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  • il y a 13 minutes
Avec Salomé Hocquard (vice-présidente de l'UNEF), Maxime Loth (étudiant, responsable du Printemps Républicain à Sciences Po) et Pablo Ladam (étudiant à Sciences Po, auteur de "La Terreur Violette" aux Éditions de l'Observatoire)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-02-18##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jean-François Aquili.
00:05C'est l'heure du débat à 9h32 dans La Vérité en Face.
00:08Nous revenons sur la mort de Quentin à Lyon avec des questions qui se posent,
00:13que je vais vous poser avec nos trois invités.
00:16Si vous voulez intervenir, vous appelez au 0826 300 300.
00:20L'extrême gauche a-t-elle pris possession des universités, comme c'est dit ça et là,
00:26après l'aborde de Quentin de Ranck en marge d'une conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
00:33Le gouvernement annonce l'interdiction de meetings politiques jugés à risque dans les établissements universitaires.
00:41C'est l'objet d'une circulaire conjointe du ministre de l'Enseignement supérieur et du ministre de l'Intérieur.
00:47Trois invités pour en débattre.
00:49Bonjour à vous, Salomé Ockart.
00:52Bonjour et bienvenue à vous.
00:53Vous êtes vice-présidente de l'UNEF.
00:57Bonjour également à Maxime Lotte, étudiant à Sciences Po Paris.
01:03Bonjour.
01:03Bonjour, vous êtes responsable du Printemps Républicain.
01:06Et Pablo Ladant, étudiant également Sciences Po Paris.
01:11Oui.
01:12Et auteur de La Terreur Violette, paru aux éditions de l'Observatoire,
01:18pour faire le pitch rapidement de La Terreur Violette.
01:22Alors c'est un livre qui fait état d'une forme d'emprise idéologique,
01:27en tout cas de terreur idéologique, qui s'est installée à Sciences Po,
01:30et que moi j'ai constaté depuis trois ans.
01:34Et voilà, j'ai raconté le quotidien de plusieurs étudiants,
01:38qui en réalité sont beaucoup plus nombreux,
01:40mais qui sont harcelés à cause de leurs opinions politiques,
01:43parce qu'ils sont un peu trop à droite,
01:45parce qu'ils sont un peu trop nuancés sur la question palestinienne,
01:48et qui se retrouvent lynchés, menacés de mort.
01:51Je pense que Maxime pourra en témoigner.
01:52Ça se passe, Pablo Ladant, c'est important ce que vous témoignez dans cet ouvrage,
01:57et on va commencer par là,
01:58et nous allons très vite venir sur la circulaire du gouvernement
02:01et sur le sujet qui nous tend ce matin.
02:05Ça se passe comme ça vraiment, Sciences Po ?
02:07Oui, il y a une forme d'absolutisme idéologique
02:10qui refuse en réalité toute contradiction,
02:13toute divergence intellectuelle.
02:15Et je pense que là, la question,
02:17l'actualité est assez frappante.
02:20On le voit, ces meetings qui sont en réalité des...
02:22Enfin oui, ces conférences qui sont des meetings déguisés
02:26aux frais du contribuable,
02:27sont toujours systématiquement des meetings de l'extrême gauche,
02:31des partis radicaux comme la France insoumise,
02:34et absolument jamais des partis qui concernent
02:38d'autres franges de l'arc républicain.
02:40Donc on sent qu'il y a une forme d'appropriation,
02:44de captation de l'espace universitaire
02:46et du service public d'enseignement
02:48par une gauche radicale.
02:50Salomé Ocar, vous êtes, je le rappelle,
02:52la vice-présidente de l'Union nationale des étudiants de France, l'UNEF.
02:55Est-ce que vous partagez cette vision
02:59qui est...
03:00Enfin, ce que décrit Pablo Ladant à l'instant ?
03:02Je pense que ce qui est décrit,
03:04c'est la situation peut-être en tout cas
03:08de Sciences Po Paris.
03:10Il y a quand même 77 universités en France
03:12avec 3 millions d'étudiants,
03:13donc je pense qu'on ne peut pas faire des généralités
03:16par ce qui se passe dans un établissement.
03:18Après, évidemment que...
03:20Enfin, pour nous, c'est clair que le débat serein,
03:22apaisé, doit être garanti dans l'ensemble des universités,
03:25parce que les universités sont un lieu de débat,
03:27et que donc, il faut que chaque opinion puisse s'exprimer
03:31de façon sereine.
03:33C'est pour ça que, pour nous,
03:34les débats, les conférences, etc.,
03:37sont des éléments importants,
03:40aussi pour la formation intellectuelle des étudiants,
03:43parce que les universités,
03:45c'est des lieux d'échange,
03:47des lieux de culture,
03:49et où l'ensemble des opinions
03:51doivent pouvoir s'exprimer, évidemment.
03:54Là-dessus, Maxime Lotte,
03:56vous êtes également à Sciences Po,
03:57alors, le printemps républicain,
03:59c'est, on va dire, un mouvement de la gauche républicaine.
04:02Il faut le rappeler pour nos auditeurs,
04:04tout le monde ne connaît pas le printemps républicain.
04:06Même question, et on en vient à la circulaire du gouvernement,
04:10vous sentez aussi cette politisation extrême à Sciences Po,
04:15et Salomé Aucard a bien raison de rappeler
04:17que ce n'est pas une généralité
04:19qui concerne les 3 millions d'étudiants de France.
04:25Maxime Lotte ?
04:26Je pense que dans les universités à vocation sociale,
04:29qui étudient les sciences sociales,
04:31il y a une sorte de mainmise idéologique
04:33de la part de certains groupuscules
04:35qui empêche le débat sur tout un tas de sujets,
04:38et je pense notamment aux sujets défendus
04:40par le printemps républicain,
04:42notamment les valeurs républicaines,
04:43je pense à la laïcité,
04:44la liberté d'expression.
04:46Nous, on a été agressés,
04:47on s'en est pris à nous à plusieurs reprises
04:49pour avoir affiché les caricatures de Charlie Hebdo.
04:51Vous avez été agressés concrètement ?
04:52C'est-à-dire qu'une fois,
04:53j'étais en deuxième année,
04:54j'ai une camarade qui a été plaquée contre un mur
04:56par un militant d'extrême-gauche du syndicat Solidaire.
04:59Ça, c'est déjà arrivé.
05:00Et ensuite, il y a une forme de harcèlement numérique
05:03qui se déploie systématiquement
05:05lorsqu'une position ne convient pas forcément
05:08à certains étudiants.
05:09Alors, trop politisé ou pas,
05:12nos grandes écoles, nos facs,
05:14on va essayer de faire la part des choses à chaque fois,
05:17mais quand même, cela concerne l'enseignement supérieur
05:19dans ce pays.
05:21Il y a eu l'antisémitisme,
05:23il y a eu cette violence que vous décrivez
05:25de l'extrême-gauche,
05:26ce qui est documenté,
05:28les attaques sur les réseaux sociaux en permanence.
05:32Il y a tout ce qui émane de Sciences Po,
05:35effectivement, mais pas que.
05:36Ça se passe aussi dans nos universités.
05:38Et c'est ce qui devient des meetings politiques,
05:41de fait, quand des personnalités sont invitées.
05:45C'est le cas de la tournée,
05:46notamment de Rima Hassan,
05:48qui pose problème,
05:50l'euro-députée, la France insoumise,
05:52qui est engagée nettement contre Israël.
05:56Elle fait une tournée
05:58dans les antennes de sciences politiques.
06:02Il y a cette circulaire, donc, du gouvernement
06:04qui demande, on va dire,
06:09de faire attention
06:10aux responsables d'universités,
06:12Salomé-Aucard,
06:13et de, quelque part,
06:14de faire le tri
06:15sur ce que les universités,
06:17sur qui elles invitent,
06:19et presque même interdire
06:22la présence de certains politiques.
06:23Est-ce que, pour vous,
06:23c'est une bonne chose ?
06:25Non, je pense que...
06:26Vous êtes opposée à ça, hein ?
06:27Oui, complètement.
06:28Enfin, moi, je le disais,
06:29les universités, c'est un lieu de débat.
06:31Et, en effet,
06:31ce qu'on voit ces dernières années,
06:32c'est extrêmement problématique.
06:35Je veux dire,
06:35ce que décrivait tout à l'heure,
06:37enfin, c'est un problème.
06:39Quand on voit que
06:41il y a des milices d'extrême-droite
06:43qui tabassent des étudiants,
06:45c'est aussi un problème.
06:46Et donc, la violence physique
06:47dans les universités,
06:48c'est le moment
06:49où le débat est plus permis.
06:51Et donc, c'est évidemment
06:51extrêmement problématique.
06:53Et nous, on le dénonce.
06:53Et c'est en ça que...
06:55De se dire qu'on va interdire
06:57d'autres formes de débat
06:58au sein des universités,
06:59enfin, pour nous,
07:00c'est une forme d'aggravation du problème.
07:02En effet, il faut faire en sorte
07:03que le débat puisse être serein.
07:04Ce qui s'est passé à Lyon,
07:05c'est absolument scandaleux.
07:07Et évidemment,
07:09qu'aucune personne
07:10ne devrait mourir
07:11en fonction de ses opinions politiques.
07:13Ça paraît assez évident.
07:14Mais par contre,
07:15il faut aussi que dans nos sociétés,
07:16on puisse avoir des lieux
07:17qui permettent le débat.
07:18Parce que si on ferme
07:21des lieux de débat,
07:22et notamment les universités
07:23qui sont censées être
07:23des lieux de débat,
07:24en fait, on va arriver aussi
07:25dans une société
07:26où, bah oui,
07:27les gens vont finir
07:28par se taper dessus
07:29parce qu'il n'y aura plus
07:29aucun lieu
07:30où on pourra discuter.
07:32Et donc, c'est ça aussi
07:33que nous, on craint
07:34aussi avec une forme d'arbitraire
07:37qui va pouvoir aussi être mis
07:38par les présidences d'universités
07:40en disant, voilà,
07:41il y a potentiellement
07:42trouble à l'ordre public
07:43pour tel intervenant,
07:44telle intervenante.
07:45Et donc, derrière,
07:45on interdit
07:47avant que le débat
07:47puisse avoir eu lieu.
07:48Mais j'ai là la liste
07:49sous les yeux,
07:50mais il faudrait une demi-heure.
07:52Je boufferais le ton de parole
07:53des uns et des autres.
07:54Pardonnez-moi l'expression.
07:55Si je devais lister
07:57tout ce qui s'est produit
07:58depuis quelques années
07:59des violences,
08:00ça se passe à Rennes 2,
08:02ça se passe à Lille,
08:03à Grenoble,
08:04des blocages,
08:05des enseignants
08:06qui sont mis dehors
08:07par des groupuscules
08:08cagoulées.
08:08Il y a quand même
08:09un problème politique
08:10qui se passe,
08:11Pablo, là-dedans,
08:12dans nos universités,
08:14à Sciences Po
08:15et ailleurs.
08:16Vous êtes pour,
08:17vous, la circulaire ?
08:18Je pense qu'en réalité,
08:19autour de cette table,
08:20on est tous pour.
08:21Si on écoute attentivement
08:22Mme Ocard,
08:23on se rend compte
08:24qu'en fait,
08:24vous êtes favorable
08:24à cette circulaire
08:25qui, en fait,
08:26ne fait que rappeler
08:27le droit existant,
08:28c'est-à-dire l'article...
08:29Elle n'interdit pas
08:30les réunions politiques.
08:32Elle n'interdit pas le débat.
08:32Oui, bien sûr,
08:33elle appelle à encore plus
08:34de vigilance.
08:35Bien sûr.
08:36Mais vigilance
08:37quand des troubles
08:37à l'ordre public sont avérés.
08:39Donc, si on veut
08:40un débat serein,
08:41de fait...
08:41C'est en amont,
08:41des troubles publics.
08:43C'est pas après
08:44qu'ils aient eu lieu,
08:44c'est avant qu'ils aient eu lieu
08:45en prévention.
08:46Il y a des artistes
08:47qui appellent à la violence,
08:48au soulèvement,
08:49notamment pour le citer
08:50Rima Hassan,
08:51en amont des conférences.
08:52Donc, à partir de là,
08:53on peut considérer
08:54que le trouble à l'ordre public,
08:55il est caractérisé.
08:56Mais donc là,
08:56on parle d'une conférencière
08:58et pas d'une généralité.
08:59Et moi, le problème,
09:00c'est qu'on dit,
09:01aujourd'hui,
09:02alors,
09:02si il y a...
09:03Enfin,
09:04on anticipe le fait
09:05qu'il y ait un trouble
09:06à l'ordre public,
09:07sauf qu'en fait,
09:07ça relève aussi
09:08de l'arbitraire
09:09des présidents d'universités
09:10qui, en fonction
09:10des opinions politiques
09:11des conférenciers,
09:12pourront les interdire.
09:13Et pour moi,
09:13il est là le problème.
09:14Évidemment,
09:15il n'est pas de dire
09:15s'il y a trouble à l'ordre public,
09:16c'est très bien,
09:17c'est les universités.
09:18Enfin,
09:18je ne suis évidemment pas
09:19pour qu'il y ait des troubles
09:20à l'ordre public
09:20dans les universités.
09:21Pour moi,
09:21il est sur la question
09:23d'en fait,
09:23aujourd'hui,
09:24on met en place
09:25une sorte d'arbitraire
09:26sur qui a le droit
09:27de parler dans les universités.
09:28On met rien en place.
09:29C'est déjà la discrétion
09:32des présidents de l'université
09:33d'apprécier des risques
09:36à l'ordre public
09:37et c'est leur responsabilité
09:38aux yeux de la loi
09:40que de faire en sorte
09:41que ces troubles publics
09:42n'aient pas lieu.
09:43Or,
09:43à Sciences Po Lyon,
09:44manifestement,
09:45la présidence de Rima Hassan
09:47a été acceptée,
09:48ce qui a causé des troubles
09:49et ce qui a causé
09:50la mort de Quentin.
09:51Si la prévention,
09:52comme la loi le prévoit,
09:54avait été mise en œuvre
09:55de manière adéquate,
09:58eh bien,
09:58Quentin serait encore en vie.
09:59Maxime Lotte,
10:00le patron de Sciences Po Paris,
10:03s'était opposé à l'avenue
10:05de Rima Hassan
10:07en expliquant
10:08que c'était des troubles
10:10qui allaient arriver
10:11vu les positionnements
10:13sur la Palestine
10:13et c'est vrai que ça provoquait
10:17pas mal de remous
10:18à Sciences Po
10:19et là,
10:19c'est une décision qui est prise,
10:20il s'y oppose
10:21et ça se passe en amont.
10:24Donc là,
10:25vous pensez qu'il y a ce sujet
10:26à appréciation ?
10:28Il faut le documenter,
10:28et c'est ça la difficulté.
10:29Je pense qu'aussi,
10:30il faut compter sur
10:31l'intelligence collective.
10:32Nos responsables d'université,
10:34nos directeurs
10:34sont des personnes
10:35qui sont formées,
10:36qui sont compétentes
10:37pour apprécier
10:38avec leur propre lièbre arbitre
10:40si la situation
10:41peut engranger
10:42des dégâts physiques
10:44ou du harcèlement numérique.
10:46Et donc aujourd'hui,
10:47on est dans une situation
10:48où effectivement,
10:49il y a un certain nombre
10:50d'intervenants réguliers
10:52dans les universités françaises
10:53qui causent un trouble
10:55à l'ordre public.
10:56Et donc lorsque ce trouble
10:57à l'ordre public,
10:58il est matérialisé
10:59ou bien s'il y a des antécédents,
11:01comme c'est le cas
11:01pour plusieurs élus
11:02de la France insoumise,
11:03à mon sens,
11:05le trouble
11:06à l'ordre public
11:07est matérialisé.
11:08Et donc,
11:08il est de la responsabilité
11:10du directeur
11:11de l'université
11:11de prendre la décision
11:12d'empêcher
11:13la tenue d'une conférence.
11:14Et c'est une décision
11:16qui a donc été prise
11:17par le directeur
11:18de Sciences Po Paris
11:18l'année dernière
11:19et qui a été validée
11:20par le Conseil d'État.
11:22Salomé Ocar,
11:22vous comprenez
11:23la décision du directeur
11:25qui est ancienne
11:26de Sciences Po Paris
11:27concernant Mme Rima Hassan
11:28parce que sa venue
11:30est souvent,
11:32on va dire,
11:32facteur de trouble.
11:33Est-ce que vous pensez
11:35qu'à ce moment-là,
11:36plus personne ne prend
11:37de décision sur rien ?
11:38Il n'y a plus de fermeté
11:39sur rien.
11:40Quel est votre regard là-dessus ?
11:41Sur la venue de Rima Hassan
11:42à Sciences Po Paris ?
11:43Parce qu'en fait,
11:44il y a la circulaire
11:45puis il y a le cas Rima Hassan
11:46qui est un cas à part.
11:48Oui,
11:48de toute façon,
11:49je ne suis pas là
11:50pour être soit porte-parole
11:51de Rima Hassan
11:52ou de la France Insoumise.
11:54Je vois bien
11:54qu'il y a en effet
11:56des sujets
11:56et une opposition
11:58à la venue d'élus
11:59France Insoumise
12:00dans les universités.
12:01De toute façon,
12:02je ne suis pas là
12:02pour parler de la France Insoumise
12:03donc ce n'est pas trop mon débat.
12:05Je pense qu'en effet
12:05dans les universités,
12:08on est dans un cadre
12:09aussi où on est
12:10dans une société
12:11aujourd'hui
12:11où les discours de haine
12:14et la violence
12:16augmentent de façon
12:17extrêmement exponentielle
12:18et aujourd'hui,
12:19en effet,
12:19dans les universités,
12:20le dialogue n'est plus permis
12:21et c'est là où aussi
12:22nous,
12:22on interpelle
12:24aujourd'hui,
12:25c'est de dire
12:25en fait,
12:25si les universités,
12:27ce n'est plus dans les universités
12:28qu'il y a du débat,
12:29où est-ce qu'il y a du débat ?
12:30Et pour nous,
12:31il est là le problème.
12:32Donc que ce soit
12:32Rima Hassan
12:33dans les universités
12:33ou par ailleurs
12:34à son spot Paris,
12:35ça avait été apparemment
12:36validé par la justice
12:37à l'université de Lille,
12:38ça avait justement été
12:40le contraire,
12:40ça a été validé derrière
12:42sur le fait
12:43qu'elle puisse venir,
12:43etc.
12:44Il y avait le cas
12:45Dauphine aussi,
12:45il y a eu plein de moments
12:47où ça avait posé problème
12:49ou d'autres moments
12:49où ça s'était bien passé aussi
12:50et donc en fait,
12:52pour nous,
12:52c'est aussi,
12:53est-ce qu'on permet le débat ?
12:53Est-ce qu'on permet le contradictoire
12:54aussi dans ces débats ?
12:55Parce qu'il y a aussi
12:56cette question-là
12:57pour permettre aussi
12:57à ce que le débat
12:58ait lieu.
12:59Nous allons poser la question
13:00dans un instant
13:01après la pause
13:01sur les directeurs,
13:04les directrices,
13:04les patrons d'universités
13:06de grandes écoles
13:08ont-ils par le passé
13:09laissé se développer
13:10des réseaux militants
13:12radicaux
13:13par manque de fermeté ?
13:15Ça, c'est une vraie question.
13:17Et ensuite,
13:18les IEP sur Spoh,
13:19on va dire les choses clairement,
13:21sont-ils devenus
13:21des lieux
13:23trop homogènes politiquement ?
13:26Vous voyez,
13:27pour un des mots prudent,
13:29avec une sorte
13:30de monoculture politique
13:31comme certains le dénoncent.
13:33Allez, nous retrouvons
13:33avec nos trois invités
13:34dans un instant
13:35pour la suite
13:36de La Vérité en Face.
13:38Le Grand Matin Sud Radio,
13:40La Vérité en Face,
13:42Jean-François Aquili.
13:43Faut-il interdire
13:43les meetings politiques
13:45à Sciences Po,
13:47dans les universités françaises ?
13:49Il y a cette circulaire
13:50du gouvernement
13:52qui veut réfréner
13:53la présence
13:54de personnalités politiques
13:56régulièrement invitées,
13:57facteur de trouble.
13:58On a vu
13:58ce qui s'est produit
13:59à Lyon
14:00en marge
14:00de l'avenue
14:00de Rima Hassan
14:01à Sciences Po
14:02et la mort
14:03de Quentin Deranque
14:05après un lynchage
14:06dans la rue.
14:08Il y a la question aussi
14:09de l'extrême gauche.
14:10A-t-elle pris possession
14:12des universités
14:13comme s'est dénoncé
14:15pour en parler
14:15Salomé Ocar,
14:16vice-présidente de l'UNEF,
14:17Maxime Lotte,
14:19étudiant à Sciences Po,
14:20responsable du printemps
14:21républicain,
14:22et Pablo Ladon,
14:23étudiant à Sciences Po,
14:24auteur de
14:24La Terreur Violette
14:26aux éditions de l'Observatoire,
14:27tous les deux à Sciences Po
14:28Paris, je le précise.
14:30Salomé Ocar,
14:31est-ce qu'on peut dire,
14:33je m'adresse
14:33à la vice-présidente
14:35de l'UNEF,
14:36que les directions
14:37d'universités
14:38et des grandes écoles
14:39ont peut-être
14:39laissé se développer
14:41par le passé
14:42des réseaux militants
14:44trop radicaux
14:45par manque de fermeté ?
14:47Je pense déjà,
14:48c'est quoi un réseau
14:49militant radical ?
14:50C'est-à-dire que oui,
14:50dans les universités,
14:51il y a des gens,
14:52il y a des étudiants
14:53qui se disent,
14:54enfin qui se revendiquent
14:55anarchistes,
14:56est-ce que c'est radical
14:56et est-ce que ces gens
14:57sont en danger
14:57pour l'université ?
14:58Je ne pense pas.
15:00Après, évidemment,
15:00quand il y a des groupes
15:02militants
15:03qui prônent la violence
15:05sur d'autres groupes
15:06par rapport au dialogue,
15:07évidemment,
15:07ça c'est un problème.
15:09Après, est-ce que c'est récent
15:10ou est-ce que ça a toujours
15:10existé à l'université ?
15:12Je pense qu'on peut en débattre.
15:14Pour mettre des profs dehors,
15:15par exemple,
15:16comme on l'a vu ça et là,
15:18il y a une forme de radicalité
15:19dans ce cas-là.
15:20Oui, il y a une forme
15:21de radicalité, je pense.
15:22Après, pour moi,
15:23et c'est aussi pour ça
15:24que je pense qu'il faut
15:25regarder les deux côtés
15:27de l'échiquier,
15:27entre guillemets,
15:28dans les universités,
15:29oui, il y a un climat
15:30de tension qui est assez fort.
15:32Oui, quand il y a
15:34des étudiants, en effet,
15:36qui vont en tabasser d'autres,
15:38en fait, ce qu'on voit,
15:38c'est que c'est comme
15:40vous pouvez les qualifier
15:41militants d'extrême-gauche,
15:42j'en parlerai pas forcément
15:43ce mot, mais ou radicaux,
15:44voilà, et en même temps,
15:45des étudiants et des milices
15:47d'extrême-droite.
15:48Et donc, en fait,
15:48je pense que ce qu'il faut aussi
15:50se voir comme photographier
15:51de l'université,
15:52c'est qu'aujourd'hui,
15:52il y a un climat de tension
15:53qui est extrêmement fort,
15:55aussi parce qu'il y a
15:55un climat de tension
15:56très fort dans la société.
15:57Et donc, en fait,
15:58c'est juste le reflet
15:59de ce qui se passe
15:59dans la société
16:00que aussi, ça concerne
16:03des jeunes.
16:03C'est une forme d'importation
16:05dans l'université ?
16:05Oui, complètement.
16:06Et les universités,
16:07elles ne sont pas imperméables
16:08à ce qui se passe
16:08dans la société.
16:09Et quand dans la société,
16:10on a des débats
16:12dans les médias
16:13à l'Assemblée nationale
16:14où on a l'impression
16:14que c'est quand même
16:15la boucherie
16:16à chaque débat parlementaire,
16:18évidemment que ce qui se passe
16:19dans les universités,
16:20c'est aussi un reflet
16:21de ce qui se passe
16:21dans la société.
16:22Pablo Ladon,
16:22vous êtes d'accord avec ça ?
16:24Écoutez, moi,
16:25je peux parler
16:25de mon expérience
16:26à Sciences Po Paris.
16:27Effectivement,
16:28ce n'est pas forcément
16:29représentatif de l'ensemble
16:30de la situation universitaire
16:31en France.
16:32Ensuite, moi,
16:32ce que j'observe,
16:33et je ne crois pas
16:34que ce soit le cas
16:34qu'à Sciences Po,
16:35c'est que les étudiants
16:37toujours très influents
16:38et qui ont une voix
16:41qui portent
16:41et qui ont un poids
16:42à l'université,
16:44les étudiants
16:44qui bloquent les campus
16:45ce sont toujours les mêmes.
16:47Ce sont rarement
16:48des étudiants d'extrême droite,
16:49rarement des étudiants
16:49de droite,
16:50rarement des étudiants
16:51du centre,
16:51c'est systématiquement
16:53des étudiants
16:53de gauche radicale
16:55comme vous le dites
16:55ou d'extrême gauche
16:56qui bloquent les campus
16:57pendant plusieurs semaines
16:58qui bloquent le débat.
17:00Ils ont mis la main
17:01sur un certain nombre
17:03d'établissements
17:04d'université ?
17:05Je pense qu'ils sont
17:06la raison pour laquelle
17:07le débat ne peut pas
17:08avoir lieu
17:09à l'université.
17:10Moi, je me souviens,
17:11par exemple,
17:11pendant la réforme
17:12des retraites,
17:12avoir voulu organiser
17:14un débat,
17:15une conférence
17:15pour discuter
17:16et opposer les points
17:17de vue
17:17sur la réforme des retraites
17:18sachant que 90%
17:19des étudiants de Sciences Po
17:20étaient défavorables
17:21à cette réforme
17:22et pour seule réponse,
17:23j'ai eu un blocus.
17:24Ils ont bloqué Sciences Po
17:25pendant plusieurs jours,
17:27plusieurs semaines
17:27et on n'a pas pu débattre
17:28et c'était des étudiants
17:29de gauche
17:30à Sciences Po Paris.
17:32Maxime Lotte,
17:32comme le disait Salomé Aucard,
17:33l'importation
17:34de ce qui se passe
17:35dans la société,
17:36ça se retrouve
17:37dans les universités,
17:38dans les écoles,
17:38les hautes écoles ?
17:39Oui, l'université
17:41n'est pas imperméable
17:42à ce qui se passe
17:42dans la société,
17:43j'irai même encore plus loin.
17:44Le politique a un rôle majeur
17:46dans ce qui se passe
17:46aujourd'hui dans les universités.
17:48Je vais vous prendre
17:48l'exemple de cette étudiante juive
17:49qui avait été exclue
17:50d'un amphithéâtre
17:51à Sciences Po
17:51sous prétexte
17:52qu'elle soit considérée
17:53comme sioniste.
17:54Quelle a été
17:55la réaction du politique ?
17:56Quelle a été
17:56la réaction
17:57de Jean-Luc Mélenchon ?
17:58Il a qualifié
17:58cet incident
17:59d'incident dérisoire.
18:01Et là-dessus,
18:02vous estimez
18:03que la direction
18:04de Sciences Po
18:04a eu la bonne réaction
18:06à ce moment-là ?
18:06Oui,
18:07la réaction de Sciences Po
18:08a été ferme
18:09et à la suite
18:10de tous ces incidents
18:10et même depuis plusieurs mois,
18:12le directeur de Sciences Po
18:13a pris des mesures conservatoires
18:14en prononçant
18:16l'exclusion
18:16de certains étudiants
18:18du campus
18:19et donc l'interdiction,
18:21l'accès
18:22sur le campus
18:22pour plusieurs étudiants
18:23qui avaient eu
18:24un comportement
18:24considéré comme dangereux
18:25et je soutiens totalement
18:27cette attitude
18:28de fermeté
18:28du directeur de Sciences Po
18:30parce que depuis
18:31cette fermeté,
18:32le nombre d'incidents
18:33à Sciences Po
18:34a drastiquement diminué.
18:35Il faut tenir
18:36les universités,
18:38les hautes écoles,
18:40Salomé-Aucard,
18:41sans contrevenir
18:43à la liberté d'expression.
18:44Il faut savoir tenir
18:45ces grandes maisons.
18:46Ça a été reproché
18:47souvent,
18:48une forme de laxisme.
18:49Oui,
18:49et c'est aussi pour ça
18:50que je rejoins,
18:51je pense qu'il faut aussi
18:53voir le débat
18:54d'un point de vue général.
18:55Tout à l'heure,
18:56on parle aussi
18:57beaucoup de Sciences Po Paris.
18:58Sciences Po Paris,
18:58je ne sais pas,
19:00c'est une très petite cohorte
19:01d'étudiants
19:02par rapport
19:02à tout ce qui existe en France.
19:04Abouladant a pris
19:04une précaution oratoire
19:05en disant que ce n'est pas
19:06représentatif forcément.
19:07Il y a des blocus partout.
19:08Vous avez déjà sûrement
19:09participé à un blocus.
19:10L'UNEF appelle régulièrement
19:12au blocus d'université.
19:13Il y a eu un mort à Lyon
19:13il y a quelques jours.
19:15Oui,
19:15d'accord,
19:16mais je ne vois pas
19:17le rapport avec ça.
19:18Finissez votre démonstration,
19:19Salomé-Aucard.
19:20Oui,
19:20je pense qu'en effet
19:21dans les universités,
19:24c'est ce que je dis
19:25depuis le début
19:26de cette émission,
19:28il y a en effet
19:29un climat de tension
19:30qui est assez fort.
19:31Et en effet,
19:31quand il y a
19:34des violences,
19:34il faut qu'il y ait
19:35des sanctions
19:36qui soient prises.
19:37Je le dis depuis le début,
19:39je suis pour le débat
19:40dans les universités,
19:41je ne suis pas pour
19:41qu'il y ait des étudiants
19:42qui soient tabassés
19:43et que morts s'en suivent
19:46à cause de leurs opinions politiques.
19:47Peu importe
19:48si je suis totalement opposée
19:49et pas d'accord
19:50avec ce que c'est,
19:50j'en pense.
19:51A vos yeux,
19:52Salomé-Aucard,
19:53je rappelle à vice-présidente
19:54de l'UNEF,
19:55quels changements concrets,
19:56je ne sais pas
19:57si c'est réglementaires,
19:58sécuritaires,
19:59organisationnels,
20:00il faudrait imaginer
20:02mettre en place
20:03à la suite de ce drame de Lyon,
20:05mais pas que,
20:05ce qui se passe en général
20:07dans nos grandes maisons
20:08universitaires.
20:08Qu'est-ce qui serait
20:09pour vous
20:09les réformes utiles ?
20:11Je pense que déjà,
20:12il faut permettre le débat
20:13en assurant contradictoire.
20:15Ça,
20:15c'est pour moi
20:17quelque chose
20:18qui est essentiel.
20:19C'est-à-dire que je pense
20:19que le débat doit se tenir
20:20dans les universités
20:21et si par exemple
20:22on a un débat,
20:23l'exemple de la réforme
20:24des retraites a été prise,
20:25pas de souci,
20:25ayons un débat
20:26avec des gens
20:27qui sont pour,
20:27des gens qui sont cons,
20:28des économistes
20:28qui vont nous expliquer
20:30quels sont les aboutissants
20:32de cette réforme.
20:33Si c'est des sujets
20:34plus polémiques
20:35entre guillemets
20:35comme le conflit
20:36israélo-palestinien,
20:37ayons aussi des débats
20:38comme ça.
20:39Je pense qu'au contraire,
20:40empêcher le débat,
20:41ça a tendance
20:42à attiser,
20:45chacun reste
20:47arc-boucté
20:48sur ces positions.
20:49Pas un meeting
20:50avec une idée,
20:51une seule,
20:52mais un débat
20:53contradictoire.
20:54C'est ça,
20:55qu'il y ait des débats.
20:55C'est-à-dire que si
20:57un militant
20:58de la cause palestinienne
20:59veut venir parler
21:00dans les universités
21:01et qu'en face
21:01on a un militant,
21:03alors je caricature
21:04parce que c'est,
21:05je caricature beaucoup
21:06pour simplifier le débat,
21:07mais un militant
21:08de la cause israélienne
21:09qui a un débat
21:10qui puisse être permis
21:11dans l'université
21:11et que les étudiants
21:13en face
21:13se fassent leur propre opinion.
21:14Quand on dit encadrer,
21:15ça veut dire aussi
21:16qu'il faut une présence
21:17pour empêcher
21:18des débordements.
21:19Est-ce à dire,
21:20tiens Maxime Lotte,
21:22qu'il faut
21:22des services d'ordre
21:24à chaque fois
21:25pour au fond
21:26que ça puisse se dérouler
21:28sereinement ?
21:29Selon l'interprétation
21:30que l'on a
21:31du risque de trouble
21:33à l'ordre public,
21:34aujourd'hui
21:34la présence
21:35des forces de l'ordre
21:36aux abords
21:37des établissements
21:37est une nécessité.
21:39Aujourd'hui,
21:39à Sciences Po,
21:40dès lors qu'il y a
21:41un événement
21:41à risque,
21:42entre guillemets,
21:43on peut constater
21:44la présence de forces
21:45de l'ordre
21:46à l'entrée du bâtiment.
21:47Et aujourd'hui,
21:48le principal,
21:49l'objectif,
21:49c'est la sécurité,
21:50l'intégrité physique
21:51des étudiants
21:52qui n'est aujourd'hui
21:53plus assurée
21:54dans plusieurs universités.
21:55Ce n'est pas le cas
21:56dans toutes les universités,
21:57peut-être,
21:58mais il y a des universités
21:59où aujourd'hui,
22:00il y a des étudiants
22:00qui sont en danger.
22:01Donc oui,
22:02effectivement,
22:02la force de l'ordre,
22:03alors certains vont
22:04rappeler ça de la répression,
22:05moi je n'appelle pas ça
22:05de la répression,
22:06j'appelle ça de la responsabilité.
22:08C'est une question
22:08de responsabilité.
22:09Non, mais à l'extérieur
22:09donc des établissements,
22:11mais dans les amphis,
22:13là-dessus,
22:13Pablo Ladon,
22:14il faut aussi organiser ça
22:16désormais ?
22:16On en est là ?
22:18Garantir l'ordre,
22:19je pense qu'évidemment
22:19c'est une nécessité,
22:20mais au-delà de la question
22:21du maintien de l'ordre,
22:22moi je rejoins entièrement
22:23ce qui vient d'être dit
22:25par Mme Ocar,
22:26c'est-à-dire permettre
22:27le débat,
22:28permettre le contradictoire
22:29dans des conditions
22:30qui sont sereines.
22:31Or,
22:31ce n'est absolument pas
22:31ce qui se passe aujourd'hui
22:32à Sciences Po
22:33ou à l'université,
22:34ce n'est pas ce qui se passe.
22:35Aujourd'hui,
22:36on a des Louis Boyard,
22:38des Jean-Luc Mélenchon,
22:39des Rima Hassan
22:40qui monopolisent
22:41des amphithéâtres
22:42sans contradictoire
22:43pendant des heures
22:44en se faisant applaudir
22:45et aduler
22:45par des masses d'étudiants.
22:47Ce sont des meetings politiques
22:48qui sont payés
22:49aux frais du contribuable
22:50et qui ne permettent pas
22:52un débat apaisé
22:52puisque c'est ce qui s'est produit
22:54à Lyon.
22:55Les étudiants de Néméziers
22:56si elles avaient été invitées
22:58à débattre avec Mme Rima Hassan,
22:59il n'y aurait pas eu de violence.
23:01Quand une société
23:02arrête de parler,
23:02c'est là que la violence
23:04émerge et éclate
23:05et ça se reproduira
23:07si on ne crée pas
23:09un véritable pluralisme
23:10et un véritable contradictoire
23:11dans le débat à l'université.
23:13En tout cas,
23:13merci à tous les trois.
23:13Vous avez débattu
23:15sereinement,
23:15je vous dis.
23:16Je vous mets un 19 sur 20
23:18sur une centaine
23:19de Sud Radio.
23:20Salomé Aucard,
23:21merci à vous,
23:21vice-président de l'UNEF.
23:22Maxime Lotte,
23:24étudiant à Sciences Po Paris,
23:25responsable du printemps républicain.
23:27Et vous,
23:27Pablo Ladon,
23:28étudiant à Sciences Po Paris également,
23:30auteur de La Terreur Violette
23:31à lire aux éditions
23:33de l'Observatoire.
23:34Merci à tous les trois
23:35d'avoir débattu
23:36avec élégance
23:37et des arguments
23:39contradictoires
23:39sur l'antenne
23:40de Sud Radio.
23:41Et bonjour à vous,
23:42Valérie Expert.
23:43Bonjour,
23:44cher Jean-François.
23:44Grueur de vous retrouver.
23:45Mettez-vous d'accord
23:46les thèmes aujourd'hui.
23:47Les thèmes.
23:48Alors déjà,
23:48dans un instant,
23:49on va recevoir Alain Bentolila.
23:50Alors vous aviez
23:51des étudiants brillants
23:53qui réfléchissent,
23:55qui savent débattre.
23:56Formidable, super.
23:56Oui, absolument.
23:57Mais Alain Bentolila
23:58adresse un constat
24:01qui est assez désespérant
24:03sur l'augmentation
24:04de l'illettrisme.
24:05Alors l'illettrisme,
24:06ce n'est pas
24:09ne pas savoir lire.
24:10On sait,
24:11beaucoup savent lire,
24:12mais c'est comprendre,
24:13déchiffrer,
24:14comprendre par soi-même.
24:15Demain,
24:16la barbarie,
24:16par an et un stit,
24:17même combat,
24:18il sera avec nous
24:18dans un instant,
24:20dans c'est quoi le problème.
24:21Et puis évidemment,
24:22dans les débats,
24:23nous reviendrons
24:23sur la mort de Quentin
24:26et surtout
24:27des conséquences politiques
24:28et les filles
24:29qui continuent
24:29de soutenir
24:31la jeune garde.
24:32Appelez-nous
24:320826 300 300.
24:34A tout de suite.
24:35Et bonne émission
24:36à vous, Valérie.
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