00:00Européens, Pascal Proévo.
00:03La question de la démission du député de la France Insoumise, Raphaël Arnaud, se pose.
00:07Mais avant de revenir à l'antenne, Elliot Deval me disait, c'est vrai que la réaction du ministre italien
00:14des Affaires étrangères à la mort de Quentin,
00:16le meurtre d'un jeune militant français est un fait grave qui nous concerne tous et que nous condamnons sans
00:20éditation.
00:20Vous me disiez que les relations entre l'Italie et la France sont percutées par ce qu'a dit le
00:27président français
00:28et que ça peut avoir des conséquences.
00:30C'est toujours la même chose, c'est comment interpréter une déclaration d'Emmanuel Macron ?
00:35C'est toujours à l'étranger d'ailleurs, où il va faire la leçon à Georgia Meloni.
00:39On sait à quel point d'ailleurs, aujourd'hui, Rome se tourne plus vers Berlin que vers Paris
00:44et que l'Europe aujourd'hui, on parlait souvent du couple franco-allemand, n'existe plus ou existe de moins
00:51en moins
00:51et que désormais c'est le couple italo-allemand.
00:55Et à de nombreuses reprises, vous aviez eu des ministres qui avaient taclé au moment de l'élection de Georgia
01:02Meloni
01:02et là, le ministre des Affaires étrangères italien a dit par exemple,
01:06l'Italie a bien connu cette situation, a connu bien d'autres qu'Antin,
01:10certains durant les périodes les plus sombres, condamner les actes comme celui-ci,
01:13sert aussi à cet objectif et éviter que l'Italie ne retombe dans un passé terrible.
01:17– Moi je trouve qu'Emmanuel Macron a surréagi par rapport à finalement un mot de compassion à l'égard
01:26de ce jeune.
01:27– Voilà, Georgia Meloni, elle n'a rien dit d'extraordinaire quand même.
01:31– Je rappelle que Jean-Noël Barraud, depuis Harvard, souvenez-vous, il y a quelques mois,
01:35faisait la leçon à Donald Trump devant les étudiants en disant,
01:38nous, Français, on va vous accueillir, ne vous inquiétez pas.
01:41– Mais nous on est intervenus peut-être, oui.
01:43– Rappelez-vous l'affaire de Georgia Floyd, on a fait des manifestations alors que c'était interdit.
01:48– Non mais qu'est-ce qu'a dit exactement Georgia Meloni ?
01:50– Je vais vous le lire, voilà ce qu'a dit de Georgia Meloni.
01:52L'assassinat du jeune Quentin de Rank en France est quelque chose de troublant et profondément triste.
01:57La mort d'un garçon d'un peu plus de 20 ans attaqué par des groupes pouvant conduire à l
02:00'extrémisme de gauche
02:01et submergé par un climat de haine idéologique qui traverse différentes nations
02:04est une blessure pour toute l'Europe.
02:06Aucune idée politique, aucune contre-opposition idéologique
02:09ne peut justifier la violence ou transformer une confrontation en agression physique.
02:13Quand la haine et la violence prennent la place du dialogue, la démocratie perd toujours.
02:16– Il n'y a rien à redire.
02:17– Il n'y a rien à redire.
02:17– Il n'y a rien à redire.
02:19– Je pense que le président de la République simplement a vu là-dedans une attaque contre l'extrême-gauche
02:25et que ça, ce n'est pas son positionnement politique.
02:28– Non, ça je ne crois pas.
02:30– Moi, je pense que c'est l'extrême-gauche.
02:32– Comment ?
02:33– Il a attaqué lui-même l'extrême-gauche ce matin quand même.
02:35– Oui, mais il a attaqué…
02:36– Oui, moi je pense qu'il a pris l'extrême-gauche et à mon avis elle a dit des
02:42mots
02:43que peut-être lui n'avait pas encore dit et donc elle l'a pris de courte.
02:46Je pense que c'est un truc complètement égocentré comme d'habitude.
02:48– Comme d'habitude, je crois qu'Elisabeth Assayag a produit la bonne analyse à la fois
02:54d'intelligence et de psychologie, ce qui vous manque cruellement parfois vous les garçons.
02:59– Avec vous dedans ?
03:02– A priori, je suis un garçon.
03:03– Je sais que les femmes sont plus intelligentes, vous savez.
03:06– La vôtre surtout, mais…
03:08– Non, je ne sais pas pourquoi vous dites ça ?
03:11– Elles réussissent les concours, elles ont des meilleures notes à l'école.
03:14– Ah, vous avez raison, elles apprennent mieux.
03:15– Je pense que c'est plus une intelligence de la situation.
03:17– Elles apprennent mieux à l'école.
03:19– Elles ont un sixième sens, elles ont tout.
03:21– Elles ont tout ?
03:22– Tout.
03:23– Tout ce qu'on n'a pas.
03:23– Oui, on fait écouter…
03:24– Oh, ne vous dévalorisez-moi.
03:25– Vous savez bien qu'il y a autant d'hommes intelligents que de femmes intelligentes et puis…
03:29– Si vous vous êtes gonflés, c'est lui qui avait commencé à dire ça et vous vous enseignez au
03:32Georges.
03:33– Mais on dit ça, mais vous savez bien qu'au fond, voilà, aujourd'hui, les hommes…
03:39– Moi, je me souviens, quand je passais le concours de la magistrature,
03:42les rares garçons qui arrivaient à être admissibles,
03:45le concours se jouait entre les filles,
03:48parce qu'il y avait trop de filles à l'oral et pas assez de garçons.
03:50Vous voyez ?
03:51Donc, elles sont plus fortes, c'est sûr, au concours.
03:53– Bon, écoutez, ça nous a un peu éloignés de la prise de parole de Giorgia Meloni
03:57et celle d'Emmanuel Macron,
04:00mais c'est vrai qu'il y a une réaction,
04:01je ne sais pas qui a dit, c'est surjoué ou surinterprété.
04:04– Suragi.
04:05– C'est vous qui l'avez dit ?
04:06– Je dis des choses, il faut un, oui.
04:08– Sous-titrage Société Radio-Canada
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