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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Je vais l'intermédiaire maintenant.
00:01Sabrina Medjeber, Gilles-William-Nadel, Juliette Saad a été avec nous ce soir,
00:06Jules Torres, Richard Millet, évidemment nous évoquerons cette enseignante d'art plastique
00:09âgée de 60 ans qui a été poignardée par un élève de 3ème ce mardi dans sa classe de collège
00:14et elle a été opérée il y a quelques heures et son pronostic vital est encore engagé
00:20et on essaiera avant la fin de cette émission d'avoir des nouvelles de sa santé.
00:24C'est à elle, bien évidemment, que nous pensons en ce début d'émission
00:27mais une peine de 5 ans d'inéligibilité, 4 ans d'emprisonnement dont 3 avec sursis
00:32et la possibilité d'aménager la partie ferme sous bracelet électronique
00:35ainsi que 100 000 euros d'amende a été réclamée ce mardi contre Marine Le Pen par le parquet général.
00:42Je vous propose d'écouter Célia Barotte qui était sur place et on va essayer de décrypter
00:47et évidemment de savoir si Marine Le Pen avec ses réquisitions,
00:52alors ce ne sont que les réquisitions mais ça peut donner une couleur, bien évidemment ce n'est pas les jugements,
00:59ce ne sont que les réquisitions mais elles sont intéressantes quand même à décrypter
01:02pour se projeter sur l'élection présidentielle de 2027.
01:06Écoutons Célia Barotte.
01:08C'est sans dire un mot aux journalistes que Marine Le Pen a quitté la salle d'audience.
01:12Pendant un peu plus de 5 heures, les avocats généraux ont prononcé un réquisitoire ferme,
01:17voire offensif à l'encontre de Marine Le Pen et de ses co-prévenus.
01:22Pour le parquet général, les fonctions électives ne sont pas un refuge contre la loi
01:26et Marine Le Pen n'a esquissé qu'une remise en question de façade.
01:30De plus, elle porte, je cite, une lourde responsabilité en ayant fait le choix de marcher dans les pas de son père.
01:37Si une peine complémentaire d'inéligibilité pendant 5 ans a été requise à l'encontre de Marine Le Pen,
01:43les avocats généraux n'ont pas demandé de la sortir de l'exécution provisoire.
01:48La raison ? Eh bien, le parquet général estime que l'ordre public est susceptible d'être affecté
01:53par l'exclusion avant toute condamnation définitive d'un candidat à l'élection présidentielle
01:58ou encore que le casier judiciaire de Marine Le Pen ne comporte qu'une seule mention et qu'elle est ancienne.
02:05Enfin, en sortie d'audience, maître Bosslu, l'avocat de Marine Le Pen a soulevé un point
02:08qui, selon lui, est très positif de ce réquisitoire.
02:11Il a été dit qu'une ligne de défense n'était plus une criminalisation et un risque de récidive pour sa cliente.
02:18Sa plaidoirie est attendue le 11 février prochain.
02:21Sont notamment attendues à la barre dès ce mercredi les avocats de Bruno Golnich ou encore de Julien Audoul.
02:28Je vous propose d'écouter maître Bosslu qui est l'avocat de Marine Le Pen après ses réquisitions.
02:33Je ne ferai pas de commentaire sur les réquisitions parce que nous plaiderons avec Sandra Chirac-Colari pour y répondre.
02:43Le seul point que je vois aujourd'hui extrêmement positif dans ces réquisitions,
02:49c'est qu'il a été dit qu'une ligne de défense n'était plus une criminalisation et un risque de récidive pour le client.
02:56Je peux vous dire que comme avocat, c'est une très bonne nouvelle.
03:00Le reste viendra à la fin de la semaine prochaine.
03:04Juliette Saad a avant d'entamer quelques discussions et de commentaires autour de cette table.
03:08Est-ce que vous pouvez nous apporter d'autres précisions sur ce qui s'est dit cet après-midi ?
03:13Vous l'avez dit en début d'émission, il ne s'agit que de réquisitions.
03:17Maintenant, on attend évidemment la décision.
03:20Plusieurs scénarios possibles pour Marine Le Pen après cette décision en appel.
03:27Premier scénario, une relaxe, pourquoi pas ?
03:31Et dans ce cas-là, elle serait éligible, elle pourrait se présenter aux élections.
03:37Deuxième scénario, une inéligibilité plus courte.
03:40C'est vrai que c'est possible aussi que la cour d'appel prononce une peine d'inéligibilité plus courte, par exemple deux ans.
03:46Elle aura purgé cette peine et elle pourra se présenter.
03:50L'inéligibilité sans exécution provisoire, on s'est posé la question dans la rédaction, le pourvoi en cassation est suspensif.
03:59Ça veut dire que si une peine d'inéligibilité est prononcée en appel sans l'exécution provisoire
04:05et que Marine Le Pen se pourvoie en cassation, il faudra attendre la décision de la cour de cassation.
04:11Mais on peut imaginer que c'est aussi un scénario de la justice, qu'elle met en place, la justice,
04:18pour que la cour de cassation se prononce avant l'élection de 2027,
04:22pour ne pas justement interférer sur la campagne présidentielle.
04:26En tout cas, pour interférer de manière définitive, j'ai envie de dire, pour qu'il n'y ait pas de suspicion.
04:33Donc on pourrait accélérer une sorte de calendrier, c'est-à-dire pas d'exécution provisoire s'il y a une peine d'inéligibilité.
04:40Le verdict, pas le verdict, le jugement sera en juin.
04:44On peut imaginer que la cour de cassation se réunisse avant le 31 décembre 2026.
04:52C'est ce qu'avait dit le président de la cour de cassation au moment du jugement de première instance.
04:56Il avait dit qu'après la décision d'appel, la cour de cassation peut rendre un jugement six mois plus tard.
05:02Et c'est ce qu'a dit début janvier la cour de cassation en le disant,
05:06qu'il pouvait rendre une décision, en l'occurrence pour le cas de Marine Le Pen, avant avril 2027.
05:11Donc c'est absolument le cas.
05:13Je vous rappelle quand même que Marine Le Pen a dit qu'elle dirait qu'elle serait le candidat du Rassemblement national
05:19après la cour d'appel, quelle qu'en soit finalement la décision.
05:23Parce qu'on n'est plus tout à fait sur l'exécution provisoire.
05:26C'est quasiment même plus le sujet.
05:27Aujourd'hui, c'est la peine d'inéligibilité.
05:28Est-ce que oui ou non, elle est ramenée et réduite à deux ans ?
05:31Si Marine Le Pen obtient plus de deux ans, si évidemment elle suit ce qu'elle avait promis,
05:36c'est-à-dire de nommer Jordan Bardella comme candidat,
05:39si elle a moins de deux ans, elle sera candidate à l'élection présidentielle.
05:42C'est aussi simple que ça.
05:42On rappelle qu'en première instance, les réquisitions, c'était 5 ans,
05:48dont 3 ans avec sursis d'emprisonnement, 300 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité.
05:53C'est quasiment la même chose.
05:55Et la condamnation, c'était en première instance, c'était 4 ans d'emprisonnement,
05:59dont 2 ans avec sursis, 100 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité.
06:04Je rappelle que cette fois, c'est 5 ans d'inéligibilité, 4 ans d'emprisonnement,
06:08dont 3 avec sursis et la possibilité d'aménager la partie ferme avec bracelet électronique.
06:14Donc, manifestement, ce procès a amené les juges, les procureurs, à prononcer exactement...
06:23Oui, c'est la suite logique de la première instance.
06:26Donc, le premier jour ou deuxième jour, il avait été dit qu'il y avait une inflexion du tribunal sur certains sujets.
06:32À l'arrivée, la peine imaginée est la même.
06:35Votre serviteur avait dit sur votre plateau, justement, que les avocats généraux voulaient purger l'aspect du dossier
06:42qui les arrangeait le moins et ensuite aller sur le fond du dossier.
06:45Un dossier qui, entre nous, n'est pas le plus facilement plaidable.
06:50Ce n'est pas le dossier, je parle sous le contrôle d'un avocat, qui est le plus facile à plaider.
06:55Mais le sujet, c'est que Marine Le Pen a changé sa stratégie.
06:58Il y a eu, et là, M. Bosselut a complètement raison, il n'y a plus la criminalisation qu'on avait eue.
07:03Moi, je me souviens des motivations du tribunal, notamment sur l'exécution provisoire, en première instance.
07:07Ils avaient dit qu'il y avait un risque de récidive.
07:09On comprenait assez mal comment Marine Le Pen, qui n'est plus députée européenne ni présidente de parti, pouvait récidiver.
07:14Et sur le trouble à l'ordre public.
07:15C'est plutôt le fait d'empêcher Marine Le Pen qui trouble à l'ordre public.
07:18Ce qu'on comprend et ce qu'on sait depuis le départ, c'est que des assistants parlementaires payés par le Parlement européen
07:27ont aussi travaillé pour le Rassemblement national.
07:30Donc, si la loi est là, ils ont enfreint la loi.
07:35Mais il y a une zone grise.
07:36Il y a une zone grise.
07:37Est-ce que quand même, je peux me permettre de vous faire remarquer qu'il n'y a pas d'enregistrement personnel ?
07:44D'enrichissement.
07:45C'est d'enrichissement personnel. C'est quand même très important.
07:48Je sais.
07:48Et la peine requise reste quand même sévère au regard de ce qui n'est quand même pas un détail.
07:55Et d'ailleurs, pourquoi croyez-vous qu'on ne se pose pas la question, sur le plan psychologique,
08:01on ne se pose pas la question, si jamais elle est éligible, elle finit par être éligible,
08:07que ça n'affectera pas la question électorale ?
08:12C'est parce que les Français considèrent que quand il n'y a pas d'enrichissement personnel,
08:16je pense à Marine Le Pen, je pense à M. Sarkozy, l'honneur est sauf.
08:21L'honneur reste sauf.
08:22Ça n'atteint pas la réputation, dans l'esprit des Français,
08:27dans l'esprit des Français, ça n'atteint pas la réputation des condamnés.
08:31Oui. Alors peut-être aussi, c'est que maintenant la réputation des juges aussi
08:37est peut-être affectée par un caractère quelquefois considéré comme partisan,
08:41mais bon, la question reste ouverte, et puis vous savez, la Cour peut faire ce qu'elle veut.
08:47Oui.
08:48Elle peut faire vraiment ce qu'elle veut.
08:49Souvenez-vous de M. Sarkozy.
08:51Souvenez-vous de M. Sarkozy, parce que l'exécution provisoire n'avait pas été requise par le Parti.
08:57Oui, mais elle peut faire ce qu'elle veut, mais on a le sentiment en tout cas
09:01que la justice va toujours dans le même sens ces dernières années.
09:03Il vaut mieux avoir de gentilles réquisitions que de méchantes, ça je vous l'accorde bien.
09:08Bon, écoutons M. Maisonneuve, qui est l'avocat du Parlement européen.
09:14On est entièrement d'accord avec le parquet général,
09:17qui a mis l'accent sur l'existence d'un système depuis de très nombreuses années,
09:22qui a mis Marine Le Pen, d'abord Jean-Marie Le Pen, puis Marine Le Pen,
09:26au cœur de ce système, qui a utilisé des mots qui sont quand même très sévères,
09:31à savoir que ce système a été mis en place sans scrupules,
09:35sur des montants financiers importants.
09:39C'est ce que nous avons dit, c'est ce que nous attendions.
09:41Il y a eu beaucoup de questions de gens qui nous demandent
09:43quand commence l'inéligibilité.
09:45Je vais avoir du mal à le dire toute la journée.
09:4631 mars 2025.
09:47Elle a commencé, c'est-à-dire qu'elle est inéligible depuis le 31 mars 2025.
09:53Donc au mois de juillet, lorsque le jugement tombera,
09:57elle aura déjà 16 mois d'inéligibilité.
10:01Donc ça, c'est important de le dire.
10:04En attendant la Cour, il vous rejoint, Patrick Maisonneuve,
10:08et je vous propose de l'écouter à nouveau.
10:09Tant qu'il n'y a pas la décision de la Cour,
10:13la décision du tribunal est maintenue.
10:16Elle est maintenue avec notamment une exécution provisoire.
10:19Donc bon, maintenant, on verra ce que dira la Cour d'appel
10:23au mois de mai ou au mois de juin.
10:24Je n'ai pas la date encore.
10:25On peut faire un provo en cassation,
10:27qui à ce moment-là, si on prend l'hypothèse,
10:30mais encore une fois, c'est la Cour qui décide.
10:32Ce n'est pas moi, ce n'est pas nous.
10:35Si la Cour suivait la réquisition du parquet général,
10:38avec une confirmation d'une peine d'inéligibilité à 5 ans,
10:43s'il n'y a pas d'exécution provisoire,
10:45en matière pénale, le pourvoi en cassation
10:47suspend l'exécution de la peine
10:49jusqu'à la décision de la Cour de cassation.
10:52Donc s'il y avait une peine d'inéligibilité ferme
10:56suivie d'un pourvoi en cassation,
10:58à partir du moment où il y aura un pourvoi en cassation,
11:00Marie-Hélène Le Pen pourrait être candidate à la présidentielle.
11:02Richard, il y a beaucoup de Français qui ont le sentiment
11:04que l'élection présidentielle de 2017
11:07leur a été volée.
11:08Parce que François Fillon a été percuté dans sa campagne
11:12par une affaire judiciaire.
11:14Beaucoup de Français, pas tous les Français bien sûr,
11:17mais certains ont aussi le sentiment
11:18qu'en 2022, cette élection présidentielle
11:21a été percutée par la guerre russe-Ukraine.
11:26Et ils auront encore le sentiment,
11:27en 2027,
11:29que l'élection présidentielle
11:30est de nouveau percutée par un autre fait encore,
11:33cette fois-ci de nouveau judiciaire,
11:35et que la candidate naturelle du Rassemblement national,
11:38Marine Le Pen, ne pourra pas se présenter.
11:40Il peut avoir des conséquences dans nos démocraties.
11:43Oui, et de même que lorsque M. Strauss-Kahn avait eu les ennuis
11:47qu'il avait eus,
11:49on a vu quelqu'un qui n'était pas destiné à être président
11:52de devenir le candidat naturel, entre guillemets, de la gauche.
11:55Et donc c'est presque comme si on leur avait volé aussi une élection.
12:00Là, je suis assez fasciné par le jeu
12:03entre les arguments juridiques et la loi
12:06et ce qui est derrière.
12:08Il y a une espèce de pression énorme, effectivement.
12:10Et Gilles William a raison de rappeler
12:12qu'effectivement, les Français,
12:14la question de l'honneur politique est très importante.
12:17Au moins, l'honneur serait sauf.
12:18Bon, il se trouve que dans les sondages,
12:21Jordan Bardella est au-dessus de Marine Le Pen.
12:24Donc, il y a un candidat de remplacement
12:27pour le Rassemblement national qui est proposé.
12:29Non, mais quoi qu'il arrive, cette affaire sera un poison.
12:32Que Marine Le Pen décide en appel
12:34de renoncer à concourir à l'élection présidentielle,
12:37qu'elle continue,
12:38que la condamnation ait lieu en 2027,
12:42la Cour de cassation, qu'elle ait lieu en 2028.
12:44Quoi qu'il arrive, pendant les deux prochaines années,
12:46ce sera un poison pour le Rassemblement national.
12:49Et il y a quand même un gros risque,
12:50c'est, oui, de flinguer cette élection présidentielle,
12:53comme ce fut déjà le cas en 2017,
12:55comme ce fut déjà le cas en 2022,
12:57comme ce fut déjà le cas en 2012.
12:58Je rejoins Richard Millet.
12:59Il y a quand même un gros risque
13:01que cette question-là mine la dynamique
13:04du Rassemblement national,
13:05parce que c'est quand même de cela qu'on parle.
13:07Que ça entache effectivement
13:08la démocratie au sens noble.
13:11C'est-à-dire que là,
13:13comme vous parlez en tant que Français,
13:15il y a cette espèce de retenue de souffle
13:18jusqu'au délibéré de la Cour d'appel.
13:21C'est-à-dire que les juges font l'élection présidentielle ?
13:23Ce que je dis est factuel.
13:25Alors, ils diront que c'est la loi,
13:27et c'est vrai.
13:27Exactement.
13:28La loi fait.
13:28Finalement, la démocratie se décide dans les prétoires
13:31plutôt que dans l'isoloir.
13:32Vous voyez, il y a cette espèce de perception
13:34que peuvent avoir les Français.
13:35Mais là où je ne suis pas d'accord avec Jules,
13:37c'est que Marine Le Pen a établi
13:38une stratégie presque défensive.
13:40C'est-à-dire qu'elle a adoubé aussi
13:41Jordan Bardella
13:42parce qu'elle savait,
13:43elle a conscientisé,
13:44elle a mentalisé sa situation.
13:46Elle s'est projetée dans l'avenir,
13:48dans l'incertitude évidemment
13:49de son avenir politique.
13:51Et elle a plutôt mis Jordan Bardella
13:52en avant
13:53comme une sorte de successeur
13:55finalement à son héritage politique.
13:57Donc je ne crois pas finalement
13:58que ce sera un poison évidemment
14:00comme une tâche indélébile
14:01dans le parcours politique de Marine Le Pen.
14:03Mais je ne crois pas
14:03que pour le Rassemblement National
14:05ce soit d'une gravité extrême.
14:06Jordan Bardella est quand même...
14:08Vous m'excuserez de penser
14:09que si la Cour de cassation
14:10intervient en février ou mars 2027
14:13à un mois du premier tour
14:15de l'élection présidentielle
14:16dans laquelle Jordan Bardella concourrait,
14:18ce ne serait peut-être pas
14:19la meilleure nouvelle
14:20que puisse avoir Jordan Bardella
14:21ou le Rassemblement National.
14:23Quoi qu'il arrive,
14:24ça entacherait l'élection présidentielle
14:25puisqu'il y aurait de fait
14:27une condamnation de celle
14:28qui l'a placé où il est.
14:31Et puis disons-le,
14:32Jules William,
14:33et on entre là dans le commentaire sans doute,
14:35mais disons-le,
14:36entre les faits qui sont reprochés
14:38à Marine Le Pen
14:38et manifestement qui existent.
14:40C'est-à-dire que chacun comprend
14:41que les assistants ont travaillé
14:44entre ces faits-là
14:46qui sont référencibles
14:46puisque la loi le dit
14:47et les conséquences de ces faits
14:50qui empêchent donc
14:51une candidate plébiscitée
14:53aujourd'hui en tête des sondages,
14:55plébiscitée par le plus grand nombre
14:56de Français
14:57et qui était la favorite numéro un
15:00à l'élection présidentielle,
15:01il y a quelque chose
15:02qui peut choquer les Français.
15:04Alors, comment se détermineront-ils
15:08après cela ?
15:10Est-ce que ça sera au contraire
15:12contre-productif
15:13ou est-ce qu'au contraire...
15:15Sincèrement, je vous le dis.
15:16À l'instant où il n'y a pas
15:16d'enrichissement personnel,
15:18chacun sait...
15:18Non, mais vous avez un jeune candidat
15:20qui s'appelle Jean-Denis Bardella,
15:21il a sûrement beaucoup de qualité,
15:23il est sûrement jeune,
15:24mais la campagne,
15:25vous ne savez pas comment
15:25il sera dans cette campagne.
15:28Forcément, il a moins d'expérience
15:29que Marine Le Pen.
15:30Il n'était pas formé
15:33pour ce moment-là,
15:34sans doute,
15:34même s'il sera le candidat
15:37naturel derrière Marine Le Pen,
15:39mais il n'empêche,
15:40ça peut poser des questions.
15:42Peut-être,
15:42mais de toute manière,
15:43ça n'empêchera pas
15:44de Marine Le Pen
15:45d'être à ses côtés,
15:46de toute manière.
15:47Voilà.
15:47Ça ne l'empêchera certainement pas.
15:49Elle sera considérée
15:50comme sans doute
15:51première ministre trable.
15:53Non, elle a dit
15:54qu'elle refusait
15:54d'être première ministre
15:55de Jordan Bardella.
15:56En tout cas,
15:57comme conseillère assez influente,
15:59on peut l'imaginer quand même.
16:00Je serais bonne conseillère.
16:01D'accord.
16:02Donc moi,
16:02je pense très sincèrement
16:03que sur le plan
16:05du électoral,
16:07ça n'aura pas
16:08une très grande influence.
16:10Bon.
16:10Allez même savoir
16:11si une sorte de martyrologie
16:14ne pourrait pas se constituer.
16:16C'est bizarre,
16:16l'opinion publique.
16:17Oui, c'est pour ça,
16:17mais c'est la question
16:18que je vous posais.
16:19C'est exactement la question
16:20que je vous posais
16:20à laquelle vous venez de répondre.
16:21Beaucoup dans le camp central
16:23disent que si Marine Le Pen
16:24est lavée de tout soupçon,
16:26que ce soit
16:26si elle peut se présenter
16:27à la présidentielle,
16:29que ce soit après la cour d'appel
16:30ou après la cour de cassation,
16:32si elle se présentait,
16:33ce serait un séisme
16:34puisque l'histoire
16:35serait quand même absolument folle.
16:36Le retour politique serait fou.
16:38J'attire votre attention
16:39aussi sur un point de droit.
16:40La cour de cassation
16:41va se statuer en droit.
16:43Je peux vous dire
16:44que je pense
16:45qu'on réfléchit
16:46au Rassemblement national
16:47sur le fait
16:48qu'on va peut-être
16:49soulever le fait
16:50que le droit européen
16:51n'a pas été invoqué
16:51dans cette affaire.
16:52Il y a un grand professeur
16:53de droit
16:53que je connais bien
16:56qui considère
16:57que la justice,
16:59le parquet
17:00aurait dû invoquer
17:01dans une affaire européenne
17:03le droit européen.
17:04Il m'étonnerait beaucoup
17:05que l'avocat
17:06du Rassemblement national
17:07ne l'invoque pas
17:08dans ses écritures.
17:10Donc ça aussi,
17:10la cause n'est pas
17:11totalement entendue
17:12sur le plan
17:13de la condamnation.
17:14Vous ne m'empêcherez pas
17:15de penser
17:16que ces jugements
17:17peuvent aussi être politiques.
17:19Bien sûr.
17:19vous ne pourrez pas
17:21m'empêcher.
17:21Je vous avoue
17:22que vous n'avez pas besoin
17:23de me faire violence
17:24pour le penser également.
17:25Je pense que ça peut exister.
17:29Nous allons marquer
17:30une pause
17:32et nous allons revenir
17:33évidemment sur cette
17:34information dramatique
17:35du jour
17:36avec cette professeure
17:37poignardée,
17:38une enseignante
17:38d'art plastique
17:39cachée de 60 ans.
17:41A tout de suite.
17:44On va parler
17:44de cette enseignante
17:45en art plastique
17:46qui a été poignardée
17:47aujourd'hui.
17:48Mais Marine Le Pen
17:49à l'instant
17:49vient de tweeter
17:50et elle a tweeté
17:52précisément sur cette enseignante
17:53et non pas
17:53sur ses réquisitions.
17:56J'apporte tout mon soutien
17:57à cette enseignante
17:57de Sanary-sur-Mer
17:58dont le pronostic vital
17:59est engagé,
18:00écrit-elle,
18:01il y a un quart d'heure,
18:02ainsi qu'une pensée
18:02à l'ensemble du corps
18:03enseignant et des élèves.
18:04Cette tentative d'assassinat
18:05reflète l'ensauvagement
18:07subi par nos enseignants
18:08et plus largement
18:09par nos fonctionnaires.
18:10Assassinat,
18:11violation de l'intégrité physique,
18:13perte de l'autorité,
18:14c'est ce désordre
18:15que les Français
18:15ne supportent plus.
18:16Plus que jamais,
18:17le rétablissement
18:17de la sécurité des enseignants
18:18est une priorité nationale,
18:21écrit-elle.
18:21Je vous propose
18:21de voir le sujet
18:22de Michael Dos Santos.
18:25Il est aux alentours
18:26de 14 heures
18:27dans ce collège
18:28de Sanary-sur-Mer.
18:29Un élève
18:30agresse sa professeure
18:31d'art plastique
18:32en salle de classe.
18:33L'adolescent de 14 ans
18:34la poignard
18:35d'au moins à trois reprises
18:36au torse.
18:37Il n'y a aucune connotation
18:38ni religieuse
18:39ni politique
18:40qui apparaissent.
18:42On sait seulement
18:42qu'il y avait eu
18:43des tensions
18:43avec cette professeure
18:44ces derniers temps
18:45et qu'il lui en voulait
18:46a priori
18:47d'avoir fait des rapports
18:48à son encontre.
18:49Mais tout ça,
18:50c'est des a priori
18:51que nous devons vérifier.
18:52Après son passage
18:53à l'acte,
18:54le collégien s'enfuit.
18:55Il est rattrapé
18:56par un membre
18:56du personnel éducatif
18:57après avoir croisé
18:59la route
18:59de certains camarades.
19:00Il se tapait la tête
19:01sur les toilettes
19:02parce qu'il se disait
19:04« Pourquoi j'ai fait ça ? »
19:06Il pleurait,
19:07il se tenait les mains,
19:08il avait une goutte
19:09de sang sur le front.
19:11Placé en garde à vue,
19:12il n'est pas connu
19:13pour des faits délictuels
19:14mais pour des problématiques
19:15familiales.
19:16Cette professeure d'EPS
19:18qui a porté
19:18les premiers secours
19:19à sa collègue
19:20décrit un élève
19:21parfois perturbateur.
19:22Avec moi,
19:23ça allait.
19:23En EPS,
19:24ça allait.
19:25Mais c'est un élève
19:25qui pouvait être perturbé
19:27ou perturbateur
19:28dans certaines disciplines.
19:30Est-ce que c'était
19:31prémédité ou pas,
19:32on ne sait pas.
19:33Jamais on n'aurait pu
19:34imaginer ça
19:34ici à Sanary.
19:36Non, non,
19:37pas un élève violent
19:38mais bon,
19:40ce n'était pas
19:41un élève tranquille non plus.
19:43L'enseignante de 60 ans
19:44a été transportée
19:45à l'hôpital
19:45pour y être opérée.
19:47Son pronostic vital
19:48est engagé.
19:49Sur X,
19:49Edouard Jeffrey
19:50a exprimé son soutien
19:51à l'enseignante.
19:52Le ministre de l'Éducation
19:54nationale
19:54est attendu sur place.
19:56Cheylietzada,
19:57je crois que vous avez
19:57des informations
19:58sur le profil
19:59de ce jeune homme.
20:00Effectivement,
20:01immédiatement
20:02après l'effet
20:02le procureur
20:03s'est déplacé,
20:04le procureur de Toulon
20:05et nous a indiqué
20:06qu'en effet
20:07cet adolescent
20:08n'était pas connu
20:10pénalement
20:10de la justice
20:11mais qu'il rencontrait
20:12des problèmes.
20:14J'ai envie de dire
20:15heureusement
20:15qu'à 14 ans
20:16on n'est pas connu
20:16pénalement de la justice.
20:17Néanmoins,
20:18il aurait des problèmes
20:19familiaux
20:19et justement
20:20le parquet a communiqué
20:21maintenant sur le détail
20:22un petit peu
20:22de ces problèmes familiaux.
20:24En effet,
20:24le collège
20:25de Sanary-sur-Mer
20:26avait fait un signalement
20:27en mars 2025,
20:29un signalement
20:30pour des soupçons
20:31de violences
20:32commises par les parents
20:34sur la petite sœur
20:35de cet individu.
20:37Le parquet a ouvert
20:38une enquête
20:39qui s'est classée
20:40sans suite
20:41en juin 2025
20:42faute d'éléments
20:43probants
20:44mais un juge
20:45des enfants
20:46a quand même
20:46été saisi
20:47pour mettre en place
20:49une assistance
20:50éducative
20:51et le juge
20:53pour enfants
20:53a d'ailleurs
20:53préconisé
20:54des thérapies
20:55familiales,
20:56des rencontres
20:56de la famille
20:57avec un psychologue
21:00mais voilà
21:00rien n'a vraiment
21:01ressorti
21:03de ces séances.
21:04C'est un gamin
21:05qui semble
21:06très perturbé.
21:09On va écouter
21:09la professeure de sport
21:10que vous avez vue
21:10dans ce sujet
21:11écoutons-la.
21:13Je suis intervenue
21:14tout de suite
21:15pour porter
21:16les gestes
21:16de premier secours
21:17j'avais déjà
21:17des collègues
21:18qui étaient sur place
21:19et puis après
21:20aider les forces
21:22de l'ordre
21:22gérer un petit peu
21:24tout ce qui se passe
21:24on ne s'attendait pas
21:25à ça.
21:26J'ai travaillé 20 ans
21:27en établissement sensible
21:28je n'ai jamais eu ça
21:29et je venais à Sanary
21:31pour être dans
21:32un établissement
21:33tranquille
21:34et être préservée
21:35un petit peu
21:35de toute cette violence
21:36donc on ne s'attendait
21:37pas du tout à ça.
21:38Elle a été prise en charge
21:39le plus vite possible
21:40elle est partie consciente
21:41voilà maintenant
21:43on croise les doigts
21:43pour elle
21:44et on pense à elle
21:45à sa famille
21:45est-ce que c'était
21:46prémédité ou pas
21:47on ne sait pas.
21:49Et dans le flot
21:50de réactions
21:50ou de témoignages
21:51plus exactement
21:52je vous propose
21:52d'écouter ce que
21:53dit cet élève
21:54parce qu'il semble
21:55que cet élève
21:58qui a poignardé
21:59avait fait part
22:01de la possibilité
22:02de faire son geste.
22:04En fait au tout début
22:05non moi je ne l'ai pas vu
22:06mais c'est mon grand frère
22:07il l'a vu
22:07et en fait
22:08il a fait tomber le couteau
22:09quand il a couru
22:10et le CPE
22:11il l'a attrapé
22:12il s'est jeté avec
22:14par terre
22:15pour le rattraper
22:16et après
22:17le matin même
22:18il disait déjà
22:19à la prof de sport
22:20il faut arrêter
22:22arrêtez de m'embêter
22:23sinon je vais vous planter
22:24il disait
22:25mais il ne pensait pas
22:27que c'était vrai.
22:29Ce n'est pas rien
22:29quand même
22:29le matin
22:31à la professeure de sport
22:32il dit arrêtez de m'embêter
22:33autrement je vais vous planter.
22:35Il y a cette notion
22:35de préméditation
22:36qu'il va falloir être
22:37sérieusement envisagée
22:39par les enquêteurs.
22:41Si cette phrase
22:42a été dite
22:42forcément
22:44dans le climat
22:46dans lequel nous sommes
22:47aujourd'hui
22:47il faut être à l'écoute
22:48peut-être
22:49de ce que peut dire
22:50un jeune homme.
22:53Écoutons les deux collégiennes
22:54deux collégiennes
22:55qui ont été interrogées.
22:57Je suis sortie de maths
22:58et tout
22:58et là il y avait
22:59toute la classe
23:00je crois
23:00et je l'ai vu
23:00je crois il s'est mouillé
23:01le visage
23:02et je l'ai vu
23:03il avait vraiment
23:03les yeux grands ouverts
23:04il ne réalisait pas
23:06je crois
23:06mais je ne savais pas
23:06à ce moment-là
23:07il s'est frappé la tête
23:08et il s'était arraché
23:10des cheveux
23:10et il avait du sang
23:12sur les mains
23:13et tout
23:13il avait des yeux énormes
23:14il avait les
23:15les pupilles
23:16de la tête
23:16oui vraiment
23:17et après il est parti
23:18et le CPI
23:19il a attrapé
23:20et après il a commencé
23:21à pleurer
23:21il y avait la foule
23:22et tout
23:22il était comme ça
23:23il était en pleurs
23:25et tout
23:26on rappelle qu'il y avait
23:27une opération
23:27contrôle de sac
23:28qui avait été lancée
23:29j'allais dire
23:30de manière médiatique
23:32très importante
23:33par le ministère
23:34il y a presque un an
23:35visiblement ça a fait
23:36long feu
23:37monsieur Jeffrey
23:38alors monsieur Jeffrey
23:39il n'a pas encore
23:41pris la parole
23:41c'est vrai que c'est
23:42un des rares
23:43ministres
23:44de l'éducation nationale
23:45dont on ne connaît
23:46pas le nom
23:47qui ne propose pas
23:49de réforme
23:50et qui a compris
23:52qu'on ne peut rien faire
23:54avec l'éducation nationale
23:56donc il ne dit rien
23:57il ne fait rien
23:58et finalement
23:59ça lui permet
23:59d'être parfaitement
24:00transparent
24:01il s'est peut-être
24:01à moi comme les autres
24:03donc vous savez
24:03voilà
24:04écoutez
24:04monsieur Jeffrey
24:05je n'ai pas envie
24:06de faire le projet
24:06de monsieur Jeffrey
24:07qui vient d'arriver
24:08qui va partir
24:08il ne vient pas d'arriver
24:10ça fait un petit moment
24:11qu'il est là
24:11franchement je n'arrive pas
24:12à considérer monsieur Jeffrey
24:13comme le principal responsable
24:15je ne dis pas ça du tout
24:16je dis qu'il a compris
24:18le système
24:18c'est-à-dire qu'il ne fait rien
24:20vous savez de notre temps
24:22si je vous le dire
24:23c'est un curieux paradoxe ça
24:25ça n'existait pas
24:27et alors même
24:29que le personnel éducatif
24:31était très autoritaire
24:32moi j'ai connu
24:33les claques dans la gueule
24:34pardon de le dire
24:34ce n'est pas une bonne chose
24:36non mais je suis en train
24:38de vous montrer
24:39le paradoxe
24:41avec aujourd'hui
24:42des élèves violents
24:44qui vont jusqu'à poignarder
24:46un personnel éducatif
24:48qui souvent ne se caractérise pas
24:50par l'autorité
24:51je ne fais pas le lien
24:52entre les deux
24:53mais je trouve que c'est quand même
24:54un peu surprenant
24:56Richard Millet
24:57qui a été professeur de français
24:58entre 77 et 97
25:00et vous étiez notamment
25:01en Seine-Saint-Denis
25:03dans le Val-de-Marne
25:04mais en Seine-Saint-Denis
25:06l'autre
25:0677
25:07je suis d'accord avec Gilles Williams
25:10Seine-et-Marne
25:10Seine-et-Marne
25:12qu'est-ce que j'ai dit ?
25:13vous avez dit Val-de-Marne
25:14ah non
25:15les deux
25:15les deux
25:16le Val-de-Marne-et-Marne
25:16ce qui me fascine aujourd'hui
25:20c'est pour reprendre
25:21détourner un peu une formule
25:23mais qui revient
25:23c'est ce qu'on pourrait appeler
25:25la banalité des lames
25:26oui
25:27vous voyez c'est exactement ça
25:29le mal
25:30prend une lame
25:33pour s'exercer
25:35Et je suis fasciné par une autre chose, c'est aux Etats-Unis, un élève qui a des problèmes,
25:39qui se sent mal, qui ne supporte pas l'autorité, prend un fusil d'assaut et tire dans le tas.
25:44Et en France, c'est une lame.
25:46Vous voyez, les sociétés sans autorité, où l'autorité se décompose, donnent ce genre de choses.
25:53C'est quand même le symbole d'une société qui est complètement ensauvagée
25:56et qui est complètement surtout désinhibée, avec des jeunes qui n'ont plus aucun respect pour la vie,
26:00qui n'ont que la violence comme principale boussole et qui ne voient plus la menace et le mal d'une société civilisée.
26:08Je me souviens de ce qu'on avait vu, notamment, c'était en juin dernier,
26:12avec une surveillante qui avait été tuée à Nantes et on voyait dans le profil de ce garçon,
26:16qui était un garçon lambda, qui ne posait pas forcément trop de problèmes,
26:20et qu'il disait qu'il était absolument fasciné par la mort et qu'il rejetait et balayait d'un revers de main la vie.
26:24Moi, je pense que c'est plus ça la question.
26:26Donc évidemment, mais M. Geffray ne peut pas amener ce sujet-là.
26:29Parce que qu'est-ce que vous voulez faire, à part faire des cours d'empathie comme l'a proposé M. Attal,
26:33qu'est-ce que vous voulez faire pour que des élèves aujourd'hui et des adolescents de 13-14 ans
26:37respectent autrui, respectent les autres, que ce soit leurs collègues de classe,
26:42que ce soit les surveillants, les professeurs ou que ce soit même leurs parents ?
26:44Le problème, c'est qu'il y a eu un effondrement tel de l'autorité que tout cela n'est plus possible
26:48et donc ça amène à ce genre de drame.
26:50Jules, est-ce que je peux ajouter quelque chose ?
26:52Permettez-vous.
26:53Souvenez-vous de cette phrase épouvantable qu'on prononce.
26:56Je vais te faire une Samuel Paty.
26:58La difficulté dans ces faits-là, c'est de tirer des généralités sur quelque chose quand même.
27:08On va parler du refus d'obtempérer dans une seconde.
27:10Il y en a 28 000 par an, c'est un fait de société, le refus d'obtempérer.
27:13Il n'y a pas de discussion, il y en a un toutes les 20 minutes.
27:16Là, heureusement, nous ne sommes pas dans un des faits qui se répètent ni tous les jours,
27:21ni toutes les semaines, ni tous les mois.
27:23Le rajeunissement de la violence est un fait de société.
27:26Donc, il faut là-dessus être prudent.
27:29Mais ça existe.
27:30La seule chose qu'on peut dire, c'est que ça existe alors que ça n'existait pas il y a 25 ans.
27:33Ça n'existait pas il y a 30 ans.
27:35C'est-à-dire qu'il n'y avait pas, dans les années 70 et 80, un professeur qui était tué par son élève dans sa classe.
27:42Ça n'existait pas.
27:43Non, ça n'existait pas.
27:44Je pense que, Pascal, vous avez raison, puisque ce cas-là est un cas isolé par rapport à l'habitude que l'on a de voir des élèves poignarder leurs professeurs.
27:56Mais oui, il y en a eu avec Dominique Bernard.
27:59Alors, Dominique Bernard, c'est un acte terroriste.
28:01Voilà, exactement.
28:02Merci, Pascal.
28:02Je vais terminer.
28:03Il y a eu Dominique Bernard, il y a eu Samuel Paty, il y a eu cette enseignante, en effet, qui était une assistante de vie scolaire,
28:10qui a été poignardée par quelqu'un qui n'appartient pas visiblement à l'idéologie islamiste.
28:14Il y a Agnès Lassalle.
28:15Exactement.
28:16Donc, il y a aussi une segmentation dans les mobiles et dans les idéologies qui conduisent, au passage, à l'acte criminel.
28:22Mais ce qui est, là, à mon sens, assez démonstratif, c'est qu'il y a une pulsion de mort présente chez bon nombre de jeunes dont Jules parle,
28:30qui est vraiment symptomatique d'une société malade.
28:32Pourquoi la société est-elle malade ? Parce qu'il n'y a plus de garde-fous adultes.
28:36C'est aussi une transformation de la société.
28:38Nous héritons d'un modèle, d'une société complètement atomisée, où les familles se sont déchiquetées,
28:43où l'autorité s'est disqualifiée, que ce soit à l'école, que ce soit dans la rue, ou peu importe.
28:47Donc, il y a aussi un héritage que nous portons, post-68 art, celui de l'enfant roi,
28:51et aussi d'autres codes culturels qui amènent, malheureusement, des élèves à passer à l'acte criminel et poignarder leurs professeurs.
28:58Les refus d'obtempérer, il y en a eu 5 qui se sont passées ces dernières heures,
29:03et notamment, je pense à cette jeune femme qui a 22 ans,
29:06Argenteuil, qui est policière adjointe, qui gagne 1500 euros par mois,
29:12et vous avez sans doute vu les images, elle veut arrêter une voiture de manière très courageuse.
29:17Elle entre quasiment dans la voiture, et elle est traînée sur 100 mètres.
29:21Et cette jeune femme qui a 22 ans souffre de contusions, et sera marquée à vie par cet incident, par cet accident.
29:30Personne n'a tweeté pour elle. Aucune personnalité n'a tweeté.
29:34Personne ne la défend dans la bulle médiatique.
29:36Et au contraire, si elle avait utilisé son arme, elle serait comme Florian M.
29:41Peut-être elle comparaîtrait pour meurtre.
29:44Elle est de savoir si le président de la République n'aurait pas considéré son geste comme inexcusable.
29:48Donc il y a quelque chose qui est choquant dans ces refus d'obtempérer,
29:52qui se passent tous les jours, sans que la loi change vraiment,
29:55et sans que la justice soit extrêmement sévère.
29:57Donc voyez le sujet de Nicolas Roche.
29:59Cinq refus d'obtempérer et une dizaine de policiers blessés en seulement 48 heures.
30:08Le ministre de l'Intérieur a évoqué ce matin de nouveaux cas intervenus cette nuit.
30:13Il y en a eu deux cette nuit, oui je vous confirme.
30:15Il y a eu deux refus d'obtempérer à Toulouse, un refus d'obtempérer à Toulouse non,
30:19mais à Saint-Cyr à l'école on a un policier municipal qui est légèrement blessé.
30:22Et pour Toulouse c'est une prise en charge qui s'effectue à Toulouse et qui se termine à Carcassonne.
30:2694 kilomètres de course poursuite.
30:28Sur ces images, une policière de 22 ans est traînée sur une centaine de mètres par un chauffard,
30:34avec seulement le buste engagé à l'intérieur de la voiture.
30:38Les faits se sont déroulés ce dimanche dans le Val-d'Oise.
30:41Le conducteur a été rapidement interpellé par les forces de l'ordre.
30:45Dans la nuit de dimanche à lundi, près de Nantes,
30:47un conducteur a refusé un contrôle avant de prendre la fuite à vive allure.
30:51La course poursuite s'est prolongée jusqu'à Savenay,
30:54où un équipage de gendarmerie a rejoint le dispositif.
30:57L'automobiliste a alors percuté frontalement l'un des véhicules de police.
31:02Au moins deux des trois policiers présents dans la voiture au moment des faits sont sérieusement blessés.
31:07Toujours dans la nuit de dimanche à lundi, cette fois-ci près de Maud,
31:10trois fonctionnaires de la brigade anticriminalité ont été volontairement percutés par une dépanneuse volée.
31:16Les policiers poursuivaient une voiture signalée après un appel au 17.
31:20Alors qu'ils s'apprêtaient à interpeller les suspects, le poids lourd les a violemment fauchés.
31:26Le pronostic vital des trois fonctionnaires percutés n'est pas engagé.
31:30Selon le ministre de l'Intérieur, un refus d'obtempérer a lieu toutes les 20 minutes en France.
31:34Il y en a 28 000 par an.
31:36Laurent Nunez justement a pris la parole, je vous propose de l'écouter, c'était ce matin.
31:41On peut difficilement aller plus loin sans engager l'intégrité physique des fonctionnaires de police et des militaires de gendarmerie, c'est important.
31:47Et en les protégeant évidemment de poursuites pénales qui pourraient être dirigées contre même malheureusement.
31:52Donc voilà, il y a une fermeté en tout cas dans la doctrine qui a changé l'année dernière, je tiens à le dire.
31:56Donc il y a eu une instruction qui a été co-signée par le préfet de police, les deux directeurs généraux, pour poursuivre systématiquement, ce qui n'était pas forcément le cas avant.
32:06Oui, c'est bien gentil les directives, mais enfin, il y a une proposition de loi qui a été faite par la droite.
32:12Je crois qu'elle a été acceptée par le gouvernement.
32:15C'est soutenu, mais il n'y a pas eu le temps de l'examiner.
32:16Voilà, une présomption de légitime défense des policiers en matière de refus d'obtempérer.
32:24Parce que contrairement à ce qu'on pense, malheureusement, et les flics le savent bien, j'en défense suffisamment,
32:30ils ne sont pas souvent protégés par leur hiérarchie.
32:34Et je ne vous parle pas du système judiciaire.
32:38Donc ça, cette proposition de loi, elle me paraît très utile.
32:42On pourrait imaginer que refus d'obtempérer passe par la casse-prison.
32:46Et c'est déjà prévu.
32:47Mais de manière automatique.
32:49Mais dans quelle prison ?
32:50Automatique.
32:51Oui, mais dans quelle prison ?
32:52C'est-à-dire que là où nous sommes six, personne, sept, personne ne sera concerné par un refus d'obtempérer.
32:59Ça ne vous arrivera jamais.
33:00On pourrait imaginer aussi de retirer la voiture immédiatement.
33:04Immédiatement.
33:05De manière automatique.
33:06Refus d'obtempérer, on vous pique la voiture.
33:08Il s'agit d'une voiture volée, c'est un châtiment très moyen.
33:10Oui.
33:11C'est souvent le cas, M. Pro.
33:13C'est souvent le cas.
33:15C'est possible, mais bon.
33:16Alors, il ne faut rien faire.
33:17Je viens de vous faire une proposition.
33:20Non, mais c'est...
33:21Les flics, aujourd'hui, dans le pays, ne sont pas défendus à la hauteur de ce qu'ils font et compte tenu de ce qu'ils gagnent.
33:33C'est une réalité.
33:34C'est ainsi.
33:35Et dans la bulle médiatique également.
33:37Alors, je ne vous parle même pas de la bulle médiatique.
33:39Alors, écoutez, Marie-Pierre Védraine, elle est ministre déléguée au ministre.
33:44Et elle était à l'Assemblée nationale aujourd'hui.
33:46Et c'est ça qui est sidérant.
33:48C'est-à-dire que ces gens ne font pas de politique, manifestement.
33:52Elle égrène des chiffres en disant que tout va bien, derrière ce qui s'est passé ce week-end.
33:57Elle va peut-être partir au prochain remaniement, donc ne vous attachez pas.
34:00Elle va partir où ?
34:01Mais c'est possible.
34:02Mais je trouve que je n'ai rien contre cette dame.
34:04Et elle n'est pas faite pour faire de la politique.
34:06D'ailleurs, elle va peut-être partir au prochain.
34:09Oui, mais je ne lui veux pas de mal non plus.
34:11Mais écoutez ce qu'elle disait à l'Assemblée nationale.
34:15Nous ne sommes pas dans la France orange mécanique.
34:18Et notre pays n'est pas devenu un coupe-gorge à ciel ouvert.
34:23Avec près de 100 millions de touristes par an,
34:26il faut prendre garde à la manière dont certains ici présentent notre pays.
34:31C'est un enjeu économique et d'image vital.
34:35Ainsi, les résultats sont là.
34:39Les atteintes aux biens baissent nettement.
34:42Moins 9% de vols de véhicules.
34:45Des reculs des cambriolages.
34:47Des baisses dans le vol des transports.
34:49Moins 7% de vols des armes.
34:52Et ces chiffres, ils ne tombent pas du ciel.
34:55Ils sont le fruit d'une présence accrue des forces de l'ordre.
34:59De contrôles renforcés et d'une réponse pénale plus ferme.
35:04J'ai mes chiffres, ça tombe bien.
35:06Les domiciles volontaires sous Emmanuel Macron ont augmenté de 19%.
35:09Les tentatives d'homicide ont augmenté de 97%.
35:12Les violences physiques hors cadre familial ont augmenté de 26%.
35:15Les violences physiques intrafamiliales ont augmenté de 118%.
35:18Et puis les violences sexuelles ont augmenté de 132%
35:20depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017.
35:23Donc, il y en a marre de ces ministres
35:25qui en effet ne devraient pas faire de politique
35:28et qui sont là pour vous dire que tout va bien Madame la Marquise.
35:31Vous voyez bien que les chiffres sont formidables.
35:33Sauf qu'il y a une réalité qui est implacable.
35:35Il y a 28 200 refus d'obtempérer chaque année.
35:39Alors, vous avez beau avoir des ministres qui vous disent
35:40qu'il y a une démarche de fermeté,
35:42quand il y a plus de 11% sur l'année qui vient de s'écouler,
35:44on ne bombe pas le torse à l'Assemblée nationale.
35:47On n'essaye pas de dire que tout va bien.
35:49Parce que non, tout ne va pas bien.
35:50Il y a une société qui est ensauvagée.
35:51Il y a de plus en plus de violences.
35:53Il y a de plus en plus d'insécurités.
35:54Et ça, personne ne peut le nier.
35:55Alors, Reda Bellage était avec nous cet après-midi.
35:58Et c'est une phrase qui vous a marquée.
36:00Il était à Europe 1 avec nous.
36:02Reda Bellage, il est syndicaliste, unité, police.
36:05C'est un enfant de l'immigration.
36:07Il est policier depuis...
36:09Il est né à Champigny.
36:10Il a grandi à Champigny, etc.
36:12Il connaît par cœur tout ça.
36:14Il nous a dit, la Seine-Saint-Denis,
36:16la Seine-Saint-Denis, c'est la guerre.
36:20Voilà ce qu'il nous a dit à l'antenne.
36:22C'est formidable, c'est une autre France.
36:23Donc, il dit ça.
36:25Il dit, en fait, ce qu'aucun homme politique n'ose dire,
36:28ce que nous, disons-nous souvent comme journalistes,
36:31mais effectivement, qui peut choquer.
36:34Et il a ajouté, c'est un autre monde.
36:36C'est un autre monde.
36:37Vous ne connaissez pas les lois.
36:38Exactement.
36:39Alors, je vous propose de l'écouter,
36:40parce que ça, c'est un témoignage dit du réel.
36:43Ça ne passe pas par les fourches codines du politiquement correct.
36:48J'en se rends pas compte, la Seine-Saint-Denis, c'est la guerre.
36:51C'est-à-dire que même les profs, je pense, comme mes collègues,
36:54on a dû s'adapter, en fait.
36:56Limite, moi, je sais que j'ai fait des interventions là-bas.
36:58Les gars, ils m'engueulaient quand je les vouvoyais.
37:01Parce qu'en fait, on est dans un autre monde, en Seine-Saint-Denis.
37:03Ce n'est pas tout à fait la France, en fait.
37:06C'est un autre monde.
37:07Vous êtes confronté avec des gens qui ont des règles complètement différentes,
37:10des coutumes ou une culture qui est souvent très différente.
37:13Ça peut être positif, mais des fois, c'est négatif aussi.
37:15Et en fait, vous devez vous adapter.
37:17C'est Reda Bellach qui le dit.
37:20Policier.
37:21Si c'est moi qui dis ça.
37:22L'Arcum me met...
37:25Croyez-moi, je...
37:26Moi aussi, vous ne croyez pas.
37:28Moi aussi, je suis d'accord avec vous.
37:29Mais si c'est moi qui dis ça, je vous assure.
37:32Et on pourrait même me reprocher de ne pas avoir modéré.
37:35Vous devriez le modérer.
37:36Bien sûr.
37:37Mais bien sûr.
37:38Je me demande, est-ce que vous modériez, monsieur ?
37:39Mais c'est extraordinaire.
37:41Vous avez un policier qui dit,
37:42les Seine-Saint-Denis, c'est la guerre et c'est un autre monde.
37:46Est-ce qu'on...
37:46Pascal, est-ce que c'est la liberté de dire
37:50qu'il y a des partitions culturelles dans certains territoires de France ?
37:55Est-ce que c'est notre liberté de le dire ?
37:57Sans accuser qui que ce soit.
38:00Est-ce que c'est notre liberté d'observer
38:02une forme de substitution culturelle dans certaines zones de France ?
38:06Oui ou non ?
38:08En fait, c'est toujours pareil.
38:10Notre métier, c'est de témoigner de la réalité.
38:13C'est aussi simple que ça.
38:13Et ce que dit Reda, c'est empirique.
38:15C'est hontique.
38:16Il le dit en tant qu'en tant que policier.
38:20On peut dire la vérité.
38:22C'est tenté que ce mot, effectivement,
38:23c'est toujours difficile à définir.
38:27Moi, je préfère la réalité.
38:28Témoigner la réalité.
38:29De la réalité, monsieur Pascal.
38:30Et de la sinistralité qui découle de la réalité.
38:33C'est beaucoup trop cru, la réalité.
38:35La réalité nue, elle est considérée...
38:37Ça dépend qu'elle est de réalité.
38:38Il y a des réalités qu'on aime bien.
38:39Oui, oui, mais elle est considérée comme une obscénité.
38:42C'est des réalités qu'on aime bien.
38:43C'est une obscénité, la réalité, pour nos censeurs.
38:46Il faut bien l'entendre, ça.
38:48Bon, en tout cas, on a une pensée pour cette jeune femme de 22 ans.
38:53Et d'ailleurs, Reda Bellach, qui était là hier aussi,
38:55parce que très souvent, il vient et son expertise est tout à fait remarquable.
38:59Écoutez ce qu'il disait sur le profil de cette jeune femme de 22 ans
39:03qui, ce soir, souffre encore de contusions.
39:06Aujourd'hui, vous êtes policier.
39:10Quelles sont les options ?
39:11Travaux d'intérêt général.
39:13Si jamais il vous traîne sur quelques mètres,
39:15il va y avoir une grosse sanction, 35 jours d'ITT.
39:19Si jamais il vous fonce dessus, il vous fait usage de votre arme,
39:23vous serez jugé par 60 millions de personnes,
39:25comme dans l'affaire Naël.
39:26Et puis, vous allez sûrement aller en prison.
39:28Donc, imaginez dans nos têtes, nous, les flics, ce qui se passe, en fait, à un moment.
39:35Et moi, ce qui m'inquiète, c'est qu'à un moment,
39:37la seule chose qui nous tient, je le répète souvent sur ce plateau,
39:41c'est le soutien des Français.
39:43Il y a 20 ans, franchement, c'est vraiment la chose positive,
39:46c'est qu'il y a 20 ans, on n'avait pas autant de soutien.
39:47Autant, on avait beaucoup de soutien des élus, là, qu'on n'a plus du tout.
39:51Mais, en fait, à chaque fois, c'est pareil.
39:54Les mecs, excusez-moi le terme,
39:55les mecs, ils n'en ont absolument rien à foutre,
39:58qu'on les arrête, en fait.
39:59Vous allez interpeller...
40:01Ils n'ont ni peur de vous, ni peur de la justice.
40:02Et c'est pour ça qu'on observe ces comportements.
40:04Ah non, mais...
40:05C'est leur vision des choses, parce que quand vous discutez...
40:08J'ai encore des collègues qui discutent des fois avec des jeunes
40:10qui essayent de discuter, même s'ils sont connus le service de police,
40:13qui vous disent, mais on sait très bien que demain, on sort.
40:16Je suis mineur, je sors.
40:17Je ne suis pas en récidive, je sors.
40:21Là, c'est puni de deux ans.
40:22Jamais dans ma carrière, j'ai vu un gars prendre deux ans de prison
40:24pour refus d'obtempérer.
40:26Bon, rédabé l'âge.
40:27Franchement, j'ai envie de l'embrasser.
40:28Mais il est formidable.
40:29Il est incroyable.
40:30Mais quoi ?
40:31Il rapporte simplement ce qu'il voit.
40:34Donc, il dit les choses.
40:37Effectivement, elles sont dures parfois à entendre.
40:39Il est bien, il est dit avec intelligence,
40:40il est dit avec modération,
40:41il est dit avec préconciliation, il est formidable.
40:43Bien sûr.
40:44Mais ce témoignage-là, il est peu entendu.
40:47On ne veut pas l'entendre.
40:49Bien sûr.
40:50Voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet des refus d'obtempérer.
40:55Je voulais vous faire peut-être part de procès pâti.
40:59Huit jours après le début du procès,
41:00la famille du professeur a été entendue ce mardi
41:02devant la cour d'assises spéciales d'appel de Paris.
41:05Écoutez Mathieu Devesse pour un compte-rendu de l'audience du jour.
41:08Ce qui est arrivé à Samuel est tellement injuste et horrible
41:13que nous ne pourrons jamais nous en remettre.
41:15Nous ne pourrons jamais faire notre deuil.
41:17Ce sont les mots de Bernadette Paty, la mère de Samuel Paty.
41:20À ses côtés, son mari, Jean, très affaibli.
41:23Il marche avec une canne.
41:24Lui qui était absent lors du premier procès en 2024, très malade.
41:28Il craignait même de mourir avant de pouvoir témoigner.
41:31Et dans un texte rédigé par les deux parents,
41:33ils décrivent leur fils Samuel, un homme respectueux,
41:37passionné par son métier d'enseignant,
41:39non croyant mais curieux de toutes les religions,
41:42au point d'avoir demandé à ses parents,
41:44qui étaient en voyage en Tunisie, de lui ramener un Coran.
41:47Savoir que notre fils a été massacré nous révulse,
41:51d'autant plus qu'il a été massacré pour avoir montré des caricatures.
41:54Ce sont les mots de Bernadette Paty.
41:57Elle souligne la tolérance exemplaire de son fils.
42:00Les parents expriment ensuite leur dégoût
42:02face aux arguments de la défense
42:04qui laissent entendre que Samuel Paty
42:06aurait discriminé des élèves musulmans.
42:09Le procès en appel des quatre hommes
42:11impliqués dans l'assassinat de Samuel Paty
42:13se poursuit jusqu'au 27 février, ici à Paris.
42:16On en a parlé la semaine dernière.
42:17Je ne vais pas vous faire réécouter ce que disait Francis Huilemin
42:20qui a répété encore aujourd'hui ce qu'il avait dit la semaine dernière.
42:23J'ai du mal à comprendre sa stratégie de défense.
42:25Moi aussi.
42:26Elle me dépasse un peu.
42:27Et il m'étonnerait qu'elle le réussisse.
42:31Patrick Bruel a pris la parole.
42:34Il était interrogé ce matin sur l'antenne de RTL.
42:38Et il a exprimé son point de vue politique,
42:42notamment sur le vote en 2027,
42:44et effectivement sur les extrêmes
42:47qui ne sont jamais très efficaces.
42:49De toute façon, il faut respecter les électeurs,
42:55il faut respecter les gens qui, dans la détresse,
42:59vont chercher une solution,
43:02même si je pense que ce n'est pas forcément la bonne,
43:05parce que je pense que les extrêmes n'ont jamais résolu aucun problème nulle part.
43:10mais maintenant, il faut que la classe politique,
43:15et en tout cas les représentants,
43:17soient dignes de l'échéance qui se présente.
43:21Il y a un moment que je retiens dans ce qu'il a dit.
43:23Quel mot vous retenez dans ce qu'il a dit ?
43:25Rien.
43:26Je retiens à rien.
43:27Ah si, moi je trouve qu'il y a un mot très très intéressant.
43:29Non, non.
43:30C'est les gens dans la détresse.
43:31Parce que ce matin, on recevait Aquilino Morel
43:34qui a expliqué la campagne américaine
43:39et que les élites ont toujours vu de haut
43:43les gens qui votaient pour Trump
43:46et les élites progressistes
43:49et qui considéraient que ceux qui votaient Trump
43:52sont sous-cultivés, n'ont pas le diplôme, etc.
43:56Je ne dis pas que c'est la même chose de dire les gens dans la détresse,
43:58mais il n'y a pas que des gens dans la détresse
44:00qui vont voter pour le Rassemblement National
44:02et pour la France Insoumise.
44:03Et notamment pour la France Insoumise.
44:05Non mais la France Insoumise,
44:07il y a beaucoup de jeunes intellectuels,
44:09beaucoup de jeunes universitaires, etc.
44:12Ce n'est pas du tout des gens dans la détresse.
44:13Vous voyez une manière de paternalisme, de mépris ?
44:16Non, j'y vois parfois effectivement
44:22entre guillemets les élites progressistes,
44:25pour reprendre le thème d'Aquilino Morel,
44:27qui regarde comment les autres ne votent pas pour eux
44:31et qui s'en étonnent.
44:33Mais c'est peut-être une interprétation...
44:36Je vais vous parler avec Franchise.
44:37Moi, le renvoi dos à dos
44:40entre le pôle extrême de droite
44:43et le pôle extrême de gauche,
44:46je ne l'accepte plus.
44:47Il y a un parti antisémite à gauche,
44:50il n'y en a plus un à droite.
44:52Je n'ai pas entendu M. Bruel beaucoup le 6 octobre,
44:54il fait comme il veut,
44:54mais ça me choque.
44:56Ce renvoi dos à dos,
44:57après le 6 octobre,
44:58moi, je ne peux plus l'entendre.
45:00Ce qui est toujours intéressant, je trouve,
45:02c'est quand on parle d'extrême,
45:03quand on parle de...
45:04Le 7 octobre.
45:05Quand on parle d'extrême,
45:06quand on parle de radicalité,
45:08vous avez des gens qui croient
45:09que quand on dit qu'il y a des extrêmes,
45:11c'est choquant.
45:11Moi, je vous dis que depuis 2017,
45:13c'est l'extrême-centre
45:14qui dirige la France,
45:16c'est l'extrême-centre
45:17qui dirige la commission de Bruxelles,
45:19et c'est un pouvoir qui est technocratique,
45:20un pouvoir qui est hors-sol,
45:21un pouvoir qui est déconnecté
45:22et un pouvoir qui n'a jamais rien résolu.
45:24Quand vous regardez le bilan
45:25de l'extrême-centre depuis 2017,
45:27on l'a fait tout à l'heure
45:28sur la question de l'insécurité,
45:29on pourrait parler de la dette,
45:303 500 milliards,
45:31plus de 1 000 milliards d'augmentation
45:33de la part de l'extrême-centre.
45:34Donc, je ne sais pas
45:35si l'extrême-centre a réussi.
45:36Il faudrait demander à M. Bruxelles.
45:37En tout cas, pour rejoindre Gilles William,
45:39le seul parti qui disloque
45:40la cohésion nationale,
45:42comme on aime l'appeler collectivement,
45:45c'est bel et bien la France insoumise.
45:46– Gauthier Lebrecht arrive
45:49et il va pouvoir être avec nous
45:51et nous annoncer le programme du soir.
45:55Bonsoir, cher Gauthier.
45:58– On va parler évidemment de Marine Le Pen
45:59qui n'attendra pas la cassation.
46:01Donc, si les réquisitions sont suivies,
46:05elle ne se présentera pas en 2027.
46:07J'ai échangé avec son entourage
46:08juste avant de prendre l'antenne.
46:09– Ça, c'est une info que vous donnez ?
46:10– Absolument, c'est une info que je vous donne.
46:11– Oui, c'est important, ça.
46:12Marine Le Pen déclare auprès de CNews
46:15qu'elle n'ira pas si les réquisitions sont suivies
46:18et elle n'attendra pas la cassation.
46:20Et son entourage explique que c'est en raison
46:22de l'association de financement
46:24de la campagne présidentielle
46:25qui est nominative.
46:27Et donc, si elle attendait la cassation,
46:28aucune affiche ne pourrait être imprimée,
46:30aucun tract ne pourrait être fait.
46:32Parce que si au dernier moment,
46:33elle est empêchée
46:34et qu'elle doit passer le flambeau
46:35à Jordan Bardella,
46:36cette association de financement
46:38de la campagne présidentielle
46:38est à son nom.
46:39Donc, elle ne peut pas être transmise.
46:41Et donc, ça pourrait annuler
46:43les comptes de campagne
46:43du Rassemblement national.
46:45Donc, la décision tombera cet été,
46:48la décision de la Cour d'appel
46:49et Marine Le Pen s'y tiendra.
46:51Et si la peine la rendant inéligible
46:52est supérieure à deux ans,
46:54Marine Le Pen ne sera pas candidate.
46:55– Et dans quel état d'esprit,
46:57ce soir, sont les membres
46:59du Rassemblement national ?
47:01– Chez Marine Le Pen,
47:03une certaine forme de fatalisme.
47:05C'est-à-dire que…
47:06– Dans l'exécution provisoire,
47:07on n'a pas vu quelque chose
47:08de positif ?
47:09– Non, le sujet n'était plus
47:10l'exécution provisoire.
47:11Le sujet était le nombre d'années
47:13qui rend Marine Le Pen inéligible.
47:16Si c'est deux ans ou plus,
47:18si c'est plus de deux ans,
47:19Marine Le Pen ne sera pas candidate.
47:20– D'autres actualités ce soir, bien sûr ?
47:23– Évidemment, ce qui s'est passé aussi
47:24aujourd'hui avec cette professeure
47:27qui lutte encore pour sa survie
47:29après les coups de couteau
47:30qui lui ont été mis
47:30par un enfant de 14 ans.
47:32Donc, on se posera la question
47:33de l'ultra-violence dans notre pays.
47:34– Et vous serez entouré de…
47:37– De la bande de 100% politique
47:39et puis d'avocats, de policiers,
47:41d'experts pour évidemment revenir
47:43à la fois sur les réquisitions
47:45contre Marine Le Pen
47:46et cette actualité dramatique.
47:47– On aime apporter un peu de légèreté
47:49le soir dans notre émission.
47:52Ce n'est pas le cas ce soir.
47:54Les informations sont plutôt dramatiques
47:56et sombres.
47:56C'est ainsi et c'est l'actualité
48:00qui le veut et vous comprendrez aisément
48:02que le ton peut-être de cette émission
48:04était plus grave qu'il ne l'est
48:06certains soirs.
48:07Il va être 21h dans une seconde
48:09et c'est Sandra Chumbo
48:10qui nous donne le rappel des trides.
48:13Bonsoir Sandra.
48:14– Bonsoir Pascal, bonsoir à tous.
48:19À l'âne de l'actualité ce mardi,
48:20cette professeure d'art plastique
48:22entre la vie et la mort
48:23après avoir été poignardée
48:24par un collégien en plein cours
48:26ce mardi à Sanary-sur-Mer
48:28dans le Var.
48:29Il n'y a pas de connotation
48:30religieuse ou politique.
48:31À ce stade, selon le procureur de Toulon,
48:34l'élève de 3e en garde à vue
48:35pour tentative d'assassinat
48:37lui en voulait a priori
48:38d'avoir fait des rapports
48:39à son encontre.
48:41Cinq ans d'inéligibilité
48:42ont été requis en appel
48:43contre Marine Le Pen
48:44au procès ce mardi
48:46dans l'affaire
48:46des assistants parlementaires européens.
48:48Le parquet ne demande pas
48:49d'application immédiate
48:50pour les peines réclamées
48:51contre les prévenus,
48:52y compris la chef de file
48:53du Rassemblement national.
48:55Une peine de 4 ans
48:56d'emprisonnement,
48:56dont 3 avec sursis
48:57et 100 000 euros d'amende
48:59lui ont été réclamées.
49:00La décision de la Cour
49:01est attendue à l'été prochain.
49:0336 offres de reprise
49:04des actifs de Brandt
49:05ont été déposées.
49:06La plupart s'intéressent
49:07aux stocks
49:08et ou aux marques
49:09de l'ancien groupe
49:10d'électroménagers
49:10liquidés en décembre dernier.
49:13Parmi les candidats,
49:13le groupe Fnac d'Arti
49:14a déposé une offre
49:15de 2,9 millions d'euros.
49:17Le Destocker-Nose
49:18propose 4,5 millions d'euros.
49:22Seules 4 offres incluent
49:23la reprise des salariés
49:25sur les 700
49:26que comptait le groupe.
49:27Le nombre de magasins
49:29des grandes enseignes de mode
49:30a chuté de près de 20%
49:31en France entre 2019
49:33et fin 2025.
49:35Elle privilégie désormais
49:36les zones de périphérie.
49:37Les centres-villes
49:38et les centres commerciaux
49:39notamment se retrouvent
49:41donc désertés.
49:42A l'approche des municipales,
49:43les 17 et 22 mars prochains,
49:45l'Alliance du commerce
49:46alerte sur la décommercialisation
49:48des centres-villes.
49:50En déplacement dans une ferme
49:51de Haute-Saul ce mardi,
49:52Emmanuel Macron a tenté
49:53de rassurer les agriculteurs.
49:55Ses priorités pour l'agriculture
49:57française et européenne,
49:58production, préservation
50:00et protection,
50:01une démarche à l'approche
50:02du Salon de l'agriculture
50:03qui ouvre ses portes
50:04dès le 21 février prochain
50:05à Paris
50:06et pour lequel il a suggéré
50:08de réexaminer la décision
50:09sur l'absence prévue
50:10de bovins.
50:12La justice française
50:13met la pression sur X
50:14avec perquisition
50:16des locaux français
50:16ce mardi
50:17et convocation d'Elon Musk.
50:19Le propriétaire du réseau social
50:21est attendu le 20 février prochain
50:22pour une audition libre.
50:23Sa plateforme est visée
50:24par une enquête préliminaire
50:26dénonçant un biais
50:27dans les algorithmes
50:28et le fonctionnement
50:29de Grok,
50:30son intelligence artificielle.
50:32Et puis Washington
50:33dit avoir abattu
50:34ce mardi
50:35un drone à 800 km
50:37des côtes iraniennes
50:38qui s'était approché
50:39de manière agressive
50:40d'un porte-avions américain
50:41dans la mer d'Arabie
50:42alors qu'un groupe
50:43aéronaval américain
50:44fait route
50:44vers la région du Golfe.
50:46Les Etats-Unis
50:46parlent de légitime défense
50:48pour protéger le navire
50:49et le personnel à bord
50:50et les pourparlers
50:51entre Téhéran et Washington
50:52prévus cette semaine
50:53restent maintenus pour l'heure.
50:55Merci beaucoup Sandra.
50:56Jérôme Merigo
50:57était à la réalisation,
50:58Philippe était à la vision,
50:59merci à Jean-François Couvlard
51:00et à Margot.
51:01On participe également
51:02à cette émission
51:03Benjamin Aneau,
51:04Enzo Cordier,
51:05Tess Laféter,
51:07Cyprien Gollon.
51:08Toutes ces émissions
51:09sont à retrouver
51:09sur cnews.fr.
51:11Passez une excellente soirée
51:12Gauthier
51:12dans une seconde.
51:13C'est parti.
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