- il y a 6 semaines
- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous, Véronique, Jacquier, Pierre Lelouch, Gilles-Louis-Lemme, Goldadel, Geoffroy Lejeune et Johan Ouzahid.
00:06Il y a deux secondes, vous entendiez ce qu'on disait sur la mort de Loana.
00:12Et c'est vrai que cette mort a été commentée toute la journée.
00:15C'est intéressant d'ailleurs de voir le nombre de commentaires qu'il y a pu y avoir.
00:18Et puis un mystère sur les conditions de la mort.
00:21Je vous propose d'écouter le point sur l'enquête avec Célia Barotte.
00:26Dans un communiqué, le parquet de Nice a indiqué que c'est un voisin de Loana inquiet de ne plus
00:32la voir depuis plusieurs jours qui a contacté les pompiers.
00:34Les secours sont entrés dans l'appartement de Loana en passant par une fenêtre car la porte était verrouillée de
00:40l'intérieur.
00:41Sur place, ils ont découvert le corps inanimé de Loana mais aussi celui d'un chien.
00:46Les premières constatations confirment un décès remontant à plusieurs jours.
00:50Le parquet a détaillé, je cite, que la présence d'une plaie à l'arrière du crâne et d'équimose
00:55en région lombaire permettait d'envisager que le décès puisse être lié à une chute en arrière.
01:00Le corps de Loana a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et son appartement
01:06a été placé sous Célia.
01:07Des analyses toxicologiques et anatomopathologiques ont été ordonnées.
01:12Enfin, à ce stade des investigations, aucun élément permet d'envisager l'intervention d'une autre personne en lien avec
01:19le décès de Loana.
01:20Écoutez ce que disait Benjamin Costeldi, son ami, c'était hier sur l'antenne de Cyril Hanouna.
01:26Ça a été une aventure incroyable et moi j'ai réussi ma carrière parce que j'ai fait cette émission
01:32et il y avait cette femme incroyable et qu'on est passé au-delà.
01:38On a eu un phénomène, le devoir est fin, mais on n'a pas bougé ni les uns ni les
01:43autres.
01:43Alors ça ne sert à rien de dire qu'on a eu tort, mais c'est la violence de ce
01:49monde.
01:50Je suis très triste, franchement, je suis très triste.
01:53Je vous le dis, je parlerai qu'à toi, Cyril, parce que j'ai eu plein de demandes, je n
01:58'ai pas envie de faire le croquement de plateau parce que ça ne sert à rien.
02:01C'est trop tard, mais c'est une page qui se tourne, c'est des souvenirs, c'est des appels
02:10au secours qu'on n'a pas entendus.
02:13Et encore, grâce à l'époque à C8, on a pu célébrer les 20 ans du Loft ensemble.
02:20Mais bon, ça ne sert à rien de pleurer maintenant.
02:23Moi, je ne me sens pas responsable parce qu'on n'est pas responsable.
02:27Je ne sais pas comment expliquer, c'est tragique.
02:32Je ne vous imagine pas, il y a 25 ans, Véronique, devant votre télé, suspendue à ce programme
02:40et sous l'emprise d'une addiction de regarder comme un voyeur ce programme que beaucoup regardaient.
02:47Non, pas du tout, effectivement.
02:49Moi, je n'étais pas une accro de la télé-réalité.
02:52J'ai même toujours dénoncé ce type de programme.
02:56Déjà parce que ce qui était dans cet appartement avec Loana ressemblait un petit peu à des rats de laboratoire.
03:03Et puis derrière, il y avait des personnes qui se faisaient de l'argent, beaucoup d'argent.
03:07Donc il y avait aussi une forme de cynisme, déjà dans l'exploitation des êtres humains.
03:12Alors à l'époque, on n'avait pas le droit de le dire, on n'avait pas le droit de
03:14critiquer.
03:1525 ans après, on est capable d'en tirer un bilan, c'est-à-dire de dire que malheureusement,
03:22il y a une forme de sacralité dans l'air du vide.
03:26C'est-à-dire que c'est devenu quelque chose qui fait qu'on a droit de vie et de
03:31mort sur les gens.
03:32Et on voit effectivement que tous ceux qui ont vécu ce tempo de la télé-réalité
03:38n'en ont pas tiré ni une véritable gloire, ni un véritable bonheur et surtout pas un équilibre.
03:46C'est intéressant ce que dit Véronique.
03:48Il y a eu beaucoup de témoignages aujourd'hui très différents.
03:51parce qu'on peut aussi considérer que c'est une façon d'accéder à un certain milieu
04:00et grâce à cette accélération de notoriété, de pouvoir faire ensuite d'autres choses.
04:06Et certains se sont merveilleusement servis de la télé-réalité.
04:09Je pense à Julien Doré, par exemple.
04:11C'est différent, attendez.
04:13C'était sur La Nouvelle Star et puis qui en a fait quelque chose.
04:17C'est très différent.
04:20Oui, vous avez raison, c'est différent.
04:22La télé-réalité dans l'absolu, pourquoi pas, quand c'est pour mettre en avant un talent, etc.
04:25Là, ce n'était pas le cas.
04:26Je suis 100% d'accord avec Véronique.
04:28Mais je ne ferais pas le procès de la télé-réalité.
04:31C'est la célébrité qui est en question.
04:32En l'occurrence, c'est une télé-réalité complètement dénuée de sens
04:34et c'est la célébrité pour la célébrité.
04:37Donc, en fait, pardon, mais c'est sordide ce qu'on est en train de vivre et de commenter.
04:42C'est dramatique.
04:43Et quand Benjamin Castel dit, je ne l'en veux pas du tout.
04:45En plus, il présentait l'émission, ce n'est pas pareil.
04:47Mais les gens qui ont eu l'idée de ce concept, qui l'ont mis en scène,
04:51qui ont vu ce que ça devenait, il y a eu une très bonne série qui a été faite là
04:53-dessus.
04:54L'ampleur que ça prenait ne pouvait pas ignorer que ça allait mal terminer.
04:59En tout cas, que ça pouvait mal terminer.
05:01Loana, je suis désolé, il n'y a pas très longtemps, il y a un an,
05:04on a commenté, rappelez-vous, l'affaire de Jean Portmanoff
05:08qui mettait en scène des sévices, etc., qui se faisait battre et puis qui est mort.
05:13Pardon, mais j'ai l'impression que la vie de Loana, c'est la même chose,
05:15sauf que ça a duré 25 ans et elle a duré 3 jours.
05:17La vie, je ne sais pas, mais la mort, je vous appelais hier à une grande prudence,
05:22je ne suis pas sûr que son décès soit lié à la manière dont elle a vécu.
05:27Bon, c'est tout, j'appelle moi la prudence, on ne sait pas exactement pourquoi elle est morte,
05:32donc ça me gêne qu'on fasse le lien avec sa vie.
05:36Elle a été malopiée, écoutez...
05:38Non mais c'est sûr, et puis d'autre part, dans notre période médiatique,
05:43la célébrité est un capital, la célébrité médiatique est un capital en soi.
05:49Si vous êtes célèbre, vous pouvez ensuite l'utiliser, c'est le propre des influenceurs.
05:54C'est comme ça, c'est ainsi, il ne vous a pas échappé que nous vivions en période médiatique, c
05:58'est tout.
05:58Donc j'ai du mal à porter un jugement de valeur dans le monde qui est le nôtre.
06:03Écoutez ce qu'elle disait, la baguette magique qu'a constitué le loft pour elle.
06:08L'off story a complètement changé ma vie.
06:09J'étais une jeune fille de 23 ans, la télé-réalité n'existait pas encore à l'époque.
06:15Et quand je suis montée, j'étais juste dans l'espoir de rencontrer des gens, de faire une expérience.
06:20Ça a été ma baguette magique, j'étais un petit peu cendrillon, on va dire.
06:23Et ma bonne fée, ça a été le loft.
06:26On était sur l'antenne d'Europe 1 tout à l'heure avec Tony Gomez,
06:29qui était une personnalité de la nuit parisienne et puis qui fréquente les célébrités depuis toujours
06:35et qui connaissait notamment Loana lorsqu'elle est sortie précisément du loft,
06:40lorsqu'elle allait dans un endroit qu'il dirigeait à l'époque qui s'appelait le Queen.
06:44Écoutez ce qu'il nous disait tout à l'heure sur Europe 1.
06:46Quand on parle de notoriété, de la préparer, c'était impossible de les préparer.
06:52Et c'est là où c'est fou, c'est que maintenant, quand on fait de la télé-réalité,
06:56les gens savent qu'il y a les caméras et qu'il y a des gens qui vont regarder.
06:59Là dans le loft, la scène de la piscine, on est le bon exemple, ils avaient oublié les caméras.
07:04C'était pas exhibitionniste la piscine, c'était simplement, on vit un moment entre nous
07:09et on oublie qu'on nous regarde.
07:10Et Loana, elle, elle a vécu ça de plein fouet.
07:14Mais quand vous dites qu'il faut être en béton armé,
07:17moi je trouve qu'il y a un parallèle qui est intéressant et que peu de personnes ont relevé,
07:20c'est qu'il y avait Lord Delattre également, qui était dans le loft,
07:24une jeune fille charmante qui symbolisait, parce que c'est quand même un peu un jeu de rôle.
07:30Il y avait des personnages, parce qu'il y a une storytelling qui est incroyable dans le loft.
07:35Et donc on a eu quand même deux personnes qui ont vécu la même expérience
07:40et il n'y a pas eu le même résultat.
07:42Lord Delattre a compris que cette célébrité, elle était passagère.
07:49C'était un bon moment que ça devait s'arrêter là,
07:51alors que Loana, elle a voulu continuer derrière.
07:54Malheureusement, elle est tombée dans ces pièges
07:56où on devient de plus en plus délirant pour faire le feu de l'actualité.
08:02Elle est obligée de faire, j'ai presque envie de dire n'importe quoi,
08:05pour que les gens s'intéressent à elle.
08:07Alors c'est vrai que le rapport, vous parlez à la notoriété dans le temps,
08:10c'était l'excellence qui déclenchait la célébrité.
08:13Et maintenant, la célébrité est synonyme d'excellence.
08:17Donc le rapport a changé, mais dans le temps, effectivement, il y avait un chemin.
08:20Vous écriviez un livre, vous faisiez un exploit sportif, que sais-je,
08:24vous étiez un grand avocat et vous deveniez à ce moment-là célèbre.
08:28Aujourd'hui, il y a un versier.
08:31Ce qui fait que vous aviez le temps de vous préparer à la célébrité.
08:34Je pense que ça doit se préparer.
08:35Quand ça vous tombe comme ça dessus du jour au lendemain, je pense que c'est affreux.
08:39Devenir célèbre comme ça en l'espace de quelques heures connues de tous, de 100% des Français,
08:43je pense qu'il n'y a rien de plus horrible que ça dans la vie.
08:46Quand on ne s'y est pas préparé, j'entends.
08:48Et c'est pourtant, convenez-en, un vœu de nombreux jeunes, aujourd'hui, qui ont envie de ce graal-là.
08:57Et ils le disent.
08:58Toute l'expérience d'Hollywood a été la même.
09:01Oui, c'est ce que j'allais vous dire.
09:02Évidemment.
09:03Parce que ce qu'on dit de Loana, on peut le dire parfois des actrices qui ont été parfois prises
09:08et jetées par des metteurs en scène après un film.
09:10C'est pour ça que je ne partage pas tout à fait l'avis de Véronique.
09:14Non, mais on n'est pas toujours préparé à la célébrité.
09:18Moi, je crois qu'il n'y a pas de chemin miracle.
09:19Il n'y a pas de... Personne n'est préparé.
09:21Non, mais en revanche...
09:22Personne n'est préparé à rien, en fait.
09:25Pardonnez-moi.
09:26Vous n'êtes préparé ni à la maladie, ni à la notoriété, ni à gagner de l'argent, ni à
09:30en perte.
09:31Vous n'êtes préparé à rien.
09:32On est d'accord.
09:33Par définition.
09:34Vous pouvez avoir un cadre d'éducation.
09:36Ce qui fait la différence, c'est la charpente intérieure.
09:38Ben voilà.
09:39Voilà.
09:39Donc, est-ce qu'on ne vous dit pas ?
09:41Loana, malheureusement, avait vécu des violences familiales enfant.
09:46Voilà, c'était...
09:47Vous n'êtes pas préparé à être attaqué dans la rue.
09:49C'était des violences plus tard conjugales.
09:52Enfin, c'était...
09:53Voilà.
09:53Elle a quand même été très, très éprouvée.
09:55Bon, en revanche...
09:56Et c'est pour ça que Tony Gomes, c'est intéressant ce qu'il dit, le parallèle qu'il fait
09:59entre l'or et l'âtre.
10:00Et ben voilà.
10:01C'est qu'il y a effectivement des cadres qui te permettent de mieux répondre à tout ce qui t
10:06'arrivera dans la vie.
10:07Et parfois, t'es plutôt des...
10:10Mais même ça, il y a des gens qui n'ont pas ces cadres-là et qui sont des résilients
10:13et qui réagissent comme vous n'auriez jamais imaginé.
10:15Il y a le choix de son entourage, quand même, qui joue beaucoup.
10:18Les amis qu'on choisit, les personnes dont on s'entoure, ça compte énormément.
10:21Vous avez raison.
10:22C'est essentiel, même.
10:24Mais la règle, c'est qu'il n'y a pas de règle.
10:27Quand vous voyez les chemins des uns et des autres, la règle, c'est qu'il n'y a pas
10:30de règle.
10:31Bien souvent.
10:31Alors, quand même, on peut, à grands traits...
10:34C'est vrai que si t'es bien cadré, qu'un enfant est bien cadré, il est mieux armé, sans
10:38doute, pour affronter la vie.
10:40Sans doute.
10:40Mais les résilients, ça existe aussi.
10:44Écoutons quand elle dit « J'étais un objet ».
10:50J'étais un passe.
10:51Ce qui veut dire que quand on allait en boîte de nuit, il rentrait gratuitement.
10:55Quand il voulait partir en voyage, on avait des réduques.
10:59Je deviens, en fait, un passe droit pour beaucoup de choses.
11:02Mais je ne suis plus un être humain.
11:05On aime bien s'afficher à côté de moi parce qu'on sait qu'on va être dans les journaux.
11:09On aime bien sortir avec moi en boîte de nuit parce qu'on sait qu'on va avoir des goûters
11:13gratuites.
11:13On aime bien aller au restaurant avec moi parce qu'on va avoir des repas gratuits.
11:17Mais en fait, les gens, ils n'aiment pas être avec Loana.
11:20Je ne deviens plus qu'un objet.
11:23Et on peut avoir évidemment une pensée pour elle, pour sa fille qui a 25 ans.
11:28Et puis sa mère qui a...
11:30C'est terrible, sa mère.
11:31Il faut que je tienne pour elle, a-t-elle dit à Paris Match.
11:34Ce sont les premiers mots de Violette Petrucciani depuis hier soir que Laurent m'a prévenu.
11:39Laurent Amar, c'était un ami.
11:40J'ai du mal à atterrir.
11:42Mais il ne faut pas que je craque.
11:43Il faut que je tienne pour elle.
11:44Je n'ai toujours pas réalisé à prendre le décès de sa fille comme ça.
11:47Puis en regardant la télé pour le confirmer, c'est très difficile.
11:51Je l'avais au téléphone tous les jours jusqu'en décembre dernier.
11:54C'est-à-dire qu'elles ne se sont plus appelées depuis décembre.
11:56La dernière fois qu'on s'est parlé, c'était il y a environ un mois.
12:00Un de ses meilleurs amis a dit qu'elle n'avait plus de téléphone et plus d'argent.
12:03Elle allait très mal.
12:04Le meilleur ami de Loana s'est confié.
12:06Il s'appelle M. Amar.
12:08Et il raconte effectivement qu'il a tenté de venir régulièrement la voir.
12:15Et qu'elle ne répondait plus.
12:17Elle n'avait plus d'argent pour acheter un téléphone.
12:21Et lorsqu'il frappait à la porte, elle ne répondait pas.
12:24Cela fait des mois qu'elle ne donnait plus de nouvelles.
12:26La dernière fois que je l'ai eue, elle m'avait appelé en catastrophe avec le téléphone du kebab en
12:30bas de chez elle
12:31pour me dire Laurent, ça va très mal, je n'ai plus de téléphone, je n'ai plus d'argent.
12:35Et puis, alors j'ai vu aussi qu'il y avait une sorte de procès qui était mis en ligne
12:40à Alexis et à La Roche-Joubert, qui était la productrice à l'époque.
12:44Évidemment que ce procès, il est injuste et qu'il n'a pas lieu d'être.
12:49Elle a pris la parole.
12:50Elle a dit d'ailleurs que l'appartement dans lequel est morte à Nice est celui qu'on lui loue
12:54depuis deux ou trois ans.
12:56Sinon, elle aurait été à la rue.
12:57La dernière fois que je l'ai eue au téléphone, c'était il y a environ deux mois.
13:00Je lui ai parlé longuement.
13:02Le vrai crime, disait Tony Gomez.
13:05Le vrai crime, écoutez-le.
13:08Pour moi, le vrai crime, c'est d'avoir fait croire que la célébrité pouvait remplir le frigo.
13:14On a oublié de dire aux gens qu'il n'y a que le travail qui remplit le frigo.
13:17Et là, on est dans un monde complètement irréel.
13:20Et les réseaux sociaux ont rebondi là-dessus.
13:23Les gens perdent un temps fou.
13:24Et la célébrité, ça ne remplit pas le frigo.
13:26C'est le boulot.
13:28Il y a Léon Marchand.
13:29Il y a beaucoup de témoignages qui arrivent.
13:31Parce que ce matin, je l'ai dit aussi, c'est assez drôle d'ailleurs.
13:34Tu parles de l'Iran.
13:36Les gens qui te connaissent, ils n'ont pas envie de forcément donner leur avis.
13:40Tu parles de l'Oana.
13:41Et je citais ce matin, il y avait plein de témoignages, d'intervenances.
13:45Des gens qui interviennent dans notre émission régulièrement.
13:48Et là, ça continue ce soir.
13:50Il y a quelqu'un qui dit que Léon Marchand a connu une gloire extrême,
13:52qui a fait rêver la France entière.
13:54Et ça ne l'a pas percuté.
13:56Et c'est la gloire de Léon Marchand, du jour au lendemain.
14:00Donc ça montre.
14:02Les sportifs, souvent, ils résistent.
14:04Oui, avant, Léon Marchand, enfin, il s'était entraîné pendant des heures, en des années.
14:09Oui, mais j'entends.
14:10Il a fait des efforts.
14:11Il a travaillé pour ça.
14:13J'entends ce que vous dites, Pierre Lelouch.
14:14Non, mais la différence, c'est exactement ça.
14:17C'est la célébrité qui se construit sur la base.
14:20Beaucoup de travail, beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail qui finit par un succès.
14:24Et puis, de l'autre côté, malheureusement, la vacuité.
14:27La vacuité est fondée sur une image où un souvenir de la piscine est maintenant dans le mental de tous
14:33les Français.
14:34Et puis, la célébrité est un amplificateur.
14:43C'est-à-dire que si vous allez mal, vous devenez soudainement très, très célèbre.
14:46Vous allez encore plus mal, c'est évident.
14:48Et manifestement, elle allait déjà mal avant d'être célèbre.
14:52Donc, ça n'a fait qu'accélérer les choses.
14:53Écoutez des tentatives de suicide dont elle parlait.
15:00Elle a eu, jamais elle a eu la grosse tête.
15:03Elle a toujours été la même.
15:04Elle a été pure.
15:06Elle a été accessible.
15:08Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi gentil avec autant de succès.
15:11Parce que ce que je reproche, c'est que c'est la réalité qu'a suivi derrière.
15:14Il y a eu une forme de condescendance, un peu de mépris de la part de certains que jamais n
15:20'a eu Loana.
15:21Vous avez compris que Tony Gomez évoquait sa nature, mais les tentatives de suicide.
15:25D'écouter ce passage.
15:27Mes tentatives de suicide, elles étaient au tout début.
15:29C'était pour attirer l'attention, ça c'est sûr.
15:32Mais les dernières, non, puisque comme ça n'attirait pas l'attention, j'avais envie d'en finir.
15:36J'ai fait deux arrêts cardiaques et trois comas.
15:38Franchement, ce n'est plus une étoile que j'ai.
15:40C'est souvent que je dis que j'ai une constellation.
15:42Mathieu Bocoté disait tout à l'heure que c'est un phénomène de société.
15:44C'est pour ça qu'on en parle.
15:46Certains ont beaucoup utilisé le mot star, notamment dans la jeune génération.
15:51Je ne suis pas sûr que ce soit le mot qui convienne.
15:53Mais en même temps, elle aura marqué son époque.
15:56Il y a des frontières invisibles entre ceux qui disparaissent ou pas.
16:01Par exemple, Emmanuel Macron n'a pas fait un tweet ou n'a pas rendu hommage.
16:07Je pense que c'est la différence entre une personne qui marque, par exemple, la société française,
16:13un grand artiste qui, effectivement, a produit sans doute des choses.
16:18Et puis, une étoile filante ou une jeune femme qui est une victime, peut-être aussi, d'un système.
16:25Je ne vois pas bien ce qu'il pourrait dire, mais je suis d'accord.
16:27Non, mais je suis d'accord.
16:27Je trouvais que c'était intéressant.
16:29Je trouve normal, si j'ose dire, qu'il ne l'ait pas fait.
16:32C'est même le contraire qui serait surprenant.
16:35Mais c'est un indicateur aussi de valeur.
16:39Je suis d'accord avec vous.
16:40Mais il n'y a pas grand-chose à dire, si ce n'est que vous avez utilisé le mot.
16:42Je pense que vous avez raison.
16:43C'est vraiment une victime.
16:44C'est-à-dire qu'on analysera souvent les dérives de notre époque,
16:47avec l'instantanéité, la notoriété, en effet, les réseaux sociaux, etc.
16:52Elle, elle arrive avant les réseaux sociaux, mais elle est victime.
16:54Elle concentre tout ça.
16:55Et il y a le loft qui dure quelques semaines.
16:58Et puis après, quand elle est sortie du loft, en fait, elle y est restée.
17:00Elle est restée prisonnière de ça.
17:02Sa vie, ses tentatives de suicide, ses déboires amoureux, la drogue, etc.
17:06devient une chronique qui dure 25 ans et où tout le monde s'en donne à cœur joie
17:09avec un rôle de la presse people qui a été terrible pour elle.
17:12J'attire votre attention.
17:13Ce qui est intéressant, c'est qu'aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, ça devient un business.
17:19La célébrité, c'est un moyen de gagner de l'argent.
17:21Et ceux qui sont à Dubaï en savent quelque chose.
17:24Ils vendent du vent.
17:25Gilles William Goldnadel, pour terminer.
17:27Non, j'attire votre attention que ce sont les temps qui sont mauvais pour la jeunesse.
17:31Célèbre ou pas, le mal que fait dans la jeunesse la drogue est un mal massif.
17:38Que je pense, dont on ne prend pas la véritable mesure.
17:43Tout milieu confondu.
17:45Je pense que vous avez raison, effectivement.
17:47Ce qu'on appelle la marée blanche, on a le sentiment qu'on en parle quand même beaucoup.
17:51Mais c'est vrai que la démocratisation, notamment de la cocaïne,
17:56qu'aujourd'hui, on accède facilement et peu chèrement.
18:00Ils en sont en prendre le protocyde d'azote ou n'importe quoi.
18:03Oui, je suis d'accord avec vous.
18:05Bon, on va essayer quand même de garder l'espoir.
18:08Il est 20h25.
18:09On va marquer une pause.
18:10Et on va revenir en évoquant Emmanuel Macron qui a réagi sur ce qui s'est passé dimanche dans les
18:16mairies.
18:16Vous avez vu, c'est sorti sur les réseaux sociaux dimanche.
18:20Nous sommes d'accord.
18:22Lundi, ça a un peu infusé sur les réseaux sociaux, quoi, même beaucoup.
18:26Et nous avons commencé ces news.
18:28On a été les premiers, évidemment, à diffuser ces images.
18:33Légèrement, j'ai envie de dire lundi, parce qu'on était beaucoup sur les résultats à ce moment-là,
18:37ce qui était bien normal.
18:38Mardi, massivement.
18:40Mardi, massivement.
18:41Et chez Romain Desarbres, et dans notre émission de 9h.
18:44À partir de ce moment-là, tout le monde a suivi.
18:46C'est incroyable.
18:47Et les grands médias ont suivi.
18:49TF1, hier soir, a fait un sujet.
18:50C'était quand même le mercredi.
18:52France Télévisions a fait un sujet.
18:53Mais surtout, c'est-à-dire que si on ne diffuse pas, nous,
18:58c'est-à-dire que personne ne suit.
19:00Il y en a même 20 des histoires comme ça.
19:01Et s'il n'y a pas de réseaux sociaux, non plus aussi.
19:03Je comprends qu'ils veulent contrôler les réseaux sociaux.
19:05Bien sûr.
19:06On en parle dans une seconde.
19:09Bien sûr.
19:12Emmanuel Macron a donc réagi aux violences qu'ont subies certains élus
19:15sortant lors des résultats des élections municipales.
19:18Il l'a dit de manière...
19:19C'est rapporté par son entourage.
19:21Ça a été dit en Conseil des ministres.
19:24Il n'y a pas de sédition possible, a-t-il dit, dans les communes de la République ?
19:28La République est partout chez elle et l'État de droit s'applique partout, a-t-il aussi dit ?
19:33Mais tout ça, c'est toujours pareil.
19:34C'est un peu des vœux pieux.
19:36Souhaitons-le.
19:37Qu'il n'y ait pas de sédition.
19:39Ça manque surtout de précision.
19:42Oui.
19:43Entre nous soit dit.
19:44Sans vouloir dire l'humain.
19:45Mais vous avez raison.
19:46C'est-à-dire que les mots, une nouvelle fois, ne sont pas dits.
19:48Bien sûr.
19:49Ce n'est pas tombé n'importe où.
19:52Ce n'est pas la mairie du 16e.
19:53Non.
19:54Ce n'est pas elle qui a fait sédition.
19:56Non, mais le gouvernement a particulièrement dans son collimateur
19:58le nouveau maire de LFI de Seine, de Saint-Denis-Pierrefitte,
20:02Bali Bagayoko, dont le premier conseil municipal a été houlé samedi.
20:06C'est-à-dire qu'ils sont incapables de dire
20:08qu'il y a une lecture possible, ethnique, religieuse, identitaire, communautaire
20:13sur ce qui s'est passé dimanche.
20:16C'est ça qu'il faut qu'ils disent.
20:17De le dire comme ça.
20:18Bien sûr.
20:18Et c'est inadmissible.
20:19Bien sûr.
20:20Je peux vous dire que si c'est des maires RN qui avaient provoqué ça,
20:23ils auraient été beaucoup plus concrets.
20:24Oui.
20:25Je n'en doute pas un seul instant.
20:25Parce qu'ils sont sous la coupe de l'extrême-gauche.
20:28Pardon.
20:28Ils ont peur.
20:29Non, ce n'est pas ça.
20:30Non, non.
20:30Mais si, je vous assure, ils ont peur d'être taxés de racistes.
20:34Ils ont peur d'être définis comme étant d'extrême-droite.
20:37Alors ça, plus.
20:37Oui, voilà.
20:38C'est pour ça que je vous dis qu'ils sont sous la coupe de l'extrême-gauche.
20:40Mais ils ont peur des réactions dans le pays.
20:41Mais oui.
20:42Mais aussi parce qu'instantanément, l'extrême-gauche, et même la gauche,
20:46dira que c'est l'extrême-droite, que ce sont des racistes, que ce sont des fascistes.
20:50Et ils ont peur aussi faire le jeu d'eux.
20:53C'est le même monsieur.
20:55C'est quand même lui qui est à l'origine de ça.
20:57Qui est-ce qui a dit souk ?
20:58Oui.
20:59Qui est-ce qui a dit souk ?
21:00Qui a amené ses partis à l'Assemblée nationale ?
21:03Mais qui est à l'origine de tout ça ?
21:05Je pense qu'avec ou sans dissolution, il y avait la même chose.
21:08C'est un problème démographique.
21:09Mais il y a eu une accélération de l'effet de la bordalisation,
21:14de l'utilisation du phénomène ethnique depuis la dissolution.
21:19Alors, il va dire quoi ? C'est ma faute ? Il ne le dira pas.
21:22Il y a aussi une volonté de minorer le phénomène,
21:25parce qu'ils se disent que c'est 5 périls sur 36 000 communes.
21:29Mais bon, voilà, c'est un épiphénomène, ce n'est pas grand-chose.
21:33Et puis circuler, il n'y a rien à voir.
21:34Ça fait des années que ça dure.
21:35Il sait très bien que c'est un phénomène massif.
21:37Ce n'est pas un hasard s'il a eu peur de marcher contre l'antisémitisme,
21:41parce qu'il avait peur des banlieues.
21:42Et le pire, c'est qu'il l'a reconnu.
21:43On est d'accord, mais je pense que, voilà,
21:46on circonscrit quand même le problème à quelques communes.
21:49On n'a pas envie de voir plus l'âge.
21:51On ne le définit pas.
21:52On ne le définit pas, donc on ne le voit pas,
21:55donc ça n'existe pas.
21:56Il y aurait aujourd'hui un million et demi d'habitants en France,
22:02dont les maires sont effectivement afro-maghrébins.
22:08C'est aujourd'hui le risque, à partir du moment où on donne cette statistique,
22:13qu'il y ait une communautarisation du pays.
22:15C'est pourquoi je veux dire d'origine, bien sûr.
22:18Il faut souhaiter que ça n'existe pas.
22:20Mais effectivement, je peux vous citer toutes les villes.
22:23C'est à Melun, à Vaud-en-Velin, à Mézieux, à Dreux, à Goussinville,
22:28à Saint-Ouen-sur-Seine, à Bobigny, à Stain, à Trappes, à Vénitieux, à Saint-Denis, bien sûr.
22:35Effectivement, les maires sont d'origine.
22:38Oui, mais quand vous n'êtes pas, je pense, peut-être pas en Seine-Saint-Denis,
22:41je ne sais pas où c'est, M. Brunel, qui a traité de Tapette.
22:44À Grenoble.
22:45À Grenoble, voilà.
22:46Ils ont gagné sur Carignan.
22:49L'adjoint a traité de Tapette à un pauvre garçon.
22:53Vous avez entendu les associations LBT, LBGT protester ?
22:59Rien du tout.
23:00Il y a une sorte de...
23:01Ils manifestent ensemble dans les manifestations.
23:03Ils sont main dans la main avec la France insoumise, les assos LGBT.
23:06Ils sont avec les drapeaux palestiniens et la France insoumise dans les manifestations.
23:10C'est insensé.
23:10Donc évidemment qu'ils ne vont pas le dénoncer.
23:12Ils en sont les complices.
23:13Nous sommes en train de vivre la balkanisation du pays.
23:16La libanisation du pays.
23:18C'est ça qui se passe.
23:19Alors, le modérateur que je suis...
23:23Le mot est trop fort.
23:24Pourquoi ?
23:25La libanisation, ce n'est pas la libanisation du pays aujourd'hui.
23:30Mais il y a un risque possible si, notamment...
23:37Ça veut dire archipélisation, mais ça veut dire la même chose.
23:39C'est pas vrai.
23:40Oui, archipélisation, c'est pas la même chose.
23:41C'est plus...
23:42C'est l'argumentation.
24:36Écoutez...
24:37C'est l'argument de gâchis, forcément.
24:38C'est plusieurs années de travail pour essayer de rendre la vie plus douce aux habitants
24:43des quartiers gangrénés par les points stupes.
24:45Un travail acharné pour réduire les nuisances qui étaient dues au trafic de stupéfiants,
24:49des nuisances aussi bien de regroupements, des nuisances sonores, les cris des chouffes, etc.
24:53Est-ce qu'on aura le soutien de la municipalité ?
24:56C'est une grosse question qu'on se pose, forcément.
24:58Pour l'instant, on sait que plus d'intervention dans les quartiers,
25:01sauf, sur rappel, les réquisitions des administrés en appelant le CSU.
25:07C'est aussi plus de récupération de marchandises, pourtant récupérées par centaines de kilos,
25:14aussi bien sur les ventes sauvettes de cigarettes que sur les ventes sauvettes en provenance,
25:19caddie brochette, etc., qu'on pouvait retrouver sur la gare.
25:21L'intervention sans armement contre des vendeurs sauvettes n'hésite pas à se mettre des grands coups de couteau.
25:27Sans armement, je ne comprends pas.
25:28Je plains les collègues de la police nationale qui vont voir leur activité se multiplier
25:32avec le départ de dizaines de policiers municipaux.
25:36Forcément, ça va beaucoup jouer sur la sécurité de Saint-Denis.
25:41Il vient de dire qu'il n'a plus le droit d'aller dans les quartiers.
25:44Vous vous rendez compte ?
25:46Il y a des narcotrafiquants qui doivent se frotter les mains, sincèrement.
25:49Robert Renard dit que c'est le plus beau cadeau que vous pouvez faire aux crapules.
25:52Il ferait la fête si je décidais ça dans ma mairie.
25:56Vous ne pouvez pas envoyer les policiers les mains dans les poches dans certains endroits.
26:02Vous voulez un pays comme ça ?
26:03Ce sont des mœurs de voyous qui touchent un certain nombre de gens qui sont des élus.
26:07Il y a 160 agents armés en 2026 dans la police municipale de Saint-Denis.
26:12environ un agent pour 1 000 habitants qui sont joignables 24 heures sur 24.
26:17Donc, ça avait été mis en place.
26:23Encore une fois, le nombre...
26:24La vérité m'oblige à dire qu'il y a même des mairies de droite dans ce coin-là
26:30qui ont été obligées aussi de faire des compromis pour durer et pour survivre.
26:36C'est clair, on les connaît ?
26:38On les connaît, monsieur.
26:40Alors, la haine anti-flics avec Patrice Faure, on va en parler.
26:43Vous allez l'écouter.
26:45Il est préfet de police de Paris.
26:47Mais dans l'affaire Naël, la haine anti-flics,
26:50elle s'est parfois aussi exprimée au sommet de l'État.
26:55Avec condamnation immédiate.
26:56Avec des condamnations immédiates.
26:58Bon, alors...
26:59Le mot haine anti-flics que j'emploie est trop fort.
27:02Il n'est pas adapté.
27:03Oh, qu'on vous connaît.
27:04Il n'est pas adapté.
27:05De suite, on est pas loin.
27:06Mais en tout cas, il avait fortement choqué les policiers
27:10et il crée un certain climat.
27:12C'est clair.
27:13Disons-le.
27:14Écoutez ce que dit le préfet de police, Patrice Faure.
27:18Bien sûr.
27:19La haine anti-flics, elle est grandissante.
27:22Elle est extrêmement visible.
27:23Les images répétées sur l'ensemble des chaînes d'information
27:27en témoignent bien évidemment.
27:29Et ça, on ne peut pas dire que ça existait par le passé,
27:32dans des proportions aussi importantes.
27:34Forcément constater qu'il y a une détérioration.
27:37Alors, vous allez me dire que peut-être,
27:38c'est parce qu'il y a une réaction vive, pertinente et efficace
27:41des services de police
27:41qu'effectivement, on considère
27:44que les gens doivent hausser le ton, la voix et le verbe
27:50contre les forces de l'ordre.
27:52Je pense que c'est assez peu respectueux
27:53pour celles et ceux qui, au quotidien,
27:56interviennent justement pour la tranquillité publique.
28:01Il y a quand même une petite réaction au sommet de l'État
28:03sur la possibilité de virer des agents municipaux.
28:07Et vous avez David Amiel,
28:09qui est le ministre délégué au compte public,
28:11qui a dit, Saint-Denis,
28:12le maire ne doit pas écarter des agents
28:14pour des motifs politiques.
28:15Toute décision d'écarter un agent
28:17pour des motifs politiques serait entachée d'illégalité
28:19et pourrait être suspendu ou annulé par le juge administratif.
28:22Et de telles mobilités d'agents territoriaux
28:23pourraient relever du harcèlement moral,
28:25voire constituer de possibles infractions pénales
28:27en termes de discrimination.
28:28On a réagi assez vite quand même.
28:31Le ministre de l'Intérieur aussi a dit.
28:32Oui, on a réagi assez vite, Yoann Ouzahi.
28:35Il faut le dire au crédit.
28:37Là, c'est une réaction quand même très rapide.
28:39On est mercredi.
28:41Mais ça ne va rien changer.
28:42Jeudi.
28:42Non, mais moi, on est jeudi.
28:44Mais surtout, ça va changer quoi, effectivement ?
28:47C'est une prise de position quand même
28:48au plus haut niveau de l'État et des ministres.
28:50Oui, non, mais j'entends ce que vous dites.
28:51Mais on a des ministres qui, depuis mardi,
28:54parce qu'effectivement, on en parle depuis mardi,
28:55disent « c'est inacceptable ».
28:57Emmanuel Macron, qui se trouve à nouveau
28:59être dans le rôle de commentateur,
29:01parce qu'il ne prend pas de décision,
29:02il commente le président de la République.
29:03Alors, on a un commentateur à la tête de l'État.
29:07On a quelqu'un au ministère de l'Intérieur
29:08qui dit « c'est inacceptable »,
29:09mais qui ne prend pas de mesure.
29:11Bon, moi, je veux bien que vous trouviez que ça avance,
29:13mais je ne partage pas complètement votre avis.
29:14Je ne dis pas que ça avance,
29:15je dis qu'ils ont réagi vite.
29:16Oui, mais verbalement.
29:18Ils ont parlé vite.
29:20Ils ont parlé vite.
29:20Mais la responsabilité, la ministre de la Justice
29:22qui tolérait une manif interdite
29:26des Traoré en plein Covid,
29:28le ministre de l'Intérieur Castaner
29:30qui voulait mettre un genou à terre
29:31pour George Floyd.
29:33Ah non, oui, mais...
29:34Non, mais là, on est sur les agents municipaux.
29:36On n'est plus sur la police.
29:37Non, mais l'acceptation...
29:39C'est des policiers municipaux
29:40dont ils parlent, Amial.
29:42Ah non.
29:43Si, c'est une réaction à ça.
29:43Non, non, non, c'est sur les agents.
29:44Là, c'est sur tous les agents.
29:45Je pense que Bagayoko a dit...
29:47Oui, je pense que...
29:48Tous ceux qui ne sont pas d'accord.
29:49Bagayoko a dit...
29:49Oui, oui.
29:50Attention, il faudra que tous les agents
29:52soient au service de la politique
29:55et de ce qui a été décidé par...
29:57Mais de toute façon, non.
29:59Les dieux d'isirs.
30:00Pardon, j'insiste.
30:01C'est des policiers dont ils parlent
30:02parce que le maire,
30:04les services municipaux,
30:05de toute façon,
30:06impliquent la politique élu.
30:09Partout en France.
30:10Y compris à Saint-Denis.
30:12Donc, ce n'est pas eux le problème.
30:13Ce sont les policiers
30:14qui risquent de se rebeller
30:15sur la façon dont le maire
30:17entrevoit la sécurité dans sa ville.
30:19Oui, mais...
30:20Qu'il n'y ait pas d'obliguité.
30:21David Amiel,
30:22et Benjamin Nôme le confirme,
30:24il parle là des agents territoriaux
30:26de la municipalité
30:27que M. le maire a imaginé déplacer.
30:31On ne parle plus des policiers, là,
30:32sur cette intervention.
30:34Et d'ailleurs, lui,
30:35il est au compte public.
30:38Sauf erreur de notre part, bien sûr.
30:41Ça englobe le...
30:42Non, mais ce que Pierre veut dire, je crois,
30:43c'est que les déclarations
30:44elles-mêmes du maire,
30:45qui a dit pire que ça,
30:47en disant qu'il ne fallait pas être français
30:48ou que ce n'était pas la peine
30:49de forcer à part entière,
30:51la vérité m'oblige à vous dire
30:52que quand vous regardez
30:53la déclaration du maire lui-même,
30:56elle n'est pas très critiquable
30:58sur le plan juridique.
30:59Bon, écoutez ce qu'il y a à dire,
31:00en tout cas, M. Bagayoko,
31:01sur ceux qui auront le droit
31:03de vivre désormais à Saint-Denis
31:04et ceux qui auront peut-être
31:05moins le droit d'vivre.
31:07Tous celles et ceux
31:08qui sont venus sur Saint-Denis
31:09sont les bienvenus.
31:10À une condition,
31:11c'est qu'ils participent
31:12à la communauté de destin.
31:14C'est-à-dire respect
31:14à celles et ceux
31:15qui ont toujours été là,
31:16qui ne nous ont jamais manqué,
31:17qui ont fait l'identité
31:18de ce territoire
31:19et notre capacité
31:20à pouvoir accueillir
31:21les gens qui viennent
31:21parce que nous avons toujours
31:22été fidèles à l'histoire
31:24de cette ville
31:24qui est une ville
31:26héritière d'une vague
31:27successives d'immigration,
31:28les Bretons, les Orvéniens.
31:30Donc ça, c'est une réalité.
31:31Pour lui, les Bretons,
31:32c'est une vague d'immigration.
31:34C'est assez intéressant.
31:36Je ne nie pas ça.
31:37Je ne nie pas que la Bretagne
31:38ait été colonisée
31:39par l'État français.
31:44Après le mariage
31:45de Anne de Bretagne
31:46avec un roi de France,
31:47je ne le nie pas.
31:49Je peux entendre ça,
31:51mais c'est assez étrange.
31:52Il n'est pas impossible
31:53que les premiers Bretons
31:54qui arrivaient à Montparnasse
31:56il y a quelques centaines d'années
31:58aient regardé de travers.
31:59Je ne suis pas sûr
32:00qu'à quelques centaines d'années
32:01ils n'arrivaient pas à Montparnasse.
32:03Les Normands.
32:03Je ne veux pas me parler
32:05des Normands
32:06qu'on a très mal accueillis à Paris.
32:07Je suis pas sûr
32:08qu'il y a des centaines d'années,
32:09les Bretons arrivaient
32:10comme vous dites
32:10à Montparnasse
32:11des centaines d'années.
32:12Je ne crois pas
32:13que ça se passait comme ça.
32:16Ils se sont établis à Montparnasse.
32:18Et puis quand même,
32:19il y a tous ces rois de France
32:20enterrés là-bas.
32:21Ça fait longtemps
32:22qu'ils ont immigré,
32:23si cela.
32:25La guerre.
32:25Alors la guerre,
32:26vous avez vu une image
32:27Père Lourouge
32:28qui vous a frappé.
32:29C'est Donald Trump
32:29qui a fait une conférence
32:30de presse aujourd'hui.
32:32Oui, une conférence de presse.
32:32Je ne sais pas ce que c'était
32:33au juge.
32:34Et alors il était,
32:35vous allez voir,
32:36avec tous ses ministres
32:36et tout son aéropage
32:38en randonnion,
32:39si j'ose dire.
32:39Et vous,
32:40c'est une image
32:40qui vous a frappé.
32:41Pourquoi ?
32:41Parce qu'en fait,
32:42il a parlé de tout
32:43sauf de la guerre.
32:44Et il a parlé de son stylo.
32:46Il a aussi parlé de la guerre.
32:48Mais il a fait des digressions
32:50qui n'avaient pas de sens
32:51à ce moment-là
32:52de la journée.
32:55Voilà.
32:55De cette prise de parole.
32:57Alors il est là,
32:57il parle.
32:58Une prise de parole
32:59où il y a le ministre
33:00des Affaires étrangères
33:01qui parle,
33:01le ministre de la guerre
33:02qui parle,
33:03ensuite le négociateur
33:04qui parle.
33:06Huitkov prend la parole.
33:07On parle de quoi ?
33:08On parle de la guerre.
33:09Et après,
33:10il prend la parole
33:11et là,
33:12il part en vrille.
33:13Il parle de tout
33:14sauf de ça.
33:15Après,
33:15il va parler
33:16d'une amie à lui
33:17qui a eu un problème
33:18de sécurité à Chicago.
33:19Alors vous voyez,
33:20on a juste un petit extrait
33:22de 50 secondes
33:23pour vous donner le ton
33:24et c'est toujours surprenant
33:25parfois
33:26d'écouter Donald Trump.
33:30Vous voyez ceci,
33:31ce stylo,
33:32c'est un bon exemple.
33:33La même chose.
33:34Ça,
33:35ça ne coûte pas cher.
33:36Mais ça,
33:37on peut l'utiliser,
33:38ça fonctionne bien.
33:39Je me suis dit,
33:40non,
33:40mais ils vont,
33:41ils vont mettre
33:41de l'isolation ?
33:42Non ?
33:42Rien ?
33:43Ah bon ?
33:44D'accord,
33:45ça ne coûte rien
33:45l'isolation.
33:46À cause de ça,
33:47rien n'est insonorisé.
33:49Moi,
33:49je pourrais entendre
33:50les plans militaires secrets
33:52de Pete
33:53s'ils parlaient à côté de moi.
33:54S'ils parlaient à côté de moi.
33:54On va faire trop de pubs
33:56à l'ancien stylo,
33:57mais voilà.
33:58Bref,
33:58on a remplacé les stylos.
34:00Je vous aime bien.
34:01Mais c'est une question
34:03absolument ridicule.
34:04on ne peut pas imiter
34:05l'or.
34:07Il faut soit avoir du vrai or,
34:10soit ne même pas chercher
34:11à l'imiter.
34:12Et il sait se défendre.
34:14Ça,
34:14je peux vous le promettre.
34:16Parfois,
34:16on recevait 30,
34:1740 personnes
34:18et il fallait prévoir
34:1940 stylos.
34:20Et on demandait
34:21des stylos supplémentaires,
34:23un peu de rab.
34:24Vous en voulez 5 ?
34:25Allez, 5.
34:26Vous avez compris,
34:27c'est un petit montage
34:28qu'on a fait
34:28avec toutes ces interventions.
34:30On ne parle pas non plus
34:31de sa salle de danse
34:33qu'il est en train de construire,
34:35plusieurs centaines
34:35de millions de dollars.
34:36Mais ça ne coûte rien
34:37aux contribuables.
34:38Ensuite,
34:38il va attaquer
34:39le patron de la banque centrale
34:40qu'il déteste
34:41et qu'il a viré d'ailleurs
34:43parce qu'il a construit
34:44une nouvelle banque centrale
34:45qui coûte 4 milliards
34:47alors que lui,
34:47il aurait pu faire
34:48pour 25 millions.
34:49Et c'est comme ça
34:51pendant...
34:51Alors,
34:51il a quand même parlé
34:52de la guerre
34:53et on va essayer
34:54de l'écouter sur la guerre
34:54et sur tout ce qu'il a dit
34:55puisqu'il a une nouvelle fois
34:57dit qu'il détruisait tout
34:58en Iran.
35:00Nous détruisons
35:01leurs missiles,
35:03leurs drones,
35:03leurs capacités
35:04anti-aériennes.
35:06Nous avons détruit
35:07leurs marines
35:07complètement.
35:10Nous avons détruit
35:11un vaste pourcentage
35:13de leurs missiles,
35:14de leurs lanceurs.
35:15Évidemment,
35:16sans les lanceurs,
35:16vous ne pouvez pas
35:17lancer de missiles.
35:19Les missiles ne servent
35:20plus à rien.
35:21Et nous avons détruit
35:23près de 95%
35:25de leurs lanceurs.
35:26Nous continuons
35:28à viser
35:29leurs fabriques,
35:30leurs usines
35:32où ils fabriquent
35:33les drones,
35:33les missiles.
35:35Bon,
35:36on rappelle
35:36que Téhéran
35:37affirme n'avoir pas
35:38l'intention
35:38de négocier.
35:39Donald Trump
35:39lui a maintien
35:40maintenant que des tractations
35:41sont bien en cours.
35:42C'est une sorte de jeu
35:43de poker menteur.
35:44Il n'y a rien de nouveau
35:45aujourd'hui de décisif.
35:47Sauf que c'est demain
35:49la fin de l'ultimatum
35:50qu'il a donné.
35:52Mais donc,
35:53s'il n'y a pas d'accord,
35:54soit il va prolonger
35:55son ultimatum
35:56comme il fait
35:57de temps en temps,
35:58soit on va passer
35:59aux choses sérieuses
36:00et les choses sérieuses
36:00sont très sérieuses.
36:02Parce qu'il va s'en prendre
36:03aux installations énergétiques.
36:05Les autres vont
36:05contre-attaquer
36:06sur le détroit
36:07de Bab el-Mandeb
36:08et fermer aussi
36:10la mer Rouge.
36:11Il y a aujourd'hui
36:1214 États
36:12qui sont atteints
36:13par cette guerre
36:14et ça s'étale.
36:15Donc,
36:16on a un moment clé.
36:17C'est pour ça
36:17que je me suis permis
36:18d'être un peu ironique
36:19sur le président américain
36:21que par ailleurs
36:22j'aime bien.
36:22Moi, je n'ai rien
36:22contre ce monsieur.
36:25Simplement,
36:25je suis inquiet
36:26de voir
36:28cette ambiance
36:29complètement d'amateur,
36:33ces tombeaux
36:33de flatterie.
36:34À chaque fois
36:35qu'un de ses ministres
36:36parle,
36:36on le couvre
36:37de miel et de flatterie.
36:39Personne dans la salle
36:40pose la question
36:41et tout ça
36:42est télévisé.
36:43C'est très étrange.
36:44Franchement,
36:45c'est très étrange.
36:45Je n'ai jamais vu ça.
36:46Je suis d'accord
36:46avec toi.
36:48Ici,
36:48j'ai sans doute
36:49critiqué
36:50le caractère
36:50ébouriffant
36:51de ce président.
36:52Mais il ne faudrait pas
36:54ici et ailleurs
36:55qu'on soit
36:56dans la moquerie
36:56à sens unique.
36:57Je ne suis pas
36:57dans la moquerie,
36:58je suis dans l'inquiétude.
36:59Ce que je veux dire,
37:00le discours
37:01des Iraniens
37:02qui expliquent
37:03qu'ils ont gagné
37:04la guerre
37:04est encore plus fou.
37:06Il y a un parti,
37:08je ne parle pas ici
37:08de nous,
37:09mais il y a un parti
37:10ici
37:11qui souhaite,
37:12qui prie
37:13chaque jour
37:14que l'Iran gagne.
37:15Il y a un type
37:16qui s'appelle
37:16Gallagher Fenwick
37:17qui sévit à LCI
37:19et de temps en temps
37:19sur le service public.
37:20Aujourd'hui,
37:21il renvoyait
37:22complètement dos à dos
37:23le régime épouvantable
37:25des Mollahs
37:26et l'Amérique et Israël.
37:28Il ne faut pas céder à ça
37:29et la guerre
37:30finira par être gagnée.
37:31Monsieur Gallagher.
37:32Monsieur Gallagher,
37:33je ne cède pas du tout à ça.
37:34Je dis qu'on est à un moment crucial
37:36que si on ne fait pas attention,
37:38l'Iran sort de cette guerre
37:40non seulement avec l'uranium,
37:43les missiles,
37:44les proxys
37:45et maintenant
37:46la propriété du golfe
37:48du détroit d'Hormuz
37:50parce que c'est ça
37:51qu'ils revendiquent.
37:52Ils revendiquent
37:52le droit,
37:53l'appartenance
37:54et donc de taxer les bateaux
37:56et de choisir les bateaux
37:57qui passeront par le détroit.
37:59C'est un changement
37:59de la carte du monde
38:00qui est en cours là.
38:01C'est extraordinaire,
38:02c'est dans l'espace médiatique,
38:04tout le monde souhaite
38:04la défaite de Trump
38:05et là je rejoins
38:06Gilles-William Golnadel.
38:09Il y a quand même
38:09quelques priorités,
38:11quelques hiérarchies
38:12à respecter
38:13et c'est sidérant.
38:14Je ne considère pas
38:15monsieur Lelouch
38:16comme un promollat.
38:17Non, non, pas du...
38:18Pas franchement l'image que j'ai
38:20ni l'analyse que j'ai.
38:21Je dis attention simplement
38:22au moment d'un tournant
38:24comme celui-là,
38:25voir la scène
38:26qu'on a vue cet après-midi
38:27est quelque peu inquiétante.
38:28C'est ce que je dis.
38:29Dans l'actualité internationale
38:31également,
38:31il y a cette jeune femme
38:32paraplégique.
38:32C'est une...
38:33Comment dire ?
38:34Une situation tout à fait
38:36particulière
38:36puisqu'elle a été
38:37euthanasiée
38:38ce jeudi en Espagne
38:39à sa demande
38:39après près de deux ans
38:41de bataille judiciaire
38:42avec son père
38:42qui s'opposait à sa décision.
38:44Une affaire qui a suscité
38:45dans le pays
38:46de nombreux débats
38:47sur la fin de vie.
38:48Et Noëlla, 25 ans,
38:50décédée en début de soirée
38:51dans un hôpital
38:52de San Pérez de Ribes
38:53à 40 kilomètres de Barcelone
38:55ont indiqué
38:56la télévision espagnole
38:57et d'autres médias
38:57après le rejet
38:58jusqu'à ses dernières heures
39:00de recours déposés
39:01par son père.
39:02Et c'est ça
39:03qui peut nous intéresser
39:04Geoffroy Lejeune.
39:06Déjà, je précise,
39:07elle avait 25 ans.
39:08Oui.
39:09Elle avait 25 ans.
39:10Donc, elle a été
39:11euthanasiée à 25 ans.
39:13Elle avait été victime
39:15d'un viol collectif
39:16il y a quelques années
39:18et elle avait tenté
39:18de mettre fin à ses jours
39:20il y a quelques années également
39:21en sautant du cinquième étage
39:23d'un immeuble
39:24et elle était
39:25tétraplégique.
39:25Et c'est la raison
39:26pour laquelle
39:26elle a demandé
39:27l'euthanasie.
39:28Et en fait,
39:29il y a eu une bataille.
39:31Son père demandait
39:32notamment à ce qu'elle soit
39:33expertisée.
39:34Il disait qu'elle n'avait pas
39:34la lucidité, en gros,
39:36pour demander ça.
39:37Et il demandait
39:38à ce qu'elle soit expertisée,
39:39ce qui lui a été refusé.
39:39Il y a eu une bataille juridique
39:40au niveau européen.
39:41Une décision de justice
39:42de la Cour européenne
39:43a dit qu'elle pouvait
39:44se faire euthanasier
39:44et donc elle est morte
39:45aujourd'hui.
39:46Moi, je suis désolé,
39:47mais je trouve que c'est sordide.
39:51Je pense que
39:52si notre civilisation
39:53n'est pas capable
39:53d'apporter une réponse
39:54autre que celle-là
39:55à cette situation,
39:56c'est qu'on a tout perdu
39:58et que ça ne sert plus
39:59à rien de se battre.
40:04L'euthanasie ne peut pas
40:05être un projet de société.
40:06L'euthanasie ne peut pas
40:07être quelque chose
40:08qu'on propose
40:08à quelqu'un de 25 ans,
40:10même si cette personne
40:10est dans une détresse absolue,
40:13puisque ses parents,
40:14il n'y avait pas que son père,
40:15il y avait aussi sa mère
40:16qui évidemment ne voulait pas
40:18qu'elle soit euthanasiée.
40:19Elle a dit
40:20laissez-moi partir en paix,
40:21c'est mon choix,
40:22mais dans cette histoire
40:23du début jusqu'à la fin,
40:25tout est sordide,
40:25puisqu'on l'enlève
40:27de son foyer
40:27à l'âge de 13 ans
40:28pour la mettre
40:29dans un centre
40:30où se trouvent des migrants,
40:32c'est-à-dire qu'on met
40:32une personne vulnérable
40:33au milieu de prédateurs.
40:36Donc elle subit
40:37un viol collectif.
40:38Évidemment,
40:39ça la détruit
40:40et elle décide
40:41de se jeter
40:41du cinquième étage
40:42où elle est physiquement
40:44encore plus détruite.
40:46Donc de bout en bout,
40:47cette histoire
40:48est totalement sordide
40:50et aberrante,
40:51mais où l'État,
40:52me semble-t-il,
40:53l'État espagnol
40:54a une grande part
40:54de responsabilité.
40:55C'est non-assistance
40:57à personne en danger
40:58du début jusqu'à la fin.
40:59Et effectivement,
41:00qu'est-ce que notre société
41:01a proposé
41:03à des personnes
41:04qui vivent
41:04cet état
41:05de grande vulnérabilité ?
41:06C'est effrayant.
41:08Vous le rappeliez,
41:09de nouvelles tentatives
41:10pour tenter
41:11de bloquer en urgence.
41:12Le processus avait ensuite
41:13été rejeté
41:13jusqu'à ces dernières heures,
41:15y compris par la Cour européenne
41:16des droits de l'homme
41:17de Strasbourg
41:17qui ne s'était toutefois
41:18pas prononcée
41:19sur le fond.
41:20Et le Parlement espagnol
41:22a approuvé en 2021
41:23une loi dépénalisant
41:24l'euthanasie,
41:25faisant de l'Espagne
41:25l'un des rares pays
41:26permettant à un patient
41:27incurable
41:28de recevoir de l'aide
41:29pour mourir
41:30afin d'éviter
41:31une souffrance insupportable.
41:32Ce qui est tout à fait étonnant,
41:33c'est que c'est dans
41:34cette Espagne catholique
41:36que l'euthanasie...
41:38Ça a changé l'Espagne.
41:39Oui, ça a changé.
41:40Ça a beaucoup changé l'Espagne.
41:41C'est comme la France d'ailleurs.
41:42C'est une déchristianisation
41:43qui est visible
41:45à l'œil nu quasiment.
41:48J'imagine que ce thème
41:50sera développé
41:51dans le journal du dimanche ?
41:52Bien sûr.
41:53Moi, j'ai appris ça
41:53il y a quelques instants.
41:56Par ailleurs,
41:57si vous voulez,
41:57vous dites maladie incurable.
41:59Sa détresse
42:00était sans doute immense.
42:03Mais elle n'était pas
42:03en fin de vie,
42:04cette jeune fille.
42:05Elle était tétraplégique.
42:06C'est très différent.
42:07Il y a des gens
42:07qui vivent 80 ans
42:08tétraplégiques.
42:09Je ne dis pas que c'est la...
42:10Et le paramètre
42:11qu'on a pris en compte
42:12pour accéder à sa demande,
42:13c'était la dépression.
42:15Oui, absolument.
42:15C'est-à-dire,
42:15en Espagne,
42:16on autorise l'euthanasie
42:18si vous êtes totalement dépressif.
42:21Ça va faire du monde.
42:22Ça va faire du monde.
42:23Dans tous les pays
42:24qui ont légalisé,
42:25effectivement.
42:25Dans tous les pays
42:26qui ont légalisé,
42:26on autorise la dépressif.
42:28C'est terrilgique, bien sûr.
42:30Bon, un mot
42:33vous avez sans doute vu
42:34cette information sidérante.
42:37Alors, la photo,
42:37je ne l'ai pas vue.
42:38Mais un shérif
42:40des États-Unis
42:41aurait mis sur sa page Facebook
42:43une photo
42:45de Xavier Dupont-de-Ligonnès
42:46qui n'est évidemment pas celle-là.
42:49Et il appelle
42:52sur Facebook
42:55à témoigner
42:56ceux qui auraient croisé
42:58Dupont-de-Ligonnès
43:00qui fait l'objet
43:01d'une recherche active
43:02par la police de l'Ouest du Texas
43:03aux États-Unis
43:05et qui aurait été vu
43:06en 2000,
43:07je crois,
43:0820,
43:10en 2020.
43:11Il a été
43:13possiblement vu
43:13en 2020
43:14dans le comté
43:14accompagné d'un labrador noir.
43:16On est quand même
43:16en 2026.
43:17Bon, il se réveille.
43:18C'est des choses
43:19que je saisis mal parfois.
43:22Mais bon.
43:22Donc,
43:23il a indiqué le bureau
43:23du shérif
43:24qui invite toute personne
43:25le reconnaissant
43:26ou ayant des informations
43:27à son sujet
43:27à entrer en contact
43:28avec lui.
43:28Bon, il est suspecté
43:29d'avoir tué
43:30en avril 2011
43:31sa femme et ses quatre enfants.
43:33Vous le savez,
43:33en 2024,
43:34le parquet de Nantes
43:34avait indiqué
43:35que plus de 1750 signalements
43:37le concernant
43:38avaient jusque-là
43:39été reçus
43:40et exploités
43:40à l'étranger
43:42comme en France.
43:43Le parquet de Nantes
43:44a indiqué jeudi
43:45ne pas avoir été informé
43:47de la diffusion
43:48cette semaine
43:49d'un appel à témoins
43:49concernant
43:50Xavier Dupont-de-Ligonnès
43:51recherché depuis 2011
43:52pour un quintuple
43:54assassinat familial.
43:55L'affaire suscite
43:56de nombreux fantasmes,
43:57on le sait.
43:58Ce qui est amusant,
43:59c'est que vous avez reçu
43:59ici le policier
44:01dont la thèse
44:02qu'il serait parti
44:04aux Etats-Unis
44:04et qu'il part le chercher là-bas.
44:06Moi, je l'adore
44:07ce policier,
44:08mais s'il dit
44:09qu'il est mort,
44:10il n'y a plus de livre.
44:13Donc...
44:14Mais je...
44:15Vraiment...
44:16Je vous le dis
44:17parce que je lui ai dit.
44:18Je lui ai dit
44:18s'il dit qu'il est mort...
44:19Vous n'avez pas lu son livre.
44:20Mais bien sûr
44:21que je l'ai lu
44:21puisque je l'ai reçu.
44:23Mais tout est...
44:24Mais évidemment...
44:26Évidemment,
44:26il pense qu'il est donc arrivé
44:28dans ce village
44:29du sud de la France
44:30et qu'il est parti
44:32pour les Amériques
44:34à travers un avion
44:37qu'il a embarqué à Nice.
44:38De Nice, absolument.
44:39De Nice
44:39et qu'il est là-bas.
44:40Il n'a pas inventé ça,
44:41il n'a pas tiré ça
44:42de son chapeau.
44:44Mais c'est une supposition.
44:46Il n'a pas tiré de ça
44:47de son chapeau.
44:49C'est une construction intellectuelle.
44:51Ce qui est amusant,
44:52c'est que le livre
44:52est sorti il y a quelques semaines.
44:53Vous l'avez d'ailleurs reçu ici.
44:55C'est comme ça que je l'ai vu.
44:56Et il part lui-même
44:58pour les Etats-Unis
44:58pour essayer de le retrouver.
44:59Et à un moment là,
45:00quelqu'un aux Etats-Unis,
45:01un shérif,
45:01dit
45:02aidez-nous à retrouver ça.
45:04Mais bien sûr,
45:04mais c'est très intéressant.
45:08Tout le monde a un avis.
45:09C'est comme pour Loana.
45:10Et il y a beaucoup de gens
45:11qui ont envie d'y croire.
45:14Je vous rassure.
45:14Les mêmes qui l'ont cru.
45:15Je vous rassure.
45:19Gauthier Lebrecht
45:20arrive sur ce plateau à l'instant.
45:22Donc c'est vrai que c'est une affaire.
45:23C'est le fantasme
45:24de tous les journalistes.
45:26C'est-à-dire que d'ouvrir
45:27une émission
45:28en disant
45:29Madame, Monsieur, bonsoir.
45:31Xavier Dupont-de-Ligonnais,
45:32c'est vivant.
45:32Certains l'ont fait.
45:33Ça leur a pas apporté chance
45:34la dernière fois qu'ils l'ont fait.
45:35Il nous a accordé une interview.
45:37Il nous a accordé une interview
45:38et je vais vous la diffuser
45:39dans quelques instants.
45:41Bon, là, le monde s'arrête.
45:42En fait, c'est le point de Guigouaou.
45:43Alors, c'est
45:45un événement dramatique.
45:46Il a sans doute tué
45:47femmes et enfants
45:47et il n'empêche
45:49qu'on est là en train de sourire
45:50et qu'il a une image
45:53curieusement...
45:54Enfin, on pourrait considérer
45:55que cet homme est un monstre.
45:56C'est un monstre ?
45:57Oui.
45:58Je permets de vous modérer,
45:59Monsieur Dupont-de-Ligonnais.
46:01C'est présumé innocent.
46:02Oui.
46:02Non, mais on pourrait avoir
46:03une image en tout cas...
46:04Mais il y a quelque chose
46:05de romanesque
46:06qui nous donne envie
46:08qu'il soit vivant.
46:11En tout cas, on a envie
46:12de savoir, on a envie de comprendre.
46:13J'ai lu un article
46:15qui évoquait cette affaire
46:16dans un article
46:18dans lequel la sœur
46:19de Xavier Dupont-de-Ligonnais
46:20témoigne
46:20et elle est persuadée
46:22que son frère
46:22et que le reste de sa famille
46:24sont vivants.
46:25Ils sont persuadés
46:25que c'est un complot,
46:27qu'ils ont mal été identifiés,
46:28qu'ils sont tous vivants
46:29aux Etats-Unis.
46:30Tout à fait.
46:40et que les corps
46:42qui ont été identifiés
46:43ne sont pas les corps.
46:44Voilà, c'est ça.
46:44Elle a moins de preuves, quand même.
46:46Comment ?
46:46Elle n'a pas beaucoup de preuves.
46:47Le policier, il avance des éléments,
46:48si vous voulez.
46:49Elle, c'est un peu plus nébuleux.
46:51Bon, quel sera votre programme ?
46:53Vous le retrouvez ?
46:54Oui, déjà, mais...
46:57Ça va être trop court,
46:59deux heures d'émission,
46:59pour retrouver
46:59Xavier Dupont-de-Ligonnais,
47:01même si on va en parler.
47:01On va être avec Guillaume Janton aussi,
47:03qui a réalisé un documentaire
47:04sur l'OANA,
47:05dont vous avez diffusé
47:05les extraits,
47:06pour ouvrir cette émission.
47:07Et puis, évidemment,
47:09Saint-Denis,
47:10c'est-à-dire qu'il y a eu
47:11deux attaques au couteau
47:12et à la machette mardi.
47:14Et au même moment,
47:15on désarme la police municipale.
47:16Et on a les images
47:17de la Rix
47:18et de l'attaque au couteau
47:19de mardi soir
47:20dans les rues de Saint-Denis.
47:21Et c'est très intéressant.
47:22On va être avec Amouré Bucot,
47:24qui a recueilli
47:25les témoignages des policiers.
47:26Il vous explique
47:26que ça a changé en 48 heures.
47:28En 48 heures, ça a changé.
47:30Et qu'ils se sont battus pour rien.
47:31Parce qu'on sape leur travail
47:33avec un nouveau maire.
47:36Il est 20h59.
47:37Margot,
47:38Siffer nous rappelle
47:39les titres du soir.
47:44Bonsoir, Pascal.
47:45Bonsoir à tous.
47:46Mort ce jeudi
47:47d'un second soldat israélien
47:48dans le sud du Liban.
47:50Un décès
47:50qui porte à quatre
47:52le nombre de militaires israéliens
47:53tués depuis le 2 mars dernier.
47:55L'opposition met en garde
47:56contre un désastre sécuritaire.
47:58Faute d'effectifs militaires suffisants,
48:01elle accuse l'exécutif
48:03d'avoir lancé
48:03une guerre multifrance
48:05en stratégie.
48:06Et dans le même temps,
48:07le gouvernement libanais
48:08annonce saisir
48:09le conseil de sécurité
48:10de l'ONU
48:11dans son viseur
48:12les actions israéliennes
48:13qui menacent la souveraineté
48:14et l'intégrité du pays.
48:15Une décision motivée
48:16par le bombardement
48:18de plusieurs ponts
48:19du fleuve Litanie,
48:20le déplacement massif
48:21des habitants
48:22et la progression
48:23des troupes
48:23sur le territoire
48:24accompagnée de destruction.
48:26Et dans ce contexte,
48:27les chefs de la diplomatie
48:28du G7 réunis jusqu'à demain
48:30mena une cinquantaine
48:32de kilomètres de Paris.
48:33Objectif notamment
48:34du chef de la diplomatie américaine,
48:36rouvrir le détroit d'Orbouz.
48:38Parallèlement,
48:38Donald Trump l'affirme,
48:40l'opération militaire
48:40en Iran est en avance
48:42sur le calendrier
48:43et Téhéran souhaite
48:44désormais négocier.
48:46Retour en France
48:47avec la maison d'arrêt
48:48de Dijon,
48:49bloquée ce matin
48:50par une grève des agents.
48:51Il dénonce
48:51une surpopulation carcérale massive
48:53avec un taux d'occupation
48:55de 260%
48:56et un manque criant d'effectifs.
48:58Les syndicats ont été reçus
49:00dans la matinée
49:01par la chef de la maison d'arrêt
49:02mais aucune avance
49:03n'a été constatée.
49:05Et puis,
49:06cette information
49:07qui a de quoi réjouir
49:08les mordus
49:08de l'épopée napoléonienne.
49:10Chapeau de Napoléon Ier
49:12sera exposé
49:13à partir du 6 juin
49:14au musée Condé
49:15du château de Chantilly
49:17dans l'Oie.
49:17Ce sera la pièce maîtresse
49:19de l'exposition
49:19prévue jusqu'au 4 octobre.
49:21Et son histoire
49:22est extraordinaire.
49:23Il s'agit de l'un
49:24des quatre chapeaux
49:25emmené par Bonaparte
49:26dans son ultime exil.
49:27C'était sur l'île
49:28de Saint-Hélène.
49:30On l'a découvert
49:31il y a quelques jours
49:32ou authentifié
49:32il y a quelques jours.
49:34C'est vrai que
49:35on peut être
49:36un peu circonspect
49:37parfois.
49:38Un chapeau de Bonaparte
49:39qui est identifié
49:40il y a quelques jours
49:42s'est passé quand même
49:43quelques années depuis
49:44et je suis d'un naturel
49:46méfiant
49:47sur ce genre d'informations.
49:49Pas vous ?
49:49Moi, je suis d'un naturel
49:50émerveillé.
49:51Oui, vous avez raison.
49:52Est-ce que vous êtes victime
49:53vous de l'intelligence artificielle
49:55sur les réseaux sociaux
49:57qui écrivent sur vous
49:58ou sur les uns les autres ?
49:59Ah oui, oui,
50:00les articles tout faits
50:01sur Facebook notamment
50:02avec des fausses photos.
50:03Oui, oui, j'ai vu ça.
50:04Notamment sur vous, beaucoup.
50:05Alors, je tiens à rassurer
50:06tout le monde.
50:08Voilà, tout le monde
50:10mon amoureuse va bien, etc.
50:12Parce que là,
50:12je reçois plein
50:13depuis hier.
50:16Alors, c'est des fausses photos
50:18qui sont prises.
50:20C'est surtout sur Facebook.
50:22Exactement.
50:23Sur un lit,
50:24on voit à côté,
50:26au pied de...
50:27Ah non, vraiment.
50:28Donc, tout va bien.
50:29Mais c'est absolument incroyable.
50:30Dans un lit ?
50:31Oui, alors...
50:32Oui, dans un lit.
50:33Vous ne pourrez pas voir ?
50:34Vous pourrez le voir.
50:36Et alors,
50:36c'est Lisbauer
50:37qui très gentiment dit
50:38« Cher Pascal,
50:39je découvre sur les réseaux
50:39cette information,
50:40mais pensez les plus amicales
50:41et chaleureuses. »
50:42Mais toute la journée,
50:43j'ai reçu ça.
50:44Mais est-ce qu'on dit quoi
50:45dans cet article ?
50:46Que ma femme
50:48est à l'article de la mort.
50:50C'est affreux.
50:51Ben oui, c'est affreux.
50:52Et puis, elle,
50:52on l'appelle aussi.
50:53Vous le prenez comme ça, vous.
50:54Ah, tu es obligé,
50:55sinon tu viens...
50:56Mais non,
50:57mais l'intelligence artificielle,
50:58c'est incroyable
50:59parce que les photos...
51:00Il y a quelqu'un
51:01qui commande ça, quand même.
51:02Mais très gentiment, d'ailleurs.
51:04C'est toujours,
51:05c'est très gentil.
51:07Et alors,
51:07tu as plein de commentaires en dessous.
51:11Derrière l'intelligence artificielle,
51:12il y a manifestement
51:13quelqu'un qui veut vous nuire.
51:14Oui, voilà.
51:14Ça n'est pas né comme ça.
51:16Quelqu'un commandait
51:17à l'intelligence artificielle
51:17d'écrire un article
51:18vous concernant.
51:20Il n'y a pas que
51:20l'intelligence artificielle
51:22qui veut me nuire
51:22de temps en temps.
51:25Mais bon,
51:26enfin, je voulais vous dire
51:27que tout allait bien.
51:28Voilà, c'était important.
51:31Comment dire ?
51:33Arnol était à la réalisation.
51:35Frédéric était à la vision.
51:36Merci à Jeff qui était au son.
51:37Benjamin Aneau,
51:38Gauthier Ramon,
51:41pardonnez-moi.
51:42Toutes ces émissions
51:42seront retrouvées sur cnews.fr.
51:44On est jeudi.
51:44Donc à partir de demain,
51:46c'est donc
51:46Eliott Deval,
51:48vendredi,
51:49samedi,
51:49dimanche.
51:50Gauthier dans une seconde.
51:51Rendez-vous demain matin.
51:52Voilà.
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