00:04Et comme tous les vendredis, on vous retrouve, Arlette Chabot, bonjour.
00:07Bonjour.
00:07Là c'est le cas de le dire, quelle drôle d'époque, parce qu'une semaine après le lanchage dont
00:11a été victime Quentin,
00:12et bien ça provoque la déflagration dans le camp politique, avec cette fois-ci des réflexions qui concernent, on va
00:17dire, les élections,
00:18avec une phrase de Bruno Rotaillot, lâchée hier, qui affirme que le corgdon sanitaire désormais, c'est pour la France
00:24insoumise,
00:25c'est donc à nouveau le Front Républicain qui vole en éclats. C'est un sacré changement.
00:30Oui, le cordon sanitaire, ça nous ramène évidemment ces expressions au milieu des années 80-90.
00:37C'était l'expression utilisée par Jacques Chirac pour tenir à l'écart le Front National de Jean-Marie Le
00:42Pen,
00:43et surtout dissuader ceux qui auraient eu envie à droite de conclure des accords avec lui.
00:49Le Front Républicain plus large rassemblait les partis dits républicains de droite et de gauche,
00:54qui là aussi trouvaient des solutions, retraite candidat par exemple,
00:57pour empêcher une victoire d'un représentant de l'extrême droite aux élections,
01:04quelles qu'elles soient, des élections locales jusqu'aux législatives.
01:10Effectivement, ça a déjà beaucoup changé.
01:12On l'a vu depuis 2024, les élections législatives.
01:15Les Républicains avaient choisi déjà, eux, le NINI, c'est-à-dire ni Rassemblement National, ni France Insoumise.
01:23En revanche, du côté du Bloc Central, il était déchiré quand Gabriel Attal, au nom du devoir moral,
01:30avait imposé le retrait de ses candidats pour empêcher une victoire de l'extrême droite.
01:37Décision contestée, on se souvient, à l'époque, notamment par François Bayrou et Édouard Philippe.
01:43Aujourd'hui, changement au sein du Bloc Central.
01:45Gabriel Attal dit qu'une telle position n'est plus possible.
01:50Et donc, eux aussi vont se ranger au NINI.
01:53Alors, question quand même, aujourd'hui, qui sera posée sans doute à Bruno Retailleau,
01:58qui pour l'instant refuse d'y répondre.
02:00Est-ce que le fait que ce cordon sanitaire ou que cette alliance des Républicains est volée en éclat
02:07signifie que demain, la droite pourrait s'allier, conclure des accords, cette fois, à l'inverse, avec le Rassemblement National
02:14?
02:14Et concernant ce fameux cordon sanitaire, il y en a aussi qui sont très définitifs sur l'avenir,
02:20à savoir un certain François Hollande, ancien président de la République,
02:22qui promet directement, lui, que Jean-Luc Mélenchon, de toute façon, ne sera pas au second tour de la présidentielle.
02:27Alors ça, bien malin, celui qui peut dire vraiment quel sera l'impact de la mort de Quentin
02:34sur les performances électorales de la France insoumise.
02:39On verra déjà ce qui se passe.
02:40C'est un premier test, évidemment, aux élections municipales.
02:43Ce qui est sûr, c'est que, Antoine Oberdeuf le rappelait à l'instant,
02:47ceux qui ont les positions les plus claires au Parti Socialiste vis-à-vis de la France insoumise,
02:52c'est Jérôme Gued, je vous rappeliez, Raphaël Glucksmann et François Hollande,
02:56qui dit qu'il n'y a plus d'entente possible, que la rupture est définitive,
03:02avec Jean-Luc Mélenchon, qu'il connaît très très bien, lui,
03:06pour l'avoir effectivement beaucoup fréquenté au Parti Socialiste.
03:11Alors, sans doute qu'aujourd'hui, François Hollande rêve plutôt d'un second tour,
03:17celui de 2012, où c'était le candidat du Parti Socialiste,
03:21qui était au second tour, il s'appelait alors effectivement François Hollande,
03:27et Jean-Luc Mélenchon était arrivé en quatrième position au premier tour,
03:32avec seulement 11% des voix, tandis que lui avait obtenu près de 29%.
03:37C'est le rêve, comment y parvenir ?
03:40C'est toute la question pour les socialistes.
03:42Et qui va se commencer à se poser, voire qui se pose déjà dans les couloirs,
03:46on va dire, de certains partis.
03:48Merci beaucoup Arlette Chabot d'avoir été avec nous ce matin,
03:50on vous retrouve naturellement à partir de 8h30 pour le Grand débrief,
03:53où justement on reviendra sur cette question,
03:54puisqu'il y a un sondage dans les pages du Figaro ce matin,
03:57concernant la volonté des Français de faire barrage au Parti LFI,
04:00au municipal, puisque 61% d'entre eux souhaitent faire barrage,
04:0457% des Français après la mort de Quentin estiment que la position du parti
04:08a été beaucoup trop complaisante,
04:09et 56% estiment que LFI n'a pas réagi comme il fallait.
04:13Et vous, auditeurs de Sud Radio 0826 300 300,
04:16est-ce que vous estimez, notamment après la mort de Quentin,
04:19qu'il faut désormais empêcher LFI de prendre le pouvoir dans les villes,
04:22ou est-ce que vous dites qu'après tout, LFI a fait du LFI,
04:26ce n'est pas nouveau, et que certes, s'il faut faire barrage,
04:28ce n'est certainement pas qu'après la mort de Quentin,
04:30c'était, on va dire, une hygiène démocratique,
04:32comme l'ont pu dire certains.
04:340826 300 300, on se pose à ces questions à partir de 8h30,
04:37et comme d'habitude, vous aurez la parole.
04:39Dans un instant, on retrouve Laurie Leclerc et vos témoignages au 0826 300 300.
04:43A tout de suite.
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