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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous, H-6, c'est à 2h de Paris, 20h de Washington et de New York que le
00:08ultimatum du président Trump expire.
00:12Nous sommes avec Véronique Jacquet, Gilles-William-Gonadel, Georges Fenech, Geoffroy Lejeune et Vincent Hervouet.
00:16On va partager ensemble une bonne nouvelle, elles ne sont pas si fréquentes.
00:19Les ex-détenus en Iran, Cécile Collère et Jacques Paris, sont libres.
00:24En chemin vers le territoire français, a annoncé Emmanuel Macron.
00:27L'Elysée confirme leur arrivée en France ce mercredi dans la journée, sans donner à ce stade plus d'infos,
00:32ni sur l'heure exacte, ni s'ils seront reçus par Emmanuel Macron.
00:38Et je vous propose peut-être d'écouter les mots d'Emmanuel Macron.
00:43Permettez-moi d'abord de partager avec vous la grande joie et le soulagement de savoir Cécile Collère et Jacques
00:50Paris,
00:53libres et sur le chemin du retour pour la France.
01:03C'est une formidable nouvelle, je pense, à leur famille, à tous leurs proches,
01:08à ceux qui se sont mobilisés, et je veux ici dire ma reconnaissance au service de l'État,
01:14qui se sont mobilisés à notre ambassadeur et l'ensemble des équipes.
01:17Ils étaient d'abord toujours à l'ambassade d'Iran, on peut s'étonner d'ailleurs qu'il y ait
01:21toujours une ambassade d'Iran,
01:23une ambassade de France en Iran, parce qu'elle peut être en danger.
01:25Rue 9 Le Château.
01:26Exactement. Mais moi j'ai une question toute simple à vous poser.
01:29Est-ce qu'il y a un rapport entre la libération de ces otages français et le fait, par exemple,
01:35que les avions américains n'aient pas été autorisés à être au-dessus du sol de France ?
01:41En clair, est-ce que la France a donné des gages à l'Iran ces dernières heures
01:46et qu'on peut revisiter certaines prises de position d'Emmanuel Macron
01:51à l'aune de la volonté de libérer ces otages ?
01:56C'est une question sournoise.
01:58Oh, je m'en prie.
02:01La politique de la France au Moyen-Orient n'est pas dictée par la présence des otages.
02:05Mais ce qui est certain, c'est qu'il y a une politique iranienne de la France,
02:09c'est que le président Macron est en lien, il dialogue, a discuté avec le président Pézekian,
02:15que par ailleurs, notre ministre des Affaires étrangères a eu son homologue iranien au téléphone
02:21depuis le 28 février, depuis le début de la guerre.
02:25D'une part, par ailleurs, il y a un lien, par contre, qui est totalement évident
02:29entre l'Iranienne qui était en France retenue, Mme Esfandjiari,
02:35qui a été assigné à résidence, et par un merveilleux concours de circonstances,
02:42eh bien, cette assignation a été levée aujourd'hui même.
02:47Et donc, Mme Esfandjiari, qui avait été condamnée à 4 ans, je crois,
02:53est sans doute dans l'avion qui la ramène chez elle.
02:55Ça, c'est clair.
02:56Oui, mais c'est un échange d'otages.
02:57C'est un échange.
02:58Ça ressemble à un échange d'otages.
02:59Mme Esfandji n'était pas un otage.
03:00Ah non, c'est pas un otage.
03:01C'est une influenceuse qui faisait,
03:05qui avait franchi la ligne rouge.
03:09Elle était un agent, évidemment, d'influence iranien.
03:11Et elle avait franchi la ligne rouge en faisant la politique du terrorisme.
03:14Et pour le reste, il y a des signaux qui ont été envoyés.
03:17Et on pourrait considérer que c'est légitime qu'ils veuillent sauver les otages.
03:22Ceux qui n'aiment pas la France ou ceux qui lui cherchent des poux dans la tête
03:27et qui pensent qu'elle s'est mal conduite pour obtenir la libération de ces deux otages,
03:33qui sont des otages d'État.
03:35Ce sont deux syndicalistes qui ont été faits au PATH et qui viennent de perdre 4 ans de leur vie
03:39uniquement parce qu'ils étaient Français.
03:41Et que l'Iran, ce grand pays avec lequel on dialogue tant,
03:44nous les avait pris pour influer sur notre politique.
03:49Donc, cet après-midi, il y avait, devant le Conseil de sécurité,
03:55Bahreïn avait déposé une résolution pour demander à ce qu'il y ait le recours à la force
04:02pour libérer le détroit d'Hormuz, la circulation de l'étroit d'Hormuz.
04:07La France a voté contre.
04:10La France a voté contre, comme l'ont fait la Chine, la Russie, l'Iran, évidemment.
04:18Il y a là, effectivement, peut-être un geste.
04:20Mais d'un autre côté, à partir du moment où la Chine et la Russie étaient contre
04:25et qu'ils ont le droit de veto, ça ne pouvait pas être enterriné.
04:28Pour que les choses soient claires.
04:29Et la France a déposé une autre résolution,
04:33appelant à la liberté de circulation dans l'étroit d'Hormuz,
04:35mais de manière défensive.
04:37Pour que les choses soient claires,
04:39contre la libération du détroit d'Hormuz, par la force.
04:43Je pense toujours aux téléspectateurs qui...
04:45La France ne veut pas d'une libération du détroit d'Hormuz,
04:47par la force, parce qu'elle n'y croit pas.
04:49D'accord.
04:50Écoutez, voilà la diplomatie résumée,
04:55et remarquablement, comme toujours,
04:56par notre ami Vincent Herouet,
04:58qui nous donne les clés pour essayer de comprendre.
05:00C'est compliqué.
05:01La France libère nos otages.
05:04Si l'Iran libère nos otages.
05:06Si l'Iran laisse passer nos tankers,
05:09ceux de la CGMA dans le détroit d'Hormuz,
05:11ce n'est pas un hasard.
05:12C'est qu'ils ont de l'estime.
05:14L'Iran laisse passer nos tankers ?
05:16Ils ont laissé passer...
05:17Notamment...
05:18L'Iran laisse passer partie des tankers.
05:21Notamment de cette société-là.
05:22Exactement.
05:23Donc, ce n'est pas un hasard.
05:25Ce n'est pas un hasard,
05:26c'est que Emmanuel Macron a condamné
05:30l'intervention américaine en Iran.
05:33Il l'a considéré comme étant une action illégale,
05:37contraire aux droits internationaux.
05:39Donc, on comprend bien que le régime islamique des Mollahs
05:43n'est pas très hostile, en fait, à la France.
05:45On pourrait le formuler comme cela.
05:47On pourrait le formuler comme ça.
05:48Ce que vous dites fait un peu froid dans le dos,
05:49mais bon, c'est la diplomatie, sans doute,
05:51et les intérêts des États.
05:53Mais ce que vous dites fait un peu froid dans le dos.
05:55On pourrait le formuler comme ça.
05:56Mais ce n'est pas notre guerre non plus.
05:58Vous voyez, entre la condamnation
06:00pour des raisons juridiques discutables
06:03de l'intervention américano-israélienne,
06:07l'interdiction de vol
06:11qui survolant le territoire français
06:13pour approvisionner Israël en armes,
06:16plus effectivement un vote
06:18avec la Russie et la Chine
06:21contre les pays arabes.
06:22Ce n'est pas une grande habitude de la France.
06:24On pourrait y avoir, à tout le moins,
06:26une marque de gratitude.
06:27Oui.
06:28Alors, si je puis me permettre,
06:29pardonnez-moi Pascal, juste un mot.
06:31La France, dans cette histoire,
06:34je ne suis pas particulièrement indulgent
06:36avec la diplomatie française
06:37et la politique étrangère d'Emmanuel Macron.
06:39Mais il faut quand même voir
06:40que les Français soutiennent leurs alliés
06:42des Émirats arabes unis,
06:44séoudiens, qataris,
06:46que nos rafales combattent
06:48réellement les tirs de missiles,
06:51les tirs de drones des Iraniens,
06:53et qu'on est donc contre eux.
06:56On n'est pas soumis à l'Iran.
06:57On ne relève pas non plus
06:59la propagande iranienne.
07:00Il ne faut pas exagérer.
07:02Mais on a des intérêts.
07:03Il faut l'espérer.
07:03J'ai énoncé des faits.
07:05Il faut l'espérer.
07:05J'ai énoncé des faits qui n'étaient pas faux.
07:06Tous les pays, comme Israël le premier d'ailleurs,
07:09la France défend un peu ses intérêts.
07:10Et en l'occurrence,
07:11elle défend de ses ressentissants.
07:12Ça, je ne sais pas.
07:14Les États n'ont pas d'amis,
07:15ils ont des intérêts.
07:15Oui, oui, mais ça,
07:16il n'y a pas de doute.
07:16Mais quant à l'intérêt à long terme,
07:18bien compris,
07:19si jamais...
07:20H-1.
07:20Si jamais, effectivement,
07:23les Iraniens n'ont plus d'Iranium
07:25et que le régime des Mollahs est vaincu,
07:28je ne suis pas sûr que ça soit
07:29contre les intérêts bien compris de la France.
07:31Non, bien sûr.
07:32Faut-il encore l'obtenir ?
07:33Oui, bien sûr.
07:35H-6.
07:36Je le disais tout à l'heure.
07:38On va écouter Pauline Trezère.
07:40La guerre en Iran.
07:41La Maison-Blanche a démenti ce mardi
07:43envisagé l'utilisation de l'arme nucléaire en Iran.
07:45Il faut les croire ?
07:47Hum ?
07:48On espère.
07:51On espère.
07:52Il faut croire Donald Trump.
07:55Rauf, ça me dit...
07:57Non.
07:58Je remets beaucoup.
07:59Non, mais je...
08:00Tiens un peu.
08:00Gilles William,
08:01que se passe-t-il, Gilles William ?
08:03Il n'a pas entendu la question.
08:04Je n'avais pas entendu...
08:05La Maison-Blanche...
08:06J'étais plongée dans mes pensées.
08:07Mais oui, parce que...
08:08Vous n'écoutez pas.
08:08Oui, voilà.
08:09C'est souvent...
08:10Si on organisait mon procès...
08:13Il serait rapide.
08:14La Maison-Blanche a démenti
08:16ce mardi envisagé l'utilisation de l'arme nucléaire en Iran.
08:20Je pose la question à Vincent Hervouet.
08:22J'ai appris à décoder le Vincent Hervouet.
08:25Oui, non, mais...
08:26Voilà.
08:28Donc, je lui pose une question
08:29et il ne répond pas.
08:31Non, mais...
08:32Non, mais personne n'en sait rien, sans doute.
08:34Non, mais ils sont démentis
08:35parce que ce serait une transgression terrible.
08:39Ils n'ont jamais utilisé l'arme nucléaire
08:40depuis Nagasaki et Hiroshima, les Américains.
08:42Et ils défendent la civilisation occidentale.
08:44Personne n'a utilisé le nucléaire depuis...
08:46Non, non, jamais.
08:47Il y a eu deux crimes de guerre.
08:49Il y a eu deux crimes de guerre.
08:50Et puis, en plus, c'est de l'évoquer contre-productif.
08:53Quand Vladimir Poutine a parlé d'utiliser le nucléaire...
08:56A évoquer et a laissé croire
08:58qu'il allait utiliser le nucléaire tactique
09:00sur le champ de bataille en Ukraine,
09:02il pensait ainsi intimider les gouvernements européens.
09:06Il a obtenu un résultat exactement inverse.
09:08Écoutez, Pauline Trevzer.
09:09On vient soutenir Mordicus Zelensky.
09:10Qui nous fait juste un point sur ce qui se passe ce soir.
09:14A quelques heures de l'ultimatum de Donald Trump.
09:17Aucun signe d'apaisement dans la région.
09:19Le président des Etats-Unis vient d'affirmer
09:22qu'une civilisation entière allait mourir ce soir.
09:25J.D. Evans se veut aussi menaçant que Donald Trump.
09:29Le vice-président des Etats-Unis a affirmé
09:31« Nous avons des outils à notre disposition
09:34que nous n'avons jusqu'à présent pas décidé d'utiliser ».
09:37Et en réalité, des frappes américano-israéliennes
09:40ont déjà été menées aujourd'hui
09:43avant leur limite de cet ultimatum.
09:46Notamment contre l'île iranienne de Karg.
09:49Point névralgique de l'industrie pétrolière iranienne.
09:53Là où est exporté 90% de leur pétrole.
09:57La région autour de Téhéran a aussi été ciblée par des frappes.
10:01Deux ponts ont été touchés au sud de Téhéran.
10:04Dont un à Kashan et un autre près de la ville sainte de Qom.
10:08Parallèlement, le régime des Mollahs appelle la population
10:11à former des chaînes humaines autour des centrales électriques du pays.
10:15Car ces centrales figurent dans la liste des prochaines cibles de Donald Trump.
10:20Une situation extrêmement tendue qui implique toute la région.
10:24En représailles dans l'est de l'Arabie saoudite,
10:26le complexe pétrochimique de Jubaï a été touché.
10:29Cette fois en Israël, principale alliée des Etats-Unis.
10:32Des sirènes ont encore retenti ce mardi dans plusieurs quartiers de Tel Aviv.
10:38Pauline Trezer, mais la vérité si j'ose dire,
10:41elle est arrivée avec Caroline Levitt, que vous connaissez,
10:44qui est la porte-parole de la Maison-Blanche
10:45et qui a résumé parfaitement la situation.
10:47Le régime iranien à jusqu'à 20h heure de Washington
10:50pour saisir l'occasion et passer un accord avec les Etats-Unis.
10:53Le Président seul sait où nous en sommes et ce qu'il va faire.
10:59Le Président seul sait où nous en sommes et ce qu'il va faire.
11:03On peut l'espérer.
11:05Oui.
11:06Seul Donald Trump sait ce qu'il va faire, c'est ce que je veux vous dire.
11:10Il n'y a que celui qui le sait, lui le sait au moins.
11:12Je n'en suis pas sûr.
11:14Non, il n'y a pas sûr.
11:15Je ne suis pas sûr.
11:17Écoutez, moi je veux bien vos actes de foi merveilleux
11:21sur la clairvoyance.
11:25Hier, il était très cohérent.
11:27Il était très cohérent hier, nous l'avons souligné.
11:31C'était très clair.
11:32Sa conférence était...
11:33Il est lancé dans une surenchère permanente.
11:36Mais ce n'était pas le cas hier.
11:38Ne dites pas ça.
11:38On a dit le contraire hier soir ici.
11:40Qu'est-ce qu'il a dit aujourd'hui ?
11:41Qu'une civilisation entière va mourir ce soir ?
11:43Oui, aujourd'hui effectivement, c'était cette phrase...
11:46Mais c'est vrai que cette phrase, elle a été étonnante.
11:47Cette phrase a été étonnante.
11:48Non mais vous avez raison, on l'a commenté sur Europe 1 cet après-midi.
11:51Vous avez raison que cette phrase est étonnante.
11:54Geoffroy Lejeune.
11:54C'est où il va ?
11:55Non mais je n'ai rien à dire de plus.
11:56Ce n'est pas juste.
11:57Il n'a pas dit un régime va tomber.
11:59Il a dit une civilisation.
12:00Et là, pour le coup, on pense à la civilisation perse
12:02qui va s'effacer à jamais.
12:04Moi, j'ai eu le sentiment que c'est la phrase la plus définitive
12:06qui a été prononcée.
12:07Oui, et elle n'est pas adaptée.
12:09Oui, parce que par ailleurs, personne ne veut...
12:11Personne ne veut que la civilisation perse soit effacée.
12:14On veut que le régime...
12:15C'est même le contraire.
12:16Oui, donc...
12:17C'est même tout.
12:19C'est même le contraire.
12:20Écoutez Genevance qui a expliqué ce qui pourrait se passer.
12:25Genevance.
12:33Nous savons qu'il y a du retard.
12:35Il y a une certaine lenteur.
12:36Mais nous sommes optimistes.
12:38Nous aurons du positif ou du négatif d'ici 20 heures ce soir.
12:42J'espère que les Iraniens feront le bon choix
12:44car nous voulons que le pétrole et le gaz circulent librement,
12:51que les gens puissent se chauffer,
12:53mettre du carburant dans leur voiture pour aller au travail.
12:56Et cela ne sera pas possible si les Iraniens pratiquent le terrorisme économique.
13:00Nous avons des instruments que nous n'avons pas encore décidé d'utiliser.
13:03Le président américain peut décider de les utiliser
13:05et il le fera si les Iraniens ne changent pas la manière dont ils se concortent.
13:10Parmi les petites informations du jour, effectivement,
13:13les pays du Golfe ont regretté le rejet par le Conseil de sécurité de l'ONU d'un texte
13:17disant à débloquer le détroit d'Hormuz, quasi paralysé par l'Iran.
13:20On rappelle également que cibler les infrastructures civiles est un crime de guerre.
13:24C'est ce qu'a rappelé l'ONU aujourd'hui.
13:28C'est un crime de guerre, ce ne sont pas des installations duales.
13:31C'est-à-dire que les ponts, je vous rappelle...
13:33Ah oui, mais ça sert par définition de bombarder les ponts.
13:36Oui, par définition, tout est dual.
13:38Un pont...
13:38Vous avez fait les installations électriques
13:40qui n'ont aucun intérêt dans l'effort de guerre.
13:42Monsieur Provo, est-ce que je peux me permettre, à ce stade du débat,
13:46de rappeler que les Iraniens ciblent systématiquement
13:52les maisons civiles israéliennes
13:54et que j'attends encore une condamnation de l'Iran ?
13:57D'accord ?
13:58Voilà.
14:00Écoutez une deuxième fois, J.D. Vannes, sur le...
14:03Ah oui, ça arrive.
14:04Tout le monde est d'accord.
14:05Mais tout le monde est d'accord.
14:06Ah bah oui, vous êtes d'accord.
14:08Mais il se trouve que le débat...
14:11Dieu sait si je considère la parole de M. Trump
14:15totalement erratique et contre-productive.
14:18Il n'en demeure pas moins que l'esprit critique systématique
14:22sur la partie américano-israélienne
14:25et une sorte d'indulgence métaphysique
14:28par rapport à la partie iranienne,
14:30comme on le voit dans l'exemple onusien,
14:33pose question.
14:33Mais onusien...
14:35Pourquoi ?
14:35Mais pourquoi vous vous opposez à Vincent Hervouet ?
14:38Parce qu'elle dit que ça peut être considéré
14:39comme des crimes de guerre.
14:40Je lui dis non, parce que ce sont des installations
14:43qui sont duales.
14:44Parce que ça peut servir les militaires.
14:46Je m'énerve contre ce monde injuste.
14:49Mais nous le soulignons tous les jours.
14:51L'anti-américanisme primaire, on en parle tous les jours ici.
14:54Non, non, écoutez...
14:55Tous les jours, on en a parlé.
14:56Est-ce que vous m'autorisez à vous dire
14:57que malheureusement, ces news ne représentent pas
15:00l'ensemble du système médiatique ?
15:02Mais ça ne nous a pas échappés non plus.
15:04Et que dans l'ensemble du système médiatique,
15:06je veux dire qu'on peine à respecter l'équilibre
15:11entre la condamnation des Américains aux Israéliens
15:13et la condamnation des Iraniens.
15:16Il n'y a aucun doute là-dessus.
15:18Oui, j'avoue que je suis assez habitué depuis deux ans et demi.
15:20Mais vous avez parfaitement raison.
15:22Et nous le disons, puisqu'on a parlé de joie mauvaise
15:25avec certains qui pouvaient se réjouir
15:27du fait que le pilote ait été enlevé
15:29et qu'on même regrettait qu'il soit repris par les Etats-Unis.
15:32Mais on n'est pas dans la politique,
15:33on est dans la métaphysique.
15:35Oui, on est dans...
15:36Je ne sais pas dans quoi on est.
15:37Vous comprenez bien qu'on regarde les choses
15:39quand même avec un peu de prudence.
15:41Parce que, très sincèrement,
15:43deux ans de bombardement de Gaza.
15:48Le Hamas est toujours là, si je ne me trompe pas.
15:53Là, M. Trane nous dit qu'en quatre heures,
15:56il va liquider tous les ponts
15:57et toutes les installations électriques
15:59et qu'il va renvoyer l'Iran à l'âge de pierre.
16:03Ce sont ses mots.
16:06Vous imaginez les conséquences ?
16:08C'est très intéressant, mais qu'est-ce que ça a à voir
16:09avec ce que je viens de dire ?
16:10Vous imaginez que cette ambition est totalement démesurée,
16:13qu'elle est invraisemblable,
16:15sauf à utiliser effectivement le nucléaire,
16:17donc que c'est invraisemblable,
16:19et que par ailleurs,
16:20les conséquences que ça va avoir
16:23et l'impact que ça va avoir sur la société occidentale,
16:25la société européenne,
16:27la vie des Français,
16:28est d'une dimension extravagante.
16:33Moi, quel esprit à courte vue ?
16:34Et indépendamment du discours contre-productif de M. Trump,
16:41si l'Iran, agressif au-delà de toute mesure,
16:46peut ne plus nuire à un État qu'il voulait détruire,
16:50ça ne me dérangerait pas trop.
16:51Vous voyez ?
16:52Quand même.
16:53Donc, la vision un tout petit peu trop simpliste
16:57de l'opération en cours me gêne un peu.
17:01Qui peut savoir si dans un mois,
17:03les affaires ne seront pas terminées ?
17:05Pardon de vous le dire.
17:06On espère qu'ils négocient.
17:07Non, mais j'entends ce que vous dites,
17:10mais le prisme forcément que vous avez,
17:13et sur Israël que je comprends,
17:16peut aussi, comment dire,
17:19on peut le mettre en...
17:21On prend de la distance.
17:22Il n'y a pas qu'Israël au monde.
17:24Oui, mais enfin...
17:25Il y a aussi le monde alentour.
17:26Je vous avoue que l'objectif...
17:28C'est peut-être ce que veut dire...
17:29Je vous avoue que l'objectif qu'Israël ne soit pas détruit à terme
17:33ne me paraît pas trop étroit, à ce qui me concerne.
17:35Mais ça, je...
17:36Je ne me concerne pas être quand même dans une vue...
17:38Je le comprends, mais j'essaye...
17:41Je le comprends, mais j'essaye de traduire la parole de Vincent Hervouet,
17:46de dire qu'effectivement, du point de vue israélien,
17:48on comprend, mais qu'il y a aussi le monde entier.
17:53Et c'est ce que disait dans sa dernière intervention,
17:55peut-être Vincent Hervouet,
17:56que le monde entier pouvait être déstabilisé.
17:59Voilà, j'essaye de traduire...
18:00On peut transformer l'Iran en parking pour essayer d'obtenir...
18:05Parce que le fond du dossier...
18:06On va prendre un petit peu de hauteur aussi.
18:08Le fond du dossier, c'est quoi ?
18:09C'est que les Américains veulent faire la guerre.
18:12Ils veulent faire la guerre, mais ils ne veulent pas risquer d'avoir des morts.
18:15Ils ne veulent pas mettre des hommes au sol.
18:18On va marquer une pause.
18:19On va remercier Véronique Rizakier d'être venue comme spectatrice.
18:22Et également, Georges Fenech et puis Geoffroy Lejeune.
18:25Ils ont beaucoup monobilisé la parole.
18:27Ils ont beaucoup monobilisé la parole.
18:28Je ne sais pas pourquoi, depuis hier, vous avez décidé tous les deux de vous affronter sur ce sujet.
18:33Parce qu'on est d'accord.
18:34Vous êtes plutôt d'accord.
18:35On n'est pas très éloignés.
18:36Mais il y a d'autres personnes...
18:37Alors, ce que je vous propose, c'est de vous taire, tous les deux.
18:40Vous pouvez regarder monsieur aussi.
18:41Non, parce qu'il y a nos amis qui ont envie peut-être de se donner leur avis.
18:45Merci beaucoup.
18:46Donc voilà, je vais reprendre la parole après la pause.
18:48Voilà.
18:50Et je dois gérer tout cela.
18:51Vous vous rendez compte ?
18:52Je dois gérer tout cela.
18:55La pause et à tout de suite.
19:00Nous sommes donc avec Véronique Jacquier, qui a failli parler, parce qu'avec nos amis, c'est parfois difficile.
19:06Gilles-William Golnadel, Georges Fenech, Geoffroy Lejeune, Vincent Arouet.
19:09Donc je vous donne la parole en premier.
19:10Véronique, peut-être avez-vous un commentaire à faire sur ce qui s'est dit dans ces 25 premières minutes
19:14?
19:15Écoutez, je ne suis pas une spécialiste.
19:17Je trouve, cela dit, que la posture, la surenchère de Donald Trump est évidemment très inquiétante.
19:24Je ne vois pas ce qu'il peut faire d'autre cette nuit que de bombarder, effectivement, les infrastructures électriques,
19:30les ponts, etc.
19:31Mais je suis d'accord avec Vincent Arouet.
19:34L'Iran est loin d'avoir dit son dernier mot.
19:36C'est une guerre qui va être longue.
19:37On va sans doute affaiblir un pays pendant quelques années, mais ce n'est pas comme ça qu'on va
19:41tuer ce régime.
19:43Donc voilà, maintenant, qu'est-ce qui va se passer l'année prochaine ?
19:47J'espère que ce sera le moins pire, évidemment.
19:48Regardez cette image de chaîne humaine après les menaces de Donald Trump.
19:52Après les menaces de Donald Trump, une chaîne a été formée en Iran pour défendre un pont.
19:56Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer, ou s'est prononcé, sur un projet de résolution édulcorée.
20:02Cet après-midi, pour le déblocage du détroit d'Hormuz, on l'a dit dans la première partie.
20:07Et l'ONU a dit non.
20:10Alors ça, c'est une image assez forte, bien sûr, avec des civils.
20:15Parce que la population, le bombardement des civils est toujours une question qui est posée.
20:21Mais pour compléter ce que je viens de dire, le chiisme et les religions d'État en Iran,
20:26ils ont, entre guillemets, l'habitude du culte du martyr.
20:29Donc une ville là-bas n'a pas le même prix qu'en Europe ou aux États-Unis.
20:33Tour de table de Geoffroy qui ne s'était pas exprimé non plus.
20:36Non mais moi, j'ai trouvé ça passionnant, l'échange entre William et Vincent.
20:40Non mais c'est pour absoudre nos camarades qui ont eu raison de parler.
20:45Après, je suis davantage convaincu par Vincent Larouette, mais pour une raison simple.
20:48Comme tout le monde, le 28 février, j'ai espéré que ce serait un scénario à la Vénézuélienne,
20:52c'est-à-dire extrêmement rapide, avec un changement de régime tout de suite.
20:55Et nos amis de la diaspora qui avaient ce qu'ils espéraient depuis longtemps.
20:58Et malheureusement, dans le vrai monde, ça ne marche pas comme ça.
21:00Donc je suis très inquiet, ça fait longtemps que ça dure.
21:03On parle d'effacer une civilisation, de faire mourir une civilisation à jamais.
21:06Et on parle d'armes nucléaires, c'est quand même des choses dont on n'avait pas l'habitude.
21:10Et Georges Fenech, il s'est peu exprimé avant qu'on redonne la parole à nos amis ?
21:14Moi, je pense surtout à tous ces Iraniens martyrisés par le régime,
21:22parce qu'on a parlé des 30 ou 40 000 morts qu'il y a eu, mais c'est tous
21:26les jours.
21:27Tous les jours, il y a des milliers, des centaines et des milliers, si, qui sont pendus.
21:32J'entends bien.
21:34Si vous me permettez, je finis ma phrase.
21:35Oui, mais nous l'avons souvent dit, c'est vrai que ce qui nous intéresse, c'est plus l'analyse
21:39d'aujourd'hui.
21:39Et je termine, si vous permettez, Pascal, en termes d'analyse, partant de ce constat
21:44qu'on a un peuple qui est massacré par un régime, je ne vois qu'à un très bon oeil
21:50l'intervention américaine.
21:51C'est ma nature.
21:53Moi, je pense que Donald Trump est en train de rendre service à l'humanité, pas uniquement à Israël.
22:00Vous pensez Israël, Israël, mais si on touche Israël, on nous touche tous.
22:04Israël, vous ne pouvez pas l'isoler du reste du monde occidental.
22:06Ce n'était pas mon analyse, j'essayais de traduire ce qu'avait dit Vincent.
22:10Moi, je me sens concerné.
22:11Ce n'est pas parce qu'il y a une menace de l'Iran sur Israël que je ne me
22:14sens pas concerné.
22:17Mais la référence, pardon de le dire, la référence aux pendaisons vient à point
22:24parce que là encore, dans ce système totalement fou,
22:28personne ne parle des pendaisons qui ont eu lieu depuis 15 jours en Iran de jeunes de 18 ans.
22:35Personne n'en parle, on parle d'un projet.
22:35Mais si on en parle d'ailleurs ?
22:39Non, écoutez, ne me dites pas qu'il y a un focus en France sur les pendaisons
22:45qui ont eu lieu depuis 15 jours à Tehran.
22:48On parle davantage d'un projet de loi funeste dans un autre pays
22:52que des pendaisons effectives de jeunes opposants.
22:55Ce que vous avez dit hier était terrible, Vincent Herouet,
22:57vous avez dit si Trump se retire, ça sera terrible.
23:03C'est ça que je retiens aussi de ce que vous avez dit hier.
23:05Ça sera un massacre vraiment à l'intérieur parce que tout le monde aura peur,
23:09tout le monde pensera qu'il aura trahi et le régime se vengera.
23:13C'est un régime paranoïaque, c'est un régime terroriste,
23:17il fera comme il a l'habitude de faire.
23:18Et on a parlé effectivement des gens qui étaient pendus aujourd'hui dans les prisons.
23:21Non, mais si vous voulez, ce qui est terrifiant dans toute cette affaire,
23:26c'est qu'aujourd'hui, Donald Trump menace de bombarder tous les ponts
23:31et toutes les installations électriques.
23:33L'installation électrique, c'est directement la population qui va en souffrir.
23:36Ce ne sont pas les gardiens de la Révolution qui ont tout ce qu'il faut pour supporter ça.
23:39Mais ce qui va se passer réellement, il ne faut pas se laisser abuser
23:43par les images que vous avez montrées de manifestants
23:45amenés par les gardiens de la Révolution pour protéger les ponts.
23:48Ça, c'est de la propagande pure, ça ne veut rien dire.
23:52Mais ce qui va se passer quand même, c'est qu'il y a un niveau de souffrance
23:55auquel les Iraniens sont habitués
23:58et qui risque quand même de créer un effet drapeau.
24:02On n'aime pas être bombardé par un État étranger, personne n'aime ça.
24:05En France, on a été bombardé par les Américains en 1945.
24:10Quand les Américains sont venus, on ne leur a pas acheté des pierres,
24:13on leur a acheté des fleurs. Je me permets de le rappeler.
24:16Dans l'actualité, c'est quelque chose d'ailleurs que les plus jeunes
24:19ont du mal à comprendre, que le Havre, Saint-Nazaire, Brest, Nantes,
24:23Rouen ont été bombardés par les Américains.
24:27Et ceux qui ont vécu, notamment à Nantes, les bombardements,
24:32en parlent, ils ont aujourd'hui 80 ans passé, bien sûr,
24:35ils en parlent avec encore des trémolos dans la voie.
24:37Ça se voit encore, les stigmates sur la Normandie, c'est terrible.
24:40Mais juste la différence, William, avec cette comparaison,
24:42c'est qu'on était occupé par un pays étranger.
24:44La l'Iran, c'est quand même plus complexe.
24:45On est occupé par un régime...
24:47Par une dictature.
24:49Alors, l'essence, les conséquences de tout ça.
24:53Il y a, a priori, les stations, on peut faire aujourd'hui...
24:57On ne va pas paniquer, les uns et les autres qui nous regardent ce soir.
25:01A priori, les stations-service, on peut à déprendre de l'essence.
25:04Le sans-plomb serait à 2 euros en moyenne, le sans-plomb 95 à 2,44 euros.
25:09On va voir un échange entre M. Chenu et Mme Bréjon.
25:13Alors, c'est vrai que le gouvernement a dit tout et son contraire,
25:16mais c'est assez habituel, d'ailleurs, sur ces sujets-là depuis 15 jours.
25:21Je vous propose d'écouter cet échange à l'Assemblée nationale cet après-midi.
25:25Vous aviez dit, il y a quelques semaines, les carburants n'augmenteront que de quelques centimes.
25:31C'était les propos de votre porte-parole.
25:32Évidemment, les prix s'envolent aujourd'hui, 2,38 euros chez Carrefour Denain ce matin même.
25:37Vous aviez dit, il n'y aura pas de pénurie d'essence.
25:40Les Français font la queue chaque jour devant des stations-service qui sont en crise.
25:45Vous aviez dit, la consommation va baisser.
25:47Eh bien, de mars 25 à mars 26, elle a augmenté d'un pour cent.
25:51Alors, comme l'avait dit Marine Le Pen, M. le Premier ministre,
25:54si vous ne savez pas faire, laissez la place à ceux qui savent.
25:58Combien de temps encore allez-vous mentir ?
25:59D'abord, je suis très étonnée d'entendre votre question sans que vous ayez prononcé une seule fois
26:04le mot international, le mot Moyen-Orient, le détroit d'Hormuz.
26:09Vous abordez le sujet comme si c'était au fond un sujet uniquement franco-français
26:14et en faisant complètement fi de la situation internationale dans laquelle on se trouve
26:19et dans laquelle se trouve l'ensemble des pays du globe.
26:23Ce n'est pas un problème franco-français et vous ne pouvez pas l'aborder comme un problème franco-français.
26:28Le pétrole, brut ou raffiné, arrive sur le sol français.
26:32Il n'y a pas de difficulté dans les raffineries, il n'y a pas de difficulté dans les dépôts.
26:36Il y a une difficulté importante sur un réseau de transport.
26:42Il s'agit en l'occurrence du réseau de transport de Total Energy et vous savez pertinemment pourquoi.
26:48Quant à la question des aides, nous avons fait le choix de répondre très rapidement
26:53au secteur qui avait le plus de difficultés.
26:56Ça ne règle pas l'ensemble des problèmes et de nouvelles aides seront annoncées dans les jours à venir
27:00parce qu'encore une fois, je le redis, nous ne laisserons pas tomber les Français qui travaillent.
27:04Nous n'avons jamais laissé tomber les Français qui travaillent.
27:07Il n'y a pas de pénurie mais il y a un petit défaut d'approvisionnement.
27:11Donc là où les stations, il n'y a pas d'essence, ce n'est pas un problème de pénurie,
27:14ce n'est pas un problème d'approvisionnement.
27:16Il n'y a pas d'essence dans les deux cas mais la raison pour laquelle il n'y a
27:20pas d'essence est différente.
27:22L'époque qu'on vit est terrible pour les responsables politiques qui ne savent pas répondre à ce genre de
27:27questions.
27:28Maude Bréjean, moi je l'aime beaucoup en plus,
27:29mais Maude Bréjean depuis le début s'est contredite en fait beaucoup, beaucoup, beaucoup.
27:33Il y a un problème de... Pardonnez, oui.
27:36D'arrogance.
27:36Alors on va dire comment ?
27:37D'arrogance.
27:38Pas d'arrogance, d'expérience.
27:39Il y a un problème, je pense qu'il y a un problème d'expérience, de niveau.
27:43Alors de niveau, elle pourrait avoir le niveau si elle avait l'expérience.
27:47Non mais en plus, là on parle d'une des meilleures.
27:49Mais il y a une limite. Comment ?
27:50On parle d'une des meilleures.
27:51Je suis d'accord avec vous.
27:52En plus elle connaît ses...
27:53Je suis d'accord avec vous.
27:54Mais le problème, si vous voulez, c'est en fait, on a souvent eu cette discussion à propos de la
27:58Macronie en règle générale.
27:59Ils savent.
28:01Ils savent.
28:02À Roland Lescure, on est l'exemple.
28:04Il sait, il sait mieux que vous, mieux que nous, mieux que tout le monde.
28:07Moi, au tout début, j'ai un ami agriculteur qui m'a téléphoné le lendemain de l'attaque
28:13et qui m'a dit, il va falloir acheter du gaz et l'essence va augmenter, je vais faire le
28:17plein de mes machines, etc.
28:18Il n'est pas expert en géopolitique, du tout.
28:21Et l'Iran, je ne sais pas s'il connaissait très bien la situation au moment où les Américains et
28:24les Israéliens ont frappé.
28:25Mais il a compris ça tout de suite.
28:27Et j'ai été frappé parce que la porte-parole du gouvernement, quelques jours après, a dit non, non, surtout
28:31pas, etc.
28:32Lui, il n'a pas écouté parce qu'il y a une sorte, comment dire, d'intuition chez les vrais
28:36gens qui est plus forte que la science.
28:38– Ils disent les choses, Emmanuel Macron, en dix ans, il aura dit les choses telles qu'il voudrait qu
28:44'elles soient.
28:44– Exactement.
28:45– C'est formidable. Il dit les choses telles qu'il voudrait qu'elles soient.
28:48Donc, en dix ans, et Mathieu Bocoté, vous écoutiez tout à l'heure, c'est un cataclysme, la Macronie.
28:54Le bilan, mais c'est la phrase, alors vous avez, c'est Alain Main, qui était un de ses amis,
28:59visiblement,
28:59qui a dit, comment as-tu pu faire si mal ?
29:02Ce qui est une phrase terrible, d'ailleurs.
29:04Mais c'est vrai que c'est même sidérant parce que si vous êtes président de la République,
29:09je pense que vous faites mieux. Je vous assure.
29:11– Alors justement, j'y pensais, merci Pascal.
29:13– Mais non, mais vraiment, je pense que tu ne peux pas faire plus mal que ce qu'a fait
29:17Macron.
29:17C'est sidérant, d'ailleurs, de dire ça, d'Emmanuel Macron.
29:20– À la limite, on ne peut pardonner l'échec parce que personne ne dit que c'est simple,
29:22mais c'est de ne jamais reconnaître l'échec.
29:24– Mais parce que tu ne peux pas…
29:25– Ne jamais dire, je me suis trompé un peu.
29:26– Tu ne peux pas, parce que tu as un logiciel qui t'interdit.
29:28Tu dis les choses telles qu'il voudrait qu'elles soient.
29:30Le réel n'existe pas.
29:31– Ils n'ont plus aucune marge de manœuvre.
29:33– Oui, il n'y a pas de majorité, il n'y a pas de cap, il n'y a
29:37pas de ligne politique,
29:39il n'y a pas de budget qui tienne la route, il n'y a que des dettes.
29:41– Mais ils n'ont plus de marge de manœuvre.
29:43– Oui, parce que c'est fini.
29:44– Mais oui, mais ils ont…
29:45– C'est trop tard aujourd'hui, mais il y avait des solutions, il y avait des possibilités.
29:54– Mais l'hubris présidentiel a quelque chose d'aveuglant, tout simplement.
29:57– Comment ?
29:58– L'hubris présidentiel a quelque chose d'aveuglant.
29:59– Ça dépend pour qui, il y a des gens qui peuvent être…
30:02– Quand on écoute Bréjot, on comprend bien que la seule chose qu'il pourrait annoncer,
30:06ce sont des mauvaises nouvelles, c'est-à-dire, on ne va pas avoir une bonne croissance,
30:10la situation va durer, mais comme ils ne sont pas capables de dire la vérité,
30:13parce que de toute façon, les Français ne sont peut-être pas tous prêts à l'entendre,
30:17ça mouline dans le vide et ça gagne du temps, voilà, c'est tout.
30:19– Mais l'autre jour, il y a eu une interview d'Emmanuel Macron qui dit « on a tenu
30:22».
30:23– Lui-même, il pense qu'il a réussi son… – On l'a fait, il a dit, on l
30:26'a tenu, etc.
30:27C'est vrai d'ailleurs qu'il a eu la guerre en Ukraine, c'est vrai qu'il a eu
30:31les chiens jaunes,
30:32mais les chiens jaunes, c'est lui qui les a provoqués,
30:34donc c'est son premier ministre qui l'avait provoqués,
30:36donc effectivement, on sème, c'est toujours pareil, on récolte ce qu'on sème.
30:42On récolte ce qu'on sème, il n'y a jamais de miracle, hélas.
30:44– Je crois qu'on approche du moment où il faudrait donner à nouveau la parole à Gilles William, Pascal.
30:48– Gilles William n'a pas parlé depuis 5 minutes.
30:50– Il voulait que les téléspectateurs se plaignent.
30:51– C'est vrai, j'ai des témoignages.
30:55Pour écouter Marine Le Pen, sur la baisse de la TVA à 5%, est-ce que c'est une bonne
30:59idée ou pas ? Écoutez.
31:01– On voit bien qu'on n'est plus dans cette période de censure.
31:07Ce qui est sûr, c'est qu'il n'y a pas un seul professionnel, un seul Français
31:12qui est d'accord avec la manière dont le gouvernement gère cette crise.
31:15Ils font comme d'habitude absolument n'importe quoi,
31:18et ceci va avoir des conséquences lourdes et sur le pouvoir d'achat des vénages et sur l'économie
31:24parce que nos entreprises sont évidemment directement attaquées.
31:26Je rappelle que les propositions que nous avons faites et réitérées sont des propositions
31:29que nous faisons depuis de nombreuses années.
31:32la baisse de la TVA de 20 à 5,5 sur l'ensemble des énergies.
31:36Le motif, d'ailleurs parfaitement justifié, c'est que ce sont des produits de première nécessité.
31:42Si le gouvernement refuse de regarder cela, c'est son problème,
31:45mais il ne peut accuser l'opposition de rien, si ce n'est d'être un désaccord avec eux.
31:50Et j'assume tout à fait mon désaccord avec le gouvernement sur ce sujet.
31:55– Bon, alors en même temps, on n'a plus d'argent, donc si on baisse…
31:58– Ce n'est pas qu'on en a plus, c'est qu'on en met là où il ne
32:00faudrait pas.
32:01C'est différent.
32:02Les énergies renouvelables, les éoliennes, pour quoi faire ?
32:05On a là de l'électricité.
32:06– Mais dites-le à vos amis du RPR.
32:07– On en a l'électricité, on n'en a même que de trop.
32:10– Mais dites-le à vos amis…
32:10– Et on est en train de financer pour 8 milliards des éoliennes dont on n'en a pas besoin.
32:15– Dites-le à votre ami Jean-François Copé, à Valérie Pécresse et à tous vos amis du RPR.
32:19– Je parle en mon nom, en tant que citoyen.
32:22– Oui, bah dites-le, n'hésitez pas, prenez votre…
32:25– Mais je pense qu'ils sont sur cette ligne aussi.
32:27– Je pense, oui.
32:28– Vous êtes sérieux ?
32:29– Je vous parle des LR, je ne vous parle pas de tel ou tel.
32:32– Vous êtes sérieux ?
32:33– Oui, je pense.
32:34– Je pense aux LR, leur président.
32:38– Mais pardonnez-moi, les LR…
32:40– Ils ne sont pas pour verser des milliards et des milliards dans ces…
32:42– Mais si, ils sont pour.
32:44– Non, ils sont pour un mix, mais pas à ce point.
32:46– Non, ils sont pour. Ils sont complètement pour.
32:48Et d'ailleurs, ils n'ont pas voté la censure qui était réclamée par le Rassemblement national.
32:54Et les seuls qui sont contre la PPA, c'est le Rassemblement national.
32:57Je n'y peux rien.
32:58Et on en a parlé, et reparlé, et reparlé encore.
33:01– Faut être honnête, mais ce sont des voix un peu isolées au sein des Républicains.
33:03Il y a Retailleau, Bellamy, Wauquiez aussi.
33:05Mais c'est vrai que ça ne fait pas la masse critique au sein du groupe LR à l'Assemblée.
33:08Je suis d'accord avec vous pour voter contre.
33:10– Ils n'ont pas voté contre.
33:11– Vous avez raison.
33:12– Et on va recevoir Jean-François Coppé qui vient d'écrire un livre sur les populistes.
33:15– Ça, je veux être là.
33:17– Ah oui.
33:18C'est bien.
33:19Mais je l'ai lu cet après-midi.
33:20C'est un livre qui aurait dû été créé en 85-86.
33:22Il a jusqu'à 40 ans de retard dans l'écriture.
33:24Mais on va le recevoir quand même.
33:26– Moi, je le connais très bien.
33:26Je l'aime beaucoup.
33:27– Mais moi aussi.
33:29Son logiciel est juste de 85.
33:31Mais ce n'est pas grave.
33:32On a le droit d'avancer.
33:33C'est intéressant.
33:35Il voit des populistes partout, à droite, à gauche, etc.
33:37Donc, il est sur une ligne.
33:40Les LR doivent prendre le pouvoir.
33:42Pourquoi pas ?
33:44Est-ce qu'on peut revenir sur ce qui s'est passé évidemment samedi ?
33:48Il y a eu quelques échanges à l'Assemblée nationale.
33:50Donc là, Gilles William, vous allez pouvoir, je le sens, reprendre la parole.
33:55– Je ne sais pas.
33:55Vous savez que je suis économe de mes mots.
33:57– Échanges entre...
33:58– Ouh, il a l'air vexé !
34:00Quel cabot !
34:02Et on va écouter Madame Pannot qui...
34:05Alors, formidable !
34:06Oui, formidable cet échange.
34:08Parce que Lecornu, qui rétropédale par rapport à ce qu'il disait la semaine dernière.
34:12Il s'est dit, je suis quand même...
34:13Ça se voit que je suis un peu LFiste.
34:14En fait, l'extrême-centre et l'extrême-gauche sont des points communs.
34:18Ils ont un objectif en commun.
34:19D'abord, ils tapent sur CNews tous les deux.
34:21Et puis, ils ne veulent évidemment pas que le RN prenne le pouvoir.
34:28Manifestement, ils font un lien entre les deux, d'ailleurs.
34:29Il y a qu'eux qui le font, mais peu importe.
34:32Et donc là, il a rétropédalé, Monsieur Lecornu.
34:36Et là, c'est une petite attaque contre Madame Pannot.
34:39Bon.
34:40Personne n'est dupe.
34:41Écoutons.
34:42À Saint-Denis, dans la ville des rois morts et du peuple vivant, des dizaines de milliers de personnes se
34:48sont mobilisées samedi pour proclamer un front antifasciste et dire non au racisme.
34:52Cet événement historique est né du déferlement de haine qu'a subi Bali Bagayoko depuis son élection.
34:58Que les racistes se tiennent pour dit.
35:00C'est toujours par milliers que nous leur tiendrons tête.
35:03Bali Bagayoko n'est pas seul.
35:05Il fait notre fierté.
35:07Collègues, il faut dire le moment politique que nous vivons.
35:10Celui d'un racisme répugnant où ressurgissent les structures héritées de l'histoire coloniale.
35:15Les responsables sont connus et récidives à toute occasion.
35:19Car pour une chaîne comme CNews, le racisme n'est jamais un dérapage.
35:23C'est un modèle économique.
35:25À cet instant, certains silences sont intolérables.
35:29La France insoumise ne se laissera pas donner des leçons de République de la part de ceux qui ont tant
35:34tardé à réagir.
35:35Vos condamnations à retardement, votre soutien à reculons et le silence de l'homme qui est censé présider la République.
35:42Emmanuel Macron appelle Éric Zemmour pendant 45 minutes quand celui-ci est pris à partie dans la rue.
35:47Mais n'a rien à dire au maire de la deuxième ville d'Ile-de-France lorsqu'il est traité
35:51de singe sur les plateaux.
35:52Monsieur le Premier ministre, faut-il être condamné pour provocation à la haine raciale pour recevoir un geste de solidarité
35:59du Président de la République ?
36:01Vous voyez, sur la première minute de votre question, Madame la Présidente Panot, j'étais d'accord avec vous.
36:06Et puis au bout d'une minute, c'est plus fort que vous, vous avez joué de l'ambiguïté.
36:10Laissant à entendre au fond que le gouvernement de la République pouvait être raciste.
36:14Laissant entendre que celles et ceux qui soutiennent ce gouvernement pouvaient être racistes.
36:19Et je le redis avec beaucoup de force, vous participez à une banalisation du mal.
36:24Vous participez à la banalisation de ce racisme.
36:28Et c'est dangereux justement pour cette cause.
36:31Autre ambiguïté, Madame la Présidente, il ne peut pas y avoir de discrimination à la carte.
36:35Ce qui est abject pour le racisme est abject pour l'antisémitisme, pour l'homophobie, pour l'ensemble des discriminations.
36:43Car la République, c'est le refus de toutes les discriminations.
36:47Alors M. Lecornu, quand Mme Panot traite ces news de raciste, ça ne lui pose pas de problème.
36:52Mais quand Mme Panot traite M. Lecornu de raciste, là, ça lui pose un problème.
36:56Mais il faut bien qu'ils comprennent que tout le monde est raciste pour Mme Panot.
37:00M. Lecornu, l'extrême-centre, M. Macron, CNews, tout le monde.
37:04Tout le monde, c'est là leur naïveté. Ils sont d'une naïveté terrible.
37:08Il n'y a pas beaucoup d'exigences intellectuelles. L'échange, il est incroyable.
37:13Déjà, moi, j'aimerais énormément que Mme Panot vienne nous expliquer, analyse de texte, ce qu'il y avait de
37:17raciste dans ce qui a été...
37:18Elle ne viendra jamais.
37:19Non, elle ne viendra pas ici, mais qu'elle le fasse ailleurs.
37:20Parce que Mathieu Bocoté a écrit ce week-end dans le JDD un papier pour raconter la fabrique du mensonge,
37:25comment ça marche.
37:27Assez rapidement, depuis le début de cette histoire, il était acquis qu'il y avait eu des propos racistes.
37:30Moi, j'attends qu'on me démontre ça.
37:32Mais c'est à la justice. Je vais vous dire, c'est à la justice qu'il devrait monter au
37:36créneau.
37:36C'est un porte-parole de la justice qui devrait dire arrêtez.
37:39Il n'y a rien de raciste dans ce qui a été dit et qui devrait arrêter la discussion.
37:44Il y a une chose qui a été raciste.
37:45Ça ne marche pas comme ça.
37:46Mais ça ne marche pas comme ça.
37:47Ça devrait.
37:48Il y avait par contre une chose que moi...
37:49Ça devrait.
37:50Pardonnez-moi, parce que ça influe dans la société.
37:53À partir du moment où il y a une plainte, il y a un examen, évidemment, par le parquet, par
37:57les juridictions,
37:58qui nous diront effectivement s'il y a un procès.
38:00Il pourrait y avoir un procès d'ailleurs.
38:02Il pourrait y avoir une.
38:03Mais vous qui êtes magistrat...
38:05Ça va se terminer devant la 17ème chambre correctionnelle, à tous les coups.
38:09Terminé.
38:09Et là, c'est la justice qui dira qu'il n'y a pas de racisme.
38:11Parce que les propos de Michel Onfray, comme ceux d'ailleurs de Dorido,
38:15ne contiennent en rien, si vous les examinez bien, la moindre allusion raciste.
38:19Et si jamais il y a condamnation, la cour d'appel annulera tout ça.
38:24Juste, il y a une phrase, moi, que je trouve sidérante et très violente dans la bouche de Mathilde Panot.
38:28C'est quand elle dit, Saint-Denis, la ville des rois morts et du peuple vivant.
38:31Parce que pour le coup, c'est vraiment une phrase qui symbolise tout le projet politique de la France insoumise.
38:37C'est-à-dire, on enterre, on engloutit tout ce qui était avant.
38:40Et le peuple vivant, c'est-à-dire celui qu'on a vu dans les manifestations,
38:43celui qui a eu lu Bali Baga Yoko, etc., est l'avenir de la France.
38:45Et la façon de le dire, les rois morts, comme si elles se réjouissaient de ça.
38:49En plus, on sait qu'il y a eu, évidemment, des exactions commises sur leur tombe, etc.,
38:52pendant la Révolution.
38:53Mais tout ça, elle le sait parfaitement.
38:55Je ne suis pas sûr.
38:56En tout cas, Eric Coquine...
38:58Je ne suis pas sûr qu'elle sache grand-chose, madame Panot.
39:00Elle ne savait pas placer, je crois, la bande de gaz.
39:04Oui, c'est vrai.
39:05Si je peux dire...
39:05Du Jourdain ?
39:06Terminé.
39:07Vous avez terminé ?
39:07Non, non, c'est William qui part.
39:08Gilles William.
39:09D'ailleurs, c'est pour ça qu'elle ne vient pas ici.
39:12Parce que si elle venait ici, elle serait en difficulté,
39:14parce qu'on lui poserait tout simplement des questions.
39:15D'abord, M. Lecornu aurait dû être beaucoup plus net.
39:19Il aurait dû dire que le parti de Madame Panot était un parti antisémite,
39:24un parti anti-blanc et un parti anti-français.
39:27Il ne l'a pas dit comme ça.
39:29Et deuxièmement, la réalité, c'est que M. Lecornu s'est prêté
39:34à l'escroquerie intellectuelle dont nous avons été victimes depuis une semaine.
39:39Et comme dans toute escroquerie intellectuelle,
39:41c'est l'avocat qui vous le dit, il y a toujours un mensonge.
39:43Le mensonge, on sait très bien sur quoi il a porté.
39:47Et le pire et peut-être le plus impardonnable de tout pour moi,
39:51c'est que non seulement ça, mais qu'il y a quelques jours,
39:53il essaie de se refaire un petit peu une vertu.
39:55Il a même dit que lorsqu'une plainte serait diligentée, je ne sais pas quand,
40:00le gouvernement ou le préfet se constituerait parti civil.
40:05Moi, ça fait deux ans et presque demi que j'attends dans les plaintes
40:11que j'ai diligentées contre les antisémites députés de la France insoumise
40:16que le gouvernement se constitue parti civil.
40:20J'attends encore et je peux vous dire que j'attendrai longtemps.
40:23Donc, pardon, mais M. Lecornu, il manque de crédibilité.
40:27M. Nunez avait parlé de propos ignobles, ce qui est effectivement inadapté.
40:34Les allusions.
40:35Pareil, il a rétropédalé le lendemain.
40:36Oui, il a dit les allusions.
40:37Le lendemain, par allusions, exactement.
40:40Véronique Jacquier.
40:41Oui, deux choses, Mathilde Panot parle de dizaines de milliers de manifestants.
40:46Il y avait 6 000 personnes.
40:47Ils étaient 6 000.
40:49Deuxièmement, il y a des propos qui ont été tenus, notamment contre la police.
40:52Mais on en a beaucoup parlé hier.
40:54Voilà.
40:55Mais d'accord, on attend toujours que Laurent Nunez réagisse.
40:57Mais Laurent Nunez a dit à la Grande Mosquée
41:01qu'Emmanuel Macron était attaché à développer l'islam en France.
41:05On attend toujours que Laurent Nunez nous éclaire parce qu'on n'était pas au courant, en fait, de ce
41:11propos.
41:11Et on attend toujours une réaction de l'Elysée.
41:14Et on attend toujours que M. Nunez soit interrogé sur ce sujet.
41:17Il ne le sera pas.
41:19Gautier Lebrecht est là et il va pouvoir arriver dans une seconde.
41:22Il nous reste une dizaine de minutes, peut-être pour écouter un échange entre Benjamin Lucas et Aurore Berger.
41:30Benjamin Lucas de Europe Ecologie Les Verts, effectivement, qui s'en est pris aussi à CNews.
41:35Tous ces gens...
41:36Mais bien sûr !
41:37Mais, écoutez, qui ne s'en prend pas à CNews aujourd'hui ?
41:43Et c'est ça qui est intéressant.
41:46Moi, je trouve ça très bien, au fond.
41:48Beaucoup de Français.
41:49Mais je vais vous dire...
41:50Beaucoup d'auditeurs.
41:51À part...
41:52Gérard Armanin.
41:54Beaucoup d'ennemis.
41:55La majorité des Français.
41:56Mais bien sûr, je trouve ça très bien.
41:58Ça montre précisément le...
42:01Comment dire...
42:02J'allais dire...
42:03Combien nous disons des choses qui sont justes.
42:05Puisque tous ces gens souhaitent extrême-centre, je vous ai dit extrême-centre et extrême-gauche,
42:11ont un objectif commun de nous empêcher de parler.
42:15Extrême-centre, parce que nous soulignons effectivement bien souvent le bilan d'Emmanuel Macron.
42:20Et extrême-gauche, parce que nous soulignons l'antisémitisme du parti LFI.
42:26Écoutez, je...
42:27Voilà, ils sont dans leur rôle.
42:28La droite est un peu timide.
42:29Mais...
42:29Mais la droite n'a jamais participé au combat culturel.
42:32Donc, c'est d'ailleurs pour ça qu'on en est là.
42:35De toute manière.
42:36Très vrai ça.
42:37Voilà.
42:37Ça fait 40 ans.
42:3840 ans.
42:39Ça fait 40 ans que la droite est sur cette position-là.
42:42Ils sont aux abonnés absents.
42:44Sauf M. Copé qui viendra nous voir pour son livre sur les populistes.
42:48Et qu'on...
42:48Ah, il vient ?
42:49Bien sûr.
42:51Jean-François Copé, il a quelque chose de très agréable.
42:53C'est qu'il refuse jamais le débat.
42:56C'est pour ça que je l'ai un petit peu taquiné tout à l'heure.
42:58Parce qu'il ne refuse jamais le débat.
43:00Ce qui est vraiment agréable d'ailleurs.
43:01On peut échanger avec lui.
43:03Il est, de ce point de vue, à l'ancienne.
43:05Et vous avez Xavier Bertrand qui vient aussi ou pas ?
43:07Xavier Bertrand...
43:08Il n'a pas écrit de livre.
43:09Il n'a pas écrit de livre.
43:11Il n'a pas écrit de livre, Xavier Bertrand.
43:12Il a écrit un livre.
43:13Il a écrit un livre.
43:14Il a écrit un livre.
43:14Vous devriez l'inviter.
43:15Vous ne l'a peut-être pas envoyé dédicacer.
43:16Comme un temps plein pour la présidentielle.
43:18C'est une obsession.
43:18Comme disait Jacques Chirac à Michel Feffille.
43:21Je n'ai pas envoyé les crayons de couleur sur celui-là.
43:24C'est pour ça que je ne l'ai pas reçu sans doute.
43:28Mais peut-être, je ne désespère pas qu'il me l'envoie.
43:31Il est 20h55 et nous écoutons donc cet échange.
43:35Samedi, à Saint-Denis, il y avait des milliers de citoyennes et de citoyens pour un sursaut contre le racisme.
43:40Des parlementaires.
43:42Des élus locaux, insoumis, socialistes, écologistes, communistes, de générations de l'après et tant d'autres à gauche.
43:47Mais il n'y avait ni vous, Monsieur le Premier ministre.
43:49Ni Monsieur Nunez, ministre de l'Intérieur censé assurer la protection des élus de Balibagayoko et des autres.
43:55Ni Madame Gattel, la ministre responsable des collectivités locales.
43:59Ni Madame Berger, la ministre chargée de la lutte contre les discriminations.
44:02Ni aucun de vous, mesdames et messieurs les membres du gouvernement.
44:05Si vous n'étiez pas là samedi, en réalité, c'est parce que vous avez votre part de complicité dans
44:11cette situation.
44:12Avec votre loi immigration qui a repris les thèmes et les termes portés par la famille Le Pen.
44:17Monsieur le Premier ministre, vous devriez avoir honte.
44:19Ceux qui doivent avoir honte et les seuls qui doivent avoir honte,
44:22ce sont ceux qui dans notre pays continuent à considérer le racisme, l'antisémitisme ou les discriminations comme étant légitimes.
44:28Eux se couvrent de honte.
44:30En revanche, ici, au sein du gouvernement,
44:33personne, jamais, ne s'est rendu ou ne se rendra complice d'une quelconque manière
44:39avec le racisme, avec l'antisémitisme ou avec les discriminations
44:42pour une raison simple qui a été rappelée par Monsieur le Premier ministre.
44:45C'est que nous croyons à la République.
44:47Nous croyons à l'universalisme républicain.
44:49Et quand nous sommes des universalistes, nous ne trions pas, nous ne hiérarchisons pas.
44:54Il n'y a pas un racisme qui serait plus grave que l'autre.
44:57Quand des historiens viendront à dater l'expression « née avant la honte »,
44:59ils pourront dater les dix ans de macronisme.
45:01Vous venez d'en apporter la démonstration.
45:03Madame la Ministre.
45:08La honte, ce sont ceux qui servent de marche-pied à l'extrême droite.
45:11Et c'est exactement ce que vous êtes en train de faire.
45:14Bon, alors je vous confirme effectivement que Xavier Bertrand a écrit un livre,
45:17puisqu'on me l'envoie à l'instant, ça s'appelle « Rien n'est jamais écrit ».
45:20Ce qui est un drôle de titre d'ailleurs, « Rien n'est jamais écrit ».
45:22Je ne sais pas s'il parle de son propre livre ou pas,
45:25ce qu'il y a à lire dedans, mais « Rien n'est jamais écrit ».
45:27Il parle de l'avenir politique de la droite.
45:29Vous l'avez lu, je suppose.
45:31Non, mais je précise.
45:33Oui, nous le résumé rapidement.
45:35Il y a un chemin.
45:37Oui, « Rien n'est jamais écrit »
45:39et qui annoncera sa candidature au Parti Socialiste.
45:42Ah, mais enfin…
45:43Mais évidemment qu'il a le droit.
45:44C'est légitime.
45:45Mais Xavier Bertrand a tous les droits.
45:48Bien sûr.
45:49Mais je ne suis pas sûr qu'il soit représentatif des LR
45:53ou des gens qui sont de cette sensibilité.
45:56Il a le droit d'être au PS.
45:59Évidemment, mais il me semble.
46:04Et je peux me tromper.
46:05Vous n'allez pas parler à sa place.
46:05Comment ?
46:06Vous ne pouvez pas parler à sa place.
46:07Je ne parle pas à sa place.
46:08Nous n'en plus d'ailleurs.
46:08Je parle à la place des militants.
46:10D'ailleurs, c'est M. Retailleau.
46:12M. Retailleau avait été élu assez largement.
46:15Il me semble qu'il représente globalement mieux cette famille-là.
46:18Végitime, il a été élu à 75 %.
46:20Voilà.
46:20Végitime.
46:21Voilà, c'est tout.
46:22J'ai vu tout cela.
46:23Il y a quand même des sensibilités au sein des LR.
46:25Oui.
46:26Il y a plus de sensibilité.
46:28Il y a des caporalistes, quoi.
46:29Il y a des gens qui s'expriment.
46:31Oui.
46:31Qui ont des sensibilités, des affinités.
46:33Bien sûr.
46:34Sincèrement, je l'ai beaucoup suivi quand je faisais journaliste politique.
46:39En fait, il n'est pas de gauche Xavier Bertrand.
46:41Il est même assez à droite en réalité.
46:42Bien sûr.
46:42C'est juste qu'il est élu dans le Nord contre le Rassemblement National à chaque fois.
46:45Donc, il a besoin des électeurs de gauche qui votent pour lui au second tour.
46:49Sinon, il n'est plus président de région.
46:50C'est ça qui se passe à chaque fois.
46:51C'est vrai qu'on venait qu'il est sorti des LR.
46:54Il est revenu des LR.
46:55Il avait dit qu'il irait jusqu'au bout.
46:56C'est pas le seul.
46:57Oui, mais il y en a eu d'autres.
46:59C'est la fin du parti et de l'argent du parti pour faire campagne.
47:02Là, qu'est-ce qui va se passer d'ailleurs ?
47:03Il va y avoir une primaire LR, une primaire ouverte ?
47:07Honnêtement, je préfère me prononcer sur la suite de la guerre en Iran.
47:09C'est beaucoup plus simple.
47:11Bien sûr.
47:12Par contre, il y a une réunion qui a été annoncée entre Edouard Philippe et Gabriel Attal.
47:15Oui.
47:15À la rentrée pour se mettre d'accord.
47:16Parce que Gabriel Attal et Edouard Philippe pourraient être ensemble, vous le pensez ?
47:22Ils vont essayer, ils vont négocier avec le Modem et l'UDI aussi qui sont invités à la table.
47:27Et vous pensez que de Gérald Darmanin, David Lissnard, pourquoi pas Xavier Bertrand, Valérie Pécresse…
47:36Non, non.
47:36L'LR n'est pas conviée à la Réunion.
47:38C'est Horizon, Renaissance, UDI, Modem.
47:40Là, il y aura un schisme.
47:42Il y aura un schisme au sein des LR sans doute.
47:44Parce qu'on peut imaginer que pourquoi pas Mme Pécresse, M. Bertrand aille effectivement avec Edouard Philippe
47:51et que de l'autre côté, Lissnard, Retailleau, Bellamy…
47:55David Lissnard, visiblement, il ne veut pas aller avec Retailleau.
47:56Il vient de quitter les Républicains.
47:57Oui.
47:59Ne compliquez pas tout.
48:00C'est vrai.
48:02Il y a quand même plus de points communs entre Lissnard et M. Retailleau que entre Valérie…
48:08C'est certain.
48:09Voilà, c'est tout ce que je voulais dire.
48:10Bon, ce soir, on va prendre la parole.
48:13On va continuer le débat que vous avez commencé sur cette fameuse Nouvelle-France.
48:17On a voulu s'intéresser à la Nouvelle-France.
48:19Qu'est-ce qui se cache derrière ce concept de Nouvelle-France ?
48:22C'est donc une immersion dans les villes qui sont passées du côté de la France insoumise
48:26et notamment Saint-Denis qui est la ville qui a fait le plus parlé, plus que Roubaix même, de David
48:31Guiraud.
48:32Vous voulez qu'on voit un extrait ?
48:34C'est un documentaire sur l'Aïd à Saint-Denis ?
48:38C'est-à-dire qu'on a suivi le maire de Saint-Denis.
48:41C'est un documentaire sur la Nouvelle-France.
48:43Le maire de Saint-Denis avant l'élection ?
48:45Non, il est élu à ce moment-là.
48:46Il a été élu dès le premier tour, je vous rappelle.
48:48Et ensuite, il y a la fin du Ramadan qui est célébrée dans sa ville et il s'y rend.
48:52Et il s'y rend pour des raisons électorales également.
48:55Voyez ce premier extrait et puis après, il y aura le documentaire et puis j'imagine un débat.
49:01Et vous êtes là jusqu'à 2h du matin pour H-6.
49:07Après, c'est Michael Dorian qui sera là jusqu'à 2h du matin.
49:10Avec Vincent Herouet qui reste également jusqu'à...
49:14Il ne faut pas me le dire deux fois.
49:15Mais vous par contre, vous faites le créneau, on m'a dit 2h, 11h.
49:18Vous revenez à 2h du matin exceptionnellement.
49:20Exactement, exactement.
49:22Écoutez ce premier documentaire, ce premier extrait du documentaire que vous verrez à partir de 21h.
49:30À Saint-Denis, ce vendredi 20 mars,
49:36des milliers de musulmans se sont levés tôt pour célébrer l'Aïd El-Fitr,
49:40la fête marquant la fin du mois de Ramadan.
49:44Face à l'affluence, certaines mosquées ont rapidement atteint leur capacité maximale.
49:49Alors, comme chaque année, de nombreux fidèles se sont rassemblés à l'extérieur,
49:53notamment sur la pelouse du Stade de l'Aune, à deux pas du Stade de France.
49:57Une célébration en présence d'un invité de marque,
50:00Bali Bagayoko, le tout nouveau maire de Saint-Denis, éludé le premier tour.
50:09Le nouvel édile est venu à la rencontre de ses administrés de confession musulmane.
50:14Ça va être, dans un instant, avoir une plongée dans cette nouvelle France.
50:22Il faut rappeler que la France existait avant nous, qu'elle existera après,
50:26et que nous sommes de passage, bien sûr,
50:30et que ce concept de nouvelle France n'existe pas.
50:34Mais en revanche, il y a des nouveaux Français.
50:35Elle existera après, pour autant qu'on se batte.
50:38Je suis désolé.
50:39Mais la France, elle existe.
50:40Ce que je veux dire, elle est millénaire, la France, les camarades.
50:43Mais il y a des nouveaux Français.
50:44Elle a existé avant vous, nous.
50:45La France, elle existera après nous.
50:47Elle restera, non ?
50:48Je ne vois pas ça comme ça.
50:50Pardonnez-moi de penser que, sans vouloir verser dans un pessimisme facile,
50:56je vous dis que si l'immigration n'est pas jugulée dans dix ans,
51:00la France sera un grand Saint-Denis.
51:02Alors, vous appellerez peut-être ça la France,
51:05mais j'aurai du mal à y rester, d'ailleurs.
51:07Eh bien, c'est sur cette note optimiste que nous allons nous séparer.
51:10Laurent Pratt était avec nous à la réalisation.
51:13Merci à Jules, qui était à La Vision.
51:15Guillaume Marceau était au son.
51:17On participait à l'émission.
51:18Benjamin Naud, Lucas Busutil et Tess, la fêteur.
51:22On a une pensée pour Marine Lançon, ce soir.
51:26Marine qui ne sera pas là demain matin,
51:27mais on pense évidemment beaucoup à elle en cette soirée particulière
51:32pour elle et pour sa famille.
51:34Et puis tout de suite, ce long pharma intitulé
51:36Bienvenue dans la Nouvelle France de Elle et Fille,
51:39suivi d'un débat animé par Gauthier Lebret.
51:41C'est maintenant.
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