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  • il y a 15 heures
Ce mercredi 25 février, Alexandre Hezez, stratégiste indépendant, s'est penché sur le retour en force de la vieille économie malgré la montée de l'IA, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00On passe à la bourse cash et on reçoit Alexandre Ezez, des établissements Alexandre Ezez,
00:07stratégiste indépendant qui est avec nous régulièrement à cette antenne.
00:12Votre verdict avec lequel vous venez, évidemment, vous l'assumez.
00:15Je l'assume.
00:16Bien, lequel est-il ?
00:18Eh bien écoutez, j'assume que...
00:20On peut se tutoyer.
00:21On peut se tutoyer, mais les grands gagnants de l'IA, le marché est en train de le démontrer,
00:27mais ce sont les acteurs de la vieille économie.
00:30C'est une véritable revanche.
00:32Boum !
00:33Oui, la revanche de la vieille économie est nouvelle d'ailleurs.
00:37Elle a sa part en tout cas dans ces nouveaux records signés par le CAC 40
00:40parce qu'il y a très peu de titres qui soient directement liés à l'IA
00:45et donc on est un peu moins soumis à cette volatilité.
00:48Maintenant, ce qui est intéressant, c'est de se dire...
00:53On commençait à se le dire hier dans BFM Bourse.
00:55C'est vrai que la vieille économie est en train de repartir en flèche,
00:59ne serait-ce que du côté de Wall Street.
01:01On voit les performances des Caterpillar, des John Deere,
01:04des secteurs qui ne sont pas disruptés par l'IA,
01:06qui ne sont pas menacés de disruption.
01:07Maintenant, est-ce que ce n'est pas un trade trop évident,
01:11comme on dit sur les marchés ?
01:12Alors, évidemment que c'est un trade qui apparaît à postérieure évident,
01:17mais beaucoup d'investisseurs ont encore des doutes vis-à-vis des valorisations
01:21quand on voit les Walmart, les Costco, etc.
01:24Ça peut prêter effectivement à confusion.
01:26Ce qui est assez intéressant, c'est de voir la vieille économie dans sa globalité.
01:30Évidemment, à travers l'intelligence artificielle, à la fois de l'amont à l'aval.
01:35En amont, on se rend compte que la construction des data centers,
01:39l'IA finalement, ou le cloud en général, c'est un gigantesque,
01:43c'est un mastodon physique en fait.
01:44Et donc, l'industrie, vous parliez de Caterpillar,
01:47mais aussi toute l'industrie de la construction en général,
01:51est en train d'en profiter de manière assez significative.
01:54Et évidemment, on a ce soir les résultats d'NVIDIA,
01:57mais je dirais qu'on a une visibilité assez importante
02:00et on sait très bien que les investissements dans les GPU
02:04et les semi-conducteurs en général vont s'accélérer pour les prochaines années.
02:09Mais ces acteurs-là, en amont, vont en profiter.
02:11Et puis, vous avez aussi, au centre du débat, l'intelligence artificielle.
02:16Il ne faut pas oublier que c'est une révolution systémique du logiciel,
02:22de l'algorithmie, mais c'est surtout une révolution des data.
02:25Et vous avez ces acteurs de la vieille économie,
02:27beaucoup d'acteurs de la vieille économie,
02:29qui profitent, de par leur expérience, de data importante dans leur historique.
02:35Prenons Walmart, par exemple, qui a des data sur ses clients
02:39de manière très significative, 280 millions de consommateurs
02:43chez Walmart, qui peuvent après travailler sur leur IA
02:45pour à la fois sélectionner, optimiser leur distribution.
02:50C'est ce que j'allais dire.
02:51Il faut faire attention à ce « wording », entre guillemets,
02:54enfin, ce message aux investisseurs,
02:57parce qu'on voit que certains s'y cassent le nez.
03:01Et c'est le cas de Publicis, par exemple, qui disaient,
03:03« Nous, historiquement, on est la première valeur IA,
03:06on a la première valeur data, on a trop, trop de données à vendre. »
03:09Mais justement, ça leur est revenu dans la tête.
03:12Et en fait, les entreprises ont à travailler un message
03:15de manière de plus en plus complexe au sujet de ces dynamiques.
03:19De plus en plus complexe.
03:21Et on voit effectivement avec Anthropik,
03:22parce qu'on va arriver progressivement dans l'ère,
03:25on avait l'intelligence artificielle, mais dans l'ère de l'agent.
03:27Et c'est ça qui est en train de changer.
03:29C'est-à-dire que c'est tellement rapide que vous allez avoir
03:31des remplacements de pans entiers.
03:33On parlait évidemment en filigrane de toute l'industrie de logiciels.
03:37Mais Publicis arrive dans cette industrie-là,
03:39où finalement, l'agent pourra en partie remplacer l'activité.
03:44À l'inverse, vous avez Ipsos, Bureau Veritas,
03:47qui utilise notamment Bureau Veritas dans ses résultats
03:49à décrire l'intelligence artificielle
03:51comme une source, en tout cas, de valeur ajoutée
03:54et de rentabilité.
03:56Ipsos aussi, alors que ce n'est pas possible.
03:58Au départ, on pensait que pour Ipsos,
04:00c'était finalement une contrainte et une menace.
04:02Et on commence à voir qu'ils réussissent à analyser,
04:06en tout cas, à aller encore plus loin dans leur propre métier
04:10pour mettre en place de la croissance.
04:12Donc, ce qui a un vrai changement,
04:15c'est qu'il va falloir étudier les entreprises,
04:17regarder leurs discours et voir comment
04:19toutes les entreprises ne vont pas être Kodak
04:21d'il y a quelques années.
04:23Mais c'est ça le risque.
04:24Évidemment, il va y avoir des gagnants et des perdants.
04:26Et ce qui est aussi intéressant,
04:28alors on vient d'en parler avec votre précédent interlocuteur,
04:30c'est effectivement, dans la vieille économie,
04:32il y a deux choses que je voulais dire par rapport à mon interjection.
04:36C'est l'énergie, évidemment.
04:38Quand on voit les résultats d'Iberdrola, d'Indessa,
04:40sur les réseaux électriques,
04:41on va avoir un besoin massif de réseaux électriques.
04:43Sur les Schneider, sur les Legrand ?
04:45Les Schneider et les Legrand dans la construction.
04:47Et ça, ça va être extrêmement puissant en termes d'investissement.
04:51Et ces entreprises-là vont avoir des parts de marché importantes.
04:54Je rappelle que dans le discours de l'Union de Donald Trump,
04:56il y a eu un petit mot quand même intéressant.
04:58Évidemment, il parle de pouvoir d'achat,
04:59mais il est en train de forcer les hyperscalers
05:01à produire leur propre électricité.
05:04Mais oui !
05:04C'est important, Donald Trump, quand il dit ça,
05:07parce que c'est évidemment pas prendre l'électricité
05:10de l'Américain moyen qui va le payer plus cher.
05:13Mais faire exploser sa facture.
05:16Et ça, c'est important, parce que ça va créer,
05:18effectivement, là aussi, on parle beaucoup des data centers,
05:20mais aussi d'un besoin des hyperscalers de construire de l'énergie.
05:26Et puis, dernier secteur qui, pour moi, est celui de la vieille économie
05:28et non des moindres, c'est le secteur financier.
05:31Alors, évidemment, il va y avoir des perdants, des gagnants.
05:33On a vu des analyses hier sur le secteur des cartes bancaires
05:37qui pouvaient être destructées, des choses comme ça.
05:38Mais ce qui est important, c'est qu'on va avoir énormément,
05:42un besoin énorme d'investissement.
05:44Le secteur de l'assurance, notamment l'assurance vie,
05:47a ce capital d'investissement à long terme disponible.
05:50Et ce capital va être revalorisé et prendre de la valeur
05:53parce que les monstres d'investissement qui vont être faits
05:57vont être à trouver, notamment chez les assureurs.
06:00Et là, on risque d'avoir des mouvements de concentration,
06:03peut-être par rapport à des hyperscalers
06:06qui vont avoir besoin de ces sociétés d'assurance
06:09pour mettre en place leurs investissements futurs.
06:11– Effectivement, et ça reste des dynamiques à suivre
06:15pour les mois à venir.
06:16Tiens, on parlait d'Ipsos tout à l'heure.
06:18Ça leur réussit bien quand même.
06:20Ça gagne quasiment 7%, 32,62 euros après les résultats
06:25qui ont été remarqués.
06:27Si on fait un petit peu, globalement, on le fera vendredi,
06:30le bilan des publications du côté de la Bourse de Paris.
06:34On aura eu le gros et puis l'essentiel, notamment du CAC 40.
06:39On voit qu'il y a quand même, on va dire,
06:42une majeure partie en termes fondamentaux de déception,
06:45mais des réactions boursières,
06:47des réactions boursières qui sont majoritairement positives.
06:50Et d'ailleurs, ça a tendance à nous mettre
06:53à des records absolus sur le CAC 40.
06:56Maintenant, il ne faut pas oublier que la volatilité,
06:58elle a fait son retour sur les marchés
06:59et que pour un gérant, ça ne doit quand même être pas commode
07:01de gérer ces très, très gros mouvements.
07:03On avait perdu l'habitude d'avoir d'aussi gros mouvements
07:05en un trendet à l'intérieur des indices.
07:08Alors, à l'intérieur des indices,
07:09c'est vrai que les mouvements sont assez forts.
07:10On a une dispersion qui est assez forte
07:14et surtout qui est peu, finalement, visible
07:16sur les propres indices, qui ne touchent pas tellement.
07:18Et c'est vrai que ça peut être à la fois dur pour un gérant,
07:21mais c'est quand même une source de beaucoup d'opportunités
07:25parce que cette rotation sectorielle,
07:27elle était en partie attendue.
07:29Vous aviez quand même des gros mastodons de la cote
07:33dans lesquelles les gérants étaient plutôt sous-investis.
07:35Alors, je voudrais, effectivement, comparaison n'est pas raison,
07:38mais rappelons-nous quand même, en 2001, en 2002,
07:41même si on n'est pas dans la même époque,
07:42on a eu un retour des valeurs dits value de la vieille économie.
07:47On appelait ça la vieille Europe à l'époque,
07:50de 2001 à 2006,
07:52qui a surperformé le marché de manière régulière
07:55par rapport à les anciens succès qu'il y avait à l'époque,
07:58les dot-com, etc.
07:59Donc, on peut imaginer un retournement comme ça
08:02où les valeurs de la vieille économie,
08:05et l'Europe, c'est évidemment, vous avez des ASML, etc.,
08:08mais c'est en partie la vieille économie, effectivement,
08:10reprennent des couleurs progressivement
08:12parce qu'elles vont profiter de toutes ces nouvelles technologies,
08:15notamment l'IA et la data.
08:16Et oui, continuer à scruter les performances de l'économie traditionnelle,
08:20enfin, pas abuser non plus,
08:21mais là, les perspectives restent quand même entières.
08:24Merci infiniment, Alexandre Ezes, d'avoir été avec nous.
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