00:00Alors Bourde, une nouvelle tragédie, vous savez que je suis de Saint-Jean-de-Luz et j'ai fait mes études dans le lycée où la précédente enseignante a été poignardée à mort.
00:10Là, il semblerait que ce n'est pas tout à fait le même cas de figure, mais enfin voilà, une enseignante est gravement poignardée par la collégie.
00:18Hier, une professeure d'art plastique a été poignardée, donc à plusieurs reprises par l'un de ses élèves au collège en plein cours à Sanary-sur-Mer.
00:25La victime a été transportée à l'hôpital militaire avec un pronostic vital engagé, il l'est toujours.
00:30Et l'assaillant de 14 ans a été interpellé dans la cour de récréation, il a été placé en garde à vue pour tentative d'assassinat.
00:36Selon les premiers témoignages, rien ne laissait présager un tel acte, comme d'habitude.
00:39Certains élèves ont toutefois rapporté que l'élève aurait déclaré dans la matinée qu'il allait faire quelque chose de mal.
00:44Mais à 14 ans, on pense davantage à une bêtise anodine qu'a planté sa prof d'art plastique.
00:48On en saura sans doute plus dans la journée sur le profil de ce garçon dont on connaît seulement la situation familiale compliquée avec des parents apparemment violents.
00:55Tout cela rappelle forcément l'assassinat d'Agnès Lassalle, professeur d'espagnol poignardé en plein cours en février 2023 à Saint-Jean-de-Luz.
01:02Et comment ne pas penser à Samuel Paty, dont le procès en appel se tient en ce moment à Paris.
01:07Il faut arrêter de dire que la République est attaquée dans sa chair.
01:09Ce sont les professeurs, les policiers, ce sont des hommes et des femmes.
01:12Des Français qui sont plantés, égorgés et décapités comme des chiens, on peut le dire.
01:17Leur sang n'est pas celui de la République, mais celui de ceux que la République précisément ne protège plus.
01:23La tragédie de Saint-Jean-de-Luz avec la mort d'Agnès Lassalle, le gamin, je vais m'exprimer comme ça, on ne pouvait pas trop prévoir.
01:32Non plus.
01:33Là, je pense qu'on avait des signaux d'alarme qui auraient peut-être permis.
01:36Pour l'instant, il y a peu d'éléments qui permettent vraiment de savoir, dire je vais faire quelque chose de mal.
01:41Il y en a plus qu'à Saint-Jean-de-Luz. Cet enfant avait besoin d'être suivi plus intensément.
01:44Il arrivait d'un contexte difficile.
01:47Vous imaginez si tous les gosses qui sont dans les contextes familiaux difficiles plantent leur prof.
01:52Espérons qu'à partir de notre temps, avec ces différents éléments,
01:54espérons qu'il y aura autant que faire se peut, je sais bien que ce n'est pas...
01:58Si seulement.
01:58Voilà, qu'il y aura une vigilance et une surveillance plus poussée que ce qu'il en est.
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