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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Il vise à protéger et à restaurer le plus vite possible la paix.
00:04Il en va de la crédibilité de la France, d'être ce partenaire de confiance qui honore ses engagements, surtout
00:10dans ces temps troublés.
00:12Nous avons des accords de défense qui nous lient avec le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis.
00:18Ces derniers se sont tout particulièrement ciblés et nous leur devons solidarité.
00:23Nous sommes aussi liés par des engagements solides avec la Jordanie et l'Irak et notamment là-bas nos alliés
00:30kurdes.
00:32Nous avons réagi immédiatement et avons abattu en légitime défense des drones dès les premières heures du conflit pour défendre
00:40l'espace aérien de nos alliés qui savent pouvoir compter sur nous.
00:44En plus des moyens déjà présents, des rafales, des systèmes de défense antiaérienne et de radars aéroportés ont été déployés
00:54ces dernières heures.
00:56Et nous continuerons autant que de besoin cet effort.
01:00Chypre, membre de l'Union européenne, pays avec lequel nous venons de signer un partenariat stratégique, a été frappé également
01:10ces derniers jours.
01:11Ceci requiert notre soutien.
01:14C'est pourquoi j'ai décidé l'envoi là aussi de moyens de défense antiaérienne supplémentaires et d'une frégate
01:20française, le Languedoc, qui arrivera au large de Chypre dès ce soir.
01:26Nous assurons par ailleurs une coordination étroite avec nos alliés, nos partenaires européens, en premier lieu nos amis grecs, afin
01:34que cet effort en Méditerranée orientale soit consolidé par les nations volontaires.
01:41Depuis ces dernières heures, la guerre s'étend au Liban, à partir duquel le Hezbollah a commis la faute majeure
01:49de frapper Israël et de mettre les Libanais en danger.
01:54Israël serait en train de décider une opération terrestre.
01:58Ce serait là aussi une escalade dangereuse et une erreur stratégique.
02:03Le Hezbollah doit impérativement cesser toute frappe.
02:07Et j'appelle Israël à respecter le territoire libanais et son intégrité.
02:14Enfin, nous avons des intérêts économiques à préserver, car les prix du pétrole, les prix du gaz, la situation du
02:21commerce international sont profondément perturbées par cette guerre.
02:25Aujourd'hui, le détroit d'Hormuz est de fait fermé.
02:28Et c'est par ce détroit que transitent environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfiés dans le
02:35monde.
02:36Le canal de Suez, la mer Rouge sont aussi sous tension et menacées.
02:42Nous sommes à l'initiative pour bâtir une coalition afin de réunir les moyens, y compris militaires,
02:48pour reprendre et sécuriser le trafic dans ces voies maritimes essentielles à l'économie mondiale.
02:55C'est d'ailleurs ce que nous avons su faire il y a plusieurs mois en mer Rouge.
02:58C'est ce que nous devons faire aujourd'hui là-bas.
03:02Face à cette situation instable, aux incertitudes des jours à venir,
03:09j'ai donné ordre que le porte-avions Charles de Gaulle, ses moyens aériens, son escorte de frégates, fassent route
03:18vers la Méditerranée.
03:21Mes chers compatriotes, je voulais ce soir vous rendre compte de la situation et de nos actions.
03:29Beaucoup de choses sont encore instables.
03:32Mais la France demeure une puissance qui protège les siens, une puissance attachée à la paix, fiable, prévisible et déterminée.
03:47Vive la République, vive la France.
03:54Emmanuel Macron, 7 minutes précisément d'allocution ce soir pour renseigner les Français.
04:01Bonsoir Sarah Salman, Gilles William Golmadel, Georges Fenech, Pierre Lelouch est avec nous,
04:06ancien ministre spécialiste politique internationale et vous êtes régulièrement sur nos plateaux,
04:10et Johan Ouzahi.
04:11Je retiens évidemment deux, trois choses de ce qu'a dit le président de la République.
04:15que Netanyahou et Trump ont agi en dehors du droit international.
04:19Mais il a quand même voulu expliquer derrière qu'il ne dit pas que la guerre était juste
04:25et qu'il y a des guerres justes, mais il pouvait reconnaître une forme de bien fondé peut-être de
04:31l'intervention.
04:31Gilles William Golnadel ?
04:32Je ne l'ai pas entendu aussi nettement que vous.
04:35Pas aussi nettement que je le dis.
04:36Peut-être que vous avez davantage de sens de la nuance.
04:38Il y avait des guerres justes.
04:40Pardon de vous le dire que je ne savais pas, monsieur Macron, grand juriste de droit international,
04:46mais moi je sais bien que la République islamique a déclaré la guerre à Israël dès l'avènement de Roménie.
04:55Ça je le sais.
04:56Je le sais qu'il est dans l'ADN de la République islamique de détruire l'État juif.
05:00Et je sais aussi que l'Iran a détruit l'ambassade d'Israël à Buenos Aires il y a quelques
05:09années,
05:09causant une centaine de morts.
05:12Je pense que l'Iran et Israël étaient en état de belligérance d'une certaine manière.
05:21Donc ça n'est que le énième et j'ose espérer ultime épisode de la guerre entre Israël et l
05:29'Iran.
05:29Et je pense qu'Israël était parfaitement fondé justement à agir quand il l'a pu.
05:35On va faire un tour de table avec Pierre Lelouch pour les premières peut-être analyses.
05:39D'abord sur le fond, est-ce que vous trouvez intéressant que le président de la République
05:44donne les clés peut-être de ce qui se passe au Moyen-Orient
05:48et qu'il s'adresse à la nation comme il l'a fait ?
05:52Je pense qu'il a été très factuel.
05:54Il a eu quelques libertés avec l'histoire.
05:57Puisqu'il a dit que dès les premières heures la France était engagée.
06:00Moi j'ai entendu dire qu'on n'était pas informé et pas impliqué.
06:04J'ai été d'ailleurs assez surpris.
06:05Ensuite j'ai entendu dire que tout ça c'était affreux et qu'il fallait arrêter tout de suite.
06:09Dans les mêmes termes que le pape Léon XIV dimanche matin.
06:14Je me suis même interrogé ce point de savoir si nous étions devenus une annexe du Vatican ou une ONG.
06:20Mais après il a durci.
06:22Nous avons été attaqués dans une base et apparemment les dommages sont plus importants que ce que dit Mme Vautrin.
06:30Et donc en plus il a découvert, c'est là qu'on est très impliqué,
06:34que des accords de défense avaient été signés par son prédécesseur.
06:38Nicolas Sarkozy avait signé ça en 2008.
06:41Je suis allé sur cette base.
06:42Il y a eu trois bases.
06:43Une base aérienne, terrestre et navale.
06:45Et pourquoi ? Parce que les Émirats avaient peur de l'Iran.
06:48Donc nous on était là pour les protéger.
06:50Quand vous dites qu'on est impliqué, c'est-à-dire qu'on est en guerre ?
06:54De facto, on a pris la défense.
06:59Objectivement oui.
07:00Objectivement oui parce qu'on a pris la défense de notre partenaire émiratif,
07:04plus du Qatar, des gens qui nous livrent du gaz par exemple.
07:08Surtout depuis qu'on arrête le gaz russe, c'est le gaz qataris et américain qui est remplacé.
07:13Donc tout ça, c'est...
07:15Oui, oui, parce qu'on risque des attentats.
07:19Monsieur Golnadel disait que Israël était en guerre.
07:24Enfin, Israël avait raison de penser qu'il était en guerre depuis le début avec le régime de Rouménie.
07:29Mais la France a subi un nombre incroyable d'attentats dans les années 80
07:35et plus récemment, qui était le fait de l'Iran.
07:39Après l'intervention française ?
07:41Oui, il y a eu l'affaire Eurodif, il y a eu la guerre Iran-Irak et nos livraisons d
07:46'avions à l'Irak à l'époque
07:47qui n'étaient pas vraiment appréciées par les Iraniens.
07:50Donc on a eu un maille à partir avec le terrorisme iranien, mais toujours...
07:53Oui, bien sûr.
07:55Et toujours caché derrière des proxys, c'est-à-dire soit du droit commun, soit des groupes terroristes.
08:00Pour synthétiser l'intervention factuelle, selon vous, du Président de la République, pas grand-chose ?
08:05Tout à fait honorable, il a juste raconté un peu n'importe quoi sur le début,
08:11mais maintenant on est sur une ligne assez ferme.
08:15Il prétend que tout ça va se régler par la négociation.
08:18On va faire un tour...
08:19On est sur une ligne assez ferme, pour autant que M. Macron fasse ce qu'il dit.
08:27Oui, mais partons...
08:28Il y a toujours aussi...
08:30Je retiens aussi d'une manière plus prosaïque ce qu'il a dit à la fin pour ceux qui nous
08:35écoutent
08:35et les conséquences au quotidien, lorsqu'il a parlé du détroit d'Hormuz,
08:42il n'est pas exactement sur la même ligne que Roland Lescure,
08:45il ne serait pas étonnant demain que les stations-services soient prises d'assaut
08:50après ce qu'il a dit ce soir.
08:51C'est sûr.
08:52Vous me permettez, ce qui n'était pas le cas avec l'intégration de Roland Lescure,
08:57qui expliquait qu'il n'y avait aucun risque de pénurie.
09:02Yohann Ozaï, tour de table.
09:03Écoutez, moi je suis davantage consterné que ne l'est Pierre Lelouch,
09:07parce qu'Emmanuel Macron a quand même dit, en propos introductif,
09:11une paix durable ne se fera que par la reprise des négociations diplomatiques.
09:15Et je crois qu'en prononçant cette phrase, il ne se rend pas compte
09:18de ce qu'endurent les Israéliens depuis 40 ans en réalité,
09:21et plus encore depuis le 7 octobre.
09:23Il dit une paix ne s'obtiendra que par la négociation.
09:25Non, la paix avec Israël va s'obtenir en éliminant le Hamas,
09:29c'est quasiment fait, en éliminant le régime terroriste islamiste des Mullah
09:34et ses proxys, le Hezbollah, les Houthis.
09:36C'est comme ça qu'Israël vivra en paix, pas par les négociations.
09:39Les négociations ont conduit Israël à vivre l'enfer.
09:42Emmanuel Macron, il a 40 ans de retard.
09:44Je regrette qu'à nouveau ce soir, il ait poursuivi dans cette voie.
09:48Moi, je vous trouve un peu dur.
09:49Je ne vois pas comment Emmanuel Macron pourrait vous dire autre chose.
09:51Sur le droit international, je le trouvais un peu confus.
09:53Après, il est obligé d'agir.
09:54On a des accords de 95 sur Mitterrand qui ont été renforcés en 2009.
09:57Il n'a pas le choix, mais je vous trouve quand même un peu dur.
10:00Il ne peut pas dire...
10:01Dure mais juste.
10:02C'était compliqué pour lui de dire autre chose.
10:04Je peux être souvent critique envers lui,
10:06mais là, c'était compliqué de dire autre chose.
10:08Tour de table avec Georges Fenech pour conclure.
10:11Pour conclure, moi, je dirais que sur le plan,
10:14sécurité des Français, très bien.
10:16On va rapatrier nos compatriotes.
10:18Il y a 400 000 Français.
10:20400 000.
10:20On va tous rentrer.
10:21Ceux qui sont les plus vulnérables.
10:22Il y a deux avions déjà qui sont partis.
10:2414 000.
10:25Il y a deux avions qui arrivent.
10:26Non, mais le chiffre de 400 000, je ne pensais pas qu'il y avait 400 000.
10:28Sur le territoire national, augmentation de la force sentinelle,
10:32surveillance pour lutter contre d'éventuels actes de risque.
10:34D'accord.
10:35Là où je suis beaucoup plus critique,
10:37et je rejoindrai d'ailleurs, Johan, là-dessus,
10:39nous sommes en guerre, mais nous sommes les spectateurs d'une guerre.
10:42Nous ne sommes pas les acteurs.
10:43En entendant le président de la République,
10:45qu'est-ce qu'il nous dit ?
10:46Il critique le non-respect du droit international
10:48et il demande aux Israéliens de ne pas aller au Liban.
10:52Donc, il y a ceux qui agissent et ceux qui commentent.
10:54Et nous sommes dans le commentaire pour l'instant.
10:56Ça fait bien que la France n'est plus consultée sur quoi que ce soit.
10:59Oui, mais c'est ça que je déplore.
11:01C'est ça que je déplore.
11:03Non, mais je ne suis pas rassuré au fond.
11:04En fait, d'être consulté,
11:06si Donald Trump avait consulté Emmanuel Macron,
11:08il lui aurait dit de ne pas y aller.
11:10Donc, il savait sans doute...
11:11Et attendre quoi ? Que l'Iran fabrique sa bombe ?
11:13Non, mais là, j'imagine que la difficulté qu'il a...
11:18Pierre Lelouch.
11:18Monsieur Georges Rézou, dans cette affaire,
11:21nous sommes les voyeurs de l'histoire,
11:23tous les Européens d'ailleurs.
11:24Oui.
11:24On n'est pas les principaux acteurs.
11:27On a appelé à la négociation.
11:28Un jour, il y aura peut-être une négociation.
11:30Mais le fond du sujet, c'est...
11:31Le sujet, c'est quoi ?
11:33C'est est-ce que ce régime va perdurer ou pas ?
11:36Et ce que nous faisons,
11:37ce que fait la coalition israélo-américaine,
11:40c'est de casser le cadenas.
11:41Après, il faut que le peuple iranien pousse la porte
11:44et établisse un autre régime qui ne soit pas un régime d'oppression théocratique.
11:50C'est ça le sujet.
11:50Simplement, ça, c'est le résultat d'une campagne
11:54dans laquelle on n'est pas vraiment.
11:57On va probablement faire quelques actions
11:59pour protéger Abu Dhabi
12:00et frapper quelques missiles,
12:03mais on ne va pas être les...
12:05Comment dire ?
12:06Dans la cabine de pilotage de cette affaire.
12:09Bon, j'ai noté également, parce que c'est une annonce, le porte-avions.
12:12Le porte-avions, oui, c'est une annonce.
12:13Ça, c'est une annonce.
12:14Oui.
12:15C'est une annonce importante.
12:16Oui.
12:17Oui, oui.
12:17Parce que comme on n'a qu'un...
12:19Je rappelle qu'on n'a qu'un porte-avions.
12:20Oui, un seul.
12:21Et il est à 10 jours, au moins 10 jours du site.
12:24Oui, mais qu'on m'explique comment il va s'intégrer dans l'armada américaine.
12:27Il va falloir.
12:28Il va falloir qu'il s'intègre.
12:30Parce que, imaginez-vous qu'il y a des centaines d'avions
12:33qui tournent autour de l'Iran aujourd'hui.
12:35Donc, si vous ne pouvez pas envoyer des avions français au milieu de tout ça,
12:38sans coordonner.
12:39On parlera évidemment de la menace terroriste,
12:41parce que la menace pour les Français, concrètement,
12:43la menace de sécurité,
12:44elle est essentiellement d'une menace terroriste
12:46qui pourrait venir de l'Iran ou...
12:49De groupes loués par l'Iran.
12:52En principe.
12:52Y compris, d'ailleurs, des groupes sunnites.
12:55Il n'y a pas de problème à travailler avec Al-Qaïda.
12:56Et je le répète, on l'a vu.
12:57Alors, on se souvient des attentats de 1986,
12:59notamment l'attentat de la rue de Rennes avec Georges Ibrahim Abdallah.
13:02On se souvient de...
13:03Oui, il y a eu le Drakkar aussi, rappelez-vous.
13:05Non, mais plus récemment,
13:07la méthode iranienne,
13:09c'est d'avoir affaire à des voyous.
13:10Oui.
13:11C'est plus simple, ça engage moins.
13:13Et donc, c'est ce qu'ils ont fait récemment.
13:15Bon, mais c'est vrai que cette menace concrète,
13:18je pense à ceux qui nous écoutent ce soir,
13:20elle est un danger,
13:21parce qu'il peut y avoir des...
13:24Comment dire ?
13:25Des répercussions de ce qui se passe dans cette région du Golfe
13:28sur notre sol.
13:29Mais Pascal, absolument.
13:30Parce qu'il faut bien comprendre que ce régime joue sa peau.
13:33Donc, ils sont en train de tout lâcher.
13:36Là, ils sont en train d'internationaliser la guerre,
13:39parce que c'est leur stratégie
13:40de taper sur les voisins,
13:42d'essayer de couper l'approvisionnement en gaz et en pétrole.
13:46Et là, Qatar, en fermant la principale base logistique
13:49d'exportation du gaz,
13:51a fait monter les prix de 50% dans la journée.
13:54Donc, c'est ça leur stratégie.
13:56La question, c'est combien de missiles ils ont ?
13:59Le facteur temps est essentiel,
14:01et le facteur temps dépend de la capacité qu'ils ont
14:03de tirer encore des missiles,
14:05et de la capacité des autres de les stopper.
14:07Yoann Ozaïe, ce matin, nous étions évidemment à l'antenne,
14:10et il me semble que le porte-avions dérouté,
14:14l'information avait été démentie.
14:16Oui, c'est ça.
14:17Nous sommes d'accord.
14:17L'Élysée avait démentie cette information,
14:19dès hier même.
14:20Dès hier, l'information avait été démentie.
14:22Donc, manifestement, elle a été démentie,
14:24et aujourd'hui, est-ce qu'on a changé d'avis
14:26du côté de l'Élysée, ou pas ?
14:28Je n'en sais rien.
14:29Mais comment vous interprétez
14:30qu'elle fut démentie ce matin,
14:33et que le président l'annonce ce soir ?
14:34En tout cas, le porte-avions, au moment où on se parle,
14:37à ma connaissance, se trouve en mer du Nord.
14:39Donc, Emmanuel Macron annonce à l'instant
14:41qu'il fait route vers la Méditerranée.
14:43Ça prendra dix jours, comme l'a dit Pierre Lelouch.
14:46Est-ce qu'il n'avait pas pris la décision hier ?
14:48Est-ce qu'il hésitait ?
14:49C'est possible.
14:49Est-ce que le président hésitait encore hier ?
14:51Ce qui pourrait expliquer ce démentie,
14:53c'est vraisemblablement des conseillers
14:55qui ont donné cette information,
14:56mais qui n'avaient peut-être pas été tranchés.
14:59Bon, Israël.
14:59On va être avec Régine Delfour,
15:01que vous connaissez en Israël,
15:02puisqu'Israël annonce avoir frappé un haut responsable à Téhéran.
15:04L'armée israélienne a affirmé ce mardi
15:06avoir frappé un haut commandant.
15:09Vous le savez, Israël est à entrer sur le territoire du Liban.
15:15En Israël, on a le sentiment que c'est la derdéder, un peu,
15:18que cette guerre contre le Hezbollah sera la dernière.
15:22Et on est prêts à accepter, d'une certaine manière,
15:25le sacrifice, les conséquences que pourrait avoir cette guerre.
15:29mais la derdéder, simplement, la derdéder,
15:31c'est une expression célèbre quand il s'agit de guerre.
15:34Et c'est jamais la derdéder.
15:36Régine Delfour est en direct avec nous.
15:37Je crois que Régine est en Tel Aviv.
15:40Et elle va pouvoir nous donner peut-être l'atmosphère du jour.
15:43On vous a suivi toute la journée également avec Thibaut Marcheteau,
15:45où il y a eu beaucoup d'alarme régulièrement.
15:48On a même vécu ce matin une alerte, plus exactement,
15:51avec Thibaut Marcheteau.
15:53Dans quel état d'esprit sont ce soir les Israéliens, Régine ?
15:59Oui, bonsoir Pascal.
16:00Eh bien oui, vous l'avez dit,
16:01beaucoup d'alarme aujourd'hui en Israël,
16:05nous notamment à Tel Aviv,
16:07puisque vous l'avez dit Pascal,
16:09il y a eu ces frappes israéliennes sur l'Iran,
16:12mais aussi sur le Liban,
16:14donc forcément des répliques.
16:16Alors les Israéliens, de toute façon,
16:18pour eux, c'est comme vous l'avez expliqué aussi,
16:21c'est la derdéder.
16:21C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'autre solution.
16:23Il faut aller jusqu'au bout,
16:24c'est-à-dire jusqu'à l'anéantissement du régime des Molas,
16:30c'est-à-dire des gardiens de la Révolution,
16:31mais aussi au niveau du Liban.
16:32Il faut que le Hezbollah soit réduit,
16:35parce qu'on sait que c'est le bras armé de l'Iran,
16:38et qu'il est hors de question.
16:39Il en va de la survie d'Israël.
16:41Donc les Israéliens,
16:42bon, ça fait quand même longtemps,
16:44depuis déjà le 7 octobre,
16:46qu'ils sont en guerre.
16:47C'est évidemment épuisant d'aller dans les abris.
16:50En plus, aujourd'hui, c'était pourrime.
16:52Donc voilà, mais ils le font différemment.
16:54Il y a des gens qui ont fait la fête dans les abris
16:56en étant déguisés.
16:57Il y a même un mariage qui a été célébré.
17:00Et puis, ce que je voulais ajouter aussi, Pascal,
17:01c'est que par rapport à juin,
17:03il y a beaucoup d'alarme,
17:06parce qu'il y a les missiles qui partent.
17:08Mais en fait, il n'y a pas vraiment ces détonations
17:10qu'on pouvait entendre à l'époque au mois de juin,
17:12ou vraiment des murs tremblés.
17:13Parce qu'il y a la défense américaine
17:14qui intercepte énormément de missiles.
17:17Merci beaucoup, Régine.
17:19Le président Macron s'est exprimé à 20 heures.
17:21Et évidemment, il y a des symboles
17:23qui sont analysés ces dernières secondes,
17:25et notamment avec Yohann Ouzahi,
17:27puisqu'il y avait sur le bureau un livre.
17:30Et ce livre, on sait désormais
17:33quel livre était sur le bureau,
17:35même si on ne voyait pas entièrement la couverture.
17:38C'est le recueil de poèmes de Pablo Neruda
17:42qui s'intitule « Résider sur terre ».
17:44Et il y avait aussi un soldat de plan napoléonien
17:47qui était au premier plan du bureau.
17:49Et naturellement, c'était un symbole important.
17:52Oui, parce qu'on voit que tout est communication.
17:56On l'a vu hier avec les rafales.
17:58J'ai d'ailleurs appris hier,
17:59sans doute accessoire,
18:02mais que c'est 20 000 euros l'heure d'un rafale.
18:05Hier, il y en avait 4,
18:06donc ça coûtait 80 000 euros.
18:08C'est de l'argent pour tout le monde.
18:09Je ne vais pas entrer, évidemment,
18:11je ne vais pas reprocher au président de la République
18:13d'avoir...
18:15On a beaucoup plus grave à lui reprocher.
18:16Alors, voilà.
18:18Le soldat de Napoléon, vous le voyez,
18:20parce que moi, je ne l'avais pas vu pour tout vous dire,
18:21il est juste là, au premier plan.
18:23Nous sommes d'accord.
18:24C'est un...
18:25Je ne sais pas ce que...
18:27Un soldat de plan napoléonien.
18:28Je ne sais pas comment on dit.
18:30Manifestement, il est en position de tir,
18:32si je comprends bien.
18:34Donc là aussi, la manière dont le...
18:36dont ce soldat est...
18:39Comment dire ?
18:40Positionné.
18:41Est positionné, fera sens.
18:43Et puis, il y a donc ce livre,
18:45donc, de Pablo...
18:47Résidé sur terre.
18:47Que vous connaissez peut-être ou pas ?
18:49C'est un recueil de poèmes.
18:50Bon.
18:50On va essayer de trouver,
18:52d'ici la fin de l'émission,
18:54ce livre.
18:54Et puis, pourquoi pas,
18:55de voir le sens que ça a
18:57et qui sait de lire Pablo Neruda.
19:00C'est très différent de Napoléon.
19:02Oui.
19:03Sur le plan de la symbolique,
19:04si je peux me permettre.
19:05En même temps,
19:06je n'en doute pas.
19:06Mais je demande à Lucas Buzutile
19:09de me...
19:10Je peux vous le résumer très rapidement.
19:12C'est un recueil de poèmes
19:14qui évoque le mal-être existentiel,
19:16la solitude
19:17et la difficulté d'habiter le monde moderne.
19:20Oui.
19:21En fait, Emmanuel Macron,
19:23on a appris à comprendre
19:25sa psychologie depuis tant d'années.
19:28Et il nous envoie une petite carte postale
19:31à travers ce livre de Pablo Neruda.
19:34C'est subliminal.
19:35Non.
19:36Ah non, non, non.
19:37Non, non.
19:38Là, ce n'est pas subliminal.
19:39À partir du moment où tu poses...
19:40Tu es président de la République,
19:41tu parles pendant 7 minutes,
19:42tu poses un livre sur ton bureau...
19:44C'est un vrai message.
19:45Non, là, ce n'est pas...
19:47Je suis désolé.
19:48Pardon, autant je suis sensible
19:49au symbole napoléonien,
19:52encore que je ne fasse pas un lien
19:53direct entre Napoléon et M. Macron,
19:56autant le clin d'œil sur Pablo Neruda
20:00m'échappe un peu.
20:01Je suis dans le même cas.
20:03S'il m'avait demandé mon avis,
20:05je lui aurais probablement proposé
20:07de mettre les mémoires du général de Gaulle
20:09ou alors le général gallois
20:11qui est le père de la dissuasion de la France
20:14qui l'a d'ailleurs...
20:15Il pourrait surtout n'avoir rien.
20:17Ou rien.
20:18Donnez-moi ce qui est...
20:18La table rase.
20:19Voilà, a priori...
20:20En faisant ça, on va passer plus de temps
20:22à parler de cela que du fond du discours.
20:24C'est à vous pensez.
20:25Alors, ne restons pas trop longtemps
20:28sur ce que vous jugez un détail
20:29et avançons sur le sujet Israël,
20:31sauf si vous voulez dire un mot.
20:32Il y a un truc qu'il a dit
20:33qui était important,
20:34c'est quand même qu'il a parlé
20:36de Chypre et de la Grèce
20:37parce qu'il ne vous a pas échappé
20:39que les missiles iraniens
20:40vont jusqu'au Péloponnèse quand même.
20:42Oui, bien sûr.
20:43Donc, il y a une solidarité européenne
20:45qui l'a fait valoir
20:46et il a raison.
20:47Donc, il faut booster
20:48les forces navales dans la région.
20:50Vous avez parfaitement raison.
20:51Et on entendra peut-être tout à l'heure
20:53des Français qui sont de retour
20:56et qui ont quitté le Golfe
20:58et jusqu'à Chypre,
21:00dans l'avion,
21:01l'inquiétude était au maximum
21:03pour la raison que vous venez de dire.
21:05C'est-à-dire que les missiles
21:06pouvaient atteindre un avion.
21:08Et après Chypre,
21:09a priori, c'est plus facile.
21:11Peut-être, écoutons Thibault Marcheteau
21:14qui est en Israël
21:15et qui est à la frontière,
21:17là où Tsaal, précisément,
21:18est la frontière libanaise.
21:21L'armée israélienne
21:22renforce sa présence
21:24dans la zone où nous nous trouvons
21:25avec Fabrice Elsner.
21:26Vous allez le voir sur ces images.
21:28Il s'agit de la frontière
21:29entre Israël et le Liban.
21:31Et bien Tsaal s'est déployée
21:32côté libanais,
21:33au sommet de ces montagnes
21:35qui dominent véritablement
21:36ces villages,
21:37ces axes routiers
21:38et toute la population
21:39qui se trouve en bas de ces montagnes
21:41qui est sous la menace
21:42du Hezbollah libanais
21:44avec notamment des tirs de roquettes
21:45ou encore de drones.
21:47L'objectif pour l'armée,
21:48il est de maintenir
21:49les habitations ici
21:51et la population qui habite
21:52dans ces villages
21:53qui a été déplacée
21:54pendant de très longs mois
21:55durant la dernière guerre
21:57avec le Hezbollah.
21:59Alors pour neutraliser également
22:00les sites de lancement de roquettes,
22:02l'armée israélienne
22:03mène des opérations aériennes
22:05mais également à Beyrouth
22:06pour viser des grades du Hezbollah.
22:09On va écouter M. Raffovitz
22:10qui dirige les opérations,
22:13en tout cas,
22:14qui les dirigeait pour Israël.
22:17Depuis cette nuit,
22:18nous sommes passés à une autre phase
22:20qui est un positionnement
22:22de forces combattantes de Tsaal
22:25en territoire libanais
22:26le long de la frontière,
22:27quelques centaines de mètres,
22:28dizaines de mètres
22:29à l'intérieur du territoire libanais.
22:31C'est un territoire extrêmement escarpé
22:33mais nos forces se trouvent
22:35sur des points topographiques
22:39en hauteur
22:39pour contrôler
22:40et vérifier ce qui se passe
22:43de l'autre côté,
22:44en tout cas,
22:45pour éviter que le Hezbollah
22:46attaque.
22:47Parce que cette fois-ci,
22:48si vous me permettez,
22:50nous ne permettrons pas
22:51au Hezbollah
22:52de menacer
22:53et d'obliger
22:53nos populations civiles
22:55à être évacuées.
22:56Cette fois-ci,
22:56il n'y aura pas d'évacuation.
22:58Le Hezbollah a commis
22:59sa plus grande erreur.
23:00C'est-à-dire que le Hezbollah
23:02a attaqué avec des missiles
23:03la plus grande ville d'Israël,
23:04la ville de Haïfa
23:05et d'autres villes aux alentours.
23:07Et Israël a réagi.
23:08Et notre réaction
23:09n'est pas seulement
23:10une réaction ponctuelle
23:12par rapport à ce qui s'est passé,
23:13mais une réaction
23:15qui va aller bien au-delà
23:16de cela.
23:16C'est-à-dire que nous allons,
23:17cette fois-ci,
23:19mettre un terme
23:20à cette menace
23:21du Hezbollah.
23:22Olivier Rafovic,
23:23colonel de réserve
23:24et porte-parole
23:25de Tsaal.
23:26Pierre Lelouch.
23:27Ce qui est intéressant
23:27dans la position du Hezbollah,
23:29c'est qu'ils avaient le choix
23:29d'être Libanais
23:30ou Iraniens
23:31dans cette affaire.
23:32Vous savez qu'ils pèsent
23:33un point énorme
23:34sur le Liban.
23:35Ils sont aussi
23:36un parti politique
23:37et ils sont dominants
23:38en fait dans le jeu politique.
23:39Et tout le monde a peur d'eux.
23:41Soit ils étaient Libanais
23:42et ils laissaient
23:43les Iraniens se débrouiller
23:44avec les autres
23:46et ne rentraient pas en guerre.
23:47Soit ils vengeaient
23:49la mort de Khamenei
23:51et ils sont le parti de l'Iran.
23:53Et donc ils se sont coupés,
23:54je crois,
23:55profondément des Libanais
23:56et ça va peut-être permettre
23:58à l'issue
23:59au gouvernement libanais
24:00enfin de redevenir souverain
24:02au lieu d'être
24:03malheureusement
24:04le vassal
24:04de ce parti
24:06qui était le parti
24:07iranien
24:08financé par les Iraniens.
24:09Dernier mot de M. Dutartre
24:10qui était avec nous,
24:12un général
24:13qui s'est analysé
24:15ce conflit.
24:16Dernier mot
24:17sur Israël.
24:20Dans la suite
24:21de ce qui s'est passé
24:21en Iran,
24:22le Hezbollah
24:23entre guillemets
24:24s'est réveillé.
24:25Il y avait quand même
24:26un accord tacite
24:27pour que les opérations
24:28s'arrêtent
24:28avec le Hezbollah.
24:29Là, ils ont repris,
24:30ils ont attaqué,
24:31ils ont tiré sur Israël.
24:32Donc vous connaissez
24:32les Israéliens,
24:33ces répostes
24:35extrêmement fortes
24:36sur tous les points
24:37du Hezbollah
24:37qu'ils ont identifiés,
24:38les postes de commandement,
24:39les manœuvres,
24:42là où il y a des missiles
24:43qui sont partis.
24:44Et donc l'idée pour eux
24:45de ce qu'on a pu observer,
24:46c'est d'établir une zone tampon
24:48pour être à l'abri.
24:49En fait,
24:49ils n'ont pas besoin de ça
24:50en ce moment.
24:50Chez Louis-Liam,
24:51je disais tout à l'heure
24:51la DER des DER
24:52et vous qui connaissez bien Israël,
24:56sentiment aujourd'hui
24:57qu'il faut aller jusqu'au bout.
24:59Non, absolument,
25:00mais il y a deux choses
25:01que je veux vous dire.
25:02D'une part,
25:03j'ai rarement vu
25:04le peuple israélien aussi uni.
25:07Alors là, vraiment,
25:08on n'avait pas vu ça
25:09depuis longtemps,
25:10de l'extrême gauche
25:11à l'extrême droite.
25:13Il n'y a pas,
25:14c'est vraiment,
25:14c'est totalement uni
25:16pour en terminer
25:17une bonne fois pour toutes.
25:18Avec le Hezbollah
25:19qui est déjà affaibli.
25:21Puis, il y a une deuxième chose,
25:22quand même,
25:23c'est qu'on est le jour de Pourim.
25:24Moi, je ne suis pas
25:24d'une très grande religiosité,
25:26mais aussi,
25:27quand même,
25:27le symbole est extrêmement fort.
25:30C'est le jour...
25:31On rappelle ce qu'est
25:31cette fête religieuse.
25:33On fête,
25:34et c'est la fête
25:36la moins religieuse
25:37de toutes Pourim.
25:39Même les non-religieux
25:41célèbrent d'une certaine manière
25:42Pourim
25:43parce que ça symbolise
25:45la victoire
25:47du peuple hébraïque
25:48dans la difficulté
25:50contre le méchant Amman
25:51qui se trouvait,
25:52comme vous le savez,
25:53en Perse.
25:54Donc, quand même,
25:55même quand on n'est pas
25:56d'une très grande religiosité,
25:58on est un peu sensible
26:00au symbole.
26:01C'est beaucoup une fête
26:01pour les enfants.
26:02C'est une belle jeune femme
26:02qui se testait.
26:04Oui, comme le disait
26:05Gilles William Goldnadel,
26:06c'est vrai que les Israéliens
26:07sont unis derrière
26:08Benjamin Netanyahou,
26:09y compris ses opposants.
26:10Et ça, c'est quand même...
26:11Enfin, c'est rare
26:12depuis le 7 octobre.
26:13Alors qu'aux Etats-Unis,
26:14les Américains
26:15sont plutôt contre
26:16Donald Trump.
26:17À 60%,
26:17ils estiment
26:18qu'ils n'ont pas de plan.
26:19Donc, ce qui n'est pas le cas
26:20pour Benjamin Netanyahou.
26:22Chaque pays est forcément
26:23un miroir sur ce qui se passe
26:24en France.
26:24Je suis vraiment frappé
26:25de la résilience,
26:26de la solidarité,
26:28de l'unanimité
26:29qui règne aujourd'hui
26:30en Israël
26:31et qui nous renvoie
26:33à nous,
26:33à notre incapacité
26:35que nous aurions
26:36à nous unir
26:37dans la pire des difficultés.
26:39Et là,
26:40il y a quelque chose
26:41dans l'ADN
26:42d'Israël...
26:43La résilience.
26:43Il y a tout à fait
26:44la résilience,
26:45mais il y a quelque chose
26:46de tout à fait saisissant,
26:47disons-le.
26:49Il est 20h30
26:50et Mickaël Dorian
26:52est avec nous.
26:53Il va nous rappeler
26:53les titres.
26:54On parlera ensuite
26:54de Donald Trump,
26:57de l'Espagne également,
26:59des Français
26:59qui sont de retour,
27:01de la guerre
27:02entre l'Iran
27:03et la France,
27:03pourquoi pas.
27:04Mais je voudrais aussi
27:05qu'on parle
27:05de Samuel Paty
27:07et du jugement
27:10verdict.
27:11Alors évidemment,
27:12comme il y a
27:13cette actualité internationale,
27:14on en a peu parlé,
27:15mais c'est invraisemblable.
27:17C'est-à-dire,
27:18le verdict
27:18et le message
27:19d'ailleurs
27:20qui est lancé
27:20au terrorisme
27:21en France,
27:22me paraît...
27:24Ce signal
27:24ne me paraît pas
27:25le meilleur
27:26des signaux.
27:28Dans une seconde,
27:29nous revenons.
27:29Mickaël Dorian
27:30nous rappelle les titres.
27:33Bonsoir Pascal
27:34et bonsoir à tous.
27:35Israël et les Etats-Unis
27:36ont mené
27:37des opérations
27:38en dehors du droit international,
27:39mais aucun bourreau
27:41ne sera regretté.
27:42Les mots
27:42d'Emmanuel Macron
27:43ce soir depuis l'Elysée
27:44qui ajoutent
27:45qu'une paix durable
27:46dans la région
27:47ne se fera
27:47que par la reprise
27:48des négociations.
27:49Le président de la République
27:51précise
27:51qu'il a ordonné
27:52au porte-avions
27:53Charles de Gaulle
27:53de faire route
27:54vers la Méditerranée
27:55et que d'autre part
27:56des moyens
27:56étaient mis en place
27:57pour rapatrier
27:58depuis le Moyen-Orient
27:59les Français
28:00qui le souhaitent.
28:01L'Iran
28:02assure tirer
28:03une nouvelle salve
28:03de missiles sur Israël.
28:05C'est ce qu'ont déclaré
28:06les gardiens
28:06de la révolution
28:07ce soir
28:08dans un communiqué
28:09au quatrième jour
28:10de représailles
28:11après l'élimination
28:11par Israël
28:12et les Etats-Unis
28:13du guide suprême iranien
28:14Elie Khamenei.
28:15Ce mardi
28:16les frappes iraniennes
28:17ont déjà fait
28:1712 blessés en Israël.
28:19Et puis l'aéroport
28:20de Ben Gurion
28:20à Tel Aviv
28:21pourrait rouvrir
28:21progressivement.
28:22C'est ce qu'a déclaré
28:23Miri Regev
28:24la ministre israélienne
28:25des Transports.
28:25Elle précise
28:26que l'espace aérien
28:27d'Israël
28:27devrait rouvrir
28:29la semaine prochaine
28:29sous réserve
28:30de l'évolution
28:31de la situation.
28:33Merci Mickaël.
28:35J'ai l'esprit
28:38ce soldat de Napoléon
28:39qui est posé
28:40sur le bureau
28:41d'Emmanuel Macron.
28:43Je rappelle que
28:43pendant les Jeux Olympiques
28:44la cérémonie d'ouverture
28:46il n'a pas été fait
28:47une seule allusion
28:48à Napoléon.
28:50Et ni à Jeanne d'Arc
28:51ni à Charles de Gaulle.
28:52Dans cette fameuse
28:53cérémonie d'ouverture
28:54des Jeux
28:55les trois Français
28:57sans doute
28:57les plus connus
28:58et peut-être
28:58les plus prestigieux
28:59au monde
29:00Charles de Gaulle
29:00Jeanne d'Arc
29:01et Napoléon
29:03aucune...
29:04On a coupé quand même
29:05la tête à Marie-Antoine.
29:06Je suis d'accord avec vous.
29:06Mais il y a
29:07chez ce président
29:08quelque chose
29:09qui ne ressemble
29:10à aucun autre président.
29:11C'est-à-dire que
29:12non mais disons-le
29:13il est capable
29:14et je le félicite d'ailleurs
29:15de mettre
29:16un petit soldat
29:17en minuscule
29:20sur son bureau
29:21de l'armée napoléonienne
29:22mais en même temps
29:23mais en même temps
29:24comme vous dites
29:25le jour
29:27des Jeux Olympiques
29:28il n'y a pas une allusion
29:30à un des Français
29:31quoi qu'on en pense
29:32sinon le Français
29:33le plus grand
29:34de son histoire
29:34qui était Napoléon.
29:36Bon
29:36Donald Trump
29:37revenons à ce qu'il a dit
29:38nous négocions
29:39avec les fous
29:40c'est ce qu'a dit
29:41Donald Trump
29:42vous avez écouté
29:42Donald Trump
29:43aujourd'hui ?
29:44C'est quand même
29:44alors là aussi
29:45il ne ressemble
29:45à aucun autre président
29:46parce que la manière
29:47dont il parle
29:47c'est absolument sidérant
29:49tu as l'impression
29:49que c'est monsieur
29:50tout le monde
29:51qui commente
29:52l'actualité
29:53il dit
29:53on négocie
29:54avec des fous
29:54bon évidemment
29:55c'est un langage
29:56très trivial
29:57que le plus grand
29:58nombre peut connaître
29:59c'est une manière
30:00de faire de la diplomatie
30:01qui n'existait pas
30:02avant lui
30:02écoutons
30:03Donald Trump
30:06nous négocions
30:08avec ces fous
30:10et selon moi
30:12ils allaient attaquer
30:14ils n'avions pas attaqué
30:17ils allaient le faire
30:20et nous avons dépêché
30:23de très grands négociateurs
30:26négociateurs
30:26de grands talents
30:27de grandes expériences
30:28et au vu des négociations
30:31je pensais
30:31qu'ils allaient attaquer
30:32en premier
30:33je voulais l'éviter
30:34évidemment
30:35et donc je crois
30:37que j'ai forcé
30:37la main d'Israël
30:39mais Israël était prête
30:41nous étions prêts
30:43nous avons frappé
30:45lourdement
30:46car tout a été détruit
30:49leur stock de missiles
30:51est épuisé
30:52ils ont frappé
30:55des pays neutres
30:57ces pays qui
30:58sont voisins
31:01ils ont été surpris
31:03moi
31:03j'ai été moi-même surpris
31:05et ils ont rejoint
31:08la bataille
31:09un jour
31:10on écrira l'histoire
31:12et ils diront
31:14pourquoi ils l'ont fait
31:14mais des pays
31:15qui n'étaient pas
31:16impliqués
31:17dans les événements
31:20ont subi
31:21des frappes de missiles
31:22cela vous montre
31:24le degré
31:25de malveillance
31:26de ce régime
31:28qui s'attaque
31:29à des pays
31:30quasiment
31:32amicaux
31:32il y a un commentaire
31:34qui peut
31:34alors à côté de lui
31:35à côté de lui
31:36il y avait Merz
31:37parce que tout se passe
31:39dans le bureau
31:39VAL
31:40qui devient
31:40un studio de télévision
31:42il y a
31:43je ne sais pas
31:4330 caméras
31:45des gens
31:45qui posent des questions
31:46on les entend hurler
31:47d'ailleurs
31:47il y a le chancelier
31:49qui attend
31:49c'est une bataille
31:50visiblement importante
31:51pour savoir
31:51qui posera la question
31:52c'est tout à fait extraordinaire
31:54comme toujours
31:55avec Trump
31:56il y a à boire
31:57et à manger
31:57c'est-à-dire que la première partie
31:59totalement
32:00n'a aucun sens
32:01parce que
32:02dire qu'il a forcé
32:04la main aux Israéliens
32:05alors que les Israéliens
32:06n'attendaient que cela
32:08ça n'a aucun sens
32:10parce qu'il est accusé
32:11d'être
32:12ça ne m'a pas échappé
32:14ça ne m'a pas échappé
32:15mais il le dit
32:16c'est bien sûr
32:16que c'est pour dire
32:17qu'il n'est pas dans la main
32:17c'est clair
32:19mais la deuxième partie
32:21est beaucoup plus sensée
32:22il en est très content
32:23à savoir de dire
32:24que ces fous-là
32:25ont tapé
32:26sur le Qatar
32:27et sur Abu Dhabi
32:29alors que
32:29ce qu'il a beaucoup arrêté
32:31pendant un temps
32:32c'est qu'il ne voulait pas
32:34déplaire aux Émirats
32:36donc expliquer
32:37que c'est
32:37les Iraniens
32:39qui ont fait ça
32:39effectivement c'est utile
32:41Les cibles ont été atteintes
32:43c'est le deuxième passage
32:44que je voulais vous faire entendre
32:45de Donald Trump
32:50La plupart des cibles
32:52ont été atteintes
32:53le groupe de personnes
32:55a été tué
32:56des hauts placés du régime
32:58un autre groupe
33:00de hauts responsables
33:02pourrait être mort
33:04donc je crois que
33:05nous allons bientôt
33:06avoir une troisième vague
33:10voilà ce que l'on pouvait dire
33:11sur cette attaque
33:13et telle que l'a rapporté
33:15Donald Trump
33:16aujourd'hui
33:17l'Espagne
33:18est au centre
33:19aussi
33:20d'une nouvelle polémique
33:22peut-être
33:22Fred Treyni
33:23est avec nous
33:24en direct
33:25de l'Espagne
33:26précisément
33:27puisque le président Trump
33:28a menacé
33:30il a même décidé
33:31il a même décidé
33:32de boycotter
33:35l'Espagne
33:36Frédéric Treyni
33:37bonsoir
33:38en direct
33:39d'Espagne
33:40vous allez nous dire
33:41peut-être
33:41les premières réactions
33:42aux propos
33:43de Donald Trump
33:44et comment sont vécues
33:46précisément
33:46ce qui a été dit
33:47cet après-midi
33:47dans le bureau Oval
33:49écoutez
33:50les déclarations
33:50de Donald Trump
33:51reprises aussitôt
33:52par toute la presse
33:52espagnole
33:53ont inquiété
33:54à cause des menaces
33:55commerciales
33:55brandies par le président
33:56américain
33:57qui n'a pas hésité
33:57à prononcer
33:59le mot embargo
34:00économique
34:00l'Espagne est un peu
34:02formidable
34:02mais c'est un terrible
34:03allié
34:03a-t-il résumé
34:04c'est une réaction
34:05virulente
34:06qui fait suite
34:07au refus
34:07des Espagnols
34:08de laisser
34:08les Américains
34:09utiliser
34:10deux de leurs bases
34:11militaires
34:11situées dans le sud
34:12du pays
34:12en Andalousie
34:13des bases
34:14que les Américains
34:15peuvent utiliser
34:16grâce à un accord
34:16bilatéral signé en 1988
34:18mais un accord
34:20qui octroie à l'Espagne
34:21la souveraineté
34:22d'accepter
34:23ou non
34:24l'usage de ces bases
34:24par les Américains
34:25Madrid peut refuser
34:27légalement
34:27si elle considère
34:28que l'opération
34:29découle d'une décision
34:31unilatérale américaine
34:32ou bien qu'elle ne respecte
34:33pas le droit international
34:35et c'est justement
34:35ce que dénonce Madrid
34:37depuis le début
34:38du conflit
34:39et donc l'Espagne
34:40a activé
34:41son droit de veto
34:42ce qui a mis en fureur
34:44l'opposition
34:45notamment
34:45la droite
34:46conservatrice
34:47du Parti Populaire
34:48avec son leader
34:49Alberto Nunez-Ferro
34:51qui a estimé
34:52que normalement
34:53l'Espagne
34:53devait toujours être
34:54du côté
34:54des démocraties libérales
34:56et qu'il y a un problème
34:57si le Hamas
34:57et le régime iranien
34:59applaudissent
35:00le gouvernement espagnol
35:01sur la question
35:01de ce conflit
35:03en Iran
35:03des tensions internes
35:04qui ne vont pas s'apaiser
35:06avec les dégradations
35:06de Donald Trump
35:07auxquelles va répondre
35:09demain
35:09Pedro Sanchez
35:10le Premier ministre espagnol
35:12lors d'une conférence
35:13prévue à la Mancola
35:14à partir de 9h
35:15et bien merci beaucoup
35:16Fred Treyni
35:17on écoute le président Trump
35:18sur cet embarco
35:19décidé contre l'Espagne
35:22je pense que l'Espagne
35:24s'est très mal conduite
35:25j'ai dit à Scott
35:29secrétaire au Trésor
35:30de mettre fin
35:31à toutes les négociations
35:33avec l'Espagne
35:35les nations européennes
35:36ont payé 5%
35:37du PIB
35:39en défense militaire
35:40la plupart ont suivi
35:42mais l'Espagne ne l'a pas fait
35:43et l'Espagne nous a dit
35:45qu'on ne peut pas utiliser
35:46leur base
35:47on pourrait le faire
35:50le leur imposer
35:51mais nous n'avons pas
35:54besoin de le faire
35:55c'est une nation
35:58maintenant inimicale
35:59nous n'avons pas besoin
36:01d'eux
36:02nous respectons
36:03leur peuple
36:03mais pas leur gouvernement
36:06sur la forme là encore
36:07c'est un langage
36:08qui est tout sauf diplomatique
36:09mais l'Espagne aujourd'hui
36:10l'Espagne est un pays à gauche
36:12voire à l'extrême gauche
36:12peut-être antisémite
36:14en tout cas Pedro Sanchez
36:15est-ce qu'on peut dire
36:16qu'il est
36:16est-ce qu'on peut dire
36:17que c'est le pire
36:18des ministres européens
36:20aujourd'hui
36:20en Europe
36:21ils sont dans le boycott
36:22complet d'Israël
36:23ils ont exclu
36:24d'eux-mêmes
36:25l'équipe de cyclisme
36:27dès qu'ils peuvent
36:28faire quelque chose
36:29d'agressif
36:30envers Israël
36:31ils le font
36:32et là
36:32Pedro Sanchez en plus
36:33il a des problèmes
36:35de corruption
36:36il a besoin
36:37de s'opposer
36:38en s'opposant
36:39donc
36:40il est dans une phase
36:41politique
36:42qui n'est pas bonne du tout
36:43il y avait des élections
36:44il serait battu
36:45avec une corruption importante
36:47vous avez vu
36:47qu'il a régularisé
36:49500 000 immigrés
36:50alors que
36:50on va naturellement
36:52tous en subir
36:52les conséquences
36:53notamment la France
36:54juste à côté
36:55et là
36:56il prend position
36:57il a pris position
36:58contre l'augmentation
36:59des budgets
37:00comme l'a rappelé Trump
37:01lors de la réunion de l'OTAN
37:02et là
37:02il ferme les bases
37:03c'est une fuite en avant
37:04comme l'a fait Chypre aux Anglais
37:06il faut dire aussi
37:06que Pedro Sanchez
37:07a été félicité
37:08chaleureusement
37:09par la France insoumise
37:10ça en dit long
37:11sur qui il est
37:12bon des français
37:14des français
37:14qui sont de retour
37:15et d'abord
37:17on est content pour eux
37:18parce qu'on s'inquiète
37:19bien sûr
37:20pour nos compatriotes français
37:21j'imagine que certains
37:22nous regardent
37:23d'ailleurs
37:23dans les pays du Golfe
37:24et ils suivent l'actualité
37:26sur notre chaîne
37:27très souvent
37:28donc
37:29on est de tout coeur
37:30avec eux
37:31dans ces moments
37:31qui ne doivent pas être
37:32faciles
37:33ça c'est des images
37:33à Roissy aujourd'hui
37:35je ne sais pas si on a un sujet
37:36Lucas
37:37ou si
37:38alors on va voir le sujet
37:39et puis on verra également
37:40des français
37:41qui ont été interrogés
37:42écoutons-les
37:43comment ça s'est passé
37:48après plusieurs jours
37:50de stress
37:50le soulagement
37:51se lit enfin
37:52sur les visages
37:53ce mardi après-midi
37:54le premier vol
37:55en provenance de Dubaï
37:56a atterri
37:57à l'aéroport
37:58Roissy-Charles-de-Gaulle
37:59dans la ville du Moyen-Orient
38:01la majorité des français
38:02sont des touristes
38:03beaucoup d'entre eux
38:04ont vu les missiles
38:05de près
38:06ici
38:06le missile intercepté
38:07le problème c'est que
38:09j'étais très très haut
38:09j'étais au 47ème étage
38:11je voyais tout
38:12qui passait depuis ma chambre
38:13c'était compliqué
38:15c'était très dur
38:16sur la première journée
38:17c'était assez tendu
38:18de ne pas savoir
38:19exactement ce qui se passait
38:22on ne savait pas trop
38:23à quoi s'attendre
38:24donc c'est sûr
38:25que le premier message
38:26d'alerte
38:26sur le téléphone
38:28est assez flippant
38:28la première nuit
38:29est assez compliquée
38:30avec la fermeture
38:32de la quasi-totalité
38:33des espaces aériens
38:34et du manque d'informations
38:35certains ont vécu
38:37un véritable casse-tête
38:38pour trouver des vols
38:39de rapatriement
38:39nous on s'est posé
38:40la question
38:40de partir en Arabie Saoudite
38:42pour prendre un vol à Riyad
38:43et par chance
38:45on a eu l'occasion
38:46d'avoir un autre vol
38:48qui s'est positionné
38:50sur Dubaï
38:51celui de 7h50
38:52ce matin
38:54et puis on a pu le prendre
38:55il n'y avait personne
38:56à l'aéroport
38:56depuis samedi matin
38:58près de 19 000 vols
38:59ont été annulés
39:00au Moyen-Orient
39:01dans son allocution
39:02Emmanuel Macron
39:03a annoncé
39:03que deux premiers vols
39:05rapatriant des français
39:06arriveront
39:07dès ce mardi soir
39:08c'est un vol commercial
39:09c'est un vol commercial
39:11de l'Emirates
39:12donc celui-là
39:13a eu le droit
39:14manifestement
39:15de décoller
39:15d'autres n'ont pas
39:16il y a eu un créneau
39:17manifestement
39:17alors il faut dire
39:18qu'il est plus facile
39:19pour Emirates
39:20de voler que pour Air France
39:21parce que par définition
39:22les avions d'Emirates
39:23sont déjà sur le sol
39:24des Emirats Arabes Unis
39:25alors que ceux d'Air France
39:26se trouvent à Paris
39:27et qu'il faut les acheminer
39:28jusqu'à Dubaï
39:29une bonne raison
39:31effectivement
39:32on a entendu
39:33quelques personnes
39:34dans ce sujet
39:35je vous propose
39:36d'écouter
39:36de nouveaux témoignages
39:38de gens
39:38qui sont arrivés
39:39aujourd'hui
39:39à Charles de Gaulle
39:40ça a été
39:41plutôt compliqué
39:42on est arrivé
39:42à l'aéroport
39:43hier soir
39:44très très tôt
39:44vers 20
39:46vers minuit
39:47environ
39:48on nous a refusé
39:49l'accès
39:49on n'était pas sûr
39:50si le vol était
39:51exactement préparé
39:52ou pas
39:53ensuite on a reçu
39:54deux alertes
39:55sur les téléphones
39:56le personnel
39:57n'a pas trop su
39:58nous guider
39:58ensuite ils nous ont mis
39:59en sécurité
40:00en dessous
40:01et après on a pu
40:02prendre le vol
40:02je pense que tous
40:03les passagers
40:03étaient plutôt rassurés
40:05une fois qu'on avait
40:06passé Chypre
40:07mais jusqu'à Chypre
40:09c'était un petit peu
40:10un petit peu tendu
40:11on était le jour
40:13où il y a eu
40:13sur l'île
40:15le palme
40:16Djeberra
40:16on y était
40:17on faisait
40:18aqua center
40:19avec notre petit-fils
40:21j'ai entendu
40:22des trucs
40:23dans le ciel
40:23j'ai dit
40:23tiens
40:24il y a un feu
40:24d'artifice
40:26bon
40:27j'ai entendu
40:29des gens
40:29qui commencent
40:29à paniquer
40:30donc on s'est dit
40:31bon on va rentrer
40:32il est l'heure
40:33on a vu
40:34un petit incendie
40:35à l'hôtel
40:36dont tout le monde parle
40:37en fait c'est un éclat
40:38ils arrêtent
40:40Dubaï
40:40l'État
40:43ils arrêtent
40:43ils sont hyper vigilants
40:45il y a très peu
40:46de choses qui passent
40:46et ce sont que des débris
40:48ça fait beaucoup de bien
40:49d'arriver à Paris
40:50forcément
40:51parce qu'on a vécu
40:52un moment très compliqué
40:53même si ça n'a pas l'air
40:54au départ
40:55c'est pas que c'était
40:56vraiment compliqué
40:57le problème
40:57c'est que
40:58nous on a été touché
41:00notre hôtel
41:00a été touché
41:01par les débris
41:01et c'est le premier hôtel
41:02à toucher
41:03donc c'est ce qui a rendu
41:05la chose un peu compliquée
41:06psychologiquement
41:06on a tout de suite
41:07été stimulés
41:08on a tout de suite
41:08été dans le bar
41:09j'imagine
41:10qui vont passer
41:10une bonne soirée
41:11ce soir en France
41:12je vous posais la question
41:13tout à l'heure
41:13est-ce que nous sommes en guerre
41:14et vous avez répondu
41:15objectivement oui
41:16alors il faut décrypter
41:18et comprendre
41:19pourquoi vous avez répondu oui
41:21parce qu'il y a une présence
41:21militaire française
41:22très forte au Moyen-Orient
41:23on va voir avec le sujet
41:25de Julia Ferrand
41:26et à partir du moment
41:26où ces positions sont attaquées
41:28on peut considérer
41:29que nous sommes en guerre
41:31et Pascal
41:31parce qu'on a donné
41:33notre parole
41:34de les protéger
41:36on a des accords
41:36de défense
41:37ces forces
41:38qui sont déployées
41:39en première ligne
41:40face à l'Iran
41:41elles sont là
41:41pour servir
41:42de gâchette
41:43le jour
41:43ils sont attaqués
41:44ben voilà
41:45maintenant
41:46on doit respecter
41:48la parole de la France
41:49ça dit le président
41:49tout à l'heure
41:50et d'ailleurs
41:51sinon
41:52sinon
41:53c'est toute l'histoire de France
41:55y compris le petit
41:56cela napoléonien
41:57qui est en cause
41:58Georges Fenech
41:59oui mais il n'y a eu
41:59aucune action positive
42:01sur le territoire iranien
42:02de la part de la France
42:04pour l'instant
42:04non mais
42:05on a la main
42:05sur la gâchette
42:06non mais attends
42:07il y a eu un communiqué
42:09des trois chefs d'état
42:10européens
42:10et du président français
42:11disant qu'on va aller
42:12chercher les missiles
42:13au point de lancement
42:15ça veut dire
42:15qu'on va les intercepter
42:16en l'air
42:16comme on sait faire
42:17avec les rafales
42:18ça veut dire aussi
42:19qu'en coordination
42:20avec les autres alliés
42:22c'est-à-dire les américains
42:23et les israéliens
42:23on va s'occuper des lanceurs
42:25parce que le point
42:26capital de cette guerre
42:27c'est de casser les lanceurs
42:28quand on casse les lanceurs
42:29les missiles
42:30ils ne peuvent pas partir
42:31à partir de là
42:31on peut dire
42:32qu'on est effectivement
42:32dans une situation de guerre
42:33c'est ce que je dis
42:34et donc
42:35on est aussi à la merci
42:36de ripostes
42:37non seulement sur l'économie
42:39et le gaz
42:40mais dans les rues
42:41de nos villes
42:42c'est pourquoi
42:43j'avais posé cette question
42:44tout à l'heure
42:44c'est pourquoi
42:45j'ai voulu entendre ça
42:46de la bouche
42:47de Pierre Lelouch
42:49non parce que moi
42:50je vous le disais
42:51depuis l'avant-hier
42:52et vous ne sembliez pas
42:53être d'accord avec moi
42:55moi je n'ai pas d'avis
42:57pardonnez-moi
42:57on sentait une certaine réticence
43:00il m'arrive
43:01alors je vais vous dire
43:02il m'arrive parfois
43:02d'avoir des avis
43:03mais sur la politique internationale
43:05je suis comme beaucoup de français
43:07on a besoin d'explications
43:08on a besoin de pédagogie
43:10on a besoin d'essayer de comprendre
43:11on a besoin de spécialistes
43:13autour de la table
43:13parce que ce sont des domaines
43:15extrêmement
43:17qui demandent un peu d'expérience
43:18et beaucoup de connaissances
43:20cela dit le président
43:21il est prudent
43:22il n'a pas dit ce que j'ai dit
43:23il n'a pas dit
43:23nous sommes en guerre
43:24mais enfin il a dit
43:26on va déployer des forces
43:27on va amener le porte-avions
43:28j'ai dit au ministre de l'intérieur
43:30de faire attention
43:31c'est une situation de guerre
43:33donc c'est pourquoi Pierre Lelouch est là ce soir
43:36c'est pourquoi on est le matin
43:37avec le général Fermont
43:38c'est pourquoi Vincent Hervouet est aussi
43:39et là bien sûr
43:40parce qu'au-delà du commentaire
43:42on a aussi besoin de comprendre
43:44et croyez-moi
43:45c'est assez complexe
43:46bien souvent la situation internationale
43:48voyez le sujet de Julia Ferrand
43:50la présence militaire française au Moyen-Orient
43:54c'est la plus importante présence militaire française
43:57en dehors du territoire national
43:594000 militaires français se trouvent au Moyen-Orient
44:02à Djibouti
44:031500 sont stationnés
44:05selon le ministère des armées
44:06ils interviennent en appui au Proche-Orient
44:08avec 7 hélicoptères
44:105 avions de chasse Mirage 2000
44:124 canons César
44:13et 3 vedettes rapides
44:14l'autre présence militaire française
44:17importante de la région
44:18se trouve aux Emirats Arabes Unis
44:20900 militaires sont déployés
44:22sur 3 bases à Abu Dhabi
44:24celle d'Al-Salam
44:25touchée hier par une attaque de drone
44:27la base navale de Minas Ayed
44:29et la base aérienne d'Al-Dafra
44:30plus connue sous le nom de BA-104
44:32la France y dispose d'avions Rafale et A400M
44:36des chars Leclerc et des canons César
44:39700 militaires français
44:40sont également en opération au sud du Liban
44:42à la frontière avec Israël
44:44ils contribuent à la force intérimaire de l'ONU
44:47une présence militaire
44:48que le général Bruno Clermont
44:50confirme sur notre antenne
44:52que la France est le pays le plus présent dans cette région
44:54nous avons les accords de défense
44:55qui nous lient avec les Émirats
44:58mais également le Qatar et le Koweït
44:59donc ces pays sont attaqués
45:01et quand ces pays sont attaqués
45:02l'accord de défense dit qu'on doit venir
45:04à leur défense
45:04nous avons une dizaine de Rafale sur place
45:06qui peut l'intervenir très vite
45:07nous sommes déjà présents
45:08dans le centre d'opération
45:10de cette opération
45:11qui est au Qatar
45:12dans la base d'Al-Uden
45:13nous sommes présents depuis 2014
45:14au Levant
45:15la France participe en effet
45:17à la coalition internationale
45:19anti-djihadiste
45:20depuis 2014 en Irak
45:22et 2015 en Syrie
45:23à travers l'opération Shamal
45:25qui mobilise 600 militaires et 10 Rafales
45:28un nombre qui peut grimper à 1100 militaires
45:30en comptant les bâtiments
45:32et frégates en patrouille
45:33dans le Golfe et en mer rouge
45:34Les forces françaises
45:36sont également présentes à dos
45:37au Qatar
45:38dans la base américaine d'Al-Uded
45:40régulièrement prise pour cible
45:42Je vous donne une information
45:44qui vient de tomber à l'instant
45:45on essaiera d'être avec
45:47notre correspondant permanent
45:49aux Etats-Unis
45:49Ramzi Malouki
45:51on me dit que le consulat américain
45:54à Dubaï
45:56est en feu
45:57et on va voir
45:59je crois des images
46:00dans quelques instants
46:01le consulat américain
46:03qui est à Dubaï
46:05et est en feu
46:05donc on pourra
46:06évidemment
46:07avoir de plus amples informations
46:09dans quelques instants
46:10Jean-Noël Barraud
46:11vous disiez d'ailleurs
46:11en voyant ces images
46:12que vous êtes allé sur place
46:13Pierre Lelouch
46:14Ah oui oui
46:14sur la base à Abu Dhabi
46:16oui
46:17le chef Mohamed
46:18l'avait demandé depuis longtemps
46:20et c'est une relation
46:24amicale
46:24il m'avait dit
46:25il faut demander au président Chirac
46:27de me faire une base
46:28j'ai besoin de cette protection
46:29face à l'Iran
46:30Chirac à l'époque
46:31avait refusé
46:32Sarkozy l'a fait
46:33et en 2008
46:34on a inauguré
46:35la base navale
46:36qui est à côté
46:37de la base émiratique
46:38Et on a combien de soldats
46:39là-bas ?
46:40On avait entre 600 et 900
46:41parce que
46:42vous avez
46:43un régiment curassé
46:44dans les chars
46:45parce qu'on a revendu
46:46les chars
46:47on a une base aérienne
46:49avec des rafales
46:50et on a
46:51un point d'appui
46:53pour nos bateaux
46:54les bateaux
46:54ils viennent
46:55ils viennent
46:56mais on a une présence
46:57navale aussi forte
46:58sur place
46:59on a trois choses
47:00Jean-Noël Barraud
47:01ce matin
47:01sur une antenne
47:03je crois que c'était
47:03sur France Inter
47:04la France est prête
47:05disait-il
47:09La France est prête
47:10à se protéger
47:11protéger ses ressortissants
47:12protéger ses intérêts
47:14dans la région
47:16et ses partenaires
47:17elle dispose de moyens
47:19dont certains
47:20sont déjà disposés
47:22parce que
47:22avant la guerre
47:23il y avait des exercices
47:24ou des opérations
47:25dans la zone
47:26d'autres sont
47:27à la disposition
47:28du chef de l'état
47:29pour
47:30si le juge
47:31opportun
47:32apporter
47:33ce niveau
47:34de réassurance
47:35soit pour nous-mêmes
47:37et dans le cadre
47:38d'éventuelles
47:39opérations de protection
47:40soit pour
47:41nos partenaires
47:42parce qu'une présence
47:43une simple présence
47:44que ce soit
47:45en Mer Rouge
47:45ou en Méditerranée
47:46a un effet dissuasif
47:48Je vous le disais
47:49il y a une seconde
47:49le consulat américain
47:51à Dubaï
47:52est en feu
47:53et Ramzi Malouki
47:54notre correspondant
47:55permanent
47:56aux Etats-Unis
47:57a des informations
47:58à nous donner
47:59Bonsoir Ramzi
48:01vous êtes en direct
48:02de Los Angeles
48:07Oui bonsoir
48:08effectivement
48:09c'est un drone
48:10iranien
48:11qui a donc
48:11frappé le consulat
48:12des Etats-Unis
48:14à Dubaï
48:14vous savez que
48:15les Etats-Unis
48:15ont fermé leur consulat
48:17au Liban
48:17également en Arabie Saoudite
48:19et au Koweït
48:20et donc
48:21depuis quelques minutes
48:22une épaisse fumée
48:24d'après les informations
48:25que j'ai recueillies
48:25auprès d'amis
48:27qui sont justement
48:28à Dubaï
48:28que ce soit des journalistes
48:29ou même des civils
48:30une épaisse fumée
48:31donc s'échappe
48:32de ce bâtiment
48:33le consulat américain
48:35à Dubaï
48:35et encore une fois
48:36c'est à confirmer
48:37mais ce serait
48:38un drone iranien
48:39qui a donc
48:39spécifiquement
48:41ciblé
48:42ce bâtiment
48:43ce n'est pas
48:44la première fois
48:44que les drones
48:45iraniens
48:46s'abattent comme ça
48:46sur des endroits
48:48bien spécifiques
48:48comme ça
48:49dans les pays du Golfe
48:50mais cette fois
48:50c'est donc un consulat
48:53américain
48:53on n'en sait pas plus
48:54on ne sait pas du tout
48:55si ce consulat
48:56a été fermé
48:56comme les autres consulats
48:57ou s'il reste des gens
48:58à l'intérieur
48:59sachez que c'est quand même
49:00la nuit
49:00à Dubaï
49:01et aux Émirats
49:02avec beaucoup d'Américains
49:03sur place
49:04qui sont frustrés
49:05là aussi
49:05j'ai eu quelques témoins
49:06des Américains
49:07qui ne peuvent pas
49:07quitter le pays
49:08alors que Donald Trump
49:09leur a demandé
49:10justement
49:11à tous les ressortissants
49:12je ne parle pas seulement
49:13des militaires
49:14on parle ici
49:14des civils
49:15des expatriés
49:16des familles
49:16de quitter le pays
49:17mais a priori
49:18c'est très très difficile
49:19voilà ce qu'on sait
49:20pour l'instant
49:20les infos tombent
49:22au compte-gouttes
49:23pour l'instant
49:23on en saura un peu plus
49:24dans les quelques minutes
49:25et je reste avec vous
49:26bien sûr
49:26merci beaucoup Ramzi Malouki
49:29Rial
49:30l'ambassade américaine
49:31a été touché aussi
49:33et ils ont tapé
49:34sur la base navale américaine
49:36à Bahreïn aussi
49:37il faut comprendre
49:37que c'est beaucoup plus facile
49:39d'envoyer un drone
49:41à Dubaï
49:41que d'envoyer des missiles
49:43maintenant à Télavive
49:44on peut simplement dire
49:45que l'information donnée
49:46par Ramzi Malouki
49:47est confirmée à l'instant
49:48par l'agence France Presse
49:49qui effectivement
49:49nous confirme
49:50qu'un drone iranien
49:51a bien frappé
49:52le complexe consulaire
49:53américain à Dubaï
49:54c'est un point essentiel
49:56il n'y a pas de couverture aérienne
49:57il n'y a pas de protection aérienne
49:59c'est sur ces pays arabes
50:00qui sont tous extrêmement vulnérables
50:02si vous suivez notre antenne
50:03depuis ce matin
50:04à 90%
50:06j'ai envie de dire
50:06nous parlons exclusivement
50:08de ce qui se passe
50:08en Iran
50:09au Liban
50:10et en Israël
50:10mais il y a une autre actualité
50:12et c'est vrai que
50:13cette autre actualité
50:13aujourd'hui
50:14avec Samuel Paty
50:15on en aurait parlé
50:16bien davantage
50:17s'il n'y avait pas
50:18ce qui se passe
50:22au Moyen-Orient
50:24c'était le deuxième procès
50:25des assassins
50:27de Samuel Paty
50:28en tout cas
50:29de ceux qui sont complices
50:30de son assassinat
50:31les quatre hommes
50:32impliqués dans l'assassinat
50:33du professeur
50:35d'histoire-géographie
50:36décapités le 16 octobre 2020
50:38un islamiste radical
50:40tchétchène de 18 ans
50:41ont été condamnés
50:42ce lundi
50:42par la cour d'appel de Paris
50:44à des peines allant
50:44de 6 à 15 ans
50:46de réclusion criminelle
50:47mais ce qui nous intéresse
50:49c'est que si
50:50monsieur Sefrioui
50:51qui avait été condamné
50:52à 15 ans
50:53en première instance
50:54a aussi été condamné
50:55à 15 ans
50:56cette fois-ci
50:57en revanche
50:58vous avez deux personnes
51:00Azim Epsirkanov
51:0225 ans
51:03qui a été condamné
51:04à 7 ans de prison
51:05et Naïm Boudaoud
51:0624 ans
51:07qui a été condamné
51:07à 6 ans de prison
51:08alors que le parquet
51:09avait requis
51:10pour complicité
51:12une peine
51:13de 16 ans
51:14de réclusion
51:15et qu'en première instance
51:16tous les deux
51:17avaient été condamnés
51:18à 16 ans
51:19de réclusion
51:20donc il y a là
51:22quelque chose
51:22qui a pu nous étonner
51:24je vous propose
51:24d'écouter
51:26Bernadette Patti
51:27qui est la mère
51:28de Samuel Patti
51:29qui était ce matin
51:30sur l'antenne d'RTL
51:31et qui vit un enfer
51:32on ne peut pas être apaisé
51:35à la suite de ce procès
51:37on est forcément
51:38très en colère
51:39mais on ne comprend pas
51:42les décisions
51:43de la cour
51:45comment voulez-vous
51:46comprendre
51:47entre le premier
51:49et le deuxième procès
51:50ces écarts
51:52au premier procès
51:54l'avocat général
51:55requiert des peines
51:56extrêmement légères
51:57le tribunal
51:59condamne
52:00beaucoup plus fortement
52:01les prévenus
52:02au procès
52:04en appel
52:04les deux avocats
52:06de général
52:06proposent
52:08des peines
52:08conséquentes
52:10le tribunal
52:11allège
52:13ces peines
52:13mais d'une façon
52:14qu'on ne pourra
52:15jamais comprendre
52:17on a l'impression
52:18que la cour
52:20a abandonné
52:22encore une fois
52:23Samuel
52:23la part
52:25je ne comprends pas
52:26comment
52:27ces deux jeunes
52:28qui sont allés
52:30avec lui
52:31acheter des armes
52:32l'ont véhiculé
52:34jusqu'au collège
52:35puissent être
52:37exonérés
52:38d'une peine
52:39exemplaire
52:40depuis hier soir
52:41moi j'ai l'impression
52:42qu'on a une chape
52:44de plomb
52:44qui nous est tombée
52:45sur la tête
52:46j'en veux
52:47à ce jugement
52:48j'en veux beaucoup
52:50ils n'ont pas pris
52:51leur responsabilité
52:53Georges Fenech
52:54je rappelle que ce sont
52:54des juges professionnels
52:56que des juges professionnels
52:57il n'y a pas de juré
52:59je dis souvent
53:00que la justice
53:01c'est une noterie
53:02en première instance
53:03vous prenez 16 ans
53:03en deuxième instance
53:04vous prenez 7 ans
53:06les faits sont les mêmes
53:07simplement le regard
53:07porté sur l'effet
53:08manifestement
53:09sont différents
53:11et le signal
53:12qui est envoyé
53:13au terrorisme
53:13ne me paraît pas
53:14forcément le meilleur
53:15en fait
53:16la deuxième cour d'assises
53:18en appelle
53:19a considéré
53:20que l'association
53:22de malfaiteurs
53:22les deux jeunes
53:23qui ont été
53:24qui ont vu leur peine
53:24baisser
53:26ne savaient pas
53:27quel était le but
53:27de tout cela
53:29c'est à dire
53:29qu'ils ne connaissaient pas
53:30le but terroriste
53:31alors qu'ils l'ont
53:32accompagné au lycée
53:33ils ont passé le couteau
53:34il y a des associations
53:35de malfaiteurs
53:36ces derniers temps
53:37où on disait
53:37que la personne
53:39ne pouvait pas
53:39ne pas savoir
53:40ils ont retenu
53:40uniquement
53:41l'association de malfaiteurs
53:42ordinaire
53:42criminel
53:43pas à but terroriste
53:45et en matière
53:46criminelle simplement
53:47le maximum
53:47c'est 10 ans
53:48en matière terroriste
53:49c'est 20 ans
53:49donc la peine de 16 ans
53:51a été réduite
53:53à 6 ans
53:54voyez-vous
53:54et ça c'est très étonnant
53:56comment cette différence
53:57d'appréciation
53:58des faits
53:59alors qu'on est sur
54:00les mêmes procès-verbaux
54:01les mêmes déclarations
54:02on a du mal à comprendre
54:03c'est pour ça
54:04il y a peut-être
54:05une ligne
54:06de défense
54:06ils ont dit que non
54:08c'est pas du droit commun
54:10pour cela
54:11pour les complices
54:12eux ne savaient pas
54:13l'interprétation
54:14de cette qualification
54:16d'association
54:16de malfaiteurs
54:17je vous le disais
54:17j'ai vu des affaires
54:19récemment
54:20où on expliquait
54:22qu'une personne
54:22ne pouvait pas
54:23ne pas savoir
54:24à quoi vous faites allusion
54:25et là manifestement
54:27on considérait
54:27qu'ils ne savaient pas
54:33je suis très triste
54:34pour madame Patti
54:35vous avez entendu
54:38vous avez entendu
54:39son désarroi
54:39je préfère
54:40de procès
54:41d'intention
54:41mais je gagerai
54:43pour autant
54:44qu'on puisse gager
54:45sur ce genre d'affaires
54:45que si ça n'avait pas été
54:47un jury professionnel
54:49mais un jury populaire
54:50ça n'aurait pas été
54:51le même résultat
54:53et puis la chose
54:54que je voulais vous dire
54:54quand même
54:55c'est que monsieur
54:55Sefraoui
54:58il a eu la même peine
55:0016 ans
55:01et vous vous souvenez
55:01que j'avais dit
55:02que les déclarations
55:03assez extravagantes
55:05de son avocat
55:06ne seraient pas payantes
55:08on a vu
55:08qu'elles n'ont pas payé
55:09c'est ma seule source
55:12de consolation
55:12dans cette triste affaire
55:14il en a rajouté
55:14aujourd'hui
55:15de manière scandaleuse
55:17il y a également
55:17si vous vous souvenez
55:18le père de la jeune fille
55:19qui avait menti
55:21qui s'appelle
55:21Brahim Schnina
55:22il a été condamné
55:23à 10 ans de prison
55:24et il avait été
55:25condamné
55:26à 13 ans
55:27de prison
55:28en décembre 2024
55:30là en revanche
55:31je ne veux pas dire
55:31que c'est comparable
55:32mais 10 ans
55:3313 ans
55:33ce n'est pas la même chose
55:33que 16 ans
55:346 ans
55:36ce qui est dur aussi
55:37pour les victimes
55:37c'est de voir
55:38la ligne de défense
55:39et les outrances
55:39de certains avocats
55:40donc c'est vraiment
55:41la double peine
55:41vous avez un procès
55:42qui est difficile
55:43émotionnellement
55:44et une peine
55:44qui n'est pas du tout
55:45à la hauteur
55:45avec un message envoyé
55:47aux terroristes
55:47qui est quand même
55:48assez clair
55:48c'est ça qui est sidérant
55:50ce qu'a dit l'avocat
55:51c'est gravissime
55:51cette décision
55:53c'était une discrimination
55:54du monde musulman
55:56oui
55:56alors on n'a pas le temps
55:57de l'entendre
55:57monsieur Villemin
55:58mais c'est vrai
55:59que ce n'est pas son honneur
56:00c'était des propos incendiaires
56:02et il a joué
56:03les pyromanes
56:04il est 21h
56:05Michael Dorian
56:06nous rappelle les titres
56:11le consulat américain
56:13à Dubaï
56:14est actuellement
56:14en feu
56:15vous découvrez
56:16ces images
56:17qui nous arrivent
56:18des émirats arabes unis
56:19l'incendie
56:20s'est déclaré
56:21après une attaque
56:22de drones
56:23plus de précision
56:24à suivre
56:26dans l'actualité également
56:27les mots d'Emmanuel Macron
56:28Israël et les Etats-Unis
56:30ont mené des opérations
56:31en dehors du droit international
56:32mais aucun bourreau
56:33ne sera regretté
56:35Emmanuel Macron
56:36qui s'est exprimé
56:37ajoute qu'une paix durable
56:38dans la région
56:39ne se fera
56:39que par la reprise
56:40des négociations
56:41le président de la République
56:42ajoute qu'il a ordonné
56:43au porte-avions Charles de Gaulle
56:44de faire route
56:45vers la Méditerranée
56:46et que d'autre part
56:48des moyens
56:48étaient mis en place
56:49pour rapatrier
56:50depuis le Moyen-Orient
56:51les Français
56:52qui le souhaitent
56:53Donald Trump
56:54s'est également exprimé
56:55un petit peu
56:56plus tôt dans la soirée
56:57il a déclaré
56:58que l'Iran
56:58allait attaquer en premier
56:59et qu'il avait donc
57:00peut-être forcé
57:01la main d'Israël
57:02pour lancer
57:02l'opération militaire
57:03contre Téhéran
57:04le président américain
57:05a également assuré
57:06que presque tout
57:07avait été détruit
57:08dans le pays
57:08enfin il menace
57:09de cesser de commercer
57:11avec l'Espagne
57:11en raison de son refus
57:12de coopérer
57:13dans les opérations
57:15militaires
57:15contre l'Iran
57:16merci beaucoup
57:17notre ami Johan Ouzahid
57:19nous a quitté
57:20et vous allez le retrouver
57:20dans une seconde
57:22chez Gautier Lebrecht
57:23merci Pierre Lelouch
57:24on a besoin vraiment
57:26d'explications
57:26je l'ai dit
57:27et de pédagogie
57:28dans ces moments-là
57:30Henri de Merindol
57:31était à la réalisation
57:32David Tonneli
57:32était à la vision
57:33merci à Jeff
57:34qui était au son
57:34participez à l'émission
57:35Lucas Busutil
57:36Lucas Consalves
57:37Tess Lafetter
57:39Gautier dans une seconde
57:40rendez-vous demain matin
57:42bonsoir
57:43bonsoir
57:45bonsoir
57:48bonsoir à tous
57:50bonsoir à tous
57:51bienvenue dans
57:51100% politique
57:52avec un invité exceptionnel
57:55ce soir
57:55l'ambassadeur d'Israël
57:56en France
57:56bonsoir
57:57monsieur l'ambassadeur
57:58Joshua Zarka
57:59merci d'être avec nous
58:00votre parole
58:00est particulièrement attendue
58:02ce soir
58:02après la prise de parole
58:03du président français
58:04Eric Tegner
58:05Jules Torres
58:05et Johan Uzay
58:06ma compagne
58:06bonsoir à vous messieurs
58:07je vous propose
58:08d'écouter
58:09un récapitulatif
58:10de ce que le président
58:11a dit sur votre pays
58:12sur Israël
58:13puisqu'il enjoint Israël
58:14à ne pas faire
58:14d'opérations terrestres
58:15au Liban
58:16et il demande
58:17à ce que la diplomatie
58:19revienne
58:19et que les armes
58:20cessent de parler
58:21quelque part
58:21écoutez le président
58:22de la république
58:24les Etats-Unis
58:25d'Amérique
58:26et Israël
58:26ont décidé
58:28de lancer
58:28des opérations militaires
58:30elles ont été conduites
58:32et il est
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