16:13et Anthony l'illustre parfaitement.
16:15Oui,
16:15la souveraineté,
16:16ce n'est pas un mot
16:16qui est galvaudé
16:17mais en tout cas,
16:18si on ne met pas les moyens derrière,
16:19en effet,
16:20ça ne sert à rien de dire souveraineté
16:21et la souveraineté,
16:21elle n'est pas incompatible
16:22avec du protectionnisme aussi.
16:23On ne va pas parler
16:24de faire du Trump
16:25mais on peut protéger
16:26quand même un tout petit peu plus
16:26ce savoir-faire européen
16:27sur les choses
16:36de ce que la Chine
16:37importe en France,
16:38on sait le faire.
16:39Anthony Sédiki,
16:40vous êtes d'accord ?
16:41On sait faire ?
16:42Je ne peux qu'être d'accord.
16:44Vous qui dupliquez
16:45avec vos imprimantes,
16:47on sait faire ?
16:48Oui,
16:49bien évidemment,
16:50il y a énormément de sujets
16:50qu'on maîtrise
16:51mais je vais être très franc
16:53avec vous tous aujourd'hui.
16:54Le fait que cette masse financière
16:57parte dans des structures
16:59qui sont en dehors de l'Europe
17:00nous donne moins de moyens
17:01pour nous financer
17:02et améliorer nos produits également.
17:05Donc,
17:05vient le côté du financement
17:06donc on est obligé
17:07de faire des levées de fonds.
17:08Ces levées de fonds
17:09sont significatives
17:10pour la souveraineté
17:11de notre société
17:13alors qu'on pourrait le faire
17:14par notre produit
17:15si les commandes
17:16étaient un peu plus significatives.
17:17Ça ne joue à pas grand-chose
17:18des fois.
17:19C'est une bonne décision.
17:20Il nous reste trois minutes,
17:21messieurs.
17:22Gardez la main,
17:22Anthony Sédiki,
17:23lié à l'intelligence artificielle.
17:26Vous êtes au cœur
17:26de ces problématiques
17:28avec ce que vous produisez.
17:30C'est un changement majeur
17:33puisqu'elle est en pleine évolution
17:34et elle va modifier,
17:35bouleverser,
17:36elle bouleverse déjà
17:37toute notre organisation.
17:39Tout à fait
17:40et je le vis au quotidien
17:42notamment sur les développements.
17:44On est aujourd'hui obligé
17:45de passer par ça.
17:46C'est ce qui nous permet aussi
17:47d'être concurrentiel
17:48sur le niveau de développement
17:49du code.
17:51Néanmoins,
17:51il y a un sujet aussi
17:52de souveraineté
17:53qui a été pris en main
17:54par rapport à ces sujets d'IA
17:55sur lesquels
17:56il y a un gros gros sujet
17:57qu'il faut vraiment surveiller
17:58pour éviter
17:59d'envoyer
18:00toute notre intelligence
18:02économique
18:03à d'autres acteurs.
18:05Je vous libère
18:06Antony Sédiki.
18:07Je vous remercie
18:08d'être resté
18:08si longtemps
18:09avec nous ce matin.
18:11Je rappelle
18:11que vous êtes
18:12le président fondateur
18:13de Cosmix
18:14qui a vocation
18:15à devenir leader européen
18:16de l'impression 3D industrielle.
18:19Merci à vous
18:19Antony Sédiki.
18:20Sébastien Gillet,
18:21l'IA,
18:21elle est au cœur du salon
18:22j'imagine.
18:23Elle est partout ?
18:23L'IA est partout.
18:24L'IA est rentrée
18:25dans l'industrie
18:25depuis quand même
18:26un certain nombre d'années
18:26aujourd'hui.
18:27Nous, notre rôle
18:28c'est de faire beaucoup
18:29de pédagogie.
18:30L'IA est un assistant.
18:31N'oublions pas,
18:32l'IA ne va pas remplacer
18:33les hommes et les femmes
18:34dans l'usine.
18:34Elle va être un assistant
18:35à bien l'utiliser
18:36mais elle est déjà bien
18:37dans les usines,
18:38dans les entreprises
18:38et dans les machines
18:39depuis un certain nombre d'années.
18:40Vous sentez qu'il y a
18:41une réelle prise en compte
18:43de cette nouvelle révolution industrielle
18:46parce que ça va tout changer.
18:47Ça va tout changer.
18:48Ça ne change jamais au quotidien.
18:49Souvenez-vous
18:49les usines d'automobiles
18:52avec les chaînes de montage
18:54automatisées.
18:55Soudain,
18:55il y a eu pas mal de gens
18:56sous le carreau.
18:57L'IA,
18:58c'est un peu ça aussi.
18:59Oui,
18:59mais on dit souvent
19:00que 85% des métiers
19:01dans 15 ans
19:01ne les connaissent pas
19:02encore aujourd'hui.
19:03Donc,
19:03l'IA va aussi permettre
19:04d'avoir des nouveaux métiers
19:05comme la robotique
19:06a fait des nouveaux métiers
19:07comme la digitalisation.
19:08Donc,
19:08n'ayant pas peur du futur,
19:10adaptons-nous au futur
19:11et aidez-nous au futur
19:12aujourd'hui.
19:13Et l'IA est un outil,
19:14je le redis,
19:14les innovations qu'on a
19:15sur le salon
19:16sont aussi beaucoup axées
19:17sur l'IA.
19:18On voit bien que l'IA
19:18est un assistant
19:20des hommes et des femmes.
19:21Ce sont des problématiques
19:22notamment que le salon
19:24Global Industrie
19:25met en avant.
19:26Bien sûr,
19:26mais aussi beaucoup de pédagogie
19:27parce qu'on doit accompagner
19:28les TPE, PME
19:29sur le sujet de l'IA,
19:30sur le sujet du financement,
19:31sur le sujet de l'accompagnement.
19:33C'est ça Global Industrie.
19:34Cette vitrine-là,
19:35c'est un outil
19:36pour les industriels,
19:36c'est un outil
19:37pour les pouvoirs publics
19:38pour faire en sorte
19:39que les enjeux de l'industrie,
19:40de la décarbonation,
19:41de la tractivité des métiers,
19:42la féminisation
19:42soient au cœur des années
19:43pendant les 4 jours
19:44du 30 mars au 2 avril.
19:46Tant de défis devant nous,
19:47mon cher Sébastien Gillet.
19:48On va faire un petit pitch final.
19:50Donc, nous rappelons
19:51ce salon Global Industrie
19:54qui est désormais
19:55à vocation européenne.
19:56Tout à fait, européenne.
19:57Qui se déroule
19:58du lundi 30 mars au 2 avril
20:00à Villepinte.
20:01À Villepinte.
20:0160 000 industriels,
20:0310 ministres,
20:03je le redis,
20:03c'est important,
20:04entre 6 000 et 8 000 jeunes.
20:05Donc, tout va être réuni
20:06pour qu'on soit fiers
20:07de nos industriels déjà,
20:08qu'on les protège
20:08et qu'on, de nouvelles fois,
20:09on se programme
20:10dans 10 ans, 15 ans
20:11comment la France,
20:11comment l'Europe
20:12va évoluer sur l'industrie.
20:13Ça va faire beaucoup de monde.
20:13Un tout dernier mot de la fin.
20:16Si vous aviez un message
20:17à faire passer positif,
20:19si je puis dire,
20:20avant de conclure,
20:21en quelque sorte,
20:22ça ne va pas si mal que ça,
20:24en fait.
20:24Ça ne va pas si mal que ça,
20:25je vous le redis
20:26en toute honnêteté,
20:26en toute transparence,
20:27même s'il y a certaines fiers
20:28qui sont compliqués,
20:29l'industrie résiste,
20:30l'industrie sait se réorganiser,
20:32l'industrie sait,
20:33aujourd'hui, anticiper.
20:34Donc, protégeons
20:35nos industriels.
20:36La première chose,
20:37c'est soyons fiers
20:37de nos industriels
20:38et protégeons-le.
20:39Et sincèrement,
20:40je pense que si on fait ça,
20:42on pourra se dire
20:42qu'on pourra être fiers
20:43que les 20 prochaines années,
20:44la France va de revenir
20:45une terre industrielle.
20:47Et je précise,
20:47vous êtes l'organisateur
20:49de ce grand et beau salon,
20:50vous n'êtes pas candidat
20:50aux élections,
20:51donc c'est un message sincère
20:53et documenté
20:54pour ce salon,
20:55donc je rappelle,
20:56un global industrie
20:58le lundi 30 avril.
21:0130 mars.
21:0130 mars, pardonnez-moi,
21:02je joue 4 avril
21:03à Villepin,
21:04c'est à cheval sur les deux mois.
21:05Merci à vous,
21:07Sébastien Gillet,
21:08directeur général
21:08de GL Evans.
21:10Dans un instant,
21:10nous retrouvons avec bonheur
21:12Valérie Expert
21:13et Gilles Gantzman
21:15pour leur émission
21:17Mettez-vous d'accord
21:19sur Sud Radio.
21:20Restez avec nous, merci.
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