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  • il y a 9 minutes
Avec Raphael Glucksmann, député européen Place publique

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-02-19##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07Jean-François Aquili, l'invité politique, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est Raphaël Glucksmann,
00:13le député européen de Place Publique, leader évidemment de la gauche.
00:16Bonjour Raphaël Glucksmann.
00:17Bonjour.
00:18La gauche, dont vous êtes l'un des représentants, doit-elle définitivement couper le lien avec la France insoumise après
00:25le drame de Lyon ?
00:26J'ai toujours eu une position très claire et je vais la redire ce matin.
00:32Nous ne pouvons faire aucune alliance électorale avec la France insoumise.
00:39Nous n'allons pas faire d'alliance avec Jean-Luc Mélenchon.
00:44Il y a entre nous trop de différences, trop d'oppositions, trop de contradictions.
00:52Et ça fait longtemps que j'insiste sur cela.
00:55Mais la brutalisation du débat public est un danger mortel pour la démocratie.
01:01Et la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon, depuis des semaines et des mois, ne font que cela.
01:09Brutaliser le débat public, publier des listes d'ennemis, accuser X et Y d'être des génocidaires, des fascistes, des
01:21ennemis à combattre.
01:22Et je ne veux pas cela pour mon pays.
01:26Oui, donc 2024 c'est fini.
01:29Parce que reconnaissez que pour les législatives à l'époque...
01:32C'est fini.
01:33Il y a eu des accords.
01:34Il y a eu des accords.
01:37Il y avait une situation d'urgence créée par la dissolution du Président de la République.
01:47Il fallait choisir une forme de hiérarchie des périls.
01:50Et ce qui était immédiat, c'était le risque d'une prise du pouvoir par le Rassemblement National.
01:55Mais moi, le 9 juin au soir, je me suis fait une promesse absolue.
02:00Et cette promesse, je la tiendrai.
02:03C'est de ne jamais plus me retrouver dans cette situation-là.
02:06Et tout ce que j'ai fait depuis, c'est de construire le fait que nous ne nous trouverons plus
02:13dans cette situation.
02:15Et qu'il n'y aura plus d'accords politiques avec cette force qu'est la France insoumise et avec
02:21Jean-Luc Mélenchon.
02:23Nous allons le combattre politiquement et nous allons gagner politiquement.
02:29Parce qu'une majorité écrasante des électrices et des électeurs de gauche dans ce pays,
02:34des citoyens qui se reconnaissent dans les principes de la gauche démocratique,
02:38une majorité écrasante est d'accord avec nous et rejette cette brutalisation permanente,
02:43rejette cet aplatissement permanent devant les régimes autoritaires qui menacent nos pays
02:50et rejette fondamentalement cette trahison de la République.
02:54Raphaël Glucksmann, il y a le cas de ce député Raphaël Arnaud.
02:58Doit-il, dont les deux collaborateurs sont entendus là actuellement par les enquêteurs,
03:03est-ce qu'il doit démissionner ?
03:05Parce que vous dites, Jean-Luc Mélenchon brutalise le débat,
03:08il est en soutien de son député, il est en soutien même de la jeune garde.
03:12Il revendique Jean-Luc Mélenchon tout ça.
03:14Est-ce que ce député-là doit partir ?
03:18Ce qui est fascinant dans la position de Jean-Luc Mélenchon, pour être honnête et direct,
03:23c'est qu'il assume jusqu'au bout ce lien avec ces gens violents.
03:30Et donc, non seulement un député de la République...
03:34C'est une fuite en avant ? C'est quoi ?
03:36C'est une fuite en avant, c'est une continuité dans la dérive.
03:39Mais un député de la République doit être exemplaire au service de la République.
03:45Il ne doit pas être lié à des organisations violentes.
03:49Il ne doit pas cautionner la violence.
03:50Vous savez, la République, c'est l'autorité de la loi.
03:55De la loi, pas l'autorité des points.
03:58Parce que quand on commence à accepter l'autorité des points,
04:01eh bien on finit par accepter ensuite l'autorité des lames,
04:04puis ensuite l'autorité des armes.
04:06Et là, la démocratie, qui est notre trésor commun,
04:10se retrouve complètement minée, ruinée, ébranlée.
04:14Et moi, j'ai connu des pays dans lesquels l'État de droit avait disparu,
04:19dans lesquels le monopole de la violence n'appartenait plus à l'État.
04:24C'est ça qui constitue une République.
04:26Et ces pays-là, je vous le promets,
04:28n'étaient pas des pays fondamentalement très différents d'une autre.
04:32Donc en fait, nous ne sommes pas immunisés contre les dérives violentes.
04:36Il faut les combattre.
04:37Quand on cesse de cultiver la démocratie,
04:39quand on cesse de cultiver l'État de droit,
04:40quand on cesse de cultiver la République,
04:42eh bien, elle s'effrite et elle s'effondre.
04:44Et moi, je vais vous dire, nous vivons un moment de bascule.
04:47Et tous ceux qui ne sont pas clairs sur le rapport à la violence,
04:50tous ceux qui ne sont pas clairs seront politiquement disqualifiés, discrédités.
04:54Vous pensez que là, ce qui se passe aujourd'hui
04:56est un vrai basculement dans notre vie politique ?
05:00Il y a 24 jours, le premier tour des municipales,
05:03et puis à la présidentielle, on va en parler l'an prochain.
05:06Vous pensez que là, il y aura un avant et un après
05:09l'assassinat de ce militant Quentin ?
05:12Soit nous continuons dans la vie politique.
05:14Un homme a été lynché alors qu'il était à terre.
05:18Qu'on soit fermement opposé à ses opinions politiques
05:21ne doit jamais conduire à ce type d'assassinat.
05:27Et moi, je vais vous dire,
05:28s'il n'y a pas de rupture dans le débat public,
05:32s'il n'y a pas de remise en question de ceux qui attisent la violence,
05:35alors la France connaîtra des jours très sombres.
05:39Et donc, c'est pour ça que je pense qu'il faut aujourd'hui
05:42une clarification absolue,
05:45à la fois sur le rapport à la violence,
05:47sur le rapport au débat public,
05:49sur le rapport à la démocratie, à la pluralité des opinions,
05:51et sur les stratégies politiques
05:54que chaque force politique doit adopter.
05:57Justement, vous avez vu ce qu'écrit Marine Tondelier,
05:59la leader des écologistes.
06:01Elle le dit sur X, c'est un texte qu'il faut lire.
06:04Elle dit, bon, elle évoque tout le drame, etc.,
06:06elle rend hommage, certes,
06:08mais elle pointe les responsabilités de l'extrême droite,
06:12dit-elle, responsable à ses yeux
06:13de la plupart des violences politiques,
06:15je la cite, en France.
06:17Et Marine Tondelier ajoute,
06:18la manière dont la France Insoumise,
06:20en tant qu'organisation politique,
06:22est désignée comme principale responsable du climat de violence,
06:25n'est pas conforme à la réalité des faits.
06:29C'est ce qu'elle dit.
06:30Il n'y a pas de clarification, dans ce cas-là.
06:32Elle a raison de rappeler les liens de la violence et de l'ultra-droite.
06:39Elle a raison de rappeler qu'on ne peut pas exonérer l'ultra-droite
06:44de son rapport à la violence.
06:48Mais sur la France Insoumise,
06:51toute ambiguïté de notre part
06:54est à la fois une faute éthique
06:59et un suicide politique.
07:02Donc moi, je vous le dis,
07:03je suis extrêmement clair,
07:06il n'y aura pas d'alliance
07:09ni aux municipales,
07:11ni à la présidentielle,
07:13ni aux législatives.
07:14Il n'y aura pas d'alliance.
07:16Pourquoi ? Parce que nous serons, nous,
07:18la gauche démocrate,
07:19nous serons, nous, la digue
07:21qui empêchera la bascule à l'extrême droite du pays.
07:24Nous serons, nous, ceux qui empêcheront
07:26Jordan Bardella et Marine Le Pen de prendre le pouvoir.
07:28Mais pour faire cela,
07:29pour être la digue qui défend la démocratie,
07:32eh bien, il faut être absolument clair
07:34sur le fait que nous n'avons aucune alliance
07:36avec le moindre parti
07:38qui remet en cause les principes démocratiques
07:40que nous offrons de défendre.
07:41J'entends ce que vous dites, Raphaël Gluck-Swan,
07:42c'est extrêmement clair.
07:44Mais Pierre Jouvet, qui était assis à votre place,
07:46qui est un responsable socialiste,
07:48disait récemment qu'il y aura localement
07:51des accords entre les socialistes
07:54et la France insoumise au municipal.
07:56Donc ça, pour vous, c'est interdit désormais.
07:59Ce n'est plus possible, là, maintenant.
08:01Parce que ça a été dit ici.
08:02Et ce n'est pas d'aujourd'hui pour Place Publique.
08:05Vous savez, on a défini une stratégie politique
08:09depuis déjà plus d'un an.
08:12Et nous avons dit clairement
08:13qu'il n'y aura pas le logo Place Publique
08:16avec le logo de la France insoumise
08:18dans aucune élection.
08:20Aucune.
08:21Et quand je dis aucune élection,
08:23c'est aucune élection.
08:25Donc quand vous dites nous,
08:27c'est Place Publique, le Parti Socialiste,
08:29j'imagine, ce sont les écologistes.
08:31Vous savez, j'ai un immense respect
08:32pour mes partenaires politiques,
08:34mais ce n'est pas moi qui vais définir
08:35leur stratégie ville par ville.
08:37Mais par contre, ce que je vais vous dire,
08:38c'est qu'il y a des moments
08:40qui définissent ce que vous êtes.
08:43Vous pouvez...
08:46Vous pouvez vous retrouver
08:47dans une situation extrêmement compliquée.
08:49Et c'est précisément dans ces situations compliquées
08:51que vous définissez ce que vous êtes.
08:53Et nous, nous ne voulons pas,
08:55et moi, je ne veux pas,
08:57être associé avec Jean-Luc Mélenchon
09:01et la France insoumise.
09:02C'est extrêmement clair.
09:04C'est des raisons de fond.
09:05C'est des raisons qui sont liées.
09:07Mais vous savez, quand même,
09:08vous avez...
09:10Chaque société de journalistes,
09:12aujourd'hui, dans quasiment tous les médias,
09:13doit publier des communiqués
09:15pour défendre leurs journalistes
09:16contre le harcèlement
09:19des militants
09:20et des partisans
09:21de la France insoumise
09:22après des dénonciations
09:25nominatives
09:25de membres de leur rédaction,
09:27par exemple, dans Le Parisien,
09:28récemment,
09:30par des députés
09:31de la France insoumise.
09:32Mais vous vous rendez compte,
09:33dans cette situation,
09:34un parti qui se revendique
09:35de la gauche,
09:36qui utilise ce type de méthode,
09:38mais moi, je vais vous le dire,
09:40ils passent leur temps, d'ailleurs,
09:40à décerner des brevets de gauche
09:42ou pas de gauche.
09:43Mais qui sont-ils
09:45pour définir
09:45qui est de gauche ?
09:46Ils trahissent
09:47l'ensemble
09:48des principes
09:49de la gauche républicaine,
09:50à la fois sur le fond
09:51et dans la méthode.
09:52Raphaël Glucksmann,
09:52pour vous,
09:53LFI n'est plus
09:53dans l'arc républicain,
09:55à vos yeux.
09:57Oui.
09:57Moi, je dis surtout...
09:58Est-ce qu'il y a une présidentielle
09:59qui arrive ?
09:59On va en parler, là.
10:00Très bien, parlons-en.
10:01Mais moi, ce que je vous dis
10:02hyper clairement,
10:04je ne vois pas comment
10:04je peux être plus clair,
10:06ce n'est pas
10:07notre famille politique.
10:08Point.
10:08C'est-à-dire que ça ne le sera pas,
10:10ça ne le sera pas demain,
10:11ça ne le sera pas après-demain,
10:12ça ne le sera pas après-après-demain,
10:13ça ne le sera pas
10:14quelle que soit la situation.
10:15Alors, citation
10:16de la coprésidente
10:18de Place Publique
10:18que vous connaissez si bien,
10:20Aurore Laluc,
10:21je voterai face
10:22au Rassemblement National
10:23pour une chèvre,
10:24dit-elle,
10:25n'importe qui,
10:26je m'en fous.
10:28Alors moi,
10:28je vous pose la question demain,
10:30si on se retrouve...
10:31Vous allez être candidat
10:32à la présidentielle,
10:32si on se retrouve...
10:33Ça, c'est vous qui le dites
10:34pour l'instant.
10:35Oui, je sais,
10:36ce n'est pas encore officiel.
10:37Si on se retrouve demain
10:38dans une, allez,
10:39supposition,
10:40une sorte de finale
10:41par Della-Mélenchon,
10:44qui est la chèvre ?
10:45D'abord,
10:46je vais vous dire,
10:46Aurore Laluc,
10:47Aurore Laluc
10:48et coprésidente de Place Publique,
10:49elle a toujours été
10:49d'une clarté absolue
10:51sur la stratégie
10:52que nous adoptons,
10:52c'est-à-dire aucune alliance
10:53ni au premier,
10:54ni au deuxième tour
10:55avec la France insoumise.
10:55Pas d'alliance politique
10:57avec la France insoumise.
10:58Maintenant,
10:58votre question,
10:59vous savez,
11:00c'est une question
11:02que je vous le dis
11:03avec tout mon respect,
11:05c'est une question
11:06qui vise à créer le buzz
11:07et qui n'existera pas.
11:09Et j'en prends devant vous
11:10l'engagement solanène.
11:12Non, non, non,
11:12c'est extrêmement important
11:13parce que
11:13et l'AFI
11:14et le RN
11:15font semblant
11:16que la France
11:17se résume
11:18à un affrontement
11:18entre l'AFI
11:19et le RN.
11:20Donc moi,
11:20je vais vous dire une chose,
11:21il y a toute une France
11:22qui refuse
11:23l'affrontement
11:24des extrémismes.
11:25Et je vous le dis
11:26calmement,
11:27mais extrêmement fermement,
11:28au deuxième tour,
11:30au deuxième tour
11:31de l'élection présidentielle,
11:32il y aura
11:34la gauche démocrate
11:35face au Rassemblement national.
11:37Sauf
11:38nous
11:39nous serons la digue
11:40et
11:41Oral-Laluc
11:42pourra voter pour
11:42tout autre chose
11:43qu'une chèvre,
11:44je l'espère,
11:45parce qu'elle votera
11:46la gauche démocrate,
11:47le candidat de la gauche démocrate
11:49contre le Rassemblement national.
11:51Et je suis certain
11:51qu'elle le fera
11:52avec conviction
11:52après avoir participé
11:53à une campagne.
11:53Vous ne voulez pas répondre
11:54à cette question
11:55parce que vous êtes
11:55lesquels vous enferment
11:56dans un cliché, c'est ça ?
11:57Mais parce que ce que vous voulez faire
11:59c'est réduire la France,
12:02la République française
12:03à un affrontement
12:04entre ces deux forces politiques.
12:05Je vous le dis,
12:06ça n'existera pas.
12:07Il y a encore en France
12:08des millions et des millions
12:10de Françaises et de Français
12:11qui refusent
12:12l'extrémisme politique
12:13et qui produiront
12:14une offre politique
12:15qui sera face
12:16au Rassemblement national
12:17et qui gagnera
12:18face au Rassemblement national.
12:20Je vous le dis,
12:20Raphaël Guichard.
12:20C'est mon serment,
12:22c'est la base même
12:23de mon engagement.
12:25Rien, rien
12:25ne nous arrêtera
12:26sur ce chemin.
12:27La clé, Raphaël Glucksmann,
12:29dans cette histoire,
12:29c'est pourquoi nous posons
12:30la question ?
12:31C'est parce qu'il y a
12:31une bulle sondagière
12:34gigantesque
12:34en faveur du Rassemblement national
12:35aujourd'hui,
12:35vous le savez,
12:36des intentions de vote
12:37à 30-35%
12:38et le risque,
12:40pour vous,
12:40je parle de vous,
12:41c'est l'émiettement
12:42et soudain,
12:43parce qu'il y a trop
12:44de candidats
12:44au premier tour,
12:46c'est M. Mélenchon
12:47qui est qualifié au deuxième.
12:48Voilà, c'est ça le risque.
12:49C'est pour ça
12:49qu'on vous pose la question.
12:50Vous donc,
12:51vous-même,
12:52est-ce que vous allez
12:53en passer,
12:53si vous êtes candidat demain,
12:55je garde le conditionnel,
12:56par l'idée
12:57d'une primaire.
12:59C'est important
12:59à gauche,
13:00parce qu'il faudra bien
13:01désigner un champion
13:02à un moment donné
13:03pour aller à la présidentielle.
13:04Ce qui crée la dynamique politique,
13:05ce qui va créer notre force,
13:06ce qui va faire
13:07que la gauche démocrate
13:08sera au deuxième tour
13:09et pourra battre
13:10le Rassemblement national,
13:11je vous le dis,
13:13ce qui va créer ça,
13:14ce n'est pas une primaire
13:16dans laquelle les gens
13:17ne sont pas d'accord
13:18ni sur le fond,
13:19ni sur la stratégie.
13:21Vous venez de mentionner
13:21des dirigeants politiques
13:23qui n'ont pas la même stratégie,
13:24y compris vis-à-vis
13:25de la France insoumise.
13:26Et donc, moi,
13:27ce que je vous dis,
13:27ce qui va nous permettre
13:29de créer cette dynamique,
13:30c'est la clarté.
13:32La clarté sur le fond,
13:33la clarté sur la stratégie.
13:35Et ensuite,
13:35je vous le dis,
13:36les enjeux sont tellement graves.
13:38Il y a un tel risque
13:39de bascule
13:40de notre pays
13:41dans le camp
13:41des poutinistes
13:42et des trumpismes,
13:44très loin,
13:45très loin
13:46des principes républicains
13:47qui ont fait
13:47la grandeur de la France.
13:48Il y a un tel risque
13:49que je suis certain
13:50que nous serons
13:51à la hauteur
13:52de la situation
13:53et que nous nous accorderons
13:55pour désigner la personne
13:56qui sera la plus à même
13:58de porter nos principes
13:59au second tour
14:00et de porter nos principes
14:01au pouvoir
14:02pour pouvoir gouverner
14:03le pays,
14:04pour pouvoir changer
14:05la France,
14:06pour pouvoir refonder
14:07notre démocratie,
14:08pour pouvoir relancer
14:09le contrat civique social
14:10qui est la base
14:11de notre résistance
14:12face à l'extrémisme,
14:13pour pouvoir reprendre
14:14le drapeau de la liberté
14:15même face à Trump
14:16et face à Poutine.
14:17Raphaël Glucksmann,
14:18j'entends vos convictions
14:19mais je vous pose
14:19une question de journaliste,
14:21une question sans doute
14:22on va dire idiote
14:23à vos yeux.
14:24Comment est-ce qu'on départage
14:26demain Raphaël Glucksmann
14:27avec ses convictions
14:28d'un François Hollande
14:29qui vient de vous emboîter
14:30le pas et qui dit
14:30la même chose que vous,
14:31qui parle de plateforme,
14:32d'idées,
14:33qui ne veut pas de primaire,
14:35qui parle de,
14:36on va dire,
14:36de vagues,
14:37d'impulsions.
14:38Comment est-ce qu'on vous
14:39départage tous les deux
14:40par exemple demain
14:40s'il n'y a pas de primaire ?
14:41Comment ça marche ?
14:42Nous sommes des adultes.
14:45Vous savez,
14:46nous sommes des adultes
14:47dans une situation historique
14:49dramatique.
14:50Nous assumerons
14:50nos responsabilités
14:52et nous nous accorderons
14:53au-delà de nos deux personnalités
14:56d'ailleurs,
14:56sur la meilleure candidature.
14:59Nous le ferons.
15:01Mais quand ?
15:01À quel moment ?
15:01Vous savez,
15:02vous savez,
15:03comment ça marche ?
15:04Vous savez,
15:05si ce n'est pas moi
15:06qui suis en situation
15:08d'être celui
15:10qui fera gagner la gauche,
15:12eh bien,
15:13je me rangerai
15:14tout à fait
15:15à l'idée
15:16que quelqu'un d'autre
15:16puisse le faire.
15:17Pourquoi ?
15:18Parce que la situation
15:18est tellement grave
15:19qu'on doit donner
15:22toutes ses chances
15:22à la gauche démocrate.
15:23Et je vais vous dire une chose,
15:24moi,
15:24je ne tranchiserai
15:25sur rien.
15:26Sur rien.
15:28J'assumerai ce combat
15:29jusqu'au bout.
15:30Je suis prêt
15:30vraiment
15:31à mener cette lutte,
15:33à mener cette lutte
15:34jusqu'au bout.
15:35Parce qu'il en va
15:35de la destinée
15:37de notre démocratie
15:38et de la République.
15:39A quel moment
15:40ce déclic
15:41se produit ?
15:42Parce que ceux
15:42qui vous écoutent,
15:43même qui vous soutiennent,
15:44ont envie de savoir
15:45à quel moment
15:46ça se décide.
15:48Pas aujourd'hui.
15:49Déjà,
15:49je vous le réponds,
15:50je vous réponds
15:50de manière cash.
15:51Aujourd'hui,
15:51il y a des élections municipales
15:52et j'espère bien
15:53que la gauche démocrate,
15:54dans une stratégie claire,
15:57pourra conquérir des villes
15:58et les conserver.
16:00Maintenant,
16:01dans les semaines
16:01et dans les mois
16:02qui viennent,
16:02il y aura des discussions
16:03et nous serons capables
16:05de produire
16:06une candidature
16:08puissante
16:08à même
16:09de ramener
16:10la gauche démocratique
16:11au pouvoir.
16:12Parce qu'en fait,
16:12l'enjeu de cette élection
16:13présidentielle,
16:14disons les choses
16:14de manière hyper franche,
16:16l'enjeu de cette élection
16:17présidentielle,
16:18il faut que tous
16:18les cadres
16:19et les dirigeants
16:20de la gauche
16:20le comprennent.
16:21L'enjeu,
16:22ce n'est pas
16:23l'être premier à gauche.
16:24Il va falloir parler
16:25à Olivier Faure,
16:26par exemple.
16:26Olivier Faure,
16:27il faudra lui parler.
16:27Il faudra parler à Olivier Faure.
16:28Il faudra parler à tous les dirigeants
16:30politiques de la gauche démocratique.
16:32Lui, il n'est pas du tout l'être
16:33sur ce que vous voulez.
16:34Il est sur une primaire,
16:35il est sur autre chose.
16:36Mais moi, je pense vraiment
16:37que ce n'est pas la bonne stratégie.
16:39Mais on sait un appel
16:40ce matin, par exemple.
16:40Olivier, il faut qu'on se parle.
16:42Moi, on n'a pas besoin
16:43de lancer un appel
16:44à la radio pour se parler.
16:45Moi, ce que je vous dis
16:46de manière très simple,
16:47c'est que j'ai envie
16:48de faire avec
16:49le parti socialiste.
16:51J'ai envie de faire
16:51avec les écologistes
16:53qui sont en rupture
16:54avec la France insoumise.
16:56J'ai envie de faire
16:57avec les démocrates,
16:59les sociodémocrates.
17:00J'ai envie qu'on construise
17:01une offre politique
17:03enthousiasmante.
17:03J'ai envie qu'on réenchantçait
17:04aux élections européennes
17:06avec les socialistes.
17:07Eh bien, on a repris
17:09une social-démocratie moribonde
17:10et on l'a amenée
17:11à 14 %,
17:12alors que la social-démocratie
17:14française n'avait pas fait
17:15plus de 6 %
17:15à une élection nationale
17:16depuis 12 ans.
17:17Et pourquoi nous avons réussi cela ?
17:18Parce que nous étions clairs,
17:20parce que tout le monde
17:20savait pourquoi il allait voter,
17:22parce que nous avions une ligne
17:23qui n'était pas faite
17:24de compromissions
17:24ou de zigzag.
17:26Pourquoi ?
17:26Parce que nous avions travaillé
17:27le fond,
17:28parce que nous avions un projet
17:29pour l'Europe.
17:29Donc, appelle ce matin
17:31de votre part,
17:32on va dire solenelle,
17:33aux partis socialistes,
17:35aux écologistes,
17:36pour changer la donne,
17:37c'est ça en fait ?
17:38Nous allons travailler ensemble
17:39à une offre puissante
17:41aux élections.
17:42Et je vais vous dire une chose,
17:43je suis convaincu, moi,
17:45que face à la menace
17:46de l'extrême droite,
17:47l'alternative,
17:48ce sera une force
17:50qui sera sociale-démocrate,
17:51écolo-démocrate,
17:53pro-européenne,
17:53qui assumera
17:55toutes ses positions
17:56et tous ses principes
17:57et qui les traduira
17:57dans les faits.
17:59Merci à vous,
18:00Raphaël Glucksmann.
18:01Merci Raphaël Glucksmann.
18:02Petite précision
18:03parce que je n'ai pas bien compris.
18:04Qu'est-ce que vous demandez
18:05à Olivier Faure
18:06sur l'affaire
18:07avec LFI,
18:08sur le positionnement
18:10par rapport à LFI ?
18:11Qu'est-ce que vous demandez
18:12à Olivier Faure
18:13et Marine Tondelier ?
18:14Parce qu'il n'y a pas eu
18:15l'interview d'Olivier Faure
18:16sur la prise de position.
18:18Qu'est-ce que vous leur demandez
18:19là ce matin ?
18:20Qu'est-ce que vous leur demandez ?
18:20Vous savez, je leur parle,
18:21donc ce n'est pas votre micro
18:23que je vais leur demander.
18:23Moi, ce que je dis,
18:25et ce que je ne dis pas
18:26à Olivier Faure
18:27ou à Marine Tondelier,
18:27je le dis à tous les gens
18:28qui nous écoutent,
18:30il faut,
18:31dans des situations de crise,
18:32être d'une clarté absolue.
18:35Donc, Olivier Faure
18:36n'est pas clair.
18:37Olivier Tondelier ?
18:37Savoir choisir,
18:38savoir trancher.
18:39Mais si, j'ai lu son texte.
18:41Alors,
18:41mais son texte est clair ou pas ?
18:43Parce qu'il n'y a pas de rupture
18:44sur la suite,
18:44c'est uniquement ponctuel.
18:46La conclusion logique de son texte,
18:49c'est que donc,
18:49nous n'allons pas faire d'alliance
18:51avec la France insoumise.
18:53Moi, je vous donne la conclusion
18:54tout de suite à votre antenne.
18:56Il n'y aura pas d'alliance,
18:57point.
18:57Il y aura une gauche...
18:59Y compris d'Olivier Faure,
19:00selon vous.
19:01C'est clair.
19:02Il y aura une gauche démocrate
19:03et le cap est clair.
19:06Le cap est extrêmement clair.
19:07Il n'y aura pas...
19:08Il ne condamne pas à LFI,
19:09Olivier Faure,
19:09dans son texte.
19:10Vous demandez
19:11une condamnation d'Olivier Faure
19:12à LFI.
19:13Vous savez,
19:14je ne suis pas venu à votre micro
19:15pour lancer un appel
19:16à Olivier Faure
19:17parce que j'ai son numéro
19:18de téléphone.
19:19Il sait ce que je pense
19:21et je pense qu'il sait aussi
19:23ce qu'il pense.
19:24Non, mais les électeurs
19:25se posent la question
19:26parce qu'il y a eu
19:26effectivement un blog hier.
19:30Chacun s'exprime
19:30comme il l'entend.
19:31Moi, je viens à votre micro.
19:32Je viens à votre micro
19:33et je pense que les gens
19:34qui m'ont écouté
19:35ce matin,
19:36de bon matin,
19:37ils savent très bien
19:39quelle est ma position
19:40et ils savent que je la tiendrai
19:41et que je ne suis pas homme
19:43à zigzaguer
19:45quand il faut adopter
19:47un cap droit clair
19:48et qu'il faut revitaliser,
19:51régénérer,
19:52refonder,
19:53muscler cette gauche démocrate
19:54qui sera l'alternative
19:55à l'extrême droite
19:56en 2027.
19:57Bon, en tout cas,
19:58vous vous écartez
19:59de ceux qui zigzaguent
20:00éventuellement.
20:01C'est ça,
20:01on l'a bien compris.
20:02Merci Raphaël Glucksmann
20:04d'avoir été avec nous.
20:05Dans un instant,
20:06on va justement débriefer
20:07avec Françoise Degoy
20:09et Elisabeth Lévy
20:10et revenir aussi
20:11sur l'enquête
20:12sur la mort de Quentin.
20:13Puis tout à l'heure aussi,
20:15évidemment,
20:15le coup de projecteur
20:16sur les inondations.
20:17sur la mort de Quentin.
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