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Mercredi 8 avril, François Sorel a reçu Isabelle Bordry, fondatrice de Retency, Tristan Nitot, directeur associé Communs Numériques et Anthropocène chez OCTO Technology, et Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, Léa Benaim, journaliste BFM Business, Salomé Ferraris, journaliste BFM Tech, Raya Pelletier, directrice générale adjointe de Food Hotel Tech, Arnaud Delisée, PDG de Jobotto, Hervé Debbah, président de j-Aime.fr, et Noé Zaabi, cofondateur de Châtaigne, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:00:06BFM Business et Tech & Co présente Tech & Co, la quotidienne, François Sorel.
00:00:13Bonsoir à toutes et à tous, merci d'être là en ce mercredi soir heureux de vous retrouver.
00:00:18J'espère que vous avez passé une bonne journée. Nous voilà fin prêt pour nos 90 minutes de Tech
00:00:23quotidienne. Bienvenue dans Tech & Co, à la fois, vous le savez, à la radio, à la télé, mais aussi
00:00:28en replay et en podcast. Alors, au sommaire, pour ce Tech & Co en cette mi-semaine, eh bien,
00:00:34dans quelques instants, on va évoquer ce cri d'alarme d'Arthur Mench, le fondateur de Mistral,
00:00:39concernant la souveraineté. 22 mesures qu'on va vous détailler dans quelques instants.
00:00:44On parlera aussi encore d'IA, mais cette fois-ci, de l'autre côté de l'Atlantique, celle d'Antropique.
00:00:49Mythos serait une IA, donc développée par Anthropique, qui serait hyper puissante, voire même dangereuse.
00:00:55Qu'est-ce que ça veut dire une IA dangereuse ? On essaiera de comprendre tout ça. Et puis,
00:00:59en toute fin de ce Tech & Co, on s'intéressera au secteur du tourisme, qui est bien évidemment,
00:01:04lui aussi, boosté par l'IA. Et on en parlera à l'occasion du salon Food Hotel Tech qui aura
00:01:08lieu
00:01:09la semaine prochaine. On recevra trois startups dans la réception, mais aussi dans des robots
00:01:14qui servent dans des restaurants. Il y a pas mal de choses assez intéressantes, des startups
00:01:18françaises d'ailleurs. Merci d'être là, bienvenue. C'est parti pour Tech & Co,
00:01:21pour les quotidiens.
00:01:25Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:01:29Et oui, et comme chaque soir, vous le savez, pour commencer, on ne déroge pas à cette règle.
00:01:34Une heure pour revenir sur l'actualité tech du jour, avec ce soir sur le plateau de Tech & Co,
00:01:39Isabelle Bordry. Bonsoir Isabelle.
00:01:41Bonjour François.
00:01:42Fondatrice de Retency. Il y a quelques années, tu étais aussi la patronne de Yahoo France.
00:01:47Absolument.
00:01:47Europe aussi, non ?
00:01:48Un peu Europe aussi. Lui aussi a eu des fonctions européennes.
00:01:53Absolument.
00:01:54Tristan Nitto, bonsoir.
00:01:55Bonsoir.
00:01:56Directeur associé commun numérique et anthropocène chez Autotechnologie.
00:01:59Et il y a aussi quelques années, tu étais le patron Europe de Mozilla, de la fondation
00:02:03Mozilla. Firefox, etc., etc., qu'on connaît bien sûr.
00:02:07On continue à l'utiliser d'ailleurs.
00:02:09Forcément.
00:02:09Absolument.
00:02:10Et Frédéric Simotel, mon binôme, comment ça va Fred ?
00:02:14Eh bien écoute, en pleine forme, en plus avec cette actue, on se dit parfois on pourrait
00:02:17fresque faire deux émissions.
00:02:18Mais bien sûr.
00:02:19Mais c'est pour ça qu'on a une quotidienne.
00:02:21Mais il nous faudrait deux Léa Béné.
00:02:23Deux Léa Béné.
00:02:24Ça ferait beaucoup quand même.
00:02:26Parce qu'il baisse la tête, il dit ça ferait beaucoup.
00:02:28Il ne faut pas exagérer quand même.
00:02:29On lui fait un gros bisou.
00:02:30Allez-y.
00:02:32Alors, pour débuter, donc, je vous le disais, sujet très intéressant.
00:02:35Comment faire en sorte que l'Europe reste dans la course technologique face aux Américains
00:02:40et aux Chinois ?
00:02:41Ça fait longtemps qu'on se pose cette question.
00:02:43Pour Arthur Mench, patron de Mistraléa, la réponse se joue maintenant.
00:02:47La pépite française de Léa vient de publier 22 mesures d'urgence pour éviter que l'Europe
00:02:53ne devienne un simple état vassal des États-Unis et de la Chine.
00:02:57Anthony Morel nous en parlait ce matin dans Godbornic Business.
00:02:59On l'écoute.
00:03:01Et le message est d'autant plus fort qu'il vient d'un des seuls acteurs européens crédibles
00:03:06pour mener cette bataille mondiale de l'intelligence artificielle.
00:03:09Alors, parmi les mesures proposées, il y a par exemple l'instauration d'une préférence
00:03:14européenne dans les services numériques.
00:03:16En clair, quand une entreprise ou quand l'État ou une collectivité achète du cloud
00:03:19ou de l'intelligence artificielle, eh bien, elle devrait privilégier des acteurs
00:03:23européens.
00:03:24Alors après, il faut encore le mettre en place.
00:03:26Un des leviers qui sont proposés, c'est par exemple un avantage fiscal
00:03:30pour les entreprises qui utilisent des infrastructures IA qui sont basées en Europe.
00:03:34Ça, c'est pour le premier volet.
00:03:35Le deuxième axe, c'est d'attirer les talents.
00:03:37La guerre de l'IA, c'est évidemment une guerre des cerveaux.
00:03:40Et donc, Mistral préconise notamment la mise en place d'une AI Blue Card.
00:03:44C'est une sorte de visa express européen pour les chercheurs et les ingénieurs en
00:03:49intelligence artificielle qui seraient délivrés en 15 jours maximum, qui auraient une validité
00:03:53de 4 ans.
00:03:54Il y a déjà une carte bleue européenne pour les travailleurs hautement qualifiés.
00:03:57Ça existe, sauf qu'aujourd'hui, c'est un dispositif qui est bureaucratiquement assez
00:04:01lourd, qui est surtout utilisé par l'Allemagne, pas vraiment par les autres pays.
00:04:04Donc, il s'agirait de dépoussiérer un petit peu tout ça.
00:04:06Et puis, le troisième axe, c'est la bataille de la data.
00:04:09C'est le carburant de l'intelligence artificielle.
00:04:11Le rapport préconise, par exemple, la mise en place d'une base de données européenne
00:04:14qui centraliserait toutes les œuvres tombées dans le domaine public pour qu'on puisse
00:04:18entraîner les modèles d'IA avec.
00:04:20Bon, sachant que tous les grands groupes européens d'IA siphonent allègrement toutes les données
00:04:24possibles et imaginables, on peut se dire que cette mesure-là est peut-être un peu naïve.
00:04:27Mais l'idée de fond derrière tout ça, c'est de dire que le futur se joue maintenant.
00:04:30Soit on prend des mesures pour bâtir une souveraineté technologique durable, soit
00:04:34on se condamne à devenir encore plus dépendant des États-Unis et de la Chine.
00:04:40Voilà, caractère d'urgence de la part d'Arthur Mensch avec toutes ces mesures.
00:04:45Anthony Morel a bien expliqué tout ça.
00:04:48On en parlait tout à l'heure avec Isabelle en préparant cette émission, mais c'est
00:04:51vrai que quand on voit les montants des financements aux États-Unis, si on compare ça à la France,
00:04:59à l'Europe, c'est x100 en fait, ou c'est divisé par 100.
00:05:03Quand on va dire Mistral lève 1 milliard, de l'autre côté, Open AI va enlever 112.
00:05:09C'est quand même assez impressionnant.
00:05:11Alors au-delà de l'argent, comment faire en sorte qu'on reste dans la course ?
00:05:15Après, on peut se poser la question du moment de cette communication.
00:05:19Est-ce que c'est arrivé au bon moment ?
00:05:22Parce qu'on peut dire en ce moment que l'actualité est quand même assez lourde, importante.
00:05:27Est-ce qu'il n'aurait pas fallu décaler cette tribune, en quelque sorte,
00:05:31à un moment un peu plus tranquille, pour qu'on puisse avoir un peu plus de visibilité ?
00:05:37Alors nous, on en parle, mais je ne suis pas persuadé que ce type d'information
00:05:41fasse la une des grandes chaînes d'information en continu en ce moment.
00:05:46Elles ont d'autres chats à fouetter.
00:05:47Isabelle, peut-être, pour commencer ?
00:05:48Je pense que déjà, c'est effectivement un cri d'alarme.
00:05:51Et un cri d'alarme, en fait, se joue, quel que soit le moment, en fait.
00:05:55Il y a urgence aux États-Unis, ça va très très vite.
00:05:58Et donc, il est très important aujourd'hui de prendre position.
00:06:01Et ce qui est terrible, c'est que c'est toujours les mêmes sujets.
00:06:04C'est-à-dire les sujets des talents.
00:06:05Aujourd'hui, on est un pays, et en Europe, qui permet d'avoir une...
00:06:11Enfin, on a, je crois, la France, c'est le deuxième pays de médaille Fields.
00:06:16Donc, on a une académie d'excellence, des ingénieurs absolument excellents.
00:06:20Et donc, il faut qu'on soit capable de préserver ses talents.
00:06:23Alexandre Munch en est un parfait exemple.
00:06:25Arthur.
00:06:26Pardon, Arthur Munch en est un parfait exemple.
00:06:28Il est issu de l'école polytechnique.
00:06:30Il est parti aux États-Unis.
00:06:31Et maintenant, il est revenu et il se confronte à la difficulté européenne.
00:06:35Donc, incapacité de financer de manière importante sa structure.
00:06:40Et effectivement, deuxième paradoxe, on a des talents, on n'arrive pas à les garder.
00:06:44Mais on a aussi de l'épargne.
00:06:46Les Européens investissent deux fois plus en épargne que les Américains.
00:06:50Et cette épargne, aujourd'hui, est fléchée vers les obligations d'État et les grandes entreprises.
00:06:55Donc, il faut absolument que l'Europe crée un marché du capital
00:06:58qui permette d'être investi vers de l'innovation.
00:07:02Et le cri d'alarme d'Arthur Munch est absolument essentiel.
00:07:05Vous voyez à quel point ça va vite.
00:07:07On a d'autres sujets tout à l'heure qui montrent à quel point il y a une prise de
00:07:11pouvoir aujourd'hui des Américains.
00:07:13et l'Europe qui, malgré ses talents, n'arrive pas à garder la tête haute et à produire des produits
00:07:19efficaces.
00:07:21Alors déjà, je suis complètement d'accord avec ça.
00:07:24Il y a un problème, c'est que l'écosystème financier pour investir, ça ne se décrète pas.
00:07:29On peut dire qu'on a envie.
00:07:31Il y a longtemps qu'on se dit qu'on a envie, il faudrait faire quelque chose.
00:07:34Et ça ne bouge pas beaucoup, ou pas assez vite.
00:07:37Oui, parce que le terreau n'est pas...
00:07:40Voilà, c'est plein de choses.
00:07:41C'est la culture, la culture du risque, etc.
00:07:44C'est une chose.
00:07:45Et puis, il y a un contexte géopolitique qui a évolué énormément.
00:07:48C'est-à-dire qu'avant, on pouvait se reposer sur les Américains
00:07:51qui avaient l'air d'être nos alliés indéfectibles.
00:07:53Et ça fait un an, presque et demi, qu'on se rend compte qu'ils sont de moins en moins
00:07:57indéfectibles,
00:07:58voire totalement plus nos alliés.
00:08:00Et qu'on peut très bien...
00:08:03Que cette dépendance confortable, jusqu'à présent, n'était pas si grave.
00:08:08Parce que tout allait bien.
00:08:10Et aujourd'hui, ça va publier.
00:08:13On a un président américain qui est complètement incontrôlable, imprévisible,
00:08:19qui le fait exprès.
00:08:21Il est erratique dans ce qu'il dit et ce qu'il fait en Iran, par exemple.
00:08:28Un coup, il les traite de tous les noms et il va mettre une bombe nucléaire.
00:08:33Et le lendemain, on est à tout près des accords de paix.
00:08:36Et ça, il commence une guerre sans prévenir ses alliés ni rien.
00:08:41Il n'y a rien qui va.
00:08:42Donc, on s'est rendu compte qu'on avait confié aux États-Unis
00:08:50beaucoup de nos investissements ont dit
00:08:52« Ah, c'est pas grave, ils sont gentils, etc. »
00:08:55Et là, en fait, il faut bâtir notre autonomie stratégique.
00:08:59Et l'IA, évidemment, qui est le sujet du moment, c'est central.
00:09:03Mais ça ne va pas être simple.
00:09:05Donc, en fait, moi, si je suis un petit peu cynique,
00:09:08je dirais qu'Arthur Mensch, il est plutôt à dérouler un discours,
00:09:13finalement classique qu'on entend et qui est juste.
00:09:16Mais il n'est pas nouveau, il existe depuis longtemps.
00:09:19Et là, il en profite pour glisser « Aidez-moi, en fait. »
00:09:23Et tous les trucs qu'il aiderait sur la data, etc.,
00:09:26sur les investissements, c'est « Facilitez-moi la vie »
00:09:29parce que finalement, l'IA en Europe, c'est mistral.
00:09:34Enfin, et je ne sais pas si je jouerais une partition différente
00:09:37si j'étais à sa place, soyons clairs.
00:09:40Mais en fait, il est dit « Regardez, on a un problème.
00:09:42Notre allié n'est plus notre allié.
00:09:44Pour moi, la vie n'est pas facile.
00:09:46Ou pour nous, chez Mistral, la vie n'est pas facile.
00:09:47Aidez-nous au niveau de l'argent,
00:09:51mais aussi sur des choses plus du niveau de l'ordre du réglementaire
00:09:55qui peuvent nous aider sur des visas, sur des investissements, etc. »
00:10:01Aujourd'hui, il y a 1 400 milliards
00:10:03qui est investi par les grandes entreprises
00:10:04sur l'achat des logiciels, sur l'hébergement des données,
00:10:07sur la structure et la transformation du numérique.
00:10:10Sur ces 1 400 milliards, il y en a 80% qui vont aux États-Unis.
00:10:13Donc, en fait, tout le paradoxe de l'Europe, c'est ça.
00:10:15On a des talents, on a du financement,
00:10:18mais on n'arrive pas à organiser un marché
00:10:20pour flécher et aider nos talents à construire vraiment des pépites.
00:10:24Et c'est un enjeu majeur.
00:10:26Et je trouve que c'est important de le dire et de le crier fort.
00:10:30Moi, j'avais un chiffre sur les services IT.
00:10:32Ici, c'est environ 270 milliards qui partent aux États-Unis.
00:10:34On se dit qu'on prendrait juste 10%.
00:10:36C'est ça.
00:10:37C'est 27 milliards qu'on peut investir en France.
00:10:38Première chose.
00:10:38Deuxième chose, le problème en Europe,
00:10:41c'est qu'on est encore trop fragmenté.
00:10:43On se retrouve en Allemagne.
00:10:44Mistral, il se retrouve en concurrence en Allemagne.
00:10:47Enfin, pour plein de choses, il n'y a pas encore cette Union européenne.
00:10:50Et puis, l'autre chose que je regrette, c'est que...
00:10:52Mais il n'y a pas là qu'il y a de la compétition entre les pays alliés.
00:10:55Oui, elle existe aussi aux États-Unis.
00:10:56Oui, bien sûr.
00:10:57Ce n'est pas tout d'un bloc.
00:10:58Et il y a une compétition aussi aux États-Unis.
00:11:01Mais nous, voilà, on a du mal à franchir.
00:11:04Alors, on essaie d'alléger un peu les liens quand on lance des logiciels
00:11:09et qu'on va le développer en Allemagne, en Italie ou en Europe de l'Est.
00:11:14On essaie de simplifier ça.
00:11:15Mais ce n'est pas facile.
00:11:17Il y a plein de...
00:11:18On le voit.
00:11:19Tiens, pour un truc très physique, j'entendais hier quelque chose sur les...
00:11:24Enfin, qui n'a rien à voir avec l'IA et tout ça.
00:11:26Mais c'est rien que les trains.
00:11:28Les trains, quand on...
00:11:30Un train qui va de Paris à Europe de l'Est,
00:11:34il change quatre fois de système électrique.
00:11:37Aujourd'hui, on a des rails qui sont la même taille.
00:11:38Voilà, au niveau logiciel, c'est un peu ça.
00:11:41Ça doit être du numérique, il y a ça.
00:11:42Mais moi, il y a un truc que je regrette beaucoup par rapport à cet appel d'Arthur Menz,
00:11:47c'est qu'il y va tout seul.
00:11:49Mais pourquoi il n'est pas allé chercher les grosses...
00:11:53Alors, il y a des start-up un peu moins connues en France,
00:11:57il y en a des un peu moins connues en Allemagne,
00:11:58mais pourquoi il n'a pas fait un collectif ?
00:12:00Et puis même avec les patrons, c'est-à-dire, tu disais, François,
00:12:03c'est difficile effectivement de se faire entendre là,
00:12:05mais de toute façon, avec toute l'actualité,
00:12:07si on attend, on se signale en 2018.
00:12:10Non, mais on avoue qu'en ce moment, l'actualité est vraiment très dense.
00:12:14Mais elle le sera encore dans un mois et dans deux mois,
00:12:16et après on va partir dans les présidentielles,
00:12:18et puis voilà, donc c'est peut-être un peu en amont de ces présidentielles
00:12:21qui veut faire bouger les choses.
00:12:22Mais je trouve que là, il aurait dû mobiliser...
00:12:24Il est chez Thalès, il est chez Total,
00:12:28il est chez Dassault Systèmes.
00:12:29Il aurait dû mobiliser tous ses patrons et dire,
00:12:31voilà, moi je me mets en porte au drapeau,
00:12:34mais derrière, je veux que tous...
00:12:36Et là, quand tu commences à voir toute l'industrie,
00:12:38mais même aller chercher des Allemands,
00:12:40aller chercher des patrons italiens,
00:12:42enfin voilà, il aurait dû peut-être aller chercher un peu plus de...
00:12:47Tous ces gens-là pour faire un vrai collectif,
00:12:49pour que l'appel soit entendu, parce que là...
00:12:51Ça va peut-être venir,
00:12:52il est peut-être parti tout seul,
00:12:54en espérant que les autres...
00:12:55Il faudra voir qu'il a le rejoint.
00:13:05C'est un peu ça que je regrette.
00:13:22Mais après, je pense que les patrons ont un peu peur,
00:13:25c'est-à-dire qu'aujourd'hui, s'exprimer et dire
00:13:29qu'ils veulent avoir des solutions souveraines,
00:13:31alors qu'aujourd'hui, la réalité,
00:13:33c'est que toutes les grandes entreprises
00:13:34donnent toutes leurs données
00:13:35à toutes les grandes entreprises américaines.
00:13:37Donc c'est quand même extrêmement complexe
00:13:39et ce n'est pas évident.
00:13:40Par contre, effectivement...
00:13:41Il y a un collectif de start-up,
00:13:42ne serait-ce qu'un collectif de start-up ?
00:13:43C'est vrai, non, non, mais je suis d'accord,
00:13:44on est toujours beaucoup plus puissant
00:13:45quand on forme un collectif.
00:13:47Mais après, il y a effectivement ce timing
00:13:49qui est intéressant.
00:13:50Aujourd'hui, l'effet Trump aux États-Unis
00:13:52a quand même une conséquence
00:13:53sur les laboratoires de recherche,
00:13:56sur les subventions des professeurs, etc.
00:13:59Et donc il y a aujourd'hui
00:14:00quelques chercheurs qui partent.
00:14:01Et donc il y a de nouveau...
00:14:02Pas autant que ça.
00:14:03Pas autant que ça, mais qui partent.
00:14:04Parce qu'on se souvient justement
00:14:05de la campagne de communication
00:14:06d'Emmanuel Macron qui...
00:14:08On vous accueille.
00:14:09On vous accueille.
00:14:10Il n'y en a pas eu autant que ça.
00:14:12Oui, oui, mais je pense qu'il y a
00:14:13un momentum
00:14:14où effectivement aujourd'hui
00:14:17le côté un peu insatiable de Trump
00:14:19est en tous les cas
00:14:20très difficilement anticipable
00:14:21quand tout d'un coup
00:14:22on vous coupe vos budgets.
00:14:24C'est un vrai sujet pour les chercheurs.
00:14:26Et donc l'Europe devrait jouer
00:14:27beaucoup plus cette carte d'accueil
00:14:30avec une visa comme c'était dit tout à l'heure
00:14:32et une garantie de financement
00:14:35pour faire en sorte que ces gens
00:14:36puissent travailler.
00:14:37Plus que le financement,
00:14:38on va ramener de l'argent,
00:14:40même si on ramenait de l'argent américain,
00:14:42ce qu'a fait...
00:14:43Oui, Mistral.
00:14:44Mistral, ce qu'on fait d'autre aussi.
00:14:46Je pense que le nerf de la guerre
00:14:47il est vraiment dans ses centres de calcul.
00:14:48Il faut qu'on ramène davantage
00:14:50de campagne.
00:14:51Aujourd'hui, on a appris
00:14:52qu'Alibaba avait monté
00:14:55un immense centre de calcul
00:14:56100 000 composants en Chine
00:14:59avec des composants qui leur...
00:15:00des TPU sans doute
00:15:01qui développent eux-mêmes.
00:15:02Mais voilà, ils sont à fond là-dessus.
00:15:04Les Américains, on en a parlé là.
00:15:06Et nous, là, il faut vraiment
00:15:08qu'on fasse...
00:15:09Création d'un écosystème.
00:15:11Création d'un écosystème.
00:15:12C'est ce qu'on est en train de faire
00:15:13Elon Musk,
00:15:13on en parlera tout à l'heure
00:15:15en intégrant complètement
00:15:16la chaîne de valeur
00:15:18entre le GPU,
00:15:19le logiciel,
00:15:20le silice...
00:15:21Et puis moi, j'aurais chiffré.
00:15:22Moi, j'aurais chiffré.
00:15:22J'aurais dit, voilà,
00:15:23il nous faut une usine de composants,
00:15:25c'est 40 milliards.
00:15:26Il nous faut 40 milliards.
00:15:27Il nous faut 10 milliards pour ça.
00:15:28On les a déjà, ces chiffres.
00:15:29On le sait déjà.
00:15:31Il faut chiffrer ça.
00:15:32Je te dis, moi, ce qui me manque,
00:15:33c'est qu'ils auraient dû
00:15:33y aller à plusieurs,
00:15:34bien chiffrer,
00:15:36et puis voilà,
00:15:37mettre des jalons.
00:15:39Ce sera peut-être
00:15:39la deuxième étape.
00:15:40Encore une fois,
00:15:41je trouve très bien
00:15:42que lui prenne la parole
00:15:43et qu'il monte au créneau.
00:15:45Peut-être qu'il a fait
00:15:45le tour des autres,
00:15:46personne ne l'a vraiment suivi.
00:15:47J'en doute.
00:15:49Mais voilà.
00:15:50Et puis, il faut mettre...
00:15:52Mais ça prend du temps.
00:15:53Je ne cherche pas
00:15:54des excuses,
00:15:54mais ça prend du temps
00:15:55de rassembler des gens
00:15:56qui ont des expériences,
00:15:57des habitudes,
00:15:58des âges différents.
00:15:59Tu vois, il est jeune.
00:16:01Tu parlais de Thalès
00:16:02ou de Dassault.
00:16:03C'est des gens
00:16:04qui n'ont pas
00:16:05la même inertie,
00:16:06forcément,
00:16:07que Mistral.
00:16:08On se mette d'accord.
00:16:09Mais tu vois,
00:16:09il serait allé chercher
00:16:10un économiste,
00:16:10il serait allé chercher
00:16:11d'autres personnes
00:16:12qui ont la voix
00:16:13qu'ils portent.
00:16:13Alors, on sait,
00:16:14Mario Draghi a déjà le levé,
00:16:16mais tu vas voir
00:16:17un Philippe Aguillon,
00:16:18tu vas voir même
00:16:19des intellectuels
00:16:20leur dire,
00:16:21écoutez, là,
00:16:22il faut qu'on bouge
00:16:22parce qu'il y a
00:16:23un gros souci
00:16:24de perte de leadership
00:16:26sur ces technologies
00:16:27qui sont des technologies
00:16:29d'avenir.
00:16:29Aujourd'hui,
00:16:30on en parlera,
00:16:30l'histoire de l'emploi.
00:16:32Enfin, tu vois,
00:16:32ça concerne tout ça.
00:16:34Il faut davantage jouer
00:16:34sur l'éducation.
00:16:37Je suis sûre qu'il nous écoute.
00:16:38Je suis sûre qu'il nous écoute
00:16:39et qu'il va améliorer
00:16:40sa communication.
00:16:41Moi, vraiment,
00:16:42ce que j'espère
00:16:43à tout mon cœur,
00:16:43c'est que cet appel
00:16:45soit entendu
00:16:45et que peu à peu,
00:16:46on entend là
00:16:47au fil des jours,
00:16:48des semaines à venir,
00:16:51tel patron,
00:16:52tel groupe de start-up
00:16:53qui dit,
00:16:53nous, oui,
00:16:54on est à fond derrière Arthur
00:16:55et on pense
00:16:55qu'il faut y aller
00:16:57et que toutes ces voix
00:16:58commencent à se faire entendre.
00:16:59Il y a un enjeu
00:17:00pour préserver nos valeurs.
00:17:02Il parlait de la data,
00:17:03de la privacy,
00:17:04de l'utilisation des modèles,
00:17:05de l'entraînement.
00:17:06Il y a un enjeu
00:17:07qui va bien au-delà
00:17:08du problématique
00:17:09de l'emploi et de les finances,
00:17:10c'est la préservation
00:17:11des valeurs européennes.
00:17:12Et donc,
00:17:13c'est pour ça
00:17:13qu'effectivement,
00:17:14partir en collectif
00:17:16et assumer
00:17:17cette prise de position
00:17:18qui est une prise de position
00:17:19courageuse
00:17:20dans un rapport de force
00:17:22avec les États-Unis
00:17:23qui n'est clairement pas
00:17:24en notre faveur en ce moment
00:17:25aurait été effectivement pertinente.
00:17:28puisqu'on est dans l'IA,
00:17:29on y reste,
00:17:30je vous propose
00:17:31d'aller du côté
00:17:31des États-Unis maintenant
00:17:33et nous intéresser
00:17:35eh bien
00:17:35au discours
00:17:37qu'a OpenAI,
00:17:38qu'a eu OpenAI aujourd'hui
00:17:40concernant
00:17:40les conséquences
00:17:41de l'intelligence artificielle
00:17:43sur notre société.
00:17:44C'est rigolo
00:17:44parce que là,
00:17:45on est à un autre niveau.
00:17:46C'est intéressant
00:17:47de faire le parallèle
00:17:48entre ces deux informations.
00:17:50Comment nous,
00:17:50gagner en souveraineté ?
00:17:53OpenAI se dit
00:17:53attention,
00:17:54l'IA va complètement
00:17:55bouleverser notre société.
00:17:56Voilà ce que nous,
00:17:57on imagine
00:17:58et humblement,
00:17:59parce que j'ai l'impression
00:18:00que c'est quand même
00:18:00assez hum,
00:18:01ce qu'ils disent
00:18:01même si c'est quand même
00:18:02très marketing,
00:18:03tout ça,
00:18:04qu'est-ce qu'il faudrait faire
00:18:05pour essayer de limiter
00:18:07la casse en quelque sorte ?
00:18:09Et donc,
00:18:09il y a toute une série
00:18:10de mesures aussi
00:18:12que Samatman propose.
00:18:14Par exemple,
00:18:15la semaine des 32 heures
00:18:16de travail.
00:18:17Et là,
00:18:17on n'est pas en France,
00:18:18les amis.
00:18:19On est aux États-Unis.
00:18:21C'est dingue quand même.
00:18:21Au pire que Martine Aubry,
00:18:22tu veux dire ?
00:18:23C'est ça.
00:18:23Au pire que ça.
00:18:27Je trouve ça très savoureux
00:18:29qu'un chef d'entreprise
00:18:31issu du marché
00:18:32le plus capitaliste
00:18:33aujourd'hui sur la planète
00:18:34ait finalement
00:18:36des propositions
00:18:37tout à fait progressistes.
00:18:39Et puis l'autre point,
00:18:40c'est que c'est assez pessimiste,
00:18:41je trouve.
00:18:42Mais effectivement,
00:18:43qu'un patron ne réclame
00:18:45les 32 heures
00:18:46et qu'un patron explique
00:18:47qu'il faut un minimum
00:18:48de revenus
00:18:50redistribués
00:18:51à toute la population
00:18:53pour pallier
00:18:53à la valeur ajoutée
00:18:54qui va être créée
00:18:55par les robots,
00:18:56c'est quand même
00:18:56assez surprenant.
00:18:57Oui,
00:18:58des taxes liées
00:18:58au travail automatisé.
00:19:00C'est ça ?
00:19:00Et redistribuer
00:19:01à ceux qui ne travaillent pas
00:19:03qui ont perdu leur travail.
00:19:04Des impôts plus élevés
00:19:05sur les plus-values
00:19:06pour les tranches supérieures
00:19:07sur les délits des sociétés.
00:19:08Le premier à parler de ça,
00:19:09c'est Bill Gates
00:19:09qui en a parlé en 2017.
00:19:10Mais même Elon Musk
00:19:13en a parlé,
00:19:13je ne sais pas si...
00:19:14Oui, mais plus tard,
00:19:15mais le premier
00:19:15qui a mené ça,
00:19:172017,
00:19:18dans un entretien
00:19:18je ne sais plus qui,
00:19:19Bill Gates avait dit
00:19:20qu'il va falloir taxer les robots
00:19:21parce que les robots
00:19:22vont prendre de plus en plus
00:19:23l'emploi et tout ça.
00:19:24Alors on était encore
00:19:25dans les prémices
00:19:26de l'IA générative.
00:19:26Oui, c'est qu'il y a quasiment 10 ans.
00:19:28Oui, mais là on parle
00:19:29de redistribution
00:19:30vers les plus faibles.
00:19:31C'est ça qui est intéressant
00:19:32dans la démarche
00:19:32de Sam Allman,
00:19:33c'est qu'il a vraiment
00:19:34une position très progressiste
00:19:36et je trouve
00:19:38finalement très pessimiste
00:19:39sur le rôle de l'humain.
00:19:41C'est-à-dire qu'on pourrait
00:19:42avoir une démarche
00:19:42en disant
00:19:43on va faire en sorte
00:19:44que l'humain fasse
00:19:45des choses différentes
00:19:47et dans son interaction
00:19:48avec l'IA
00:19:49soit finalement augmentée.
00:19:51Mais là, en fait,
00:19:52il est en train
00:19:52de nous expliquer
00:19:53que ça va être l'inverse.
00:19:54Je trouve ça
00:19:56très pessimiste
00:19:56et pas du tout marketing.
00:19:58Il y a aussi ce fond
00:19:58de recherche publique.
00:19:59C'est compliqué.
00:20:00Déjà,
00:20:01une petite perspective
00:20:03historique.
00:20:04En fait,
00:20:04vous savez qu'à un moment
00:20:06dans l'histoire de l'humanité,
00:20:07encore,
00:20:08et qu'elle n'a pas
00:20:09si longtemps que ça,
00:20:09il y avait de l'esclavage.
00:20:11Et donc,
00:20:12en fait,
00:20:12pourquoi est-ce que
00:20:12l'esclavage s'est arrêté ?
00:20:14Ce n'est pas juste
00:20:15de la bonté d'âme
00:20:16en se disant
00:20:16les esclaves
00:20:17ou quand même
00:20:17on a été trop durs
00:20:18avec eux,
00:20:19il faudrait les libérer.
00:20:20Alors,
00:20:21moi,
00:20:21c'est ce que je croyais
00:20:22quand j'étais enfant.
00:20:23Malheureusement,
00:20:24les choses sont
00:20:25considérablement plus prosaïques
00:20:26et peut-être même cyniques.
00:20:27C'est qu'en fait,
00:20:28la machine n'a pas peur.
00:20:29En fait,
00:20:30il fallait,
00:20:31avec l'avènement
00:20:32de l'industrie,
00:20:33il fallait des clients
00:20:35pour acheter les choses.
00:20:36Et donc,
00:20:37il fallait que les gens
00:20:37aient de l'argent.
00:20:38Et donc,
00:20:39il valait mieux
00:20:39avoir des ouvriers
00:20:40que des esclaves.
00:20:41Et je vois un genre
00:20:43de reflet,
00:20:44en fait,
00:20:45de cette époque-là
00:20:46avec ce que raconte
00:20:48Sam Altman aujourd'hui.
00:20:49Il dit,
00:20:49écoutez,
00:20:50si on détruit massivement
00:20:51de l'emploi,
00:20:52qui va acheter
00:20:53nos services ?
00:20:55Et là,
00:20:56il dit,
00:20:56en fait,
00:20:57on est en train de faire
00:20:58une situation
00:20:59un peu en miroir
00:21:01de la fin de l'esclavage
00:21:02en disant,
00:21:03non mais là,
00:21:03il faut un genre de...
00:21:06il n'ose pas dire
00:21:07revenu universel,
00:21:08mais enfin,
00:21:08il est là,
00:21:08mais on va détruire
00:21:09de l'emploi.
00:21:10Comment est-ce qu'on maintient
00:21:11un équilibre ?
00:21:12Et peut-être que c'est
00:21:13la réduction du temps de travail.
00:21:16Je pense qu'il est assez,
00:21:18comment dire,
00:21:19pragmatique
00:21:20dans son approche
00:21:21en se disant,
00:21:22écoutez,
00:21:22là,
00:21:22en fait,
00:21:23on est en train de casser
00:21:23le système capitaliste
00:21:25si on casse complètement
00:21:26le travail.
00:21:27Donc ça,
00:21:27c'est un premier point.
00:21:28Et deuxième point,
00:21:29c'est une surprise.
00:21:30C'est la surprise
00:21:31de voir que,
00:21:32en fait,
00:21:32c'est Open AI
00:21:33qui tient ce discours.
00:21:34alors que je l'attendais
00:21:35beaucoup plus d'anthropiques.
00:21:36Je suis tout à fait d'accord.
00:21:38Et là,
00:21:38en fait,
00:21:39j'ai l'impression
00:21:39qu'il vient lui...
00:21:40On est dans une grosse
00:21:41guerre d'images.
00:21:43Exactement.
00:21:43Il vient lui paier l'herbe
00:21:45sous le pied
00:21:45en lui disant,
00:21:46tu vois,
00:21:46en fait,
00:21:46c'est moi le gentil.
00:21:48Moi,
00:21:48c'est Open AI.
00:21:49En tout cas,
00:21:49je fais croire aux gens
00:21:50que je suis gentil.
00:21:51Oui,
00:21:51je ne suis pas sûr
00:21:52qu'il n'y en ait un
00:21:53pour sauver l'autre.
00:21:54En tout cas,
00:21:55il intervertit
00:21:57les rôles
00:21:59et c'est assez smart
00:22:00au niveau de la communication.
00:22:00Je ne suis pas sûre
00:22:01que ce soit gentil
00:22:02d'avoir dit ça,
00:22:03en fait.
00:22:03Je trouve ça extrêmement pessimiste.
00:22:05Non,
00:22:05mais est-ce que ce n'est pas aussi,
00:22:07on va dire,
00:22:08une espèce de parallèle
00:22:11avec le côté aveugle
00:22:15des politiques aujourd'hui
00:22:16qui, finalement,
00:22:17ne réagissent pas
00:22:18énormément là-dessus ?
00:22:19Pour moi,
00:22:19l'appel,
00:22:20il a deux choses.
00:22:21C'est justement
00:22:24orienter les décisions publiques,
00:22:25c'est-à-dire pousser
00:22:27les politiques
00:22:28à réfléchir à tout ça
00:22:28et anticiper une régulation.
00:22:31Et pour moi,
00:22:31c'est un peu...
00:22:32Au-delà de l'aspect communication,
00:22:33parce que je suis sûr,
00:22:34il y a un côté aussi là-dessus.
00:22:35Mais je pense qu'il se dit...
00:22:37Alors, évidemment,
00:22:38pareil que pour Arthur Mann,
00:22:39ça tombe à un moment.
00:22:40Or, quoi qu'aux Etats-Unis,
00:22:41on parle un peu de loin.
00:22:42Oui, c'est un peu plus loin là-bas.
00:22:43C'est un peu plus loin
00:22:44et puis surtout,
00:22:45comme il y a le soldat
00:22:46qui a été sauvé,
00:22:47voilà.
00:22:47Oui, tout va bien.
00:22:47Voilà, tout va bien là-bas,
00:22:48la guerre est gagnée.
00:22:50Donc, on continue.
00:22:51D'ailleurs, tu vois la bourse américaine
00:22:52qui bat des records
00:22:53chaque jour un peu plus.
00:22:54les Américains.
00:22:55Quand on les interroge
00:22:56dans la rue,
00:22:57ce qui se passe là-bas,
00:22:59voilà.
00:22:59C'est loin.
00:22:59Oui, c'est assez loin.
00:23:02Mais je pense que par contre,
00:23:04oui, il faut que les politiques
00:23:06puissent...
00:23:06Parce que tout le monde
00:23:07se rend compte.
00:23:08Il y a quand même
00:23:08des milliers d'emplois
00:23:09qui sont menacés.
00:23:10On voit les développeurs.
00:23:11On voit même
00:23:11des sociétés américaines
00:23:12de services
00:23:12qui commencent un peu
00:23:14à couper.
00:23:14On voit les administrations
00:23:16qui font moins appel
00:23:17aussi à des sociétés de services.
00:23:19Enfin, on voit
00:23:19qu'il y a des choses
00:23:20qui sont en train de bouger.
00:23:21Donc là, c'est de dire
00:23:23attention aux décisions publiques
00:23:24que vous allez prendre,
00:23:25les gouverneurs,
00:23:26parce que là-bas,
00:23:26c'est un État fédéral,
00:23:28les gouverneurs,
00:23:28les politiques.
00:23:29Et puis, anticipons un peu
00:23:30tout ça.
00:23:31Donc, il y a un peu ce...
00:23:33Pour moi, il y a un peu
00:23:34un appel aussi
00:23:36de ce côté-là.
00:23:37Mobilisez-vous un peu.
00:23:38C'est en train d'arriver.
00:23:38Alors, sur les 32 heures,
00:23:41ce que ça évoque pour moi,
00:23:42c'est qu'en fait,
00:23:43ce que je vois moi
00:23:43dans mes collègues
00:23:44et qui utilisent de l'IA
00:23:45pour faire du développement
00:23:46de logiciels,
00:23:47c'est qu'ils sont...
00:23:49En fait, il y a une surcharge mentale
00:23:51qui est liée à l'utilisation
00:23:53d'agents IA,
00:23:55qui font développer
00:23:55par la machine,
00:23:56mais alors, du coup,
00:23:57ils se retrouvent
00:23:58à gérer des dizaines d'agents
00:24:01et c'est vraiment...
00:24:04Enfin, ils sont épuisés.
00:24:07Enfin, ils utilisent, en fait,
00:24:10leur temps de façon
00:24:11beaucoup plus intense
00:24:12et je peux vous assurer
00:24:15que ça serait bien
00:24:17qu'ils fassent que 32 heures,
00:24:18voire moins,
00:24:19parce qu'en fait,
00:24:19ils donnent tout.
00:24:20Enfin, on est aujourd'hui,
00:24:21on est dans une période
00:24:22d'adaptation,
00:24:25d'apprendre,
00:24:26ou les apprentis sorciers,
00:24:27etc.
00:24:27Mais c'est objectivement
00:24:29épuisant
00:24:30en termes de charge mentale
00:24:32de gérer ces agents
00:24:33simultanément.
00:24:34Et donc,
00:24:36en fait,
00:24:36ces 32 heures,
00:24:37c'est peut-être
00:24:38une façon
00:24:39pour Sam Altman
00:24:40de dire
00:24:41bon,
00:24:42ok,
00:24:42les développeurs
00:24:44ou les managers d'agents,
00:24:46parce qu'ils ont
00:24:47un travail mentalement épuisant,
00:24:48devraient travailler moins
00:24:49si on ne veut pas les tuer.
00:24:50Mais ce qu'il y a
00:24:51d'intéressant sur les 32 heures,
00:24:52c'est que ce n'est même pas
00:24:54réservé aux ingénieurs
00:24:55ou aux professionnels
00:24:57de l'informatique,
00:24:58en fait.
00:24:58C'est toute la société.
00:25:00C'est-à-dire que
00:25:01c'est pas...
00:25:03Voilà,
00:25:03c'est vraiment
00:25:04toute la société.
00:25:05Il y a aussi
00:25:05une autre mesure
00:25:06qui est assez intéressante,
00:25:08c'est ce fonds
00:25:08de richesse publique.
00:25:09Je ne sais pas
00:25:10si vous avez suivi ça.
00:25:11quand tu as parlé,
00:25:12ça c'est assez intéressant,
00:25:13c'est pour redistribuer
00:25:14derrière les gains de l'IA.
00:25:15Enfin voilà,
00:25:15si je résume,
00:25:16ça c'est assez intéressant.
00:25:18Et donc cet argent,
00:25:19ce gain qui serait
00:25:20dans des fonds,
00:25:21serait redistribué
00:25:22aux citoyens américains ?
00:25:23En contrepartie
00:25:24de la valeur ajoutée
00:25:25créée par les robots.
00:25:26Voilà.
00:25:26Et que les humains
00:25:27ne créeraient plus.
00:25:28Mais qui iraient acheter
00:25:29dans des...
00:25:30Mais c'est un genre
00:25:31de revenu universel.
00:25:32C'est un peu
00:25:32un revenu universel.
00:25:34Voilà.
00:25:34C'est-à-dire que
00:25:35les robots
00:25:35travailleraient pour toi,
00:25:36comme ils créent
00:25:37de la richesse,
00:25:37il te restitue
00:25:38une partie de cette richesse.
00:25:39Benoît Hamon
00:25:40qui en avait parlé
00:25:40lors des candidats
00:25:42à la présidentielle.
00:25:43Mais c'est intéressant.
00:25:44Il avait été bien moqué
00:25:45d'ailleurs par tout le monde.
00:25:46Oui, mais là ça commence
00:25:47à prendre un petit peu
00:25:48de sens.
00:25:49En fait, ça rend
00:25:50le cri d'alarme
00:25:51d'Arthur Munch,
00:25:52dont on évoquait tout à l'heure,
00:25:54encore plus pressant.
00:25:56Parce que là,
00:25:56vous avez un autre patron
00:25:58qui explique que l'IA
00:25:59peut transformer
00:26:00complètement nos sociétés.
00:26:01Et donc il est absolument,
00:26:05absolument important
00:26:06que l'Europe
00:26:08préserve ses valeurs.
00:26:09C'est essentiel.
00:26:10Mais la question que je me pose,
00:26:11c'est pourquoi
00:26:12c'est un Arthur Munch,
00:26:14alors c'est des gens,
00:26:14évidemment,
00:26:15ils ont les mains dedans,
00:26:16les pieds dedans,
00:26:16la tête dedans et tout ça.
00:26:18Mais pourquoi ils ne réussissent
00:26:19pas à mobiliser
00:26:20des grands intellectuels,
00:26:23des grands économistes ?
00:26:24Moi, c'est la...
00:26:26Je pense que certains
00:26:26n'arrivent pas
00:26:27à se rendre compte
00:26:28de la notion d'urgence
00:26:28et à quel point ça va vite.
00:26:30C'est-à-dire que les patrons
00:26:31s'en rendent compte,
00:26:32mais je ne suis pas sûre
00:26:33que les intervenants extérieurs
00:26:35aient cette capacité
00:26:36à se projeter
00:26:37dans la rapidité
00:26:38des produits.
00:26:38Oui, c'est effrayant.
00:26:39Ça va vraiment très très vite.
00:26:41Alors, on a évoqué Mistral,
00:26:42on a évoqué OpenAI.
00:26:44Si on évoquait Anthropik,
00:26:45mais ce sera après
00:26:46la petite pause,
00:26:48est-ce que vous avez entendu
00:26:49parler de Mythos ?
00:26:50Mythos,
00:26:50c'est ce nouveau modèle
00:26:54que Anthropik a mis au point,
00:26:55mais qui ne veut pas
00:26:56rendre public.
00:26:57Pourquoi ?
00:26:58Parce que ses résultats
00:26:59sont tellement incroyables
00:27:03que Anthropik prouvent
00:27:04que Mythos pourrait être dangereux.
00:27:06C'est dingue quand même
00:27:07cette histoire-là.
00:27:07Là, on est vraiment
00:27:08dans un film de science-fiction.
00:27:10On va tout vous expliquer
00:27:11dans une minute
00:27:11avec ce soir Isabelle,
00:27:13Tristan et Frédéric,
00:27:14c'est Tech & Co,
00:27:14La Quotidienne.
00:27:15A tout de suite.
00:27:22Voilà le retour de Tech & Co,
00:27:24La Quotidienne,
00:27:24avec ce soir sur le plateau
00:27:25pour débriefer l'actu.
00:27:27Isabelle Bordry,
00:27:28Tristan Nitto,
00:27:29Frédéric Simotel.
00:27:30On est au cœur
00:27:31de notre débat hier,
00:27:33après avoir évoqué Mistral,
00:27:35les mesures aussi imaginées
00:27:38par OpenAI
00:27:39pour une société encore meilleure,
00:27:42avec moins de travail,
00:27:44avec plus d'argent,
00:27:45etc.
00:27:46Sur le papier,
00:27:47ce n'est pas mal,
00:27:47mais bon,
00:27:48est-ce qu'il n'y aura pas
00:27:49d'autres conséquences ?
00:27:50Ça, ce n'est pas sûr.
00:27:51Après tout cela,
00:27:52j'aimerais qu'on évoque Anthropik
00:27:53parce qu'Anthropik,
00:27:56non seulement est en train
00:27:57de grappiller des parts de marché
00:27:58à tous ses concurrents
00:27:59et notamment OpenAI,
00:28:00ça devient un problème,
00:28:02est très, on va dire,
00:28:04très à l'affût de nouveautés
00:28:06et de ses annonces.
00:28:07Et là, ils viennent de présenter
00:28:09en fait une mise à jour
00:28:12de leur IA Cloud
00:28:13qui s'appelle Mythos,
00:28:15et qui est assez impressionnante
00:28:17visiblement.
00:28:18Parce qu'en général,
00:28:18vous savez,
00:28:19quand on passe d'une IA 1 à 1.2,
00:28:22évidemment, il y a des évolutions
00:28:23mais qui sont plutôt incrémentales.
00:28:25Et là, visiblement,
00:28:26Mythos ferait un bond
00:28:29assez impressionnant
00:28:30en termes de performance
00:28:31dans énormément de domaines.
00:28:34Il résoudrait 19 problèmes
00:28:36d'ingénierie logicielle sur 20
00:28:38ou là où le meilleur modèle public
00:28:40aujourd'hui en résout 16.
00:28:41et le truc le plus impressionnant,
00:28:44c'est la cybersécurité
00:28:46où là, il arrive à détecter
00:28:48des failles que personne
00:28:49n'arrivait à détecter.
00:28:51Et donc, cette IA s'appelle
00:28:52Claude Mythos.
00:28:54C'est assez rigolo d'ailleurs.
00:28:55Pourquoi Mythos ?
00:28:56Je ne sais pas.
00:28:57Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:28:58On en parlait pendant la pub,
00:28:59mais Mythos, en grec,
00:29:00ça veut dire plein de choses
00:29:01différentes.
00:29:01Oui, dont le mythe,
00:29:03ce en quoi on croit,
00:29:05tous ensemble.
00:29:07L'intelligence narrative,
00:29:08si tu traduis,
00:29:08c'est intelligence narrative.
00:29:10Intelligence narrative, oui.
00:29:11Ça veut dire...
00:29:13D'où les jeunes qui disent
00:29:13aujourd'hui,
00:29:14oh le mytho !
00:29:15Parce que, voilà,
00:29:16il a de l'intelligence narrative,
00:29:18il raconte beaucoup de mensonges.
00:29:21Ce qu'il y a d'intéressant là,
00:29:23c'est que Anthropique a dit
00:29:26on ne sortira pas cette IA actuellement
00:29:29parce qu'on la juge trop dangereuse.
00:29:32Ils vont la sortir,
00:29:33mais ils vont la sortir
00:29:34avec des partenaires
00:29:34qui les appellent de confiance.
00:29:36Oui.
00:29:36C'est un genre de bêta privé.
00:29:39Ils sont priés sur le vol.
00:29:39Est-ce qu'ils ne sont pas...
00:29:40Mais ils sont allés chercher
00:29:40les Microsoft,
00:29:41CrowdStrike,
00:29:41Palo,
00:29:41Octo,
00:29:42qui sont les trois des plus gros acteurs
00:29:43de cybersécurité.
00:29:44Parce qu'effectivement,
00:29:45tu l'as dit,
00:29:46le problème,
00:29:46c'est que cette IA,
00:29:48elle est tellement puissante
00:29:48qu'elle peut aller déceler les failles.
00:29:50Or, aujourd'hui,
00:29:51le gros souci,
00:29:52tous les logiciels ont des failles,
00:29:53dès qu'il y a jour des failles.
00:29:56Le souci,
00:29:56c'est que quand ces failles
00:29:57avaient été mises à jour,
00:29:59enfin,
00:29:59étaient mises...
00:30:01Dévoilées.
00:30:01Dévoilées.
00:30:02Il fallait...
00:30:03Voilà,
00:30:04les gens ont patché.
00:30:05Je me souviens...
00:30:06Enfin,
00:30:06Microsoft,
00:30:06c'était tous les mardis,
00:30:07ils fournissaient un patch.
00:30:08Enfin, voilà,
00:30:09on ne s'affolait pas plus que ça
00:30:11parce que les pirates
00:30:12mettaient un peu de temps
00:30:13aussi à les exploiter.
00:30:14Le problème,
00:30:14c'est qu'aujourd'hui,
00:30:14les pirates,
00:30:15ils foncent dessus
00:30:16parce qu'eux aussi,
00:30:17ils utilisent les IA.
00:30:18Ils vont beaucoup plus vite.
00:30:19Ça veut dire que
00:30:19si on ne colmate pas
00:30:20tout de suite ces brèches,
00:30:21ça y est,
00:30:22c'est fichu.
00:30:23En quelques heures,
00:30:23ils ont déjà accès à tout ça.
00:30:25Donc,
00:30:26voilà,
00:30:26le logiciel.
00:30:27La difficulté,
00:30:28c'est aujourd'hui,
00:30:29si on met ce logiciel-là,
00:30:30il faut tout de suite
00:30:31être prêt à patcher
00:30:32parce que les éditeurs,
00:30:33ils travaillent comme ça.
00:30:34Il y a une grande collaboration
00:30:35de la part des éditeurs
00:30:36de logiciels de cyber.
00:30:38Et là,
00:30:39ça allait tellement vite
00:30:40qu'ils se sont dit
00:30:41qu'on va prendre le temps.
00:30:43Plusieurs choses là-dessus.
00:30:44La première,
00:30:45c'est une certaine...
00:30:48Enfin,
00:30:48sagesse.
00:30:48une certaine conscience,
00:30:51en tout cas,
00:30:51de cette cyber
00:30:52de la part de Claude.
00:30:53Mais quand même,
00:30:54on est encore dans notre message.
00:30:56Nous,
00:30:56on est l'acteur de confiance.
00:30:58On a sorti un truc
00:30:59tellement puissant,
00:31:00les gars,
00:31:00qu'on ne va pas vous le donner
00:31:01tout de suite.
00:31:01Non seulement,
00:31:01il est puissant,
00:31:02mais en plus,
00:31:03nous,
00:31:03on est l'acteur de confiance.
00:31:04Voilà,
00:31:05on ne va pas le donner
00:31:05parce que justement,
00:31:06ça peut créer des faillites
00:31:07de sécurité.
00:31:07On va en discuter
00:31:08avec les plus grands acteurs.
00:31:09Il y a aussi cette partie
00:31:10communication quand même,
00:31:11mais quand même,
00:31:12il y a quand même
00:31:12cette partie technique.
00:31:13Et les entreprises,
00:31:14derrière,
00:31:14ça folle
00:31:15parce que les entreprises
00:31:16se disent,
00:31:16mais le jour où ça va arriver,
00:31:17si on patche pas assez vite,
00:31:18parce que quand t'es un grand groupe,
00:31:19t'es toute une équipe
00:31:20de responsables de sécurité
00:31:22qui vont patcher
00:31:23et qui auront tout ça.
00:31:24Mais quand t'es des plus petites entreprises,
00:31:25quand t'es des sous-traitants,
00:31:26t'es vraiment vulnérable.
00:31:27T'es vulnérable.
00:31:28Et là,
00:31:29ça pose vraiment un souci.
00:31:30Et puis,
00:31:31il y a eu un deuxième sujet.
00:31:32C'est que Mythos
00:31:33a publié,
00:31:34est sorti de son bac à sable
00:31:36et a publié,
00:31:37en fait,
00:31:37les difficultés
00:31:39sur le net.
00:31:39Donc,
00:31:40il y a eu,
00:31:41de la part,
00:31:42en fait,
00:31:42des développeurs
00:31:43qui surveillaient Mythos,
00:31:45une espèce d'incompréhension.
00:31:46Il est sorti,
00:31:47en fait,
00:31:48de son bac à sable.
00:31:49Et donc,
00:31:49Mythos peut devenir,
00:31:50effectivement,
00:31:51très dangereux.
00:31:52Donc,
00:31:52il y a deux choses.
00:31:53Il y a une hyper-efficacité
00:31:54pour trouver la faille,
00:31:55la résoudre,
00:31:56mais aussi,
00:31:57une incapacité des développeurs
00:31:59de vraiment gérer
00:32:00la réaction de l'IA.
00:32:01Et ça,
00:32:02c'est un vrai sujet
00:32:03extrêmement préoccupant.
00:32:05Et puis,
00:32:05alors,
00:32:05après,
00:32:06la prise de position
00:32:07d'Entropique,
00:32:08de dire,
00:32:08j'ai 40 ou 50
00:32:10partenaires de confiance,
00:32:11quand vous regardez
00:32:12les partenaires de confiance,
00:32:13ils sont tous américains.
00:32:15Donc,
00:32:16ça veut dire,
00:32:16de nouveau...
00:32:16En gros,
00:32:17il y a Apple,
00:32:17Google,
00:32:17Microsoft,
00:32:18et la fondation de l'Université.
00:32:20Et puis,
00:32:20Kroatschak et Palo Alto,
00:32:21qui sont les deux plus gros.
00:32:23Voilà.
00:32:23c'est que des Américains.
00:32:24Et donc,
00:32:24ça pose,
00:32:25pour reprendre notre discussion
00:32:27du début de l'émission,
00:32:28un vrai sujet de souveraineté.
00:32:30Moi,
00:32:30je suis RSI d'un hôpital,
00:32:31je m'affole.
00:32:32Ah !
00:32:33Non,
00:32:34mais ça,
00:32:34ça en est,
00:32:34je vois ça sortir.
00:32:37ça va sortir à une telle vitesse,
00:32:38parce qu'on ne pourra pas
00:32:39pâcher tous les logiciels
00:32:40à la vitesse à laquelle...
00:32:41Donc,
00:32:41évidemment que ça pose
00:32:43un vrai souci de ce côté-là.
00:32:45Et juste un mot,
00:32:47ce qui est là,
00:32:48en deux sujets,
00:32:48on a parlé des sujets
00:32:49vraiment de 2026,
00:32:50dans l'IA.
00:32:51Oui, bien sûr.
00:32:52Un,
00:32:52l'emploi,
00:32:53parce qu'on ne pouvait pas éluder,
00:32:54on voit les suppressions d'emploi,
00:32:55et deux,
00:32:55la cyber.
00:32:56Et puis même,
00:32:57Mistral,
00:32:58la souveraineté,
00:32:58finalement,
00:32:59qui va être aussi,
00:32:59on va dire,
00:33:00le fil rouge de cette année 2026.
00:33:02Tristan ?
00:33:02Moi,
00:33:02ce que je vois,
00:33:03c'est qu'en fait,
00:33:06ça change,
00:33:07en fait,
00:33:08ça ne change pas grand-chose,
00:33:09ça ne change que la vitesse.
00:33:11C'est-à-dire que des trous de sécurité,
00:33:12il y en a toujours eu,
00:33:13mais on mettait longtemps
00:33:14à les trouver,
00:33:15parce que c'était des humains
00:33:16qui cherchaient.
00:33:17Et alors,
00:33:18donc,
00:33:18on en trouvait de temps en temps,
00:33:19et donc,
00:33:20on les corrigait.
00:33:21Il fallait faire
00:33:23ce qu'on appelle
00:33:23du responsible disclosure,
00:33:25c'est-à-dire
00:33:25de la publication
00:33:27de trous de sécu
00:33:28qui est responsable.
00:33:30C'est-à-dire que
00:33:30vous trouvez un trou de sécu,
00:33:31vous ne l'affichez pas
00:33:32sur Internet.
00:33:33Vous allez voir l'éditeur
00:33:34et vous lui dites
00:33:35« Attends,
00:33:36là,
00:33:36j'ai trouvé un truc,
00:33:38soyons raisonnables,
00:33:39je te donne 30 jours
00:33:40pour corriger
00:33:41le trou de sécurité
00:33:42que je viens de te donner.
00:33:43Éventuellement,
00:33:44tu me donnes un peu d'argent
00:33:45parce que je suis un garçon sympathique
00:33:46qui a travaillé pour toi. »
00:33:48Et il corrige
00:33:50le trou de sécurité,
00:33:51il déploie le patch,
00:33:53les utilisateurs
00:33:54peuvent installer le patch
00:33:55sur leur machine,
00:33:56et à ce moment-là,
00:33:57en tant que chercheur
00:33:57en sécurité,
00:33:59je peux leur dire,
00:34:01je peux publier
00:34:02en fait et dire
00:34:02« Regardez,
00:34:03c'est moi qui ai trouvé
00:34:03ce trou de sécurité. »
00:34:05Ça,
00:34:05c'est le Responsible Discogeur
00:34:07et c'est important,
00:34:08c'est une façon
00:34:09intelligente de faire.
00:34:10Sauf que là,
00:34:11en fait,
00:34:12on retrouve
00:34:13un énième fil rouge
00:34:14avec l'IA,
00:34:15c'est l'accélération
00:34:17phénoménale
00:34:19de tout ce qui se passe
00:34:20au niveau du numérique
00:34:21où maintenant,
00:34:22il y a une machine
00:34:23qui travaille
00:34:25comme plusieurs humains
00:34:27et qui est complètement
00:34:29infatigable,
00:34:30qui ne dort pas,
00:34:31qui travaille
00:34:3224 heures par jour,
00:34:347 jours sur 7,
00:34:35avec une puissance décuplée
00:34:37et qui sort,
00:34:38qui trouve
00:34:39des trous de sécu.
00:34:40Qui ne sont pas toujours
00:34:43importants,
00:34:43mais qui peut en trouver
00:34:45plusieurs
00:34:45et voir comment les aligner
00:34:47pour arriver à faire
00:34:48quelque chose de puissant.
00:34:49Quand tu dis les trous de sécu,
00:34:50ce n'est pas le trou de la sécu.
00:34:52Non, non, non,
00:34:52les trous de sécurité.
00:34:53Non, on parle de cybersécurité.
00:34:56C'était une précision.
00:34:58Nos auditeurs auraient
00:34:58dit que ça serait formidable
00:34:59si on avait un cloud
00:35:00pour réparer la sécurité.
00:35:02C'est vrai.
00:35:02Il faudrait des clouds
00:35:03un peu pour tout,
00:35:04finalement.
00:35:05Ça me rappelle,
00:35:06en fait,
00:35:06dans les années 2000,
00:35:07il y avait ce sujet
00:35:08des développeurs
00:35:09qui, en fait,
00:35:10tentaient de hacker
00:35:11les grandes plateformes
00:35:12pour se faire repérer
00:35:13et pour être embauchés
00:35:14par les grandes plateformes.
00:35:16Et c'est comme ça
00:35:16que je me souviens
00:35:17qu'on avait des développeurs
00:35:18qui arrivaient parfois
00:35:19dans les bureaux
00:35:20à Paris, chez Yahoo,
00:35:22qui, en fait,
00:35:22étaient des hackers
00:35:23et qui s'étaient fait repérer
00:35:24de cette manière-là.
00:35:25Non, non,
00:35:26l'hacker est-il ?
00:35:26Non, il y a une chose
00:35:28où ça peut peut-être aussi
00:35:30faire un peu,
00:35:31bousculer un peu
00:35:31cette population des codeurs,
00:35:33c'est de coder,
00:35:36comment on dit,
00:35:37Secure by Design.
00:35:38C'est-à-dire,
00:35:38aujourd'hui,
00:35:39on demande toujours
00:35:40à les codeurs
00:35:40de mettre des garde-fous,
00:35:42mais parfois,
00:35:43ils s'en fichent un peu,
00:35:44ils ne testent pas,
00:35:45ils mettent les codes,
00:35:46surtout en open source,
00:35:46ils les mettent assez vite.
00:35:47Et là,
00:35:48c'est peut-être un moyen,
00:35:49un moment aussi,
00:35:51quand il y a des...
00:35:53D'être un petit peu
00:35:53plus concentré.
00:35:54Des ESN et tout ça,
00:35:55de dire aux codeurs,
00:35:57attention les gars,
00:35:57faites un peu plus attention
00:35:58à votre code,
00:35:59parce que là,
00:36:00enfin, toi,
00:36:00tu connais ça,
00:36:01enfin, vous avez dit
00:36:01que tu connais ça aussi,
00:36:03c'est...
00:36:03Parfois, oui,
00:36:04on veut aller vite,
00:36:05on veut développer une appli,
00:36:06tout ça,
00:36:07et...
00:36:07Allez,
00:36:08il y a ça.
00:36:08Mais là,
00:36:09tu vois,
00:36:09au niveau du vibe coding,
00:36:11tous les gens qui se disent
00:36:11ça y est,
00:36:12maintenant,
00:36:12avec de l'IA,
00:36:13je n'ai plus besoin de développeurs,
00:36:15que je peux coder moi-même.
00:36:16Mais alors là,
00:36:17là,
00:36:18ils vont avoir mes chauds aux fesses,
00:36:19parce que le code,
00:36:21s'ils ne l'ont pas relu,
00:36:22parce qu'ils n'ont pas l'expertise,
00:36:25etc.,
00:36:25et qu'il faut...
00:36:26Un petit effet balancier
00:36:27ou l'humain revient.
00:36:28Exactement,
00:36:28ça va leur revenir
00:36:29en plein visage,
00:36:31dès lors que des outils
00:36:34très performants
00:36:34en cybersécurité
00:36:35sont disponibles librement.
00:36:37Et c'est pour ça
00:36:38que c'est intéressant
00:36:38de la part d'Enthropic
00:36:40de dire
00:36:40je fais ça
00:36:41de façon limitée,
00:36:44ça va permettre
00:36:45de sécuriser
00:36:46la plupart
00:36:48des grands logiciels,
00:36:49des grands fournisseurs
00:36:49de logiciels
00:36:50de ces 50 boîtes américaines.
00:36:53Souvenons-nous
00:36:53qu'il y a quelques semaines,
00:36:54ils ont publié
00:36:55une expérimentation
00:36:57qu'ils avaient faite
00:36:57avec Mozilla
00:36:59où ils avaient analysé
00:37:01tout le code
00:37:01de Firefox.
00:37:02Alors je ne sais pas
00:37:03si c'était Mythos,
00:37:03en tout cas,
00:37:04on ne parlait pas
00:37:04de Mythos à l'époque,
00:37:05mais c'était une expérimentation
00:37:08sur le code
00:37:09de Firefox
00:37:10où effectivement,
00:37:11ils ont trouvé
00:37:13un certain nombre
00:37:14de failles de sécurité
00:37:16qu'ils ont donc
00:37:18partagées
00:37:19avec Mozilla,
00:37:20etc.
00:37:21Et que ça a été
00:37:21très utile.
00:37:22Et donc Firefox
00:37:23est une meilleure qualité
00:37:24a posteriori.
00:37:25Parce que c'est des gens
00:37:26bien intentionnés
00:37:27qui ont dit
00:37:27on a trouvé ça,
00:37:28corrigez-le.
00:37:29Et une fois que ça a été
00:37:30corrigé,
00:37:30on dit voilà
00:37:31les trous de sécu
00:37:32qu'on a étrangers.
00:37:32Mais Fred,
00:37:33alors toi qui suis ça de près,
00:37:34mais ça va être le cauchemar
00:37:35pour toutes ces boîtes
00:37:35de cybersécurité justement.
00:37:37Parce que là,
00:37:38ils se retrouvent
00:37:38avec un concurrent
00:37:39qui est d'une d'extrême
00:37:41efficacité.
00:37:42Alors on est dans la détection
00:37:43des vulnérabilités.
00:37:44Donc c'est vrai
00:37:45que les boîtes de sécurité
00:37:46vont utiliser aussi
00:37:48ces outils.
00:37:49Elles vont intégrer aussi
00:37:51ces technologies
00:37:51pour protéger davantage.
00:37:53Mais c'est vrai
00:37:53qu'il y a certaines...
00:37:54Mais elles perdent quand même
00:37:55une certaine valeur ajoutée.
00:37:57C'est bien pour ça
00:37:57qu'ils s'allient
00:37:58avec les grosses plateformes.
00:37:59Les CrowdStrike,
00:38:00Ado Alto,
00:38:00Microsoft
00:38:01sont les plus grosses
00:38:01plateformes en vue.
00:38:04Mais c'est vrai
00:38:04que pour certains éditeurs,
00:38:06ça va être un petit peu
00:38:07plus compliqué.
00:38:07Il faut vite se mettre
00:38:08à jour
00:38:09de tout cet aspect-là.
00:38:12Les chercheurs en sécurité
00:38:13vont se faire
00:38:15ubériser à leur tour.
00:38:16Ils vont passer
00:38:16aux 32 heures.
00:38:17Voilà.
00:38:18Comme les développeurs
00:38:19aujourd'hui
00:38:21qui, sans IA,
00:38:23sont en voie d'obsolescence.
00:38:24Et l'enjeu,
00:38:25c'est la maîtrise du code.
00:38:26C'est-à-dire qu'un jour,
00:38:28on ne connaîtra plus
00:38:29véritablement
00:38:30ce qu'il y a dans le code.
00:38:31Et s'il y a
00:38:31décide d'en faire
00:38:33qu'à sa tête,
00:38:33ce qui a été un peu le cas
00:38:34en l'occurrence
00:38:35cette fois-ci,
00:38:36ça va être très très compliqué.
00:38:38Bon,
00:38:39écoutez.
00:38:40En tout cas,
00:38:42c'est bien
00:38:43que ce soit
00:38:44quelqu'un comme
00:38:45l'entreprise
00:38:45qui sonne sérieusement
00:38:47même s'il y a
00:38:47tout cet effet com.
00:38:48Évidemment,
00:38:48on n'est pas du...
00:38:49Le coup de
00:38:50c'est secret,
00:38:51c'est dangereux,
00:38:52c'est magnifique.
00:38:53Mais au moins
00:38:54de tirer
00:38:56cette sonnette d'alarme,
00:38:57de dire
00:38:57attention,
00:38:59c'est quand même
00:38:59de dire...
00:39:00On est vraiment
00:39:01dans ces tendances
00:39:02de lier en ce moment,
00:39:03cette IA,
00:39:04où il faut sécuriser
00:39:05l'infrastructure.
00:39:05Et ça montre
00:39:05qu'ils ont peur
00:39:06d'être dépassés aussi,
00:39:07c'est ça qui est inquiétant.
00:39:09Est-ce que vous voulez
00:39:09qu'on évoque
00:39:10la dernière petite aventure
00:39:12d'Elon Musk ?
00:39:13Une aventure
00:39:14à 25 milliards,
00:39:15on en a déjà parlé.
00:39:17Excusez-nous,
00:39:17ce n'est pas des petites aventures
00:39:18comme ça,
00:39:19non,
00:39:20c'est 25 milliards.
00:39:21Tout de suite,
00:39:21c'est ce fameux projet
00:39:22TerraFab,
00:39:23on en a parlé déjà
00:39:24dans Tech&Co,
00:39:25l'idée c'est de créer
00:39:27une méga usine
00:39:28qui fabriquerait
00:39:29des processeurs,
00:39:31à la fois pour les voitures
00:39:32mais aussi pour SpaceX,
00:39:34pour Starlink,
00:39:34etc.
00:39:35Enfin,
00:39:36pour tout l'écosystème
00:39:37d'Elon Musk,
00:39:39voire même plus,
00:39:39peut-être les vendre
00:39:40aussi ces puces.
00:39:4325 milliards,
00:39:44c'est ce qu'il met
00:39:44sur la table
00:39:45pour construire
00:39:47cette usine
00:39:48qui est gigantesque,
00:39:49bien sûr.
00:39:49La nouveauté,
00:39:50c'est qu'un partenaire
00:39:52de choix
00:39:53s'associe
00:39:53à ce projet.
00:39:54Il s'agit
00:39:55d'Intel.
00:39:56Ça a été signé
00:39:57ce week-end,
00:39:59Intel va participer,
00:40:00va être partenaire
00:40:01en fait de ce TerraFab
00:40:02et ce qui est intéressant
00:40:03si on lit entre les lignes,
00:40:04Fred,
00:40:05d'après ce que j'ai compris,
00:40:07c'est qu'il y a même
00:40:08une réflexion
00:40:09sur la manière
00:40:10dont les processeurs
00:40:10vont être faits
00:40:11à l'avenir.
00:40:12C'est-à-dire que
00:40:12ce n'est même pas
00:40:13le fait de prendre
00:40:14déjà des modèles
00:40:15qui existent
00:40:16mais il y a une espèce
00:40:17de réflexion
00:40:18sur la manière
00:40:19comment on pourrait
00:40:19rendre encore plus efficients
00:40:21les processeurs
00:40:24et repenser
00:40:24la manière
00:40:25dont ils sont designés.
00:40:26Clairement,
00:40:27Intel joue sa relance
00:40:29à la fois
00:40:30dans le monde
00:40:31du processeur
00:40:31et puis ça relance
00:40:33dans l'IA
00:40:34pour Intel.
00:40:34On a bien vu
00:40:35dépasser par NVIDIA,
00:40:37on a vu les Broadcoms,
00:40:38tout le monde est venu
00:40:39un peu,
00:40:41plus que les chatouillers,
00:40:42sérieusement,
00:40:42bousculer Intel.
00:40:43Intel,
00:40:43on le rappelle,
00:40:44ils sont très peu au monde
00:40:46à avoir toute cette chaîne
00:40:47verticale,
00:40:47il y a Intel,
00:40:48il y a Samsung,
00:40:48il y a des Asiatiques
00:40:50et donc là,
00:40:52aujourd'hui,
00:40:52Intel va bénéficier aussi,
00:40:55vous savez,
00:40:56c'est un peu long,
00:40:57on ne va pas tout décrire,
00:40:58mais Donald Trump
00:41:00avait voulu que
00:41:02l'État américain
00:41:02ait mis 10 milliards,
00:41:03c'est ça,
00:41:04a investi 10 milliards
00:41:05dans les Intel
00:41:06pour que justement
00:41:06Intel reste aux États-Unis,
00:41:09voilà,
00:41:09donc il y a tout cet aspect-là,
00:41:10mais du coup,
00:41:11c'est vrai que
00:41:13Elon Musk,
00:41:13il vient là aussi
00:41:14pour bousculer tout ça,
00:41:15pour bousculer,
00:41:15alors la fonderie,
00:41:16ça restera de la fonderie
00:41:17et donc ça va faire vivre
00:41:18la partie Intel-fonderie,
00:41:20on se rappelle
00:41:21qu'un des présidents d'Intel
00:41:22voulait à un moment
00:41:22se parler de la partie design,
00:41:24la partie fonderie,
00:41:24bon là,
00:41:25on garde le tout,
00:41:26mais évidemment,
00:41:27Elon Musk
00:41:28qui a vu
00:41:28une façon autre
00:41:30de fabriquer des voitures,
00:41:31une façon autre
00:41:32d'aller dans l'espace,
00:41:34et bien là,
00:41:35il peut avoir les outils,
00:41:3625 milliards,
00:41:37c'est le coût,
00:41:38après ce qui est compliqué
00:41:39dans tout cet univers
00:41:40des fonderies,
00:41:41c'est qu'on ne fait pas ça
00:41:42tout seul,
00:41:42alors il faut
00:41:44l'écosystème autour,
00:41:46Intel,
00:41:46là un peu aux États-Unis
00:41:47parce qu'il a déjà
00:41:48des usines là-bas,
00:41:49mais le coût
00:41:50d'accélérateur,
00:41:52voilà,
00:41:52c'est pas Taïwan,
00:41:53donc.
00:41:53Moi j'ai un peu peur
00:41:55du choc des cultures
00:41:56quand même,
00:41:56parce que,
00:41:57tu vois,
00:41:58ce qui fait la force
00:41:59de Musk,
00:42:01c'est son hyper-agressivité,
00:42:05le fait de pousser
00:42:07un peu ses ingénieurs
00:42:09à bout,
00:42:10en les challengeant
00:42:11en permanence,
00:42:12il faut faire pour moins cher,
00:42:14enfin voilà,
00:42:15etc.
00:42:16face à un Intel
00:42:17qui est quand même
00:42:19beaucoup plus plan-plan
00:42:20et c'est leur problème
00:42:21aujourd'hui,
00:42:23j'ai un peu peur
00:42:24que s'ils nous fassent
00:42:24un mélange d'huile et d'eau
00:42:25et que l'émulsion
00:42:26ne prenne pas,
00:42:27quoi.
00:42:28Ça va se couler,
00:42:29ça va dépendre
00:42:30de l'exécution opérationnelle,
00:42:32ça va dépendre,
00:42:33ça va dépendre de ça
00:42:33à mon avis.
00:42:34Une chose est sûre,
00:42:35c'est qu'Elon Musk
00:42:35est quand même extrêmement fort
00:42:36pour déceler les talents
00:42:38et que chez Intel,
00:42:39il y a des talents
00:42:40et là,
00:42:41aujourd'hui,
00:42:41ce qu'il fait,
00:42:42c'est créer un écosystème,
00:42:43on en parlait tout à l'heure,
00:42:44il va rechercher les talents
00:42:46là où ils sont,
00:42:47il se crée une indépendance
00:42:49par rapport au marché
00:42:49qui est absolument fondamentale,
00:42:51surtout pour l'aérospatial
00:42:53et donc il finance
00:42:55et il a repéré des talents,
00:42:56il finance,
00:42:57il crée un écosystème
00:42:58vertical
00:42:59pour être complètement souverain
00:43:00et indépendant
00:43:02du reste du monde,
00:43:03ce qui est quand même
00:43:03extrêmement fort.
00:43:04Rappelons que l'échelle de temps
00:43:05elle est importante là,
00:43:06à partir du moment
00:43:07où on pense
00:43:08une usine comme ça,
00:43:09avant qu'elle tourne
00:43:10à plein régime,
00:43:11il faut quoi ?
00:43:11Cinq ans ?
00:43:12Non ?
00:43:12Oui,
00:43:13enfin maintenant,
00:43:13avec Elon Musk,
00:43:14il va dire qu'il faut le faire
00:43:17en trois ans.
00:43:18Ça peut être plus rapide.
00:43:19Non,
00:43:19mais c'est ça,
00:43:20d'un côté,
00:43:21tout ça,
00:43:21c'est stratégiquement pertinent,
00:43:24ça répond à un vrai besoin
00:43:25en calcul,
00:43:26c'est cohérent
00:43:27avec la stratégie d'Elon Musk,
00:43:29c'est utile
00:43:30pour le repositionnement
00:43:31d'Intel,
00:43:31on l'a dit.
00:43:32Bon,
00:43:32les risques à côté,
00:43:33c'est ça,
00:43:33c'est qu'il faut une capacité
00:43:34d'exécution,
00:43:35est-ce qu'Intel l'a aujourd'hui ?
00:43:36Alors on pourra peut-être mettre
00:43:38des tisons sous les pieds
00:43:41pour qu'ils avancent plus vite,
00:43:42ça dépend de cette capacité
00:43:44d'exécution.
00:43:44La complexité industrielle,
00:43:45elle est quand même,
00:43:47c'est enfin,
00:43:48voilà,
00:43:48même si on a l'expertise d'Intel,
00:43:49il faut aller plus vite,
00:43:50il faut construire peut-être
00:43:51différemment,
00:43:51tu le disais François,
00:43:52et puis la dernière chose,
00:43:54c'est qu'Elon Musk,
00:43:55c'est quand même le roi des promesses
00:43:56aussi,
00:43:58non exécuté
00:43:59ou exécuté un peu tardivement.
00:44:00Pas encore tenu,
00:44:01pas encore.
00:44:01Pas encore tenu,
00:44:02il a réussi beaucoup de choses quand même,
00:44:04il faut voir,
00:44:04il fait avec SpaceX,
00:44:05etc.,
00:44:06et avec Tesla,
00:44:07et avec d'autres,
00:44:08mais voilà,
00:44:09il faut faire attention aussi
00:44:10à ce genre de choses,
00:44:11mais voilà.
00:44:12On est dans les puces,
00:44:13on y reste,
00:44:15mais cette fois-ci,
00:44:15on revient ici en Europe
00:44:17avec notre pépite ASML,
00:44:19entreprise très discrète
00:44:20que le grand public ne connaît pas
00:44:22et pourtant qui est indispensable
00:44:24à la fabrication
00:44:25de 99,9% des processeurs
00:44:28qui existent dans le monde,
00:44:28aujourd'hui.
00:44:30C'est en gros pour expliquer
00:44:31ce que c'est,
00:44:32une espèce de gigantesque imprimante
00:44:35qui arrive à imprimer
00:44:36des microprocesseurs,
00:44:38en fait,
00:44:39oui c'est ça.
00:44:40Extrêmement petit.
00:44:41Extrêmement petit
00:44:41et de plus en plus petit.
00:44:43Ça demande une ingénierie.
00:44:44Avec des technologies à fabriolées,
00:44:45etc.
00:44:45Voilà, des technologies.
00:44:46La machine,
00:44:47c'est 100 000 composants,
00:44:48c'est 5 000 fournisseurs autour.
00:44:50Et c'est immense en fait.
00:44:51La machine ne rentre pas
00:44:52dans cette pièce.
00:44:53On met 6 mois
00:44:54à aller l'installer
00:44:56dans l'usine,
00:44:56on met 6 ou 7 mois
00:44:58à la paramétrer.
00:44:59Il y a beaucoup de déchets
00:45:00au départ.
00:45:02Quand ça commence à produire,
00:45:03au départ,
00:45:04il y a pas mal de déchets.
00:45:05Donc voilà,
00:45:05c'est d'une complexité
00:45:07assez incroyable.
00:45:08Mais voilà,
00:45:09c'est ASML,
00:45:09c'est une ancienne spin-off
00:45:10de Philips,
00:45:11de l'époque.
00:45:12Et cette pépite,
00:45:15elle est européenne.
00:45:16Et aujourd'hui,
00:45:17les plus grands fabricants de puces
00:45:20dépendent d'ASML.
00:45:21Ce qu'il y a d'intéressant,
00:45:23c'est que les Etats-Unis
00:45:26ne veulent plus
00:45:26qu'ASML travaille pour la Chine.
00:45:28Alors vous vous dites,
00:45:29mais si c'est une boîte européenne,
00:45:31en tous les cas,
00:45:33qui n'est pas américaine,
00:45:34pourquoi les Américains
00:45:35ont-ils une influence
00:45:37sur cette boîte-là ?
00:45:38C'est les brevets.
00:45:39Parce que la plupart
00:45:41de ces processeurs
00:45:42intègrent des brevets américains.
00:45:44Et à partir de ce moment-là,
00:45:47sans l'autorisation
00:45:49des Américains,
00:45:50on ne peut plus,
00:45:51ASML ne peut pas fabriquer
00:45:53ces...
00:45:54Et 20-25%
00:45:55de son chiffre d'affaires.
00:45:56Et voilà.
00:45:56Ils perdent
00:45:57leur liberté commerciale.
00:45:58Ils perdent
00:45:58leur liberté commerciale,
00:45:59alors que c'est une boîte
00:46:01qui n'a rien à voir
00:46:02au départ
00:46:02avec les Etats-Unis.
00:46:04C'est une extraterritorialité
00:46:06américaine.
00:46:07Donc il y avait précédemment
00:46:09le pétrole
00:46:10et le dollar,
00:46:11où à partir du moment
00:46:12où vous faisiez des transactions
00:46:13en dollars,
00:46:13vous êtes sous la surveillance
00:46:15des Américains,
00:46:16ce qui a coûté très très cher
00:46:17à BNP Paribas
00:46:18à une époque.
00:46:19Et là,
00:46:19ils remettent en place
00:46:20le même principe
00:46:22avec la technologie.
00:46:23Ils font la guerre
00:46:24commerciale
00:46:25aux Chinois.
00:46:26Ils ne veulent plus,
00:46:27ils veulent assécher
00:46:28le marché,
00:46:29ils ne veulent plus
00:46:29que les Chinois
00:46:30aient accès
00:46:31aux meilleures technologies.
00:46:32Et l'Europe,
00:46:33face à ça,
00:46:33n'arrive pas à se défendre.
00:46:34On a besoin de financement,
00:46:36on a besoin
00:46:37de vendre
00:46:38notre excellence.
00:46:38Et aujourd'hui,
00:46:40les Pays-Bas
00:46:41se sont vaguement rebellés,
00:46:42mais il n'y a pas
00:46:43de réponse ferme
00:46:44de la part
00:46:46des Européens
00:46:47et je trouve ça
00:46:47très grave.
00:46:48Et cette loi
00:46:50qui est en train
00:46:50de passer aux États-Unis,
00:46:52qui s'appelle
00:46:52Match Act,
00:46:54est totalement poussée
00:46:55par les démocrates
00:46:57et les républicains,
00:46:58va clairement passer
00:46:59et va restreindre
00:47:02énormément
00:47:03la liberté commerciale
00:47:04de nos sociétés
00:47:05technologiques.
00:47:06Pour vous donner
00:47:07un ordre d'idée,
00:47:07tu l'as dit,
00:47:08mais pour être plus précis,
00:47:10la Chine représentait
00:47:1033% du chiffre
00:47:12d'affaires d'ASML
00:47:12en 2025
00:47:13et là,
00:47:14pour 2026,
00:47:15ils estiment
00:47:17une baisse
00:47:18de 20%.
00:47:19Oui, c'est ça.
00:47:20Et ils assèchent
00:47:21le marché chinois.
00:47:22Oui,
00:47:23ils assèchent
00:47:24le marché chinois.
00:47:25Mais ils affaiblissent
00:47:25aussi cette pépite européenne.
00:47:27Les Européens.
00:47:28Absolument.
00:47:30C'est là qu'on voit
00:47:31qu'en fait,
00:47:33on parle
00:47:34de souveraineté
00:47:36qui n'est pas un mot
00:47:37que j'aime beaucoup.
00:47:37Moi, je préfère parler
00:47:38d'autonomie stratégique
00:47:39et qui me paraît
00:47:40plus adaptée
00:47:42ici.
00:47:45Et on est en train
00:47:46de reboucler
00:47:47avec ce qu'on disait
00:47:49au début
00:47:49avec les propos
00:47:51d'Arthur Mensch
00:47:51qui disait
00:47:52écoutez,
00:47:53en Europe,
00:47:53il faut qu'on soit
00:47:54indépendant.
00:47:55Et en fait,
00:47:55on se retrouve
00:47:56dans la même situation
00:47:57avec ASML
00:47:59mais complètement
00:48:00à l'autre bout
00:48:00de la chaîne
00:48:01puisque là,
00:48:02on parle de la fabrication
00:48:03des processeurs.
00:48:04Mais la problématique,
00:48:05c'est d'être résilient
00:48:07quand il se passe
00:48:07des choses.
00:48:09C'est d'être autonome
00:48:10et résilient
00:48:11quand il y a des changements.
00:48:12Et ça,
00:48:13je pense qu'on est encore
00:48:14en Europe
00:48:16au début
00:48:18de l'intégration
00:48:20de ce problème.
00:48:21On est en train
00:48:21d'apprendre
00:48:23durement
00:48:24mais on apprend
00:48:26à réagir
00:48:27face à tout ça.
00:48:28Comment est-ce
00:48:29qu'on mesure
00:48:31notre résilience
00:48:32et comment est-ce
00:48:33qu'on met en place
00:48:34des plans B,
00:48:35etc.
00:48:35Et c'est pour ça
00:48:36à mon avis
00:48:36que,
00:48:37excusez-moi,
00:48:38je reviens encore
00:48:38sur le début
00:48:39avec Arthur Mensch
00:48:40mais pourquoi est-ce
00:48:40qu'il est allé tout seul
00:48:42et que derrière
00:48:42ça tardait à suivre ?
00:48:43Parce que je pense
00:48:44que beaucoup d'entreprises
00:48:45n'ont pas encore bien
00:48:46compris cette importance
00:48:47d'autonomie stratégique
00:48:48et de résilience numérique
00:48:50mais que c'est en train
00:48:51de prendre
00:48:52face à la difficulté
00:48:54des événements
00:48:54et de la géopolitique,
00:48:55je pense qu'on est en train
00:48:56d'apprendre très très vite.
00:48:58Et ASML,
00:48:59c'est une leçon de plus
00:49:00qu'on est en train de prendre.
00:49:02Elle est douloureuse
00:49:03surtout pour les actionnaires
00:49:05d'ASML
00:49:06mais à un moment
00:49:08l'Europe aura appris
00:49:09sa leçon
00:49:09et va devenir
00:49:10plus autonome
00:49:11et saura mieux mesurer
00:49:13sa résilience
00:49:14et on sera plus prêts.
00:49:16Mais c'est juste que là...
00:49:17En fait,
00:49:18tout est rapport de force
00:49:18et l'Europe aujourd'hui
00:49:20n'arrive pas à rentrer
00:49:21dans ces rapports de force
00:49:22et c'est ça l'enjeu.
00:49:24Les Chinois
00:49:25et les Américains
00:49:26sont vraiment
00:49:26dans une guerre commerciale
00:49:28extrêmement forte.
00:49:28Je pense que le prochain sujet
00:49:30ça va être
00:49:30les terres rares
00:49:31c'est-à-dire que
00:49:32si les Américains
00:49:34assèchent
00:49:34le savoir-faire,
00:49:36l'accès aux puces,
00:49:37l'accès aux bas-chines
00:49:38qui leur permettraient
00:49:39d'accéder aux puces,
00:49:40à un moment donné
00:49:40ils vont arrêter
00:49:41les matières premières.
00:49:42Et l'Europe
00:49:43sera effectivement
00:49:45au milieu,
00:49:45le spectateur
00:49:46sans avoir vraiment
00:49:47la capacité de se défendre.
00:49:49Pour ASML,
00:49:49en tout cas,
00:49:49c'est une perte
00:49:50de marché immédiate,
00:49:51c'est une dépendance
00:49:52accrue aux décisions politiques,
00:49:53ça c'est quand même
00:49:54un point important.
00:49:55Et puis,
00:49:56moi,
00:49:56ce qui me fait craindre aussi,
00:49:58c'est parce que
00:49:59les Chinois ont déjà démontré,
00:50:00ils ont un projet
00:50:00qui s'appelle
00:50:01Manhattan Project
00:50:02qui est un peu
00:50:02le...
00:50:03créer le concurrent
00:50:04de l'ASML.
00:50:04Et là,
00:50:05ils vont accélérer
00:50:05et ils ont les moyens.
00:50:06Alors,
00:50:07on sait qu'ils ont déjà fait
00:50:08du reverse engineering
00:50:09mais comme je l'ai dit,
00:50:09100 000 composants,
00:50:10on sait qu'ils ont déjà
00:50:11démonté la machine,
00:50:12c'est fait.
00:50:13Mais la remontée
00:50:14correctement,
00:50:15ils ont encore
00:50:15un peu de mal.
00:50:17Ils ont du mal
00:50:17à imprimer
00:50:18moins de 10 nanomètres.
00:50:19Donc,
00:50:20voilà.
00:50:20Alors que,
00:50:21voilà,
00:50:21ASML,
00:50:223,
00:50:23VRA 2.
00:50:24Donc,
00:50:24il y a quand même
00:50:25un retard
00:50:26d'une dizaine d'années
00:50:27mais on les a déjà vus
00:50:29rattraper,
00:50:30je rappelle,
00:50:30les voitures électriques.
00:50:31Bien sûr.
00:50:322015,
00:50:32on lance le projet,
00:50:33aujourd'hui,
00:50:33c'est les numéros mondiaux.
00:50:352015,
00:50:35c'était il y a 11 ans.
00:50:36Alors ça,
00:50:37c'est plus complexe
00:50:37que faire des voitures électriques.
00:50:38mais moi,
00:50:40je crains un petit peu ça,
00:50:42ça va pousser les Chinois
00:50:44à accélérer sur ce projet
00:50:45de créer le ASML chinois.
00:50:47Évidemment.
00:50:48Après avoir démonté,
00:50:50bien sûr,
00:50:51toutes ces grosses machines
00:50:52pour apprendre
00:50:53et voir comment c'est fait
00:50:54parce que c'est souvent ça,
00:50:56le reverse engineering.
00:50:57On démonte,
00:50:58on regarde,
00:50:58on copie,
00:50:59on voit comment ça fonctionne.
00:51:00ils ont mis à peu près 20 ans
00:51:01sur cette technologie ultraviolet.
00:51:04Maîtriser la source lumineuse,
00:51:06c'est quelque chose.
00:51:08Ce qui est très complexe,
00:51:09c'est que c'est des industries
00:51:10et des entreprises
00:51:11qui sont très difficilement
00:51:14mises dans d'autres univers
00:51:15parce qu'ils sont tellement soumises
00:51:17à des contraintes géographiques,
00:51:20d'air, de capacité, etc.
00:51:23que même TSMC,
00:51:25qui essaye de s'investir
00:51:27et de s'installer aux Etats-Unis,
00:51:29n'y arrive pas
00:51:29parce qu'ils n'arrivent pas
00:51:31à reconstituer
00:51:32l'écosystème extrêmement fin
00:51:34qu'ils ont à Taïwan.
00:51:35Il nous reste trois minutes.
00:51:36On évoque ce dernier titre d'actu
00:51:38concernant Apple.
00:51:40Vous le savez,
00:51:41on a parlé
00:51:41et on l'avait présenté ici
00:51:43il y a quelques semaines
00:51:44de ce nouveau MacBook Neo.
00:51:48Ce MacBook low-cost
00:51:49à 699 euros.
00:51:51Alors bon,
00:51:52évidemment,
00:51:52ce n'est pas low-cost,
00:51:53mais pour Apple,
00:51:53avoir un Mac fonctionnel
00:51:57à 700 euros,
00:51:58c'est quand même
00:52:01assez nouveau
00:52:03et ça marche,
00:52:04évidemment.
00:52:04Tim Cook s'en est félicité
00:52:05il y a quelques jours
00:52:06de cela en disant
00:52:07que c'était
00:52:08la meilleure semaine
00:52:09de lancement
00:52:09jamais enregistrée
00:52:10auprès des nouveaux
00:52:11utilisateurs de Mac.
00:52:12Donc voilà,
00:52:13tout va bien
00:52:13pour le MacBook Neo.
00:52:14Sauf que,
00:52:15en fait,
00:52:15tout va peut-être
00:52:16trop bien
00:52:17pour ce MacBook Neo
00:52:18parce que
00:52:19c'est là quand même
00:52:20qu'on se rend compte
00:52:21qu'Apple est vraiment
00:52:22très malin
00:52:23parce qu'à l'intérieur
00:52:24du MacBook,
00:52:25la puce
00:52:26qui fait fonctionner
00:52:28en fait ce Mac,
00:52:28c'est une puce
00:52:29qui est issue
00:52:30d'un iPhone
00:52:30qui a deux ans,
00:52:31qui est l'iPhone 16 Pro
00:52:33qui était sorti
00:52:34donc en 2024
00:52:36et cet iPhone,
00:52:37en fait,
00:52:38si vous voulez,
00:52:39ils avaient fait
00:52:39beaucoup plus de puces
00:52:40que prévues
00:52:41pour le téléphone
00:52:41et Tim Cook s'est dit
00:52:43mais tiens,
00:52:43ces puces-là,
00:52:43au lieu de les mettre
00:52:44à la poubelle,
00:52:45on ne sait pas
00:52:45quoi en faire,
00:52:45on va les mettre
00:52:46dans ce MacBook Neo
00:52:47d'autant que
00:52:48ces puces-là,
00:52:49pour certaines,
00:52:49sont déclassifiées,
00:52:51c'est-à-dire
00:52:51qu'elles auraient
00:52:52un petit défaut
00:52:53mais rien du tout
00:52:54qui fait qu'elles sont
00:52:55totalement fonctionnelles
00:52:56mais elles n'auraient
00:52:57pas été légibles
00:52:57dans la carcasse
00:52:59d'un iPhone
00:53:00et donc il les a mis
00:53:01dans ce Neo.
00:53:01Le seul truc,
00:53:02c'est que ça se vend
00:53:03tellement bien
00:53:03qu'il n'a presque
00:53:04plus de puces,
00:53:04si tu veux,
00:53:05en stock
00:53:06de la précédente génération
00:53:08et donc là,
00:53:09il se retrouve
00:53:09un peu coincé.
00:53:10C'est dingue
00:53:11cette histoire-là,
00:53:11franchement,
00:53:12moi je trouve
00:53:13que de la part d'Apple,
00:53:14c'est hyper malin,
00:53:15hyper smart
00:53:17de recycler
00:53:17en fait des processeurs
00:53:18qui n'ont plus
00:53:20d'existence véritablement
00:53:22et de les mettre
00:53:22dans une machine
00:53:23parce que ces processeurs,
00:53:24malgré tout,
00:53:24s'ils ont deux ans,
00:53:25ils sont tellement puissants
00:53:26qu'ils font fonctionner
00:53:27un max sans aucun problème.
00:53:29Mais ça témoigne aussi
00:53:30de la difficulté aujourd'hui
00:53:31de sourcer sur le marché
00:53:32des puces rapidement
00:53:33d'une qualité performante
00:53:35et pas chère.
00:53:36C'est-à-dire qu'il y a
00:53:37une inflation énorme
00:53:39des prix
00:53:39qui font qu'aujourd'hui,
00:53:41on est obligé
00:53:42de recycler
00:53:42à cause de l'IA,
00:53:44on est obligé
00:53:44de recycler des puces
00:53:45et ce qui est très bien
00:53:46et ce qu'a fait Tim Cook
00:53:47est parfait
00:53:47pour pouvoir sortir
00:53:49un produit
00:53:49qui soit acceptable
00:53:50sur le marché
00:53:51en termes de prix.
00:53:51Et il va mettre la pression
00:53:52sur ses développeurs
00:53:53parce qu'il va leur demander
00:53:54d'optimiser Mac OS.
00:53:56Il va leur demander
00:53:57intégrer-moi davantage
00:53:58d'IA là-dedans
00:53:58parce que je veux quand même
00:53:59qu'il y ait de l'IA.
00:54:00Et puis vous mettez bien
00:54:01des liens vers les services cloud
00:54:02alors qu'ils soient...
00:54:03Oui, parce que c'est là
00:54:03où je vais gagner de l'argent.
00:54:04Parce que c'est là où
00:54:05je vais gagner de l'argent.
00:54:06Donc là, maintenant,
00:54:06la pression,
00:54:07elle est sur les développeurs.
00:54:09Donc c'est plutôt intelligent.
00:54:09En tout cas,
00:54:10ils ont appris une nouvelle cible,
00:54:11une nouvelle cible
00:54:12moins haut de gamme
00:54:12que sur les autres produits Apple.
00:54:14tout en gardant des marges
00:54:15très confortables
00:54:17puisque évidemment
00:54:17quand on défile
00:54:18la route arrière
00:54:19et quand tu ne couvres pas
00:54:20vraiment le cœur,
00:54:23enfin le composant
00:54:24le plus cher
00:54:24parce que c'est un système
00:54:25on a chip.
00:54:26Il y a tout dedans.
00:54:27Le processeur,
00:54:28la mémoire,
00:54:29tout, à part le disque dur,
00:54:30tout est dedans.
00:54:31Donc après...
00:54:32Et c'est ça.
00:54:33C'est un truc tout petit.
00:54:34Et puis il vient jouer
00:54:35sur le terrain
00:54:36des Chromebooks.
00:54:37Oui, oui, mais enfin
00:54:38et sauf qu'en termes d'expérience,
00:54:40c'est autre chose.
00:54:41Ah oui, c'est un vrai Mac
00:54:43qui fait tourner
00:54:44tous les logiciels
00:54:45et qui marche bien.
00:54:46Donc recycler et innover.
00:54:48Voilà une touche optimiste.
00:54:49Et sauf que là,
00:54:50bon, ça se vend tellement bien
00:54:51qu'il gratte ses stocks
00:54:52et dans ses tiroirs,
00:54:53il n'a plus ses anciens.
00:54:55On arrive au bout du tiroir.
00:54:56On est vraiment
00:54:57dans l'ADN d'Apple
00:54:58qui est toujours
00:54:59de changer de...
00:55:00Il a fallu changer
00:55:01l'ordinateur,
00:55:02ils ont créé le Mac.
00:55:03Il a fallu changer
00:55:03l'écosystème de musique,
00:55:05ils ont créé l'iPod,
00:55:06l'iTune.
00:55:07Il a fallu changer
00:55:07la mobilité,
00:55:08ils ont créé l'iPhone.
00:55:10Et là,
00:55:10dans le monde du PC,
00:55:12ils sont en train
00:55:12de changer ça.
00:55:13Et après,
00:55:14ils ont ces ruptures
00:55:15et puis derrière,
00:55:15ils vont creuser en profondeur,
00:55:16exploiter tout ça
00:55:17et optimiser.
00:55:18Et là,
00:55:18c'est exactement ce qu'ils font
00:55:19dans le monde d'ordinateur.
00:55:20Donc je trouve,
00:55:21on est vraiment dans leur...
00:55:22On parle des 50 ans d'Apple.
00:55:23Et ils ont tout leur ADN
00:55:25est toujours là.
00:55:25Toute leur jeunesse
00:55:26et l'agilité.
00:55:28Eh bien voilà,
00:55:28ça sera le mot de la fin
00:55:29pour ce débrief
00:55:31de l'actualité
00:55:31de ce mercredi soir.
00:55:33Merci beaucoup Isabelle.
00:55:34Merci beaucoup.
00:55:35Isabelle Bordry,
00:55:36fondatrice de Retency.
00:55:37Merci à Tristan Neto,
00:55:38directeur associé
00:55:40commun numérique
00:55:40et anthropocène
00:55:41chez Octo Technologies.
00:55:42À bientôt Tristan.
00:55:43À bientôt.
00:55:44Et Fred,
00:55:44à très vite.
00:55:45Bien sûr,
00:55:46journaliste
00:55:47à BFM Business.
00:55:49Et vous restez avec nous
00:55:49pour la prochaine
00:55:51demi-heure
00:55:51qui arrive
00:55:52sur BFM Business.
00:55:53on va s'intéresser
00:55:54au secteur du tourisme
00:55:55et on va aller jeter
00:55:57un petit coup d'œil
00:55:58au Food Hotel Tech
00:55:59qui se déroulera
00:56:00la semaine prochaine
00:56:01à Paris.
00:56:02Et vous verrez
00:56:03que beaucoup de startups
00:56:05seront présentes
00:56:06pour accélérer
00:56:08la digitalisation
00:56:09de ce secteur du tourisme.
00:56:10À la fois l'hôtellerie
00:56:11mais aussi la restauration.
00:56:12On en parlera
00:56:13avec l'organisatrice
00:56:15de ce salon
00:56:15et trois startups
00:56:16qui seront avec nous
00:56:16sur ce plateau.
00:56:17Et puis dans un instant,
00:56:18ce sera le Tech Flash
00:56:19avec Léa Benahim
00:56:20comme chaque soir.
00:56:21À tout de suite.
00:56:22Tech & Co
00:56:23La quotidienne
00:56:24Tech Flash
00:56:2620h31
00:56:27sur BFM Business.
00:56:28Un grand merci
00:56:29d'être avec nous
00:56:29comme chaque soir.
00:56:30Merci surtout
00:56:31de votre fidélité.
00:56:32Il est temps maintenant
00:56:33de retrouver le Tech Flash
00:56:34ce qu'il faut retenir
00:56:35de la Q-Tech
00:56:36de ce mercredi.
00:56:37C'est avec Léa Benahim.
00:56:38Bonsoir Léa.
00:56:39Bonsoir François
00:56:40et bonsoir à tous.
00:56:41Et à la une,
00:56:41Open AI a publié
00:56:42un plan pour se préparer
00:56:45au monde de demain.
00:56:46Celui de l'avènement
00:56:47de la super intelligence.
00:56:49Un document
00:56:50de 13 pages
00:56:52dans lequel l'entreprise
00:56:53a listé d'une part
00:56:54les dangers de l'IA
00:56:55suivi d'un plan d'action.
00:56:57Parmi les mesures,
00:56:58un accès à l'IA
00:56:59pour tous,
00:57:00des semaines de 32 heures
00:57:01et une redistribution
00:57:03de la richesse.
00:57:04C'est la première fois
00:57:05qu'un géant de la tech
00:57:06s'engage aussi clairement
00:57:08sur un terrain politique.
00:57:10Également,
00:57:11dans l'actualité,
00:57:11selon les médias coréens,
00:57:13Samsung aurait signé
00:57:14un accord d'exclusivité
00:57:15de trois ans
00:57:16avec Apple
00:57:17pour fournir
00:57:18des écrans
00:57:19pliants à l'entreprise
00:57:20destinée aux futurs
00:57:22iPhone pliants
00:57:23de la marque.
00:57:24En échange,
00:57:25Apple s'est engagée
00:57:26à ne pas utiliser
00:57:27d'écrans
00:57:27promenant d'autres fournisseurs.
00:57:29Le lancement
00:57:30de la production
00:57:30est prévu
00:57:31pour le mois de mai
00:57:32avec un volume initial
00:57:33d'environ 3 millions
00:57:35d'unité.
00:57:36Ça m'a arraché le cœur
00:57:37de lire ça.
00:57:38Oui, parce que pour tout
00:57:39vous raconter,
00:57:40depuis quelques mois
00:57:41avec Léa,
00:57:41on parie sur le fait
00:57:42que l'iPhone client
00:57:44va sortir cette année.
00:57:45Moi, je dis oui,
00:57:46elle, elle dit non
00:57:47et on a parié une pizza
00:57:48donc je pense que bientôt
00:57:49je vais voir.
00:57:50Le pari est public
00:57:51donc autant de nous deux
00:57:52pourra se défausser.
00:57:53Voilà, maintenant vous savez
00:57:54qu'à la rentrée,
00:57:55sans doute,
00:57:55je mangerai une pizza
00:57:55offrée de Léa Benahim.
00:57:57Et puis le MacBook Neo
00:57:58se retrouve victime
00:57:59de son succès.
00:58:00Léa, on en parlait
00:58:01il y a quelques instants,
00:58:02Apple se retrouve
00:58:02face à un dilemme industriel.
00:58:04Et oui, car pour réduire
00:58:05les coûts,
00:58:06l'entreprise utilise
00:58:07des puces issues
00:58:08de la production
00:58:09des iPhone 16 Pro
00:58:10mais légèrement déclassées
00:58:12plutôt que de les jeter.
00:58:14Apple les réutilise
00:58:15dans des produits
00:58:15moins puissants
00:58:16comme le MacBook Neo
00:58:17sauf que cela limite
00:58:19aussi les volumes disponibles
00:58:20donc pour répondre
00:58:21à la demande,
00:58:22deux options pour Apple
00:58:23réduire ses marges
00:58:25ou augmenter
00:58:25le prix de l'appareil.
00:58:27Dans l'actualité
00:58:28des télécoms,
00:58:29Free réclame
00:58:30plus de 2 milliards d'euros
00:58:32à Orange et Bouygues
00:58:33et ce pour pratiques
00:58:34commerciales trompeuses
00:58:36liées à ses offres
00:58:36de smartphones subventionnées.
00:58:38Selon l'opérateur
00:58:40de Xavier Niel,
00:58:41le vrai prix du téléphone
00:58:42ne serait pas clairement indiqué
00:58:44et le client
00:58:45paierait au final
00:58:45un abonnement plus cher
00:58:47chaque mois
00:58:47avec engagement.
00:58:49Il s'agit selon Free
00:58:50d'un crédit caché.
00:58:52Et enfin,
00:58:53après l'Australie,
00:58:54la Grèce va interdire
00:58:55l'accès aux réseaux sociaux
00:58:56au moins de 15 ans.
00:58:57Une annonce
00:58:58faite par le Premier ministre
00:59:00dans une vidéo TikTok.
00:59:02La mesure entrera en vigueur
00:59:03en janvier prochain.
00:59:05La Grèce deviendra ainsi
00:59:07le premier pays européen
00:59:08à franchir ce cap.
00:59:10La France,
00:59:10le Danemark
00:59:11et l'Espagne
00:59:12ont eux aussi indiqué
00:59:13vouloir suivre cette voie.
00:59:15Et pour finir,
00:59:16je vous donne rendez-vous
00:59:16sur le site
00:59:17de BFM Business
00:59:18pour Tech & Co Business.
00:59:19Votre rendez-vous
00:59:21en compagnie
00:59:21de Frédéric Simotel.
00:59:23une émission à retrouver
00:59:25en replay
00:59:29et en podcast
00:59:31sur toutes les plateformes.
00:59:32Et au programme cette semaine,
00:59:33comment Cloudfair
00:59:34a provoqué
00:59:35une panne mondiale
00:59:36d'Internet
00:59:37en voulant se protéger
00:59:38d'une faille.
00:59:39Souvenez-vous,
00:59:40c'était en décembre dernier.
00:59:41On écoute
00:59:42le porte-parole
00:59:43de Cloudfair.
00:59:44Effectivement,
00:59:45on s'est retrouvé
00:59:45un petit peu
00:59:46à la une de l'actualité
00:59:47malgré nous.
00:59:48Des incidents
00:59:49pour toutes les sociétés
00:59:50informatiques,
00:59:51que ça arrive.
00:59:52Ça arrive,
00:59:52c'est pas des choses
00:59:54dont on est.
00:59:55Mais ça a permis
00:59:55de faire un coup de zoom.
00:59:57Mais qui est cette entreprise
00:59:58pour ceux qui la connaissent
00:59:59un peu moins ?
00:59:59Exactement.
01:00:00Et c'était particulièrement visible
01:00:01parce que Cloudfair,
01:00:02aujourd'hui,
01:00:02protège plus de 80%
01:00:04des acteurs des LLM,
01:00:06donc les gros acteurs
01:00:07de l'IA du marché,
01:00:08sont protégés
01:00:09et abrités derrière Cloudfair.
01:00:10Donc tout de suite,
01:00:11quand on voit l'utilisation
01:00:12que les Français,
01:00:13notamment,
01:00:13qui sont en avance
01:00:14sur l'utilisation
01:00:15de l'IA générative,
01:00:16qu'ils l'utilisent
01:00:17massivement déjà,
01:00:18quand ils se sont aperçus
01:00:19que tous ces sites-là
01:00:20n'étaient plus accessibles,
01:00:21effectivement,
01:00:21ça a fait grand bruit.
01:00:22Alors,
01:00:23c'était pas lié à une attaque.
01:00:24C'était un bug de fonctionnement.
01:00:25C'est le premier en avant
01:00:26qu'on a qui nous impacte comme ça.
01:00:28Donc,
01:00:28c'est malheureux.
01:00:29Voilà,
01:00:30Tech & Co Business
01:00:31à retrouver,
01:00:31évidemment,
01:00:32sur la plateforme
01:00:33RMC BFM Play
01:00:35et bien évidemment,
01:00:36sur BFM Business
01:00:37à la radio,
01:00:38à la télé.
01:00:38Il est 20h35.
01:00:39Direction tout de suite,
01:00:41le site BFM Tech,
01:00:42comme chaque soir.
01:00:48Avec Salomé Ferrari
01:00:50qui nous a rejoint.
01:00:50Bonsoir Salomé.
01:00:52Bonsoir.
01:00:52Et si le prochain cliché
01:00:53iconique de la Lune
01:00:54n'était pas pris
01:00:55par un appareil scientifique
01:00:56hyper gros,
01:00:57hyper cher,
01:00:58mais par un smartphone
01:01:00et pas n'importe lequel,
01:01:02un iPhone 17 Pro Max
01:01:03embarqué à bord
01:01:04de la mission Artemis 2,
01:01:06est-ce que tu peux nous en dire
01:01:07un peu plus
01:01:07sur ce sujet ?
01:01:08Eh oui,
01:01:09ces derniers jours,
01:01:09on a beaucoup parlé
01:01:10du fameux pot de Nutella
01:01:11qui flottait dans l'espace,
01:01:12mais à bord de la capsule,
01:01:13il y avait forcément
01:01:14les fameux astronautes
01:01:15et surtout les iPhones
01:01:1717 Pro Max.
01:01:18Alors pour la première fois,
01:01:19en fait,
01:01:19la NASA a autorisé
01:01:20les astronautes
01:01:21à emporter
01:01:21les smartphones personnels.
01:01:23Résultat,
01:01:23un selfie en apesanteur
01:01:25et les photos
01:01:26sont assez impressionnantes.
01:01:27On a quand même
01:01:27un cliché qui montre
01:01:28la surface lunaire
01:01:29avec beaucoup,
01:01:30beaucoup de détails,
01:01:31notamment grâce
01:01:31au fameux zone optique
01:01:33de l'iPhone.
01:01:33Pour réussir la photo,
01:01:35ils ont quand même
01:01:35plongé la photo en noir,
01:01:36mais c'est assez bluffant
01:01:38et surtout,
01:01:39ça a fait le bonheur
01:01:40d'Apple
01:01:41parce qu'on a du mal
01:01:42à imaginer
01:01:43une pub plus efficace
01:01:44qu'un iPhone
01:01:45qui flotte en apesanteur
01:01:46au milieu des apesanteurs
01:01:47autour de la Lune.
01:01:48Alors la marque
01:01:49n'était pas impliquée
01:01:50officiellement,
01:01:51mais quand même,
01:01:51le symbole est assez puissant.
01:01:53Pour l'instant,
01:01:54Nutella et Apple,
01:01:55c'est plutôt pas mal
01:01:56comme pub.
01:01:57Et ce sont exactement
01:01:57les mêmes iPhones
01:01:58que l'on peut acheter
01:01:59sur Terre ou pas ?
01:02:00Et non,
01:02:00tu t'en doutes,
01:02:01avant d'embarquer,
01:02:01les iPhones ont subi
01:02:02une batterie de test
01:02:03assez précise
01:02:03et assez stricte.
01:02:04On parle quand même
01:02:05de quatre phases de validation.
01:02:07Donc on a eu
01:02:10de gaz en milieu confumé.
01:02:11Même les objectifs
01:02:12ont été examinés
01:02:13pour éviter
01:02:14que des micro-débris
01:02:15ne flottent dans l'espace.
01:02:16La batterie a,
01:02:17elle aussi,
01:02:17été examinée
01:02:18en cas de radiation
01:02:19parce que ça peut être
01:02:20un petit peu dangereux
01:02:21de suite en doute,
01:02:22c'est sûr.
01:02:23Pareil,
01:02:23les connexions ont été
01:02:24désactivées
01:02:24pour éviter toute interférence.
01:02:26Résultat,
01:02:27on a des iPhones modifiés
01:02:28en mode avion permanent
01:02:29et surtout solidement attachés
01:02:31pour éviter
01:02:32qu'ils ne se transforment
01:02:32en projectiles
01:02:33pendant un apesanteur.
01:02:35Alors ces images,
01:02:36elles ne remplaceront pas
01:02:36les appareils officiels
01:02:37parce que forcément,
01:02:39les photos de l'iPhone,
01:02:39elles sont traitées
01:02:40avec des algorithmes
01:02:41au détriment de la fédélité.
01:02:43Mais ce n'est pas forcément
01:02:44le but de la NASA.
01:02:45Vraiment,
01:02:45le but de la NASA,
01:02:46c'est la communication.
01:02:47En fait,
01:02:48elle veut rendre
01:02:48cette opération
01:02:49un petit peu plus proche
01:02:50des gens,
01:02:51un petit peu plus,
01:02:51exactement plus fun.
01:02:53Bref,
01:02:53montrer que ces missions
01:02:54qui coûtent quand même
01:02:55un petit peu cher,
01:02:56finalement,
01:02:57elles intéressent tout le monde.
01:02:58Et ce qu'il y a de fou,
01:02:58c'est qu'ils sont
01:03:00à 400 000 kilomètres
01:03:02de la Terre
01:03:02et ils ont Internet
01:03:03malgré tout.
01:03:04Exactement.
01:03:04C'est ça qui est fou en fait.
01:03:06Merci beaucoup.
01:03:09Si vous voulez en savoir plus
01:03:10sur cette histoire,
01:03:11direction le site BFM Tech.
01:03:13Allez,
01:03:13on change carrément de sujet.
01:03:14On va s'intéresser
01:03:15à un salon qui ouvre.
01:03:16C'est Portes,
01:03:17la semaine prochaine,
01:03:17les 14 et 15 avril prochains.
01:03:19Il s'agit du Food Hotel Tech.
01:03:21On en parle parce que,
01:03:22évidemment,
01:03:23dans Food Hotel et Tech,
01:03:24il y a Tech.
01:03:25Donc,
01:03:25ça nous intéresse.
01:03:28Tech & Co,
01:03:29la quotidienne,
01:03:30les invités.
01:03:33C'est vrai qu'on n'est pas
01:03:34contre la food aussi,
01:03:35on aime plutôt ça.
01:03:36Et même les hôtels.
01:03:37Donc,
01:03:37tout va bien.
01:03:38Pour en parler,
01:03:39sur le plateau de Tech & Co,
01:03:40nous avons Raya Peltier
01:03:41qui est avec nous.
01:03:42Bonsoir Raya.
01:03:43Bonsoir.
01:03:43Vous êtes directrice générale
01:03:45adjointe de Food Hotel Tech.
01:03:47On note déjà les dates,
01:03:4914, 15 avril prochain,
01:03:50c'est bien ça ?
01:03:50Absolument.
01:03:51C'est à Paris,
01:03:52Porte de Versailles.
01:03:53Porte de Versailles,
01:03:53All 4 plus précisément.
01:03:55Voilà,
01:03:559e édition de ce salon,
01:03:578 500 visiteurs,
01:04:00230 exposants.
01:04:01L'idée,
01:04:02c'est de proposer
01:04:03aux professionnels
01:04:04de l'hôtellerie,
01:04:04de la restauration,
01:04:06toutes les dernières innovations,
01:04:08transformation digitale,
01:04:09bien sûr,
01:04:09qui est un sujet capital.
01:04:12Mais pas que,
01:04:13c'est ça l'idée de ce salon ?
01:04:15Alors,
01:04:15l'idée de ce salon,
01:04:16c'est qu'en effet,
01:04:16il rassemble,
01:04:17alors,
01:04:18il rassemble
01:04:18tous les acteurs
01:04:21tech,
01:04:21digital,
01:04:22qui ont des solutions
01:04:23innovantes
01:04:23à proposer
01:04:24à nos hôteliers
01:04:25et nos restaurateurs
01:04:26qui viendront
01:04:26nous rendre visite.
01:04:27et aussi,
01:04:29de surtout,
01:04:30s'imprégner
01:04:30des innovations
01:04:32à venir
01:04:33parce qu'elles vont
01:04:33radicalement changer
01:04:35leur quotidien,
01:04:36ce qui est déjà
01:04:36un peu le cas aujourd'hui
01:04:37mais qui va continuer
01:04:39à s'accentuer.
01:04:40Donc,
01:04:41l'édition,
01:04:42cette année,
01:04:42va être particulièrement animée
01:04:44pour leur permettre
01:04:45justement de comprendre
01:04:47concrètement
01:04:49ce qui va se transformer,
01:04:51ce qui va changer.
01:04:52Donc,
01:04:52on les accompagne
01:04:53avec des visites guidées,
01:04:55donc,
01:04:55ce chose qu'on avait déjà
01:04:56l'habitude de proposer,
01:04:58il y a des awards,
01:05:00des conférences,
01:05:00donc,
01:05:01toutes ces choses-là.
01:05:02Tableau monde,
01:05:02etc.
01:05:03Exactement.
01:05:04Et on a une grande nouveauté
01:05:06cette année
01:05:06qui sera donc
01:05:07l'atelier
01:05:09IA.
01:05:10Donc,
01:05:10ce sera des ateliers
01:05:12qui seront organisés
01:05:12par Best Western
01:05:13qui est un groupe d'atelier
01:05:14qui sera aussi présent
01:05:15sur le salon.
01:05:15Donc,
01:05:15c'est une grande première
01:05:16et qui va,
01:05:17tout au long du salon,
01:05:18présenter
01:05:19concrètement
01:05:21ce que ça peut apporter
01:05:22et surtout,
01:05:23je pense que
01:05:24l'objectif premier
01:05:24est de montrer
01:05:26que toutes ces innovations
01:05:28sont accessibles
01:05:29à tous.
01:05:30Mais qu'il faut prendre
01:05:31le train en marche.
01:05:32Il faut prendre le train
01:05:32en marche.
01:05:34Certains le prennent
01:05:35un peu plus tard
01:05:35que d'autres,
01:05:36mais tous commencent
01:05:37à le prendre
01:05:37et se rendent compte
01:05:38petit à petit,
01:05:39en effet,
01:05:39de l'optimisation
01:05:41du temps,
01:05:42des gains,
01:05:44voilà,
01:05:44toutes ces choses-là
01:05:45qui sont là
01:05:45pour les présenter.
01:05:46Il y a un chiffre
01:05:46qui est intéressant,
01:05:47deux chiffres
01:05:47qui sont intéressants.
01:05:48L'année dernière,
01:05:49vous aviez amené
01:05:51une étude
01:05:51auprès des exposants.
01:05:5277% des restaurateurs
01:05:54et 75% des hôteliers
01:05:56utilisaient déjà
01:05:57des outils
01:05:57d'intelligence artificielle.
01:05:58Absolument.
01:05:59En 2025 ?
01:06:00Oui.
01:06:00Même avant,
01:06:01je dirais.
01:06:02C'était une première année
01:06:03où on a fait
01:06:04cette étude justement
01:06:05pour encore plus
01:06:06ancrer l'IA
01:06:07en tant que tendance
01:06:09incontournable
01:06:11sur le salon aujourd'hui.
01:06:12Alors, évidemment,
01:06:13il y aura pas mal
01:06:13de startups,
01:06:14j'imagine,
01:06:14sur ce salon.
01:06:15Il y a pas mal de startups,
01:06:16dont trois d'ailleurs,
01:06:16que nous allons présenter
01:06:17ce soir.
01:06:18Que nous allons découvrir
01:06:19ce soir,
01:06:19qui seront donc à Paris,
01:06:21porte de Versailles.
01:06:23Arnaud Delizé est avec nous,
01:06:25c'est le PDG de Joboto.
01:06:26Bonsoir Arnaud.
01:06:27Bonsoir.
01:06:28Merci d'être là.
01:06:29Merci à vous.
01:06:30Hervé Debas est avec nous aussi.
01:06:31Bonsoir Hervé.
01:06:32Bonsoir.
01:06:33Président de j'aime.fr,
01:06:35c'est comme ça qu'on prononce ?
01:06:36J'aime, tout à fait,
01:06:37comme aimé.
01:06:37Voilà, il y a un J-A-I-M-E.
01:06:42Voilà, c'est ça.
01:06:42Et puis Noé Zahabi
01:06:43nous a rejoint aussi.
01:06:44Bonsoir Noé.
01:06:45Bonsoir.
01:06:45Vous êtes le cofondateur
01:06:46de Châtaigne.
01:06:48C'est ça.
01:06:48On va commencer par Joboto,
01:06:50parce que c'est vrai que,
01:06:52évidemment,
01:06:52on parle beaucoup d'IA,
01:06:53mais on parle aussi de robotique
01:06:55sur le salon.
01:06:56Et Joboto,
01:06:57qui a été créé en 2023,
01:06:58est une entreprise
01:06:59qui est spécialisée
01:07:00dans la robotique
01:07:01et notamment dans la distribution,
01:07:02l'intégration de robots de service
01:07:04qui sont destinés aux professionnels.
01:07:05Est-ce que vous pouvez nous présenter
01:07:07Joboto, s'il vous plaît ?
01:07:08Oui, alors Joboto,
01:07:09on est le distributeur officiel
01:07:10de la marque Poudou Robotics en France.
01:07:12Et donc, on est intégrateur
01:07:14de solutions robotiques.
01:07:15On a une gamme de robots
01:07:16qui est assez profonde
01:07:17et assez large.
01:07:18On travaille aussi bien
01:07:19sur de la robotique de nettoyage
01:07:20que de la robotique de service,
01:07:22que de la robotique en room service.
01:07:24Et on va jusqu'à la robotique industrielle
01:07:26avec du transport de charge lourde
01:07:28en AMR.
01:07:28Et on voit que ça accélère
01:07:30dans le domaine de la robotique.
01:07:31C'est incroyable.
01:07:34On est loin de ces robots
01:07:35du style Pepper d'Aldébaran
01:07:37qui étaient là simplement
01:07:38pour faire beau.
01:07:40Pour amuser la galerie.
01:07:41Voilà, pour amuser la galerie.
01:07:42Aujourd'hui, il y a de vrais usages
01:07:44de ces robots.
01:07:45Ce ne sont plus des gadgets.
01:07:47Ce ne sont plus du tout des gadgets.
01:07:48Ce sont des réels outils de travail
01:07:49aujourd'hui.
01:07:50On s'en rend compte à la maison
01:07:51avec les robots aspirateurs,
01:07:53les robots laveurs, etc.
01:07:54Sauf qu'avec vous, bien évidemment,
01:07:55les échelles ne sont pas les mêmes.
01:07:57Mais c'est à peu près la même mission.
01:07:59C'est exactement la même mission.
01:08:01C'est compléter des tâches
01:08:02qui sont répétitives,
01:08:03venir en aide aux équipes,
01:08:06être capable aujourd'hui
01:08:07d'automatiser toute une partie
01:08:08de tâches, on va dire, pénibles.
01:08:10Qu'est-ce que vous faites ?
01:08:11Alors, pas vous, mais vos robots.
01:08:13Qu'est-ce qu'ils font ?
01:08:14Ils nettoient ?
01:08:15Vous parliez tout à l'heure
01:08:16de room service, etc.
01:08:17Ils font quoi ?
01:08:18On fait plusieurs choses
01:08:19sur la partie service restauration,
01:08:21vraiment, auprès des restaurateurs.
01:08:22On va utiliser le robot en service,
01:08:24service à table,
01:08:25en débarrassage, par exemple.
01:08:27C'est un vrai outil de débarrassage
01:08:28aujourd'hui pour laisser le temps
01:08:29en serveur d'être en salle, justement.
01:08:31Sur la partie room service,
01:08:33on va faire du service en chambre.
01:08:34C'est-à-dire qu'il va monter
01:08:37tout seul dans la chambre,
01:08:38il va porter le plateau
01:08:38devant la porte de la chambre.
01:08:41Il part de son point de départ,
01:08:43qui peut être la cuisine,
01:08:44qui peut être l'accueil,
01:08:44et il va réaliser une livraison.
01:08:46Il va prendre l'ascenseur
01:08:47et il va être capable
01:08:48d'aller livrer quatre chambres
01:08:50de manière consécutive,
01:08:51en envoyant un code
01:08:52à la chambre directement
01:08:53pour faire une livraison
01:08:54de manière sécurisée.
01:08:55Et donc là,
01:08:56on est sur des choses
01:08:56qui sont très concrètes
01:08:57et déjà déployées en France.
01:08:58Qui sont déployées,
01:08:59qui fonctionnent,
01:09:00c'est-à-dire que ce n'est pas
01:09:00du prototypage
01:09:02ou des expérimentations ?
01:09:04Pas du tout.
01:09:04On a 1500 aujourd'hui,
01:09:061500 machines
01:09:06qui sont déployées
01:09:07au travers de la France
01:09:08sur l'intégralité de notre gamme.
01:09:10Alors, room service,
01:09:11est-ce que vous pouvez nous donner
01:09:12d'autres exemples ?
01:09:13Nettoyage.
01:09:14Nettoyage, bon.
01:09:15Né dans le sujet.
01:09:16Né dans le sujet,
01:09:16vous parliez du B2C
01:09:18tout à l'heure
01:09:18et du particulier.
01:09:19On a tous un petit robot
01:09:20chez nous
01:09:22depuis quelques années.
01:09:23Aujourd'hui,
01:09:24c'est vraiment
01:09:24en train de se généraliser.
01:09:26On nettoie des grandes surfaces.
01:09:27Un robot de nettoyage,
01:09:28ça peut couvrir
01:09:28jusqu'à 800 mètres de l'heure
01:09:30avec des autonomies
01:09:31allant de 5 à 8 heures.
01:09:32Et une efficacité ?
01:09:34Une efficacité incomparable.
01:09:36On est sur des machines
01:09:37qui font 10 fois
01:09:39la taille d'un robot ménager.
01:09:41Dans la restauration ?
01:09:42Oui, dans la restauration.
01:09:43Vraiment de l'aide au service.
01:09:45C'est vraiment le cas d'usage
01:09:46que nous on voit le plus,
01:09:47que ce soit sur des restaurateurs
01:09:49type restaurant étoilé
01:09:52jusqu'à des restaurateurs
01:09:53type petit restaurateur.
01:09:55Je parle vraiment de structure.
01:09:56Voilà, le robot,
01:09:57ça donne vraiment à tout le monde.
01:09:58Et donc là,
01:09:58on va avoir le robot
01:09:59qui va venir en soutien
01:10:00sur du débarrassage
01:10:01ou en soutien sur du service
01:10:03avec le serveur
01:10:04qui va pouvoir être en salle
01:10:05avec ses clients.
01:10:05C'est-à-dire qu'en fait,
01:10:06il a comme une espèce
01:10:07de gros plateau roulant,
01:10:08le serveur, c'est ça ?
01:10:09Il va le suivre ?
01:10:10Exactement.
01:10:11On a différents formats, en fait.
01:10:12On a des robots vraiment serveurs
01:10:14comme celui que vous voyez à l'image
01:10:15avec 4 robots
01:10:15qui sont des robots de service
01:10:16qui peuvent livrer jusqu'à 4 tables
01:10:18à la fois.
01:10:19Et après, on a des robots
01:10:20de débarrassage
01:10:20qui vont transporter
01:10:21de la charge plus lourde
01:10:22jusqu'à 60 kilos, par exemple.
01:10:23Ce qui fait que le serveur
01:10:24n'a qu'à prendre les assiettes
01:10:25et les couverts
01:10:26et les poser sur le robot.
01:10:27Exactement.
01:10:28Et le robot va pré-partir
01:10:30en cuisine, c'est ça ?
01:10:30C'est ça.
01:10:31Voilà.
01:10:31Et il va gérer vraiment
01:10:32toute cette partie,
01:10:33on va dire, pénible
01:10:34et laisser le serveur
01:10:35au plus près des clients.
01:10:36Petite question, Arnaud,
01:10:38pourquoi on n'envoie pas souvent
01:10:39ces robots encore
01:10:40dans les restaurants,
01:10:41dans les hôtels ?
01:10:42Je pense que la France
01:10:43est un marché un peu particulier
01:10:44qui a mis beaucoup de temps
01:10:45à démarrer
01:10:46et aujourd'hui,
01:10:47on en voit de plus en plus.
01:10:48Je pense qu'il y a
01:10:49un vrai gap à combler.
01:10:51Quand j'ai commencé
01:10:51Food Hotel Tech
01:10:52il y a 3 ans,
01:10:53c'était notre premier salon
01:10:53d'ailleurs quand on a démarré,
01:10:55les gens étaient ébahis
01:10:56de voir des robots.
01:10:57Ils découvraient vraiment
01:10:58la robotique.
01:10:59Aujourd'hui, c'est vraiment
01:11:00quelque chose
01:11:00qui est intégré.
01:11:02Et je pense que les déploiements
01:11:03à grande échelle
01:11:03sont en train de se faire
01:11:04et que d'ici 2-3 ans,
01:11:06ce ne sera plus du tout nouveau.
01:11:08Expliquez-nous
01:11:08comment ça se passe en Chine.
01:11:11Il y en a beaucoup
01:11:12je crois de ces robots.
01:11:13Il y en a beaucoup.
01:11:13Ce n'est pas en Chine
01:11:13qu'il y en a le plus.
01:11:14Les Chinois sont
01:11:15les grands fabricants de robots
01:11:16et même les premiers au monde.
01:11:18Ce n'est pas le pays
01:11:19où il y en a le plus ?
01:11:20Non, les pays où il y en a le plus
01:11:21c'est la Corée du Sud
01:11:22et le Japon
01:11:23qui sont les deux plus gros
01:11:24consommateurs de robots de service.
01:11:26Après en Chine,
01:11:27vous allez dans un hôtel,
01:11:28très clairement,
01:11:28vous avez toujours
01:11:29un robot à l'accueil
01:11:30et vous croisez très souvent
01:11:31un robot dans un ascenseur
01:11:32avec vous.
01:11:33Est-ce que ces robots sont,
01:11:34parce qu'on parle beaucoup
01:11:35d'intelligence artificielle,
01:11:36on va y revenir,
01:11:36mais est-ce qu'ils deviennent
01:11:38intelligents ?
01:11:38C'est-à-dire qu'est-ce que
01:11:40ils peuvent prendre
01:11:41des initiatives,
01:11:43comprendre leur environnement
01:11:44ou est-ce qu'on en est
01:11:45encore loin ?
01:11:46On est à la croisée des chemins.
01:11:48On est à la croisée des chemins
01:11:49entre la robotique et l'IA
01:11:50aujourd'hui.
01:11:51Et c'est ce qui fait
01:11:52que les robots évoluent.
01:11:53Il y a quelques années,
01:11:53vous aviez un robot de nettoyage,
01:11:55il est nettoyé en linéaire.
01:11:56Il prenait une surface,
01:11:57il la nettoyait en linéaire.
01:11:58Aujourd'hui,
01:11:59et les robots qu'on va présenter
01:11:59d'ailleurs la semaine prochaine,
01:12:01je pense à notre CC1Pro
01:12:02qu'intègre l'IA.
01:12:03L'IA dans un robot,
01:12:04c'est la capacité
01:12:05à reconnaître son environnement,
01:12:06à reconnaître la typologie
01:12:07de déchets,
01:12:08à envoyer des informations
01:12:10sur des types de saleté,
01:12:11à repasser sur un endroit
01:12:12où il n'était pas passé.
01:12:13On est à ce niveau-là
01:12:14aujourd'hui d'intégration
01:12:15de l'IA dans la robotique
01:12:16de service.
01:12:17Et la montée en puissance,
01:12:19et c'est ce qu'on voit
01:12:19quand même beaucoup
01:12:20sur les réseaux,
01:12:20c'est l'humanoïde,
01:12:22qui aujourd'hui,
01:12:23d'un point de vue grand public,
01:12:24n'est pas capable
01:12:24de faire grand-chose.
01:12:25Mais en tout cas,
01:12:26les robots-services,
01:12:26eux, sont hyper opérationnels
01:12:28déjà depuis plusieurs années.
01:12:30On peut imaginer
01:12:31que demain,
01:12:31on aura des serveurs
01:12:35incarnés par des robots Unitree,
01:12:36par exemple.
01:12:37Enfin, on voit,
01:12:37c'est un peu le robot star du moment
01:12:40qui est hyper agile,
01:12:41qui fait des choses folles.
01:12:43Je ne sais pas,
01:12:43on l'a tous vu, ce robot.
01:12:45Est-ce que demain,
01:12:46si on arrive à le programmer,
01:12:48si on arrive à lui ingérer
01:12:49cette intelligence,
01:12:49il pourra se substituer
01:12:51à certaines tâches,
01:12:53vous pensez ?
01:12:54Alors, des tâches de contact
01:12:55ou des tâches d'expérience client,
01:12:56je ne suis pas certain.
01:12:58Je crois que le robot,
01:12:59aujourd'hui,
01:12:59c'est vraiment l'outil,
01:13:00c'est un outil de travail.
01:13:01Et on le voit, nous,
01:13:02dans les déploiements.
01:13:03Oui, d'accord.
01:13:03Donc, il accompagne l'humain.
01:13:05Exactement.
01:13:05Oui, c'est vraiment
01:13:05un outil de travail.
01:13:07Et donc, ça s'appelle
01:13:08Joe Boto,
01:13:09qui sera présent,
01:13:10bien évidemment.
01:13:13Mais ce n'est pas terminé,
01:13:14puisque nous avons aussi
01:13:16j'aime, je le disais,
01:13:17.fr,
01:13:18avec vous,
01:13:19Hervé Debas.
01:13:19Alors, vous,
01:13:20ce qui est intéressant,
01:13:20c'est que vous mélangez
01:13:23le métier de réceptionniste
01:13:24et d'IA.
01:13:26Expliquez-nous
01:13:27comment vous faites
01:13:28et ce que c'est, en fait,
01:13:29j'aime.fr.
01:13:30Donc, la société existe
01:13:32depuis une année.
01:13:34Euégar à mon passé,
01:13:35puisque j'ai été entrepreneur,
01:13:37mais aussi hôtelier.
01:13:38On a démarré
01:13:38par la fourniture
01:13:40d'une solution
01:13:41aux hôteliers
01:13:42pour leur faciliter la vie
01:13:44au niveau de leurs canaux
01:13:45de communication
01:13:46vis-à-vis des clients.
01:13:47Les mails,
01:13:48le chatbot
01:13:48et WhatsApp.
01:13:50Ça marche plutôt bien.
01:13:51Il y a un certain nombre
01:13:51d'hôtels qui sont équipés.
01:13:53Et pour diverses raisons,
01:13:54on nous a demandé
01:13:55de travailler aussi
01:13:55sur la voie,
01:13:56sur les assistants vocaux.
01:13:57Et il se trouve,
01:13:58vous le savez sûrement,
01:13:59que sur ce marché,
01:14:00il y a une très forte traction.
01:14:01Aujourd'hui,
01:14:02ça pullule les solutions
01:14:03de ce type-là.
01:14:04Donc, nous avons développé
01:14:06une plateforme,
01:14:06une espèce de fabrique
01:14:08à assistants vocaux
01:14:09que l'on a verticalisée
01:14:11sur les marchés
01:14:12de l'hôtellerie
01:14:13qu'on connaît très bien,
01:14:14mais aussi de la restauration,
01:14:16mais aussi d'autres secteurs
01:14:17qui paraissent un petit peu
01:14:18exotiques
01:14:19par rapport à nos marchés
01:14:19d'origine.
01:14:20Donc, les collectivités,
01:14:21les mairies
01:14:21ou les centres médicaux.
01:14:25En fait,
01:14:25nous avons mis en place
01:14:27une solution
01:14:28qui,
01:14:29en deux heures,
01:14:30permet de fournir
01:14:31effectivement
01:14:31un assistant vocal
01:14:32très optimisé,
01:14:33puisque par secteur,
01:14:35nous avons capté
01:14:36la façon dont on peut
01:14:37optimiser les choses
01:14:37et surtout,
01:14:38c'est le point névralgique,
01:14:40ces solutions
01:14:41sont mises à jour
01:14:42quasiment quotidiennement.
01:14:43C'est-à-dire qu'on a un Lego
01:14:44avec tous les composants
01:14:46qui permettent
01:14:46de faire une solution
01:14:47et tous les jours,
01:14:48nous recevons
01:14:49des nouvelles versions,
01:14:50nous les validons,
01:14:50nous les testons,
01:14:51enfin, quand je dis
01:14:51c'est une IA
01:14:53et elles sont installées
01:14:54directement auprès
01:14:55de nos clients.
01:14:56Donc, l'intérêt
01:14:57pour les clients,
01:14:57c'est que la solution
01:14:58est toujours,
01:14:59comme disait
01:14:59l'anglo-saxon,
01:15:00up to date
01:15:01et on n'a pas
01:15:02la frustration
01:15:02d'un client
01:15:02qui a été installé
01:15:03il y a trois ans
01:15:04et qui se retrouve
01:15:05avec une solution
01:15:06qui n'est plus
01:15:07au goût du jour.
01:15:08Donc, cet hôtel,
01:15:08un hôtel, par exemple,
01:15:10installe votre solution,
01:15:11qu'est-ce qui va se passer
01:15:11pour le client final,
01:15:12c'est-à-dire moi
01:15:13qui vais à cet hôtel ?
01:15:14Comment je vais interagir
01:15:15avec cet IA ?
01:15:16Voilà, donc,
01:15:17toutes ces solutions-là,
01:15:19la nôtre
01:15:19et celle de 90%
01:15:21des acteurs,
01:15:22sont les solutions
01:15:23qui travaillent
01:15:23sur des données mortes,
01:15:24des données figées.
01:15:26À quelle heure
01:15:26puis-je faire
01:15:27le check-in,
01:15:28le check-out ?
01:15:28Avez-vous une piscine ?
01:15:29Avez-vous un parking ?
01:15:30Etc.
01:15:31Ça, c'est plus de 90%
01:15:32des solutions
01:15:33d'assistants vocaux,
01:15:34quel que soit le secteur.
01:15:36Et l'innovation
01:15:36qu'on annonce
01:15:37lors de Foodtech,
01:15:39qui nous a permis
01:15:39d'être nominés d'ailleurs,
01:15:41c'est que l'on va connecter
01:15:42maintenant cet assistant vocal
01:15:43au système d'information
01:15:45de l'établissement.
01:15:47Connaissant particulièrement
01:15:48bien les hôtels,
01:15:49les hôtels,
01:15:50ce sont des PMS,
01:15:51leur système d'information,
01:15:52peu importe,
01:15:52propriété management de système.
01:15:54Et donc,
01:15:54notre innovation,
01:15:55c'est de connecter
01:15:56ce système d'information
01:15:58à notre agent vocal,
01:16:00ce qui permet,
01:16:00pour répondre maintenant
01:16:01à votre question,
01:16:02de répondre à des questions
01:16:03du genre,
01:16:03auriez-vous de la disponibilité
01:16:04du 2 au 8 août ?
01:16:05Ma réservation,
01:16:07je m'appelle Hervé Debas,
01:16:09j'ai une réservation chez vous,
01:16:10je ne m'en rappelle pas
01:16:11de la date,
01:16:11pourrais-je rajouter
01:16:12un parking,
01:16:13un petit déjeuner,
01:16:14un spa ?
01:16:15Et ça,
01:16:16l'IA se connecte
01:16:17au système d'information
01:16:18et peut répondre.
01:16:20Et notre innovation,
01:16:21que l'on a brevetée,
01:16:22c'est la capacité
01:16:23à rendre compatible
01:16:24tout ce qu'on appelle
01:16:25temps de latence,
01:16:26quand vous êtes au téléphone,
01:16:26il faut que ça aille vite,
01:16:27et l'accès à ces systèmes
01:16:29d'information,
01:16:29avec un brevet
01:16:31qui, en fait,
01:16:32rassemble
01:16:33trois innovations.
01:16:34Donc, il n'y a pas de latence ?
01:16:35Quasiment pas.
01:16:37Il y en a très peu
01:16:38par rapport au système
01:16:39qui utilise
01:16:40les données mortes
01:16:41aujourd'hui.
01:16:42Et aujourd'hui,
01:16:42combien d'établissements
01:16:44utilisent votre solution ?
01:16:45Alors, cette solution-là,
01:16:46elle est vraiment...
01:16:46Vous êtes jeune,
01:16:46vous le disiez,
01:16:47vous avez un an,
01:16:48c'est ça ?
01:16:48Oui, tout à fait.
01:16:49Moi, je suis un peu moins jeune.
01:16:50Oui, ça se voit quasi pas,
01:16:52je vous le disais.
01:16:53Je vous remercie,
01:16:53il est venant de vous.
01:16:55Et donc,
01:16:57pour la première solution
01:16:58qui s'appelait Omnides,
01:16:59qui gérait tous les canaux,
01:17:00donc on a 5-6 hôtels
01:17:01qui sont opérationnels,
01:17:03et cette solution-là,
01:17:04particulièrement,
01:17:05elle est installée
01:17:06sur un pilote aujourd'hui.
01:17:07C'est tout nouveau.
01:17:08Très bien.
01:17:09Et donc,
01:17:09vous serez aussi
01:17:10au food hotel tech.
01:17:12Raya,
01:17:12tout ça est plutôt sympa.
01:17:16Et on le voit,
01:17:17parce que des startups
01:17:18vont profiter en fait
01:17:20de la puissance,
01:17:23on va dire,
01:17:23de la visibilité de ce salon
01:17:24pour annoncer aussi
01:17:25des nouveautés.
01:17:26C'est ça qui est bien.
01:17:27C'est cool.
01:17:28Il y a pas mal d'annonces
01:17:29qui seront faites
01:17:30sur le salon.
01:17:33Et surtout,
01:17:34ce qu'on peut...
01:17:35Aujourd'hui,
01:17:36les grandes tendances,
01:17:37pour revenir un peu
01:17:38sur Joboto et J'aime,
01:17:40c'est qu'en effet,
01:17:41il y a le système
01:17:42de robotisation
01:17:43aujourd'hui.
01:17:45On s'en sert aussi
01:17:46en automatisation
01:17:49pour parfois faire face
01:17:50à la pénurie
01:17:51des mains d'œuvre.
01:17:52Ça ne remplace
01:17:52ce rap à l'homme,
01:17:53mais ça peut aussi
01:17:55dépanner et accompagner.
01:17:56Et en effet,
01:17:57l'intelligence artificielle
01:17:59générative
01:17:59qui,
01:18:00très clairement,
01:18:01permet d'optimiser
01:18:03son temps
01:18:03et puis ses achats,
01:18:06son expérience client,
01:18:07tout ce qui s'ensuit.
01:18:08Mais il y aura
01:18:09pas mal de nouveautés.
01:18:10On écoute maintenant
01:18:10Noé Zabirot.
01:18:11Bonsoir Noé.
01:18:12Bonsoir.
01:18:12cofondateur
01:18:13de Châtaigne.
01:18:15Alors vous,
01:18:16vous transformez
01:18:16WhatsApp en canal de vente.
01:18:19Vous êtes une start-up
01:18:20franco-suisse
01:18:21qui a été créée
01:18:22l'année dernière
01:18:22par deux ingénieurs.
01:18:24Déjà,
01:18:24pourquoi Châtaigne ?
01:18:28Châtaigne,
01:18:28ça vient d'une volonté
01:18:29d'avoir un nom
01:18:30qui sonnait français
01:18:32pour faire un petit peu différent
01:18:33parce que c'est quelque chose
01:18:33qui nous tient à cœur.
01:18:35Moi et mon cofondateur,
01:18:36Ilan,
01:18:37on s'est rencontrés en Suisse
01:18:38pendant nos études
01:18:39et puis on a décidé
01:18:41de lancer ce produit
01:18:41il y a maintenant deux ans.
01:18:45Principalement parce que
01:18:46on était tous les deux
01:18:47convaincus
01:18:47qu'il y aurait
01:18:48une transition
01:18:49de la façon
01:18:50dont les gens
01:18:50achètent en ligne
01:18:52vers les plateformes
01:18:53de communication.
01:18:54Pourquoi ?
01:18:54Parce qu'en fait,
01:18:55aujourd'hui,
01:18:55le langage,
01:18:56c'est la manière
01:18:56la plus intuitive
01:18:58et optimisée
01:18:59pour un humain
01:19:00de commander.
01:19:00C'est ce qu'on a toujours fait,
01:19:02c'est ce qui est la norme
01:19:03et aussi parce que
01:19:04les clients des marques
01:19:06sont déjà sur
01:19:06ces plateformes
01:19:07de communication.
01:19:08Instagram,
01:19:09WhatsApp,
01:19:09les emails,
01:19:10tout le monde
01:19:10est déjà dessus.
01:19:11Donc nous,
01:19:12notre idée,
01:19:12c'était de réduire
01:19:14l'écart avec le consommateur
01:19:16en proposant
01:19:17la solution là-bas.
01:19:18On a commencé
01:19:19du coup avec la restauration.
01:19:21On a lancé ça
01:19:22il y a un an
01:19:23et demi en Suisse,
01:19:23on est arrivé en France
01:19:24il y a six mois
01:19:26avec un système
01:19:27qui est assez simple.
01:19:28Donc le restaurateur
01:19:29va venir connecter
01:19:29ses systèmes de caisse,
01:19:31son système de loyauté,
01:19:33tous ses systèmes internes
01:19:34à notre solution.
01:19:35Et nous,
01:19:35on va lui donner
01:19:36un numéro WhatsApp
01:19:37et c'est nouveau.
01:19:38On va également
01:19:39lui donner
01:19:39un compte Instagram.
01:19:40Il peut connecter
01:19:41son compte Instagram.
01:19:42On vient de lancer ça.
01:19:43Et il va être capable
01:19:44d'adresser ses clients.
01:19:46Donc les clients
01:19:46peuvent arriver sur le numéro.
01:19:47Ils vont être présentés
01:19:48avec toutes les informations
01:19:49du restaurant.
01:19:49Ils vont pouvoir
01:19:50consulter le menu
01:19:51et être guidés
01:19:52à travers tout le processus
01:19:53de commande
01:19:54jusqu'au check-out,
01:19:55donc au paiement
01:19:56qui va se faire directement
01:19:56aussi dans l'application
01:19:57et au suivi de la livraison.
01:19:59WhatsApp est efficace
01:20:00justement pour convertir ?
01:20:02Tout à fait.
01:20:03Ce qui est intéressant
01:20:05c'est qu'en fait
01:20:06il y a énormément de gens
01:20:06qui sont déjà sur WhatsApp.
01:20:08Nous,
01:20:09le problème
01:20:10qu'on attaque
01:20:11en fait
01:20:11c'est un problème de friction.
01:20:12C'est qu'aujourd'hui
01:20:12ces restaurants
01:20:13s'ils veulent vendre en direct
01:20:15ils sont obligés
01:20:15de le faire
01:20:16à travers des sites internet
01:20:17ou bien des applications mobiles
01:20:18et c'est des solutions
01:20:19qui ont énormément de friction
01:20:20parce qu'il faut télécharger
01:20:21l'application,
01:20:22il faut créer un compte
01:20:23et tout ça
01:20:24c'est quelque chose
01:20:24qui prend du temps
01:20:25et si on a 3-4 restaurants favoris
01:20:27on n'a pas envie de le faire
01:20:28pour chacun de ces restaurants.
01:20:28L'avantage de WhatsApp
01:20:29c'est que tout le monde
01:20:31a déjà cette application
01:20:32sur son téléphone.
01:20:33On est déjà inscrit
01:20:34forcément
01:20:34grâce à son numéro de téléphone
01:20:36et donc en fait
01:20:37on arrive
01:20:38et en 3 messages
01:20:39on peut déjà avoir sa commande.
01:20:41Alors qui se sert de ce...
01:20:43Vous dites que vous avez 2 ans
01:20:45vous avez déjà des clients
01:20:47vous testez en grandeur nature
01:20:49en fait
01:20:50votre solution ?
01:20:51Tout à fait.
01:20:52Aujourd'hui
01:20:52on a une centaine de restaurants
01:20:54chez qui on est implémenté.
01:20:56On est principalement
01:20:58dans la restauration
01:20:58donc en Suisse
01:21:00et en France
01:21:01avec des chaînes moyennes.
01:21:03On commence à travailler
01:21:04avec de plus grosses chaînes
01:21:05et on commence aussi
01:21:06à s'étendre sur d'autres marchés
01:21:07donc notamment
01:21:08dans les LATAM
01:21:09là où il y a un gros gros usage
01:21:10de WhatsApp déjà
01:21:11où les gens ont plus l'habitude
01:21:12d'acheter à travers ces canaux-là
01:21:15et aussi sur d'autres marchés
01:21:18comme les UK par exemple
01:21:19et on essaie aussi
01:21:21d'attaquer d'autres verticales
01:21:21parce que nous
01:21:22on est convaincus
01:21:23que c'est quelque chose
01:21:24qui est plus général au commerce
01:21:25et pas forcément
01:21:26qu'à la restauration
01:21:27et donc voilà.
01:21:29D'accord.
01:21:30Alors justement
01:21:31quelles sont les autres voies
01:21:32que vous explorez
01:21:34WhatsApp pourrait servir
01:21:35à quoi d'autre
01:21:35en fait pour ce métier
01:21:37de la restauration
01:21:37notamment ?
01:21:38Pour la restauration
01:21:40il y a tout un tas
01:21:41de communications
01:21:41que les clients
01:21:42peuvent avoir
01:21:43qui peuvent passer
01:21:44par WhatsApp.
01:21:44Aujourd'hui en fait
01:21:45on a énormément aussi
01:21:46de supports clients
01:21:47donc des questions
01:21:47qui vont être posées
01:21:48sur les horaires d'ouverture
01:21:50par exemple du restaurant
01:21:50comme le disait monsieur
01:21:52je pense qu'en fait
01:21:52on a les mêmes problématiques
01:21:53c'est souvent les mêmes questions
01:21:55qui reviennent
01:21:56exactement
01:21:57donc ça peut être utilisé
01:21:58pour ça
01:22:00et ça peut aussi être utilisé
01:22:01par le restaurant
01:22:02pour avoir plus d'informations
01:22:04sur ses clients
01:22:04donc pour avoir
01:22:05une meilleure overview
01:22:06sur tout ce qui se passe
01:22:07à 360 degrés
01:22:08et bien merci beaucoup
01:22:10ça s'appelle Châtaigne
01:22:11et vous serez aussi
01:22:12donc au Food Hotel Tech
01:22:15et bien Raya
01:22:16on se retrouve
01:22:17la semaine prochaine
01:22:17absolument
01:22:18à Paris-Port de Versailles
01:22:19évidemment c'est un salon
01:22:20qui est réservé aux professionnels
01:22:21logique
01:22:23mais je pense
01:22:24qu'il va intéresser
01:22:25tous ceux qui sont
01:22:26dans ce secteur
01:22:27de l'hôtellerie
01:22:28et de la restauration
01:22:29merci beaucoup
01:22:30Raya Pelletier
01:22:30directrice générale adjointe
01:22:32donc de Food Hotel Tech
01:22:33on remercie aussi
01:22:34Noé Zabi
01:22:35cofondateur de Châtaigne
01:22:36Hervé Debas
01:22:37président de GEM.fr
01:22:38et Arnaud Delizet
01:22:39PDG de Joboto
01:22:41pour terminer ce Tech & Con
01:22:43ce mercredi soir
01:22:44on sera là demain
01:22:45bien sûr
01:22:46demain jeudi
01:22:47dès 19h30
01:22:48vous le savez
01:22:49à la radio
01:22:49à la télé
01:22:50puis si vous avez raté
01:22:52quelques minutes
01:22:52de cette émission
01:22:53ou si vous voulez
01:22:54la réécouter
01:22:54ou la regarder
01:22:55tranquillement
01:22:56les replays
01:22:57et les podcasts
01:22:57sont disponibles
01:22:58notamment sur la page
01:23:00Youtube de BFM Tech
01:23:01où vous pouvez retrouver
01:23:02quelques heures
01:23:03après sa diffusion
01:23:03cette émission
01:23:04bonne soirée
01:23:05et à demain
01:23:09Tech & Co
01:23:09la quotidienne
01:23:11sur BFM Business
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