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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00Arrêtez de rigoler, nous sommes en direct.
00:03Mathieu Bocoté, si vous entendiez le rire de Mathieu Bocoté...
00:05Enthousiaste !
00:07Celui de Marc Menon, on le connaît, celui de Charles Donas.
00:10Il est un peu plus bas, mais c'est elle qui fait rire tout le monde.
00:13Et Gabrielle Cusel, toujours le sourire.
00:15Mais ce soir, c'est Mickaël Dorian pour les infos du soir.
00:18Bonsoir Mickaël.
00:19Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:20C'est désormais chose faite.
00:22Sébastien Lecornu a enclenché l'article 49 alinéa 3 de la Constitution.
00:26Comme annoncé hier, le Premier ministre engage donc la responsabilité de son gouvernement sur la partie recette du budget de l'État.
00:33Le RN, la France Insoumise et les écologistes ont d'ores et déjà prévenu qu'ils déposeront une motion de censure.
00:37Contrairement au Parti Socialiste, Olivier Faure a assuré ce matin que son parti ne censurera pas le gouvernement de Sébastien Lecornu.
00:44Emmanuel Macron assure préférer le respect plutôt que les bruts.
00:48Depuis le Forum économique mondial de Davos et lors d'un discours qui sonne comme une réponse à Donald Trump,
00:52le président français a de nouveau invoqué le recours à l'instrument anti-coercition de l'Union Européenne.
00:58L'Europe dispose d'outils très puissants en matière commerciale et doit les utiliser quand elle n'est pas respectée, a-t-il déclaré.
01:05La loi fin de vie de retour au Sénat.
01:07Les sénateurs doivent débattre pendant une semaine de ce dossier sensible avant un vote prévu le 28 janvier.
01:12Deux textes sont en réalité examinés en parallèle, l'un plutôt consensuel sur le développement des soins palliatifs
01:18et l'autre examiné en premier vise à légaliser un dispositif de suicide assisté et d'euthanasie.
01:23Dominé par une alliance entre la droite et les centristes, la Chambre haute est plus que réservée sur le sujet.
01:29Mauvaise nouvelle, si vous aviez pour projet d'investir dans l'immobilier, les taux de crédit vont continuer d'augmenter.
01:34Emprunter de l'argent pour acheter un logement va coûter plus cher cette année
01:38et l'année prochaine, affirme l'observatoire Crédit Logement CSA, conséquence du contexte économique incertain.
01:44Pour rappel, le coût de la dette française a atteint fin 2025 des niveaux historiquement élevés
01:49et ça impacte directement les taux appliqués par les banques car elles sont dépendantes du taux de leur pays.
01:56Deux jours après la terrible collision de deux trains dans le sud de l'Espagne, le bilan continue de s'alourdir.
02:01Au moins 42 personnes sont mortes et plus de 120 blessés.
02:04La famille royale s'est rendue sur les lieux du drame.
02:06en Andalousie où les recherches se poursuivent.
02:09Le couple royal doit ensuite se rendre à Cardou, à l'hôpital Reina Sofia,
02:1335 kilomètres du lieu de l'accident où sont soignés certains des blessés.
02:17Le ministre espagnol de l'Intérieur écarte pour l'heure l'hypothèse d'un sabotage.
02:21Et puis la situation est toujours critique au Chili.
02:24Ravagé depuis quatre jours par des incendies meurtriers,
02:26au moins 20 personnes ont déjà perdu la vie et 35 000 hectares ont été ravagés.
02:31Mais la nuit dernière, les conditions météorologiques plus favorables
02:34ont offert un répit aux secours mobilisés.
02:36Aucune alerte d'évacuation d'urgence n'a dû être envoyée à la population.
02:40Les autorités ont par ailleurs annoncé l'arrestation aujourd'hui d'une personne
02:44soupçonnée d'avoir tenté d'allumer un nouveau foyer.
02:46Merci mon cher Mickaël Dorian et au sommaire ce soir après des semaines de débats parlementaires
02:54qui n'ont pas abouti, la France, surendettée, s'impose un budget socialiste par le 49-3
03:02avec l'assentiment passif de la droite.
03:05Dépenses inefficaces, impôts sans fin, bureaucratie tentaculaire,
03:09Le système ne se réforme plus, il se force.
03:13Plus qu'un choix économique, le socialisme gouverne-t-il la France ?
03:18L'édito de Mathieu Bocoté.
03:20La finale de la Coupe d'Afrique des Nations diffusée sur M6
03:24a suscité une vive polémique avec une publicité très ciblée
03:28qui a beaucoup interpellé.
03:30Une pub pour une aide aux démarches de titre de séjour en France
03:35diffusée pendant le match, légale mais révélateur de ce business.
03:39Est-ce qu'il n'illustre pas un marché de l'immigration porté par des choix politiques ?
03:44L'analyse de Gabriel Cluzel.
03:46Le texte sur la fin de vie est examiné aujourd'hui au Sénat
03:50avec la création d'un droit à l'aide à mourir.
03:53Ce soir, dans Face à l'Info, nous proposerons en exclusivité
03:57une analyse des conséquences de l'application de tels dispositifs
04:01en Belgique, en Suisse et au Canada avec trois interlocuteurs
04:05interrogés ce soir par Charlotte Dornelas.
04:09Emmanuel Macron appelle à ne pas se laisser impressionner.
04:11Réponse à Donald Trump qui menace d'imposer 200% de taxes
04:15sur le vin et le champagne français alors que les Etats-Unis
04:18sont le premier marché du vin français, représentant 24% des ventes
04:23et près de 500 000 emplois.
04:25Il lie cette pression au refus d'Emmanuel Macron
04:28de rejoindre son projet de conseil de paix.
04:31Le regard de Marc Menon ce soir.
04:33Et le racisme anti-blonde ne fait-il vraiment de mal à personne ?
04:38C'est la question que nous nous poserons ce soir
04:40après la séquence qui valide cette thèse diffusée
04:45chez Quotidien, chaîne du groupe TF1, l'édito de Mathieu Bocoté.
04:49Charlotte est toute mignonne.
04:50Et puis, ce soir, nous recevons Jacques Garcia,
04:54l'un des plus grands architectes d'intérieur du monde,
04:58l'un des architectes les plus recherchés sur la planète.
05:02Il est français, il s'est construit tout seul,
05:04il a grimpé toutes les marches du succès
05:06avec un professionnalisme hors pair depuis des décennies.
05:10Sa particularité ?
05:12La France, toujours le cœur de ses réalisations.
05:16L'élégance à la française, créateur d'ambiances iconiques,
05:19il sublime le patrimoine et le luxe à la française
05:23avec une érudition rare de Paris à New York,
05:27de châteaux en palace.
05:28Son style théâtral et intemporel fait rayonner la France
05:32auprès des élites internationales.
05:35Jacques Garcia est l'invité de Face à l'info ce soir.
05:38Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire
05:41et sans tabou, c'est parti.
05:42On va écouter Emmanuel Macron.
05:58Aujourd'hui, après son discours aux formes de Davos,
06:01Emmanuel Macron a réagi aux menaces de Donald Trump.
06:04Écoutez.
06:04Qu'on reste tous calmes.
06:07D'abord, on défend nos intérêts.
06:08En ce moment, on a eu une menace douanière qui existe
06:11sur nos producteurs laitiers en Chine.
06:13Donc, on se bat pour défendre leurs intérêts,
06:15comme on l'a fait auprès des producteurs de cognac
06:17quand ils ont été touchés par des tarifs en Chine.
06:19Et on a obtenu les résultats.
06:20On a encore quelques producteurs individuels,
06:23indépendants que je n'oublie pas.
06:25Et donc, on fera valoir nos droits.
06:27Mais il ne faut pas se laisser impressionner.
06:30Et je crois que c'est aussi ça ce qui est important.
06:33C'est qu'on doit défendre nos principes,
06:35on doit défendre nos intérêts,
06:36sans être agressifs, nous ne le sommes pas,
06:38en nous faisant respecter ce que nous faisons,
06:40mais sans se laisser impressionner non plus.
06:42Emmanuel Macron appelle à ne pas se laisser impressionner.
06:45Marc Menon répond à Donald Trump
06:48qui menace d'imposer 200% de taxes sur le vin et champagne français
06:52alors que les Etats-Unis sont le premier marché du vin français
06:57représentant 24% des ventes et près de 500 000 emplois.
07:01Alors ce qui est extraordinaire,
07:02c'est de voir l'attitude du président de la République à Davos.
07:06Il était là, dressé tel le pilote de chasse avec ses lunettes.
07:10On ne lui la fait pas.
07:13Il est le patron, il dirige le monde,
07:15personne ne peut le menacer.
07:17Il a un souci à l'œil, pour préciser.
07:20Là, dans l'interview,
07:21vous le voyez plus mesuré, calme.
07:25Il descend un peu, je dirais,
07:27l'arrogance, non pas l'arrogance,
07:29le désir de réplique.
07:31Mais ce n'est qu'un désir.
07:33Quand on regarde la réalité,
07:34on a un loup solitaire,
07:36on a un homme qui se veut maître du monde
07:39et qui, à sa façon, le devient.
07:41C'est Trump.
07:42Le Congrès plie devant lui,
07:44il peut prendre toutes les mesures possibles, inimaginables.
07:47Il n'y a pas le moindre grain de sable
07:50pour enrayer ses caprices.
07:53Cet homme-là a décidé
07:55qu'à chaque seconde,
07:56quand une idée le traverse,
07:58ça ne pouvait être qu'une idée de génie
08:00et que, de toute façon,
08:01elle servait, parce qu'elle lui était venue,
08:04elle servait les intérêts américains.
08:06Il n'y a que ça qui prime.
08:08Alors, quelle est la réplique face à ça ?
08:10Souvenez-vous, il y avait les belles images
08:11lors du premier mandat.
08:14Ils venaient d'être élus, tous les deux,
08:15avec leurs épouses,
08:17à la tour Eiffel.
08:18On était copains comme cochons.
08:20On était heureux.
08:21On va aller loin ensemble.
08:23Et ensuite, il y a eu les poignées de main.
08:26On s'en souvient.
08:27Où il était secoué comme un prunier.
08:30Et puis, malheureusement,
08:31il n'y avait plus de prune à laisser tomber.
08:33Donc, rien ne venait.
08:35Mais, il était humilié.
08:37Et aujourd'hui, ça va encore plus loin.
08:39Car que peut-il faire ?
08:41Il a beau crier devant les patrons à Davos,
08:45de dire, oui, la préférence européenne,
08:49il nous faut la voir s'accomplir.
08:53La préférence européenne, c'est quoi ?
08:55Quand les Allemands achètent des armes,
08:57quand les Danois achètent des armes,
08:59est-ce qu'ils viennent du côté des Français ?
09:01Non !
09:02On commande chez les Américains.
09:05Alors, vous vous rendez compte,
09:05c'est quand même l'un des marchés les plus essentiels.
09:09Nous devons, nous, si nous estimons
09:12qu'il est nécessaire de nous dresser un jour
09:15face à cette tendance des empires
09:17telles qu'elles s'esquissent
09:18et qu'elles s'affirment,
09:20comme Mathieu ne cesse de le répéter
09:22dans ses éditos,
09:23il nous faudrait avoir un minimum de force.
09:26Eh bien, ces forces, on les achète
09:28chez ceux que l'on espère contrer.
09:30C'est quand même d'une ineptie la plus totale.
09:34Comment garder son crédit par rapport à ça ?
09:37Et puis après, il y a des rouages qui sont plus compliqués.
09:41Aujourd'hui, on est donc avec cette menace 200%.
09:45Alors, n'oublions pas, il est quand même fantasque,
09:47Trump, il est là à 200%,
09:49puis demain matin, il peut se lever en disant
09:51« Allez, je vous donne 90 jours,
09:54il n'y aura plus que 15%,
09:55c'est ce qu'il avait fait l'année dernière. »
09:56Bon, selon ce qui s'est passé la nuit,
09:59la fantaisie a changé de couleur et de taux.
10:03Mais, ça rend les marchés fragiles,
10:05mais ce qui est surtout dramatique,
10:07c'est qu'en l'occurrence,
10:09le marché américain pour les viticulteurs français,
10:13c'est un quart de leur production,
10:17un quart, c'est énorme.
10:18J'ai noté le chiffre, c'est 3,8 milliards,
10:22c'est-à-dire pratiquement 4 milliards.
10:25Et l'année dernière, ils ont réussi,
10:27malgré ce qui s'était passé,
10:29à maintenir à peu près 10% de production,
10:31mais néanmoins, ils ont perdu 25% de la valeur.
10:34Alors, qu'attendent-ils du gouvernement français ?
10:39Eh bien, ils attendent, eux, le Mercosur.
10:41Parce que le Mercosur, c'est une sorte de repli.
10:45C'est un autre marché qui s'ouvre à eux.
10:47Et dans le même temps, vous en avez quoi aujourd'hui ?
10:49À Strasbourg, eh bien, les agriculteurs
10:52qui, dans les rues, se manifestent depuis des semaines
10:54et qui disent surtout pas le Mercosur.
10:57Alors, on fait quoi face à M. Trump
11:00quand il est là dans son arrogance et son mépris
11:04et que malheureusement, on est dans un étau
11:07par rapport à nos propres intérêts.
11:09Il y a quand même quelque chose qui montre
11:11qu'aujourd'hui, on n'a véritablement pas les cartes en main.
11:15La question qu'on peut se poser aussi,
11:17c'est à quel moment on en viendra, nous, à la conclusion
11:20que l'Amérique de Trump n'est plus un pays allié ?
11:23Parce qu'en ce moment, on regarde l'ensemble
11:24de la classe politique européenne multiplier
11:26les espèces de contorsions théoriques pour dire
11:29certes, c'est compliqué, mais nous demeurons alliés néanmoins.
11:31Est-ce que nous sommes dans un moment
11:32où les caprices potentiellement tyranniques
11:35de la présidence impériale américaine
11:37pourraient entraîner une césure, une fracture profonde
11:40et insurmontable entre les deux rives de l'Atlantique ?
11:44Je pense que cette question se pose aujourd'hui.
11:46Pour l'instant, l'Europe parle de puissance,
11:48mais a-t-elle les moyens de la puissance ?
11:49Quand vous avez sacrifié votre puissance pendant 50 ans,
11:51vous ne la restaurez pas en quelques jours.
11:53L'Europe a-t-elle les moyens de la puissance ?
11:55La France a-t-elle les moyens de sa puissance ?
11:57En tout cas, la France n'a pas de majorité,
11:58n'a pas les moyens de sa puissance à l'intérieur du pays.
12:01Vous allez nous parler de ce budget,
12:03ce budget socialiste.
12:04On marque une pause, on revient.
12:05Souvenez-vous, le 6 janvier,
12:11dans Face à l'info,
12:12nous avions reçu Patrick Sébastien.
12:14Vous vous rappelez de ce qu'il avait dit ?
12:15Écoutez.
12:17Je vous ai appelé pour votre mouvement,
12:20peut-être une réaction,
12:21et ensuite on parle de votre mouvement.
12:22On parle de mon mouvement, plutôt.
12:24Parlons de votre mouvement.
12:25Je connais tous les tenants et les aboutissants,
12:27mais je préfère le garder pour la fameuse commission d'enquête.
12:31Donc on ne vous a pas invité à cette commission d'enquête ?
12:33Pour l'instant, non.
12:34J'attends que ça.
12:35Vous êtes trop grande gueule ?
12:36Je ne sais pas,
12:37mais j'ai des choses très claires à dire sur tout ça.
12:40Eh bien ça y est,
12:41on a appris aujourd'hui que Patrick Sébastien
12:44sera officiellement auditionné
12:46à la commission d'enquête sur le divisor public.
12:50C'est le président de la commission
12:51qu'il a annoncé aujourd'hui.
12:53Mathieu Beaucoté,
12:54on va regarder avec vous ce budget socialiste.
12:57C'est avec incrédulité que plusieurs constatent
13:01que la France aura finalement un budget
13:03et que ce budget, je le disais, est socialiste.
13:05Un budget socialiste rendu possible
13:07notamment par la droite.
13:09Il faut le souligner.
13:10Comment expliquer qu'une France sur-endettée
13:13et qui semble au bout de son modèle social
13:15persiste dans cette direction ?
13:19Je pense que c'est une question qui nous invite tous.
13:21Alors le premier élément,
13:22vous l'avez dit en début d'émission,
13:24nous sommes devant un système aujourd'hui politique
13:27qui est incapable d'accoucher d'un budget
13:29à travers les règles ordinaires de la démocratie.
13:32Il est on est obligé aujourd'hui
13:33d'entrer dans une logique de l'exception
13:35avec le 49-3 qui en est le symbole
13:37pour être capable d'imposer un budget.
13:39On verra si ça va jusqu'au bout.
13:41Je suppose que oui.
13:42Alors, donc, il y a le forcing budgétaire
13:44et ce qu'on voit par ailleurs,
13:47c'est que c'est un budget, oui, socialiste,
13:48le mot revient parce qu'il y a le grand écart
13:51souvent mentionné entre le poids des socialistes
13:53dans l'électorat,
13:54le poids des socialistes dans l'appareil public
13:55et plus encore le poids du socialisme comme philosophie.
13:58Et qu'est-ce qui nous amène à dire
13:59que ce budget est socialiste?
14:00Je vais vous donner une série de faits
14:02qui me semblent indiscutables
14:03quitte ensuite à les apprécier positivement ou négativement.
14:06Très bien.
14:06Premier élément, c'est un budget déficitaire,
14:08c'est le moins qu'on puisse dire.
14:09Donc, on vit désormais, mais durablement,
14:11le déficit, certains s'y sont habitués.
14:13On vit durablement avec cette idée
14:14qu'on dépensera davantage,
14:16qu'on en a les moyens
14:17et l'accumulation des déficits fait en sorte
14:19qu'il y a une dette, une dette telle
14:21qu'elle occupe aujourd'hui
14:22un des premiers postes budgétaires en France.
14:24Donc, un des premiers postes,
14:26ce n'est pas le remboursement de la dette,
14:28ce sont les intérêts sur la dette.
14:30Derrière cela, moi, je pense
14:31qu'il y a une forme de conviction socialiste
14:33qui, inavouée,
14:35qui consiste à dire que la dette,
14:36ce n'est pas important.
14:37La dette est une lubie
14:37de capitalistes néolibéraux de droite.
14:40Donc, on peut aller toujours plus loin dans la dette.
14:42En dernière instance, ce n'est pas grave.
14:44Deuxième élément,
14:46les classes productives sont surtaxées.
14:48Alors, vous me direz,
14:49la notion de classe productive
14:50est probablement juste
14:52et un peu méchante,
14:53mais je pense qu'elle est factuelle.
14:55Une partie de la population,
14:56par son effort,
14:58tient véritablement tout le pays
15:00et elle est surtaxée
15:01parce qu'on considère
15:01qu'il doit toujours payer davantage.
15:04Celui qui a réussi
15:04à se construire une situation,
15:06on ne dit pas félicitations,
15:08voilà un homme qui s'est construit.
15:09On dit voilà un homme
15:10qui a des privilèges
15:11et qui doit voir ses privilèges contestés.
15:14De la même manière,
15:15les entreprises sont surtaxées.
15:16Je laisse de côté
15:17la question des normes
15:18et des règlements aussi.
15:19Donc, entreprises surtaxées
15:21égale capacité de créer du travail
15:22diminuée.
15:24Autre élément,
15:25une dépense publique inefficace.
15:27Et pas qu'inefficace,
15:28je reviendrai.
15:29Donc, sécurité, justice, santé,
15:31éducation,
15:31tous les grands postes
15:32que l'on dit aujourd'hui,
15:33régalien,
15:34sont des postes
15:35en faillite politique.
15:37Donc, il y a beaucoup d'argent
15:38qu'on y met.
15:39Ça ne fonctionne pas.
15:40Et quelle est la réaction
15:41du commune immortel?
15:42J'entendais, je crois,
15:42Goldadel dire ça
15:43il y a quelques jours
15:44assez justement.
15:45On comprend son état d'esprit.
15:46Il dit,
15:46ça ne me dérangerait pas
15:47de payer beaucoup
15:48si les services étaient
15:49à la hauteur.
15:50Mais le fait est
15:51que ça fait un bon moment
15:51que les services
15:52ne sont plus à la hauteur
15:53et on continue de payer
15:54beaucoup.
15:55C'est un système
15:56incapable de se réformer
15:57significativement.
15:58Et ça, j'ajoute,
16:00ce qui amène
16:01une forme de désespoir politique.
16:02Combien sont-ils à dire
16:03un jour le FMI
16:04va faire le travail,
16:05un jour la crise
16:06va tout emporter
16:08et là on pourra réformer.
16:09Donc, plusieurs considèrent
16:10que dans ce système
16:11il est devenu
16:12irréformable
16:13de l'intérieur.
16:14Donc, on peut à la rigueur
16:15atténuer la catastrophe,
16:17c'est ce qu'on appelle
16:18l'esprit de responsabilité,
16:19mais on n'est pas capable
16:20de penser sur une autre base,
16:22un système
16:22qui ne fonctionnerait pas
16:23à la pressurisation
16:24fiscale intégrale.
16:26C'est un système,
16:26je l'ajoute,
16:27paralysé par les retraites.
16:29Alors, on nous explique
16:29que les retraites
16:30c'est une question secondaire,
16:32que dans les faits,
16:32ceux qui ont travaillé
16:33toute leur vie
16:33ont droit à la retraite,
16:34c'est vrai.
16:35Mais, il faut comprendre
16:36qu'ils bénéficient
16:37de conditions de retraite
16:38que n'auront jamais
16:39les générations suivantes.
16:41C'est un système
16:41où la bureaucratie
16:42est devenue métastatique.
16:43Et ça, je pense
16:44que c'est essentiel.
16:45Les bureaucraties
16:45ne servent plus la population.
16:47La bureaucratie
16:48sert la bureaucratie.
16:49Et la principale
16:50rationalité
16:52de la bureaucratie
16:53aujourd'hui
16:53consiste à s'étendre
16:54toujours davantage
16:55sur le mode
16:56du vampirisme fiscal.
16:58Donc, on prend toujours
16:59plus d'argent
17:00aux classes productives
17:01pour alimenter
17:02une bureaucratie
17:03qui ne cesse
17:03de créer des postes
17:04et de se donner
17:05des fonctions nouvelles
17:06mais qui ne servent plus
17:07à la population.
17:08Et là, on peut penser
17:08aux autres administrations,
17:09on peut penser
17:10aux multiétagers administratifs,
17:12on peut penser
17:12à l'État lui-même
17:13qui est obèse
17:14et on peut penser aussi
17:15à la surréglementation
17:16de l'existence.
17:17Donc, devant tout cela,
17:18qu'est-ce qu'on voit?
17:19Il y a des nouvelles dépenses.
17:20Des nouvelles dépenses.
17:21Il ne faut pas oublier.
17:21On est dans cette logique
17:22où chaque catégorie sociale
17:24qui croit avoir un besoin
17:25pense que la société
17:26doit le financer.
17:28Donc, il y a cette idée
17:29que les dépenses nouvelles
17:30et l'idée que l'État
17:31puisse dire non,
17:32clairement,
17:34un petit peu,
17:35pas maintenant,
17:36un jour, on verra.
17:37Mais l'idée que non,
17:38nous ne financerons pas
17:38cette dépense aussi sociale
17:40soit-elle n'existe pas.
17:42De même,
17:42nouveaux impôts,
17:43on l'a dit,
17:43nouvelles taxes
17:44et demain,
17:44de nouveaux règlements.
17:45Alors, la question
17:46qu'on peut se demander
17:47devant cela,
17:47c'est est-ce que c'est simplement
17:48une doctrine économique
17:49qui fait faillite?
17:50Quelquefois,
17:50il y a des mauvaises idées économiques,
17:52il y en a eu plusieurs
17:52dans l'histoire.
17:53Je pense qu'on doit traiter ici
17:55le socialisme
17:56non pas comme une doctrine
17:57seulement économique
17:58mais comme une forme
17:59de doctrine morale,
18:00une doctrine quasiment religieuse
18:02et je m'explique
18:03à partir de cette idée
18:04que la société fondamentalement
18:07doit fonctionner
18:07selon un dogme,
18:09le dogme de l'égalité
18:10toujours plus avancé.
18:11Tout ce qui n'est pas égalitaire
18:13est jugé défectueux.
18:15Pour en arriver à l'égalité,
18:16il faut un État
18:17toujours plus considérable,
18:19toujours plus gros,
18:20toujours plus obèse,
18:21qui reconstruit la société
18:22dans la logique
18:23de l'égalité permanente,
18:24besoin de plus de bureaucrates,
18:26de fonctionnaires,
18:26de technocrates.
18:27Un État qui prétend
18:29que dès qu'en fait
18:30une liberté s'exprime
18:31et engendre une inégalité,
18:33on peut être les deux par exemple,
18:34on travaille tous les deux,
18:35vous travaillez mieux que moi,
18:36vous investissez votre argent
18:38mieux que moi,
18:39à terme vous êtes plus riche que moi,
18:40ce n'est pas une injustice,
18:42c'est même plutôt juste,
18:43c'est le fruit de votre travail éclairé
18:44et de moi qui aurais fait
18:45des mauvais choix.
18:46La logique socialiste dit
18:47c'est injuste
18:48parce que nous sommes inégaux.
18:50J'ajoute un élément
18:51dans tout cela,
18:52c'est qu'on peine à nommer
18:52notre socialisme aujourd'hui
18:54parce que l'idéologie dominante
18:56laisse croire depuis 30 ans,
18:5735 ans, 40 ans,
18:59que partout en Occident
19:00dominerait le néolibéralisme
19:02et même l'ultralibéralisme
19:04et on vit dans cette espèce
19:05de contorsion mentale permanente
19:07où on n'a jamais été
19:08autant taxé,
19:09jamais autant imposé
19:11et pourtant le discours dominant
19:12laisse croire que l'ultralibéralisme
19:14est parmi nous.
19:15Donc on a cet État
19:16qui veut tout planifier,
19:18tout encadrer,
19:19tout réglementer,
19:20qui considère que tout ce
19:21qui n'a pas été réglementé
19:23par l'État,
19:23c'est un domaine à coloniser
19:25administrativement tôt ou tard,
19:27mais c'est dans cette logique
19:28que le présent budget
19:29est adopté.
19:30C'est dans cette logique
19:31qu'il y a des socialistes
19:32de gauche,
19:32de centre et de droite.
19:34Vous l'avez dit,
19:35la droite semble accepter,
19:37elle aussi,
19:38le socialisme,
19:39quitte à en proposer
19:40une version plus modérée.
19:42On ne comprend pas.
19:43Pourquoi?
19:43Alors, il faut être dans
19:45le système qu'il note,
19:47la droite,
19:47ça se présente un peu
19:48comme les réparateurs
19:49du dernier moment.
19:50Donc le système fonctionne mal,
19:51de temps en temps,
19:52on appelle le plombier,
19:53de temps en temps,
19:54on appelle le réparateur,
19:55dit répare la machine
19:56qui n'est pas la tienne
19:57pour la remettre en marche
19:58le temps d'un autre tour.
20:00Mais en dernière instance,
20:01la droite n'arrive pas
20:02avec sa propre philosophie.
20:03Elle se contente
20:04d'être un frein
20:05dans le système actuel
20:06pour que le socialisme
20:07n'aille pas trop loin.
20:08Si je peux me permettre,
20:09en dernière instance,
20:10elle échoue la plupart du temps.
20:11Donc la droite n'a pas
20:12son propre modèle de société.
20:13La droite, ça devient
20:14une gauche pâle.
20:15On en parle souvent.
20:16Et pourquoi?
20:16En bonne partie,
20:17parce qu'elle est dominée
20:19par un certain vocabulaire
20:20qui la paralyse mentalement.
20:22Rappelez-vous quand
20:23Michel Barnier a parlé
20:24de justice fiscale.
20:25Sur le coup, tout le monde dit
20:26« Ah ben oui, c'est une bonne idée
20:27la justice fiscale.
20:28Il suffisait d'avoir
20:29un minimum de flair
20:30pour savoir qu'il se cachait
20:31derrière ce terme
20:32« augmentation d'impôts »
20:33et « augmentation d'impôts
20:34pour les classes productives »
20:35encore une fois.
20:36Le mot « justice sociale »
20:37laisse croire
20:39que tout ce qui n'est pas
20:40pris en charge par l'État
20:41avec une subvention étatique
20:43réclamée par différents groupes
20:45qui quêtent des subventions
20:46à temps plein.
20:47Eh bien, l'État serait injuste.
20:49Inégalité, je l'ai dit.
20:50Il va falloir un jour
20:50se délivrer, je crois,
20:52de cette obsession égalitaire
20:53qui considère que les inégalités
20:55en général sont nécessairement injustes.
20:57La fonction de l'État,
20:58c'est de lutter contre la misère,
20:59s'assurer que personne
21:00ne vive dans des conditions
21:01indignes dans l'existence.
21:02Mais ce n'est pas de lutter
21:03en soi contre les inégalités.
21:06Sinon, dès lors,
21:06comme je l'ai dit,
21:07il va faire chercher
21:08à couper tout ce qui dépasse.
21:10Et d'autres termes
21:10comme faire payer les riches.
21:12Bon, on connaît ça par cœur.
21:13Ensuite, un autre élément
21:14qu'on doit dire,
21:15c'est qu'il n'y a pas seulement
21:16des dépenses publiques inefficaces.
21:17Il y a des dépenses publiques
21:18nuisibles.
21:20Nuisibles, les dépenses nuisibles.
21:21C'est la formule
21:21qui est utilisée de plus en plus.
21:23Donc, pour finance
21:24le militantisme de gauche,
21:25qui finance une version
21:26mutilée et militante
21:28de la culture,
21:29qui finance l'audiovisuel public,
21:30qui finance l'immigration massive,
21:32et qui nous amène
21:32à cette conclusion toute simple,
21:34l'État, trop souvent,
21:35s'est retourné contre la nation.
21:36Encore une fois,
21:37c'est la trace du socialisme
21:38mental qui est le nôtre.
21:40À vous entendre, Mathieu,
21:41la situation est bloquée.
21:42Un autre avenir
21:43que le socialisme budgétaire
21:45est-il possible?
21:46J'aimerais dire,
21:47il le faut,
21:47mais ce n'est pas parce
21:48qu'il faut quelque chose
21:48que ça arrive.
21:50Il arrive que,
21:50quelquefois,
21:51l'encore pire
21:52suive le pire.
21:53Et je crois qu'on est
21:54dans cette dynamique
21:55en ce moment.
21:56Alors, le point de départ,
21:57il est psychologique ici,
21:58je pense.
22:00Vous savez,
22:01quand vous vivez
22:01pendant 40 ans,
22:0250 ans,
22:0260 ans,
22:03sous le signe
22:03du socialisme mental,
22:04vous vous êtes habitué
22:06à vivre toujours
22:07dans un rapport
22:08de quémandeur
22:09par rapport à l'État.
22:10Vous voulez augmenter
22:11votre pouvoir d'achat,
22:12vous ne vous demandez pas
22:12qu'est-ce que je peux faire
22:13pour avoir davantage d'argent,
22:14travailler en avantage.
22:15Je vous dis
22:15qu'est-ce que l'État
22:15peut faire pour moi
22:16avec quel chèque
22:17et ainsi de suite.
22:18Donc, je pense
22:19que dans cet état d'esprit,
22:20tant qu'on ne se sera pas
22:21arraché à la torpeur
22:23des endormis
22:24du socialisme mental
22:25qui nous transforme
22:26chacun d'entre nous
22:26en assisté riche,
22:27en assisté moins riche,
22:28en assisté plus riche,
22:29tant qu'on ne sortira pas
22:34n'est pas l'impression
22:35que nous sommes à la veille
22:36d'en sortir.
22:37Merci pour cette fine analyse
22:39du budget socialiste
22:41qui a été adopté
22:43par 49.3.
22:44On verra effectivement
22:45si les deux motions
22:46de censure déposées
22:47sont adoptées ou pas.
22:49Charlotte Dornelas,
22:50le texte sur la fin de vie
22:51est examiné aujourd'hui
22:52au Sénat
22:53à partir d'aujourd'hui
22:54avec la création
22:55d'un droit à l'aide à mourir.
22:58Ce soir, avec vous,
22:59on va proposer
23:01à nos téléspectateurs
23:02en exclusivité
23:03une analyse à des conséquences
23:04de l'application
23:05d'un tel dispositif
23:07en Belgique,
23:08en Suisse
23:09et au Canada.
23:10Vous avez sélectionné
23:11trois interlocuteurs
23:13pour nous spécialement
23:14ce soir.
23:15En effet, on va commencer
23:16par un interlocuteur suisse
23:18qui est philosophe en Suisse,
23:20M. Puttalas.
23:21Je ne sais pas
23:21s'ils nous entendent.
23:24Ils sont là,
23:24ils sont tous connectés,
23:25ils sont tous en visio,
23:26ils sont connectés.
23:27Alors voilà,
23:27bonjour monsieur.
23:29On va très directement
23:31s'adresser à vous.
23:32Vous allez chacun avoir
23:33peu de temps
23:33mais suffisamment
23:34pour nous expliquer
23:35exactement quelles sont
23:36ses conséquences.
23:37Alors la Suisse,
23:38en ce qui vous concerne,
23:40interdit toujours
23:40aujourd'hui l'euthanasie
23:41mais les critères
23:42d'éligibilité
23:43au suicide assisté
23:45qui a été dépénalisé
23:46il y a de longues années
23:47n'ont cessé
23:48de s'élargir.
23:48Alors pourquoi est-ce
23:49que vous dites,
23:49puisque à la lumière
23:50de l'expérience suisse,
23:52vous avez écrit un livre
23:53qui s'appelle
23:53La déroute de la raison,
23:55pourquoi dites-vous
23:55qu'il est inéluctable
23:57que les barrières
23:58qui sont fixées initialement
23:59tombent systématiquement
24:01sur ce sujet
24:01de la fin de vie ?
24:03Parce qu'il y a d'abord
24:04les faits
24:06et il y a ensuite
24:06l'explication des faits.
24:08Les faits sont les suivants
24:09en Suisse.
24:10Depuis 20 ans,
24:12le nombre de suicides
24:13assistés a bondi
24:15de 825% d'augmentation.
24:19825% d'augmentation.
24:21En 2003,
24:22il y en avait 187
24:23et en 2023,
24:251729 plus 200 de personnes
24:29qui viennent de l'étranger
24:30qui prennent un billet
24:32simple course
24:32de Paris jusqu'à Zurich
24:34ou de Berlin jusqu'à Zurich.
24:36Donc c'est 5 suicides
24:37assistés par jour
24:39plus 3 non assistés.
24:42C'est énorme
24:42pour un petit pays
24:43de un peu plus
24:44de 9 millions d'habitants.
24:46Alors les raisons
24:47sont les suivantes.
24:48C'est que les critères
24:50se sont élargis en 20 ans.
24:51En 2003,
24:54tout le monde pensait
24:54que ça allait rester,
24:56cette pratique allait
24:57être réservée
24:58aux personnes gravement malades
24:59et en fin de vie
25:00ou dont la fin de vie
25:01est proche.
25:02Trois ans plus tard déjà,
25:04dans le canton de Zurich,
25:0534% des personnes
25:08accompagnées
25:08n'étaient pas atteintes
25:10d'une maladie mortelle.
25:12En 2018,
25:13le suicide assisté
25:15est ouvert à toute personne
25:16qui a des symptômes
25:18de maladie
25:19ou des limitations fonctionnelles
25:21qui causent chez elles
25:24une souffrance
25:25qu'ils jugent insupportable,
25:27donc de façon subjective.
25:29Et puis,
25:30dernière en date,
25:302024,
25:32un médecin a été acquitté
25:33par tous les tribunaux
25:34pour avoir pratiqué
25:35une assistance au suicide
25:37sur une personne
25:38en pleine santé.
25:40Cette même année,
25:402024,
25:41vous avez peut-être vu
25:42cette première mondiale
25:43de la capsule Sarko
25:45qui,
25:46sans aucune indication médicale,
25:47est une sorte de capsule
25:48où on entre
25:49et puis,
25:51avec de l'azote,
25:53la personne décède.
25:54Alors,
25:55votre question est capitale.
25:56Tout le monde dit
25:57que les critères s'élargissent.
25:58Je vais vous expliquer
25:59pourquoi ce n'est pas accidentel,
26:02mais si inéluctable.
26:04C'est inéluctable
26:05parce que,
26:05et la capsule Sarko
26:06fait éclater au grand jour,
26:09que l'assistance au suicide
26:10n'a rien à voir
26:12avec la médecine.
26:14Prenez le cas singulier
26:16qui s'est passé
26:16d'une personne en fin de vie
26:18avec un cancer
26:20en phase terminale
26:21qui fait appel
26:21à une association
26:22d'aide au suicide.
26:24Son épouse,
26:25qui n'est pas malade,
26:27ne veut pas
26:28poursuivre sa vie.
26:29Elle considère
26:31son veuvage
26:31comme une intolérable souffrance
26:34et donc demande aussi
26:35l'aide au suicide.
26:38La question est la suivante,
26:39au nom de quoi
26:40cette souffrance
26:42de cette dame
26:43serait-elle moins estimable
26:44et moins respectable
26:47que celle
26:48d'une personne malade ?
26:49Merci beaucoup,
26:50François-Alvier,
26:51pour ce point
26:52sur la Suisse.
26:53On est obligé
26:54de passer aux autres intervenants
26:55parce qu'on voulait
26:56un éclairage très rapide.
26:58Merci infiniment
26:58parce qu'on voit
26:59effectivement jusqu'où
27:00on peut aller
27:01et les conséquences
27:02pour la Suisse,
27:03un éclairage très pointu.
27:06On passe à notre pays,
27:07ma chère Charlotte.
27:08Alors, cette fois-ci,
27:09c'est le Canada.
27:10Bonjour, monsieur.
27:11Alors, vous êtes professeur
27:12à la faculté de droit
27:13de l'Université de Toronto
27:14et titulaire
27:15de la chère
27:16Cholent droit
27:17et politique de la santé.
27:19Alors, au Canada,
27:20initialement,
27:20l'aide médicale à mourir,
27:22puisque c'est le terme
27:22au Canada
27:23qui regroupe
27:23et l'euthanasie
27:24et le suicide assisté
27:25cette fois-ci,
27:26était réservé
27:27aux adultes consentants,
27:28conscients,
27:28confrontés à une maladie
27:30ou à une infirmité
27:31à cause desquelles
27:32la mort était,
27:32je cite,
27:33prévisible à brève échéance.
27:35Où est-ce qu'on en est
27:35aujourd'hui ?
27:37On a vu dès le début,
27:40même si l'euthanasie,
27:42on fait presque tous les cas,
27:44presque tous les cas
27:45au Canada
27:46de l'aide médicale à mourir
27:47sont des cas d'euthanasie.
27:49On a suggéré
27:50que c'est un acte nécessaire
27:52dans des cas exceptionnels
27:54à la fin de vie.
27:55On a très vite vu
27:56un élargissement de la pratique
27:59par une interprétation,
28:00d'abord,
28:01des critères déjà flexibles,
28:03le déclin irréversible,
28:05douleur intolérable,
28:06mort raisonnablement prévisible.
28:08Ce sont des termes assez larges.
28:09Et on a,
28:11au lieu des centaines de cas
28:13qu'on avait prédits,
28:14immédiatement vu
28:15des milliers de cas
28:16par année au Canada.
28:17On est maintenant au Canada
28:18à 16 500 cas par année.
28:24Et en 2021,
28:26on a élargi la loi.
28:28On a considéré
28:29que la sauvegarde
28:30de fin de vie
28:32était discriminatoire.
28:34et comme on a présenté
28:36l'aide médicale à mourir
28:37comme un soin,
28:38c'est très difficile
28:39de dire
28:40comme un soin
28:43pour de la souffrance
28:44intolérable,
28:45très vaste.
28:47Ou oui,
28:47il y a peut-être
28:48un lien physique,
28:50de maladie physique
28:50qui est encore exigé,
28:52mais on voit
28:52de plus en plus de gens
28:53avec des problèmes
28:56de santé mentale
28:58et des problèmes physiques
28:59demander l'aide médicale
29:01à mourir.
29:02On constate aussi
29:02que la motivation,
29:04et ce sont des chiffres
29:05officiels de ce Canada,
29:07les raisons officielles
29:08pour lesquelles
29:08les gens demandent
29:10l'aide médicale à mourir,
29:11les raisons dominantes
29:13ne sont pas des raisons
29:14de souffrance physique
29:16sans...
29:18Oui, justement,
29:20sur ce point-là,
29:21il y a des études
29:21qui ont été faites,
29:22particulièrement sur le Canada
29:23et le Québec
29:24est un très bon élève
29:26entre guillemets
29:26de l'aide à mourir,
29:28de l'aide médicale à mourir.
29:30Et la moitié des personnes
29:31qui ont eu recours
29:31à l'aide médicale à mourir
29:32ont dit le faire
29:33pour ne pas être
29:34un fardeau
29:34pour leur entourage
29:35ou pour le système médical.
29:37Et par ailleurs,
29:38plusieurs se sont plaints
29:38que l'euthanasie
29:39leur ait été proposée
29:40sans qu'ils ne l'aient réclamée.
29:42Qu'est-ce que ça dit,
29:43selon vous,
29:44de l'évolution,
29:44justement,
29:45de rapports
29:46à l'aide médicale à mourir
29:47au Canada ?
29:48Oui, je dirais que peut-être
29:51plus que n'importe quel autre pays
29:53au Canada
29:54et certainement au Québec
29:55où on a maintenant
29:55plus que 7% de gens
29:58qui meurent par l'euthanasie.
30:00On a présenté ça
30:01comme un soin
30:02qui doit même,
30:04alors c'est une pratique
30:05qui est poussée
30:06par un groupe
30:08relativement petit
30:10qui croit profondément
30:12que c'est un service
30:13qui doit être offert
30:14et qui disent même explicitement
30:16que chaque personne
30:17qui pourrait qualifier
30:18devrait se faire offrir
30:21l'aide médicale à mourir.
30:23Et cela crée
30:24une dynamique,
30:25une normalisation
30:26de mettre fin
30:29à la vie d'une personne
30:31comme un acte médical
30:32qui doit nécessairement
30:34être offert
30:35et où on peut,
30:36oui,
30:37percevoir
30:37des pressions subtiles.
30:39Je dirais aussi,
30:39vous dites,
30:40plus que 50%
30:41se sentent infardeau,
30:43mais aussi 60%
30:44des gens
30:45qui demandent
30:46l'aide médicale à mourir
30:47qui disent que
30:48de la souffrance émotionnelle,
30:50de l'anxiété
30:50et même
30:51des souffrances existentielles
30:54font partie
30:55de leur perception
30:57de souffrance entolérale.
30:59Merci beaucoup Trudeau,
31:01les mains du Canada.
31:02On a vu la Suisse,
31:03on a vu le Canada
31:04et on voit les motivations
31:05qui s'élargissent effectivement
31:06une fois que le texte
31:08a été voté
31:08et vous avez un dernier
31:09interlocuteur,
31:11Charlotte.
31:11Et cette fois-ci,
31:12on part en Belgique.
31:13En Belgique.
31:13Alors bonjour Pierre Jova,
31:14vous êtes journaliste
31:15au journal La Vie.
31:17En Belgique,
31:18les critères n'ont cessé
31:19de s'élargir également
31:20et cette évolution
31:21a inévitablement conduit
31:22à une augmentation
31:23des décès
31:24par,
31:25alors on l'a vu
31:25dans les pays précédents,
31:26par euthanasie
31:27ou suicide assisté.
31:29En l'occurrence,
31:29en Belgique,
31:30c'est l'euthanasie le sujet
31:31et on voit entre 2022
31:33et 2023
31:3415% d'augmentation
31:35du recours
31:36à l'euthanasie.
31:38Est-ce qu'il y a eu
31:38une évolution
31:39de l'opinion publique
31:40sur le sujet
31:41de l'euthanasie
31:42par rapport au début,
31:43on va dire,
31:43de la dépénalisation ?
31:46Alors,
31:4720 ans après
31:48la dépénalisation
31:49de l'euthanasie
31:50en Belgique,
31:51cette pratique
31:52s'est banalisée.
31:54La croissance constante
31:55des chiffres
31:56en atteste.
31:57Nous sommes aujourd'hui
31:58à environ
31:594 000 euthanasies
32:00en 2024,
32:02ce qui représente
32:033,6% des décès
32:05et on observe
32:0610 à 17%
32:08d'augmentation
32:09des demandes
32:10d'euthanasie
32:11par an.
32:12Alors,
32:13l'opinion belge
32:14ne se pose plus
32:15de questions
32:15car dans la société belge,
32:17on fait davantage confiance
32:18aux experts
32:19plus qu'aux intellectuels
32:21et en l'espèce,
32:22ce débat
32:23a été véritablement
32:24confisqué
32:25par certains experts.
32:26Je note néanmoins
32:27deux réactions
32:28très intéressantes
32:29qui peuvent éclairer
32:30le public français.
32:32D'abord,
32:32il y a plusieurs
32:33psychologues
32:33et psychanalystes
32:35qui s'insurgent
32:36contre l'euthanasie
32:37pour souffrance psychique
32:39car en Belgique,
32:40l'euthanasie
32:41est ouverte
32:42pour la souffrance physique
32:43et pour la souffrance psychique
32:45et ils constatent
32:46qu'en Belgique,
32:48beaucoup de cas
32:48d'euthanasie
32:49pour souffrance psychique
32:50concernent
32:51des jeunes femmes
32:52qui ont un parcours
32:53traumatique
32:54qui sont souvent
32:55victimes
32:55d'abus
32:56et il est
32:58pour ces thérapeutes
32:59scandaleux
33:00de leur offrir
33:00une telle porte
33:02de sortie.
33:03L'horizon de la mort,
33:04disent-ils,
33:04ruine la thérapie.
33:06Et puis enfin,
33:06une deuxième réaction
33:07tout aussi intéressante,
33:09il y a un début
33:09de questionnement
33:10chez des élus
33:12du parti le plus à gauche,
33:14le parti du travail
33:14de Belgique.
33:16Ce sont des marxistes
33:17conséquents
33:17et ils voient
33:19le lien
33:19entre certaines demandes
33:20d'euthanasie
33:21et les structures
33:22de santé
33:23défectueuses.
33:24et je me souviens
33:25d'une députée
33:26bruxelloise
33:27du parti du travail
33:28de Belgique,
33:28le PTB,
33:29Françoise de Smet,
33:30dire en 2024
33:31dans un débat
33:32« Nous sommes dans
33:33une société
33:34où il y a
33:35beaucoup d'inégalités
33:36sociales.
33:36on doit éviter
33:37d'arriver
33:38à des situations
33:38où le patient
33:40prend cette décision,
33:41donc l'euthanasie,
33:42par des contraintes
33:43économiques. »
33:44Merci.
33:45Merci beaucoup
33:46Pierre Jouva
33:48qui nous donne
33:50la situation.
33:51Vu que c'est intéressant,
33:51Charlotte,
33:52peut-être un dernier mot
33:53là-dessus,
33:53comment on a vu
33:53que la pratique
33:54s'est banalisée
33:54et que les motivations
33:56s'élargissent ?
33:57Moi, j'aimerais
33:57que ces témoignages
33:58servent à une chose,
34:00c'est à répondre
34:00à tous ceux
34:01qui nous expliquent
34:02qui tuent le débat
34:03en nous expliquant
34:04que c'est une loi
34:04de liberté individuelle
34:05et qu'elle ne retire
34:06rien à personne.
34:07On comprend par l'évolution
34:08dans les différents pays
34:09l'exemple de la Belgique.
34:11On a vu des gamines
34:11de 25 ans
34:12demander l'euthanasie
34:14pour des raisons
34:15de dépression,
34:16tout simplement,
34:17ce qu'elles ont obtenu.
34:19On voit bien
34:19que le pouvoir normatif
34:20de la loi
34:21fait se poser la question
34:23à des gens
34:23qui n'auraient jamais dû
34:24se la poser.
34:26Merci beaucoup
34:27Charlotte Dornela
34:27si on suivra ce dossier
34:29sur l'aide à mourir.
34:31La finale de la Coupe
34:32d'Afrique des Nations
34:33a eu lieu dimanche soir.
34:34entre le Maroc
34:35et le Sénégal
34:36a été diffusée sur M6
34:37et elle fait beaucoup parler.
34:39Une pub avant le match
34:40ainsi qu'à la pause
34:42a fait beaucoup réagir.
34:44Gabrielle Cusel,
34:44pourquoi ?
34:45Oui, alors déjà
34:46plantons le décor.
34:47Donc le Sénégal
34:48a gagné.
34:49Dans toute la France,
34:50une soixantaine de personnes
34:51ont été interpellées,
34:52violences volontaires
34:53sur personnes dépositaires
34:54de l'autorité publique,
34:56recèles,
34:57tirs de mortier,
34:58outrages et rébellions.
35:00Une quinzaine de policiers
35:01ont été légèrement blessées
35:03et donc cette fameuse canne,
35:05comme on l'appelle,
35:06est terminée
35:06pour le plus grand soulagement
35:08des forces de l'ordre
35:09et des Français
35:09qui financent la mobilisation
35:11des forces de l'ordre
35:12et des dégâts occasionnés.
35:14Ils le font sans mouffeter.
35:15Ont-ils le choix ?
35:17La France est-elle
35:18sur le continent africain ?
35:20Non.
35:20Dernière nouvelle,
35:21sauf mouvement tectonique
35:23majeur passé inaperçu.
35:25Alors pourquoi fait-elle
35:26les frais de cette coupe ?
35:28Imagine-t-on des Français
35:29ou des Italiens
35:30ayant gagné ou perdu
35:32à la Coupe d'Europe
35:33pour mettre Dakar
35:33sans dessus-dessous,
35:35provoquer les forces de l'ordre
35:36en les blessant ?
35:38Non, bien sûr,
35:38le gouvernement sénégalais
35:39les renverrait Fissa chez eux
35:41et si d'aventure
35:42certains d'entre eux
35:42avaient aussi
35:43la nationalité sénégalaise,
35:45gageons qu'on leur infligerait
35:46une plaine de prison
35:46qui leur ferait passer
35:48la vie de recommencer.
35:50Mais nous sommes en France
35:51et la France assiste
35:52à tout cela,
35:53bras ballant.
35:53Elle se contente
35:54à chaque fois
35:54de mobiliser des forces
35:56de l'ordre
35:57qui auraient pourtant
35:57tant à faire ailleurs
35:58comme autant
35:59de babysitters impuissants.
36:02Alors certains
36:03parmi ces communautés
36:04qui habitent
36:05sur notre sol
36:06trouvent dans ces heures
36:07une occasion
36:08de démonstration
36:09de forces nationalistes,
36:10mais nationalistes
36:11avec leur pays d'origine
36:12et une démonstration
36:13de forces
36:15en direction
36:15d'une autre entité
36:16qui pour certains
36:19est une autre communauté
36:20comme les autres,
36:21les Français
36:22ou plutôt
36:22les anciens Français
36:24puisque suivant la terminologie
36:26de Jean-Luc Mélenchon,
36:28eux autres sont
36:28les nouveaux Français.
36:30Alors Français,
36:30pas tous
36:31et nous en venons
36:32à notre sujet central,
36:33pas tous
36:33au sens administratif
36:35puisqu'une entreprise
36:36qui a fait de la publicité
36:38donc sur M6
36:39propose d'accompagner
36:41pour les titres
36:42de séjour
36:43et de naturalisation
36:44et a décidé
36:45de faire de la publicité
36:46lors de cet événement.
36:48Alors c'est une pub
36:49que M6 a fait le choix
36:51d'agréer,
36:52on peut s'interroger
36:52sur ce choix
36:53mais qui est légale
36:54puisque seules les pubs
36:56pour armes à feu
36:57et les médicaments
36:58sont interdites.
37:00Alors qu'est-ce que
37:00démarche française,
37:02cette fameuse entreprise
37:03qui a fait réagir
37:03sur les réseaux sociaux
37:04comme le souligne
37:05le journal La Dépêche ?
37:06Oui, alors c'est une entreprise...
37:07C'est qui, c'est quoi ?
37:08Alors figurez-vous
37:09que je suis allée voir,
37:10moi-même.
37:11J'ai poussé la porte.
37:12Voilà, c'est mauvaise...
37:13Gabriel Cluzel
37:14a enquêté cet après-midi.
37:16Voilà, cet après-midi.
37:17C'est une entreprise
37:18créée en 2023
37:19qui revendique être
37:20le leader français
37:21des démarches en droit
37:22des étrangers
37:23avec plus de 8000 clients
37:24satisfaits à travers
37:25toute la France.
37:26C'est ce qu'on peut dire
37:27sur son compte Instagram
37:28et 130 employés en tout.
37:31Donc ce sont en fait
37:31des assistants administratifs
37:33qui, les services
37:34comme ils disent proposés,
37:35ont très haut titre de séjour
37:37à la naturalisation française,
37:39au regroupement familial,
37:40à l'effacement du casier judiciaire
37:41ou aux documents
37:42de circulation
37:43pour enfants minaires.
37:45C'est marqué noir sur blanc
37:46sur le site.
37:47Alors il y a des agences
37:48à Paris, à Boulogne, à Marcelle,
37:49à Lyon, à Lille.
37:50Donc j'ai poussé la porte
37:51de l'une d'entre elles.
37:52Je voulais savoir
37:53quelles avaient été
37:54les retombées
37:55de cette publicité.
37:56Alors j'ai vu des gens
37:57alignés qui attendaient
37:58un peu comme dans une salle d'école.
38:01Et un dirigeant
38:01assez sympathique
38:02au demeurant
38:03m'a dit que sa boîte
38:04était une start-up
38:05comme les autres,
38:06que l'idée lui était venue
38:07aux Etats-Unis
38:08et qu'il voyageait
38:10beaucoup aux Etats-Unis
38:11et que là-bas,
38:11l'immigration est un sujet
38:12omniprésent dans le business
38:14et qu'il entendait donc
38:15faire la même chose
38:15en France.
38:17Et elle n'est d'ailleurs pas
38:18cette boîte seule
38:19sur le marché
38:19puisque si elle est leader
38:21par définition,
38:21c'est qu'il y en a d'autres.
38:23Et en effet,
38:24Boulevard Voltaire,
38:24en février 2025,
38:26c'était deux journalistes,
38:27Clémence Delongrey
38:27et Jean Bexon,
38:28ils s'étaient penchés
38:29sur une autre boutique
38:31assez insolite
38:31de ce genre
38:32proposant par exemple
38:33de contester une OQTF.
38:35C'était dans le 19e arrondissement
38:36mais il y en a aussi
38:37qui s'appelait
38:37Paul Desmarches
38:38mais il y en avait
38:39une autre antenne
38:39à Choisis-le-Roi.
38:41Et là, ce qui était intéressant,
38:41c'est qu'ils avaient trouvé
38:42les tarifs
38:43dans des petits onglets
38:44un peu cachés.
38:45Donc le premier rendez-vous
38:46est gratuit
38:47mais ensuite,
38:48pour un accompagnement
38:48lors d'un rendez-vous
38:50aux préfectures,
38:50le client devait débourser
38:51500 euros.
38:53Je ne sais pas
38:53si les tarifs ont changé.
38:54Donc ça, c'est février 2025,
38:55il y a un an.
38:56Pour un recours
38:57contre une OQTF,
38:58plus de 2500 euros.
39:00Pour préparer son entretien
39:02de demande d'asile
39:02devant l'OFRA,
39:031500 euros.
39:04Pour aider un regroupement familial,
39:06c'est moins cher,
39:06c'est 330 euros.
39:08Alors, rien d'illégal
39:09en soi dans le business
39:10mais il y avait un détail
39:11qui était assez troublant
39:12qui avait retenu l'attention
39:14en tout cas sur la devanture
39:16de la boutique.
39:16Il y avait le logo
39:17de la Marianne officielle
39:18de la République française.
39:20En principe,
39:20ce logo est réservé
39:21à l'État et à ses services.
39:24Donc son usage
39:25entretient une espèce de flou
39:26qui peut laisser penser
39:27aux usagers
39:28qu'il s'agit de l'État.
39:29Alors, interrogé sur ce point,
39:31à l'époque,
39:31Paul Desmarches avait assuré
39:32qu'il s'agissait d'une erreur
39:33qu'on allait le retirer.
39:34Bon, je ne sais pas
39:34où cela en est.
39:36Et chez Desmarches française,
39:37j'ai fait la même réflexion
39:40« Écoutez, il y a des drapeaux français partout.
39:42On a l'impression
39:42que c'est un service public. »
39:43Et il m'a dit,
39:44il m'a fait passer de l'autre côté,
39:46il m'a dit montrer
39:46son écran d'ordinateur
39:47sur la page d'accueil
39:49du slip français.
39:50Et il m'a dit
39:50« Voilà, ce n'est pas
39:51un service de l'État.
39:52Ça n'a rien à voir
39:53avec le nouveau gouvernement,
39:54même si avec le nouveau budget,
39:56c'est toute la France
39:56qui va être en slip. »
39:57Mais il avait raison, fondamentalement.
39:58En tout cas, c'est intéressant
39:59d'avoir cette finale
40:01et cette pub
40:02entre le Sénégal et le Maroc
40:04et cette pub
40:05« Faites des démarches françaises
40:06pour avoir votre titre de séjour. »
40:08Un dernier mot, effectivement.
40:10Parce que finalement,
40:10c'est un business comme un autre.
40:12Un business symptomatique, finalement.
40:13Oui, parce que c'est très symptomatique.
40:16Vous voyez, pour cette boîte
40:17comme pour la chaîne
40:17qui passe la pub,
40:18c'est un business comme un autre.
40:20Sur Gully,
40:21après les dessins animés,
40:21vous avez des jouets.
40:23Sur M6,
40:24quand vous passez la canne,
40:25vous avez ce genre de pub.
40:26Au vu de la dénatalité,
40:27vous aurez de moins en moins de jouets.
40:29Et au vu de la montée de l'immigration,
40:31vous aurez de plus en plus
40:32de pubs de ce genre.
40:34C'est le capitalisme,
40:35c'est la loi de l'offre et de la demande
40:36qui veut ça.
40:38Comme on aura de plus en plus de halal.
40:39C'est comme l'indice couche,
40:40vous savez,
40:41dont je parlais la semaine dernière.
40:42C'est un indicateur.
40:44Mais est-ce d'abord
40:44la faute des commerçants
40:45qui profitent d'une aubaine conjoncturelle,
40:48qui se lancent sur des marchés
40:49qui jugent prometteurs,
40:50comme celui de la sécurité aujourd'hui
40:52ou des EHPAD,
40:53ou des politiques
40:54qui ont provoqué cette conjoncture ?
40:57Tant qu'il y aura
40:57beaucoup d'immigration,
40:58il y aura un business
40:59autour de l'immigration.
41:01Je remarque d'ailleurs,
41:02vous savez,
41:02les agences de voyage,
41:03elles mettent des photos bleues turquoises,
41:05de mer, de soleil, etc.
41:07Là, eux aussi,
41:07ils ont des arguments de vente
41:08sur Instagram,
41:09cette boîte-là
41:10qui s'appelle donc
41:11« Démarche française ».
41:11Vous savez ce que c'est
41:12leurs arguments de vente ?
41:13C'est des citations
41:15d'Emmanuel Macron
41:16avec sa photo
41:17« L'immigration est une chance
41:18pour la France,
41:19elle enrichit notre culture
41:20et notre économie ».
41:21Ou encore
41:21« L'avenir de la France
41:23dépend de sa capacité intégrée ».
41:25Ou Michel Rocard
41:26« Accueillir l'étranger,
41:27c'est affirmer notre humanité ».
41:28Ou encore
41:29Christiane Taubira
41:30« La France s'est toujours enrichi
41:32de ses diversités ».
41:33Ou François Mitterrand,
41:34je les ai toutes faites,
41:35« L'immigration est la dernière »
41:36fait partie de l'histoire de la France.
41:38Donc,
41:38on voit que ces citations politiques
41:40sont des arguments
41:41commerciaux.
41:43Donc,
41:43qui est responsable
41:45de ces pubs ?
41:46Je vous le demande.
41:47incroyable.
41:49Merci beaucoup
41:50pour cette analyse
41:50et cette enquête
41:51cet après-midi,
41:53ma chère Gabrielle Cluzel.
41:55Maintenant,
41:56place à notre invité,
41:58Jacques Garcia,
41:59l'un des plus grands architectes
42:01d'intérieur au monde.
42:04Il est aussi
42:04le plus recherché
42:05partout dans le monde.
42:07Il s'est construit
42:07tout seul,
42:08je le disais.
42:09Il a grimpé
42:10toutes les marches
42:10de la gloire,
42:11du succès,
42:12du professionnalisme
42:13au fil des années.
42:14Sa particularité,
42:16toujours le sourire,
42:16vous le verrez,
42:17mais surtout la France
42:18qui est au cœur
42:19de ses réalisations.
42:21L'élégance à la française,
42:22créateur d'ambiance iconique,
42:24il sublime le patrimoine
42:25et le luxe à la française
42:27et avec une érudition rare
42:29dans tous les coins du monde.
42:30Alors,
42:30on va regarder quelques images
42:32parce que rien ne parle mieux
42:34peut-être que ces images.
42:35On va regarder
42:35le grand hôtel de Bordeaux,
42:37on va regarder Versailles
42:38que vous avez décoré
42:40chez Jacques Garcia,
42:42un appartement
42:43effectivement à Paris.
42:45On va voir aussi
42:46l'hôtel
42:46Coste,
42:47on va voir
42:48l'hôtel
42:49Banyantri
42:50de Doha
42:51au Qatar
42:52ici sur l'image,
42:54la Mamounia
42:55à Marrakech,
42:56Maison Proust.
42:58Vous avez aussi
42:59touché
43:00avec vos doigts
43:01de fées
43:01le Louvre,
43:02la réserve,
43:04plus grand hôtel
43:04et puis aussi
43:05Champ de Bataille,
43:07Champ de Bataille,
43:08c'est un château
43:09du XVIIe siècle
43:10en Normandie
43:11dans l'heure
43:11que vous avez
43:13acheté à la fin
43:13des années 90
43:14alors qu'il était
43:15en grande partie
43:16en ruine.
43:17Vous l'avez entièrement
43:17restauré,
43:19remeblé
43:19en créant des intérieurs
43:21baroques.
43:21C'est gigantesque,
43:22c'est incroyable,
43:23je veux absolument
43:24vous présenter
43:25avant même
43:25que vous n'ouvriez
43:26la bouche
43:26parce que c'est important.
43:27Non mais c'est vrai
43:28et je pense qu'il ne dira
43:29pas tout ce qu'il fait
43:30de lui-même.
43:31Des intérieurs baroques
43:32et classiques,
43:32extrêmement théâtraux,
43:34une ambiance inspirée
43:35de Versailles,
43:36du Grand siècle
43:37et du XVIIIe siècle.
43:38Le château est ouvert
43:39au public
43:40avec une augmentation
43:41de 50% de visites
43:42l'année dernière.
43:43Vous avez reçu
43:44trois étoiles
43:45dans le guide Michelin
43:46Voyage et Culture.
43:48Vous avez reçu
43:49Jacques Garcia
43:50le prix du rayonnement
43:52français pour l'art.
43:53J'aurais pu passer
43:54une heure
43:55à vous décréer.
43:56C'est un immense honneur
43:57de vous avoir
43:57parce que vous faites
43:59rayonner la France
44:01dans le monde.
44:02Bonsoir Jacques Garcia.
44:03En quoi la France
44:04nourrit-elle encore
44:06votre imagination ?
44:08Aujourd'hui ?
44:10Évidemment.
44:11La France est éternelle.
44:14Comment vous dire ?
44:16On me dit souvent,
44:18alors je parle pour l'art,
44:19bien évidemment,
44:20quand vous inscrivez
44:22derrière mille ans
44:23d'histoire de l'art,
44:25ce n'est pas très simple
44:27à éliminer d'un coup,
44:28même s'il y a des mauvais
44:29coups de couteau,
44:31mais ce n'est pas
44:31le plus important.
44:33Et je crois que,
44:34justement,
44:35on vit peut-être
44:37des moments où
44:38on a toujours été
44:40en France
44:41dans le renouveau.
44:42Et ça,
44:42c'est peut-être
44:43notre force.
44:45Mais le renouveau,
44:46c'est toujours inscrit
44:46dans notre mémoire.
44:49Alors,
44:49je vous prie de bien vouloir
44:50m'excuser.
44:51On doit prendre
44:51Donald Trump
44:52qui parle à l'instant
44:53en direct.
44:54travaillent et voici
44:59certains d'entre eux,
45:02ces criminels,
45:04les voici,
45:05ils sont vicieux,
45:08malveillants.
45:10Ça,
45:10ça ne concerne que
45:11le Minnesota.
45:13Parlons-en.
45:16Parlez-en.
45:17Est-ce que vous voulez
45:18vivre à côté
45:18de ces gens-là ?
45:20meurtres
45:22internationales.
45:25Ils ont été arrêtés,
45:32mis dans des centres
45:33de détention
45:34dans leur pays
45:36d'origine.
45:38Pour certains,
45:38maintenant,
45:39ils nous respectent.
45:40Biden n'osait pas
45:42le faire
45:42parce qu'il laissait
45:44entrer
45:45sans des politiques
45:46de frontières ouvertes.
45:49Nous n'aurions
45:49aucun de ces problèmes
45:51qui nous hantent
45:52aujourd'hui,
45:52comme au Minnesota.
45:54La plupart de ces gens
45:55viennent de l'étranger.
45:58Voici,
45:58encore,
46:01c'est à cause
46:02de l'administration
46:02précédente.
46:08Vous voyez,
46:08ce sont tous
46:09des criminels
46:10aguerris
46:12en situation
46:14irrégulière,
46:16des narcotrafiquants
46:18pour la plupart.
46:20Des fous
46:21sont
46:23des tueurs
46:25en série,
46:26fous alliés.
46:30Ça ne concerne
46:31que le Minnesota.
46:32En Californie,
46:33c'est encore pire.
46:35C'est encore pire
46:35dans d'autres États.
46:38Il y a une criminalité
46:40très forte
46:40dans le Minnesota,
46:42la criminalité financière,
46:44notamment,
46:47il y a des agitateurs
46:49payés.
46:51On ne parle pas
46:53du fait que
46:5519 milliards
46:56de dollars
46:58sont perdus
47:00au Minnesota
47:01à cause de la fraude
47:04du fait des Somaliens.
47:07il y a des gens
47:11qui ont
47:12un puits
47:14très bas,
47:14ils obtiennent
47:15de l'argent,
47:17ils achètent
47:17de belles voitures,
47:19des Mercedes,
47:21ils n'ont jamais eu
47:22d'argent
47:22dans leur vie,
47:26ils n'ont pas
47:27de pays,
47:28la Somalie
47:28ce n'est pas
47:29un vrai pays,
47:30ils n'ont
47:30jamais rien eu
47:32ces gens-là,
47:33ni même un pays.
47:34et s'il y a
47:35un pays,
47:37c'est le pire
47:37pays du monde,
47:38ils viennent ici
47:39et peuvent s'enrichir
47:40sans travailler.
47:42Il a nommer
47:42un patrimoine
47:44de 30 millions
47:44de dollars,
47:46c'est une élue
47:47corrompue.
47:49Encore un,
47:49ce sont les prises,
47:59les appréhensions
48:00des personnes
48:02arrêtées par ICE,
48:03ce sont des criminels
48:04à guérir.
48:08Voici encore un.
48:15Je l'ai passé en revue,
48:17nous avons un peu de temps.
48:17nous serons bientôt
48:22en Suisse
48:23ou en matin.
48:29En Suisse,
48:30ils ne parlent pas
48:31beaucoup de ce problème,
48:33ils ont d'autres problèmes,
48:33même pas celui-ci.
48:37Un meurtrier encore.
48:40Ce sont des criminels
48:41et ils n'ont pas
48:44entré dans notre pays
48:45grâce à l'ouverture
48:47des frontières,
48:47des politiques
48:48qui sont plus stupides.
48:50Avoir des hommes
48:51qui sont dans le sport,
48:54dans les sports féminins,
48:56c'est stupide,
48:56mais permettre
48:57à des criminels
48:58de venir ici,
49:02permettre que le Venezuela
49:04vide ses présents
49:05dans notre pays,
49:06c'est encore plus stupide.
49:08Mais maintenant,
49:09nous avons de bonnes relations
49:10avec le Venezuela,
49:12j'aime ce pays,
49:12ils travaillent
49:13en bonne intelligence
49:14avec nous.
49:16La présidente
49:17est extrêmement aimable
49:20et là,
49:22des choses incroyables
49:23il y a quelques jours,
49:24comme vous le savez.
49:28Maria,
49:31nous allons continuer
49:32à travailler ensemble
49:34comme nous le faisons
49:35actuellement.
49:35les compagnies pétrolières
49:41vont investir
49:43massivement
49:44dans le pays,
49:45les compagnies
49:46saoudiennes également,
49:48encore
49:49en Rhin,
49:50tous des criminels,
49:54des bandits,
49:56non,
49:57du
49:57Venezuela,
49:58notamment.
50:04Et ces gens-là,
50:09ce sont des étrangers
50:10qui ont été invités
50:14dans notre pays
50:15par Joe Landormi,
50:18Joe le corrompu,
50:19le pire président
50:19de notre histoire.
50:22Et nous avons eu
50:23de mauvais présidents.
50:25Vous voyez ce qui s'est fait
50:26par le passé
50:27sur le plan du commerce.
50:30Je vous ennuie peut-être.
50:33Je continue.
50:35Il faut les regarder
50:36en face,
50:36ces gens-là.
50:40Voilà,
50:40un viol,
50:42agression armée
50:44et d'autres délits graves.
50:52Voilà.
50:56Appartenance à
50:57à la criminalité
50:59organisée.
50:59Ce sont des criminels
51:02à guérir.
51:07Donc,
51:08voici
51:09qu'on essaie
51:10de protéger
51:10parce que
51:11ICE
51:12veut expulser
51:13ces gens-là.
51:17Les faire reprendre
51:19le chemin
51:20d'où ils sont
51:20venus.
51:21et certains
51:24les défendent
51:25comme
51:25Don Lemon.
51:26C'est un
51:28loser.
51:32Ils ont
51:35agressé
51:36un pasteur
51:37dans une église.
51:38Hier,
51:38c'est criminel.
51:40C'est terrible.
51:4224
51:42délits,
51:4424
51:44condamnations.
51:46Donc,
51:50vous voyez
51:51ces étrangers
51:51qui ont
51:53un passé
51:53de criminel.
51:54Vous pensez
51:54qu'ils vont
51:55se transformer
51:57dès qu'ils ont
51:58passé la frontière ?
51:59Non.
52:00Un meurtrier
52:01encore.
52:03Il faut
52:03les expulser.
52:05Tous.
52:06Et nous avons
52:11des agitateurs
52:12payés
52:13qui manifestent
52:17contre cela.
52:19Je comprends
52:23les arguments.
52:27Vous savez,
52:28au sujet
52:29de la femme
52:30qui a récemment
52:31été tuée
52:33par un agent
52:35de ICE,
52:36il y avait
52:36cette femme
52:36qui criait
52:38encore et encore.
52:40C'était
52:41des cris
52:41presque
52:41professionnels.
52:44C'était
52:45une professionnelle.
52:46Elle était payée.
52:47Honte,
52:48honte à vous.
52:49Shame,
52:49honte à vous.
52:51Criait-elle.
52:52Non,
52:52ce n'est pas
52:52quelqu'un
52:53qui réagit
52:53spontanément.
52:54Ce sont
52:55des agitateurs
52:56professionnels
52:57payés
52:58qui
52:58payés
52:59qui veulent
53:00nous empêcher
53:01d'agir
53:02pour
53:02rendre
53:03sa grandeur
53:04à l'Amérique.
53:05C'est ce qu'on
53:05était en train
53:06de faire.
53:08Vous voyez
53:09encore
53:09des criminels.
53:13Ils ne vont
53:14pas s'amender
53:15ici.
53:16Ça ne se fera
53:17jamais.
53:18Je peux
53:19continuer
53:19pendant
53:20des milliers
53:21de tâches.
53:23Il y en avait
53:233 000
53:24au Minnesota,
53:25je crois.
53:2510 000.
53:2710 000
53:28arrestations.
53:29Et ce sont
53:31des faits graves
53:32qui sont
53:32rapprochés.
53:36Comment
53:36est-ce qu'on
53:36peut avoir
53:37un État
53:37avec ces
53:38gens-là ?
53:38Ils se battent
53:39contre nous.
53:41Je vois
53:41ici
53:41M.
53:42Opiné
53:43du chef.
53:43Il est d'accord
53:44avec moi.
53:45Je ne le connais
53:45pas,
53:45mais je l'aime
53:46bien.
53:48Il me soutient.
53:49Il est certainement
53:50un peu de droite.
53:50Encore.
53:59C'est une pile
54:03parmi d'autres.
54:07Vraiment,
54:08je pourrais
54:08vous montrer
54:0930 fois
54:09ce que je vous
54:10montre
54:10maintenant.
54:17Liaison
54:18avec le Hezbollah
54:18original.
54:20Pourquoi
54:21ces gens
54:21sont-ils
54:22entrés
54:22chez nous ?
54:25Je regarde
54:30ces condamnations,
54:33ces inculpations.
54:35C'est incroyable.
54:36Il y a de nombreux
54:37meurtriers.
54:37les policiers
54:52la police
54:54aux frontières
54:55ICE
54:56font un excellent
54:56travail.
54:58Ce sont
55:01pour la plupart
55:02des Hispaniques.
55:03et ils font
55:07un travail
55:08incroyable.
55:09On nous accuse
55:10de discriminer.
55:12J'aime
55:12les Latinos,
55:15les Hispaniques.
55:18Ils ont une force
55:19entrepreneuriale
55:22incroyable.
55:26Regardez Texas,
55:27j'ai gagné
55:28tous les États
55:28à la frontière.
55:31C'est
55:32inédit
55:33dans notre histoire.
55:36J'aime
55:36les Hispaniques.
55:37Ils nous accusent
55:38des pires
55:39maux de la terre.
55:4060%
55:41de ces gens-là
55:42sont Hispaniques.
55:43Ils sont incroyables.
55:46La police
55:46aux frontières
55:47est Hispanique
55:47en grande partie.
55:48ICE aussi.
55:52Vraiment,
55:53ils se font
55:54insulter
55:54encore et encore.
55:55bonsoir.
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