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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:00Il est 19h, ravi de vous retrouver ce soir. Les infos pour commencer avec Isabelle Piboulot. Bonsoir Isabelle.
00:00:06Bonsoir Christine, bonsoir à tous. A la une, deux jours après la mort de Quentin, l'enquête est requalifiée pour
00:00:13homicide volontaire par le procureur de Lyon.
00:00:16Jeudi, l'étudiant de 23 ans a été jeté au sol, frappé par au moins six individus masqués et cagoulés.
00:00:23Pris en charge par les secours, il présentait essentiellement des lésions à la tête, dont un traumatisme crânien majeur.
00:00:29Plus d'une quinzaine de témoins ont été entendus. Aucune interpellation n'a eu lieu à ce stade.
00:00:35La statue place de la République à Paris, encore une fois dégradée. Deux croix gammées ont été taguées, ainsi que
00:00:41des slogans antisémites appelant à la violence.
00:00:44Je cite, « Tuer les Rothschild », pouvait-on lire sur le monument. Une petite affiche en hommage à Ilan
00:00:49Halimi était encore visible.
00:00:51D'autres tags réclamaient la peine de mort pour l'ancien ministre Jack Land, cité dans l'affaire Epstein.
00:00:57Et puis François Fillon, définitivement condamné à quatre ans de prison avec sursis.
00:01:03L'ancien Premier ministre se désiste de son pourvoi en cassation, de même que son épouse Pénélope Fillon dans l
00:01:09'affaire des emplois fictifs.
00:01:10François Fillon est donc reconnu coupable de détournement de fonds publics.
00:01:15Merci beaucoup ma chère Isabelle Piedboulon. On vous retrouve pour le journal de 20h.
00:01:20Au sommaire ce soir, l'invité de face à l'info est Sarah Knafo à 19h45.
00:01:25L'eurodéputé reconquête réagira à la mort de Quentin.
00:01:28En quoi ce décès marque-t-il un tournant dans la violence politique en France ?
00:01:32Pourquoi les alertes de reconquête sur les violences d'ultra-gauche sont-elles restées inaudibles jusqu'ici ?
00:01:38La candidate à la mairie de Paris, désignée il y a cinq jours révélation politique de l'année par le
00:01:43trombinoscope,
00:01:44dénonce les gros dérapages budgétaires de Anne Hidalgo à la ville de Paris,
00:01:48comme le train de vie des élus, 31 adjoints aux maires, 145 collaborateurs de cabinet,
00:01:532500 véhicules municipaux, 385 agents pour la communication,
00:01:57quatre fois plus que le gouvernement français, Sarah Knafo dénonce le casse du siècle à 19h45.
00:02:04Quentin à mort, frappé à mort, et déjà le silence, les détours, les mots qui anesthésient,
00:02:10dilution des responsabilités, inversion des rôles, théorie, écran,
00:02:14L'idéologie déshumanise, l'idéologie légitime la violence.
00:02:18Qui a le monopole moral de la violence politique en France aujourd'hui ?
00:02:22Pourquoi les choses ne seront-elles plus jamais comme avant ?
00:02:25L'édito de Mathieu Boccote.
00:02:27Le procureur est clair, la banderole des militantes némésis s'est arrachée,
00:02:32elles sont violentées, les amis des militantes restent à l'écart,
00:02:35les jeunes hommes n'interviennent pas, puis une vingtaine d'individus masqués attaquent,
00:02:40violemment, la plupart fuient, trois restent, dont Quentin.
00:02:44Alors pourquoi des médias, toujours les mêmes, ont parlé de RICS ou d'affrontements,
00:02:48quand les faits décrivent une agression, le regarde Marc Nenon ?
00:02:52Pas d'interpellation, pas de garde à vue, en attendant la victime devient le coupable,
00:02:57pour certains médias et pour l'extrême gauche.
00:02:59Le profil de Quentin est sali, caricaturé, décrédibilisé.
00:03:04Salir la mémoire de Quentin pour justifier l'agression,
00:03:07est-ce le dernier argument de l'extrême gauche compromis jusqu'au coup avec les antifas
00:03:11et notamment la jeune garde ?
00:03:13L'analyse de Gabriel Cluzer.
00:03:16Les cris dans le désert pour s'insurger contre les violences des actifs des antifas
00:03:21seront-ils enfin entendus ?
00:03:24Selon Laurent Nunez, l'ultra-gauche est à la manœuvre.
00:03:27Le ministre de l'Intérieur souligne le lien très fort entre LFI et la jeune garde.
00:03:31La jeune garde qui a été dissoute par le gouvernement,
00:03:33mais la Ligue des droits de l'homme avait saisi pour contester cette décision.
00:03:37Gérald Darmanin, lui, dénonce une complaisance de LFI pour la violence politique.
00:03:42Qui sévit ? Qui n'a rien fait ? Qui n'a rien dit ?
00:03:46Qu'est-ce qui a mené à ce drame ?
00:03:48Le décryptage de Charlotte Dornelas.
00:03:51Et puis Emmanuel Macron veut rendre inéligibles les élus condamnés
00:03:55pour propos racistes ou antisémites.
00:03:57Une mesure présentée comme une défense républicaine,
00:03:59mais certains redoutent un glissement.
00:04:01La lutte contre la haine pourrait-elle devenir un outil d'exclusion politique ?
00:04:05L'édito de Mathieu Bocoté qui tient beaucoup à cet édito ce soir.
00:04:10Voilà, une heure avec nos mousquetaires pour tout ce dire et son tome.
00:04:26D'abord, Mathieu Bocoté, depuis samedi, la France ne décolère pas Quentin est mort.
00:04:31On sent bien qu'un seuil vient d'être franchi.
00:04:34Un vrai, cette fois, une milice d'ultra-gauche aurait tué un jeune militant identitaire.
00:04:40Et encore une fois, les médias tentent de transformer la victime en coupable.
00:04:44Mathieu, de quoi sommes-nous témoins en ce moment même ?
00:04:47D'une tentative de falsification médiatique et politique à grande échelle.
00:04:53Oui, nous sommes témoins de cela.
00:04:56Alors, racontons la manière dont les événements nous ont été présentés depuis samedi,
00:05:02on pourrait même dire un peu avant,
00:05:03et surtout, comment les différents camps se sont positionnés dans cette histoire.
00:05:08Premièrement, nous sommes frappés.
00:05:10Un jeune militant identitaire a été tué tout simplement.
00:05:13On comprend tout de suite qu'il s'agit d'une bande d'antifas.
00:05:15Reste à savoir laquelle.
00:05:17Mais on comprend, ce sont les méthodes des antifas
00:05:19qui revendiquent d'ailleurs leur violence légitime
00:05:21contre ce qu'ils appellent les fascistes.
00:05:23Donc, on le comprend.
00:05:25Mais au début, vous le noterez, on en parle sur CNews,
00:05:27et on en parle très peu ailleurs.
00:05:29Il faut pourtant, c'est tellement gros,
00:05:31qu'on ne peut pas durablement occulter les événements.
00:05:34De quelle manière va-t-on ensuite nous les raconter plus largement ?
00:05:38Comme une rixe.
00:05:39C'est la théorie de la rixe.
00:05:41Rappelez-vous, c'est la même chose avec Crépole à l'époque.
00:05:43Donc, la théorie de la rixe,
00:05:44ça consiste à dissoudre dans un même récit
00:05:48l'agresseur et l'agressé.
00:05:50Donc, les deux deviennent interchangeables.
00:05:52Dans une rixe, un affrontement entre militants, nous dit-on.
00:05:57Donc, les responsabilités seraient partagées.
00:05:59Et à la fin, celui qui est mort, c'est bien triste sa mort,
00:06:03mais peut-être l'a-t-il quand même cherché.
00:06:05Il a participé à la rixe.
00:06:07Ensuite, il y a un autre élément, on rajoute à cela.
00:06:09On dira, c'est le retour de la violence politique,
00:06:12au sens large.
00:06:14Sans savoir qui théorise la violence nécessaire aujourd'hui,
00:06:17les antifas.
00:06:19Sans noter que ces antifas sont considérés
00:06:21comme un élément de la coalition à gauche aujourd'hui.
00:06:24Quand on nous parle du retour de la haine aussi,
00:06:26c'est encore une fois un terme très générique.
00:06:28Et ça, j'ai noté ça dans le traitement médiatique de la chose.
00:06:31On nous parle, on met beaucoup d'indignation.
00:06:33Sa mort est terrible, c'est atroce, cette mort.
00:06:35C'est absolument scandaleux, cette mort.
00:06:37Pour ensuite, donc, on met très fort l'indignation
00:06:39pour neutraliser ensuite l'explication.
00:06:41Donc, on met de l'avant son émotion
00:06:43pour ne pas parler des faits.
00:06:44Encore une fois, la violence des milices d'ultra-gauche
00:06:47aujourd'hui.
00:06:48À travers cela, on nous dit, d'ailleurs,
00:06:50si c'est la faute de tous les extrêmes,
00:06:52ça permet au bloc central de se ramener au premier rang
00:06:56à la manière de la force raisonnable et rationnelle.
00:06:58Donc, il y aurait l'extrême-gauche cette fois,
00:07:00mais l'extrême-droite trop souvent.
00:07:02Ces gens-là conduiraient inévitablement à la violence.
00:07:05Donc, finalement, le bloc central est le gardien
00:07:07contre les extrêmes qui, aujourd'hui,
00:07:09s'empareraient de notre vie.
00:07:12Ensuite, il y a aussi la théorie.
00:07:14Ça, c'est un glisseau d'élément.
00:07:15C'est pour avoir l'air sophistiqué et intelligent.
00:07:16C'est la théorie du contexte lyonnais.
00:07:19Donc, on dirait, vous savez, à Lyon,
00:07:20il y a des bandes politiques très militantes,
00:07:22violentes quelquefois, ce qui n'est pas complètement faux,
00:07:23mais on rajoute le contexte lyonnais pour dissoudre,
00:07:27ce qui est visible partout sur le territoire,
00:07:29les milices antifas d'ultra-gauche
00:07:31qui usent de la violence de manière décomplexée.
00:07:34Mais là, ce récit choque un peu LFI,
00:07:36et pas seulement LFI, mais la gauche radicale.
00:07:38Donc, qu'est-ce que LFI nous dit?
00:07:39Qu'est-ce que la gauche radicale nous dit?
00:07:41En fait, les vraies victimes, c'est nous.
00:07:43Oui, bon, Quentin est passé par là,
00:07:44sa mort est triste, certes,
00:07:46mais les vraies victimes, c'est nous.
00:07:47Et là, nous sommes, raconte-t-il, sans gêne, sans honte.
00:07:50C'est assez fascinant.
00:07:51Manquer du sens de la honte à ce point-là,
00:07:54franchement, c'est fascinant.
00:07:55Donc, on nous explique que l'ultra-droite
00:07:56serait en fait la vraie force de violence en France aujourd'hui.
00:08:00On nous explique que la Jeune Garde, par exemple,
00:08:03et les milices des antifas
00:08:04seraient en fait des groupes d'autodéfense
00:08:06contre la violence de l'ultra-droite.
00:08:08Donc, le récit est retourné en moins de 24 heures.
00:08:12Le principal acteur de cette histoire,
00:08:13c'est l'extrême-droite qui tue,
00:08:15même si c'est le jeune Quentin qui est mort.
00:08:18Et quant à la violence d'ultra-gauche,
00:08:19elle ne serait qu'une violence d'autodéfense.
00:08:22Je cite d'ailleurs M. Mélenchon
00:08:23qui disait hier, si je ne me trompe pas,
00:08:25c'est nous qui sommes agressés.
00:08:27Réunion après réunion,
00:08:28tout a été truqué, arrangé pour faire croire
00:08:30une sorte d'expédition du service d'ordre insoumis
00:08:32pour traquer un pauvre malheureux.
00:08:34Fin de la citation.
00:08:35À quel moment l'accusera-t-on de complotisme?
00:08:37Alors, la presse de gauche en rajoute.
00:08:39J'entre dans la presse de gauche le service public.
00:08:42Par exemple, on va entendre des journalistes de Libé
00:08:44faire une histoire un peu fantasque et délirante
00:08:47des morts de l'extrême-gauche ou de l'extrême-droite
00:08:49depuis les années 80,
00:08:50et au final, pour nous expliquer
00:08:51que l'extrême-gauche ne tuerait que par accident,
00:08:54alors que ce qu'ils appellent l'extrême-droite
00:08:55tuerait par principe.
00:08:57Donc, le vrai danger, encore une fois,
00:08:58Quentin vient de mourir,
00:08:59mais le danger, c'est ce qu'ils appellent l'extrême-droite.
00:09:02Sur le service public apparaissent alors les experts.
00:09:04Noter les experts, ce sont normalement
00:09:06ce qu'on appelle des spécialistes de l'extrême-droite,
00:09:07qui sont normalement des militants d'extrême-gauche,
00:09:10maquillés en universitaires.
00:09:11Je pense, certainement,
00:09:12je permets de le dire quelquefois avec un air crasseux,
00:09:15c'est terrible,
00:09:16parce qu'il y a quand même des limites à un moment donné,
00:09:17je ne le nommerai pas,
00:09:18mais il y a quand même des limites à envoyer
00:09:20des militants hargneux à la télévision
00:09:22pour expliquer que la victime, dans les circonstances,
00:09:25l'a quand même un peu cherché,
00:09:26avec des idées comme les siennes.
00:09:28Et là, rappelez-vous, je ne me rappelle plus lequel dit,
00:09:30il faudra savoir un peu plus, celui qui est mort,
00:09:32quelles étaient ses idées, quels étaient ses réseaux,
00:09:34quels étaient ses engagements.
00:09:36Autrement dit, c'est la culpabilisation de la victime.
00:09:39S'il est mort, c'est parce qu'il l'a bien cherché.
00:09:41Et de ce point de vue, je pense que c'est une vraie question
00:09:43pour le traitement de l'information en France aujourd'hui.
00:09:46Les experts mobilisés par le service public
00:09:48pour parler de ce qu'ils appellent l'extrême-droite
00:09:50sont presque toujours des militants décomplexés
00:09:54qui sont là pour renverser le sens du sujet,
00:09:57pour inverser le récit,
00:09:59pour falsifier la réalité.
00:10:01Alors, et au terme de cela, je l'ai dit,
00:10:03on a réfléchi les extrêmes qui nous disent
00:10:05qu'il est mort, c'est triste,
00:10:06mais franchement, c'est quand même nous les vraies victimes.
00:10:09De toute façon, il est mort.
00:10:10Est-ce que c'est si triste que ça,
00:10:11avec les idées qui étaient les siennes,
00:10:12sa mort n'est-elle pas...
00:10:14Non seulement on ne va pas la pleurer,
00:10:15on pourrait peut-être sourire.
00:10:19Mathieu, on semble quand même découvrir la violence
00:10:22des antifas, je dis bien ensemble.
00:10:24En quoi s'agit-il d'une violence politique
00:10:26d'une nature particulière ?
00:10:27Parce que les antifas réclament un permis de frapper.
00:10:31Ils réclament même presque un permis de tuer.
00:10:34Presque, je dis.
00:10:35Pas tous les antifas.
00:10:36Mais la mouvance antifa nous dit globalement
00:10:38contre les fascistes, il ne faut pas argumenter.
00:10:41Puisqu'ils voient des fascistes partout,
00:10:43contre les fascistes, il est légitime de mobiliser
00:10:45la violence sans gêne.
00:10:47Que nous disent les théoriciens antifas ?
00:10:49Parce qu'ils en ont, ils écrivent leurs trucs.
00:10:51Ils disent qu'il faut rendre le coût de certaines idées
00:10:54si élevées, donc le coût social, le coût financier,
00:10:57le coût physique, que vous n'oserez plus avancer
00:10:59certaines idées parce que vous savez qu'on va
00:11:01vous péter la gueule.
00:11:03Ils le disent.
00:11:04Et de ce point de vue, la violence est utilisée
00:11:06comme un instrument d'intimidation de ceux
00:11:09avec lesquels ils sont en désaccord.
00:11:11Donc, ils ont un permis de frapper.
00:11:12Il ne faut pas oublier que dans leur esprit,
00:11:14je le redis pour eux, le fascisme commence
00:11:16avec tout ce qu'ils geraient à droite de la gauche radicale.
00:11:19Oui, tout ce qui est à droite du centre-gauche
00:11:20de la gauche radicale, c'est le fascisme pour eux.
00:11:23Et là, ce qui est assez fascinant dans cette séquence,
00:11:25c'est que si vous vous interdisez,
00:11:27vous vous dites que c'est un fasciste, c'est un nazi,
00:11:29bien effectivement, on ne va pas discuter avec un nazi.
00:11:30Si Hitler est vraiment de retour,
00:11:32je me joins à eux pour lui taper dessus.
00:11:33Mais le problème, c'est que quand vous hitlérisez tout le monde,
00:11:36vous vous donnez le droit de martyriser politiquement,
00:11:39de violenter, de censurer, d'espionner.
00:11:41Parce qu'il ne faut pas oublier que les antifas
00:11:43se comportent comme des milices.
00:11:44Ils espionnent les militants de ce qu'ils appellent
00:11:46l'extrême droite.
00:11:46Ils se permettent de les traquer,
00:11:48avec l'idée, quelquefois, qu'il faut que ça vienne au point.
00:11:50Et tout, je dirais que c'est une mouvance
00:11:52qui attire son lot de désaccès.
00:11:53Vous me permettrez de le dire ainsi,
00:11:55on est devant des gens.
00:11:55Vous savez, dans toute société,
00:11:56il y a des gens qui ont envie de violence,
00:11:58qui ont envie de frapper,
00:11:59ils ont envie d'aller jusqu'au bout.
00:12:00Ils ont envie d'humilier,
00:12:01ils ont envie de mettre leurs pieds au visage de quelqu'un.
00:12:03Ces mouvances, ces gens-là existent.
00:12:05Eh bien, la mouvance antifa, aujourd'hui,
00:12:07canalise politiquement et justifie théoriquement
00:12:10des comportements qui sont ceux d'individus
00:12:13fondamentalement violents.
00:12:13Et ces enfants, souvent, si je peux me permettre,
00:12:16les militants, viennent souvent de la haute société,
00:12:18qui vont, pas toujours, mais souvent,
00:12:20qui vont s'encanailler en jouant à la Révolution.
00:12:22Et à la fin, il peut y avoir un mort.
00:12:24On l'a eu samedi.
00:12:26On répète que les antifascistes sont, eux,
00:12:28les vrais fascistes.
00:12:30Selon vous, est-ce que c'est le cas?
00:12:32J'ai beaucoup entendu ça de la part de gens que j'estime,
00:12:34mais ça me semble radicalement faux.
00:12:36C'est une formule facile qui nous donne l'impression
00:12:38qu'on retourne ça en disant
00:12:39on lance l'accusation méchante au visage de l'autre.
00:12:41Elle est historiquement fausse. Je m'explique.
00:12:44Ça semble dire qu'au sommet du mal
00:12:47se trouve le fascisme.
00:12:48Donc, le communisme qui devient vraiment méchant
00:12:50devient fascisme.
00:12:52L'extrême-gauche qui devient vraiment atroce
00:12:54devient extrême-droite.
00:12:55C'est l'argument quand on dit
00:12:56la LFI, c'est la vraie extrême-droite.
00:12:58Quand l'ultra-gauche devient vraiment violente,
00:13:01elle n'est plus de gauche, elle devient l'ultra-droite.
00:13:03Cette analyse reconduit la prédeminence morale
00:13:05de la gauche sur la droite.
00:13:06La gauche ne peut pas faire le mal.
00:13:08La gauche qui fait le mal devient la droite.
00:13:10Et c'est historiquement faux.
00:13:12Si je peux me permettre, Trotsky, Lénine,
00:13:14toutes les grandes figures de l'histoire du communisme
00:13:16au XXe siècle ont théorisé
00:13:17la violence légitime et nécessaire
00:13:19et l'extermination physique, s'il le faut,
00:13:21des ennemis pour s'en débarrasser
00:13:22s'ils font obstacle à la révolution.
00:13:24Quand on s'est réclamé dans sa vie de Trotsky ou de Lénine,
00:13:26il faut au moins savoir qu'on a un jour
00:13:28adoré des gens qui légitimaient la violence la pire.
00:13:30Dans l'histoire des totalitarismes,
00:13:32les milices fascistes ou communistes
00:13:35s'affrontaient très violemment.
00:13:37Le communisme a aussi tué par millions,
00:13:39si je peux me permettre, et ce ne sont pas des morts
00:13:41accidentelles dans l'histoire du communisme.
00:13:42Le communisme a aussi négationniste aujourd'hui.
00:13:44Dans l'université, des gens qui expliquent
00:13:46que Mao, Pol Pot, les régimes communistes,
00:13:48la RDA, ce n'était pas si mal que ça, finalement.
00:13:50Donc, à travers tout cela, je me permettrais de dire,
00:13:52l'antifascisme est parfaitement capable
00:13:53de tuer par lui-même,
00:13:55sans passer par le chemin du fascisme.
00:13:57Le fascisme est atroce, assurément,
00:13:58mais l'antifasciste, qui est aujourd'hui
00:14:00l'héritier militant du communisme,
00:14:03eh bien, il frappe et tous se permettent aujourd'hui
00:14:05de détourner le regard,
00:14:06parce qu'ils ne veulent pas assumer ce qui s'est passé.
00:14:08Je n'ai entendu personne dire cela.
00:14:10Excellente chronique, Mathieu Boncôté.
00:14:11Vraiment, très belle analyse.
00:14:13On marque une pause, on revient
00:14:15avec Gabrielle Cluizel,
00:14:16Charlotte Dornelas, Marc Menon,
00:14:18et dans un instant, on reçoit Sarah Knaff.
00:14:25Le procureur l'a dit,
00:14:27il n'y a pas encore eu d'interpellation,
00:14:29mais il y a déjà un procès en marche,
00:14:32celui de la victime.
00:14:34Celui de la victime intenté par la France insoumise
00:14:36dans la presse et sur les réseaux sociaux,
00:14:38et la presse d'extrême gauche.
00:14:40Il faut salir sa réputation,
00:14:43montrer que Quentin était un affreux militant
00:14:46d'extrême droite.
00:14:46Faut-il y voir le dernier argument
00:14:49d'une gauche compromise jusqu'au coup
00:14:51avec les antifas et notamment la jeune garde
00:14:53et qui ne trouve rien d'autre pour sa défense ?
00:14:57Question Gabrielle Cluizel.
00:14:59Oui, disons-le, c'est abject, indécent et pitoyable.
00:15:04Vous savez, la meilleure défense, c'est l'attaque.
00:15:06Alors plutôt que faire profil bas
00:15:08et prendre ses distances avec les antifas
00:15:10et avec la jeune garde,
00:15:11l'extrême gauche se lance dans une grande entreprise
00:15:14de dénigrement massif
00:15:15pour se justifier.
00:15:17Vous savez, c'est la stratégie du
00:15:19« elle s'est fait violer, mais il faut dire
00:15:21que sa jupe était trop courte ».
00:15:23Son mari l'a tabassé,
00:15:25mais il faut dire qu'elle était agaçante.
00:15:27Eh bien là, un jeune homme de 23 ans
00:15:29a été lynché par une meute.
00:15:31Tout ça vient d'être réellement confirmé.
00:15:34Jeté à terre, piétiné au sol
00:15:36par au moins six personnes,
00:15:37a dit le procureur.
00:15:38On lui a fracassé la tête jusqu'à le tuer
00:15:40puisqu'il n'avait aucun espoir de le sauver.
00:15:42Le procureur l'a dit.
00:15:44Eh bien, il faut dire que c'était un militant
00:15:46d'extrême droite.
00:15:47Finalement, il l'a cherché.
00:15:49Alors prenons au hasard Rima Hassan.
00:15:51Après avoir coché la case,
00:15:53c'est avec effroi que j'ai appris cette nouvelle.
00:15:55Elle rajoute que son meeting à Sciences Po Lyon
00:15:58n'y est pour rien
00:15:59parce que tout le monde sait
00:16:01que depuis 20 ans,
00:16:03Lyon est un terrain d'affrontement
00:16:04entre néo-nazis et antifascistes.
00:16:07Donc, puisque la jeune garde,
00:16:09c'est des antifas,
00:16:10j'en déduis que Quentin était du côté
00:16:13des néo-nazis.
00:16:15Pourquoi se gêner, de fait ?
00:16:17Et puis, au passage,
00:16:18on accrédite,
00:16:18et Mathieu l'a dit,
00:16:19en parlant d'affrontement,
00:16:20la thèse de la RICS.
00:16:21Après tout, dans la RICS,
00:16:22les tors sont partagés.
00:16:24Eh bien, que fait-on avec les nouveaux nazis ?
00:16:26Parce que néo-nazis, ça veut dire ça.
00:16:28Eh bien, on fait comme avec les anciens.
00:16:29On les éradique.
00:16:30C'est le message.
00:16:31Comment s'étonner ensuite
00:16:33que des anonymes se déchaînent ?
00:16:34Je ne vais citer que quelques exemples
00:16:35parce que je vais vous dire,
00:16:36j'ai mal pour les parents.
00:16:37Je ne vais en citer que deux.
00:16:39Mais il faut quand même savoir,
00:16:41le nazi de Lyon est mort,
00:16:44Hitler dead.
00:16:45Voilà ce qu'on voit sur les réseaux sociaux.
00:16:47Les mêmes avaient regretté
00:16:48que Marion Maréchal ne soit pas morte
00:16:50dans son accident de voiture,
00:16:52vous vous souvenez,
00:16:53et s'était réjoui du meurtre de Charlie Kirk.
00:16:56Mais il n'y a pas que les anonymes.
00:16:57Il y a un journaliste pigiste
00:16:59chez Blast et Arrêt sur image,
00:17:01Camille Stineau,
00:17:02qui se lamente et prend partie
00:17:03la gauche.
00:17:04Et d'ailleurs, tout n'est pas faux
00:17:06dans ce qu'il dit.
00:17:07Les partis de la gauche institutionnels,
00:17:08vous êtes bien contents
00:17:09quand il y a des antifas
00:17:11autour de vos événements.
00:17:13Alors jusque-là,
00:17:14c'est vrai qu'ils fricotent tous ensemble.
00:17:16Mais il dit pour vous protéger
00:17:17des fachos.
00:17:19Mais le jour où la bagarre
00:17:20est un peu trop violente
00:17:21et qu'un nazi meurt,
00:17:22donc à nouveau on le traite de nazi,
00:17:24vous jetez les antifas sous le bus,
00:17:27il faut aller se faire foutre.
00:17:28Voilà, je vous dis tout ce qu'il a écrit.
00:17:30Donc ça, c'est un journaliste
00:17:31d'un média tout à fait reconnu,
00:17:34d'extrême-gauche,
00:17:35mais reconnu.
00:17:36Dans sa réaction à ce drame,
00:17:38Gérald Darmanin a dit
00:17:39« les mots tuent ».
00:17:41Est-ce qu'il a donc raison ?
00:17:42Oui, il a raison,
00:17:43les mots tuent,
00:17:43la réduction à dite,
00:17:44les roms tuent.
00:17:45Il faut le savoir,
00:17:46mais les mots permettent aussi
00:17:47de justifier celui
00:17:49et ceux qui ont tué.
00:17:51Vous savez,
00:17:52Jean-Luc Mélenchon,
00:17:53il a affirmé
00:17:53« c'est nous qui sommes agressés
00:17:55réunion après réunion »,
00:17:57comme s'il pouvait comparer
00:17:58un slogan avec une banderole
00:18:00au meurtre de Quentin.
00:18:02Finalement,
00:18:02il justifie ce qui s'est passé,
00:18:04le mutatisme,
00:18:04il dit que c'était
00:18:05de la légitime défense.
00:18:06Voilà ce que l'on comprend.
00:18:08Sandrine Rousseau,
00:18:09elle évoque,
00:18:09pour faire contrepoids,
00:18:11les intimidations
00:18:12dont elle a fait l'objet
00:18:14de la part du GUD,
00:18:15de l'extrême droite,
00:18:16et ça,
00:18:16c'est le plus stratosphérique,
00:18:17ça serait comique
00:18:18si ce n'était pas tragique,
00:18:19de l'OAS,
00:18:21la guerre d'Algérie.
00:18:22Vous voyez,
00:18:22je m'étonne
00:18:23qu'elle ne soit pas remontée
00:18:24jusqu'aux croisades.
00:18:25Le journaliste,
00:18:26donc c'est sur le service public,
00:18:27ne la reprend pas.
00:18:28L'OAS,
00:18:29quand même,
00:18:29il faut le faire.
00:18:31Mais il n'y a pas que LFI
00:18:33qui tente de discréditer
00:18:34Quentin de Roque,
00:18:35il y a aussi la presse,
00:18:36la presse de gauche,
00:18:37vous l'aurez remarqué,
00:18:38qui s'intéresse plus
00:18:39au passé de la victime
00:18:41que des coupables.
00:18:42Ça,
00:18:43visiblement,
00:18:43cette enquête-là
00:18:44ne l'intéresse pas beaucoup.
00:18:45Alors,
00:18:46on dit qu'il a eu
00:18:47des activités
00:18:48à l'Action française.
00:18:49Alors,
00:18:49un de ses proches me dit
00:18:50« Ah non,
00:18:50pour moi,
00:18:50il n'a jamais été
00:18:51à l'Action française.
00:18:51Peut-être qu'il connaissait
00:18:52des gens qui en faisaient partie.
00:18:54Mais de toute façon,
00:18:55est-ce que ça justifie
00:18:55de le tuer ? »
00:18:56Le résistant d'Estienne d'Or
00:18:57avait été à l'Action française.
00:18:59Et même d'Armadin,
00:19:00jadis,
00:19:00aurait écrit dans
00:19:01Politique Magazine
00:19:02qui était le journal
00:19:04proche de l'Action française.
00:19:05Et puis,
00:19:06on peut citer aussi,
00:19:07et Mathieu l'a évoqué,
00:19:08les militants experts.
00:19:09Ça,
00:19:09c'est une catégorie
00:19:11très présente
00:19:11sur le service public.
00:19:13Militants experts
00:19:13d'extrême-gauche.
00:19:14Alors,
00:19:14citons par exemple
00:19:15Sylvain Bouloch.
00:19:17Sylvain Bouloch,
00:19:17il est présenté
00:19:18comme l'historien
00:19:19des radicalités politiques
00:19:21et des mouvements sociaux.
00:19:23Alors,
00:19:23il s'était,
00:19:23Sylvain Bouloch,
00:19:24rendu,
00:19:25si vous me permettez
00:19:25ce jeu de mots,
00:19:26rendu célèbre
00:19:26pour une boulette.
00:19:27Il avait confondu
00:19:28le drapeau de la Picardie
00:19:31avec un drapeau royaliste.
00:19:33C'est dommage
00:19:33pour quelqu'un
00:19:33qui s'intéresse
00:19:34à ces milieux-là.
00:19:36Et que dit-il ?
00:19:37Eh bien,
00:19:37il dit,
00:19:37« On aimerait bien,
00:19:39je cite,
00:19:40plus connaître
00:19:41le nom et l'itinéraire
00:19:43de Quentin D. »
00:19:44À l'époque,
00:19:44on ne connaissait pas son nom.
00:19:45Maintenant,
00:19:45on connaissait son nom.
00:19:46Comme si cela changeait
00:19:47quelque chose.
00:19:48Et il dit,
00:19:49pour que les choses
00:19:50soient claires,
00:19:51qui est cette personne
00:19:52exactement ?
00:19:53À quel groupe appartient-il ?
00:19:55Alors,
00:19:55je remets juste
00:19:55dans le contexte.
00:19:56Donc,
00:19:57il y a un gamin,
00:19:58pardon de parler comme ça,
00:19:59mais de 23 ans
00:20:00qui aurait l'âge
00:20:01d'être son fils
00:20:02qui vient de mourir.
00:20:03Et lui,
00:20:04il ne pense pas
00:20:05aux parents,
00:20:06à sa sœur
00:20:07de 19 ans
00:20:07et pleuré.
00:20:08Il l'appelle
00:20:09cette personne.
00:20:11Et il continue,
00:20:12a priori,
00:20:13si on fait partie
00:20:14d'un service de rote,
00:20:15c'est qu'on vient
00:20:15quand même
00:20:16pour en découdre
00:20:16ou protéger.
00:20:18Donc,
00:20:19si on vient
00:20:19pour protéger,
00:20:20c'est qu'on sait
00:20:20qu'il y a de la violence.
00:20:21Vous voyez,
00:20:21même essayer de protéger
00:20:22ses suspects.
00:20:24Donc,
00:20:24ses parents,
00:20:25par la voix de l'avocat,
00:20:26ont bien insisté
00:20:27pour dire qu'il ne faisait partie,
00:20:28il n'était pas un professionnel
00:20:30du service d'ordre,
00:20:31il venait juste pour aider
00:20:32et qu'il n'avait pas
00:20:33de casier judiciaire,
00:20:34accessoirement.
00:20:35Eh bien,
00:20:35ce n'est pas grave,
00:20:36on continue sur ce narratif.
00:20:38Et il dit
00:20:40il y a des éléments
00:20:41en creux
00:20:42qui devraient être
00:20:43rendus publics
00:20:45parce qu'il faut
00:20:46d'autres éléments
00:20:47pour pouvoir juger.
00:20:48Mais pouvoir juger quoi,
00:20:49en fait ?
00:20:50Pour juger si le crime
00:20:51est grave ou pas,
00:20:52c'est quand même
00:20:53assez incroyable.
00:20:54Alors,
00:20:54comme l'éditorialiste,
00:20:55il faut le noter,
00:20:56politique de la chaîne
00:20:57et un journaliste,
00:20:58cette fois,
00:20:59le recadrent
00:21:00et précisent bien
00:21:00notamment qu'il n'avait
00:21:01aucun casier judiciaire.
00:21:02Mais c'est quand même
00:21:03assez incroyable
00:21:03de voir cette gauche
00:21:04qui prend la défense
00:21:06de tout un tas
00:21:06de délinquants,
00:21:07de criminels
00:21:08de tous ordres
00:21:09et qui essaie
00:21:10de trouver ici
00:21:11des antécédents militants
00:21:13qui pourraient
00:21:13amoindrir le crime.
00:21:14Donc,
00:21:14sur la foi
00:21:15de zéro élément,
00:21:16eh bien,
00:21:16il voit dans sa seule présence
00:21:18un élément suspect.
00:21:20Il affirme qu'il appartient
00:21:21à nombre de mouvements
00:21:22d'extrême droite.
00:21:23Alors,
00:21:23il dit dans la mouvance
00:21:24d'extrême droite,
00:21:25on ne sait pas lesquels,
00:21:25et il dit bref,
00:21:26ça fait beaucoup d'éléments.
00:21:28Mais beaucoup d'éléments
00:21:29pour quoi ?
00:21:29Pour justifier son agression ?
00:21:31Pourtant,
00:21:31tous les mots de témoignage,
00:21:32Gabriel et Cluzel,
00:21:33vont à l'inverse
00:21:34de tout cela.
00:21:35Oui,
00:21:36j'avoue que j'ai passé du temps
00:21:37au téléphone
00:21:37cet après-midi.
00:21:39J'ai eu du monde,
00:21:40j'ai eu notamment
00:21:41le prêtre
00:21:42qui l'a confirmé,
00:21:43vous savez,
00:21:43qui s'était converti,
00:21:44Quentin,
00:21:45et celui qui lui a donné
00:21:46l'extrême onction
00:21:47et tous deux m'ont dit
00:21:48le même mot,
00:21:48c'était un bon gars,
00:21:50posé,
00:21:51serviable.
00:21:54Sa verticalité,
00:21:54sa colonne vertébrale,
00:21:55c'était sa foi,
00:21:56donc il rayonnait tellement
00:21:57après sa conversion
00:21:58qu'il avait convaincu son père.
00:22:00Sa mère,
00:22:01qui est d'origine péruvienne,
00:22:02d'ailleurs pour le racisme
00:22:03on repassera,
00:22:05n'est-ce pas,
00:22:05était elle catholique,
00:22:07mais son père,
00:22:08lui,
00:22:09s'est fait confirmer
00:22:11et son parrain
00:22:12était son fils.
00:22:14Il s'occupait
00:22:15d'un chapitre lyonnais
00:22:17au pèlerinage de Chartres,
00:22:18il avait rendu son service
00:22:19pour la procession
00:22:20de 8 décembre
00:22:21et quelqu'un m'a dit
00:22:22mais s'il était là
00:22:23pour protéger six filles
00:22:24moyennes d'âge 19 ans,
00:22:26les filles de Némésie,
00:22:2740 kilos tout mouillées,
00:22:28c'est vraiment
00:22:28un esprit chevaleresque
00:22:30qu'il a animé.
00:22:32Il faisait aussi
00:22:32des maraudes
00:22:34et je voulais simplement
00:22:34finir là-dessus.
00:22:36C'est pour cela
00:22:37que lors des rassemblements
00:22:37qui lui ont rendu hommage,
00:22:39je crois qu'on peut peut-être
00:22:40montrer si France a sorti
00:22:42les jeunes ont récité
00:22:45un « Je vous salue »
00:22:46parce que c'est ce qu'il aurait voulu,
00:22:48pas la vengeance
00:22:49malgré l'abjection
00:22:50abyssale de l'extrême-gauche.
00:22:59Merci beaucoup
00:23:01Gabrielle Cluzel
00:23:02pour cette chronique
00:23:04très très très émouvante.
00:23:06Marc Menon,
00:23:07le procureur de la République,
00:23:08s'est exprimé cet après-midi
00:23:09quatre phrases.
00:23:10Un résume pour l'instant
00:23:11le déroulé des faits.
00:23:12Il dit,
00:23:13il a dit,
00:23:13les amis de Némésie
00:23:14se restaient à l'écart,
00:23:15plusieurs individus
00:23:16intervenaient
00:23:17pour arracher la banderole,
00:23:18les violenter les jeunes femmes,
00:23:19les jeunes hommes chargés
00:23:20d'aider Némésie
00:23:21n'intervenaient pas.
00:23:22Il ajoute que vers 18h,
00:23:24ils étaient pris à partie
00:23:25violemment par une vingtaine
00:23:26d'individus masqués,
00:23:28cagoulés.
00:23:28Et puis,
00:23:29encore une phrase,
00:23:30la plupart parvenaient
00:23:31à s'enfuir,
00:23:32sauf trois,
00:23:33dont Quentin.
00:23:34On voit qu'il n'y a pas
00:23:35de rex,
00:23:35il n'y a pas d'affrontement.
00:23:36Pourtant,
00:23:37le récit médiatique
00:23:38s'est empressé,
00:23:40s'est obstiné
00:23:41à parler de rex
00:23:42et d'affrontement.
00:23:43C'est notre mot relais.
00:23:45Il passe de Mathieu
00:23:47à Gabriel,
00:23:48vous le reprenez
00:23:50et hop,
00:23:51vous me l'envoyez.
00:23:52Eh bien oui.
00:23:53C'est le premier
00:23:54qui est utilisé
00:23:55en particulier
00:23:56par cette référence
00:23:59de l'information théorique,
00:24:02à savoir l'AFP.
00:24:03La première chose,
00:24:04ce sont eux
00:24:04qui théoriquement
00:24:05permettent aux journalistes
00:24:07dans les rédactions
00:24:08d'avoir un petit éclairage
00:24:09sur ce qui se passe
00:24:11à tel ou tel endroit.
00:24:12Il y a une multitude
00:24:13de journalistes
00:24:15essaimés
00:24:15sur la planète.
00:24:17Et là,
00:24:17ils disent
00:24:18une rixe
00:24:20à Lyon.
00:24:21Donc on se dit
00:24:22qu'il y a des gars
00:24:23qui se sont affrontés
00:24:24pourquoi pas
00:24:25avec des battes
00:24:26de baseball
00:24:27et on ne va pas avoir
00:24:29la moindre compassion
00:24:31pour ça.
00:24:32On se dit
00:24:32que ce sont
00:24:33des ergumènes indignes,
00:24:35incapables
00:24:36d'être sur la place publique
00:24:37surtout alors que nous sommes
00:24:39en pleine
00:24:41campagne électorale.
00:24:42Alors ça,
00:24:43c'est déjà
00:24:43quand même
00:24:44le premier rixe.
00:24:45L'AFP.
00:24:46Oh Dieu !
00:24:47Après,
00:24:48vous avez
00:24:50le 13h de la 2
00:24:53le lendemain,
00:24:54c'est-à-dire
00:24:55le samedi.
00:24:57Il n'y a pas
00:24:58une brève,
00:24:59il n'y a rien.
00:25:00C'est
00:25:01les vocations.
00:25:02Alors,
00:25:03il y a les Jeux Olympiques,
00:25:04les inondations,
00:25:05nombre d'événements
00:25:06qui sans doute
00:25:07méritent la rédaction.
00:25:08Mais là,
00:25:08il y a un gamin
00:25:09de 23 ans
00:25:11qui a été
00:25:12mis à mort.
00:25:12On a vu
00:25:13les images.
00:25:14C'est-à-dire
00:25:14qu'on ne peut même
00:25:15pas dire
00:25:15oui,
00:25:15mais on attendait
00:25:17d'avoir
00:25:17un tout petit peu
00:25:18plus d'informations
00:25:19en tant que telles
00:25:21pour ne pas
00:25:22commettre
00:25:22d'impair.
00:25:23Non,
00:25:23non,
00:25:24non.
00:25:24On a les images,
00:25:25elles sont indubitables
00:25:26et on voit
00:25:27un pauvre garçon
00:25:29qui est à terre,
00:25:30des coups de pied
00:25:32décochés
00:25:32dans la tête.
00:25:33C'est donc
00:25:34la volonté
00:25:35de tuer.
00:25:36Et que dit
00:25:38la présentatrice
00:25:40Leila Cadour
00:25:42interpellée
00:25:42à ce sujet,
00:25:43pourquoi ?
00:25:44Peut-être,
00:25:45dit-elle,
00:25:45peut-être
00:25:46parce qu'on
00:25:47peut-être,
00:25:48on n'est même pas sûr,
00:25:49peut-être parce qu'on
00:25:50avait déjà donné
00:25:51l'information.
00:25:52Bon,
00:25:53on va circuler,
00:25:53il n'y a rien à voir,
00:25:54il y a un gars
00:25:54qui a tout été
00:25:55d'impassé,
00:25:56mais bon,
00:25:56on ne va pas
00:25:57rester là-dessus
00:25:57pendant.
00:25:58À ce moment-là,
00:25:58pour la dédouaner,
00:25:59on n'avait pas encore
00:26:00vu les images,
00:26:01c'est après que...
00:26:01Non,
00:26:01mais d'accord,
00:26:02mais quoi qu'il arrive,
00:26:03il y a quand même
00:26:04un événement.
00:26:05Tout à fait.
00:26:06Et on ne peut pas dire
00:26:06peut-être que ça a été traité,
00:26:08donc on n'est même pas sûr.
00:26:10C'est quand même fou,
00:26:11enfin bon...
00:26:12Comment expliquer,
00:26:13justement,
00:26:13qu'on passe à côté ?
00:26:15C'est une volonté de nier,
00:26:16une volonté d'effacer ?
00:26:18C'est le côté
00:26:19souvent mis en avant
00:26:20par Mathieu
00:26:21et puis mes deux camarades.
00:26:23C'est-à-dire que oui,
00:26:24il y a une imprégnation
00:26:25d'une sorte de morale.
00:26:28Nous sommes les garants
00:26:30d'une information
00:26:33qui est capable
00:26:34de discerner
00:26:35l'horreur
00:26:36de l'abomination.
00:26:38Alors l'horreur,
00:26:39ça peut être
00:26:40de temps en temps
00:26:41la gauche
00:26:42qui ira un peu loin
00:26:43dans la violence,
00:26:44mais simplement
00:26:46en revanche
00:26:47de ceux
00:26:48qui pratiquent
00:26:48l'abomination,
00:26:50à savoir
00:26:50l'extrême droite.
00:26:52Alors,
00:26:52dans les journaux référents,
00:26:54vous avez aussi
00:26:55Le Monde.
00:26:56Alors j'ai pris
00:26:57Le Monde
00:26:58de dimanche.
00:27:00Il y a
00:27:00douze titres à la une.
00:27:02Douze titres.
00:27:03Et là,
00:27:04vous avez même
00:27:05le résultat
00:27:08des Oscars
00:27:10de la musique,
00:27:10enfin je dis
00:27:11Oscars
00:27:11de la musique
00:27:12avec la boss lady,
00:27:14Théodora,
00:27:15etc.
00:27:17Il y a même
00:27:18un petit titre
00:27:18sur économie,
00:27:20Nicolas Dufour,
00:27:24l'ambitieux
00:27:25directeur général
00:27:26du BPI France.
00:27:29Mais là,
00:27:30Quentin
00:27:30n'existe pas.
00:27:31Vous avez également
00:27:33sur France Info.
00:27:35Alors là,
00:27:36c'est notre ami
00:27:37Julien Drey
00:27:38qui interpelle
00:27:39la radio
00:27:40qui elle aussi
00:27:41est celle
00:27:41théoriquement
00:27:42que ceux
00:27:43qui sont,
00:27:44allez,
00:27:44je dirais,
00:27:45passionnés
00:27:46par l'actualité
00:27:47écoutent en permanence
00:27:49pour savoir
00:27:49s'il n'y a pas ici
00:27:50ou là
00:27:50un petit événement.
00:27:52Eh bien,
00:27:52à onze heures du matin,
00:27:54Julien Drey
00:27:54dit
00:27:55France Info,
00:27:57on en est où là ?
00:27:58Sur votre site,
00:27:59il n'y a même pas
00:28:00la mention
00:28:01de la mort
00:28:03de Quentin.
00:28:04Et il y a juste
00:28:04quelques petites informations
00:28:06en bas de page.
00:28:07Après,
00:28:08vous avez
00:28:08Mediapart
00:28:09parce que dans
00:28:09l'odieux,
00:28:10c'est quand même
00:28:11extraordinaire.
00:28:12Mediapart dit
00:28:13la thèse
00:28:15d'un assassinat
00:28:16politique
00:28:18provoqué
00:28:18par la France
00:28:20insoumise.
00:28:20Mais on ne mentionne pas
00:28:22que Quentin
00:28:23faisait partie
00:28:24d'un groupuscule
00:28:25néofasciste
00:28:27avait
00:28:27milité
00:28:28à l'action française.
00:28:31Vous vous rendez compte
00:28:32où nous en sommes ?
00:28:34Et
00:28:34le
00:28:35Parisien,
00:28:37la Croix,
00:28:38tous ces journaux-là,
00:28:39eh bien,
00:28:40pourtant,
00:28:40qui aussi
00:28:41aiment se draper
00:28:43dans une sorte
00:28:43d'information
00:28:46à l'écart
00:28:48de tout militantisme,
00:28:50pas la moindre trace
00:28:52sur les unes.
00:28:53Voilà où en est
00:28:54la presse française
00:28:56aujourd'hui.
00:28:56Et quand j'ai toutes
00:28:57aussi les questions
00:28:58qui ont été posées
00:28:59cet après-midi
00:29:00au procureur,
00:29:01il y a des jours
00:29:03où ma carte de presse,
00:29:04j'ai envie
00:29:05de la déchirer.
00:29:07Heureusement que
00:29:07tous les journalistes
00:29:08ne sont pas comme ça.
00:29:09Effectivement,
00:29:10en tout cas,
00:29:10ce n'est pas faute
00:29:11de dénoncer
00:29:12cette chape de plomb
00:29:13dans les médias
00:29:14depuis bien longtemps.
00:29:16Merci beaucoup,
00:29:17mon cher Marc,
00:29:18pour ce regard
00:29:19à l'extrême-gauche
00:29:20et ce le fait
00:29:20des critiques
00:29:21depuis hier,
00:29:22Charlotte Dornelas,
00:29:22jusque de la part
00:29:24du bloc central.
00:29:25Mais on se demande
00:29:26comment nous sommes
00:29:28arrivés
00:29:28à ce niveau de violence.
00:29:30On a envie de se dire
00:29:30qui est responsable,
00:29:31qui est coupable,
00:29:32comment en est-on
00:29:33arrivé là ?
00:29:34Est-ce possible
00:29:34de le comprendre,
00:29:35Charlotte ?
00:29:36C'est vrai que devant
00:29:37un tel drame,
00:29:38on a toujours envie
00:29:39de comprendre
00:29:39et de trouver
00:29:40un responsable
00:29:40de manière générale.
00:29:41Mais là,
00:29:41la question est double.
00:29:43Soit on a affaire
00:29:44à une éruption
00:29:44de la violence
00:29:45que personne ne pouvait imaginer,
00:29:46on a l'impression
00:29:47que certains ont l'impression
00:29:48d'ailleurs
00:29:48que c'est ce qui nous arrive,
00:29:50soit un tel drame
00:29:51était prévisible
00:29:52en raison d'un recours
00:29:52à la violence
00:29:53qui est habituel
00:29:54de la part de ceux
00:29:55qui ont frappé en l'occurrence,
00:29:57je ne parle pas d'individus,
00:29:58je parle de la mouvance
00:29:58évidemment qui est représentée
00:30:00pour les individus.
00:30:01L'enquête évidemment
00:30:02le dira.
00:30:03Sur ce point précis,
00:30:05les alertes ne manquent pas
00:30:06et ce n'est pas des alertes
00:30:07ici ou là
00:30:08de gens qui s'inquiètent
00:30:09et qui sont donc
00:30:10étiquetés à l'extrême-droite
00:30:11précisément
00:30:12parce qu'ils s'inquiètent
00:30:13de la violence
00:30:13d'extrême-gauche.
00:30:14Je vais vous citer
00:30:15trois rapports
00:30:15qui sont récents
00:30:16qui datent de moins de six mois.
00:30:17D'abord un,
00:30:18le rapport sur le terrorisme,
00:30:20un rapport annuel d'Europol,
00:30:21la police européenne
00:30:22qui s'inquiétait
00:30:23de l'augmentation
00:30:23des faits d'ultra-gauche,
00:30:24un rapport sur le terrorisme.
00:30:26L'ultra-gauche étant représentée
00:30:27dans les faits
00:30:29pour lesquels il y a des enquêtes,
00:30:31juste derrière le djihadisme
00:30:33à l'échelle européenne,
00:30:34l'ultra-gauche.
00:30:35Ensuite,
00:30:36il y a un deuxième rapport,
00:30:37c'est une note
00:30:37de la Direction du renseignement
00:30:38et de la sécurité de défense
00:30:39qui s'inquiétait en juillet dernier
00:30:41de, je cite,
00:30:42l'intensification
00:30:43des actions contestataires
00:30:44perpétrées par l'ultra-gauche.
00:30:47Troisième rapport,
00:30:48le rapport de la Gendarmerie nationale
00:30:49qui pointait
00:30:50l'intensification
00:30:51des méthodes violentes
00:30:52de la gauche radicale.
00:30:53Je vais m'arrêter là,
00:30:54ce sont des rapports
00:30:55absolument officiels
00:30:56qui sont évidemment détaillés
00:30:57et qui précisément
00:30:59s'inquiétaient
00:31:00non seulement
00:31:01de ces actions violentes
00:31:03de la part de l'ultra-gauche
00:31:04et pour ce qui est
00:31:04du rapport de la Gendarmerie,
00:31:06de ces soutiens institutionnels
00:31:07et politiques.
00:31:08C'était écrit noir sur blanc
00:31:09dans ce même rapport.
00:31:11Or, la seule manière
00:31:12dont le sujet
00:31:13qui nous occupe cette fois-ci,
00:31:14c'est-à-dire ce drame
00:31:15est traité depuis deux jours,
00:31:16trois jours,
00:31:18nous éclaire sur
00:31:18l'incapacité collective
00:31:20et j'insiste,
00:31:21c'est bien au-delà
00:31:21de LFI en fait
00:31:22notre problème,
00:31:22l'incapacité collective
00:31:24à concevoir
00:31:25la violence brutale
00:31:26dont font preuve
00:31:27certains militants
00:31:27d'extrême-gauche
00:31:30jeudi soir
00:31:31mais de manière générale.
00:31:33D'abord,
00:31:33un, en effet,
00:31:34des témoignages sortent.
00:31:35Il y a un garçon
00:31:36de 23 ans
00:31:37qui est entre la vie
00:31:37et la mort.
00:31:38Personne ne s'en préoccupe.
00:31:40Il faut attendre
00:31:41samedi soir
00:31:41pour que le président
00:31:42de la République
00:31:43qui a quand même
00:31:43la réaction facile
00:31:44sur d'autres cas
00:31:45réagissent.
00:31:46Pourquoi ?
00:31:46Parce qu'en effet,
00:31:47les images sont sorties,
00:31:47qu'elles sont sorties
00:31:48dans les médias
00:31:49et que ça devient
00:31:49un sujet national
00:31:51à ce moment-là.
00:31:52Pourquoi ?
00:31:53Parce que finalement,
00:31:54on se dit,
00:31:54bon, ok,
00:31:55le témoignage vient de gens
00:31:56qu'on a préalablement
00:31:57étiquetés à l'extrême-droite.
00:31:58Tout ça doit être
00:31:59un peu une rixe.
00:32:00D'ailleurs,
00:32:00on le voit en bas de page
00:32:01sur certains sites internet.
00:32:03Ça doit être une rixe.
00:32:03C'est très habituel.
00:32:04Ils l'ont bien cherché.
00:32:06Circuler.
00:32:07Cet après-midi,
00:32:07le procureur prend la parole.
00:32:09Il ne s'attarde pas,
00:32:10évidemment,
00:32:10sur la lecture politique
00:32:11des faits.
00:32:11Ça n'est pas son métier.
00:32:12Il utilise des mots
00:32:13extrêmement précis
00:32:14que vous avez rappelés
00:32:14tout à l'heure.
00:32:15Le groupe de jeunes hommes
00:32:17qui avaient été convoqués
00:32:18par Némésis
00:32:18pour assurer leur éventuelle
00:32:20protection
00:32:20en cas d'agression
00:32:22a été,
00:32:23je cite le procureur,
00:32:24pris à partie
00:32:26par des militants
00:32:27qui étaient présents sur place.
00:32:28Retour plateau,
00:32:30le procureur confirme
00:32:31qu'il s'agit d'un affrontement
00:32:32et on reprend les mots,
00:32:33l'ARIX.
00:32:34Ça n'est pas
00:32:35ce que dit le procureur.
00:32:36Donc, les faits,
00:32:36rien que les faits
00:32:37et contre l'extrême droite
00:32:39des faits,
00:32:40là, en l'occurrence,
00:32:41les faits sont tronqués.
00:32:42Les faits sont tronqués
00:32:42et sont même falsifiés
00:32:43immédiatement après.
00:32:45Et ensuite,
00:32:45la troisième partie,
00:32:47la recherche...
00:32:47Ce que vous dites,
00:32:48pardon,
00:32:48c'était sur une autre chaîne Info,
00:32:50je l'ai entendu
00:32:50en même temps que vous,
00:32:51j'ai été choquée
00:32:51d'entendre effectivement
00:32:53le procureur
00:32:53qui dit quelque chose.
00:32:54Les faits,
00:32:55c'est clair, net,
00:32:55c'est précis
00:32:56et retour plateau
00:32:57en disant complètement l'inverse,
00:32:59en retombant
00:33:00dans le mot affrontement.
00:33:01Comme s'il était impossible
00:33:03de penser la violence
00:33:04d'extrême gauche
00:33:05pour ce qu'elle est.
00:33:06Je précise à toute fin utile
00:33:07que le fait que l'extrême gauche
00:33:09soit capable de violence
00:33:10ne veut pas dire
00:33:10que ça épuise la violence
00:33:11dans le monde entier.
00:33:12Il y a d'autres gens
00:33:12capables de violence
00:33:13dans le monde.
00:33:14Mais là, en l'occurrence,
00:33:15c'est une violence
00:33:16qui s'est trouvée
00:33:16à l'extrême gauche
00:33:17parce qu'elle existe
00:33:18et qu'elle n'a pas attendu
00:33:19jeudi soir d'ailleurs
00:33:20pour s'exercer.
00:33:21Mais nous n'arrivons pas
00:33:21à la concevoir apparemment,
00:33:23enfin en tout cas certains.
00:33:24Et ensuite, en effet,
00:33:26Gabriel en parlait,
00:33:26la recherche effrénée
00:33:27de détails sur le profil
00:33:34ce soir-là.
00:33:35On ne cherche pas à savoir
00:33:36est-ce qu'il a provoqué,
00:33:38est-ce qu'il a insulté
00:33:39quelqu'un qui est venu
00:33:39le voir avec ses amis,
00:33:41est-ce qu'il a donné
00:33:41un premier coup,
00:33:42est-ce qu'il a cherché
00:33:43la bagarre,
00:33:43ce qui pourrait nous faire
00:33:44comprendre ce qui s'est passé.
00:33:46On ne cherche pas à savoir
00:33:47si c'est un habitué,
00:33:48s'il a déjà été condamné
00:33:49pour violence,
00:33:49si c'était un habitué
00:33:50ultra connu
00:33:51de la police et de la justice
00:33:52pour se battre régulièrement.
00:33:53Ce n'est pas ça qu'on cherche.
00:33:55On cherche a posteriori
00:33:57des idées
00:33:58qu'il aurait pu défendre
00:33:59ici ou là,
00:34:00même de manière pacifique
00:34:01et qui justifierait
00:34:03que les antifas
00:34:04dont le but ultime
00:34:05est magnifique
00:34:06et de lutter
00:34:07contre l'extrême droite
00:34:08aient agi
00:34:09finalement
00:34:10en légitime défense.
00:34:11Nous ne cherchons que ça.
00:34:12On ne cherche pas à savoir
00:34:13encore une fois
00:34:14ce qui légitimement
00:34:15pourrait éclairer
00:34:16ce qui s'est passé
00:34:16et que d'ailleurs
00:34:17le procureur
00:34:18a définitivement éclairé
00:34:19tout à l'heure.
00:34:21Nous ne prenons pas au sérieux
00:34:22la possibilité de la violence
00:34:23comme outil politique
00:34:24à l'extrême gauche
00:34:25et malgré
00:34:26et là je renvoie
00:34:27à la chronique de Mathieu
00:34:28les alertes répétées
00:34:29de l'histoire
00:34:29mais en effet
00:34:30Mathieu nous a rappelé
00:34:31quelles étaient
00:34:32les alertes répétées
00:34:33de l'histoire
00:34:33à l'extrême gauche
00:34:34notamment celle du communisme
00:34:35mais elles ont été
00:34:36par cette même mouvance
00:34:37absolument romantisées.
00:34:40Il n'y a que la tête de Mao
00:34:41qu'on trouve sur des coussins
00:34:42dans une chaîne
00:34:43de décoration
00:34:44parce que je l'ai vu
00:34:46de mes yeux.
00:34:46Il n'y a que chez Guevara
00:34:47qu'on met des t-shirts
00:34:48à l'école.
00:34:49Ce n'est que les figures
00:34:50en effet de l'extrême gauche
00:34:51à qui pourtant
00:34:53ont défendu
00:34:53le recours
00:34:54à la violence
00:34:55notamment comme outil politique
00:34:56qui est à ce point
00:34:58relativisé.
00:35:00Mais pourquoi
00:35:01est-ce que certains
00:35:02pointent
00:35:02d'éventuelles responsabilités
00:35:05au-delà
00:35:05de celles
00:35:06des personnes
00:35:06appliquées
00:35:07et non encore
00:35:08identifiées ?
00:35:09Bien sûr
00:35:10vous disiez tout à l'heure
00:35:10l'extrême gauche
00:35:11est un peu interrogée
00:35:13on va dire
00:35:13ces derniers jours.
00:35:14Ce n'est pas elle
00:35:15qui a donné les coups
00:35:16dans son entièreté
00:35:17bien sûr
00:35:17mais parce que
00:35:18sans prendre au sérieux
00:35:19ce recours
00:35:20à la violence
00:35:20de la part de certains
00:35:21sans le condamner
00:35:22par indifférence
00:35:24ou par complaisance
00:35:25parce qu'il y a vraiment
00:35:25les deux
00:35:26encore une fois
00:35:27en France
00:35:27on la renforce
00:35:29et on la laisse
00:35:29prospérer
00:35:30jusqu'au drame.
00:35:31Voilà quel est le procès
00:35:32qui est en train
00:35:33de se faire
00:35:33depuis trois jours.
00:35:35Or c'est un fait
00:35:35indépendamment
00:35:36de la mort de Quentin
00:35:37c'est bien pour son recours
00:35:38à la violence
00:35:40réelle
00:35:40et physique
00:35:41il y a
00:35:42et des procédures
00:35:43et des condamnations
00:35:44qui existent
00:35:44que la jeune garde
00:35:45qui est un peu
00:35:46sous le feu des critiques
00:35:47a subi
00:35:48une procédure
00:35:48de dissolution.
00:35:49Ce ne sont pas
00:35:50ces idées
00:35:51qui sont égrénées
00:35:51dans cette procédure
00:35:52de dissolution
00:35:52de la part
00:35:53de la place Beauvau
00:35:54ce sont des condamnations
00:35:55des recours
00:35:56à la violence
00:35:56et des sublimations
00:35:58de la violence
00:35:58par ailleurs
00:35:59sur les réseaux sociaux
00:36:00et c'est un autre fait
00:36:01que la jeune garde
00:36:02est pourtant soutenue
00:36:03par la France Insoumise
00:36:04qui on appelle même
00:36:05à la jeune garde
00:36:06assez régulièrement
00:36:07par diverses associations
00:36:09notamment GISTI
00:36:10et la LDH
00:36:10la Ligue des Droits de l'Homme
00:36:11qui vont devant
00:36:12le Conseil d'Etat
00:36:13pour défendre la jeune garde
00:36:14et qui sont subventionnées
00:36:15par l'Etat lui-même.
00:36:17La GISTI
00:36:18ne sont pas subventionnées
00:36:19par LFI
00:36:19ils sont subventionnées
00:36:20par l'Etat lui-même
00:36:21c'est-à-dire par tous les Français
00:36:22et ils vont devant
00:36:23le Conseil d'Etat
00:36:24malgré ses condamnations
00:36:25malgré ses procédures en cours
00:36:26pour violence
00:36:27violence aggravée
00:36:28sur des personnes
00:36:30pourquoi ?
00:36:31parce que malgré
00:36:32cette violence
00:36:33parce que ces militants
00:36:34en lutte contre l'extrême droite
00:36:35dont les contours
00:36:36s'élargissent de jour en jour
00:36:37les ciblent avec
00:36:38par conséquent
00:36:39tout leur est pardonné
00:36:41et parce que
00:36:42l'extrême droite
00:36:43sans contours
00:36:44est pire que tout
00:36:46absolument tout
00:36:47même les coups réels
00:36:49portés
00:36:49par les militants
00:36:51d'extrême gauche
00:36:51et ces ressorts
00:36:52je vous disais tout à l'heure
00:36:53dépassent de loin
00:36:54les frontières de LFI
00:36:55c'est un système
00:36:56entier
00:36:56qu'ils soient militants
00:36:58médiatiques
00:36:58ou politiques
00:36:59qui étiquette
00:37:00à l'extrême droite
00:37:01en diabolisant des idées
00:37:02donc en déshumanisant
00:37:03ceux qui les portent
00:37:05et en fermant les yeux
00:37:05sur les soutiens
00:37:06les complaisances
00:37:07à l'égard
00:37:08des coups portés
00:37:09quand on dit en permanence
00:37:10on ne débat pas
00:37:11on ne se rend pas là
00:37:12on ne parle pas
00:37:13avec un tel
00:37:13ou qu'on relativise
00:37:14les coups qui sont portés
00:37:15parce qu'on a préalablement
00:37:16étiqueté à l'extrême droite
00:37:18finalement les antifas
00:37:19vont au bout de la logique
00:37:20mais pas grand chose
00:37:21de plus
00:37:21en réalité
00:37:22il n'y a pas eu
00:37:23de rejet unanime
00:37:24de l'extrême violence
00:37:25à Notre-Dame-des-Landes
00:37:26et c'était il y a très longtemps
00:37:27à Sainte-Solines
00:37:28dans les manifestations
00:37:31notamment avec des thématiques
00:37:32de gauche
00:37:33pas plus qu'il n'y a
00:37:34de rejet
00:37:34de ceux qui institutionnellement
00:37:36cherchent à les relativiser
00:37:37comme on l'a vu
00:37:38à Notre-Dame-des-Landes
00:37:39à Sainte-Solines
00:37:40dans les manifestations
00:37:41et encore ces derniers jours
00:37:42et il y a
00:37:43et ça me paraît important
00:37:44de le préciser
00:37:45parmi ceux qui accusent
00:37:46ces derniers jours
00:37:47l'extrême gauche
00:37:48la France Insoumise
00:37:49ou le mouvement
00:37:50du député Raphaël Arnaud
00:37:51ceux-là même
00:37:52qui ont permis l'élection
00:37:53du député Raphaël Arnaud
00:37:55qui était déjà condamné
00:37:56pour violence
00:37:58volontaire en réunion
00:37:59la visibilité de LFI
00:38:01et l'institutionnalisation
00:38:02de l'extrême gauche
00:38:03dans notre pays
00:38:05Mais la violence
00:38:06n'existe pas seulement
00:38:07dans les rangs
00:38:08de certains militants
00:38:09d'extrême gauche
00:38:10non plus
00:38:10il n'est pas malhonnête
00:38:12de le rappeler
00:38:13Évidemment non
00:38:14ce que je vous disais
00:38:14tout à l'heure
00:38:14ça n'épuise pas
00:38:15évidemment la violence
00:38:16mais c'est la seule
00:38:17en revanche aujourd'hui
00:38:18en France
00:38:19qui bénéficie du soutien
00:38:20d'un parti politique
00:38:21et d'associations
00:38:22subventionnées
00:38:22encore une fois
00:38:24pas un seul groupe militant
00:38:25connu et condamné
00:38:26pour ces violences
00:38:27n'a reçu
00:38:27ou ne bénéficie
00:38:29du même réseau
00:38:30institutionnel
00:38:31cette fois-ci
00:38:31le drame dont nous parlons
00:38:32aujourd'hui
00:38:32s'est passé en marge
00:38:33d'une conférence
00:38:34de Rima Hassan
00:38:35alors en marge
00:38:36d'une conférence
00:38:36de Rima Hassan
00:38:37or ce qui arrive
00:38:38dans les universités
00:38:39depuis des années
00:38:40aurait déjà dû être
00:38:41un indice de taille
00:38:42souvent les conférences
00:38:43de personnalités
00:38:44qui sont encore une fois
00:38:45préalablement étiquetées
00:38:46à droite
00:38:46ou à l'extrême droite
00:38:47en réalité
00:38:48quand on fait la liste
00:38:49des personnes
00:38:49elles sont juste
00:38:50en désaccord
00:38:51sur un point
00:38:51ou sur tout
00:38:52avec l'extrême gauche
00:38:53parce qu'il y en a certaines
00:38:54avant de les étiqueter
00:38:55à droite
00:38:55il faut quand même
00:38:55se mouiller la nuque
00:38:56mais simplement
00:38:57ils ne sont pas d'accord
00:38:58sur un point
00:38:58avec l'extrême gauche
00:39:00donc ils sont d'extrême droite
00:39:01au moins
00:39:01de manière conjoncturelle
00:39:03et leurs conférences
00:39:05sont annulées
00:39:06pourquoi ?
00:39:06au prétexte
00:39:07qu'il existe un risque
00:39:08de trouble
00:39:08à l'ordre public
00:39:09qui n'est pas généré
00:39:10par les idées
00:39:11qu'il porte
00:39:11mais par les menaces
00:39:12de militants
00:39:13qui précisent
00:39:14qu'ils vont venir
00:39:15interrompre la conférence
00:39:16ou provoquer
00:39:17donc un trouble
00:39:17à l'ordre public
00:39:19on préfère donc
00:39:20faire taire des idées
00:39:21empêcher le débat
00:39:22plutôt que d'empêcher
00:39:23ces militants
00:39:24d'intervenir
00:39:25et cela veut bien dire
00:39:27qu'on considère
00:39:27qu'ils pourraient intervenir
00:39:28de manière violente
00:39:30donc nous le savons
00:39:31évidemment
00:39:31ce qui n'empêche pas
00:39:32de lire partout
00:39:33depuis quelques jours
00:39:34que Nemesis
00:39:34était venu
00:39:35perturber la conférence
00:39:36je rappelle simplement
00:39:38que contrairement
00:39:38à d'autres
00:39:39qui rentrent
00:39:39dans les salles
00:39:39de conférence
00:39:40avec des fumigènes
00:39:41et qui distribuent
00:39:42les coups
00:39:42il y avait dehors
00:39:44à l'extérieur
00:39:44de Sciences Po Lyon
00:39:457 jeunes filles
00:39:46une banderole
00:39:47point barre
00:39:49et à ce moment là
00:39:50avant la mort de Quentin
00:39:51deux de ces jeunes femmes
00:39:52ont été agressées
00:39:53mais ça non plus
00:39:53c'est pas grave
00:39:54évidemment
00:39:54les militantes
00:39:55avaient été
00:39:55préalablement associées
00:39:57à l'extrême droite
00:40:02ce matin
00:40:03sur Europe 1
00:40:04dans Christine Kelly
00:40:05et vous
00:40:05on a entendu
00:40:06le Jarl
00:40:07qui est un lanceur
00:40:08d'alerte
00:40:09et qui expliquait
00:40:10comment
00:40:11il a alerté
00:40:13par exemple
00:40:13sur des associations
00:40:15d'ultra-gauche
00:40:16qui s'entraînent
00:40:17qui s'entraînent
00:40:19à tuer
00:40:21ils sont super organisés
00:40:22j'avais posté
00:40:23une vidéo
00:40:23cet été
00:40:25incroyable
00:40:26où sur le campus
00:40:27Rennes 2
00:40:29où on voit
00:40:31chez nous
00:40:31à Rennes
00:40:32c'est l'Union Pirates
00:40:33ça s'appelle
00:40:33l'extrême gauche
00:40:35l'Union Pirates
00:40:36les jeunes
00:40:36d'Union Pirates
00:40:37ils ont 18-20 ans
00:40:38ils s'entraînent
00:40:39sur les terrains de foot
00:40:40hyper organisés
00:40:42vous savez
00:40:42avec leur technique
00:40:42de parapluie
00:40:43foncés sur des individus
00:40:45les mettre au sol
00:40:46cacher la possibilité
00:40:47des photos
00:40:47en ouvrant leur parapluie
00:40:49ils s'organisent
00:40:50comme ça
00:40:51d'ailleurs
00:40:51on avait vu
00:40:52un exemple dramatique
00:40:54il y a un an et demi
00:40:55où ils ont tabassé
00:40:56un pauvre jeune étudiant
00:40:58qu'ils avaient identifié
00:40:59comme un militant
00:40:59du RN
00:41:00de la fac de droit
00:41:02j'avais aussi été celui
00:41:03qui avait posté la vidéo
00:41:04parce que personne
00:41:04n'osait le faire
00:41:05il y avait une enquête
00:41:06en cours
00:41:06mais bref
00:41:06c'était tellement dramatique
00:41:08que j'ai fini par le faire
00:41:08tous les médias
00:41:09l'avaient reprise
00:41:11où ils ont foncé
00:41:12à une vingtaine
00:41:13sur un seul jeune
00:41:14ils ont fait
00:41:15la même chose
00:41:15qu'à Quentin
00:41:16donc vous parlez
00:41:17vous parlez d'union pirate
00:41:18qui fait des vidéos
00:41:19pour savoir comment reculer
00:41:21comment encercler
00:41:21comment foncer
00:41:22sur un individu
00:41:23du camp adverse
00:41:24c'est incroyable
00:41:25ben oui
00:41:26ils s'entraînent
00:41:26ils s'entraînent
00:41:27toute l'organisation
00:41:29est faite comme ça
00:41:30c'est à dire
00:41:30que ce sont des professionnels
00:41:31du matraquage
00:41:33de l'organisation
00:41:34d'attaques d'individus
00:41:35de recul
00:41:36quand il y a la police
00:41:37ils font même
00:41:37des entraînements
00:41:40voilà
00:41:41comme disait
00:41:41Charlotte Gornela
00:41:42c'est pas faute
00:41:43d'avoir alerté
00:41:45notre invitée
00:41:46est là ce soir
00:41:46bonsoir
00:41:47Sarah Knafo
00:41:48merci d'être avec nous
00:41:49la dernière fois
00:41:50que vous étiez là
00:41:51c'était en octobre
00:41:52en septembre
00:41:53je crois
00:41:53bonsoir Christine
00:41:54bonsoir à tous
00:41:55ravie de vous accueillir
00:41:56vous êtes députée
00:41:58Euro Conquête
00:41:59vous êtes aussi candidate
00:42:00à la mairie de Paris
00:42:01nous allons en parler
00:42:02dans un instant
00:42:03d'abord
00:42:03à propos de la mort
00:42:05de Quentin
00:42:05est-ce que selon vous
00:42:07elle marque un basculement
00:42:09dans la violence politique
00:42:10en France
00:42:11est-ce qu'il y a
00:42:12un tournant ce soir
00:42:14indéniablement
00:42:14un tournant
00:42:16un jeune homme
00:42:16de 23 ans
00:42:17sans histoire
00:42:18qui faisait des mathématiques
00:42:19à la fac
00:42:21et qui trouve la mort
00:42:22sous les coups
00:42:23d'une bande de sauvages
00:42:25qui osent s'appeler
00:42:26antifascistes
00:42:27au regard de leur méthode
00:42:28le tournant
00:42:29je dirais
00:42:30deux choses
00:42:31d'abord le fait
00:42:31que TF1
00:42:32en ait parlé
00:42:33et montrer les images
00:42:34à l'antenne
00:42:35je pense que ça montre
00:42:36que les choses avancent
00:42:37qu'on aurait tenté
00:42:37peut-être d'étouffer
00:42:38l'affaire
00:42:39il y a encore
00:42:39de ça quelques années
00:42:41je pense que beaucoup
00:42:42de français ont pris ça
00:42:43comme un électrochoc
00:42:43aussi cette violence
00:42:44de voir des jeunes gens
00:42:45du même peuple
00:42:46qui se tabassent
00:42:48ils tabassent un jeune homme
00:42:49au sol
00:42:49on voit qu'il est inanimé
00:42:50il prend des coups de pied
00:42:51dans le ventre
00:42:51dans le visage
00:42:52donc les images
00:42:53sont terriblement choquantes
00:42:54ça c'est peut-être
00:42:55le premier tournant
00:42:56et le deuxième
00:42:57c'est le fait qu'on remarque
00:42:59à quel point la gauche
00:43:00ne recule jamais
00:43:01l'extrême gauche
00:43:02on a Jean-Luc Mélenchon
00:43:04qui alors que le corps
00:43:06de Quentin est encore chaud
00:43:08ose presque justifier
00:43:09la violence politique
00:43:10quand on entend ces paroles
00:43:11il y a un côté
00:43:12ils l'ont bien cherché
00:43:13ils justifient donc
00:43:14l'assassinat politique
00:43:17on n'a jamais vu ça
00:43:18en tout cas en France
00:43:18moi je n'ai pas de souvenirs
00:43:19d'avoir entendu
00:43:20dans l'époque récente
00:43:21en république
00:43:22comme on dit
00:43:24un homme politique
00:43:25qui justifie
00:43:25ce genre de massacre
00:43:27avec autour de lui
00:43:28des gens qui essayent
00:43:28de s'enlever les mains
00:43:29en disant
00:43:30on n'a rien à voir avec ça
00:43:30et puis leur chef
00:43:31qui finalement patatras
00:43:32évidemment qu'il a tout à voir
00:43:33avec ça
00:43:34qu'il a essayé
00:43:35d'engrainer
00:43:35toute une jeunesse
00:43:36à aller militer
00:43:37de la sorte
00:43:38qu'il a lui
00:43:39porté au pavot
00:43:40un homme comme Raphaël Arnaud
00:43:41triple fiché S
00:43:42qu'il a mis
00:43:43à l'Assemblée Nationale
00:43:44avec son collaborateur parlementaire
00:43:46dont on découvrira certainement
00:43:47le rôle dans tout ça
00:43:48et d'ailleurs
00:43:49à l'heure où on parle beaucoup
00:43:50d'emplois fictifs
00:43:51dans les parlements
00:43:52j'aimerais savoir
00:43:53ce que faisait ce monsieur Favreau
00:43:54à l'Assemblée Nationale
00:43:55manifestement
00:43:56il trouvait beaucoup de temps
00:43:57pour s'engager
00:43:58dans des activités antifascistes
00:43:59comme ils disent
00:44:00j'aimerais savoir
00:44:01ce qu'ils font
00:44:02et donc dernier point sur ça
00:44:03on avait organisé
00:44:05avec Éric Zemmour
00:44:06une conférence
00:44:07sur les violences
00:44:07d'extrême gauche
00:44:08et on avait un ancien antifasciste
00:44:10qui était venu s'exprimer
00:44:11c'était passionnant
00:44:12j'invite ceux qui veulent
00:44:13à la retrouver
00:44:13elle est sur Youtube
00:44:14et il nous disait
00:44:15on se sentait tout permis
00:44:16on avait une sorte d'adrénaline
00:44:18parce qu'on est convaincu
00:44:19d'être dans le camp du bien
00:44:20et quand on est antifasciste
00:44:22on peut tuer
00:44:23au nom du bien
00:44:23exactement
00:44:24et on a connu ça
00:44:25dans l'histoire
00:44:26récente
00:44:26des totalitarismes
00:44:28du communisme
00:44:29où il y a eu
00:44:30des millions de morts
00:44:30et puis finalement
00:44:31ils ne reculent jamais
00:44:32ils ne s'excusent jamais
00:44:33ils ne culpabilisent jamais
00:44:34ils tuent
00:44:35et puis ensuite
00:44:36ils ont des leaders
00:44:37qui les soutiennent
00:44:38et qui se disent
00:44:39qu'il ne faut pas se priver
00:44:40de cette base radicale
00:44:41qui peut les aider
00:44:42donc tous les moyens sont permis
00:44:43et on remarque
00:44:44une fois de plus
00:44:45que la droite
00:44:46n'est absolument pas
00:44:47comme ça
00:44:47et qu'en réalité
00:44:48la droite arrive
00:44:49à mettre des digues
00:44:51sur la question
00:44:52de violence politique
00:44:53à les refuser
00:44:54à les condamner
00:44:54sans problème
00:44:55on n'entend pas beaucoup
00:44:56la même chose
00:44:57de l'autre côté
00:44:57de l'échiquier
00:44:58on a entendu
00:44:59Emmanuel Macron
00:45:00appeler au calme
00:45:00et pourtant
00:45:01on a l'impression
00:45:02que le camp adverse
00:45:04si je peux me permettre
00:45:05de parler ainsi
00:45:05est plutôt calme
00:45:06de façon générale
00:45:07question
00:45:09Sarah Knafo
00:45:10comment expliquez
00:45:11par exemple
00:45:12que vous
00:45:12reconquête
00:45:13depuis des années
00:45:14comme le disait
00:45:15Charlotte Donneras
00:45:16tout à l'heure
00:45:16vous annoncez
00:45:17vous dénonciez
00:45:18la violence
00:45:19de l'ultra-gauche
00:45:19et que toute cette
00:45:21voilà
00:45:21toute cette dénonciation
00:45:23soit restée
00:45:23lettre morte
00:45:24pour les raisons
00:45:25qu'on évoquait
00:45:26d'ailleurs ce soir
00:45:27à l'instant même
00:45:27où on parle
00:45:28j'ai des militants
00:45:29de ma campagne
00:45:29une campagne
00:45:30qui s'appelle
00:45:30Une ville heureuse
00:45:31des militants
00:45:32qui ont des écharpes jaunes
00:45:33qui ont le sourire
00:45:34qui distribuent des tracts
00:45:35qui viennent de se faire agresser
00:45:36dans le 19ème arrondissement
00:45:37de Paris
00:45:37on leur a arraché
00:45:39leurs tracts
00:45:39on leur a arraché
00:45:40leurs écharpes
00:45:40j'annonce d'ailleurs
00:45:41qu'on va porter plainte
00:45:42pour ces violences
00:45:43sur les marchés
00:45:43on voit cette violence
00:45:45qui se répand
00:45:45là j'ai des images
00:45:47c'est extrêmement choquant
00:45:48parce qu'il y a un jeune
00:45:48qui doit avoir 18 ans
00:45:50qui est en train de tracter
00:45:51il se fait prendre un parti
00:45:52par des individus
00:45:53d'extrême gauche
00:45:58Combien ?
00:45:58Il y a eu déjà un mort
00:46:00à peine ce week-end
00:46:01Combien ?
00:46:01Quand est-ce qu'ils vont s'arrêter ?
00:46:03Ils se croient
00:46:04absolument libres
00:46:05ils se disent
00:46:05qu'ils sont de toute façon
00:46:06en toute impunité
00:46:08donc j'espère que
00:46:09les meurtriers de Quentin
00:46:10seront poursuivis
00:46:11qu'ils passeront devant
00:46:12une cour d'assises
00:46:13et qu'ils seront condamnés
00:46:13aussi lourdement
00:46:14qu'ils le méritent
00:46:14ils méritent de passer leur vie
00:46:15derrière les barreaux
00:46:16ces gens
00:46:17Pour l'instant
00:46:18pas d'interpellation
00:46:20pas de garde à vue
00:46:21on suivra effectivement
00:46:22ce dossier
00:46:23Sarah Knafou
00:46:24vous êtes donc
00:46:25candidate à la mairie
00:46:27de Paris
00:46:29candidate
00:46:30Reconquête
00:46:31mais candidate aussi
00:46:32critiquée
00:46:33vous parlez par exemple
00:46:34de
00:46:35ça vous fait sourire ?
00:46:36Bah écoutez
00:46:37D'accord
00:46:38si bien vous le prenez comme ça
00:46:39On va en parler ?
00:46:39Non mais par exemple
00:46:40vous dites que vous voulez être
00:46:42prête à faire
00:46:4210 milliards d'euros
00:46:43d'économie
00:46:44est-ce que
00:46:45vous arriverez vraiment
00:46:46à faire 10 milliards d'économie ?
00:46:47Ça fait sourire
00:46:48peut-être vos adversaires
00:46:50qui disent que ce n'est pas sérieux
00:46:51d'arriver à faire
00:46:5110 milliards d'euros d'économie ?
00:46:53Moi je vous avoue
00:46:54que j'ai plus envie de sourire
00:46:55quand je vois le désastre financier
00:46:56qu'ils ont laissé à la ville de Paris
00:46:57je pense que très peu de Parisiens sourient
00:46:59quand ils voient que leur taxe foncière
00:47:01a explosé
00:47:01ces dernières années
00:47:02que Mme Hidalgo l'a augmenté
00:47:03de 60%
00:47:04quand on voit l'endettement
00:47:05de la ville
00:47:0610 milliards d'euros
00:47:07pour la ville de Paris
00:47:08Paris qui devrait être
00:47:09la locomotive du pays
00:47:10et pas un boulet financier
00:47:11pour le reste du pays
00:47:12donc évidemment que 10 milliards d'euros
00:47:14c'est sérieux
00:47:15comment j'ai procédé
00:47:16pour y arriver ?
00:47:16Vous le savez
00:47:17j'ai été magistrate
00:47:18à la cour des comptes
00:47:19on m'a appris à inspecter
00:47:20des comptes publics
00:47:21je suis repartie de zéro
00:47:23j'ai fait ce qu'on appelle
00:47:24dans le monde de l'entreprise
00:47:24un budget base zéro
00:47:25donc j'ai regardé
00:47:26ligne par ligne
00:47:27le budget de la ville de Paris
00:47:28en me demandant
00:47:29avec toute la rigueur
00:47:30et l'honnêteté intellectuelle possible
00:47:32quelles étaient les missions
00:47:33qui étaient légitimes
00:47:34lesquelles pouvaient être
00:47:35sous-évaluées
00:47:36par exemple la police municipale
00:47:37il n'y a pas assez d'argent
00:47:38à la ville de Paris
00:47:39sur la police municipale
00:47:40la petite enfance
00:47:41de la même manière
00:47:41et à l'envers
00:47:42ce qu'elles pouvaient être
00:47:43les gabegis
00:47:43les missions que je considère
00:47:45ne pas être essentielles
00:47:46et que les parisiens
00:47:47ne considèrent pas essentielles
00:47:48là où l'argent était mal utilisé
00:47:50trop utilisé
00:47:51là où on dépensait trop
00:47:52en ayant fait ce travail
00:47:53encore une fois
00:47:54ligne par ligne
00:47:55je suis aboutie à réussir
00:47:56à faire 10 milliards d'économies
00:47:58sur 10 ans
00:47:59je précise sur 10 ans
00:48:00comment est-ce qu'on fait ?
00:48:01D'abord on divise
00:48:02les effectifs de la ville de Paris
00:48:03par deux
00:48:04vous avez aujourd'hui
00:48:05à la ville de Paris
00:48:05près de 55 000 fonctionnaires
00:48:08colossal
00:48:08quand on entend ce chiffre
00:48:09il faut quand même se le redire
00:48:1055 000 agents
00:48:11à la ville de Paris
00:48:12c'est plus de deux fois plus
00:48:14que le personnel
00:48:15de l'ensemble
00:48:15des préfectures de France
00:48:16dans l'ensemble
00:48:17des préfectures de France
00:48:18il y a 21 000 personnes
00:48:19ville de Paris
00:48:20près de 55 000
00:48:21colossal
00:48:22plus que la commission européenne
00:48:23plus qu'Airbus
00:48:24je pourrais multiplier
00:48:25les comparaisons
00:48:26c'est énorme
00:48:26les diviser par deux
00:48:28ça me semble être
00:48:28la seule voie raisonnable
00:48:29évidemment sans mettre
00:48:31les gens au chômage
00:48:31donc il faut regarder
00:48:32quel est le turnover naturel
00:48:34de l'administration
00:48:34c'est-à-dire les gens
00:48:35qui partent naturellement
00:48:36à la retraite
00:48:37fin de contrat
00:48:38des gens qui changent
00:48:39de métier
00:48:40qui quittent la ville de Paris
00:48:40pour ça
00:48:41en moyenne
00:48:41c'est 3 500 par an
00:48:42vous faites le calcul
00:48:43sur 10 ans
00:48:4435 000
00:48:45donc ces postes-là
00:48:46l'écrasante majorité
00:48:47je ne les remplace pas
00:48:48et pour deux secteurs
00:48:49que je juge prioritaire
00:48:50la police municipale
00:48:52et la petite enfance
00:48:52là non seulement
00:48:53je les remplace
00:48:54mais j'embauche
00:48:55et en embauchant
00:48:56en plus
00:48:56même en comptant
00:48:57les embauches
00:48:58ça fait 3 milliards
00:48:59de recettes
00:48:59sur 10 ans
00:49:00d'économie
00:49:01sur 10 ans
00:49:01ça a l'air facile
00:49:02comme ça
00:49:03Sarah Knafo
00:49:04ils ne veulent pas le faire
00:49:05vous pensez vraiment
00:49:06que c'est réalisable
00:49:07vous pensez que d'autres personnes
00:49:08ne peuvent pas faire comme ça ?
00:49:10mais ils ne veulent pas le faire
00:49:11quand vous regardez leur politique
00:49:12ils ont presque doublé
00:49:14les effectifs
00:49:14des fonctionnaires
00:49:15de la ville de Paris
00:49:16ces dernières années
00:49:18pourtant
00:49:18le nombre de Parisiens
00:49:19lui a baissé
00:49:20on a 200 000 Parisiens de Mont
00:49:21et on a 20 000 fonctionnaires de plus
00:49:23il y a peut-être un problème
00:49:24on s'aperçoit bien
00:49:25par ailleurs
00:49:26que le fait d'avoir fait exploser
00:49:28les effectifs de la ville de Paris
00:49:29n'a pas amélioré
00:49:30le service public municipal à Paris
00:49:32donc il y a une décorrélation totale
00:49:34et ils ne veulent pas le faire
00:49:35soit parce qu'ils sont de gauche
00:49:36soit parce qu'ils n'ont pas le courage
00:49:37parce qu'ils ont peur d'être critiqués
00:49:39vous l'avez dit
00:49:39mes adversaires me critiquent
00:49:40et ça me fait sourire
00:49:41je prends ça pour un compliment
00:49:43quand j'entends des adversaires
00:49:44qui me disent que c'est pas raisonnable
00:49:45de faire 10 milliards d'économies
00:49:46vous avez bien sûr
00:49:47vos critiques sur le pass Navigo
00:49:48par exemple ?
00:49:49par exemple
00:49:49mais alors là
00:49:50on en a vu des vertes et des pas mûres
00:49:51mais moi je les critique
00:49:52sur un point bien plus essentiel
00:49:54pour une campagne municipale
00:49:56il n'y a pas de chiffres
00:49:57dans leurs programmes
00:49:58leurs programmes ne sont pas chiffrés
00:50:00un programme qui n'est pas chiffré
00:50:01ça n'est pas un programme
00:50:03c'est un programme
00:50:03qui ne compte pas
00:50:04les gens nous disent
00:50:06votez pour moi
00:50:07tout simplement
00:50:08parce que j'ai un bon caractère
00:50:09parce que j'ai du tempérament
00:50:10parce que croyez-moi
00:50:11parce que je suis socialiste
00:50:12parce que ceci ou cela
00:50:13ça ne suffit pas
00:50:14moi j'ai 130 pages de programme
00:50:16ils sont là d'ailleurs
00:50:16130 pages de programme
00:50:18tout est chiffré
00:50:18tout est budgété
00:50:19pour tous ceux qui s'y intéressent
00:50:21les invitent à aller sur
00:50:23argentdesparisiens.fr
00:50:23ils verront toutes les mesures
00:50:25ils verront à quel point
00:50:26c'est réaliste
00:50:27et surtout à quel point
00:50:28c'est la seule voie raisonnable
00:50:30tous les autres sont déraisonnables
00:50:32Emmanuel Grégoire vous critique beaucoup
00:50:34vous critique par rapport
00:50:35au Pass Navigo
00:50:35vous critique par rapport
00:50:37à votre programme
00:50:38j'invite d'ailleurs
00:50:38Emmanuel Grégoire
00:50:39à venir sur notre plateau
00:50:40Thierry Mariani aussi
00:50:42Rachida Dati également
00:50:43les sondages montrent
00:50:44que vous êtes partie à 5%
00:50:46que vous atteignez 12%
00:50:47sur l'an dernier
00:50:48sondage à risque
00:50:49comment est-ce que vous comptez
00:50:50vous y prendre pour gagner
00:50:52ensuite j'ai une autre question
00:50:53sur la case du siècle
00:50:54vous avez le case du siècle
00:50:55parce que vous en parlez beaucoup
00:50:56sur les réseaux sociaux
00:50:57mais je ne sais pas
00:50:58on a encore 3-4 minutes
00:50:59très bien
00:51:00je vais commencer par le case du siècle
00:51:02donc ce que j'appelle
00:51:02le case du siècle
00:51:03c'est ce système
00:51:04qui a été mis en oeuvre
00:51:05par Mme Hidalgo
00:51:06et par Emmanuel Grégoire
00:51:07aujourd'hui le candidat socialiste
00:51:08à la ville de Paris
00:51:09sur le dérapage budgétaire
00:51:10qui a été l'adjoint
00:51:11au budget de Mme Hidalgo
00:51:13donc il est totalement tributaire
00:51:14de cet héritage
00:51:16de cette dette
00:51:17de 10 milliards
00:51:17dont j'ai parlé
00:51:18il y a eu un véritable système
00:51:19qui a été mis en oeuvre
00:51:20de clientélisme
00:51:21quand on regarde la carte
00:51:22des subventions
00:51:23sur la ville de Paris
00:51:24et qu'on regarde la carte
00:51:25du vote de gauche
00:51:25ce sont exactement
00:51:26les mêmes cartes
00:51:27c'est mathématique
00:51:28en bon français
00:51:29on appelle ça du clientélisme
00:51:30plus on vote à gauche
00:51:31plus on reçoit de subventions
00:51:32et ne croyez pas
00:51:33que ce sont des subventions
00:51:34qui visent uniquement
00:51:35à lutter contre la misère
00:51:36quand on regarde
00:51:38les intitulés des subventions
00:51:39et c'est ce que j'ai fait
00:51:40j'ai un tableur Excel
00:51:40avec 6500 lignes
00:51:42où on voit
00:51:42toutes les subventions
00:51:43qui sont données
00:51:44les ruches au Togo
00:51:45le fait d'aider
00:51:46des éleveurs bovins
00:51:47dans l'Afrique subsaharienne
00:51:48j'en passe et des meilleurs
00:51:49je ne vais pas vous refaire
00:51:50ce que j'avais fait
00:51:51sur l'aide publique au développement
00:51:52mais on a une mini
00:51:53agence française de développement
00:51:54à la ville de Paris
00:51:55qui dilapide l'argent
00:51:56450 000 euros pour Gaza
00:51:57j'en passe et des meilleurs
00:51:59alors que les parisiens
00:52:00croulent sous les impôts
00:52:01ont des ordures
00:52:03en bas de chez eux
00:52:03vivent dans une ville
00:52:04qui devient insalubre
00:52:05dangereuse
00:52:06bref
00:52:06donc ces gabegis
00:52:08sans nom
00:52:08ont été permises
00:52:10par tout un système
00:52:11d'endettement
00:52:12avec de l'achat
00:52:13de logements sociaux
00:52:14partout dans Paris
00:52:15et ensuite
00:52:16le fait de pouvoir
00:52:17percevoir bien en avance
00:52:19des décennies de loyers
00:52:20ce qu'on a appelé
00:52:21les loyers capitalisés
00:52:22c'est François Hollande
00:52:23qui a permis à Madame Hidalgo
00:52:24de percevoir en avance
00:52:26des décennies de loyers
00:52:27elle, elle a utilisé
00:52:29cet argent
00:52:29pour le dilapider
00:52:30dans des gabegis
00:52:31au lieu d'avoir
00:52:32des revenus en face
00:52:33de l'investissement
00:52:34qu'on avait fait
00:52:35dans ce logement social
00:52:36donc elle nous laisse la dette
00:52:37mais on n'héritera pas
00:52:39des revenus futurs
00:52:40et là ils sont dans
00:52:41une fuite en avant
00:52:41où ils veulent continuer
00:52:42ce système
00:52:43Emmanuel Grégoire dit
00:52:44qu'il veut aller jusqu'à
00:52:4540% de logement social
00:52:46à Paris
00:52:47on est à 25% aujourd'hui
00:52:48donc il veut transformer
00:52:49Paris en un
00:52:50un chélème géant
00:52:51et continuer comme ça
00:52:52dans une fuite en avant
00:52:53en réalité financière
00:52:54qu'ils cachent
00:52:55sous la justice sociale
00:52:57le fait de vouloir lutter
00:52:58c'est totalement faux
00:52:59en réalité
00:53:00ils sont maintenant
00:53:01addicts à ces loyers
00:53:02qu'ils peuvent percevoir
00:53:03en avance
00:53:03qui leur apportent
00:53:04des recettes faciles
00:53:05moi ce que je dis
00:53:06j'en finis par là
00:53:07c'est qu'il faut mettre
00:53:08un coup d'arrêt
00:53:08à cette politique
00:53:09moratoire total
00:53:10sur le logement social
00:53:11vente de 10%
00:53:12du parc social
00:53:13à leurs occupants
00:53:14c'est ça la vraie justice sociale
00:53:15plan de 10 milliards d'économies
00:53:17qui me permettent
00:53:18de baisser les impôts
00:53:19des parisiens
00:53:19de diviser par deux
00:53:20la taxe foncière
00:53:21pour tous les propriétaires
00:53:22les entreprises
00:53:23comme les ménages
00:53:24et de diviser par deux
00:53:25les deux impôts locaux
00:53:26qui pèsent
00:53:27sur les locataires
00:53:27Sarah Knafou
00:53:28qui est votre ennemi
00:53:29à la mairie de Paris ?
00:53:30Rachida Dattier
00:53:31Emmanuel Grégoire
00:53:32Thierry Mariani
00:53:33que vous ?
00:53:33mes ennemis
00:53:35ce sont
00:53:36absolument pas
00:53:37les autres candidats
00:53:38mes ennemis
00:53:39ce sont les gabjis
00:53:40les problèmes des parisiens
00:53:41l'insécurité
00:53:42la saleté
00:53:43votre adversaire
00:53:44ce sont eux
00:53:45mes adversaires
00:53:46ce sont eux
00:53:46que je veux battre
00:53:47c'est contre eux
00:53:48que je veux gagner
00:53:49la droite
00:53:49c'est votre ami
00:53:50votre allié
00:53:51évidemment allié
00:53:52je pense qu'il faut
00:53:53que chacun soit arme
00:53:54dans cette élection
00:53:55personne ne gagnera
00:53:55tout seul
00:53:56et si demain
00:53:57je suis en tête
00:53:57ce que j'espère
00:53:58le soir du premier tour
00:53:59vous avez parlé
00:54:00de la dynamique
00:54:00sondagière que je connais
00:54:01j'espère qu'elle se poursuivra
00:54:02on verra
00:54:03je vais tout faire pour
00:54:04si j'arrive en tête
00:54:05j'aurai l'humilité
00:54:06de dire que je ne peux
00:54:07pas gagner toute seule
00:54:08je tendrai la main
00:54:09à toutes les autres
00:54:10mouvances de droite
00:54:11Madame Dattier
00:54:11donc Rachida Dattier
00:54:12Monsieur Mariani
00:54:13et même Monsieur Bournazel
00:54:14Monsieur Bournazel
00:54:15qui malheureusement
00:54:16parle comme la gauche
00:54:17en disant que je suis
00:54:17d'extrême droite
00:54:18ce qui est une aberration
00:54:19mais passons
00:54:19même Monsieur Bournazel
00:54:21en tout cas
00:54:21tous ceux qui disent
00:54:22qu'ils veulent plus de sécurité
00:54:23pour les parisiens
00:54:24vous êtes un peu généreuse
00:54:25non vous êtes généreuse
00:54:27oui je suis généreuse
00:54:29parce que ce qui compte
00:54:29c'est l'intérêt des parisiens
00:54:30pour moi
00:54:31il faut sortir les socialistes
00:54:33de la mairie de Paris
00:54:34c'est l'essentiel
00:54:3525 ans de saccage de Paris
00:54:37il faut y mettre un terme
00:54:38et les autres candidats
00:54:40ne sont évidemment pas
00:54:40mon idéal
00:54:42sinon je ferais leur campagne
00:54:43je pense que j'ai le seul
00:54:44programme sérieux
00:54:45le seul programme budgété
00:54:47rigoureux
00:54:47qui peut permettre
00:54:48de rendre Paris heureuse
00:54:49et j'inviterai
00:54:51si je suis en tête
00:54:51tous les autres
00:54:52à me rejoindre
00:54:53pour porter cette dynamique
00:54:54alors Sarah Knopf
00:54:54on va faire le JT de 21
00:54:56à la chronique
00:54:56de Mathieu Bocoté
00:54:57très attendue
00:54:59par Mathieu Bocoté
00:55:01non mais par nous aussi
00:55:02parce que c'est très intéressant
00:55:04vous allez voir
00:55:04mais réfléchissez peut-être
00:55:06à ce que vous allez me dire
00:55:07tout à l'heure
00:55:07parce que j'aimerais
00:55:08que vous me répondiez
00:55:08en quelques secondes
00:55:10sur effectivement
00:55:11certains vous critiquent
00:55:12et vous disent
00:55:12que oui mais
00:55:13elle ne veut pas être candidate
00:55:14elle ne veut pas
00:55:14vraiment être maire de Paris
00:55:15pour vous c'est juste
00:55:16un tremplin
00:55:17je réponds tout de suite
00:55:18ou je réponds
00:55:18non après
00:55:19parce qu'on n'a pas le temps
00:55:20et pas là
00:55:20et qu'est-ce que vous ferez
00:55:22je n'ai pas besoin de réfléchir
00:55:22longtemps pour vous répondre
00:55:23je sais
00:55:24je veux évidemment être maire de Paris
00:55:25mais je répondrai plus longtemps
00:55:26et puis aussi pour les antifas
00:55:27on voit là
00:55:28la mort de Quentin
00:55:28un dernier mot là-dessus
00:55:30dans un instant
00:55:30les antifas à Paris
00:55:32vous en parlez
00:55:33dans votre programme ?
00:55:34on en parle
00:55:34on marque le poste
00:55:35le JT
00:55:35à tout de suite
00:55:36le teasing
00:55:38une des gères décrues
00:55:39de la Garonne
00:55:40est en cours
00:55:41après une montée des eaux
00:55:42à des niveaux historiques
00:55:44néanmoins
00:55:44de nouvelles intempéries
00:55:45dans les prochains jours
00:55:46font craindre des rebonds
00:55:48la Gironde
00:55:49le Lot-et-Garonne
00:55:50et le Maine-et-Loire
00:55:51sont maintenus
00:55:52en vigilance rouge
00:55:54procédant tunisé
00:55:55pour l'attaque meurtrière
00:55:56de la synagogue
00:55:56de la Griba
00:55:57à Djerba
00:55:58plusieurs accusés
00:55:59ont été condamnés
00:56:00à des peines
00:56:01allant jusqu'à 15 ans
00:56:02de prison
00:56:02un étudiant
00:56:03et la fiancée
00:56:04de l'assaillant
00:56:05qui avait été abattu
00:56:06ont été poursuivis
00:56:07pour complicité d'homicides
00:56:09et adhésion
00:56:10à un groupe terroriste
00:56:11la fusillade
00:56:12du 9 mai 2023
00:56:13contre la plus ancienne
00:56:14synagogue d'Afrique
00:56:15avait fait 5 victimes
00:56:17et puis connu
00:56:18pour ses rôles
00:56:19dans le parrain
00:56:19et Apocalypse Now
00:56:20l'acteur américain
00:56:21Robert Duval
00:56:22est décédé hier
00:56:23il avait 95 ans
00:56:25il s'est éteint
00:56:25chez lui
00:56:26entouré d'amour
00:56:27et de réconfort
00:56:28a déclaré son épouse
00:56:29Robert Duval
00:56:30s'avait brillé
00:56:31en incarnant
00:56:32des second rôles
00:56:33l'Oscar du meilleur acteur
00:56:34lui avait été décerné
00:56:35pour son interprétation
00:56:37en 83
00:56:37dans le film
00:56:39Tendre bonheur
00:56:40il y a beaucoup
00:56:41Isabelle
00:56:42et puis Boulot
00:56:42Mathieu Bocoté
00:56:43Emmanuel Macron
00:56:44dans le cadre
00:56:44d'un discours
00:56:45pour marquer
00:56:46les 20 ans
00:56:46de la mort
00:56:47d'Ilan Annamie
00:56:48a plaidé
00:56:48tenez-vous bien
00:56:50pour l'inéligibilité
00:56:52des politiques
00:56:53condamnées
00:56:53pour des propos
00:56:54antisémites
00:56:55discriminatoires
00:56:56ou racistes
00:56:57et cela vous a choqué
00:56:59voire inquiété
00:56:59vous nous avez parlé
00:57:00pendant tout le week-end
00:57:01oui parce que nous sommes
00:57:03devant une instrumentalisation
00:57:05absolument malheureuse
00:57:06de ce crime absolu
00:57:08qui a été fait
00:57:08contre l'Ilan Annamie
00:57:09il y a 20 ans
00:57:09on le sait
00:57:10donc on commémore
00:57:11avec raison
00:57:11on commémore avec raison
00:57:12c'était la marque
00:57:13parmi d'autres
00:57:14de la naissance
00:57:14de ce nouvel antisémitisme
00:57:16dont on parle aujourd'hui
00:57:17mais là de quoi parlons-nous
00:57:18on nous dit
00:57:19il faut donc
00:57:19frapper d'inéligibilité
00:57:21ceux qui seront condamnés
00:57:22pour propos racistes
00:57:23et non discriminatoires
00:57:24c'est une idée
00:57:25qui n'est pas nouvelle
00:57:25en Macronie
00:57:26en 2017
00:57:27des députés de la République
00:57:28en marche
00:57:28à l'époque
00:57:28on appelait ça comme ça
00:57:29avait fait un amendement
00:57:31au projet de loi 1
00:57:31sur la moralisation
00:57:32de la vie politique
00:57:33et voulait faire
00:57:34une peine complémentaire
00:57:35obligatoire
00:57:35d'inéligibilité
00:57:36notamment pour ceux
00:57:38qui se défilent
00:57:39donc un manque de probité
00:57:40qui se caractériserait
00:57:41par des faits
00:57:41de discrimination
00:57:42injure ou diffamation publique
00:57:44provocation à la haine raciale
00:57:45sexiste
00:57:45ou à raison
00:57:46de l'orientation sexuelle
00:57:48traduisons concrètement
00:57:49si demain je dis
00:57:50qu'il y a un rappel
00:57:51de l'incompatibilité
00:57:52je rappelle qu'il y a
00:57:52une incompatibilité
00:57:53entre l'islam et l'occident
00:57:54est-ce que c'est un propos
00:57:55discriminatoire
00:57:56si je dis que certaines cultures
00:57:57ont une plus grande prédisposition
00:57:58à la violence que d'autres
00:57:59est-ce que c'est discriminatoire
00:58:01si je dis que toutes les inégalités
00:58:02ne s'expliquent pas
00:58:03par des discriminations
00:58:04est-ce que c'est discriminatoire
00:58:05si je dis que l'immigration massive
00:58:07submergera un jour
00:58:07le peuple historique français
00:58:08est-ce que c'est discriminatoire
00:58:10ou raciste
00:58:10si je rappelle que la France
00:58:11n'est pas un pays
00:58:12avec un peuple indifférencié
00:58:13et que les Français de souche
00:58:14méritent aussi d'être respectés
00:58:16est-ce que c'est du racisme
00:58:18si je rappelle la définition
00:58:19qu'avait le général de Gaulle
00:58:20de la France
00:58:20est-ce que c'est du racisme
00:58:21à travers cela
00:58:22avec les milices numériques
00:58:23qui existent aujourd'hui
00:58:24qui signalent toujours
00:58:25des propos discriminatoires
00:58:26racistes haineux
00:58:27avec l'extension sans fin
00:58:28de la définition du racisme
00:58:30est-ce qu'on ne cherche pas
00:58:31tout simplement
00:58:31à rendre illégale
00:58:32la critique de l'immigration massive
00:58:33et à bannir juridiquement
00:58:34l'opposition
00:58:36on va peut-être revenir
00:58:37je crois que oui
00:58:39non parce que je me méfie
00:58:40en général
00:58:40quand vous commencez
00:58:41à parler d'un sujet
00:58:42on le voit bondir après
00:58:43très sérieusement
00:58:44Sarah Knafo
00:58:44pour terminer l'émission
00:58:46j'aimerais comprendre
00:58:47peut-être très rapidement
00:58:48parce qu'on a terminé
00:58:49effectivement
00:58:49certains vous critiquent
00:58:51et vous dites
00:58:51que vous n'avez pas du tout
00:58:52envie d'être candidat
00:58:53c'est juste un tremplin
00:58:53pour la présidentielle
00:58:54et puis les antifas
00:58:56on a vu le cas de Quentin
00:58:58les antifas à Paris
00:58:59est-ce que vous avez
00:59:00une mesure concrète
00:59:01pour lutter contre les antifas
00:59:02à l'extrême gauche
00:59:03et leur violence à Paris ?
00:59:05Sur votre première question
00:59:06est-ce que ceux qui disent ça
00:59:08pensent que je fais semblant
00:59:09d'avoir le meilleur programme ?
00:59:11Est-ce que je fais semblant
00:59:13de trouver des solutions
00:59:14pour les parisiens ?
00:59:16Est-ce que les électeurs
00:59:17vont faire semblant
00:59:17de voter pour moi ?
00:59:18Je ne crois pas
00:59:19la réalité existe
00:59:20je suis candidate
00:59:21pour être maire de Paris demain
00:59:23et mon ambition
00:59:23c'est que le 23 mars
00:59:24je sois à mon bureau
00:59:25à l'hôtel de ville
00:59:26et que vous me réinvitiez
00:59:26pour que je vous dise
00:59:27comment je suis en train
00:59:28de faire de Paris
00:59:28une ville heureuse
00:59:29Et sur les antifas
00:59:30vous n'avez pas envie de me répondre ?
00:59:31Et sur les antifas
00:59:32bien sûr que j'ai envie de vous répondre
00:59:33mais je pensais que c'était
00:59:33la fin de l'émission
00:59:34et sur la sécurité en général
00:59:37je vais doubler les effectifs
00:59:38de police municipale
00:59:39je vais les armer
00:59:39c'est ce que Mme Hidalgo
00:59:40a refusé de faire
00:59:41en les laissant désarmer
00:59:42alors que dans 80%
00:59:43des polices municipales
00:59:44de France
00:59:45ils sont armés
00:59:46on fera un plan
00:59:46d'interpellation massif
00:59:48s'il faut interpeller
00:59:49des délinquants
00:59:4910 fois par jour
00:59:50on le fera
00:59:50et on assurera
00:59:51la sécurité des parisiens
00:59:52Merci beaucoup Sarah Knafo
00:59:54d'être venue
00:59:55dans Face à l'Info
00:59:55évidemment
00:59:56on invite Emmanuel Régoire
00:59:57Thierry Mariani
00:59:58Rachida Dati
00:59:59excellente suite
01:00:00de parameleur des produits
01:00:01dans un instant
01:00:02Merci
01:00:02Merci
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