00:00En fait, moi, j'ai été, si vous voulez, squattée.
00:03Je devais vendre la maison à un promoteur immobilier pour payer mes droits de succession.
00:08Donc, il fallait que la vente se fasse absolument.
00:10Autrement, moi, j'étais vraiment gênée par rapport aux impôts.
00:15Et ce monsieur, donc, était installé.
00:18Moi, les gendarmes ont fait comme pour, malheureusement, ce monsieur m'ont dit que je n'avais pas le droit
00:22de rentrer chez lui,
00:23alors que c'était chez moi.
00:24J'ai quand même un titre de propriété.
00:27Et j'ai contacté le préfet qui a dit que non, ce n'était pas recevable,
00:33puisque je ne pouvais pas prouver que cette personne s'était introduite illégalement.
00:37Donc, devant l'urgence de la situation, malheureusement, mais oui, effectivement,
00:41je me suis fait justice moi-même.
00:44J'ai envoyé des personnes pour le déloger.
00:47Sauf que ça s'est mal passé.
00:48Ils se sont battus.
00:50Le squatteur a porté plainte.
00:52Donc, j'ai été effectivement condamnée à un an de prison avec sursis.
00:56Et voilà, parce que je me suis fait justice moi-même.
00:58Moi, j'ai voulu me dégager la personne, quoi.
01:01Et à l'époque, vous me disiez, lorsqu'on avait échangé sur cette affaire,
01:05évidemment, vous regrettez d'avoir agi ainsi.
01:08Mais voilà, c'était le ras-le-bol qui s'est exprimé.
01:11C'était le ras-le-bol.
01:13Et en fait, tout le monde m'a bloquée.
01:17Tout le monde m'a fermé les portonnées.
01:19Mais le préfet, pour moi, n'a pas fait son travail.
01:22Parce que je suis désolée, ce monsieur n'était pas chez lui.
01:25En aucun cas, il était chez lui.
01:26Il n'avait pas de bail.
01:27Moi, ce n'était même pas comme ce monsieur.
01:28Il n'était pas locataire.
01:29Vous voyez ce que je veux dire ?
01:30Il s'était introduit illégalement.
01:32Donc, c'est quand même malheureux.
01:33On a quand même une constitution mentionnant que la propriété est sacrée et inviolable.
01:41Et on en fait quoi de ça, quoi ?
01:42Et à l'époque, vous me disiez que vous espériez que votre histoire, tout en connaissant que vous aviez commis
01:46une faute, que votre histoire sert d'exemple et que vous alliez mener un combat.
01:50Alors, justement, c'est la raison pour laquelle je voulais que vous soyez avec nous ce matin.
01:54Vous en êtes où de ce combat quand on voit cette affaire de Bergerac ?
01:59Alors, j'ai l'impression, effectivement, qu'en suivant un petit peu les médias, de voir que la loi a
02:05l'air de vouloir changer.
02:08M. Gaspardian a noté, oui, effectivement, qu'il y avait des failles dans la loi.
02:15Et je pense que ça... J'espère que ça va changer.
02:18Enfin, en tout cas, moi, je mène ce combat pour ça.
02:20Même pour moi, bon, l'affaire, elle est terminée.
02:22J'ai quand même porté plainte auprès du préfet, de la préfecture de la Gironde, contre le préfet pour Monquement.
02:30Mais j'espère que ça va changer pour des gens comme ce monsieur.
02:34Parce qu'il n'y a pas que les squads, il y a les locataires qui ne payent pas, il
02:38y a les Airbnb.
02:40C'est tellement facile.
02:43On leur donne tous les droits, ces gens-là.
02:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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