- il y a 7 minutes
Avec Éric Daniel-Lacombe (architecte, urbaniste, professeur titulaire de la chaire "Nouvelles urbanités face aux risques naturelsé à l'École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette), Cédric Gerbeau (maire de Saint-Macaire, Gironde), Frédéric Principe (éleveur à Aiguillo, Lot-et-Garonne)
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquilly.
00:05Avec nous, notre invité, soyez le bienvenu, Eric Daniel Lacombe.
00:10Bonjour, vous êtes architecte urbaniste, professeur titulaire de la chaire Nouvelle Urbanité face aux risques naturels.
00:18C'est important, à l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Paris-Lavillette,
00:22vous allez nous dire dans un instant, qu'est-ce qu'il faut faire avec ces inondations,
00:27dans ces crues ravageuses, toujours plus ravageuses des centaines de milliers de Français
00:33qui sont confrontés désormais à ces situations à répétition.
00:37Faut-il changer le visage de ce pays ? Faut-il déménager les villes, les hameaux, les bourgs, les digues,
00:44etc.
00:45Tout de suite, nous vous rejoignons tout d'abord, Christine Bouillaud. Bonjour, Christine.
00:50Bonjour, Jean-François. Bonjour à tous.
00:52Je suis ravie de vous avoir ce matin, Christine, avec la situation, on va dire, assez dramatique de la Garonne.
00:57Qu'il devait atteindre son pic ce matin. Nous avons entendu Pierre Urmic, le maire de Bordeaux,
01:01qui était en direct avec Patrick Roger. Où est née la situation, selon vous ?
01:05Eh bien, imaginez les choses. Ça fait exactement une semaine maintenant que,
01:10sur plus d'une centaine de kilomètres, la Garonne a débordé avec ce nouveau pic de cru,
01:15vous l'avez dit, qui a été aggravé par cette tempête Pedro.
01:20Alors, ce sont des vents violents qui vont souffler toute la journée.
01:23Ce sont beaucoup de pluies. Là, actuellement, il pleut beaucoup ce vent.
01:27Et puis, ce coefficient de marée ce matin, qui a fait que, sur les coups de 7h40,
01:32la Garonne a débordé, effectivement, sur les quais de Bordeaux.
01:36Alors, c'est une montée lente, mais permanente et continue.
01:40Et plus en aval, sur l'entre-deux-mer.
01:44Et puis, quand on descend sur le sud Gironde et le l'autre Garonne,
01:46ces deux départements-là, c'est un paysage de désolation avec ces hameaux.
01:51On ne voit plus que le toit de certaines maisons avec des communes qui sont littéralement coupées du monde
01:57avec le ravitaillement qui se fait, évidemment, toujours par bateau des habitants qui ont quitté leur domicile.
02:02Alors, globalement, depuis une semaine, on a eu le temps, dans tous ces territoires, de s'organiser.
02:07Mais ce que l'on redoute maintenant, c'est ce nouveau pic de cru.
02:13Il pleut jusqu'à demain, on va dire vendredi, on ne sait pas trop, avec tous les affluents qui sont
02:17aussi très gros.
02:18Il pleut beaucoup sur l'aval, du côté de la Haute-Garonne, sur le massif pyrénéen,
02:24avec aussi un fort cumul de neige, ce vent violent qui empêche aussi sur le littoral les fleuves de s
02:31'écouler
02:32et cette décrue qui ne s'amorce toujours pas.
02:34Et de toute façon, il va falloir des jours et des jours pour que toute cette eau s'évacue,
02:39avec ces habitations aussi et ces dégâts qui s'annoncent considérables.
02:43On compare la situation à 99.
02:46Je prends juste l'exemple du département de la Gironde.
02:49Le président du conseil départemental vient d'écrire à Sébastien Lecornu.
02:54Il demande un plan d'urgence.
02:55Il explique que c'est comme pour les incendies de 2022 ou les crues ou la tempête de 99.
03:02Le département seul, les communes seules ne pourront pas faire face à l'étendue des dégâts.
03:06Je rappelle aussi qu'il y a des routes toujours coupées, des foyers privés toujours d'électricité.
03:11Il y a aussi tout le réseau d'eau et d'eau potable qui est fortement endommagé des communes
03:16qui ne peuvent plus utiliser l'eau du robinet.
03:18On installe même des toilettes sèches dans les jardins des habitations
03:21puisqu'on demande aux habitants de ne pas utiliser leurs toilettes.
03:25Et puis si on regarde un tout petit peu plus à l'est cette fois,
03:29les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales,
03:32là aussi confrontés avec cette tempête Pedro à des fortes rafales de vent
03:36qui sont attendus dans le courant de la journée avec des sols gorgés d'eau,
03:41des arbres qui ne se tiennent plus à grand chose aujourd'hui au niveau du sol.
03:45Et donc on redoute aussi des difficultés et des risques.
03:47Donc les parcs et jardins sont fermés, des écoles sont fermées,
03:50une cinquantaine d'écoles fermées dans les Pyrénées-Orientales.
03:53Bref, ça fait plus d'un mois que ça dure.
03:55Et je peux vous dire que tout le monde ici est fatigué, Jean-François.
03:58Merci à vous pour ces explications, ce récit très précis avec vous,
04:02comme toujours, Christine Bouillaud, sur la situation dramatique dans la région,
04:07avec Sébastien Lecornu, le Premier ministre,
04:09qui promet, et ça répond à ce que vous disiez à l'instant,
04:11une mobilisation totale et une indemnisation au plus vite.
04:16Nous aurons le maire de Saint-Macaire, Cédric Gerbeau, dans un instant en direct.
04:20Je me tourne vers vous, Éric Daniel Lacombe.
04:22Vous n'êtes pas surpris de ce qui se passe, j'imagine ?
04:25Parce que c'est une situation dramatique, mais vous connaissez ces situations-là vous-même.
04:29J'entends bien le récit qui vient d'être fait sur les vulnérabilités.
04:33Les vulnérabilités sont au rendez-vous.
04:35Par contre, je réfute le terme urgence,
04:37parce que ça fait 50 ans qu'on sait et qu'on savait
04:40qu'il y aurait plus d'eau,
04:42les marées, évidemment, la mer menthe,
04:45qu'il y aurait plus de vent, qu'il y aurait plus de neige,
04:47et qu'il y aurait aussi plus de monde, c'est-à-dire plus d'habitants.
04:50Donc, ce que l'on vient de décrire est une situation qu'on connaît.
04:54Moi, ce qui me préoccupe, c'est pourquoi, depuis 50 ans,
04:57on a autant de mal à démarrer l'adaptation de nos territoires
05:01ou l'adaptation de nos maisons, pour le dire simplement.
05:04Vous avez dit quelque chose de très important à l'instant,
05:07Éric Daniel Lacombe, plus de 50 ans.
05:0950 ans.
05:10Mais c'est comme vous, j'entends ça depuis des décennies.
05:12Alors, je pense qu'on est face à deux blocages.
05:14C'est-à-dire que même moi, comme architecte, avant de pouvoir faire un dessin,
05:17je fais en sorte que certaines conditions soient réunies,
05:19et c'est par ça que je voudrais commencer.
05:21Le premier blocage, et vous venez de l'entendre,
05:25c'est que tout le monde, après que ça sera passé,
05:27va vouloir recommencer à l'identique.
05:29C'est-à-dire que les réparations, pour l'instant,
05:31et les assureurs jouent ce jeu-là, vont être réparés à l'identique.
05:35Si on a perdu, par exemple, un milliard, deux milliards ce coup-ci,
05:38et qu'on répare à l'identique,
05:39on reperdra un milliard, deux milliards,
05:41dans trois ans, dans cinq ans, c'est pas moi qui fais les occurrences de cru.
05:44Donc, ça, c'est un point qu'il faut vraiment bannir.
05:47La deuxième chose, regardez la polémique sur les digues.
05:50Oui, les digues étaient à l'État,
05:51les digues ont bien fonctionné au 19e et 20e siècle.
05:54Aujourd'hui, elles ne sont plus performantes,
05:57et donc, tout le monde est en train de se disputer,
06:00parce qu'il y a eu une délégation des digues aux communautés de communes et aux maires.
06:04Le message des digues, c'est un deuxième message de blocage pour moi,
06:07c'est de laisser continuer à croire qu'on serait dans un monde à l'abri de tout.
06:11Les digues, quand elles lâchent, c'est ça où elles sont les plus meurtrières et dangereuses,
06:16ou dévastatrices, c'est parce que quelqu'un pensait être à l'abri,
06:19et en fait, il ne l'était pas.
06:21Nous allons prendre un témoignage à propos des digues en direct dans un court instant.
06:24Très vite, très vite, juste dites-nous, Éric Daniel Lacombe,
06:26quand on reconstruit, soit on supprime les maisons,
06:30on déménage, je ne sais pas si c'est possible,
06:32les habitants, parce que c'est gigantesque comme chantier,
06:35soit on reconstruit différemment, c'est ça ?
06:36Il faut s'installer à l'étage.
06:39Oui, exactement, mais il faut aussi être très honnête,
06:42c'est-à-dire que, sincèrement, dire que des gens peuvent continuer à vivre
06:45sous une montagne dont les rochers s'écroulent,
06:47non, il faut leur dire de déménager.
06:49Être au bord d'une maison qui va partir avec le littoral,
06:53non, il faut leur dire de déménager.
06:55Et les assureurs ont un mauvais rôle en ce moment,
06:57parce qu'ils vont augmenter les prix, mais on les prend pour des bandits,
06:59alors que c'est peut-être eux qui vont nous entraîner
07:02vers un transfert de l'argent.
07:04Oui, une maison, il faut passer à l'étage,
07:05mais si vous réparez 15 fois le rez-de-chaussée à l'identique
07:09alors que vous avez eu un mètre d'eau,
07:11eh bien, vous avez déjà l'argent pour reconstruire complètement la maison
07:13ou la faire déménager.
07:14N'oubliez pas non plus qu'en France,
07:16on a des dispositifs que l'Espagne, l'Italie nous envient,
07:19c'est que quand une maison est en danger,
07:20on a le fonds Barnier pour indemniser
07:22et préparer la relocalisation.
07:24Éric Daniel-Lacombe, vous devez nous dire dans un instant
07:26si votre discours là, qui est très important,
07:28est entendu par les pouvoirs publics.
07:30Et nous sommes en ligne avec vous, Frédéric Principe, bonjour.
07:33Oui, bonjour.
07:34Bonjour et bienvenue sur l'antenne de Sud Radio.
07:36Vous allez témoigner ce matin, vous êtes éleveur en Lotte-et-Garonne,
07:40à Aiguillon, c'est ça ?
07:41Aiguillon, oui.
07:42Oui, Aiguillon.
07:43Et vous avez subi des digues, des ruptures de digues avec votre élevage.
07:51Je n'ai pas subi, au contraire, c'est les ruptures de digues.
07:53Elles les ont sauvées.
07:55Malheureusement, pour ceux qui ont pris l'eau,
07:58c'est-à-dire Port-Sainte-Marie, Aiguillon,
07:59le bas d'Aiguillon et Jusyx, après Marmande,
08:02ça a permis de baisser la Garonne.
08:03Et moi, je suis impacté par Lotte.
08:05Et Lotte a pu partir, donc il a baissé.
08:07Ça a limité les dégâts, malgré qu'ils sont...
08:11Je les ai eus quand même.
08:12J'avais 8800 poussins dans les bâtiments.
08:15L'on est monté à 40 cm.
08:16Bon, voilà, ça a été fini.
08:18Donc les 8800 poussins noyés, j'imagine ?
08:21Noyés et étouffés.
08:23Parce qu'ils se montaient les uns sur l'eau.
08:24Enfin bon, c'est des scènes apocalyptiques,
08:27quand on rentre dans...
08:30Mais dans mon malheur,
08:33le malheur des autres a fait mon bonheur aussi.
08:34Parce que ça a baissé beaucoup plus vite
08:36que ce l'aurait dû.
08:38Et ça a permis de sauver autre chose,
08:39des bâtiments qui n'ont pas pris l'eau, tout ça.
08:41Mais les digues, c'est...
08:44Il n'y a plus d'entretien, déjà,
08:45parce que ça coûte très cher.
08:46Et après, il y en a beaucoup qui ne veulent surtout pas
08:48qu'on les entretienne, parce que ce n'est pas écologique.
08:51Le dragage des rivières, ça aussi.
08:53Moi, je me rappelle, le gamin, il y avait le lot.
08:55Moi, je suis riveraine du lot.
08:56J'ai toujours vu des péniches qui sortaient
08:59des graviers, du sable, pour la construction.
09:02Ça a été interdit, parce que ça...
09:04Soit disant, maintenant, je ne sais pas,
09:05je ne suis pas expert.
09:07Ça dégrade l'environnement.
09:09Mais bon, en attendant,
09:10le niveau des rivières monte,
09:13puisque les sables et les graviers
09:17continuent à arriver depuis la montagne.
09:18Ça arrive tous les ans.
09:19Donc, le niveau monte.
09:20L'eau s'adapte, elle monte aussi.
09:22Et là, parce que moi,
09:23j'ai toujours vu des inondations,
09:25gamins, tous les ans,
09:26on avait des inondations.
09:27Mais pas comme cela.
09:28Et pour finir, pour conclure,
09:31vous allez être aidé, en théorie,
09:32par les assurances.
09:35Mais j'ai fait ma déclaration,
09:36parce que là, c'est un expert.
09:38Et vous attendez l'expert.
09:39Merci pour ce témoignage,
09:40Frédéric Principe,
09:41je rappelle, éleveur à Aiguillon,
09:43dans le Lot-Égaronne.
09:45Merci à vous, Éric Daniel Lacombe.
09:47C'est ce que vous expliquez, au fond.
09:49Et d'ailleurs, j'ai lu, monsieur,
09:51je compatis,
09:51et j'ai lu ce matin un article dans Le Monde
09:53sur ce qui vous est arrivé.
09:55Moi, ce qui m'intéresse beaucoup
09:56dans ce que vous dites,
09:57c'est deux choses.
09:58Un, vous dites 40 centimètres.
10:00Vous avez perdu vos volailles
10:02pour 40 centimètres.
10:03Alors que tout le monde dit,
10:04sur tous les plateaux,
10:05le fleuve est monté à 9 mètres.
10:06Moi, ce qui m'intéresse,
10:07c'est la hauteur de l'eau
10:08à l'endroit de la ferme,
10:10à l'endroit de la maison,
10:11à l'endroit de l'école.
10:12Il faut qu'on parle de l'aléa
10:13à l'endroit où il rend les choses vulnérables.
10:15Ce n'est pas pareil
10:16d'avoir une maison noyée
10:17par 60 centimètres
10:18que 1,80 m.
10:20Vous, c'est 40 centimètres.
10:21Donc, ça va se jouer avec les sols.
10:23Je peux vous dire que
10:23quand je fais le projet
10:25de Matra Romorantin,
10:26qui a résisté à une millénale en 2016,
10:29j'avais négocié
10:30avec les services de l'État
10:31ce qu'on appelle
10:32de pouvoir faire des creux
10:33dans le sol
10:34pour récupérer de l'eau
10:35et la faire se calmer.
10:37Mais avec la terre des creux,
10:38j'avais fait des bosses
10:39pour mettre les gens à l'abri.
10:40Je connais au sud d'Angers
10:42des fermes
10:42qui ont fait des choses
10:43qui vous ont tué
10:45cette fois-ci vos volailles,
10:46mais qui ont sauvé des animaux
10:47au sud d'Angers
10:48parce qu'en fait,
10:49ils ont fait des remblais.
10:50Alors, c'est vrai
10:50que l'État français,
10:52les DDTM,
10:53refusent qu'on touche les sols.
10:55Et pourtant,
10:55c'est une négociation
10:56qui va être indispensable.
10:57C'est pour ça que je ne veux pas
10:58qu'on perde le dialogue
10:59entre le maire et le préfet
11:01parce qu'il va falloir,
11:02pour s'adapter,
11:03ne pas demander
11:03de la jurisprudence
11:04et des dérogations,
11:05mais il va falloir faire
11:06des choses plus innovantes.
11:08Avec le chantier de Trèbes
11:09que nous sommes en train
11:10de terminer,
11:11une ville qui a été meurtrie
11:12en 2018
11:13où il y a eu
11:13ce lourd sur la commune
11:15et qui,
11:16de la même manière,
11:18a dû faire
11:18des soustractions
11:20grâce au fonds barnier.
11:21La ville,
11:21le maire Ménassi,
11:23très courageux,
11:23a pu enlever
11:24des choses
11:25qui n'étaient plus assurables
11:26et qui n'étaient plus tenables
11:27à cet endroit-là.
11:28Il enlevait quand même
11:28une école,
11:29une piscine,
11:31des maisons,
11:32même une bassine d'eau.
11:33Et qu'est-ce qu'on a fait
11:34une fois qu'on a fait
11:34cette soustraction ?
11:35On a même enlevé
11:36de la terre.
11:37On a enlevé
11:38pour 13 hectares de sol
11:39pour que la terre enlevée
11:40soit donnée au fleuve.
11:42Donc, je continue à penser
11:43que si on laisse mieux
11:45passer les rivières,
11:46digues ou pas digues,
11:47parce que les digues,
11:48c'est quoi d'autre
11:48qu'un morceau de terre
11:50qui s'élève
11:50comme un remblai ?
11:51Évidemment,
11:52quand il fait 5 mètres
11:53et qu'il lâche,
11:53ça fait des vagues terribles.
11:54Mais là,
11:55c'est au centimètre près
11:56qu'il faut jouer.
11:57Je dirais même
11:57jouer le solidaire
11:59avec l'amont.
12:00Il faut partir des Pyrénées
12:01jusqu'à la mer
12:01et regarder tout ce qu'on peut faire
12:03avec le sol.
12:04Tant que ces questions
12:05d'adaptation ne sont pas faites,
12:06moi, je ne démarre pas
12:07un dessin
12:07sur le dessin de la ferme
12:09ou le dessin de la maison.
12:11Vous nous dites,
12:11avant la pause,
12:12qu'il faut laisser
12:13quelque part plus de place
12:14au cours d'eau,
12:15aux rivières.
12:16Oui, mais plus de place
12:16au cours d'eau
12:17et en même temps
12:18une meilleure place
12:19aux fermiers,
12:20aux habitants,
12:21aux écoles.
12:22C'est ce jeu
12:22entre l'abri
12:23et l'ouvert.
12:24Et c'est vrai
12:25que les préfets
12:25qui jouent la sécurité
12:26se disent
12:27la sécurité avant tout
12:28et donc ça conduit
12:29souvent à des interdictions.
12:31Moi, je suis pour retrouver
12:32un dialogue.
12:33C'est ça que je disais
12:33comme point de départ
12:34de l'adaptation.
12:35Autour de la table,
12:36un maire,
12:37un préfet,
12:37un assureur
12:38parce que de toute manière,
12:40ni l'État,
12:41ni le maire,
12:42ni la communauté de commune,
12:43ni l'assureur
12:43n'ont beaucoup d'argent
12:44et donc au lieu
12:45de continuer
12:46à mettre de l'argent
12:47dans des choses
12:48qui se noient,
12:48je préférerais
12:49qu'on fasse
12:50de réelles adaptations
12:51comme à Romorantin
12:52ou à Trèbes.
12:53Allez, vous restez avec nous.
12:53Merci pour ces explications.
12:55On vous retrouve
12:55dans un court instant.
12:56Éric Daniel Lacombe,
12:57repensez grosso modo
12:59l'urbanisme,
13:00en quelque sorte,
13:01la ruralité,
13:03arrêter d'essayer
13:03de forcer la nature
13:04parce que
13:05les temps changent.
13:07Vous nous direz
13:08ce que vous en pensez
13:09d'ailleurs
13:09de ce dérèglement climatique
13:11qui n'est pas
13:11qu'une question
13:12de canicule l'été
13:13mais aussi
13:14on va dire
13:15de la densification
13:16des phénomènes climatiques.
13:18C'est ça en fait.
13:19Les crues sont
13:20de plus en plus fréquentes,
13:21les tornades
13:21de plus en plus fréquentes.
13:22C'est la fréquence
13:23qui change,
13:24l'intensité.
13:25Oui,
13:25c'est deux choses.
13:27C'est la fréquence
13:28et l'énergie.
13:30Et c'est pour ça
13:30qu'on a du mal.
13:31Allez,
13:31à tout de suite
13:32pour la suite
13:32de La Vérité en Face.
13:33Vous nous appelez
13:33au 0826 300 300.
13:37Le Grand Matin Sud Radio,
13:39La Vérité en Face,
13:41Jean-François Aquili.
13:42Les crues historiques,
13:44ces digues
13:44qui ne suffisent plus
13:46des maisons détruites,
13:47des hameaux entiers engloutis.
13:51Pourquoi la France
13:51subit-elle autant
13:52les inondations ?
13:53Avec nous,
13:53Éric Daniel Lacombe,
13:54architecte urbaniste,
13:55professeur titulaire
13:56de la chère
13:57Nouvelle Urbanité
13:58face aux risques naturels
13:59à l'École nationale supérieure
14:01d'architecte
14:01de Paris-Lavillette.
14:02Vous êtes un expert
14:04en la matière.
14:05Il faut changer
14:06notre façon
14:07de construire les maisons,
14:09de les aménager.
14:10Ça paraît anecdotique,
14:12mais c'est fondamental
14:13parce que les récits
14:14que nous voyons
14:14dans les reportages,
14:15nous les faisons
14:15sur Sud Radio également,
14:17ce sont des gens
14:17qui sont en train
14:18de régulièrement
14:21évacuer l'eau,
14:22changer les meubles,
14:22les assurances,
14:23et ça recommence
14:24à chaque fois.
14:25Oui,
14:26et ils sont tétanisés
14:28et je comprends
14:30qu'ils réclament
14:31à chacun
14:31une responsabilité
14:32et la première
14:33de les maintenir
14:34en étanchéité.
14:35Je le redis
14:35une deuxième fois,
14:36continuer à croire
14:37qu'avec ce changement
14:38climatique,
14:39on pourrait être
14:39à l'abri de l'eau,
14:40du vent et de la neige,
14:41c'est une erreur.
14:42Il faut donc
14:42prendre un autre chemin
14:43de l'autrement,
14:44surtout celui
14:45de la régulation naturelle,
14:47on vient d'en parler,
14:48mais de la réduction
14:49de vulnérabilité.
14:50Pour le dire autrement,
14:51si vous avez pris
14:5280 centimètres
14:52dans votre maison
14:53au rez-de-chaussée,
14:54moi je fais des dessins
14:55avec le sol
14:55qui vous permettent
14:57d'en prendre
14:57plus que 40 centimètres.
14:59Mais je dis à tout le monde
15:00que vous aurez
15:00toujours de l'eau,
15:01toujours de la neige
15:02et toujours du vent,
15:03ce qui sera une bonne nouvelle
15:04l'été,
15:04quand on aura les canicules
15:05et les incendies.
15:06A Trèble,
15:07le chantier
15:07dont je viens de vous parler,
15:08a eu cet été
15:0917 000 hectares
15:10de feu
15:11et en même temps
15:13des canicules.
15:13Pour la maison,
15:15je suis très surpris
15:16de ce qui se passe
15:16et c'est assez simple.
15:18Tout le rez-de-chaussée
15:19est dévasté
15:19et généralement,
15:20il y a une personne
15:21qui reste dans la maison
15:21à l'étage
15:22pour surveiller les animaux,
15:24pour surveiller
15:24qu'on ne pille pas la maison,
15:26pour surveiller
15:26ce qui se passe.
15:27Je propose tout simplement
15:29et je suis en train
15:29de le faire en France,
15:30de basculer
15:31les pièces du rez-de-chaussée
15:33à l'étage.
15:34Il faut à l'étage
15:35avoir au moins
15:35un séjour,
15:37une cuisine,
15:37une chambre,
15:38du chauffage
15:39et de l'électricité.
15:40Pour faire ce travail-là,
15:41c'est excessivement simple.
15:43Il faut prendre
15:44trois coups d'assurance,
15:45c'est-à-dire
15:45trois fois une crue
15:47pour se payer
15:48le transfert à l'étage.
15:50Et ça ne veut pas dire
15:51qu'on abandonne
15:51le rez-de-chaussée.
15:52C'est que le rez-de-chaussée
15:53doit être
15:54beaucoup plus transparent
15:55à l'eau.
15:55Il faut pouvoir,
15:56quand l'eau arrive,
15:57au lieu de fermer les portes,
15:58les ouvrir.
15:58Parce que la grande question
16:00de la vulnérabilité
16:01de la maison,
16:01c'est qu'une fois
16:02que la crue est passée,
16:03c'est ce qui va se passer
16:03là maintenant
16:04pendant trois mois,
16:05il faut que la maison sèche,
16:06donc il faut des matériaux poreux,
16:07il faut que la maison
16:09puisse retrouver une forme
16:11et de se dire
16:12que le rez-de-chaussée,
16:13ça sera peut-être
16:14le séjour d'été
16:15dans lequel vous passerez du temps
16:16quand il fera 50 degrés
16:18au même endroit
16:18à Bordeaux ou à Aiguillon,
16:19ça sera peut-être
16:20l'endroit
16:21où vous rangerez votre bateau.
16:22Parce qu'une fois
16:23que vous êtes à l'étage,
16:24si vous restez une semaine
16:26ou 15 jours,
16:27il faut peut-être
16:27de temps en temps
16:28aller chez le médecin,
16:29il faut peut-être
16:29de temps en temps
16:30aller à l'école,
16:31il faut peut-être
16:31de temps en temps
16:33refaire une alimentation.
16:34Et donc,
16:35je connais des villes
16:35qui ont même mis
16:36des services de bateaux
16:37par temps d'inondations
16:38avec des gens
16:39qui savent piloter les bateaux,
16:40ce qui n'est pas le cas
16:41de tout le monde.
16:41On a perdu quelqu'un
16:43hier, je crois,
16:44qui était en canoë
16:45et qui a été emporté.
16:47Donc, vous voyez,
16:48l'inverse,
16:49vous êtes à l'abri
16:50à l'étage
16:50et vous regardez l'eau
16:52monter dans votre rez-de-chaussée
16:53avec beaucoup moins d'angoisse
16:54et vous restez en contact
16:56avec la nature.
16:57Se faire avec
16:58est tout à fait important.
16:59Parce que c'est vrai
16:59ce que vous expliquez
17:00en détail,
17:01ces quelques centimètres
17:02suffisent.
17:03C'était le cas tout à l'heure
17:03avec Frédéric Principe,
17:05notre éleveur d'Aiguillon
17:06dans le Lot-et-Garonne
17:07qui perd ses 8800,
17:09a-t-il dit,
17:10Poussin,
17:10c'est un drame,
17:11parce qu'il y a très peu d'eau
17:12en réalité.
17:1340 centimètres.
17:14Mais vous vous rendez compte,
17:15on saurait faire
17:16autour de la table
17:17avec, je l'aurai dit,
17:18le maire, le préfet
17:18et l'assureur,
17:19on sait faire le dessin
17:20en une heure,
17:21Jean-François.
17:2240 centimètres.
17:22Et pour la maison,
17:23se dire qu'il faut passer
17:24à l'étage,
17:25ça c'est des sommes
17:26beaucoup plus importantes.
17:27Mais à 50 000 euros
17:28par maison
17:29qu'on diviserait
17:30par un ou deux milliards,
17:31ça fait quand même
17:31quelques maisons
17:32qu'on pourrait démarrer
17:33tout de suite.
17:33Nous sommes en ligne
17:34avec François,
17:34vous nous appelez
17:36Dalby.
17:36François, bonjour.
17:38Oui, bonjour.
17:39Je vous ai eus
17:39il y a une semaine.
17:41Bonjour.
17:46C'est pour dire
17:47que moi,
17:47j'ai soin de 15 ans,
17:48je me répète certes,
17:50mais je veux dire,
17:51je suis ancien
17:51fils d'agriculteur.
17:53Autrefois,
17:53on nettoyait les ruisseaux,
17:55les rivières étaient curées,
17:57on les désensablait,
17:59le sable servait
18:00à la construction,
18:01mais ça permettait
18:02à l'eau
18:02de passer plus facilement
18:04et les niveaux
18:05montaient moins vite.
18:07Donc, maintenant,
18:09bon,
18:09je viens contre les écolos,
18:10mais il faut préserver
18:11la faune,
18:12il faut préserver
18:12la flore,
18:13il faut préserver
18:13les grenouilles,
18:14les tétards,
18:14etc.
18:15On ne nettoie plus
18:16les ruisseaux,
18:17il y a des branches
18:17en travers,
18:18et ainsi de suite.
18:20Tout ça,
18:21je veux dire,
18:21c'est contre-indiqué
18:22pour éviter
18:24la montée des eaux.
18:25Vous dites, François,
18:26qu'il faudrait mieux
18:27entretenir nos paysages
18:28aujourd'hui,
18:29nos sous-bois,
18:30les abords
18:31des rivières,
18:32des cours d'eau
18:33pour essayer
18:34d'endiguer,
18:35pardon pour l'expression,
18:36ces phénomènes.
18:37C'est ce que vous dites.
18:38Oui, oui, oui,
18:38bien sûr.
18:39D'expérience.
18:40D'expérience.
18:41C'est l'expérience.
18:43Voilà.
18:43Donc,
18:44maintenant,
18:45on ne le fait plus
18:46pour les causes
18:46que vous savez.
18:47Il ne faut plus toucher
18:48à cet environnement.
18:50Mais c'est dommage,
18:51c'est dommage
18:52parce qu'il y a des choses
18:54à refaire.
18:54Bon,
18:55après,
18:55les excédents,
18:56on ne pourra pas
18:57les éviter.
18:58Ça,
18:58c'est sûr.
18:59C'était justement
19:00l'intervention.
19:01Très intéressant.
19:02Merci beaucoup,
19:02François,
19:03depuis Albi,
19:04d'être intervenu
19:05avec ce regard
19:06et ce recul
19:06que vous avez
19:07sur les événements.
19:08Éric Daniel Lacombe.
19:10Alors,
19:10il y a la diatribe
19:11contre les défenseurs
19:13de l'environnement.
19:14Je ne sais pas
19:15comment on peut répondre
19:16à ça.
19:17Oui,
19:17c'est à nouveau.
19:18Chaque expression
19:19est toujours une expression
19:21individuelle
19:21qui est une partie
19:22du conflit
19:23que j'essaye
19:23de régler.
19:25Et c'est pour ça
19:25que j'essaye
19:25de mettre autour de la table
19:26tous ceux qui ne sont pas d'accord.
19:27Évidemment
19:28que la sixième extinction
19:30est un sujet important.
19:31Évidemment
19:31que la biodiversité,
19:32c'est ce qui nous permettra
19:33à nous humains
19:34de passer le XXIe siècle.
19:36Évidemment
19:37que la position
19:37qu'ils défendent
19:38est souvent prise
19:39parce qu'il y a eu
19:40des abus,
19:41comme la position
19:42des permis de construire.
19:43Il y a eu tellement d'abus
19:44en France
19:44que je comprends
19:45la position
19:45qui est la leur.
19:46Par contre,
19:47si on n'accepte pas
19:48un dialogue créatif,
19:50eh bien,
19:50on n'avancera
19:50ni d'un côté
19:51ni de l'autre.
19:52À Trèbes,
19:53vous voyez,
19:53une fois qu'on a soustrait
19:54le sol,
19:55qu'on a enlevé
19:596 personnes
19:59et 17 sur le secteur.
20:01Évidemment
20:01que cette grande plage
20:02qui descend vers
20:03le fleuve Haut
20:04va être un endroit
20:06qui n'est pas
20:07contre la biodiversité
20:08parce qu'elle deviendra
20:08zone humide,
20:10zone d'expansion
20:10du fleuve
20:11quand ça monte.
20:12Un nouveau lieu
20:12de baignade,
20:13j'espère,
20:13mais ce n'est pas si simple
20:14de se baigner
20:15dans les fleuves en France,
20:15mais c'est une vraie question.
20:17Un lieu de la pêche,
20:18donc aussi de l'appréciation
20:19de la biodiversité.
20:21Je ne vois pas
20:21pourquoi nous,
20:22les humains,
20:23on ne serait pas
20:23en alliance avec la nature.
20:24La vraie question,
20:25c'est l'arbitrage.
20:27Il voulait 100% de nature
20:29à la place de l'usine.
20:31Mais entendez bien,
20:32le maire,
20:33il avait perdu 2800 emplois
20:34et effectivement,
20:35il est comme vous,
20:36il s'est dit,
20:36c'est quoi ces écolos
20:37qui veulent un parc
20:38au lieu de ma ville ?
20:39Eh bien,
20:39on a trouvé un accord
20:40à 80% pour la nature.
20:42C'est ce qui a sauvé la crue
20:43parce qu'elle est passée,
20:44comme vous le dites,
20:44avec des canaux drainés.
20:47Mais en même temps,
20:47il y avait 20% de la ville
20:49pour y habiter
20:49parce que pour l'instant,
20:51à ma connaissance,
20:52on est toujours
20:529 milliards sur la terre.
20:53Encore un mot avec vous,
20:54Eric Daniel Lacombe
20:56et c'est un sujet passionnant.
20:57Il mériterait des heures
20:58et des heures d'échange
20:59et de témoignage également.
21:01Est-ce qu'il existe
21:02un plan national
21:05de déménagement,
21:06si je puis dire,
21:07de quartier entier,
21:08de lotissement,
21:09d'usine,
21:10parce que tous seront confrontés
21:13un jour ou l'autre
21:14aux catastrophes ?
21:15On y est presque.
21:16Je pense qu'entre les cartes
21:17que fait la Direction Générale
21:18de la Prévention des Risques
21:19ou les cartes que font même
21:20les assureurs
21:21comme la Caisse Centrale
21:21de Réassurance,
21:22on est autour de 20 millions
21:24de personnes
21:25qui vont être obligées
21:26d'avoir une vraie adaptation.
21:27La vraie question,
21:28c'est pour l'instant...
21:2920 millions.
21:2920 millions.
21:30C'est-à-dire,
21:30on va dire un Français sur quatre.
21:32Et il faudra oser dire
21:34qu'il y a des endroits
21:35qui sont inhabitables.
21:36Et d'ailleurs,
21:36les assureurs nous aideront.
21:37Je continue à penser
21:38qu'un assureur
21:40qui vous dit
21:40que ce n'est plus possible
21:41de vous assurer,
21:42ça fera prendre
21:42une prise de conscience évidente.
21:44Moi, j'en ai marre
21:45de voir des raies de chaussée entiers
21:47réparées et assurées
21:48pour changer la télé,
21:49le frigidaire
21:50ou des choses comme ça.
21:51C'est pour ça
21:51que je veux remonter à l'étage.
21:53Et donc,
21:53cette prise de conscience,
21:54elle doit se faire
21:55parce que 20 millions,
21:56c'est à peu près
21:56autant d'habitants
21:57que dans le delta du Bangladesh.
21:59La mer monte,
21:59il va falloir bouger
22:0020 millions de personnes.
22:01Donc, sur ces chiffres-là,
22:02on ferait mieux
22:03de se mettre ensemble
22:03autour de la table
22:04parce que ni l'État,
22:05ni les maires,
22:06ni les communautés,
22:07ni les assureurs ont l'argent.
22:127 euros gagnés
22:12sur la prochaine crue.
22:13Alors,
22:14nous verrons si votre discours,
22:16c'est plus qu'un discours,
22:17votre engagement
22:17fait son chemin.
22:19Merci à vous,
22:20Éric Daniel Lacombe,
22:21d'être venu nous éclairer ce matin.
22:23Merci, Jean-François.
22:23Nous sommes en pleine galère
22:25des inondations.
22:27Bonjour à vous,
22:28Valérie Expert.
22:28Bonjour, Jean-François Acky.
22:29Mettez-vous d'accord
22:30quels sont les sujets du jour ?
22:31Eh bien, écoutez,
22:32avec Félix Mathieu,
22:34on va s'intéresser
22:35au problème
22:37du cyberharcèlement
22:38par des parieurs.
22:40Figurez-vous
22:40que quand on joue en ligne,
22:41on peut parfois s'énerver
22:43quand on perd
22:44et les athlètes
22:45sont directement harcelés.
22:47Donc,
22:47on aura le patron
22:48de Betteclic avec nous
22:50qui va nous expliquer
22:51un petit peu
22:52le système
22:53qui a été mis en place.
22:54Donc,
22:54appelez-nous
22:55si vous jouez en ligne,
22:56si vous sentez
22:57que vous perdez vos nerfs
22:58de temps en temps.
22:59On parlera peut-être aussi
22:59de l'addiction au jeu
23:01qui peut être dangereuse.
23:02Et puis,
23:03évidemment,
23:03encore et toujours
23:04à la une de l'actualité,
23:05la mort de Quentin à Lyon
23:06et deux assistants parlementaires
23:08de Raphaël Arnaud
23:09mises en cause.
23:10Ça pose un certain nombre
23:12de questions
23:12sur ses assistants parlementaires
23:15et sur la responsabilité
23:16des LFI 0826 300 300.
23:19On vous attend.
23:20Bonne émission.
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