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  • il y a 5 semaines
Ce mercredi 18 février, dans son édito, Raphaël Legendre parle des mesures de Bruno Retailleau en faveur de l'industrie en 2027, suite à sa candidature à l'élection présidentielle. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans Good Morning Business, présentée par Laure Closier sur BFM Business.

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Transcription
00:00Bruno Retailleau est désormais candidat à l'élection présidentielle, il va dévoiler demain ces mesures en faveur de l'industrie
00:05pour 2027.
00:06Oui, on va vous en parler en exclusivité. Il a une boussole, Bruno Retailleau, sortir du social-étatisme.
00:13Et pour ça, le président des Républicains prévoit 15 milliards de baisses d'impôts de production,
00:1725 milliards de baisses de cotisations patronales, de la déréglementation et une déjudiciarisation des affaires.
00:26Alors, Bruno Retailleau, évidemment, s'est fait connaître dans l'opinion publique en étant ferme sur le régalien au ministère
00:33de l'Intérieur.
00:35Mais il a beaucoup à dire sur l'économie, Retailleau, qui l'intéresse beaucoup.
00:39Il se présente comme le candidat de la radicalité raisonnable. C'est un joli oxyman.
00:44On va dire qu'il ne veut pas faire de démagogie, pas question de raser gratis. Il veut faire des
00:51propositions tenables.
00:52Alors, on commence par les baisses d'impôts. Qu'est-ce qu'il promet ?
00:54Alors, ces 15 milliards de baisses d'impôts, vous avez la suppression de la C3S, la suppression de la CVAE,
01:00la suppression de l'assiette productive, de la cotisation foncière des entreprises
01:04et la quasi disparition du forfait social.
01:08Vous savez, c'est une taxe patronale que les employeurs payent, par exemple, sur l'intéressement,
01:14la participation ou l'abondement sur les plans d'épargne des entreprises.
01:20Il propose aussi 25 milliards d'euros de baisse de cotisation patronale,
01:26dont 10 milliards sur des exonérations d'heures supplémentaires.
01:31C'est le fameux travailler plus pour gagner plus et notamment pour faire en sorte que le travail paye davantage.
01:39Au total, on a donc 40 milliards de baisse de sages sur les entreprises pour le prochain quinquennat.
01:47Alors, radical, peut-être.
01:49Ça reste moins que le pacte de compétitivité de François Hollande.
01:51Souvenez-vous, en 2014, c'était 50 milliards de baisse d'impôts sur les entreprises,
01:55après qu'il les ait beaucoup augmentées.
01:58Là, on a quand même 20 milliards de surtaxes d'IAS qui va se cumuler sur 3 ans.
02:03Donc, il faudra peut-être aller un peu plus loin sur les entreprises.
02:05Sur la déréglementation, que propose l'air ?
02:07Alors, sur la déréglementation, Bruno Retailleau veut tuer une bonne fois pour toutes
02:12le principe de précaution que Jacques Chirac avait inscrit dans la Constitution en 2005.
02:20Alors, franchement, là, bon débarras, ça ne nous manquera pas, ce principe de précaution.
02:24Effectivement, ça pèse énormément sur l'économie.
02:26Il veut aussi abolir une cinquantaine de règles, les règles les plus stupides sur l'industrie.
02:31Il a sondé les capitaines d'industrie.
02:34Ce sera là par voie d'ordonnance.
02:36Il cite notamment les ânes, le zéro artificialisation nette des sols.
02:42Et puis, il veut aller aussi au bout des ordonnances pénicaux pour exploser le code du travail.
02:47L'idée est de passer par des accords de branche, voire des accords d'entreprise.
02:52Si vous êtes d'accord, si vous signez des accords au sein de l'entreprise, les règles s'appliqueront au
02:58plus proche du terrain.
03:00Puis enfin, pour augmenter le travail, il veut passer de 1 607 à 1 623 heures de travail par an,
03:08c'est-à-dire mettre fin aux 35 heures.
03:10C'est l'équivalent de deux jours supplémentaires travaillés, alors pas les deux jours de François Bayrou, qui étaient deux
03:15jours travaillés gratuits, souvenez-vous, dans son idée de budget.
03:18Là, évidemment, on est payé plus, mais avec une défiscalisation, une désocialisation qui permettra de gagner plus, surtout.
03:25Alors Raphaël, chez LR, on est des gens sérieux ? Comment on finance tout ça ?
03:28Oui, alors ça, c'est le problème pour l'instant, on n'a pas le cadrage macroéconomique de tout ça.
03:33En fait, le programme économique est un triptyque.
03:35En janvier, il a présenté les mesures sur le travail, le travailler plus pour gagner plus.
03:41Là, demain, ce seront les mesures pour produire davantage, augmenter la croissance.
03:46Et au printemps, au mois d'avril ou au mois de mai, on aura le cadrage précis, effectivement, de toutes
03:54ces mesures.
03:54Ce qu'on peut d'ores et déjà dire, c'est qu'il prévoit 120 milliards d'économies sur le
04:01prochain quinquennat.
04:02Plus ces 40 milliards de baisse d'impôts sur les entreprises, ça fait 160 milliards d'euros à trouver.
04:09Mais au final, ce n'est pas dingue, c'est à peu près 30 milliards d'économies par an.
04:14On est à peu près sur ce quantum en ce moment.
04:18Donc, c'est raisonnable.
04:20Est-ce que c'est radical pour l'instant ?
04:21On peut l'encourager à aller un peu plus loin.
04:24Moi, je trouve ça quand même toujours étonnant de séparer le cadrage des mesures.
04:27C'est-à-dire que ça reste quand même une vision des choses un peu étonnante.
04:31Ça viendra, ce sera précisé.
04:32Ça va avec quand même.
04:33Au printemps, je sais que vous êtes impatiente pour qu'on rétablisse les comptes publics.
04:35J'aime bien qu'on dise pas n'importe quoi.
04:36Il est 6h51.
04:37Ce sera précisé.
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