- il y a 5 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 19 février 2026.
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00:0212h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:06Avec Amandine Bégaud.
00:08Et à Lyon, une semaine après le lynchage de Quentin Déranc,
00:1211 personnes sont toujours en garde à vue.
00:15Plusieurs d'entre elles pourraient être mises en examen dans l'après-midi.
00:18Le maire de Lyon, Grégory Doucet, se dit très inquiet face au risque de réel débordement violent.
00:24Il demande l'interdiction de la marche blanche qui est prévue samedi pour lui rendre hommage.
00:29Depuis l'Inde, Emmanuel Macron lui appelle les extrêmes à faire le ménage.
00:34J'ai une pensée pour lui, sa famille, ses proches.
00:36La vérité doit être faite sur cette affaire, la justice doit passer.
00:39Il est clair qu'il y a eu des groupes violents,
00:42certaines composantes qui avaient été par ailleurs interdites déjà dans le cadre des dissolutions que nous avions pu prononcer,
00:47qui semblent avoir opéré.
00:49Je suis extrêmement prudent parce que l'enquête est en cours.
00:50Et donc aucun groupe mettant en œuvre de la violence n'a de légitimité dans la République.
00:56Et je le dis avec beaucoup de force.
00:57Et donc oui, les parties extrêmes doivent faire leur ménage.
01:00L'extrême gauche en l'occurrence.
01:02Mais les autres parties extrêmes et l'extrême droite aussi,
01:04qui a dans ses rangs parfois des militants qui justifient l'action violente.
01:08Dans l'actualité également, ce rebondissement de taille.
01:11Un coup de théâtre même dans l'affaire Epstein.
01:13Le frère du roi Charles III arrêté, l'ex-prince Andro, a été interpellé ce matin.
01:19Des perquisitions sont en cours dans deux de ses résidences en Angleterre.
01:24Et puis on a toujours un gros tiers ouest de la France sous l'eau.
01:28Et c'est loin d'être terminé, prévient le gouvernement.
01:31Quatre départements restent en alerte rouge crue.
01:34Douze en orange.
01:36La pluie qui va continuer de tomber tout cet après-midi.
01:39Vous nous le disiez, Peggy.
01:41Et après, demain, ça va mieux normalement ?
01:43Enfin, la Calmy.
01:44Et ça va durer quelques jours.
01:45Alors, ça ne veut pas dire qu'on n'a plus du tout d'averses.
01:47On en aura.
01:47Mais vraiment quelques résidus d'humidité.
01:50Surtout au pied des Pyrénées, entre le massif central, le nord des Alpes et le nord-est.
01:54Quelques averses localisées.
01:55Un peu de neige sur les reliefs.
01:57Toujours ce risque d'avalanche fort sur le nord des Alpes et les Vosges.
02:00C'est plus sec à l'ouest, même si c'est couvert.
02:03Là où c'est bien ensoleillé, c'est près de la Méditerranée.
02:05Mais ça soufflera encore bien toute la journée.
02:07Et dans l'après-midi, on va conserver quelques averses sur le flanc est,
02:11entre l'Alsace-Lorraine et le nord des Alpes.
02:13Et puis également sur les bords de Manche.
02:15Mais pas grand-chose.
02:16On peut même espérer quelques petites éclaircies sur l'ouest,
02:19sur toutes les régions au sud de la Loire.
02:20Les températures, 2 à 4 degrés sur le nord-est demain matin.
02:24Donc pas de gelée.
02:255 à 8 ailleurs, les maximales.
02:27Elles sont en hausse.
02:287 à 9 degrés sur le nord-est.
02:2911 à 13 sur les autres régions du nord.
02:32Et 13 à 17 degrés dans le sud.
02:34Et ce week-end, bonne nouvelle.
02:36On va retrouver un temps sec et bien ensoleillé sur toute la moitié sud.
02:39Plus nuageux au nord, avec juste quelques averses sur les bords de Manche.
02:43Et puis quelques averses également le samedi sur le nord-est.
02:45Mais pas grand-chose.
02:46Merci beaucoup Peggy, il est 13h03.
02:49Jusqu'à 14h.
02:51Les auditeurs ont la parole.
02:53Amandine Bégaud sur RTL.
02:55Et pour commencer justement, 37 jours consécutifs de pluie.
03:00C'est du jamais vu depuis 1959.
03:04RTL est à vos côtés.
03:05On entend les reportages de nos correspondants déployés un peu partout dans l'Ouest.
03:10Et on voulait aujourd'hui vous donner la parole à vous, sinistrez-vous, qui avez les pieds dans l'eau,
03:15parfois depuis des jours et des jours.
03:17Et on va commencer avec Sophie.
03:20Bonjour Sophie.
03:21Bonjour Amandine.
03:22Vous nous appelez d'où Sophie ? De Sainte, c'est ça ?
03:24Oui, de Sainte.
03:26On était sur place en reportage tout à l'heure avec Denis Grandjou.
03:30Racontez-nous, quelle est votre situation à vous aujourd'hui ?
03:35Alors nous, actuellement, ça monte toujours.
03:38La maison, pour le moment, n'est pas impactée.
03:43Il n'y a que la cave qui se remplit sans interruption.
03:47On a notre impasse qui, pareil, ça fait comme une cuvette.
03:51Donc ça monte, ça monte.
03:52Pour le moment, on peut encore rentrer et sortir de la maison sans emprunter des madriers.
03:57On n'est pas les plus mal lotis, en tout cas dans l'impasse.
04:01Mais franchement, c'est toujours angoissant parce que ça ne fait que monter.
04:05Vous voyez ce niveau de l'eau qui continue de monter.
04:08Je le disais, c'est la troisième crue depuis 2021, la pire depuis plus de 40 ans à Sainte.
04:13Ça fait combien de temps que vous habitez dans votre maison ?
04:16Eh bien, 2019.
04:18Donc vous avez déjà connu ces crues ?
04:20C'est ça, c'est la troisième, mais c'est la pire.
04:24Vraiment la pire ?
04:26Ah oui, clairement, on a été surpris la première fois que la cave se remplisse tout d'un coup.
04:33Là, autant jusqu'à hier, on n'était pas trop inquiets.
04:37Mais là, ce matin, je me suis dit, si la cave finit par être totalement remplie,
04:41là, c'est la maison qui va être touchée.
04:43Et forcément, ça a plus d'impact sur la vie quotidienne.
04:46Bien sûr.
04:47Et ça fait combien de temps que ça dure, Sophie ?
04:50La cave a commencé à se remplir le week-end dernier.
04:56Ça a commencé.
04:57Et donc, j'imagine qu'effectivement, c'est de l'angoisse au quotidien.
05:03Tout à l'heure, le ministre de la Transition écologique disait que ça n'est pas terminé.
05:07L'eau va continuer de monter pendant plusieurs jours.
05:09Et ce n'est pas vraiment même daté précisément quand on peut espérer l'avoir baissée.
05:15Ça vous inquiète, ça aussi, j'imagine ?
05:17Totalement.
05:18Surtout que c'est conjugué, là, entre les précipitations qui ne s'arrêtent pas.
05:21Les coefficients de grandes marées qui, forcément, font que toutes les rivières ne s'évacuent pas autant qu'avec des
05:29coefficients plus bas.
05:30Donc, toutes les conditions sont réunies pour que ce soit anxiogène au possible.
05:34Et puis, on est impuissant face à la nature.
05:38Et là, pour le coup, on n'a pas de date de décrue.
05:41Et puis, ça va, on le sait, vu toutes les plaines qui sont remplies d'eau, avant que vraiment on
05:46s'adécoisse, on n'a pas de date.
05:48Donc, on subit.
05:50Malgré tout, il y a une solidarité qui s'est installée, vous pouvez nous le confirmer ?
05:54Oui, oui, oui.
05:55Entre, déjà, les services de la commune ont déployé des moyens.
06:01Voilà, ils sont sur le fond depuis le début.
06:04Ils ont anticipé quand même.
06:07Le voisinage, pour le coup, chacun se soutient.
06:13Mais on ne peut pas faire grand-chose les uns pour les autres.
06:17Mais après, si on a des contacts qui sont au sec, on a des propositions pour être relogés, etc.
06:22Merci beaucoup, Sophie, pour votre témoignage.
06:24Et on vous souhaite, bien sûr, bon courage.
06:26On pense à tous les habitants de Sainte et d'ailleurs qui sont, comme vous, dans l'angoisse.
06:32On va retrouver Florian à présent.
06:34Bonjour, Florian.
06:35Oui, bonjour.
06:36Vous nous appelez d'où ?
06:38De La Pointe, Bouchemaine, 49 000.
06:40Vous êtes tout près de la Loire, vous ?
06:42Moi, je suis à 10 mètres de la Loire.
06:45Et alors, qu'est-ce qui vous est arrivé ? Racontez-moi.
06:48Moi, j'ai un restaurant et une boulangerie sous l'eau.
06:51Sous l'eau complètement ?
06:52Sous l'eau, on a 40 centimètres dans le restaurant.
06:56Et la boulangerie, pour l'instant, est épargnée au niveau commercial.
06:59Mais ça monte par le jardin et par les caves.
07:02Donc, de fait, vous avez tout fermé, j'imagine ?
07:04Eh bien, effectivement, c'est tout fermé depuis dimanche.
07:07On a remonté tout ce qu'on pouvait.
07:10Là, on est jusqu'au plafond, donc on ne peut pas faire plus.
07:13Et bien, on attend.
07:14Donc, on rajoute des pompes.
07:16On essaye de maintenir le niveau le plus bas possible pour avoir le moins de pertes.
07:21Et vous confirmez, comme Sophie Assinthe, que les gens s'entraident, cette solidarité, elle s'organise vraiment ?
07:28Oui, dans le petit village de La Pointe, ils se sont habitués.
07:30On est vraiment au bord de Loire, bord de Loire.
07:32Donc, effectivement, avec même les services de l'agglo qui sont venus mettre les madriers, les parpaings.
07:37Parce que, pour le compte, nous, on ne peut que marcher sur ça pour atteindre nos commerces, nos habitations.
07:44Vous aviez déjà vu ça ?
07:46Non, moi, c'est la première.
07:49C'est la première.
07:50Par contre, si on suit le baromètre, on est déjà arrivé à la crue de 95,
07:55qui est affichée sur les repères sur la place du village.
07:59Donc, on est même dépassé depuis une heure.
08:01Donc, dépassé le niveau de 95.
08:04Le niveau de 95 à La Pointe, oui.
08:07Vous le disiez, ça dure depuis plusieurs jours.
08:09Maintenant, vous êtes dans quel état d'esprit, Florian ?
08:11Bon, résigné pour l'instant, malheureusement.
08:15Et puis, là, on entame les appels aux assurances et puis aux différents services pour les salariés,
08:21pour le chômage technique, pour voir les premières démarches aussi au niveau des assurances,
08:25pour le matériel.
08:27Et puis, on est impatient que ça redescende.
08:29Mais, a priori, ce n'est pas pour l'instant.
08:31Vous avez combien de salariés ?
08:33Moi, j'en ai trois sur le restaurant et un sur la boulangerie.
08:37Donc, tous sont au chômage technique ?
08:40Pour l'instant, oui.
08:41Et au niveau de l'assurance, vous avez l'impression que ça va bien se passer, aller vite, être suffisamment
08:46accompagné ?
08:47Oui, a priori, on est quand même en catastrophe naturelle, d'après les derniers échos qu'on a.
08:54Moi, pareil, j'ai un associé qui a deux restos dans l'eau, lui aussi, sur Bouchemaine, la commune à
08:59côté.
09:00Donc, voilà, ça fait quatre établissements sans vie.
09:05Bon, ben, merci beaucoup, Florian.
09:08On vous souhaite à vous aussi beaucoup de courage pour ces prochaines heures et ces prochains jours.
09:13Tous ceux d'entre vous qui, effectivement, sont confrontés à ces intempéries, ont les pieds dans l'eau depuis plusieurs
09:18jours.
09:18Je sais bien que vous avez d'autres priorités que de nous appeler.
09:21Mais c'était aussi important de vous donner la parole aujourd'hui et d'évoquer cette crise qui dure maintenant
09:28depuis plusieurs jours avec des perspectives, on le disait, peu réjouissantes.
09:32Même si la pluie, demain, devrait s'arrêter partout.
09:35Il est 13h10. Dans un instant, on va changer de sujet et parler d'ondes, d'organes.
09:39Y êtes-vous favorable ou pas ? Avez-vous déjà été confrontés à cette question ?
09:44On en parle dans un instant. A tout de suite sur RTL.
09:47Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL ou appelez-nous au 30 de 10.
09:5250 centimes la minute.
09:56Merci d'écouter RTL.
10:06RTL, votre radio.
10:13Il est 13h14 sur RTL. Dans un instant, on va parler d'ondes, organes, mais j'aimerais aussi vous entendre
10:19sur ce phénomène dont vous nous avez parlé.
10:22Ce sont plusieurs d'entre vous qui nous ont alertés sur ça, sur ces parents dépassés, des parents qui n
10:27'arrivent plus à gérer leurs enfants face aux écrans, face aux réseaux sociaux.
10:30Mais pas seulement. La ligne d'écoute SOS Parents en crise n'a jamais reçu autant d'appels depuis sa
10:36création en 2020.
10:37Plus 50% en un an.
10:39Alors, si vous êtes dans ce cas, si vous aussi, vous vous sentez totalement dépassés en tant que parents, appelez
10:46-nous au 30 de 10.
10:47Je vous le redis, il n'y a pas de honte à avoir.
10:49L'idée, ça n'est pas de vous juger.
10:51Il s'agit juste d'essayer de vous aider, d'alerter aussi sur ce phénomène.
10:55Si vous êtes directeur d'établissement scolaire, peut-être que ça vous parle aussi, ou d'association de parents d
11:01'élèves.
11:01C'est d'ailleurs une présidente d'association de parents d'élèves et une directrice d'école qui nous avait
11:05alertés sur ce point il y a quelques jours.
11:08Sachez-le, si vous voulez prendre la parole, vous pouvez témoigner anonymement sur ce sujet de solutions.
11:13Donc, vous nous appelez au 30 de 10 ou via l'application RTL, vous cliquez sur l'onglet « Laissez
11:19un message ».
11:27Dans une seule vie, on peut être à la fois donneur et receveur.
11:32C'est le cas pour mon mari qui a perdu sa première épouse et pour laquelle il avait fait don
11:38de ses organes.
11:39Et quatre ans après cette disparition, nous avons eu une petite fille et cette petite fille a eu besoin d
11:46'une greffe de cœur.
11:47Et grâce à cette greffe de cœur, elle a été sauvée.
11:50Le très joli message de Marie au 30 de 10 qui nous dit à quel point il est important de
11:58donner ses organes, en tout cas d'évoquer au moins ce sujet.
12:02Pourquoi on en parle aujourd'hui ? Parce que l'agence de biomédecine a publié les chiffres tout à l
12:06'heure.
12:06Le nombre de Français qui s'opposent aux dons d'organes continue de progresser.
12:1036% l'an dernier, c'est un point de plus que l'année précédente.
12:14Et souvent, c'est par manque d'informations des familles qui s'opposent aux dons d'organes parce qu'ils
12:19n'en ont pas forcément parlé à leurs proches par le passé.
12:23Un don en moyenne, et il faut le rappeler, permet de sauver cette vie.
12:27Bonjour Anthony.
12:28Bonjour.
12:29Vous en avez, vous, bénéficié à deux reprises.
12:32On a entendu votre témoignage tout à l'heure sur un petit message que vous nous aviez laissé.
12:37Une première greffe du foie, expliquez-nous.
12:40Alors, oui, une première greffe du foie à l'âge de 18 mois.
12:45Donc, elle s'était déroulée en Belgique pour faire court parce qu'en fait, ils n'arrivaient pas à la
12:49faire en France.
12:50Donc, il a fallu que mes parents trouvent quelqu'un qui savait faire l'acte.
12:53Donc, ça a été fait en Belgique et une seconde qui a été faite en 2023 à l'âge de
12:5939 ans.
13:00Parce qu'il fallait changer ?
13:02Voilà, parce qu'il fallait changer la pièce qui était fatiguée.
13:06Sans ça, vous ne seriez pas en vie aujourd'hui en train de nous parler ?
13:10Exactement.
13:11J'imagine que ces chiffres autour du don d'organes, ils évoquent quelque chose en vous.
13:17On entendait tout à l'heure ce médecin de l'agence de biomédecine qui dit, en fait, le problème, c
13:21'est qu'aujourd'hui, c'est souvent par manque d'informations que les gens refusent.
13:26C'est ça.
13:26Alors, nous, on a l'association, il y a l'association Trans-Epat qui essaie de faire passer le mot,
13:32entre guillemets, et qui suit aussi les malades.
13:35Mais effectivement, oui, c'est important d'en parler parce que ça peut sauver des vies, sauver des familles entières.
13:41Qu'est-ce que vous avez envie de dire à des gens qui auraient certaines réticences ?
13:48Tant ce don d'organes, je ne serais pas là, tout simplement.
13:53Donc, la première fois, ça a été un miracle de survivre.
13:58Parce qu'à l'époque, on pouvait un petit peu le savoir.
14:00Donc, ça avait été une petite fille qui était décédée dans un accident de voiture.
14:03Donc, j'ai bénéficié de son foie.
14:09Après, la deuxième fois, alors là, ce n'est pas la même chose, mais ça a été pareil, un homme
14:14qui est décédé.
14:15J'ai pu bénéficier de ce foie.
14:16Mais il faut en parler.
14:18C'est un choix personnel.
14:19Je ne vais pas dire que c'est bien ou pas bien de ne pas le faire, mais c'est
14:21un choix personnel.
14:23C'est très compliqué d'être donneur, mais c'est à la fois très compliqué d'être sauveur.
14:28Parce que moi, je me fais, en gros, c'est comme si j'avais une mission de se dire,
14:31ben voilà, quelqu'un est mort pour moi et je me dois de, enfin pour moi, grâce à cette personne
14:37-là,
14:37je vis ma vie de famille, je vis ma vie d'homme, de sportif.
14:42Enfin voilà, je peux faire ce que je veux.
14:45Donc, effectivement, c'est important d'en parler, de poser le pour et le contre.
14:50Moi, j'ai un club de sport, c'est les Canipas de 87, où j'essaye d'en parler,
14:56de faire voir que voilà, tout est possible.
14:58Parce qu'ils m'ont suivi quand j'étais très mal pour la seconde opération.
15:03Ils ont été très présents.
15:04Enfin, c'est vraiment un club, un très bon club et ils ont vu à travers ça que ça servait
15:10à quelque chose.
15:11Ils m'ont vu au plus bas, ils m'ont vu revenir quasiment au plus haut à refaire du sport,
15:17à repartager des choses.
15:19Donc, c'est vraiment quelque chose qui sauve des vies, vraiment.
15:23Et en tant que receveur, vous disiez que vous vous sentez investi d'une mission.
15:27C'est ça, parce qu'on se dit, alors moi, personnellement, après, je ne sais pas comment les autres,
15:31suivant les organes, ça peut être plus ou moins, mais on ne peut pas vivre sans foi.
15:35Donc, malheureusement, oui, moi, je me dis, cette personne, entre guillemets, n'est pas morte, n'est pas décédée pour
15:42rien.
15:43Donc, autant faire bon usage, parce que c'est tellement compliqué pour avoir déjà un organe,
15:48après un organe compatible, après que la greffe fonctionne et que la greffe, après, tienne.
15:54C'est vraiment, c'est tellement un bas pourcentage que ça fonctionne et que le tout, ce n'est pas
16:01que ça fonctionne,
16:02c'est que derrière, ça fonctionne bien et longtemps.
16:05Donc, moi, effectivement, je fais en sorte que ça fonctionne bien.
16:10Vous avez une vie presque normale aujourd'hui, normale ?
16:13J'ai plus qu'une vie normale.
16:14Je suis père au foyer, j'ai quatre enfants, j'ai une femme, j'ai une entourage, je vis comme
16:22une personne normale.
16:22Donc, vous me croisez dans la rue, jamais vous dites, lui, il s'est fait greffer deux fois, il prend
16:26tant de médicaments par jour,
16:28il doit faire tant d'IRM par an, tant de prises de sang par semaine, enfin non.
16:32Parce que ça continue, les prises de sang, les médicaments ?
16:35Ah, toujours, c'est à vie. C'est à vie, c'est des antiregés qu'on prend à vie.
16:38Donc, j'avais l'habitude déjà depuis tout petit et là, ça continue.
16:42Je suis suivi à la loupe parce que les deux opérations étaient miraculeuses.
16:48Donc, comme mon médecin aime le dire, c'est Marilyn de Bet-Gracien qui me suit à Limoges.
16:54Et c'est une énigme, je suis une énigme de la science.
16:57Ah bah écoutez, tant mieux, j'ai envie de dire.
16:59J'aurais jamais dit sur lui la première fois et encore moins la deuxième fois.
17:05Restez avec nous, Anthony. On va accueillir Isabelle et je pense que son témoignage va susciter des réactions chez vous.
17:12Bonjour Isabelle.
17:13Bonjour, vous allez bien.
17:15Ça va, merci beaucoup. C'est la première fois que vous prenez la parole, dont les auditeurs ont la parole.
17:19Alors, bienvenue à vous.
17:22Le don d'organe, c'est quelque chose qui vous parle. Votre fils a sauvé des vies.
17:28Voilà, tout à fait. Le témoignage qui vient d'être dit là par ce monsieur me touche énormément
17:33parce que moi je suis de l'autre côté, donc je suis du côté du donneur.
17:37Et mon petit garçon Tom est décédé à l'âge de 6 mois d'une mélingite foudroyante en Belgique également.
17:45Et donc nous avons fait don de ces organes puisqu'on nous a annoncé une mort cérébrale.
17:51Et 2-3 minutes après, on nous a réclamé, enfin réclamé, c'est un bien grand mot,
17:57on nous a demandé si nous étions favorables au don d'organes, ce qu'on a accepté directement.
18:00Comme le disait ce monsieur, mon ex-marie et moi, on partait dans l'optique de se dire
18:08que sa mort n'est servie à rien.
18:10Enfin voilà, vous savez que sur des listes de demandeurs d'organes,
18:16ce sont des personnes qui se sont condamnées,
18:19c'est-à-dire que s'il n'y a pas de décès, eux mourront également.
18:24Donc on a accepté de suite.
18:26Bon après je ne vous cache pas que j'étais prise dans un tourbillon d'émotions.
18:29Ce que j'allais vous dire, parce qu'une méningite foudroyante, comme son nom l'indique,
18:33c'est quelque chose de très soudain.
18:36Donc j'imagine que votre bébé allait très bien quelques jours aupéravant.
18:40Ce n'est pas quelque chose à laquelle vous vous êtes préparé.
18:44Donc s'il y a ce choc qui est indescriptible, perdre un bébé à 6 mois,
18:49c'est sans doute une des pires choses.
18:52Et malgré tout, vous dites qu'on a accepté tout de suite.
18:54Parce qu'en plus, on vient vous poser cette question effectivement très vite après.
18:57Ça a été annoncé au même moment.
19:01C'est-à-dire qu'on a été reçu dans un bureau.
19:03On nous annonce une mort cérébrale.
19:06Vous voyez ?
19:07Donc on nous explique.
19:08Et alors il y a eu un accompagnement de fou.
19:10C'est surtout ça.
19:11C'est que les médecins, le personnel soignant a été hyper bienveillant.
19:18Donc on n'a même pas réfléchi.
19:22On a dit oui.
19:23Et il a permis de sauver 6 vies, c'est ça ?
19:26Oui.
19:27Alors comme le disait le monsieur juste avant,
19:29oui, vous avez des organes chez les bébés qui peuvent se régénérer.
19:33Donc si je ne me trompe pas, il y a eu le foie et un rein
19:36qui sont partis pour une personne de 60 ans.
19:39Ah oui ?
19:40Oui.
19:40Le cœur est parti.
19:42Il y a eu un rejet.
19:42D'après ce que j'ai compris, il y a eu un rejet au niveau du rein.
19:45Le cœur par contre est parti en Allemagne.
19:47Donc nous étions sur Bruxelles.
19:48Et le corps est parti en Allemagne chez une petite fille du même âge que lui.
19:53Voilà.
19:54Et j'imagine que ça, je ne sais pas, j'allais dire,
19:59ça peut peut-être participer à un travail en tout cas
20:02de savoir que d'autres vivent grâce à lui.
20:07Ça peut aider peut-être ?
20:08C'est surtout la base.
20:09La base.
20:09C'est surtout le cœur.
20:10C'est vraiment l'organe qui bat.
20:12C'est l'organe qui bouge.
20:13Et je me dis que cette petite fille, elle doit profiter.
20:15Elle doit être reconnaissante.
20:17Ça doit être une chouette personne.
20:18Oui.
20:19Voilà.
20:19Donc je suis fière de mon petit loulou de 6 mois.
20:24Voilà.
20:25Et c'est quelque chose à laquelle vous pensez souvent, Isabelle ?
20:28J'y ai pensé énormément.
20:31Au tout début.
20:32Limite, j'avais l'impression que le monde me devait reconnaissante de mon geste,
20:36alors que pas du tout.
20:38Là, maintenant, il va y avoir 18 mois, à la fin du mois de mars,
20:41il devra avoir 18 ans.
20:44Et maintenant, je vis avec.
20:46J'étais investie dans des associations de dons d'organes
20:50pour sensibiliser notamment tout ce qui est personnel soignant,
20:55parce qu'il y a des religions, c'est compliqué.
20:57Donc j'ai fait un peu de témoignages à des collègues de médecins.
21:00Et maintenant, j'ai lâché prise et je remercie.
21:03Enfin voilà, je suis contente pour les personnes qui ont reçu les organes
21:05et je leur souhaite une bonne santé surtout.
21:08Anthony, vous entendez le témoignage, Isabelle ?
21:11Eh oui, c'est grâce à des gens comme cette dame que je suis en vie en ce moment.
21:15Parce qu'effectivement, moi, comme je vous ai dit, à l'âge de 18 mois,
21:17j'ai reçu en fait le foie d'une petite fille de 6 ans
21:22qui était morte dans un accident de voiture avec sa grand-mère.
21:25Et c'est ses parents qui, effectivement, ont fait le choix de donner ce foie
21:30parce que ça doit être séparé.
21:32Alors, ce n'était pas une maladie, mais là, c'était un accident.
21:35Donc c'est encore plus brutal.
21:36Enfin, ce n'est pas plus brutal, mais c'est pareil.
21:38C'est une perte très brutale où les parents, je pense, n'ont pas eu le temps de se préparer.
21:42Et ils ont dit oui tout de suite.
21:44Et ça m'a sauvé la vie.
21:49Donc il faut, effectivement, je ne comprends pas.
21:53Tant qu'on n'est pas à la place des donneurs, on ne peut pas se dire
21:55si, mais moi, je le fais.
21:56Tant que ça ne nous arrive pas, on ne peut pas se mettre à la place des gens.
21:59Mais effectivement, la preuve en est que ça sert à d'autres personnes
22:05qui, en général, se sentent en mission de se dire
22:13voilà, grâce à ça, je dois faire honneur aux dons qu'on m'a fait.
22:19Après, l'entourage, j'y ai pour beaucoup.
22:23Je pense que l'entourage, c'est plus de 80% de la guérison.
22:28Heureusement, je suis entouré, j'ai mes enfants, j'ai une femme extraordinaire.
22:31Enfin, si c'est tout seul, je ne pense pas qu'on y arrive.
22:35Merci beaucoup, Anthony et Isabelle, pour vos témoignages.
22:39Merci.
22:40On va échanger dans un instant avec Lionel, qui a été aide-soignant.
22:45Bonjour Lionel.
22:47Bonjour.
22:48Vous avez travaillé en service de réanimation et vous avez été sans doute
22:52et souvent confronté à ces problèmes de prélèvement d'organes,
22:56la discussion avec les familles, les réticences des uns et des autres.
23:00On va en parler dans un tout petit instant.
23:03Et puis, comme chaque jour à 14h, vous avez bien sûr rendez-vous avec Jean-Alphonse Richard.
23:06L'heure du crime, bonjour Jean-Alphonse.
23:08Bonjour Amandine.
23:09Au menu aujourd'hui, l'affaire Marlène Dietrich.
23:11Alors attention, pas l'actrice, c'est un homonyme.
23:14Oui, exactement.
23:15Alors ça, c'est déjà étonnant, mais Marlène Dietrich,
23:17oui, c'est le vrai nom de cette femme.
23:18Elle a la trentaine, elle habite à Cannes
23:20et elle va apparaître à l'automne 2015 dans le paysage criminel de la région.
23:26Son dernier compagnon, il s'appelle Thibaut Fennu, 32 ans,
23:30il a disparu du jour au lendemain, alors qu'il adorait sa famille.
23:34Il a un petit garçon qu'il adorait aussi.
23:37On va s'apercevoir que cet homme était complètement sous l'emprise de cette femme, de Marlène.
23:42Il l'a redouté, mais il avait peur de la quitter.
23:45Une emprise psychologique qui va se dessiner au fil des investigations, ça c'est tout à fait passionnant.
23:49Thibaut est introuvable, mais un autre jeune homme va lui aussi être...
23:55On va se demander ce qui s'est passé, parce qu'il s'est suicidé ce jeune homme,
23:58et en fait on va s'apercevoir que lui aussi était sous l'emprise de cette femme.
24:02Alors elle nie leur avoir fait du mal, c'est un peu plus compliqué, vous allez voir la suite de
24:06l'enquête.
24:07Mensonges et manipulations, l'attraction mortelle, c'est l'affaire Marlène Dietrich.
24:12Voilà, elle s'appelle comme ça.
24:13Pas la vraie, pas l'enjeu bleu, une autre.
24:15Merci beaucoup.
24:1714h.
24:17On sera là bien sûr, comme chaque jour, à 14h pour l'heure du crime.
24:21En attendant, vous restez avec nous, on continue à évoquer les questions de dons d'organes,
24:25et puis je voudrais vraiment qu'on parle de ces parents dépassés, démunis,
24:29qui ne savent plus quoi faire face à leurs enfants.
24:32Si vous êtes concernés, je sais que c'est difficile d'en parler,
24:35mais vous avez la parole, on ne vous jugera pas,
24:38il n'y a pas de honte à avoir, au contraire, l'idée c'est de vous aider,
24:41si vous voulez témoigner de manière anonyme, bien sûr, c'est possible.
24:44Je vous attends au 30 de 10, à tout de suite.
24:4812h30, 14h.
24:49Les auditeurs ont la parole.
24:52Avec Amandine Bégaud.
24:5612h30, 14h.
24:57RTL midi, les auditeurs ont la parole.
25:00Avec Amandine Bégaud.
25:01J'ai moi-même perdu un fils à l'âge de 6 mois.
25:04À qui on a prélevé, donc, tous les organes vitaux qu'on pouvait prélever
25:08pour sauver des vies.
25:10Donc voilà, ça fait 18 ans que Tom est un super-héros.
25:13C'est-à-dire qu'il a sauvé 6 vies.
25:16Moi, je suis pour le don d'organes à 100%.
25:19Parce que même si on est croyant,
25:21et si on arrive au ciel,
25:24ou en affaire au purgatoire,
25:25avec un rein en moins,
25:26je pense que ça n'a pas d'importance.
25:28Je pense que le dieu en question,
25:30il doit au contraire accueillir les gens qui ont cette générosité
25:33avec beaucoup plus d'attention
25:34que les autres.
25:35On continue à évoquer cette question du don d'organes.
25:38Alors que l'agence de biomédecine a publié
25:40les chiffres ce matin,
25:41le nombre de Français qui s'y opposent
25:43continue de progresser.
25:4436% en 2025.
25:46C'est un point de plus que l'année précédente.
25:48Et souvent, c'est par manque d'informations.
25:51On en parle avec vous, Lionel.
25:52Rebonjour.
25:54Rebonjour.
25:55Vous avez donc été aide-soignant
25:56et vous avez travaillé notamment en service de réanimation.
26:00Oui, pendant 12 ans.
26:01Donc souvent confronté à cette question-là, j'imagine.
26:05Voilà.
26:06Alors, souvent, la question est...
26:09Vous devez être suroparleur, Lionel.
26:12Non, pas du tout.
26:13J'ai des appareils auditifs.
26:16Et je vous entends directement dans mes appareils auditifs.
26:18D'accord.
26:18Parce que nous, ça fait un petit écho,
26:21mais on va s'adapter.
26:22Ne vous inquiétez pas.
26:23Allez-y, pardon.
26:25Et donc, souvent,
26:27quand il y avait une personne mort cérébrale,
26:30on réunissait la famille.
26:32La première question, c'est
26:34est-ce que vous êtes au courant de ces souhaits ?
26:36Et la première réponse, c'était
26:38non, on n'en a jamais parlé.
26:41C'est vraiment ce manque d'informations,
26:44ce manque de volonté de la personne.
26:47Alors, moi, j'ai 76 ans.
26:50Pour avoir travaillé dans ce milieu,
26:52je sais ce que je veux.
26:53Mais il y a beaucoup de gens de ma génération
26:55où c'est un sujet tabou.
26:57Oui, c'est des choses dont on ne parle pas en famille, en fait.
27:00Voilà.
27:01Mais dont on devrait.
27:02C'est ce que vous dites, en fait.
27:04Et à travers vos informations,
27:06je m'aperçois que chez les jeunes,
27:07ce n'est pas mieux.
27:08Non, non, mais tout à fait.
27:10Et bon, c'est vrai que c'est un peu un sujet tabou.
27:12Mais quand on se retrouve
27:14allez, je pense à des enfants
27:16qui perdent l'un de leurs parents
27:17et qui se trouvent confrontés
27:19à cette demande-là,
27:21effectivement,
27:22dans le cas, par exemple,
27:23Isabelle, tout à l'heure,
27:24qui nous expliquait
27:24qu'elle a perdu son bébé
27:25quand il avait six mois,
27:27effectivement, là,
27:27c'est la décision des parents.
27:28Et bien sûr que ce bébé,
27:29il n'avait pas d'avis sur la question.
27:32Mais quand on perd, par exemple,
27:34son père ou sa mère
27:35et qu'on est confronté
27:36à cette question-là,
27:37qu'on perd quelqu'un
27:37qui est en âge adulte
27:39et qui est capable
27:40de prendre cette décision,
27:41c'est vrai qu'on doit sans doute
27:42avoir des réticences
27:44à se dire
27:45« Ah ben mince,
27:45j'en ai jamais parlé avec lui
27:46ou avec elle
27:47et si ça se trouve,
27:47il était contre. »
27:50Le problème, il est là.
27:51C'est ce manque de communication
27:53dans les familles
27:54où les gens ne disent pas
27:56ce qu'ils veulent
27:58s'ils tentent
27:59qu'ils soient au courant
28:00que ce soit possible.
28:03Je dirais,
28:04il y a des gens,
28:06voilà,
28:07ils n'y pensent
28:08ou pas.
28:10Et vous,
28:10le conseil que vous donnez,
28:11c'est d'en parler en famille ?
28:14Oui,
28:15d'abord,
28:15d'en parler en famille
28:16et de faire des campagnes
28:18d'information
28:18et dire
28:20« Voilà,
28:21vous avez un membre
28:22de votre famille
28:23qui est en fin de vie,
28:24qui parle
28:25de ce que la personne veut
28:29et surtout respecter ça
28:31parce qu'il y a
28:32malheureusement des gens
28:34souvent pour des questions
28:35religieuses
28:35qui disent
28:36« Oui,
28:36il aurait peut-être bien voulu
28:38mais moi,
28:39au nom de la religion,
28:40je refuse
28:41que ce soit fait. »
28:44Merci beaucoup,
28:44Lionel,
28:45pour votre témoignage.
28:46On va accueillir Catherine.
28:47Bonjour, Catherine.
28:48Oui,
28:49bonjour.
28:50Vous nous appelez d'où,
28:51Catherine ?
28:52À côté de Balenciennes,
28:54dans le Nord.
28:55Et alors,
28:55vous,
28:55comme Anthony,
28:56qui est toujours avec nous d'ailleurs,
28:58vous avez été greffée
28:59à plusieurs reprises ?
29:01Trois fois,
29:01oui.
29:03Expliquez-nous.
29:06Moi,
29:06dans mon cas,
29:07c'est une maladie génétique
29:08qui touche les reins.
29:09Donc,
29:09c'est les reins
29:10qui sont malades.
29:12J'ai eu une première greffe rénale
29:14à l'âge de 9 ans,
29:15la deuxième à 21 ans
29:17et la troisième
29:18à 34 ans.
29:20Des greffes,
29:21alors,
29:21sauf erreur de ma part,
29:22un rein,
29:23on peut être greffé
29:24par quelqu'un
29:24qui est toujours en vie.
29:26Oui.
29:26Et d'ailleurs,
29:27quelqu'un même de sa famille.
29:29Oui,
29:29c'est possible,
29:30oui.
29:30Oui,
29:30ça n'a pas été votre cas.
29:31Non.
29:32Alors,
29:33moi,
29:34c'est un choix
29:34que j'ai fait
29:35de refuser
29:36le don
29:37d'un de mes parents
29:40parce que
29:41pour moi,
29:42je n'aurais pas réussi
29:45à m'approprier le rein
29:47parce que j'aurais eu
29:49mon parent devant moi
29:51tous les jours
29:52et voilà,
29:53je me dis,
29:53ce n'est pas mon rein,
29:54c'est le sien.
29:55Donc,
29:55c'est un choix,
29:56moi,
29:57que j'ai fait
29:58de toujours opter
30:00pour la grève
30:01de donneurs décédés.
30:03Qu'est-ce que vous avez
30:04envie de dire
30:05à ceux qui sont réticents
30:06à ça
30:07ou ceux qui,
30:08et on l'évoquait
30:09à l'instant
30:10avec Lionel,
30:11au moment du décès
30:12de l'un de leurs proches
30:13se disent
30:13« Non,
30:13je n'en ai jamais parlé.
30:14Bon,
30:14non,
30:15alors ? »
30:16Justement,
30:17ce qu'il faut,
30:18c'est communiquer,
30:21que ce soit la presse,
30:22la radio,
30:23donc entre autres,
30:24qu'il faut informer
30:26et profiter
30:28de ces moments
30:29d'information,
30:30des repas de famille
30:31pour en parler,
30:32faire connaître son choix
30:33et dire aussi
30:35que moi,
30:36je peux bien donner
30:37mes organes
30:37mais par exemple,
30:38je ne donne que mon cœur
30:39par exemple
30:40ou je ne donne que mes reins.
30:42On peut faire aussi
30:44le choix
30:44de ne pas tout douler.
30:47Et c'est un sujet
30:48dont vous parlez
30:49assez librement
30:50avec d'autres gens ?
30:52Oui,
30:54sans que moi,
30:55avec des dialyses,
30:59j'ai une fistule
31:00au niveau du bras,
31:01donc mon bras
31:02est un petit peu déformé.
31:05Donc forcément,
31:06au printemps,
31:06à l'été,
31:07avec des manches courtes,
31:08ça se voit.
31:10Donc actuellement,
31:13je suis à la recherche
31:13d'un emploi
31:14mais dans mon dernier poste,
31:16forcément,
31:17j'ai eu des questions
31:18et je préfère
31:20quelqu'un
31:20qui me pose
31:21une question ouverte
31:23où là,
31:23j'explique
31:23et la conversation
31:24parce que forcément,
31:26ça dérive
31:27sur le don d'organe
31:28de manière générale.
31:30Et je me souviens
31:31d'il y a quelques années
31:32au lycée
31:33où je devais faire
31:34un exposé.
31:35J'ai fait le choix
31:36de faire un exposé
31:36sur le don d'organe
31:37et à la fin
31:38de mon exposé,
31:39il y a une élève
31:40de ma classe
31:40qui m'a dit
31:41« j'ai bientôt 18 ans ».
31:43À l'époque,
31:44c'était la carte
31:45de donneur d'organe.
31:48même si j'arrive
31:49à convaincre
31:50qu'une seule personne
31:51dans une conversation,
31:52j'ai envie de dire
31:53que j'ai tout gagné.
31:55On rappelle,
31:56il faut en France
31:59déclarer
32:00qu'on veut donner
32:00ses organes.
32:02En tout cas,
32:02il faut en parler
32:03à sa famille,
32:03oui,
32:04parce que c'est la famille
32:05qui est interrogée
32:06dans le cas
32:07d'une possibilité
32:08de prendre
32:10les organes.
32:11Je faisais cette précision
32:14parce qu'il y a des pays
32:15où, de fait,
32:15vous êtes donneur d'organe
32:17à moins de vous y être opposé.
32:18Voilà,
32:19c'est ça,
32:19exactement, oui.
32:21On va accueillir,
32:21merci beaucoup Catherine
32:22pour votre témoignage,
32:23on va accueillir Yvonique.
32:24Bonjour.
32:25Bonjour.
32:26Vous nous appelez d'où ?
32:28Je vous appelle
32:29du Pas-de-Calé,
32:29de Gonay.
32:30Et vous aussi,
32:31vous avez été,
32:33comme Isabelle,
32:34confrontée à cette question
32:35après le décès
32:36de votre fils.
32:36Voilà,
32:37c'est mon fils
32:38qui est décédé en 2020,
32:40juste avant le connexion.
32:41Il a fait une hémorragie
32:42cérébrale,
32:45comment dire,
32:47et au bout de trois semaines,
32:49donc,
32:49il a été déclaré
32:50mort cérébralement
32:51et on a décidé
32:52avec sa maman,
32:53son frère et soeur,
32:54de donner ses organes.
32:56Donc,
32:56là,
32:57on a été assez surpris
32:58parce que c'est nous
32:59qui avons été proposeurs
33:00puisque le personnel hospitalier
33:04ne nous l'a pas demandé
33:05et c'est nous
33:06qui avons décidé
33:07de donner
33:11dès que la mort
33:12cérébrale,
33:13dès que la mort
33:14allait être déclarée,
33:15de faire don d'organes.
33:18Et votre fils,
33:19avait quel âge ?
33:20Il avait 20 ans.
33:22Il avait 20 ans.
33:23Voilà.
33:24Et c'est quelque chose
33:24dont vous aviez déjà parlé
33:26avec lui
33:27ou pas du tout ?
33:28Corentin était donneur de sang.
33:30Corentin donnait pour le cancer.
33:31Corentin donnait
33:32pour beaucoup de choses.
33:33Donc,
33:34on en avait déjà un peu parlé
33:36mais vu la rapidité
33:38et la...
33:40Comment dire ?
33:41Ça a été tellement
33:41très rapide
33:42qu'avec sa maman,
33:44son frère,
33:45son petit frère
33:45et sa grande soeur,
33:46on a décidé...
33:47Enfin,
33:48on a décidé...
33:48On s'est mis
33:50autour d'une table
33:51et on a dit
33:51voilà,
33:53sa mort ne doit pas
33:54être quelque chose
33:55qui ne sert pas.
33:57Donc,
33:57comme c'était quelqu'un
33:58qui était
33:59en très très bonne santé,
34:02on a décidé...
34:03Voilà,
34:03ça a été décidé.
34:04Ce qui fait que nous,
34:05derrière,
34:05en plus,
34:06juste après ça,
34:07on a tous été donneurs...
34:09On s'est tous déclarés
34:10donneurs, quoi.
34:11Et ça a permis...
34:12Il a permis de sauver
34:137 enfants,
34:14c'est ça ?
34:147 enfants,
34:15ouais.
34:167 enfants.
34:17Qu'est-ce que vous avez
34:17en devis de dire,
34:18Yvonit,
34:19aux gens
34:20qui ont quelques réserves
34:22ou qui risqueraient
34:23à un moment ou à un autre
34:24d'être confrontés
34:25justement à cette question ?
34:26Est-ce que
34:26votre père,
34:27votre mère
34:28auraient voulu donner
34:286 au grade,
34:29votre enfant ?
34:29Moi,
34:30ce que je pense,
34:31c'est que de toute façon,
34:32pour faire son deuil,
34:34après,
34:34voilà,
34:35pour faire son deuil,
34:36c'est aussi une étape
34:38à passer,
34:38puisqu'on se dit
34:39que Corentin...
34:41Excusez-moi,
34:42je suis un peu nu.
34:44Mais allez-y,
34:44je vous comprends
34:45complètement.
34:46J'en profite juste
34:46pour dire que j'ai dit
34:47une petite bêtise.
34:48Depuis 2017,
34:49la loi a changé,
34:51on est tous donneurs
34:52de faits,
34:53il faut s'inscrire
34:54et se manifester
34:54si on ne veut pas donner,
34:56mais c'est vrai
34:57que la décision appartient
34:58à la famille
34:59en dernier recours
35:00et quand on pose la question,
35:01même si vous n'aviez
35:03pas signifié
35:04quoi que ce soit,
35:05c'est la famille
35:05qui décide.
35:07Yvonit ?
35:07Oui,
35:08Donc je reprends,
35:09excusez-moi.
35:09Je vous en prie.
35:10Donc non,
35:10ce qu'il fait,
35:11c'est qu'effectivement,
35:12on a sauvé
35:13sept petits-enfants,
35:14enfin sept enfants,
35:15d'après.
35:16Et ce qui nous a un petit peu,
35:18comment dire,
35:20ce qui fait qu'on...
35:22C'est le protocole
35:23de pension des...
35:24En fin de compte,
35:25on nous a rassurés
35:26en nous disant,
35:26effectivement,
35:28les organes
35:29qui vont être prélevés
35:29vont être prélevés
35:30par les spécialistes
35:32qui vont regreffer
35:33et ça,
35:34quelque part,
35:35c'était quelque chose
35:35de rassurant
35:36parce qu'on a des...
35:37On a des a priori
35:38dans l'organe.
35:40On se dit,
35:40est-ce que ça ne va pas
35:41être prélevé n'importe comment ?
35:42Est-ce que ça ne va pas
35:43être regressé n'importe comment ?
35:45Et voilà,
35:46toutes ces petites questions
35:47font que nous,
35:47derrière,
35:48on se disait,
35:50est-ce qu'on n'a pas fait
35:50des bêtises en acceptant ?
35:53Et non,
35:54non,
35:54parce qu'on va en compte,
35:56après,
35:57quelque part,
35:58on apprend
35:59parce qu'on n'est pas
35:59au courant de qui,
36:01où,
36:01quoi,
36:02comment,
36:02mais on a des...
36:03On nous donne quand même
36:05un petit peu de pistes.
36:06le personnel hospitalier
36:08nous donne un peu
36:08de pistes.
36:10Et effectivement,
36:11c'est ce qui rassure
36:12parce qu'effectivement,
36:14se dire,
36:14se dire que oui,
36:17ça reste quand même
36:18un corps,
36:19ça reste un corps,
36:20il faut quand même
36:20avoir un respect
36:21des organes.
36:22Donc,
36:23voilà.
36:23Nous,
36:24la seule chose
36:24qu'on avait demandé,
36:25ce que je disais au standard,
36:26la seule chose
36:26qu'on avait demandé,
36:27c'est de ne pas
36:27prélever
36:30ses cornets.
36:31Ses yeux.
36:32Ne pas toucher à ses yeux.
36:33Ne pas toucher à ses yeux
36:34et ne pas toucher à sa peau.
36:37Merci beaucoup,
36:38en tout cas,
36:38Yvonique,
36:39pour votre témoignage.
36:42Et effectivement,
36:42ça fait écho
36:43à celui d'Isabelle
36:44qui nous disait
36:44que le décès,
36:46le cœur de son fils
36:47décédé à l'âge
36:48de 6 mois
36:49avait été greffé
36:50à une autre petite fille
36:51du même âge
36:51en Allemagne.
36:52Merci beaucoup.
36:53On va changer de sujet
36:54dans un instant
36:55et évoquer ses parents
36:57un peu désemparés,
36:58dépassés.
36:59Alors,
36:59ça peut être
37:00face aux écrans,
37:01aux réseaux sociaux,
37:02mais il peut y avoir
37:03plein d'autres raisons
37:04des parents en détresse.
37:06Si c'est votre cas,
37:07vous nous appelez
37:083210.
37:09Contactez-nous gratuitement
37:10via l'appli RTL
37:11ou au 3210.
37:1250 centimes la minute.
37:15Amandine Bégaud.
37:17RTL Midi.
37:17Les auditeurs ont la parole.
37:19Je suis une maman en colère
37:21car j'ai du mal
37:22avec mon fils
37:23de 26 ans bientôt
37:25qui a des capacités
37:26énormes
37:27et qui est toujours
37:28avec son téléphone.
37:30J'appelle ça
37:30une addiction.
37:31Du coup,
37:32pas de recherche d'emploi
37:33ou alors il en fait
37:34mais surtout il ment.
37:35Donc voilà,
37:36que faire ?
37:36Pouvez-vous m'aider ?
37:37C'est un sujet
37:39dont on parle peu
37:40mais sur lequel
37:40plusieurs d'entre vous
37:41nous ont alertés
37:42dans les auditeurs
37:42ont la parole
37:43notamment quand on évoquait
37:46la question
37:47des réseaux sociaux,
37:48des écrans.
37:49Ce phénomène,
37:50c'est celui
37:50de ses parents dépassés.
37:52Vous l'avez peut-être
37:53entendu dans le journal
37:54tout à l'heure,
37:55il y a un numéro d'écoute
37:56qui existe
37:56à l'eau-parents en crise
37:57qui n'a jamais reçu
37:59autant d'appels
37:59depuis sa création
38:00en 2020.
38:02Carole Viard,
38:03bonjour.
38:04Bonjour.
38:05Vous êtes responsable
38:06et écoutante
38:07sur cette ligne
38:08à l'eau-parents
38:09en crise
38:10et vous échangez
38:12tous les jours
38:12ou presque
38:13avec des parents dépassés
38:15ou des grands-parents
38:15aussi parfois.
38:16On l'entendait tout à l'heure
38:17dans le reportage d'Hortense.
38:18Vous allez échanger
38:19avec nous et les auditeurs.
38:20Je vous propose
38:21qu'on accueille Marie
38:21pour commencer.
38:22Bonjour Marie.
38:23Oui, bonjour.
38:25Vous nous appelez d'où Marie ?
38:27Alors moi,
38:28je suis originaire
38:29de Mordel
38:29mais là,
38:30je suis au boulot,
38:31je suis en livraison
38:32et je suis dans le Morbihan.
38:34Ça vous parle
38:35ce sujet
38:36ces parents dépassés ?
38:39Oui,
38:39ça me parle
38:40parce que
38:41je trouve
38:43que l'autorité
38:44est quelque chose
38:44d'important
38:45chez un parent,
38:47que c'est quelque chose
38:47de sécurisant
38:48pour un enfant
38:49et que j'ai l'impression
38:51que ce sont un peu
38:52les parents
38:52qui sont un peu
38:53dépassés
38:54et qui laissent
38:55trop faire
38:56leurs enfants
38:57et qu'ils
38:58ne donnent pas
39:00assez d'autorité.
39:01Vous avez connu ça
39:02vous Marie ?
39:03Moi,
39:04j'ai sept enfants.
39:05Sept enfants ?
39:06Waouh,
39:07déjà,
39:08bravo.
39:08Alors,
39:08en plus 80,
39:1090 et 2000
39:11donc on a traversé
39:13les décennies.
39:14Les décennies,
39:15oui.
39:15On va dire ça
39:16et un enfant
39:19est un enfant
39:20enfin,
39:21il va faire des caprices,
39:22ils ont leur crise
39:23d'adolescence,
39:24ils ont leur crise
39:25existentielle,
39:26ils ont,
39:27voilà,
39:28et oui,
39:29j'ai traversé
39:29des moments compliqués
39:31avec certains
39:33de mes enfants,
39:34des prises
39:35de cannabis,
39:38des gardes à vue,
39:40des choses
39:41comme ça.
39:43Mais l'autorité
39:46était là,
39:46c'était
39:47qu'est-ce qui se passe,
39:48pourquoi tu fais ça,
39:49la discussion aussi,
39:50essayer de comprendre,
39:53ne pas les isoler
39:54parce que je pense
39:55que,
39:56effectivement,
39:56on met tout ça
39:58sur les réseaux sociaux
39:59mais je pense
39:59qu'il y a beaucoup
40:00de parents
40:00que ça arrange
40:02que les réseaux sociaux
40:03existent
40:03pour pouvoir
40:04un peu déléguer.
40:06Mais il y a un moment,
40:07Marie,
40:07où vous vous êtes
40:08vraiment sentie
40:09dépassée,
40:10démunie
40:10en vous disant
40:11je ne sais plus
40:11comment faire,
40:12je ne vais pas y arriver ?
40:13Oui,
40:13ça fait peur,
40:14oui,
40:14bien sûr que ça fait peur
40:15mais il faut s'accrocher
40:17et je pense
40:18qu'il faut
40:20vraiment
40:20prendre sur soi
40:21et se dire
40:24on est parent
40:25avant tout,
40:25il a besoin d'aide,
40:26enfin essayer
40:26de comprendre
40:27ce qui se passe
40:28et ce n'est pas
40:31une honte,
40:31Marie,
40:31de se sentir dépassée
40:32ou démunie,
40:33il faut aussi le dire
40:34aux parents
40:35qui nous écoutent ça.
40:36Non,
40:36non,
40:36pas du tout
40:37et aller chercher
40:38de l'aide
40:38c'est très bien aussi
40:39parce qu'il ne faut pas,
40:41moi j'ai réussi
40:41à faire comme ça
40:44mais je peux comprendre
40:45qu'il y a,
40:46moi je n'ai jamais eu
40:46d'enfants violents
40:48ou de choses comme ça
40:49vis-à-vis de moi,
40:49je pense qu'il y a aussi
40:50des parents
40:50qui traversent des choses
40:52et des crises
40:52très compliquées
40:54et qui peuvent avoir
40:55besoin d'aide,
40:56ça je comprends
40:57et je pense que
40:58le plus dur métier du monde
41:00est celui d'être parent
41:03je pense
41:03parce que
41:05vous avez raison Marie
41:06il ne faut pas avoir honte
41:08de se dire que parfois
41:09oui,
41:09il y a des jours
41:10où on n'est pas forcément
41:11la meilleure maman du monde
41:13Carole Viard
41:13il n'y a pas de parents parfaits
41:15il n'y en a pas
41:16non,
41:16j'ai acheté un bouquin
41:17comme ça
41:18Carole Viard
41:19vous nous confirmez
41:20et on va dédramatiser aussi un peu
41:21il n'y a pas de parents parfaits
41:23et ça n'est pas
41:23il ne faut pas culpabiliser
41:25en se disant
41:26j'ai besoin d'aide
41:27mais je n'ose pas
41:29Tout à fait
41:30mais je pense que Marie
41:30a extrêmement bien
41:34résumé
41:34les situations
41:35qu'on peut entendre
41:38sur notre ligne téléphonique
41:39à l'oparent en crise
41:40il n'y a pas de parents parfaits
41:42mais maintenant
41:43elle a aussi
41:44vous avez aussi
41:45employé le mot
41:46métier de parent
41:47et peut-être que
41:49Marie a traversé
41:50trois décennies
41:51en cours de sa maternité
41:53peut-être que les parents
41:54d'aujourd'hui
41:55sont confrontés
41:56quand même
41:56à cette idée
41:59d'être performant
42:00en tous les cas
42:01en tant que parent
42:02de devoir répondre
42:04à des injonctions
42:05de bonheur
42:06d'à tout prix
42:07d'une éducation
42:09merveilleuse
42:10on parle de compétence
42:12parentale
42:12on parle
42:13comme vous venez de le faire
42:14de métier de parent
42:15et peut-être que c'est un peu
42:16aussi
42:16ces injonctions
42:19ce sentiment
42:20de devoir
42:21d'atteindre
42:22une certaine perfection
42:23qui fait que les parents
42:24d'aujourd'hui
42:25sont peut-être
42:26davantage en difficulté
42:28que les parents d'hier
42:29on se met plus de pression
42:30en fait
42:31on se met plus de pression
42:33on est dans un monde
42:34compétitif
42:35on est dans un monde
42:36individualisé
42:37aussi
42:37où l'individualité
42:38on le dit depuis des décennies
42:40nous on se demande
42:41en tous les cas
42:41si on n'arrive pas là
42:43à un moment où on en récolte
42:46les fruits
42:47j'oserais dire
42:47et il y a aussi
42:50le monde qui a changé
42:51les choses vont
42:52beaucoup plus vite
42:54géographiquement
42:55les parents sont peut-être
42:56plus isolés
42:57moins près du reste
42:58de la famille
42:59et peut-être qu'ils se sont
43:00moins confiants
43:02aussi sur leur
43:03capacité de réaction
43:04sur leurs ressources
43:05personnelles
43:06et sur leur créativité
43:08et très souvent
43:09nous notre travail
43:10en premier lieu
43:11ça va être
43:12de les rassurer
43:13sur leur capacité
43:14à pouvoir faire face
43:15et de j'imagine
43:16dédramatiser aussi
43:17Carole vient vous rester
43:18avec nous
43:18Marie également
43:19on va accueillir
43:20dans un tout petit instant
43:21Laetitia
43:21à tout de suite
43:22Amandine Bégaud
43:23RTL midi
43:24les auditeurs ont la parole
43:27jusqu'à 14h
43:29les auditeurs ont la parole
43:31Amandine Bégaud
43:32sur RTL
43:33et on continue
43:35d'évoquer
43:35ces parents
43:36qui se sentent
43:37parfois un peu dépassés
43:38démunis aussi
43:39face à leurs enfants
43:40alors ça peut être
43:41autour du problème
43:42des réseaux sociaux
43:43des écrans
43:43mais il y a plein
43:44d'autres moments
43:45où en tant que parents
43:46on peut se sentir
43:48dépassé
43:49c'est un sujet délicat
43:50mais c'est vous
43:50qui nous l'avez signalé
43:52Carole Viard
43:53est toujours avec nous
43:54responsable et écoutante
43:55sur la ligne
43:56Allo
43:56Parents en crise
43:57dont je rappelle
43:58d'ailleurs le numéro
44:000805 382 300
44:030805 382 300
44:04et c'est un numéro
44:05gratuit
44:06si vous souhaitez
44:08l'appeler
44:09avoir des conseils
44:10et une aide
44:11peut-être aussi
44:12Bonjour Laetitia
44:13Bonjour
44:14On a déjà échangé
44:16mais très rapidement
44:16il y a quelques jours
44:18on évoquait
44:18les réseaux sociaux
44:20et vous
44:21nous avez
44:22on parlait
44:23des réseaux sociaux
44:24et on parlait
44:24je crois
44:24à la lettre
44:24du ministre
44:25de l'éducation nationale
44:27qui avait dit
44:27aux parents
44:28je compte sur vous
44:29vous êtes vous-même
44:30parents
44:31président aussi
44:32d'une association
44:33de parents d'élèves
44:36ça vous est arrivé
44:37de vous sentir
44:37un peu dépassé
44:38par vos enfants ?
44:40Alors moi
44:41personnellement
44:41oui
44:42j'en ai trois
44:43le petit dernier
44:45est diagnostiqué
44:46TDAH
44:47donc hyperactivité
44:48impulsivité
44:48je ne pense pas
44:50avoir changé
44:50ma méthode d'éducation
44:52entre l'aîné
44:53et le dernier
44:55Il a quel âge ?
44:55Il a 12 ans
44:5712 ans
44:57et voilà
44:59enfin
45:00oui
45:01moi il y a des fois
45:01je suis dépassée
45:02alors les TDAH
45:03et autres troupes
45:05c'est 5-10%
45:06de la population
45:08mais on est dépassé
45:09parce qu'ils ont
45:10des réactions
45:11et je trouve
45:12que votre
45:12enfin les deux intervenantes
45:14avant
45:14elles ont tout à fait
45:15résumé les choses
45:16on a une pression sociale
45:17alors je vais
45:18faire un tollé
45:19mais
45:20moi j'ai de la chance
45:21d'avoir un conjoint
45:23qui est papa au foyer
45:24donc on arrive
45:26à avoir
45:27enfin faire plein de choses
45:28et avoir un mode
45:30d'éducation
45:31qui est quand même
45:32assez spécial
45:34on va dire
45:34parce qu'on consacre
45:35beaucoup de temps
45:36à nos enfants
45:36mais on est dans
45:37un monde social
45:37où on demande aux parents
45:39quand les deux travaillent
45:40et parce qu'il y a des fois
45:40on n'a pas le choix
45:41les deux travaillent
45:42on a des horaires
45:43on a la pression sociale
45:44on a la pression de nos parents
45:46aussi
45:46qui disent
45:47à notre époque
45:48c'était deux claques
45:49et puis au lit
45:51quoi en gros
45:52pour résumer
45:53quand vous avez
45:54le regard des gens
45:54dans les supermarchés
45:55parce que votre enfant
45:56fait une crise d'impulsivité
45:57ou qu'il court partout
45:58voilà
45:59ah ben celle-là
46:00elle ne sait pas le tenir
46:01voilà
46:01ce sont souvent des enfants
46:03dont on dit
46:03qu'ils sont mal élevés
46:04je vous parle en connaissance
46:05de cause
46:06donc je vois très bien
46:06de quoi vous parlez
46:07voilà
46:07mais effectivement
46:09et les profs aussi
46:10et du coup
46:11quand on appelle
46:11les profs aussi
46:12moi j'ai des profs
46:13je me bats au quotidien
46:14alors qu'on a un collège
46:16avec des profs
46:16qui sont super
46:18mais il y a des moments
46:19où c'est trop
46:20quand vous avez 3, 4, 5 enfants
46:21dans une classe de 27
46:22ou qui ont des troubles
46:24et bien c'est compliqué
46:25pour les profs
46:26mais vous vous passez
46:27pour la personne
46:28qui en dit encore un mot
46:29parce qu'il s'est levé
46:31trois fois de sa chaise
46:31mais ça dépend de son trouble
46:33et en fait
46:34on essaye d'avoir de l'aide
46:35nous ça fait 3 ans
46:36qu'on essaye
46:37d'avoir des rendez-vous
46:40alors on y arrive
46:41mais c'est long
46:41et il y a des parents
46:42qui baissent les bras
46:44les dossiers NDPH
46:48pour obtenir une AESH
46:49enfin une aide
46:50à l'école
46:52ou à l'école
46:52ou une reconnaissance
46:53pour pouvoir avoir des suivis
46:56suivis en ergothérapie
46:57suivis en psychologie
46:58enfin voilà
46:59et les parents sont dépassés
47:01puis vous avez encore
47:02les vieux carcans familiaux
47:03qui vous disent
47:04tu vas voir un psy
47:05mais c'est qu'il est fou ton fils
47:06non il n'est pas fou
47:07on a juste besoin d'aide
47:08parce que nous aussi
47:09et quand vous avez une journée de boulot
47:11de 8-10 heures
47:12et que vous rentrez le soir
47:13et que vous avez
47:13vous êtes dépassés
47:15vous ne savez pas quoi faire
47:16et puis oui
47:17alors des fois
47:17nous on n'a pas de télé
47:18mais des fois
47:19les enfants
47:20ils vont
47:20je le vois dans les familles
47:21parce qu'il y a beaucoup
47:22cette année
47:23c'est un record
47:24pour les commissions éducatives
47:26et conseils de discipline
47:26je n'ai jamais vu ça
47:28que ce soit lycée
47:30ou collège
47:31parce que j'en fais partie
47:32et on voit que les parents
47:33sont dépassés
47:34et il y a une écoute
47:35mais c'est très difficile
47:37d'appeler les gens
47:37Carole Viard
47:38le témoignage de Laetitia
47:40vous en avez beaucoup
47:41des parents
47:42oui
47:43on a beaucoup de parents
47:44qui sont face comme ça
47:45à des situations
47:47aussi
47:48qui leur échappent
47:49ou pour lesquelles
47:50ils sont dépassés
47:51non pas parce qu'ils ne font pas
47:52ce qu'il faut
47:52mais parce qu'il y a des choses
47:53qui ne leur appartiennent pas
47:55et un enfant
47:56qui a un trouble
47:56une pathologie
47:58particulière
47:59ils n'y sont pour rien
48:00bien sûr
48:01maintenant nous
48:02on ne va pas
48:04prétendre trouver
48:04des solutions
48:06concernant
48:07cette pathologie
48:07bien évidemment
48:08mais par contre
48:09ce qu'on peut leur offrir
48:10c'est un espace
48:11d'écoute
48:11déjà
48:12pour qu'ils puissent
48:13lâcher la pression
48:14et puis
48:15on peut les amener
48:16à réfléchir
48:17sur comment on peut faire
48:18pour mieux vivre
48:20au quotidien
48:20et puis les aider
48:22parce que
48:22je pense aux troubles
48:24TDAH
48:25des troubles
48:26ces troubles de l'attention
48:26avec impulsivité
48:27etc
48:27il y a des groupes
48:28de parents
48:29qui existent
48:30d'échanges et de dialogues
48:31et puis il y a des accompagnements
48:33aussi pour ces enfants-là
48:34un suivi psy
48:35c'est pas parce qu'on va
48:36chez le psy
48:36comme vous dites
48:37Laetitia qu'on est fou
48:38bien au contraire
48:39mais ses parents
48:39et ses enfants
48:40ont besoin
48:41qu'on les aide
48:42et qu'on les accompagne
48:43un grand merci
48:43Laetitia et Marie
48:44pour vos témoignages
48:45Carole Viard
48:46merci à vous
48:47je rappelle le numéro
48:48d'Allo parents en crise
48:49le 0 805 382 300
48:53dans un instant
48:54laetitia
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