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Les Vraies Voix avec Vincent Ferniot, journaliste gastronomique sur Sud Radio et auteur de “On veut des patates” publié aux éditions Albin Michel ; Véronique Langlais, présidente du Syndicat des bouchers de Paris ; Christian Convers, président de la Coordination Rurale des Savoie et ex-secrétaire général de la Coordination rurale ; Yoann Barbe, porte-parole de la FNSEA ; Jean-François Lamassé, président de la FDSEA 31 ; Stéphane Galais, porte-parole de la Confédération paysanne ; Jean-Louis Marginier, connu sur les réseaux sociaux pour partager son attachement à la ruralité et aux gestes simples d'antan.

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2025-12-12##

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Transcription
00:00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 17h20, Philippe David, Cécile de Ménibus.
00:00:06On vous souhaite la bienvenue pour cette édition spéciale.
00:00:08On est en direct jusqu'à 19h30 avec Philippe David.
00:00:11Ça va Philippe David ?
00:00:12Ça va Cécile et vous ?
00:00:13Très bien et très bien entouré avec Philippe Bilger qui est avec nous.
00:00:16Bonsoir Philippe Bilger.
00:00:17Bonsoir mes amis.
00:00:18Samuel Botton est avec nous, expert en communication chez Step Conseil.
00:00:21Bonsoir.
00:00:22Bienvenue Vincent Fergnot, l'amoureux des agriculteurs,
00:00:28journaliste gastronomique, vous le retrouvez sur Sud Radio.
00:00:31Tous les dimanches de 10h à 11h dans Fergnot fait son marché et auteur de ce livre
00:00:35« On veut des patates » aux éditions Albin Michel.
00:00:38J'adore ce titre, je vous le dis tout de suite.
00:00:40Oui, écoutez, moi j'adore les patates alors.
00:00:44Et au sommaire de cette émission, en février 2024,
00:00:47une couleur profonde était montée des campagnes pour réclamer un revenu décent
00:00:52et un peu de considération dans un monde agricole chahuté par le changement climatique.
00:00:56Presque deux ans plus tard, c'est l'abattage de Chaptel entier,
00:00:59dû à la maladie qui met de nouveau le feu aux poudres.
00:01:02France, veux-tu encore de tes paysans ?
00:01:04On écoute ce matin, c'était chez Maxime Liedot,
00:01:06La Vérité en face à 9h40.
00:01:08Je suis finalement un fils d'agriculteur, donc très touché.
00:01:13J'avais l'émotion là, je m'excuse.
00:01:16Très touché parce qu'on est dans un département d'élevage chez nous.
00:01:21Si on n'a plus de vaches, on n'a plus de bêtes, c'est un département qui est mort.
00:01:26Voilà, je vais vous expliquer deux trois points sur la maladie parce que je crois qu'on n'en parle pas assez.
00:01:31La DNC, c'est une maladie qui n'est pas transmissible à l'homme.
00:01:36Je ne comprends pas le protocole que fait l'État,
00:01:39parce que là, vraiment, c'est de l'acharnement.
00:01:41Il faut arrêter ce massacre.
00:01:43Avec la question du jour, Philippe.
00:01:45L'Europe est-elle en train de sacrifier nos agriculteurs ?
00:01:47C'est le vote qu'on vous propose sur Twitter ce soir dans les Vraies Voix de Sud Radio en édition spéciale.
00:01:51Et vous dites oui à 99%.
00:01:54Vous voulez réagir ?
00:01:55Ce soir, c'est Corentin qui attend vos appels ainsi que les Vraies Voix au 0826 300 300.
00:02:01Et direction la 64 au niveau de carbone avec Christine Bouillaud qui est en direct.
00:02:05Bonsoir Christine Bouillaud.
00:02:06Bonsoir Christine.
00:02:08Bonsoir les Vraies Voix.
00:02:09Bonsoir Cécile.
00:02:10Un point sur la situation aujourd'hui sur la 64 ?
00:02:14Eh bien, on reprend les mêmes et on recommence.
00:02:16Deux ans plus tard, les agriculteurs ont pris possession de cette autoroute à 64
00:02:21au sud de Toulouse au niveau de carbone et ont coupé les deux voies de circulation
00:02:27et commencent à installer leur campement qui leur avait permis de tenir 12 jours
00:02:32il y a deux ans, souvenez-vous.
00:02:34C'était le début de la colère agricole qui s'était terminée par cette remontée
00:02:38des agriculteurs venus de tout le pays en direction de Paris.
00:02:42Il y avait eu ces annonces également au Salon de l'agriculture avec Gabriel Attal
00:02:45qui était venu ici à leur Premier ministre pour promettre, on se souvient,
00:02:49un Premier ministre sur les ballots de paille promettant effectivement qu'il y aurait
00:02:53moins de normes, qu'on allait s'occuper de la filière agricole et que tout allait
00:02:57forcément aller un peu mieux pour ces agriculteurs.
00:03:01Eh bien, je peux vous dire que ce qui a mis le feu aux poudres, c'est ce qu'on a vécu
00:03:04ensemble hier soir, c'est cette intervention des gendarmes mobiles, cette intervention
00:03:09quasi militaire dans cette petite ferme de la Riège où on est intervenu pour abattre
00:03:14un troupeau de 208 vaches, elles ont été abattues ce matin et désormais la ferme
00:03:19est vide donc la colère est immense chez les agriculteurs, le blocage qui a été
00:03:24installé là s'est fait dans le calme total avec l'accord des autorités, je le précise.
00:03:29L'autoroute est donc coupée dans les deux sens jusqu'à Nouvelle-Orde, des opérations
00:03:33de filtrage sont organisées évidemment pour la circulation mais j'ai pu croiser des
00:03:38agriculteurs, Jérôme Bayle pour ne pas le citer par exemple, qui dit la situation
00:03:42en fait est pire qu'il y a deux ans et c'est ça qui nous inquiète, c'est à dire
00:03:46qu'il y a deux ans on avait eu quelques avancées, on l'espérait et bien deux ans
00:03:50plus tard rien n'a changé et c'est même rajouté désormais cette épée de Damoclès
00:03:54que beaucoup d'éleveurs, beaucoup d'éleveurs redoutent, c'est donc d'avoir un cas de DNC
00:03:59de cette fameuse maladie qui oblige l'abattage immédiat du troupeau selon la réglementation
00:04:05qui est prévue aujourd'hui. Il demande un assouplissement, une étude au cas par cas et pour
00:04:10l'instant la ministre reste inflexible sur ce sujet-là donc il y a beaucoup de détresse,
00:04:14beaucoup de colère, beaucoup d'incompréhension aussi parce que beaucoup ne comprennent pas
00:04:18pourquoi hier l'État a envoyé des fourgons blindés de gendarmes pour déloger des hélicoptères,
00:04:26ont gazé des agriculteurs. Certains m'ont dit mais nous on n'avait pas d'armes, on n'avait
00:04:30rien et donc cette séquence va laisser beaucoup de traces, ça je peux vous le dire, dans le
00:04:36milieu agricole aujourd'hui parce que ça crée une sorte de fracture entre un mode opératoire
00:04:41qui était fragile et un mode opératoire, vous avez raison Cécile, un mode opératoire
00:04:46de manifestation qui était plutôt bon enfant si je peux me permettre cette expression mais
00:04:51qui permettait de faire avancer sans connaître ce niveau de violence qu'il y a pu y avoir
00:04:55cette nuit à bord de sur un riz en arrière.
00:04:57Christine, vous êtes sur un barrage à Carbone, j'explique pour les auditeurs, Carbone
00:05:00c'est à quarantaine, cinquantaine kilomètres de Toulouse sur l'autoroute entre Toulouse
00:05:04et Saint-Gaudens. Est-ce que, comment réagissent les gens qui sont pris dans le barrage ? Est-ce
00:05:09qu'ils soutiennent les agriculteurs ? Quel est l'état d'esprit ?
00:05:12Tout le monde klaxonne, personne ne râle, personne ne râle, ça n'est que des klaxons
00:05:17pour dire on vous soutient, les gens sortent le bras de la fenêtre pour les encourager,
00:05:22il n'y a absolument aucune hostilité à cette opération même si les gens sont bloqués
00:05:27je vois d'ici... D'ailleurs, ils peuvent nous appeler, si vous nous entendez dans
00:05:30les voitures. Le 0826 300 300 sur le barrage de Carbone, celui entre Saint-Flour-et-Milleau
00:05:35ou ailleurs, vous êtes dans votre voiture, vous êtes agriculteur, un seul numéro, le
00:05:390826 300 300. Et j'ajouterai également les vraies voix, c'est que ce soir vous pouvez
00:05:44même lancer un appel, il y a des barrages partout, à plein d'endroits qui se montent
00:05:49actuellement, là c'est les ultras de la 64, mais je sais qu'il y a des barrages qui
00:05:53sont en train d'être montés du côté de l'Ariège, ces Ariégeois qui se battent
00:05:58pour préserver leur chef d'elle, du côté de, voilà, je crois que c'est Tarascon
00:06:03sur Ariège, il y a plein d'endroits où les agriculteurs vont sortir, ça ne peut pas
00:06:11être autrement, parce que je vous dis ce qui s'est passé hier, et vous allez certainement
00:06:15en débattre tous ensemble, ce qui s'est passé hier a montré une espèce de virage
00:06:19dans la gestion du maintien de l'ordre, parce que c'était ça qu'on a vu, et c'était
00:06:24pas ça qu'ils demandaient les agriculteurs, c'était de dire, laissez-nous le temps de
00:06:28voir comment les choses vont se passer, laissez-nous accepter et accepter le
00:06:32protocole qu'on voudrait mettre en place pour sauver cet élevage et les autres
00:06:36élevages. Je viens de discuter avec trois éleveuses, déchirantes au niveau de leur
00:06:41témoignage, qui disent, aujourd'hui quand on regarde nos bêtes ce matin, quand on les
00:06:44a regardées, on ne les a pas regardées comme on les regarde d'habitude. Elle dit, je ne peux
00:06:48pas imaginer ce que ressent l'agriculteur qui est retourné aujourd'hui sur sa ferme
00:06:52et qui n'a plus rien, plus de bruit, plus d'animaux.
00:06:55Merci beaucoup Christine Bouillaud, avec ça sonne déjà au 0826 300 300. Une petite
00:07:00réaction Vincent Ferniot sur ce que dit Christine, à part l'émotion qui nous gagne,
00:07:05c'est difficile.
00:07:06À part l'émotion, pas grand-chose. Voilà, moi je suis carrément effondré de ce que je
00:07:11vois, de ce que j'entends, de ce que vivent les paysans. Mais évidemment sur ce front,
00:07:17sur ce nouveau front, mais également partout en France. Vous le savez, j'ai pris la suite
00:07:22de notre ami Perico Légas à la présentation d'une émission qui s'appelle Manger, c'est
00:07:25voter, où on accompagne les sénateurs dans le terroir, à la rencontre des paysans, surtout.
00:07:31Et ce qui est extraordinaire, c'est que ces gens qui au téléphone, quand on prépare
00:07:35l'émission, pleurent carrément sur leur situation. Ils ont une telle pudeur, une fois
00:07:41qu'ils sont devant la caméra, qu'ils ne disent pas le dixième. Parce qu'ils se tiennent,
00:07:46parce qu'ils veulent montrer bonne figure. Et moi, ça m'effondre. J'ai vu cette image
00:07:50hier, à un mètre de ce front entre les paysans et les gendarmes. Ils sont face à face.
00:07:56Les paysans leur disent, vous êtes comme nous, mais aidez-nous au lieu de nous combattre.
00:08:01Et en fait, on a l'impression que ce sont deux parties de pions sur un échiquier qui
00:08:06est mené par des politiciens qui sont hors sol. Comme les tomates de Hollande.
00:08:10Philippe, déjà, deux séries rapides d'observation. D'abord, je me demande si c'est la continuation
00:08:19chez les agriculteurs d'une crise qui n'est pas réglée depuis des années, ou bien si elle
00:08:27est évidemment ponctuellement seulement liée à ce problème atroce et tragique de l'abattage
00:08:34des bêtes. Et deuxième élément, j'ai fini. Il y a quelque chose de totalement indécent
00:08:40dans cette répression qui s'abat sur eux, alors que la délinquance ordinaire n'a jamais
00:08:46fait l'objet d'un tel appareil répressif. Ça, c'est un scandale.
00:08:52Samuel Bauton.
00:08:52Il y a un agriculteur qui disait ce matin, on voit le travail d'une vie abattue en trois
00:08:56piqûres. C'est une phrase qui doit nous alerter. Mais il faut aussi remettre de la vérité
00:09:00dans ce qui est en train de se passer. C'est-à-dire qu'Annie Gennevard, la ministre, a pris
00:09:04une décision qui, à l'instant T, en choisissant d'abattre des cheptels entiers, nous permet
00:09:10aussi de préserver les exportations françaises. Parce qu'à partir du moment où vous rentrez
00:09:14dans une phase large de vaccination sur les 16 millions de vaches qui sont concernées,
00:09:17déjà, je ne suis pas sûr qu'on ait les moyens de suivre, mais surtout, vous vous mettez
00:09:20dans une situation où vous n'êtes plus en position de mettre en place toutes ces exportations.
00:09:25C'est-à-dire que certains produits vous sont interdits. Le cuir, le bœuf, et bien d'autres
00:09:29choses. Donc, d'un côté, il y a effectivement cette situation qui nous alerte au niveau
00:09:32du cœur. Mais après, il y a la raison de ce qui doit être fait, qui a été poussé
00:09:36justement par la ministre. On va en parler. Et ce qui doit être fait par la suite.
00:09:40J'en profite pour remercier Christine Bouillaud qui a fait un travail exceptionnel depuis
00:09:44hier. Elle a pris des risques et tout.
00:09:47On a l'impression.
00:09:49Oui, on a beaucoup de chance de l'avoir. Patrick, vous êtes avec nous. Bonsoir Patrick.
00:09:53Bonsoir.
00:09:54Vous restez avec nous. On fait une petite pause. On revient dans un instant et on vous
00:09:57donne la parole tout de suite.
00:09:59Sud Radio.
00:10:00Sud Radio.
00:10:00Parlons vrai.
00:10:01Parlons vrai.
00:10:01Sud Radio.
00:10:02Parlez Vraie Voix Sud Radio. 17h20h.
00:10:05Philippe David. Cécile de Minibus.
00:10:08Et on est ensemble en édition spéciale avec Philippe David. Vincent Ferniaud qui est
00:10:13avec nous. Philippe Bilger. Samuel Botton, expert en communication chez Step Conseil.
00:10:18Bien entendu sur cette information et sur ce qu'on vit depuis hier les agriculteurs et les
00:10:21éleveurs qui restent fortement mobilisés ce vendredi dans le sud-ouest contre les
00:10:25mesures d'abattage de troupeaux et au 0826 300 300. Énormément d'appels avec Patrick
00:10:31qui est avec nous. Bonsoir Patrick. Vous vouliez réagir en direct sur Sud Radio. On vous
00:10:36écoute.
00:10:38Alors je ne vais pas réagir sur la journée d'hier parce que c'est trop dur. C'est trop
00:10:44dur. Je ne peux pas me parler. Mais par contre, je vais parler de Madame Genevard, de Madame
00:10:49la ministre de l'Agriculture, qui n'est pas une ministre pour moi. C'est une sous-merde,
00:10:55pardon.
00:10:55Non, on va parler comme ça.
00:10:57Si, si, si. C'est une dame qui est en co-gestion avec la FNSA. Donc c'est une co-gestion des
00:11:06affaires. Donc aujourd'hui, votre interlocuteur l'a très bien dit tout à l'heure. La FNSA et
00:11:13Madame Genevard travaillent pour l'exportation. Ils ne travaillent pas pour les agriculteurs.
00:11:17ils n'en ont rien à cirer. Ils allaient vers des agriculteurs. Ils travaillent pour
00:11:20leur coopération, pour leur lobby. Voilà. Voilà. Alors je vais, je vais, je la traite
00:11:27de menteuse. J'en ai des preuves parce qu'on a une union collectif et on a gagné contre
00:11:32l'État sur les ondes défavorisées. Et cette dame, elle m'a envoyé des papiers où elle
00:11:38écrit des mensonges. Elle signe des mensonges qui sont dits et redits par la FNSA. Toujours
00:11:44les mêmes. On a une co-gestion entre un syndicat, je ne dis pas un syndicat qui n'est plus
00:11:51un syndicat d'agriculteurs, mais un syndicat de lobbyistes. Et hier, on l'a bien vu. On
00:11:56l'a bien vu. Les paysans qui sont de ce syndicat, ils en ont même honte, les pauvres. Ils en ont
00:12:02même honte. Ils ne pouvaient même pas porter leur chapeau vert. Ils ne pouvaient pas porter
00:12:07leur chapeau vert. Ils s'excusent, ils s'excusent, ils s'excusent. Ils étaient quand même
00:12:12au Fort-Lapé, je vous le dis.
00:12:14Mais vous êtes agriculteur ?
00:12:16qui sont des GIA, des purs, et des purs fédés que je connais depuis des années. Parce que malheureusement,
00:12:22j'arrive à la retraite. Et quand on arrive à la retraite, et comme moi, c'est qu'on a
00:12:26subi hier, mais c'est une honte d'Etat. C'est une honte d'Etat. J'ai peur. J'ai peur pour
00:12:33demain. J'ai peur pour demain parce que sinon, je suis des balles des vaches. Elles partiront
00:12:40pas de chez moi. Je vous le dis. Je partirai avec elles. Mais elles partiront pas. Alors,
00:12:47il faut que ces gens-là se dégagent. Genevart, il faut plus qu'elles parlent. Rousseau, c'est
00:12:53pareil. Il dégage. On ne les veut plus. Parce que la conjection, ça ne marche pas. Ça
00:12:59ne marche pas avec des mecs qui sont pourris. La conjection, c'est l'ancienne coopérative.
00:13:04L'ancienne coopérative, c'est les gens qui avaient les pieds, les mains dans la merde,
00:13:07et qui se battaient pour avoir un prix de revient qui correspondait à leur travail.
00:13:12Aujourd'hui, les gens qui sont en nous, ils ne savent pas ce qu'on vit en bas. Nous,
00:13:17on n'est pas là pour vivre ou pour gagner de l'argent. On est là pour vivre tout le
00:13:20mâche. Je les ai dit. Elles me regardent. Là, elles se comprennent. Elles ne comprennent pas.
00:13:24Elles parlent tout seuls. Mais là, elles ne parlent pas tout seuls. Je me défends. Et nous,
00:13:30on a gagné contre l'Etat. Parce qu'on a été un collectif. On s'est tous réunis. Que ce soit la
00:13:37conf, que ce soit la FED, que ce soit les GIA, on a tous posé nos bonnets, nos chapeaux,
00:13:43nos casquettes ou nos bobs. On les a posés. Et on a dit, on va se battre pour les hommes
00:13:49défavorisés. Parce que c'est une honte ce que l'Etat a voulu faire il y a six ou sept ans.
00:13:54Et bien, huit ans après, on a gagné. On a bataillé. On a bataillé. On s'est battus contre
00:14:00cette administration qui fait n'importe quoi. Qui fait n'importe quoi. Et bien,
00:14:05on a gagné. On a gagné à Toulouse. On a gagné à Toulouse. Ils ont osé, parce
00:14:10qu'ils ne sont même pas venus se défendre à Toulouse, parce qu'ils n'avaient même pas
00:14:12les moyens de se défendre. Parce qu'ils n'ont produit que des mensonges sur ce dossier.
00:14:18Et bien, même si ils ne sont pas venus se défendre à Toulouse, ils nous ont fait une
00:14:22cassation. Et quatorze mois après, la cassation est tombée. On a gagné. Ils nous ont
00:14:27reversé l'argent qu'ils nous devaient. 1 800 000 euros. On l'a redistribué. Et
00:14:32aujourd'hui, on a la même avocate. Et on reprend le même chemin de la justice. C'est-à-dire
00:14:38que demain, le premier cas qu'on a dans le territoire, le premier cas, malheureusement,
00:14:42malheureusement, il va y en avoir. Il va y en avoir. On sait qu'il y en a. On sait qu'on
00:14:46sait qu'il y en a. Malheureusement, il va y en avoir. De là, j'avertis tous les agriculteurs.
00:14:50Patrick, si vous permettez, Patrick, merci d'abord pour ce témoignage, parce que c'est bouleversant.
00:14:55Non, ça, c'est moins qu'on puisse dire. Et on sent qu'il y a vraiment une colère
00:14:59terrible, une colère terrible, une douleur terrible du monde agricole.
00:15:03Quand on entend ça, alors Philippe Bilger, c'est difficile de réagir derrière la détresse
00:15:09des agriculteurs qu'on a envie d'aider. Mais c'est tellement compliqué.
00:15:14Il met le doigt quand même où ça fait mal. Rappelons quand même que c'est gênant de
00:15:17savoir qu'un ancien président de la FNSEA importait du poulet brésilien ou du poulet
00:15:22thaïlandais, par exemple. Tout le monde le sait. Donc, ça s'en fait.
00:15:25Ça pose quand même question, non ?
00:15:28Moi, ce qui me pose question, c'est l'attitude du consommateur.
00:15:32Parce qu'on est tous responsables aussi de cette situation.
00:15:38On oublie, malheureusement, et moi, plus que quiconque qui travaille dans le secteur
00:15:45de la gastronomie et de l'alimentation, que tout ce qu'on mange, c'est-à-dire de notre
00:15:50carburant vient de ces hommes qui se crèvent la paillasse toute la journée, toute l'année
00:15:55pour nous fournir une nourriture décente.
00:15:58Qui bossent 7 jours sur 7.
00:15:59Et qui bossent. Déjà qu'ils bossent. La vertu du travail, aujourd'hui, elle a pris
00:16:04des coups dans l'aile. Les paysans, ils sont là pour dire, nous, on y va. On va au charbon.
00:16:08Et c'est pour vous qu'on le fait. Bien sûr, c'est leur moyen de subsistance. Parfois,
00:16:15ils ne connaissent même pas d'autres vies. Mais c'est avant tout notre alimentation quotidienne.
00:16:20Et si on arrêtait de chercher toujours le moins cher, le moins cher, le moins cher,
00:16:24et d'aller sur Chine et sur Tému, acheter des choses qui sont chères, mais qui ne servent
00:16:30à rien, et qu'on s'occupe un peu de s'alimenter correctement chez nous.
00:16:33Je comprends le point de vue. Je l'entends maintenant. Ça veut dire qu'on occulte totalement
00:16:38une chose. C'est la question du pouvoir d'achat et des moyens des Français. Aujourd'hui,
00:16:42quand vous êtes une famille, que vous avez 2, 3, 4 enfants, que vous allez faire vos courses ?
00:16:46Moi, je me mets à leur place. J'ai une chance, c'est que j'ai ma femme et un enfant
00:16:48qui est encore en bas âge. Mais vous avez idée du prix du panier moyen, de la multiplication
00:16:53qu'il y a eu entre 2017 et aujourd'hui. C'est-à-dire, aujourd'hui, j'entends le témoignage
00:16:58qui a été fait. C'est peut-être un des plus bouleversants qu'on ait eu sur ce plateau.
00:17:00Et on est sur le débat le plus complexe. Parce que, d'un côté, il y a cette détresse
00:17:04et cette douleur des agriculteurs. Mais il y a aussi une réalité sanitaire et des
00:17:08considérations économiques un peu plus larges qu'on doit prendre en compte.
00:17:12C'est vrai, c'est vrai.
00:17:13Qui, aujourd'hui, doit faire ses courses et qui se retrouve à faire un choix entre
00:17:16« il faut que je mette de la viande sur la table de mes enfants ». Mais les prix, vous savez
00:17:19combien coûte le kilo de... Les 500 grammes de viande hachée, aujourd'hui, dans la grande
00:17:23distribution, on est à peu près sur du premier prix à 4,50 euros jusqu'à 7,50 euros.
00:17:29Et après, on monte en gamme sur les prix. Forcément qu'il y a un choix à faire.
00:17:32On a un débat qui nous attend sur Brandt. Mais c'est la même problématique.
00:17:36Aujourd'hui, vous pouvez acheter soit un lave-vaisselle français qui va vous coûter
00:17:39700 balles...
00:17:39Non, il n'y a plus de lave-vaisselle fabriquée en France, je crois.
00:17:41J'ai plus de marque, il me semble, qui en fait une petite marque.
00:17:44Ça va vous coûter dans les 700 euros. Si vous allez sur de la Pologne, de la Chine ou autre,
00:17:47ça va de 300 à 150 euros à peu près. On est rentré dans une logique d'hyper-consommation
00:17:51et on va au moins cher.
00:17:52Oui, mais alors, il y a quand même une question qu'il faut se poser, c'est que consommer,
00:17:55c'est voter. C'est ce que dit Ferdes-Vincent.
00:17:58Exactement.
00:17:58Alors, c'est-à-dire que vous votez à la hauteur de vos moyens.
00:18:01Et je vais vous dire une chose, c'est que quand vous achetez votre lave-vaisselle fabriquée
00:18:04en France, si tant est qu'on en fabrique encore, vous payez pour votre retraite, pour
00:18:08la retraite de vos enfants et pour votre protection sociale aussi. Ça aussi, c'est un paramètre
00:18:12à prendre en compte. Parce que ça, c'est du pouvoir d'achat différé, mais qui existe.
00:18:17Allez, vous restez avec nous dans un instant. Christian Convert sera avec nous, président
00:18:20de la coordination rurale des Savoies et ex-secrétaire général de la coordination rurale. Et Véronique
00:18:27Langlais sera avec nous aussi, présidente du syndicat des Bouchers de Paris. On fait
00:18:31une petite pause et on revient dans un instant.
00:18:33Sud Radio.
00:18:33Sud Radio.
00:18:34Parlons vrai.
00:18:35Parlons vrai.
00:18:35Sud Radio.
00:18:36Parlons vrai.
00:18:37Les Vraies Voix Sud Radio, 17h20, Philippe David, Cécile de Minibus.
00:18:41Nous sommes en édition spéciale jusqu'à 19h30 avec Vincent Fergnot qui est avec nous
00:18:46autour de sa table, Philippe Bilger avec Samuel Bauton et vos 0826 300 300. Énormément
00:18:52d'appels au standard. Avec Christian Convert qui est avec nous, président de la coordination
00:18:57rurale des Savoies et ex-secrétaire général de la coordination rurale. Bonsoir, président.
00:19:04Merci d'avoir accepté notre invitation. Véronique Langlais est avec nous aussi, présidente
00:19:07du syndicat des Bouchers de Paris. Je vous donne tout de suite la parole, Christian
00:19:13Convert. Forcément, l'actualité nous percute encore une fois. On a eu un agriculteur il
00:19:22y a quelques instants qui nous a sié. On n'avait pas de mots tellement c'était émouvant
00:19:26et lourd à entendre. J'imagine que vous êtes dans la même situation.
00:19:31Écoutez, bonsoir. Oui, dans la même situation. Bon, on connaît ça depuis le mois de juillet
00:19:38donc on va dire que maintenant on a un petit peu plus de recul pour appréhender ces situations
00:19:42dramatiques. Bon, j'ai écouté encore largement la ministre cet après-midi. On s'aperçoit
00:19:48quand même que les choses évoluent guère, mais elles évoluent un petit peu. Donc c'est
00:19:53pas possible pour nous de supporter encore longtemps ces abattages. C'est inadmissible ce qu'on a
00:19:58eu, ce qu'on a subi. Moi, j'étais dans le doux vendredi ou jeudi de la semaine dernière
00:20:02où on s'en est pris plein la gueule. C'est le cas de le dire. Et là, hier, c'est monté
00:20:06d'un cran supplémentaire. Bon, nous, là-bas, on nous avait gazés jusque dans les bâtiments.
00:20:11Là, on les a gazés. Mais on a vraiment aussi tapé dessus. Bon.
00:20:15Qu'est-ce qu'on propose ? Qu'est-ce qu'on peut proposer, Christian Convert ?
00:20:17Qu'est-ce qu'on peut proposer ? Je pense qu'effectivement, c'est pas dans la confrontation. Je pense que
00:20:21toute la population attend autre chose que ça. Les forces de l'ordre ne sont pas faites pour venir
00:20:25taper sur l'agriculteur. On n'a jamais eu l'intention, nous, d'en découvrir avec
00:20:29les forces de l'ordre. On n'a jamais eu l'intention d'aller brûler quoi que ça soit
00:20:32dans les rues, comme on voit des fois certaines manifestations. Nous, ce qu'on veut, c'est
00:20:36avancer. Et déjà, tous nous protéger, les agriculteurs, de cette maladie, puisqu'effectivement,
00:20:42on nous dit qu'on peut être contagieux pour les autres. Donc, c'est sûr qu'on veut...
00:20:46L'objectif, c'est bien sûr l'éradication. L'éradication, on a eu un protocole qui a été
00:20:50appliqué dans les Savoies où on a tué massivement les bêtes. Ça n'a pas empêché la maladie
00:20:54de se propager, comme vous voyez, puisqu'aujourd'hui, elle est ailleurs. Aujourd'hui, bon, au départ,
00:20:59il n'y avait pas les vaccins. Maintenant, il y a les vaccins. Donc, on s'aperçoit que le
00:21:03protocole utilisé, c'est courir après la maladie, puisqu'on n'autorise à vacciner
00:21:07que quand il y a un foyer et on vaccine les 50 kilomètres autour. Et à mesure que ça
00:21:11se déplace, on fait comme ça. Donc, la stratégie pour nous n'est pas bonne. On réclame depuis
00:21:15le départ déjà de se mettre autour de la table pour discuter. La ministre, elle, a des avis
00:21:20scientifiques. Il y en a d'autres qui n'ont pas tout à fait le même avis. Et il y a une position
00:21:24qui vient d'être prise dernièrement par la Fédération des Vétérinaires Européens
00:21:28qui dise arrêter ce massacre, passer à la vaccination préventive au maximum et arrêter
00:21:36l'abattage massif, passer à l'abattage sélectif. Donc là, ce n'est pas un syndicaliste
00:21:40qui le dit, c'est l'académie, c'est la Fédération Européenne des Vétérinaires.
00:21:45Mais pour qu'on comprenne bien, le problème, c'est que s'il y a vaccination, il n'y a plus
00:21:49d'exportation, c'est ça, pour l'instant ?
00:21:51Alors ça, c'est ce qui nous est avancé. Donc, ça veut dire quand même que reconnaître
00:21:57ça, ça veut dire que le problème n'est pas sanitaire, mais d'ordre économique. Donc
00:22:01ça, ça mérite d'être réfléchi.
00:22:02D'accord.
00:22:03Bien sûr. Économique et commercial, bien sûr.
00:22:05Et surtout d'être éclairé, parce qu'on a besoin de comprendre.
00:22:08Mais on ne peut pas continuer d'abattre à l'aveugle, surtout que la Fédération Européenne
00:22:13des Vétérinaires vit bien, que d'abattre massivement des animaux qui sont sains pour
00:22:17une bonne partie n'apporte rien. Donc il faut avancer là-dessus, mais pas avec l'effort
00:22:23de l'ordre. Je pense qu'on doit avancer autour d'une table. Je m'aperçois quand même
00:22:27qu'il y avait peut-être une division un peu syndicale qui est en train de s'estomper,
00:22:32puisqu'aujourd'hui, quand même, nos collègues qui étaient pour l'abattage massif sont
00:22:35en train de se dire qu'il faudrait peut-être bientôt passer à un élargissement de la
00:22:38vaccination. Donc on espère qu'on en sortira comme ça. Mais après, j'entends quand même
00:22:43des choses qui sont complètement fausses, puisqu'on vit ça, nous, depuis le mois de
00:22:47juillet. La ministre dit, mais on va tout indemniser, on va tout faire. Non, c'est faux.
00:22:50Pour l'instant, on est loin des indemnisations prévues. Il y a 60% d'indemnisations prévues
00:22:55sur les animaux, ce qui ne permet pas de racheter pour remplacer. Il n'y a pas de perte
00:23:00d'exploitation de Périer. C'est sûr, elle dit, ça viendra. Mais nous, depuis le mois de
00:23:04juillet, je n'ai pas venu. Oui. Si vous permettez, Véronique Langlais est avec
00:23:09nous, 0826 300 300. Bonsoir, Véronique Langlais. Vous êtes président du syndicat
00:23:13des bouchées de Paris. Bonsoir, Anne-Claude. Une envie de réagir, j'imagine, Véronique.
00:23:19Vous qui connaissez des éleveurs dans toute la France. Voilà, c'est ce que j'allais dire.
00:23:23Moi, je ne suis pas éleveur. Je ne fais que vendre et valoriser leurs produits que j'aime
00:23:28par-dessus tout. Et ce qui me dérange beaucoup dans cette crise, c'est que finalement,
00:23:33n'aient pas vraiment pris en compte leur, comment dire, leur humanité, leur psychisme,
00:23:43leur mal-être. Parce que là, il s'agit bien du mal-être. Ce n'est pas la première crise
00:23:48sanitaire, malheureusement, qu'ils subissent. Ce ne sont pas les seuls non plus, puisque je
00:23:54rappelle qu'il y a également, dans d'autres corps d'élevage, comme la volaille, la
00:24:01pavière, etc. Moi, ce que je vois, c'est que j'ai vécu ces crises de l'extérieur et
00:24:07que je vois un grand dénouement. Et c'est ça qui m'effraie beaucoup, de voir que ce n'est
00:24:11pas tellement pris en compte, qu'il y a une grosse désinformation aussi, via les réseaux
00:24:15sociaux, via certains médias. Et que je me demande à quel point ce n'est pas aussi
00:24:21utilisé contre, finalement, la viande. C'est contre-productif. Parce que même au niveau
00:24:26du consommateur, et c'est ce qui se passe, ils sont désinformés. Et j'ai peur qu'à
00:24:31terme, ils se détournent aussi de nos produits carnés. Parce qu'il y a une contre-désinformation,
00:24:38finalement.
00:24:39Christian, je reviens sur ce que disait Véronique, sur l'impact de ce que ça a sur les agriculteurs.
00:24:46Les scènes hier, c'est horrible, en fait. Les scènes d'abattage, pour les agriculteurs,
00:24:53c'est insoutenable, en fait.
00:24:58Bien sûr, il y a une partie d'affect avec les agriculteurs, avec leurs animaux, c'est
00:25:03normal. Mais quand on nous dit, la ministre nous dit, écoutez, on accompagne, on fait
00:25:07tout ce qu'il faut. Oui, l'accompagnement, je peux vous le dire, c'est les services de
00:25:11l'État qui arrivent, qui disent à l'agriculteur, bon, il faudra être d'accord, parce que si
00:25:15vous n'êtes pas d'accord, on va vous supprimer toutes les primes, toutes les primes
00:25:18PAC, qui sont l'essentiel du revenu des agriculteurs, et on ne vous payera pas vos animaux,
00:25:21en plus. Alors, vous comprenez que face à ça, l'agriculteur, au bout d'un petit
00:25:25moment, il se dit, bon, là, c'est mort subite, quoi. Donc, je n'ai pas le choix, je suis
00:25:31obligé de coopérer. En fait, ça se passe comme ça. C'est ce qu'ils appellent l'accompagnement
00:25:35psychologique. Alors, ça dépend comment on le voit. Ce n'est pas tout à fait comme
00:25:39ça. Non, mais de toute façon, on est sûr, nous, on est sûr, en écoutant, ce n'est pas
00:25:44sûr syndicatiquement, on est sûr en écoutant les vétérinaires depuis le départ, qui ne sont
00:25:48pas tout à fait du même avis, que la maladie peut être appréhendée autrement, dans la
00:25:52mesure de toute façon où elle n'est pas transmissible à l'homme, qui n'a aucun problème
00:25:56pour la consommation des produits. Ce protocole, pour nous, doit évoluer avant qu'on arrive
00:26:01à une catastrophe.
00:26:02– Christian, on a des réflexions autour de la table, Philippe Bilger, et nos vrais voix
00:26:07veulent vous s'accuser.
00:26:08– Monsieur le Président, j'avais deux questions, mais je peux la résumer en une
00:26:13seule. Comment, à votre avis, comment se fait-il que face à une crise de cette
00:26:19nature, il n'y ait pas immédiatement, de la part de la ministre et des autorités
00:26:25gouvernementales, une volonté de dialogue où on mettrait autour de la table un certain
00:26:31nombre d'agriculteurs, de représentants syndicaux, de vétérinaires, et on pourrait
00:26:38aboutir à un consensus, celui que vous semblez percevoir avec l'avis technique de ces vétérinaires
00:26:46européens. Donc, le protocole qui avait été suggéré n'était pas si absurde que cela.
00:26:53On pouvait aller dans ce sens, non ?
00:26:54– 149.3, comme aurait dit…
00:26:56– Les propositions qu'on a faites au niveau des agriculteurs, ben oui, il me semble
00:27:02qu'elles sont frappées du bon sens, parce que, de toute façon, l'objectif, c'est
00:27:05bien de s'en sortir en évitant le maximum de dégâts. De dégâts sur les agriculteurs,
00:27:10il faut quand même en parler aussi pour les finances publiques de l'État, parce qu'à
00:27:13un moment, c'est bien gentil, mais il faut savoir où c'est qu'on va, et nous, où c'est
00:27:17qu'on va, où on va ? – Et surtout, le délai d'indemnisation pour les agriculteurs,
00:27:20parce que s'ils payent après que vous ayez mis la clé sous la porte, ça n'a pas grand
00:27:23intérêt, hein ? – On est tout à fait d'accord, donc le délai d'indemnisation
00:27:26fait partie, donc ça, on le réclame depuis le départ, de dire qu'il faut mettre autour
00:27:31de la table des gens qui ont d'autres avis, parce qu'il y a des gens qui conseillent
00:27:35la ministre, il y en a qui ne sont pas d'accord avec ces conseils. Donc, on doit aboutir
00:27:40à une discussion au final, et là, la prochaine discussion, elle nous est proposée fin janvier.
00:27:45Alors, nous, ce qui nous fait maintenant vraiment souci, c'est qu'on va approcher du printemps.
00:27:49Donc, dans l'hiver, normalement, vous savez que le transfert, il se fait par les mouches.
00:27:56Donc, en général, l'hiver, il n'y en a quand même pas beaucoup, surtout dans les régions
00:27:58là-bas, ça faisait pour moi qu'il faisait quelques temps. Donc, il ne doit pas y avoir
00:28:01trop de mouches. Mais si on arrive au mois de mars, et qu'on n'a pas vacciné une bonne
00:28:04partie du troupeau que les agriculteurs demandent de vacciner, on risque d'avoir une explosion
00:28:08générale, puisque la ministre dit elle-même qu'on a des porteurs sains. Donc, les porteurs
00:28:13sains, ça ne peut pas se détecter. Les porteurs sains, on est autorisé à les commercialiser
00:28:17au bout d'un petit moment. Donc, ça veut dire qu'on est bien conscient que la maladie,
00:28:21on va la transporter. Donc, écoutez, c'est ça qu'il faut quand même qu'on discute autour
00:28:25d'une table de manière sérieuse.
00:28:27Absolument. Samuel Bauton.
00:28:29Moi, je voudrais me pencher vers demain et puis poser cette question. Est-ce qu'à terme,
00:28:34on risque de voir une hausse d'importation de viande bovine ? On est déjà à 25% en France.
00:28:39Est-ce qu'on s'expose à un chiffre en hausse ? Parce que forcément, une partie des productions
00:28:44va passer à la trope. Et je pourrais vous poser la même question sur le lait.
00:28:48Il n'y a pas de souci là-dessus. Il y aura toujours des produits dans les magasins.
00:28:51Tout ce qu'on ne produira pas viendra d'ailleurs. C'est déjà programmé, tout ça.
00:28:56La programmation des...
00:28:57Je vais repréciser ma pensée, justement, sur la question des prix et du pouvoir d'achat
00:29:01pour les Français. Comment ça peut se jouer ? Et surtout, comment ça peut se goupiller ?
00:29:04Et j'ai même envie de poser la question à... Alors, je suis désolé, j'ai oublié votre nom,
00:29:07à la dame qui est avec vous.
00:29:08Véronique Lenglet.
00:29:11Justement, j'allais vous en parler. Justement, c'est ça le sujet.
00:29:14C'est que, étant donné que c'est géré un peu à la division, etc.,
00:29:19il faut quand même se dire qu'il y a d'autres pays
00:29:21pour lesquels c'est une véritable opportunité.
00:29:24Donc, c'est à ça aussi qu'il faut penser.
00:29:27Est-ce que ce n'est pas voulu, souhaité ?
00:29:30En fait, on a quand même des accords de Mercosur
00:29:32qui sont sur le point d'être signés ou qui sont peut-être déjà signés.
00:29:36Et on se demande quels sont les intérêts des différents protagonistes.
00:29:40Et j'entendais un monsieur parler du coût de la viande aujourd'hui.
00:29:45On n'est qu'au début.
00:29:45Merci, en tout cas, Véronique Lenglet,
00:29:49d'avoir accepté notre invitation au président du syndicat des bouchées de Paris.
00:29:52Merci beaucoup, Christian Convert,
00:29:54président de la coordination rurale des Savoies
00:29:56et ex-secrétaire générale de la coordination rurale.
00:30:01Et Sébastien Lecornu vient de dire
00:30:03qu'on va tout faire pour protéger nos éleveurs.
00:30:06On en parle dans quelques instants.
00:30:080826-300-300.
00:30:11Éric Detarbe est avec nous.
00:30:13Christophe, Johan Barbe, dans un instant,
00:30:16on fait une petite pause.
00:30:17Et vous pouvez continuer de nous appeler au 0826-300-300.
00:30:20On est en direct et en édition spéciale jusqu'à 19h30.
00:30:23Sud Radio.
00:30:24Sud Radio.
00:30:24Parlons vrai.
00:30:25Parlons vrai.
00:30:26Sud Radio.
00:30:26Parlons vrai.
00:30:27Et Vrai Voix Sud Radio, 17h20,
00:30:29Philippe David, Cécile de Ménibus.
00:30:32Et nous sommes en édition spéciale ce soir jusqu'à 19h30
00:30:35avec Samuel Botton, qui est expert en communication,
00:30:39Step Conseil, avec Philippe Bilger
00:30:42et bien entendu Vincent Ferniaud,
00:30:43que vous connaissez bien chez nous,
00:30:45et qui a écrit ce magnifique livre,
00:30:47On veut des patates.
00:30:47Je vous le dis, voilà, on veut des patates.
00:30:49Très beau carrément.
00:30:50On veut des patates de paysans.
00:30:51On veut des patates de chez nous.
00:30:52De paysans, exactement.
00:30:54Et toute cette édition spéciale jusqu'à 19h30,
00:30:57bien entendu, on parle des agriculteurs
00:31:00avec Johan Barbe, qui est avec nous,
00:31:03porte-parole de la FNSEA.
00:31:04Bonsoir, merci d'avoir accepté notre invitation.
00:31:07On va écouter un son de Arnaud Rousseau,
00:31:10le président de la FNSEA.
00:31:13L'abattage total est la meilleure solution.
00:31:16C'est un crève-cœur pour les agriculteurs,
00:31:18mais c'est l'esprit de responsabilité
00:31:20qui a prévalu dans les Savoies
00:31:21et qui a montré de permettre que c'était possible.
00:31:24En tous les cas, c'est ce que nous disent
00:31:26les scientifiques dans un consensus européen.
00:31:29Johan Barbe, vous avez entendu votre président,
00:31:34forcément, qui est à l'encontre des agriculteurs.
00:31:38Comment expliquer cette dissonance entre vous deux ?
00:31:42Bonsoir.
00:31:43Tout d'abord, je voudrais rappeler
00:31:44que je suis aussi moi-même éleveur
00:31:46et je ne suis pas à l'encontre de ce qu'a dit Arnaud Rousseau
00:31:48et certains éleveurs...
00:31:48Non, non, pas de certains agriculteurs, des autres.
00:31:51Ok, ok.
00:31:52Donc, effectivement, ce qu'a dit Arnaud Rousseau
00:31:54est malheureusement une réalité scientifique.
00:31:58Aujourd'hui, si on s'appuie à la FNSEA
00:32:00sur des faits scientifiques,
00:32:01c'est justement pour aider l'ensemble
00:32:02de l'élevage français à passer ce cap
00:32:04de la DNC, la dermatose nodulaire contagieuse.
00:32:08Malheureusement, aujourd'hui,
00:32:08il n'existe aucun traitement
00:32:10pour traiter cette maladie.
00:32:12Et à chaque fois qu'on a des animaux
00:32:13qui sont malades,
00:32:14c'est des animaux qui souffrent
00:32:15et qu'on ne sait pas traiter
00:32:16et qui, tout doucement, dépérissent
00:32:18et qui, au final,
00:32:19on est obligé de les abattre.
00:32:20Et la seule façon pour éradiquer,
00:32:23si on peut le dire, la maladie,
00:32:24puisque c'est comme ça qu'elle est classée
00:32:27au niveau de la Commission européenne,
00:32:28c'est de supprimer les troupeaux
00:32:30qui sont infectés.
00:32:31Alors, c'est des lots.
00:32:33Là, malheureusement, en Ariège,
00:32:34on est sur un lot extrêmement grand
00:32:35parce qu'on arrive sur la période d'hivernage.
00:32:38Donc, la plupart des animaux sont au bâtiment.
00:32:40Et c'est pour ça qu'on avait
00:32:41les plus petits lots en Savoie
00:32:43parce qu'on était sur des lots
00:32:44qui étaient au pâturage.
00:32:45Mais je rappelle que dans les Savoies,
00:32:47si ça a fonctionné,
00:32:47c'est parce que tout le monde s'y est mis.
00:32:49Et ce qu'on a fait aussi,
00:32:51c'est accompagner les éleveurs
00:32:52dans cette épreuve hyper douloureuse
00:32:53plutôt que de se battre devant une exploitation
00:32:56avec des CRS.
00:32:57Il faut mieux qu'on soit aux côtés des éleveurs,
00:32:59qu'on les accompagne,
00:33:00comme nos collègues ont su faire dans les Savoies.
00:33:02Est-ce qu'on ne va pas un peu loin
00:33:03dans le principe de précaution ?
00:33:04Je me rappelle, il y a 29 ans,
00:33:06c'était presque 30, c'est 1996,
00:33:08la crise de la vache folle.
00:33:09On disait que c'était potentiellement
00:33:11la maladie de Crutzfeld-Jacobs,
00:33:14une maladie neurodégénérative
00:33:15transmissible à l'homme.
00:33:16Quand un bovin était touché,
00:33:18on abattait tous les cheptels.
00:33:20Alors, je veux bien pour une maladie
00:33:22neurodégénérative mortelle,
00:33:24mais cette maladie,
00:33:24elle n'est pas mortelle pour l'homme.
00:33:26Pourquoi est-ce qu'on va aussi loin
00:33:27et de manière aussi radicale dans l'abattage ?
00:33:30Elle n'est pas mortelle pour l'homme,
00:33:32effectivement,
00:33:32mais elle est très grave pour les bovins.
00:33:34Et en plus, elle est très contagieuse et vicieuse
00:33:36parce qu'aujourd'hui,
00:33:37ce qu'on se rend compte,
00:33:37c'est qu'on pourrait imaginer,
00:33:39comme certains l'avaient proposé,
00:33:40faire une prise de sang à l'ensemble du troupeau
00:33:42et puis euthanasier
00:33:43que les animaux qui sont positifs.
00:33:44Le problème, c'est qu'on a énormément d'animaux
00:33:46qui sont porteurs sains
00:33:47et qui ne déclenchent aucun anticorps.
00:33:49Donc, ça veut dire qu'ils sont contagieux
00:33:50pour leurs collègues,
00:33:52mais qu'ils ne sont pas du tout malades eux-mêmes.
00:33:54Et c'est ça qui fait le vice de cette maladie
00:33:56et qui a obligé la Commission européenne
00:33:58en 2017,
00:33:58ce n'est pas d'aujourd'hui,
00:33:59de prendre une décision,
00:34:00de dire que cette maladie,
00:34:02si elle arrivait sur le territoire européen,
00:34:03elle était à éradication immédiate.
00:34:05C'est une maladie de catégorie A.
00:34:06Et si les scientifiques l'ont fait,
00:34:09c'est parce que derrière,
00:34:10ça enlève toute capacité de production à un animal,
00:34:13de reproduction aussi,
00:34:14et aussi de consommabilité de la viande.
00:34:16Même si elle n'est pas mauvaise
00:34:18pour être construite,
00:34:20les nodules que l'on voit à l'extérieur,
00:34:21on a les mêmes à l'intérieur de l'animal.
00:34:23Donc, vous voyez un peu la souffrance
00:34:24qu'on pourrait faire supporter à des animaux.
00:34:26Et c'est pour ça qu'il faut vraiment
00:34:27l'éradiquer au plus vite.
00:34:28Et derrière, effectivement,
00:34:30on parle souvent de l'abattage,
00:34:31mais tout ce qui peut faire fonctionner,
00:34:33l'éradication, c'est surtout
00:34:35le premier point à l'abattage.
00:34:37Le deuxième point, c'est la vaccination.
00:34:39Donc ça, on va la mettre en place
00:34:40et on va aider les éleveurs
00:34:41pour le faire au plus vite.
00:34:42Et derrière, il faut absolument
00:34:43que l'ensemble des éleveurs,
00:34:45l'ensemble du monde de l'élevage,
00:34:46comprennent qu'il faut arrêter
00:34:47de déplacer les animaux.
00:34:49À chaque fois, on est sur un déplacement d'animal,
00:34:51qui était légal ou pas légal,
00:34:52ce n'est pas ça que je veux fustiger ce soir.
00:34:55Mais ce qui est surtout important de rappeler,
00:34:56c'est qu'il faut faire
00:34:57le moins possible de déplacements d'animaux
00:34:59et à chaque fois qu'on en fait,
00:35:00il faut en avertir les autorités sanitaires.
00:35:03À votre avis, cet abattage collectif
00:35:06qui déchire les sensibilités des agriculteurs,
00:35:11est-il uniquement motivé par des données sanitaires
00:35:16ou bien peut-il y avoir d'autres intérêts
00:35:19de type économique qui président à tout cela ?
00:35:24Non, on est vraiment sur des données sanitaires
00:35:27et scientifiques.
00:35:28On a l'exemple dans les pays des Balkans
00:35:30où la Grèce, qui avait fait le choix
00:35:32avant qu'elle soit en catégorie A
00:35:34au niveau de la Commission européenne,
00:35:36d'éradiquer la maladie
00:35:37en pratiquant juste la vaccination
00:35:39et en dépeuplant que les animaux positifs.
00:35:42Les Balkans, après quatre années de lutte
00:35:43contre la maladie,
00:35:44ils se sont résolus finalement à battre les troupeaux
00:35:47et ils ont mis six mois pour combattre
00:35:49la maladie.
00:35:50Donc aujourd'hui, en France, c'est possible.
00:35:52L'Italie, qui est un pays voisin de nous,
00:35:54et l'Espagne, qui ont été contaminées aussi,
00:35:55sont en passe d'éradiquer la maladie
00:35:58parce qu'ils ont vraiment respecté strictement
00:36:00la consigne européenne,
00:36:02c'est-à-dire l'éradication des troupeaux
00:36:04et l'arrêt des mouvements des animaux.
00:36:07Je pense qu'en France,
00:36:08on a laissé encore trop de liberté
00:36:10aux mouvements des animaux
00:36:11et il faut absolument que le gouvernement
00:36:13aille jusqu'au bout de l'application
00:36:14de la lettre européenne
00:36:15pour justement qu'on soit le plus vite
00:36:18débarrassé de cette maladie
00:36:19parce qu'en tant qu'éleveur,
00:36:21c'est plus qu'un crève-cœur
00:36:21quand vous perdez un cheptel
00:36:23et derrière, c'est toute une exploitation
00:36:26qui s'effondre en fait
00:36:27au moment où on abat son propre troupeau
00:36:28et il faudra reconstruire tout ça.
00:36:31Alors la ministre s'engage
00:36:31sur le côté financier
00:36:32mais nous, le premier point,
00:36:34c'est le côté humain
00:36:34qu'on veut gérer ensemble.
00:36:36Vincent Farniaud.
00:36:37J'ai envie d'élargir un petit peu le regard
00:36:39et de dire qu'on ne parle
00:36:40des agriculteurs chez nous
00:36:42que quand ça va mal.
00:36:43C'est-à-dire qu'il y a une descente
00:36:44du toboggan de crise en crise,
00:36:46on remonte au créneau
00:36:48dès que ce genre d'événement a lieu
00:36:51et on oublie que l'agriculture
00:36:53est en train de crever
00:36:54de crise en crise
00:36:55parce qu'on ne s'en occupe pas
00:36:56ou uniquement quand ça va mal
00:36:57avec des mesures ponctuelles
00:36:59qui ne répondent pas forcément
00:37:01à la situation
00:37:01parce que j'entends ce que dit monsieur
00:37:04mais il ne faut pas oublier
00:37:05qu'il y a une guerre commerciale
00:37:06derrière tout cela
00:37:07et qu'en deuxième rideau,
00:37:09les pays qui vont interdire
00:37:10l'importation du bovin français
00:37:13dans les années qui vont venir
00:37:14se cachent derrière la peur
00:37:17de l'épidémie
00:37:18alors qu'en fait
00:37:19c'est du protectionnisme
00:37:20du protectionnisme commercial
00:37:22à bon ton si tu vois.
00:37:24Donc aujourd'hui,
00:37:26nous qui sommes juste
00:37:27des consommateurs,
00:37:28qui sommes des gens conscients,
00:37:30qui sommes prêts à aider,
00:37:31on est un peu perdus
00:37:32entre les différents discours
00:37:34et les scientifiques
00:37:35on leur fait dire ce qu'on veut
00:37:36évidemment dans ce genre de crise.
00:37:37C'est un peu le quoi qu'il en coûte
00:37:38sauf que comme on n'a pas le pognon,
00:37:40le quoi qu'il en coûte
00:37:41on joue avec la vie des agriculteurs,
00:37:43la vie et leur profession.
00:37:46Yohan Barbe.
00:37:46Oui, non mais effectivement
00:37:48le quoi qu'il en coûte
00:37:49on peut l'évoquer
00:37:50et après l'histoire
00:37:51de la vaccination
00:37:52c'est un sujet
00:37:54qu'on pourrait évoquer
00:37:55pour vacciner nationalement
00:37:56mais pour ça
00:37:57il faut absolument
00:37:58que l'Union Européenne
00:37:58accepte et reconnaisse
00:38:00la commercialisation
00:38:01des animaux vivants
00:38:02mais je parle aussi
00:38:03moi en tant que producteur
00:38:04de lait
00:38:04du fromage
00:38:06aucun pays européen
00:38:07n'accepte
00:38:07Les Anglais et les Canadiens
00:38:09ont bloqué
00:38:09bien longtemps
00:38:10des mois après
00:38:11même la résolution
00:38:12quand le problème sera résolu
00:38:13ça va être encore bloqué
00:38:15pendant des mois.
00:38:15Oui, le marché
00:38:17C'est le protectionnisme
00:38:19d'opportunité
00:38:19en bon français
00:38:20C'est un peu ça
00:38:22qu'on peut le dire
00:38:22et derrière nous
00:38:23la France
00:38:23on s'oppose aussi
00:38:24à ce qu'on appelle
00:38:25un accord Mercosur
00:38:26donc est-ce que c'est
00:38:26des représailles indirects
00:38:27je ne sais pas
00:38:28je ne l'espère pas
00:38:28mais ce qui est important
00:38:30quand même
00:38:30c'est que quand on n'a pas
00:38:31de moyens de lutte
00:38:32hautes
00:38:32que cette capacité-là
00:38:33il faut quand même
00:38:34qu'on soit solidaires
00:38:35entre nous les éleveurs
00:38:36la France s'oppose mollement
00:38:39parce qu'au départ
00:38:40le Mercosur
00:38:41c'était non
00:38:41non non
00:38:42maintenant
00:38:42non mais finalement
00:38:43c'est peut-être pas si mal que ça
00:38:45on peut dire
00:38:45qu'Emmanuel Macron
00:38:46a quand même un peu
00:38:47viré Kazak
00:38:48sur le Mercosur
00:38:49non ?
00:38:50il a viré Kazak
00:38:51sur beaucoup de dossiers
00:38:52le Mercosur
00:38:53en est un vrai
00:38:54le premier dossier
00:38:55où il a viré
00:38:56c'est quand même
00:38:56sur les états généraux
00:38:58de l'alimentation
00:38:59où le président Macron
00:39:00nous a demandé
00:39:01à faire une montée en gamme
00:39:02de notre production
00:39:03et c'est ce qu'on a réussi
00:39:04à faire plutôt
00:39:05avec fierté
00:39:06et aujourd'hui
00:39:07on voudrait
00:39:08nous mettre
00:39:09de la concurrence déloyale
00:39:10avec le Mercosur
00:39:11donc les lois Egalim
00:39:12ne fonctionnent encore
00:39:13pas parfaitement
00:39:14et comme vous le dites
00:39:15on passe de crise en crise
00:39:16et le monde agricole
00:39:17ne passe plus que son temps
00:39:18à pleurer sur la crise
00:39:19parce que personne
00:39:21ne prend conscience
00:39:22et personne
00:39:22notamment le président Macron
00:39:24n'a donné un cap clair
00:39:25de l'agriculture
00:39:26d'ici 10 ans
00:39:28c'est ça qui est important
00:39:29quand vous êtes
00:39:29au manette d'une exploitation
00:39:31il faut une vision
00:39:31allez Samuel Botton
00:39:33je vais jouer les maris
00:39:34Antoinette quelques secondes
00:39:35mais à défaut de bœuf français
00:39:36ils n'ont qu'à manger
00:39:37du bœuf de Kobe
00:39:37et plus sérieusement
00:39:39je vous poserai cette question
00:39:42aujourd'hui
00:39:44puisque vous avez parlé
00:39:45d'humains
00:39:45et je suis entièrement d'accord
00:39:46mais le nerf de la guerre
00:39:47c'est l'argent
00:39:47ce qui revient principalement
00:39:49des témoignages
00:39:50d'agriculteurs qu'on a
00:39:51c'est comment
00:39:51et que j'ai pu suivre
00:39:52tout au long de cette journée
00:39:53j'ai trouvé qu'ils étaient
00:39:55assez unanimes
00:39:56dans la direction
00:39:56c'est comment on fait en sorte
00:39:58d'être indemnisés
00:39:59et subventionnés
00:39:59le plus rapidement possible
00:40:00et une autre question
00:40:01qui m'est venue
00:40:02en vous écoutant parler
00:40:02est-ce qu'aujourd'hui
00:40:03je vais volontairement
00:40:05atteindre un point Godwin
00:40:06pour vous poser la question
00:40:07mais est-ce que l'Europe
00:40:07n'est pas un frein
00:40:08à l'agriculture
00:40:10et plus spécifiquement
00:40:11à cette situation
00:40:12alors sur cette situation
00:40:15elle n'est pas un frein
00:40:16puisque justement
00:40:17si on respecte
00:40:19les conditions
00:40:19que la commission européenne
00:40:21a mis dans cette directive
00:40:22en 2017
00:40:23la France peut pleinement
00:40:24indemniser à 100%
00:40:25les producteurs
00:40:26sans se poser de questions
00:40:27parce que je vous rappelle
00:40:28quand même
00:40:28que la commission européenne
00:40:29ne laisse pas la France
00:40:30intervenir n'importe comment
00:40:32sur les marchés
00:40:32et sur les sujets
00:40:34de l'agriculture
00:40:35alors que là
00:40:35sur un sujet comme ça
00:40:36sanitaire
00:40:37pour une fois
00:40:37on a une chance
00:40:38c'est que l'Union européenne
00:40:38laisse le gouvernement français
00:40:40pouvoir intervenir
00:40:41pour indemniser à 100%
00:40:43nous ce qu'on veut aujourd'hui
00:40:44c'est une vraie indemnisation
00:40:45à 100%
00:40:46ça veut dire la prise en compte
00:40:47de l'ensemble des pertes
00:40:48de l'exploitation
00:40:49aussi bien de la production
00:40:50que des animaux
00:40:51mais surtout les pertes
00:40:52qui vont arriver
00:40:53après le repeuplement
00:40:54parce qu'on sait tous
00:40:55que ça va durer plus d'un an
00:40:56et là le gouvernement
00:40:58est engagé juste à indemniser
00:40:59trois mois après
00:41:00le début du repeuplement
00:41:01c'est pas assez
00:41:02la ministre s'est engagée ce midi
00:41:04moi je la prends au mot
00:41:05je suis sûr que chaque exploitation
00:41:07n'est perdue
00:41:07zéro euro
00:41:08et après je prends aussi au mot
00:41:09nos chers députés
00:41:11qui s'écharpent une fois de plus
00:41:13sur un projet de loi de finances
00:41:14dans l'hémicycle
00:41:16et dans le projet de loi de finances
00:41:17on a porté une demande
00:41:18et notamment la ministre
00:41:19l'a portée avec nous
00:41:20c'est d'exonérer fiscalement
00:41:22tous les producteurs
00:41:23qui sont touchés
00:41:24par cette DNC
00:41:25sur les indemnités
00:41:26qu'ils vont toucher
00:41:27vous imaginez quand même
00:41:28le désacte
00:41:29c'est qu'aujourd'hui
00:41:29l'état français va faire un chèque
00:41:31à ses éleveurs
00:41:31pour qu'ils rachètent des bovins
00:41:32et ils vont payer
00:41:33de la fiscalité dessus
00:41:34ça veut dire que l'état
00:41:36donne une main
00:41:36et reprend de l'autre
00:41:37c'est lunaire
00:41:37c'est le pérugle
00:41:38Johan Barbe
00:41:39merci en tout cas
00:41:40d'avoir accepté notre invitation
00:41:41vous êtes porte-parole
00:41:42de la FNSEA
00:41:43et merci en tout cas
00:41:45de vous avoir porté candidat
00:41:48en tout cas
00:41:49pour répondre à nos questions
00:41:50vous restez avec nous
00:41:51on fait une petite pause
00:41:52et on revient dans un instant
00:41:53on est ensemble
00:41:53et on directe
00:41:54jusqu'à 19h30
00:41:55et on vous souhaite la bienvenue
00:42:07si vous venez de nous rejoindre
00:42:08nous sommes toujours en édition spéciale
00:42:10depuis 17h sur ces agriculteurs
00:42:12et les éleveurs
00:42:13qui restent fortement mobilisés
00:42:15ce vendredi dans le sud-ouest
00:42:16contre les mesures d'abattage
00:42:18de troupeaux
00:42:19avec cette question du soir
00:42:20cette question du soir
00:42:21l'Europe est-elle en train
00:42:22de sacrifier nos agriculteurs
00:42:23vous dites oui à 98%
00:42:26vous êtes agriculteur
00:42:27vous êtes sur les barrages
00:42:29ou vous n'êtes pas sur les barrages
00:42:30mais vous voulez témoigner
00:42:31et discuter avec les vrais voix
00:42:32un seul numéro
00:42:33le 0826 300 300
00:42:35et avec la question du soir
00:42:37après harcèleur métal
00:42:38Michelin Tesser
00:42:39à la fin annoncée
00:42:40du champion de l'électroménager
00:42:42Brandt
00:42:42illustre la crise qui frappe de nouveau
00:42:44et de nombreux secteurs
00:42:45de l'industrie en France
00:42:46et on vous pose cette question
00:42:48l'Etat doit-il sauver Brandt
00:42:49d'une manière ou d'une autre
00:42:50vous voulez réagir
00:42:51le 0826 300 300
00:42:53et on aura avec nous
00:42:54Serge Grouard
00:42:55le maire de Orléans
00:42:57où se trouve
00:42:57une des deux usines Brandt
00:42:58au traitant à Vendôme
00:42:59qui viendra nous parler
00:43:00en direct
00:43:01de ce qu'il se passe
00:43:02réellement là-bas
00:43:03et autour de cette table
00:43:03Philippe Bilger est avec nous
00:43:05Samuel Botton
00:43:05expert en communication
00:43:06chez Step Conseil
00:43:07et Vincent Fergnot
00:43:08a laissé la place
00:43:09à Françoise de la Borde
00:43:11bonsoir Françoise
00:43:12bonsoir Françoise
00:43:13et Françoise vous arrivez
00:43:14avec une bonne nouvelle
00:43:15puisque nous allons offrir
00:43:16un cadeau
00:43:16Le sapin de Noël
00:43:18Sud Radio
00:43:19Et oui
00:43:21puisque le pernoil est passé
00:43:22sous le beau sapin
00:43:23de Sud Radio
00:43:24et vous allez pouvoir
00:43:25remporter un très joli cadeau
00:43:26oh j'aime
00:43:27j'adore ce cadeau
00:43:28une magnifique machine à glace
00:43:31Creamy Sweel
00:43:32de la marque Ninja
00:43:33c'est-à-dire que vous allez pouvoir
00:43:35créer des très belles glaces
00:43:36deux en un
00:43:37qui transforme votre cuisine
00:43:38en glacier
00:43:39le marchand de glace
00:43:40c'est vous
00:43:41avec 13 programmes inclus
00:43:43pour créer vos desserts
00:43:44maison
00:43:45et Philippe
00:43:45David est en train
00:43:47de se lécher les babines
00:43:48je peux vous dire
00:43:49mes deux préférences
00:43:49dans ces cas-là
00:43:50plombière
00:43:51vous savez
00:43:52vanille avec des petits fruits confits
00:43:53et sinon rhum raisin
00:43:55j'adore
00:43:55ah ouais d'accord
00:43:56Philippe Bilger
00:43:56c'est pourquoi ?
00:43:57moi c'est plus simple
00:43:59c'est vanille citron
00:44:00et vous Samuel ?
00:44:01je suis polyvalent
00:44:02polyvalent
00:44:03et vous et Françoise ?
00:44:05moi je fais sorbet
00:44:06comme tous les gens
00:44:06qui se disent
00:44:07je vais même manger
00:44:08ça va grossir
00:44:09et moi c'est noisette
00:44:12pour remporter ce très jelais cadeau
00:44:15vous envoyez
00:44:16sapin par sms
00:44:17au 7-20-18
00:44:18très jelais cadeau
00:44:19offert par Ninja
00:44:20cette marche
00:44:21chine à glace
00:44:22Creamy Swill
00:44:23bienvenue
00:44:24les vrais voix
00:44:26Sud Radio
00:44:26et ça sonne
00:44:28au 0826
00:44:29300
00:44:30300
00:44:31Jean-François Lamassé
00:44:32est avec nous
00:44:33bonsoir
00:44:33bonsoir
00:44:35bienvenue
00:44:35sur Sud Radio
00:44:38vous vouliez
00:44:39bien entendu
00:44:40réagir à ce qui se passe
00:44:41depuis
00:44:42deux jours
00:44:42Jean-François
00:44:45oui
00:44:46on vous entend
00:44:47on vous entend
00:44:48mais ce qui se passe
00:44:49c'est tellement avérant
00:44:50c'est qu'aujourd'hui
00:44:52c'est hier soir
00:44:53on a gazé
00:44:54des agriculteurs
00:44:54ils ont même
00:44:56gazé les vases
00:44:57il y avait un petit poney
00:44:58au milieu
00:44:58qui a été gazé aussi
00:44:59ils ont balancé
00:45:01des grenades
00:45:03homogènes
00:45:03depuis l'hélicoptère
00:45:04voilà
00:45:05non mais je veux dire
00:45:06une violence
00:45:07sans pareil
00:45:07sur les agriculteurs
00:45:08je trouve qu'il y a
00:45:09moins de motivation
00:45:10quand il faut rentrer
00:45:11dans les quartiers
00:45:12un peu sensibles
00:45:12mais largement moins
00:45:14c'est quand même plus facile
00:45:16de voir des agriculteurs
00:45:17qui n'ont pas grand chose
00:45:18dans les
00:45:18plus que dans certaines cités
00:45:20où ils étaient accueillis
00:45:21à des kalachnikovs
00:45:21ça c'est une première chose
00:45:22et la deuxième chose
00:45:24que je voudrais signaler
00:45:25quand même
00:45:25c'est qu'aujourd'hui
00:45:27on a des experts
00:45:28c'est un peu comme le Covid
00:45:29si à l'époque du Covid
00:45:31on aurait tué
00:45:32tous les gens
00:45:32qui ont eu le Covid
00:45:33je ne sais pas
00:45:34si vous imaginez
00:45:35où on en serait aujourd'hui
00:45:35voilà
00:45:37donc il faut savoir
00:45:38que dans un troupeau
00:45:39de vaches comme ça
00:45:40il y a des fois
00:45:41une, deux à trois générations
00:45:42qui ont travaillé
00:45:43pour avoir une certaine inflexion
00:45:45aujourd'hui
00:45:46on leur fout tout en l'air
00:45:47et j'ai encore
00:45:49le résultat d'un chercheur
00:45:51qui expliquait
00:45:52que quand on met une vache
00:45:54malade comme ça
00:45:55on met les autres
00:45:55c'est maximum
00:45:561%
00:45:57entre 1 à 2%
00:45:59de mortalité
00:46:00de mortalité
00:46:01ce n'est pas
00:46:02il n'y a aucun effet
00:46:04sur l'homme
00:46:04voilà
00:46:05et que bien souvent
00:46:06la vache
00:46:07au bout d'un mois
00:46:07ou un mois et demi
00:46:08ne comprennent pas
00:46:08elle s'auto-immunise
00:46:10voilà
00:46:12mais moi l'impression
00:46:12que j'ai
00:46:13alors je suis tordu
00:46:15comme garçon
00:46:16mais j'ai l'impression
00:46:17que comme par hasard
00:46:18il y a un moment
00:46:18qu'on veut nous faire avaler
00:46:19le verre coûture
00:46:20restez avec nous
00:46:22Jean-François Lamassiz
00:46:23ne bougez pas
00:46:25Eric Detarbe
00:46:26est avec nous
00:46:26au 0826 300 300
00:46:28on ne va pas aller faire marcher
00:46:29Eric, vous êtes en direct
00:46:31sur Sud Radio
00:46:31bonsoir Eric
00:46:32bonsoir
00:46:33vous vouliez réagir
00:46:35cher Eric
00:46:35bienvenue
00:46:36sur Sud Radio
00:46:36on vous écoute
00:46:37oui je vous en prie
00:46:38en fait
00:46:41en fait
00:46:41ce que l'on peut voir
00:46:42c'est que
00:46:43c'est que
00:46:44clairement
00:46:45il ne maîtrise
00:46:46pas du tout
00:46:47la situation
00:46:47il n'y a aucune
00:46:49aucune analyse objective
00:46:50qui est faite
00:46:51de la situation
00:46:52on se rend
00:46:54tout à fait compte
00:46:55qu'il est plus facile
00:46:56d'éradiquer
00:46:57un troupeau
00:46:59dans un village
00:47:00quel qu'il soit
00:47:01avant d'essayer
00:47:03de trouver
00:47:04d'autres solutions
00:47:05on a des
00:47:06on a des transports
00:47:07d'animaux
00:47:08qui continuent
00:47:09de transiter
00:47:10dans toute la France
00:47:11qui viennent
00:47:13même d'autres pays
00:47:14les choses
00:47:16ne sont pas faites
00:47:16du tout
00:47:17avec réflexion
00:47:18ça ne va pas du tout
00:47:20l'histoire
00:47:20on est en train
00:47:21de balader
00:47:22on balade
00:47:23des animaux morts
00:47:24de département
00:47:25à département
00:47:26et après
00:47:28on vient nous faire croire
00:47:29que c'est un moustique
00:47:30ou je ne sais quoi
00:47:31ou la poussière
00:47:33portée par le vent
00:47:34il faut arrêter
00:47:36en clair
00:47:37ils ne maîtrisent que dalle
00:47:39ils ne maîtrisent que dalle
00:47:40ils veulent simplement
00:47:41on voit clairement
00:47:44qu'ils ne respectent pas du tout
00:47:46ni les animaux
00:47:49ni les gens qui les élèvent
00:47:51ils veulent simplement
00:47:53diminuer le nombre
00:47:54de bovins en France
00:47:55diminuer le nombre
00:47:57d'agriculteurs
00:47:57et ça les arrange bien
00:47:59ils ont trouvé
00:48:00une grippe
00:48:02et ça les arrange bien
00:48:03tout ça
00:48:05c'est lié au Mercosur
00:48:06et c'est lié
00:48:08à nos dirigeants européens
00:48:09c'est tout
00:48:10Eric
00:48:10si vous permettez
00:48:11on va faire réagir
00:48:12Françoise Laborde
00:48:13qui est avec nous
00:48:14qui connait bien
00:48:15l'agriculture
00:48:16oui
00:48:16bonjour Eric
00:48:17bonsoir plutôt
00:48:18plusieurs choses à dire
00:48:20d'abord c'est vrai
00:48:21qu'on ne mesure pas
00:48:22à quel point
00:48:22les éleveurs
00:48:23d'abord c'est un métier de chien
00:48:25c'est à dire que c'est 24h sur 24
00:48:26il faut assister à un vélage
00:48:28il faut y aller
00:48:29que ce soit de jour comme de nuit
00:48:30il n'y a pas de congé
00:48:31on se lève à 5h du matin
00:48:32c'est vraiment un gros boulot
00:48:33on parle des agriculteurs
00:48:34mais l'élevage
00:48:35c'est vraiment dans l'agriculture
00:48:36je pense qu'il y a de plus dur
00:48:37ça c'est la première chose
00:48:38la deuxième chose
00:48:39c'est que c'est vrai
00:48:40que tous les éleveurs
00:48:41ont proposé
00:48:41une sorte de moratoire
00:48:43de compromis
00:48:44en disant
00:48:44est-ce qu'on ne peut pas regarder
00:48:45par exemple
00:48:46comme font les Suisses
00:48:46c'est à dire
00:48:47abattre éventuellement
00:48:48les vaches malades
00:48:49et puis quand même
00:48:50garder le reste du troupeau
00:48:51parce que pour reconstituer
00:48:52un troupeau de 207 têtes
00:48:54il faut un peu de temps
00:48:55et de l'argent surtout
00:48:57le deuxième point
00:48:58ou le troisième point
00:48:59je ne sais pas où j'en suis
00:48:59on leur propose une indemnité
00:49:01de l'ordre de 2000 euros par tête
00:49:03je crois
00:49:03c'est à dire la moitié du prix
00:49:04donc c'est vrai
00:49:05que ce sont des exploitations
00:49:06qui vont être complètement
00:49:08à genoux
00:49:08et l'autre chose
00:49:11que je voulais aussi souligner
00:49:12et c'est ça
00:49:13qui est assez nouveau
00:49:14sur le terrain
00:49:14c'est que ce que j'ai vu
00:49:17c'est à dire la FDSEA
00:49:18c'est à dire la FDSEA locale
00:49:20pas la FNSEA nationale
00:49:21la Confédération Paysanne
00:49:23la Coordination Rurale
00:49:24ils sont tous
00:49:25sur la même position
00:49:26et il y a une sorte
00:49:27d'union des syndicales
00:49:29qui est nouvelle
00:49:31parce que normalement
00:49:31ce n'est pas forcément
00:49:32des syndicats
00:49:33qui marchent main dans la main
00:49:35donc tout ça fait que
00:49:37il y a là en effet
00:49:39l'explosion d'une colère
00:49:41avec le sentiment
00:49:42de ne pas être entendu
00:49:42et de ne pas être entendu
00:49:44depuis très longtemps
00:49:44on se rappelle
00:49:45de Hattal
00:49:46sur sa botte de paille
00:49:47il y a moins de deux ans
00:49:49c'était pas si moins ça
00:49:49en train de dire
00:49:50ne vous inquiétez pas
00:49:51on va alléger
00:49:52tous les contrôles
00:49:53toute la paperasserie
00:49:54que vous avez
00:49:54on va essayer
00:49:56de vous entendre
00:49:56de vous écouter
00:49:57et aujourd'hui
00:49:58il y a cette impression
00:49:58qu'on n'écoute pas
00:49:59et puis franchement
00:50:00assister à l'abattage
00:50:01de 200 bêtes
00:50:03c'est horrible
00:50:04c'est horrible
00:50:06horrible horrible
00:50:07parce qu'elles ont peur
00:50:08les vaches
00:50:08elles savent
00:50:09qu'elles vont y passer
00:50:10et quand elles voient arriver
00:50:12les hommes en blanc
00:50:12qui vont les abattre
00:50:14c'est horrible
00:50:15donc voilà
00:50:16et moi je voudrais dire
00:50:17que c'est vrai
00:50:18que le monde agricole
00:50:19il ne se réveille pas souvent
00:50:19mais quand il se réveille
00:50:22il se réveille fort
00:50:23et je garde en mémoire
00:50:25les grandes manifs
00:50:26alors c'était un autre thème
00:50:28c'était la viticulture
00:50:29c'était l'héros
00:50:30mais il y a eu
00:50:32des manifestations
00:50:33qui étaient en effet
00:50:34très violentes
00:50:36et sévères
00:50:36alors je ne suis pas spécialiste
00:50:37de la dermatose nodulaire
00:50:40nodulaire contagieuse
00:50:41mais il y a des pays
00:50:42qui vivent avec
00:50:43et qui n'ont pas supprimé
00:50:44leur troupeau pour autant
00:50:45en tout cas
00:50:45merci beaucoup
00:50:46Jean-François Lamassé
00:50:47vous revenez quand vous voulez
00:50:48au 0826 300 300
00:50:50merci Eric
00:50:51et ça continue
00:50:52on dit appelé
00:50:52au 0826 300 300
00:50:54ça fait énormément
00:50:54merci en tout cas
00:50:55de votre fidélité
00:50:56merci de nous faire confiance
00:50:57dans vos témoignages
00:50:58on fait une petite pause
00:51:00on revient dans un instant
00:51:00on est en direct
00:51:01de cette édition spéciale
00:51:03jusqu'à 19h30
00:51:03et en direct
00:51:11pour cette édition spéciale
00:51:13jusqu'à 19h30
00:51:14avec Philippe Bigère
00:51:15autour de cette table
00:51:15ça va Philippe ?
00:51:17avec Samuel Botton
00:51:18qui est avec nous
00:51:19expert en communication
00:51:20chez Step Conseil
00:51:21ça va ?
00:51:21très bien aussi
00:51:22et Françoise Laborde
00:51:23qui vient d'arriver
00:51:24ça va Françoise ?
00:51:25très bien
00:51:25on est ravis de vous accueillir
00:51:26et bien nous aussi
00:51:27avec Philippe David
00:51:28bien entendu
00:51:29avec cette question du soir
00:51:30Philippe
00:51:31et on vous pose cette question
00:51:32l'Europe est-elle en train
00:51:34de tuer nos agriculteurs ?
00:51:36et bien pour le moment
00:51:37vous dites oui
00:51:38à 98%
00:51:40vous voulez réagir
00:51:41bien évidemment
00:51:42encore et toujours
00:51:43le même numéro
00:51:43ça appelle beaucoup
00:51:44n'hésitez pas
00:51:45à laisser des messages
00:51:46c'est le 0826 300 300
00:51:48et on va donner la parole
00:51:50au porte-parole
00:51:50de la Confédération Paysanne
00:51:52Stéphane Gallet
00:51:52est avec nous
00:51:53bonsoir
00:51:53merci
00:51:54non pardon
00:51:55excusez-moi
00:51:56ce sera tout à l'heure
00:51:56Jean-Louis Marginier
00:51:57qui est avec nous
00:51:58très présent
00:51:59sur les réseaux sociaux
00:52:00bonsoir Jean-Louis Marginier
00:52:01merci d'être là
00:52:02avec nous ce soir
00:52:04alors vous
00:52:04vous avez une communauté
00:52:07très importante
00:52:08sur les réseaux sociaux
00:52:09que vous inspire
00:52:11cette situation
00:52:12aujourd'hui ?
00:52:14cette situation
00:52:16commence à venir
00:52:17dramatique
00:52:18par rapport
00:52:19à ce que j'ai pu
00:52:20apercevoir hier
00:52:21sur le travail
00:52:23de ces pauvres gens
00:52:24qui demandaient
00:52:25que
00:52:25de travailler
00:52:27qu'on leur a tué
00:52:29tous leurs détails
00:52:29moi je trouve ça
00:52:31inhumain
00:52:32vraiment inhumain
00:52:34de faire du travail
00:52:34comme ça
00:52:35parce que c'est pas normal
00:52:36là la France
00:52:37je crois qu'elle
00:52:39est en train
00:52:39de périr
00:52:41une réaction
00:52:43Samuel Bauton
00:52:44peut-être
00:52:44non c'est comme
00:52:46sur l'auditeur
00:52:47de tout à l'heure
00:52:47c'est à dire
00:52:47il est toujours dur
00:52:48de réagir
00:52:49à cette forme
00:52:51de détresse
00:52:51parce que d'un côté
00:52:52je suis très pragmatique
00:52:53et je vous dis
00:52:54on est face à un contexte
00:52:55économique
00:52:56commercial
00:52:56il y a plein de questions
00:52:57qui nous dépassent
00:52:58sur ce sujet
00:52:58on n'arrive pas à comprendre
00:53:00où là on veut nous emmener
00:53:01en fait
00:53:01c'est ça
00:53:01allez-y
00:53:04en fait
00:53:05je voulais vous demander
00:53:07depuis le début
00:53:09de cette émission
00:53:10au demeurement
00:53:10passionnante
00:53:11on a l'impression
00:53:12qu'il y a deux logiques
00:53:13qui s'affrontent
00:53:14celle du coeur
00:53:16de la compassion
00:53:17et ô combien
00:53:18légitime
00:53:20et en même temps
00:53:21une forme
00:53:21de rationalité
00:53:22qui fait que
00:53:23on ne peut pas
00:53:24tenir compte
00:53:25uniquement
00:53:26du sentiment
00:53:28de pitié
00:53:28qui nous anime
00:53:29comment à votre avis
00:53:31peut-on
00:53:32réconcilier
00:53:33ces deux logiques ?
00:53:35Jean-Louis
00:53:35Morgigny
00:53:36de toute façon
00:53:37c'est un problème
00:53:38de gouvernement
00:53:39ça c'est un problème
00:53:40qu'ils ne veulent plus
00:53:40d'agriculteurs français
00:53:41ils veulent
00:53:42prendre des produits
00:53:44à l'extérieur
00:53:44ça c'est toute une affaire
00:53:46de fric
00:53:46que c'est pas normal
00:53:48une bête malade
00:53:50on abat
00:53:51ok
00:53:51mais abat
00:53:53tout un truc
00:53:53pour une bête malade
00:53:54je suis pas d'accord
00:53:55excusez-moi
00:53:57mais on ne veut plus
00:53:57d'entreprise
00:53:58d'industrie
00:53:58parce que les industries
00:53:59ça pollue
00:54:00etc
00:54:00et après ça fait pleurer
00:54:02tout le monde
00:54:02quand des usines ferment
00:54:03on aura brande
00:54:04tout à l'heure
00:54:04et on relocalise
00:54:05maintenant on ne veut plus
00:54:07d'agriculteurs
00:54:08parce que les agriculteurs
00:54:09polluent
00:54:09on amène une députée
00:54:11qui avait dit
00:54:11les marges des agriculteurs
00:54:13j'en ai rien à péter
00:54:14je cite Sandrine Rousseau
00:54:15on veut quoi en France
00:54:17uniquement devenir un musée
00:54:18du tofu
00:54:19ils veulent du tofu
00:54:20on viendra voir
00:54:21le Louvre cambriolé
00:54:22ou autre chose
00:54:23si vous me permettez
00:54:24de compléter votre propos
00:54:25Philippe
00:54:26ça va faire 6 ou 7 ans
00:54:27qu'on bat des records
00:54:28de visite au salon
00:54:29de l'agriculture
00:54:30oui
00:54:30c'est-à-dire que les français
00:54:31adorent les agriculteurs
00:54:32non mais je parle de politique
00:54:33je parle de présidents
00:54:35qui y vont
00:54:35et qui se font des marathons
00:54:37de 11, 10, 12 heures
00:54:38oui mais pourquoi ?
00:54:40quel est le but de tout ça ?
00:54:41qu'est-ce qui va se passer
00:54:42au prochain salon
00:54:43de l'agriculture ?
00:54:44comment on a traité
00:54:44les problématiques ?
00:54:45à quoi ont servi
00:54:46les 4, 5 derniers ministres
00:54:48de l'agriculture successives
00:54:49qu'on a eu
00:54:49je pense au dernier
00:54:51notable en date
00:54:52en l'occurrence
00:54:53Marc Freyneau
00:54:53c'est-à-dire
00:54:54comment on a avancé ?
00:54:55c'est-à-dire Freyneau
00:54:56pourquoi aujourd'hui
00:54:59on est encore dans la même situation
00:55:00qu'on aurait pu décrire
00:55:01il y a 10, 15, 20 ans
00:55:02les revendications
00:55:03sont exactement les mêmes
00:55:04on est même
00:55:05ça s'est durci
00:55:06si vous voulez
00:55:07mais aujourd'hui
00:55:08qu'est-ce qu'on a fait
00:55:08sur ces 20 dernières années
00:55:09pour les agriculteurs ?
00:55:10dans l'agriculture
00:55:11pardon
00:55:11alors moi qui ai suivi
00:55:13les questions économiques
00:55:14il y a 10 ou 20 ans
00:55:15on était excédentaire
00:55:16en agriculture
00:55:17l'agroalimentaire
00:55:18nous permettait
00:55:18de rééquilibrer
00:55:19notre balance des paiements
00:55:20et on disait
00:55:21c'est formidable
00:55:21grâce à ça
00:55:22notre commerce extérieur
00:55:23se porte bien
00:55:24et aujourd'hui
00:55:25on entend une ministre
00:55:25de l'agriculture
00:55:26qui n'est pas plus tard
00:55:27qu'avant
00:55:27vous aviez déjà les signes
00:55:27d'une politique descendante
00:55:28vous sentez qu'on allait
00:55:29on est en guerre
00:55:30et il faut se remobiliser
00:55:32vous êtes à moins 19%
00:55:33c'est normal
00:55:34qu'on soit en guerre
00:55:34tout le monde en face
00:55:35et en positif
00:55:36nous Union Européenne
00:55:40essayer d'instaurer
00:55:41une politique commune
00:55:42c'est un fait
00:55:43mais qui visiblement
00:55:44ne marche pas
00:55:45pour plein de raisons
00:55:45d'inégalité entre les pays
00:55:47et qui font qu'aujourd'hui
00:55:48la France est à la ramasse
00:55:49en termes de compétitivité
00:55:50sur ce sujet
00:55:51comme sur d'autres
00:55:51je ne suis pas tout à fait
00:55:52d'accord avec vous
00:55:53je pense que
00:55:54enfin bon
00:55:54on ne va pas rentrer
00:55:55sur les débats de la PAC
00:55:57mais je pense que
00:55:58la politique agricole commune
00:56:00a permis à l'agriculture française
00:56:02de se développer
00:56:03très largement
00:56:03mais simplement
00:56:04c'est vrai qu'à un moment donné
00:56:05on a manqué de courage
00:56:06vis-à-vis de nos camarades
00:56:08et notamment
00:56:09de nos voisins directs allemands
00:56:10et on a considéré
00:56:11qu'il était légitime
00:56:12que l'Allemagne développe
00:56:13une agriculture
00:56:13et qu'on a accepté
00:56:14nous
00:56:14de mettre un
00:56:16de diminuer
00:56:17si je puis dire
00:56:18de mettre un frein
00:56:19à nos affaires agricoles
00:56:21on a même accepté
00:56:22d'ailleurs
00:56:23que l'euro soit fait
00:56:24pour l'Allemagne
00:56:25pour tuer notre industrie
00:56:26ils sont contents
00:56:27les Allemands
00:56:27avec les pauvres gouvernements français
00:56:28c'est vrai que
00:56:30moi ce qui me frappe
00:56:31surtout dans cette affaire
00:56:32c'est que
00:56:33moi je pense
00:56:34qu'il faut toujours
00:56:35faire confiance aux syndicats
00:56:36qui sont sur le terrain
00:56:37quand ils disent
00:56:37ils ne sont pas d'accord
00:56:39les uns avec les autres
00:56:40oui mais quand ils disent
00:56:40il faudrait un moratoire
00:56:41parce que peut-être
00:56:42qu'on n'est pas obligé
00:56:43d'abattre toutes les bêtes
00:56:44peut-être qu'il faut réfléchir
00:56:46peut-être qu'il faut regarder
00:56:47peut-être qu'il faut faire
00:56:47un abattage sélectif
00:56:48c'est pas complètement inintéressant
00:56:50on découvre
00:56:50maintenant
00:56:51enfin on découvre
00:56:52il ne découvre pas
00:56:52mais
00:56:52la vaccination
00:56:54mais que n'a-t-on fait plus tôt
00:56:56enfin je veux dire
00:56:56il y a des choses
00:56:58de bon sens comme ça
00:56:59qui semblent évidentes
00:57:00et j'allais dire
00:57:01vous parliez tout à l'heure
00:57:02de l'industrie
00:57:03au sens large
00:57:03moi ce qui me frappe
00:57:04c'est qu'on va parler
00:57:05peut-être tout à l'heure
00:57:06de Brandt
00:57:06qui est en train de fermer
00:57:07donc on dit
00:57:08c'est la faute
00:57:09à pas de chance
00:57:09bon Brandt va fermer
00:57:10on y reviendra
00:57:11mais ce qui est dingue
00:57:12c'est qu'en même temps
00:57:13on fait des salons
00:57:14partout dans le monde
00:57:15en disant
00:57:15choose France
00:57:16venez en France
00:57:18la France est merveilleuse
00:57:19donc on va accueillir
00:57:21des entreprises étrangères
00:57:22sur notre territoire
00:57:23dans des conditions
00:57:24évidemment favorables
00:57:25et dans le même temps
00:57:26on ferme les entreprises françaises
00:57:27en disant
00:57:28on va pas en faire plus pour vous
00:57:30la France est devenue merveilleuse
00:57:30sur la question des services
00:57:31et non plus sur la question
00:57:33du comment dire
00:57:34de l'industrie
00:57:35et de l'agriculture
00:57:37c'est à dire aujourd'hui
00:57:38on vend du temps de cerveau
00:57:39mais on n'est plus en mesure
00:57:40de vendre du concret
00:57:41parce qu'on est compétitif
00:57:42il y a quand même des compétences
00:57:43il y a de très très bonnes compétences
00:57:44à savoir faire inégalais
00:57:45Notre-Dame c'était l'exemple même
00:57:46que les compétences françaises
00:57:47sont exceptionnelles
00:57:48allez Jean-Louis
00:57:49vous entendez les vraies voix
00:57:52Jean-Louis
00:57:53vous êtes d'accord avec eux
00:57:54moi je suis pas bien d'accord
00:57:57parce que moi je dis
00:57:58de toute façon
00:57:59on a tout conscience de l'Europe
00:58:00ça va pas tout
00:58:01ça va pas
00:58:01c'est l'Europe qui commande
00:58:03et l'Europe
00:58:04je suis pas trop
00:58:06intelligent là-dedans
00:58:07mais il y a un problème
00:58:08il faut sortir de l'Europe
00:58:09ça va pas
00:58:10et puis les ministres
00:58:11les ministres
00:58:12on l'a appelé
00:58:12je sais pas combien de fois
00:58:13madame la ministre
00:58:14et ça a jamais déplacé
00:58:15il n'y a aucun
00:58:16aucun gouvernement
00:58:17qui s'est déplacé
00:58:18sur le site
00:58:19aucun
00:58:19je veux pas pourquoi
00:58:20il faut d'abord
00:58:22commencer à mettre
00:58:23des gens importants
00:58:25des gens qui connaissent
00:58:26l'agriculture
00:58:26pas tous ces gens
00:58:28de bureau
00:58:28de l'agricolo
00:58:29qui ne connaissent absolument rien
00:58:31qui veulent nous donner
00:58:32des conseils
00:58:33parce que moi je pense
00:58:34que les agriculteurs
00:58:35sont assez
00:58:36écolo
00:58:37je les connais
00:58:38et ils savent faire du bon travail
00:58:40moi je défendrai
00:58:41cette agriculture
00:58:42moi je ne veux pas
00:58:43que mes enfants
00:58:44mes petits-enfants
00:58:45mangent de la saloperie
00:58:47dans leurs assiettes
00:58:48et on est bien parti
00:58:49alors par contre
00:58:50si on ne fait rien
00:58:50ça va être compliqué
00:58:52et être reçu
00:58:53comme elle a été reçue
00:58:54hier
00:58:54je suis désolé
00:58:56mais
00:58:57voir comme les CRS
00:58:58se sont comportés
00:59:00envers nous
00:59:01vous ne savez pas
00:59:03avoir craché
00:59:05sur le drapeau français
00:59:06avoir craché
00:59:07quand les gars
00:59:08quand les gars
00:59:09chantaient la marseillaise
00:59:10quand avoir craché
00:59:11quand ils chantaient
00:59:12le chant du départ
00:59:13et ils se disent militaires
00:59:14je suis désolé
00:59:15je suis désolé
00:59:16de vous le dire
00:59:16vous avez vu ça
00:59:18Jean-Louis ?
00:59:19oui madame
00:59:20d'accord
00:59:20ok
00:59:21j'ai assisté
00:59:23c'est pour ça
00:59:23que j'en parle
00:59:24d'accord
00:59:24et moi les CRS
00:59:26me disent qu'ils sont militaires
00:59:27je suis désolé madame
00:59:29je les ai toujours respectés
00:59:30c'est terminé
00:59:31c'est terminé
00:59:32moi j'étais militaire
00:59:33quand on descendait
00:59:35le drapeau
00:59:35et quand on montait le drapeau
00:59:36j'étais au garde-à-vous
00:59:37voilà
00:59:38et eux ils ont craché dessus
00:59:39alors pour moi
00:59:40excusez-moi
00:59:41ils n'ont pas craché physiquement
00:59:42ils ne se sont pas mis
00:59:43au garde-à-vous peut-être
00:59:44ah bon
00:59:45ils n'ont pas craché physiquement
00:59:47je suis désolé monsieur
00:59:48il va falloir que vous veniez
00:59:49sur le terrain
00:59:50pour voir comment ça se passe
00:59:51parce que c'est pas
00:59:52c'est pas d'être derrière un écran
00:59:54comme ça
00:59:54tout ce qui se passe
00:59:55on vous écoute
00:59:56on vous donne la parole
00:59:57c'est pour ça que c'est important
00:59:58de vous donner la parole
01:00:01en tout cas
01:00:01merci beaucoup
01:00:01Jean-Louis Marginier
01:00:03d'avoir accepté
01:00:04cette invitation
01:00:05vous pouvez le retrouver
01:00:06bien entendu
01:00:06sur les réseaux sociaux
01:00:07c'est une très bonne recette
01:00:09de cuisine
01:00:09absolument
01:00:10de pâté
01:00:10et tout ça
01:00:11bravo Jean-Louis
01:00:12merci en tout cas
01:00:13vous restez avec nous
01:00:14dans un instant
01:00:15la suite des vrais voix
01:00:16on est ensemble
01:00:16en édition spéciale
01:00:17jusqu'à 19h30
01:00:19Sud Radio
01:00:20Sud Radio
01:00:20Parlons Vrai
01:00:21Parlons Vrai
01:00:22Sud Radio
01:00:22Parlons Vrai
01:00:23Les vrais voix Sud Radio
01:00:2517h20
01:00:26Philippe David
01:00:27Cécile de Ménibus
01:00:28Et nous sommes toujours
01:00:30en édition spéciale
01:00:31sur les agriculteurs
01:00:33bien entendu
01:00:33vous l'avez entendu
01:00:36pendant toute cette émission
01:00:38beaucoup d'agriculteurs
01:00:39et de syndicats
01:00:41se sont succédés
01:00:43au micro de Sud Radio
01:00:44autour de cette table
01:00:45Samuel Botton
01:00:46est avec nous
01:00:47expert en communication
01:00:47step conseil
01:00:48avec Françoise Laborde
01:00:49Philippe David
01:00:51et Philippe Bilger
01:00:52bien entendu
01:00:52et tout de suite
01:00:53au 0826 300 300
01:00:55c'est Stéphane Gallet
01:00:56qui est avec nous
01:00:57porte-parole de la Confédération
01:00:58Paysanne
01:00:59bonsoir
01:01:00merci d'avoir accepté
01:01:01l'invitation de Sud Radio
01:01:02un petit point
01:01:03sur la situation
01:01:04aujourd'hui
01:01:05avec vous
01:01:06et ce que vous préconisez
01:01:08en tout cas
01:01:08ce que vous pourriez conseiller
01:01:10quel est votre discours
01:01:13et quelle voie
01:01:14vous avez envie
01:01:14de prendre aujourd'hui
01:01:16pour nous
01:01:18la Confédération Paysanne
01:01:19on porte toujours
01:01:20les mêmes revendications
01:01:21depuis des mois
01:01:22sur la crise
01:01:23de la
01:01:25la crise sanitaire
01:01:26de la
01:01:26dermatose nodulaire
01:01:27contagieuse
01:01:28c'est à dire
01:01:28de sortir
01:01:29de l'abattage
01:01:30systématique
01:01:31et puis
01:01:31de privilégier
01:01:33la protection
01:01:34des troupeaux
01:01:34contre le sacrifice
01:01:36qui est mis en oeuvre
01:01:37par la stratégie sanitaire
01:01:38du gouvernement
01:01:39donc c'est ça aussi
01:01:40qui nous met particulièrement
01:01:42en colère
01:01:42c'est que depuis le début
01:01:43on n'est pas entendu
01:01:44sur cette question
01:01:45et que le gouvernement
01:01:47s'entête à passer en force
01:01:48avec cette stratégie
01:01:49sanitaire
01:01:50qui pour nous
01:01:51est délétère
01:01:52pour l'élevage
01:01:52et pour les paysans
01:01:53les paysans
01:01:54Philippe Bilger
01:01:55veut réagir
01:01:56vous considérez donc
01:01:58que face à l'abattage
01:01:59systématique
01:02:01il y a une alternative
01:02:02plausible
01:02:03eh bien déjà
01:02:05la première alternative
01:02:06c'est d'anticiper
01:02:08je pense qu'il y a eu
01:02:09beaucoup d'arrogance
01:02:11par rapport
01:02:11à la crise sanitaire
01:02:14on a considéré
01:02:15qu'on pouvait
01:02:15contrôler la maladie
01:02:17très rapidement
01:02:18avec l'abattage
01:02:19systématique
01:02:20et on n'a pas anticipé
01:02:21la possibilité
01:02:22que le vivant
01:02:22réagirait autrement
01:02:25avec des rebonds
01:02:26de la maladie
01:02:27c'est ce qu'on voit
01:02:27maintenant
01:02:28et du coup
01:02:29on n'a pas anticipé
01:02:30la protection des troupeaux
01:02:31encore une fois
01:02:31avec ce qu'on réclame
01:02:33depuis le départ
01:02:33la vaccination élargie
01:02:35c'est ça qu'on réclamait
01:02:36ça commence à se desserrer
01:02:38et on voit que
01:02:39les voix s'élèvent
01:02:40et vont dans notre sens
01:02:41mais je pense
01:02:42qu'on perd du temps
01:02:43sur la maladie
01:02:44on court derrière
01:02:44alors qu'on aurait pu
01:02:45l'anticiper
01:02:46Samuel Bauton
01:02:47oui une question
01:02:48qui finalement
01:02:49est toujours la même
01:02:50comment est-ce que vous
01:02:51voyez la conciliation
01:02:53entre ce qui se passe
01:02:55là actuellement
01:02:56donc vous vous recommandez
01:02:57finalement
01:02:58d'être sur des campagnes
01:02:59de vaccination
01:03:00ou de faire du cas par cas
01:03:01et les impératifs économiques
01:03:03qui nous sont dictés
01:03:04que ce soit échelle européenne
01:03:05mondiale
01:03:05sur les questions
01:03:06d'exportation
01:03:07est-ce que finalement
01:03:08la ministre n'a pas
01:03:09été obligée
01:03:10de trancher dans le vif
01:03:11pour préserver aussi
01:03:12des intérêts supérieurs
01:03:13oui mais ça a été
01:03:15la seule boussole
01:03:16c'est ça aussi qu'on reproche
01:03:17c'est que ça a été
01:03:17la seule boussole
01:03:18et qu'on sait aussi
01:03:19qu'il y a possibilité
01:03:20de matière de commerce
01:03:21qu'il y a possibilité
01:03:22de matière d'exportation
01:03:23c'est le cas
01:03:24en fait
01:03:24on exporte
01:03:25des animaux vaccinés
01:03:28il y a les pays
01:03:29les pays importateurs
01:03:30qui sont l'Italie
01:03:31vous coupez sous le pied
01:03:31à toute la filière bovine
01:03:32si on rentre dans cette logique là
01:03:34et qu'on rentre
01:03:35c'est pas ce que je suis en train de dire
01:03:36monsieur
01:03:36ce que je suis en train de dire
01:03:37c'est que c'est possible
01:03:38de continuer le commerce
01:03:39avec des animaux vaccinés
01:03:40on ralentit sans doute
01:03:42un peu le commerce
01:03:42mais il y a possibilité
01:03:44d'avoir des accords
01:03:45vous êtes une liste
01:03:46ou vous êtes interdit
01:03:47d'exportation
01:03:47sur la plupart des matières
01:03:49qui sont liées à des bovins
01:03:50on va du cuir jusqu'à l'avion
01:03:52non c'est pas
01:03:52là ce qui se passe
01:03:54en ce moment
01:03:54avec les pays importateurs
01:03:56qui sont l'Italie
01:03:56encore une fois
01:03:57et l'Espagne
01:03:58c'est qu'on va continuer
01:03:59l'exportation
01:03:59parce qu'on aura des accords
01:04:00pour qu'on puisse exporter
01:04:02des animaux vaccinés
01:04:03sous contrôle vétérinaire
01:04:04c'est ça qui va se passer
01:04:05alors évidemment
01:04:06il y a un coût
01:04:07évidemment
01:04:08ça ralentit un peu le commerce
01:04:10mais on ne peut pas
01:04:11sacrifier l'ensemble
01:04:12de l'élevage français
01:04:13et mettre sur une épée
01:04:15de Damoclase
01:04:15sur tous les paysans
01:04:16et les paysannes
01:04:16en sacrifiant les troupeaux
01:04:18en sacrifiant le travail
01:04:19et la vie des éleveurs
01:04:21pour des économies
01:04:24dont l'intérêt
01:04:25il est uniquement
01:04:26pour les filières
01:04:27ou alors pour l'agro-industrie
01:04:28mais c'est ce que je le dis
01:04:29et c'est ce que nous disons
01:04:31nous paysans et paysannes
01:04:32très fortement
01:04:32et c'est ça l'origine
01:04:33de notre colère
01:04:34on n'est pas contre l'économie
01:04:36et contre le commerce
01:04:37ou l'exportation
01:04:37mais il y a des adaptations
01:04:39à faire
01:04:39pour ne pas sacrifier
01:04:40l'élevage et les éleveurs
01:04:41Françoise Laborde
01:04:43une question
01:04:44j'allais dire
01:04:44de météorologie sociale
01:04:46je sais que l'exercice
01:04:47est toujours difficile
01:04:48mais est-ce que vous avez
01:04:49l'impression
01:04:50que cet agacement
01:04:51cette colère
01:04:52voire ce désespoir
01:04:53il touche essentiellement
01:04:55la filière des éleveurs
01:04:56où elle s'étend aujourd'hui
01:04:57à tout le monde agricole
01:04:59et est-ce qu'on pourrait imaginer
01:05:01que ou non justement
01:05:02de la solidarité agricole
01:05:04d'autres viennent
01:05:05en soutien des éleveurs
01:05:07est manifeste
01:05:08parce que c'est vrai
01:05:09que l'agriculture en France
01:05:11souffre beaucoup
01:05:12et où en êtes-vous ?
01:05:15Est-ce qu'il pourrait y avoir
01:05:16une union des luttes
01:05:16comme on dit à gauche ?
01:05:17En fait ça vient
01:05:19effectivement des éleveurs
01:05:20puisque l'étincelle
01:05:21vient de cette crise sanitaire
01:05:23et puis de l'absence
01:05:24la surdité de l'État
01:05:25depuis le départ
01:05:26moi j'étais dans
01:05:28toutes les réunions
01:05:28du comité national
01:05:29d'orientation des politiques
01:05:30animales et végétales
01:05:31on n'a jamais pris en compte
01:05:33notre avis
01:05:35que ce soit nous
01:05:36à la Confédération Paysanne
01:05:37ou l'autre syndicat
01:05:38la coordination rurale
01:05:40donc le mépris là
01:05:41il crée la colère
01:05:42chez les éleveurs
01:05:43et les éleveuses
01:05:43ça c'est une réalité
01:05:44après quoi
01:05:45évidemment que ça peut faire
01:05:46un effet domino
01:05:47parce qu'il y a derrière
01:05:49aussi tout ça
01:05:50l'absence de réponse
01:05:52du mal-être agricole
01:05:54depuis plusieurs années
01:05:56je rappelle quand même
01:05:58que le ministre
01:05:59notre président Macron
01:06:01avait fait des grands discours
01:06:04au salon de l'agriculture
01:06:05en disant
01:06:06qu'il promettait d'ailleurs
01:06:08des premium garanties
01:06:10pour assurer les revenus
01:06:10des paysans et des paysannes
01:06:11on attend toujours
01:06:12on attendait aussi
01:06:14par exemple
01:06:14une fermeté
01:06:16pour s'opposer
01:06:16à l'accord
01:06:17Mercosur
01:06:17qui menace
01:06:18une fois de plus
01:06:19l'élevage
01:06:19et bien la fermeté
01:06:21de la France
01:06:21on voit dans quel état
01:06:22elle est
01:06:23elle est plutôt molle
01:06:24cette fermeté là
01:06:24d'ailleurs
01:06:25je pense que même
01:06:26ils s'apprêtent
01:06:27à baisser
01:06:27le drapeau
01:06:29pour laisser passer
01:06:31cet accord
01:06:31donc vous voyez bien
01:06:32que la colère
01:06:33elle est nourrie aussi
01:06:34de toutes les défiances
01:06:36qui sont faites
01:06:37par ce gouvernement
01:06:37envers les paysans
01:06:38et les paysannes
01:06:39Un petit mot
01:06:40sur les ministres successifs
01:06:42finalement
01:06:43de tout ce qui avait été
01:06:44prévu et promis
01:06:46qu'est-ce qui leur reste
01:06:46aujourd'hui ?
01:06:49C'est une bonne question
01:06:50pas grand chose
01:06:52nous on est vraiment
01:06:53en difficulté
01:06:54en agricole
01:06:55on attendait
01:06:56de la régulation
01:06:57par exemple
01:06:58de la répartition
01:06:59de la valeur
01:07:00entre l'amont
01:07:00et l'aval
01:07:01ça c'est une chose
01:07:01qu'on attend toujours
01:07:02on attend un soutien
01:07:03aussi à l'agriculture
01:07:04biologique
01:07:05parce qu'on sait
01:07:06qu'in fine
01:07:07il faudra quand même
01:07:07sortir des pesticides
01:07:08parce que
01:07:09pour les impacts
01:07:10de la santé
01:07:11sur le climat
01:07:11la biodiversité
01:07:12on attend toujours
01:07:13moi je sais pas
01:07:14quoi vous dire
01:07:14ce qu'il reste
01:07:15de tout l'ensemble
01:07:16des ministres
01:07:17qui sont passés
01:07:17successivement
01:07:18en tout cas
01:07:18depuis les gouvernements
01:07:20de Macron
01:07:21on va de déception
01:07:22en déception
01:07:22et j'ai l'impression
01:07:23qu'on monte
01:07:23dans l'échelle
01:07:25du désespoir
01:07:26ce qui est vrai aussi
01:07:28c'est que
01:07:28ce que je peux vous dire
01:07:29c'est qu'on perd
01:07:30un nombre conséquent
01:07:31de paysans
01:07:32de paysannes
01:07:32dans les territoires
01:07:34et qu'il n'y a aucune
01:07:34politique agricole
01:07:35qui est menée
01:07:36pour arrêter
01:07:37il n'y a pas de reprise
01:07:40restez avec nous
01:07:410826 300 300
01:07:43Christophe est avec nous
01:07:44vous vouliez
01:07:45Stéphane Gallet
01:07:46vous restez avec nous
01:07:47vous vouliez intervenir
01:07:48Christophe
01:07:49bienvenue sur Sud Radio
01:07:50oui bonjour
01:07:51bonjour à Stéphane
01:07:53et puis à vos chroniqueurs
01:07:54sur le plateau
01:07:54bonsoir
01:07:55bonsoir
01:07:56bienvenue
01:07:57on vous écoute
01:07:57Christophe
01:07:58moi j'ai passé
01:08:00les trois jours
01:08:01là-bas
01:08:02oui
01:08:02et quand j'entendais
01:08:04qu'il y a eu
01:08:05un affrontement
01:08:06entre les agriculteurs
01:08:07et les CRS
01:08:08c'était strictement faux
01:08:09nous on n'a fait que reculer
01:08:11on avait essayé de freiner
01:08:12mais en aucun cas
01:08:13on a attaqué
01:08:13par contre
01:08:15oui c'est sûr
01:08:15qu'il y a des éléments
01:08:17de l'ultra gauche
01:08:18ou des black blocs
01:08:19clairement identifiés
01:08:20par les CRS
01:08:21qui eux
01:08:22s'en sont pris au CRS
01:08:24nous on n'a fait que
01:08:25protéger
01:08:26et reculer
01:08:27oui ça c'est
01:08:28encore
01:08:29un autre sujet
01:08:31qui est important
01:08:32ce qui est amusant
01:08:33j'ai un tweet
01:08:34sous les yeux
01:08:34c'est les soulèvements
01:08:35de la terre
01:08:35qui avait tout cassé
01:08:37à Sainte-Sauline
01:08:38il faut quand même le rappeler
01:08:38qui ont osé twitter hier
01:08:40appel à sortir les blocages
01:08:41en Ariège
01:08:42à soutenir les blocages
01:08:43en Ariège
01:08:44nous appelons à se mobiliser
01:08:46pour rejoindre le blocage
01:08:46en cours sur la ferme
01:08:47de Mourisco en Ariège
01:08:48où plus de 200 bovins
01:08:49doivent être abattus
01:08:50ils rappellent
01:08:51est-ce qu'il n'y a pas
01:08:52un danger quand même
01:08:52que certains
01:08:53veuillent mettre de l'huile
01:08:54sur le feu
01:08:54alors ce qu'il y a de pathétique
01:08:55c'est quand même les gens
01:08:56qui d'habitude
01:08:57passent leur temps
01:08:57à cracher sur les agriculteurs
01:08:59et à détruire
01:09:00leur outil de travail
01:09:01Stéphane Gallet
01:09:01déjà je ne peux pas
01:09:03vous laisser dire ça
01:09:04parce qu'en fait
01:09:05j'ai lu leur tweet
01:09:05j'ai lu leur tweet
01:09:07non mais
01:09:08ils travaillent aussi
01:09:09pour sortir
01:09:10de la dépendance
01:09:12à l'industrie
01:09:12qui malmène
01:09:13les paysans
01:09:14les paysannes
01:09:15et en tout cas
01:09:15la violence
01:09:16là à l'heure actuelle
01:09:17celle qui s'est exprimée
01:09:18en Ariège
01:09:19et celle que moi
01:09:19j'ai vécue aussi
01:09:20dans le doux
01:09:21elle ne venait pas
01:09:21des paysans
01:09:22des paysannes
01:09:22elle ne venait pas
01:09:23des militants
01:09:24qui s'opposaient au blocage
01:09:25elle venait bien
01:09:25de l'autoritarisme
01:09:27de l'état
01:09:27c'est ça la vérité
01:09:29en vrai
01:09:29et moi j'ai appelé
01:09:30j'ai appelé
01:09:31Annie Genevard
01:09:31à l'apaisement
01:09:32en lui disant
01:09:33il faut trouver
01:09:33des portes de sortie
01:09:34je vous rappelle quand même
01:09:35que tous les représentants
01:09:38de la profession
01:09:39en Ariège
01:09:40avaient proposé
01:09:41un protocole
01:09:42d'expérimentation
01:09:43justement pour sortir
01:09:45de ce blocage
01:09:46pour sortir
01:09:46de cette impasse
01:09:47et ça a été
01:09:48balayé d'un revers de main
01:09:49donc quand on dit
01:09:50qu'il y a de la violence
01:09:51elle vient de l'état
01:09:52elle ne vient pas d'ailleurs
01:09:53et il est frappant
01:09:55de voir à quel point
01:09:56la répression
01:09:57qui a été exercée
01:09:58a bouleversé
01:10:00les paysans
01:10:01les agriculteurs
01:10:02je suis frappé
01:10:03par un paradoxe
01:10:05face à la délinquance
01:10:07ordinaire
01:10:08qui fait
01:10:08de la délinquance
01:10:10un métier
01:10:11je trouve que parfois
01:10:12l'autorité
01:10:13régalienne
01:10:14est très faible
01:10:15est très lâche
01:10:16en revanche
01:10:17devant des catégories
01:10:19qui sont parfaitement
01:10:21honorables
01:10:22et qui tout à coup
01:10:23sont saisies
01:10:24par la tristesse
01:10:26et le désespoir
01:10:27là bizarrement
01:10:28on s'en prend
01:10:29avec une forme
01:10:31de violence
01:10:32à ce qu'elles représentent
01:10:33à ce qu'elles font
01:10:34il y a quelque chose
01:10:35tout de même
01:10:36de tragiquement paradoxal
01:10:38là-dedans
01:10:38Dominique
01:10:39vous qui étiez
01:10:40hier dans l'Ariège
01:10:41vous confirmez
01:10:42vous dites
01:10:43qu'il y a eu
01:10:43des violences
01:10:44qui venaient
01:10:45de mouvements
01:10:45de black bloc
01:10:46etc
01:10:47vous le confirmez
01:10:47il n'y a pas de Dominique
01:10:49non c'est pas
01:10:50c'est Christophe
01:10:50pourquoi Dominique
01:10:51pourquoi je dis Dominique
01:10:52Christophe
01:10:52oui bien sûr
01:10:54on les a vus arriver
01:10:55et puis ils étaient là
01:10:56pour en découdre
01:10:57donc c'est pas
01:10:59la même version
01:10:59que Stéphane Gallet
01:11:00alors il n'y a pas
01:11:01que les forces de l'ordre
01:11:02qui font des violences
01:11:03dans ces cas-là
01:11:04moi je ne l'ai pas
01:11:06ressenti comme ça
01:11:06on a été violenté
01:11:08puisque nous
01:11:09on ne voulait pas
01:11:09l'abattage
01:11:10et je voulais rebondir
01:11:11moi je suis vigneron
01:11:12donc vous voyez
01:11:13je n'ai rien à voir
01:11:14avec les vaches
01:11:14et on est monté
01:11:16du 34
01:11:17pour soutenir
01:11:18cet éleveur
01:11:19d'accord
01:11:21que des vitis
01:11:22d'accord
01:11:23en tout cas merci
01:11:24c'est ça qui est intéressant
01:11:25c'est d'entendre justement
01:11:26la solidarité
01:11:26entre les paysans
01:11:27cette solidarité
01:11:27du monde agricole
01:11:28et comme je rappelais
01:11:30il y a quelques instants
01:11:32les viticulteurs
01:11:33en leur temps
01:11:34en héros
01:11:34ils ont été à la tête
01:11:35de manifestations
01:11:36vous étiez peut-être
01:11:37pas né monsieur
01:11:38mais on se rappelle
01:11:39de Maffre-Bauger
01:11:40qui était
01:11:40Emmanuel Maffre-Bauger
01:11:42qui était député européen
01:11:43communiste de mémoire
01:11:44absolument
01:11:44merci beaucoup
01:11:46en tout cas
01:11:47Stéphane Gallet
01:11:47d'avoir accepté
01:11:48notre invitation
01:11:49porte-parole
01:11:49de la Confédération
01:11:50Paysanne
01:11:51et merci à vous
01:11:52Christophe
01:11:530826 300 300
01:11:55ça continue
01:11:55on reste ensemble
01:11:56jusqu'à 19h30
01:11:57c'est une édition spéciale
01:11:59Sud Radio
01:12:01parlons vrai
01:12:02les vrais voix Sud Radio
01:12:0617h20
01:12:07Philippe David
01:12:08Cécile de Ménibus
01:12:09et autour de cette table
01:12:11et cette édition spéciale
01:12:12on revient sur
01:12:13les agriculteurs
01:12:15bien entendu
01:12:16vous êtes très nombreux
01:12:17à nous appeler
01:12:18au 0826 300 300
01:12:20avec Philippe Bilger
01:12:22avec Samuel Botton
01:12:23expert en communication
01:12:25chez Step Conseil
01:12:26et puis Françoise Laborde
01:12:28bien entendu
01:12:28et Philippe David
01:12:30et ça sonne
01:12:31au 0826 300 300
01:12:32et c'est Dorian
01:12:33qui est avec nous
01:12:33bonsoir Dorian
01:12:34bonsoir Dorian
01:12:35bonsoir
01:12:36vous vouliez réagir
01:12:37vous êtes céréalier
01:12:38en Ile-de-France
01:12:39dans l'Essonne
01:12:40et vous dites que
01:12:43c'est le ras-le-bol général
01:12:44aussi pour vous
01:12:44oui
01:12:45il n'y a pas que
01:12:46enfin les éleveurs
01:12:47ils sont touchés
01:12:48de plein fouet
01:12:49et franchement
01:12:50je leur souhaite
01:12:50beaucoup de courage
01:12:51parce que
01:12:51ce qu'ils sont en train
01:12:52d'endurer
01:12:52c'est inadmissible
01:12:54on n'abat pas
01:12:56un troupeau entier
01:12:57pour une vache malade
01:12:58vous savez
01:12:59nos députés
01:13:00quand il y en a un
01:13:01qui est véreux
01:13:01on n'abat pas le troupeau
01:13:02pourtant
01:13:02on devrait
01:13:03on devrait
01:13:05parce que
01:13:05ça me rend malade
01:13:07et puis
01:13:07comme vous voyez
01:13:08tous les CRS
01:13:09qu'il y avait
01:13:09on n'est pas des délinquants
01:13:11on est des paysans
01:13:13je suis désolé
01:13:14c'est dur pour moi
01:13:16de voir ça
01:13:16parce que
01:13:17j'ai l'impression
01:13:18d'être un délinquant
01:13:18que j'avais
01:13:19qui vend de la drogue
01:13:19dans les petits coins de cité
01:13:20et encore eux
01:13:22ils sont mieux
01:13:23que nous
01:13:24parce qu'il n'y a pas
01:13:24de charge
01:13:26vous voyez
01:13:26mais bon
01:13:28pour en revenir
01:13:28à ce qui se passe
01:13:29j'ai même pas les mots
01:13:32pour décrire
01:13:32vous vous rendez compte
01:13:33des gens
01:13:34qui vont donner leur vie
01:13:35pour nourrir
01:13:37les français
01:13:38et finir comme ça
01:13:39pour nous c'est aussi terrible
01:13:41j'ai envie de réagir
01:13:42d'orient
01:13:42vous êtes céréalier
01:13:45monsieur
01:13:45et en même temps
01:13:46vous êtes
01:13:48infiniment
01:13:48solidaire
01:13:49avec les éleveurs
01:13:51ça veut dire
01:13:52que tout le monde
01:13:52agricole
01:13:53est mobilisé
01:13:54est indigné
01:13:56malheureusement
01:13:57non
01:13:57parce que
01:13:57moi je suis céréalier
01:13:58mais je ne suis pas
01:14:00je ne suis pas syndiqué
01:14:00je ne suis pas à la FNSEA
01:14:01et tous mes voisins
01:14:02enfin pas tous
01:14:03mais une bonne partie
01:14:04des voisins agriculteurs
01:14:05de mon côté
01:14:06ils sont à la FNSEA
01:14:07et si monsieur Rousseau
01:14:09dit il ne faut pas bouger
01:14:10ils ne bougeront jamais
01:14:10même s'ils sont écœurés
01:14:12je ne dis pas le contraire
01:14:13ils doivent être écœurés
01:14:14mais ils ne bougeront pas
01:14:14mais pourquoi
01:14:15ils ne bougent pas
01:14:16c'est la ligne du parti
01:14:18on la suit
01:14:18et en avant Guingamp
01:14:19ça marche comme ça
01:14:20ils obéissent
01:14:21ah ouais
01:14:22ils obéissent
01:14:22monsieur Rousseau a dit
01:14:23il ne faut pas bouger
01:14:23ben ils ne bougeront pas
01:14:25donc il n'y aura rien
01:14:26qui se passe
01:14:27là vous voyez
01:14:27vous êtes peut-être pas au coin
01:14:28en clair vous nous dites
01:14:29c'est pour ça que ça ne peut pas changer
01:14:31et c'est ça que vous dites
01:14:32oui c'est ça
01:14:33parce que le parti principal
01:14:36syndicaliste des agriculteurs
01:14:38a décidé que personne ne bougera
01:14:40donc personne ne va bouger
01:14:41les jeunes agriculteurs
01:14:42c'est pareil
01:14:43et ça c'est bien malheureux
01:14:45et vous savez tout à l'heure
01:14:46à Chartres
01:14:46il y a une heure de ça
01:14:47il y a eu la coordination rurale
01:14:49qui est arrivée
01:14:50avec des bottes de foin
01:14:51partout au conseil général
01:14:53ça il n'y avait que la coordination rurale
01:14:56il n'y avait pas la FNSEA
01:14:58et malheureusement
01:14:59ici c'est le
01:15:00c'est l'un ou l'autre
01:15:01c'est ça
01:15:01allez restez avec nous Dorian
01:15:030826 300 300
01:15:05c'est Ludovic qui est avec nous
01:15:06de Mont-de-Marsan
01:15:06bonsoir Ludovic
01:15:07bonsoir Ludovic
01:15:08bonsoir Cécile
01:15:09bonsoir Philippe
01:15:10bonsoir et bienvenue voir
01:15:11on vous écoute Ludovic
01:15:13vous vouliez témoigner
01:15:14oui moi déjà
01:15:15par rapport au gémage
01:15:16que j'ai vu hier soir
01:15:17j'ai mal à ma France
01:15:18il ne faut pas oublier
01:15:19bon je défends souvent
01:15:21les corporations de policiers
01:15:23et les agriculteurs
01:15:24bien sûr
01:15:24il ne faut pas oublier
01:15:25que les policiers oublient
01:15:26que les agriculteurs
01:15:27ils nourrissent également
01:15:29comme ils nourrissent
01:15:29beaucoup de français
01:15:30j'aurais bien voulu
01:15:32que pour une fois
01:15:33hier soir
01:15:34ils ne respectent pas
01:15:34forcément certains ordres
01:15:35d'un état qui confond
01:15:36autoritarisme et autorité
01:15:38et voilà
01:15:40aujourd'hui
01:15:41la PAC
01:15:41telle qu'elle a été fondée
01:15:43en 62
01:15:44n'a plus rien à voir
01:15:45on ne sait plus défendre
01:15:46les intérêts vitaux
01:15:47de la nation
01:15:47on a des gouvernants
01:15:48qui ne font que mentir
01:15:50notamment nos agriculteurs
01:15:52et je reste poli
01:15:54qui pense à du libre-échange
01:15:55qui ne régule plus
01:15:57qui crée des déséquilibres
01:15:58et qui crée forcément
01:16:00de la peine
01:16:02j'ai entendu votre agriculteur
01:16:03purée tout à l'heure
01:16:04il y en a eu deux
01:16:05qui ont pleuré
01:16:05mal pour lui
01:16:06oui
01:16:07c'est malheureux
01:16:10et aujourd'hui
01:16:11on a besoin
01:16:11on a besoin
01:16:12de notre agriculture
01:16:13mais là tout est fait
01:16:14pour les détruire
01:16:14pas des traités
01:16:15qui ne protègent pas
01:16:16tout est déséquilibré
01:16:18purée n'est régulier
01:16:19les agriculteurs
01:16:19n'arrivent plus
01:16:20à vivre de leur travail
01:16:21certains se suicident
01:16:23enfin ça devient
01:16:23complètement malheureux
01:16:25Dorian
01:16:26vous entendez
01:16:26vous entendez quand même
01:16:28les français derrière vous
01:16:29vous entendez
01:16:29vous voyez
01:16:30sur les réseaux sociaux
01:16:32vous sentez cette mobilisation
01:16:33oui heureusement
01:16:34qu'ils sont encore là
01:16:35mais moi j'appellerais
01:16:36à une grosse mobilisation
01:16:37sur Paris
01:16:37c'est là où il y a le pouvoir
01:16:39c'est là-bas où il faut aller les voir
01:16:40mais malheureusement
01:16:41si on fait ça
01:16:41vous savez comment ça va finir
01:16:42les gilets jaunes
01:16:44ils ont pris très très cher
01:16:45et c'est ce qui nous attend
01:16:47si on fait pareil
01:16:48vous savez
01:16:49le gouvernement
01:16:50surtout le président
01:16:51il n'en a rien à faire
01:16:51des français
01:16:52lui ce qu'il veut
01:16:53c'est faire son petit plan
01:16:55qui a été programmé
01:16:56par l'Europe
01:16:56par von der Leyen
01:16:57et il fera coûte que coûte
01:16:58ce qu'on lui dit de faire
01:16:59et si on y va là-haut
01:17:01on va se faire encore taper dessus
01:17:03et on n'a pas envie
01:17:04d'être bornier
01:17:05on n'a pas envie
01:17:05d'avoir des mains arrachées
01:17:06comme il y en a eu
01:17:06et je suis désolé
01:17:09mais c'est
01:17:09non mais on comprend
01:17:10moi c'est France
01:17:11moi mais j'en sais
01:17:12ils sont pour la France
01:17:14et quand je vois
01:17:15ce qui se passe là
01:17:16c'est dégueulasse
01:17:18il n'y a pas de mots
01:17:19il n'y a pas de mots à dire
01:17:20c'est dégueulasse
01:17:20là ce qu'il faudrait
01:17:22c'est tous les français
01:17:22on monte tous à Paris
01:17:23avec des fourches
01:17:24et on va le chercher vraiment
01:17:25le Macron
01:17:25alors ça
01:17:27il ne faut pas faire
01:17:27la révolution non plus
01:17:28non il ne faut pas
01:17:29qu'est-ce que vous voulez faire
01:17:31malheureusement
01:17:31il n'y a rien
01:17:32il y a des élections
01:17:33dans un an
01:17:33un peu moins d'un an et demi
01:17:35oui mais vous savez
01:17:36ça ne change pas grand chose
01:17:37parce qu'on a nos bons
01:17:39personnes qui vont dire
01:17:40il faut voter contre
01:17:41le Front National
01:17:42sur le RN
01:17:43attention oh là là
01:17:43c'est trop dangereux
01:17:45mais le citoyen est libre
01:17:46oui
01:17:47chacun peut voter
01:17:48pour qui il veut
01:17:49dans l'isoloir
01:17:50on ne vous met pas
01:17:51un revolver sur la tempe
01:17:52en disant
01:17:52mais t'es si
01:17:53et pas ça
01:17:53ça c'est
01:17:54après les français
01:17:55choisissent
01:17:55oui
01:17:55mais quand vous voyez
01:17:56Macron
01:17:57il a été élu
01:17:58avec combien de pourcentage
01:17:59ah oui
01:17:59les actions ont toujours tort
01:18:01oui
01:18:02c'est sûr
01:18:03mais bon
01:18:04comme vous voyez
01:18:05moi je suis désolé
01:18:06à un moment
01:18:07il faut vraiment une révolte
01:18:08sinon on n'arrivera à rien
01:18:09et puis il n'y a pas
01:18:10que le monde agricole
01:18:10mais il y a tout le monde
01:18:11qui va mal regarder Brent
01:18:12c'est fini
01:18:12il y a 700 ans salariés
01:18:14on va en parler
01:18:14dans quelques minutes
01:18:15on va en parler
01:18:16en tout cas Dorian
01:18:17merci mille fois
01:18:18pour ce témoignage
01:18:20et merci beaucoup
01:18:20en tout cas
01:18:21de nous avoir fait confiance
01:18:22merci Ludovic
01:18:23vous restez avec nous
01:18:24dans un instant
01:18:24le coup de gueule
01:18:25de Philippe David
01:18:26en France
01:18:27on peut organiser
01:18:28un festival
01:18:29pour cracher sa haine
01:18:30des forces de l'ordre
01:18:31c'est demain à Toulouse
01:18:32et on en parle
01:18:32dans un instant
01:18:33tout de suite
01:18:33tout de suite
01:18:35on va parler de votre argent
01:18:36avec Thomas Binet
01:18:37les incontournables
01:18:38de la copropriété
01:18:39et on reste en dénition spéciale
01:18:40jusqu'à 19h30
01:18:41et on reste en dénition spéciale
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