- il y a 7 semaines
Avec Bruno Bartoccetti (responsable de la zone Sud du syndicat UN1TÉ Police), Richard Schieven (adjoint à la mairie de Nîme délégué à la sécurité) et Xavier Gibold (pharmacien sur le parvis de la gare SNCF de Clermont-Ferrand)
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquili.
00:059h33, c'est l'heure du débat, violence, homicide, narcotrafic.
00:11Sommes-nous en insécurité partout en France ?
00:15Et sans exception, regardez ce qui s'est passé sur le cours Napoléon à Ajaccio en Corse
00:21avec cette personne qui menaçait avec un couteau et a dû être tuée par la police.
00:29Un meurtre ou un assassinat toutes les 8h en moyenne, alors que l'année s'achève,
00:33le visage de l'hyperviolence en France précise.
00:38Le service statistique du ministériel de la Sécurité Intérieure,
00:41rattaché à la direction générale de la police nationale, la DGPN,
00:45a pour mission de recenser ces homicides, y compris les coups et blessures volontaires suivis de morts.
00:51Et le chiffre brut qu'il livre pour les 12 derniers mois dans sa publication Interstat
00:56recense 1268 faits, c'est considérable, une hausse de 8% sur l'année,
01:05tous les jours les 365 consécutifs.
01:08Bonjour à vous Bruno Bartosetti, bonjour et bienvenue.
01:13Bonjour, merci de m'avoir invité.
01:14Vous êtes responsable de la zone sud du syndicat Unité Police.
01:19Bruno Bartosetti, vous le constatez, vous, cet état de la situation, de la violence,
01:29elle gagne tous les pays, toutes les contrées, toutes les villes,
01:34il n'y a pas d'exception en France.
01:36Oui, alors il n'y a pas d'exception, évidemment je le constate,
01:40et comme je suis un vieux flic, je peux faire des comparaisons.
01:44Mais oui, un vieux flic, voilà.
01:47Mais jeune, jeune, mais vieux de la police.
01:50On va dire aguerri, d'expérience.
01:51Allez, on va dire aguerri, je vais le retenir, je vais retenir plutôt cette expression.
01:55Je peux comparer humblement aussi avec les délits et les crimes
01:59qui étaient recensés il y a 10, 15, 20, 30 ans.
02:03Et ça, c'est un fait.
02:04Donc on n'est pas dans un sentiment d'insécurité,
02:07d'ailleurs ce n'est pas ainsi que vous le développez.
02:08On est vraiment dans des situations très très lourdes.
02:11Vous savez, les agressions au couteau, les tentatives d'homicide,
02:15les homicides, les violences.
02:16C'est tous les jours.
02:17C'est tout le temps, mais c'est tous les jours.
02:20Bien sûr que c'est tous les jours, mais c'est très très régulièrement.
02:22Je ne peux pas ramener ça à la...
02:25Comment dirais-je, comment je pourrais comparer
02:27un refus d'obtempérer toutes les 20 minutes ?
02:29Mais une agression au couteau, je crois que vous en avez en France,
02:32vous en avez toutes les 10 minutes,
02:34violences familiales comprises, bien sûr.
02:37Mais vous voyez, c'est quand même très très lourd.
02:39Et si on va plus loin, pour ceux qui sont dubitatifs,
02:43vous en avez certains qui vont dire
02:44que vous avez autant de délinquances, de délits et crimes
02:47qu'il y a 30 ans, sauf que vous avez deux schémas importants.
02:50Le premier, c'est que vous avez de nombreux délits
02:53qui ne sont plus comptabilisés ainsi,
02:55qui sont retenus comme contraventionnels.
02:58Et puis vous avez aussi tout ce qui est lié au narcotrafic.
03:01Et bien évidemment, vous avez ces bandes organisées
03:05qui finalement, dans les ventes de stupéfiants,
03:07n'entraînent pas forcément des dépositions de plainte.
03:09Donc la délégance est très présente.
03:11Et par rapport au narcotrafic, parce que c'est souvent le cas,
03:13on enregistre quand même, on recense nettement plus d'homicides volontaires
03:18qu'il y a bien sûr 20 ou 30 ans dans notre pays.
03:20Le vieux flic d'expérience que vous êtes,
03:24passez-moi l'expression, Bruno Bartosetti...
03:26On s'est manqués les prises.
03:27Oui, mais est en mesure de nous dire que c'était différent avant.
03:32Je suis moi aussi d'une certaine génération,
03:34pour ne pas vous cacher la vérité.
03:36Et je constate moi aussi,
03:39parce que même si jadis il n'y avait pas les chaînes d'info continue
03:42et encore moins les réseaux sociaux,
03:44il y avait quand même l'actualité dans les grands journaux.
03:47Il y avait la presse quotidienne que nous achetions matin et soir
03:51qui relatait l'effet d'hiver, comme on disait avant.
03:55Ce n'était pas comme ça, on est d'accord.
03:57Tous ceux qui nous disent que le nombre n'a pas,
03:59effectivement vous l'avez évoqué à l'instant, n'a pas progressé.
04:02Non, le climat était différent.
04:04Le climat était vraiment différent.
04:06Et je ne suis pas d'une nature sombre,
04:07je suis vraiment dans un regard...
04:09J'essaye, bon c'est difficile parce que je suis dans la profession,
04:12mais j'essaye d'être le plus objectif possible.
04:14Et je vous confirme, de par mon expérience sur le terrain,
04:17qu'on n'avait pas la même délinquance.
04:19Il n'y avait pas la même violence.
04:22Le soir, deux, trois filles ensemble pouvaient sortir sans crainte
04:26et dans de nombreuses villes.
04:29Je vois qu'aujourd'hui, c'est très difficile pour elles.
04:33Elles ont peur d'être agressées.
04:34Vous avez cette violence qui est faite à l'endroit des personnes âgées.
04:37Si on sécurise au maximum les résidences, les immeubles, les maisons,
04:41ce n'est pas pour rien.
04:42Il n'y avait pas des home-jacking comme aujourd'hui.
04:43Il n'y avait pas une multitude d'agressions parfois gratuites,
04:47mais juste seulement gratuites.
04:49C'était évidemment qu'il y a toujours eu les gendarmes et les voleurs.
04:53Mais ce n'était pas aussi violent.
04:54Vraiment, ce n'était pas aussi violent.
04:55Alors, beaucoup de Français, Bruno Bartosetti,
04:58ont le sentiment que les délinquants n'ont plus peur
05:03ni de la police ou des gendarmes, ni de la justice.
05:06Est-ce un problème de loi, de sanctions,
05:09on va dire de décisions politiques à vos yeux ?
05:13Les décisions politiques, bien sûr.
05:15C'est-à-dire qu'il faut avoir ce courage.
05:17D'abord, il faut accepter le constat
05:19et de dire, voilà, aujourd'hui, nous sommes dans l'impasse.
05:23Nous sommes dans un gouvernement, quel qu'il soit,
05:26depuis X années, nous n'y arrivons pas.
05:27Donc, il faut faire preuve d'humilité et le dire.
05:30Et évidemment,
05:31que la peur du gendarme n'existe pas.
05:33Aujourd'hui, c'est le policier ou le gendarme
05:35qui demande à son fils de ne surtout pas parler
05:38de la profession de papa ou de maman.
05:40Alors, je veux dire, c'est pas qu'on voulait être craint
05:44dès qu'on voyait un policier
05:45et se mettre au garde-à-vous devant lui.
05:46Mais aujourd'hui, il n'y a évidemment pas cette crainte-là.
05:49Tiens, je prends un exemple.
05:50Alors, très parlant, dans les années 80,
05:54eh bien, le policier rentrait chez lui en tenue, seul.
05:57Voilà.
05:58Aujourd'hui, vous imaginez un policier
05:59rentrer seul en tenue chez lui ?
06:00Il s'agressait.
06:01C'est impossible.
06:02Il s'agressait.
06:02Il se fait lui-même agresser.
06:04Et il met sa famille en danger.
06:05Vous imaginez dans quel climat on vit ?
06:07C'est-à-dire que c'est le policier qui n'aura pas peur.
06:09Nous sommes courageux, nous sommes professionnels.
06:11Mais nous savons que nous avons ce risque-là.
06:13Et c'est évident qu'aujourd'hui,
06:15quand on n'a pas peur, finalement, de sa police,
06:18en France, lorsqu'on les considère comme des adversaires,
06:21comment voulez-vous qu'on se comporte dans une société
06:23face à une personne vulnérable
06:25que l'on pourrait dépouiller de son argent ou de ses bijoux ?
06:29Bruno Bortosetti, prenons en cas d'école le parquet de Paris
06:32qui ouvre une enquête après, vous savez, ces insultes anti-police.
06:35Ça a fait le tour des réseaux sociaux tenus par un influenceur algérien
06:41du nom de Madi Bé, dans cette vidéo TikTok très virale
06:45qui a été tournée au Châtelet-Léal,
06:47où il insulte les policiers, l'Algérie,
06:50qui d'ailleurs avait refusé de reprendre cet individu
06:52de 29 ans qui était sous OQTF,
06:56condamné en janvier à 8 mois de prison pour apologie du terrorisme.
07:00Alors il se balade dans la rue, il insulte les policiers,
07:02met ça en réseau.
07:03Alors heureusement que le parquet de Paris ouvre une enquête
07:05parce qu'il y a eu un signalement pharos du ministère de l'Intérieur.
07:08On en est réduit là, c'est-à-dire que vous pouvez insulter la police,
07:13publier en ligne des horreurs, y compris être soi-même au QTF
07:18et on va dire ennuyer le monde pour ne pas dire autre chose.
07:21Et vous en êtes réduit, quand je dis vous, ce sont les autorités,
07:24à interpeller une plateforme qui doit saisir la justice.
07:28Il n'y a pas un petit problème quand même d'institutionnel
07:33ou de fonctionnement des lois ici, en France, Bruno Bartosetti ?
07:37Un gros problème, et on a employé le terme l'impasse,
07:40nous sommes dans l'impasse.
07:41Et tout à l'heure, vous me parliez des textes et des lois.
07:43Vous connaissez ce cas, vous êtes au courant de ce cas.
07:46Bien sûr, mais ce n'est pas le seul.
07:48Mais ce n'est pas le seul.
07:49Parce que lui, voilà exactement, lui il est médiatisé,
07:52enfin dans les réseaux sociaux, on le connaît,
07:55mais ce n'est pas le seul, c'est notre fréquentation aujourd'hui
07:58dans les CRA, il est passé par un centre de rétention administratif.
08:02Il n'y a pas de problème pour eux, puisqu'ils savent de toute façon
08:04qu'ils ne vont pas repartir en Algérie,
08:06puisque la crise diplomatique entre l'Algérie et la France,
08:10elle est connue par nous tous.
08:14Donc on sait qu'il ne va pas être reconduit, lui le premier,
08:16et puis de toute façon ça lui permet ainsi de faire le buzz.
08:18Et quand je parlais des CRA, un centre de rétention administratif,
08:22il y a 20 ans, il n'y a rien de péjoratif
08:25dans ce que je veux dire, vous n'aviez que des vieux Chibani
08:27qu'on reconduisait ou pas à la frontière,
08:30mais vous avez aujourd'hui la moitié, ce sont des voyous dangereux.
08:34Et nous sommes nous-mêmes exposés,
08:36parce qu'un centre de rétention administratif,
08:37ce n'est pas un centre pénitentiaire,
08:40et nous sommes exposés, vraiment exposés.
08:44Donc les lois, elles existent, mais on ne peut pas les appliquer
08:46dans le cadre des violences,
08:48ou en tout cas quand c'est appliqué, c'est souvent avec du sursis.
08:51Et quand on veut reconduire à la frontière,
08:53en tout cas dans son pays d'origine,
08:55un individu en situation irrégulière,
08:57nous n'y arrivons pas.
08:58Donc ça veut dire qu'aujourd'hui,
08:59nous sommes complètement, finalement,
09:03pris dans les tenailles d'une France
09:06qui ne peut pas débloquer cette situation.
09:08Et qui doit, pour conclure avec vous,
09:10Bruno Bartosetti,
09:11peut-être cette France,
09:12on verra qui sera aux manettes dans deux ans,
09:15mais prendre, dans un an et demi,
09:17prendre des décisions politiques
09:19qui s'imposent.
09:21Enfin, peut-être à vous faire preuve
09:23d'un peu de courage,
09:24si je puis dire.
09:25Oui, il faut avoir ce courage politique.
09:28Réalisme.
09:29Oui, ils sont dans la...
09:31Ils sont, si vous voulez,
09:33je dis, depuis 40 ans,
09:34ils sont très réalistes,
09:35mais il manque de courage politique.
09:37Et est-ce que ça va changer ?
09:38Écoutez, j'ai le droit de...
09:40Malheureusement, ne m'en veuillez pas
09:41de douter un peu,
09:42parce qu'il faut ce courage politique intérieur,
09:45et puis il faut surtout
09:46une force de politique internationale.
09:47Et là, c'est un sujet
09:49qui me dépasse un peu,
09:50mais j'espère...
09:51Allez, je vais quand même
09:52rester sur une note optimiste.
09:53J'espère quand même
09:54qu'on va avancer,
09:56parce que ce n'est plus possible
09:57aujourd'hui de vivre
09:57dans cette situation en France.
09:59Vous avez le droit de réveillonner,
10:01Bruno Bartosetti ?
10:02Oui.
10:03Vous allez réveillonner ?
10:04Ah, écoutez...
10:04Non ?
10:05Mais bien sûr,
10:05je vais souhaiter la bonne année
10:06à tous mes amis,
10:07avec beaucoup d'optimisme,
10:08et le réveillon,
10:09je le célébrerai,
10:11comme tous les ans,
10:11avec cette force et cette énergie
10:14pour que ça aille mieux
10:14dans les années à venir.
10:16Allez, joyeux Noël !
10:17À vous,
10:18à tous vos collègues,
10:19femmes et hommes courageux
10:21qui assurent la sécurité publique,
10:23à vous,
10:23Bruno Bartosetti,
10:25je rappelle,
10:26responsable de la zone sud
10:27du syndicat Unité Police.
10:30Merci à vous
10:31pour cet échange.
10:33Nous restons ensemble
10:34sur cette thématique.
10:36C'est 72%,
10:37c'est un sondage CSA,
10:39des Français
10:39qui ne se sentent en sécurité
10:41nulle part.
10:42À tout de suite
10:43pour la suite
10:43de notre débat
10:44de la vérité en face.
10:45Le Grand Matin Sud Radio,
10:48la vérité en face,
10:50Jean-François Aquili.
10:519h46 minutes
10:52sur Sud Radio,
10:54le débat
10:54sur l'insécurité.
10:57Je rappelle,
10:58ce sondage CSA,
10:5972% des Français
11:00qui ne se sentent
11:02en sécurité
11:02nulle part.
11:04Désormais,
11:05cela gagne
11:06toute la France,
11:07que ce soit les...
11:08Il y avait les grandes métropoles,
11:09il y avait Paris,
11:10la capitale et le reste.
11:11Et puis,
11:11désormais,
11:12toutes les villes moyennes,
11:13les petites villes
11:14et désormais nos campagnes
11:15qui sont confrontées
11:17à une forme d'insécurité.
11:19Il ne s'agit plus
11:19d'un sentiment
11:20depuis très longtemps.
11:21Il faut arrêter
11:22de raconter
11:23qu'il y a un sentiment
11:24d'insécurité.
11:24C'est une réalité.
11:26Allez,
11:27nous sommes à Nîmes
11:29à présent
11:29où un couvre-feu
11:31est en place
11:31depuis juillet
11:33contre l'insécurité.
11:35Est-ce que cela fonctionne ?
11:37Nous sommes avec vous
11:38Richard Skiéven.
11:39Bonjour.
11:41Oui,
11:41bonjour monsieur.
11:42Vous êtes adjoint
11:43à la mairie de Nîmes
11:45délégué à la sécurité.
11:48Expliquez-nous
11:48le principe
11:50de ce couvre-feu
11:51à Nîmes.
11:53Oui.
11:53Donc,
11:54le maire de Nîmes
11:55a pris cette très belle initiative
11:57d'un arrêté
11:58de couvre-feu
11:58mi-juillet
12:00à la suite
12:02d'événements
12:02de conflits armés
12:04entre les narcotrafiquants
12:06qui se sont perpétrés
12:08fin juin
12:09début juillet
12:09notamment dans les quartiers
12:11périphériques
12:12quartier ouest
12:12et quartier est.
12:13Donc,
12:14cet arrêté municipal
12:15vous disiez
12:16qu'il était encore
12:17en activité
12:17donc c'est totalement faux.
12:19Donc,
12:19cet arrêté municipal
12:20de couvre-feu
12:21prescrivait
12:22l'interdiction
12:23aux mineurs
12:24de moins de 16 ans
12:25non accompagnés
12:26de paraître
12:27sur la voie publique
12:28de 21h
12:28à 16h du matin.
12:30Voilà.
12:30Donc,
12:31cet arrêté a été pris
12:31pour une durée
12:32de 15 jours
12:33renouvelables
12:33et c'est pour cela
12:34que le maire de Nîmes
12:35a prolongé
12:36à trois reprises
12:37ce couvre-feu
12:39jusqu'à fin septembre.
12:40D'accord,
12:40c'était une expérience
12:42pendant la fin de l'été.
12:43Tout à fait.
12:44D'accord.
12:44Tout à fait.
12:45Oui,
12:45ce couvre-feu
12:46durant toute cette période
12:48a été,
12:49il faut le dire,
12:49une vraie réussite,
12:51une vraie satisfaction
12:51puisque la population
12:53qui était prévue,
12:55justifiée
12:56dans cet arrêté municipal
12:58a été très impliquée,
13:00très coopérante,
13:01notamment pour garder
13:02les mineurs à domicile,
13:04évitant que ces mineurs
13:05soient à nouveau
13:05des cibles
13:06des narcotrafiquants
13:08ou voire même
13:09afin d'éviter
13:12qu'ils soient employés
13:13par ces mêmes individus
13:15sur ces lieux de trafic.
13:16Richard,
13:17est-ce que vous disposiez
13:18des forces,
13:19pardonnez-moi,
13:19des forces de police
13:20suffisantes,
13:21j'imagine,
13:22la municipale est impliquée
13:23également
13:23pour faire respecter
13:25ce coup de travail ?
13:26Ce qu'on dit,
13:26c'est toujours
13:27manque d'effectifs
13:28et puis irrespect,
13:29ce qui est réel,
13:30des forces de sécurité,
13:31est-ce que ça a été
13:33pour vous efficace ?
13:35Alors,
13:36ça a été efficace ?
13:36C'est d'effectifs.
13:37Oui,
13:38voilà,
13:38tout à fait,
13:39je vais le dire.
13:40vous savez,
13:40à partir du moment
13:41où le maire
13:42ou même un préfet
13:43prend un arrêté,
13:45si vous n'avez pas
13:46suffisamment de force
13:47pour le mettre
13:48en application
13:48et pour contrôler tout ça,
13:50donc il est inutile
13:51d'en prendre un.
13:52Donc,
13:52effectivement,
13:53l'association
13:54de la police nationale,
13:56de la police municipale,
13:57mais aussi
13:57des unités de force mobile
13:59qui sont venus en renfort
14:00pendant toute cette période,
14:03notamment les CRS
14:04et les escadrons
14:06de Gendarmerie,
14:07ont permis
14:07de maintenir
14:08une vraie tranquillité
14:09dans ce secteur,
14:10dans les secteurs concernés
14:12et de contrôler,
14:14effectivement,
14:14les dispositions
14:15de ce couvre-feu.
14:17Donc,
14:17ça,
14:17c'était efficace.
14:19Je vais vous dire pourquoi.
14:20Parce que seulement
14:21six mineurs
14:23ont été interpellés
14:25durant cet été
14:26car ils se trouvaient
14:28sur des points de deal
14:29et ils ont fait l'objet
14:30d'une procédure judiciaire
14:32et donc,
14:33ils se trouvaient
14:33sur des points de deal
14:34au-delà de 21 heures
14:35sur la voie publique.
14:37Voilà,
14:38donc cet arrêté,
14:39c'est une vraie réussite,
14:39il faut le dire.
14:40Est-ce que vous estimez
14:41qu'un couvre-feu,
14:42c'est une mesure forte
14:43quand même,
14:44est-ce que vous assumez
14:46que ce soit là
14:46l'idée,
14:47que ce soit le signe
14:48que l'État,
14:49eh bien,
14:49n'arrive plus
14:50à faire respecter
14:52l'ordre républicain
14:53autrement ?
14:55Disons que c'est compliqué,
14:57donc tout le monde le sait.
14:58Vous savez,
14:58si réellement
14:59on avait
15:01toutes les mesures
15:04et toutes les idées
15:05pour
15:06réduire
15:09tous ces mots,
15:11bien évidemment,
15:12que ce soit le maire
15:13comme le préfet
15:14ne serait pas en mesure
15:16de prendre
15:16des mesures
15:17aussi drastiques.
15:18Ça,
15:18c'est certain.
15:19Mais je veux revenir
15:21donc sur l'implication,
15:23donc l'association
15:24de l'État
15:25et de la municipalité
15:26ont fait en sorte
15:27effectivement
15:28que sur Nîmes
15:28ce couvre-feu
15:29a été une vraie réussite.
15:31Et si au demeurant
15:32des faits de ce type
15:33venaient à nouveau
15:34à se reproduire sur Nîmes,
15:36tir donc destiné
15:37à blesser
15:38ou à tuer,
15:39M. le maire
15:40est en droit
15:41de reprendre
15:42un arrêté de ce type.
15:44D'ailleurs,
15:44il l'a dit
15:45à plusieurs reprises
15:45dernièrement,
15:47il garde sous le coup
15:48de la possibilité
15:49de prendre
15:49un nouvel arrêté.
15:50Oui,
15:50et sachant que
15:51c'est facile à comprendre
15:53Richard Skiven
15:54pour conclure,
15:56ce type d'arrêté
15:57ne peut pas être
15:57permanent.
15:59Imaginons
15:59toutes les villes
16:00de France
16:01qui mettraient
16:02un couvre-feu,
16:03il n'y aurait jamais
16:04assez de policiers
16:05pour le faire respecter
16:05au niveau national.
16:06C'est un peu ça l'idée.
16:07Oui,
16:08voilà,
16:09donc bien évidemment,
16:10un arrêté comme celui-ci
16:12ne peut être pris
16:13que sur une périodicité,
16:16pas d'une façon générale
16:18sur l'ensemble de la ville,
16:20mais sur des secteurs
16:21bien délimités.
16:23Donc,
16:23vous avez tout à fait raison.
16:24le maire de Nîmes
16:27garde sous le coude
16:28effectivement la possibilité
16:29de prendre un nouvel arrêté
16:32si réellement
16:32on devait avoir
16:33des conflits armés
16:34à nouveau
16:34dans nos quartiers périphériques.
16:38En tous les cas,
16:38c'est là l'exemple.
16:39Merci à vous,
16:40Richard Skiven.
16:41Avec plaisir.
16:41Merci infiniment
16:42pour ce récit
16:44d'une expérience,
16:46on va dire,
16:47objectivement positive
16:48qui peut permettre
16:49ponctuellement
16:50de régler
16:50certains problèmes
16:52d'insécurité
16:53à Nîmes.
16:54Richard Skiven,
16:54je rappelle,
16:55adjoint à la mairie
16:55de Nîmes,
16:57délégué en charge
16:58de la sécurité.
17:00Nous sommes
17:00à Clermont-Ferrand
17:02à présent
17:02où nous vous retrouvons.
17:04Bonjour,
17:05Xavier Gibolle.
17:06Bonjour.
17:07Oui, bonjour.
17:08Vous êtes, vous,
17:09pharmacien
17:10à Clermont-Ferrand.
17:12Où est-ce que
17:13vous vous trouvez ?
17:14Parvis de la gare
17:15SNCF de Clermont.
17:18Et bien qu'il y a
17:20un petit problème
17:20de deal
17:22même un gros problème
17:23de deal,
17:24je dirais,
17:25auquel vous êtes
17:25confronté,
17:26Xavier Gibolle.
17:27Qu'est-ce que vous dites
17:29il faut,
17:30au fond,
17:31de la présence policière ?
17:33Ah oui, tout à fait.
17:34Nous, c'est comme ça
17:34qu'on vit mieux
17:36actuellement
17:36parce qu'effectivement,
17:38on a eu,
17:39depuis le début de l'année,
17:40cinq décès
17:41coup sur coup
17:42sur ce point de deal
17:44juste à côté de la gare.
17:45Cinq ?
17:45Et la solution,
17:46oui,
17:46cinq décès,
17:48cinq règlements de compte
17:49de dealers entre eux
17:51et la solution est venue
17:53de l'installation
17:54de la présence policière
17:55permanente
17:56sept jours sur sept
17:58H24.
17:59Racontez-nous un petit peu
18:00parce que vous,
18:00vous étiez,
18:01j'imagine,
18:01aux premières loges,
18:02il y a du trafic tout le temps,
18:04de turnover,
18:06de clientèle,
18:07enfin,
18:07comment ça se passe ?
18:08C'est ça,
18:08nous,
18:08on a eu la malchance
18:09d'avoir l'installation
18:10d'un point de deal
18:11à ciel ouvert
18:12au milieu de la rue.
18:13Ils ont pris possession
18:14d'un quartier entier,
18:15notre quartier,
18:16et ils dealaient
18:17en permanence
18:18toute la journée
18:19avec des pointes
18:21le soir
18:22où ils étaient
18:22plus d'une trentaine
18:23de dealers
18:23à vendre
18:25non-stop,
18:26sachant que la préfecture
18:28avait estimé
18:28à peu près
18:29à 700 clients par jour
18:30qui naissent
18:31à provisionner
18:31sur ce point de deal.
18:32700 clients jour,
18:33c'est gigantesque.
18:35C'est ça,
18:35tous étaient concentrés
18:36au même endroit.
18:37Tous au même endroit.
18:38Xavier Gibold,
18:38est-ce que vous dites
18:40qu'il faut
18:41une présence policière
18:42permanente,
18:44c'est-à-dire que ça ne s'arrête
18:45jamais, au fond.
18:47Même si les points de deal
18:49sont, on va dire,
18:51démantelés momentanément,
18:53il faut que les policiers
18:54restent,
18:55ce qui quand même
18:55pose un problème compliqué
18:57parce qu'il faut
18:57donner des effectifs
18:58pléthoriques
18:59dans tout le pays.
19:00Ah oui.
19:01Alors pas forcément
19:02qu'ils restent en permanence.
19:03Nous, oui,
19:03on a dû passer
19:04par cette option-là
19:05parce que les dealers
19:06avaient pris possession
19:07de la voie publique.
19:08On était chez eux
19:08et plus chez nous.
19:09Donc pour reconquérir
19:10le territoire,
19:11la seule solution
19:11était de mettre
19:12la force de l'ordre
19:13en permanence.
19:14Après, on espère
19:15que dans une vie normale,
19:16on n'ait pas besoin
19:16d'un policier
19:17à chaque coin de rue.
19:19On ne peut pas, ça.
19:20Mais dans les points de deal
19:21qui sont trop installés,
19:22c'est la solution.
19:23Quand vous demandez
19:24plus de policiers
19:25pour casser
19:26ces points de deal,
19:28est-ce que cela signifie
19:29que vous avez encore
19:30confiance dans l'État
19:31ou est-ce qu'il y a
19:33peut-être un sentiment
19:34d'abandon
19:35dans cette histoire ?
19:38Au début,
19:38on a eu un sentiment
19:39d'abandon.
19:40Après, une fois que l'État
19:41a repris les choses en main,
19:42ça allait mieux.
19:43Après, je tiens
19:44peut-être à clarifier,
19:46on n'a pas besoin
19:46non plus d'un effectué.
19:47Nous, il ne sont que
19:48trois policiers.
19:49D'accord.
19:51Parce qu'en fait,
19:52la voiture de police
19:52s'est stationnée
19:53sur le point de deal
19:54et comme les policiers
19:56sont là,
19:56il n'y a plus de clients.
19:57Et sans clients,
19:58il n'y a plus de dealers.
20:00Tout simplement.
20:01Donc, on n'est pas
20:01dans un système
20:02de répression à outrance.
20:04Il y a trois policiers
20:04en faction H24.
20:07Alors, malheureux pour eux
20:07parce qu'ils ne font
20:08rien de la journée
20:08à part rester en statique.
20:10mais ça suffit
20:11à supprimer le point de deal.
20:12Donc, on n'a pas besoin
20:13non plus d'avoir
20:14une compagnie entière
20:15de CRS déployée
20:15dans le quartier.
20:16Vous voyez,
20:17une voiture de police,
20:17ça suffit.
20:18Il y a l'insécurité
20:19pour conclure,
20:20Xavier Gibault.
20:20Vous êtes commerçant,
20:21vous êtes pharmacien.
20:22C'est un commerce
20:23qui compte
20:24dans le paysage urbain.
20:26Les autres commerçants,
20:27si je puis dire,
20:28ils ont eu à souffrir
20:29également de ce point de deal.
20:31la clientèle,
20:33j'imagine,
20:33avait peur,
20:34non, tout simplement ?
20:34Oui, oui.
20:35Au plus dur de la situation,
20:38plus personne passait
20:38par le quartier.
20:39Donc, tous les commerces,
20:40quel que soit leur type,
20:41étaient impactés
20:41parce qu'on n'avait plus
20:42de clients qui venaient
20:44régulièrement.
20:46Tout le monde évitait le quartier.
20:47Donc, on a perdu
20:48une grosse partie
20:49du tissu commercial
20:50du secteur.
20:50Oui, bon,
20:52en tout cas,
20:53merci, Xavier Gibault.
20:54Je vous souhaite
20:54bonne chance.
20:56J'espère que
20:57le dispositif
20:59sera encore efficace
21:00et que vous pourrez
21:01être, on va dire,
21:03en sécurité.
21:04Je rappelle,
21:05vous êtes pharmacien
21:05sur le parvis de la gare
21:06SNCF de Clermont-Ferrand.
21:09Merci pour ce témoignage
21:09qui est important
21:10parce que ça raconte
21:11ce que nous vivons tous
21:13au quotidien
21:14et partout en France.
21:16Je rappelle,
21:16Clermont-Ferrand,
21:17quand même,
21:17une ville tranquille,
21:18sympa
21:19et des points de deal
21:20quand même.
21:21Avec ses 700 clients
21:22au jour,
21:23ce fut le pic
21:23et une présence policière
21:25qui a permis
21:25de réguler cela.
21:26Merci, Xavier Gibault.
21:27Bonne joyeux Noël
21:29à vous, quand même.
21:30Merci.
21:30Bonne fête de fin d'année.
21:31Merci à vous.
21:32Merci pour ce témoignage
21:33sur l'enseigne de Sud Radio.
21:35Allez, le gagnant
21:35de notre jeu,
21:37John,
21:38vous me l'avez glissé
21:39dans l'oreille
21:39et j'ai déjà...
21:40Laetitia,
21:42elle habite
21:42dans le Nord-Pas-de-Calais.
21:44Laetitia,
21:45dans le Nord-Pas-de-Calais.
21:46Bravo à vous.
21:48C'est vous.
21:48Merci, John.
21:49Heureusement que vous êtes là.
21:50J'essaye.
21:51C'est toujours une réussite.
21:53Vous avez gagné
21:53cette Monte Kelton
21:55Villa Silver Blanche.
21:56Magnifique.
21:57Magnifique cadeau
21:58qui tombe à pic
21:59à l'avant-veille de Noël.
22:01Bravo, Laetitia,
22:02dans le Nord-Pas-de-Calais.
22:03Vous continuez
22:04de jouer toute la journée
22:05jusqu'au 25 décembre
22:06dans le Grand Sapin
22:07de Noël Sud Radio.
22:09Bonjour, Valérie Expert.
22:10Bonjour, cher Jean-François.
22:12Quand on entend Kelton,
22:14ça nous ramène
22:14des années en arrière.
22:16Salut les boomers.
22:17Absolument.
22:18Ça revient à la mode.
22:20Complètement.
22:20La marque est relancée.
22:22C'est formidable.
22:23C'est reparti.
22:24Bon, Valérie.
22:25Écoutez,
22:26on va parler
22:26de cette cyberattaque
22:27à la poste.
22:29Nos cadeaux seront-ils
22:30livrés à temps ?
22:32Et puis surtout,
22:32sommes-nous
22:33totalement démunis
22:34face à ces cyberattaques ?
22:36On attend vos réactions.
22:38Racontez-nous
22:39votre expérience.
22:39Certains ont fait la queue
22:40à la poste hier
22:41pendant plusieurs heures.
22:42On va revenir
22:43sur les propos
22:44de certains élus
22:46LFI,
22:46Alidhiara Diouara
22:49qui traite le docteur
22:50Wargon de génocidaire
22:51pendant qu'Éric Coquerel
22:52lui désapprouve
22:53la méthode du Hamas
22:54le 7 octobre.
22:55Je ne suis pas tout à fait
22:56d'accord avec la manière
22:57dont ils ont procédé.
22:59On va revenir
22:59sur ces propos.
23:00Peut-être que vous avez...
23:01Pas tout à fait d'accord.
23:02Non.
23:02Vous avez peut-être vu
23:03Emmanuel Macron
23:04qui faisait des pompes
23:05avec Thibaut InShape
23:07à Abu Dhabi.
23:09C'est étonnant.
23:09Alors, il ne faut pas
23:10se servir des réseaux sociaux.
23:11Haro sont les influenceurs.
23:13Néanmoins,
23:13le président,
23:14lui, il a le droit.
23:15Et puis le budget,
23:16reprise et débat en janvier.
23:18On en parle
23:19dans un instant
23:19avec vous.
23:20Bonne émission.
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