- il y a 10 heures
Regardez "On refait le monde" avec Marie Billon, correspondante de RTL à Londres, Olivier Piton, avocat aux barreaux de Paris et de Washington DC, élu à l'Assemblée des Français de l'Étranger (AFE), et Thomas Pernette, chef du service royautés au magazine "Point de Vue".
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 19 février 2026.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 19 février 2026.
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00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Anne-Sophie Lapix.
00:07Il y a quelque chose de pourri, non pas au royaume du Danemark, comme l'écrivait Shakespeare dans Hamlet, mais
00:12bien au Royaume-Uni.
00:14Stupeur ce matin, quand on a appris l'arrestation du prince Andrew, mise en cause dans l'affaire Epstein.
00:19Son frère, le roi Charles III, s'était dit prêt à coopérer avec la police.
00:24Il aura sans doute donné son feu vert.
00:25On va essayer de comprendre ce qu'on reproche à Andrew, ce qu'il risque, et le séisme que représente
00:32son arrestation dans la monarchie britannique avec nos invités.
00:35Marie Billon, notre correspondante RTL à Londres, bonsoir.
00:37Bonsoir.
00:38Qui est là pour l'occasion, en vacances.
00:39Olivier Piton, avocat au barreau de Paris et de Washington DC, élu à l'Assemblée des Français de l'étranger,
00:46au téléphone.
00:47Bonsoir.
00:48Bonsoir.
00:49Et Thomas Pernet, chef du service Royauté au magazine Point de vue.
00:53Bonsoir.
00:53Bonsoir.
00:53On refait le monde sur RTL.
01:03On y revient, c'est la grosse nouvelle ce matin.
01:13Andrew Mountbatten Windsor vient tout juste d'être arrêté.
01:20Oui, c'est la sidération générale à travers le monde.
01:24Marie Billon, d'abord, c'est une première, j'imagine.
01:27Un prince, le frère du roi, dans un poste de police.
01:30Ah ben, c'est fou de penser, effectivement, que toute la journée, a priori, le petit frère du roi a
01:36été interrogé par les policiers dans une cellule, quelque part.
01:40C'est quelque chose qui n'est absolument jamais arrivé.
01:43La dernière fois que quelqu'un d'aussi proche, et même plus proche de la couronne, a été arrêté, c
01:46'était en 1649.
01:47Bon, le roi a fini avec la tête sur le billot.
01:49Alors, il n'y a pas ce risque-là pour Andrew.
01:51Mais c'est absolument complètement fou de se dire que ça peut arriver, oui.
01:54Et comment s'est passée son arrestation ?
01:56Alors, c'est quelque chose, a priori, qui a été décidé très rapidement.
01:59Parce qu'on savait que la police réfléchissait à ouvrir une enquête.
02:02On en était là depuis plusieurs jours.
02:04Très clairement, ils sont passés très rapidement à deux visettes au-dessus.
02:08Ils ont décidé d'ouvrir une enquête et d'interroger, d'arrêter, donc, le principal suspect.
02:13Et donc, ce matin, vers 8h du matin, il y a six voitures de police non banalisées,
02:18banalisées, pardon, qui sont arrivées à Sandringham, là où Andrew vient de s'installer.
02:22Oui, parce qu'il s'est fait déjà virer de son logement.
02:24Voilà, c'est ça. Il a dû quitter Windsor nuitamment, un peu plus tôt que prévu,
02:27parce qu'on l'avait vu sourire et faire des coucous aux gens.
02:31Le lendemain des dernières publications du dossier Epshal, où il était cité,
02:36donc ça a été très mal vu, donc on l'a fait partir avant ses meubles.
02:39Ses meubles l'ont suivi le lendemain.
02:41Et donc là, il était à Sandringham, six voitures de police sont arrivées,
02:44avec plusieurs policiers, pareil, pas en habit de policier.
02:48Ils sont restés 35 minutes à l'intérieur, et trois voitures sont reparties,
02:52a priori avec Andrew Manden-Windsor à l'intérieur.
02:56Les trois autres voitures et les agents sont restés pour faire une perquisition.
03:00Il y a une perquisition dans son logement actuel de Sandringham,
03:03et un autre dans son ex-logement à Windsor.
03:06Et lui, Andrew Manden-Windsor, a été emmené dans une station de police.
03:10Alors, ça n'a pas été confirmé où.
03:12On n'a même pas confirmé son nom, on va peut-être en parler.
03:14Mais ça n'a pas confirmé où est-ce qu'il a été détenu, où est-ce qu'il est
03:17détenu.
03:18A priori, il a été détenu dans la région de Windsor,
03:21donc il aurait fait plusieurs heures de voiture,
03:24à l'arrière d'une voiture de police, pour être emmené au poste.
03:27Oui, parce que la police ne dit même pas son nom,
03:29elle parle d'un sexagénaire quand elle parle de lui.
03:32Bon, évidemment, le nom a été révélé.
03:34Thomas Pernet, la presse britannique, dit que le roi Charles III n'a pas été mis au courant.
03:38Est-ce que c'est réellement possible ?
03:40Ah oui, je le crois, je le crois vraiment.
03:43D'ailleurs, on l'a vu.
03:44Alors, ce qui est horrible, terrible dans cette affaire,
03:47c'est qu'Andrew, c'est le sparadrap qui colle à son frère depuis déjà des décennies,
03:52et surtout sur cette dernière décennie, ce début de règne.
03:54C'est particulièrement préoccupant.
03:57Il y a quelques jours, le roi avait déjà dit qu'il collaborerait avec la police.
04:00Alors, que veut dire collaborer ?
04:01On va peut-être avoir l'occasion d'en parler,
04:03parce qu'il ne peut pas faire grand-chose, si ce n'est ouvrir les portes des palais.
04:05Il ne peut pas même témoigner.
04:06La justice, vous savez, au Royaume-Uni, est rendue au nom du roi.
04:09Donc, le roi ne peut pas lui-même témoigner pour se rendre lui-même la justice, c'est impossible.
04:13Donc, il avait dit qu'il collaborerait.
04:15Pourquoi ? Parce que, quelques heures avant,
04:17alors qu'il était dans un déplacement officiel, il avait été pris à partie.
04:21On lui avait dit, mais qu'est-ce que vous faites ?
04:22Vous étiez au courant, votre majesté ?
04:24Et là, c'est très très compliqué pour lui.
04:26Et on l'a vu tout à l'heure, il était encore dans un événement public,
04:32là, pour la Fashion Week de Londres.
04:33Oui, c'est surprenant.
04:34C'est la McCartney, donc comme quoi tout est possible.
04:36Comme si de rien n'était.
04:37Comme si de rien n'était.
04:38Néanmoins, il l'a dit aussi dans ce communiqué.
04:40La loi doit suivre son cours, qu'on traduirait plutôt en français par
04:45Personne est au-dessus de la loi, ou plutôt La police doit faire son travail,
04:47puisqu'on n'est pas encore dans l'enquête.
04:48On est dans l'enquête de police, plutôt, mais on n'est pas encore dans la phase judiciaire,
04:52si phase judiciaire il y a.
04:54Et dans ce communiqué, on a aussi eu cet après-midi, cette phrase qui est très importante,
04:58Les membres de la famille continuent à travailler.
04:59Et c'est toujours la même chose.
05:01Avant, vous savez, c'était un peu, on ne dit rien, on ne se plaint pas, on ne s'explique
05:06pas.
05:07Never complain, never explain.
05:08Maintenant, c'est plutôt keep calm and carry on.
05:11Il faut dire que le prince Andrew a déjà été mis en cause.
05:16Il avait échappé à la justice parce qu'il avait passé un accord financier avec une jeune femme
05:22qu'il accusait de l'avoir violée à deux reprises, je crois.
05:25En tout cas, quand elle avait 17 ans, une agression sexuelle sous pression de Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell,
05:31une affaire qui a été en effet conclue par un accord au civil,
05:34avec une somme d'argent, on dit une transaction de 12 millions de livres,
05:38la reine Elisabeth II a certainement contribué à ça,
05:41mais là, on n'est pas du tout dans le même volet de l'affaire.
05:43Et je précise que la jeune femme s'est suicidée l'an dernier.
05:47Alors qu'elle sortait une autobiographie récemment.
05:49Mais là, on est dans un autre volet, on n'est pas du tout dans le volet des agressions sexuelles.
05:52Alors justement, on va voir de quoi il s'agit.
05:55Alors jusqu'ici, on parlait de sa complicité avec Epstein d'un point de vue sexuel,
06:00mais les dernières révélations parlent plutôt d'un terrain professionnel ou financier.
06:08Olivier Piton, qu'est-ce qu'on reproche exactement aujourd'hui au Prince Andrew ?
06:14On a un peu l'impression, en fait, de manière assez dramatique,
06:18qu'on continue à ouvrir les unes après les autres les portes de l'enfer,
06:21puisque la première étape, le premier stade, c'était simplement d'être en relation avec Jeffrey Epstein.
06:27Le deuxième stade, c'est celui où, comme cela a été rappelé fort justement,
06:31le Prince Andrew avait déjà été impliqué.
06:34C'était d'avoir eu des relations d'agression sexuelle avec des mineurs,
06:38et en particulier de Virginia Jeffrey, la fameuse victime,
06:42qui s'est suicidée au mois d'avril dernier, au mois d'avril 2025.
06:46Et on ouvre une nouvelle porte où, en fait, là, le Prince Andrew aurait divulgué...
06:52Il est accusé, en fait, à ce stade, on va rester très prudent,
06:55il est accusé de faute dans l'exercice de sa fonction, une fonction publique.
06:59Ça, c'est le premier étage.
07:00Et le deuxième étage, c'est qu'il serait également suspecté d'avoir violé la loi sur les secrets d
07:06'État,
07:06puisqu'il aurait retransmis, ou il aurait transmis à Jeffrey Epstein,
07:10des informations concernant, à l'époque où il était en charge du commerce
07:16et des investissements commerciaux pour le compte de la Grande-Bretagne et pour la Couronne,
07:21en particulier sur des zones qui étaient taxées en Asie,
07:25Vietnam, Chine et Afghanistan,
07:29avec en particulier des informations qu'il aurait transmises sur des gisements d'uranium,
07:34donc des gisements sensibles.
07:35Et donc, on passe à un troisième stade qui, en fait, était assez attendu
07:40et qu'on voit maintenant, qu'on commence à ressentir,
07:43c'est que tout a un prix et qu'il y a peut-être eu une monnaie d'échange
07:47au fait qu'il ait pu abuser de jeunes victimes.
07:51Et la différence, en fait, le paiement, il se retrouve là,
07:54c'est-à-dire l'obligation de divulguer les informations.
07:56Et je fais le parallèle très rapidement avec la situation extrêmement compliquée
08:00où se trouve, comme par hasard, le ministre du Commerce américain, Howard Lutny,
08:04qui lui-même a été suspecté, enfin, a été convaincu d'avoir menti sous serment.
08:11Et également, pour les mêmes raisons, il aurait rencontré Jeffrey Epstein.
08:14Donc, on est aussi au moment où, en fait, on se rend compte que maintenant,
08:18d'une certaine manière, le diable est en train de nous expliquer
08:20ce qu'il voulait comme monnaie d'échange.
08:22On va y revenir et on va évoquer les différentes menaces aujourd'hui
08:26qui pèsent sur le prince Andrew.
08:28Ce sera après le rappel des titres de Nathalie Michel.
08:43Le rappel des titres de l'actualité avec vous, Nathalie Michel.
08:47Le procureur de Lyon demande la mise en examen de sept suspects
08:50pour la mort du militant nationaliste Quentin Deranck
08:53et ils réclament leur placement en détention provisoire.
08:56Parmi eux, Jacques-Eli Favreau, l'ex-collaborateur du député insoumis Raphaël Arnaud.
09:01D'après le parquet, tous les suspects rejettent l'intention d'homicide,
09:05même si certains reconnaissent avoir participé aux violences.
09:08Une mobilisation totale pour aider les sinistrés,
09:11la promesse de Sébastien Lecornu.
09:13Alors que l'eau continue de monter dans plusieurs régions,
09:15on compte maintenant cinq départements en vigilance rouge
09:18avec la Loire-Atlantique qui rejoint le Maine-et-Loire,
09:22la Charente-Maritime, la Gironde et le Lot-et-Garonne.
09:25Feu vert du Conseil constitutionnel pour le budget 2026,
09:28adopté par 49-3.
09:30Les sages ne sont sur aucune mesure majeure sur le fond,
09:33mais ils émettent des réserves sur les frais de justice
09:36imputés aux personnes condamnées
09:38et sur la limitation des aides au logement pour les étudiants non-européens.
09:42Les JO d'hiver de Milan-Cortina, 19 médailles pour la France
09:45avec deux podiums aujourd'hui dans la nouvelle épreuve du ski-alpinisme.
09:49L'argent pour Émilie Arop et le bronze pour Thibaut Anselmé.
09:53Merci Nathalie Michaud, on se retrouve à 20h.
09:57Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
10:10Vous aurez reconnu le God Save the King,
10:14le hymne britannique interprété par Brian May du groupe Queen.
10:19Alors, God Save the King, mais pas The Prince.
10:22Andrew, entendu par la police,
10:24car on le soupçonne d'avoir transmis des documents confidentiels à Jeffrey Epstein.
10:28C'est grave, et ce n'est qu'un pan de l'enquête,
10:31qu'une partie des soupçons qui pèsent sur le frère du roi.
10:34Son nom est cité dans les documents Epstein,
10:35dans des affaires extrêmement glauques.
10:37Il avait déjà été accusé de viol par une mineure,
10:40par le passé on l'a dit, Andrew, prince à scandale.
10:43On en débat avec Olivier Piton,
10:46avocat au barreau de Paris et de Washington,
10:47d'ici élu à l'Assemblée des Français de l'étranger.
10:50Thomas Pernet, chef du service royauté au magazine Point de vue.
10:53Et Marie Millon, notre correspondante RTL à Londres.
10:56Marie, on a vu que le prince Andrew avait donc été arrêté
10:59parce qu'il est soupçonné d'avoir dévoilé des documents confidentiels.
11:02Mais ce n'est pas fini.
11:03Il y a d'autres accusations en ce moment qui tournent
11:05avec les révélations des documents Epstein.
11:08Il y a absolument, en fait, jusqu'à ce matin,
11:10la police réfléchissait à ouvrir une enquête
11:13sur cette question de secret professionnel.
11:17Mais ils sont à ce niveau-là aussi,
11:19ils réfléchissent à ouvrir une enquête
11:20sur, possiblement, d'avoir participé à du trafic humain
11:26puisqu'il est possible que Jeffrey Epstein ait envoyé
11:30au moins une jeune femme
11:32qui n'était pas britannique ni américaine
11:35en Angleterre, jusqu'à Londres
11:37et qu'il aurait eu des relations sexuelles avec elle.
11:40C'était pour ça qu'elle était envoyée,
11:41de toute façon, effectivement, par Epstein.
11:44Envoyée, c'est ça.
11:45Envoyée, c'est pour ça qu'on parle de trafic humain,
11:47et qu'il est accusé de complicité de trafic humain
11:49parce qu'il a reçu cette personne
11:51pour l'abuser sexuellement.
11:53Alors, pour l'instant, l'enquête n'est pas encore ouverte là-dessus.
11:56Mais c'est la deuxième femme
11:59pour laquelle il y a ce genre d'enquête possible.
12:01Donc, ce n'est même pas qu'une seule victime,
12:03c'est pour deux victimes, potentiellement,
12:05en plus de toutes ces affaires plus professionnelles, entre guillemets.
12:08Il y a un appel à témoins qui a été lancé aussi
12:10sur des accusations de trafic d'êtres humains
12:12et d'agressions sexuelles sur une personne mineure
12:14dans les années 90.
12:17Tout rejaillit.
12:19Et en fait, c'est un véritable supplice pour Andrew
12:22puisque chaque jour, on apprend une nouvelle accusation.
12:25Oui, alors, un supplice pour Andrew,
12:27je ne vais pas le plaindre, c'est plutôt les victimes, bien sûr.
12:29Oui, ce que je voulais dire, c'est un supplice chinois.
12:31C'est que chaque jour, il y a une petite goutte qui tombe en plus.
12:34Et puis, c'est un supplice pour l'ensemble de la famille royale.
12:36Vous imaginez bien que le roi Charles, la famille royale,
12:39n'ont plus réellement de pouvoir.
12:40Le grand pouvoir qu'ils ont, le soft power,
12:42c'est un pouvoir d'image et d'exemplarité.
12:44Aujourd'hui, vous avez donc quelqu'un qui était un membre imminent de la famille royale,
12:48il faut le rappeler, le fils préféré d'Elisabeth II,
12:51le grand héros de la guerre des Malouines,
12:53un homme qui a quand même eu des responsabilités.
12:55Oui, il n'a pas toujours été impopulaire.
12:56Non, il n'a pas été impopulaire, il même était très très populaire.
12:59Il avait fait un mariage avec Sarah Ferguson,
13:01une blonde flamboyante.
13:02Et là, vous avez ces affaires qui se suivent,
13:06ou ces affaires dans les affaires.
13:07Et la pire des choses, bien sûr, c'est tout ce qui est de l'ordre sexuel.
13:10Vous parlez de glauque, et vous avez bien raison.
13:12Mais vous vous rendez bien compte quand même que
13:15l'ensemble des membres de la famille royale
13:17sont là pour défendre des causes.
13:20La reine Camilla est très impliquée dans la défense des femmes.
13:24Néanmoins, hasard du calendrier horrible,
13:26ou incroyable, ou pathétique, ou drôle,
13:28la princesse Anne, donc une sœur de Charles et d'Androu,
13:32aujourd'hui visiter une prison à Leeds.
13:34Alors, tout le monde se moque et se dit
13:35est-ce qu'elle n'est pas en train de chercher
13:37le meilleur établissement pour son frère ?
13:39Oui, effectivement.
13:40Il risque la prison à vie, pour les premières établissements.
13:43Oui, il risque la prison en tous les cas.
13:44Déjà, il va y avoir le procès s'il procéya,
13:46puisque bien sûr, là, on est dans le moment de la garde à vue,
13:48donc 24 heures de garde à vue,
13:50reconductible en 36 heures,
13:51voire 96 heures si jamais un juge se prononce.
13:54Et puis ensuite, l'ouverture d'un procès
13:56qui pourra avoir lieu dans plusieurs mois,
13:57ou l'année prochaine,
13:59ça va être encore un feuilleton terrible
14:02et qui a le plus à perdre,
14:04c'est bien sûr les membres de la famille royale,
14:06la couronne et même tout le pays, finalement.
14:09Olivier Piton, est-ce qu'il faut accorder du crédit
14:11à tous les documents dévoilés par la justice américaine ?
14:17En tout cas, il faut les prendre avec beaucoup de circonspression
14:19parce qu'il y a, d'abord, sur les 3 millions de documents,
14:23il y a énormément d'emails
14:25qui sont des emails sur lesquels on ne peut pas véritablement avoir une opinion,
14:31qui sont des emails un petit peu de mode de fonctionnement.
14:33En revanche, dans le petit travail de fourmi que les enquêteurs mènent,
14:383 millions de documents,
14:40ça prend quand même beaucoup, beaucoup de temps à fouiller,
14:43il y a effectivement des noms qui sortent,
14:45il y a des récurrences dans les noms qui sortent
14:47et il y a surtout, effectivement, on vient de le voir avec Andrew,
14:51des accusations qui sont de deux ordres.
14:55Ça a été rappelé fort justement,
14:56une nouvelle accusation d'agression sexuelle
14:59et puis cette fameuse question des documents transmis
15:06comme étant extrêmement sensibles à Jeffrey Epstein
15:09comme possiblement pris à payer.
15:12En tout cas, une chose est sûre,
15:14c'est que dans la garde à vue qui est à l'heure actuelle,
15:16qui est de 96 heures maximum,
15:18il y a de la part de la police qui est en charge de l'enquête
15:21des possibles extensions pour toute une série de crimes autres.
15:27C'est-à-dire qu'au-delà de l'affaire des informations,
15:32des fuites commerciales qui auraient été transmises par Andrew,
15:35on va mettre du conditionnel,
15:36il y a déjà un début d'enquête, cela a été rappelé,
15:40sur d'autres possibles malversations,
15:43fautes de la part de Andrew.
15:45Donc, il est plus que probable, comme cela a été dit,
15:48que l'affaire Andrew rebondit
15:50et elle va durer de très, très longues mois.
15:54Comment on réagit en Grande-Bretagne ?
15:59L'étonnement quand même qu'un prince soit effectivement arrêté.
16:04En même temps, ce n'est pas spécialement un étonnement malvenu,
16:08au contraire, parce qu'il y en a beaucoup depuis longtemps,
16:10depuis que je travaille sur ces dossiers,
16:12et même depuis des années.
16:14L'interview catastrophe qu'Andrew avait donnée à la BBC
16:17il y a plusieurs années, depuis ce temps-là,
16:19il avait dû faire un communiqué en disant
16:21« Je me mets à la disposition de la police
16:23ou du congrès américain, je serai là, etc. »
16:26Qu'est-ce qu'elle avait de catastrophique, cette interview ?
16:27Il avait menti ?
16:30Très potentiellement, il avait menti,
16:32ça n'a pas encore été quand même prouvé,
16:33mais effectivement, il avait dit notamment
16:34qu'il était allé voir Jeffrey Epstein
16:36pour lui dire adieu,
16:38alors que finalement,
16:40les dossiers montrent qu'il était encore en contact avec lui.
16:42Et puis surtout, il avait dit plein de choses
16:45en se disant qu'il était trop honnête pour son propre bien,
16:49ce genre de choses.
16:50Et il pensait que ça s'était très bien passé.
16:51Il avait été, désolé, d'un péteux,
16:55mais vraiment qui était très désagréable.
16:57Et surtout, il n'avait pas eu un mot pour les victimes,
16:59que ce soit les siennes ou celles d'Epstein,
17:01les siennes potentielles ou celles d'Epstein.
17:03Il n'avait eu aucun mot, aucun mot pour.
17:05Donc, les Anglais se disaient
17:07« On veut qu'il parle, on veut qu'il parle. »
17:10Et comme il avait dit « Je suis à la disposition de la police ou du Congrès. »
17:13Mais à chaque fois que les Américains lui ont dit
17:15« Ce serait bien que vous parliez. »
17:16Il a toujours eu une excuse.
17:18Finalement, les Britanniques se disent
17:19« Au moins, là, même si, encore une fois, ça va être limité. »
17:22Parce que les policiers ne peuvent poser des questions
17:24que sur l'enquête qu'ils viennent d'ouvrir.
17:26Donc, pas sur les questions sexuelles.
17:28Mais quand même, ça doit lui faire bizarre,
17:30ça doit lui faire un petit peu froid au cœur,
17:33le jour de son anniversaire,
17:34d'être le premier prince à se retrouver en garde à vue.
17:37Ça n'aurait pas pu arriver
17:38si sa mère avait été vivante.
17:40Alors déjà, c'est un ex-prince.
17:42Je te vois permettre.
17:43Oui, on dit prince, il n'est plus prince.
17:45Mais alors, c'est récent.
17:46Ah oui, c'est récent, c'est complètement unique.
17:48C'est inédit dans l'histoire
17:49qu'un homme né prince, fils de souverain,
17:53soit redevenu un citoyen comme un autre,
17:55comme vous et moi.
17:56Devenu même, parce qu'il n'avait jamais été.
17:58Oui, tout à fait.
17:59Donc, c'est inédit.
18:02Si je pense, et on en a parlé
18:04au sein de la rédaction,
18:06on a passé des coups de fil
18:07à des responsables de droits constitutionnels,
18:09des confrères anglais,
18:11Elisabeth II n'aurait pas pu le protéger.
18:12C'est-à-dire que la protection d'Elisabeth II,
18:14elle était bien sûr maternelle,
18:15mais médiatique.
18:16C'est-à-dire, tant qu'il y avait finalement
18:20des rumeurs,
18:21une affaire médiatique,
18:22elle pouvait toujours le mettre de côté,
18:24mais lui maintenir une allocation,
18:27des subsistes, etc.
18:28Mais elle n'aurait pas pu arrêter l'affaire.
18:30On ne peut pas arrêter une affaire comme ça.
18:32Ça aurait été un scandale énorme.
18:33Et puis, malgré tout,
18:34Elisabeth II, même si elle était très âgée,
18:36et que sans doute à la fin de sa vie,
18:38loin de moi de dire qu'elle perdait la boule,
18:40mais néanmoins, une femme de 96 ans
18:42n'a peut-être plus les mêmes réflexes
18:43qu'une femme de 60 ou 70,
18:45la couronne restait la priorité.
18:47Ce que reproche au palais,
18:49beaucoup de personnes qui travaillent
18:50sur le dossier Epstein par rapport à la royauté,
18:52c'est que le palais a toujours une bonne excuse
18:54pour ne pas donner des informations.
18:56Par exemple, on sait qu'Epstein a été
18:58à Buckingham Palace.
18:59On aimerait bien retrouver
19:00le journal d'entrée de Buckingham Palace
19:02ce jour-là.
19:03C'est sûr que tous les personnes
19:05qui rentrent à Buckingham Palace
19:06ont été notées quelque part.
19:08Pour l'instant, le palais a toujours eu
19:10de bonnes excuses pour ne pas coopérer
19:13ou dire que à cette question-là
19:15on ne peut pas répondre, etc.
19:16Donc il y a une grande frustration.
19:17Donc oui, la reine, effectivement,
19:18et même le roi,
19:19ne peuvent pas protéger Androu
19:22s'il est sous les feux des projecteurs.
19:25Mais est-ce que jusque-là,
19:27il n'y a pas eu quand même un effort
19:30ou en tout cas une mauvaise volonté
19:32pour qu'Epstein ne se retrouve pas
19:34dans la position...
19:35Pardon, Androu, excusez-moi,
19:36ne se retrouve pas dans la position où il est.
19:38Olivier Piton, là, la justice britannique,
19:41elle fait bien son travail ?
19:44Alors, elle l'a fait de manière très professionnelle
19:48et en même temps très prudente.
19:50La presse en particulier note que, pour l'instant,
19:55il y a toute une sorte de respect,
20:00même si, effectivement, comme cela a été rappelé,
20:03Androu n'est plus prince,
20:04de respect, de déférence à son égard.
20:07Pour l'instant, on est dans une phase
20:09où on attend de voir ce que vont donner
20:11les 96 heures de garde à vue.
20:13Donc, on n'est pas dans quelque chose
20:14de maximaliste à ce stade,
20:16mais ça peut évoluer très vite.
20:18Pour l'instant, la parole est à la police,
20:20c'est à la justice,
20:21ce qui est plutôt une bonne chose d'ailleurs.
20:23Les charges qui sont potentiellement,
20:25qui peuvent être retenues contre Androu
20:27sont déjà suffisamment graves
20:28pour ne pas en rajouter.
20:29Donc, il y a une espèce de flottement,
20:31de moment un petit peu de suspension
20:33qui pourrait très vite déboucher
20:35si, effectivement, des éléments tangibles apparaissaient,
20:38ce qui semble quand même être le cas,
20:40sur, effectivement, quelque chose
20:42de beaucoup plus dur
20:43et de beaucoup plus difficile à vivre pour Androu
20:47dans la longue litanie de l'enquête
20:50qui a commencé depuis ce matin.
20:53Alors, la monarchie est atteinte,
20:54mais c'est tout le pouvoir britannique
20:56qui tremble depuis plusieurs semaines.
20:57Le Premier ministre, Kirstarmer,
20:59est lui aussi extrêmement fragilisé.
21:01Il a nommé un homme qui était compromis
21:04dans l'affaire Epstein
21:05au poste d'ambassadeur à Washington.
21:07Plusieurs membres de son cabinet ont dû démissionner.
21:08On en parle après la pause.
21:09A tout de suite.
21:11Jusqu'à 20h,
21:13Anne-Sophie Lapix refait le monde sur RTL.
21:19RTL, on refait le monde.
21:20Anne-Sophie Lapix.
21:22Vous vous souvenez de l'anus horribiliste
21:24de la reine Elisabeth II ?
21:26Tous ses enfants démissionnaient cette année-là,
21:28en 92, je crois, ou 94, je ne sais plus.
21:31Là, c'est plutôt le mensis horribilis,
21:33le mois horrible,
21:34avec la publication des documents Epstein
21:36qui entraînent l'arrestation du prince Andrew
21:38et qui font trembler le gouvernement britannique.
21:41Le Premier ministre ne tient plus qu'à un fil.
21:43On va tous vous expliquer avec nos invités.
21:45Marie Billon, notre correspondante RTL à Londres,
21:48Thomas Pernet, chef du service Royauté au magazine Point de vue,
21:51et Olivier Piton, avocat au barreau de Paris et de Washington,
21:54élu à l'Assemblée des Français de l'étranger.
21:56Alors, le Premier ministre, Keir Starmer,
21:58a pris la parole il y a tout juste deux semaines pour dire
22:01« Je suis désolée », car il est éclaboussé par l'affaire
22:04Peter Mandelson, du nom de l'ambassadeur
22:07qu'il avait nommé il y a un an à Washington.
22:09Marie, peut-on expliquer qui est exactement Peter Mandelson ?
22:12Peter Mandelson, c'est un vieux de la vieille, j'ai envie de dire.
22:15Il est dans le parti travailliste depuis des années et des années.
22:18Il a été vraiment très important pour le retour du parti travailliste
22:22lorsque Tony Blair, dont on se souvient en 1997, a été élu.
22:25On l'appelle, un petit peu moins maintenant,
22:27mais on l'appelait beaucoup à l'époque le prince des ténèbres,
22:29parce qu'il était le communicant
22:31qui arrivait à faire ressortir des choses auxquelles...
22:35un magicien qui tirait des fils en coulisses
22:38et comme la communication, apparemment, c'est ténébreux.
22:41Et il a été aussi ministre, il a été ministre trois fois.
22:44Par deux fois, il a dû démissionner dans la disgrâce
22:47parce qu'il avait des fréquentations qui n'étaient pas les bonnes
22:52et qu'il avait fait des choses par rapport à ces personnes
22:54plutôt dans le cadre de son travail.
22:57Et il est revenu en grâce à chaque fois
23:01et cette fois, quand Kirstermer et les travailleurs sont retournés au pouvoir en 2024,
23:06il fallait quelqu'un, en tout cas Kirstermer a décidé
23:09qu'il voulait envoyer à Washington une personne qui était un politique
23:12et non pas quelqu'un d'administratif.
23:14Et donc, il a cherché et il est tombé sur Peter Mendelsohn,
23:17l'homme qu'il pensait qu'il pourrait murmurer à l'oreille de Donald Trump.
23:21Et ça s'est très bien passé, effectivement.
23:23Peter Mendelsohn s'entendait très bien avec Donald Trump.
23:27Le problème, c'est que Peter Mendelsohn avait gardé des liens avec Jeffrey Epstein
23:32après sa condamnation.
23:34Et c'est ça qu'on a appris il y a deux semaines.
23:37Kirstermer, le Premier ministre, savait que Peter Mendelsohn
23:40avait conservé des liens avec Jeffrey Epstein
23:43après qu'ils sont allés en prison.
23:46Il le savait.
23:46Quand même, il l'a nommé quand même.
23:48Alors, il a expliqué qu'il savait qu'il y avait des risques à prendre
23:52mais que ça valait le coup.
23:54Mais surtout, il a dit qu'il ne connaissait pas la noirceur
23:57et la profondeur de ses relations.
23:59Donc, il savait qu'il y avait des relations.
24:00Mais en gros, Peter Mendelsohn lui avait dit
24:02non, mais je le connaissais à peine.
24:03Oui, je le connaissais encore, mais je le connaissais à peine.
24:06Et donc, la noirceur des relations n'était pas connue.
24:08Et puis, évidemment, on ne pensait pas, il ne pensait pas, dit-il en tout cas,
24:12à Keir Starmer, que Peter Mendelsohn avait donné potentiellement
24:16pas des secrets d'État, mais en tout cas des informations très sensibles
24:19à Jeffrey Epstein.
24:21Olivier Piton, vous connaissiez Peter Mendelsohn ?
24:26Vous connaissiez sa réputation, ses liens avec Epstein ?
24:30Le plus troublant, c'est que ce sont exactement les mêmes charges
24:34qui sont retenues contre lui que celles qui sont actuellement retenues
24:37contre Andrew.
24:39C'est-à-dire, en fait, violation de secrets publics,
24:46divulgation d'informations commerciales.
24:49On l'accuse même de lobbying, en fait, d'avoir fait du lobbying
24:51sous la pression de Jeffrey Epstein.
24:54Donc, on a quand même, on commence à avoir,
24:56du point de vue de la Grande-Bretagne, c'est la filière Grande-Bretagne,
24:59on commence à avoir quand même quelques faisceaux d'indices
25:02sur ce que demandait Jeffrey Epstein en échange de ses services.
25:06Et on l'a eu avec Mendelsohn, qui est accusé d'avoir livré des informations.
25:11On l'a visiblement avec Andrew, cette fois-ci.
25:14Et vous parliez de Messes Horribilis, effectivement,
25:19qui va se poursuivre et qui va sortir du cadre de la Grande-Bretagne.
25:22Parce que je rappelle que le 26 et le 27 février,
25:24les époux Clinton vont être auditionnés au Congrès des États-Unis,
25:27où on devrait de nouveau avoir des rebondissements
25:30avec l'affaire Epstein, qui va de nouveau repartir
25:33de l'autre côté de l'Atlantique
25:34et continuer à faire la une des journaux, probablement.
25:38Thomas Pernet, Kirstarmer, il est toujours là.
25:40Mais il y a des membres de son cabinet qui ont démissionné.
25:43Pourquoi, d'ailleurs, exactement ?
25:44Ce sont eux, c'est par eux qu'il a commis cette faute ?
25:47Alors, moi, je suis plutôt spécialiste des têtes couronnées.
25:49Ah, mais pardon !
25:49Ce qui m'intéresse, ce que je trouve intéressant dans tout ce qu'on se dit,
25:53alors on se construit une petite théorie en disant
25:55que c'est des faveurs sexuelles contre des informations,
26:00du réseau, potentiellement des affaires à faire.
26:03Je crois qu'il y avait une vraie fascination de Jeffrey Epstein
26:05pour les têtes couronnées en général.
26:07C'est-à-dire que là, on parle d'Andrew, bien sûr,
26:09qui était très utile et qui, en plus, était un compagnon de débauche,
26:12ce qui est terrible, mais qui était aussi très utile,
26:13visiblement, pour faire du business.
26:15Mais en Norvège, on a la future reine de Norvège,
26:17l'épouse du prince héritier, qui est inquiétée.
26:19On a le prince Laurent de Belgique,
26:21qui est le frère, aujourd'hui, du roi Philippe,
26:24qui a dit, ben oui, je l'ai connu,
26:25et en fait, j'ai compris qu'il essayait d'accéder à mes parents.
26:28Parce qu'il y a toujours cette volonté,
26:30chez les royaux et chez les puissants en général,
26:33d'étendre, presque de manière maladive,
26:35un réseau d'influence.
26:37Peut-être pour des parties fines,
26:38peut-être pour du business,
26:39peut-être pour de l'ego,
26:40cet ego incroyable, pardon, de faire de la psychologie de PMU,
26:43mais je trouve ça intéressant aussi.
26:45Et voilà, est-ce que c'est vraiment de la transaction
26:48faveur sexuelle contre information ?
26:50Où est-ce que tout cela est confondu ?
26:51Je pense qu'on est plutôt dans cette deuxième théorie.
26:54Vous avez peut-être la réponse pour Keir Starmer ?
26:56Oui.
26:56Vous aimez bien aussi les têtes paroyales,
26:59Marie Villon ?
27:00Absolument.
27:00Les têtes qui sont tombées, en l'occurrence,
27:03c'est pas des ministres,
27:04c'était donc, bien sûr,
27:05c'était le chef de la communication,
27:06c'était son chef de cabinet,
27:07dans le sens où c'est le chief of staff,
27:08comme on dit pour Donald Trump,
27:09c'est celui qui gérait un petit peu tout le bureau de Keir Starmer.
27:14Et donc, ce sont trois personnes
27:15qui ont démissionné ou ont été démissionnées,
27:18selon comment on voit les choses,
27:20pour que le Premier ministre n'ait pas à démissionner.
27:23Alors, évidemment, l'idée, c'était de le protéger.
27:25Après, il est possible que ça l'ait laissé exposer,
27:29puisque trois personnes qui partent,
27:31il n'y a plus grand monde pour faire barrage de leur corps,
27:34pour que le Premier ministre ne soit pas mis en cause.
27:37Mais, pour l'instant, il y a eu une tentative de putsch.
27:40Il y a eu même le chef du Parti travailliste en Écosse
27:43qui a pris la parole pour dire
27:44« Je retire ma confiance à Keir Starmer,
27:46il devrait démissionner ».
27:47Et on pensait que ça allait être l'effet domino,
27:49comme on a pu le voir pour Boris Johnson,
27:51il y a quelques années.
27:52On pensait qu'il y avait une autre personne
27:53qui allait faire une conférence de presse en disant
27:54« Moi aussi, je retire ma confiance,
27:56et puis deux, et puis trois, et puis quatre, et puis cinq,
27:58et puis il serait obligé de démissionner Keir Starmer ».
28:00Et en fait, non, ça ne s'est pas passé comme ça.
28:02Le pauvre chef du Parti travailliste
28:03s'est retrouvé absolument tout seul
28:05à prendre la responsabilité.
28:08Et Keir Starmer est toujours au pouvoir.
28:10Il y a des élections,
28:11une élection anticipée à la fin de ce mois-ci,
28:13mais surtout des élections en Angleterre,
28:17en Écosse et au Pays de Galles,
28:18qui sont en mai.
28:20Donc, l'idée, c'est que Keir Starmer,
28:22pour l'instant, reste en poste,
28:23parce que si on devait trouver un nouveau chef de parti
28:26et donc un nouveau Premier ministre,
28:27ça prendrait et du temps et de l'espace
28:29qu'on veut laisser à la politique
28:31et à ce qui intéresse les gens,
28:34pour qu'on fasse vraiment des campagnes politiques.
28:37Donc, si les élections se passent aussi mal
28:39que ce à quoi on s'attend,
28:41c'est-à-dire que l'extrême droite de réforme UK
28:42risque très fortement de l'emporter beaucoup
28:45et de laminer le Parti travailliste,
28:47là, c'est possible que Keir Starmer
28:48soit arrivé au bout de ses peines.
28:50On est dans une crise politique
28:52et puis donc une crise aussi pour la monarchie.
28:56Est-ce que, selon vous, Thomas Pernet,
28:58la monarchie britannique peut survivre
29:02à un pareil choc
29:04si tout d'un coup, l'ancien prince
29:07est envoyé en prison et condamné
29:09pour des choses aussi graves ?
29:10Est-ce qu'elle peut survivre à ce séisme ?
29:12Oui, je ne pense pas qu'elle soit menacée.
29:14Je ne pense pas qu'on soit dans le même état
29:17qu'à la mort de Diana
29:18qui était complètement quelque chose d'émotionnel.
29:20Là, on n'est pas dans l'émotionnel.
29:21Bien sûr, les gens sont choqués,
29:23mais finalement, comme vous l'avez très bien dit,
29:25Andrew, on savait tous que c'était
29:26au mieux un truand,
29:28au pire un prédateur sexuel
29:29et sans doute un peu des deux.
29:31Donc, ce qui est terrible, en fait,
29:32c'est qu'on ne va pas arriver à acheter son silence
29:34et puis il n'y a pas que lui.
29:35Est-ce que son ex-épouse va parler ?
29:37Voilà, il y a toujours cette espèce de récit.
29:38Elle est dans les papiers, dans les documents aussi.
29:40Oui, elle a envoyé des...
29:41Sarah Ferguson, l'ancienne duchesse d'Iorque,
29:43elle a envoyé des mails,
29:45elle est mouillée jusqu'au cou,
29:46mon très cher ami,
29:47excuse-moi de t'avoir traité de pédophile,
29:49épousez-moi, vraiment,
29:51je t'envoie cette fille,
29:53enfin, je te conseille cette fille,
29:54puis sinon, ça sera moi,
29:55enfin, c'est tout, c'est terrible.
29:56Et là, ce qui est terrible aussi pour la monarchie,
29:58ce que ça va peut-être changer et réformer,
30:00c'est qu'en fait,
30:01il y a cette absence de transparence
30:02au niveau des finances,
30:03alors qu'on soit honnête
30:04ou qu'on ne soit pas honnête,
30:05et là, il y a un moment, on se dit,
30:07la confusion des genres n'est plus possible.
30:09Il y a un moment,
30:09soit on est membre de la famille royale,
30:11on est payé par l'argent public,
30:14soit on n'est pas prince.
30:16Et on ne va pas pouvoir,
30:18et les Windsor vont devoir se réinventer,
30:20et je pense que
30:22ce qui serait le plus beau cadeau
30:23à faire à William et à Kate,
30:25c'est que Charles arrive enfin
30:26à faire taire son père,
30:28son frère, pardonnez-moi,
30:29que cette affaire soit jugée ou pas,
30:31qu'il soit en prison ou pas,
30:31et que le prochain règne,
30:33celui de William V,
30:34de William et de Kate,
30:35de Catherine,
30:37soit un règne vraiment moderne,
30:39avec une vraie transparence,
30:40et surtout qu'on a enfin soldé
30:41le cas Andrew,
30:42qui dure depuis trop longtemps.
30:43Parce que c'est un peu l'image
30:44qu'ils ont, Kate et William,
30:47c'est d'une transparence
30:48et d'une sérénité,
30:50ils ont l'air irréprochables,
30:51en tout cas.
30:52Oui, ils ont l'air irréprochables,
30:54mais en même temps,
30:56on sait que, par exemple,
30:58William est très méfiant
31:00des journalistes,
31:01donc nous, en tant que journalistes,
31:03on n'est pas toujours bien traités
31:04par William,
31:05parce qu'évidemment,
31:06avec tout ce qui s'est passé
31:07avec sa mère,
31:07il se méfie énormément.
31:09C'est quelqu'un de très fermé,
31:11de très ouvert avec le public,
31:13très souriant, etc.
31:14Mais en réalité,
31:15dans la vie privée,
31:16c'est quelqu'un de très sérieux,
31:17potentiellement quelqu'un de très dur,
31:19pas quelqu'un de méchant,
31:20mais vraiment quelqu'un de très sérieux.
31:22Il a certainement
31:22une personnalité publique
31:23et une personnalité
31:24qui nous montre,
31:25nous, les journalistes,
31:26dans un sens...
31:28Vous n'êtes pas fan,
31:29j'ai l'impression.
31:30Ce n'est pas tellement ça,
31:31c'est juste que
31:32c'est aussi un homme.
31:33À Thomas,
31:34faire net.
31:35En tout cas,
31:36merci,
31:36merci d'être venu nous expliquer
31:37tout ça sur cette affaire
31:39absolument incroyable
31:40et cet événement
31:41qui remue le monde entier,
31:43donc l'arrestation
31:44de l'ancien prince Androu.
31:47Demain,
31:48Olivier Bois...
31:49Non,
31:50ce n'est pas Olivier Bois,
31:51demain,
31:51c'est Thomas Soto
31:52qui est de retour
31:52et on lui souhaite
31:53bon retour
31:54et bienvenue
31:55chez toi,
31:56Thomas.
31:57Il recevra
31:57Laurent Nunez,
31:58ministre de l'Intérieur.
31:59Quant à Marc-Olivier Fogel,
32:01il accueillera
32:01Philippe Torretton,
32:02comédien et auteur
32:03de Veillet,
32:04où il raconte
32:05ses trois nuits passées
32:06avec le Samu Social
32:07auprès des Sans-Abris.
32:08Il est l'heure
32:09de retrouver André Dusselier.
32:10Bonsoir André,
32:11quelle histoire
32:11allez-vous nous raconter ce soir ?
32:12Bonsoir Anne-Sophie.
32:14Alors,
32:15ce soir,
32:15je vais vous raconter
32:16Woodstock.
32:17Trois jours de musique,
32:19de boue
32:20et de liberté.
32:21Un festival devenu
32:22le symbole
32:23d'une génération.
32:24À tout de suite
32:25sur RTL.
32:26À tout de suite André.
32:28RTL,
32:29votre radio.
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