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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous et bienvenue avec Elisabeth Lévy, Louis de Ragnell, Gilles, William Golnadel,
00:07Georges Fenech et Johan Ouzahi. La commission d'enquête parlementaire de l'audiovisuel public
00:12se poursuit toujours au Palais Bourbon. Les auditions s'y succèdent. Ce mercredi,
00:16d'anciens ministres de la culture ont été interrogés par le rapporteur et député UDR Charles
00:21à l'oncle et également par Jérémy Pannier-Létrus. Nous allons voir un échange assez houleux
00:33entre ces deux hommes au sujet de MediaOne. Tout est parti de MediaOne. MediaOne est détenu,
00:39vous le savez, par un fonds d'investissement américain et Charles à l'oncle interroge
00:44Madame Philippetti pour savoir s'il est normal que de l'argent public. C'était Madame Bachelot.
00:48Madame Bachelot est interrogée pour savoir s'il est normal que l'argent du service public
00:56aille précisément à un fonds d'investissement américain. Voyez cet échange tendu.
01:01MediaOne est détenu à plus de 50% par un fonds d'investissement américain, KKR.
01:06Vous voyez un peu l'analogie que je fais. Pour vous, ancienne ministre de la culture,
01:11il n'y a pas de problème. Il n'y a pas de problème. Laissez-moi aller au bout de ma question.
01:15Il n'y a aucun problème. Est-ce que le service public et l'argent du contribuable,
01:18aille financer des sociétés privées détenues à l'étranger ?
01:22Monsieur le rapporteur, je le dis, la désinformation, ça va bien deux minutes.
01:25MediaOne, c'est un groupe français qui a son siège à Paris
01:28et qui a effectivement des actionnaires divers et variés.
01:30On va les auditionner. On va leur demander des comptes.
01:33Je le dis parce que cette audition est gardée.
01:34On va leur demander des comptes sur leurs liens, le fonctionnement avec le service public
01:38et notamment avec France Télévisions.
01:40Mais arrêtez de nous faire croire que MediaOne est un agent de l'étranger.
01:43C'est un champion européen dont le siège est en France.
01:45J'ai l'impression que vous voulez défendre à corps et à cri MediaOne.
01:49J'ai l'impression que vous vous faites le porte-parole de MediaOne.
01:52Je dis depuis le début que MediaOne est une société
01:55qui est détenue en majorité capitalistiquement
01:58par un fonds d'investissement américain KKR.
02:01C'était d'ailleurs l'une des révélations de cette commission d'enquête.
02:03Que vous ayez des liens, on le verra peut-être,
02:06avec des actionnaires de MediaOne, vous pourrez en répondre.
02:10Mais MediaOne est détenue en majorité par un fonds d'investissement américain.
02:13C'est tout ce que je dis et je ne comprends pas pourquoi vous expliquez
02:16que ce que j'explique est factuellement faux.
02:19Merci monsieur le rapporteur.
02:20Vous venez de porter des accusations très graves contre moi
02:22en disant que j'avais des liens avec MediaOne,
02:24ce qui est absolument faux.
02:25C'est une question, pourquoi vous me répondez à chaque fois ?
02:28Merci messieurs les ministres.
02:29Mais non, mais Jérémy, franchement,
02:32mais qu'est-ce que tu fais là ?
02:33Pourquoi tu t'interromps ?
02:35Monsieur le rapporteur, je viens de suspendre cette audition.
02:40Monsieur le rapporteur vient de me mettre en cause
02:43en indiquant que j'avais des liens avec MediaOne,
02:45ce qui est absolument faux.
02:46Et donc je mets fin à cette audition.
02:48Et je remercie les ministres de leur présence.
02:49Monsieur le Président, j'avais des questions importantes.
02:52Le spectacle donné par monsieur Patrier Lettus,
03:00député de la République, président de cette commission,
03:02est assez minable.
03:03D'abord parce qu'il perd son sang-froid,
03:05qu'il interrompt évidemment ces questions
03:08qui me paraissent tout à fait légitimes,
03:10qu'il interrompt en permanence Charles à l'oncle
03:12et que comme toujours, manifestement entre les deux,
03:15il y a un problème tout simplement personnel.
03:17Il se trouve que Charles à l'oncle est assez remarquable,
03:19prend la lumière, pose des questions,
03:21mène ces questions et ces interrogations
03:25avec beaucoup de maestria
03:26et que monsieur Patrier Lettus n'est pas très bon,
03:30disons-le, dans cette commission.
03:32Il passe souvent au second plan.
03:34Ses interventions sont intempestives.
03:38Là, on le voit bien en l'exemple.
03:40Je ne vois pas pourquoi il est intervenu.
03:42Je ne veux pas invalider votre fine analyse psychologique,
03:45mais moi je crois que ça va au-delà.
03:47Je ne voudrais pas faire un procès d'intention
03:49à monsieur le Président de la commission,
03:51mais on a l'impression quand même qu'en tant que macroniste,
03:54il est là pour défendre l'audiovisuel de service public.
03:57Alors aussi, je peux vous dire d'ailleurs,
03:58ça tombe plutôt bien.
03:59Moi, il se trouve que je suis l'avocat de la CGT de l'audiovisuel.
04:02Ah bon ?
04:03Oui.
04:03De la CGT de l'audiovisuel ?
04:04CGC.
04:05Ah pardon.
04:06Vous avez dit CGT ?
04:07Oui.
04:07Je demande à Benjamin Oud de réécouter l'abord.
04:11Je confirme.
04:12Et voyez-vous, c'est un lapsus freudien, je pense.
04:17Vous avez dit CGT.
04:18Oui.
04:19Et je prends les téléspectateurs à témoin.
04:21C'est possible.
04:22Et il y a quelque chose de l'ordre de freud.
04:24Je pense qu'il faut mettre ça sur le compte de mon zésément.
04:26Voilà, c'est tout.
04:27De trop.
04:27Alors, ceci posait plus...
04:29Non, mais la CGC de l'audiovisuel est majoritaire maintenant,
04:33avec FO, à France Télévisions.
04:37La CGT, c'est fini.
04:39Et il se trouve que M. Patrier Lettus a faussement indiqué, c'est faux,
04:45que la CGC, qui est très sévère envers la gabegie de France Télévisions.
04:52M. Cordival, son président, je peux vous dire qu'il n'épargne pas la gabegie que vous savez.
04:56Donc, M. le Président a prétendu, faussement, je ne veux pas dire mensongeurment,
05:00faussement qu'elle avait été convoquée.
05:03Elle n'a pas été convoquée.
05:04Et donc, on m'a demandé, maintenant, de porter plainte contre le Président.
05:09Mais là, c'est votre affaire.
05:10Voilà, c'est une affaire, c'est la vôtre.
05:13Restons sur...
05:14Ah non !
05:15Ah voilà !
05:17Non !
05:17Pascal, il n'est pas là pour vous répondre.
05:20Restons sur le dossier, sur cet échange.
05:22M. le modérateur, j'affirme que ça n'est pas...
05:27On essaye de faire en sorte que la CGC ne puisse pas témoigner devant la Commission.
05:32J'entends bien, mais ce qui m'importe ici, c'est que M. Allong pose des questions, me semble-t-il, légitimes.
05:38Il ne produit pas une accusation grave contre M. Patry et Lettus.
05:43Il dit, vous avez peut-être des liens, et vous y répondrez.
05:46Des liens, c'est assez large.
05:48Avec des actionnaires, pas avec des liens.
05:49C'est assez large, et que vous avez un député qui perd son sang-froid, comme souvent dans ces interrogations, d'ailleurs, dans ces moments-là.
05:58Et je trouve que ça ne donne pas une image intéressante de cette Commission.
06:01Il ne cesse de l'interrompre.
06:03Ça, vous avez raison.
06:04Et à mauvais escient.
06:06Et à mauvais escient.
06:07Alors, effectivement, vous dites, et vous avez raison, que c'est un défenseur macroniste.
06:12Il y a Édouard Philippe aussi derrière, disons-le, manifestement.
06:16Il est proche d'Édouard Philippe.
06:17Donc, le téléphone doit se passer entre les deux hommes.
06:20Bon, tout ça n'est pas très sérieux.
06:22Mais écoutez, moi, je comprends bien, je le vois bien.
06:25Mais on voit aussi que Charles Aloncle, et c'est d'ailleurs l'intérêt de son travail, est quand même là pour mener l'offensive.
06:31Il y a des gens qui défendent l'audiovisuel public.
06:34Que le président défendre l'audiovisuel public.
06:36Pardon, je n'ai pas fini, William.
06:38Mais on n'est pas d'accord.
06:39Tu me permettras quand même de finir ma phrase.
06:42Que le président les défende, ou soit un peu en défense, quant à le rapporteur qui, lui, est à l'offensive,
06:49ça ne me choque pas, outre mesure.
06:51Tu l'as vu, la commission, sur CNews.
06:55Tu as vu comment ça se passait, la commission, sur CNews ?
06:57Ce n'était pas le même genre.
06:58Je suis désolé, le rapporteur, il est là pour te poser des questions.
07:01Je suis d'accord.
07:02Et le président, il est là pour présider.
07:04En fait, le président veut jouer un rôle de deuxième rapporteur.
07:09Il a le droit de poser les questions.
07:11Il a le droit, il est en contre, en permanence.
07:13Au fond du sujet, Pascal, ce n'est même pas tant la division entre les deux.
07:17Il y a toujours un problème dégo, il y en a un qui a pris plus de la lumière que l'eau.
07:20Une commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public,
07:23je ne pensais pas que ça allait être aussi explosif et avec un degré de sensibilité tel.
07:27Mais aujourd'hui, on a l'impression qu'il n'y a rien de plus sensible dans le débat public
07:30que la question de l'audiovisuel public.
07:32Mais ça coûte 4 milliards !
07:33Non mais je sais bien !
07:34Je suis désolé de vous le dire !
07:36C'est devenu un tel problème que c'est devenu super sensible.
07:41Mais les gens, je vais vous dire, il y a 10 ans, je n'avais pas d'avis sur l'audiovisuel public.
07:45Aujourd'hui, tout le monde sait, tout le monde a un avis sur le montant.
07:48Non mais c'est devenu intéressant.
07:50Mais oui, pourquoi ?
07:51Parce que les gens voient bien que l'audiovisuel public ne remplit plus depuis des années sa mission de service public.
07:58Exactement !
07:58Et que toutes les opinions ne sont pas bien représentées à l'écran, à l'antenne.
08:03Et c'est ça qui heurte les gens.
08:04On demande aux gens de faire des efforts, on va payer tous plus d'impôts.
08:07Et de l'autre côté, c'est vrai que ça apparaît en décalage avec à la fois le mode de vie,
08:12le traitement et le fonctionnement de France Télévisions et de Radio France.
08:15Et tout le monde a bien compris aussi que ce que vient de décrire Louis se trouverait dans le rapport final de Charles Aloncle.
08:22C'est ce qui leur fait peur et j'ai le sentiment, moi, qu'ils sont de plus en plus nombreux à essayer de décrédibiliser le travail de Charles Aloncle
08:28parce qu'ils savent précisément que son rapport va être explosif.
08:32Mais bien sûr !
08:34Et Louis l'a parfaitement dit, le service public ne remplit pas sa mission de pluralisme.
08:40Donc ce n'est pas normal.
08:42Donc monsieur Aloncle, porte le fer dans la plaie.
08:46Vous êtes sûr que ça va donner des résultats ?
08:48On n'en sait rien.
08:49Mais écoutons Madame Abdoul Malak qui a été ministre de la Culture, qui justifie le coût de l'info.
08:56Écoutons là.
08:57Six heures par jour d'information nationale sur France 2, 2h30 sur TF1, c'est normal que ça coûte plus cher du coup puisqu'il y en a plus.
09:05Et c'est normal, il y a plus de documentaires, il y a plus d'investigations, il y a plus d'enquêtes.
09:09Ça fait partie de leur mission, ça fait partie de leur cahier des charges.
09:12Faire des reportages sur le terrain, ça coûte plus cher que d'avoir des panels avec des personnes qui donnent leur avis sur un plateau.
09:20mener des vérifications des sources, les revérifier.
09:24Moi j'ai des journalistes qui constamment ne publient pas d'informations s'ils ne sont pas sûrs de leur fiabilité.
09:30Tout ça prend du temps.
09:32Aurélie Filippetti s'est exprimée également, ancienne ministre de la Culture aussi, et elle a justifié l'argent.
09:37Mais elle se trompe dans ce qu'elle dit à l'instant que vous allez écouter.
09:41On va pouvoir apporter des précisions à Madame Aurélie Filippetti.
09:45France Télévisions n'est pas une entreprise en faillite.
09:47Le service public audiovisuel n'est pas un ensemble d'entreprises en faillite.
09:53Le service public, au contraire, c'est une fierté pour notre pays.
09:58C'est une fierté parce que ce sont des audiences qui marchent, ce sont des émissions qui sont de qualité et qui trouvent un public.
10:06Que ce soit la radio, la télévision, sans parler évidemment des missions à l'étranger que remplissent France Média Monde, de nos partenaires de TV5 et d'Arte.
10:16Ce que m'a dit Madame Aurélie Filippetti, hélas, ce n'est pas juste.
10:21En tout cas pour France Info.
10:22France Info est la dernière des chaînes info.
10:24France Info a 40 millions d'euros de budget.
10:27France Info, pour vous donner un exemple, hier.
10:29Hier, précisément, les gens qui nous regardent en ce moment, l'heure des pros, hier, on a fait 895 000 téléspectateurs.
10:35Téléspectateurs, c'était hier.
10:36France Info a fait 87 000.
10:38On ne peut pas dire que France Info a trouvé son public.
10:41France Info fait 10 fois moins à cette heure-ci, 20 heures.
10:45Et déjà, vous avez le journal de 20 heures.
10:46Donc, l'utilité de France Info n'est pas prouvée.
10:49C'est la dernière des chaînes d'info.
10:51Ça paye.
10:52Et c'est vous qui payez 40 millions d'euros.
10:54Ben, faisons des économies.
10:55Puisque tout le monde doit faire des économies.
10:57France Info n'a pas sa place dans le paysage.
10:59Puisque France Info n'a pas trouvé, je le répète, son public.
11:02Je n'y peux rien.
11:03Je n'y peux rien, c'est comme ça.
11:06C'est un accident industriel.
11:06Mais c'est même un accident.
11:08Donc, c'est nous qui payons.
11:09Donc, elle est bien gentille, Madame Philippetti.
11:11Alors, on peut dire 40 millions d'euros, c'est rien.
11:13On peut le dire.
11:14Effectivement, on peut le dire.
11:16Franck Riester, également, a pris la parole.
11:18Je vous propose de l'écouter.
11:20Le recours à l'argent public impose une gestion rigoureuse.
11:24Rationaliser ne signifie pas affaiblir, mais mieux cibler.
11:27Les économies doivent être structurelles et pensées dans la durée.
11:30Elles ne peuvent se faire au détriment de la qualité des contenus ou de l'indépendance des rédactions.
11:35La réforme structurelle et financière ne saurait suffire sans une exigence éditoriale et démocratique tout aussi importante.
11:41Un audiovisuel public fort se reconnaît d'abord à sa légitimité auprès des citoyens.
11:45Et il ne faut pas se mentir, une distance s'est installée entre une partie des Français et leur audiovisuel public.
11:52Cette légitimité repose sur la confiance, laquelle suppose une indépendance éditoriale incontestable, une gouvernance lisible et des missions clairement identifiées.
11:59Écoutez, je vais reprendre l'exemple de Philippe Corbet qui va diriger la rédaction de France Télévisions.
12:05Je le connais, c'est quelqu'un qui a des opinions politiques et elles se verront forcément dans le traitement de son information.
12:12Est-ce que c'est vraiment dans la mission de service public que ce matin, le responsable média de France Inter explique que c'est très bien de faire des perquisitions sur X et que en vérité, on peut parfaitement se passer de X ?
12:28Moi, si je n'avais pas X, je n'aurais pas pu me plaindre ce matin de ce qu'il avait fait.
12:32Eh oui, mais parce qu'ils ne veulent pas X.
12:35Ils veulent le couler.
12:37Mais c'est comme c'est la politique d'Emmanuel Macron.
12:40Je rappelle qu'il voulait faire un label.
12:42Un label, oui.
12:44Donc, ces gens-là ne veulent pas qu'une autre information que la leur passe.
12:48Il faut bien comprendre.
12:50Et ils se donnent tous la main pour ça.
12:51Alors là, il n'y a plus de droite, plus de gauche.
12:53Ils sont tous d'accord pour se donner la main.
12:55Non mais ça, vous avez parfaitement raison.
12:58C'est pour ça que CNews les réserves.
13:01En revanche, je ne crois pas que c'est à cause de l'argent.
13:03Rappelez-vous la commission sur le nucléaire que vous avez beaucoup suivie.
13:06Ça nous coûte beaucoup plus cher, le nucléaire.
13:07C'est beaucoup plus que 4 milliards.
13:09Ça s'est quand même passé.
13:10Il y avait une tenue.
13:12Ce n'était pas comme ça.
13:12C'est simplement parce que la télé, c'est un pouvoir énorme.
13:15C'est pour ça que ça passionne les gens.
13:17On arrive dans des années présidentielles, dans des années électorales.
13:20Et tout le monde sent bien que derrière cette question de l'information,
13:24il y a quand même aussi des enjeux politiques et des enjeux de pluralisme politique.
13:29Et manifestement, CNews également passionnent nos confrères.
13:32Puisqu'on peut lire beaucoup de choses.
13:35La plupart du temps fausses.
13:36D'ailleurs, qui sont écrites.
13:38Faut-il le préciser.
13:39Mais c'est ainsi.
13:41Les gens ont le droit d'écrire des choses fausses.
13:42On a simplement rappelé.
13:44Jean-Sfenegg.
13:44J'entends dire que le service public n'est pas en faillite, etc.
13:48Il y a quand même eu un rapport de la Cour des Comptes.
13:51On en a parlé ici.
13:52Un trou de 80 millions d'euros.
13:55Donc, moi, je veux bien entendre tout cela.
13:58Mais la réalité, elle est là.
13:59Tant que l'actionnaire paye.
14:00Il y a un rapport de la Cour des Comptes qui montre qu'il y a un énorme trou.
14:04Madame Philippetti a pris également la parole.
14:06L'idéologie d'extrême-gauche, quand elle se sent en danger, elle devient méchante.
14:10Elle est méchante dès le départ.
14:11Je te le dis tout de suite.
14:12Mais nous l'avons dit, l'information de France 2, je parle du journal, elle n'est pas contestable par ce qu'elle dit.
14:22Elle est contestable par ce qu'elle ne dit pas.
14:24Et je citais l'exemple de cette non-ingénaire.
14:28Il y a 15 jours, un peu moins, à Nice, le dimanche ce soir, il n'y avait pas un mot.
14:34Non-ingénaire violée par une personne au QTF de nationalité tunisienne, pas un mot.
14:40Pour ne pas être dans le Minnesota et à Nice en même temps.
14:45Je vous propose d'écouter Aurélie Philippetti, ancienne ministre de la Culture.
14:49Je trouve que c'était trop concentré sur la question du financement.
14:54Moi j'ai dit que quand il y avait la redevance, au moins c'était clair et lisible.
14:58Les Français savaient ce qu'ils payaient pour l'audiovisuel public.
15:00Et les entités de l'audiovisuel public avaient un budget au moins sur lequel elles pouvaient se projeter sur plusieurs années.
15:07J'ai l'impression quand même qu'en ce qui concerne l'information, en tout cas, de toute façon il y a des obligations de pluralisme.
15:14Donc dans ce qui concerne par exemple les campagnes électorales, les débats politiques, etc.
15:20Toutes les chaînes sont obligées d'avoir une égalité d'accès à tous les candidats et candidats.
15:27Après, la question c'est est-ce que les humoristes, parce qu'en fait c'est ça, est-ce que les humoristes sont d'une tendance politique plutôt que d'autres ?
15:36Vous savez, moi quand j'étais ministre, j'étais aussi la cible.
15:39J'ai aussi été la cible, on a tous été la cible.
15:43François Hollande a été une cible pour beaucoup d'humoristes.
15:46C'est jamais agréable quand on en est la cible.
15:49Mais c'est le jeu politique et démocratique aussi.
15:52Le sujet, c'est évidemment pas l'humour.
15:55Et le sujet, en revanche, c'est l'argent d'ailleurs.
15:56Il dit que c'est étonnant, on parle un peu trop d'argent.
15:58Oui, c'est de l'argent public, c'est intéressant d'ailleurs.
16:01Mais l'humour c'est aussi un sujet, parce que l'humour qui est toujours dans le même sens, c'est exactement la même chose.
16:06Mais tout est un sujet d'ailleurs.
16:07Que Philippe Corbet ait des opinions, c'est pas ça qui est grave.
16:10Ce qui est grave, c'est qu'ils ont tous la même.
16:13Et les idéorialistes.
16:15Oui, tous les gens.
16:16Et puis les magazines, vous écoutez Cache Investigation, Cache Investigation.
16:22C'est pour démonter Bernard Arnault un jour.
16:25Le lendemain, c'est un sujet sur CNews.
16:28Philippe Devilliers.
16:29Voilà, c'est expliqué que le Puy-du-Fou, c'est ou Ringard, ou Réac, ou d'extrême droite, etc.
16:36Bon, vous connaissez effectivement le prisme.
16:38C'est une instrumentalisation du service public.
16:40Bon, on va marquer une pause.
16:42Mais c'est vrai qu'il y a une question, j'ai le William Golnadel, qui, depuis le début de cette émission, nous interpelle.
16:51Il faut toujours...
16:52Est-ce que...
16:53Est-ce que oui ou non ?
16:55Est-ce que oui ou non ?
16:56Et là, le tribunal va répondre à cela.
16:59Est-ce que oui ou non, vous avez dit que vous étiez l'avocat de la CGT ?
17:03Est-ce que oui ou non ?
17:04Donc évidemment, c'est là que la...
17:06Je me suis mis dans un mauvais cas.
17:09Donc on va réécouter, parce que l'épreuve, on ne peut pas aller contre le son.
17:15Ils vont porter plainte, surtout.
17:16On ne peut pas.
17:16Ah oui, je suis Valparais.
17:17Donc je voudrais qu'avant qu'on marque cette pause, qu'on réécoute pour voir vraiment ce que vous avez dit.
17:23Écoutons.
17:24Moi, il se trouve que je suis l'avocat de la CGT de l'audiovisuel.
17:27Ah bon ?
17:28Oui.
17:28De la CGT de l'audiovisuel.
17:29CGC.
17:30Ah pardon.
17:30Vous avez dit CGT.
17:32En vérité, c'est un lapsus.
17:34Effectivement, j'aurais rêvé d'être l'avocat de la CGT.
17:38Ah bah, peut-être.
17:41On reconnaît que peut-être la CGT a plus de moyens que la CGC, allez savoir.
17:44Ah bah sûrement.
17:46Ça sûrement.
17:47Ça sûrement.
17:48C'est terrible l'inconscient.
17:49Nous revenons dans une seconde.
17:54Et nous allons revenir sur le drame de Sanary.
17:58Mais avant cela, peut-être rappeler qu'un enfant de 7 ans, à Pau, a menacé son professeur.
18:06Donc, un enfant de 7 ans menace un directeur et un employé d'une école primaire avec un couteau.
18:12À 7 ans.
18:13Donc, ça peut nous étonner.
18:16Et même ça, au-delà de cela, bien évidemment.
18:20Ce soir, nous allons apprendre des nouvelles, évidemment, de cette professeure de 60 ans qui a été agressée hier par ce jeune garçon de 14 ans.
18:32Vous voyez le sujet de Tancrede Guillotel.
18:34En garde à vue, au lendemain des faits, le jeune collégien de 14 ans est revenu sur son geste.
18:41Il a expliqué avoir poignardé sa professeure parce qu'il avait accumulé trop de haine en lui.
18:46Il lui reprochait d'avoir inscrit plusieurs incidents le concernant sur Pronote, le logiciel de la vie scolaire.
18:52Pour son meilleur ami, cela fait plusieurs jours qu'il préméditait son acte.
18:55Pendant une semaine, il avait ramené un couteau.
18:58Au début, c'était un assez gros couteau qui faisait la largeur d'un sec.
19:03Et après, il a ramené un opinel 12.
19:06Et à chaque fois, il me disait « je vais la tuer, je vais la tuer ».
19:09Sauf qu'il disait ça en rigolant.
19:11Du coup, personne n'a pris le sérieux.
19:13Un acte qui a traumatisé le personnel, les parents et les élèves du collège.
19:17Ce matin, les cours étaient suspendus.
19:19Et des cellules psychologiques ont été mises en place.
19:22Comment témoigne cet élève ?
19:23Ils m'ont posé plusieurs questions si j'allais un peu mieux,
19:28comment ça s'était passé, comment j'ai vécu ça.
19:32Je me sens déjà éventuellement mieux grâce à la cellule.
19:35Mais j'ai toujours mon cerveau qui me remet les images en tête.
19:39Une émotion, partagée par le ministre de l'éducation, Edouard Jeffrey, qui s'est rendu sur place.
19:44Je suis très ému et très en colère aussi.
19:47Parce que ce n'est pas acceptable.
19:49Et parce qu'il faut vraiment qu'on travaille collectivement et sans idéologie, sans instrumentalisation,
19:54qu'on travaille collectivement à une réponse qui nous permette d'éradiquer ce fléau de la violence interpersonnelle.
20:01Selon le procureur, la victime a subi une première intervention chirurgicale.
20:05Son état de santé est toujours jugé préoccupant.
20:08Georges Fenech, ce que je trouve extraordinaire dans ce reportage,
20:11c'est que vous avez un jeune enfant, un jeune adolescent,
20:14qui dit, voilà, cette personne disait tous les jours qu'elle allait tuer ce professeur
20:19et qu'elle avait une fois un grand couteau et puis une autre fois un opinel douze.
20:23Et que ce jeune homme s'est donc ancré manifestement dans son quotidien,
20:28il ne trouve pas ça suffisamment fou pour ou prévenir ses parents, ou prévenir le proviseur,
20:34ou prévenir pour dire, il y a quand même quelqu'un qui se balade avec un couteau comme ça.
20:39Donc, dans sa vie de tous les jours, il trouve une forme de normalité à ce qu'il entend.
20:45Il dit, non, non, c'est pour rire.
20:47Et ça, je trouve ça étonnant.
20:50On voit bien qu'il y a des défaillances au niveau de la sécurité dans les établissements.
20:55C'est pas ça que je dis, c'est encore autre chose, là.
20:57S'il y avait un lieu de parole, de prise de parole, de réception de cette parole,
21:00ce jeune aurait peut-être pu parler à quelqu'un.
21:04« Voilà ce que j'ai entendu. »
21:05Mais même lui, il considère que...
21:07C'est ça que je veux vous dire.
21:08Ce que je trouve fou, c'est que lui-même considère...
21:11Non, mais lui, c'est un jeune...
21:12Bon, je ne sais pas pourquoi il ne l'a pas signalé, mais...
21:15Moi, je regarde l'établissement.
21:18L'établissement n'est pas suffisamment sécurisé aujourd'hui.
21:22Mais non, mais ça, vous ne pourrez pas tout sécuriser.
21:23Ce jeune faisait l'objet d'une protection judiciaire de la jeunesse.
21:27Il avait convoqué deux jours...
21:29Georges, on ne parle pas de la même chose ?
21:30Non, ils se baladent avec un couteau et tout le monde trouve ça normal.
21:34Ils sont dans un discours transgressif, permanent, qui devient maintenant la norme.
21:40C'est ça le problème.
21:41Mais c'est parce que...
21:41Parce que vous ne pouvez pas se sécuriser, vous n'allez pas mettre des portiques devant
21:44tous les lisses.
21:45Mais c'est impossible, Georges.
21:46On a séduit ça pour tous les dernières, mais bien sûr.
21:50Je ne pense pas que ce soit la solution.
21:51Georges, ça c'est un pansement.
21:53Et le problème, c'est que le pansement est devenu une stratégie politique.
21:55Depuis des années, on vous explique qu'il faut mettre des portes blindées devant les
21:58salles de classe, des vidéos de protection partout, des vigiles.
22:01En réalité, le problème, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas assez de portes blindées,
22:04de vigiles ou je ne sais pas quoi.
22:05C'est parce que comment se fait-il que des jeunes, aussi jeunes, soient aussi violents
22:09et aient une envie de tuer dès qu'ils ont la moindre frustration ou le moindre problème ?
22:13Ce n'est pas tous, attention.
22:15J'ai dit D.
22:16Mais l'un n'empêche pas l'autre.
22:17Oui, le problème, c'est que politiquement, ceux qui sont en responsabilité disent
22:20« Ah ben moi, j'ai fait mon plan portes blindées, c'est bon, le sujet est réglé. »
22:24Non, il n'y a pas qui reçoit.
22:25Ah ben vous présentez.
22:27Pardon.
22:29Elisabeth Lévy.
22:30Non mais on peut penser les deux.
22:31On peut penser des mesures immédiates de protection.
22:33Mais ce que dit Louis me paraît quand même important.
22:35C'est-à-dire que tant qu'on ne réfléchit pas aux causes, on ne va pas s'en sortir.
22:39Alors, il y a des causes qui sont familiales.
22:41Ça, c'est très compliqué d'intervenir.
22:42Mais moi, j'ai une hypothèse aussi.
22:43C'est que l'excès de bienveillance dans l'éducation en général,
22:48l'excès de, comment dire, de victimisation de mes pauvres petits,
22:52on ne va pas te mettre des mauvaises notes, on ne va pas faire ceci,
22:54attention, tu es victime de tes parents, tu es victime de la société.
22:58Et je pense que la bienveillance, en fait, est une véritable maltraitance à ce stade.
23:03Vous ne pouvez pas dire que la bienveillance est une maltraitance.
23:05L'excès de bienveillance.
23:06Non, l'excès de bienveillance, non.
23:08En fait, le problème, c'est que dans le verbiage de l'éducation, l'excès de bienveillance s'est transformé en absence d'autorité.
23:13Oui.
23:14Ah ben, c'est ça.
23:14Et donc, toute manifestation de l'autorité qui apparaît comme la violence.
23:18L'autorité, c'est de la bienveillance.
23:19Oui, vous avez raison, mais en fait, je ne parle pas de cette bienveillance-là.
23:22Alors, je parle d'un excès.
23:23Vous aimez un de vos enfants, vous lui dites la vérité, les choses durent aussi.
23:27C'est pas à le respecter.
23:28C'est pas ce que fait l'éducation nationale.
23:29Écoutons quelques témoignages.
23:31Le père, par exemple, du meilleur ami du suspect.
23:33Écoutez ce témoignage.
23:34Gentil, un bon petit gamin.
23:39Il fait une connerie, quoi.
23:41Après, pour la preuve, c'est dommage.
23:43Mais pour lui aussi, il a gâché sa jeunesse, quoi.
23:47Après, on verra bien la suite que ça prend.
23:50Vous êtes choqué, quand même ?
23:52Ben oui, quand même.
23:53C'est pas tous les jours.
23:54On voit ça à la télé, mais pas en vrai, quoi.
23:56Et après, la preuve que ça arrive partout, quoi.
23:59Donc, il faut faire attention aux gamins.
24:01Peut-être plus les salarter quand on voit des signes, quoi.
24:04Et justement, des signes, est-ce que vous en avez à ce moment-là ?
24:06Non, parce qu'il était très bien, très gentil, poli, pas énervé, pas...
24:12Il était bien, quoi.
24:14C'est ça qu'on faisait, c'est incompréhensible.
24:16Il avait des soucis à la maison ?
24:17Il n'en parlait pas.
24:19Pourtant, quand il devait rentrer à l'heure, il rentrait à l'heure.
24:22Pour moi, c'était un petit qui était vraiment correct, quoi.
24:27C'est pour ça que c'est compréhensible.
24:28Dans le sujet que vous avez vu, le jeune enfant qui parlait, c'était donc le meilleur ami du suspect.
24:35Et là, c'est le père du meilleur ami, vous l'avez compris.
24:38C'est le père de l'enfant que vous avez entendu tout à l'heure.
24:41Écoutez cette fois-ci une élève qui témoigne sur cette professeure de 60 ans qui était appréciée de tous.
24:47C'est juste une prof comme une autre et elle ne méritait pas ça.
24:51Elle voulait juste faire son travail et on la poignarde à trois coups de couteau comme ça.
24:57Maintenant que j'ai appris qu'un élève a poignardé une prof à trois coups de couteau,
25:01maintenant je me sens plus trop en sécurité dans cet établissement.
25:04Alors évidemment, il y a beaucoup de gens qui sont choqués,
25:07beaucoup de mères de famille qui sont choquées,
25:08beaucoup d'enfants qui sont choqués.
25:10Écoutez cette mère de famille.
25:13Quand je suis rentrée, elle était couchée dans mon lit.
25:15Ça fait longtemps qu'elle ne dort plus avec moi, ma fille elle a 11 ans.
25:19Et elle m'a dit j'ai besoin de dormir avec toi.
25:21Elle n'a pas réussi à me quitter.
25:24Après on appelle la famille, on parle à la famille,
25:26on a besoin de nous-mêmes l'aider de son sac.
25:28Et vous n'avez pas voulu l'amener quand même ?
25:29Elle était encore ce matin un peu difficile pour elle.
25:31Elle n'a voulu rester couchée, elle n'avait pas envie de se lever.
25:35Je n'ai pas envie de la contrarier plus qu'elle ne l'ait.
25:38Toutes mes filles l'ont eu, elles sont toutes passées dans ce collège.
25:41C'était une éducatrice à l'ancienne on va dire.
25:45Elle a 60 ans, donc forcément c'est l'éducation d'avant.
25:49Mais pas méchante pour autant.
25:51Elle avait son caractère ou quoi, mais elle n'était pas méchante.
25:54Elle l'appréciait assez.
25:55Et ma deuxième qui l'a eue, elle m'a dit qu'elle était gentille avec moi.
25:58Je n'ai jamais eu de problème.
26:00Ce n'était pas une prof à problème, je n'ai jamais entendu quoi que ce soit.
26:02Le petit, ma fille le connaissait.
26:04Elle m'a dit que c'était un enfant gentil et qu'était sans problème.
26:08Voilà, on peut être n'importe qui et faire n'importe quoi malheureusement.
26:11Comme je disais tout à l'heure, c'est l'éducation des parents qui compte aussi.
26:14Il n'y a pas que l'école qui peut gérer ça.
26:17C'est à nous de faire notre travail de parents.
26:19Si on fait des enfants, c'est pour assumer aussi l'éducation que l'on leur donne.
26:23Tout simplement.
26:24Ces témoignages sont toujours intéressants et même formidables.
26:26Qu'est-ce qu'elle dit cette dame ?
26:27Elle dit que c'était un prof à l'ancienne.
26:29Elle sourit un peu, mais pas méchante, mais à l'ancienne.
26:33Elle intègre l'idée que les gens de 60 ans sont plus directifs que les gens de 30
26:38lorsqu'ils sont dans l'éducation nationale.
26:41C'est pour ça que c'est aussi...
26:42Mais pour l'autorité, c'est à l'ancienne.
26:44Exactement, bien sûr.
26:45L'autorité, c'est réellement.
26:46Mais vous avez raison.
26:48Mais c'est pour ça que chaque...
26:50Cette réalité, cette témoignage...
26:52Oui, il n'y a pas que ça sûrement, mais il y a aussi ça.
26:55Pourquoi est-ce que les jeunes profs de 30 ans sont moins autoritaires que les profs de 60 ?
26:59Mais parce que les jeunes profs de 30 ans, ils ont intégré le fait que s'ils grondent un gamin,
27:04s'ils grondent un gamin, il y a un risque que ce gamin sorte un couteau.
27:07Parce que la question qui est soulevée derrière tout cela...
27:09J'espère pas.
27:10Mais pardon, la question qui est soulevée derrière tout cela,
27:13c'est que pour un qui passe à l'acte, il y en a combien qui ont des couteaux dans leur sac ?
27:17Pourquoi est-ce que les élèves qui ont vu ce couteau dans le sac de ce gamin n'ont pas été choqués ?
27:22Et parce que ça n'est peut-être pas rare de voir des couteaux dans les sacs des élèves.
27:26La réalité, me semble-t-il, est celle-ci.
27:28Autre témoignage, Ophélie Roch, qui est régulièrement sur nos plateaux,
27:32et qui est donc une jeune femme qui est professeure de français,
27:35et vraiment, ce qu'elle a dit est très très intéressant sur la personnalité de la victime.
27:40Écoutez.
27:41Mais à chaque fois, vous voyez bien qu'on questionne toujours la personnalité de la victime.
27:46C'est-à-dire qu'on demande à savoir comment était la professeure,
27:49comment était M. Samuel Paty.
27:51C'est-à-dire comme si on essayait finalement de trouver une explication,
27:53comme s'il y avait une corrélation entre éventuellement,
27:56imaginons un professeur sévère, et des coups de couteau.
27:58Comme s'il fallait dire, oui, mais ça, ça justifie un peu ça.
28:01Non, ça ne justifie pas.
28:03Il faut arrêter de mettre sur le même plan des choses qui n'ont rien à voir ensemble.
28:05C'est-à-dire que moi, je veux bien qu'on demande aux professeurs d'avoir un travail humain.
28:11Bien sûr que c'est le cœur de notre métier,
28:12mais on l'est déjà normalement tous un peu par nature si on fait ce métier-là.
28:15Donc qu'on essaye à chaque fois qu'il y a un souci,
28:17toujours cette petite mélodie de oui, mais peut-être que si on creuse.
28:21Non, il n'y a pas de oui.
28:22C'est la culture de l'excuse ?
28:23Oui, là oui, clairement oui.
28:24On en est à un point où il y a des collègues qui disent,
28:27allez, moi je lâche l'affaire, parce que j'en ai ras-le-bol de devoir à chaque fois
28:30me battre contre les enfants, me battre contre les parents,
28:32me battre contre la direction qui veut savoir si pourquoi cet élève qui allait en heure d'école,
28:36c'était bien justifié.
28:37Vous ne voulez pas qu'on puisse exercer notre métier d'enseignant à temps plein ?
28:41Eh bien, on va faire comme on peut et on va laisser ce raz-de-marée s'installer.
28:46Donc oui, c'est grave, mais en même temps, je comprends que des gens qui ont,
28:49surtout les professeurs qui parfois en effet, ça fait 40 ans qu'ils enseignent,
28:53mais ils n'ont plus envie maintenant.
28:54Ils n'ont plus envie parce que clairement, vous avez les mains liées en permanence
28:58et à un moment, on essaie juste de se protéger pour ne pas prendre trop de cours.
29:01Ça aussi, c'est un témoignage formidable parce que c'est un témoignage du réel, du terrain.
29:05Alors, vous pouvez peut-être écouter, vous écoutez sans doute d'ailleurs,
29:09et si on en parlait, l'émission formidable de Marie-Estelle Dupont et de Romain Desarbres
29:13sur l'antenne d'Europe 1 tous les jours.
29:15Et aujourd'hui, Marie-Estelle était l'invité de Christine Kelly entre 11h30 et 13h
29:21pour évoquer la santé mentale de ces jeunes gens.
29:25Et elle en parle souvent et depuis de nombreuses années.
29:29Et elle a tiré le signal d'alarme il y a plusieurs mois de cela.
29:33Écoutez Marie-Estelle Dupont.
29:35C'est des jeunes qui sont dans un environnement,
29:39et c'est là que je remets toujours la responsabilité sur les adultes,
29:42ils sont manifestement dans un environnement collectif ou privé
29:46qui ne répond pas aux besoins développementaux de l'enfant.
29:49Et l'immense erreur qu'on a fait pendant le Covid,
29:52et dont on paye aujourd'hui le prix en termes de santé mentale,
29:55c'est qu'on a cru qu'on allait pouvoir appliquer les mêmes mesures à des adultes
29:58et à des jeunes qui étaient en train de construire leurs compétences sociales.
30:01Donc ces jeunes qui se sont désocialisés, qui ont perdu leur empathie,
30:05ont aussi été incités à plus de violence.
30:07C'est pour ça qu'aujourd'hui la violence explose.
30:09Donc on a beaucoup de facteurs,
30:11mais depuis 40 ans la destruction de l'autorité et des cadres
30:13a évidemment favorisé le passage à l'acte,
30:16puisqu'il y a aussi une impunité qui est un encouragement.
30:19Les parents ont été pris dans des injonctions paradoxales très culpabilisantes.
30:22C'est-à-dire qu'à force de leur dire qu'il est interdit d'interdire,
30:24on leur a dit faites des enfants sans exercer d'autorité.
30:28Mais l'interdit est un dû à l'enfant qui vient au monde.
30:30C'est-à-dire que pour moi, la violence, l'humiliation,
30:33comme moi j'en ai vécu, c'est une maltraitance,
30:35mais l'absence de limite c'est une autre maltraitance.
30:37On doit l'interdit à l'enfant.
30:39Donc il y a des parents qui n'osent plus exercer leur autorité
30:41parce qu'ils ont mal compris, peut-être que l'éducation bienveillante
30:44était un moment nécessaire de la compréhension de la pédagogie
30:47pour sortir de la pédagogie par l'humiliation et par les coups de ceinture,
30:51mais qu'il y a des parents qui l'ont mal compris ou qui se sont sentis culpabilisés et complexés
30:55de poser des limites fermes.
30:58Il y a un témoignage de la famille de cette professeure
31:01qui a dit notre famille est plongée dans l'angoisse et dans l'attente.
31:03Le pronostic vital est toujours engagé pour cinq jours.
31:05Personne ne mérite de vivre ça dans l'exercice de son métier.
31:08Notre famille vit actuellement un drame et nous demandons à la presse et aux médias,
31:11quel que soit le titre, de respecter notre détresse
31:13et par conséquent de laisser tous les membres de notre famille et de notre entourage tranquilles.
31:18Nous ne souhaitons pas réagir publiquement pour le moment
31:20et si nous changeons d'avis, cela doit être lorsque nous le jugerons nécessaire et opportun.
31:24Ce communiqué sera pour le moment notre seule parole publique.
31:28Nous entendrons évidemment la parole de cette famille de l'enseignante
31:31et nous lui adressons toute notre compense,
31:35toute notre tendresse et évidemment tous nos pensées.
31:39Voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet ce soir,
31:42sauf si vous avez quelque chose à ajouter avant de parler d'un autre sujet
31:47qui est le refus d'obtempérer.
31:49Il y a eu encore deux refus d'obtempérer aujourd'hui,
31:51l'un à Villeurbanne dans le Rhône et le second à Saint-Mandé.
31:54Mais ce que je retiens de la journée, c'est le sondage.
31:57Parce que le sondage il est absolument formidable.
31:59Ce que veulent les Français, et les Français on ne les écoute pas souvent.
32:0286% des Français, c'est pas rien quand même,
32:0586% des Français veulent que le refus d'obtempérer passe par la case prison.
32:13Quel que soit le refus d'obtempérer.
32:15Et c'est normal parce que plus de 86% des Français ne seront jamais concernés par un refus d'obtempérer.
32:2199,99%.
32:23Mais faut-il condamner à des peines de prison ferme ?
32:26A gauche, 78%.
32:28Malheureusement, j'aurai été présidentielle, 90%.
32:30A droite, 93%.
32:31DRN et Reconquête, 93%.
32:34Donc c'est quand même extraordinaire ce sondage.
32:37Et je vous ai demandé cet après-midi une question.
32:41J'espère que vous avez travaillé depuis.
32:42Parce que ce n'est pas clair tout à l'heure la réponse.
32:44Je n'ai pas travaillé depuis.
32:45Combien de refus ?
32:46Pourquoi voulez-vous que je travaille depuis ?
32:48Mais je voudrais savoir...
32:49Il y a un délit qui est puni de deux ans d'emprisonnement.
32:51Mais je voudrais savoir, en France, combien y a-t-il eu de refus d'obtempérer
32:55qui ont été sanctionnés par des jours de prison ?
32:58Ça, je n'en sais rien.
32:59Moi, je voudrais savoir.
32:59Je ne suis même pas certain qu'il y ait des statistiques là-dessus.
33:02Pourquoi il n'y a pas de statistiques ?
33:03Je ne crois pas qu'il y en ait.
33:04Je pense que...
33:05Non, il n'y en a pas.
33:07Il n'y en a pas.
33:07Ce qu'il faut savoir, c'est qu'il y a un refus d'obtempérer toutes les 20 minutes,
33:11que la loi prévoit deux ans fermes, mais que les juges n'appliquent pas cette...
33:14Mais je voudrais savoir précisément combien ?
33:17Je voudrais savoir...
33:18D'abord, je voudrais savoir combien de gens sont passés...
33:21On sait combien qui a de refus d'obtempérer, combien qui ont été jugés, mais de là...
33:25C'est un délit ?
33:26C'est un délit, bien sûr.
33:27Ce n'est pas un crime.
33:28Ah non.
33:29Des gens vont peut-être le criminaliser.
33:31Pourquoi il y a un crime qui est convaincu ?
33:32Sur une circonstance aggravante de mise en danger d'autrui, ça peut jusqu'à 7 ans.
33:36Mais c'est là qu'on diffère.
33:38Pourquoi il ne faut pas le criminaliser, selon vous ?
33:40Non, mais je pose la question.
33:41Parce qu'il faut quand même une hiérarchie dans la gravité des infractions.
33:45Ah, vous trouvez que de vouloir traîner quelqu'un sur 100 mètres...
33:48Non, c'est pas ça, c'est pas le refus d'obtempérer.
33:51Là, c'est véritablement une violence sur agents de la force publique.
33:55Et ça a été mal jugé.
33:56Je vois l'affaire dans laquelle vous faites référence.
33:58Il s'est terminé par 50 heures d'intérêt de travail.
34:0135 heures.
34:02Donc c'est un problème d'application, de fermeté d'application de la loi.
34:06Je voudrais quand même des statistiques.
34:07J'ai le William.
34:08Il n'y en a pas.
34:09Je ne peux qu'approuver ce que vient de dire Georges.
34:11C'est pas la peine de durcir l'arsenal judiciaire.
34:16Il faut simplement que les juges...
34:18Appliquent.
34:19Veuillent bien appliquer ce qu'il y a déjà.
34:21Je vous assure que ce n'est pas la peine de changer la loi là-dessus.
34:24Ce que je voudrais changer, moi, j'en parlais hier par contre, c'est qu'il y ait une présomption, encore une fois, d'innocence pour un policier qui tue quelqu'un ou qui blesse quelqu'un qui a refusé d'obtempérer.
34:40C'est pas la même chose.
34:41Ça, c'est pas dans l'arsenal.
34:43Oui, il faut renverser à charge de la preuve.
34:44Oui, exactement.
34:45Mais Laurent Nunez dit que le gouvernement souhaite le mettre à l'ordre du jour du Parlement.
34:50Ça a été rejeté il y a quelques semaines.
34:51Mais le gouvernement a dit qu'il souhaitait le remettre à l'agenda, donc Laurent Nunez dit qu'il y est favorable.
34:56Après avoir dit qu'il n'en voulait pas.
34:57Non, mais moi, ce que je trouve dramatique sur ce sujet, vous parlez du vrai sujet.
35:01La présomption de légitime défense, ça inverse tout.
35:03Et en fait, c'est beaucoup plus puissant que le simple fait.
35:05Absolument pas.
35:06Mais il y a plein de gens qui sont d'accord.
35:08Tout le monde déplore les refus d'obtempérer.
35:10Mais les députés, quand il faut voter, ce genre de textes sont mis en minorité.
35:14Et les mesures ne sont pas votées.
35:15Écoutez Axel Ronde.
35:17Axel Ronde est policier, syndicat police, CFTC.
35:20Écoutez ce qu'il dit.
35:21On voit bien qu'il y a quand même une explosion de ces refus d'obtempérer.
35:25Malgré que maintenant, on prend en charge ces véhicules.
35:28Malgré qu'on va essayer d'interpeller ces individus.
35:32Mais on voit bien que ces personnes prennent tous les risques possibles et imaginables.
35:35Et maintenant, utilisent leurs véhicules comme une véritable arme par destination.
35:40Enfin, il y en a marre.
35:41On n'est pas là pour se faire laminer.
35:44On n'est pas là pour se faire tuer.
35:46On va attendre un drame, encore une fois, pour après pleurer et dire que plus jamais ça,
35:50plus jamais c'est drame, plus jamais un policier qui va mourir.
35:53Non, on le sait très bien.
35:54Malheureusement, nous demandons des actes concrets au niveau de la justice,
35:58qu'elle prenne aussi ses responsabilités.
36:01Mais même vous, vous êtes faible.
36:03Je suis désolé, moi je le criminalise.
36:05Refus d'obtempérer, je suis désolé.
36:07C'est trop grave.
36:08Il y en a 28 000.
36:09Vous ne voulez rien changer en fait.
36:11En fait, vous ne voulez jamais rien changer.
36:14C'est normal.
36:15Sur tous les sujets, vous ne voulez rien changer.
36:17Un crime, c'est un crime.
36:18Un délit, c'est un délit.
36:19Le refus d'obtempérer, c'est je ne m'arrête pas.
36:22Mais c'est pas celui-là.
36:23Alors que la police me demande d'arrêter.
36:24Je fonce sur un policier.
36:25Ça, c'est autre chose.
36:26Ah, je fonce, la voiture est une arme.
36:29Là, ça devient criminel.
36:30Là, c'est autre chose.
36:31On ne parle pas de la même chose.
36:33On préfère que les juges soient durs avec les délits, qu'ils soient doux avec les crimes.
36:37Oui.
36:38En gros, c'est ça.
36:39Bon, on va ouvrir le chapitre politique.
36:42Extraordinaire, ce que j'ai appris.
36:44Les députés de la Commission...
36:46Alors ça, par exemple, aucune info, vous le verrez nulle part.
36:49Les députés de la Commission des lois sont favorables au vote des étrangers non ressortissants de l'Union Européenne lors des élections municipales.
36:56Vous l'avez vu ?
36:57Oui, bien sûr.
36:58Mais il n'y a pas de grand remplacement.
36:59Le texte a été approuvé ce mercredi en commission avant d'être débattu par les parlementaires.
37:03Réunis en Commission des lois ce mercredi 4 février, les députés ont voté en faveur de la proposition de loi visant à accorder le droit de vote aux étrangers non ressortissants de l'Union Européenne lors des élections municipales.
37:12Mais c'est quoi cette Commission des lois ? C'est qui ?
37:15La Commission des lois.
37:16C'est la Commission des lois plus importante de l'Assemblée Nationale.
37:19C'est la plus importante de l'Assemblée Nationale.
37:21Mais ça veut dire quoi ?
37:22Mais qui la compose ?
37:25C'est la prestigieuse, c'est censé...
37:26Donc les macronistes ont voté ?
37:27C'est le député le plus haut du spectre.
37:28Donc ça veut dire que les macronistes ont voté pour ça ?
37:30Non, ils sont contre.
37:32Mais alors pourquoi ? Qui a voté ?
37:34Vous savez que la composition des écologistes, des filles, etc.
37:38Le parti socialiste.
37:39Les commissions ne sont pas exactement...
37:40Les socialistes, et voilà.
37:42Oui, mais alors elles ne sont pas représentatives de l'Assemblée.
37:44Si, elles sont représentatives, bien sûr.
37:46Mais il y a une majorité pour voter ça ?
37:48Tous les membres n'étaient pas forcément présents au moment du vote.
37:51Ah oui, en plus, ils avaient piscine.
37:52Ce qui fait que la gauche a pu être majoritaire à ce moment-là.
37:54Ah, ils avaient piscine.
37:55Donc on peut...
37:56Non mais enfin, c'est pas...
37:57Franchement, c'est un monsieur le prince.
37:59La gauche était à la recherche d'électeurs.
38:01Moi, ce qui me gêne énormément dans cette histoire...
38:03Moi, j'étais déjà gêné par le fait qu'on accorde le droit de vote à des citoyens de l'Union Européenne.
38:07Mais vous avez parfaitement raison.
38:08Aux élections municipales.
38:09Pour moi, le vote est lié à la nationalité.
38:11Vous avez parfaitement raison.
38:13Non mais il y a un autre argument.
38:14Mais pardonnez-moi, 80% des gens...
38:16Je n'ai pas de sondage à vous proposer ce soir, mais 80% des gens pensent avec vous.
38:20Mais moi, si demain, j'allais habiter à Madrid, jamais je me dirais, j'ai un droit à voter aux élections.
38:25Mais ça rejoint ce que dit notre ami Gilles Williams, c'est-à-dire pour l'autre.
38:30Quelle est votre expression ?
38:31La préférence pour l'autre.
38:33La d'élection pour l'altérité, vous choisissez.
38:35Le parti de l'autre, disait Alain Fécault.
38:36Georges Fénec.
38:37Il y a une énorme difficulté, c'est qu'effectivement, la citoyenneté, Pascal, le droit de vote, c'est lié à la citoyenneté.
38:44On lui dit, ah mais non, c'est local, c'est bon, ils vivent, voilà, ils ont le droit de...
38:48Mais en fait, quand vous élisez un élu municipal, un maire, celui-ci va voter pour les sénatoriales.
38:55Il y aura des conséquences sur la politique nationale.
38:58Donc vous laissez entre les mains d'étrangers, c'est pas discriminant ce que je dis, c'est un fait, le destin d'un pays.
39:05C'est peut-être même un argument pour le...
39:0814 pays européens ont ouvert le droit de vote lors des élections municipales aux étrangers non ressortissants de l'UE.
39:14Vous vous rendez compte ?
39:1514 pays, l'Irlande, la Belgique, la Suède, l'Espagne et même la Hongrie.
39:20Non mais en France, ça se crée dans un contexte encore plus particulier.
39:23Parce que la question qui va se poser bientôt, c'est quels avantages auront les Français dans leur propre pays par rapport aux étrangers ?
39:30Parce que je vous rappelle quand même qu'en France, il y a cette spécificité qui s'appelle l'AME,
39:35qui est un avantage accordé aux étrangers dont ne bénéficient pas les Français.
39:38Parce que les Français cotisent pour la sécurité sociale, ils payent des cotisations, ils payent des taxes sur chaque boîte de médicaments.
39:45Les étrangers en situation régulière ne le font pas.
39:48On nous dit maintenant que les étrangers en situation régulière vont pouvoir voter.
39:52Quel avantage y aura-t-il en France à être Français ?
39:55Il y en a de moins en moins, on est obligé de le constater.
39:57Mais on pourrait, là encore, la bulle médiatique, c'est un sujet que je trouve vraiment très intéressant,
40:04qui pourrait faire l'objet, pourquoi pas, d'un éditorial, sur le service public ou ailleurs.
40:08Personne ne parle de ça.
40:09Alors ça n'ira pas jusqu'au bout quand même, rassurez-moi.
40:11Non, parce qu'il faut un référendum.
40:13Là, il faut un référendum pour ça ?
40:14Mais c'est une réforme de la Constitution.
40:16Non.
40:16Le droit de vote est attaché à la citoyenneté.
40:18Non mais c'est municipal.
40:20Non, non, non.
40:20Pour les élections locales et différents forgés, il faudra un référendum.
40:24Mais pas là-dessus.
40:25C'est déjà dit.
40:26Pardon, c'est déjà le prix.
40:27Mais oui, il y a un lieu, c'est différent.
40:30Non mais non, l'UE, c'est pas différent.
40:32L'UE, c'est pas...
40:33Mais non, mais justement...
40:34Il faudra un référendum, c'est obligatoire.
40:35Pardon, Jean-Jean.
40:36Mais pas pour...
40:37Vérifiez.
40:38J'ai vérifié.
40:39Demandez à la régie.
40:40Non mais...
40:41La régie, c'est le couïd.
40:45Ça ne peut rentrer en application qu'une fois que ça modifie la Constitution par voie référendum.
40:51Pardonnez-moi, mais puisque cette commission des lois n'envisage pas cela, cher...
40:56Mais à partir du moment où c'est voté par l'Allemagne...
40:58C'est pour les municipales, vous dites, je ne sais pas pour...
41:01Je voulais participer d'abord, je pense que c'est un argument pour le Conseil constitutionnel qui, pour une fois, pourrait nous protéger.
41:08Parce que c'est effectivement contraire, à mon avis, à des principes constitutionnels.
41:13Que des étrangers votent, ça a déjà...
41:15Mais il y a une chose qui est frappante là-dedans, c'est qu'on nous enquiquine toute la journée, on dit la préférence nationale, c'est pas bien.
41:24La préférence nationale, la première, c'est le vote, justement.
41:28Et c'est tout à fait vrai, s'il n'y a pas de préférence nationale, il n'y a plus de nation, tout simplement.
41:34Mais par contre, c'est quelqu'un qui vous a...
41:38Parce que vous dites, les médias n'en parlent pas, mais honnêtement, soit vous épluchez tout à fait ce qui se passe à l'Assemblée, soit quelqu'un vous a prévenu, cher Pascal.
41:46Non, pas du tout, je suis en train de lire, parce qu'il y a quelqu'un qui me dit...
41:49Quand tu t'es excusé, Georges, quand tu t'es excusé de ne pas...
41:54Il ne voulait surtout pas discriminer entre les Français et les étrangers.
41:59Le droit de vote, la préférence nationale, c'est la discrimination la plus sacrée, qui soit.
42:06Que le Français ait des droits que les étrangers n'ont pas.
42:10Sinon, il n'y a pas de France.
42:11Sinon, il n'y a plus de pays.
42:12Il n'y a pas de pays.
42:13Comme il ne nous reste pas beaucoup de temps, vous préférez parler de Marine Le Pen ou de l'affaire Epstein ?
42:17Je préfère Epstein.
42:18Bon, alors on va parler de l'affaire Epstein, on va recevoir Gauthier Lebray.
42:22Il y a un rapport ?
42:22Il est là ?
42:23Non, il n'y en a pas.
42:24Il n'y a pas d'informations.
42:26Donc, on peut peut-être commencer par écouter Jack Lang.
42:29Écouter ce matin...
42:31Parce que Jack Lang est cité, manifestement.
42:33De nombreuses reprises.
42:34Oui, mais il est...
42:35Ah bah oui.
42:37Alors, l'ancien...
42:38Donc, il a affirmé qu'il connaissait Jeffrey Epstein comme un homme passionné d'art,
42:42charmant, assurant qu'aussitôt la nature criminelle de l'homme révélé,
42:45toute relation a été interrompue.
42:47Il se défend, expliquant qu'il ne demandait pas leur extrait de naissance
42:50ou leur casier judiciaire aux gens qu'il rencontrait.
42:53Et en 2019, il a invité M. Epstein aux 30 ans de la pyramide du Louvre.
42:59Les emails révèlent une vraie proximité entre eux.
43:02Et puis, il y avait également des échanges avec sa fille.
43:04Alors, je vous propose d'écouter Jack Lang.
43:05D'abord, je ne l'ai pas connu comme prédateur sexuel.
43:09Je l'ai connu quand il était assez proche de Woody Allen.
43:14C'est un homme qui, il faut le dire,
43:17aujourd'hui, on a tendance à le...
43:19Pour des raisons justifiées,
43:21les crimes qu'il a commis, qui ont été révélés ultérieurement,
43:24on a tendance à oublier que cet homme était un homme...
43:29Que j'ai connu, en tout cas.
43:31Un homme cultivé, passionné d'art, passionné de culture.
43:34Bon, ce n'est pas vraiment le sujet, d'ailleurs,
43:36qu'il soit passionné d'art ou de culture.
43:38Ça ne me paraît pas vraiment le sujet.
43:39Mais en revanche, je vous propose de l'écouter une deuxième fois, Jack Lang.
43:43Mais la générosité, ça existe.
43:45En soi, merde, pardon, excusez-moi de vous le dire.
43:48Vous lisez l'histoire.
43:49Le problème, c'est que vous, normal,
43:50c'est votre boulot,
43:51vous lisez les choses avec les lunettes
43:53de ce qu'on sait aujourd'hui
43:55des crimes abominables.
43:57Laissez-moi répondre, s'il vous plaît.
43:58Mais même sans ces crimes.
43:59Non, non, non.
43:59Qu'est-ce qui justifie cette générosité ?
44:01La générosité s'agisse dans la vie.
44:03Et moi-même, je le suis par tempérament.
44:05Et j'ai la chance de connaître des gens généreux
44:07avec qui nous échangeons,
44:09nous travaillons ensemble.
44:10Pour autant, ils ne sont pas des pédos criminels.
44:12Je ne comprends pas en quoi
44:14la gentillesse de ce monsieur,
44:16il était gentil,
44:17il était courtois,
44:18il était aimable,
44:19pas seulement avec moi,
44:20avec beaucoup de gens.
44:21Je ne crains rien.
44:22Je me sens blanc comme neige.
44:24Bon, Jack Lang,
44:26il a reconnu avoir personnellement sollicité
44:28le financier pour 57 000 dollars
44:29versé à une association de proches
44:31pour un film sur les années Langues Mitterrand.
44:33C'est moi, a-t-il admis.
44:34Solliciter un mécène,
44:35ce n'est quand même pas un délit.
44:37En 2015,
44:39lui et son épouse
44:40se sont rapprochés de Epstein
44:41pour lui soumettre l'idée
44:42d'acheter un riad de ses amis
44:44à Marrakech
44:45pour près de 5 millions et demi.
44:47Mais il assure qu'il n'y a pas eu
44:48de contrepartie.
44:49J'ai été seulement un messager.
44:51Basta, dit-il.
44:52Monsieur Epstein,
44:53il n'attendait rien de ma part.
44:54Et sa fille est l'émissionnerie.
44:55En réalité, je ne veux pas du tout
44:57jeter le discrédit sur M. Langues.
45:01J'observe simplement
45:01que le journal Libération
45:02est beaucoup moins intéressé
45:04aujourd'hui par M. Langues
45:06qu'il ne l'était il y a quelques mois
45:08par rapport à Trump.
45:10Il espérait beaucoup
45:11qu'on trouve beaucoup de choses
45:12contre Trump
45:13dans les Epstein files.
45:15Il parle de Langues.
45:17Pas beaucoup.
45:18Pas beaucoup.
45:19C'est normal.
45:20Libération a publié
45:22l'appel de Jack Langues
45:24en faveur de la pédophilie.
45:26Donc, il y a 30 ans.
45:28Donc, ils ne sont pas...
45:28Il n'y a plus de 30 ans.
45:30Et alors ?
45:30Les gens qui sont là
45:31ont plus grand-chose d'accord.
45:33Attendez, Pascal.
45:33Il y a quand même des faits.
45:34Non, mais vous avez parfaitement raison.
45:35Attendez.
45:35Vous avez parfaitement raison.
45:36C'est tout.
45:37Bien sûr.
45:37C'était il y a 50 ans.
45:39Pascal, il y a quand même des réalités.
45:40Jack Lang savait
45:41qu'il avait été condamné
45:41pour des faits de pédocriminalité.
45:43Et ils ont continué à se voir
45:44jusqu'à trois semaines
45:45avant l'interpellation
45:46de Epstein aux Etats-Unis.
45:48Donc, dire...
45:49Moi, je n'étais au courant de rien.
45:51La condamnation,
45:52elle était déjà publique.
45:54Il avait été en prison.
45:56C'était plus que public.
45:57Il avait fait de la prison.
45:59Il y a un mystère
45:59qui entoure la mort d'Epstein.
46:01Puisqu'officiellement,
46:02il s'est suicidé.
46:03Pour ça, M. Langues,
46:04je pense qu'il y est pour rien.
46:05Oui.
46:06Mais sa fille est bénéficiaire
46:07du testament d'Epstein.
46:08Elle fait partie des 50 personnes
46:10qui sont bénéficiaires
46:11du testament d'Epstein.
46:12Pourquoi Caroline Langues ?
46:16Quel rôle a-t-elle joué ?
46:18C'est la fille de Jack Langues.
46:19Elle a annoncé ce lundi
46:20démissionner de son poste
46:21de déléguée générale
46:22du syndicat de la production indépendante
46:24à la suite des révélations
46:25de Mediapart
46:26sur ce lien d'intérêt passé
46:27avec le criminel.
46:28Elle avait créé une société
46:29aux îles Vierges
46:30avec Epstein.
46:32Epstein a versé tous les fonds.
46:34Elle, elle avait du capital intellectuel
46:35dans cette société.
46:37Et donc, voilà.
46:38Ils ont travaillé ensemble.
46:41Après, les conséquences de tout ça,
46:43je ne les connais pas.
46:43Mais sa fille a refusé
46:46les 5 millions de dollars
46:47qu'il voulait lui léguer
46:48selon son testament.
46:50Donc, ça montre quand même
46:51une proximité très grande
46:53quand tu vas donner
46:545 millions de dollars.
46:56Alors, elle a refusé.
46:57Bon, je ne sais pas pourquoi
46:58elle a refusé d'ailleurs.
46:58C'était le testament
46:59qu'il a laissé quelques heures
47:01avant de se prendre
47:02ou de mourir en tout cas.
47:03Donc, manifestement,
47:04il y avait une proximité.
47:05Mais moi, je vous ai entendu hier
47:06et j'ai trouvé que vous faisiez preuve
47:07d'une prudence de bonne loi.
47:09Vous avez rappelé à plusieurs reprises
47:10que ce n'est pas parce qu'on était cités
47:12dans ces millions de pages
47:14qu'on était même coupables
47:16de quoi que ce soit.
47:17Et notre discussion
47:18me fait penser
47:19qu'en réalité,
47:21je déteste cette transparence
47:23comme ça,
47:23où on jette dans le public
47:24des documents
47:25qu'on n'est pas vraiment capable,
47:26nous, même,
47:27d'analyser un par un,
47:29de savoir exactement qui quoi.
47:30Je pense que ça aurait dû
47:31être transmis à la justice.
47:32Il est 20h58
47:34et notre ami Gauthier Lebrêtre
47:35est là
47:36et je le salue.
47:37Ce soir, le programme, Gauthier.
47:39Dans un instant,
47:39l'heure interne de 100% politique,
47:40on va revenir sur cette journée
47:41de très vives tensions
47:42entre l'Iran et les Etats-Unis
47:44puisqu'il devait y avoir
47:44une rencontre à Oman vendredi.
47:46Il n'y aura pas de rencontre
47:47puisqu'il y a un drone iranien
47:49qui a ciblé un bateau américain
47:51et qui a été ensuite abattu
47:52par les Américains.
47:53Et puis à 22h,
47:54on parlera d'Emmanuel Macron.
47:55Il était avec des lycéens
47:56et au cours de cet échange
47:58avec les lycéens,
47:58il a dit qu'il était très fier
47:59de ce qu'il avait fait
48:00et qu'il était très fier
48:01de son bilan.
48:02Et donc, on se posera la question,
48:03le président de la République
48:03a-t-il raison d'être fier de lui,
48:06d'être content de lui-même ?
48:07C'est ça qui peut-être
48:08est le plus agaçant.
48:10Mais il n'est pas le seul d'ailleurs
48:12d'avoir une lucidité
48:14sur ce qui a été fait.
48:16Et malheureusement,
48:18le bilan est catastrophique.
48:21Lui, il est très fier du bilan.
48:23Est-ce qu'il est vraiment fier ?
48:25Il n'est qu'à des jeunes.
48:26Je ne vois pas le président dire
48:28que j'ai honte de tout ce que j'ai dit.
48:29Non, mais vous pouvez dire
48:32qu'il y a un sentiment d'inachevé,
48:34que la dissolution n'a pas permis
48:38d'aller au bout de là
48:39où il voulait aller,
48:40que la réforme de retraite,
48:42il l'a mal vécu,
48:43que l'argent public
48:45qui est dépensé trop,
48:48il n'a pas réussi à réformer l'État,
48:49que la dette est abyssale
48:51et que ça l'ennuie.
48:52Bon, il pourrait dire ça.
48:53Mais ça serait un autre.
48:55Il est 21h.
48:56Mickaël Dosantos.
48:58Bonsoir, Pascal.
48:59Bonsoir à tous.
49:00Après le cambriolage spectaculaire
49:02d'octobre dernier,
49:03le musée du Louvre
49:04donne des nouvelles
49:05de la couronne de génie.
49:06Dans un communiqué,
49:07la direction précise
49:08qu'elle va pouvoir être restaurée
49:10à l'identique
49:11après avoir été endommagée.
49:12Les voleurs l'avaient laissée tomber
49:14en quittant les lieux.
49:16Elle avait quelque peu été déformée.
49:18C'est une information CNews.
49:20Un nouveau refus d'obtempéré
49:21a eu lieu hier soir
49:22en Seine-Saint-Denis.
49:23Le véhicule avait été repéré
49:25par des policiers
49:26dans une station essence
49:27à Pantin.
49:28Les individus,
49:29décrits comme agités,
49:30avaient alors pris la fuite.
49:31Pris en chasse,
49:32la voiture a fini sa course
49:33dans un terre-plein
49:34quelques kilomètres plus loin
49:35à Drancy.
49:36Trois hommes ont été interpellés,
49:38dont le conducteur
49:39qui avait tenté de s'échapper
49:40après avoir été menotté.
49:42Dans le coffre,
49:43on avait retrouvé
49:44des gants,
49:44des bonnets
49:45et une arme de poing
49:46de type Glock.
49:47Et puis pour terminer,
49:48à l'international,
49:49les négociations
49:50sur le nucléaire iranien
49:52sont compromises.
49:53D'après le site américain Axios,
49:55les autorités américaines
49:56auraient indiqué
49:56qu'elles n'acceptaient pas
49:57de modifier le lieu
49:59et le format des pourparlers
50:00prévus vendredi à Oman.
50:02En marge de ces négociations,
50:03le président Trump
50:04a déclaré
50:05que l'ayatollah Khomeini
50:06devrait se faire
50:07beaucoup de soucis
50:08dans une interview
50:09accordée
50:10à nos confrères
50:11américains d'NBC.
50:13Deux journaux
50:13pour terminer causeurs.
50:15Affaire Aldura
50:1525 ans après
50:16qui a tué la vérité
50:17et c'est le journal
50:18d'Elisabeth Lévy.
50:19Je vous le recommande.
50:20C'est encore le service public.
50:22Oui, c'est encore France Télé.
50:23Bien sûr.
50:24C'est une interview
50:24couverte à France Télé.
50:25Bien sûr.
50:26Et puis,
50:27JD News,
50:28audiovisuel public,
50:29l'homme qui valait
50:304 milliards,
50:31c'est Charles Aloncle.
50:32Et c'est vrai que
50:33Charles Aloncle
50:33prend souvent le meilleur
50:35sur le président
50:36Patrier-Laituse
50:37dans cette commission
50:38qui, d'une certaine manière,
50:41incarne une sorte
50:41d'allégorie
50:42du naufrage
50:43macronien.
50:44Monsieur Patrier,
50:45je le vois toujours
50:46en difficulté,
50:47il paraît,
50:49comment dire,
50:49comme en panique,
50:50comme si l'Aïsberg
50:51allait arriver devant lui.
50:52Donc,
50:53effectivement,
50:54c'est vrai,
50:56je trouve qu'il a l'air
50:57paniqué.
50:58Et pendant ce temps,
50:58le capitaine dit
50:59tout va bien.
50:59Ça, c'est Emmanuel Macron.
51:00Et l'orchestre joue.
51:01Et l'orchestre joue.
51:02Tout va bien.
51:03Donc,
51:03c'est une allégorie
51:04du naufrage macronien.
51:07Nous sommes tout à fait d'accord.
51:08Nous nous quittons
51:09non sans vous donner
51:10effectivement
51:11ceux qui ont participé
51:13à cette émission.
51:14C'est un peu comme
51:14au théâtre ce soir.
51:15Vous savez,
51:16dans le temps,
51:16la pièce que nous avons eu
51:17le bonheur,
51:18etc.
51:19Mickaël était à la réalisation,
51:21Mathieu était à la vision.
51:22Merci à Guillaume Marceau.
51:23On participait à l'émission
51:24Benjamin Aneau,
51:25Lucas Consalves,
51:28et Cyprien Gauillon
51:29qui est le nouvel arrivé
51:31dans notre petite équipe.
51:32Je pense que vous
51:33t'auriez redonné nos mots.
51:36Il y avait William,
51:37il y avait Gilles William
51:38et Colnadel.
51:39Et il y avait aussi
51:40Gilles William
51:41et Colnadel.
51:43Mais c'était vraiment
51:44au théâtre ce soir.
51:44Vous n'avez pas connu ça.
51:45La pièce que nous avons eu
51:46le bonheur de jouer
51:47était avec Jean-Pierre.
51:49Les gens applaudissaient.
51:50Les décors sont de Roger Hart.
51:51Les gens applaudissaient.
51:52Les costumes de Donald Caldwell.
51:54Les gens applaudissaient.
51:55Nous serons encore là demain.
52:00Et pour le moment,
52:00c'est Gauthier.
52:01A demain matin.
52:02Sous-titrage Société Radio-Canada
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