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- il y a 9 mois
- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous, c'est Elisabeth Lévy, Louis Dragnel, Georges Fenech, André Valigny, Johan Ouzahi sont avec nous ce soir.
00:08La décision sera rendue le 7 juillet dans le procédant d'appel de Marine Le Pen.
00:11La semaine dernière, le parquet général a requis 5 ans d'inéligibilité, 4 ans d'emprisonnement dont 1 ferme, vous le savez, contre la présidente du groupe du Rassemblement National.
00:19Écoutez Célia Barotte pour la dernière audience du jour.
00:22Ma cliente vous confie l'ouvrage de sa vie, la question est de savoir s'il terminera ici ou s'il pourra être rebâti.
00:30C'est avec ces mots que Rodolphe Bosslu a terminé sa plaidoirie.
00:34Pendant presque 5 heures, les avocats de Marine Le Pen ont encore une fois plaidé sa bonne foi,
00:39n'ont pas demandé de traitement de faveur au motif que l'élection présidentielle approche.
00:43Ils ont souligné l'absence de risque de récidive et pour eux, si l'affaire n'est pas politique, les conséquences le sont.
00:49Maître Bosslu a insisté en expliquant que ce n'est pas parce que la décision de première instance a mis la barre trop haut qu'il faut en faire une base de départ.
00:58Je vous propose d'ailleurs d'écouter la réaction de Maître Bosslu en sortie d'audience.
01:02Il dit avoir l'impression que la Cour a pris la mesure de la complexité du dossier.
01:06La Cour prendra le temps qui lui est nécessaire.
01:09Je constate simplement que devant cette juridiction, nous avons pu développer avec beaucoup de sérénité,
01:18avec beaucoup d'écoute, un certain nombre de problèmes qui sont des problèmes de droit et qui devront être tranchés.
01:25Alors quelle peine serait la plus adéquate pour Marine Le Pen ?
01:28Selon son avocat, je cite, du sursis à l'évidence, proposant au pire une peine d'avertissement en partie ferme
01:35pour couvrir la peine d'inéligibilité déjà exécutée.
01:39Réponse le 7 juillet prochain.
01:40Et on peut écouter peut-être Patrick Maisonnes qui défendait le Parlement européen.
01:45C'est un procès qui s'est déroulé dans de bonnes conditions, à savoir que le contradictoire a été totalement respecté.
01:54Chacun a pu s'expliquer complètement, pleinement.
01:57Chaque prévenue a été entendue, a été entendue très longuement par la présidente de la Cour d'appel
02:02qui a pris soin d'aborder les choses de façon complète et de façon équilibrée.
02:07Ce que j'ai remarqué, c'est les derniers propos de mon confrère Bosslu, à l'issue d'une très bonne plaidoirie,
02:15qui nous a dit que Marine Le Pen n'attendrait pas, si elle était confirmée dans sa condamnation,
02:20ou en tout cas si son éligibilité ferme était maintenue, qu'elle n'attendrait pas un éventuel pourvent en cassation.
02:26Et que donc la décision du mois de juillet va être attendue, ici bien sûr, mais également ailleurs.
02:32Les juges avaient été présents en 2017 pour l'élection d'Emmanuel Macron,
02:35ils seront encore présents pour l'élection 2027 dans cette élection présidentielle.
02:39C'est vrai que les uns et les autres ont parfois le sentiment que la justice a été déterminante ces derniers temps
02:44dans le choix du président de la République.
02:47Oui, moi je me tourne vers mon ami Georges Fenech qui est magistrat,
02:51et je me posais la question tout à l'heure en écoutant les avocats et en prenant connaissance de la date de 7 juillet.
02:58D'abord je trouve que c'est très long, très très long,
02:59parce que franchement, 4 mois pour étudier un dossier après toutes les audiences qu'il y a eu,
03:04c'est donc le 7 juillet.
03:05Je me posais la question de savoir si les juges allaient se baser seulement sur le droit et le dossier,
03:13ou s'ils allaient tenir compte du contexte politique pour éventuellement réduire la peine d'inéligibilité à 2 ans.
03:19Est-ce que ton expérience te laisse penser que des magistrats qui...
03:23Je vais répondre à la question.
03:24Mais c'est une façon de poser la question qui est géniale.
03:26Vous pensez que Georges Fenech peut savoir...
03:29Non mais le juge en général, est-ce qu'il s'extrait...
03:32Non mais ça c'est pas gentil à ce que vous me dites là.
03:33Non mais personne ne peut le savoir, ni vous ni personne.
03:36Non mais vous considérez qu'ils n'ont pas appliqué...
03:37Vous avez un avis, oui, on a tous un avis, mais...
03:39Ah oui, vous faites un avis autorisé.
03:43Oui, si vous voulez, je connais votre avis.
03:46Vous allez dire que les juges sont formidables, qu'ils sont merveilleux, qu'ils s'extraient de tout.
03:50Vous caricaturez la pensée de Georges Fenech.
03:52Non mais Georges, vous allez dire que les juges sont de parti pris.
04:00Ça lui est arrivé de le dire.
04:01Mais c'est pas ma question.
04:03Est-ce qu'ils s'extraient du contexte politique ou est-ce qu'ils restent dans leur bulle ?
04:06Dans un cas pareil.
04:08A votre avis...
04:09Ça doit être un dilemme.
04:10Un peu des deux, évidemment.
04:11Hein ?
04:11Non mais...
04:12Un peu des deux.
04:12Non mais il est certain que le syndicat de la magistrature, auquel nous pensons tous, est capable de prendre une décision avec une connotation idéologique.
04:22Disons, on a vu avec Sarkozy, pas de cadeau.
04:25Mais vraiment pas de cadeau.
04:26Et des décisions absolument inouïes, d'exécution provisoire, etc.
04:29Là, dans le contexte actuel, moi je pense, c'est un avis personnel, que la décision en cours d'appel,
04:38ils savent que je connais un petit peu la personnalité des magistrats qui vont siéger,
04:41elle sera prise en droit et uniquement en droit.
04:44Je le dis tel que je le pense, sans avoir aucune autre appréciation à caractère politique.
04:51Ils prendront une décision.
04:51Ça tient ou ça tient pas ?
04:53Si ça tient, qu'est-ce que ça vaut ?
04:54Si ça tient pas, on relaxe.
04:56Voilà ce qui va se passer.
04:58Donc moi j'ai confiance au niveau de la cour d'appel, plus qu'en première instance.
05:02Mais sur le fond du dossier, vous pensez quoi ?
05:04Sur le fond du dossier, je ne veux pas me dire.
05:06Qu'un juge prenne en droit, oui ?
05:08Je vous l'ai déjà dit, je pense qu'on a trop donné de pouvoir au juge.
05:12Non mais sur ce dossier, vous en pensez quoi ?
05:14De quoi ?
05:15De quoi ?
05:16De la décision de cette affaire ?
05:20Est-ce que vous trouvez que c'est bien que Marine Le Pen...
05:22Est-ce que c'est juste ou pas ?
05:24Si Marine Le Pen ne peut pas se présenter à une élection présidentielle pour cette affaire
05:27qu'on peut considérer comme minime ?
05:29Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel.
05:31Voyez-vous ?
05:32Je crois que la proportion aurait voulu qu'on s'en tienne peut-être à une pèche d'illigibilité
05:36mais qu'il n'y a pas au-delà de l'élection présidentielle.
05:38C'est un vrai travail de cétricien que je fais de sortir de...
05:41Oui, mais vous avez...
05:42La coucheur, de maillotique.
05:45Exactement.
05:46Elisabeth Lévy.
05:46Non mais pardon, André, je vous adore mais vous me faites vraiment marrer des fois.
05:50C'est-à-dire que vous considérez qu'il faudrait que, pour que les juges, s'ils faisaient
06:00du droit, en quelque sorte, qu'ils ont fait du droit là, c'est ça ?
06:04Vous considérez qu'ils ont fait du pur droit dans cette première décision et qu'ils
06:10feraient de la politique s'ils ramenaient l'inéliore...
06:12Pas de la politique ?
06:14Ils tiendraient compte du contexte ?
06:16Oui, et bien moi je pense que...
06:17Ils vous permettent de dire que c'est pas très clair ce que vous dites.
06:19Je pense que...
06:20Non mais ils s'entendent.
06:21Vous venez de dire que...
06:22Pardon, je vais quand même...
06:23Vous venez de dire que si les juges tenaient compte du contexte politique,
06:27ils ramèneraient l'inéligibilité à moins de deux ans, ou à deux ans.
06:31Et bien moi je pense qu'ils tiennent compte du contexte politique.
06:33Et c'est pas seulement une question d'idéologie de droite-gauche, de syndicats, de la magistrature.
06:39Ils pensent qu'ils doivent purifier la démocratie.
06:42Même les juges de droite pensent qu'ils ont une mission qui va au-delà de l'interprétation...
06:47Oui, purifier la démocratie, mais uniquement pour les gens de droite.
06:50C'est une purification qui est un petit peu à sens unique.
06:55Je réfléchis à ce qu'il n'y a pas eu de...
06:56Bah oui, je me souviens.
06:58Arrêtez, arrêtons, arrêtons.
07:01Il y a eu la gauche, il y en a eu aussi.
07:02Je pense qu'il y a eu une détestation.
07:03Non, mais il ne va pas.
07:05Comment ?
07:06Il y a eu Emmanuel, quand même.
07:07À gauche, il y a eu l'argent de la voir.
07:08Les affaires, vous ne souvenez pas.
07:10Là, on est sur un choix majeur d'une démocratie.
07:15Et on est en train de la percuter par une décision sur une affaire que je peux trouver mineure.
07:20Elle n'est pas mineure.
07:21Eh bien vous, c'est votre avis.
07:22Elle n'est pas mineure.
07:23Si elle n'est pas mineure...
07:24Elle n'est pas mineure.
07:25Si le magistrat que vous êtes trouve que ce n'est pas mineure...
07:27Moi, je ne suis avocat.
07:28Avocat, si l'avocat trouve que ce n'est pas mineure, très bien.
07:31Est-ce que vous trouvez ça grave que des assistants ?
07:34Des assistants politiques...
07:36Mais alors, il n'y a jamais d'affaires mineures, alors.
07:37Il y a eu un système organisé.
07:39Non, mais pardonnez-moi, il n'y a jamais d'affaires.
07:40Non, mais il n'y a eu un système du PS.
07:42André, vous voulez que je vous parle d'urban de Y ?
07:45Emmanueli a été condamné.
07:47Oui.
07:47Emmanueli a été condamné.
07:48Et inéligible.
07:50Et il est de mélanger.
07:50André, la réalité, c'est que vous faites la même enquête.
07:53Il y a 20 ans, Marine Le Pen n'est pas empêchée de se présenter à l'élection présidentielle.
07:58Là, elle a été mise à mort politique, la réalité, c'est ça.
08:01Adama Traoré, c'est le deuxième sujet, mais on verra.
08:04On verra.
08:05On verra, si, non, mais on le sait, Pascal.
08:07Ah, vous pensez que c'est cuit ?
08:08Mais non, mais...
08:09C'est-à-dire que vous pensez que c'est...
08:11Mais non, mais Marine Le Pen ne va pas passer...
08:12Vous pensez que c'est cuit pour Marine Le Pen ?
08:13Je pense que Marine Le Pen ne va pas passer toute une campagne à se justifier sur son innocence,
08:17sur sa probité.
08:18Et évidemment, tous ses contradicteurs vont l'attaquer là-dessus.
08:21Et par ailleurs, il y a le volet inéligibilité, il y a le volet aussi de la peine.
08:25Si elle est...
08:26Je n'en sais rien de ce qui va se passer.
08:27La décision de justice, je ne la connais pas.
08:29Et elle ne va pas faire une campagne présidentielle avec un bracelet électronique au...
08:33À la cheville.
08:34À la cheville.
08:35Et elle le dit déjà.
08:36Bon, on voit bien qu'il y a une mise à mort politique.
08:38Donc vous pensez que c'est fini pour elle ?
08:40Moi, je pense que c'est terminé pour elle, oui.
08:42Bon, Adama Traoré.
08:44Alors c'est fini en revanche pour cette affaire,
08:47puisque la Cour de cassation a confirmé ce mercredi le non-lieu
08:50dont ont bénéficié les gendarmes du Val-d'Oise en août 2023
08:53dans l'affaire de la mort d'Adama Traoré.
08:55Moi, je pense à ces gendarmes.
08:57Parce que depuis 2016, ils vivent l'enfer, ces gendarmes.
09:01L'enfer.
09:02Avec une bulle médiatique qui a dit, qui voulait que ces gendarmes soient coupables.
09:07Ce qui est quand même extraordinaire.
09:08Vous avez Madame Assa Traoré qui a fait la une de « Aime le monde ».
09:14« Aime le monde », qui a été reçu en majesté dans des émissions
09:18comme « Quotidien » sur TF1, notamment ou TMC.
09:21Bon, donc cette affaire est terminée.
09:24Et tous les non-lieux, d'ailleurs, toutes les décisions judiciaires
09:30étaient en faveur des gendarmes depuis toujours.
09:33La justice dit très clairement que le comportement des gendarmes
09:37était approprié aux techniques utilisées par la gendarmerie.
09:41Donc, l'interpellation s'est faite selon les règles en vigueur.
09:46Donc, les juges ne sont pas tous de gauche, alors ?
09:48Moi, je n'ai jamais dit ça.
09:49Bah, oui.
09:51En revanche, ce qui était scandaleux, André, c'est que pendant...
09:53Quel est le rapport ?
09:55Est-ce qu'un juge qui, dans cette affaire-là, serait de droit ?
09:58Si les juges avaient été perméables à ce que vous dites,
10:00à savoir « Quotidien », « Le monde », « Magazine », etc.,
10:04eh bien, les juges se sont extraits de ça.
10:06Et ils ont décidé qu'il n'y avait pas eu.
10:08Il a dit simplement qu'on en avait fait une héroïne et une star pour une affaire.
10:12Non, mais c'est pas « on », c'est pas « on ».
10:13C'est la France insoumise à récupérer la famille Traoré
10:17pour en faire une espèce de tête d'affiche.
10:19Et les juges n'ont pas suivi.
10:20Contre la police, contre la gendarmerie.
10:23Et ils ont fait l'exploitation politique.
10:25Ils n'auraient même pas dû ouvrir.
10:26Ils auraient dû.
10:27Non, mais moi, j'ai vu...
10:29Moi, je me rappelle, c'est Rodolphe Bostluc qui est l'avocat de Marine Le Pen,
10:31qui est aussi l'avocat des gendarmes, ou d'un des gendarmes.
10:35En fait, dès le début, ils auraient dû fermer le dossier.
10:38Monsieur Bardet, là, après 10 ans de procédure judiciaire,
10:41après 10 ans à suivre les injures et l'acharnement d'une extrême gauche
10:43qui porte la France et les forces de l'ordre en détestation,
10:45le non-lieu est confirmé pour les gendarmes de l'affaire Traoré.
10:48L'honneur de ces hommes est désormais sauf et leur réputation rétablie.
10:51Ces gendarmes, ils ne seront jamais invités sur un plateau de télévision.
10:54Ces gendarmes, ce n'est pas des héros.
10:55Ces gendarmes, on a mis en péril leur vie et leur famille.
10:58Et depuis 10 ans, je vous le répète,
11:01toute la bulle médiatique souhaite que ces gendarmes soient coupables.
11:07Donc la justice a bien fonctionné.
11:08Mais arrêtez.
11:09Oui, vous critiquez toujours la justice.
11:11Là, elle a rendu une décision qui vous convient.
11:13Donc reconnaissez-nous.
11:14Franchement, ce n'est pas ce sujet.
11:15Elle a rendu une décision juste.
11:16André, essayons de donner un peu de hauteur à nos débats.
11:19De la hauteur, on parle de la justice ou pas ?
11:20C'est une décision de justice ou pas ?
11:21Ce n'est pas ce que je vous parle.
11:23Je vous parle des gendarmes.
11:24Des gendarmes, oui, d'accord.
11:25Vous en fichez peut-être, moi pas.
11:27Ils sont innocentés par la justice.
11:28Mais depuis 10 ans, ils vivent l'enfer.
11:31C'est de ça dont je vous parle.
11:32C'est trop long.
11:34Et Pascal, s'il y a quelque chose de positif,
11:35on peut saluer la direction de la gendarmerie de l'époque
11:39qui aurait pu les livrer au loup.
11:41Et à l'époque, c'était quelque chose de rarissime.
11:44100% des gendarmes ont demandé une mutation
11:46et 100% avaient été accordés.
11:47Ils avaient été soutenus par la direction générale.
11:49Écoutez Tanguy Hamon.
11:52Après près de 10 ans de procédure et de polémique,
11:55la justice française vient d'enteriner définitivement
11:59le non-lieu pour les trois gendarmes de l'affaire Adama Traoré.
12:02La cour de cassation a en effet rejeté.
12:05Le pourvoi des proches du jeune homme,
12:06qui on s'en souvient, était mort en juillet 2016
12:09dans le Val-d'Oise.
12:11Sa famille estime que ces gendarmes ont causé sa mort
12:13au moment de son interpellation.
12:15La justice, de son côté, a prononcé deux non-lieu dans cette affaire.
12:19En première instance en 2023,
12:21puis en appel en 2024.
12:22Selon le jugement, la mort du jeune homme a fait suite
12:25à un coup de chaleur, certes survenu dans le contexte
12:28de l'interpellation, mais les gendarmes ont agi
12:31dans le strict cadre de la loi
12:32et de façon proportionnée.
12:35La décision de la cour de cassation
12:37vient donc enteriner cette décision de non-lieu.
12:40Les avocats des gendarmes ont souligné
12:42le soulagement de leurs clients.
12:44La famille d'Adama Traoré, de son côté,
12:46a annoncé porter l'affaire devant la cour européenne
12:48des droits de l'homme pour, je cite,
12:51faire condamner la France.
12:53On rappelle qu'Adama Traoré avait voulu
12:55violer son co-détenu en prison.
12:58On rappelle aussi quelques éléments
12:59des personnalités de ce jeune homme.
13:00Il faut rappeler que quand il a été interpellé,
13:03il a été interpellé avec une forte somme d'argent sur lui
13:05et avec plusieurs sachets de cannabis.
13:08Et il a refusé d'arrêter.
13:09Et il a refusé d'obtempérer.
13:11Donc ce qu'il faut retenir quand même,
13:12c'est que s'il avait obtempéré,
13:14il serait peut-être toujours avec nous aujourd'hui.
13:15C'est bien que vous me disiez que la justice,
13:16en fait, c'était tellement évident,
13:19cette affaire,
13:20que de souligner que la justice...
13:23En fait, il n'y avait rien.
13:26Il n'y avait rien, André Valigny.
13:28Rien.
13:28Non, il y a la mort d'un homme,
13:29pour ailleurs, mais...
13:30Quand je dis qu'il n'y avait rien contre les gendarmes.
13:33Il n'y avait rien contre les gendarmes.
13:35Il y avait la mort d'un homme qui est toujours un drame.
13:36Il n'y avait rien contre les gendarmes.
13:37Mais rien, pas le début de quelque chose.
13:40Et ça a duré dix ans.
13:42Donc c'est le contraire.
13:44Même les juges avaient peur des émeutes.
13:45C'est pour ça, quand je vous dis que ce dossier
13:47aurait pu être clos beaucoup plus tôt,
13:50il y avait une peur des émeutes.
13:51Parce que ce comité Traoré,
13:52je vous rappelle qu'elle a été en une du Time magazine.
13:55Oui, une des unes.
13:56Comment ?
13:57Une des unes, parce qu'il y a plein de unes au Time.
13:58Ce n'est pas le grand Time, mais bon, peu importe.
14:00Oui, mais en fait, ce que vous devriez dire
14:03plutôt que de dire la justice,
14:04et vous agrippez à la justice,
14:06ce que dit Elisabeth,
14:07et très juste, ça aurait dû être fermé en 24 heures.
14:09Je respecte les décisions de justice.
14:15Mais vous les respectez trop,
14:16donc la justice, on n'a pas le droit de la critiquer.
14:17Quand ça vous arrange, vous les respectez.
14:19Quand ça ne vous arrange pas, vous les critiquez.
14:20Moi, je pense que la justice est une institution
14:21critiquable et faillible, comme les autres.
14:24Je ne vois pas pourquoi je ne la critiquerai pas.
14:26Et certaines décisions me paraissent juste,
14:28d'autres non.
14:28Moi, je n'ai pas parlé des décisions de justice,
14:30j'ai juste parlé des gendarmes
14:31qui vivent l'enfer depuis dix ans.
14:34Et de la bulle médiatique
14:35qui a soutenu le clan Traoré.
14:36Ce que je trouve quand même étonnant.
14:40Bon, Delphine Ernotte.
14:42Delphine Ernotte,
14:44est-ce que nous entamons le sujet Delphine Ernotte
14:46ou est-ce que nous marquons peut-être une pause ?
14:49Eh bien, on va marquer une pause.
14:51Figurez-vous, parce que Delphine Ernotte
14:52pourrait, ce qui lui arrive,
14:55n'est pas agréable
14:56puisqu'elle est poursuivie pour abus de biens sociaux.
15:00Alors, poursuivie, je suis pas sûr
15:01qu'une enquête préliminaire est ouverte,
15:04mais elle n'est pas mise en examen pour abus de biens sociaux.
15:07Le parquet de Paris a indiqué ce mardi
15:08avoir convoqué la PDG du groupe France Télévisions
15:10dans le cadre de l'enquête au sujet
15:11d'un séjour de l'état-majeur du groupe
15:14dans un hôtel de luxe à Cannes en mai 2023.
15:17En mai 2023.
15:18On va vous expliquer tout ça
15:19après la pause.
15:21A tout de suite.
15:21Nous sommes toujours avec Elisabeth Lévy,
15:26Louis Drainel, Georges Fenech,
15:27Johan Ozaïe et André Valigny
15:29qui a avoué son penchant pour Trump régulièrement.
15:32Je ne sais pas pourquoi vous dites ça.
15:35Je ne sais pas si vous avez dit que les gens dans la rue...
15:37Oui, parce que vous avez dit hier soir
15:39que j'étais Trump.
15:39Je passe mon temps à flétrir Trump
15:41et vous passez votre temps à l'encenser.
15:43Donc, il y a un débat entre nous.
15:45Je trouve joli d'utiliser le mot flétrir à 20h27.
15:48Je crois que c'est la première fois
15:50que ce mot est utilisé dans l'ordre des pros.
15:52Le mot flétrir est très rarement utilisé
15:54et rien que pour ça...
15:55Ça remonte à la Révolution française.
15:56Mais je trouve...
15:58C'est un mot...
15:58C'est un joli verbe.
15:59Merci.
16:00Et vous avez eu raison de l'utiliser.
16:02Mais t'as qu'autre mot, là.
16:03Exactement.
16:05Je vous propose d'écouter Alexis Delafontaine
16:08qui est un excellent journaliste d'Europe 1
16:10du service police-justice
16:11et qui était avec nous entre 16h et 18h
16:14et qui nous expliquait l'affaire Ernot
16:16qui peut, nous disait Alexis,
16:19l'affaire tomber.
16:20Écoutez.
16:22C'est une plainte qui a été déposée
16:23par un syndicat de France Télévisions
16:25pour deux choses.
16:25Il y a abus de confiance
16:27et détournement de fonds publics
16:30et abus de biens sociaux.
16:31Ça concerne des séjours
16:33de Delphine Ernot à Cannes
16:34dans un hôtel, je ne sais pas si vous le connaissez,
16:35le Majestic.
16:36Déjà, France Télévisions dit
16:37que ça fait 25 ans qu'on va dans cet hôtel.
16:39Donc, on a nos habitudes.
16:41C'est pour ça qu'on va dans ce bel hôtel
16:43parce qu'on ne veut pas changer aussi nos habitudes.
16:45mais ils disent aussi qu'il n'y a pas
16:47un euro d'argent public qui a été dépensé
16:48parce qu'ils font une méthode
16:49qu'on appelle le barter, c'est-à-dire...
16:51Le quoi ?
16:51Le barter.
16:52Le barter.
16:52C'est un échange.
16:53C'est un échange, on va dire,
16:59de bons procédés, si je puis dire.
17:01En fait, c'est une entreprise privée
17:02qui va offrir à Delphine Ernot
17:04et la direction ses suites d'hôtels à Cannes
17:07et en échange,
17:09France Télévisions va offrir
17:09des espaces publicitaires gratuits
17:11aux entreprises.
17:14Pourquoi abus de biens sociaux ?
17:16En fait, j'en ai parlé
17:16parce que cette affaire a été relancée
17:18avec la commission d'enquête parlementaire
17:19qui est venue en ce moment.
17:20J'en ai parlé avec des membres
17:21de cette commission
17:21et en fait, ils disent que
17:23Delphine Ernot n'a pas le droit
17:24d'accepter des cadeaux personnels
17:26en échange.
17:27Mais là, ce n'est pas personnel.
17:28C'est un cadeau.
17:30Elle représente France Télévisions.
17:31J'imagine que France Télévisions
17:32à Cannes était présent.
17:34Oui, ils fusent.
17:35Ils sont bien partenaires.
17:37Ils fusent.
17:37Exactement.
17:37Mais après, les membres de la commission
17:40peuvent justifier
17:40qu'il n'y avait pas besoin
17:42forcément d'aller dans un hôtel
17:43aussi prestigieux.
17:44Ça, c'est autre chose.
17:45Et que c'est des cadeaux
17:46de grande valeur
17:47en échange d'espaces publicitaires gratuits.
17:50C'est là le nœud de la question.
17:52Et moi, il y a un membre de la commission
17:53qui me disait que, selon lui,
17:55Delphine Ernot va tomber
17:56à cause de cette affaire
17:57parce qu'il dit
17:57que c'est vraiment une grosse affaire
17:58qui va être révélée
17:59sur ce sujet-là.
18:01Georges Fedeck.
18:02En fait, ce que je peux comprendre,
18:03c'est que l'abus de bien social
18:04est constitué
18:06pour les sociétés de production
18:08qui payent indûment
18:10les nuitées d'hôtels
18:11à 17 000 euros
18:12et suite au stade...
18:141 700.
18:151 700 euros.
18:157 000 euros la nuit.
18:161 700 euros.
18:17C'est 17 000 en tout.
18:18Oui, mais c'est 1 700 euros par nuit.
18:19110 000 euros.
18:20Peu importe.
18:21Peu importe.
18:22Donc, c'est constitutif
18:23d'un abus de bien social
18:24commis par les producteurs
18:26au préjudice
18:27de leur société de production.
18:28Non.
18:28Et Mme Ernotte
18:29est recéleur
18:30de cet abus de bien social.
18:32C'est ça, en fait,
18:33ce que je comprends.
18:34Parce qu'elle ne peut pas
18:34avoir commis
18:35un abus de bien social
18:36à la...
18:37C'est pas possible.
18:39Non, c'est du détournement
18:40de fonds publics, ça.
18:41Je ne crois pas que ce soit ça.
18:43Parce qu'Alexis de La Fontaine
18:44avec qui on est restés,
18:44c'est ce qu'il appelle
18:45le barter.
18:46Simplement,
18:46s'il y a un échange,
18:47la Chambre,
18:47elle doit être à 350 euros.
18:49Minimum,
18:50tout ça est assez...
18:51Non, mais je veux dire,
18:51l'ABS ne peut pas être,
18:52à mon avis,
18:53imputé à Mme Ernotte.
18:54On ne commet pas
18:55un abus de bien social
18:56contre de l'argent public.
18:57C'est du détournement
18:58de fonds publics.
18:59C'est une autre infraction.
19:00Donc, s'ils ont retenu l'ABS,
19:01c'est effectivement...
19:02Pour le moment,
19:03l'enquête est...
19:03Je ne sais pas s'ils ont retenu,
19:04d'ailleurs,
19:05puisqu'elle n'est pas mise
19:05en examen pour le moment.
19:06L'enquête est ouverte.
19:08Voilà.
19:09L'enquête est ouverte.
19:10Bon, vous vous êtes allé à Cannes,
19:11disiez-vous,
19:11et vous n'avez pas voulu dormir,
19:13précisément.
19:13Non, mais moi,
19:14j'étais au gouvernement
19:15à l'époque,
19:16à la francophonie,
19:16donc j'étais invité à Cannes
19:18deux jours,
19:19une nuit seulement,
19:19bien sûr,
19:20par le délégué général
19:22qui est de Thulin,
19:22comme moi,
19:23Thierry Frémaux,
19:24qui est un copain d'enfance.
19:25Et on ne m'a pas mis au majestique.
19:27Mon cabinet avait des consignes
19:28très strictes
19:29du secrétariat général
19:30du gouvernement.
19:30On n'allait pas dans les palaces
19:31comme le majestique.
19:33La merdote devrait faire preuve
19:35d'un peu plus de modestie,
19:36de sobriété.
19:38Est-ce que c'est pas un peu...
19:40Moi, je ne trouve pas
19:41que ce soit ça
19:42le grand reproche
19:43qu'on fait à France Télévisions.
19:44Le problème avec France Télévisions,
19:46c'est qu'il ne nous informe pas,
19:48il ne nous divertit pas,
19:49il ne fait pas tout ce qu'il doit faire
19:50avec l'argent des Français.
19:53Qu'ils n'aillent pas
19:55dans une auberge de jeunesse.
19:56Quand ils vont à Cannes,
19:57je m'en fous.
19:58Je ne te parle pas
19:58d'une auberge de jeunesse.
20:00Ça fait mauvais, normal.
20:01Ce qui est toujours ennuyeux,
20:02c'est que quand on donne des leçons
20:04à quelqu'un de Mme Ernotte
20:05qui explique que CNews
20:07est une chaîne
20:07comme elle la qualifie
20:08au mois de septembre
20:09et qui se permet
20:12de donner des leçons
20:13sur notre chaîne,
20:14quand on va sur ce terrain-là,
20:17il faut être peut-être
20:18sur le plan de la morale
20:19irréprochable.
20:20Et manifestement,
20:21elle ne l'est pas.
20:22Vous serez bien
20:22d'être un peu d'accord avec moi
20:23néanmoins
20:24dans la façon dont vous interrogez.
20:26Mais d'abord,
20:27j'essayais d'avoir
20:30toutes les informations
20:31avec Alexis de La Fontaine.
20:32Mais je vous le répète,
20:33lorsque l'on donne
20:34des leçons aux autres,
20:35soi-même,
20:36il faut être
20:36plutôt irréprochable
20:37lorsqu'on attaque.
20:39Ce qui est le cas
20:39de Mme Ernotte.
20:42Alors,
20:42autre sujet
20:43qui nous a intéressé,
20:44cette tribune
20:45dans le monde,
20:46je crois que c'est dans le monde
20:47d'ailleurs,
20:47contre Charles Allong,
20:48ça c'est formidable.
20:49Je vous assure,
20:50il faudrait vraiment
20:51passer du temps
20:52pour un collectif
20:54d'intellectuels,
20:55de journalistes,
20:56d'acteurs du monde
20:56de la culture,
20:57déplore dans une tribune
20:58du monde
20:58les méthodes employées
20:59par le député
21:00UDR Charles Allong.
21:01Je suis sûr,
21:02quand nous on a été
21:02interrogé par,
21:04comment s'appelait-il,
21:06de la France insoumise ?
21:07M. Saint-Houle.
21:09Aurélien Saint-Houle.
21:10Aurélien Saint-Houle.
21:11Qui vraiment,
21:12aussi bien sur le fond
21:13et sur la forme,
21:14avait des airs
21:14de procureur
21:15sous la terreur,
21:17disons-le.
21:18Qu'est-ce qu'un ville ?
21:18Comment ?
21:19Fouquier-t-un-Ville.
21:20Oui.
21:21C'est appelé
21:21le grand accusateur.
21:22Bien sûr.
21:23Bien sûr.
21:24M. Allong,
21:26il a posé des questions
21:27avec rigueur,
21:28avec précision,
21:29avec intelligence,
21:31avec également calme.
21:32Et là,
21:32je vois 343 personnes
21:34ont signé cette tribune
21:35contre Charles Allong.
21:37Je vous assure.
21:38Et c'est des gens
21:38en plus que je peux apprécier.
21:40Agnès Jaoui,
21:41elle a beaucoup de talent.
21:42Et elle a fait des films
21:43sur...
21:43Formidable
21:44avec Jean-Pierre Bacry.
21:45Éric Orsena.
21:47Bon,
21:47je ne suis pas étonné
21:47qu'Éric Orsena
21:48ait signé ça.
21:50Parce qu'Éric Orsena,
21:52bon,
21:53il n'y a pas grand-chose
21:54à en dire.
21:57Ou si j'en disais,
22:00j'en dirais des choses
22:00pas agréables.
22:02Donc,
22:02peu importe.
22:03Mais Pascal Bruckner,
22:04je suis étonné
22:04que Pascal Bruckner
22:05ait écrit cela.
22:06On l'a reçu très
22:07de nombreuses fois.
22:08Laura Adler,
22:09je ne suis pas trop étonné.
22:10Michel Cotta,
22:11ça m'étonne
22:12qu'elle écrise ça.
22:13Christiane Taubira,
22:14je m'étonne par exemple
22:14que Pascal Bruckner
22:16se retrouve
22:17avec Christiane Taubira
22:18sur une tribune
22:21de ce type.
22:22Un collectif
22:23d'intellectuels.
22:23J'aimerais bien savoir
22:24comment ça a été fait
22:25cette tribune.
22:27C'est le système
22:27qui se défend.
22:29Comme M. Patrier
22:30l'a rappelé
22:31à plusieurs reprises
22:31depuis le début
22:32des travaux,
22:32une commission
22:33d'enquête parlementaire
22:33a vocation à éclairer,
22:34comprendre et évaluer
22:35l'action publique,
22:36non à instruire à charge
22:37ou à se situer
22:38à l'autorité judiciaire.
22:39Il ne le fait pas.
22:40Or, le tout employeur
22:42de ces auditions
22:43par le rapporteur
22:44Charles-Henri Aronlon
22:44nous a profondément choqués.
22:46Mais oui,
22:47parce qu'ils ne sont pas habitués.
22:48C'est ce que je vous ai dit.
22:50C'est Z,
22:51c'est Jean-Louis Trintignant.
22:53Ils ne sont pas habitués.
22:55Ils arrivent dans le bureau
22:56et disent
22:56« Mais c'est pas nous !
22:57D'habitude, c'est nous
22:58qui interrogeons les autres. »
23:01C'est exactement
23:02la scène de Z.
23:03J'en ai parlé dix fois.
23:03Avec les colonels.
23:04Avec les colonels.
23:06C'est exactement ça.
23:08C'est eux
23:08qui font la leçon.
23:09C'est eux
23:10qui montent sur scène
23:11d'habitude
23:11sur la tête de César
23:13et qui disent
23:13« Madame la ministre
23:14de la Culture,
23:16ce que vous faites,
23:16c'est pas bien.
23:17C'est eux d'habitude. »
23:18Et là, on leur dit
23:19« Attention, c'est vous. »
23:21Ils ne sont pas étonnés.
23:22Moi, je trouve
23:22que cette tribune
23:23est une excellente nouvelle
23:24pour Charles-Henri Aron
23:24sincèrement.
23:25Ça prouve qu'il va
23:26dans la bonne direction.
23:27Une tribune signée
23:28par Christiane Taubira,
23:30Eva Jolie,
23:31Noël Mamère.
23:32Je vous le dis,
23:33il va dans la bonne direction
23:34parce que le jour
23:35où Noël Mamère et Eva Jolie
23:36diront du bien
23:37de Charles-Henri Aron,
23:38là, il faudra
23:38qu'ils s'interrogent.
23:39Il faudra qu'ils se disent
23:39« Mais qu'est-ce que
23:40j'ai bien pu faire
23:41pour que Noël Mamère,
23:42Eva Jolie et Christiane Taubira
23:44disent du bien de moi ? »
23:46C'est une excellente nouvelle
23:48pour lui.
23:49Costa Gavras,
23:50qui n'a rien à lisez Z,
23:51le film dont je parle souvent.
23:53Il a signé !
23:53Il ne se rend même pas compte
23:56que lui-même
23:56est un personnage
23:58du film qu'il a fait.
23:59Je ne sais pas
23:59ce qu'en pense.
24:00C'est drôle !
24:01Il ne se rend même pas compte.
24:03Je ne sais pas ce que
24:03je pense à André
24:04en tant qu'ancien président
24:05de la commission de enquête.
24:05Vous allez vous parler
24:06tous les deux comme ça ?
24:07Je pense qu'on pense
24:09à vous échanger
24:10et qu'on soit la rubane.
24:13On se rend droit
24:14d'attendre
24:15qu'il y ait une protection
24:17de la présidente
24:18de l'Assemblée nationale
24:19qui doit protéger
24:20le rapporteur.
24:21C'est l'institution
24:22qui est en pause.
24:23Vous savez bien,
24:24à travers cette commission...
24:25Protéger statutairement.
24:27Statutairement,
24:28apporter son soutien
24:29à un député
24:31qui est rapporteur
24:31d'une commission d'enquête
24:32et qui est vigée.
24:34À travers cette commission,
24:35c'est une certaine idée
24:36de l'intérêt général
24:37et du respect
24:37des équilibres démocratiques
24:38qui se jouent
24:39de nombreux citoyens.
24:40Et nous-mêmes,
24:40attendons du rapporteur
24:41de cette commission
24:42qu'il soit à la hauteur
24:42de cette responsabilité
24:43dans l'élaboration
24:44de ses conclusions,
24:45dans l'anidité de sa méthode
24:46et que la commission
24:47offre dans la suite
24:48de son travail
24:48une autre présentation
24:49que la carrière
24:50de la dernière.
24:51Je peux vous dire
24:52que tout ce monde,
24:53tout ce petit monde
24:54culturel,
24:55tout ce...
24:56D'ici 2027,
24:59ça va être rude.
24:59Bon, après,
25:00ils sont tous pareils.
25:01Je les connais,
25:02si c'est Marine Le Pen,
25:03ils iront,
25:04ou Jordan Bardella,
25:06d'ailleurs.
25:07Ils sont assez changeants
25:08rapidement.
25:09Ne vous inquiétez pas
25:10trop non plus.
25:11Ça bouge,
25:12ça change,
25:13ça change.
25:13C'est pas des gens...
25:14Non, soyez pas si sûrs.
25:15Oh, c'est l'espèce...
25:17C'est panurge.
25:19Des mutants de panurge.
25:20Voilà, vous avez...
25:21Mais moi, je ne suis pas sûre
25:22qu'une élection...
25:22Il y a beaucoup de postures
25:24là-dedans.
25:24Non, une élection
25:25du BRN,
25:25ils vont faire plus
25:26que de la posture.
25:27Là, ce qui est inquiétant,
25:28c'est qu'ils anticipent
25:29le fait que le rapport
25:30de Charles Lalonde
25:31sera cinglant
25:32et qu'il va certainement
25:32révéler un certain nombre
25:33de choses.
25:34Et ils commencent déjà
25:35leur travail de sape.
25:36En prévision du rapport,
25:38ils commencent le travail de sape.
25:40C'est ça qui est en train
25:41de se passer.
25:41Ils ont beaucoup à perdre
25:41noncièrement aussi.
25:42Bien sûr,
25:43comme ils ont beaucoup à perdre
25:44avec la publication
25:45de ce rapport,
25:46ils sont en train
25:47de commencer
25:47à décrédibiliser
25:48le rapporteur.
25:49C'est ça qui est en train
25:50de se passer.
25:50Mais qui ne sera peut-être
25:50pas voté d'ailleurs
25:51parce que lui-même
25:52l'a expliqué.
25:53Marie-Amélie de Montchalin.
25:55Depuis que vous m'avez dit
25:55qu'elle s'appelait
25:56Marie-Amélie.
25:57C'était appelé
25:58Marie-Amélie effectivement avant.
26:00Mais oui,
26:00c'est joli Marie-Amélie.
26:02Elle est un peu monarchique.
26:03Comment ?
26:04Ça fait monarchique
26:05parce que c'était la femme
26:06de Louis-Philippe
26:06qui s'appelait Marie-Amélie.
26:07Exactement,
26:08de Bourbon-Sicile,
26:08Marie-Amélie de Bourbon-Sicile.
26:10Mais alors,
26:11elle aura enlevé Marie ?
26:12Ben oui,
26:13manifestement.
26:14Il faudra lui demander.
26:15Alors là,
26:16elle s'appelle donc Amélie.
26:17De Montchalin,
26:18ce qui est aussi joli.
26:20Donc ce matin,
26:20on a chanté
26:21Les Comains d'abord
26:22de Georges Brassin.
26:22Je ne sais pas
26:23si vous nous avez entendu.
26:24Vous avez commencé
26:25à fredonner l'air
26:26avant qu'on puisse écouter.
26:28C'est vraiment ça.
26:29Vous êtes capable
26:29de le refaire là ou pas ?
26:30Non.
26:31On se l'était pas
26:32le radeau
26:33de la méduse
26:34ce bateau
26:35l'en déplaise
26:36au jeteur de sort
26:37au jeteur de sort
26:39Il naviguait
26:40tant parfait là.
26:41On peut continuer ?
26:42Je trouve que c'est
26:43une de vos meilleures
26:44analyses politiques
26:45que vous avez faites
26:47sur ce plateau
26:49depuis très longtemps.
26:50Je vous connais.
26:51Mais c'est exactement ça.
26:53Il n'y a rien d'autre
26:54à dire d'ailleurs.
26:54Les copains d'abord.
26:56Alors Marine Le Pen
26:57a tweeté.
27:00J'appelle solennellement
27:01Emmanuel Macron
27:02à abandonner la nomination
27:03d'Amélie de Montchalin
27:04à la tête
27:05de la Cour des Comptes.
27:07Une telle nomination
27:08serait une énumé
27:08preuve de la dérive
27:10illibérale
27:10d'un régime agonisant.
27:12Là, les jeunes gens
27:15qui ont fait la tribune
27:16Les vertueux.
27:17Les vertueux.
27:18Ils n'ont pas fait
27:18une tribune
27:19sur la Cour des Comptes.
27:20Là, ils ne feront pas
27:21de tribune.
27:22Je pense que là,
27:23ça leur convient
27:24Amélie de Montchalin.
27:25C'est un scandale.
27:26On peut contredire quand même.
27:27C'est un vrai scandale.
27:28Vous êtes là pour ça ?
27:28Parce que j'ai chanté
27:30les copains d'abord.
27:31J'adore Brassens.
27:32En fait,
27:33si c'était juste du copinage,
27:34faire plaisir,
27:35etc.
27:36Ce n'est pas ça.
27:36C'est quand même
27:37une décision politique.
27:39J'ai appris d'ailleurs
27:40au passage
27:41que le président
27:41de la Cour des Comptes
27:42est inamovible.
27:43Oui.
27:43Et c'est une décision politique
27:45qui va impacter
27:48beaucoup la vie de la France
27:49dans le prochain mandat.
27:52Donc, ce n'est pas du copinage
27:53au sens
27:53je récompense mes amis
27:55et je fais plaisir.
27:57C'est un allié
27:57dans un poste de pouvoir.
27:59C'est ça le vrai sujet.
28:00Ce n'est pas le copinage.
28:01Le vrai sujet,
28:02c'est comment organiser
28:03un contre-pouvoir
28:04à la possibilité
28:05de l'arrivée du RN au pouvoir.
28:06Ils ont tout.
28:07Conseil constitutionnel,
28:08Conseil d'Etat,
28:08la Cour des Comptes,
28:09la justice.
28:09Donc, l'idée,
28:10c'est d'avoir des gens
28:11dans la place
28:12qui essayent de neutraliser
28:14ce qu'est en train
28:15de faire le prochain
28:16pouvoir politique
28:16et de renseigner aussi
28:18sur ce qui est en train
28:19de se passer.
28:19On a placé tous ces pions
28:21à la tête
28:22des grandes juridictions
28:23qui vont empêcher
28:24les lois à venir
28:26qui seront censurées,
28:27qui seront...
28:28Vous avez raison,
28:28mais en plus,
28:29elles devraient juger
28:30la Cour des Comptes,
28:31elle juge la politique.
28:31Son propre travail.
28:32Elle devrait donc juger
28:33sa propre politique.
28:34Dans le privé,
28:35c'est illégal de faire ça.
28:36Ça s'appelle
28:36un conflit d'intérêt.
28:37Bien sûr.
28:38Bon.
28:39C'est incroyable, ça.
28:39Ça ne change à rien.
28:41Ça ne change à rien.
28:42Il faut le dénoncer.
28:43Je pense qu'il faut
28:45que le président revienne
28:45sur cette décision.
28:46Ah, il va revenir, oui.
28:47Vous allez l'appeler.
28:49Elle a été nommée.
28:50Vous allez prendre
28:50le téléphone
28:51et vous allez me dire
28:52vous voulez me chanter
28:52une chanson de brassin.
28:54Monsieur le président,
28:55une chanson de brassin,
28:56ça va vous me chanter.
28:56C'est passé ce matin
28:57au Conseil des ministres
28:58donc elle est officiellement nommée.
29:00Oui.
29:00Ce que le pouvoir fait,
29:01il peut le défaire.
29:02Oui, écoutez, non.
29:03Ça va mal se passer en tout cas.
29:05Mais, mais...
29:06Vous allez descendre
29:08dans la rue parce que...
29:09Ça a provoqué
29:09une onde de choc
29:10à la Cour des Comptes.
29:11Je pense que la Cour des Comptes...
29:12Ah bon ?
29:13La révolution romptue
29:16de Cambon !
29:16Je pense que l'Élysée
29:16a peur des révolutionnaires
29:18de la Cour des Comptes.
29:19Vous venez de clercour.
29:20La dame de la rue Cambon.
29:22Oui, je sais bien.
29:23Il y en a un qui a levé.
29:24C'est les gilets jaunes
29:27de la rue Cambon.
29:29Et ils ne sont pas débordés.
29:31Ils ne sont pas débordés.
29:32Ils font un super boulot.
29:33Non, non, ils font quand même du boulot.
29:34Non, mais sans rien.
29:35Je suis d'accord avec vous
29:35mais c'est tranquille le matin
29:36et doucement l'après-midi.
29:37Ils ne sont pas débordés.
29:39Non, là, vous êtes un peu médecin.
29:40Sarah Knafo va vous raconter
29:42comment elle bossait
29:43le cour des Comptes.
29:43Ils ne sont pas débordés.
29:44Arrêtez, ils ne sont pas débordés.
29:45On connaît un ou deux,
29:47ils ne sont pas débordés.
29:48Ça dépend à qui on les compare.
29:49Si on les compare
29:50à un fonctionnaire
29:51de la mairie de Paris,
29:51ils travaillent beaucoup.
29:54Non, mais tu étais relatif, Pascal.
29:56Vous voulez, oui.
29:57Vous êtes taquin.
29:59Vous êtes taquin.
30:01Bon, oui.
30:02Sur Madame de Montchalin,
30:03moi je voudrais dire deux choses.
30:04Sur Madame de Montchalin, c'est bien.
30:05C'est bien.
30:06Ça fait chic.
30:06Oui, ça fait bien.
30:07Sur Madame de Montchalin,
30:08je voudrais dire que
30:09tous les présidents
30:10ont nommé plutôt des amis.
30:12Mitterrand avait nommé Jox.
30:14Sauf Nicolas Sarkozy.
30:15Chirac avait nommé Sarkozy.
30:17Il avait nommé Didier Migaud.
30:18Chirac avait nommé Séguin.
30:19Mais Sarkozy,
30:20Sarkozy, c'est vrai,
30:21a nommé un député de l'opposition.
30:22Vous dites Madame de Montchalin,
30:23Monsieur Sarkozy.
30:24Monsieur Nicolas Sarkozy
30:26avait nommé Didier Migaud
30:28député de l'opposition.
30:29Ce qui pose question,
30:30ce n'est pas le fait
30:32qu'elle soit compétente ou pas.
30:33Elle est compétente.
30:33Qu'elle soit proche du président,
30:35ça a toujours été le cas.
30:36Ce qui pose problème,
30:37c'est son âge
30:38et cette inamovibilité
30:39jusqu'à 68 ans.
30:41C'est ça qui pose problème.
30:42Il devrait y avoir
30:42une idée.
30:42Il y a un conflit d'attitude.
30:43Non, mais ce qui pose problème,
30:44la ministre...
30:44Allez, la PPE.
30:46Vous voulez un dernier mot ?
30:48Non, non, c'est bon.
30:49La PPE, parce que la PPE,
30:51je vous assure,
30:52c'est passionnant.
30:53Cette affaire de la PPE.
30:54Ce matin,
30:55on a été avec Monsieur Merlin.
30:58Monsieur Merlin,
30:58il a été...
31:00C'est lui qui a fondé RTE.
31:01Oui.
31:02Et c'est lui qui a eu
31:03un rôle important
31:04à l'EDF.
31:06Je ne sais pas
31:06s'il a été président ou pas,
31:07mais il a été
31:08vice-président ou président.
31:09Jean-Bernard Lévy,
31:10il a été président de l'EDF.
31:13Monsieur Proglio,
31:14il a été président
31:15également de l'EDF.
31:17Tous disent
31:18des choses formidables.
31:20On consomme moins
31:21d'électricité
31:21qu'il y a 15 ans.
31:23On consomme moins
31:23d'électricité.
31:24On n'a pas besoin...
31:25On en vend, d'ailleurs,
31:27et parfois à perte.
31:29L'éolienne,
31:30il faut arrêter
31:30de le subventionner.
31:32Et l'Union européenne
31:33nous impose
31:34le renouvelable.
31:36Voilà.
31:36Tous disent la même chose.
31:38Eh bien, malgré ça,
31:38on va investir massivement...
31:40Et c'est les Français
31:41qui vont payer.
31:41C'est Nicolas qui paye,
31:43qui va payer cette PPE
31:44qui arrive.
31:45qui est un scandale français.
31:48Il y en a quelques-uns, certes,
31:50mais il n'y en a pas tant que ça
31:51à ce niveau-là.
31:52Et Bruno Retailleau
31:53a fait une excellente tribune,
31:54d'ailleurs, aujourd'hui.
31:56Bruno Retailleau,
31:57c'est le seul, d'ailleurs,
31:58parce que, manifestement,
32:00les LR sont abonnés absents.
32:01Il est LR, non ?
32:03Oui, il est LR.
32:04Bon, alors...
32:05Mais les LR.
32:06Ben, lui, il est LR.
32:07Oui, parce que c'est le président
32:08et il est tout seul.
32:09C'est ce que je vous dis.
32:10C'est le président.
32:11Je suis d'ascore.
32:12Il parle le nom des LR.
32:13Je suis d'accord.
32:14Mais alors,
32:14les autres sont abonnés absents
32:15quand ils ne défendent pas
32:16les éoliennes,
32:17comme M. Copé,
32:18qui les défend.
32:19C'est son droit.
32:20Il a parfaitement le droit.
32:22Donc, je vous propose
32:24d'écouter M. Merlin,
32:26qui était chez nous,
32:27mais qui était d'abord remarquable
32:29et incroyablement pédago.
32:31Et évidemment que ce sont
32:32des sujets compliqués.
32:33Moi, comme tout à chacun,
32:35j'ai forgé mon avis
32:36en écoutant les uns les autres.
32:37Je suis incapable, au fond,
32:39de donner un avis.
32:40Mais j'écoute les gens
32:41qui sont des experts.
32:44Proglio, Lévy, Merlin,
32:47qui connaissent mieux
32:48que M. Lescure.
32:50Pardonnez-moi de le dire comme ça.
32:51Donc, écoutez, M. Merlin.
32:55La consommation d'électricité
32:57en France
32:57n'a cessé de baisser
32:59depuis 2012.
33:02Elle est au niveau
33:03de 2003,
33:06au moment où je dirigeais
33:07encore RTE.
33:09Et donc,
33:10on ne voit pas l'intérêt
33:11dans les dix prochaines années
33:14de mettre en service
33:16de nouveaux moyens de production.
33:17Parce qu'actuellement,
33:18la capacité de production
33:20dépasse de 25%
33:23la consommation
33:24d'électricité
33:25en France.
33:26Et en fait,
33:26ça, c'est un enfant
33:27de cinq ans
33:28qui comprend ça.
33:29Ben oui.
33:30C'est un enfant
33:30de cinq ans
33:31qui comprend ça.
33:31Exactement.
33:32Moi, je l'ai écouté ce matin,
33:33un enfant de cinq ans.
33:34Vraiment.
33:35Et alors, Bruno Retailleau,
33:37c'est là que les hommes politiques,
33:38pardonnez-moi,
33:39mais évidemment
33:40qu'il y a une très grande
33:41défiance sur eux.
33:42Je ne peux pas vous dire
33:43autre chose.
33:44Ce texte est capital,
33:45a dit Bruno Retailleau
33:46pour l'avenir de notre pays,
33:47car chacun sait que l'énergie
33:48est à l'économie,
33:49ce que le sang est à l'être vivant.
33:50Ma position n'a pas évolué.
33:51Ce texte ne doit pas être promulgué.
33:52Il compromet l'avenir économique
33:53et industriel de la France.
33:55Cette PPE engage
33:56l'avenir de la France
33:56sur la base d'un contrat initial
33:58qui ne correspond pas
33:59à la réalité.
34:00Non, la France ne manque
34:01pas d'électricité,
34:02c'est même le contraire.
34:03Depuis plusieurs décennies,
34:04la production nationale
34:05excède structurellement
34:06les besoins.
34:08Au-delà du fond,
34:08se pose une question
34:09de méthode
34:10et de légitimité.
34:11Le Premier ministre
34:11ne dispose pas
34:12de la légitimité nécessaire
34:13pour engager seule la France
34:15sur un chemin
34:15qui conditionnera
34:16la compétitivité
34:18de notre industrie.
34:19Engager la France
34:20sur une trajectoire
34:21aussi lourde de conséquences
34:22sans débat,
34:22sans chiffrage,
34:23sans mandat clair,
34:25serait une faute politique
34:25et démocratique.
34:26Et Marine Le Pen
34:27est sur cette ligne.
34:28Mais comment c'est possible ?
34:31La réponse,
34:32c'est que c'est l'Union Européenne
34:33qui impose,
34:35au nom de l'idéologie,
34:37le renouvelable.
34:38C'est tout.
34:40Les Allemands, en fait.
34:41J'ai peur qu'on fasse
34:42la même erreur.
34:43Non mais pardon,
34:44il y a deux mots
34:44qui expliquent tout ça.
34:46Franchement,
34:47en termes de diagnostic,
34:48je pense qu'Éric Zemmour
34:48a vraiment fait très fort.
34:50Suicide français.
34:51Nous avons bradé
34:52notre nucléaire
34:53pour faire plaisir
34:54aux Allemands
34:55et maintenant,
34:56nous continuons gaiement
34:57dans une voie
34:58que nous savons tous
34:59absurde,
35:00celle des renouvelables
35:01et on va le faire.
35:02Non mais,
35:02il y a de quoi,
35:03quand même,
35:03il y a de quoi
35:05devenir dingue.
35:05Et je ne vous parle
35:06même pas de l'horreur
35:07esthétique que c'est.
35:08C'est une aberration
35:11écologique,
35:12c'est un scandale
35:13esthétique,
35:14sur le plan énergétique,
35:18ce n'est pas efficace.
35:18Et j'ai vu ce soir,
35:19d'ailleurs,
35:19que vous avez vu
35:20ce qu'avait déclaré
35:21Emmanuel Macron.
35:22Alors ça,
35:22j'ai trouvé ça
35:22absolument sidérant.
35:24Et je vais vous dire
35:25cela parce que
35:27c'est en fin d'après-midi.
35:29Le président de la République,
35:31avant,
35:32on disait que c'était
35:32complotiste de dire cela.
35:35Le problème de l'Espagne,
35:36la fameuse panne
35:38qui a eu lieu,
35:39le problème de l'Espagne
35:40réside dans son modèle
35:41énergétique 100% renouvelable.
35:43Emmanuel Macron a pointé
35:44le système électrique
35:46espagnol
35:47dans la méga panne
35:48d'avril
35:48plutôt que le manque
35:49d'interconnexion.
35:50Ceux qui disaient ça
35:51étaient traités
35:52de complotistes.
35:54Parce que nous,
35:55nous l'avons dit,
35:56pour tout vous dire.
35:57On a dit,
35:57c'est sans doute
35:58un problème du renouvelable.
35:59Parce que ça,
36:00c'est passé à l'as aussi
36:00ce qui s'est passé en Espagne.
36:02On ne voulait surtout pas
36:03montrer que c'était
36:04le renouvelable.
36:04Moi, je ne l'ai pas vu.
36:05Vous pouvez m'expliquer ?
36:06Je ne comprends pas le lien.
36:08C'est-à-dire ?
36:09C'est-à-dire,
36:10vous dites,
36:10c'est le renouvelable.
36:11Le renouvelable,
36:12c'est l'éolien.
36:13Tu ne peux pas contrôler
36:15manifestement.
36:16Ça ne se maîtrise pas.
36:17Ça dépend du vent,
36:18ça dépend du lien extérieur.
36:19Si vous me demandez
36:20des explications techniques
36:21sur pourquoi le renouvelable,
36:23on ne peut pas le maîtriser.
36:25On le comprend.
36:26Mais c'est Emmanuel Macron
36:28qui le dit ce soir.
36:29Il ne fallait pas le dire.
36:31Souvenez-vous au printemps.
36:32Mais le renouvelable,
36:33ce n'est pas fiable.
36:33Quand vous êtes un grand pays,
36:35vous ne pouvez pas compter
36:36sur le renouvelable.
36:36Elisabeth a raison de dire
36:37que tout cela,
36:38il y a longtemps,
36:39part du fait
36:40que les Allemands
36:40avaient évidemment un intérêt
36:41à ce que nous payions
36:42notre électricité plus cher.
36:44Ils étaient inquiets
36:45de voir une électricité
36:46à bas coût en France
36:47qui aurait permis
36:48à des industries
36:49de venir s'installer en France
36:50plutôt que de s'installer en Allemagne.
36:52Donc depuis longtemps,
36:53les Allemands font tout
36:53pour que l'électricité
36:55et l'énergie
36:56de manière globale
36:56soient plus chères en France.
36:58Et pas nucléaire en plus.
37:00Comme c'est un sujet
37:01un peu technique,
37:03je pense que les Français,
37:05je ne suis pas sûr
37:05qu'ils le comprennent parfaitement
37:07parce que ce n'est pas
37:08extrêmement concret.
37:10C'est compliqué.
37:11Voilà.
37:11Par exemple,
37:12Amélie de Montchalin,
37:13c'est concret.
37:13C'est-à-dire que c'est...
37:14Voilà.
37:15Non, mais c'est hélas,
37:16pardonnez-moi de le dire comme ça.
37:17Là, tu es sur un sujet
37:18un petit peu technique.
37:19Moi, ce que je comprends,
37:20c'est que le renouvelable,
37:21on ne peut pas le stocker.
37:22Donc, on ne peut pas moduler
37:23en fonction du vent,
37:25du soleil,
37:26alors que l'énergie nucléaire,
37:28on ne peut pas la stocker.
37:28On ne peut pas la stocker.
37:29On ne peut pas stocker
37:30l'électricité.
37:30On ne peut la maîtriser.
37:31On la maîtrise.
37:32Ce que je comprends,
37:33c'est qu'on n'a pas besoin
37:34d'en construire
37:34parce qu'on produit plus
37:36et qu'on nous impose
37:37du renouvelable
37:38et qu'on va le faire.
37:39Alors, visiblement,
37:40tout le monde se tait un peu.
37:41Pourquoi ?
37:41Parce que le nucléaire est content.
37:42Parce qu'on va construire
37:44plus de nucléaire.
37:44C'est pour ça qu'il ne monte
37:45pas trop au créneau,
37:46le nucléaire.
37:47Et tout le monde a eu son...
37:48Et les éoliennes au chaud vont...
37:50C'est-à-dire que les éoliennes
37:51sont contents.
37:52Alors, Valérie Pécresse,
37:53effectivement,
37:54elle est plutôt contente.
37:55Ah oui.
37:56Elle est plutôt contente
37:57qu'il y ait une énergie renouvelable.
37:59C'est curieux, hein.
38:00Mais elle est plutôt contente.
38:01Mais le vrai scandale,
38:01c'est que tout ça
38:02se fait sans débat démocratique.
38:03Ça passe par décret.
38:04Il n'y a aucun débat
38:05à l'Assemblée nationale.
38:06Alors qu'un moratoire
38:08avait été voté.
38:08Des sommes absolument colossales.
38:10On parle de plusieurs centaines
38:11de milliards d'euros.
38:11300 milliards.
38:12Tout ça se fait sans débat
38:13à l'Assemblée nationale.
38:14C'est ça qui est grave.
38:15C'est invraisemblable.
38:16Bon, un mot sur Epstein.
38:18Et écoutez...
38:19Epstein, on dit ?
38:21Non.
38:21La coquetterie américaine.
38:22On dit Einstein et Epstein.
38:23Donc, c'est ça ?
38:24À l'allemande ou à l'américaine ?
38:25La diplomatie française,
38:26le quai d'Arsay,
38:31Le quai d'Arsay,
38:34éclaboussé à son tour
38:35par l'affaire Epstein.
38:37Les millions de documents
38:38publiés par la justice américaine
38:40révèlent des liens
38:41entre le financier américain
38:43et le diplomate français
38:44Fabrice Aydan.
38:45Dans les fichiers,
38:46le diplomate,
38:47alors détaché par la France
38:48aux Nations Unies,
38:50apparaît plus de 200 fois
38:51dans des échanges
38:52avec Jeffrey Epstein,
38:54dont les premiers remontent à 2010.
38:56Des correspondances par mail
38:58dans lesquelles Fabrice Aydan
38:59envoie des documents
39:00et des rapports
39:01de l'organisation
39:02directement aux criminels sexuels.
39:05Quand j'ai pris connaissance
39:06de ces informations,
39:07j'ai été effaré
39:08et j'ai fait ce que chacun
39:10aurait fait à ma place.
39:11Saisi le procureur de la République,
39:14lancer une enquête administrative
39:15pour concourir au travail
39:17de la justice
39:17ainsi qu'une procédure disciplinaire
39:19le concernant.
39:20L'avocate du diplomate
39:22indique que son client
39:23conteste l'entièreté
39:24des accusations
39:25portées à son encontre.
39:26Mais d'autres fonctionnaires français
39:28pourraient être impliqués
39:29dans cette affaire
39:30au retentissement mondial.
39:31Je ne peux pas l'exclure
39:32puisque des noms de diplomates
39:34semblent apparaître
39:35dans les documents,
39:36mais sans que je puisse
39:37aujourd'hui en tirer
39:38la moindre conclusion.
39:39Outre ces liens
39:40mis en lumière,
39:41Fabrice Aydan
39:42avait été visé
39:43par une enquête
39:43du FBI en 2013.
39:45Il aurait consulté
39:46de manière répétée
39:47des sites pédopornographiques.
39:49A l'époque,
39:49il avait été renvoyé
39:50dans l'Hexagone
39:51pour être traité
39:52légalement et psychologiquement,
39:54mais aucune sanction
39:55n'avait été envisagée
39:56par la France.
39:57L'avocate de Fabrice Aydan
39:58indique ce soir
39:59qu'il n'y a jamais eu
40:00la moindre consultation
40:01de site
40:02à caractère pédopornographique.
40:04La question
40:05qu'on peut se poser,
40:06c'est que fait
40:07la justice française ?
40:09J'ai appris moi...
40:10Que n'a-t-elle pas fait ?
40:10Que n'a-t-elle pas fait ?
40:11Parce que moi,
40:12j'ai l'impression
40:12qu'on ouvre le parapluie.
40:14Jean-Noël Barraud,
40:15il ouvre le parapluie ce matin.
40:16Le journal Marianne
40:18a fait une très belle enquête.
40:19Effectivement,
40:20j'ai appris aujourd'hui
40:21que depuis 6 ans,
40:23les enquêteurs français,
40:24donc le parquet de Paris,
40:25sont en possession
40:26de 4000 mails,
40:28saisis 22 à Vifoche,
40:30des échanges entre,
40:32à l'époque,
40:32c'était Brunel,
40:33qui s'est suicidé en prison d'ailleurs,
40:36celui qui fournissait
40:36des jeunes filles
40:37puisqu'il était à la tête
40:38d'une agence de mannequins,
40:40et Epstein.
40:41Et qu'a fait la justice
40:42depuis 6 ans ?
40:43Tout d'un coup,
40:44c'est les Etats-Unis
40:45qui nous inondent maintenant
40:46d'autres mails
40:47qui mettent en cause
40:48des personnalités françaises.
40:49Tout le monde dit,
40:50et le président de la République
40:51en premier dit
40:52c'est à la justice américaine
40:54de faire son temps.
40:54Mais non !
40:55Oui,
40:55Manuel Français a dit
40:56c'est une affaire américaine.
40:57C'est tout volé français.
40:59Pourquoi ?
41:00On n'a pas bougé depuis 6 ans.
41:01C'est très étrange,
41:02il a dit c'est une affaire américaine.
41:03C'est étrange.
41:04Et que fait le parquet de Paris ?
41:06Alors il y a
41:07l'association Innocence en danger
41:08qui demande
41:09à ce qu'il y ait une enquête.
41:11Tout le monde dit
41:12on va saisir,
41:13on va faire l'article 40,
41:14on va faire ceci,
41:14mais le parquet doit se saisir d'office.
41:16Bon,
41:17j'ai gardé un sujet pour vous.
41:18Parce que c'est vrai
41:19que l'actualité est souvent lourde.
41:21Et là,
41:22j'ai un vrai sujet de société
41:23à vous proposer.
41:25La viande.
41:26Je crains le pire.
41:27Ben,
41:28ça ne vous concerne pas vraiment
41:29parce que vous êtes un jeune marié.
41:32Donc,
41:33bon.
41:33Et je trouve que
41:34ça fait partie,
41:35comme ça,
41:36des sujets sur lesquels
41:37tout le monde a un avis.
41:38Et je vais vous demander
41:40de le donner.
41:41Donc,
41:41il y a un biathlète norvégien.
41:42médaillé au jeu
41:442026
41:45qui s'est excusé
41:46de son infidélité
41:47en direct
41:48parce qu'il est malheureux.
41:49Bon.
41:50Je pense qu'il a dit ça
41:51pour essayer de récupérer
41:52sa fiancée.
41:53Il dit
41:54j'ai fait une bêtise,
41:54je l'aime,
41:56c'est l'amour de ma vie
41:57et j'ai fait une bêtise,
41:58je l'ai trompé.
41:59À la télé ?
42:00Il a dit
42:00à la télé,
42:01bien sûr.
42:01Et après,
42:02sa médaille d'heure.
42:03Ah ben oui,
42:04on est dans un monde
42:04où l'impudeur
42:05médaille de bronze.
42:06Donc,
42:07c'est au jeu
42:07de Milan.
42:10Donc,
42:10vous allez l'écouter.
42:12Il s'appelle,
42:13moi je ne parle pas
42:13très bien de norvégien,
42:15il s'appelle
42:16Sturla Holm Ligred.
42:18Non,
42:18votre action est parfaite.
42:21Mais,
42:22vous allez d'abord l'écouter
42:23mais surtout,
42:24son ex-compagne
42:25a répondu.
42:26Et c'est là
42:27que l'histoire commence.
42:28Elle lui pardonne ?
42:28Eh ben justement,
42:29c'est ça que je veux savoir.
42:30Est-ce qu'on doit pardonner
42:31ou pas ?
42:32Ça,
42:32c'est une vraie question
42:33que je vous demande
42:34ce soir
42:35sur laquelle de réfléchir.
42:36Qu'est-ce qu'on peut pardonner ?
42:37Voyons d'abord
42:38cette biathlète norvégien.
42:44C'est énorme.
42:45C'est ma première médaille importante.
42:47Je tiens à remercier
42:48tous ceux qui m'ont aidé en chemin.
42:49Les techniciens
42:50ont fourni des skis excellents
42:51et toute ma famille
42:52m'a soutenu.
42:56Et puis,
42:56il y a quelqu'un
42:57avec qui je voulais partager ça
42:58qui ne regarde peut-être pas aujourd'hui.
43:01Il y a six mois,
43:01j'ai rencontré l'amour de ma vie.
43:03La personne la plus belle
43:04et la plus merveilleuse du monde.
43:06Et il y a trois mois,
43:08j'ai commis ma plus grande erreur
43:09et je lui ai été infidèle.
43:12Je lui ai dit
43:12il y a une semaine,
43:14ça a été la pire semaine
43:15de ma vie.
43:16J'avais la médaille d'or
43:17dans la vie.
43:19Il y en a sûrement
43:20beaucoup qui me regardent
43:21avec d'autres yeux maintenant,
43:23mais je n'ai Dieu
43:23que pour elle.
43:27Non mais,
43:27il a rencontré sa copine
43:29et au bout de trois mois,
43:30il la trompe.
43:30Non mais surtout
43:31qu'elle ne revienne pas.
43:32Au bout de trois mois,
43:33vous vous rendez compte ?
43:34Vous êtes incroyable !
43:35Mais vous êtes incroyable !
43:36Alors là vraiment,
43:37mais les jeunes sont...
43:38Au bout de trois mois,
43:39c'est incroyable !
43:39Mais enfin,
43:40la vie des couples,
43:42comment vous pouvez
43:42vous faire une généralité ?
43:44D'abord,
43:45il n'avait qu'à pas lui dire.
43:47Il n'avait qu'à pas lui dire.
43:48Qu'est-ce qu'elle ne revienne pas,
43:49qu'elle ne revienne pas,
43:49la pauvre.
43:49Il n'avait qu'à pas lui avouer.
43:54Et par ailleurs,
43:55votre espèce de sacralisation
43:59de la fidélité absolument 100%,
44:03jamais d'entendre.
44:04Bravo, bravo, bravo.
44:05Mais ce n'est pas réaliste.
44:06C'est pas réaliste.
44:08Qu'est-ce qu'elle a répondu ?
44:09Non mais c'est surtout là.
44:10Ce n'est pas réaliste,
44:10c'est complètement réaliste.
44:12Ce n'est pas réaliste.
44:12dans les couples,
44:13je ne pense pas
44:14que ce soit réaliste
44:16de penser à 100%
44:17de la fidélité.
44:18Moi, je suis désolé.
44:20J'étais sûre.
44:21Je voulais déclencher.
44:24On n'a pas envie
44:25de savoir cette histoire.
44:27Moi, je suis extrêmement gêné.
44:28Est-ce qu'on pardonne ?
44:30Règle tes histoires
44:31avec cette fille.
44:32Mais ne fais pas ça
44:33à la télévision.
44:34Moi, je ne veux pas
44:34avoir à me prononcer là-dessus.
44:36Alors là, pardonnez-moi.
44:38Si vraiment il l'aime,
44:40s'il n'a pas d'autre solution
44:42que d'interpeller
44:43le monde entier.
44:44Si vraiment
44:45c'est la dernière chose
44:46qui lui reste
44:47parce que j'imagine
44:47elle a coupé le téléphone
44:49et pas vu.
44:49Je dirais qu'il s'y sont d'ivrogne.
44:51Et si, et si, et si ?
44:53Et bien à la fin.
44:54Mais vous, vous vous dites quoi ?
44:57Vous dites,
44:57oui, il faut pardonner.
44:58Je ne dis pas ça.
45:01Je ne dis pas ça.
45:02Vous m'amusez
45:03depuis le début de cette émission.
45:04Et vous m'amusez.
45:06Je dis que...
45:08Et c'est impudique.
45:09Mais évidemment
45:09que c'est impudique.
45:10Mais qu'est-ce que ça peut faire
45:11si c'est impudique
45:12et qu'il retrouve sa fiancée ?
45:14Qu'est-ce qu'il en a à faire ?
45:15Heureusement.
45:16Pardonnez-moi.
45:17Si vraiment,
45:18c'est ça qui est beau.
45:19C'est-à-dire que,
45:20comment dire,
45:21tout est...
45:22Mais comment a-t-elle réagi ?
45:23On ne sait pas encore.
45:24On attend la suite.
45:26Heureusement que Pascal
45:27est d'une fidélité.
45:28Donc là,
45:29sinon il ferait ça
45:29à l'heure des pros.
45:31Je vous dis,
45:31si c'est la seule solution
45:33qu'il a trouvée,
45:34je ne suis pas comme monsieur
45:36à avoir un jugement moral
45:37sur est-ce qu'elle doit tromper,
45:39pas tromper.
45:39Par exemple,
45:40Gauthier Lebrette,
45:40il trouve que...
45:41Gauthier pense la même chose
45:42que beaucoup de trois mois !
45:43Mais Gauthier pense
45:44qu'il faut le brûler,
45:44c'est encore autre chose !
45:46Je veux dire,
45:47il faut le brûler au bûcher.
45:49C'est un absolu.
45:50La fidélité.
45:50C'est difficile,
45:51l'ex-compagne a dit,
45:52c'est difficile de pardonner,
45:54même après une déclaration d'amour
45:56devant la planète entière.
45:57C'est quand même une preuve d'amour,
45:58si vous me permettez
45:59ce qu'a fait ce homme-là.
46:00Je n'ai pas choisi
46:01d'être placé dans cette position
46:02et c'est douloureux
46:03de m'y retrouver.
46:04Alors,
46:09je veux dire quelque chose.
46:10Déjà,
46:11s'il vous plaît,
46:11Elisabeth,
46:12il y a un truc
46:13qui est très important.
46:14Qu'est-ce qui est le plus important
46:15là-dedans ?
46:17C'est qu'elle répond
46:17tout simplement.
46:18Le pire,
46:19c'est l'indifférence.
46:20Si elle n'avait pas répondu,
46:22c'est mort.
46:22Elle aurait pu répondre
46:23en plus d'un aussi.
46:24C'est mort,
46:25c'est basique ce que je vous dis.
46:26C'est mort.
46:27C'est-à-dire que
46:27dans une histoire d'amour,
46:29si le texto...
46:30Si la jeune...
46:32Il y a des journalistes
46:32qui débarquent chez elle,
46:33forcément.
46:33Comment ?
46:34Vous voulez avoir appelé ?
46:35Dans une histoire d'amour,
46:41s'il n'y a pas de réponse,
46:43s'il n'y a pas de texto,
46:44s'il n'y a plus rien,
46:45est-ce que Vini ?
46:47Mais si l'autre répond,
46:49même un texto,
46:49même t'es un salaud,
46:51même t'es...
46:51Mais vous faites un cours
46:53de psychologie conjugale.
46:54Mais c'est pas le sujet.
46:56Le sujet,
46:56c'est le type qui fait ça
46:57en public devant tout le monde.
46:59C'est ça le sujet.
46:59C'est pas dans le micro du couple.
47:02Vous voyez bien.
47:03Il tente le tout pour le tout.
47:04Qu'est-ce que c'est ?
47:05Il tente le tout pour le tout.
47:07Vous êtes des petits joueurs.
47:09Vous êtes des...
47:10L'amour, pour vous,
47:11c'est une petite chose.
47:12Lui, c'est un...
47:13Voilà.
47:13L'amour est shakespearien.
47:14C'est pour ça
47:15qu'il l'a trompé, d'ailleurs.
47:16Lui, il est shakespearien.
47:19L'amour...
47:19L'amour...
47:20L'amour se hurle.
47:22L'amour se hurle.
47:23Lui, c'est un net.
47:24L'équipe est un souci.
47:25Bien sûr.
47:26Donc, il s'en mette le blette.
47:28L'amour se hurle.
47:29Il hurle.
47:30Il souffre.
47:31Il le dit au monde entier.
47:32Bon, ben, vous êtes sans cœur.
47:33Oui, il peut soulager sa conscience.
47:35Qu'est-ce que vous êtes, fleur bleue ?
47:36Vous êtes sans cœur, en fait.
47:38Mais c'est pas ça.
47:38Je peux comprendre
47:39qu'il a envie de soulager sa conscience.
47:40Vous me faites de la peine.
47:41Qu'est-ce que vous en pensez ?
47:42Vous pourriez faire ça, non ?
47:44Non, il faut suivre l'affaire.
47:46Il faut savoir
47:46comment les choses ont évolué.
47:47Vous avez commencé.
47:48Mais est-ce que vous pourriez faire ça ?
47:50Devant la planète entière.
47:52Non, je trouve que c'est très indécent
47:53et impudique, oui.
47:54Oui, mais pour récupérer quelqu'un,
47:55est-ce que vous seriez prêt à tout ?
47:56Je n'ai pas récupéré ma femme.
47:58Je l'aime, elle m'aime
47:58et tout va bien.
48:00Mais est-ce que tu peux faire comme si ?
48:02Comme si, il a dit.
48:03Il va y avoir des problèmes.
48:04Il va y avoir des problèmes.
48:05Il va y avoir des problèmes.
48:05Il va y avoir des problèmes.
48:06Johan, est-ce que vous pourriez...
48:08Est-ce que vous seriez capable
48:08d'une folie pour récupérer...
48:10Oui, je pense.
48:11Ah, oui, je pense.
48:12Oui.
48:13C'est ça, ça.
48:14C'est une folie.
48:15Ça a marqué sa vie, ce moment.
48:17Moi, je trouve ça beau.
48:18Oh !
48:19Georges ne partage rien.
48:26Il s'est marié tout seul dans son coin,
48:27sans rien dire à personne.
48:29En catimini,
48:30ils étaient deux dans la salle.
48:31Protection de son intimité sacrée, Georges.
48:34Bon, allez.
48:35Il est 21h.
48:37Même son fils, c'était la valide.
48:39Il est 21h.
48:40Adrien Fontenot.
48:41Et là, je ne l'interroge pas
48:42parce que c'est un jeune.
48:44Donc, en revanche,
48:45il va nous donner.
48:46Il va nous donner.
48:48Je ne veux pas le mettre dans l'embarras.
48:49C'est ce que je veux dire.
48:51Mais en revanche,
48:51il va nous donner les dernières infos.
48:57Merci, Pascal.
48:58Bonsoir à tous.
48:58La tempête née,
48:59il se continue de déferler
49:01sur la façade ouest du pays.
49:02Plusieurs départements en vigilance.
49:04La Gironde et le Lotte-et-Garonne
49:05sont en rouge pour cru.
49:07C'est un tronçon de la Garonne
49:08qui est notamment concerné
49:09des niveaux supérieurs
49:10à la crue de janvier 2022
49:12et comparables à celles de février 2021
49:14sont attendus.
49:15À partir de minuit,
49:16l'eau bascule à l'océan en rouge.
49:17Mais pour vent violent,
49:18la Savoie, elle sera en vigilance rouge
49:19pour Avalanche.
49:21Jacques Moretti,
49:21auditionné ce mercredi
49:22par les avocats des partis civils.
49:24Le propriétaire du bar incendié
49:25de Cran-Montana
49:26est entendu
49:26près d'un mois et demi
49:28après ce drame
49:28qui a fait 41 morts
49:29et 115 blessés.
49:31Plusieurs zones d'ombre
49:32persistent dans ce dossier,
49:33notamment sur les contrôles incendies.
49:35Jacques Moretti,
49:35arrivé à Sion
49:36avec son épouse Jessica,
49:37également propriétaire du bar
49:38Le Constellation,
49:39auditionné, quant à elle,
49:40demain.
49:40« Faire de l'Europe
49:41une puissance indépendante »,
49:43voilà les mots
49:43d'Emmanuel Macron
49:44devant des industriels
49:45à Anvers, en Belgique.
49:46Le chef de l'État
49:47a exprimé ses inquiétudes
49:48face aux menaces économiques
49:49de la Chine et des États-Unis.
49:51Je cite,
49:51« Nous avons besoin
49:52d'une nouvelle échelle
49:52et d'une nouvelle vitesse
49:54afin de mettre fin
49:54à la fragmentation
49:55qui affaiblit
49:56et risque d'humilier l'Europe ».
49:57Fin de citation.
49:59Le Danemark promet
49:59une contribution substantielle
50:01à la nouvelle mission
50:02de l'OTAN.
50:03Un programme lancé ce mercredi
50:04pour renforcer
50:05la sécurité dans l'Arctique
50:06en réponse à la volonté
50:07de Donald Trump
50:08de s'emparer du Groenland.
50:09L'Infaland,
50:10qui partage une frontière
50:11de 1340 km avec la Russie,
50:13a également salué
50:14cette initiative.
50:15Le Kremlin a réagi
50:16en annonçant de son côté
50:17qu'il allait prendre
50:18des contre-mesures,
50:19y compris de nature militaire,
50:21si les pays occidentaux
50:22renforçaient leur propre
50:23présence militaire
50:24au Groenland.
50:25Donald Trump dit avoir
50:26insisté auprès de
50:27Benjamin Netanyahou
50:28sur sa volonté
50:28de poursuivre les discussions
50:30pour trouver un accord
50:31avec l'Iran.
50:32Après deux premiers pourparlers
50:33il y a une semaine à Oman,
50:34Washington et Téhéran
50:35doivent poursuivre
50:36leur dialogue.
50:37Malgré des positions
50:37qui semblent très éloignées,
50:39le premier ministre israélien
50:40a lui alerté
50:41le président américain
50:42sur les besoins sécuritaires
50:43de l'État d'Israël,
50:44la République islamique,
50:46une meunesse,
50:46selon Benjamin Netanyahou,
50:47les programmes nucléaires
50:48et balistiques iraniens,
50:49plus précisément.
50:51Et puis vous parliez
50:51de biathlon,
50:52la France continue de briller
50:53sur ses débuts
50:53de Jeux olympiques d'hiver.
50:55Julia Simon est devenue
50:56cet après-midi
50:56championne olympique
50:57de l'individuel
50:58sur 15 kilomètres.
50:59À 29 ans,
50:59il s'agit de son premier
51:00titre olympique en solo.
51:02Avec une seule faute
51:02sur le pas de tir,
51:03elle a devancé
51:03sa compatriote,
51:04Lou Jean Monod,
51:05deuxième médaille d'or
51:06de la délégation française
51:07donc sur ses JO
51:08après la victoire
51:08du relais mixte,
51:09déjà en biathlon
51:10et le sixième podium
51:11depuis le début des Jeux.
51:12Merci Adrien,
51:13mais le vrai héros
51:14c'est Sturla Holm Ligrid
51:15qui a hurlé.
51:17Bien sûr,
51:18j'ai murmuré leurs noms,
51:20j'ai caressé leurs fronts
51:21et j'ai partagé leurs trilles.
51:23Et pour faire un pont
51:24avec notre dernier sujet,
51:26on va souhaiter
51:26l'anniversaire de Serge Hama
51:27parce qu'aujourd'hui
51:29il a 83 ans
51:32et vous entendez
51:33une des plus belles chansons
51:35et de la malle
51:35et de la chanson française
51:36d'aventure en aventure.
51:39Je n'ai plus oublié
51:40ton corps.
51:44Il ne dit pas ton âme,
51:45il ne dit pas ta pensée,
51:46il dit ton corps.
51:47Serre-je la main.
51:50Ça vous laisse sans voix.
51:51Sans voix.
51:53Eh bien merci
51:54d'avoir été avec nous ce soir.
51:56Gauthier,
51:57je vous ai à peine dit bonjour.
51:58Qu'est-ce que nous avons au programme ?
52:02Leur inter de 100% politique
52:04dans un instant
52:04va revenir effectivement
52:05sur la visite de Benyamin Netanyahou
52:06aux Etats-Unis
52:07auprès de Trump sur l'Iran
52:08et puis à 22h,
52:09le sort de Marine Le Pen
52:11qui est scellé au 7 juillet prochain.
52:13J'espère que vous interrogerez
52:14vos chroniqueurs
52:15en fin d'émission
52:16peut-être
52:16dans un moment plus léger
52:17avec notre ami Norrégiens.
52:19Mais c'est prévu,
52:21figurez-vous,
52:21c'est prévu
52:21et moi je m'inspire de vous
52:23en permanence
52:24donc évidemment
52:25nous allons le faire.
52:26Je ne peux pas...
52:27Je ne peux pas vous recommander
52:31ce genre de choses.
52:33Jean-Marc Lelouch était à la réalisation,
52:35Mathéo était à la vision,
52:36merci à Paul qui était au son
52:38et puis Benjamin Nau
52:39qui était à l'édition,
52:41André Mallet qui était avec nous
52:43et Tess Laféter.
52:44Passez vraiment une excellente soirée.
52:46Merci d'être avec nous,
52:47merci de participer chaque soir
52:49à décrypter l'actualité
52:51et je l'espère aussi
52:52à donner un peu de légèreté
52:53à nos débats.
52:54convenons que nous en avons bien besoin
52:56et c'est vrai que Gauthier
52:57sur ce plan-là
52:58est également agréable à suivre.
53:01A tout de suite avec vous,
53:03à demain matin.