Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 16 minutes
Avec Alain Tabone, maire de Cubzac-les-Ponts (Gironde)

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct :https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles :https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook :https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram :https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter :https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok :https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##C_EST_A_LA_UNE-2026-02-20##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Maxime Liedot.
00:06À 7h13 sur Sud Radio, à la une cette question, une inondation des campagnes pour sauver les villes.
00:12La question est provocatrice, mais elle se pose dans beaucoup d'endroits en France.
00:15Bonjour Alain Tabone.
00:17Bonjour Monsieur.
00:18Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:20Vous êtes le maire de Cubzac-les-Ponts, une commune qui a été largement touchée par les catastrophes naturelles depuis
00:25des années
00:26et qui subit bien sûr de points fouets encore et la tempête Nils et la tempête Pédro.
00:31D'abord, quelle est la situation pour vous ce matin ?
00:34Alors ce matin, la situation est plutôt tranquille puisque le plein mer sera dans à peu près deux heures.
00:42Il n'y a surtout pas de vent.
00:44Pour nous, lorsque nous avons à la fois trois facteurs, c'est-à-dire de gros coefficients de marée, du
00:51vent et une marée du matin,
00:53la situation devient très critique.
00:55Donc ce matin, c'est quoi ? C'est de l'extrême vigilance, mais pas d'inquiétude particulière ?
01:00D'abord, le département est passé depuis peu en vigilance orange.
01:04Il n'y a pas du tout de vent.
01:05Il y a toujours le coefficient de marée de 97, comme hier.
01:08Donc il faut rester extrêmement vigilant.
01:10D'ailleurs, je suis avec les équipes municipales qui sont déjà sur le terrain.
01:14Elles étaient hier soir jusqu'à presque 22 heures pour continuer à travailler.
01:20Et elles y sont déjà encore ce matin.
01:22Donc il faut effectivement rester très vigilant.
01:24Mais nous sommes un peu plus tranquilles qu'hier, où c'était très, très critique.
01:29Et dans ce genre de moment, on prend évidemment les bonnes nouvelles comme celle-ci.
01:33Alain Tabone, une question.
01:35Comment en êtes-vous arrivé à cette situation une nouvelle fois ?
01:38Est-ce que, comme beaucoup de maires vous dites, et vous râlez contre ces fameuses digues qui ne font plus
01:43le travail
01:43et qui, en réalité, sont dans un état tel que les campagnes sont englouties en deux temps, trois mouvements ?
01:49Alors, ce n'est pas uniquement un problème entre les ruraux et les villes.
01:54C'est tout simplement l'État qui s'est désengagé en 2018 à transmis cette compétence aux communautés de communes.
02:02Ce qui fait, avec, bien sûr, la possibilité de prélever un impôt de 40 euros par foyer.
02:07Pour vous donner un exemple, ici à Cubsac-les-Ponts, nous sommes une commune où on a pratiquement un peu
02:14plus de 3 kilomètres de rives.
02:16Bien entendu, il n'y a pas 3 kilomètres de maisons en bordure du fleuve, de la rivière d'Ordogne.
02:21Vous avez principalement autour du port, puisqu'on a un petit port sympathique.
02:26Et c'est là où le danger vient.
02:29Mais pour nous, lorsqu'on a fait, il y a trois ans, l'étude pour voir combien ça pouvait coûter
02:34cette compétence qui avait été transmise aux communautés de communes,
02:38c'était pratiquement 960 000 euros, soit pratiquement un million d'euros.
02:42Mais il faut savoir que la communauté de communes a 24 kilomètres de rives.
02:47Donc, c'est une sorte énorme.
02:49Donc, vous faites la totalité, oui, c'est considérable.
02:51Voilà, c'est considérable et c'est impossible à porter.
02:54Alors, c'était une bonne idée de transférer cette compétence aux élus locaux,
02:59parce qu'effectivement, nous sommes mes collègues maires au fait du problème.
03:06Mais il fallait nous donner les moyens et nous n'avons pas les moyens financiers.
03:10Mais vous avez entendu ce que dit Alain Tabon,
03:13vous avez entendu ce que dit la ministre de la Transition écologique, Monique Barbu.
03:16Elle a dit que beaucoup de collectivités n'utilisent pas suffisamment cette ressource
03:20de la fameuse taxe qu'on appelle la taxe Gemapi,
03:22qui vous permet en effet de prélever 40 euros par personne et par an,
03:26justement pour souvenir à ses besoins.
03:28Qu'est-ce que vous lui répondez à la ministre ce matin ?
03:31La ministre est venue au chevet des communes qui étaient fortement touchées.
03:36C'est très gentil d'apporter ce soutien de l'État.
03:39Mais il faut prendre le problème à bras le corps.
03:42Ce n'est pas parce qu'on dit que vous pouvez prélever 40 euros.
03:48Notre territoire, c'est 38 000 personnes.
03:50Je vous ai parlé de 24 kilomètres, même un maximum,
03:55en disant que toutes les communes jouent la solidarité,
03:58tous les foyers fiscaux interviennent.
04:01On est loin du compte.
04:02On est très très loin du compte.
04:04Donc, effectivement, elle est nommée depuis peut-être pas longtemps.
04:09Donc, il faut qu'elle revoie un peu ce dossier.
04:12Est-ce que vous demandez, comme certains maires,
04:15peut-être un fonds d'urgence doté naturellement par l'État
04:18qui pourrait permettre de lancer quelques travaux
04:20dans les communes les plus arrises ?
04:22C'est ce que demandent certains, en tout cas certains édiles.
04:25Est-ce que vous faites partie de cela ?
04:27Je crois qu'aujourd'hui, il faut réunir,
04:31on est à quelques semaines des élections municipales,
04:35il faudra effectivement réunir autour des tables
04:38les pouvoirs publics, l'État, le SDIS, la gendarmerie
04:43et les élus locaux, bien entendu,
04:45de manière à avoir ce problème tranquillement.
04:49Mais vous faites partie des maires qui demandent un fonds d'urgence ou pas du tout ?
04:53Bien sûr, bien sûr, ça peut toujours aider.
04:57Mais on sait bien aujourd'hui que l'argent est rare.
05:00Donc, il ne s'agit pas d'agir sous l'urgence.
05:05Il faut effectivement prendre des dispositions pérennes,
05:08des dispositions financières qui permettent aux communes
05:12et aux intercommunalités, puisque c'est elles qui ont la compétence,
05:15de pouvoir protéger leur population.
05:19Alain Tabone, en rappelant que vous êtes le maire de Cubzac-les-Ponts,
05:21ce n'est pas la première fois, je le disais en introduction,
05:23que votre commune est confrontée au phénomène climatique.
05:25Il y a aussi un autre débat qui se forme un peu en parallèle.
05:29C'est concernant les 18 millions de Français
05:31qui habitent ce qu'on appelle en zone de danger,
05:35en tout cas en zone à risque.
05:36Est-ce que vous entendez ces critiques qui disent que,
05:39bon, en réalité, il faut notamment, en ce qui concerne les crues,
05:41tout simplement arrêter désormais de construire en zone inondable ?
05:45Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui ont cette thèse un peu simpliste ?
05:49Je ne sais pas si c'est une idée simpliste, mais effectivement,
05:53nous avons aujourd'hui, à la fois, parce que nous sommes aussi une commune viticole,
05:59beaucoup de viticulteurs ont arrêté leur exploitation,
06:03ils ont leurs propriétés qui sont à la fois dans des zones pour une partie naturelle
06:08et d'autres zones agricoles, et à travers les PLU,
06:11on ne peut pas les transformer en zone constructible,
06:14ce qui aurait pu être pour eux un complément de revenu.
06:17Mais il n'est pas possible, il n'est pas possible aujourd'hui,
06:20avec les éléments climatiques, de continuer à construire en bordure de fleuve.
06:26C'est impossible.
06:27Donc il va peut-être falloir envisager quelques décisions dans ce sens-là.
06:31Merci beaucoup Alain Tabone d'avoir été avec nous ce matin,
06:34maire de Cubzac-les-Ponts, et bon courage pour les prochaines heures,
06:37même si votre département notamment a connu une baisse de la vigilance,
06:40on est passé de rouge à orange, c'est une journée forcément encore de grande vigilance.
06:44Merci beaucoup d'avoir fait un tour du côté de Sud Radio ce matin, il est 7h20.
Commentaires

Recommandations