- il y a 6 semaines
- #hdpros
Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:00Bonjour à tous et bienvenue sur Europe 1 de 9h à 10h pour l'heure des pros et sur CNU jusqu'à 10h30.
00:00:08Comme en 2012 avec Dominique Strauss-Kahn, comme en 2017 avec François Fillon,
00:00:12l'élection présidentielle de 2027 sera percutée par les soucis judiciaires d'une candidate.
00:00:19La justice décidera si Marine Le Pen peut se présenter ou non devant les Français.
00:00:25Elle est à ce jour la favorite des sondages.
00:00:27Elle sera peut-être écartée par une peine d'inéligibilité qui sanctionnera une affaire vieille de 15 ans.
00:00:35Des assistants parlementaires qui devaient travailler pour les députés européens élus du RN ont aussi manifestement travaillé pour le parti.
00:00:45La belle affaire, me direz-vous, mais c'est la loi.
00:00:48Et les juges l'appliquent et tant pis si aucun enrichissement personnel n'est à déplorer.
00:00:52Dans un pays qui sanctionne un refus d'obtempérer par 35 heures de travaux d'intérêt général, c'était à Nantes en 2023.
00:01:01Le jeune homme avait aussi traîné sur plusieurs dizaines de mètres un policier.
00:01:05C'est vrai qu'on est parfois surpris de l'excès de sévérité d'un côté et de laxisme de l'autre.
00:01:11Les juges appliquent la loi.
00:01:13Il y a des peines minimum et des peines maximum.
00:01:16Il y a aussi des bons clients et des mauvais clients.
00:01:19La justice a mis en jeu Nicolas Sarkozy.
00:01:21On ne sait jamais s'il avait eu des veilléités de revenir.
00:01:25Il est juste de rappeler que les députés ont voté les peines d'inéligibilité, notamment les députés du RN.
00:01:31Sont-elles devenues une arme pour écarter les candidats ?
00:01:37Certains le disent, beaucoup le pensent.
00:01:39Une chose est certaine, je ne crois pas que l'absence de Marine Le Pen à la course présidentielle soit une bonne chose pour notre démocratie.
00:01:47Il est 8h59, quasiment 9h.
00:01:51Et c'est Alice Sommerer qui est avec nous.
00:01:53Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:08Ce matin, au collège Laguichard, à Sanary-sur-Mer, les élèves et professeurs ont accès à une cellule psychologique.
00:02:14La professeure Poignardé est toujours dans un état grave mais stable.
00:02:18Le ministre de l'Éducation nationale a affirmé qu'il fallait rester très prudent.
00:02:22L'enquête de son côté se poursuit pour comprendre les motivations de l'adolescent.
00:02:27Les mythes en avant qu'il évoquait, il évoluait dans un cadre familial compliqué.
00:02:31Selon le procureur, un signalement avait été effectué en mars.
00:02:35175 kg de cocaïne dissimulés sous le plancher d'une remorque ont été saisis sur l'A9.
00:02:41Le véhicule arrivait d'Espagne.
00:02:42Le conducteur et sa compagne ont été remis au service interdépartemental de la police judiciaire de Perpignan.
00:02:48Ils seront jugés le 30 mars.
00:02:50A noter que l'autoroute A9 est celle par laquelle entrent deux tiers des stupéfiants sur l'Hexagone.
00:02:56Elon Musk dénonce une attaque politique après que la justice française a lancé une enquête sur les possibles dérives du réseau social X.
00:03:03Une prise de parole courte qu'il a faite dans un tweet.
00:03:06Elon Musk et l'ancienne patronne de la plateforme sont convoqués par la justice en audition libre le 20 avril prochain.
00:03:12Donald Trump veut mettre fin à la guerre en Ukraine, annonce faite après que la Russie a repris des frappes massives contre Kiev.
00:03:19Aujourd'hui, les négociateurs ukrainiens, russes et américains se retrouvent à Abu Dhabi.
00:03:24Ils doivent faire avancer les pourparlers pour mettre fin à quatre ans de guerre en Ukraine.
00:03:27Un des fils de Kadhafi a été assassiné.
00:03:30C'est ce qu'assure son avocat français.
00:03:32Je le cite.
00:03:33Il a été tué à Zenten dans sa maison par un commando de quatre personnes.
00:03:37Une attaque menée dans la résidence où il vivait caché.
00:03:40Pour le moment, on ne connaît pas l'identité de ces quatre hommes.
00:03:43Et puis aujourd'hui, c'est la journée mondiale de lutte contre le cancer.
00:03:46On s'associe évidemment à tous ceux qui se battent contre la maladie.
00:03:49Et aujourd'hui, l'ANSES publie une vaste expertise sur les effets du vapotage.
00:03:54L'agence met en avant le nombre de substances nocives inhalées par les consommateurs.
00:03:58Selon l'enquête, la cigarette électronique créerait un terrain favorable au développement de cellules cancéreuses.
00:04:03Son usage doit être réservé au sevrage tabagique et être le plus court possible, dit l'agence de sécurité sanitaire.
00:04:10Merci beaucoup Alice Sommerer.
00:04:12Sabrina Schmet-Jobber est avec nous.
00:04:14Jean-Rémi Girard, je le remercie.
00:04:15Il est président du SNAL qui est professeur de français.
00:04:18Il intervient régulièrement sur nos antennes.
00:04:20Éric Nolot, Olivier Delagarde, Joachim Lefloc-Imad qui est enseignant également.
00:04:24Thomas Bonnet, bonjour M. Girard.
00:04:27Bonjour.
00:04:27Et quelle tristesse de voir cette école.
00:04:31Qui va vouloir être policier en France ?
00:04:33Qui va vouloir être professeur en France ?
00:04:35Alors, qui veut être professeur en France ?
00:04:37J'ai envie de dire qu'on le sait puisqu'on a une crise de recrutement depuis plusieurs années.
00:04:41Ça ne s'améliore pas.
00:04:42Le métier est dévalorisé.
00:04:45Et effectivement, dans les médias, quand on parle de l'éducation nationale, une fois sur deux, c'est pour dire qu'un professeur a été agressé.
00:04:52Ce n'est clairement pas ça qui va donner envie à nos jeunes, à nos étudiants de venir passer l'école.
00:04:58Est-ce que vous avez des nouvelles, des informations sur cette dame de 60 ans qui enseignait les arts plastiques, qui a été opérée cette nuit, ses jours étaient en danger hier ?
00:05:08Est-ce que vous avez des informations à nous donner ?
00:05:10Alors, ce que l'on sait, c'est que pour le moment, ses jours sont toujours en danger, que son état a été stabilisé, mais que ce n'est pas encore décidé.
00:05:18C'était une collègue qui était dans l'établissement depuis longtemps.
00:05:23C'était une collègue qui était visiblement assez appréciée des élèves.
00:05:27Et c'était une collègue qui avait fait des rapports, comme on en fait tous, les enseignants, spécifiquement sur cet élève, visiblement pour des problèmes de comportement, d'attitude.
00:05:42Et apparemment, ce serait ça. Enfin, ce n'est pas le rapport qui a entraîné quoi que ce soit, mais c'est visiblement ce qui s'est passé dans la tête du jeu.
00:05:52Le monde a changé et c'est ainsi. Avant d'entrer sur le plateau, je demandais à Éric Nolot s'il se souvenait d'avoir dans sa classe vu un élève insulter un professeur dans les années de collège et de lycée durant les sept années que dure cette scolarité.
00:06:06Il me disait non. Moi-même, ce n'est jamais arrivé. Je ne parle même pas de frapper un professeur. Il y a une barrière mentale. C'était l'expression qu'utilisait Éric et elle est tellement juste.
00:06:15Et je ne parle même pas d'un couteau. Vous, vous êtes professeur de français depuis combien de temps ?
00:06:19Alors, depuis 2004.
00:06:21Est-ce que vous avez été insulté dans votre classe ?
00:06:23Alors, insulté, jamais. Il y a pu y avoir une ou deux situations où je me suis dit, ça pourrait déraper.
00:06:29Ce n'est jamais moi aller jusque-là. Mais ce qu'on constate, je suis aussi représentant syndical, c'est qu'effectivement, on a de plus en plus de situations qui, en fait, vont de plus en plus loin.
00:06:42Enfin, on n'avait pas, il y a 20-30 ans, des professeurs qui étaient agressés à l'arme blanche dans l'enceinte.
00:06:48Ça, nous sommes d'accord. Mais vous n'avez jamais été frappé non plus, ni menacé, ni quoi que ce soit.
00:06:52Non plus. Mais on gère ce type de situation syndicalement.
00:06:55J'entends bien. J'entends bien. Alors, voyons le sujet de Tancret de Michael Dosantos, plus exactement,
00:07:01qui nous rappelle ce qui s'est passé hier à Sanaray-sur-Mer, qui était, a priori, un collège-lycée plutôt calme dans un endroit privilégié.
00:07:08Il est aux alentours de 14 heures dans ce collège de Sanaray-sur-Mer.
00:07:14Un élève de 14 ans, poignard de sa professeure d'art plastique avec un couteau muni d'une lame de 12 centimètres.
00:07:21L'enseignante est blessée à trois reprises à l'abdomen et une fois à l'avant-bras gauche.
00:07:26Il n'y a aucune connotation ni religieuse ni politique qui apparaissent.
00:07:31On sait seulement qu'il y avait eu des tensions avec cette professeure ces derniers temps
00:07:34et qu'il lui en voulait, a priori, d'avoir fait des rapports à son encontre.
00:07:39Après son passage à l'acte, le collégien est rattrapé par un membre du personnel éducatif.
00:07:44Après avoir croisé plusieurs de ses camarades.
00:07:47Il se tapait la tête sur les toilettes parce qu'il se disait « Ouais, pourquoi j'ai fait ça et tout ? »
00:07:52Il pleurait, il se tenait les mains, il avait une goutte de sang sur le front.
00:07:56Placé en garde à vue, il n'est pas connu pour des faits délictuels.
00:08:01L'adolescent était en revanche suivi par un juge pour enfants.
00:08:04Le collège avait émis un signalement pour des soupçons de violences commises par ses parents sur sa sœur.
00:08:09Cette professeure d'EPS le décrit comme un élève parfois problématique.
00:08:14C'est un élève qui pouvait être perturbé ou perturbateur dans certaines disciplines.
00:08:19L'enseignant de 60 ans a été transporté à l'hôpital militaire de Toulon.
00:08:23Le ministre de l'éducation nationale lui apporte son soutien.
00:08:27Les sorties du bloc sont dans un état stable.
00:08:30Il faut être évidemment très prudent.
00:08:31Rien n'explique, rien n'excuse, rien ne justifie qu'on s'en prenne un professeur.
00:08:35Jamais.
00:08:37En République, on ne touche pas un professeur.
00:08:39A l'école, on ne touche pas un professeur.
00:08:41En France, on ne touche pas un professeur.
00:08:42Les cours sont suspendus aujourd'hui.
00:08:44Une cellule psychologique a néanmoins été ouverte au sein de l'établissement.
00:08:49Il y a un élève qui a parlé, je voulais vous faire écouter cet élève.
00:08:52Parce qu'il dit que l'élève en question avait menacé le matin.
00:08:55Et je m'étonne que personne n'ait entendu cela, si tant est que ce soit avéré.
00:09:00Écoutez cet élève qui a été interrogé par les équipes de CNews.
00:09:04Le matin même, il disait déjà à la prof de sport, il faut arrêter de m'embêter, sinon je vais vous planter.
00:09:11Il disait, mais il ne pensait pas que c'était vrai.
00:09:15Il disait déjà depuis quelques semaines, il disait déjà, de toute façon un jour je vais vous planter à la prof, tout ça.
00:09:21Et donc, ça se passe aujourd'hui, il a planté.
00:09:24Bon, là le son est déformé de cet enfant.
00:09:27Mais je m'étonne qu'un enfant qui ait dit le matin arrêtez de m'embêter autrement je vais vous planter,
00:09:33puisse l'après-midi passer à l'acte sans que personne n'ait réagi dans la journée.
00:09:38Oui, ça c'est des choses que l'enquête justement, voire le cas échéant, montrait.
00:09:43Parce que s'il y a eu des alertes, s'il y a eu des choses, là il va falloir qu'on voit pourquoi l'information n'a pas circulé correctement
00:09:51et pourquoi il n'y a pas eu des mesures éventuellement d'urgence qui sont absolument nécessaires dans ces cas-là.
00:09:58Il ne faut jamais traiter par-dessus la jambe.
00:10:00Ce type de propos, vaut mieux se tromper, j'allais dire, en disant, bon, finalement il ne pensait pas ça du tout,
00:10:07il était dans un instant de colère et puis il n'y avait rien.
00:10:09Vaut mieux se tromper dans ce sens-là que de minimiser et ensuite de se rendre compte de ce qui se passe.
00:10:15Ça, l'enquête va le dire et nous au SNAL qu'on est très très attentifs à ça.
00:10:19Parce que s'il y a des responsabilités à établir sur le fait qu'il y avait des alertes qui n'ont pas été remontées
00:10:27et qui n'ont pas été suivies des faits, là il va falloir qu'il y ait aussi une enquête administrative au niveau de l'éducation nationale.
00:10:32Et puis tout fait sens, effectivement, dans ces affaires-là.
00:10:35Et par exemple, le procureur qui est arrivé, c'est un signe de notre époque,
00:10:38qui s'empresse de dire qu'il n'y a pas de connotation politique et religieuse.
00:10:42Je trouve que ça montre vraiment une société qui va tellement mal.
00:10:45On va l'écouter ce procureur.
00:10:46Mais voilà, il s'empresse surtout de dire cela.
00:10:50C'est un pur bretel.
00:10:51Oui, je trouve ça formidable parce que ça traduit un certain état d'esprit du pays.
00:10:56Écoutez ce procureur.
00:10:59Pour le moment, mais je dis vraiment pour le moment,
00:11:01il n'y a aucune connotation ni religieuse ni politique qui apparaissent.
00:11:06On sait seulement qu'il y avait eu des tensions avec cette professeure ces derniers temps
00:11:09et qu'il lui en voulait, a priori, d'avoir fait des rapports à son encontre.
00:11:14Mais tout ça, c'est des a priori que nous devons vérifier.
00:11:16Ce jeune homme qui a 14 ans est en garde à vue.
00:11:19Il est en garde à vue du chef de tentative d'assassinat
00:11:22pour vérifier s'il n'y a pas un aspect de préméditation à son acte.
00:11:26Et donc, les enquêtes commencent à peine
00:11:28et elles sont confiées au commissariat de police de Toulon et de Sanary.
00:11:32Je trouve que c'est significatif, Éric Nolot, cette déclaration de ce procureur.
00:11:36Mais après, chacun...
00:11:37C'est un peu contradictoire parce que si l'enquête commence à peine,
00:11:40on devrait livrer les conclusions au terme de l'enquête
00:11:42et pas dire qu'il n'y a pas de connotation.
00:11:44Parce que peut-être qu'il y en a une, c'est un peu curieux.
00:11:46Mais c'est pour ça que c'est révélateur.
00:11:48Oui, c'est un peu bizarre.
00:11:49Mais moi, ce qui m'en rend un peu perplexe, c'est le concept d'établissement calme.
00:11:52Parce qu'en fait, ce genre de tragédie, c'est l'effet d'un dérèglement de la société.
00:11:57Donc ça peut frapper n'importe où.
00:11:59Ah non ?
00:12:00Moi, je pense.
00:12:00L'intolérance à la frustration, le manque de maîtrise du langage.
00:12:04C'est-à-dire que quand vous ne maîtrisez pas votre langage,
00:12:06vous passez directement au cou.
00:12:07La banalisation du couteau.
00:12:09Enfin, tout ça.
00:12:09Moi, je pense que ça peut frapper n'importe où.
00:12:11Parce que statistiquement, ça concerne des millions de jeunes.
00:12:14Et dès qu'il y en a un qui est un peu fragile, il va basculer.
00:12:17Donc, établissement calme.
00:12:19Je voulais vous faire écouter, on va l'écouter dans quelques instants,
00:12:21Reda Bellage.
00:12:22Qui rebondit sur ce que vous dites.
00:12:25Hier, sur notre plateau, je vous assure, tout le monde était sidéré.
00:12:28Il a dit la Seine-Saint-Denis, c'est un autre monde.
00:12:31La Seine-Saint-Denis, c'est la guerre.
00:12:33Et lui, c'est un policier qui est né en banlieue parisienne,
00:12:37qui est un enfant de l'immigration,
00:12:39et qui est né à Champigny, en tout cas,
00:12:40qui a été en cours dans le Val-de-Marne à Champigny.
00:12:44Je suis sûr, ce qu'il dit, c'est sa vérité.
00:12:47Je pense qu'il rapporte une réalité.
00:12:49S'il le dit, il est au contact.
00:12:51Parce que, qui est au contact de la réalité ?
00:12:53Les policiers, les profs.
00:12:57Et cette réalité, on ne la voit jamais.
00:12:59On ne sait pas ce qui se passe dans les classes.
00:13:00Il n'y a pas de caméra.
00:13:02Et les journalistes, effectivement, prennent ça.
00:13:05Ils sont sur des oeufs, sur ces sujets-là.
00:13:07Parce que montrer la réalité, c'est très compliqué,
00:13:10parce que c'est effrayant.
00:13:11Donc, plus la réalité est effrayante,
00:13:13moins on la montre.
00:13:14Ce qui est la base.
00:13:15Et ce qui se passe dans vos classes,
00:13:17moi, je vous assure,
00:13:20une des solutions dans la société aujourd'hui,
00:13:23ce serait de mettre des caméras partout.
00:13:25Parce que je pense que...
00:13:25Parce que je pense que...
00:13:27Sauf que si vous mettez des caméras partout,
00:13:31c'est le sentiment que j'ai,
00:13:32il peut y avoir une prise de conscience
00:13:35de ce qui se passe dans les classes,
00:13:36et les comportements peuvent se modifier.
00:13:38C'est le pari que je fais.
00:13:40Je ne crois pas que les enseignants
00:13:41soient demandeurs de caméras dans leur classe.
00:13:43Parce qu'ils sentent très bien
00:13:44que ça va se retourner contre eux très, très vite,
00:13:45cette histoire-là.
00:13:47Parce que...
00:13:47Ah, mais vous lui avez dit ça à tel moment,
00:13:49à la minute 58.
00:13:50Vous l'avez peut-être un peu frustré,
00:13:52un peu brimé.
00:13:53Oui, mais il y aura...
00:13:54Tout le monde verra que vous faites simplement
00:13:56que votre job...
00:13:57Alors, je vous assure que...
00:13:58Vous êtes dans un rapport...
00:13:59Nous, on connaît le fonctionnement
00:14:00de l'éducation nationale.
00:14:01On a de plus en plus de problèmes
00:14:02avec les familles.
00:14:03C'est la dernière chose dont on a envie.
00:14:06Je suis assez d'accord
00:14:06avec ce que disait Éric Nolot.
00:14:08Il y a, bien entendu,
00:14:09des endroits en France
00:14:10où c'est beaucoup plus difficile d'enseigner.
00:14:13Dans les passages à l'acte les plus violents,
00:14:15dans les passages à l'acte à l'arme blanche
00:14:17qu'on connaît,
00:14:18ça se passe véritablement de n'importe où.
00:14:20Agnès Lassalle,
00:14:21c'était un établissement privé.
00:14:23Oui, bien sûr.
00:14:24Absolument pas en Seine-Saint-Denis.
00:14:25Mélanie Grappinet, non plus.
00:14:27Là, c'est aussi ailleurs.
00:14:28Parce que là, on a une dimension,
00:14:30j'allais dire, psychologique,
00:14:32voire psychiatrique.
00:14:33Probablement,
00:14:34qui rentre en ligne de compte,
00:14:35qui n'est pas toujours associé
00:14:36au climat scolaire.
00:14:38C'est pour ça qu'on parle de cet établissement.
00:14:40Il n'y avait aucun problème.
00:14:41Visiblement, si, quand même.
00:14:41Écoutons M. Darmanin,
00:14:42qui était ce matin sur une antenne.
00:14:45Je ne sais pas où il était, d'ailleurs.
00:14:46Marine va me le lire.
00:14:47Marine Lançon, il était sur RTL.
00:14:50Écoutons Gérald Darmanin,
00:14:51qui a pris la parole
00:14:52et qui a donné des précisions, justement,
00:14:54sur la scolarité de cet enfant.
00:14:55Il est évident que quand il y a un signalement
00:14:58pour violence qui touche un enfant,
00:15:00un mineur,
00:15:01et que nous mettons 4 mois
00:15:03pour lui donner un rendez-vous,
00:15:04oui, effectivement,
00:15:05on pourrait être beaucoup plus efficace
00:15:06pour pouvoir entendre cet enfant,
00:15:10ce mineur,
00:15:10et pouvoir éviter, en effet,
00:15:12qu'il reproduise des violences.
00:15:14Ça ne prémunit pas de tout,
00:15:15mais notre travail
00:15:16au service public de la justice,
00:15:17c'est d'être plus rapide.
00:15:18C'est ce que j'essaie de faire
00:15:18depuis un an au ministère de la Justice.
00:15:20Joachim Lefloc,
00:15:20qui est également enseignant.
00:15:22Mais vous, vous êtes enseignant.
00:15:24Dans le supérieur.
00:15:25Dans le supérieur.
00:15:25Je suis assez loin de ce genre de réalité.
00:15:27Mais vous dites qu'on a besoin
00:15:28de savoir ce qui se passe
00:15:29dans les salles de classe.
00:15:30Mais on sait précisément ce qui se passe.
00:15:31On sait qu'on a 100 000 professeurs
00:15:33chaque année qui sont menacés
00:15:34ou qui sont victimes de faits de violence.
00:15:36On sait qu'on a 56% d'entre eux
00:15:38qui s'autocensurent.
00:15:38On sait que les profs aujourd'hui
00:15:40font cours pour de plus en plus
00:15:41d'entre eux la peur au ventre.
00:15:43Non pas la peur de perdre leur classe,
00:15:44mais la peur de perdre la vie.
00:15:46Le problème, il n'est pas au niveau
00:15:48du corps enseignant.
00:15:48Il est au niveau de la technostructure
00:15:49qui édulcore la réalité.
00:15:52Et on fait toujours les mêmes choses
00:15:53depuis les décennies
00:15:54en espérant qu'on va obtenir
00:15:55des résultats différents.
00:15:56Ça fait des décennies
00:15:57qu'on déconstruit tous les interdits éducatifs
00:15:59qui aident à civiliser.
00:16:00Ça fait des décennies
00:16:00qu'on enseigne l'ignorance
00:16:02alors même que l'ignorance
00:16:03produit à la barbarie.
00:16:03Ne dites pas ça
00:16:04qu'on enseigne l'ignorance.
00:16:05Vous avez un professeur de français
00:16:07qui est à côté de vous.
00:16:07Oui, mais les profs se battent
00:16:09mais le système au niveau macro
00:16:11produit de l'ignorance.
00:16:12Ils n'enseignent pas l'ignorance.
00:16:13On fait vraiment ce qu'on peut.
00:16:15Bien sûr.
00:16:17Chaque prof à son échelle
00:16:18fait ce qu'il peut
00:16:19mais au niveau macro
00:16:20on produit l'ignorance
00:16:21et par ailleurs
00:16:22on laisse la société déciviliser
00:16:23parce que c'est ça derrière aussi
00:16:25c'est que l'école s'est décentralisée
00:16:26elle est devenu un réceptacle
00:16:27de la déstructuration
00:16:29du déchirement du tissu familial
00:16:30de l'explosion de la santé mentale
00:16:32et l'éducation nationale
00:16:33n'arrive plus à répondre à ça.
00:16:34On a 900 médecins scolaires
00:16:35pour 12 millions d'élèves aujourd'hui.
00:16:36Qu'est-ce que vous voulez faire
00:16:37dans ce genre de situation ?
00:16:38Olivier de la Garde.
00:16:39Ce qui a changé
00:16:39ce que vous disiez
00:16:40qui était très intéressant
00:16:41c'est finalement quand vous dites
00:16:42il ne faut pas mettre de caméra
00:16:43parce que les familles
00:16:45alors là vont se révolter
00:16:47et je pense que c'est ce qui a changé.
00:16:48Alors bien sûr les jeunes
00:16:49ne gèrent plus leur frustration
00:16:51comme avant
00:16:52Eric a tout à fait raison
00:16:53mais je pense que les familles
00:16:54ne réagissent plus non plus
00:16:55de la même façon.
00:16:56À mon époque
00:16:57pardon de parler de ça
00:16:58j'avais un problème
00:16:59avec un professeur
00:17:00je vais vous dire
00:17:00je devais engueuler par mes parents
00:17:02je ne me faisais pas soutenir
00:17:03par mes parents
00:17:04contre le professeur.
00:17:05Vous avez évidemment raison
00:17:06mais je maintiens
00:17:08que la caméra
00:17:10si tout le monde savait
00:17:12ce qui se passait
00:17:14dans les classes
00:17:15le pari que je fais
00:17:16c'est que le comportement
00:17:17des enfants
00:17:18pourrait être différent
00:17:20et notamment des parents
00:17:21qui leur diraient
00:17:22attention
00:17:22tu te tiens à carreau
00:17:25parce que tout le monde
00:17:26sait ce qui se passe
00:17:27il me semble
00:17:28mais je peux me tromper.
00:17:29Vous êtes un peu loin
00:17:30de ce qu'on vit
00:17:31effectivement au quotidien
00:17:32il faut savoir
00:17:33à l'école primaire
00:17:33aujourd'hui
00:17:34les enseignants
00:17:35sont autant agressés
00:17:36par l'entourage adulte
00:17:37de l'élève
00:17:37que par l'élève
00:17:38à l'école primaire
00:17:39c'est 50-50 maintenant
00:17:40et la limite
00:17:41des caméras
00:17:41c'est clair
00:17:42alors c'est foutu
00:17:43voilà c'est terminé
00:17:45c'est le parti
00:17:46c'est foutu
00:17:47c'est pas un problème d'école
00:17:48mais oui
00:17:48je suis parfaitement d'accord
00:17:50avec vous
00:17:50nous on est en bout de chaîne
00:17:52et on se fout dans la figure
00:17:53je suis parfaitement d'accord
00:17:54avec vous
00:17:54ces caméras ne dissuadent pas
00:17:55vous voyez bien
00:17:55beaucoup de jeunes
00:17:56se filment en train
00:17:57de commettre des méfaits
00:17:57parfois même pour le revendiquer
00:17:58donc ça n'a plus d'effet dissuasif
00:18:00finalement
00:18:00pour la nouvelle génération
00:18:01mais cela dit
00:18:02c'est pas l'énigme de l'affaire
00:18:03l'énigme de l'affaire
00:18:04c'est que dans le contexte
00:18:05que nous avons tous décrit
00:18:06un gamin menace de
00:18:08entre guillemets
00:18:09planter un autre professeur
00:18:10il n'y a pas de branle-bas de combat
00:18:11c'est ça qui est incroyable
00:18:13dans une ambiance
00:18:13où on sait très bien
00:18:14que ça peut déraper
00:18:15pas la première fois
00:18:16ce genre de tragédie
00:18:17maintenant se reproduit
00:18:19à un intervalle
00:18:19toujours plus rapproché
00:18:20je vais te planter
00:18:22il n'y a pas de branle-bas de combat
00:18:27pour savoir exactement
00:18:28ce qui s'est passé
00:18:29qui a dit quoi
00:18:30à qui
00:18:30est-ce que des professeurs
00:18:31étaient au courant
00:18:32est-ce que c'était juste
00:18:32oui mais monsieur Girard
00:18:33vous savez très bien
00:18:34que ce jeune homme
00:18:35qui a parlé
00:18:37j'imagine
00:18:38qu'il a parlé
00:18:39devant une caméra
00:18:40à chaud
00:18:40et que quand on va lui demander
00:18:42de parler
00:18:43devant des policiers
00:18:45de certifier
00:18:46ce qu'il a dit
00:18:46il y a une telle pression
00:18:47je ne suis pas certain
00:18:48je ne suis pas certain
00:18:49sur les moyens structurels
00:18:51je crois que
00:18:51franchement
00:18:52la question de monsieur Cro
00:18:54elle est effective
00:18:55une caméra
00:18:55servirait de toute façon
00:18:56puisqu'elle a la valeur probante
00:18:57après effectivement
00:18:58il y a le risque
00:18:59de se heurter
00:18:59non seulement
00:19:00aux représailles des familles
00:19:01mais également aux syndicats
00:19:02qui vont considérer
00:19:03que c'est une atteinte
00:19:03à la liberté d'enseignement
00:19:04à la liberté de circulation
00:19:05des élèves
00:19:06moi je suis représentant syndical
00:19:07je ne suis pas heurté
00:19:08en soi
00:19:09mais je vous dis
00:19:11je pense que vous dites
00:19:11aux enseignants
00:19:12on va mettre une caméra
00:19:13dans vos salles de classe
00:19:14l'an prochain
00:19:15il n'y a plus personne
00:19:15qui présente le contour
00:19:16pas forcément dans les salles de classe
00:19:16mais au moins dans les couloirs
00:19:17de l'école
00:19:18au moins dans les couloirs de récréation
00:19:19mais ça nous on n'est pas du tout
00:19:21contre au SNAL
00:19:21que sur le fait
00:19:22qu'il y ait des caméras
00:19:23par exemple
00:19:23sur les abords de l'établissement
00:19:24pour voir ce qui se passe autour
00:19:25etc
00:19:26et il y a eu des affaires
00:19:27notamment de qui a frappé qui
00:19:29où le fait
00:19:30qu'il y ait eu une vidéosurveillance
00:19:31ça a permis
00:19:31d'établir la liberté
00:19:32moi je vous dis
00:19:33à l'intérieur de la salle de classe
00:19:34non
00:19:35là c'est pas faisable
00:19:37c'est pas la salle de classe
00:19:37j'entends ce que vous dites
00:19:39j'entends ce que vous dites
00:19:39et vous avez raison
00:19:40de dire que je suis loin
00:19:41par définition de ça
00:19:42ce qui m'ennuie toujours
00:19:44c'est que c'est non directement
00:19:45c'est à dire qu'on ne cherche
00:19:47même pas
00:19:47à savoir
00:19:47tiens peut-être que cette idée
00:19:49peut être intéressante
00:19:49oui c'est pas non directement
00:19:50je voudrais bien
00:19:51les abords de l'établissement
00:19:52moi je voudrais bien
00:19:53je voudrais bien
00:19:54c'est des endroits
00:19:55je voudrais bien tenter ça
00:19:56je voudrais bien cette expérience
00:19:58sur un lycée
00:19:58pour voir
00:19:59je voudrais bien une expérience
00:20:00je voudrais bien
00:20:01vous voyez
00:20:02on prend un lycée
00:20:03on met que des salles
00:20:05des caméras de surveillance
00:20:07et puis on voit
00:20:08si le comportement des élèves
00:20:10est différent
00:20:10bon en revanche
00:20:11je voulais qu'on écoute
00:20:12Reda Bellage
00:20:13justement
00:20:14ce qu'il a dit hier
00:20:15je vous assure
00:20:15mais
00:20:15c'est une des phrases
00:20:17il y a des phrases comme ça
00:20:18qui sont particulièrement fortes
00:20:19qui sont dites sur nos plateaux
00:20:20etc
00:20:21ça pourrait presque être
00:20:22la une d'un journal
00:20:24ce qu'il dit
00:20:25il est policier
00:20:26et il le dit comme ça
00:20:27il le dit en fait
00:20:28ce qui est intéressant
00:20:29comme il le dirait
00:20:29dans un dîner à bâton rompu
00:20:31la Seine-Saint-Denis
00:20:33c'est la guerre
00:20:34c'est un autre monde
00:20:35c'est pas la France
00:20:36alors écoutez-le
00:20:38Reda Bellage
00:20:38le gamin de 14 ans
00:20:41aujourd'hui
00:20:42n'est pas le gamin
00:20:42de 14 ans
00:20:43d'il y a 20 ans
00:20:43en fait
00:20:43j'espère qu'un jour
00:20:44les gens vont comprendre
00:20:45j'entends bien
00:20:46les gens
00:20:47je sais pas comment vous dire
00:20:49après il faut voir
00:20:50le profil exact
00:20:51mais déjà le monsieur
00:20:52il nous dit
00:20:52il y a déjà plusieurs rapports
00:20:53est-ce qu'il a été bien pris en charge
00:20:55par rapport à ces rapports
00:20:56tout à l'heure
00:20:57le monsieur qui intervenait
00:20:58il a dit un truc
00:20:59très intéressant
00:21:00et moi je me suis senti concerné
00:21:01on n'est pas dans leur tête
00:21:02en fait
00:21:02on représente l'autorité
00:21:04ils ont un problème
00:21:05avec l'autorité
00:21:05on sait pas à quel moment
00:21:07on peut faire face
00:21:08à un acte de violence
00:21:10aussi terrible
00:21:11que celui-ci
00:21:12tout à l'heure
00:21:13la dame a parlé de Seine-Saint-Denis
00:21:14mais les gens se rendent pas compte
00:21:16la Seine-Saint-Denis
00:21:17c'est la guerre
00:21:18c'est-à-dire que
00:21:18même les profs
00:21:19je pense comme mes collègues
00:21:20on a dû s'adapter en fait
00:21:22limite
00:21:23moi je sais que j'ai fait
00:21:24des interventions là-bas
00:21:25les gars ils m'engueulaient
00:21:26quand je les vouvoyais
00:21:27parce qu'en fait
00:21:29on est dans un autre monde
00:21:30en Seine-Saint-Denis
00:21:30c'est pas
00:21:31c'est pas tout à fait la France
00:21:33en fait
00:21:33c'est un autre monde
00:21:34vous êtes confronté avec des gens
00:21:35qui ont des règles
00:21:35complètement différentes
00:21:36des coutumes
00:21:37ou une culture
00:21:38qui est souvent très différente
00:21:39ça peut être positif
00:21:41mais des fois c'est négatif aussi
00:21:42et en fait
00:21:43vous devez vous adapter
00:21:44donc je pense que
00:21:45mes collègues
00:21:47de l'éducation nationale
00:21:48qui font eux
00:21:48un travail difficile
00:21:50qui je pense
00:21:51ne sont pas assez armés
00:21:52mentalement
00:21:52comme nous
00:21:53on n'est pas assez armés
00:21:54mentalement
00:21:55même si on est armés
00:21:56létalement
00:21:57mais je pense
00:21:58pas assez juridiquement
00:21:59voilà
00:22:01c'est des problèmes
00:22:02mais je pense que
00:22:02nos problèmes
00:22:03ils se rassemblent
00:22:03il y a un gros problème
00:22:05dans ce pays
00:22:05avec l'autorité
00:22:08je suis d'accord
00:22:10avec tout ce qui a été dit
00:22:11mais malheureusement
00:22:12on se consterne
00:22:12on a l'impression
00:22:13qu'il est fait de très longue date
00:22:14l'État a perdu la République
00:22:15ça date de 2002
00:22:16la question qui se pose maintenant
00:22:17c'est quand est-ce qu'on agit
00:22:18et le fait est que
00:22:19l'associé ne fait pas front
00:22:20pour défendre le corps enseignant
00:22:21il n'y a que 4%
00:22:22des enseignants en France
00:22:23qui sont valorisés par la société
00:22:24c'est le plus cher chiffre
00:22:25de tous les deux
00:22:26et moi je ne peux pas m'empêcher
00:22:27de faire un lien
00:22:28quand même
00:22:28en ce qui s'est passé hier
00:22:29et le procès de Paty en cours
00:22:30on est en train de faire
00:22:31le procès d'un prof
00:22:33qui s'est fait décapiter
00:22:33et au même moment
00:22:34il y en a une autre
00:22:36qui se fait poignarder
00:22:37tout ça s'inscrit quand même
00:22:37dans un écosystème de violence
00:22:38face auquel on ne fait rien
00:22:39et 20 ans
00:22:40plus que ça sans doute
00:22:41de déni
00:22:42voilà ce qu'on pouvait dire
00:22:43sur ce sujet
00:22:44vous repartez en cours aujourd'hui ?
00:22:46non
00:22:46pas aujourd'hui
00:22:47je vais corriger
00:22:48les contrôles de mes élèves
00:22:50alors vous avez
00:22:51des premières
00:22:53combien de fautes d'orthographe
00:22:55par copie ?
00:22:56écoutez cette année
00:22:57c'est pas mal
00:22:57je vous avoue
00:22:58c'est mieux ?
00:22:59oui honnêtement
00:23:00écoutez comme quoi
00:23:01il y a du progrès
00:23:02qu'est-ce qu'on étudie
00:23:03en première
00:23:04là c'était un extrait
00:23:04des liaisons dangereuses
00:23:05ah
00:23:06des liaisons dangereuses
00:23:07ça me rappelle
00:23:09exactement
00:23:09non mais c'est bien
00:23:10et en théâtre
00:23:11à part les liaisons dangereuses
00:23:13qu'est-ce que vous avez ?
00:23:13j'en ai fait un petit extrait
00:23:14de Racine
00:23:15on a fait du Nathalie Sarraute
00:23:17aussi
00:23:17et Racine par exemple
00:23:19les jeunes gens
00:23:20ah
00:23:21quand ça parle de sentiments
00:23:23quand ça parle
00:23:23voilà
00:23:24d'amour
00:23:24de passion
00:23:25de choses comme ça
00:23:25en fait ça leur parle beaucoup
00:23:26mais bien sûr
00:23:27mais bien sûr
00:23:28et ils ont une appel
00:23:30est-ce qu'ils lisent ?
00:23:31est-ce que
00:23:31c'est compliqué
00:23:32c'est compliqué
00:23:33ça veut pas dire qu'ils lisent pas
00:23:34ça veut dire que parfois
00:23:36enfin souvent ils ne lisent pas
00:23:37ce qu'on leur demande de lire
00:23:38est-ce qu'ils lisent par exemple
00:23:40un roman entier
00:23:41est-ce qu'ils vont jusqu'au bout
00:23:42ils sont capables de se concentrer
00:23:43on a de plus en plus
00:23:44de problèmes de concentration
00:23:46sur le long terme
00:23:47ça c'est une réalité
00:23:47que tous les collègues vous diront
00:23:49et par exemple
00:23:50dans les romans
00:23:51que vous étudiez en première
00:23:52qu'est-ce qu'on en voit
00:23:54c'est Manon Lescaux
00:23:55au programme de première
00:23:57c'est pas nous qui choisissons
00:23:58c'est le ministère de l'éducation nationale
00:24:00vous vous souvenez de ce que vous aviez étudié
00:24:02vous en première
00:24:03moi j'avais étudié
00:24:04madame Bovary
00:24:05non moi j'avais un prof
00:24:07un peu avant-gardiste
00:24:09on avait étudié
00:24:10Rob Grier
00:24:11Faulkner
00:24:12ah oui ?
00:24:13oui oui
00:24:13il s'appelle toujours
00:24:15monsieur Moncoff
00:24:16je suis très reconnaissant
00:24:17il nous a ouvert à des choses
00:24:18mais vous avez raison
00:24:19parce que moi j'avais en seconde
00:24:21il s'appelait monsieur Bernard
00:24:23et là s'il est décédé
00:24:24et il nous avait fait étudier
00:24:25vendredi où les limbes du Pacifique
00:24:27de tournier
00:24:29ce qui était quand même
00:24:29très offensif
00:24:31comme texte
00:24:32à l'époque
00:24:33bon bah merci
00:24:34les pensées de Pascal
00:24:34vous voyez c'était prémonitoire
00:24:36ah oui je crois que j'ai entendu ça
00:24:37c'était les pensées de Pascal
00:24:38Pascal Frond
00:24:39ah non
00:24:40Blaise en l'occurrence
00:24:41oui mais les pensées de Pascal
00:24:43on le faisait au collège
00:24:44c'était au lycée
00:24:45oui parce que vous étiez
00:24:47passé 20 ans
00:24:48vous étiez passé 20 ans après nous
00:24:50j'avais eu Bel Ami
00:24:51Bel Ami
00:24:52on a un Bel Ami effectivement
00:24:53comment s'appelle le héros de Bel Ami ?
00:24:56Du Roi
00:24:56Georges Du Roi
00:24:57Georges Du Roi
00:24:58un journaliste
00:24:59un journaliste
00:25:00très ambitieux
00:25:01bon comment ?
00:25:03très ambitieux
00:25:03très ambitieux
00:25:04ah bah il y a des journalistes
00:25:05qui sont ambitieux
00:25:06c'est pas ça
00:25:06ça arrive dans la profession
00:25:07merci beaucoup
00:25:09on va parler du Rassemblement National
00:25:10après la pause
00:25:11merci et
00:25:12courage et
00:25:13on essaye
00:25:15on est avec vous
00:25:15c'est dur
00:25:16on est avec vous
00:25:17à tout de suite
00:25:18vous le savez
00:25:21une peine de 5 ans
00:25:22d'inéligibilité
00:25:234 ans d'emprisonnement
00:25:24dont 3 ex-sur-6
00:25:25et la possibilité
00:25:26d'aménager
00:25:26la partie ferme
00:25:28sous bracelet électronique
00:25:29ainsi que 100 000 euros
00:25:30d'amende
00:25:31a été réclamé ce mardi
00:25:32contre Marine Le Pen
00:25:33on va voir le sujet
00:25:34tout de suite
00:25:34de Tancret
00:25:35de Guillotet
00:25:35et c'est vrai
00:25:37que ça pose un problème
00:25:38disons-le
00:25:38de démocratie
00:25:39d'autant qu'en 2012
00:25:41on l'a dit
00:25:42c'est Dominique Strauss-Kahn
00:25:43qui est percuté
00:25:44par une affaire judiciaire
00:25:45en 2017
00:25:46c'est François Fillon
00:25:47qui avait quand même
00:25:48de grandes chances
00:25:49d'être président de la République
00:25:50c'est percuté
00:25:51par une affaire judiciaire
00:25:52en 2022
00:25:53c'est pas une affaire judiciaire
00:25:54mais c'est
00:25:55la guerre russe-ukraine
00:25:58qui empêche
00:25:59une présidentielle
00:26:00de se dérouler
00:26:00sinon normalement
00:26:02du moins
00:26:02dans des conditions
00:26:03plus classiques
00:26:04et cette fois-ci
00:26:05Marine Le Pen
00:26:06qui est la favorite
00:26:06elle est sortie
00:26:07donc il y a un moment
00:26:09les présidentielles
00:26:10sont percutées
00:26:11en plus par une affaire
00:26:12on peut en parler
00:26:13pendant des heures
00:26:14mais on peut en parler
00:26:16pendant des heures
00:26:17et d'ailleurs
00:26:17on en parle pendant des heures
00:26:18c'est juste
00:26:19il n'y a pas d'enrichissement
00:26:20personnel
00:26:21et effectivement
00:26:22c'est
00:26:23c'est pas une bonne défense
00:26:24si vous me permettez
00:26:24mais c'est pas une bonne des choses
00:26:25j'ai employé dix fois le mot
00:26:27c'est une affaire
00:26:28de corps de cul
00:26:29voilà ce que je pense
00:26:30je ne fais pas faire
00:26:31ce n'est que mon modeste avis
00:26:32vous voyez
00:26:33Tancred Guillotel
00:26:34et je donne la parole
00:26:35à Olivier Delagarde
00:26:36c'est au terme
00:26:38d'un réquisitoire
00:26:39qui a duré six heures
00:26:40que les avocats généraux
00:26:41ont requis une peine
00:26:42de cinq ans
00:26:43d'inéligibilité
00:26:44contre Marine Le Pen
00:26:45ils demandent également
00:26:47une peine
00:26:48de quatre ans
00:26:48d'emprisonnement
00:26:49dont un enferme
00:26:50aménageable
00:26:51sous bracelet électronique
00:26:52et requiert
00:26:53une amende
00:26:54de 100 000 euros
00:26:55le parquet
00:26:56n'a cependant pas demandé
00:26:57l'exécution provisoire
00:26:58pour la peine
00:26:59d'inéligibilité
00:27:00en cas de pourvent
00:27:01en cassation
00:27:02elle ne serait pas
00:27:03appliquée immédiatement
00:27:04si la cour suivait
00:27:05la réquisition
00:27:06du parquet
00:27:06général
00:27:07avec une confirmation
00:27:08d'une peine
00:27:09d'inéligibilité
00:27:09à cinq ans
00:27:11s'il n'y a pas
00:27:11d'exécution provisoire
00:27:13en matière pénale
00:27:14le pourvoi
00:27:14en cassation
00:27:15suspend
00:27:16l'exécution
00:27:17de la peine
00:27:18jusqu'à la décision
00:27:19de la cour de cassation
00:27:20mais cela resterait
00:27:21une victoire symbolique
00:27:22pour Marine Le Pen
00:27:23car si elle est saisie
00:27:25en cas de condamnation
00:27:26la cour de cassation
00:27:27devrait rendre sa décision
00:27:28avant l'élection
00:27:29présidentielle de 2027
00:27:31si elle suit
00:27:32ce qu'elle a annoncé
00:27:32Marine Le Pen
00:27:33prendra toutefois
00:27:34sa décision
00:27:35de candidater ou non
00:27:36dès la décision
00:27:37de la cour d'appel
00:27:38qui sera connue
00:27:39d'ici l'été
00:27:40les magistrats
00:27:41trancheront
00:27:42après avoir entendu
00:27:42les avocats
00:27:43de la défense
00:27:44ils doivent plaider
00:27:45à partir d'aujourd'hui
00:27:46et jusqu'au 11 février
00:27:47bon les juges
00:27:49ont raison de dire
00:27:49qu'ils appliquent la loi
00:27:50et la loi d'inéligibilité
00:27:52ils l'ont votée
00:27:53les députés
00:27:54écoutez vous parliez
00:27:55d'affaires de Cornegu
00:27:56je voulais rebondir là-dessus
00:27:57moi j'ai discuté
00:27:57je ne suis pas juriste
00:27:58mais j'ai discuté
00:27:59de cette affaire
00:28:00avec une avocate
00:28:00qui se trouvait
00:28:01au procès
00:28:03qui me dit
00:28:04c'est une affaire de prud'homme
00:28:05et c'est une affaire
00:28:06de prud'homme
00:28:07qui date de 20 ans
00:28:07moi je ne suis pas d'accord
00:28:10avec ça
00:28:10je pense que ce n'est pas
00:28:12une bonne défense
00:28:13parce que le seul vrai sujet
00:28:14c'est le problème démocratique
00:28:15est-ce qu'il est normal
00:28:16que la justice
00:28:17s'oppose à la candidature
00:28:18à fortiori
00:28:19d'une des favorites
00:28:21sinon sur le fond du dossier
00:28:22écoutez les pièces
00:28:23qui ont été produites
00:28:24les échanges de mails
00:28:26entre les accusés
00:28:27c'est accablant
00:28:28il y a faute
00:28:29il y a faute
00:28:30non mais ce n'est pas
00:28:30une affaire de prud'homme
00:28:33ensuite
00:28:34une affaire de prud'homme
00:28:36l'expression n'est pas mauvaise
00:28:37vous mettez en parallèle
00:28:38par exemple
00:28:39là cette affaire
00:28:40Fillon et Strauss-Kahn
00:28:41écoutez Strauss-Kahn
00:28:41c'est une affaire d'agression
00:28:42mais vous n'avez pas
00:28:43vous voyez ce que je veux dire
00:28:44mais là ce n'est pas possible
00:28:45vous n'avez pas
00:28:45en plus quand on parle
00:28:46d'intolérance à la frustration
00:28:47là il y a quand même
00:28:48vous avez parfaitement raison
00:28:49c'est complètement différent
00:28:50je suis d'accord
00:28:52le fond
00:28:53attendez pardon
00:28:54le fond de l'affaire c'est quoi
00:28:55vous êtes au parlement européen
00:28:57vous avez droit
00:28:58d'avoir des collaborateurs
00:29:00ensuite
00:29:00qu'est-ce que vont faire
00:29:01ces collaborateurs
00:29:02c'est tout le sujet
00:29:03du procès
00:29:04mais vous
00:29:04en plus vous faites partie
00:29:05d'un parti
00:29:06qui n'est pas européen
00:29:08vous n'allez pas fabriquer
00:29:10des lois
00:29:11vous les utilisez
00:29:11à autre chose
00:29:12vos collaborateurs
00:29:12de m'abonner
00:29:13et après on va écouter
00:29:14votre procureur
00:29:15la culpabilité
00:29:15elle fait peu de doutes
00:29:16il y a des assistants
00:29:17qui ont vu très peu
00:29:19leurs députés
00:29:20donc ce n'est pas tellement ça
00:29:20le sujet pour moi
00:29:21c'est que là
00:29:22l'exécution provisoire
00:29:23n'a pas été retenue
00:29:24mais vous savez que ça
00:29:24c'est crucial en réalité
00:29:25alors là
00:29:26ça ne sert à rien
00:29:27l'exécution provisoire
00:29:29en appel
00:29:29je suis d'accord avec vous
00:29:30mais écoutez
00:29:30ça ne sert à rien du tout
00:29:32en première instance
00:29:33ça se comprend
00:29:33en deuxième instance
00:29:34attendez
00:29:35il faut s'attarder
00:29:36un moment là-dessus
00:29:36ça veut dire qu'ils ont
00:29:37déjugé ce qui a été dit
00:29:39en première instance
00:29:39si en première instance
00:29:40il n'y avait pas eu
00:29:40l'exécution provisoire
00:29:41Marine Le Pen
00:29:42elle était candidate
00:29:43à l'élection président
00:29:43ça fait une petite différence
00:29:44quand même
00:29:45oui oui oui
00:29:46mais bon
00:29:46après ce qu'il faut préciser
00:29:48aussi c'est qu'elle a dit
00:29:49qu'elle ne se pourvoierait
00:29:50pas en cassation
00:29:50donc si elle a une peine
00:29:51d'une légitimité supérieure
00:29:52à deux ans
00:29:53elle n'ira pas à l'élection
00:29:53écoutez
00:29:54les juges frantent ce qu'ils veulent
00:29:56de toute façon
00:29:56comme d'habitude
00:29:58je vous propose
00:30:01d'écouter
00:30:01la procureure
00:30:02générale
00:30:04de la cour d'appel
00:30:05de Paris
00:30:06qui intervient
00:30:08d'abord
00:30:08sur l'exécution provisoire
00:30:09ou sur les magistrats
00:30:11je rappelle que la magistrature
00:30:14n'empêche
00:30:14personne
00:30:16ce n'est pas nous
00:30:17qui avons placé
00:30:18les prévenus
00:30:19dans cette situation
00:30:19c'est eux
00:30:20qui se sont placés
00:30:21dans cette situation
00:30:22et qui
00:30:23a justifié
00:30:24effectivement
00:30:25qu'on en arrive
00:30:26à un procès
00:30:27qui d'ailleurs
00:30:27qui d'ailleurs
00:30:28aurait peut-être
00:30:30pu avoir lieu
00:30:30il y a
00:30:32déjà
00:30:33plusieurs mois
00:30:33plusieurs
00:30:34voire plusieurs années
00:30:35si
00:30:36puisque l'effet date
00:30:37il y a plus de 10 ans
00:30:38s'il n'y avait pas eu
00:30:39pendant l'instruction
00:30:4145 recours
00:30:42d'engager
00:30:43en plus
00:30:45je vais vous dire
00:30:47c'est des gens
00:30:48qui sont habitués
00:30:49à avoir toujours raison
00:30:50il n'y a aucune sanction
00:30:52c'est la seule
00:30:53alors eux
00:30:54ils ont l'immunité
00:30:55XXL
00:30:57c'est à dire
00:30:57qu'on l'avait vu
00:30:58dans l'affaire Outreau
00:30:59il est toujours
00:31:00dans la magistrature
00:31:01le juge
00:31:02comment s'appelait-il
00:31:03le juge Burgot
00:31:04bon
00:31:05ils ont raison
00:31:05surtout
00:31:06il y a une forme
00:31:07de
00:31:08comment dire
00:31:09d'arrogance
00:31:10lorsqu'il sait
00:31:10s'exprime
00:31:11ou de morgue
00:31:12quand il s'exprime
00:31:13qui n'est pas agréable
00:31:15c'est à dire
00:31:16qui n'est pas très agréable
00:31:17dans la pédagogie
00:31:18c'est qu'ils se cachent
00:31:19derrière toujours
00:31:20la loi
00:31:20comme si elle n'était pas
00:31:21interprétée
00:31:22bien sûr qu'elle est interprétée
00:31:24mais ils ont raison
00:31:24c'est pour ça d'ailleurs
00:31:25que ce sont des magistrats
00:31:26et pas des machines
00:31:27si c'était juste
00:31:28on applique
00:31:29une sentence
00:31:30automatiquement
00:31:31et il monte
00:31:32au créneau
00:31:33on avait vu
00:31:34un homme
00:31:35du parquet national
00:31:36financier
00:31:37monter au créneau
00:31:38le matin
00:31:38où Nicolas Sarkozy
00:31:39était jugé
00:31:40et puis on a le sentiment
00:31:43que c'est toujours
00:31:43du même côté
00:31:44que sa penche
00:31:45donc ça fait
00:31:46effectivement
00:31:46ça fait quand même beaucoup
00:31:50mais écoutons
00:31:51cette dame
00:31:51que je ne connaissais pas
00:31:52et qui me paraît
00:31:53extrêmement sérieuse
00:31:54et compétente
00:31:55procureure
00:31:55de la cour d'appel
00:31:57procureure générale
00:32:00de la cour d'appel
00:32:00de Paris
00:32:01et elle va parler
00:32:02de l'inéligibilité
00:32:03et je ne sais pas
00:32:04ce qu'elle va dire
00:32:04d'ailleurs
00:32:05mais elle aura raison
00:32:05de dire que c'est pas elle
00:32:06qui l'a votée
00:32:06la loi
00:32:07alors nous n'avons pas
00:32:10demandé effectivement
00:32:11l'exécution proviseur
00:32:12de la peine d'inéligibilité
00:32:13je rappelle que c'est
00:32:15le tribunal
00:32:16donc sur les magistrats
00:32:17du siège
00:32:18qui avaient prononcé
00:32:19cette exécution provisoire
00:32:20et nous n'avons pas été
00:32:21pleinement je le dis
00:32:23convaincus
00:32:23par la motivation
00:32:24du jugement
00:32:26d'abord
00:32:26pas de risque
00:32:28de point de vue
00:32:29de réitération
00:32:30de ces faits
00:32:30qui datent d'il y a
00:32:31quand même
00:32:32plus de 10 ans
00:32:33d'autre part
00:32:35nous avons considéré
00:32:36que l'ordre public
00:32:37n'était pas altéré
00:32:38si madame Le Pen
00:32:39pouvait se présenter
00:32:40à l'élection présidentielle
00:32:41et surtout
00:32:42nous avons souhaité
00:32:43que le processus judiciaire
00:32:45se déroule
00:32:45donc normalement
00:32:46et qu'éventuellement
00:32:48au regard
00:32:49si condamnation
00:32:50il y a
00:32:50les prévenus
00:32:51puissent faire
00:32:53un pourvoi en cassation
00:32:54donc c'est fondamental
00:32:56ce qu'elle veut dire
00:32:56moi je découvre
00:32:57cette déclaration
00:32:57mais ça veut dire
00:32:58qu'elle donc
00:32:58comme je le disais
00:32:59elle démanque totalement
00:33:00toute la rhétorique
00:33:02qui a été celle
00:33:02des juges
00:33:03en première instance
00:33:04et qui a participé
00:33:05à créer les mois
00:33:06dont on connaît
00:33:07si elle n'avait pas eu
00:33:09l'exécution provisoire
00:33:10Marine Le Pen
00:33:10aurait sans doute
00:33:11fait appel plus tard
00:33:12il y aurait eu
00:33:12un délai plus espacé
00:33:13entre les audiences
00:33:14elle aurait sans doute
00:33:15pu être candidate
00:33:16donc ça change tout
00:33:16en fait
00:33:17mais vous avez parfaitement raison
00:33:18ça change tout
00:33:18vous avez parfaitement raison
00:33:19et c'est pour ça
00:33:20que moi je passe mon temps
00:33:20à dire
00:33:21la justice c'est pile ou phase
00:33:22donc
00:33:22et quand je disais ça
00:33:23quand je dis ça
00:33:25donc le mieux
00:33:27c'est de ne rien faire
00:33:29qui puisse te mettre
00:33:29devant la justice
00:33:31je trouve que c'est le mieux
00:33:32je n'ai qu'un conseil
00:33:34à donner aux uns
00:33:35mais vraiment
00:33:36en fait
00:33:37voilà
00:33:38bonjour madame
00:33:40au revoir monsieur
00:33:40vous avez raison
00:33:41bien sûr
00:33:42mais les premières instances
00:33:43ça mérite d'être nuancée
00:33:44en première instance
00:33:45je pense que la défense
00:33:46du rassemblement national
00:33:47était catastrophique
00:33:48ça consistait à dire
00:33:49à la justice
00:33:50vous n'avez rien à dire
00:33:51on n'a pas de compte
00:33:52à vous rendre
00:33:53donc la justice dit
00:33:54ah bon
00:33:54si vous estimez
00:33:56que vous n'avez rien fait
00:33:57vous allez donc recommencer
00:33:58il y a risque de récidive
00:33:59là la défense a changé
00:34:00d'abord
00:34:01la moitié des accusés
00:34:02ne s'est pas pourvue
00:34:03en appel
00:34:03ils acceptent la peine
00:34:04parce qu'ils savent très bien
00:34:05qu'ils sont coupables
00:34:06et pendant le jugement
00:34:09de deuxième instance
00:34:09Eric Nolot
00:34:10et bien
00:34:11le RN a reconnu
00:34:13les fautes
00:34:13donc on dit
00:34:13vous reconnaissez les fautes
00:34:15vous n'allez pas récidiver
00:34:16donc pas d'exécution provisoire
00:34:18je trouve qu'il y a une cohérence
00:34:19oui mais l'exécution provisoire
00:34:20ça n'a pas de sens
00:34:22en appel
00:34:23ça c'est vrai
00:34:23donc c'est idiot
00:34:24on t'enlève un truc
00:34:25qui n'a pas de sens
00:34:26oui mais
00:34:27on te l'enlève
00:34:28quand précisément
00:34:29ça n'a pas de sens
00:34:29et on te la met
00:34:30c'est encore fier
00:34:32de le retirer maintenant
00:34:33voilà
00:34:33je trouve que c'est
00:34:35un peu faux cul
00:34:36c'est un peu hypocrite
00:34:39en tout cas
00:34:39je préfère ce mot
00:34:40je suis d'accord avec vous
00:34:40sur l'idée
00:34:41troisième passage
00:34:42troisième passage
00:34:43de cette dame
00:34:44c'est toujours intéressant
00:34:45d'ailleurs
00:34:45d'avoir une discussion
00:34:47judiciaire juridique
00:34:48écoutons ce qu'elle dit
00:34:49on parle de la mise en place
00:34:52d'un système organisé
00:34:54donc de détournement
00:34:56de fonds publics européens
00:34:58par un parti
00:34:59et ce sur une dizaine d'années
00:35:01et à hauteur de
00:35:03pour le parlement européen
00:35:05d'un préjudice
00:35:05de 3,3 millions d'euros
00:35:07ce qui signifie
00:35:08que dans une affaire
00:35:09quand même
00:35:09qui est particulièrement grave
00:35:12si le parquet
00:35:13au général
00:35:14n'avait pas requis
00:35:14de peine d'inéligibilité
00:35:16et je rappelle d'ailleurs
00:35:18que cette peine
00:35:18aurait pu être de 10 ans
00:35:20puisque c'était
00:35:20le maximum encouru
00:35:21et bien je ne vois pas du tout
00:35:23dans quelles affaires
00:35:24politico-financières
00:35:25on aurait pu
00:35:26la requérir
00:35:27à l'avenir
00:35:28alors évidemment
00:35:29tous les mots
00:35:29ont un sens qu'on dit
00:35:30détournement de l'argent public
00:35:31on a l'impression
00:35:32que l'argent va dans la poche
00:35:33alors ça
00:35:34ça s'appelle
00:35:35des constructions intellectuelles
00:35:36je vous donne
00:35:36mon humble avis
00:35:37bien sûr
00:35:38alors
00:35:39ils ont clairement
00:35:40travaillé pour le parti
00:35:42alors qu'ils auraient dû
00:35:42travailler pour le parlement européen
00:35:43clairement
00:35:44il n'y a pas de soucis
00:35:45là-dessus
00:35:46après
00:35:47qu'est-ce que ça vaut
00:35:48voilà
00:35:49c'est-à-dire
00:35:50c'est du prud'homme
00:35:50c'est du prud'homme
00:35:51t'es dans des partis politiques
00:35:52tu as franchi la ligne jaune
00:35:54ce n'est pas bien
00:35:55c'est répréhensible
00:35:56c'est évident
00:35:57la frontière est tenue
00:35:59parce qu'évidemment
00:35:59quand t'es un député européen
00:36:02il travaille aussi pour le parti
00:36:03qu'est-ce qu'il fait
00:36:05qu'il travaille plus pour le parti
00:36:06pour le parlement européen
00:36:07on peut considérer
00:36:08que tout ça
00:36:08c'est quand même de la politique
00:36:09et la frontière
00:36:10que je fais toujours
00:36:11c'est enrichissement personnel
00:36:12c'est tout
00:36:14rappelez-vous
00:36:14au moment de l'affaire Fillon
00:36:17on avait fait le compte
00:36:18de tous les collaborateurs
00:36:19au niveau de l'Assemblée nationale
00:36:21des collaborateurs
00:36:22membres de la famille
00:36:23des députés
00:36:23il y en avait plus de 180
00:36:24et là personne ne va leur chercher
00:36:27je pense qu'au-delà des griefs
00:36:35retenus, non retenus
00:36:36évoqués, non évoqués
00:36:37des imbrications
00:36:38de part et d'autre
00:36:39il est évident
00:36:40que cette campagne
00:36:41sera entachée
00:36:41sur le plan symbolique
00:36:43parce que même si
00:36:43c'est demain
00:36:44Jordan Bardella
00:36:45qui concourait
00:36:45à l'élection présidentielle
00:36:48je pense que
00:36:49tout le magma
00:36:50politico-médiatique
00:36:52ne manquerait pas
00:36:53de rappeler en permanence
00:36:54à Jordan Bardella
00:36:55dans la concurrence
00:36:55à l'élection présidentielle
00:36:57ce qui se passe
00:36:58concernant le parti
00:36:59du Rassemblement national
00:36:59et ça risque d'être
00:37:01très très violent
00:37:01dans les débats
00:37:02ça peut se retourner
00:37:03en sa faveur
00:37:03oui voilà
00:37:04j'allais dire
00:37:05sauf que ça peut être
00:37:06contre-productif
00:37:06parce que les gens
00:37:07c'est possible
00:37:07vous savez les gens
00:37:08ils peuvent
00:37:08je parle des journalistes
00:37:10comment dire
00:37:10mais les journalistes
00:37:11ils ne pèsent rien
00:37:12les journalistes
00:37:13ils détestent Marine Le Pen
00:37:14et le Rassemblement national
00:37:15et ça fait 50 ans
00:37:16que ça dure
00:37:17donc ils expliqueront
00:37:19matin, midi et soir
00:37:20qu'il ne faut pas voter pour elle
00:37:21donc c'est la bulle médiatique
00:37:23et vous aurez
00:37:24des artistes
00:37:25et vous aurez des philosophes
00:37:26et des essayistes
00:37:27qui vous expliqueront
00:37:28c'est comme ça
00:37:28la France est comme ça
00:37:30ça peut être contre-productif
00:37:31pour la justice elle-même aussi
00:37:32il y a déjà 65% des français
00:37:33qui considèrent la justice partielle
00:37:35et je pense qu'elle n'en sortira pas grandi
00:37:37et que ça va contribuer
00:37:38à alimenter un discrédit
00:37:38qui est déjà extrêmement fort
00:37:40la perception du plus grand nombre
00:37:42une sorte de bon sens
00:37:43les gens disent
00:37:44oui bon bien sûr
00:37:45mais l'enrichissement personnel
00:37:46c'est autre chose
00:37:47oui je suis entièrement d'accord
00:37:48c'est-à-dire que quand tu t'es mis
00:37:48de l'argent dans la poche
00:37:49c'est complètement différent
00:37:50mais là ils se disent
00:37:51oui bon voilà
00:37:52c'est pas bien
00:37:53la limite de ce raisonnement
00:37:54c'est que moi je ne crois pas
00:37:56que Marine Le Pen
00:37:56et Jordan Bardella
00:37:57soient totalement interchangeables
00:37:58ok Jordan Bardella
00:38:00est très haut dans les sondages
00:38:01il est à beaucoup de qualité
00:38:02il va être un bon candidat sans doute
00:38:03c'est pas Marine Le Pen
00:38:05pour autant
00:38:05mais vous avez parfaitement raison
00:38:06et je pense que c'est
00:38:07on ne peut pas passer ça
00:38:08mais c'est pour ça
00:38:09que je pose
00:38:10que ça pose
00:38:11un problème démocratique
00:38:13XXL
00:38:14à notre société
00:38:15mais comme
00:38:16la bulle médiatique
00:38:17déteste Marine Le Pen
00:38:19et ne veut pas
00:38:20que Marine Le Pen
00:38:20soit au pouvoir
00:38:21personne ne monte au créneau
00:38:23qu'est-ce que vous voulez
00:38:23que je vous dise
00:38:24si c'était Jean-Luc Mélenchon
00:38:26ou un autre candidat
00:38:28tout le monde dirait
00:38:28déni démocratique
00:38:29vous auriez des influences médiatiques
00:38:33et je pourrais dire
00:38:34la même chose
00:38:34de Jean-Luc Mélenchon
00:38:35si c'était Jean-Luc Mélenchon
00:38:37je dirais exactement
00:38:38la même chose
00:38:39ce matin défend justement
00:38:40le principe
00:38:41qu'on ne puisse se concourir
00:38:42exactement
00:38:43si c'était Jean-Luc Mélenchon
00:38:46je dirais la même chose
00:38:47écoutez Gérald Darmanin
00:38:48que dit-il
00:38:49Gérald Darmanin
00:38:50il y a une justice
00:38:52qui fait partie
00:38:53d'un système démocratique
00:38:54Madame Le Pen
00:38:55a fait appel
00:38:55c'est son droit
00:38:56le plus strict
00:38:56elle fait valoir ses droits
00:38:57et le juge du siège
00:38:58ne s'est toujours pas prononcé
00:38:59c'est dans plusieurs semaines
00:39:00je n'ai pas de commentaire
00:39:01à faire
00:39:02Madame Le Pen
00:39:03a pu
00:39:04je crois
00:39:04tout le monde a vu
00:39:05à la fois
00:39:05montrer sa défense
00:39:07comme celle de ses co-accusés
00:39:08il y a déjà eu
00:39:08une première instance
00:39:09qui l'a condamnée
00:39:10et il y aura
00:39:11après ce procès
00:39:12que vous trouviez
00:39:14je cite vos mots
00:39:15choquant
00:39:15l'idée qu'elle puisse
00:39:16ne pas se présenter
00:39:17et il y aura
00:39:18après la cour d'appel
00:39:19une cour de cassation
00:39:19si elle souhaitait
00:39:20la saisir bien évidemment
00:39:21Bon
00:39:22parole neutre
00:39:23du ministre de la Justice
00:39:23voilà ce qu'on pouvait dire
00:39:25sur ce sujet
00:39:25autre affaire
00:39:26l'affaire Epstein
00:39:27et ça c'est intéressant
00:39:28parce que
00:39:29des noms sortent
00:39:31et notamment celui
00:39:32de Jack Lang
00:39:32et notamment
00:39:33la fille
00:39:34de Jack Lang
00:39:35nombreuses personnalités
00:39:37alors
00:39:37Jean-Luc Brunel
00:39:39est sorti
00:39:41parmi eux
00:39:41Jean-Luc Brunel
00:39:42Jérif Epstein
00:39:44est décédé
00:39:45le 10 août 2019
00:39:47en prison
00:39:47il y a toujours un mystère
00:39:48qui entourne d'ailleurs
00:39:49sa mort
00:39:50il s'est suicidé
00:39:51officiellement
00:39:52il s'est suicidé
00:39:53il est accusé
00:39:54d'être à la tête
00:39:54d'un vaste réseau international
00:39:55de pédocriminalités
00:39:56arrêté par le FBI
00:39:57en 2019
00:39:58incarcéré
00:39:58avant de se donner la mort
00:39:59retrouvé mort dans sa cellule
00:40:00suite à ce qui s'apparente
00:40:02à un suicide
00:40:03et je crois que son épouse
00:40:04est en prison
00:40:05Ghislaine Maxwell
00:40:07sa première épouse
00:40:10voilà
00:40:10Ghislaine Maxwell
00:40:11la franco-britannique
00:40:12est aussi mentionnée
00:40:12c'est elle qui a attiré
00:40:13de nombreuses collégiennes
00:40:14et lycéennes
00:40:15dans le réseau
00:40:15pédocriminel de Epstein
00:40:17considérée comme son bras droit
00:40:18elle a été arrêtée en 2020
00:40:20condamnée à 20 ans
00:40:21de prison
00:40:22et puis le nom de Jack Lang
00:40:23est sorti
00:40:24il était ce matin
00:40:25d'ailleurs Jack Lang
00:40:26sur l'antenne d'RTL
00:40:27je vous propose peut-être
00:40:27de l'écouter
00:40:28immédiatement
00:40:29qu'a-t-il dit
00:40:30d'abord je ne l'ai pas connu
00:40:33comme prédateur sexuel
00:40:35je l'ai connu
00:40:36quand il était
00:40:38assez proche
00:40:39de Woody Allen
00:40:40c'est un homme qui
00:40:41il faut le dire
00:40:42aujourd'hui on a tendance
00:40:44pour des raisons
00:40:46justifier
00:40:47les crimes
00:40:48qu'il a commis
00:40:48qui ont été révélés
00:40:49ultérieurement
00:40:50on a tendance
00:40:51à oublier
00:40:53que cet homme
00:40:54était un homme
00:40:55que j'ai connu
00:40:56en tout cas
00:40:57un homme cultivé
00:40:58passionné d'art
00:40:59passionné de culture
00:41:00bon
00:41:02ce n'est pas vraiment
00:41:03le sujet non plus
00:41:03qu'il soit passionné de culture
00:41:05oui
00:41:07en revanche
00:41:08il faut être un peu prudent
00:41:09avec la liste de noms
00:41:10qui sortent
00:41:10il y a énormément
00:41:10de noms français
00:41:11parce que tout dépend
00:41:12pourquoi vous êtes cité
00:41:13si c'est cité
00:41:14pour des faits criminels
00:41:15oui là oui
00:41:16mais parfois
00:41:16c'est tout à fait incident
00:41:17or vous êtes quand même listé
00:41:19donc c'est quand même
00:41:20problématique
00:41:21parce que une fois
00:41:21que votre nom est sorti
00:41:23bon
00:41:23toujours associé à Epstein
00:41:25oui vous avez parfaitement raison
00:41:27donc deuxième
00:41:28passage de
00:41:29Jack Lang
00:41:30interrogé ce matin
00:41:31par Marc-Olivier Fogel
00:41:32sur l'antenne d'RTL
00:41:33mais la générosité ça existe
00:41:35en soi
00:41:35merde pardon
00:41:36excusez-moi de vous le dire
00:41:37vous lisez l'histoire
00:41:39le problème c'est que vous
00:41:40c'est normal
00:41:41c'est votre boulot
00:41:42vous lisez les choses
00:41:43avec les lunettes
00:41:44de ce qu'on sait
00:41:45aujourd'hui
00:41:46des crimes abominables
00:41:47laissez-moi répondre
00:41:48s'il vous plaît
00:41:48même sans sécurité
00:41:49non non non
00:41:49la générosité
00:41:51la générosité
00:41:52s'agit dans la vie
00:41:53et moi-même je le suis
00:41:54par tempérament
00:41:55et j'ai la chance de connaître
00:41:56des gens généreux
00:41:57avec qui nous échangeons
00:41:59nous travaillons ensemble
00:42:00pour autant ils ne sont pas
00:42:01des pédos criminels
00:42:02je ne comprends pas
00:42:03en quoi
00:42:04la gentillesse de ce monsieur
00:42:06il était gentil
00:42:07il était courtois
00:42:08il était aimable
00:42:09pas seulement avec moi
00:42:10avec beaucoup de gens
00:42:11il était gentil
00:42:13et généreux
00:42:13avec les puissants
00:42:14et ça c'est une des choses
00:42:15qui va rester de cette histoire
00:42:17il y a évidemment
00:42:18tout l'aspect criminel
00:42:19Olivier Delagarde
00:42:20c'est une chose
00:42:20mais ce qu'il y a
00:42:21il y a un papier
00:42:21d'Adrien Jolm ce matin
00:42:23dans Le Figaro
00:42:24qui est formidable là-dessus
00:42:25qui explique
00:42:26le modèle de fonctionnement
00:42:28du réseau Epstein
00:42:29en fait
00:42:30vous ne vous intéressiez pas
00:42:31tellement
00:42:31c'était pas tellement politique
00:42:32c'était
00:42:33si vous aviez du pouvoir
00:42:34vous l'intéressiez
00:42:35et il allait vers vous
00:42:36et vous alliez lui rendre service
00:42:37il allait vous donner de l'argent
00:42:39il allait
00:42:39et il crée
00:42:40une sorte de réseau
00:42:42de gens qui se croyaient
00:42:43au bout d'un moment
00:42:44au-dessus des lois
00:42:45parce qu'ils étaient gêneurs
00:42:47avec tout le monde
00:42:47aux Etats-Unis
00:42:48vous donnez de l'argent
00:42:49aux candidats
00:42:49que ce soit des républicains
00:42:51que ce soit des démocrates
00:42:52et vous pouvez vous être
00:42:54au-dessus des lois
00:42:55c'est la compromission
00:42:55des élites
00:42:56d'une grande partie des élites
00:42:57à des intérêts
00:42:58hauts que les nôtres
00:42:59mais pourquoi il est cité
00:43:00Jack Lang précisément
00:43:02on découvre que Jack Lang
00:43:03a fait des affaires
00:43:04avec lui
00:43:05en fait il est cité
00:43:05très de nombreuses
00:43:06je crois 600 fois
00:43:07il invite l'homme d'affaires américain
00:43:08aux 30 ans
00:43:09de la pyramide du Louvre
00:43:10les humains relèvent
00:43:10une vraie proximité
00:43:11entre la fille de Jack Lang
00:43:13Caroline
00:43:13elle confondit
00:43:14une société offshore
00:43:15avec Jeffrey Epstein
00:43:17donc là on est
00:43:18sur une proximité
00:43:19peut-être plus grande
00:43:20Caroline Lang
00:43:21la fille a annoncé ce lundi
00:43:23démissionné
00:43:24de son poste
00:43:24de déléguée générale
00:43:25du syndicat
00:43:26de la production indépendante
00:43:27à la suite des révélations
00:43:28de Mediapart
00:43:28sur ses liens d'intérêt
00:43:29passé avec le criminel
00:43:30sexuel Epstein
00:43:32l'ancien ministre de la culture
00:43:34avait déclaré à l'AFP
00:43:35assumer pleinement
00:43:36les liens
00:43:37qu'il avait pu créer
00:43:38avec Epstein
00:43:39à une époque où rien ne laissait supposer
00:43:40qu'il pouvait être au cœur
00:43:42d'un réseau
00:43:43de criminalité
00:43:44alors voyons quand même
00:43:45le sujet
00:43:45sujet qui vous est proposé
00:43:49par Nicolas Roger
00:43:50Êtes-vous un prédateur sexuel
00:43:54de catégorie 3 ?
00:43:55Je suis dans le premier tiers
00:43:56C'est quoi le premier tiers ?
00:43:57C'est le danger le plus élevé
00:43:58et le pire ?
00:43:59Non, je suis au niveau
00:44:00le plus bas
00:44:00Dans cet entretien
00:44:02publié par le ministère
00:44:03américain de la justice
00:44:05Jeffrey Epstein
00:44:06affirme être au niveau
00:44:07de menaces le plus faible
00:44:08en tant que prédateur sexuel
00:44:10Pourtant, ce scandale
00:44:12désormais appelé
00:44:13Affaire Epstein
00:44:13semble de plus en plus
00:44:15tentaculaire
00:44:16De nombreuses personnalités
00:44:17sont citées
00:44:18dans les 3 millions de pages
00:44:19issues du dossier
00:44:20Parmi elles
00:44:21figurent Donald Trump
00:44:22mais aussi l'ancien président
00:44:24des Etats-Unis
00:44:25Bill Clinton
00:44:25ou encore Elon Musk
00:44:27et Bill Gates
00:44:27Et le scandale
00:44:29va bien au-delà
00:44:30des frontières américaines
00:44:31Le nom
00:44:32de la future reine de Norvège
00:44:34Mette Marit
00:44:35apparaît plus de 1000 fois
00:44:36dans les dossiers Epstein
00:44:37Les nouveaux documents
00:44:39concernent également
00:44:40la famille royale britannique
00:44:42Une photo de l'ancien prince Andrew
00:44:43au-dessus d'une jeune femme
00:44:45couchée par terre
00:44:46fait le tour
00:44:47de la presse anglaise
00:44:48Un biographe
00:44:48de la famille royale
00:44:49évoque l'agitation
00:44:51autour du scandale
00:44:52Je ne pense pas
00:44:53que le simple fait
00:44:54de l'expulser
00:44:55du manoir royal
00:44:55et de lui retirer
00:44:57son titre suffira
00:44:58à apaiser l'agitation publique
00:44:59Les gens veulent le voir
00:45:00rendre des comptes
00:45:01et être traduit en justice
00:45:02L'affaire n'épargne pas
00:45:05non plus
00:45:05le monde politique français
00:45:07De nombreux noms
00:45:08apparaissent
00:45:08dans les pages du dossier
00:45:10dont celui de Jacques Lang
00:45:11L'ancien ministre de la culture
00:45:13a reconnu avoir eu
00:45:14des liens amicaux
00:45:15avec Jeffrey Epstein
00:45:16tout en précisant
00:45:17qu'il n'était pas au courant
00:45:19de son implication
00:45:20dans un réseau criminel
00:45:21Parmi les nombreuses personnalités
00:45:23évoquées dans les documents révélés
00:45:25toutes ne sont pas
00:45:26nécessairement liées
00:45:27à des faits criminels
00:45:28d'ordre sexuel
00:45:29On parle souvent
00:45:32sur ce plateau
00:45:32de la sécession des élites
00:45:33là on a un exemple concret
00:45:34non pas de toute l'élite
00:45:35mais d'une certaine élite
00:45:36d'une oligarchie
00:45:37qui se sent au-dessus de tout
00:45:38qui a le sentiment
00:45:39d'avoir un quartier libre
00:45:40pour tout
00:45:40y compris pour le pire
00:45:41il faudra que certains
00:45:42rendent des comptes
00:45:42en effet
00:45:43Soyons prudents quand même
00:45:43soyons prudents
00:45:44c'est pas parce que
00:45:45vous êtes cités
00:45:46comme un éric
00:45:47Ah non mais je n'ai pas parlé
00:45:47de tous les gens cités
00:45:48il y a des cas très graves
00:45:49en l'occurrence
00:45:50qui sont documentés
00:45:51Tout le monde
00:45:52Évidemment c'est pas tout le monde
00:45:53Non mais ce qui complique l'affaire
00:45:54c'est la gestion
00:45:55parce qu'il a fallu
00:45:56beaucoup insister
00:45:57pour que ces documents
00:45:58soient révélés
00:45:59ils sont caviardés
00:46:00à qui mieux mieux
00:46:01donc vous dire
00:46:02que la théorie du complot
00:46:03là c'est vraiment
00:46:03d'où la nécessité
00:46:05de la justice
00:46:05Pour le moment
00:46:08et c'était ce qui était
00:46:09souligné dans la presse
00:46:10les démocrates espéraient
00:46:11beaucoup que ça allait
00:46:12confondre la responsabilité
00:46:14de Donald Trump
00:46:15Pour le moment
00:46:15il n'y a aucun fait
00:46:16délictuel
00:46:17qui consacre Donald Trump
00:46:18dans les documents
00:46:19qui ont été révélés
00:46:20Voilà ce qu'on pouvait dire
00:46:21sur ce sujet
00:46:23Vous parliez du procès
00:46:24mis à Samuel Paty
00:46:26tout à l'heure
00:46:27et bien on va ouvrir
00:46:28ce dossier
00:46:29avec quand même
00:46:29un avocat
00:46:30qui dit des choses
00:46:31très très étranges
00:46:33On le verra
00:46:34dans la dernière partie
00:46:35de notre émission
00:46:36et nous accueillerons
00:46:38Catherine Bré-Chignac
00:46:40L'Odyssée de Lucas
00:46:41face au naufrage
00:46:43de la raison
00:46:43Vous connaissez ce livre ?
00:46:45Non mais
00:46:45le sous-titre dit beaucoup
00:46:47et m'intéresse
00:46:48Exactement
00:46:48sur les traces de la pensée
00:46:50on va essayer
00:46:51d'élever un petit peu
00:46:52le débat que nous avons
00:46:54comme nous l'élevons
00:46:55chaque jour
00:46:55avec la culture
00:46:57et Thomas Hill
00:46:59qui arrivent
00:47:00on parlera de ?
00:47:01D'Aragon
00:47:01il faut parler
00:47:02du spectacle d'Éric Poirot
00:47:03Ah ben parlons
00:47:03on va en parler
00:47:04Formidable
00:47:05Aragon
00:47:06bien sûr
00:47:06Il faut
00:47:08Il faut aller le voir
00:47:08je confirme
00:47:09C'est complet
00:47:10mais
00:47:11c'est formidable
00:47:13Aragon
00:47:14Aragon
00:47:14par Nolo
00:47:15et Judith Magre
00:47:16Dans l'ordre inverse
00:47:18par Judith Magre
00:47:19et Éric Nolo
00:47:20Ben non mais c'est formidable
00:47:21Vous aimez Aragon
00:47:21Thomas Hill ?
00:47:23Bien sûr
00:47:23bien sûr
00:47:24chaque matin au réveil
00:47:25Non mais sérieusement
00:47:27vous avez
00:47:27Pas beaucoup ce petit fond de zéro
00:47:28Ouais
00:47:29La première fois
00:47:31La première fois
00:47:33qu'il vit Bérémnis
00:47:34il la trouva
00:47:35Franchement laide
00:47:36Franchement laide
00:47:38C'est le début
00:47:38La première fois
00:47:39qu'Aurélien
00:47:40Vous n'avez pas lu Aurélien ?
00:47:42Non
00:47:42C'est bien Aragon
00:47:44Celui qui compréhait
00:47:45ce diable
00:47:45C'est des lacunes
00:47:46Bon
00:47:47On va parler d'une pièce
00:47:49de Nicolas Briançon
00:47:50et Evelyne Bouix
00:47:51ce matin
00:47:52On ne se mentira jamais
00:47:53C'est une pièce de qui ?
00:47:55De monsieur Assou
00:47:56C'est ça ?
00:47:57Ah ben oui
00:47:58Jérémy Assou
00:47:58Jérémy Assou
00:48:00Qui est un jeune
00:48:01un auteur prolixe
00:48:03Absolument
00:48:03et qui fonctionne très bien au théâtre
00:48:05C'est une pièce très réussie
00:48:06sur un couple
00:48:08qui se cache
00:48:08quelques petites choses
00:48:09comme ça peut arriver
00:48:10parfois dans les couples
00:48:11Ah bon ?
00:48:12Vous cachez des choses
00:48:13à votre femme ?
00:48:13Ah moi rien
00:48:14Je suis en totale transparence
00:48:15évidemment
00:48:16Ah oui
00:48:16Est-ce que par exemple
00:48:17vous êtes géocalisé
00:48:18avec votre épouse ?
00:48:21Oui
00:48:21C'est vrai
00:48:22Vous avez raison
00:48:23C'est vrai ?
00:48:24Donc par exemple
00:48:25Je le fais jamais
00:48:27mais je pourrais voir
00:48:28où est-ce qu'elle est
00:48:28C'est vrai ?
00:48:29Absolument
00:48:29Ah ouais
00:48:30Vous êtes géocalisé ?
00:48:31C'est à son téléphone
00:48:32C'est-à-dire que la confiance
00:48:32n'exclut pas
00:48:33C'est ça
00:48:34Alors bon
00:48:35quand on est
00:48:35Ouais je trouve que c'est effrayant
00:48:37Bon moi je suis géocalisé
00:48:38parce qu'a priori
00:48:39on sait où je suis
00:48:39Non mais ça permet
00:48:42de retrouver ton téléphone
00:48:43c'est tout
00:48:43Non mais c'est intéressant
00:48:47la géocalisation
00:48:48parce qu'effectivement
00:48:49tu peux dire
00:48:49si t'as rien à me cacher
00:48:50dis-moi
00:48:51Non alors moi
00:48:53elle a mon code
00:48:53par exemple de téléphone
00:48:54elle peut déverrouiller mon téléphone
00:48:56je sais pas si c'est le cas
00:48:56de votre femme
00:48:57mais moi c'est pas
00:48:57un code strictement personnel
00:48:59Elle a mon code
00:49:00Oui tout à fait
00:49:01Ah oui donc ça veut dire
00:49:01qu'elle peut accéder
00:49:02à votre texto
00:49:03Elle peut
00:49:04Elle peut
00:49:05Je n'ai rien à cacher
00:49:06Je le vois
00:49:07Je le vois
00:49:07Je suis un petit
00:49:08Très louche
00:49:11La vérité d'un homme
00:49:12est ce qu'il cache
00:49:13disait
00:49:14je ne sais plus qui
00:49:16Elle est belle
00:49:16C'est très beau
00:49:17La vérité d'un homme
00:49:19est ce qu'il cache
00:49:20La pause
00:49:22Merci Pascal
00:49:22A tout de suite
00:49:23Il est 10h
00:49:31Catherine Bréchignac
00:49:33est avec nous
00:49:33l'odyssée des Lucas
00:49:34l'odyssée de Lucas
00:49:36face au naufrage
00:49:37de la raison
00:49:38de la raison
00:49:39Entendez bien ce mot
00:49:41pas de l'éducation
00:49:42de l'instruction
00:49:42de la raison
00:49:43il faut en mettre
00:49:43de la raison
00:49:44un petit peu
00:49:45Et bien on va en parler
00:49:46avec vous madame
00:49:46vous êtes physicienne
00:49:47de renommée internationale
00:49:48membre de l'académie
00:49:49des sciences
00:49:49et de l'académie
00:49:50des technologies
00:49:50vous avez été directrice
00:49:51puis présidente du CNRS
00:49:53vous êtes l'autrice
00:49:55de ces remarqués
00:49:57dont retour vers
00:49:58l'obscurantisme
00:49:59que des titres gays
00:50:00et la force de nos racines
00:50:02qui est plus joyeux peut-être
00:50:03Somaya Labidi
00:50:04nous rappelle les titres
00:50:06Bonjour Pascal
00:50:10et bonjour à tous
00:50:11à la une de l'actualité
00:50:12Edouard Geoffrey
00:50:13le ministre de l'éducation
00:50:14toujours au chevet
00:50:15des enseignants
00:50:16du collège La Guicharde
00:50:17à Saint-Narissur
00:50:18maire dans le Var
00:50:19des enseignants
00:50:20toujours sous le choc
00:50:21au lendemain
00:50:21de l'agression
00:50:22de leur collègue
00:50:23à l'arme blanche
00:50:23une professeure
00:50:25d'art plastique
00:50:25de 60 ans
00:50:26qui a été poignardée
00:50:27en plein courrier
00:50:28après-midi
00:50:28par un élève
00:50:29de 14 ans
00:50:30après avoir été opérée
00:50:31dans la soirée
00:50:32la victime
00:50:32se trouvait dans
00:50:33un état stable
00:50:34l'élève quant à lui
00:50:35a été interpellé
00:50:36et placé en garde à vue
00:50:37où il a reconnu les faits
00:50:40à la une également
00:50:40la consommation
00:50:41participe au trafic
00:50:43les mots hier
00:50:44du nouveau préfet
00:50:45Jacques Witovski
00:50:45lors du bilan
00:50:46des chiffres
00:50:47de la délinquance
00:50:48en 2025
00:50:48dans les bouches du Rhône
00:50:50et plus particulièrement
00:50:51à Marseille
00:50:5224% de l'activité
00:50:54du tribunal
00:50:55en 2025
00:50:55concernait une infraction
00:50:57à la législation
00:50:58sur les stupéfiants
00:50:59soit le double
00:51:00d'autres juridictions
00:51:01de grandes villes
00:51:02en 2023
00:51:02ces infractions
00:51:03représentaient
00:51:0418% de l'activité
00:51:06une semaine
00:51:08après le rejet
00:51:09du Sénat
00:51:09le texte
00:51:10créant un droit
00:51:11à l'aide à mourir
00:51:12est revenu depuis ce matin
00:51:139h30
00:51:13en commission
00:51:14à l'Assemblée nationale
00:51:15pour une deuxième lecture
00:51:16plus de 600 amendements
00:51:18sont à discuter
00:51:19par les députés
00:51:20d'ici vendredi
00:51:20avant un vote solennel
00:51:22prévu le 24 février
00:51:23les partisans du texte
00:51:25espèrent une adoption
00:51:26définitive
00:51:27avant l'été
00:51:28on poursuit ce journal
00:51:30avec ces images
00:51:31impressionnantes
00:51:32la ville d'Antibes
00:51:33dans les Alpes-Maritimes
00:51:34les pieds dans l'eau
00:51:35intense
00:51:36brutale
00:51:37et surtout inattendue
00:51:38un viant l'entourage
00:51:38à frapper la ville
00:51:39mais aussi
00:51:40j'enlève pas
00:51:40et valoris hier
00:51:41l'épisode a commencé
00:51:43aux alentours de 20h
00:51:44avec des pluies importantes
00:51:45en peu de temps
00:51:4650 mm de précipitation
00:51:48sont tombées
00:51:49en l'espace
00:51:49d'une heure et demie
00:51:51les autorités marocaines
00:51:53sur le qui-vive également
00:51:55plus de 50 000 personnes
00:51:56ont été déplacées
00:51:57dans le nord du pays
00:51:58et installées
00:51:59dans des abris d'urgence
00:52:00que vous découvrez
00:52:01à l'écran
00:52:02à cause d'une d'inondations
00:52:03monstres
00:52:04ces opérations
00:52:05se sont déroulées
00:52:06principalement
00:52:06dans la province
00:52:07de l'Arache
00:52:08située à moins de
00:52:09100 km au sud
00:52:10de Tangier
00:52:10mais aussi
00:52:11dans la ville
00:52:12de Xarel Kébir
00:52:13qui a suivi
00:52:13de fortes intempéries
00:52:15ces derniers jours
00:52:16des négociateurs
00:52:18ukrainiens
00:52:18russes et américains
00:52:19se retrouvent
00:52:20à Abu Dhabi
00:52:21aux Émirats arabes unis
00:52:22pour un nouveau cycle
00:52:23de pourparlers
00:52:24objectif
00:52:25faire avancer
00:52:26de difficiles discussions
00:52:27visant à arrêter
00:52:28ce conflit armé
00:52:29qui dure depuis
00:52:294 ans maintenant
00:52:30des pourparlers
00:52:31qui n'ont pas empêché
00:52:32Moscou
00:52:33de poursuivre ses frappes
00:52:34encore cette nuit
00:52:35sur l'Ukraine
00:52:36et puis
00:52:38la mission lunaire
00:52:39Artemis 2
00:52:39reportée au mois de mars
00:52:40après un incident technique
00:52:42la NASA a annoncé
00:52:43son report hier
00:52:44après la détection
00:52:45d'un problème
00:52:46lors d'un test au sol
00:52:47de sa fusée géante
00:52:48SLS
00:52:48au centre spatial
00:52:49Kennedy en Floride
00:52:51les 4 astronautes
00:52:52qui devaient faire
00:52:53un tour autour
00:52:54de la Lune
00:52:54une première
00:52:55depuis 1972
00:52:56vont devoir encore
00:52:58patienter
00:52:58un petit moins
00:52:59aux heures
00:52:59Merci beaucoup
00:53:02Merci beaucoup
00:53:03Nous sommes donc
00:53:05ce matin
00:53:06avec l'Odyssée
00:53:06de Lucas
00:53:07de Catherine Breffignac
00:53:09on va en parler
00:53:09dans quelques secondes
00:53:10et ça tombe bien
00:53:11si j'ose dire
00:53:12que vous soyez avec nous
00:53:13parce qu'on est en pleine
00:53:14discussion
00:53:15sur l'école
00:53:16et ce qui se passe
00:53:17notamment à Sanary-sur-Mer
00:53:19Monsieur le ministre
00:53:21de l'éducation nationale
00:53:22vient de prendre la parole
00:53:23et annoncer un plan
00:53:24Je crois que c'est
00:53:25Laurent Tessier
00:53:26ce matin sur Europe 1
00:53:27qui égrenait
00:53:27le nombre de plans
00:53:28anti-violence
00:53:29à l'école
00:53:30depuis 1985
00:53:32il y en a 50 000
00:53:33et rien ne change
00:53:34Mais vous
00:53:35Madame
00:53:36vous décrivez
00:53:38le système scolaire
00:53:39français
00:53:40et l'accompagnement
00:53:41de la maternelle
00:53:42au baccalauréat
00:53:43et ce que vous dites
00:53:44est évidemment
00:53:44passionnant
00:53:45c'est la formation
00:53:46d'un sujet affranchi
00:53:48autonome
00:53:49et critique
00:53:50autonome et critique
00:53:52qui est visée
00:53:53ou tout du moins
00:53:54longtemps il en est allé
00:53:55ainsi dans notre pays
00:53:56dont le modèle pédagogique
00:53:57a inspiré beaucoup d'autres
00:53:58avant que l'éducation nationale
00:54:00ne se prenne les pieds
00:54:01dans le tapis
00:54:01des idéologies
00:54:02et ne substitue
00:54:04au coeur de sa mission
00:54:05le confort ludique
00:54:06au savoir libérateur
00:54:08vous avez dit
00:54:12ce que je voulais dire
00:54:13j'ai surtout lu
00:54:17ce que vous avez écrit
00:54:19parce qu'en fait
00:54:21ces paroles
00:54:22de bon sens
00:54:22nous on est des enfants
00:54:24de cette école
00:54:25oui tout à fait
00:54:25mais on est les derniers
00:54:27et franchement
00:54:28on n'était pas
00:54:29les meilleurs de la classe
00:54:30ni les poussages
00:54:32mais c'est ça
00:54:32qui est intéressant
00:54:33d'ailleurs
00:54:33parce que si on avait
00:54:34fait normal sup
00:54:35on était des élèves lambda
00:54:36oui mais moi j'ai fait normal sup
00:54:38et j'étais dyslexique
00:54:39et à l'école
00:54:40on avait dit à mes parents
00:54:41elle n'ira pas plus loin
00:54:41que le brevet
00:54:42donc en fait
00:54:43c'est l'école
00:54:44qui m'a sorti de là
00:54:45j'avais eu un prof
00:54:46qui m'a plu
00:54:46j'ai dit
00:54:47je vais travailler
00:54:47pour ce prof
00:54:48c'est très intéressant
00:54:51je veux dire
00:54:51l'école avait
00:54:52un certain respect
00:54:53les enfants avaient
00:54:54un certain respect
00:54:55de leurs professeurs
00:54:56ils avaient
00:54:56et on écoutait
00:54:58ce qu'ils nous disaient
00:54:59et puis même
00:55:00parfois on ne gobait pas
00:55:02tout ce qu'on nous disait
00:55:03parce qu'on est quand même
00:55:04enfants de Descartes
00:55:06si je puis dire
00:55:07mais c'est important
00:55:09d'apprendre
00:55:11et d'apprendre
00:55:11avec quelqu'un
00:55:12parce que
00:55:13parce que d'abord
00:55:14qu'est-ce que c'est
00:55:15comprendre
00:55:16comprendre
00:55:16c'est pas absorber
00:55:18bêtement
00:55:18pour recracher
00:55:19ce qu'on peut avoir appris
00:55:20comprendre
00:55:21c'est faire sien
00:55:22ce qu'on a appris
00:55:22et le prof
00:55:24quand il vous dit
00:55:24moi je sais
00:55:25parce que quand j'ai enseigné
00:55:26quand vous dites à quelqu'un
00:55:27est-ce que tu as compris
00:55:28que vous voyez
00:55:29dans les yeux de l'enfant
00:55:30oui j'ai compris
00:55:31vous vous dites
00:55:32ça y est
00:55:32c'est bon
00:55:32il a intégré
00:55:34mais dans l'extrait
00:55:35qu'a lu Pascal
00:55:36le problème
00:55:37c'est qu'on a détruit
00:55:38le concept de verticalité
00:55:40exactement
00:55:40ça c'est le nœud du problème
00:55:42exactement
00:55:42vous avez grandi où ?
00:55:45moi entre Brest et Paris
00:55:47j'ai été
00:55:49quand mes parents
00:55:49étaient jeunes
00:55:51ils étaient étudiants
00:55:53je suis née
00:55:54quand ils étaient très jeunes
00:55:55donc c'est mes grands-parents
00:55:56qui m'ont éduqué
00:55:57et donc j'ai écrit un livre
00:55:59d'ailleurs
00:55:59sur la force de nos racines
00:56:00parce que
00:56:01parce que
00:56:01quelquefois
00:56:02on m'appelle
00:56:02la femme de granit
00:56:03parce que
00:56:04j'étais élevé en Bretagne
00:56:06dans des milieux
00:56:07très
00:56:07très modeste
00:56:09cette école permettait
00:56:12cette école a permis
00:56:13à mes parents
00:56:13et
00:56:14et à moi
00:56:15bien sûr
00:56:16d'arriver
00:56:17à pleurer
00:56:17il y a du monde à Ozuf
00:56:19dans votre parcours
00:56:19l'ascension par l'école
00:56:21les racines bretonnes
00:56:23les lois de savoir
00:56:24je vais vous dire
00:56:25quand je vous écoute
00:56:25je crois qu'Eric
00:56:26vient de dire
00:56:26c'est à pleurer
00:56:27parce que
00:56:29le monde
00:56:30d'où vous venez
00:56:31est mort
00:56:32n'existe plus
00:56:33et le moule est cassé
00:56:35et ça nous fait de la peine
00:56:36et
00:56:37monsieur pense que c'est foutu
00:56:39ce monsieur là
00:56:40regardez le bien
00:56:42non c'est pas foutu
00:56:43on en a vu d'autres
00:56:44l'humanité a vu trop de choses
00:56:46pour que ce soit foutu
00:56:47non non
00:56:47je crois pas que ce soit foutu
00:56:48on aura autre chose
00:56:50on aura d'autres moules
00:56:50mais il faut reprendre
00:56:52et c'est pour ça
00:56:52que j'ai pris ce livre
00:56:53j'ai fait ce livre
00:56:54sur la raison
00:56:55et pas sur l'éducation
00:56:56parce que
00:56:57je trouve que
00:56:58la raison
00:56:59c'est accessible à tous
00:57:00tous les êtres humains
00:57:01ont cette faculté
00:57:04de raisonner
00:57:05et il faut pas
00:57:06raisonner de travers
00:57:07et depuis les grecs
00:57:08on sait très bien
00:57:09que le sophisme
00:57:10n'est pas très bon
00:57:11pour la raison
00:57:12mais oui
00:57:12mais il y a des gens
00:57:13qui pensent faux
00:57:13parfois ils président le pays
00:57:15mais parce que
00:57:16oh oui
00:57:16il y en a beaucoup
00:57:17je suis d'accord avec vous
00:57:19si j'avais à faire
00:57:19une image
00:57:21la terre
00:57:23c'est une boule
00:57:24entourée
00:57:25de bons sentiments
00:57:26si je puis dire
00:57:27et puis les gouvernants
00:57:28c'est des flotteurs
00:57:29là-dessus
00:57:29qui regardent un peu
00:57:30ce que pense
00:57:31la population
00:57:32et quand on est
00:57:34responsable
00:57:35quand on doit diriger
00:57:36il faut savoir
00:57:37anticiper
00:57:38mais quand est-ce que
00:57:40la raison
00:57:40est devenue
00:57:41un mot négatif
00:57:41parce que maintenant
00:57:42c'est devenu
00:57:42un mot négatif
00:57:43on vous dit
00:57:43un concept
00:57:44qui a été élaboré
00:57:45du temps du patriarcat
00:57:46mais pas du tout
00:57:47pas du tout
00:57:48la raison elle existe
00:57:49depuis tout le temps
00:57:49de toute façon
00:57:50on a toujours eu de la raison
00:57:51mais bien sûr
00:57:51les gens comprennent
00:57:52alors
00:57:53quand est-ce que ça a tourné
00:57:54ça a tourné
00:57:55en fait
00:57:56ce qui est assez intéressant
00:57:57c'est de voir que
00:57:58alors
00:58:00quand est-ce que ça a tourné
00:58:02il faut repenser
00:58:03un tout petit peu l'histoire
00:58:03au niveau de la
00:58:05de la pensée humaine
00:58:07je dirais
00:58:08allez
00:58:08pardon
00:58:09Platon a séparé
00:58:10la mythologie
00:58:11de la philosophie
00:58:12il n'aimait pas Homer
00:58:13et donc il a dit
00:58:14non il ne faut pas raconter
00:58:15des histoires aux gens
00:58:16il y a eu tout
00:58:17cette mouvance philosophique
00:58:20des grecs
00:58:21et puis Aristote
00:58:23on a mis de la logique
00:58:24ensuite on est arrivé
00:58:25je dirais
00:58:26à un point
00:58:26vraiment très singulier
00:58:28qui est le début
00:58:29du 17ème
00:58:30avec Descartes et Galilée
00:58:32où vous avez eu
00:58:33la séparation
00:58:34plutôt de la philosophie
00:58:35avec la science
00:58:36la science
00:58:37qui est quelque chose
00:58:37de mesurable
00:58:38c'est-à-dire qu'on délègue
00:58:40l'arbitrage
00:58:40à la mesure
00:58:41on ne pense pas
00:58:43que c'est la raison
00:58:44qui va nous permettre
00:58:45d'arbitrer
00:58:46la science
00:58:47ce n'est pas une opinion
00:58:47et la science
00:58:48ce n'est pas une opinion
00:58:49ça je le dis
00:58:50et je le répète partout
00:58:52donc la science
00:58:54mais la science
00:58:55n'a pas réponse à tout
00:58:56alors la science
00:58:57elle a permis
00:58:58de progresser
00:58:58terriblement
00:58:59c'est d'ailleurs
00:59:00ce que dit Kant
00:59:01si vous lisez
00:59:02ne serait-ce que
00:59:03la préface
00:59:03la deuxième préface
00:59:05de la critique
00:59:07de la raison pure
00:59:08vous allez
00:59:09et puis après
00:59:09il a écrit
00:59:10la critique
00:59:10de la raison pratique
00:59:11mais vous voyez
00:59:12que vous avez finalement
00:59:13une raison
00:59:14je dirais presque
00:59:15mathématique
00:59:16et il y a d'ailleurs
00:59:16maintenant on voit
00:59:17avec les neurobiologistes
00:59:19qui regardent
00:59:20dans le cerveau
00:59:21enfin qui suivent
00:59:21les trajets dans le cerveau
00:59:22et on voit
00:59:23qu'il y a des zones
00:59:24qui sont plus
00:59:25reliées aux chiffres
00:59:27que d'autres
00:59:27et puis ensuite
00:59:28vous avez donc
00:59:29ça c'est
00:59:30cette partie-là
00:59:32et puis ensuite
00:59:32vous avez la raison
00:59:33pour agir
00:59:34et la raison pour agir
00:59:35elle fait intervenir
00:59:36les sentiments
00:59:37et parce que
00:59:38c'est inévitable
00:59:39et nos sentiments
00:59:40vont beaucoup plus vite
00:59:41que notre raison
00:59:41de notre tête
00:59:42donc c'est
00:59:44un intellectuel assis
00:59:45va moins loin
00:59:45qu'un con qui marche
00:59:46ça c'est vrai
00:59:48mais vous pouvez même
00:59:50avoir un intellectuel
00:59:51qui est un con qui marche
00:59:52quand même
00:59:53ça c'est du haudière
00:59:54vous avez raison
00:59:57c'est du haudière
00:59:59donc voilà
01:00:01vous avez eu ça
01:00:02après donc la raison
01:00:03a permis
01:00:04de faire des progrès
01:00:05gigantesques
01:00:06avec la science
01:00:07et on a eu
01:00:08tout le siècle
01:00:10des Lumières
01:00:12et puis après
01:00:13on a eu le 19ème siècle
01:00:14avec la révolution industrielle
01:00:15etc.
01:00:16où la raison était dominante
01:00:17oui mais la question
01:00:18c'est pas
01:00:18pardonnez-moi
01:00:18et après
01:00:19on a chuté
01:00:20parce que la raison
01:00:21a fait peur aux gens
01:00:22parce qu'elle allait trop vite
01:00:23oui mais la question
01:00:24qu'il pose
01:00:25elle n'est pas là
01:00:25il dit
01:00:26Éric Nolot
01:00:27dans les années 70
01:00:2870
01:00:2980
01:00:29et bien avant
01:00:30il y avait une sorte
01:00:30de bon sens
01:00:31qui pouvait régner
01:00:32sur certaines idées
01:00:33sur la manière
01:00:34de se comporter
01:00:35la manière de vivre
01:00:36etc.
01:00:36et qu'effectivement
01:00:38on a le sentiment
01:00:39qu'aujourd'hui
01:00:39on est cul par-dessus tête
01:00:41c'est-à-dire que
01:00:42c'est pour les bons sens
01:00:43voilà
01:00:43et le mot
01:00:44le simplement beau sens
01:00:46c'est caricaturer
01:00:47vous êtes des plouques
01:00:48vous êtes des ringards
01:00:49avec votre bon sens
01:00:50etc.
01:00:51le bon sens c'est quoi ?
01:00:52c'est de ne pas te dépenser plus
01:00:53par exemple
01:00:53dans une famille
01:00:55c'est pas de dépenser plus
01:00:56que tu ne reçois d'argent
01:00:57ça s'appelle le bon sens
01:00:58comme dans un État
01:00:59oui
01:00:59et tu peux faire la même chose
01:01:00pour un État
01:01:01c'est ça ?
01:01:02bien évidemment
01:01:03mais il ne faut pas
01:01:03faire du gloubi-boulga
01:01:05et vouloir tout mettre
01:01:06en même temps
01:01:06et en même temps
01:01:07et en même temps
01:01:07je déteste ce truc
01:01:09et en même temps
01:01:09je suis d'accord avec vous
01:01:10en fait
01:01:10parce qu'en fait
01:01:11vous avez parfaitement raison
01:01:13et j'ai ces conversations
01:01:14avec un homme
01:01:15que je ne citerai pas
01:01:16mais il complexifie tout
01:01:18en expliquant que tout
01:01:20est beaucoup plus compliqué
01:01:21alors que parfois
01:01:21les choses peuvent être
01:01:22infiniment plus simples
01:01:23il y a une différence
01:01:24entre complexe et compliqué
01:01:25oui
01:01:25complexe
01:01:27vous avez raison
01:01:27d'utiliser d'abord complexe
01:01:29plutôt que compliqué
01:01:30dans ce cadre là
01:01:31exactement
01:01:31parce que justement
01:01:32dans les choses complexes
01:01:33vous ne pouvez pas réduire
01:01:35en éléments simples
01:01:36comme dans les choses compliquées
01:01:37nous sommes d'accord
01:01:37et donc dans la complexité
01:01:40vous avez raison
01:01:40et quand vous voulez
01:01:41essayer de comprendre
01:01:44la complexité
01:01:45alors il faut utiliser
01:01:47une approche systémique
01:01:48qui est différente
01:01:49de l'approche analytique
01:01:52et si vous me permettez
01:01:53tout est compliqué
01:01:54avant d'être simple
01:01:55oui ça c'est une autre histoire
01:01:57mais évidemment
01:01:59tout est compliqué
01:02:00avant d'être simple
01:02:00lorsque vous commencez le piano
01:02:03tout est compliqué
01:02:04et puis après
01:02:05il faut travailler
01:02:05j'attends avec impatience
01:02:06votre recueil d'aphoristes
01:02:07ça va cartonner
01:02:09on va noter celle-là quand même
01:02:10non mais tout
01:02:11pardonnez-moi
01:02:14tout est compliqué
01:02:14avant d'être simple
01:02:15c'est pas moi
01:02:15c'est Lelouch
01:02:17c'est Gérard Lanvin
01:02:18plus exactement
01:02:18dans la belle histoire
01:02:19qui est en train
01:02:20de faire tourner
01:02:22et d'apprendre le cheval
01:02:24à Marie Sarah
01:02:25et qui hurle
01:02:28tout est compliqué
01:02:28avant d'être simple
01:02:29parce qu'elle a du mal
01:02:30à comment dire
01:02:31à torrer
01:02:32ou en tout cas
01:02:33à être sur son cheval
01:02:34donc
01:02:35mais il y a beaucoup
01:02:35d'aphoristes
01:02:36chez Lelouch
01:02:37alors restez évidemment
01:02:38avec nous
01:02:38parce qu'on fait toujours
01:02:39des allers-retours
01:02:39dans la dernière partie
01:02:40entre votre livre
01:02:41qui est passionnant
01:02:42et vous-même
01:02:42si vous me permettez
01:02:43vous êtes passionnante
01:02:44on a envie de vous écouter
01:02:46je vous remercie monsieur
01:02:47mais bien sûr
01:02:48on a envie de vous écouter
01:02:49parce qu'il y a une authenticité
01:02:51une énergie
01:02:51on a envie d'être votre élève
01:02:53et oui
01:02:53on aimerait suivre vos cours
01:02:55mais comme il est 10h4
01:02:56je veux quand même
01:02:56qu'on écoute
01:02:57Jérôme Patrier-Lettus
01:02:59qui est président
01:03:00de la commission
01:03:00de discipline
01:03:01si j'ose dire
01:03:02la commission
01:03:05de l'audiovisuel public
01:03:07d'ailleurs
01:03:08la une
01:03:08du GD News
01:03:10c'est L'homme
01:03:11qui valait 4 milliards
01:03:12Charles Lalonde
01:03:12excellent titre
01:03:13je ne sais pas
01:03:14qui l'a trouvé
01:03:14L'homme qui valait 4 milliards
01:03:16c'est le journal évidemment
01:03:18de Laurence Ferrari
01:03:19mais il valait
01:03:20oui qui valait
01:03:21il ne vaut plus
01:03:22l'homme qui valait 4 milliards
01:03:24et Charles Lalonde
01:03:25et Geoffroy Lejeune
01:03:27Laurence Ferrari
01:03:28et toute l'équipe
01:03:29du GD News
01:03:30donc écoutez monsieur
01:03:31Jérôme Patrier-Lettus
01:03:33Jérémie
01:03:34et oui tout à l'heure
01:03:35d'ailleurs je fais juste
01:03:36une parenthèse
01:03:36j'ai dit Jérémie Assouz
01:03:37et c'est Éric Assouz
01:03:39qui en plus
01:03:40est décédé il y a quelques mois
01:03:41qui a écrit la pièce
01:03:42de Nicolas Briançon
01:03:44et d'Evelyne Bouix
01:03:46Jérôme Patrier-Lettus
01:03:47écoutez ce qu'il a dit ce matin
01:03:48Jérémie
01:03:49Jérémie
01:03:50en tout cas ce qui est sûr
01:03:53c'est qu'il a des objectifs politiques
01:03:54et après tout
01:03:55il fait de la politique
01:03:56et c'est normal
01:03:57et c'est normal d'en avoir
01:03:58il ne s'est pas exprimé
01:04:00sur la privatisation
01:04:01mais en tout cas
01:04:02on sait ce qu'Éric Ciotti
01:04:03et l'UDR
01:04:03dit de l'audiovisuel public
01:04:04lui
01:04:05Charles Lalonde
01:04:05que je vous le reconnais
01:04:06ne s'est pas exprimé sur le sujet
01:04:07mais il appartient à un parti
01:04:08un groupe politique
01:04:09qui souhaite
01:04:09la privatisation
01:04:10de l'audiovisuel public
01:04:12moi j'ai rappelé
01:04:13des règles simples
01:04:14et en les rappelant
01:04:15je ne pensais pas
01:04:16qu'on m'accuserait
01:04:16de vouloir baïonner
01:04:17ou censurer le rapporteur
01:04:19ou la commission d'enquête
01:04:19j'ai simplement dit
01:04:20qu'il fallait respecter
01:04:21les personnes que nous auditionnions
01:04:22qu'il ne fallait pas transformer
01:04:24ou instrumentaliser
01:04:25leurs propos
01:04:26et que nous devions
01:04:28organiser cette commission d'enquête
01:04:29dans un cadre digne
01:04:30et respectueux
01:04:31Et vous avez compris
01:04:32qu'il parlait précisément
01:04:33de Charles Lalonde
01:04:34une étoile aînée
01:04:36si j'ose dire
01:04:37au Star is Born
01:04:37parce qu'il est vraiment excellent
01:04:38il est attaqué
01:04:39évidemment par
01:04:40la bulle médiatique
01:04:42parce qu'il est très bon
01:04:43parce qu'il pose des questions
01:04:44parce qu'il est intelligent
01:04:45parce qu'il a le bon ton
01:04:46et ça, ça horripile
01:04:48je vais reprendre
01:04:49ma petite métaphore
01:04:50des colonels
01:04:51dans Z
01:04:53quand Jean-Louis Trintignant
01:04:55interroge les colonels
01:04:56ils n'ont pas l'habitude
01:04:58c'est pas nous
01:04:58d'habitude
01:04:59c'est nous qui interrogeons
01:04:59ben là c'est pareil
01:05:00Charles Lalonde
01:05:01il joue le rôle
01:05:02de Jean-Louis Trintignant
01:05:03il interroge des gens
01:05:04qui d'habitude disent
01:05:05mais attendez
01:05:05pourquoi vous nous interrogez
01:05:06d'habitude
01:05:07c'est pas nous
01:05:07qu'on interroge
01:05:08c'est nous qui interrogeons
01:05:09on n'est pas contents
01:05:10ah ben oui
01:05:11ils ne sont pas contents
01:05:12il faut lire son interview
01:05:14parce qu'en fait
01:05:15il parle des coulisses
01:05:16de cette commission
01:05:17il raconte par exemple
01:05:18que des gens lui donnent rendez-vous
01:05:19pour parler avec lui
01:05:20pour donner des infos
01:05:20dans les parkings
01:05:21qu'il reçoit des coups de fil
01:05:23qu'on lui demande
01:05:23de supprimer les numéros
01:05:24c'est fascinant
01:05:25parce qu'on a l'impression
01:05:25qu'il parle de la comorra
01:05:27la prime que s'est versée
01:05:31Delphine Arnaud
01:05:32moi je ne savais pas
01:05:3280 000 euros
01:05:33de performance
01:05:34alors que la boîte
01:05:36a 80 millions de trous
01:05:37dans la caisse
01:05:38c'est une sacrée
01:05:38mais 4 milliards ça coûte
01:05:41le service public
01:05:434 milliards
01:05:44plus les gabegis
01:05:45non pas
01:05:45plus les gabegis
01:05:46mais évidemment
01:05:46et on ne sait toujours pas
01:05:48combien sont facturées
01:05:49les émissions
01:05:50bon deuxième passage
01:05:51cette fois-ci
01:05:52sur monsieur
01:05:54voilà
01:05:54la commission n'est pas
01:05:55un tribunal à charge
01:05:56dit monsieur
01:05:56Patrier Létus
01:05:58moi je ne peux pas reprocher
01:06:00à des députés
01:06:01de contrôler
01:06:02l'Etat
01:06:03et les entreprises publiques
01:06:05c'est notre rôle
01:06:05de parlementaire
01:06:06et donc contrôler
01:06:07le service public
01:06:08audiovisuel
01:06:08effectivement
01:06:09c'est 4 milliards d'euros
01:06:10d'argent public
01:06:11c'est la moitié du budget
01:06:12du ministère de la culture
01:06:13c'est un travail important
01:06:14et quand on est parlementaire
01:06:15on doit contrôler
01:06:16le service public
01:06:17audiovisuel
01:06:19mais ce n'est pas
01:06:19un tribunal à charge
01:06:21une commission d'enquête
01:06:22ce ne sont pas
01:06:23une succession
01:06:23de procès individuels
01:06:24parce que vous avez
01:06:25parfaitement raison
01:06:25Agathe Lambret
01:06:26à la fin
01:06:26il faudra faire
01:06:26des propositions
01:06:27il n'arrête pas
01:06:29de se contredire
01:06:30parce que
01:06:30on doit débattre
01:06:31en toute liberté
01:06:32mais il n'arrête pas
01:06:33de vouloir mettre
01:06:33des limites
01:06:34il y a la présidente
01:06:35de l'Assemblée nationale
01:06:36qui intervient
01:06:37pour faire pression
01:06:37sur monsieur Alon
01:06:39donc il est démenti
01:06:39par les faits
01:06:40au fur et à mesure
01:06:40mais tout ça
01:06:41est contre-productif
01:06:42c'est-à-dire que
01:06:43madame
01:06:43tout le monde a compris
01:06:45qui
01:06:46entre madame
01:06:47Brune-Pivet
01:06:48monsieur Patrier
01:06:49Létus
01:06:49et monsieur Alon
01:06:50qui est le plus efficace
01:06:52et qui est le plus intéressant
01:06:53pardonnez-moi de le dire comme ça
01:06:54pardon mais les commissions
01:06:55à charge
01:06:56ça les gênait un peu moins
01:06:57quand c'était
01:06:57quand Paul Vannier
01:06:58agissait comme un procureur politique
01:06:59après l'affaire Betaram
01:07:00quand il y a eu la commission
01:07:01sur l'attribution
01:07:02des fréquences TNT
01:07:03là ça ne les gênait pas
01:07:04les commissions
01:07:04Catherine Bréchini
01:07:05qui est avec nous
01:07:06l'Odyssée de Lucas
01:07:07face au naufrage
01:07:08de la raison
01:07:08alors votre livre
01:07:09quand je dis il est formidable
01:07:11en plus il est drôle
01:07:12je trouve
01:07:12parce que même vous
01:07:13en vous écoutant
01:07:14il y a une part
01:07:14d'humour
01:07:16et d'humour triste
01:07:17comme vous disiez
01:07:18parce que ce monde
01:07:20que nous avons parfois aimé
01:07:21nous en éloignons
01:07:22par exemple vous parlez de l'art
01:07:24et moi ça me passionne
01:07:25l'histoire de l'art
01:07:25parce que chaque année
01:07:26je vais à l'art moderne
01:07:29la FIAC
01:07:30oui alors ça n'existe plus
01:07:31la FIAC
01:07:31mais j'adore ça
01:07:33Art Paris
01:07:33c'est un des moments
01:07:34les plus drôles
01:07:35alors d'abord
01:07:37le spectacle est à la fois
01:07:38dans les couloirs
01:07:39où tu vois des gens
01:07:39se balader
01:07:40merveilleusement
01:07:41et puis des toiles
01:07:42qui sont vendues
01:07:432,5 millions d'euros
01:07:44et je trouve ça formidable
01:07:45s'il y a des gens
01:07:46qui veulent mettre
01:07:462,5 millions d'euros
01:07:47pour des gribouillis
01:07:48mais moi je trouve ça magnifique
01:07:49je trouve ça franchement formidable
01:07:50et vous dites
01:07:51la dérive actuelle
01:07:52révèle que l'art
01:07:54semble avoir perdu
01:07:55la quête du beau
01:07:56la source principale
01:07:58d'inspiration
01:07:58devient le le
01:07:59il faut choquer
01:08:00piquer
01:08:01offusquer
01:08:01soi-disant
01:08:02pour inciter à réfléchir
01:08:03provoquant à la fois
01:08:04rejet et fascination
01:08:06malsaine
01:08:06et ça je trouve
01:08:07la quête du beau
01:08:08ça je trouve ça
01:08:09vraiment intéressant
01:08:10oui la quête du beau
01:08:12ça fait longtemps
01:08:12c'est spontané d'ailleurs
01:08:14quand vous voyez
01:08:15quelque chose
01:08:16vous dites
01:08:16oh c'est beau
01:08:17c'est spontané
01:08:18les gens aiment
01:08:19ce qui est beau
01:08:20or aujourd'hui
01:08:21non non
01:08:22il faut choquer les gens
01:08:23en fait on est entré
01:08:26dans une ère
01:08:27où on laisse tomber
01:08:29les valeurs
01:08:30qui sont gays
01:08:31qui sont spirituelles
01:08:32qui sont belles
01:08:33pour aller vers quelque chose
01:08:35qui doit choquer
01:08:36voilà on doit choquer
01:08:37mais quand je raconte
01:08:38dans mon livre
01:08:39l'histoire de la banane
01:08:40scotchée sur un mur
01:08:40là c'est incroyable
01:08:42je l'ai vu moi
01:08:42je l'ai vu la banane
01:08:44scotchée sur un mur
01:08:45vous vous rendez compte
01:08:45qu'elle a été vendée
01:08:46chez Solby
01:08:476 millions
01:08:48bien sûr
01:08:49de dollars
01:08:50mais s'il y a un âne
01:08:52capable d'acheter
01:08:53cette
01:08:53on va poser la question
01:08:54pourquoi
01:08:55est-ce que c'est bon
01:08:56pour faire du blanchiment
01:08:57d'argent
01:08:57mais alors pourquoi
01:08:58non mais c'est pas un âne
01:08:59il va leur vendre 8 millions
01:09:00pourquoi
01:09:01pourquoi à votre avis
01:09:02pourquoi quoi
01:09:03pourquoi quoi
01:09:04pourquoi ça se vend
01:09:06pourquoi ça se vend
01:09:08pourquoi il y a des
01:09:08il y a des gens
01:09:09qui ont de l'argent
01:09:10et pourquoi le beau
01:09:12précisément
01:09:12pourquoi une oeuvre d'art
01:09:14n'est-elle plus jugée
01:09:15à travers ce paramètre
01:09:17intéressant
01:09:17qu'est le beau
01:09:18parce que les gens
01:09:18vont vous répondre
01:09:19le beau est subjectif
01:09:21c'est-à-dire que tout
01:09:21est mis au même niveau
01:09:22le beau soit subjectif
01:09:23peut-être qu'il est subjectif
01:09:24mais il est subjectif
01:09:25depuis quoi
01:09:27depuis des dizaines
01:09:28de milliers d'années
01:09:30quand vous voyez
01:09:31sur les grottes
01:09:32pariétales
01:09:33vous voyez
01:09:34ces dessins
01:09:35d'animaux préhistoriques
01:09:38vous vous dites
01:09:38mais c'est beau
01:09:39c'est beau
01:09:40et il n'y a pas de
01:09:42ce qui est intéressant
01:09:43dans le beau
01:09:44c'est qu'il n'y a pas
01:09:45de progression
01:09:46dans le beau
01:09:47c'est-à-dire que vous pouvez
01:09:48avoir du beau
01:09:48très ancien
01:09:50et du beau
01:09:50très contemporain
01:09:51vous n'avez pas de
01:09:52c'est pas comme une
01:09:54construction scientifique
01:09:55qui elle se construit
01:09:56comme un puzzle
01:09:56là le beau
01:09:58c'est vraiment
01:09:59un sentiment profond
01:10:01des individus
01:10:02et par exemple
01:10:03alors c'est pour reprendre
01:10:04Platon
01:10:05qui est un philosophe
01:10:07que j'aime bien
01:10:07et lui
01:10:09il pensait
01:10:11que le beau
01:10:11c'était vraiment
01:10:12l'ultime point
01:10:15vers lequel
01:10:16on devait converger
01:10:17et donc
01:10:18le monde des idées
01:10:19et le monde de beau
01:10:20Dieu avait créé
01:10:21le monde
01:10:22pour qu'il soit beau
01:10:22alors on a fait
01:10:24quelque chose
01:10:24qui n'était pas très joli
01:10:25bon aujourd'hui
01:10:26les réseaux sociaux
01:10:26écrivez-vous
01:10:27reflets de nos pensées
01:10:28montrent que la science
01:10:29que l'être humain
01:10:30a patiemment bâtie
01:10:31depuis l'antiquité
01:10:31se confond avec
01:10:32l'opinion personnelle
01:10:33mêlant raison et imagination
01:10:34or la science
01:10:35n'est pas une opinion
01:10:36la première s'appuie
01:10:37sur des preuves
01:10:38et aide à comprendre
01:10:38la seconde cherche
01:10:39à convaincre
01:10:40on en a un peu parlé
01:10:41de peur
01:10:41la difficulté
01:10:42en même temps
01:10:43c'est que
01:10:43la science n'est pas
01:10:44une opinion
01:10:45la science n'est pas
01:10:46démocratique
01:10:47je suis d'accord avec vous
01:10:48mais parfois
01:10:50la science
01:10:50elle n'est pas
01:10:52allée
01:10:52comment dire
01:10:54c'est pas non plus
01:10:55une vérité
01:10:56qu'on peut
01:10:58attaquer
01:11:00cette vérité
01:11:01alors je vais pas
01:11:01citer d'exemple récent
01:11:03non mais
01:11:03alors je vais dire ça
01:11:06différemment
01:11:06ce qui est présenté
01:11:08comme une science
01:11:08ne l'est pas forcément
01:11:10très bien monsieur
01:11:10pro
01:11:10merci
01:11:11vous mettez une bonne note
01:11:12c'est la première fois
01:11:14que j'ai une bonne note
01:11:15vous avez raison
01:11:16c'est parce que le mot science
01:11:18est devenu un mot polysémique
01:11:19voilà
01:11:20il est devenu un mot polysémique
01:11:20et politique
01:11:21et politique
01:11:22parce qu'on nous dit
01:11:23c'est de la science
01:11:23fermez votre gueule
01:11:24voilà
01:11:24c'est les sciences sociales
01:11:26pardonnez-moi
01:11:27mais c'est pas de la science ça
01:11:29oui mais on nous dit
01:11:30alors je veux pas prendre des sujets
01:11:31parce que je commence à prendre des sujets
01:11:33on nous dit c'est la science
01:11:35voilà c'est la science
01:11:36le réchauffement climatique
01:11:37c'est la science
01:11:37non
01:11:38le réchauffement climatique
01:11:39n'est pas de la science
01:11:40alors je vous modère
01:11:42parce que l'ARCOM m'écoute
01:11:43et l'ARCOM peut me faire un reproche
01:11:47pourquoi vous avez peur de l'ARCOM ?
01:11:48ah bah parce qu'elle peut me fermer madame
01:11:50quelques raisons
01:11:50elle peut me fermer
01:11:51mais on ne vous entendra plus
01:11:52oh c'est dommage
01:11:53bah oui je suis bien d'accord avec vous
01:11:54donc ça c'est très intéressant
01:11:56alors je suis content que vous disiez ça
01:11:58parce que tous les journalistes
01:11:59sur le réchauffement climatique
01:12:00ils disent c'est la science
01:12:01non c'est pas de la science
01:12:03ben c'est quoi ?
01:12:04tout dépend
01:12:05qu'est-ce qu'on entend par le mot science
01:12:06mais je veux pas rentrer là-dedans
01:12:07parce que je vous dis
01:12:08l'ARCOM nous écoute
01:12:09et je ne veux surtout pas
01:12:10remettre en cause cela
01:12:12je serais tout à fait d'accord
01:12:13avec ce que je dis
01:12:13oh pas sûr
01:12:14la science au niveau
01:12:16je dirais science exact
01:12:17elle ne peut pas répondre à tout
01:12:20elle ne peut pas répondre à tout
01:12:22c'est tout comme ça
01:12:22vous pouvez pas demander
01:12:24à la science
01:12:25de vous répondre
01:12:26si Dieu existe
01:12:27ou Dieu n'existe pas
01:12:28c'est pas possible
01:12:28la science ne peut pas répondre à tout
01:12:30et quand les choses sont trop complexes
01:12:32comme le réchauffement climatique
01:12:33qui existe
01:12:34je n'ai pas de critique là-dessus
01:12:36mais vous pouvez pas prévoir
01:12:38exactement ce qui va passer
01:12:40ce que vous pouvez faire
01:12:41c'est extrapoler
01:12:43ce que vous voyez aujourd'hui
01:12:44pour demain
01:12:44oui ça c'est de l'extrapolation
01:12:46c'est des modèles
01:12:47mais vous ne faites pas de théorie
01:12:49parce que la théorie des nuages
01:12:51on n'arrive pas à la faire
01:12:52je suis
01:12:53alors ça c'est un mélange
01:12:55d'intelligence
01:12:55de raison et de bon sens
01:12:56que vous venez de faire
01:12:57je suis d'accord avec vous
01:12:58il faut que vous veniez plus souvent nous voir
01:13:00bah habitez-moi plus souvent
01:13:01vous n'habitez jamais les scientifiques
01:13:03qu'est-ce que vous voulez
01:13:03les vrais scientifiques
01:13:05parce qu'on a envie
01:13:05alors il y a des faux scientifiques
01:13:07oui
01:13:07qui ?
01:13:09Eric Nolo
01:13:09non non mais moi ça m'intéresse beaucoup
01:13:11qui est un faux scientifique ?
01:13:13c'est justement tous ceux
01:13:13qui se prétendent
01:13:14des experts scientifiques
01:13:15il faut voir
01:13:16quel est leur raisonnement
01:13:17qu'est-ce qu'ils font
01:13:18qu'est-ce qu'ils disent
01:13:19et c'est à la raison
01:13:21c'est là la raison
01:13:21qui est importante
01:13:22c'est pas tellement
01:13:23on ne peut pas tout apprendre
01:13:25enfin moi je suis physicienne
01:13:26j'ai quand même
01:13:27un certain bagage scientifique
01:13:29mais je ne peux pas répondre
01:13:31à toutes les questions
01:13:31vous me posez des questions
01:13:32sur les vaccins
01:13:34je ne suis pas capable
01:13:34de vous répondre
01:13:35je suis capable de vous répondre
01:13:36bien sûr comme tout le monde
01:13:37mais ça peut être une opinion
01:13:39mais il faut vraiment
01:13:41poser des questions
01:13:42aux scientifiques
01:13:43qui d'ailleurs parlent très peu
01:13:44ils sont dans leur laboratoire
01:13:46ils parlent très peu
01:13:47donc ceux qui parlent
01:13:48c'est des faux scientifiques
01:13:48en général oui
01:13:49mais en plus vous êtes modeste
01:13:54je ne suis pas modeste
01:13:55je suis normale
01:13:56c'est bien ce que je dis
01:13:58c'est vrai
01:13:59vous faites souvent de la télévision ?
01:14:03pas très souvent non
01:14:04parce que ça n'intéresse pas
01:14:06ce qui intéresse les gens
01:14:07c'est les choses un peu
01:14:08extravagantes
01:14:09mais les choses de bon sens
01:14:10ça n'intéresse pas beaucoup
01:14:11les gens
01:14:11alors écoutez moi
01:14:12je suis persuadé
01:14:13qu'il y a plein de gens
01:14:14qui sont en train de vous découvrir
01:14:15mais qui disent
01:14:16cette femme est formidable
01:14:17Catherine Bréchignac
01:14:18alors c'est aux éditions du Sœur
01:14:19achetez le bouquin
01:14:20en plus il a un avantage le bouquin
01:14:23c'est qu'il est aussi facile à lire
01:14:24que lorsqu'on vous écoute
01:14:25en fait la haute intelligence
01:14:27vous l'avez
01:14:28mais vous n'y pouvez rien
01:14:29Dieu vous a choisi comme ça
01:14:31mais cette haute intelligence
01:14:33elle est aussi pédagogique
01:14:36j'ai toujours remarqué ça
01:14:37il y a une volonté de transmettre
01:14:38parce qu'effectivement
01:14:40vous avez dit tout à l'heure
01:14:41vous avez fait normal sup
01:14:42vous êtes un cerveau
01:14:43qui est capable
01:14:45d'enregistrer plus d'informations
01:14:46que les autres
01:14:47mais il y a en plus
01:14:48cette volonté de transmettre
01:14:49c'est intéressant ce que vous dites
01:14:50sur la transmission
01:14:51ça ça me touche profondément
01:14:52parce que
01:14:53justement à l'ère de l'intelligence artificielle
01:14:57et on utilise beaucoup la haine
01:14:59en tant que scientifique
01:15:00c'est un outil extraordinaire
01:15:02mais il ne faut pas se laisser piéger
01:15:04parce que l'intelligence artificielle
01:15:06elle n'a pas de compréhension
01:15:08donc il faut vraiment réfléchir
01:15:10à ce que c'est que comprendre
01:15:11et transmettre
01:15:12c'est savoir si l'autre a compris
01:15:14ce que vous lui avez dit
01:15:16donc il faut
01:15:16prendre des mots simples
01:15:18utiliser des mots justes
01:15:20parce que la langue
01:15:21est quelque chose de fondamental
01:15:22sur le mot
01:15:23et pas utiliser n'importe quel mot
01:15:25pour dire n'importe quelle chose
01:15:26et c'est vraiment là
01:15:28où on sait comment transmettre
01:15:30qu'est-ce qu'il faut transmettre
01:15:31mais vous avez parfaitement raison
01:15:32et moi je cite souvent une phrase
01:15:34parce qu'il y a beaucoup de tristins
01:15:35sur les plateaux télévisions
01:15:37et je cite souvent la phrase de Crisale
01:15:39on cherche ce qu'il a dit
01:15:41après qu'il a parlé
01:15:42exactement
01:15:43mais c'est pas de moi
01:15:48c'est Molière
01:15:49et c'est génial
01:15:51Molière avait raison
01:15:52mais c'est génial
01:15:53on cherche ce qu'il a dit
01:15:54et vous
01:15:55quand vous parlez
01:15:56les gens vous découvrent
01:15:57je vous assure
01:15:58je vais avoir plein de textes
01:15:59de messages
01:15:59alors ça c'est notre bonheur
01:16:00quand on découvre
01:16:02quelqu'un qui ne passe jamais
01:16:03à la télévision
01:16:03et qui est clair
01:16:05et qui est formidable
01:16:06et qui touche le plus grand nombre
01:16:07donc c'est formidable
01:16:09vous vous souvenez
01:16:10un apostrophe révélé comme ça
01:16:12des gens qui réservaient
01:16:14une élite de lecteurs
01:16:15et qui tout d'un coup
01:16:15accédaient au grand public
01:16:17bon
01:16:17alors sur l'intelligence artificielle
01:16:19le recours à la mémoire gigantesque de l'IA
01:16:21pour pallier notre mémoire
01:16:22limitée
01:16:23ouvre sur des horizons imprévisibles
01:16:25une question se pose alors
01:16:26l'intelligence artificielle
01:16:27transformera-t-elle notre raisonnement ?
01:16:30s'il est difficile de déterminer
01:16:31si l'intelligence artificielle
01:16:32modifie notre faculté
01:16:33appelée raison
01:16:34il semble en revanche
01:16:36que son utilisation
01:16:37soit susceptible
01:16:38d'influencer
01:16:38le contenu
01:16:39de notre mémoire
01:16:40un pilier essentiel
01:16:42de l'argumentation
01:16:43oui
01:16:43oui
01:16:44la mémoire
01:16:45vous voyez c'est clair en plus
01:16:46c'est très clair
01:16:47et très intelligemment dit
01:16:49vous allez me faire rougir
01:16:52mais non mais c'est vrai
01:16:53tout le monde comprend
01:16:55donc moi j'aime bien
01:16:55quand on comprend
01:16:57oui la mémoire est quelque chose
01:16:59de très important
01:16:59parce que lorsque vous allez
01:17:02devant une situation inédite
01:17:04que vous ne connaissez pas
01:17:05qu'est-ce que vous faites ?
01:17:06vous allez chercher
01:17:07dans votre mémoire
01:17:08instinctivement
01:17:09toutes les situations
01:17:11qui peuvent se rapporter
01:17:12à ce que vous vivez
01:17:13pour pouvoir trouver
01:17:14une solution rapidement
01:17:15parce que tout
01:17:16c'est de la rapidité
01:17:17quelquefois
01:17:17quand on est pris de court
01:17:18il faut répondre rapidement
01:17:20et donc si dans votre mémoire
01:17:22vous n'avez mis
01:17:22que des stupidités
01:17:23vous allez répondre
01:17:24quelque chose de stupide
01:17:26c'est évident
01:17:27c'est vrai qu'on vous suit
01:17:28mais non mais c'est vrai
01:17:31et par exemple
01:17:32on parle toujours
01:17:33de l'intelligence collective
01:17:34mais il y a aussi
01:17:35la bêtise collective
01:17:36c'est évident
01:17:37vous ne pouvez pas avoir
01:17:38l'un et l'autre
01:17:39et vous pouvez avoir
01:17:41l'un ou l'autre
01:17:42et donc dans votre mémoire
01:17:43il est important
01:17:44de mettre des choses raisonnées
01:17:45des choses que vous avez
01:17:46bien évidemment
01:17:47vous avez assimilées
01:17:48que vous avez comprises
01:17:49et donc la raison
01:17:51c'est quelque chose
01:17:51qui est différent
01:17:52de tout ce qu'on peut
01:17:53de toute l'instruction
01:17:54c'est la raison
01:17:55ça doit être travaillé
01:17:56on doit travailler
01:17:57les raisons à l'école
01:17:58et donc on doit former
01:18:00en fait
01:18:00des années de formation
01:18:02pour essayer
01:18:02voilà
01:18:03mais vous pensez
01:18:04que n'importe qui
01:18:05peut avoir accès
01:18:07parce qu'il y a différents
01:18:08niveaux d'intelligence
01:18:09quand même
01:18:09tout le monde
01:18:11n'est pas capable
01:18:12de manier tous les concepts
01:18:14et d'apprendre
01:18:15mais oui
01:18:16mais bien sûr
01:18:17mais c'est ce qui fait
01:18:17la richesse de l'humanité
01:18:19c'est que chacun
01:18:19a des capacités
01:18:21dans différents domaines
01:18:23on parle beaucoup
01:18:24de sport
01:18:25avec le fait
01:18:27que le sport
01:18:30est quelque chose
01:18:30de fondamental
01:18:31important
01:18:32tout ce que vous voulez
01:18:32et il y a de la compétition
01:18:34mais on ne parle pas
01:18:34de la compétition
01:18:35de cerveau
01:18:36ce qui est dommage
01:18:37parce que
01:18:38bon
01:18:38moi j'ai un fils
01:18:39qui est professionnel
01:18:40de golf
01:18:41je suis incapable
01:18:42de taper
01:18:42dans une boule
01:18:44mais il y a eu un moment
01:18:46où aux Jeux Olympiques
01:18:47les disciplines intellectuelles
01:18:48ou artistiques
01:18:49n'étaient pas distinguées
01:18:50des disciplines sportives
01:18:51mais bien sûr
01:18:52vous avez des concours
01:18:52de poèmes
01:18:53il ne faut pas mettre
01:18:54une hiérarchie de valeur
01:18:55il faut que l'humanité apporte
01:18:57chacun apporte
01:18:57qui peut apporter
01:18:58je suis d'accord avec vous
01:18:59mais ce n'était pas vraiment
01:19:00ma question
01:19:01ma question c'est
01:19:02est-ce qu'il n'y a pas
01:19:03un risque parfois
01:19:04à un cerveau
01:19:05qui n'est pas capable
01:19:06d'enregistrer
01:19:07effectivement
01:19:08ou d'apprendre
01:19:09certaines choses
01:19:09de lui transmettre ça
01:19:10on lui transmet
01:19:12il accepte
01:19:14il prend ce qu'il peut absorber
01:19:16et puis voilà
01:19:17bon l'individualisme également
01:19:18l'homme ne sait pas vivre seul
01:19:20la solidarité humaine
01:19:21dépendance mutuelle
01:19:22entre les êtres humains
01:19:23dû aux besoins
01:19:24qu'ils ont les uns des autres
01:19:25constitue le ciment
01:19:26de nos sociétés
01:19:27ces liens tissés
01:19:28entre les hommes
01:19:28ont une portée limitée
01:19:29une société englobant
01:19:30l'humanité entière
01:19:31serait une utopie
01:19:32à l'inverse
01:19:33la perte de solidarité
01:19:35dans le groupe social
01:19:35entraîne le délitement
01:19:36de la société
01:19:37et la montée
01:19:38de l'individualisme
01:19:39ça c'est passionnant aussi
01:19:41oui
01:19:42et c'est ça qu'on voit aujourd'hui
01:19:43c'est à dire qu'en fait
01:19:44si vous repensez à Sénèque
01:19:46moi j'aime bien
01:19:47je marche sur deux jambes
01:19:49j'aime bien la philo
01:19:50et les sciences
01:19:51enfin bref
01:19:52et vous repensez à Sénèque
01:19:54Sénèque dans les bienfaits
01:19:55je ne me souviens plus
01:19:56de la phrase exacte
01:19:57mais il dit
01:19:58que finalement
01:19:59Dieu a donné à l'homme
01:20:00à la fois
01:20:01la raison
01:20:02et
01:20:03la sociabilité
01:20:06et aujourd'hui
01:20:07on voit que la sociabilité
01:20:08s'est transformée
01:20:09en individualisme
01:20:10et que la raison
01:20:11elle a disparu
01:20:12enfin elle s'est étiolée
01:20:13ou bien elle est devenue
01:20:14idéologique
01:20:14vous savez
01:20:17vous voyez ces gens
01:20:17qui sont
01:20:18complètement scotchés
01:20:20dans ce qu'ils disent
01:20:21hier
01:20:22parce que je ne regarde pas
01:20:23tellement cette émission
01:20:24à la télé
01:20:25je regarde le soir
01:20:26votre émission
01:20:26quelquefois
01:20:27enfin je parcours des chaînes
01:20:28mais je regarde
01:20:29et hier je me suis amusée
01:20:30à regarder pour voir
01:20:31comment vous managez
01:20:31les auteurs
01:20:32et ça m'a amusée
01:20:34de voir l'auteur
01:20:35que vous avez présenté hier
01:20:37qui raconte
01:20:38la France en miroir
01:20:39par rapport à l'Amérique
01:20:40il dit des choses intelligentes
01:20:42mais il a au moins dit
01:20:43dix fois
01:20:44si ce n'était pas une
01:20:45dix fois qu'il était de gauche
01:20:46et vous lui disiez
01:20:47mais non
01:20:47vos idées sont des idées
01:20:49de droite
01:20:49etc
01:20:50il ne voulait pas
01:20:51parce que le mot gauche
01:20:52ne lui plaisait pas
01:20:53dans sa bouche
01:20:53il était idéologue
01:20:55sur ce mot là
01:20:55ça s'appelle
01:20:57un point aveugle
01:20:58mais on en a tous
01:20:58vous en avez sans doute
01:20:59il doit en avoir
01:21:00ça s'appelle
01:21:01un point aveugle
01:21:02oui mais il faut les accepter
01:21:03je ne vais pas se bloquer dessus
01:21:06les gens de gauche
01:21:07ils naissent de gauche
01:21:09c'est dans le berceau
01:21:11c'est un déci
01:21:13vous ne leur ferez jamais changer
01:21:15bien sûr
01:21:17c'est comme ça
01:21:18et moi je les connais tous
01:21:19vous n'y arriverez pas
01:21:21vous n'y arriverez pas
01:21:24et pour eux déjà
01:21:25ce qu'il disait pour lui déjà
01:21:27c'est à rendre Révalini
01:21:29comme ça
01:21:29c'est déjà un effort considérable
01:21:31déjà de venir sur ce plateau
01:21:33parfois pour André
01:21:33mais c'est la vie
01:21:34en tout cas votre livre
01:21:35est formidable
01:21:36et puis vous aussi
01:21:36donc vous allez revenir
01:21:38l'Odyssée de Lucas
01:21:39face au naufrage de la raison
01:21:40vous nous direz
01:21:41si on a pu donner
01:21:42un petit coup de main
01:21:43au livre
01:21:44parce que c'est
01:21:45la chose la plus importante
01:21:46quand même
01:21:47et je voulais
01:21:48vous dire
01:21:49cette citation
01:21:50de Jean Dutour
01:21:50que j'ai trouvée
01:21:51la seule chose
01:21:52dont on soit sûr
01:21:52en ce qui concerne l'avenir
01:21:53c'est qu'il n'est jamais
01:21:54conforme à nos prévisions
01:21:55il me fait rire
01:21:57les prévisions sont d'indiciles
01:21:58surtout quand ils concernent l'air
01:21:59Jean-Marc Moranini
01:22:00programme
01:22:00on sera en direct
01:22:01de Saint-Marie
01:22:02bien évidemment
01:22:02on sera avec
01:22:03toutes les équipes
01:22:03de CNews
01:22:04qui sont sur place
01:22:05on sera avec
01:22:05nos envoyés spéciaux
01:22:07on sera avec
01:22:07des spécialistes
01:22:08vous verrez nos reportages
01:22:08également
01:22:09et on va essayer de comprendre
01:22:10si les écoles sont finalement
01:22:11assez sécurisées ou pas
01:22:12aujourd'hui
01:22:13s'il y a encore
01:22:13des progrès à faire
01:22:14parce qu'on avait annoncé
01:22:15que le défouille
01:22:15allait être réalisé
01:22:16on avait annoncé
01:22:17que les collèges
01:22:19et les lycées
01:22:19seront en sécurité
01:22:20on voit que ce n'est pas le cas
01:22:21que peut-on faire
01:22:22c'est la question
01:22:22qu'on va poser ce matin
01:22:23on a des moments de bonheur
01:22:25dans cette émission
01:22:25lorsqu'ils sont imprévus
01:22:26lorsqu'on reçoit
01:22:27un auteur
01:22:28qu'on ne connait pas
01:22:29et puis qu'on découvre
01:22:31ce que vous dites
01:22:31avec authenticité
01:22:32sincérité
01:22:33émotion aussi
01:22:34émotion
01:22:35c'est très important
01:22:36et c'était le cas ce matin
01:22:37donc vraiment
01:22:38je vous remercie beaucoup
01:22:39madame Catherine Bréchignac
01:22:40et je rappelle votre livre
01:22:42que chacun peut se produire
01:22:43chacun peut acheter
01:22:44dans les bonnes librairies
01:22:45Thibaut était
01:22:46J'entends
01:22:48Thibaut était à la réalisation
01:22:50je vous jure
01:22:50on en parlera la semaine prochaine
01:22:51Thibaut était à la réalisation
01:22:52Rémi était à la vision
01:22:53Maxence était au son
01:22:55merci à Marine Lançon
01:22:56à Gauthier Ramon
01:22:57toutes ces émissions
01:22:59sont retrouvées sur cnews.fr
01:23:00rendez-vous ce soir
01:23:02oh putain
Commentaires