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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue sur Europe 1, pour l'heure des pros jusqu'à 10h et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:07Nous évoquions hier Théo, 19 ans, tabassé par une bande de voyous qu'on pourrait aussi appeler de petits barbares.
00:00:15Ils sont arrivés à 6 pour voler le smartphone et la carte de crédit de Théo, étudiant de 19 ans,
00:00:21qui rentrait chez lui dans le quartier de Gerland à Lyon après le travail.
00:00:24Théo est étudiant et pour payer ses études, il travaille à côté.
00:00:27Parmi ses agresseurs, il en est un qui est connu des services de police puisqu'il aurait 25 chefs d'accusation.
00:00:35Il a 15 ans, il est mineur, comme tous ses complices.
00:00:38Ces jeunes gens ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour vols aggravés et violences en réunion.
00:00:44Je ne suis pas magistrat, mais quand je vois ces images, j'ai aussi l'impression qu'il s'agit d'une tentative d'homicide,
00:00:50voire de meurtre et pourquoi pas d'assassinat, puisque ses voyous attendaient Théo devant son immeuble.
00:00:56Et j'apprends qu'après un passage au commissariat, ces jeunes gens sont tous ressortis libres.
00:01:03Nous avons donc dans la nature des individus orange mécanique qui, tranquillement, dorment chez eux après avoir failli tuer un homme de 19 ans.
00:01:12Qu'il faille juger certains mineurs comme des adultes est aujourd'hui une évidence,
00:01:16mais on aimerait une prise de conscience de la classe politique sur ces sujets de sécurité.
00:01:20Que la fermeté remplace le laxisme, que tolérance zéro devienne la règle,
00:01:24et qu'enfin, au plus haut niveau de l'État, on ouvre les yeux.
00:01:29Hélas, les neuf années d'Emmanuel Macron n'ont fait qu'empirer la violence dans le pays.
00:01:34La sécurité sera un des thèmes de la prochaine élection présidentielle,
00:01:38comme elle est le sujet du scrutin municipal du mois de mars.
00:01:42Il est 9h, Alice Sommerer.
00:01:56Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:01:59Jack Lang va devoir s'expliquer sur ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.
00:02:04L'ancien ministre de la Culture est convoqué au Quai d'Orsay
00:02:07après avoir assumé pleinement ses liens avec le financier américain.
00:02:10Il a cependant assuré qu'il n'avait pas connaissance des faits criminels qui lui sont reprochés.
00:02:15À la tête de l'Institut du Monde Arabe, il a exclu de démissionner.
00:02:19Première nuit en détention pour l'adolescent qui a poignardé sa professeure à Sanare-sur-Mer.
00:02:23Il risque 20 ans de réclusion criminelle devant les policiers.
00:02:27Il a reconnu avoir prémédité son acte.
00:02:29Les enquêteurs ont par ailleurs découvert qu'il avait cherché sur Internet
00:02:32ce que risquait un mineur s'il tuait un enseignant.
00:02:35De son côté, l'état de santé de la professeure est toujours préoccupant.
00:02:38Aujourd'hui, l'ex-basketeuse Émilie Gommin sera jugée pour injure antisémite.
00:02:43Elle avait publié sur ses réseaux sociaux plusieurs cartes de France,
00:02:46trois au total avec la date de 1947, 67 et 2023,
00:02:51recouverte au fur et à mesure du drapeau d'Israël.
00:02:54Des faits qui remontent au mois d'octobre 2023,
00:02:57quelques jours après l'attaque terroriste du 7 octobre.
00:03:00Les Jeux olympiques d'hiver s'ouvrent ce soir à Milan.
00:03:02C'est la troisième fois que l'Italie accueille cet événement.
00:03:05Les athlètes se battront sur une période de plus de deux semaines.
00:03:07La France est représentée par 162 sportifs sur les 2900 qui participent.
00:03:13L'Iran et les Etats-Unis entament des négociations à Oman.
00:03:17Téhéran a assuré vouloir limiter ses discussions à son programme nucléaire.
00:03:21La diplomatie iranienne espère que les Etats-Unis feront preuve, je cite,
00:03:24de responsabilité, réalisme et sérieux.
00:03:27De son côté, Washington laisse planer la question d'une possible menace militaire en cas d'échec.
00:03:32Deux morts dans une nouvelle frappe américaine contre un navire dans le Pacifique.
00:03:35Les Etats-Unis ont ciblé un bateau de narcotrafiquants présumé depuis septembre,
00:03:40date du début de la campagne américaine de lutte contre les narcotrafiquants mer.
00:03:45Au moins 128 personnes ont été tuées.
00:03:47Ces inondations au Portugal et en Espagne sont des plus exceptionnelles qui se sont déversées sur la péninsule ibérique.
00:03:54Elles sont causées par la dépression Leonardo.
00:03:56Le bilan humain est d'un mort au Portugal et d'une femme disparue en Espagne.
00:03:59Ils sont des milliers à avoir été obligés de quitter leur habitation.
00:04:02Et puis si vous voulez voter aux élections municipales,
00:04:05il ne vous reste plus qu'aujourd'hui pour vous inscrire sur les listes les électorales.
00:04:09Vous devez vous rendre sans rendez-vous en mairie avec une pièce d'identité
00:04:12et un justificatif de domicile d'au moins trois mois.
00:04:15Le délai d'inscription en ligne est lui dépassé depuis mercredi.
00:04:18Merci Alice Sommerer.
00:04:20Rachel Kahn est avec nous ce matin.
00:04:21On parlera de son livre La culture de l'ultra-violence publié chez Fayard.
00:04:25Eugénie Bastier qui est venue à vélo comme chaque matin.
00:04:28Elle nous parlera de la difficulté et vivante toujours.
00:04:33Parce que quand on est à vélo parfois c'est compliqué dans Paris.
00:04:36On parlera de ce rapport difficile entre les automobilistes et les cyclistes.
00:04:41Georges Fenech qui ne pratique peut-être pas le vélo.
00:04:44André Valigny et Thomas Bonnet.
00:04:46Et puis on sera tout à l'heure également avec Jean-Luc Boujon
00:04:49qui est le correspondant d'Europe 1 à Lyon.
00:04:51Mais on va commencer par une note positive.
00:04:54Ah ça c'est bien.
00:04:54Voyez-vous.
00:04:55Parce que c'est vendredi et on en a assez d'être parfois sombres.
00:05:00Est-ce que vous avez regardé hier soir le Stade de France
00:05:03et la merveilleuse victoire du 15 de France
00:05:06qui s'est baladée face à l'Irlande.
00:05:08Mais surtout il y a une Marseillaise géniale.
00:05:10Et la Fédération Française de Rugby a mis sur son compte Twitter
00:05:14une Marseillaise.
00:05:15C'est ça qui est formidable.
00:05:16filmé par un petit smartphone sans doute.
00:05:19Et il y a une émotion dans cette séquence-là
00:05:22qui est plus forte quasiment qu'une réalisation
00:05:25parfois avec 25 caméras.
00:05:26Donc je ne vous demande pas de vous lever.
00:05:28Vous pouvez vous lever chez vous.
00:05:29En même temps c'est la Marseillaise.
00:05:30On pourrait tous se lever.
00:05:31Parce que c'est un pur moment d'émotion.
00:05:34Et je le dis aussi pour les auditeurs d'Europe 1.
00:05:36Si vous êtes en voiture, vous pouvez chanter la Marseillaise.
00:05:40Écoutons.
00:05:40Sous-titrage Société Radio-Canada
00:05:49Bon, on va pas au bout parce qu'on aurait pu d'ailleurs.
00:06:02Bon, on va pas au bout parce qu'on aurait pu d'ailleurs.
00:06:16Mais voilà, c'était un moment d'émotion et de fraternité, de rassemblement.
00:06:21Plus que de fraternité d'ailleurs, de rassemblement.
00:06:23Et ça c'est bien.
00:06:24On en a besoin, Georges Fenec.
00:06:26La question que je me pose, c'est pourquoi on ne voit pas ce genre de choses dans les
00:06:29stades de foot ?
00:06:30Non, ça arrive.
00:06:31Mais pour Arrête, écoute.
00:06:32Je suis avec la polémique alors qu'on est en...
00:06:34Voilà, vous êtes...
00:06:35Pour vos esprits.
00:06:36On ne voit pas dans les stades de foot, on ne sent pas la Marseillaise dans les stades
00:06:39comme ça.
00:06:40Genre France-Ukraine 2013, au Stade de France, la Marseillaise était incroyable.
00:06:43Il y a des moments très forts au foot aussi.
00:06:46Non, moi je trouve qu'on ne l'entend pas assez.
00:06:48Oui, bah voilà, allez-y.
00:06:49Et je me souviens d'un certain Jacques Chirac qui quitte...
00:06:52Mais quel est le rapport avec Jacques Chirac ?
00:06:54Mais quel est le rapport ?
00:06:55Ben oui, on avait sifflé la Marseillaise, je ne vous souvenais pas de tout cela.
00:06:58Mais je m'en souviens très bien, vous savez quel match c'était ?
00:07:01Vous ne savez même pas.
00:07:02Non, je ne me souviens plus.
00:07:03Bon, ben voilà.
00:07:04Non, je vous ai fait de la peine.
00:07:05Ben oui, parce que je...
00:07:06Non, vous êtes positive et là vous plombez l'environnement.
00:07:09Mais c'est une note positive, mais j'aimerais l'avoir plus souvent.
00:07:11C'est le seul sport que je regarde.
00:07:13Le rugby ?
00:07:13Oui.
00:07:14Pourquoi ?
00:07:15Je viens de Sud-Ouest et on m'a éduqué à regarder le rugby.
00:07:19C'est le seul sport qui m'intéresse et j'aime bien les règles compliquées.
00:07:22Je ne comprends pas tout, mais j'aime bien.
00:07:25Vous êtes près de Bayonne, c'était quoi ?
00:07:27Toulouse, Toulouse.
00:07:28Toulouse.
00:07:29C'est Toulouse, hein, mais ça.
00:07:29La Viron Bayonnais, quand ?
00:07:31À Bayonne, on chante.
00:07:32Allez, allez.
00:07:34Les bleus et blancs.
00:07:35Les bleus et blancs de la...
00:07:36Ça, c'est génial.
00:07:37Il y a une bonne ambiance religieuse.
00:07:39La Peña, c'est formidable.
00:07:41Bon, je ne suis pas un grand spécialiste de rugby.
00:07:43Certains disent que je ne suis pas un grand spécialiste de football.
00:07:48Je l'ai entendu.
00:07:49Bon, Emmanuel Macron.
00:07:50Alors, Emmanuel Macron, écoutez, au-delà du fond, la forme de cette interview,
00:07:57la désinvolture que j'ai vue dans cette interview est sidérante.
00:08:04C'est sidérante.
00:08:05Vous avez un président de la République qui parle, qui dit,
00:08:07ouais, c'est chouette, on l'a fait, la vie.
00:08:10Bon, je vous assure, j'étais, mais je ne sais pas maintenant s'il joue,
00:08:14s'il ne joue pas, s'il est au premier degré, s'il est au deuxième degré.
00:08:17Quand je l'ai vu hier, j'ai regardé l'intégralité de l'interview.
00:08:19Honnêtement, à la fin, il y a un surjeu dans une sorte de mélancolie un peu forcenée.
00:08:25On a passé neuf belles années ensemble, on a tourné.
00:08:28Vous l'avez entendu ou pas ?
00:08:29Alors, vous allez voir, c'est Brut, c'est une interview.
00:08:32Alors, sur le bilan, il est formidable, tout est bien, c'est chouette.
00:08:35C'est chouette, la vie.
00:08:37Je ne sais pas où il est.
00:08:38Une drôle de période.
00:08:39Non, mais je vous assure, la forme est sidérante.
00:08:42La forme est vraiment sidérante.
00:08:44Même l'attitude, comment dire, physique.
00:08:46L'anguage corporel.
00:08:47Comment il se tient ?
00:08:48Là, on est...
00:08:50C'est passé à l'Elysée ?
00:08:51Comment ?
00:08:51Je ne sais pas où c'était.
00:08:52Ça s'est passé à l'Elysée ?
00:08:53Non, je ne crois pas que c'était à l'Elysée, d'ailleurs.
00:08:55Et puis, sur le fond, il est content de lui.
00:08:59Mais ce n'est pas étonnant, d'ailleurs.
00:09:01Ils sont tous contents d'eux.
00:09:02Donc, écoutons Emmanuel Macron.
00:09:05C'est chouette, la vie.
00:09:05OK.
00:09:06Il reste plus d'un an.
00:09:08Mais ce que je veux dire, c'est que c'est chouette, c'est la vie.
00:09:14Et donc, ce que veut dire cette expression, c'est qu'on a quand même traversé de drôles de périodes.
00:09:20Les gilets jaunes, le Covid, la pandémie, la guerre en Ukraine, les troubles géopolitiques, l'albre-en-lande, l'inflation.
00:09:28Et j'en passe.
00:09:29Donc, oui, on a traversé.
00:09:31Mais enfin, à la fin, on a quand même bien tenu.
00:09:34Vous êtes déjà un petit peu dans le bilan, la rétrospective de tout ce qui s'est passé sur ces 9 ans ?
00:09:37Non. Alors, on est toujours dans le bilan.
00:09:39On essaie de voir.
00:09:40Et c'est aussi pour ça qu'il faut toujours reprendre les choses.
00:09:42Et que je considère que jusqu'au dernier quart d'heure, il faut travailler.
00:09:45Parce qu'il y a des choses, parfois, qu'on n'a pas réussies.
00:09:48Parce qu'on les avait ou pas bien comprises, ou pas bien expliquées aux autres, ou imparfaitement faites.
00:09:55Et c'est peut-être maintenant.
00:09:57On n'a pas compris.
00:09:58On n'a pas compris, oui.
00:09:59On n'a pas compris parce qu'on n'est pas assez intelligents.
00:10:01On n'a pas compris qu'il y avait de l'insécurité partout, que le narcotrafic explosait,
00:10:05et que la dette était à 3 000 milliards.
00:10:08On n'a pas compris parce qu'on ne nous a pas expliqué, dis donc.
00:10:12Alors là, c'est bête.
00:10:13Mais les gilets jaunes, c'est lui.
00:10:15Il dit qu'on a traversé, c'est de sa faute, en fait.
00:10:17C'est lui, les gilets jaunes.
00:10:19C'est surtout Édouard Philippe, non ?
00:10:20Oui, c'est le président.
00:10:23Les gilets jaunes, c'est lui.
00:10:24Le Covid, c'est lui.
00:10:26Si j'ose dire.
00:10:26C'est lui, le Covid.
00:10:27C'est-à-dire que les mesures, le quoi qu'il en coûte,
00:10:31bon, effectivement, il t'a mis dans une situation quand même très difficile,
00:10:34évidemment qu'il n'est pas responsable du Covid.
00:10:36Mais ce qu'il a proposé pour le Covid nous a mis dans une situation impossible.
00:10:40Sauf que sur le quoi qu'il en coûte, tout le monde était bien content.
00:10:43Ah ben, là, les chers...
00:10:44Ah ben si, ça, c'est sûr.
00:10:46Ah oui.
00:10:46Si vous faites...
00:10:47Ça, c'est sûr.
00:10:48Mais moi, ce que je trouve insupportable sur la même chose,
00:10:52c'est qu'on n'a pas expliqué, on n'a pas compris.
00:10:54C'est toujours la même chose.
00:10:55Vous êtes trop bête.
00:10:57Voilà.
00:10:57Nous, on sait.
00:10:58Vous, vous ne savez pas.
00:11:00Et imparfait.
00:11:01Enfin, vous avez un pays qui a explosé en termes d'insécurité,
00:11:03en termes d'immigration, en termes de finances publiques,
00:11:06en termes...
00:11:07Qu'est-ce qu'il a réussi ?
00:11:09Emmanuel Macron, sérieusement.
00:11:10Mais sérieusement, qu'est-ce qu'il a réussi ?
00:11:11Il a réussi Notre-Dame ?
00:11:15Les Jeux Olympiques.
00:11:16Les Jeux Olympiques, mais bon...
00:11:18Avec beaucoup d'argent, donc...
00:11:20Et manifestement, il a réussi aussi un moment sur le chômage
00:11:24à une sorte d'attractivité du pays.
00:11:26Au début, surtout, c'est un peu moins vrai aujourd'hui.
00:11:29Le chômage a augmenté récemment.
00:11:30Donc, c'est ça.
00:11:31Mais je parle sous le contrôle des experts.
00:11:35La réforme, la retraite, c'était sa réforme.
00:11:38Il ne l'a même pas été jusqu'au bout.
00:11:39Donc, Eugénie Bastier, qu'en pensez-vous ?
00:11:40Qu'est-ce que vous pensez d'abord de la forme comme du fond ?
00:11:42Moi, ce qui me frappe toujours chez Emmanuel Macron,
00:11:44c'est cet exercice d'autosatisfaction.
00:11:47Il est incapable de reconnaître la moindre erreur.
00:11:49On se souvient avec la dissolution,
00:11:50qui a quand même été une erreur absolument catastrophique.
00:11:52Il n'a jamais admis qu'il s'était trompé.
00:11:54Il y aurait eu une forme de grandeur à dire
00:11:56voilà, j'ai pris une mauvaise décision,
00:11:58qui a plongé le pays dans l'immobilisme.
00:12:00Il n'y a jamais, jamais un regret, jamais un...
00:12:03Mais vous connaissez beaucoup d'hommes politiques,
00:12:05a fortiori de présidents, qui font leur autocritique ?
00:12:08Aujourd'hui, oui.
00:12:09C'est une tendance des résidents.
00:12:13Chirac, Sarkozy, Mitterrand, ils n'ont jamais fait leur autocritique.
00:12:14Non, mais pas en France.
00:12:15C'est-à-dire que Mitterrand est mort un an après...
00:12:18Non, mais même pendant ses mandats,
00:12:21c'est le travers de la classe politique française,
00:12:24en tout cas, ailleurs, je ne sais pas.
00:12:25André Vanini.
00:12:27Les gens ne font jamais leur autocritique,
00:12:29jamais ils ne se remettent en cause.
00:12:30Et puis, est-ce qu'ils sont là pour se remettre en cause ?
00:12:32On les critique assez, la presse notamment,
00:12:34les critique assez, donc qu'ils défendent son bilan,
00:12:36moi ça ne me choque pas.
00:12:37Si vous, par exemple, vous faites votre autocritique,
00:12:38souvent vous dites que vous êtes trompé...
00:12:39Vous, par exemple, ça ne vous choque pas, ça.
00:12:40Vous ne trouvez pas ça indécent ?
00:12:42Sur le ton, c'est intimiste,
00:12:44donc c'est le cadre qui s'y prête,
00:12:46le ton, un peu à voix basse.
00:12:46C'est chouette la vie, vous ne trouvez pas ça indécent pour les gens.
00:12:48C'est chouette la vie, il aurait pu s'en passer, oui.
00:12:50Mais le fait qu'il défende son bilan, après tout,
00:12:54c'est son rôle, non ?
00:12:55Oui, bien sûr.
00:12:56Il ne va pas dire, j'ai tout raté, je suis mauvais,
00:12:59excusez-moi, non, jamais un président n'a fait ça.
00:13:01C'est toujours, on a mal compris.
00:13:03On m'a mal compris.
00:13:04C'est-à-dire que comme si c'était les Français
00:13:06qui étaient trop bêtes pour comprendre,
00:13:08on défend son bilan.
00:13:10C'est ça qui m'agace un peu, non ?
00:13:11Le ton intimiste, en plus, sur la forme,
00:13:14alors qu'on se sent très abandonné,
00:13:16alors qu'on est fatigué,
00:13:18alors qu'on est triste de tout ce qui s'est passé
00:13:20pendant ces deux mandats, très sincèrement,
00:13:22sur différentes politiques,
00:13:24je trouve ça très mal placé.
00:13:25Et puis, faire de la politique, toujours,
00:13:28sur des vignettes, sur des petites vidéos, etc.,
00:13:31moi, ça me dérange parce qu'on est un peu
00:13:32à la recherche du buzz, en fait, aussi.
00:13:34C'est-à-dire ce positionnement comme ça,
00:13:36un peu affalé,
00:13:38pas une forme présidentielle,
00:13:40alors même qu'on se sent dans un abandon total.
00:13:43Et puis, c'est vrai que les questions ne sont pas posées,
00:13:45parce qu'il ne va pas.
00:13:48Le seul qui a mis dans les cordes Emmanuel Macron,
00:13:53c'est Robert Ménard sur TF1.
00:13:55Et il était dans les cordes.
00:13:57Et là, Robert Ménard lui a dit,
00:13:59mais comme personne, sans doute, ne lui parle,
00:14:01mais il dit, mais vous vivez où, M. le Président ?
00:14:03Vous êtes au courant de ce qui se passe dans le pays ?
00:14:05Et tu as l'impression qu'il était pris,
00:14:08effectivement, face à la réalité.
00:14:10Mais il y a un déni de réalité.
00:14:12Oui, mais contre la réalité, c'est un nombre de vues,
00:14:15c'est un problème.
00:14:16Autre passage que je voulais vous faire écouter
00:14:17du Président de la République,
00:14:19c'est la séquence for sure
00:14:20et la séquence lunettes
00:14:23qui, manifestement...
00:14:24– Il lui plaît beaucoup.
00:14:25– Oui, il lui plaît beaucoup, en fait.
00:14:27Vous avez raison.
00:14:28C'est exactement ça.
00:14:29Ça lui plaît beaucoup.
00:14:31Oui, ça lui plaît beaucoup.
00:14:35Écoutons.
00:14:36– Alors ça, ça a été en boîte de nuit
00:14:39pendant le week-end dernier.
00:14:41Ça a fait rire certains.
00:14:42D'autres, ils ont vu de la communication.
00:14:44Comment vous vivez un peu tout ce qui s'est passé,
00:14:46cet emballement derrière cette séquence ?
00:14:48– De manière très sympa et très détendue.
00:14:53Il se trouve qu'en effet, j'avais des lunettes
00:14:55parce que j'avais un problème à l'œil droit
00:14:56pendant plusieurs jours.
00:14:59Et je pense que c'est à la fois
00:15:02le caractère un peu insolite de ces lunettes,
00:15:05le moment aussi qui est un moment
00:15:06de très forte tension politique
00:15:08avec les États-Unis,
00:15:10le fait qu'on ait un peu dit stop.
00:15:11et la franchise.
00:15:13Et puis, voilà,
00:15:17la France internationale.
00:15:18Mais c'est très sympa.
00:15:19– Très sympa.
00:15:20J'ai fait un buzz.
00:15:20– Un buzz ?
00:15:21– J'ai fait un buzz, vraiment.
00:15:23Le monde entier m'a vu avec mes lunettes.
00:15:26C'est tellement sympa ce que je suis.
00:15:28Je m'aime.
00:15:28Je m'aime tellement.
00:15:29Je m'aime tellement.
00:15:30C'est tellement bien ce que je suis.
00:15:32C'est tellement...
00:15:32Le monde entier m'a regardé.
00:15:34J'aime mes lunettes.
00:15:35J'aime comme je parle.
00:15:36J'aime mon bilan.
00:15:37Je suis génial.
00:15:38Quel génie je suis.
00:15:40Mais vraiment,
00:15:40les autres sont tellement cons.
00:15:42Mais moi, je suis tellement génial.
00:15:44Je suis tellement génial.
00:15:45– En attendant,
00:15:47c'est vrai qu'il a pris 4 points
00:15:49dans les sondages
00:15:49suite à la séquence lunettes.
00:15:51– Mais bien sûr.
00:15:52– Une lunette,
00:15:52for sure et anti-trop.
00:15:54– Moi, j'ai entendu Jean-Yves Le Drian.
00:15:55– Ça marche, ça marche, Pascal.
00:15:56– Jean-Yves Le Drian
00:15:57qui est quand même quelqu'un
00:15:58qui a une expérience politique
00:15:59qui avait l'air en pamoison
00:16:00devant le discours d'Emmanuel Macron.
00:16:02– Ils sont quand même un peu de recul.
00:16:04C'est-à-dire que ça ne nous a pas permis
00:16:05de gagner le gouvernement.
00:16:05– C'est une secte.
00:16:07– Les gens qui sont autour
00:16:08d'Emmanuel Macron,
00:16:09c'est leur dieu.
00:16:10Vraiment, c'est une secte,
00:16:12je vous assure,
00:16:12vous les voyez.
00:16:13Mais ils ont vu la Vierge.
00:16:15Je ne peux pas vous dire
00:16:16autre chose, je les connais.
00:16:17Ils ont vu la Vierge.
00:16:19Et quand on attaque Macron,
00:16:20ils disent
00:16:20« Mais quelle haine
00:16:21vous avez sur le président ? »
00:16:23C'est fou d'ailleurs.
00:16:24Je vous assure,
00:16:25c'est un phénomène
00:16:26très intéressant.
00:16:28Je ne peux même pas dire
00:16:29que ce soit par intérêt.
00:16:30Voilà, il est en jôleur.
00:16:33– Ce que je ne sais pas dire,
00:16:33c'est si c'était aussi le cas
00:16:35pour les présidents précédents.
00:16:36– Moins sans doute.
00:16:37– Je n'en sais rien.
00:16:38– Parce que ça obtient aussi
00:16:39de la position à l'Elysée
00:16:41qui fait que Nicolas Sarkozy
00:16:42ne déclenchait pas
00:16:43ce genre de choses.
00:16:44François Hollande non plus.
00:16:46François Hollande non plus.
00:16:49Mais…
00:16:49– Mitterrand un peu.
00:16:51– Mitterrand,
00:16:51c'était encore autre chose,
00:16:52effectivement.
00:16:53Mais bon, en tout cas là…
00:16:54– Il y a une grande différence
00:16:55entre la relation épidermique
00:16:58qu'il a avec les Français.
00:16:59et lui, son auto-satisfaction.
00:17:01En fait, c'est tout le décalage.
00:17:03Et puis là, en plus, il dit
00:17:04« J'ai fait un buzz,
00:17:05mais ce n'était pas fait exprès. »
00:17:06C'était tout à fait naturel.
00:17:08Ce n'était pas travaillé.
00:17:09C'était comme ça.
00:17:10– Qu'est-ce qu'on écoute maintenant ?
00:17:12Il y a un troisième passage
00:17:13qu'on devait écouter.
00:17:15« For sure ».
00:17:16Écoutons « for sure »
00:17:17parce que ça restera « for sure ».
00:17:18« For sure ».
00:17:19– La France.
00:17:20– Having a place like Europe
00:17:22which sometimes is too slow,
00:17:24for sure,
00:17:25and needs to be reformed,
00:17:27for sure.
00:17:27– Franchement, il n'était pas comme ça.
00:17:34Parce qu'il a fait lever un espoir,
00:17:37Emmanuel Macron.
00:17:37C'est pour ça que les gens lui en veulent peut-être.
00:17:40C'est parce qu'il a fait lever un vrai espoir,
00:17:42un espoir d'incarnation derrière François Hollande,
00:17:45de réforme derrière François Hollande.
00:17:47Et les gens y ont cru.
00:17:48– Des gens, des gens.
00:17:51– Mais certains, ils ont cru.
00:17:53On a envie, on va donner notre chance aux produits.
00:17:56Ils y ont cru.
00:17:58Et là, tu as l'impression d'être…
00:18:00– Trahi.
00:18:00– Oui, d'être cocu.
00:18:02– Là, cette dernière image…
00:18:03– Bon, alors, l'évacuation…
00:18:05– C'est un échec.
00:18:06– Qu'est-ce qu'il y a ?
00:18:07– Non, cette dernière image,
00:18:08je la trouve plutôt positive.
00:18:10– For sure ?
00:18:11– Sur l'image d'un président moderne
00:18:13qui parle très bien l'anglais.
00:18:15– Il a un accent, mais…
00:18:16– Vous parlez aussi bien l'anglais que lui ?
00:18:18– For sure ?
00:18:19– Non, mais moi, c'est très sexy l'accent pensée en anglais.
00:18:22– On a vécu, on a vécu, on a vécu, on a vécu, on a vécu, on a vécu longtemps.
00:18:24– Nous maîtrisons la langue.
00:18:24– Ah oui.
00:18:25– Bien sûr.
00:18:26– For sure.
00:18:27– For sure ?
00:18:28– Non, mais…
00:18:29– For sure.
00:18:30– For sure.
00:18:31– C'est un peu à la Aznavour, quoi.
00:18:32– Oui, à l'OSS 117.
00:18:34– Bon, et alors, autre passage,
00:18:36le passage, c'est sur les vacances scolaires,
00:18:39parce que là, c'est vraiment important, les vacances scolaires.
00:18:41C'est le truc le plus important en France.
00:18:44C'est un truc qui…
00:18:45– Oui, mais on en parle tellement depuis longtemps
00:18:46qu'il faut bien décider un jour.
00:18:48– Mais écoutez, on avait la meilleure école du monde.
00:18:53– Oui.
00:18:53– Les enfants partaient le 1er juillet
00:18:55et ils rentraient le 15 septembre.
00:18:57– Exactement.
00:18:58– Et même, ils rentraient parfois le 1er octobre avant
00:19:00parce que les ruraux faisaient les moissons.
00:19:03Bon, ça, c'était sans doute avant-guerre, etc.
00:19:05Et à partir des années 50-60,
00:19:07on est rentrés le 15 septembre.
00:19:09Ça a été mon école.
00:19:10– Moi aussi.
00:19:11– Bon, je veux bien qu'on fasse 12 millions de réformes
00:19:14pour expliquer que ça ne marche pas,
00:19:16qu'on ne travaille pas assez l'après-midi,
00:19:17qu'on travaille trop l'après-midi,
00:19:18qu'il faut faire ceci, etc.
00:19:19Ça marchait.
00:19:20Alors, je veux bien qu'on dise les gosses,
00:19:21oui, ils travaillent trop, bidules, machin.
00:19:25– Sur les rythmes de la journée, il y a un peu de problème.
00:19:26– Mais arrêtez les rythmes de la journée,
00:19:28on les a eus.
00:19:28– Dans toute l'Europe, ils travaillent moins l'après-midi quand même.
00:19:32– Oui, oui, oui, et alors ?
00:19:35– Les journées sont longues, 8h du matin pour les tout-petits,
00:19:378h du matin pour les tout-petits.
00:19:39– Vous savez que c'est aussi le résultat de la réforme d'Emmanuel Macron ?
00:19:42– Non, c'était 8h avant, depuis toujours c'est 8h.
00:19:44– Non, c'était 9h.
00:19:46– Non, non, c'était 8h30.
00:19:47– Bon, 8h30, 8h30, ça change beaucoup de choses.
00:19:50– Mais qu'est-ce que ça change, un enfant ?
00:19:52Ils sont couchés à 21h, les enfants ?
00:19:55– Non, moins maintenant, ils se couchent plus tard.
00:19:56– Eh bien, 20h à 20h.
00:19:57– Non, non.
00:19:58– Écoutez, demandez à Eugénie Bastien,
00:20:01qui élève ses enfants, si les enfants sont dans le living à 22h.
00:20:04– Toute la famille…
00:20:05– Demandez-lui, demandez-lui, demandez-lui.
00:20:08– Pas sûr, pas sûr.
00:20:09– Demandez-lui, demandez-lui comment elle élève ses enfants.
00:20:11– Ah, moi j'ai couché tôt parce qu'après je…
00:20:13– L'aîné à quel âge ?
00:20:13– 5 ans et demi.
00:20:14– 5 ans et demi, à quelle heure il est couché ?
00:20:16– 20h30.
00:20:17– Comme chez tous les parents normaux, pardonnez,
00:20:20vous n'avez plus d'enfants de 5 ans et demi.
00:20:21– Non, mais il n'y a pas si longtemps, j'avais un enfant de 5 ans et demi.
00:20:23– Ah oui, mais j'ai vu votre fils, il a 25 ans.
00:20:24– Non, non, il a 17 ans.
00:20:26– 17 ans, ah oui.
00:20:27Bon, les gens normaux couchent leur enfant à 20h ou à 20h30 quand il a 5 ans
00:20:32et puis ils se lèvent le matin à 7h, donc il a dormi combien de temps ?
00:20:36On en est là quand même, bon, 11h.
00:20:37– Mais c'est dur de les réveiller à 7h, ils sont tirés du lit.
00:20:39– Oui, bien sûr, c'est dur de les réveiller, c'est toujours des…
00:20:41Mais nous aussi, c'est dur de nous réveiller, ça s'appelle la vie,
00:20:43c'est dur de nous réveiller, le réveil sonne et c'est dur.
00:20:45– Oui, oui.
00:20:46– Bon, franchement, on en est là.
00:20:51Bon, écoutez Forcher, le président qui parle, le président Forcher sur les vacances scolaires.
00:20:57– Le paradoxe qu'on a, c'est que les journées sont très chargées,
00:21:01donc il y a des effets de fatigue, de stress,
00:21:03surtout quand on n'habite pas à côté de son lycée ou de son collège,
00:21:06on part très tôt le matin, on revient tard le soir,
00:21:08donc ça crée vraiment des conditions de fatigue.
00:21:11Et à l'inverse, on a des très longues vacances
00:21:13et on a plus de vacances souvent que les autres.
00:21:15Ce qui est clair, c'est que le ressenti des ados,
00:21:17le ressenti de beaucoup de familles et ce que la science nous dit plutôt,
00:21:21c'est qu'il faudrait en effet avoir des journées plus courtes
00:21:24et des vacances un peu plus courtes.
00:21:26– Voilà, la science maintenant arrive au secours pour dire les vacances.
00:21:32– Mais il y a longtemps qu'on le dise.
00:21:33– Je vous assure, en fait, c'est fatigant.
00:21:35Non mais vraiment, c'est fatigant.
00:21:37– Sur le rythme scolaire, il y a un vrai problème,
00:21:39on en parle depuis des années, personne ne prend jamais la décision.
00:21:42– Mais les vacances d'été sont trop longues.
00:21:43– Ce qui a changé, Pascal…
00:21:47– Les vacances d'été, elles commencent du 5 juillet,
00:21:49ils reprennent généralement le 2 septembre.
00:21:52En quoi est-ce trop long ?
00:21:53– Vous êtes juillet et août avec vos parents, avec vos grands-parents ?
00:21:57– À partir du 15 juin, ils ne font plus rien,
00:21:58il y a des examens, ils ne vont plus à l'école,
00:22:01il y a le Vendée, il y a le Bac, non, non, non.
00:22:02– Ce qui a changé, c'est que les deux parents travaillent désormais
00:22:07et que c'est compliqué pour les parents de faire garder leurs enfants
00:22:09pendant la longue plage des vacances d'été.
00:22:11– S'il faut mettre les enfants à l'école parce que les parents travaillent,
00:22:16ça, c'est encore autre chose.
00:22:17– Non, mais c'est vrai que ce qui a changé par rapport à peut-être
00:22:19aux années, il y a 30 ans ou 40 ans,
00:22:21c'est que les femmes travaillent beaucoup plus.
00:22:23– Oui, quoi, les femmes, ma mère travaillait,
00:22:25il y a des femmes qui travaillent dans les années 70.
00:22:27– Bien sûr, mais en proportion, aujourd'hui,
00:22:28toutes les femmes travaillent.
00:22:28– On se gardait tout seul, tout ça.
00:22:30– Mais c'est la vie, bon sang de bois.
00:22:36Je veux dire, c'est vrai que…
00:22:37– Bon sang de bois.
00:22:38– Mais non, mais je vous assure, tout ça n'existait pas,
00:22:42n'était pas traduit comme ça.
00:22:44– Alors c'est quoi, alors ?
00:22:45– Chaque souci, t'as un enfant,
00:22:47bah oui, effectivement, il se garde tout seul un petit peu
00:22:50et puis c'est pas très grave non plus
00:22:51et puis il apprend ce qu'est la vie.
00:22:52– Je vous rappelle quand même qu'Emmanuel Macron avait dit
00:22:55que les émeutes étaient aussi le fruit de l'oisiveté.
00:22:57Il parlait déjà un peu du rythme scolaire
00:22:58en disant que les élèves partaient trop tôt
00:23:00et qu'ils s'ennuyaient et ils ont produit les émeutes.
00:23:02– Bon, on va parler de Théo dans la deuxième partie.
00:23:04Simplement, il y a un sondage qui est tombé ce matin,
00:23:07vous en avez parlé, des jeunes gens aujourd'hui
00:23:10qui sont de droite.
00:23:11Alors ça, les jeunes se sentent plus à droite
00:23:13qu'il y a 30 ans.
00:23:14Ça, c'est tout à fait étonnant, Thomas Bonnet.
00:23:17C'est contre-intuitif, comme on dit.
00:23:19– C'est contre-intuitif.
00:23:19Alors ce que disent les directeurs de cette enquête de l'IFOP,
00:23:22c'est qu'en fait, il y a une sorte de conservatisme culturel
00:23:26lié à l'empreinte religieuse
00:23:27et c'est comme ça qu'ils expliquent en tout cas
00:23:30cette inversion en 30 ans.
00:23:32Et en fait, c'est vrai que quand on regarde,
00:23:33c'est une grosse enquête de l'IFOP pour le magazine Elle,
00:23:35quand on regarde dans le détail, par exemple,
00:23:36quand vous interrogez les 15-17 ans musulmans,
00:23:39ils ont un esprit conservatiste très fort.
00:23:42– Mais ils ne sont pas de droite pour autant.
00:23:43– Conservateur très fort, pardon.
00:23:45Alors pas forcément de droite,
00:23:46parce que là, c'est un peu schématisé,
00:23:47c'est ce qu'ils se sentent de droite.
00:23:48Mais après, quand vous regardez les détails, par exemple,
00:23:50il y a quelque chose qui m'a beaucoup marqué dans cette enquête.
00:23:53On leur propose des comportements
00:23:54et est-ce qu'ils sont inacceptables, selon vous ?
00:23:56Par exemple, les relations amoureuses entre personnes du même sexe,
00:23:59vous avez 13% des 15-17 ans qui estiment que c'est inacceptable.
00:24:02Et chez les jeunes musulmans, c'est 49%.
00:24:04C'est-à-dire qu'il y a un jeune musulman de 15 ans à 17 ans sur deux
00:24:08qui estime que les relations entre personnes du même sexe,
00:24:10c'est inacceptable.
00:24:12Ça vous dit quelque chose sur l'état d'esprit
00:24:13qui est en train d'émerger dans la jeune génération ?
00:24:15– Ce qui est intéressant, c'est qu'il va y avoir une collision
00:24:17dans les années qui viennent,
00:24:18parce que ces jeunes musulmans votent à gauche,
00:24:21à l'extrême gauche, même souvent la France insoumise,
00:24:23qui a des positions diamétralement opposées
00:24:26en termes de progressisme.
00:24:27Donc il va y avoir une collision dans les années qui viennent.
00:24:28Soit la France insoumise va devoir adopter des positions conservatrices,
00:24:32soit il va y avoir une force peut-être communautariste,
00:24:35conservatrice qui va émerger,
00:24:37avec un parti qui soit plus de l'islamo-gauchisme,
00:24:41mais une forme d'islamo-conservatisme.
00:24:43Ce sera intéressant à suivre dans les années qui viennent.
00:24:45– On va marquer une pause.
00:24:45Comment le jeune Valigny, qui a 17 ans, se sent-il ?
00:24:48Il se sent à droite ou à gauche ?
00:24:50– Écoutez, contrairement à la plupart des gens de son âge,
00:24:54il n'est ni pour Bardella, ni pour Mélenchon,
00:24:57il est plutôt Macron-Atal.
00:24:58C'est rare à son âge.
00:24:59– Ah oui, c'est rare.
00:25:00– C'est effectivement…
00:25:01– Alors ma femme qui est très à gauche me dit
00:25:03« Tu te rends compte, notre fils n'est pas à gauche ».
00:25:04Je dis « Écoute, il devrait être Bardella ou Mélenchon.
00:25:07Estimons-nous heureux, Macron-Atal, c'est pas si mal. »
00:25:09– Ah bah c'est super.
00:25:10– Je trouve que forchore, votre fils,
00:25:13il faut surtout le mettre sous cloche,
00:25:16parce qu'il y en a peu.
00:25:18Voilà, moi je trouve qu'il est bien.
00:25:19– Il votera l'année prochaine pour la première fois.
00:25:21– Ah oui ?
00:25:22– Ah oui, il regrette de ne pas voter cette année d'ailleurs.
00:25:23– Pour les ministères ?
00:25:24– Eh oui, il aurait voté forchore.
00:25:26D'ailleurs, on ne dit pas forchore, a priori,
00:25:29c'est ça qui est drôle.
00:25:29– Mais oui, bien sûr.
00:25:30– Definitely.
00:25:30– Exactly.
00:25:31– Ah bon ?
00:25:32A priori, on dit definitely.
00:25:34– Definitely.
00:25:34– Comment ?
00:25:36– Definitely.
00:25:37– Definitely.
00:25:37– Quand on était à New York,
00:25:40et que dans notre année de césure,
00:25:43il n'y avait pas d'année de césure à l'époque,
00:25:45maintenant il y avait des années de césure,
00:25:47on disait « Definitely ».
00:25:48– Ça a été mis en musique en plus.
00:25:50– Forchore ?
00:25:50– Dans les discothèques.
00:25:51– Bon, ah bon ?
00:25:52– Oui.
00:25:53– Mais je me demande si ce n'est pas un peu
00:25:54du raffarin, un peu, vous vous souvenez ?
00:25:57– The yes, the no, the no.
00:25:59– The yes, the no, the no.
00:25:59– Oui, j'ai l'impression, moi, ça me fait penser à « Yes ».
00:26:01– Bon, on va marquer une pause et on va parler de Théo,
00:26:04parce que Théo, ça me paraît…
00:26:06– L'insécurité me paraît beaucoup plus importante
00:26:08que les vacances scolaires, voyez-vous ?
00:26:09– Ça, ça me paraît…
00:26:10– Ben oui, pas vous ?
00:26:11– Si.
00:26:12– Ah, bon.
00:26:13– Bon, vous avez du mal à le dire quand même, hein ?
00:26:15– Vous avez du mal à le dire quand même, hein ?
00:26:16– Vous n'avez pas mélangé tous les sujets.
00:26:17– Oui, mais on peut les hiérarchiser.
00:26:19Il y a des sujets importants et puis des sujets qui ne sont pas importants.
00:26:22Donc les vacances scolaires, ça ne me paraît pas essentiel.
00:26:24En revanche, l'insécurité en France et Théo, ça, ça me paraît essentiel.
00:26:28– Vous voyez, d'accord.
00:26:29Forchore, à tout de suite.
00:26:30– Et nous sommes toujours avec Eugénie Bastier, Rachel Kahn,
00:26:35Georges Fennec, André Valigny et Thomas Bonnet.
00:26:37Vous êtes sur Europe 1 et sur CNews chaque jour entre 9h et 10h.
00:26:41Et nous allons donc évoquer l'affaire Théo,
00:26:44ce jeune étudiant tabassé il y a quelques jours
00:26:49et que nous avons eu au téléphone d'ailleurs hier sur l'antenne d'Europe 1
00:26:54et qu'on écoutera peut-être tout à l'heure.
00:26:55Mais pour le moment, c'est sa mère qui était avec Romain Desarbres
00:26:58et sa mère qui a évoqué les parents des agresseurs.
00:27:05– J'ai un sentiment de dégoût.
00:27:09J'ai eu d'autres informations sur l'affaire.
00:27:11Et en fait, il y a des parents d'agresseurs qui avaient demandé de l'aide.
00:27:15Ça faisait trois ans qu'ils avaient demandé de l'aide à l'État,
00:27:18qui ont demandé que leur enfant soit placé parce qu'ils n'y arrivaient plus,
00:27:21qui ont demandé de l'aide à des PMI,
00:27:23à des éducateurs spécialisés à domicile.
00:27:26On n'a rien fait.
00:27:26Hier, ces parents-là, une famille a demandé que leur enfant soit suivi
00:27:31par un psychiatre professionnel pour les aider.
00:27:35La procureure leur a refusé car cet enfant-là a refusé.
00:27:38Donc cet enfant est mineur, il a le droit de refuser.
00:27:43On l'écoute, mais par contre, on n'écoute pas mon fils qui est victime.
00:27:47Non, mais c'est dingue.
00:27:50Non, mais c'est dingue.
00:27:51Cette affaire est dingue.
00:27:52Donc je ne peux pas vous dire autre chose.
00:27:53C'est un bon sens fait de la faillite.
00:27:54Il y a toute la société française dans cette affaire.
00:27:56Et puis, ça rappelle évidemment, il y a un an, la mort d'Elias à Paris,
00:28:00tuée à coups de machette par des mineurs multirecidivistes.
00:28:05Et ce qui me frappe, c'est que maintenant, le rôle des maires qui alertent l'opinion publique,
00:28:09qui prennent la parole dans les médias, notamment sur CNews,
00:28:11mais aussi dans le Figaro, qui alertent l'opinion publique.
00:28:15Et là, on a vraiment un basculement.
00:28:16C'est-à-dire que ces femmes, ce sont des femmes d'ailleurs, qui prennent la parole.
00:28:18Un peu comme la lutte contre la mafia en Italie.
00:28:21Vous savez, où les femmes ont pris un moment de la parole pour dénoncer la mafia, etc.
00:28:26Et cette parole porte, parce que les Français s'y reconnaissent,
00:28:28les Françaises, les mères de famille qui ont des enfants s'y reconnaissent.
00:28:31Et je trouve ça très fort.
00:28:32Il y a eu la mère d'Elias, il y a cette femme.
00:28:34Il y a eu la veuve d'Harmonie Comine.
00:28:37Il y a la jeune Claire Géronimi aussi qui a alerté.
00:28:39Et ces femmes qui se lèvent et qui dénoncent l'insécurité,
00:28:41je trouve que c'est un vrai phénomène de société.
00:28:43La sœur de Samuel Paty, vous avez raison.
00:28:45C'est à chaque fois des femmes qui me prennent la parole.
00:28:47Je suis d'accord.
00:28:48Femme, courage.
00:28:49Et ça empêche que le drame soit...
00:28:53Qu'on puisse dire que ça a été instrumentalisé politiquement.
00:28:56C'est-à-dire qu'elles incarnent aussi cette bataille
00:28:59et on ne peut pas remettre en question leur parole.
00:29:01Et la mère de Théo, elle est formidable là-dessus.
00:29:03Elle ne parle pas du tout.
00:29:05Elle ne déplace pas le terrain sur un terrain d'immigration
00:29:09ou de choses comme ça.
00:29:11Absolument pas.
00:29:12Et elle l'a dit plusieurs fois.
00:29:13Ce qu'elle dit en revanche, c'est que Emmanuel Macron
00:29:14ne s'intéresse pas à ces sujets-là.
00:29:16Et je crois qu'elle a parfaitement raison.
00:29:17C'est-à-dire qu'on a passé la première demi-heure
00:29:18à décortiquer son interview.
00:29:20Bon, force est de constater que les neuf années qui viennent de s'écouler,
00:29:23c'est un sujet qui ne l'a jamais intéressé.
00:29:25On brainwash, selon lui.
00:29:26C'est toujours pareil.
00:29:27Donc, moi, je pense à chaque fois à ces victimes
00:29:29qui, en plus de l'acte en lui-même, doivent subir le déni
00:29:32et les procès, parfois, en effet en récupération.
00:29:34Mais vous imaginez le message qui est envoyé à toutes ces jeunesses violentes.
00:29:39Vous tabassez, vous avez dit, on peut le mot tabasser.
00:29:41Moi, j'en pourrais plutôt le mot lyncher.
00:29:43Ils l'ont lynché véritablement.
00:29:45Il aurait pu mourir.
00:29:46Mais pourquoi il ne s'est pas mis en examen pour homicide ?
00:29:51Oui, pourquoi ?
00:29:52Vous voyez, par exemple, une affaire comme celle-ci,
00:29:54le parquet devrait s'exprimer aussi.
00:29:55Le procureur qui choisit la qualification
00:29:58et quelles sont les réquisitions du parquet pour la détention,
00:30:01ils auraient dû, au bas mot, au minimum,
00:30:03être placé en centre éducatif fermé au moins deux semaines.
00:30:07Le temps de marquer le coup, vous voyez ce que je veux dire ?
00:30:09Mais moi, je ne veux pas qu'on marque le coup.
00:30:10Je ne veux pas qu'il soit dehors.
00:30:10Non, à mon avis, ils auraient dû aller en détention provisoire.
00:30:12Je ne veux pas qu'il soit dehors, en fait.
00:30:13Je rappelle que les jeunes qui ont assassiné Elias
00:30:16avaient été aussi mis sous contrôle judiciaire.
00:30:19Et ils ont tué, entre-temps, le jugement Elias.
00:30:22Donc, c'est un message...
00:30:24Mais la justice...
00:30:25D'impunité, en fait.
00:30:26Oui, vous avez parfaitement raison.
00:30:28Deuxième passage de la mère de Théo.
00:30:33Son fils est effondré, dit-elle.
00:30:36Mon fils, il est effondré.
00:30:37Il est effondré parce qu'il va devoir déménager.
00:30:39Donc, c'est notre mission.
00:30:40La semaine prochaine, on va prendre un déménageur
00:30:42pour ne pas y retourner, nous.
00:30:44Et on va le déménager.
00:30:46Son colocataire va devoir déménager.
00:30:47Mon fils, il est en arrêt, mais il va devoir démissionner de son emploi étudiant.
00:30:52Et son année scolaire est sûrement terminée.
00:30:54Donc, il a perdu un an.
00:30:55Donc, son diplôme ne sera pas validé.
00:30:58Et tout ça se fait dans la société française, sans que personne, quasiment personne ne réagisse.
00:31:03Cette histoire, nous la portons depuis hier.
00:31:06Je ne vais pas dire qu'on est les seuls à la porter.
00:31:08Ça devrait être la une de tous les journaux.
00:31:09Parce que c'est un fait de société.
00:31:11C'est-à-dire que c'est un condensé, comme vous le disiez, de toute la société française.
00:31:14Et on nous parle de lunettes ou de forcheurs.
00:31:17C'est pour ça que, franchement, cette bulle médiatique,
00:31:22elle est tellement à côté des vrais problèmes des Français.
00:31:25La sécurité est un vrai problème.
00:31:27Plutôt qu'ergotée pendant des heures sur les lunettes d'un président de la République.
00:31:31Mais les journalistes adorent ça.
00:31:32En fait, ils adorent parler de choses accessoires.
00:31:36Troisième passage, l'agresseur.
00:31:39Écoutons la mère de Théo.
00:31:41Il ne ressent pas de haine.
00:31:42Parce qu'en fait, on a compris que ça a été des gamins qui,
00:31:47au moins deux, depuis petits, ont subi du harcèlement.
00:31:52Eux ont subi des coups.
00:31:55Et que ces gamins-là, les parents ont aidé de les accompagner à ce moment-là.
00:31:58Il y a eu des psychologues de mis en place.
00:32:00Mais ces gamins, après, ça s'est arrêté.
00:32:03Et aujourd'hui, il a l'impression que c'est un gamin.
00:32:05En fait, c'est des gamins comme si c'était lui aujourd'hui qui se révolte
00:32:07parce qu'il a été agressé.
00:32:08Chacun son tour.
00:32:09On devient victime et puis on devient agresseur
00:32:11parce qu'on ne nous aide pas, on ne nous tend pas la main.
00:32:13Vous voyez, j'allais dire, la tendresse de cette mère
00:32:16qui comprend que ces gosses, et c'est ça qui est le plus terrible d'ailleurs,
00:32:20il faut les sortir de la société, bien sûr,
00:32:22mais eux-mêmes ont une responsabilité peut-être limitée
00:32:24parce qu'ils ne sont pas encadrés, accompagnés, etc.
00:32:28Souvent, c'est le pédopsychiatre Maurice Berger qui disait ça dans le Figaro.
00:32:33En fait, souvent, c'est des jeunes qui ont eux-mêmes subi des violences intrafamiliales,
00:32:37qui ont reproduit ce schéma.
00:32:38Et lui a appelé d'ailleurs un grand...
00:32:40Il voudrait qu'on fasse une grande recherche au niveau national
00:32:43sur les causes de l'hyperviolence des jeunes et de la délinquance
00:32:46pour essayer d'explorer vraiment les facteurs
00:32:49qui font qu'il y a cette hyperviolence des jeunes.
00:32:52Il y a plusieurs facteurs sans doute.
00:32:53Il y a une cause essentielle, c'est qu'ils ne sont jamais sanctionnés.
00:32:55Voilà, bien sûr.
00:32:56C'est tout.
00:32:57Vous prenez un cas judiciaire, vous avez 20 condamnations,
00:32:59il n'y a pas un jour de maison.
00:33:00Mais il n'y a pas que ça.
00:33:01Non, mais quand vous voyez le jeune homme
00:33:03qui a poignardé sa professeure il y a deux jours,
00:33:07il avait eu des signalements à l'école,
00:33:10mais il n'était pas un délinquant.
00:33:13On va interdire les jeux vidéo.
00:33:14Ça touche tous les milieux, on a l'impression.
00:33:15On va dire les mêmes banalités, et hélas, on aura raison.
00:33:19C'est l'éducation, la famille qui n'est pas présente.
00:33:22On parlera tout à l'heure de ce jeune de Sanary.
00:33:24Il avait plusieurs armes blanches dans sa chambre.
00:33:28Demandez encore, je vais reprendre l'exemple de Génie Bastier,
00:33:31si ses enfants auront plusieurs...
00:33:32Ça dépend, s'ils vont au scout, s'ils auront peut-être le droit d'avoir un petit au final.
00:33:35Bon, Jean-Luc Bougeon, vous le savez,
00:33:37est le correspondant permanent d'Europe 1 à Lyon.
00:33:40Il est allé hier sur le terrain.
00:33:41Je vous propose d'écouter quelques témoignages qu'il a recueillis,
00:33:45parce que ces témoignages, là aussi, à Lyon,
00:33:47c'est à Germain, quand je dis où on ouvre le capot,
00:33:50s'il n'y avait pas cette affaire,
00:33:51vous n'entendriez pas les témoignages que vous allez entendre.
00:33:54C'est juste...
00:33:55Alors évidemment, ceux qui dirigent, ils sont à l'abri de ça.
00:33:58Ils ne sont pas confrontés à cette réalité où ils ne veulent pas la voir.
00:34:02Donc, entendez ces témoignages.
00:34:03Il y a des mineurs, là, dans le quartier,
00:34:06qui poursuivent les passants, les cyclistes, à coups de bâton.
00:34:08Des filles qui sont menacées de se faire violer.
00:34:10Ah oui, ils ont des bâtons, des bats de baseball.
00:34:12J'ai vu, il y avait pas mal de policiers, là.
00:34:14Donc, vous voyez qu'il y a toujours de l'insécurité grandissante.
00:34:17Mon ami, il avait un paquet de bonbons.
00:34:19Et ces petits-là, ils ont voulu nous « racketter ».
00:34:21Bon, moi, je vous assure, je ne vois pas comment on va s'en sortir, André Valigny.
00:34:41Je pense qu'on est à un tel degré, aujourd'hui,
00:34:44quand j'entends qu'il y a des gosses avec des bats de baseball,
00:34:46qui tapent sur des filles, comme ça,
00:34:47je ne vois pas comment on va s'en sortir.
00:34:49Parce que tout ça est parti à volo,
00:34:51et en plus, il y a un tel déni de la réalité.
00:34:54Ces cinq gosses, ils sont dehors.
00:34:57Six, ils sont dehors.
00:34:59Donc, je ne vois pas comment on va s'en sortir.
00:35:01Je ne comprends pas plus que vous qu'ils soient dehors.
00:35:04Ben oui.
00:35:04Pas plus que vous.
00:35:04Mais vous ne comprenez pas.
00:35:07Pardonnez-moi, vous êtes aveugle.
00:35:08Moi, je sais pourquoi ils sont dehors.
00:35:10Parce que là, vous avez une justice qui ne veut pas faire le job.
00:35:13Exactement.
00:35:14Point.
00:35:15Et avec des lois qui ne sont pas répressives pour des mineurs.
00:35:18Vous ne pouvez pas dire « je ne comprends pas », en fait.
00:35:20Puisque tout est compréhensible.
00:35:22C'est 40 ans de laxisme.
00:35:24C'est 40 ans de philosophie judiciaire badinter.
00:35:29C'est 40 ans, vous payez tout.
00:35:31Vous avez toutes les factures.
00:35:33Vous les payez.
00:35:34C'est votre politique que vous avez soutenue.
00:35:36Je ne peux pas vous dire autre chose.
00:35:38Puisque c'est la réalité.
00:35:39Et vous arrivez sur un plateau de télévision.
00:35:41Depuis badinter, il y a eu Chirac et Sarkozy.
00:35:43Mais vous avez raison.
00:35:43Oui, donc arrêtez.
00:35:44La droite a gouverné la gauche.
00:35:46Mais vous avez raison.
00:35:47Mais vous avez raison.
00:35:48Ben, d'inter, ça va.
00:35:49Mais vous avez.
00:35:50C'est la même chose, là.
00:35:51Mais vous avez.
00:35:51Mais André, ce que je trouve formidable, c'est que vous dites « je ne comprends pas ».
00:35:56Mais c'est compréhensible.
00:35:57C'est la suite logique.
00:35:58Si ils sont dehors, avec un casier judiciaire comme ils ont, ils ne devraient pas être
00:36:02dehors.
00:36:02Ils ne devraient pas être mis dans un centre éducatif, vraiment fermé, vraiment éducatif.
00:36:06C'est la suite logique.
00:36:07Mais il faut changer la justice des mineurs.
00:36:08C'est la suite logique.
00:36:09Et elle a été réformée en 2021.
00:36:11Eugénie Bastier.
00:36:12Il faut évidemment remettre de la sanction dans le système pénal et judiciaire.
00:36:15Ça, je suis entièrement d'accord.
00:36:16Il faut aussi remettre de la sanction dans le domaine familial.
00:36:18C'est-à-dire que les parents aussi sont responsables.
00:36:20Bien sûr.
00:36:20L'éducation, l'absence d'éducation est aussi...
00:36:23Je vais dire une banalité.
00:36:25Mais ça existe.
00:36:26Ça n'est pas appliqué.
00:36:28La responsabilité civile et pénale des parents, ça va jusqu'à deux ans d'emprisonnement,
00:36:33ce texte n'est jamais...
00:36:34Ça existe dans la loi.
00:36:35Les juges ne n'en veulent pas.
00:36:37C'est tout.
00:36:37Mais Georges, je pense qu'aujourd'hui, tout le monde est dépassé.
00:36:41La vérité, c'est que tout le monde est dépassé.
00:36:44Le phénomène narcotrafic, violence...
00:36:46Éduquer des garçons à la non-violence, c'est un travail quotidien.
00:36:51Enfin, moi, j'ai deux garçons, je peux vous dire, répéter toute la journée,
00:36:5315 fois par jour, ne tape pas, ne te venge pas.
00:36:55C'est pas bien de taper.
00:36:58Je le dis 50 fois par jour, c'est pénible, mais c'est comme ça qu'on régule les pulsions.
00:37:04Écoutez-moi, je...
00:37:06Quand j'entends ça, je ne vais pas être un petit garçon comme les autres sur un terrain de football.
00:37:11Qu'ils fassent du sport.
00:37:12Exactement.
00:37:13Le sport.
00:37:13La règle.
00:37:13Parce que sur le sport, il y a la règle.
00:37:15Bien sûr.
00:37:16Et c'est vraiment un apprentissage formidable.
00:37:18À la différence, cher Pascal, et vous le savez mieux que quiconque,
00:37:21que même le football, maintenant, et le théâtre de violence,
00:37:24notamment dans les petits clubs amateurs.
00:37:26Vous avez parfaitement raison.
00:37:27Mais c'est vous qui le dites.
00:37:28Oui, parce que moi, je le vis dans mon canton.
00:37:30Là où je suis celui, le dimanche, dans les matchs,
00:37:32il y a de la violence entre les joueurs, contre l'arbitre, entre les parents.
00:37:35Bien sûr.
00:37:35C'est terrible.
00:37:36Et Elias, il sortait d'un entraînement de foot.
00:37:37Et vous avez raison.
00:37:39Ce que je n'ai jamais vu, j'ai joué dix ans au football,
00:37:43je n'ai jamais vu des parents en venir aux mains dans un match de football.
00:37:51C'était un petit niveau.
00:37:52Non, mais il y a de près de chez moi, ils ont interdit les parents autour des matchs.
00:37:55Ah oui, oui.
00:37:55Parce que ça devenait invitable pour les entraîneurs.
00:37:57Vous vous rendez compte ?
00:37:57Donc, c'est bien le problème des parents autour de...
00:38:00Donc, on n'y arrivera plus.
00:38:02Mais si.
00:38:02Mais on n'y arrivera plus.
00:38:04En tout cas, bien sûr que non.
00:38:06Je ne vois pas comment on va y arriver.
00:38:07Alors, écoutez Théo.
00:38:08Parce qu'on était sur l'antenne d'Europe 1 avec Théo hier, 19 ans.
00:38:13Ils m'ont tabassé.
00:38:14J'étais en position fétale pour essayer de me protéger le maximum et surtout la tête.
00:38:19Parce que c'est là qu'ils frappaient.
00:38:20C'était que des coups de pied, comme un ballon de foot.
00:38:22Ils m'ont sauté dessus aussi à pieds joints, tout en m'insultant et en me menossant de moi.
00:38:26J'ai reçu tout à l'heure un SMS de Michel Guillot, que je connais,
00:38:30qui est l'ancien président du Stade Brestois.
00:38:32Et il m'a dit, voilà, je vous suis tous les jours.
00:38:34Pour Théo, vous devriez lancer une cagnotte pour payer les deux années d'études.
00:38:39Il dit très gentiment, d'ailleurs, Michel Guillot, il dit, si c'est possible, donnez-lui mon 06.
00:38:44Et j'aiderai personnellement.
00:38:46Il veut travailler dans le sport.
00:38:47Il veut être rattaché de presse dans le domaine du sport.
00:38:48Il y aura un rassemblement mardi.
00:38:50La maire de Théo a appelé un rassemblement mardi à Lyon avec les familles de victimes qui ont subi des faits similaires.
00:38:58Donc, ce sera aussi intéressant de voir s'il y a un élan autour de ce cas-là.
00:39:00C'est bien l'état d'esprit Brestois.
00:39:03Moi, j'ai vécu à Brest.
00:39:05C'est pas vrai que vous avez vécu à Brest ?
00:39:07J'ai vécu à Brest parce que mon compagnon était basketteur professionnel à Brest, à l'étendard de Brest.
00:39:12Et je reconnais cette solidarité-là.
00:39:14Alors, à Brest, il y avait une très belle équipe de foudol.
00:39:17Alors, comme c'est une petite ville, tout le monde se connaît à Brest.
00:39:19Exactement.
00:39:20Et il y avait un endroit qui s'appelait le Saint-Clair, je crois, où les joueurs se réunissaient.
00:39:24Après, à un moment, il y a eu Ginola qui a joué, Bernard Lama.
00:39:27Il y a eu une très belle équipe dans les années 90.
00:39:30Bon, on ferme la parenthèse.
00:39:32Eugénie, à vélo, dans Paris.
00:39:34On dépasse les autos.
00:39:35Donc, on va parler de vélo parce que...
00:39:37Moi, j'allais faire le plaidoyer pro-vélo, pro-cycliste.
00:39:40Non, mais moi, j'ai rien contre les vélos.
00:39:42Mais est-ce que vous êtes d'accord pour dire que les cyclistes, le code de la route n'existe pas pour les cyclistes ?
00:39:47Exactement.
00:39:48Vrai ou faux ?
00:39:50Vrai.
00:39:51Et alors, ils ont tous les droits parce qu'ils sauvent la planète.
00:39:55Donc, c'est formidable.
00:39:56Ils sont à vélo.
00:39:57Alors, toi, quand tu es en voiture, tu te fais insulter.
00:39:59Ils sont de l'agressivité, d'une arrogance.
00:40:03Insupportable.
00:40:03Oui, mais ils se font écraser aussi.
00:40:08Moi, je me suis fait écraser par un camion.
00:40:09L'obsession des cyclistes, c'est de jamais mettre le pied à terre.
00:40:12Ils ne supportent pas de mettre le pied à terre.
00:40:13Donc, les feux rouges, ils les contournent, ils passent le passage piéton.
00:40:15Écoutez, attendez, moi, j'ai mis le pied à terre.
00:40:17C'est insupportable.
00:40:17À un feu rouge, je me suis fait rouler dessus par un camion sur le pied.
00:40:21Et qui ne s'est même pas arrêté.
00:40:22Donc, je vous témoigne aussi de la souffrance des cyclistes.
00:40:24J'entends bien, mais convenez qu'ils ne respectent pas les feux.
00:40:30Ils ne respectent pas la priorité.
00:40:33Ils tapent sur ta voiture, etc.
00:40:36Ils sont à contresens.
00:40:37Tu te fais parfois insulter parce que tu es avec ta voiture.
00:40:40Ils te tapent dessus.
00:40:41Vous avez plus de chances de mourir à vélo qu'à voiture à Paris.
00:40:43Mais ce n'est pas le problème.
00:40:44Pourquoi ?
00:40:45Avec toutes les pistes cyclables qu'il y a maintenant, quand même,
00:40:46ils pourraient être un peu plus raisonnables.
00:40:48André Valigny est de gauche, mais pas pour la recherche.
00:40:51Alors, je fais des vélo chez moi en Isère, dans les collines.
00:40:53Est-ce qu'on peut d'abord voir, on verra le sujet tout à l'heure,
00:40:57mais il y a une émission que vous faites qui est formidable avec Anna Finkielkraut,
00:41:00qui a d'ailleurs défendu Renaud Camus.
00:41:02Oui, il a une admiration littéraire pour Renaud Camus,
00:41:06même s'il a aussi de nombreux désaccords.
00:41:09Ah, écoutez, il dit, je crois que Renaud Camus, dans votre émission,
00:41:12est un styliste extraordinaire, un grand penseur,
00:41:14et que la situation qui lui est faite est invraisemblable.
00:41:16Il est exclu du débat, c'est le paria des lettres contemporaines.
00:41:19Aucun journal ne rend compte de ses livres.
00:41:21Il n'a pas d'éditeur, il est totalement blacklisté.
00:41:23C'est d'autant plus étrange que l'expression « grand remplacement »
00:41:26est entrée dans le vocabulaire courant.
00:41:27Elle a d'abord été reprise par Éric Zemmour,
00:41:29mais plus seulement, puisque Jean-Luc Mélenchon maintenant l'utilise.
00:41:32Donc, quand on dénonce le grand remplacement, on est mis au banc.
00:41:34Et quand on l'encense, c'est ce que d'autres ont fait.
00:41:37Mario Dariussec, Leonardo Milano, Roccaia Diallo,
00:41:41on est soi-même célébré.
00:41:43Il y a quelque chose qui ne va pas.
00:41:45Il a 100% raison.
00:41:47100% raison, comme toujours Alain Finkielkraut.
00:41:49D'ailleurs, je crois qu'il va venir bientôt pour…
00:41:51Oui, 100% raison, je ne peux pas vous dire autre chose.
00:41:55Sur Renaud Camus…
00:41:56Sur Renaud Camus, peut-être, sur Trump, vous avez vu ce qu'il a dit ?
00:41:58Ça va vous faire plaisir.
00:42:00Il a dit l'autre jour, je pense à vous,
00:42:02il faut que je le sorte à Pascal Praud, ça.
00:42:05Si vous êtes Trumpiste et Finkielkraut…
00:42:08Trumpiste, alors de première catégorie.
00:42:10Et Finkielkraut a dit, il est brutal et inculte,
00:42:14infantile et décivilisé.
00:42:16Point final, tout est dit.
00:42:18Finkielkraut, sur Trump.
00:42:20Oui, je veux bien, mais s'il réussit…
00:42:21Il réussit quoi ?
00:42:22Le chômage remonte aux Etats-Unis ?
00:42:25Parce qu'en fait…
00:42:25Les entreprises…
00:42:26Parce que nous, on a un président qui n'est pas inculte,
00:42:29qui n'est pas décivilisé,
00:42:31qui n'est pas brutal, a priori.
00:42:34Et c'était quoi le quatrième adjectif ?
00:42:37Infantile.
00:42:38Et qu'il n'est pas infantile,
00:42:39c'est pas ce que j'emploierais pour lui.
00:42:42Mais il a tout raté.
00:42:43Non, il n'a pas tout raté.
00:42:44Non, mais qu'est-ce qu'il a réussi ?
00:42:45Vous me transformez en…
00:42:47Je suis tellement avocat au plus profond de moi
00:42:48que je défends Macron ce matin,
00:42:50parce que quand il est attaqué comme ça par tout le monde,
00:42:52que quelqu'un est attaqué, plus j'ai envie de le défendre.
00:42:54D'abord, vous avez raison,
00:42:55et moi, je suis un peu comme vous là-dessus.
00:42:57Sauf Trump.
00:42:59Trump, il n'est pas tellement attaqué par vous.
00:43:01Il est encensé par vous.
00:43:02Mais je ne suis pas du tout encensé.
00:43:03Il vient d'arriver, j'attends.
00:43:04Je trouve que sur l'immigration,
00:43:06je m'aperçois que sur l'immigration,
00:43:08il a réussi à stopper l'immigration,
00:43:10vrai ou faux ?
00:43:11Non, avec ICE, il a réussi à…
00:43:12Mais ICE, ça existait avant.
00:43:14Écoutez, arrêtez.
00:43:14Vous avez vu ce qu'il en a fait ?
00:43:15Vous avez vu ce qu'il en a fait ?
00:43:17Une guestapo.
00:43:18Une guestapo.
00:43:19Non, mais allez, on arrête.
00:43:21Vous savez ce que c'est, la guestapo ?
00:43:23Vous savez ce que c'est, la guestapo ?
00:43:24Ce sont les Américains qui disent ça.
00:43:26Non, mais attendez.
00:43:28Non, non, je ne peux pas exagérer.
00:43:29Vous savez ce que c'était, la guestapo ?
00:43:30C'est Klaus Barbie.
00:43:32Moi, je suis d'une terre de résistance.
00:43:32C'est Klaus Barbie, la guestapo.
00:43:34Vous osez comparer la police américaine…
00:43:36Ce ne sont pas moi, ce sont les Américains.
00:43:38Non, non, vous avez dit…
00:43:39Non, non, non, non, non.
00:43:40Ce sont les Américains qui comparent ICE à la guestapo ?
00:43:43Je ne suis pas tout seul.
00:43:43Mais quels Américains ?
00:43:44Un Américain ?
00:43:45Vous vous rendez compte le débat dans lequel il est aujourd'hui ?
00:43:48Quand je dis qu'on ne peut plus parler de rien, vous vous rendez compte que vous-même,
00:43:51un esprit éclairé, fils des Lumières, venant des siècles et des siècles,
00:43:57vous êtes en train de nous dire que ICE, ce qu'il en a fait, c'est la guestapo ?
00:44:01Les méthodes ressemblent un peu à celles de la guestapo, oui.
00:44:03Les méthodes de la guestapo qui interrogeaient les gens et qui les torturaient dans les caves ?
00:44:07Non, pas la torture, évidemment.
00:44:08C'est ça, les méthodes de la guestapo.
00:44:12André, je vous aime beaucoup, mais vous n'êtes pas le seul.
00:44:15Allez, Eugénie Bastier, et on va parler, donc, on va l'écouter sur les vélos,
00:44:18parce qu'on voulait parler vélo, mais il nous parle de la guestapo.
00:44:21Non, je vous parle de la guestapo.
00:44:22Je vous parle de comment ça s'appelle, à Hitlerum.
00:44:25La réduction à Hitlerum.
00:44:26Tout renvoie à cette période-là.
00:44:29Maintenant, il y a la réduction à Trump.
00:44:31Voilà, c'est ce que j'allais dire.
00:44:33Réduction à Trump.
00:44:34Écoutons, non mais franchement, la guestapo qui existait, qui était la police de Obama.
00:44:39C'était en 2003, je crois.
00:44:40Exactement, mais on est...
00:44:41Pas avec ses méthodes.
00:44:42Mais parlons des vélos, plutôt.
00:44:43Bon, parlons des vélos, et écoutons Alain Finkielkraut qui parle de mal appris.
00:44:48Les retours du vélo dans Paris, sauf que les cyclistes sont des mal appris.
00:44:52Les cyclistes sont les vrais chauffards d'aujourd'hui.
00:44:55C'est ça, je suis cycliste.
00:44:56Ils prennent l'essence unique.
00:44:58C'est absolument vrai.
00:44:58Ils ne respectent jamais les feux.
00:45:00Et en plus, ils ont bonne conscience, parce que comme ils sauvent la planète...
00:45:03Oui, comme ils sauvent la planète, ils peuvent renverser les piétons sans aucun remord.
00:45:09Et j'ai été beaucoup plus souvent sous la menace d'un cycliste que d'un pilote automobile.
00:45:15Vous êtes avec Vincent Trémonnais de Villers.
00:45:18C'est une formidable émission, d'ailleurs, que vous faites.
00:45:20C'est l'émission sur le Figaro.
00:45:22Figaro TV, oui.
00:45:23Figaro TV.
00:45:24Non mais je ne partage pas à 100% ce que dit Alain Finkielkraut sur ce thème, parce que moi-même
00:45:28étant cycliste.
00:45:29D'ailleurs, j'apprécie la transformation de Paris pour le vélo.
00:45:34Les pistes cyclables, c'est vrai qu'il y en a...
00:45:37Les pistes cyclables à l'aéroport d'Orly.
00:45:38Il y a des pistes cyclables à l'aéroport d'Orly.
00:45:40Qui va à l'aéroport en fait ?
00:45:42À l'intérieur de Paris, il y a de plus très agréable de circuler à vélo.
00:45:45C'est vrai, il faut le dire.
00:45:47Vous trouvez que c'est plus agréable de circuler à vélo ?
00:45:50Oui, la ville est faite maintenant pour le vélo.
00:45:52Paris à vélo.
00:45:54Oui, c'est tout ce que vous avez à dire.
00:45:55Alors que le code de la route...
00:46:01Mais vous le respectez, vous, sérieusement ?
00:46:02Moi, j'essaie de le respecter, oui.
00:46:03Non, mais j'essaie de rien dire.
00:46:05Vous l'essayez ou pas ?
00:46:07Oui, je le respecte.
00:46:07Est-ce que vous brûlez des feux rouges ?
00:46:09Oui, parce que c'est dur de s'arrêter.
00:46:11Ça peut m'arriver, oui, je le confesse.
00:46:13Et pourquoi vous le faites, alors ?
00:46:14Quand il n'y a pas de voiture, la voiture est très éloignée.
00:46:19Pas devant une voiture, je ne vais pas traverser cette voiture.
00:46:21Mais s'il n'y a pas de voiture, traverse.
00:46:23Vous ne voulez pas mettre pied à terre ?
00:46:24Oui, c'est ça.
00:46:24Après, c'est dur de repartir, parce que moi, je n'ai pas un vélo électrique.
00:46:27Oui, c'est ça, c'est dur de repartir.
00:46:29Et alors, le pire, maintenant, c'est les vélos cargos.
00:46:31Alors là, tu as l'impression que...
00:46:32Déjà, le cycliste, il sauve la planète,
00:46:35mais le vélo cargo, alors là, il sauve l'univers.
00:46:38C'est-à-dire que le vélo cargo,
00:46:40là, alors, il y a les pauvres enfants qui sont devant...
00:46:42Non, le pire, c'est les trottinettes électriques.
00:46:44Il n'y en a plus ?
00:46:44Il n'y en a plus beaucoup.
00:46:45Mais si, les trottinettes privées, pas les en location.
00:46:49Il y en a, alors, ils font ça à 50 km heure.
00:46:52Tout le monde déteste quelqu'un.
00:46:53Les cyclistes détestent les trottinettes,
00:46:55les trottinettes détestent les piétons,
00:46:56les piétons détestent les vélos,
00:46:57les voitures détestent...
00:46:58Enfin, voilà.
00:46:59On se déteste tous mutuellement.
00:47:00Je ne les déteste pas.
00:47:01Je ne les déteste pas.
00:47:02Je fais extrêmement attention,
00:47:04au point où j'hésite aujourd'hui,
00:47:05quasiment à ne plus être en voiture.
00:47:10Parce que si je shoot,
00:47:12ou si je renverse un cycliste,
00:47:14je peux vous dire que je n'ai pas envie.
00:47:16Je fais très attention.
00:47:18Je ne peux pas vous dire autre chose.
00:47:19Je suis terrorisé.
00:47:20Pas terrorisé, mais je fais très, très attention.
00:47:22Vous roulez très doucement ?
00:47:23Je roule très doucement.
00:47:24C'était donc vous, là.
00:47:25Oui, c'est vrai, je roule très doucement.
00:47:27Très, très doucement, même.
00:47:28De plus en plus doucement.
00:47:30Je vais même être arrêté, finalement.
00:47:32Bon.
00:47:33Notre ami Thomas, il est là.
00:47:35Thomas, alors vous, vous êtes...
00:47:36Alors vous, j'imagine que vous roulez à vélo.
00:47:39Vous êtes...
00:47:39Pas toujours, non, j'avoue.
00:47:41En ce moment, il fait trop froid.
00:47:42Il y a trop de pluie.
00:47:43Ah bon ?
00:47:43Et vous respectez le code de la route à vélo ?
00:47:46Pas toujours, non plus, Pascal, j'avoue.
00:47:49Mais pourquoi ?
00:47:50Parce que c'est tout l'intérêt d'être à vélo.
00:47:52C'est de gagner un petit peu de temps.
00:47:54Et en fait, musculairement, à un moment, poser le pied par terre, ça coûte cher.
00:47:58Voilà.
00:47:59Donc vous avez tendance à...
00:48:00Voilà, notamment quand on peut tourner à gauche, on y va.
00:48:03Musculairement ?
00:48:04Ah oui.
00:48:04Quel est le rapport ?
00:48:05Il faut repartir.
00:48:07Alors qu'on a un bon élan ?
00:48:08Ah oui.
00:48:09Ah oui, donc on est dans l'élan.
00:48:10Et on y va.
00:48:11Quand on voit qu'il n'y a personne, on y va.
00:48:12Et puis on ne va pas non plus à des vitesses folles.
00:48:15Mais il faut être prudent.
00:48:16Je suis d'accord avec vous, Pascal.
00:48:17Il faut être surtout respectueux de la règle.
00:48:19Pardonnez-moi, on donne des leçons en permanence à tout le monde.
00:48:23Respectez la règle.
00:48:23Vous êtes toujours en train de me donner des leçons sur la planète, etc.
00:48:26Respectez la règle, mon sang de bois.
00:48:28Je donne des leçons, je ne donne pas des leçons.
00:48:31Si !
00:48:32Bon, comment ça va ? Vous faites quoi ce matin ?
00:48:33Ça va très bien.
00:48:34Vous avez vu LOL, le film LOL.
00:48:36Ah, j'avais adoré.
00:48:37Et j'aime beaucoup.
00:48:38Vous êtes avec Lisa Azuelos ?
00:48:40On sera avec Lisa Azuelos tout à l'heure.
00:48:41Elle a fait un film qui s'appelle « Tout ce qui brille ».
00:48:46C'est « Tout ce qui brille ».
00:48:47Avec Laila Becquie et Géraldine Nac.
00:48:49Génial.
00:48:50C'est comme « Tu es belle », pardon.
00:48:51C'est comme « Tu es belle ».
00:48:52Comme « Tu es belle ».
00:48:53Comme « Tu es belle », avec Michel Larocque.
00:48:56C'est un film, et avec Valérie Benguigui.
00:48:59Oui, exactement.
00:48:59Qui était dedans, et avec la chanson, c'est tellement bien.
00:49:04Ce sera lui, etc. ou cette chanson.
00:49:07Et le film était formidable.
00:49:09Son cinéma, en fait, c'est une héritière de Claude Pinotto.
00:49:13C'est une héritière de ce cinéma-là, qui raconte des histoires dans lesquelles on peut s'identifier.
00:49:18Sophie Marceau est dedans ?
00:49:20Bien sûr.
00:49:21Et LOL, c'est un peu la boom des années 2000.
00:49:24Oui, je suis d'accord avec vous.
00:49:26C'est bien.
00:49:27Et là, la suite arrive mercredi.
00:49:28LOL 2 ?
00:49:29Et il y a eu 20 ans entre les deux, quasiment.
00:49:32Il y a eu 17 ans entre les deux, oui.
00:49:35LOL 2.0.
00:49:37C'est ça qui a changé.
00:49:38Bon, écoutez.
00:49:39Merci Pascal.
00:49:40Merci, merci à vous.
00:49:41Il est 9h54, on marque une pause, et on va parler du livre de Rachel Kahn,
00:49:44et puis on parlera de la commission d'enquête, parce que ça, c'est quand même la commission d'enquête,
00:49:49c'est un feuilleton.
00:49:51Et puis on parlera de Sanary aussi, justement, avec l'hyperviolence avec Rachel.
00:49:54A tout de suite.
00:49:55Il est 10h01.
00:49:59Félicité Kindoki est avec nous.
00:50:01Bonjour, Félicité.
00:50:02Vous nous rappelez les titres.
00:50:03Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:50:09C'est votre dernière chance, attention, pour vous inscrire sur les listes électorales
00:50:13et pouvoir voter aux prochaines élections municipales des 15 et 22 mars prochains.
00:50:18Si ce n'est pas encore fait, vous n'avez plus que jusqu'à ce soir pour vous déplacer en mairie,
00:50:22car les inscriptions en ligne sont déjà closes.
00:50:24La pression monte sur Jack Lang, convoqué dimanche au Quai d'Orsay dans l'affaire Epstein,
00:50:29à la demande de l'Élysée et de Matignon, qui lui demandent de protéger l'Institut du monde arabe dont il est le président.
00:50:35Après de nombreux appels à la démission, il doit s'expliquer sur ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein,
00:50:41dont il nie toute connaissance des crimes sexuels par cet homme.
00:50:44L'affaire Bétharam suit son cours.
00:50:47Un deuxième homme est mis en examen pour viol par personne ayant autorité.
00:50:50Il s'agit d'un ecclésiastique sexagénaire qui n'avait encore jamais été entendu dans ce dossier.
00:50:56Il est soupçonné de faits commis entre 1993 et 1996.
00:51:00L'établissement privé Notre-Dame de Bétharam est visé par près de 250 plaintes d'anciens élèves
00:51:05pour l'essentiel prescrite en raison de l'ancienneté des faits.
00:51:09Le groupe Stellantis annonce une perte exceptionnelle d'environ 22 milliards d'euros en 2025.
00:51:16Une perte à cause d'une surestimation de la vitesse du passage aux voitures électriques.
00:51:20Selon le groupe mondial, c'est un redémarrage coûteux mais nécessaire pour se recentrer sur les clients
00:51:25et retrouver une croissance rentable après 5,5 milliards d'euros de bénéfices en 2024.
00:51:30Et puis dans l'actualité internationale, le bras de fer explosif continue entre les Etats-Unis et l'Iran
00:51:36avec à présent ces pourparlers sur le nucléaire qui ont débuté à Oman, pays médiateur, il y a moins d'une heure.
00:51:42Un peu plus tôt, l'Iran, soutenu par la Chine, appelait les Américains au respect mutuel
00:51:46et s'est dit prêt à se défendre contre toute exigence excessive ou tentative d'aventurisme.
00:51:52Enfin, c'est le grand jour pour l'Italie qui ouvre aujourd'hui ses Jeux olympiques d'hiver
00:51:57avec un format inédit composé de sites éparpillés censés réduire leur impact environnemental
00:52:03face au changement climatique qui menace l'existence même de l'événement.
00:52:07La cérémonie débutera à 20h, heure locale ce soir.
00:52:11Merci, Félicité. Pendant que vous parliez de Stenantis, j'avais la curiosité de voir l'action à la bourse.
00:52:17Ça doit être dans le CAC 40, je pense, Stenantis.
00:52:20Est-ce que vous savez combien Stenantis perd ce matin ?
00:52:23Non.
00:52:23A votre avis ?
00:52:24Je ne sais pas.
00:52:2513%.
00:52:2621%.
00:52:27Et pourquoi ?
00:52:28Parce que vous n'écoutez pas.
00:52:30Non.
00:52:3022 milliards de pertes, Stenantis.
00:52:32En fait, vous n'écoutez pas.
00:52:33Si, si.
00:52:3422 milliards de pertes.
00:52:35Donc, je peux vous dire que quand vous êtes un petit porteur, que vous prenez 21%,
00:52:40là, si vous avez eu le malheur de penser que Stenantis, 21% sur une action en 3 heures,
00:52:50et sur une action comme Stenantis, ce n'est pas la petite action du 21%.
00:52:56Je veux dire qu'il y a des gens qui nous regardent, peut-être des petits porteurs
00:53:02qui ont du Stenantis, ils ne doivent pas bien vivre le moment.
00:53:06Finalement, c'est assez violent.
00:53:08Et Rachel Kahn, La culture de l'ultra-violence, c'est votre livre chez Fayard.
00:53:13Vous êtes juriste, autrice, actrice, vous êtes engagée dans le débat public, vous êtes
00:53:16régulièrement sur notre plateau.
00:53:19Et je pense que les gens vous auront découvert et vous apprécient, et même peut-être vous
00:53:23aime beaucoup, parce qu'il y a chez vous un mélange de lucidité, mais aussi, vous
00:53:29dites les choses avec une certaine empathie, j'allais dire une certaine tendresse, et ça
00:53:35ne nous empêche pas, effectivement, de dresser ce constat, et notamment sur la violence.
00:53:39Vous dites, la violence chemine à pas feutrer, elle se glisse dans la banalité des jours,
00:53:43se niche dans un regard, un silence, un texte de loi voté à minuit, un tweet craché
00:53:47au réveil, une phrase rabâchée à l'infini pour en faire une fausse vérité, et puis
00:53:51il y a ces balles perdues qui frappent, des jeunes qui tombent sous les tirs croisés,
00:53:55des quartiers entiers qui vivent sous tension entre rodeo urbain et règlement de compte,
00:53:59le trafic de drogue s'installe, etc.
00:54:01Et c'est vrai que ce constat, aujourd'hui, il est très rude.
00:54:09Oui, il est très rude, et en fait, on est passé de la violence, l'effet de dominer,
00:54:14de heurter à l'ultra-violence, c'est-à-dire la volonté de détruire l'autre, la volonté
00:54:20de l'éradiquer, la volonté de le gommer, la volonté de ne pas considérer l'autre
00:54:26comme un être humain, la volonté de le déshumaniser.
00:54:30Et on voit, moi j'ai voulu dresser en fait l'anatomie de cette violence, physique,
00:54:35psychologique, symbolique, politique, juridique, idéologique.
00:54:40Verbale !
00:54:40Verbale !
00:54:41Quand tout à l'heure, notre ami Valini dit « Trump, c'est la Gestapo », c'est d'une violence.
00:54:47Mais je n'ai pas dit ça.
00:54:48Vous voulez qu'on réécoute ?
00:54:49Non, je n'ai pas dit ça.
00:54:50Allez, on réécoute.
00:54:51Les Américains disent que les méthodes de Heiss ressemblent à celle de l'anatomie.
00:54:55Dans les manifestations, on entend ça tous les jours.
00:54:58Vous vous reprenez.
00:54:59Au départ, vous avez dit, vous avez vu ce qu'il a fait de Heiss, il en a fait la Gestapo.
00:55:04C'est très violent.
00:55:05C'est ce que disent les Américains.
00:55:06C'est très violent.
00:55:07Tiens, on va vous faire réécouter.
00:55:09Je demande à Marine Lançon.
00:55:11Bien sûr, vous allez voir.
00:55:12Ceux qui le disent, c'est comme CRSS, ça n'a pas de sens.
00:55:14Bien sûr, bien sûr.
00:55:16Ce n'est pas ce que disent les Américains.
00:55:17D'abord, les Américains, ça ne veut rien dire.
00:55:18Mais revenons sur cette violence.
00:55:19Et on la voit bien, mais il n'est pas violent.
00:55:22Non, mais je le sais bien.
00:55:22Entre Valini.
00:55:23Donc, c'est pour ça que ça montre que chacun, aujourd'hui, a changé dans son discours.
00:55:28Totalement.
00:55:29Parce qu'en fait, c'est tellement la violence infuse, tellement elle est devenue banale,
00:55:33qu'on en vient à une nouvelle civilisation, qui est celle de la violence.
00:55:38Et effectivement, moi, j'ai voulu dresser toutes les formes de violence pour en arriver à la question de l'antisémitisme.
00:55:43Pourquoi l'antisémitisme cristallise autant ?
00:55:46Parce qu'en réalité, il est un moteur pour toutes les formes de violence.
00:55:51On a vu symbolique avec l'arbre d'Ilan Halimi.
00:55:54On l'a vu sur les enfants qui ont été virés d'un avion.
00:55:57On le voit dans les matchs de foot.
00:55:59En fait, l'antisémitisme, et on le voit depuis le 7 octobre,
00:56:02comment l'extrême gauche a infusé sur le tremplin qu'a été le 7 octobre pour infuser cette violence.
00:56:11Et alors, on a un exemple, évidemment, frappant de cette ultra-violence.
00:56:15C'est ce gosse de 14 ans qui a frappé et agressé cette professeure de 60 ans.
00:56:20Le procureur, hier, a pris la parole et a donné des nouvelles de cette professeure.
00:56:27Et je vous propose d'écouter le procureur de Toulon.
00:56:30À ce jour, il m'a été indiqué que son état de santé restait préoccupant et que les médecins étaient encore réservés sur son pronostic vital.
00:56:39Compte tenu de la gravité des blessures, ayant nécessité de lourdes interventions chirurgicales encore toute la journée aujourd'hui.
00:56:47Et ce qui va nous intéresser peut-être, Rachel, c'est d'écouter ce que dit le procureur lorsqu'il parle de l'audition et de la garde à vue.
00:56:55Procureur de Toulon, Raphaël Ballant, écoutez ce qu'il dit parce que vous allez pouvoir réagir.
00:56:58Au cours de sa garde à vue, le collégien mis en cause s'est exprimé sans difficulté ni réticence.
00:57:08Il a immédiatement reconnu être l'auteur des quatre blessures infligées à la victime avec le couteau.
00:57:13Il explique avoir commis ces faits dans la salle de classe en présence de ses camarades au moment de la pause de 14h25
00:57:20après s'être emparé du couteau dissimulé dans son sac.
00:57:24Il affirme avoir pris cette arme le matin même dans la cuisine familiale avec l'intention de, je le cite, planter sa professeure.
00:57:33Il a révélé aux policiers qu'il avait déjà projeté d'agresser sa professeure la semaine précédente,
00:57:38ayant apporté également un couteau au collège à cette fin, mais qu'il y avait renoncé, ayant eu peur de passer à l'acte.
00:57:45A l'issue de sa première audition, l'adolescent affirmait qu'il regrettait beaucoup son geste,
00:57:49qu'immédiatement après les faits, il avait ressenti une grosse haine envers lui, davantage encore qu'à l'encontre de sa professeure,
00:57:56et qu'il avait pleuré toutes les larmes de son corps, je le cite, en se portant des coups à lui-même.
00:58:02Dans sa seconde audition d'hier après-midi, il a finalement affirmé qu'au moment des faits,
00:58:08il n'avait pas eu l'intention de tuer sa professeure, mais uniquement, je le cite encore, de la planter pour qu'elle ait mal.
00:58:14Voilà. Cet après-midi, il a été déféré donc au parquet, puis devant le magistrat instructeur,
00:58:20et à cette occasion, l'adolescent, devant le juge, a confirmé les déclarations faites aux policiers,
00:58:25notamment sur la préméditation, précisant qu'il voulait se venger,
00:58:29car il craignait d'être exclu en raison des incidents relevés par sa professeure.
00:58:33Il a répété qu'il regrettait son geste, dont il se rendait compte de la gravité,
00:58:39en précisant que la professeure ne le méritait pas,
00:58:41qu'il n'était plus trop lui-même, évoquant un coup de folie.
00:58:46Il a évoqué la possibilité de mettre fin à ses jours.
00:58:49Rachel Kahn, ça, ça n'existait pas, ça n'a pas existé.
00:58:53Entre 45 et 2000, il n'y a pas eu de professeurs tués dans la classe par leur élève.
00:59:00Nos enfants ont un nouveau langage, dont la grammaire est le couteau.
00:59:07Dans tous les couteaux du monde aujourd'hui, en fait, il y a un potentiel, finalement,
00:59:13parce qu'on le voit, toutes les vidéos qui ont circulé depuis ces dernières années,
00:59:18des attaques au couteau, c'est devenu une nouvelle civilisation de la violence,
00:59:22et malheureusement, nos enfants, on leur transmet, au lieu de leur transmettre des principes,
00:59:28des valeurs, des règles, la manière d'apprendre à lire, à compter,
00:59:33on leur transmet l'air de rien, la violence.
00:59:36Et souvent, on dit, c'est dans le texte d'ailleurs, tu reconnaîtras l'arbre à tes fruits.
00:59:40Moi, je crois que parce que nous sommes violents, nous, en tant qu'adultes, aussi,
00:59:45on ne s'en rend même plus compte et on leur transmet cette violence.
00:59:48Non, mais vous avez raison de souligner qu'il y a quelque chose d'absolument inédit
00:59:51dans le fait que les couteaux dans les écoles, c'est un phénomène, quand même,
00:59:54à l'égard des professeurs, il y a quelque chose d'absolument inédit, vertigineux,
00:59:58et on a du mal à comprendre quels sont les points communs entre ces profils,
01:00:02parce qu'il y a eu plusieurs agressions au couteau dans les écoles,
01:00:04et à chaque fois, il est difficile de savoir quel est vraiment le point commun.
01:00:08Est-ce que c'est la violence intrafamiliale ? Est-ce que c'est les réseaux sociaux ?
01:00:11Est-ce que c'est la drogue ? Est-ce que c'est une forme de pulsion nihiliste ?
01:00:15Vous savez, dans les années 2000, aux Etats-Unis, il y avait ce qu'on appelle
01:00:18les fusillades dans les établissements scolaires, les jeunes arrivaient avec un pistolet,
01:00:22tuaient tout le monde, on a l'impression que ce phénomène-là qui arrive en France,
01:00:25mais avec le couteau, parce que nous, on n'a pas les armes à feu,
01:00:27il y a quelque chose, je pense, de presque civilisationnel,
01:00:31c'est-à-dire une espèce de pulsion nihiliste de la jeunesse.
01:00:33Il y a aussi un phénomène de mimétisme.
01:00:35Bien sûr, les copycats, ce qu'on appelle le copycat, c'est-à-dire...
01:00:37Mais voilà, c'est ça, c'est-à-dire que le fait d'en parler donne des idées
01:00:40à des gens qui n'en avaient peut-être pas.
01:00:42Et là, alors pour un journaliste, évidemment, c'est insoluble.
01:00:46Il y a une disposition d'esprit pour prendre un couteau,
01:00:49planter sa professeure, il faut arriver à une disposition d'esprit quand même,
01:00:52parce que c'est une chose de vouloir le faire, parce qu'on l'a vu à la télé,
01:00:55mais d'arriver à l'acte, de passer à l'acte,
01:00:57il faut quand même avoir un degré de déshumanisation.
01:00:59C'est ça.
01:00:59Qui m'interroge, c'est-à-dire d'où ça vient, profondément.
01:01:01Ce qui est encore pire dans cette affaire, c'est qu'il a prémédité son geste.
01:01:04C'est-à-dire que ce n'est pas une pulsion comme ça sur un coup de folie, si j'ose dire.
01:01:08C'est qu'il avait envisagé ce geste la semaine d'avant,
01:01:10qu'il avait regardé sur Internet la différence entre meurtre et assassinat.
01:01:14Il avait totalement prémédité ça à froid.
01:01:16Cette violence, alors, elle vous vise, vous, également personnellement.
01:01:20Il y a eu un jeu de mots sur votre nom, Rachel Kahn.
01:01:22C'était un militant d'extrême-gauche.
01:01:24C'était en août 2023, sept semaines avant le 7 octobre.
01:01:27Un mot a été lâché, rescanpé, rescanpé.
01:01:31Ce mot inventé comme une blague, écrivez-vous, une insulte jouant avec mon nom, mon histoire,
01:01:36salissant la mémoire de mon grand-père, rescapé d'Auschwitz, rescanpé,
01:01:39mais aussi de mon père, gambien, tirailleur sénégalais, puisque j'hérite de son nom,
01:01:44écrit sur X par un influenceur connu pour ses prises de position problématiques,
01:01:48invité aux journées d'été de LFI et des Verts.
01:01:50Ce mot n'était pas spontané, il était froid, calculé et applaudi.
01:01:54Et applaudi.
01:01:56En fait, je suis partie dans ce livre de mon expérience personnelle.
01:01:59Et c'est vrai que cette violence à l'extrême-gauche,
01:02:04et depuis le 7 octobre, mais même avant le 7 octobre,
01:02:06cette question de l'antisémitisme,
01:02:09cet humour où on a ri aussi des prépuxes, des nazis sans prépuxes,
01:02:14ou je ne sais quoi.
01:02:16Ça, c'était Guillaume Louris sur France Inter.
01:02:18On a atteint un degré de violence verbale assez inouïe, et notamment sur les réseaux sociaux.
01:02:27Donc je suis partie de là.
01:02:28Mais la plus grande difficulté dans cet ouvrage, c'est de savoir où commence la violence.
01:02:33Est-ce qu'elle commence d'un point de vue verbal ?
01:02:36Est-ce qu'elle commence sur les réseaux sociaux ?
01:02:39Est-ce qu'elle commence d'un point de vue symbolique, avec l'arbre d'Ilan Halimi ?
01:02:43Donc, en fait, c'est ce climat d'ensemble.
01:02:45Et votre réponse ?
01:02:47En réalité, c'est ce qui en fait l'ultra-violence.
01:02:49Elle a changé de nature, parce qu'elle s'imbrique,
01:02:52et qu'elle est protéiforme,
01:02:54et l'anatomie de la violence, aujourd'hui, devient une culture.
01:02:57Aujourd'hui, j'ai vraiment du mal, parce qu'on parlait de cet influenceur de haine
01:03:01invité par Europe Écologie Les Verts.
01:03:05Toute cette extrême gauche qui dit vouloir faire la paix en ne produisant que de la haine,
01:03:11me désespère.
01:03:12Bon, alors, et puis parfois, certains cherchent à justifier ou à expliquer.
01:03:17Par exemple, le refus d'obtempérer, c'est une violence.
01:03:21Eh bien, vous avez M. Apathy hier.
01:03:23Alors, M. Apathy, je regardais ses dix derniers tweets,
01:03:27je crois qu'il y en a neuf qui sont consacrés à CNews.
01:03:29Ah, obsessionnel.
01:03:29Donc, je pense que...
01:03:32Moi, je connais un très bon médecin.
01:03:34Je vous assure, je connais un très bon médecin.
01:03:36Il peut aller voir et dire, voilà, j'ai une obsession, c'est news.
01:03:39Qu'est-ce que je peux faire ?
01:03:41Mais vraiment, on peut lui donner.
01:03:43On a Brigitte Millau, chez nous.
01:03:44On a quelques psychiatres ou psychiatres.
01:03:48Marie-Estelle Dupont.
01:03:49Donc, moi, je propose que M. Apathy appelle le stand-up.
01:03:53Bernard d'Europe 1, cet après-midi,
01:03:55et dise, allô, j'ai une obsession, c'est news.
01:03:57Qu'est-ce que je dois faire ?
01:03:58Sur les dix derniers tweets, mais vous pouvez vérifier,
01:04:00je crois qu'il y en a neuf.
01:04:01Peut-être lui acheter une télécommande,
01:04:02pour qu'il puisse zapper.
01:04:03Ah oui.
01:04:03Oui, il y en a neuf qui nous sont consacrés.
01:04:07Et votre serviteur, notamment, manifestement,
01:04:10d'abord, il nous regarde.
01:04:12Jean-Michel, vous êtes devant votre poste.
01:04:15Non, mais ça, c'est la violence médiatique.
01:04:19Mais c'est la vie.
01:04:20Oui, c'est la vie politique.
01:04:21Voilà.
01:04:23Castiga, Tridendo, Maures.
01:04:26Il faut prendre un peu de distance avec tout cela.
01:04:30Mais hier, alors ça, je ne l'avais pas vu venir,
01:04:33il nous explique que les refus d'obtempérer,
01:04:35c'est parce que les gens n'ont pas d'assurance.
01:04:38Et que s'ils n'ont pas d'assurance,
01:04:39ils ne pourront plus travailler.
01:04:41Eh oui.
01:04:41Donc, écoutez d'abord cet extrait,
01:04:44où il y a d'abord M. Nunez qui parle,
01:04:46et puis en plateau, il revient pour décrypter ce qu'a dit M. Nunez.
01:04:51Là, vraiment, on arrive à des sommets, quand même.
01:04:54Et ça, c'est important.
01:04:56Il tutoie les sommets au moment où les Jeux Olympiques vont commencer.
01:05:00Lui, il est en haut du mont.
01:05:02Il y a de moins en moins de respect de l'autorité dans notre pays.
01:05:06Il faut la réaffirmer.
01:05:07Le choc d'autorité, on en a besoin à tous les étages.
01:05:09Il y a de moins en moins d'autorité dans notre pays.
01:05:11Ce n'est pas vrai, mais on vit avec cette idée-là.
01:05:14De l'autorité, il y en a.
01:05:16Et il n'y a pas que le manque,
01:05:18même si la voyoucratie peut-être est plus violente qu'elle n'a été,
01:05:22mais ce n'est pas le refus d'autorité
01:05:24qui explique seulement les refus d'obtempérer.
01:05:28Il y a aussi la peur de l'autorité.
01:05:29Il y a par exemple un million de gens en France
01:05:32qui circulent sans assurance, sans voiture,
01:05:35parce qu'ils ne peuvent pas la payer
01:05:36ou bien parce qu'ils n'ont plus le point dans leur permis.
01:05:39Et donc ces gens-là, quand ils voient un policier
01:05:40et quand un policier leur dit de s'arrêter,
01:05:42soit ils s'arrêtent et ils perdent l'usage de la voiture,
01:05:45soit ils filent, ils s'échappent.
01:05:46C'est mal de s'échapper,
01:05:47mais ce n'est pas toujours de la voyoucratie.
01:05:50Il y a aussi, dernièrement...
01:05:51C'est être voyoucratie, mais ce n'est pas être associé
01:05:56au trafic de drogue,
01:05:57et ce n'est pas être associé à la délinquance.
01:06:00Ce n'est pas une circonstance atténuante
01:06:01d'avoir peur de l'autorité.
01:06:02Quand tu fais ça, tu deviens délinquant.
01:06:04Mais tu ne l'es pas.
01:06:05Quand tu n'arrives pas à payer ton assurance,
01:06:07est-ce qu'on se rend compte
01:06:08qu'un million de gens qui circulent sans assurance ?
01:06:10C'est énorme.
01:06:11Énorme.
01:06:12Donc les policiers, statistiquement,
01:06:13ils en croisent régulièrement.
01:06:15Ils se mettent dans une situation de délinquance,
01:06:17mais ils n'ont pas un état d'esprit de délinquant.
01:06:19Enfin, moi, je ne crois pas.
01:06:20Je pense qu'il faut qu'il monte sur scène.
01:06:25Là, il va faire rire, il va faire du monde,
01:06:26il va faire rire.
01:06:28Si ce n'était que les problèmes d'assurance,
01:06:30les refus d'obtempérer, ce n'est pas ça.
01:06:32Les refus d'obtempérer, c'est parce qu'on a de la drogue,
01:06:35c'est parce qu'on ne veut pas obéir à la police,
01:06:37on le sait très bien.
01:06:38Qu'il y ait des refus, sans doute,
01:06:40mais c'est l'epsilon, quoi.
01:06:41Ce qui est violent, Pascal,
01:06:44c'est lorsque certains prennent la parole
01:06:46et ne nous racontent pas le réel.
01:06:48Et cette inversion permanente
01:06:50de transformer le bourreau,
01:06:52celui qui met en danger la vie d'autrui,
01:06:55en victime,
01:06:56et ça a été le cas là, à l'instant,
01:06:58mais ça a été le cas aussi le 7 octobre.
01:07:02C'est-à-dire, en fait,
01:07:02de transformer un pogrom en peuple génocidaire,
01:07:06voilà ce qui est violent.
01:07:07Et tout est comme ça, on a l'impression,
01:07:08aujourd'hui.
01:07:09Alors, même, parfois,
01:07:10on a eu à l'Assemblée nationale,
01:07:12c'est assez violent,
01:07:12et on va voir la commission d'enquête,
01:07:13parce que même entre Charles Aloncre
01:07:15et M. Patrier-Lettus,
01:07:19c'est effectivement très violent.
01:07:21Avant de voir ça,
01:07:22je vais quand même remercier Génie Bastier,
01:07:24parce que je sais que son vélo l'attend.
01:07:26Il est mignon, le vélo, en plus.
01:07:28Vous êtes venue à vélo une nouvelle fois ce matin ?
01:07:32En fait, je prends le RER avec mon vélo dans le RER,
01:07:34et ensuite, je viens à vélo.
01:07:35Et là, le vélo, il est où ?
01:07:36Il est devant...
01:07:37Non, il est juste là, devant l'entrée du studio.
01:07:39C'est vrai ?
01:07:40Vous pouvez aller nous le montrer ou pas ?
01:07:41Non ?
01:07:42Vous pouvez venir rouler avec ?
01:07:43Je vais pas vous le montrer.
01:07:44Voilà. Alors, on va voir la commission d'enquête,
01:07:47et puis on va vous voir avec votre vélo,
01:07:49et puis vous allez nous dire comment...
01:07:50La chronique de Vendroux avant l'heure.
01:07:51Oui, c'est la chronique de Vendroux.
01:07:52Vous venez avec votre vélo,
01:07:54avec plaisir.
01:07:55Vous savez, ici, tout est possible.
01:07:58Je vous propose donc d'écouter M. Patrier-Lettus,
01:08:02hier, parce qu'avec Charles Aloncle,
01:08:03c'est aussi une forme de violence.
01:08:06C'est assez.
01:08:06Écoutons.
01:08:06Hier, j'ai considéré que la dignité et le respect n'étaient plus garantis,
01:08:13puisque M. le rapporteur a porté des accusations graves à mon endroit,
01:08:16laissant entendre que j'aurais des liens avec les dirigeants de MediaOne.
01:08:20Cette mise en cause de ma probité et de mon indépendance
01:08:23m'a conduit à suspendre l'audition des anciens ministres de la Culture.
01:08:26« J'ai échangé avec M. le rapporteur hier soir.
01:08:28Je respecte sa fonction.
01:08:30Il respecte la mienne.
01:08:32Il sait que je lui garantis la liberté
01:08:33de pouvoir poser toutes les questions qu'il souhaite
01:08:35sans aucune forme de censure de ma part,
01:08:38mais que cela exige de sa part
01:08:40le respect d'une règle essentielle et non négociable,
01:08:44fonder les questions sur des faits
01:08:45et non sur des suspicions, des soupçons,
01:08:47ne pas porter ou relayer d'accusations individuelles
01:08:50sans qu'elles soient étayées par des faits. »
01:08:52Voilà, c'était une mise au point qu'il avait fait
01:08:54après l'altercation qu'il avait eue avec Charla.
01:08:57J'ai demandé à Génie Bastier il y a deux secondes
01:08:59de venir avec son vélo.
01:09:00Elle veut avec son vélo.
01:09:02Elle m'a dit non !
01:09:03C'est bien, c'est une bonne ambiance.
01:09:06Bravo !
01:09:07Je peux essayer ou pas ?
01:09:09Non !
01:09:11Chacun m'a fait un tour !
01:09:12Thomas !
01:09:13Comme je n'ai pas le micro, Thomas, c'est vous qui...
01:09:16Ça y est, il y a le cas.
01:09:17Oh là là !
01:09:19Oh là là !
01:09:20C'est génial !
01:09:23Vous êtes un expert !
01:09:24Et donc, il va vite !
01:09:25Ah ouais, c'est un petit vélo !
01:09:26Et alors, ça se plie !
01:09:27Il est petit, il est petit et brillant !
01:09:30Ah ouais !
01:09:30Très, très mignon !
01:09:31Mais ça, c'est vraiment bien !
01:09:32Eh bien, écoutez, alors vous le mettez dans le RER !
01:09:35Et euh...
01:09:36Mais non, mais il est...
01:09:37Bravo !
01:09:38Je sauve la planète comme ça !
01:09:38Eh bien, écoutez, nous, on est contents que vous sauviez la planète !
01:09:41Vous savez ce qu'il vous reste à faire ?
01:09:42Vous pouvez venir à vélo au travail !
01:09:44Mais oui, mais qu'est-ce que vous faites ?
01:09:47Monsieur Maligny, alors il prend des photos...
01:09:48Des réalisateurs de l'émission !
01:09:50Vous avez filmé !
01:09:51Mais qu'est-ce que...
01:09:52Bon...
01:09:52Je vais mettre ça sur toi !
01:09:53Merci, Eugénie !
01:09:55Et bon week-end, et bonjour aux enfants !
01:09:57Et couchez à 20h ce soir !
01:09:59Voilà !
01:10:00Parce qu'les enfants, il faut être directifs avec les enfants !
01:10:03Mais vous voyez ce qu'on vient de faire ?
01:10:05Oui !
01:10:05C'est la meilleure des réponses à la violence et à l'ultra-violence !
01:10:08C'est-à-dire ?
01:10:08De vivre pleinement, de vivre ces instants, de rire !
01:10:12Et dans ce livre-là, ce n'est pas un livre rastratique non plus !
01:10:16C'est-à-dire que, oui, il y a des faits, on a ce climat-là, qui est un climat délétère,
01:10:21mais au moins, on a encore ce ressort humain qui fait qu'on est avec les autres et qu'on s'amuse !
01:10:25Mais je suis d'accord avec vous !
01:10:26Mais vous savez, les gens dont on parle, qu'est-ce qui les différencie principalement de nous ?
01:10:31Je ne sais pas, mais ils n'ont pas d'humour !
01:10:33C'est-à-dire que c'est ça qui est tout à fait drôle !
01:10:36Ils ont des joies mauvaises, parce que les tweets du monsieur dont je parlais tout à l'heure,
01:10:40il a une joie mauvaise !
01:10:41Il voit que CNews, aujourd'hui, est attaquée !
01:10:45Pourquoi pas ? Il a une joie mauvaise !
01:10:48Il se moque bien de la cause qu'il défend, mais il a une joie mauvaise !
01:10:53Donc, tout le monde le devine !
01:10:55C'est ainsi, c'est ainsi, et c'est pour ça qu'il faut, voilà !
01:11:00Chanter, rire !
01:11:01Pardonner l'heure !
01:11:02Oui, je sais !
01:11:02Ils ne savent pas ce qu'ils font !
01:11:04Tout ça n'est pas très grave !
01:11:06Il faut être voilà dans le...
01:11:08Qu'est-ce que vous voulez que je dise ?
01:11:10C'est comme ça !
01:11:11Tous ces gens-là, ils ne sont pas très drôles !
01:11:14J'assure que tu n'as pas envie de dîner avec eux, tu ne vas pas rigoler beaucoup !
01:11:17Parce que nous, quand on dit non ça, au moins, on rigole !
01:11:19On peut s'amuser !
01:11:20On peut dire des bêtises !
01:11:22Même quand on va au mariage de Georges Fenech !
01:11:24Par exemple, quand on va au mariage de Georges Fenech, on est capable de dire des bêtises !
01:11:27Comment ça va, le mariage, d'ailleurs ?
01:11:28Très bien, ça se passe très bien !
01:11:29Oui, j'imagine !
01:11:30Ça ne fait pas encore une semaine que je suis mal !
01:11:32Ah, le temps vous a paru long ?
01:11:34Non, non, mais il faut s'adapter !
01:11:38Oui, il faut s'adapter, comme vous dites parfois !
01:11:41Vous vivez ensemble ?
01:11:42Bien sûr !
01:11:43Ça, c'est bien !
01:11:44Communauté de vie, on l'a vu devant le maire !
01:11:47Bon, donc là, découvrez la vie commune !
01:11:50Oui, mais c'est merveilleux !
01:11:51Parce que je rappelle que vous vous êtes rencontrés le 2 décembre !
01:11:54Ça a été assez rapide !
01:11:56Ça fait deux mois, déjà !
01:11:57Monsieur Spiner a souligné, d'ailleurs, que c'était le jour de Sterlitz, le 2 décembre !
01:12:00Victoire !
01:12:01Oui, bien sûr, c'est une victoire !
01:12:03Bon, est-ce que nous pouvons...
01:12:05À 10h24, je pense qu'il faudrait peut-être qu'on pense à Jacques Vendroux, à notre ami Jacques.
01:12:11Vendredi Vendroux, allons-y !
01:12:12Cher Jacques Vendroux, oh là là !
01:12:20Seriez-vous sur une patinoire ?
01:12:23Eh bien, Pascal !
01:12:24Pascal, vous le savez, mieux que quiconque, vont débuter ce soir avec la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques d'hiver à Milan et Cortina dans Pezzo.
01:12:35Donc, la première épreuve qui s'est déroulée il y a 48 heures, c'est le curling.
01:12:40On ne parle jamais du curling.
01:12:41Je le confirme !
01:12:42Je le confirme !
01:12:44Voilà, on ne parle jamais du curling et donc moi, je vais en parler aujourd'hui.
01:12:47C'est con !
01:12:48Il y a une raison !
01:12:49C'est un sport qui sort un petit peu de l'ordinaire d'abord et malheureusement, on n'est pas aux Jeux Olympiques.
01:12:55Le curling, il y a environ 300 licenciés, il y a environ 12 clubs en France et le curling dépend de la Fédération Française de Sports de Glace.
01:13:04Et je remercie une nouvelle fois Philippe Candelero de m'avoir autorisé à venir dans une magnifique patinoire, celle de Véry-Châtillon, où il y a un club de curling.
01:13:14Donc, nous allons vous faire une petite expérience pour vous.
01:13:16Tout le monde ne sait même pas ce que c'est que le curling.
01:13:19Moi, j'ai joué une fois au curling de ma vie.
01:13:21Non mais le curling, c'est...
01:13:22J'ai joué une fois.
01:13:24Il y a une pièce en granit, là, qui est là, sous mes yeux, qui est jaune, qu'on doit lancer.
01:13:30Je vais la lancer et il y a un monsieur, très gentiment, qui m'a nettoyé devant pour que ça aille le plus vite possible.
01:13:37C'est bien ça, vous avez compris.
01:13:38Vous avez compris, là, quand même.
01:13:40Oui, évidemment que j'ai compris, je vous remercie.
01:13:42Bon, allez-y, parce qu'effectivement, il faut se rapprocher.
01:13:45C'est un peu comme quand on joue au boule, quoi.
01:13:48Oh là là, c'est dur, là.
01:13:49Je ne sais pas si vous allez vous relever, Jacques.
01:13:50Faites très attention à vous.
01:13:52Mais vous rigolez, Pascal.
01:13:53Regardez, regardez, regardez.
01:13:54Allez, attention.
01:13:55Alors là, voilà, voilà.
01:13:57Alors là, alors...
01:13:58Voilà, voilà.
01:14:03Oui, mais alors, comment dire ?
01:14:06Allez-y, allez-y.
01:14:07Quand il balaye, c'est pour que le palais aille plus vite ?
01:14:11Mais évidemment, mais évidemment.
01:14:12Il ne va pas balayer pour le plaisir.
01:14:14Mais là, parce que vous visiez quoi, là ?
01:14:19Parce qu'on ne sait pas, vous visiez quoi ?
01:14:21Vous visiez quoi ?
01:14:21Il y a une cible.
01:14:23J'ai atteint la cible.
01:14:26Mais vous avez atteint la cible de quoi ?
01:14:27La cible de quoi, vous avez atteint ?
01:14:29Mais il y a des cibles.
01:14:30Mais attendez, Pascal, si vous suivez un petit peu.
01:14:31Je suis sur une patinoire.
01:14:33Je suis d'accord avec vous.
01:14:34Mais là, qu'est-ce que vous avez tenté de faire ?
01:14:35Parce qu'il y avait...
01:14:36C'est une sorte de pétanque sur glace,
01:14:39mais je n'ai pas vu le cochonnet.
01:14:40Mais pas du tout, vous êtes en train de minimiser ce sport.
01:14:46Je ne minimise pas, j'essaye de le traduire.
01:14:49Mais là, je lance le granit qui fait environ 25.
01:14:54Ça s'appelle le granit.
01:14:55C'est fait en Écosse.
01:14:57C'est fait en Écosse.
01:14:57Vous pouvez refaire une petite...
01:14:59Dites-nous.
01:15:00Mais bien sûr.
01:15:01Allez, vous allez refaire une deuxième fois
01:15:02et vous allez nous dire ce que vous visez.
01:15:04Parce que c'est ça qui m'intéresse.
01:15:06Qu'est-ce que vous voulez faire ?
01:15:07Et on va voir si vous arrivez à faire ce que vous voulez faire.
01:15:09Vous voulez faire quoi ?
01:15:10Je veux.
01:15:12À ma droite, là, j'ai le granit qui fait 25 kilos.
01:15:15Je dois l'envoyer dans une cible.
01:15:17Laquelle ?
01:15:17Qu'on la voit, la cible ?
01:15:19Qu'on la voit.
01:15:19La cible, on ne peut pas la voir parce qu'on ne peut pas tout faire.
01:15:22Ah bon, on ne peut pas voir la cible.
01:15:23Bon, donc évidemment, ça vous permet comme ça de...
01:15:26On ne sait pas si vous ratez ou pas.
01:15:27Alors attention, Jacques Mondroux, deuxième essai.
01:15:30Partez pas avec le granit, parce que si vous partez avec le granit,
01:15:32je suis inquiet.
01:15:33Attention, attention.
01:15:35Attention, Pascal, vous êtes prêt, vous êtes concentré.
01:15:37Je suis prêt, je suis prêt.
01:15:38Voilà, j'ai parti.
01:15:42Mais le monsieur, là, c'est lui qui bosse en fait.
01:15:45Mais bien sûr, regardez, regardez, regardez.
01:15:47C'est lui le champion.
01:15:49C'est lui le champion.
01:15:50Ah, donc là, là, il a...
01:15:52Mais c'est un beaucoup que vous avez fait ?
01:15:53On ne peut pas savoir si c'est un beaucoup ou pas.
01:15:55C'est ça qui est très curieux.
01:15:56Mais oui, c'est un coup magnifique.
01:15:57Là, vous avez fait un très joli coup.
01:15:58Ah oui, vous êtes...
01:15:59La grande cible, là, elle est restée, mais elle est sortie de la cible.
01:16:01Mais bien sûr, mais bien sûr, on est sortie de la cible.
01:16:04Il est sorti.
01:16:05La cible au milieu est sortie.
01:16:07Bon, on va parler de quelque chose qui ne vous concerne pas, Jacques,
01:16:12avec Brigitte Millot.
01:16:14Ça ne vous concerne pas, c'est l'andropose.
01:16:17Ah, je vous remercie, ça fait plaisir.
01:16:18Ben non, je dis que ça ne vous concerne pas.
01:16:21L'andropose.
01:16:21On ne s'est jamais avec vous, mais on ne s'est jamais avec vous.
01:16:23Levez-vous, parce que là, vous faites...
01:16:25Levez-vous, levez-vous.
01:16:27Attends, je vais me lever.
01:16:29Oui, allez, on écoute Brigitte Millot sur l'andropose.
01:16:31Voilà, c'est fait, voilà, voilà.
01:16:33Bravo, bravo Jacques.
01:16:34Voilà.
01:16:34Bravo Jacques Vaudreau.
01:16:36L'andropose avec Brigitte Millot.
01:16:39C'est quoi ?
01:16:39On va faire un dosage de la testostérone.
01:16:41Ah, donc on peut savoir, ok.
01:16:43Voilà, on fait une simple prise de sang,
01:16:44on dose différentes testostérones, il y en a plusieurs,
01:16:48on les dose, après on regarde si c'est très bas ou si c'est très haut,
01:16:52mais ce n'est pas parce que ce n'est pas totalement bas
01:16:55qu'il ne faut pas quand même, s'il y a beaucoup de symptômes et tout,
01:16:59si vous y pensez, si le médecin y pense,
01:17:01il peut essayer ce qu'on appelle un traitement à visée diagnostique.
01:17:06Je m'explique.
01:17:06Il va vous prescrire de la testostérone,
01:17:10donc c'est en injectable, c'est en intramusculaire,
01:17:14c'est pris en charge par la sécurité sociale,
01:17:16on fait une injection par mois,
01:17:18on peut aussi, pour ceux qui n'aiment pas les piqûres,
01:17:20il y a d'autres manières de le donner, en gel, en capsule, voilà.
01:17:23Mais sinon, l'idée, il va attendre trois mois à peu près,
01:17:27on peut commencer à avoir des effets bénéfiques au bout de trois mois.
01:17:31Donc si au bout de trois mois, vous avez des effets bénéfiques,
01:17:33c'est que c'était l'andropose.
01:17:36Bonjour docteur Millot, c'est demain à 10h30,
01:17:39la ménopause et l'andro-pose, deux phénomènes universels,
01:17:41et Brigitte nous donnera des conseils pour les vivre au mieux.
01:17:44Rachel Kahn était avec nous ce matin,
01:17:45la culture de l'ultra-violence.
01:17:47Bon, c'est vrai que vous ne ménagez pas non plus Emmanuel Macron,
01:17:49vous dites qu'il est important de nommer ici des choix précis,
01:17:51parce que certains symboles sont des actes forts.
01:17:53En novembre 2023, le président de la République n'a pas marché
01:17:55contre l'antisémitisme.
01:17:57Ça, ça a été un acte, justement, le fait de...
01:17:59C'était un acte qui disait qu'il était absent,
01:18:02c'était un abandon, et on le sait très bien,
01:18:05mais c'était un abandon plus que des Français juifs,
01:18:08c'était un abandon de la France, le fait de ne pas marcher,
01:18:10surtout quand on s'est appelé la République en marche.
01:18:13Et en fait, il y a aussi toute cette violence dans les silences,
01:18:16toute cette violence de ne pas dire les choses,
01:18:18et on en parlait à propos de la souffrance des Français.
01:18:22Donc la violence, elle est verbale, mais elle est aussi dans les silences,
01:18:24dans les sous-textes, et de mal nommer des choses.
01:18:27Vous rencontrez parfois des hommes politiques proches d'Emmanuel Macron
01:18:31dans la Macronie, ou peut-être le président ?
01:18:33Vous avez échangé avec lui sur ces sujets-là ?
01:18:35Alors, ça fait longtemps que je n'ai pas échangé avec lui.
01:18:37C'est vrai qu'il y a eu une vraie rupture depuis le 7 octobre avec lui.
01:18:42Mais c'est vrai que son entourage, j'ai eu l'occasion d'échanger.
01:18:47Alors, en fait, ce qui leur manque, et on le sait très bien,
01:18:50c'est le courage, l'incarnation, les paroles, on n'en veut plus,
01:18:55parce que ma main ne tremblera pas, ils ne passeront pas, etc.
01:18:59On voit à quel point la violence est passée dans toutes les sphères de notre société.
01:19:04Et c'est vrai que ce sont toujours les mêmes mots.
01:19:06J'ai vu, par exemple, tout à l'heure, il a réagi, le président de la République,
01:19:09sur ce qui s'est passé à Sanary.
01:19:11J'ai une pensée pour notre enseignante, a-t-il dit, soutien entier à elle et à sa famille.
01:19:15« Tout ça nous oblige ».
01:19:16Vous voyez ces phrases ?
01:19:18« Tout ça nous oblige ».
01:19:19On ne peut pas accepter que ça se passe à l'école.
01:19:21On ne peut pas accepter, mais c'est une phrase de commentateur.
01:19:24C'est ça qui m'ennuie un petit peu, mais je pense que maintenant, la messe est dite.
01:19:30Le président de la République, en fracturant la société,
01:19:33a permis à la violence d'y entrer grandement.
01:19:38Merci en tout cas.
01:19:39La culture de l'ultra-violence, c'est chez Fayard.
01:19:41Et on salue Lise Boel, qui dirige cette collection,
01:19:44parce que Fayard est aujourd'hui en tête des ventes de tous les livres,
01:19:49et notamment cette collection, la culture de l'ultra-violence,
01:19:52avec une très belle photo de vous.
01:19:53Mais j'ai envie de dire, toutes les photos de vous sont par l'émotion réussie, Rachel Kahn.
01:19:59C'est vrai.
01:20:00Bon, on salue notre champion curling.
01:20:03La semaine dernière, il était aux fléchettes.
01:20:05Cette fois-ci, il est au curling.
01:20:06Ah, c'est la première fois qu'il balaye de sa vie.
01:20:09Première fois que j'ai le balai.
01:20:10Voilà, le balai, le balai, le balai, vous voyez ?
01:20:12Le balai, bien sûr.
01:20:14Voilà, et je remercie Yannick, qui m'a bien aidé.
01:20:17Ah ça, oui, il a fait le boulot.
01:20:18Et on salue Océane, qui est avec vous.
01:20:21Oui, oui, oui, qui est là, qui est là, qui est là.
01:20:22Là, vous avez le nouveau balai, et ça marche très bien aujourd'hui.
01:20:25Vous avez le nouvel appareil ?
01:20:27Mais ça a tout bien marché.
01:20:30Non ?
01:20:31Ah, ben là, ça marche.
01:20:32Non, parce qu'il va investir dans un nouveau portable, l'ami Jacques Mathilde.
01:20:36Il est 10h32, Jean-Marc Morandini, le programme.
01:20:39On va vous parler d'un nouveau phénomène qui est en train de se développer.
01:20:43Ce sont les salles de sport destinées aux femmes uniquement.
01:20:46100% femmes.
01:20:47Pour certains élus, en particulier du Rassemblement national,
01:20:49ça ressemble à une islamisation rampante.
01:20:51C'est le mot qui est employé.
01:20:53Il y avait déjà des salles de restaurant, vous le savez, qui étaient réservées aux femmes.
01:20:56Il y a des horaires de piscine qui sont réservés aux femmes.
01:20:58Et bien désormais, certaines salles de sport sont également 100% féminines.
01:21:02On va vous écouter dans une seconde.
01:21:04Je tiens à dire que Kylian Salé était avec nous ce matin,
01:21:09avec Jérôme Mirigo, avec Mathéo qui était à la vision,
01:21:12avec Grégory qui était au son.
01:21:13Merci à Marine Lançon et Kylian Salé.
01:21:15Toutes ces émissions seront retrouvées sur CNews.fr.
01:21:17Et puis on salue tout le service programmation avec...
01:21:21Avec Nicolas Nissim, bien sûr, Magdalena Dervic.
01:21:26Qui avez-vous dit ?
01:21:27Non, j'ai dit Magdalena.
01:21:28Magdalena, bien sûr, et tout le service.
01:21:30On vous souhaite un excellent week-end.
01:21:32Ce soir, c'est Elliot Deval qui sera là.
01:21:35Rentrez bien dans votre isère natale.
01:21:41Rentrez bien dans votre nouveau foyer conjugal.
01:21:44Le cocon.
01:21:46Et reposez-vous bien.
01:21:48Avec bonheur.
01:21:48Avec bonheur.
01:21:49Et nous vous disons à lundi.
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