- il y a 7 heures
Mettez vous d'accord avec Eric Revel, Alex Darmon, Arnaud Benedetti et Patrick Vignal
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_
##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-01-27##
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_
##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-01-27##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:05Bonjour à tous et à tous, heureuse de vous retrouver pour ces deux heures d'info,
00:00:08mettez-vous d'accord, mardi 27 janvier.
00:00:12Bonjour Félix Mathieu.
00:00:14Bonjour Valérie.
00:00:14Merci d'être là pour C'est quoi le problème ?
00:00:17Alors vous pouvez d'ores et déjà nous appeler 0826 300 300,
00:00:20réagir évidemment sur le Facebook, sur nos réseaux sociaux.
00:00:24On va parler de la shrinklation.
00:00:26Alors c'est quoi ce terme un peu barbare ?
00:00:28Je crois qu'on l'a tous constaté, peut-être nous expliquer.
00:00:31Oui, alors il y avait déjà effectivement la shrinklation,
00:00:34c'est-à-dire l'inflation parce qu'on va réduire la taille d'un paquet
00:00:38et on laisse au même prix.
00:00:39Mais là ce qui est encore plus nouveau, encore plus tordu, encore plus bizarre peut-être,
00:00:43c'est la stretchlation, c'est-à-dire que le paquet est un peu plus gros
00:00:47mais le prix augmente encore plus que le paquet.
00:00:49Comme ça on a l'impression que c'est normal, tout va bien,
00:00:52sauf qu'en fait on en a profité pour augmenter le prix au kilo du produit.
00:00:55Eh bien on va voir ça avec la chargée de campagne chez Foodwatch
00:01:00qui a enquêté sur ce sujet.
00:01:03Donc 0826 300 300.
00:01:05Est-ce que vous faites attention quand vous faites vos courses ?
00:01:07Est-ce que vous regardez le prix, la taille ?
00:01:09Est-ce que vous comparez le prix au kilo ?
00:01:11Il y a des gens qui sont hyper pointus, donc on a envie de vous entendre sur ce sujet
00:01:15au 0826 300 300.
00:01:18On va parler nous de Samuel Paty, de cet avocat, devrait-il dire ça ?
00:01:23Ses propos ont choqué évidemment hier à la sortie de l'audience,
00:01:30l'avocat de la défense, maître Francis Villemin.
00:01:32Écoutez ce qu'il disait évidemment, vous pourrez réagir à partir de 11h sur ce sujet.
00:01:37La décapitation de Samuel Paty, elle est tellement horrible qu'elle écrase tout le dossier,
00:01:42qu'il y a un tabou.
00:01:43Nous n'avons pas le droit de le dire, qu'il procédait à la discrimination des élèves musulmans.
00:01:48Mais moi je vais le dire haut et fort, tout au long du procès et pas avant de plaider à la fin.
00:01:53Je démontrerai même qu'il faisait la même chose dans le précédent établissement
00:01:57où il était affecté, en 2016.
00:01:59C'est dans le dossier, personne ne l'a jamais dit.
00:02:01Alors lui disait que c'était pour protéger les élèves par rapport à cette caricature.
00:02:05Mais on ne protège personne dans l'école de la République en discriminant,
00:02:10en demandant à des élèves de se désigner en fonction de leur religion.
00:02:14Ça signe la discrimination.
00:02:16C'est un article du code pénal qui réprime ceci.
00:02:19Et pourquoi je vais faire ça ?
00:02:20Donc on le réécoutera en longueur tout à l'heure.
00:02:22Mais ce sont des propos qui, comme l'a dit Émilie Fraiche qui a écrit sur le sujet,
00:02:27tuent une deuxième fois Samuel Paty.
00:02:30Il est sur la ligne de la jeune femme de l'écolière, de la lycéenne,
00:02:35qui avait accusé Samuel Paty d'avoir demandé aux élèves musulmans de sortir.
00:02:41On y reviendra.
00:02:42Mais c'est vrai que ce sont des mots terribles.
00:02:44On va parler du renvoi de la directrice de la police des Landes accusée d'avoir désobéi aux ordres du préfet
00:02:49lors d'une manifestation d'agriculteurs.
00:02:52Et puis vers une amende de 500 euros pour consommation de drogue,
00:02:55taper les consommateurs au portefeuille tous ces sujets à partir de 10h30-11h.
00:03:01Alors Félix Mathieu, c'est quoi le problème aujourd'hui ?
00:03:05C'est vrai que quand j'ai vu ce rapport de Foodwatch,
00:03:08je me suis dit mais c'est absolument dingue.
00:03:10En fait, ce dont sont capables les industriels pour nous faire croire qu'on fait de bonnes affaires
00:03:16et en fait, de se faire arnaquer.
00:03:18Il n'y a pas d'autre mot.
00:03:19On peut grappiller quelques centimes, quelques euros par-ci, par-là.
00:03:21C'est vrai qu'on avait déjà entendu par le passé Foodwatch nous parler assez régulièrement
00:03:26des petites astuces.
00:03:28Par exemple, le paquet qui diminue un petit peu mais qui reste au même prix
00:03:31ou alors pourquoi pas on ronnie un peu sur la qualité des ingrédients pour vendre au même prix.
00:03:35Mais là, effectivement, c'est encore plus tordu peut-être quelque part ce que dénonce Foodwatch,
00:03:42cette stretch flession puisque le paquet grossit et le prix grossit encore plus.
00:03:49Donc, si vous n'êtes pas trop attentif dans le rayon, vous dites
00:03:52« Ah oui, c'est normal, le prix a augmenté mais c'est parce qu'il y en a plus ».
00:03:57Sauf que non, effectivement, le prix au kilo a largement augmenté
00:04:01et Foodwatch nous propose quelques exemples comme ça de produits qui ont connu cette stretch flession.
00:04:10La palme, c'est les petits cornichons, petits croquants de la marque Kuhn.
00:04:13Le format augmentait de 2,7% mais le prix au kilo a bondi, lui, de 27%.
00:04:19Alors forcément, il y a quand même une virgule de différence.
00:04:22Il y a comme un problème, il y a d'autres exemples mais c'est vrai que c'est les ingrédients aussi qui baissent en gamme.
00:04:30C'est une des choses qu'a remarqué Foodwatch dans son enquête.
00:04:33Audrey Maurice, bonjour.
00:04:35Bonjour.
00:04:35Vous êtes chargée de campagne chez Foodwatch.
00:04:39Racontez-nous un petit peu comment les industriels arrivent de cette manière, avec quelques exemples,
00:04:46à nous faire acheter plus cher des produits qui sont, des paquets qui sont peut-être plus volumineux
00:04:54mais qui n'augmentent pas en proportion du prix.
00:04:57D'abord, vous l'avez très bien dit, il y a de quoi s'en mêler les pinceaux entre la shrinkflation, la stifflation,
00:05:04qui ont été des pratiques révélées par Foodwatch et maintenant la stretchflation.
00:05:08Et avec cette pratique, ce qui nous a mis la puce à l'oreille,
00:05:11ce dont nous ont alerté des consommateurs et consommatrices qui nous écrivent toute l'année,
00:05:15c'est, vous savez, ces petites mentions, nouveau format, nouveau format plus généreux
00:05:19qu'on voit parfois en avant des emballages et qui nous font nous dire
00:05:22« Eh ben là, il y a peut-être un avantage à acheter le produit ».
00:05:26Et en effet, ces paquets sont bien plus grands.
00:05:29Vous avez donné l'exemple des cornichons, mais sur ces mentions marketing,
00:05:33on a repéré aussi les Mikado, les petits bâtonnets au chocolat,
00:05:38de 90 à 100 grammes avec la mention nouveau format plus de biscuits quand le changement a été fait.
00:05:44Et là, on a plus 18% du prix au kilo dans le supermarché dans lequel Foodwatch a été enquêté.
00:05:52Donc, on a bien cet écart en fait entre le marketing qui donne l'impression d'un avantage pour les consommateurs
00:05:58et puis le prix au kilo, lui qui à côté explose de manière disproportionnée
00:06:03parce que Félix l'a très bien dit, il y a en effet d'un côté, on a l'impression d'un avantage
00:06:09et puis le prix qui augmente, bah oui, on se dit c'est normal
00:06:11et en fait, le prix au kilo, il augmente beaucoup plus et ça, c'est impossible à suivre.
00:06:15Oui. Qu'est-ce qui vous répondent les industriels quand vous les confrontez à ça ?
00:06:19On a demandé à chaque industriel d'abord de nous confirmer le changement de format
00:06:23pour s'assurer que l'enquête qu'on fait soit la plus factuelle possible.
00:06:27Donc, les changements de format ont été bien confirmés.
00:06:30Certains industriels se défendent en reportant la responsabilité sur les distributeurs.
00:06:38Pour Foodwatch, la responsabilité, elle est toujours partagée
00:06:40parce que bien sûr, il y a l'emballage, le produit qui est la responsabilité des industriels
00:06:47mais il y a aussi le prix final fixé en rayon qui là est plutôt la responsabilité des distributeurs
00:06:52toujours en pensant que ça, c'est une problématique qui est probablement au cœur des négociations annuelles
00:06:58dont on entend beaucoup parler entre les distributeurs et les industriels
00:07:01et cette guerre des prix en fait qui est constamment menée.
00:07:04Et puis, si la responsabilité, elle n'est pas transparente,
00:07:07s'il y a toujours quelque chose qui est indiscutable,
00:07:10c'est que ça retombe sur les consommateurs et consommatrices qui font leurs courses.
00:07:13Oui, c'est ça. Donc, il faut pratiquement être ingénieur pour arriver aujourd'hui
00:07:18à savoir si on paye le prix exact.
00:07:20Félix, vous aviez une question ?
00:07:21Est-ce qu'il est possible que l'industriel soit de bonne foi dans cette histoire
00:07:25et que ce soit vraiment la grande distribution qui profite de ce changement de format
00:07:29pour gratter une marge un peu plus importante ?
00:07:32Pourquoi pas ? Mais en tout cas, les industriels ont aussi prouvé leur mauvaise foi par le passé.
00:07:39La shrinklation, on avait des diminutions de format, des augmentations de prix.
00:07:43On ne savait pas vraiment qu'est-ce qui allait, à qui et où.
00:07:47Et de manière générale, les industriels qu'on épingle dans nos différentes enquêtes,
00:07:52c'est plutôt des gros industriels qui font à côté de manière générale des profits records.
00:07:58et ce n'est pas des toutes petites entreprises de l'industrie agroalimentaire,
00:08:02très locales, qui essaient d'avoir des démarches plus transparentes.
00:08:06On est sur des gros.
00:08:08On est plutôt sur des gros aussi qui vendent des produits transformés,
00:08:11ultra transformés, un peu nocifs pour la santé.
00:08:15Et en fait, quand on regarde un petit peu l'image globale,
00:08:19on n'est pas sur des industriels qui essaient d'être vertueux pour le consommateur.
00:08:24Oui, on a effectivement des auditeurs.
00:08:27Alors Stéphane demande, est-ce que le prix du kilo change aussi ?
00:08:31Est-ce qu'effectivement, pour un même produit,
00:08:33c'est l'exemple que donnait Félix sur les cornichons,
00:08:36le format augmente, mais est-ce que le prix au kilo augmente ?
00:08:39Oui, la réponse est oui.
00:08:41Oui, oui, en fait, c'est sur le prix au kilo qu'on se base pour nos enquêtes,
00:08:44parce que sur le prix à l'unité, c'est beaucoup plus difficile de l'expliquer.
00:08:47Et puis, c'est encore pour ça que c'est imperceptible et sournois.
00:08:50C'est qu'on ne compare pas, personne ne compare dans les rayons des supermarchés,
00:08:54l'évolution des prix au kilo d'un mois à l'autre, d'une année à l'autre,
00:08:58voire de deux, trois ans à l'autre.
00:09:00Et c'est pour ça, en fait, que c'est imperceptible et très difficile à repérer,
00:09:04à moins d'être assaut de consommateur, comme vous l'avez dit.
00:09:06Oui, et que dit la DGCCRF, demande un auditeur ?
00:09:09La DGCCRF avait, lorsqu'on avait épinglé la Shrinkflation,
00:09:15enquêté sur ce type de pratique.
00:09:17Elle avait à nouveau renouvelé son enquête lorsqu'on avait épinglé la Shrinkflation,
00:09:22quand la qualité du produit baisse, son prix augmente.
00:09:24Mais la DGCCRF, malheureusement, elle est un petit peu impuissante
00:09:29ou en difficulté à réglementer ces pratiques parce qu'elles ne sont pas illégales.
00:09:32Et c'est ça le problème.
00:09:33Ce sont des pratiques qui induisent bien les consommateurs et les auditeurs
00:09:37le disent bien en erreur quand ils font leur course.
00:09:40Mais le problème, c'est parce que les industriels jouent avec un flou de la réglementation
00:09:45sur l'alimentation qui est très clair.
00:09:47Un produit, en fait, ne peut pas induire en erreur par son prix,
00:09:50par sa publicité ou sa promotion les consommateurs.
00:09:53Mais cette réglementation, on le voit bien, elle est interprétative.
00:09:56Et avec ça, on peut un petit peu la tordre.
00:09:59Et les industriels nous diront que sur le produit, on a bien le grammage,
00:10:03la liste des ingrédients et les informations qui nous permettent
00:10:06de s'y retrouver.
00:10:08En réalité, ce n'est quand même pas très vrai.
00:10:09On a Frédéric en ligne avec nous.
00:10:11Bonjour Frédéric, vous nous appelez d'Arcachon.
00:10:13Alors, est-ce que vous regardez les prix ?
00:10:15Est-ce que vous êtes un fin limier de supermarché ?
00:10:21Un fin limier, disons que je ne vais pas me...
00:10:23Mais bon, je fais attention quand même.
00:10:25Et je vois, bon, vous avez, comme disait la dame à l'instant,
00:10:29c'est difficile de réglementer tout ça parce que j'ai remarqué
00:10:32depuis déjà longtemps, par exemple, des paquets de farine
00:10:36qui sont le même conditionnement, mais 750 grammes au lieu d'un kilo.
00:10:41Alors ça, par contre, c'est une pratique, ça se voit, c'est phénoménal.
00:10:47Tout, c'est quelque chose.
00:10:51Les fruits, les fruits aussi.
00:10:53Alors, un coup, c'est au kilo, un coup, c'est à la barquette.
00:10:56Alors, regardez bien, la barquette, surtout marqué prix spécial,
00:10:59on se demande lequel, mais généralement, c'est au-dessus.
00:11:02Vous avez tout...
00:11:02Alors, on ne peut pas dire que c'est des arnaques, bien entendu,
00:11:05comme disait la personne devant, parce que le contrôle des prix
00:11:09ne peut pas faire quelque chose.
00:11:10Les prix sont libres.
00:11:11On ne vous trompe pas, on vous met le truc.
00:11:13Alors, le poids, on vous le met en petit,
00:11:15mais c'est...
00:11:17Oui, non, mais vous avez un...
00:11:19Si vous vous amusez à regarder ça, c'est...
00:11:21Vous voyez...
00:11:22Bon, l'augmentation des prix, vous la voyez tous les jours.
00:11:25Oui, mais c'est vrai que c'est très trompeur
00:11:29où on vous met un paquet plus grand.
00:11:33Sauf que oui, le paquet est plus grand,
00:11:34sauf que le prix aussi l'est.
00:11:37Parce qu'on va revenir avec vous, peut-être dans un instant,
00:11:40Audrey Maurice, sur shrinkflation et stretchflation,
00:11:43parce que la shrinkflation, c'était des paquets plus petits.
00:11:48Enfin, le produit était en moindre quantité,
00:11:51mais le prix ne bougeait pas.
00:11:52On y revient dans un instant avec vous, à tout de suite.
00:11:54Dio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:11:58Et on est ensemble avec vous, avec Audrey Maurice,
00:12:00chargée de campagne chez Foodwatch.
00:12:02Foodwatch qui nous alerte sur ce qu'on appelle désormais
00:12:06la stretchflation.
00:12:07C'est assez simple, vous augmentez la taille du paquet
00:12:10de chips, de fromage blanc, de flamencuches,
00:12:16vous allez me donner l'exemple.
00:12:18Et on augmente en même temps le prix au kilo.
00:12:22Je rappelle l'exemple que vous avez donné
00:12:23sur les cornichons petits croquants de la marque Kuhn.
00:12:27Le format a augmenté de 2,7%, donc 3%.
00:12:30Mais le prix au kilo, lui, a augmenté de 27%.
00:12:33Alors, appelez-nous 0826 300 300.
00:12:35Est-ce que vous regardez le prix au kilo
00:12:38quand vous faites vos courses ?
00:12:39Moi, j'avoue que je le fais de plus en plus.
00:12:41Je compare parce que parfois,
00:12:42on vous fait des promotions,
00:12:443 paquets pour un prix.
00:12:47Et puis, quand vous regardez,
00:12:48vous vous rendez compte que le paquet individuel
00:12:50coûte moins cher, des choses comme celle-là.
00:12:52Donc, on regarde un petit peu plus.
00:12:54Marie nous dit sur Facebook
00:12:56que les gens ne s'attachent plus
00:12:57au prix sur les étiquettes.
00:12:59Les détails, ils s'attachent
00:13:01qu'au prix sur les étiquettes,
00:13:04mais moins au prix au kilo.
00:13:07On a Eric en ligne avec nous
00:13:08au 0826 300 300.
00:13:10Appelez-nous pour nous dire
00:13:11si vous faites attention
00:13:12quand vous faites vos courses,
00:13:13si vous regardez,
00:13:14si vous avez pris conscience
00:13:15de ce phénomène,
00:13:17d'un format qui augmente
00:13:19et du prix qui, en conséquence,
00:13:20a lui aussi augmenté.
00:13:21Bonjour, Eric.
00:13:23Bonjour.
00:13:24Bonjour à toute l'équipe.
00:13:25Bonjour.
00:13:25Alors, est-ce que vous regardez
00:13:26les prix au kilo ?
00:13:28Alors, moi, je vais vous raconter
00:13:28une petite histoire.
00:13:29Moi, je suis aquariophile.
00:13:31C'est-à-dire ?
00:13:33Alors, où est le lien ?
00:13:34Un aquariophile,
00:13:35on doit changer son aquarium
00:13:37un tiers régulièrement.
00:13:40L'eau d'Urbino n'est pas trop prudible.
00:13:42Un jour, j'ai décidé
00:13:43de mettre un petit peu
00:13:44de l'eau minérale.
00:13:45Un bas prix, évidemment.
00:13:47Je suis allé à côté de moi.
00:13:48On a deux grands supermarchés.
00:13:49A qui commencent par un C.
00:13:51Oui.
00:13:51L'autre par un I.
00:13:54Et...
00:13:54C'est un four intermarché.
00:13:55On peut les citer.
00:13:56Vous en citez plusieurs.
00:13:57Ça marche.
00:13:58On est un four four intermarché.
00:13:59Et dans le premier,
00:14:01je trouve une eau à bas prix.
00:14:03Et je prends ma calculette
00:14:06et je m'aperçois qu'en fait,
00:14:08le coût du litre
00:14:10n'est pas réel
00:14:11par rapport au nombre
00:14:12de bouteilles.
00:14:14En général,
00:14:14des packs de 6,
00:14:156 fois 1,5,
00:14:179 litres.
00:14:18Calculette en main,
00:14:19je demande
00:14:21l'explication au chef de rayon
00:14:23qui me dit directement
00:14:24« Ah, c'est le fournisseur
00:14:25qui gère nos étiquettes. »
00:14:27Oula, interpellation.
00:14:28Je demande d'avoir le directeur
00:14:30sur son adjoint.
00:14:31Bon, bref,
00:14:32résultat des courses,
00:14:33au bout de 10 minutes,
00:14:34le directeur me dit
00:14:35« Oh là là,
00:14:36bah oui,
00:14:36il y a une erreur,
00:14:37on va régler le problème. »
00:14:38Et là où ça me met
00:14:39la puce à l'oreille,
00:14:40je passe en caisse,
00:14:40il passe derrière moi
00:14:41et il me met un petit paquet
00:14:43avec quelques petits trucs
00:14:45à l'intérieur.
00:14:45Bref,
00:14:45il m'achète,
00:14:46il achète mon sidron.
00:14:47Je lui dis « Ah, c'est plus bizarre. »
00:14:48Je décide de faire
00:14:49la même chose
00:14:50à intermarché.
00:14:51Exactement.
00:14:52Bref,
00:14:52je mène mon enquête.
00:14:54Sur les grandes eaux,
00:14:55Evian,
00:14:56Vittel,
00:14:57la plus consommée actuellement,
00:15:00j'oublie le nom,
00:15:01pourtant je la bois.
00:15:02Oui,
00:15:03cristalline,
00:15:04il y en a plein.
00:15:05Exactement.
00:15:06Le principe est très simple.
00:15:08Vous achetez donc
00:15:09votre pack de 6
00:15:12et si vous prenez
00:15:13votre calculette,
00:15:14vous payez plus
00:15:15qu'il n'est affiché.
00:15:17Donc,
00:15:17de ce fait,
00:15:18j'interpelle le directeur
00:15:19d'intermarché
00:15:20et alors lui,
00:15:21il me prend de haut
00:15:22et il me dit
00:15:23« Ah, ça faisait que ça à foutre,
00:15:24patati, patata. »
00:15:25Oh,
00:15:25ça ne va pas se passer comme ça.
00:15:26J'ai pris ma plume,
00:15:27j'ai écrit « Servis des douanes ».
00:15:28Oui,
00:15:29ah ben dis donc.
00:15:30Le service des douanes
00:15:31m'a répondu
00:15:32quelques temps après
00:15:33en disant
00:15:34« Monsieur,
00:15:34nous sommes désolés,
00:15:35nous n'avons pas assez de personnel
00:15:36pour mener ce genre d'enquête. »
00:15:39Oui,
00:15:40ben oui,
00:15:40ben c'est...
00:15:42C'est pas mal.
00:15:42C'est pas mal.
00:15:43Audrey,
00:15:44allez-y.
00:15:45J'ai fait un peu le pied de grue
00:15:47dans le rayon
00:15:48et essayé d'interpeller des gens
00:15:49comme « Comment ça vous avez vu ?
00:15:51Est-ce que vous avez calculé ? »
00:15:52Ben,
00:15:52je vous le donne en mille.
00:15:53Après,
00:15:54j'ai arrêté
00:15:54parce que sur 5-6 personnes,
00:15:56il y en a 5
00:15:57qui n'en a rien à foutre.
00:15:58Oui,
00:15:58oui,
00:15:58oui.
00:15:58Vous n'avez pas essayé
00:15:59à l'ADG,
00:15:59c'est CRF,
00:16:00la répression des fraudes ?
00:16:02Oui,
00:16:02tout à fait.
00:16:03J'ai écrit « J'ai un courrier ».
00:16:04Et alors ?
00:16:05J'ai un courrier « Aller et Retour ».
00:16:06Et sur le courrier « Retour »,
00:16:07on me dit
00:16:08« Monsieur,
00:16:08on prend en compte votre remarque
00:16:10mais nous n'avons pas assez de personnel
00:16:12pour mener ce genre d'enquête. »
00:16:13C'est incroyable.
00:16:14Oui.
00:16:15Et Audrey,
00:16:15ça vous fait réagir ?
00:16:18Audrey,
00:16:18Maurice ?
00:16:19Ce que nous disent à la fois Eric,
00:16:21merci pour votre témoignage,
00:16:22et aussi Frédéric,
00:16:23l'auditaire qu'on a eu juste avant à l'antenne,
00:16:25c'est qu'en fait,
00:16:26c'est entre les mains
00:16:27des consommateurs,
00:16:28des gens qui font leur course,
00:16:29d'avoir la responsabilité
00:16:30de regarder les prix
00:16:31et d'essayer de comprendre
00:16:33comment ce système fonctionne
00:16:35et ce qu'on paye.
00:16:36Mais ce n'est pas normal.
00:16:37Ça ne devrait pas être
00:16:38aux consommateurs et consommatrices
00:16:39qui font leur course,
00:16:40qui comme vous l'avez très bien dit
00:16:42à l'antenne,
00:16:43n'ont pas toujours le temps
00:16:44de scruter les étiquettes
00:16:45et sont toujours un peu pressés.
00:16:47D'avoir cette responsabilité
00:16:49et non seulement
00:16:49de comprendre les prix,
00:16:51mais aussi de la transparence
00:16:52parce qu'il n'y en a pas,
00:16:53de comprendre les étiquettes
00:16:54et le marketing,
00:16:56qu'est-ce que nous disent exactement
00:16:57ces mentions au nouveau format
00:16:58dont on parlait tout à l'heure,
00:17:00et de savoir si oui ou non
00:17:03il y a arnaque sur l'étiquette
00:17:04à la clé.
00:17:05C'est les industriels,
00:17:06il faut quand même le rappeler,
00:17:07qui fabriquent ces produits.
00:17:09C'est les distributeurs
00:17:10qui les mettent en rayon
00:17:11et qui fixent les prix.
00:17:12Et par-dessus tout,
00:17:14c'est au ministère de l'économie
00:17:16de légiférer
00:17:17et de mettre des règles
00:17:18qui devraient être plus claires.
00:17:20La DGCCRF,
00:17:21elle fait un excellent travail.
00:17:22Malheureusement,
00:17:22le témoignage d'Éric le souligne bien,
00:17:25il n'y a pas suffisamment de moyens.
00:17:26Et est-ce que les moyens
00:17:27de la répression des fraudes
00:17:29devraient être mis
00:17:30à aller chercher
00:17:31ces magouilles
00:17:32de l'industrie agroalimentaire ?
00:17:33Ce n'est pas normal.
00:17:34On voit bien que ça ne fonctionne
00:17:35pas dans le bon sens
00:17:36et ça ne fonctionne pas
00:17:37dans le sens
00:17:38des consommatrices
00:17:39et des consommateurs.
00:17:40Oui,
00:17:40c'est effectivement
00:17:41un travail de détective
00:17:43qu'a fait Éric.
00:17:44Et ce qui est désespérant,
00:17:45c'est que tout le monde
00:17:46semble s'en moquer.
00:17:48Félix Mathieu ?
00:17:49Alors,
00:17:49autre petit exemple
00:17:50repéré par Foodwatch.
00:17:51Dans votre étude,
00:17:52une flamme
00:17:52de la gratinée
00:17:548% plus volumineuse
00:17:56mais 18% plus chère.
00:17:58Donc voilà,
00:17:58sur le prix au kilo,
00:17:59on peut rajouter un 1
00:18:00devant l'augmentation
00:18:01de la proportion au poids.
00:18:03Ce qu'on peut dire quand même
00:18:04à nos auditeurs,
00:18:05c'est qu'il y a cette possibilité
00:18:08par rapport à avant
00:18:09de surveiller le prix au kilo.
00:18:11C'est peut-être un plus
00:18:11par rapport à une époque
00:18:12en termes de transparence.
00:18:14Ce n'est pas le prix
00:18:14qui est le plus mis en avant,
00:18:15le prix au kilo,
00:18:16mais il existe désormais,
00:18:18c'est obligatoire.
00:18:20Oui,
00:18:20c'est obligatoire en effet.
00:18:22Et chez Foodwatch,
00:18:23on va un petit peu plus loin
00:18:24parce qu'est-ce qu'on est là
00:18:26à se dire que tous les deux ans,
00:18:28on veut épingler
00:18:28une nouvelle pratique
00:18:29de l'industrie agroalimentaire.
00:18:31C'est quand même
00:18:31assez scandaleux.
00:18:33Ce qui a beaucoup marché
00:18:33ces dernières années
00:18:34parce qu'il y a beaucoup de gens
00:18:35et beaucoup de médias
00:18:36qui nous ont légitimement demandé
00:18:38mais qu'est-ce qu'on fait ?
00:18:39Parce que surveiller le prix au kilo,
00:18:41c'est chouette.
00:18:42On n'a pas du tout
00:18:42le temps de le faire en permanence.
00:18:44Qu'est-ce qui marche réellement ?
00:18:46Et ce qui a marché
00:18:47ces dernières années,
00:18:48c'est quand les médias
00:18:50relayaient notre enquête,
00:18:51que les gens continuaient
00:18:52de s'indigner,
00:18:52que les gens signaient
00:18:53nos pétitions
00:18:54et montaient au créneau
00:18:55avec Foodwatch
00:18:55pour nous faire ces signalements
00:18:57et dire en fait ça suffit.
00:19:00Ce n'est pas normal
00:19:00qu'il y ait ces magouilles-là
00:19:01dans les supermarchés
00:19:03et on donne aux gens
00:19:04rendez-vous sur foodwatch.fr
00:19:06pour nous aider,
00:19:06soutenir nos actions,
00:19:08soutenir nos pétitions
00:19:08et faire bouger à la fois
00:19:10le ministère de l'économie
00:19:12et faire reculer les industriels.
00:19:14Oui, mais vous pensez
00:19:15qu'il y a du...
00:19:16Enfin, je ne veux pas être défaitiste
00:19:17mais c'est le pot de terre
00:19:19contre le pot de fer, non ?
00:19:20Nous, on dit parfois
00:19:22que c'est David contre Goliath
00:19:23mais regardez la Shrinklation,
00:19:25vous l'avez beaucoup mentionné.
00:19:26On a réussi,
00:19:27grâce à la pression
00:19:28qu'on a mise
00:19:29aux personnes
00:19:30qui nous ont suivi,
00:19:31il y a plus de 50 000 personnes
00:19:32qui ont signé notre pétition
00:19:33contre la Shrinklation.
00:19:35On a réussi à faire passer
00:19:36un arrêté permettant
00:19:37de l'interdire.
00:19:38Alors, en effet,
00:19:39en fait,
00:19:39c'est des combats
00:19:40qui sont politiques
00:19:41et qui se jouent
00:19:42sur le très long terme.
00:19:43Mais nous,
00:19:44on est là pour les mener,
00:19:45on a besoin des consommateurs
00:19:46pour les mener avec nous
00:19:47et d'être de plus en plus nombreux
00:19:50parce que si David
00:19:52est rejoint par plein de gens,
00:19:54et bien Goliath
00:19:55ne pourra que faiblir.
00:19:56Alors, Thomas nous dit
00:19:57vive le blame and shame,
00:19:58c'est-à-dire de donner
00:19:59les noms des marques
00:20:00qui font cela.
00:20:01On a aussi un auditeur
00:20:04qui me dit,
00:20:05je me souviens,
00:20:06un jour,
00:20:06Carrefour a changé
00:20:07le packaging
00:20:07d'une bouteille
00:20:08de sirop de pomme
00:20:08avec écrit dessus
00:20:09« Nouvelle recette,
00:20:11résultat,
00:20:11moins 10% de fruits,
00:20:13plus 10% de sucre ».
00:20:15Effectivement,
00:20:17Marie nous dit,
00:20:18c'est la même chose
00:20:18pour la provenance
00:20:19des produits.
00:20:20Certains achètent
00:20:20des produits
00:20:21comme des lentilles
00:20:22venant du Canada.
00:20:23Ce sont les consommateurs
00:20:24qui sont les victimes
00:20:27et qui sont aussi
00:20:28les acteurs.
00:20:29Éric, je crois que
00:20:29vous vouliez reposer
00:20:31une question
00:20:31à notre auditeur.
00:20:33On vous écoute.
00:20:34Tout à fait.
00:20:35À Audrey,
00:20:37entre autres,
00:20:39c'est bien votre action,
00:20:40mais je vais vous dire
00:20:41une chose.
00:20:42Moi, si je mets la main
00:20:43dans le paquet de bonbons,
00:20:44je me fais avoir.
00:20:45On m'en met en prison,
00:20:46en gros.
00:20:47Eux, j'ai calculé
00:20:48le coût de la palette,
00:20:49ils font exactement
00:20:5080 euros
00:20:5280 euros
00:20:53d'escroquerie.
00:20:55Je dis bien
00:20:55le terme d'escroquerie.
00:20:57On ne peut pas porter
00:20:57plainte contre ces gens-là.
00:20:58Voilà, c'est le mot
00:20:59de la fin pour moi.
00:21:00Bonsoir à tous.
00:21:00Merci, Éric.
00:21:04Je prends la question.
00:21:06Oui, prenez la question.
00:21:08Il parle d'escroquerie.
00:21:08Je ne sais pas
00:21:09si le mot est approprié.
00:21:11Ce n'est pas de l'escroquerie.
00:21:12Les prix sont libres.
00:21:14Ce n'est pas de l'escroquerie.
00:21:14Les prix sont libres.
00:21:16Et c'est au consommateur
00:21:19d'être vigilant.
00:21:20Alors, allez-y,
00:21:21répondez-lui.
00:21:22Alors, ce n'est pas en effet
00:21:23ni de l'escroquerie
00:21:24ni de la tromperie.
00:21:25Et je n'ai pas, moi,
00:21:26eu l'occasion de regarder
00:21:27en détail le cas
00:21:28qui nous oppose,
00:21:29mais plus largement.
00:21:31En tant qu'association
00:21:32de consommateurs,
00:21:34Foodwatch peut porter plainte.
00:21:35Et Foodwatch porte plainte.
00:21:37Alors, dans des cas
00:21:37qui sont différents
00:21:38des nôtres,
00:21:39là, de celui
00:21:40qu'on regarde aujourd'hui.
00:21:42Mais Foodwatch porte plainte
00:21:44et accompagne
00:21:45des familles de victimes.
00:21:45Là, on parle beaucoup
00:21:47des laits infantiles.
00:21:49Eric a parlé
00:21:50des eaux minérales.
00:21:51C'est Foodwatch
00:21:52qui a porté plainte
00:21:52contre Nestlé
00:21:55dans cette affaire.
00:21:56Donc, il y a plein de moyens
00:21:58d'avoir recours.
00:21:59Un auditeur mentionnait aussi
00:22:00le Blame and Shame.
00:22:01Nous, on appelle ça
00:22:02du Name and Shame.
00:22:03Donc, exposer publiquement
00:22:05les pratiques
00:22:06de l'industrie agroalimentaire,
00:22:07ça, c'est nuisible
00:22:09pour leur vente.
00:22:09Et les marques
00:22:10le savent très bien.
00:22:11Donc, on va aussi pousser
00:22:12à ces endroits-là
00:22:13pour exposer
00:22:14ce qui ne tourne pas
00:22:15rond
00:22:15et continuer
00:22:17de faire reculer
00:22:19ces pratiques.
00:22:20Bon, merci d'être intervenue
00:22:21Audrey Maurice.
00:22:22Puis, on aura l'occasion
00:22:23je pense de traiter
00:22:25de nombreux sujets
00:22:26avec vous encore
00:22:27dans C'est quoi le problème ?
00:22:28Parce qu'on n'est pas
00:22:29au bout des sujets
00:22:31sur la grande consommation,
00:22:34les prix
00:22:34et l'ingéniosité
00:22:36des fabricants,
00:22:37des industriels
00:22:38dans le packaging.
00:22:40Merci à vous,
00:22:41Félix Mathieu.
00:22:42Merci Audrey Maurice.
00:22:43Donc, Foodwatch,
00:22:45vous l'avez dit,
00:22:45signons les pétitions
00:22:46et puis informez-vous,
00:22:47regardez les prix.
00:22:49Vous êtes nombreux
00:22:49à le faire.
00:22:50Merci à vous.
00:22:51On se retrouve nous
00:22:51dans un instant
00:22:52pour commenter l'actualité.
00:22:53A tout de suite.
00:22:55Sud Radio,
00:22:56le 10h midi,
00:22:57mettez-vous d'accord,
00:22:59Valérie Expert.
00:22:59Et nous sommes ensemble
00:23:01pour commenter l'actualité
00:23:02avec Éric Revelle,
00:23:03journaliste éditorialiste
00:23:04à Sud Radio.
00:23:05Bonjour chéri.
00:23:06Bonjour,
00:23:06vous commencez par moi,
00:23:07je suis très honoré.
00:23:08Mais voilà,
00:23:09on vous retrouve
00:23:09dans le Grand Matin
00:23:10à Sud Radio.
00:23:11Alex Armand,
00:23:12journaliste politique.
00:23:14Bonjour.
00:23:14Votre chaîne
00:23:15Les Adécies
00:23:16est sur Youtube.
00:23:18Arnaud Benedetti,
00:23:19bonjour.
00:23:20Bonjour.
00:23:20Professeur à la Sorbonne,
00:23:21directeur de la Nouvelle Revue Politique.
00:23:23Bonjour à vous.
00:23:25Et puis,
00:23:25Patrick Vignal,
00:23:26ancien député Renaissance
00:23:27de l'Hérault.
00:23:28Bonjour,
00:23:28cher Patrick.
00:23:29Un plateau exceptionnel.
00:23:30Un très beau d'appartement.
00:23:32Voilà,
00:23:33un très beau plateau.
00:23:35On va parler du procès Patti.
00:23:36Un avocat devrait-il dire cela ?
00:23:38L'avocat de la Défense
00:23:39qui accuse Samuel Patti
00:23:40d'avoir discriminé
00:23:41les élèves musulmans.
00:23:43Des propos qui ont choqué.
00:23:450826 300 300.
00:23:46Vous savez que vous pouvez
00:23:47évidemment réagir.
00:23:48Vous avez la parole
00:23:49sur Sud Radio.
00:23:50On va parler du renvoi
00:23:51de la directrice
00:23:52de la police des Landes
00:23:53accusée d'avoir des EPI
00:23:55aux ordres du préfet
00:23:57Gilles K. Clavreul.
00:23:59Lors d'une manifestation
00:24:00d'agriculteur
00:24:01et le pire dans tout cela,
00:24:02j'avais appris ça ce matin,
00:24:03c'est qu'elle l'a appris
00:24:04par SMS.
00:24:05Comme quoi...
00:24:06L'élégance.
00:24:06Oui, comme quoi l'élégance...
00:24:08Oh, il y a parfois
00:24:09des trucs qu'on apprend
00:24:10par SMS.
00:24:11C'est déjà arrivé
00:24:11dans nos carrières.
00:24:13Absolument.
00:24:13J'ai trouvé un nouveau chéri.
00:24:16Dans nos vues privées.
00:24:17J'allais dire que ça n'appartenait
00:24:19qu'à la télévision.
00:24:20Mais non,
00:24:21c'est visiblement le cas.
00:24:22C'est assez universel.
00:24:23Bref,
00:24:23beaucoup de sujets
00:24:24et puis de jeunes
00:24:24est avec nous
00:24:25pour remplacer Gilles
00:24:27qui après quelques jours
00:24:28qui sera là demain.
00:24:29Alors John,
00:24:30vous,
00:24:30vous allez nous faire
00:24:31un petit zapping
00:24:32de sujets
00:24:33qui ont peut-être échappé
00:24:34à notre attention.
00:24:36Oui.
00:24:36Et pour commencer,
00:24:37alors que 42% des Français
00:24:39estiment que les Etats-Unis
00:24:40sont devenus,
00:24:41selon un sondage IFOP,
00:24:42un pays ennemi
00:24:43depuis l'élection
00:24:44de Donald Trump
00:24:44pour un second mandat.
00:24:45Le journal de 20h
00:24:46de France 2
00:24:47s'est posé la question hier
00:24:48de savoir
00:24:48si la France
00:24:49pourrait réellement
00:24:50être capable
00:24:51de se passer
00:24:51des produits américains.
00:24:53Et malheureusement,
00:24:54vous allez le voir,
00:24:54ce n'est pas si simple.
00:24:55Surtout quand on ignore
00:24:56si les marques
00:24:57qui nous entourent
00:24:57sont sous pavillons américains.
00:24:59Ça, c'est français,
00:25:00je pense.
00:25:01Si je vous dis
00:25:02que les barquettes
00:25:03que vous avez dans la main,
00:25:04ça appartient
00:25:04à un groupe américain,
00:25:05alors là,
00:25:06on se serait gouré.
00:25:08Pas simple de les débusquer
00:25:09car très peu affichent
00:25:10l'origine
00:25:11de leurs propriétaires.
00:25:12Ces biscuits
00:25:13de marques françaises
00:25:14sont détenus
00:25:15par le géant américain
00:25:16Mandelaise International.
00:25:18Ces gels douche,
00:25:19eux,
00:25:19appartiennent
00:25:20au groupe Kenview.
00:25:21Difficile aussi
00:25:22de se passer
00:25:22des Etats-Unis
00:25:23au moment de payer.
00:25:25La preuve en images.
00:25:26Dans ce magasin,
00:25:27la majorité
00:25:28des options de paiement
00:25:29sont américaines.
00:25:30Partout,
00:25:31des cafés
00:25:31et fast-food
00:25:32sauce américaine.
00:25:34Selon la Chambre
00:25:34de Commerce américaine,
00:25:36leurs entreprises
00:25:36génèrent près de
00:25:37400 000 postes
00:25:38en France.
00:25:39Mais il reste un domaine
00:25:40où nous sommes
00:25:41particulièrement dépendants,
00:25:43les nouvelles technologies.
00:25:44Il n'existe pas
00:25:45de moyens
00:25:45d'avoir
00:25:45un ordinateur français
00:25:47avec un système français,
00:25:48un logiciel français
00:25:49et des serveurs français.
00:25:50Ça n'existe
00:25:51tout simplement pas
00:25:52et donc ça empêche
00:25:53d'avoir une vraie
00:25:54souveraineté numérique
00:25:54aujourd'hui.
00:25:55Comme un Français sur quatre,
00:25:56mon téléphone
00:25:57est de marque américaine.
00:25:58Et ça,
00:25:58ça vaut aussi
00:25:59pour mes écouteurs
00:26:00et pour l'immense majorité
00:26:01des applications
00:26:02que j'utilise
00:26:02au quotidien.
00:26:03Alors,
00:26:05est-ce qu'on peut se passer
00:26:06des produits américains ?
00:26:09Ça rejoint votre coup de gueule.
00:26:12Vous voulez que j'en parle
00:26:12déjà ?
00:26:13Oui, allez-y,
00:26:14parce que ça rejoint
00:26:15exactement le sujet.
00:26:16On est chez les fous
00:26:17en France.
00:26:18Quand on fait l'agriculture,
00:26:19on dit que si nos agriculteurs
00:26:20ont arrêté de les emmerder,
00:26:22si les Français achetaient
00:26:23agriculture française,
00:26:25on aurait moins de soucis.
00:26:26Je me déplace
00:26:27dans l'allié.
00:26:28Je vais dans une entreprise
00:26:29qui embauche 60%
00:26:31de travailleurs handicapés
00:26:32pour ne pas la citer
00:26:33recycling.
00:26:34Ils recyclent
00:26:35portables,
00:26:36ordinateurs,
00:26:37écran de télévision,
00:26:38tout cela.
00:26:40Eh bien,
00:26:40les collectivités locales
00:26:41des régions disent
00:26:42bon,
00:26:42on ne vous prend que 10%
00:26:43et ils vont acheter
00:26:44Apple et Samsung
00:26:45alors qu'ils recyclent
00:26:47à 50% du prix.
00:26:49Et vous savez pourquoi ?
00:26:50Parce que l'acheteur
00:26:51des collectifs vous dit
00:26:52oui,
00:26:52mais nous,
00:26:52on veut la dernière sortie
00:26:54de l'iPhone
00:26:55ou du Samsung.
00:26:56On marche sur la tête.
00:26:58Le gars,
00:26:59il est prêt à investir
00:26:5910 millions d'euros
00:27:01pour engrandir son usine.
00:27:02Il fait travailler
00:27:03des travailleurs handicapés.
00:27:05Eh bien,
00:27:05on continue à acheter
00:27:05Américaine.
00:27:06Oui,
00:27:06mais sauf que Patrick,
00:27:08sauf que les...
00:27:08Je comprends bien,
00:27:09mais il y a peut-être
00:27:10cette raison-là.
00:27:11Mais il y a une autre raison
00:27:11très simple,
00:27:12c'est que dans les ordinateurs
00:27:14peut-être recyclés,
00:27:15il n'y a pas les mêmes
00:27:16structures,
00:27:18logiciels,
00:27:19internes,
00:27:20fonctionnalités.
00:27:21Voilà,
00:27:21fonctionnalités
00:27:22qui sont,
00:27:22elles,
00:27:23américaines
00:27:23et dont on a besoin
00:27:24d'avoir la dernière version.
00:27:25Éric,
00:27:26franchement,
00:27:26pour des gamins du lycée,
00:27:28attendez,
00:27:29ordinateurs pour les jeunes
00:27:30au lycée.
00:27:31Je ne parle pas
00:27:32de l'ordinateur
00:27:33du ministère de la Justice
00:27:34où il y a un appel d'offres.
00:27:36Vous voyez ce que je veux dire ?
00:27:37Ce qui me gêne,
00:27:38en fait,
00:27:38c'est que tout le monde
00:27:39fait cocorico le drapeau
00:27:41et en fait,
00:27:41personne n'achète français.
00:27:43Je suis d'accord avec vous.
00:27:44Je suis d'accord.
00:27:44Oui,
00:27:45mais je suis d'accord avec vous
00:27:46sur le plan des principes
00:27:46sauf que vous sous-estimez
00:27:48la force de l'innovation
00:27:49et la force de l'innovation,
00:27:50c'est ce qui conduit le monde
00:27:51et malheureusement,
00:27:53force est de constater
00:27:54que la force de l'innovation
00:27:55aujourd'hui,
00:27:56elle est du côté
00:27:56de la puissance américaine.
00:27:57C'est une réalité.
00:27:59Il faut le constater.
00:28:00Le problème,
00:28:01c'est qu'on n'a pas été capables,
00:28:02nous,
00:28:03d'être innovants
00:28:03depuis très longtemps
00:28:05ou en tout cas
00:28:05insuffisamment innovants
00:28:06ce qui explique finalement
00:28:08notre faiblesse
00:28:08par rapport aux Etats-Unis.
00:28:10Oui,
00:28:11est-ce qu'on peut se passer
00:28:11des Etats-Unis,
00:28:13Éric Revelle ?
00:28:13Plus de cartes bancaires,
00:28:15Visa,
00:28:16Massoncard ?
00:28:17Sur les cartes bancaires,
00:28:18on a un super système
00:28:19en France d'ailleurs
00:28:20qui pourrait se développer,
00:28:22ce qui s'appelle
00:28:22le GIE,
00:28:23le groupement d'intérêts
00:28:24GIE cartes bancaires.
00:28:26Alors pour le coup,
00:28:26qui est un vrai système sûr.
00:28:28Mais en réalité,
00:28:29moi ce qui m'inquiète le plus,
00:28:30c'est toutes nos données.
00:28:32Toutes nos données
00:28:32qui partent ailleurs.
00:28:34C'est ça la vraie puissance
00:28:35du système américain,
00:28:36ce n'est pas seulement
00:28:37les infrastructures.
00:28:38Ils l'ont théorisé
00:28:38il y a longtemps.
00:28:39C'est aussi
00:28:39toutes ces données
00:28:41qui partent
00:28:42parce que vous les mettez
00:28:42dans le cloud,
00:28:43parce que vous les mettez
00:28:44sur vos smartphones,
00:28:46etc.
00:28:47Je pense que la dépendance
00:28:48en réalité,
00:28:49elle est totale.
00:28:51Ça a été théorisé
00:28:52dès la fin des années 80
00:28:54et début des années 90
00:28:55aux Etats-Unis
00:28:56considérant que
00:28:57l'information
00:28:58et les données
00:28:59seraient la matière première
00:29:00qui permettrait
00:29:02de dominer le monde.
00:29:03Ça a été très clairement
00:29:04écrit dans un certain
00:29:06nombre de documents stratégiques
00:29:07par l'administration américaine.
00:29:09Oui, pour vous,
00:29:10Alex Armand ?
00:29:11Dépendant des Etats-Unis,
00:29:12oui, ça fait longtemps
00:29:13et ça va encore durer
00:29:14longtemps de toute façon.
00:29:15En revanche,
00:29:15j'aimerais revenir
00:29:16sur ce que vous disiez
00:29:16sur cette entreprise
00:29:18Recycling
00:29:19qui recycle
00:29:20le matériel
00:29:21technologique.
00:29:24Moi, je pense
00:29:24que ça ne peut marcher
00:29:25que d'une seule façon,
00:29:26c'est de faire passer
00:29:27par la loi
00:29:28le fait d'obliger
00:29:29les différentes...
00:29:31Les commandes publiques.
00:29:31Oui, les commandes publiques
00:29:32parce que c'est ce que font
00:29:33les Américains.
00:29:34On parle des Américains.
00:29:35Les Américains,
00:29:35ils ont une préférence nationale
00:29:36sur les commandes
00:29:37et sur leurs propres matériaux.
00:29:39Pourquoi nous,
00:29:39on ne le fait pas ?
00:29:40Parce que c'est bien
00:29:40d'avoir le discours
00:29:41de dire qu'on ne le fait pas,
00:29:42qu'on n'est pas à la hauteur
00:29:43et tout,
00:29:44mais je pense que c'est aussi
00:29:44aux parlementaires
00:29:45de se saisir du problème
00:29:46au gouvernement
00:29:47et de poser réellement
00:29:48le problème sur la table
00:29:49comme ils le font d'ailleurs
00:29:50avec les réseaux sociaux
00:29:51sur la loi
00:29:52qui est arrivée hier.
00:29:53Il y a beaucoup de choses
00:29:54à rendre cette loi
00:29:55et ce n'est pas le débat.
00:29:56Mais en tout cas,
00:29:56ils le font
00:29:57et ils essayent
00:29:58d'impulser quelque chose
00:29:59de nouveau.
00:30:00Pourquoi on ne le ferait pas
00:30:01sur le Coréco national ?
00:30:03Je ne sais pas.
00:30:03On a Léa en ligne avec nous.
00:30:05Bonjour Léa.
00:30:06Ça vous fait réagir
00:30:07à ce sujet ?
00:30:08Vous pensez
00:30:09qu'on peut se passer
00:30:09des Etats-Unis ?
00:30:11Écoutez,
00:30:12ça pourrait...
00:30:13Avant toute la mondialisation,
00:30:15on avait accès essentiellement
00:30:17aux produits français
00:30:18et on est capable
00:30:19de faire des choses.
00:30:21Mais je pense aussi
00:30:23qu'au niveau de l'offre
00:30:24et de la demande,
00:30:25on a beaucoup d'offres
00:30:26qui nous sont posées
00:30:28d'office dans les magasins
00:30:29et qui sont américaines.
00:30:32On ne les voit pas beaucoup
00:30:33les entreprises françaises.
00:30:36Oui, il y en a,
00:30:37mais elles ne sont pas...
00:30:37Effectivement,
00:30:38on parlait d'innovation.
00:30:40Vous, vous faites attention
00:30:41quand vous achetez ?
00:30:43Oui, surtout sur la partie alimentaire
00:30:46et la partie vestimentaire.
00:30:48Je sais que le Made in France,
00:30:50il ne faut qu'il n'y ait que 40%
00:30:52qui soient transformés
00:30:55sur le territoire.
00:30:56Mais au moins,
00:30:58il y a un effort.
00:30:59Oui.
00:31:00Je ne sais pas.
00:31:01Je ne sais pas si vous avez vu,
00:31:02il a été publié hier
00:31:03une très grosse enquête
00:31:05puisque ça concerne
00:31:0620 millions d'utilisateurs
00:31:08de cartes bancaires en France,
00:31:09qui est l'Observatoire BPCE,
00:31:11l'Observatoire.
00:31:12Et notamment sur ce qu'on appelle
00:31:14l'ultra fast fashion,
00:31:17vous savez,
00:31:17les TNU et Chine,
00:31:18après une hausse de 49%
00:31:21de nos achats
00:31:21sur ces plateformes
00:31:22il y a deux ans,
00:31:23puis de 62% l'année dernière,
00:31:25il y a une baisse de 2%
00:31:27en 2025.
00:31:28Alors, c'est peut-être dû
00:31:29au fait que les consommateurs
00:31:31éthiquement se posent des questions
00:31:33sur le bilan carbone
00:31:34de ces produits,
00:31:35sur les conditions sociales
00:31:37dans lesquelles ces produits
00:31:38sont produits.
00:31:39Ça pose peut-être aussi
00:31:40la question des différents scandales
00:31:41qui ont entouré
00:31:43ces plateformes.
00:31:44Mais n'empêche que
00:31:45pour la première fois
00:31:46depuis plusieurs années,
00:31:47là où il y avait une croissance
00:31:48à deux chiffres
00:31:49des achats des Français
00:31:50sur ces plateformes
00:31:51chinoises,
00:31:53il y a un recul
00:31:54en 2025.
00:31:562% Eric ?
00:31:57Ah non, mais après une hausse...
00:31:59J'adore ton optimisme,
00:32:00mais 2%
00:32:01avec le bad buzz qu'il y a eu...
00:32:02Mais après une hausse
00:32:03de 69% l'année dernière
00:32:04et de 49% l'année l'avance.
00:32:06En gros, la réponse,
00:32:07on ne peut pas se passer
00:32:08des Etats-Unis.
00:32:10Allez, on se retrouve
00:32:10dans un instant
00:32:11avec la suite
00:32:12de votre zapping.
00:32:13John, on va parler...
00:32:15D'une proposition de loi
00:32:16du gouvernement suédois
00:32:18pour faire passer
00:32:19l'incarcération des mineurs
00:32:21à partir de 13 ans.
00:32:23Très bien, à tout de suite.
00:32:25Sud Radio,
00:32:26mettez-vous d'accord ?
00:32:27Valérie Expert.
00:32:27Sud Radio,
00:32:28le 10h midi,
00:32:30mettez-vous d'accord ?
00:32:31Valérie Expert.
00:32:32Et on est ensemble
00:32:33avec vous pour ce 10h midi
00:32:34pour commenter l'actualité.
00:32:36John, on continue
00:32:37avec votre zapping.
00:32:39Et on parle du narcotrafic
00:32:41et de la violence
00:32:41engendrée par les gangs
00:32:43qui fait la une
00:32:44de la presse française,
00:32:45mais pas que.
00:32:46En Suède, malheureusement,
00:32:48tous les records européens
00:32:49sont battus
00:32:50avec de nombreux réseaux
00:32:51qui font appel
00:32:52à des mineurs
00:32:52de plus en plus jeunes
00:32:53pour exécuter des contrats
00:32:54à tel point
00:32:55que le gouvernement suédois
00:32:57démuni face à la situation
00:32:58a fait une proposition de loi
00:32:59pour abaisser
00:33:01l'âge de responsabilité pénale
00:33:04dès l'âge de 13 ans
00:33:05et non plus à partir de 15 ans
00:33:06comme c'est le cas actuellement.
00:33:08Et une équipe de LCI
00:33:09est partie en reportage
00:33:10pour découvrir
00:33:10à quel point
00:33:11la jeunesse
00:33:12est devenue partie intégrante
00:33:14de ce système ultra-violent là-bas.
00:33:16Difficile d'empêcher
00:33:16ces adolescents
00:33:17recrutés via les réseaux sociaux
00:33:19de commettre des actes
00:33:20d'intimidation et d'assassinat.
00:33:22La police fait comme elle peut,
00:33:23mais les têtes de réseaux
00:33:24souvent basées à l'étranger
00:33:25ont trouvé une brèche
00:33:26dans la législation suédoise.
00:33:28On ne condamne pas
00:33:30les gens de moins de 15 ans
00:33:31en Suède.
00:33:32On ne peut pas les juger.
00:33:33Malheureusement,
00:33:34ces jeunes sont souvent
00:33:34traités comme des objets jetables
00:33:36par les commanditaires.
00:33:37Ils ne les connaissent pas.
00:33:38Ils ne peuvent donc
00:33:39pas les dénoncer.
00:33:41Nous avons rendez-vous
00:33:42à la nuit tombée
00:33:42avec Youssef, 19 ans.
00:33:44Parmi ses activités
00:33:45trafique de drogue,
00:33:46mais aussi
00:33:46pause de bombe artisanale.
00:33:48Et s'ils travaillent
00:33:49avec des adolescents,
00:33:50de préférence de moins de 15 ans,
00:33:52ce n'est pas par hasard.
00:33:53Les plus jeunes
00:33:53sont plus faciles à manipuler.
00:33:54Ils veulent s'acheter
00:33:55de belles choses
00:33:56et pour ça,
00:33:56ils ont besoin d'argent.
00:33:58de ne pas d'être condamnés.
00:33:59Au pire,
00:33:59ils seront suivis
00:34:00par les services sociaux.
00:34:02Donc,
00:34:02abaisser l'âge
00:34:03à 13 ans,
00:34:05ça vient régulièrement
00:34:06en France,
00:34:07ce sujet.
00:34:07Écoutez,
00:34:07on peut vous en parler.
00:34:08Vous savez,
00:34:09par ma loi sur la médiation,
00:34:10j'ai fait au fond
00:34:11des quartiers chauds.
00:34:12Toulouse, Paris, Marseille,
00:34:14Pissevain,
00:34:15il n'y a pas très longtemps.
00:34:16Donc,
00:34:16je vais vous dire,
00:34:17je pense que le monde politique
00:34:19ne se rend pas compte
00:34:20du désastre
00:34:21d'un certain territoire.
00:34:23Moi,
00:34:23j'ai rencontré des gamins
00:34:24entre 12 et 14 ans.
00:34:26Ce n'est pas compliqué.
00:34:26Chauffer,
00:34:27c'est 200 euros par jour.
00:34:28Il y en a même certains
00:34:29qui,
00:34:29à 14 ans,
00:34:31sous-loup leur chaise.
00:34:32À 80 euros,
00:34:34ils gagnent 120 euros.
00:34:35C'est des jeunes
00:34:35qui prennent
00:34:36entre 3 et 4 000 euros
00:34:38par mois.
00:34:38Ce qui m'a le plus marqué,
00:34:40c'est quand ils m'ont dit
00:34:40nous,
00:34:41on sait
00:34:41qu'on n'aura pas d'avenir.
00:34:43On sait qu'on finira
00:34:44ou en prison
00:34:45ou une balle dans la tête.
00:34:46On a deux rêves.
00:34:48Se marier
00:34:48qui n'est plus
00:34:49un seul,
00:34:50vivre à Dubaï
00:34:51et avoir une Ferrari.
00:34:52Voilà Valérie.
00:34:53Une partie de ces jeunes
00:34:55qui,
00:34:56en plus,
00:34:56très franchement,
00:34:57sont menacées
00:34:58par le chef
00:34:59qui est au plus haut.
00:35:00Donc,
00:35:00on a une jeunesse
00:35:01très compliquée.
00:35:02Et à la fois,
00:35:03moi,
00:35:03j'ai eu la chance
00:35:04de faire des cours
00:35:05d'armation
00:35:05dans les prisons.
00:35:06Je pense notamment
00:35:07au quartier des mineurs
00:35:08à Villeneuve-les-Magolones.
00:35:10J'ai vu à la fois
00:35:11des gamins perdus,
00:35:12mais j'ai souvenir
00:35:13d'un gamin.
00:35:14Je ne vais pas citer ton nom.
00:35:15Il avait 14 ans.
00:35:16Je suis allé le jeudi matin
00:35:17puisqu'on faisait des cours
00:35:18de français
00:35:19pour ces gamins.
00:35:19et j'ai vu un gamin
00:35:21à l'État,
00:35:24enfin,
00:35:24un gamin
00:35:25complètement désinhibé,
00:35:27perdu.
00:35:28Une semaine après,
00:35:29il tuait une éducatrice
00:35:30à Narbonne
00:35:30à coups de Fouchette.
00:35:32Et quand vous savez
00:35:33l'histoire de ce gamin,
00:35:34comment il a vécu,
00:35:35donc,
00:35:35oui,
00:35:35Valérie,
00:35:36on a une certaine jeunesse
00:35:38perdue,
00:35:39une jeunesse
00:35:39qui est,
00:35:40avec tous ses influenceuses
00:35:41et influenceurs,
00:35:42qui rêve d'être à Dubaï
00:35:43et qui n'a plus
00:35:44de notion
00:35:45et de valeur
00:35:46de l'âme humaine
00:35:48et de la relation.
00:35:50Et quand je leur disais
00:35:51étudie,
00:35:52va à l'école,
00:35:53tu gagneras le SMIC,
00:35:54le gars,
00:35:54il vous dit
00:35:55je fais 4000 euros par mois.
00:35:56On a un vrai débat.
00:35:58Et franchement,
00:35:58on a un vrai débat.
00:35:59Excusez-moi,
00:36:00je suis long,
00:36:00j'y rajoute l'ASE.
00:36:02Parce que vous savez
00:36:03qu'à l'ASE,
00:36:04je pense à Montpellier
00:36:05et là,
00:36:05c'est scandaleux.
00:36:07On a des gamines
00:36:07qui se prostituaient
00:36:0914 ans,
00:36:1110 passes par jour
00:36:12et les proxénètes
00:36:13sont leurs copains.
00:36:14Et ce n'est pas
00:36:15la faute des éducateurs,
00:36:16c'est la faute
00:36:17de la société.
00:36:18Donc,
00:36:18il y a un vrai débat
00:36:19sur ça.
00:36:19Oui,
00:36:20mais ça fait des années.
00:36:23Sur l'ASE,
00:36:24je vous rappelle
00:36:24le reportage
00:36:26qui avait été fait
00:36:26en infiltration
00:36:27par zone interdite.
00:36:29Qu'est-ce qui a changé ?
00:36:30Rien,
00:36:31rien,
00:36:31rien.
00:36:32Mais là,
00:36:32c'est un petit peu...
00:36:33Là où je ne suis pas d'accord
00:36:33avec vous,
00:36:34c'est la faute de la société.
00:36:35C'est un petit peu différent.
00:36:36C'est la faute de l'État.
00:36:37C'est la faute du pouvoir politique.
00:36:39Enfin,
00:36:39des pouvoirs politiques
00:36:40qui se sont succédés
00:36:40et qui n'ont pas anticipé
00:36:41les problèmes
00:36:42depuis des années et des années
00:36:43parce que les alertes,
00:36:44elles ont été largement,
00:36:45ça a été dit,
00:36:46elles ont été largement lancées
00:36:48et qu'aujourd'hui,
00:36:50c'est clair
00:36:50qu'on a un problème
00:36:51avec la justice des mineurs,
00:36:55que les textes de 44
00:36:58ne sont plus,
00:36:59je veux dire,
00:36:59aujourd'hui adaptés,
00:37:00manifestement,
00:37:01en l'occurrence,
00:37:01parce qu'on a des jeunes
00:37:03qui sont de plus en plus violents,
00:37:04des jeunes qui,
00:37:05en effet,
00:37:05disposent de ressources
00:37:06liées au trafic de drogue,
00:37:08qui leur permettent
00:37:10d'avoir des revenus
00:37:12qui sont supérieurs
00:37:13à des adultes,
00:37:15largement supérieurs
00:37:16à des adultes
00:37:16qui y travaillent.
00:37:17Et en plus,
00:37:18c'est vrai,
00:37:18ce sont des jeunes
00:37:19qui,
00:37:20j'allais dire,
00:37:21ils n'ont même plus d'éducation,
00:37:22mais ils n'ont même plus
00:37:23de cadre civilisationnel.
00:37:25Mais encore une fois,
00:37:27ce n'est pas nouveau.
00:37:28Ce n'est pas nouveau.
00:37:29Pourquoi,
00:37:29finalement,
00:37:30le pouvoir politique
00:37:30n'a pas réagi
00:37:31en temps et en heure ?
00:37:32Et c'est ce que pose
00:37:33aujourd'hui...
00:37:34Mais là,
00:37:34on a mélangé
00:37:35plusieurs sujets.
00:37:36Non, mais pardon,
00:37:38je crois que le vrai sujet,
00:37:40c'est celui
00:37:40qu'Arnaud Bénédithi aborde.
00:37:42C'est-à-dire,
00:37:43on n'est plus,
00:37:43aujourd'hui,
00:37:45à 15 ans,
00:37:46le même
00:37:46que quand moi,
00:37:48j'avais 15 ans
00:37:49dans les années 70.
00:37:51Dans les années 70,
00:37:52on respectait l'autorité,
00:37:54on avait des repères,
00:37:55on avait des familles
00:37:56structurées,
00:37:57le trafic de drogue
00:37:58n'était pas aussi important.
00:37:59Donc, en fait,
00:38:00la vraie question
00:38:00qui se pose,
00:38:01à mon avis,
00:38:01au-delà de ce que nous disait
00:38:02de jeunes sur l'exemple suédois,
00:38:05c'est à partir de quel âge,
00:38:07compte tenu de l'évolution
00:38:08violente de la société,
00:38:10on est tenu
00:38:10pour être pénalement responsable.
00:38:12C'est ça,
00:38:13la question.
00:38:14C'est ça,
00:38:14la question.
00:38:15Et aujourd'hui,
00:38:16en dessous de 13 ans,
00:38:18vous êtes évidemment
00:38:19considéré comme irresponsable
00:38:21pénalement,
00:38:21et ce n'est que
00:38:22quand vous avez 18 ans,
00:38:23en gros,
00:38:24dans le code...
00:38:25C'est ça,
00:38:26c'est la majorité.
00:38:27que vous êtes considéré
00:38:27comme pénalement responsable
00:38:28et que vous pouvez avoir
00:38:29une peine.
00:38:29Mais si on part du principe
00:38:31que mon constat est juste,
00:38:32c'est-à-dire qu'on n'est pas
00:38:34dans la même situation
00:38:35quand on a 15 ans aujourd'hui
00:38:36que dans les années 70,
00:38:37alors il faut adapter,
00:38:39il faut adapter les lois
00:38:40à ce principe de violence,
00:38:42de narcotrafic.
00:38:43Sinon,
00:38:43on ne s'en sort pas.
00:38:45Alors,
00:38:45peut-être,
00:38:46Alex ?
00:38:46Les lois ont été changées,
00:38:48messieurs.
00:38:49Je veux dire,
00:38:49le code pénal des mineurs
00:38:51n'avait pas été réformé
00:38:52depuis le général de Gaulle,
00:38:53il a été réformé,
00:38:54il me semble,
00:38:54en 2022,
00:38:55je crois,
00:38:56de mémoire.
00:38:56Et donc,
00:38:58ça a baissé justement
00:38:59l'âge de comparution immédiate,
00:39:01comparution immédiate
00:39:02pour des mineurs
00:39:03à 15 ou 16 ans.
00:39:05Moi,
00:39:05je veux bien qu'on dise
00:39:06qu'on n'est pas,
00:39:07ça c'est vrai,
00:39:07ce n'est pas les mêmes jeunes
00:39:08de 15 ans et de 16 ans
00:39:09aujourd'hui,
00:39:10ça c'est certain.
00:39:11Mais je ne sais pas,
00:39:13moi je ne vois pas
00:39:14comment on peut faire en sorte
00:39:16que des jeunes de 13 ans
00:39:17passent en comparution immédiate.
00:39:18La deuxième chance,
00:39:19ça n'existe plus.
00:39:20Ça veut dire qu'il faut
00:39:21qu'on oblige des gamins
00:39:22aujourd'hui
00:39:23à aller devant
00:39:24des cours d'assises.
00:39:25Mais ce ne sont pas des gamins.
00:39:26Non, non,
00:39:26je termine sur une chose,
00:39:28que le narcotrafic
00:39:29soit une question
00:39:30essentielle et spéciale.
00:39:32Oui,
00:39:33d'ailleurs ça fait
00:39:33des semaines et des mois
00:39:34qu'on nous rabâche
00:39:35qu'on va créer
00:39:36un parquet spécial
00:39:37pour le narcotrafic
00:39:38qu'il va y avoir,
00:39:39attention,
00:39:39plein plein de choses
00:39:40qui vont arriver
00:39:41sur le narcotrafic
00:39:41que le garde des Sceaux actuel
00:39:43Gérald Darmanin
00:39:43nous dit que ça va être
00:39:44son combat
00:39:45depuis maintenant
00:39:46un an et demi,
00:39:47deux ans
00:39:47qu'il est à la chancellerie.
00:39:49On n'a pas vu le résultat.
00:39:51La vraie question est là,
00:39:52il faut séparer
00:39:52le narcotrafic
00:39:53qui est considérable
00:39:56et dangereux
00:39:56pour d'ailleurs
00:39:57toute la population française
00:39:58et principalement,
00:39:59vous l'avez dit Patrick,
00:40:00pour les plus jeunes,
00:40:02mais attention
00:40:02à ne pas faire de généralité
00:40:04parce que je pense
00:40:05que ça,
00:40:05pour le coup,
00:40:06ça pourra vraiment
00:40:06nous faire basculer
00:40:07dans une société
00:40:07dont on n'a pas envie.
00:40:09Vous savez Valérie,
00:40:10moi j'ai une histoire,
00:40:11je suis à la coude
00:40:12du monde de Rubien-Montpellier,
00:40:14je fais un match de Rubie
00:40:15à l'intérieur de la prison
00:40:16et les mineurs
00:40:17avaient très envie
00:40:18de participer.
00:40:19Je rencontre ces mineurs.
00:40:21Il y a des gamins,
00:40:22Valérie,
00:40:22qui rentrent
00:40:22avec un CAP de criminologie
00:40:24et qui sortent
00:40:25avec un doctorat aussi.
00:40:26Ce que je veux dire
00:40:27quand on a un gamin
00:40:28de 12 ans,
00:40:29Eric,
00:40:3012 ans,
00:40:31déstructuré,
00:40:32je ne suis pas certain
00:40:33uniquement
00:40:34que la prison
00:40:35soit suffisante
00:40:36et quand je parlais
00:40:37Arnaud
00:40:37de société,
00:40:39en fait,
00:40:40cette société,
00:40:40c'est vous n'êtes
00:40:41que ce que vous avez
00:40:42et vous possédez
00:40:44et pas ce que vous êtes.
00:40:45Il y a une vraie
00:40:46carence d'éducation.
00:40:47Il y a une carence d'éducation
00:40:48sauf que vous avez des enfants,
00:40:49peut-être que ça va choquer,
00:40:52qui sont irrécupérables.
00:40:53Ce que raconte
00:40:54Maurice Berger,
00:40:55des enfants qui n'ont pas été élevés,
00:40:56avec qui on n'a pas joué,
00:40:58qui ne savent pas
00:40:58reconnaître les émotions
00:41:00sur un visage,
00:41:00qui ne savent pas
00:41:01ce que c'est que la mort,
00:41:02la douleur,
00:41:03qu'est-ce qu'on fait ?
00:41:04Ce gamin que je vous dis,
00:41:06pendant un instant,
00:41:07j'ai eu peur.
00:41:08Je me suis dit
00:41:08il va me sauter dessus.
00:41:09Oui,
00:41:10il y a peut-être
00:41:11une certaine partie
00:41:12de jeunes
00:41:12irrécupérables.
00:41:13Ce que je veux vous dire,
00:41:14c'est qu'en fait,
00:41:15c'est un vrai débat
00:41:16de société
00:41:17qu'on doit avoir.
00:41:18Parce que ce n'est pas possible
00:41:19d'être si lâche
00:41:20avec ces jeunes.
00:41:21Et on est lâche aussi
00:41:22dans une classe
00:41:23quand vous avez
00:41:24deux gamins sur 30
00:41:25ou harcelés
00:41:26ou victimes
00:41:27de vins sexuels.
00:41:27Vu l'état
00:41:29d'ensauvagement
00:41:30de la société,
00:41:30mon cher Patrick,
00:41:31il faut maintenant
00:41:33arrêter de débattre.
00:41:34Il faut prendre des décisions
00:41:35parce que c'est bien
00:41:37les débats,
00:41:37les rapports,
00:41:38oui, tout ça est bien,
00:41:39la prévention,
00:41:40la pédagogie,
00:41:41oui, oui, oui.
00:41:41Mais quand vous regardez
00:41:42ce qui se passe
00:41:43dans ces quartiers
00:41:44abandonnés par la République,
00:41:46mais vous l'avez dit
00:41:46vous-même,
00:41:47vous êtes prêts,
00:41:49vous ne savez pas
00:41:50ce qu'est la mort,
00:41:50vous êtes prêts
00:41:51à tuer pour 2000 euros.
00:41:52Donc si vous voulez,
00:41:53là, il faut prendre
00:41:53des décisions
00:41:54parce que sinon,
00:41:56on voit bien
00:41:57le ravage que fait
00:41:58le narcotrafic,
00:41:59y compris dans les petits villages
00:42:00maintenant en France.
00:42:01Donc on est submergé
00:42:02par cette violence.
00:42:03Alors, ça vous a fait réagir.
00:42:05Oui, juste une chose,
00:42:06c'est qu'on n'est pas
00:42:07les mêmes jeunes aujourd'hui,
00:42:08vous avez tous raison,
00:42:09à 15 ans,
00:42:10qu'il y a 10, 15, 20 ans.
00:42:11Ou même à 13 ans,
00:42:13ou même à 12 ans,
00:42:14ou même à 16, 17 ans,
00:42:15ce n'est pas les mêmes
00:42:15au même âge.
00:42:16Mais il y a aussi une chose
00:42:17qu'on oublie,
00:42:18pardon, mais c'est
00:42:18les réseaux sociaux.
00:42:19Et ça, on n'en parle pas,
00:42:21mais l'exemple...
00:42:23Non, mais on en parle,
00:42:24mais je trouve
00:42:25qu'on le minimise
00:42:26et ce qui s'est passé hier
00:42:27à l'Assemblée Nationale
00:42:27où la France est l'un
00:42:28des seuls pays
00:42:29à faire ça au monde,
00:42:30je pense que ça peut être intéressant
00:42:32parce que ça veut dire quoi
00:42:33si la loi le passe ?
00:42:34Ça veut dire qu'au 1er septembre 2026,
00:42:35si vous avez moins de 15 ans,
00:42:37vous ne pouvez plus créer
00:42:38de comptes sur les réseaux sociaux.
00:42:40Ça veut dire qu'à la fin,
00:42:4131 décembre 2026,
00:42:42tous les comptes
00:42:43de moins de 15 ans
00:42:44seront supprimés.
00:42:45Si vraiment,
00:42:46le Parlement arrive
00:42:46à voter cette loi,
00:42:47ça prendra des années
00:42:48pour attraper ce qui s'est passé
00:42:49depuis des années.
00:42:50Je pense qu'il peut y avoir
00:42:51une transformation de la société.
00:42:55Hier, avec cette loi
00:42:56qui a finalement été votée hier.
00:42:58Voter qui va au Sénat
00:42:59et qui reviendra à l'Assemblée.
00:43:00On se retrouve,
00:43:01vous vouliez dire un mot,
00:43:02Arnaud, rapidement ?
00:43:02Non, sur la sanction,
00:43:03il faut que la sanction soit adaptée,
00:43:04c'est évident.
00:43:05Il faut qu'on ait,
00:43:06si vous voulez,
00:43:06des conditions d'incarcération
00:43:08des mineurs
00:43:08qui soient adaptées
00:43:09à leurs conditions mineures.
00:43:11Mais la sanction,
00:43:12elle n'est pas là seulement
00:43:13pour protéger la société.
00:43:14Elle est aussi là
00:43:15pour protéger les jeunes.
00:43:16Elle a une fonction aussi,
00:43:17quelque part,
00:43:18rédemptrice.
00:43:19Il ne faut pas considérer
00:43:20que la sanction,
00:43:20c'est de la répression brutale
00:43:23qui vise à mettre
00:43:25et isoler des jeunes
00:43:26de la société.
00:43:27Il faut aussi
00:43:27qu'elle ait une valeur pédagogique.
00:43:29Je pense qu'en l'occurrence,
00:43:30aussi, il faut la rétablir
00:43:31dans sa dimension pédagogique
00:43:33et dans sa dimension rédemptrice.
00:43:34Allez, on se retrouve
00:43:35dans un instant.
00:43:37Après le rappel des titres,
00:43:38on parlera de cette
00:43:39commissaire de police
00:43:41qui a été limogée,
00:43:43virée tout simplement
00:43:45parce qu'elle n'a pas obéi
00:43:47aux ordres du préfet
00:43:48face aux agriculteurs.
00:43:50Il estime qu'elle a manqué
00:43:51de fermeté.
00:43:52On y revient
00:43:53et puis on parlera
00:43:54de la défense
00:43:54de l'avocat
00:43:56de Samuel Paty
00:43:57qui l'accuse
00:43:58d'avoir discriminé
00:43:59les élèves musulmans.
00:44:00A tout de suite.
00:44:01Sud Radio,
00:44:02le 10h,
00:44:03mettez-vous d'accord ?
00:44:04Valérie Expert.
00:44:06Retour avec vous
00:44:07pour ce 10h midi
00:44:08pour commenter l'actualité
00:44:09avec Éric Revelle,
00:44:10journaliste éditorialiste
00:44:11dans le Grand Matin.
00:44:13Sud Radio,
00:44:13Alex Darmont,
00:44:14journaliste politique.
00:44:15On vous retrouve
00:44:16sur votre chaîne
00:44:17Les Indécis
00:44:18et sur YouTube.
00:44:19Arnaud Benedetti,
00:44:20professeur à la Sorbonne,
00:44:21directeur de la Nouvelle-L'Europe,
00:44:22revue politique
00:44:23avec un très bel article
00:44:25hommage
00:44:27à Georges Lautner
00:44:28qui aurait eu 100 ans.
00:44:30Tout à fait.
00:44:31David Chantran.
00:44:32Absolument.
00:44:33Et Patrick Vignal,
00:44:34ancien député,
00:44:35renaissance de l'héros.
00:44:36On va revenir
00:44:37sur les propos
00:44:37choquants,
00:44:40abjects,
00:44:41prononcés
00:44:41par l'avocat
00:44:42de la Défense
00:44:43au procès
00:44:44de Samuel Paty
00:44:45qu'il accuse
00:44:46Samuel Paty
00:44:47d'avoir discriminé
00:44:48les élèves musulmans.
00:44:49On va évidemment
00:44:50y revenir.
00:44:51Et puis,
00:44:52le renvoi
00:44:52de la directrice
00:44:53de la police
00:44:53des Landes,
00:44:54elle est accusée
00:44:55d'avoir désobéi
00:44:56aux ordres du préfet
00:44:57lors d'une manifestation
00:44:58d'agriculteurs.
00:44:59En gros,
00:45:00de ne pas avoir
00:45:00réprimé suffisamment.
00:45:02John,
00:45:03il vous restait
00:45:03un son
00:45:04qui parle
00:45:05de nos agriculteurs.
00:45:06Oui,
00:45:06justement,
00:45:07puisqu'à un mois et demi
00:45:08du premier tour
00:45:09des élections municipales,
00:45:10force est de constater
00:45:11que les agriculteurs
00:45:12ne rêvent plus
00:45:13de devenir maires
00:45:14alors que dans les années 60,
00:45:15plus de 50% des communes
00:45:17avaient un maire agriculteur.
00:45:19Ce chiffre est passé
00:45:19à environ 13% en 2020
00:45:21et devrait encore diminuer
00:45:22lors du prochain scrutin.
00:45:24TF1 a tenté
00:45:24d'expliquer les raisons
00:45:25de ce désamour
00:45:26progressif de la fonction
00:45:27avec un agriculteur
00:45:29maire de sa commune
00:45:30qui passe justement
00:45:31le flambeau.
00:45:31A Donjean,
00:45:32le maire sortant
00:45:33à 77 ans,
00:45:34il s'apprête
00:45:35à rendre les chars.
00:45:36Quand je suis arrivé
00:45:37en 77
00:45:38au sein du conseil,
00:45:39il y avait 80 exploitations.
00:45:41Aujourd'hui,
00:45:42il y en a 10 peut-être.
00:45:43Résultat,
00:45:43la seule candidate
00:45:44pour 2026
00:45:45est une ancienne institutrice.
00:45:47Ça va être une révolution alors ?
00:45:48Sans doute, oui.
00:45:50Non, mais madame noiselle
00:45:51est née à Donjean,
00:45:52fille d'agriculteur.
00:45:53Oui, voilà,
00:45:54je connais bien le milieu.
00:45:58Trois agriculteurs
00:45:59ont promis
00:45:59d'y aller avec elle
00:46:00au sein du conseil municipal.
00:46:02Mais ils sont devenus
00:46:03des oiseaux rares
00:46:04parmi leurs congénères.
00:46:05Terminé.
00:46:05Ils ne veulent pas
00:46:06s'investir
00:46:06à autre chose.
00:46:08Ils ont peur
00:46:08que ça leur prenne
00:46:09trop de temps
00:46:09par rapport
00:46:10à la famille,
00:46:11près du travail.
00:46:11Et par contre,
00:46:12on attend beaucoup de choses
00:46:13de la collectivité,
00:46:14mais on ne veut plus s'impliquer.
00:46:15Il faut que ce soit les autres.
00:46:16Mais les autres,
00:46:16c'est nous.
00:46:17D'autant que les agriculteurs
00:46:18se mobilisent par ailleurs
00:46:19de plus en plus
00:46:20dans les syndicats
00:46:21pour les élections
00:46:22aux chambres d'agriculture.
00:46:24Voilà,
00:46:24donc,
00:46:26je ne veux pas
00:46:26la direction.
00:46:26C'est lié aussi
00:46:27à la disparition
00:46:27des agriculteurs.
00:46:28Il y a 30 ans,
00:46:29il y avait un million
00:46:30d'agriculteurs.
00:46:30Il en reste
00:46:314 000.
00:46:32Mathématiquement,
00:46:33il y en a forcément
00:46:33moins qui se présentent.
00:46:35Maintenant,
00:46:36quand vous voyez aussi
00:46:36les responsabilités
00:46:37d'un maire,
00:46:39puis toutes les paperasses
00:46:41que doivent remplir
00:46:41les agriculteurs,
00:46:43voilà,
00:46:43ils préfèrent être
00:46:44sur le terrain
00:46:44dans leur ferme.
00:46:45Et c'est une perte
00:46:46parce que qui connaît
00:46:47mieux un territoire rural
00:46:48qu'un agriculteur ?
00:46:50Oui,
00:46:50beaucoup plus de femmes
00:46:53aujourd'hui
00:46:53qui se présentent d'ailleurs.
00:46:54C'est la démographie.
00:46:56Oui,
00:46:57c'est la démographie.
00:46:57C'est la démographie.
00:46:58Vous avez en effet
00:46:59beaucoup moins d'agriculteurs
00:47:00qu'il y a 20 ans,
00:47:01qu'il y a 30 ans,
00:47:01donc forcément,
00:47:02vous avez moins d'agriculteurs
00:47:03qui essayent de devenir maire.
00:47:06Et puis après,
00:47:06c'est vrai que...
00:47:07Oui,
00:47:08alors il y a les responsabilités
00:47:09et puis il y a le fait
00:47:09que dans les petits villages,
00:47:10finalement,
00:47:11avec l'évolution
00:47:12des intercommunalités,
00:47:14des communautés
00:47:14de communes,
00:47:16les prérogatives
00:47:18des maires
00:47:19sont quand même
00:47:19extrêmement limitées.
00:47:21Je prendrais le cas
00:47:22d'un plan local
00:47:22d'urbanisme aujourd'hui.
00:47:23et il se prend
00:47:24au niveau des communautés
00:47:25de communes.
00:47:27Donc,
00:47:27si vous voulez,
00:47:28en plus,
00:47:28ils ont de plus en plus
00:47:29de responsabilités.
00:47:31En tout cas,
00:47:32ils ont des responsabilités pénales
00:47:33très souvent
00:47:33et ils ont de moins en moins
00:47:36de responsabilités politiques.
00:47:38Donc,
00:47:38c'est vrai que ça peut être
00:47:39aussi un facteur de démotivation
00:47:41sans compter que le métier
00:47:42d'agriculteur
00:47:42est un métier
00:47:43quand même particulièrement prenant
00:47:44et difficile.
00:47:46Bon,
00:47:46on va avancer.
00:47:48J'aurais qu'on parle
00:47:49donc de la directrice
00:47:50de la police
00:47:50des lampes
00:47:51démises
00:47:52de ses fonctions.
00:47:53pour des manquements répétés.
00:47:55Une mise à l'ICAR
00:47:56qui a été dénoncée
00:47:57comme arbitraire
00:47:58par le principal
00:47:59syndicat de commissaires
00:48:01qui en appelle
00:48:01au ministre de l'Intérieur
00:48:03et écouté hier,
00:48:05c'était le jour
00:48:06de son départ.
00:48:08Ah bon ?
00:48:09Si, si, si, si, ce sont des applaudissements.
00:48:11Oui.
00:48:12Ah oui, j'ai vu les images.
00:48:14Les images.
00:48:15Voilà.
00:48:20Voilà, donc visiblement
00:48:22elle était appréciée
00:48:24et beaucoup d'émotions évidemment.
00:48:27Donc le préfet lui reproche
00:48:28de ne pas avoir obéi
00:48:31à ses ordres
00:48:33lui demandant une mobilisation
00:48:34plus forte face aux agriculteurs.
00:48:35évidemment, ça fait réagir.
00:48:40Ben oui.
00:48:40Écoutez, moi je suis assez étonné
00:48:42parce que je connais bien
00:48:43Gilles Clavel
00:48:44pour tout vous dire.
00:48:45Il m'a beaucoup accompagné
00:48:46sur ma mission
00:48:47sur la loi
00:48:48de la reconnaissance
00:48:49des métiers
00:48:50de la médiation.
00:48:51Franchement,
00:48:52c'est quelqu'un
00:48:53de posé,
00:48:54c'est pas quelqu'un
00:48:55de caractériel.
00:48:57Je connais pas l'histoire Valérie
00:48:58mais en tout cas,
00:49:00j'ai connu
00:49:01beaucoup de préfets
00:49:02depuis 2012
00:49:03des préfets
00:49:03qui étaient plus fermes.
00:49:05Mais dans le cas
00:49:06de Gilles Clavel,
00:49:06il est pas connu
00:49:07pour être quelqu'un
00:49:08de sectaire
00:49:09et de fermé.
00:49:10Le préfet a demandé
00:49:11à la commissaire
00:49:11de faire cesser
00:49:12ses agissements
00:49:13en parlant des agriculteurs
00:49:14en dispersant
00:49:15les individus
00:49:16qui étaient en train
00:49:17de se livrer
00:49:17à des manifestations.
00:49:21C'était des individus
00:49:23qui ont soudé
00:49:23des chaînes
00:49:24en haut et en bas
00:49:25des grilles
00:49:26de la préfecture
00:49:27et cette instruction
00:49:29n'a pas été suivie
00:49:30des faits
00:49:30sans qu'à aucun moment
00:49:31il soit fait état
00:49:32d'un risque
00:49:33ou d'une impossibilité
00:49:34d'agir.
00:49:35On a Pascal
00:49:36qui voulait réagir
00:49:37un auditeur
00:49:38au 0826 300 300.
00:49:40Bonjour Pascal.
00:49:42Bonjour,
00:49:42bonjour à vous tous.
00:49:43Eh bien oui,
00:49:44je réagis
00:49:44parce que moi je suis
00:49:45à 65 ans
00:49:47je suis scandalisé
00:49:48de voir qu'un préfet
00:49:49déjà prenne des initiatives
00:49:50alors que s'il y avait
00:49:52sanction,
00:49:52il aurait dû déjà
00:49:53demander à la DGPN
00:49:54et puis au directeur général
00:49:57parce qu'elle a quand même
00:49:58un directeur au-dessus d'elle
00:49:59de prendre des décisions
00:50:00et pas lui.
00:50:01Alors quand j'entends
00:50:02un monsieur qui disait
00:50:03sur votre antenne
00:50:04qu'il le connaît bien
00:50:04vous savez
00:50:05on peut changer
00:50:06malheureusement
00:50:07de caractère rapidement
00:50:08surtout quand on sait
00:50:09qu'un préfet peut devenir
00:50:10préfet de région.
00:50:11Donc non,
00:50:12c'est pas normal.
00:50:13C'est pas normal
00:50:13parce qu'en plus
00:50:14il pousse quelque part
00:50:16à aller à l'affrontement
00:50:17donc ça prouve bien
00:50:19qu'il a reçu des ordres
00:50:20émanant de l'Elysée
00:50:22comme quoi il ne faut pas lâcher
00:50:24qu'il faut rentrer
00:50:25dans la tronche
00:50:25des agriculteurs
00:50:26mais par contre
00:50:27on va laisser
00:50:28comme à Toulouse
00:50:28ce matin
00:50:29empêcher les agriculteurs
00:50:31de rentrer avec leur tracteur
00:50:32la FNSEA
00:50:33est rentrée à Toulouse.
00:50:34Vous voyez
00:50:34il y a deux points de mesure
00:50:35et dans les Landes
00:50:36cette femme
00:50:37elle est applaudie
00:50:39par ses gars quoi
00:50:41et on voit quand même
00:50:43qu'elle a
00:50:43la boulot au ventre
00:50:46parce qu'elle fait son travail
00:50:48honnêtement
00:50:49la loi lui autorise
00:50:51de ne pas répondre
00:50:52à un ordre
00:50:54ça se passe dans les
00:50:55et ce monsieur
00:50:56je ne sais pas
00:50:56si ce préfet
00:50:57a eu déjà affaire
00:50:58à des compagnies de CRS
00:50:59les compagnies de CRS
00:51:00c'est comme ça
00:51:01que ça se passe
00:51:02c'est qu'ils ont
00:51:03un chef de section
00:51:03si le chef de section
00:51:05ne leur donne pas
00:51:05l'ordre d'avancer
00:51:06le préfet pourra dire
00:51:07ce qu'il veut
00:51:08ils ne bougeront pas
00:51:10c'est pas le préfet
00:51:11c'est pas la CRS
00:51:12c'est une dame
00:51:13alors peut-être
00:51:14il a peut-être
00:51:16des petits soucis
00:51:17mais je ne pense pas
00:51:18parce que ses parents
00:51:18étaient des psychanalystes
00:51:20sur Clamard
00:51:20donc je veux dire
00:51:21c'est quand même dommage
00:51:22lui-même
00:51:23lui-même était
00:51:25psychanalyste
00:51:27et en fait
00:51:28ce qu'il faut dire
00:51:28c'est que Mme Mazin-Bautier
00:51:30était à quelques mois
00:51:31de la retraite
00:51:32c'est ce qui a été annoncé
00:51:35justement par le préfet
00:51:36Gilles Clavreul
00:51:37c'est qu'il dit
00:51:37que c'est une décision
00:51:38administrative
00:51:39parce qu'elle partait
00:51:40à la retraite
00:51:41je crois en septembre
00:51:412026
00:51:42on sent qu'il n'est pas
00:51:43très à l'aise
00:51:44avec ce qui se passe
00:51:45ce matin
00:51:46c'est vrai que c'est assez bizarre
00:51:48alors après
00:51:48c'est pas la première fois
00:51:49qu'un chef de police
00:51:52est renvoyé
00:51:53par un préfet
00:51:54mais c'est vrai que là
00:51:55ce qui est étrange
00:51:56c'est que c'est soudain
00:51:57suite à la manifestation
00:51:59des agriculteurs
00:52:00et on sait
00:52:01par contre
00:52:02ça c'est vrai
00:52:02qu'il y avait eu des ordres
00:52:03mais un préfet
00:52:04n'a pas d'ordre à donner
00:52:04normalement
00:52:05à un chef de police
00:52:06sur le fait
00:52:07qu'il fallait faire en sorte
00:52:08de faire reculer
00:52:08les agriculteurs
00:52:09donc voilà
00:52:10après
00:52:10je vous dis
00:52:11moi je pense que c'est politique
00:52:12oui
00:52:13le syndicat des commissaires
00:52:15de police
00:52:15dénonce la forme
00:52:16et le fond
00:52:17une méthode humiliante
00:52:18aux antipodes
00:52:19des préconisations
00:52:20en matière de management
00:52:21de proximité
00:52:22empreint d'humanisme
00:52:23son éviction
00:52:24lui aurait été signifiée
00:52:25par SMS
00:52:25alors qu'elle se trouvait
00:52:27face aux agriculteurs
00:52:28c'est effectivement
00:52:30humiliant
00:52:31choquant
00:52:32et inacceptable
00:52:33poursuit le syndicat
00:52:35alors écoutez
00:52:35la vraie question
00:52:37qu'il faut se poser
00:52:37c'est finalement
00:52:39est-ce qu'elle a rempli
00:52:40sa mission
00:52:41sur le moment
00:52:42est-ce qu'elle a rétabli
00:52:44l'ordre
00:52:44elle a manifestement
00:52:45rétabli l'ordre
00:52:46sans qu'il y ait eu
00:52:47d'affrontements
00:52:48donc je ne vois pas
00:52:49ce qu'on peut
00:52:50de la sorte
00:52:51lui reprocher
00:52:52bon en plus
00:52:54les Landes
00:52:54c'est un département rural
00:52:55qui
00:52:56où il y a
00:52:57en effet
00:52:58je crois
00:52:58la coordination rurale
00:52:59qui est très forte
00:53:00donc elle a quelque part
00:53:02je veux dire
00:53:02fait preuve
00:53:03d'une intelligence
00:53:03de la situation
00:53:04et à un moment donné
00:53:05l'intelligence
00:53:06de la situation
00:53:06doit me semble-t-il
00:53:08prédominer
00:53:09sur les hiérarchies
00:53:11après
00:53:12je ne sais pas
00:53:12je ne connais pas
00:53:13le front du dossier
00:53:14et vous avez raison
00:53:16de nous le signaler
00:53:17cher auditeur
00:53:18les agriculteurs
00:53:20manifestent en ce moment
00:53:21dans les rues de Toulouse
00:53:22on voit des images
00:53:23où ils sont face
00:53:24à des compagnies
00:53:25de CRS Eric
00:53:26sur cette éviction
00:53:27politique
00:53:28comme le dit Alex
00:53:29je pense qu'elle a pris
00:53:30la bonne décision
00:53:30en réalité
00:53:31la commissaire
00:53:32pour une raison très simple
00:53:33c'est que cet incident
00:53:35si j'ai bien compris
00:53:36de grille de la préfecture
00:53:37cadenassée
00:53:38par des manifestants
00:53:39arrive quelques semaines
00:53:41après
00:53:41le scandale absolu
00:53:43où Nunez
00:53:44avait envoyé
00:53:45des blindés
00:53:46hélicoptères
00:53:48devant une ferme
00:53:49donc si vous voulez
00:53:51il fallait peu de choses
00:53:52pour qu'une étincelle
00:53:54déclenche un incendie
00:53:55peut-être violent
00:53:57même si les agriculteurs
00:53:58ne le sont pas
00:53:58et je pense que
00:54:00politiquement
00:54:00elle a bien fait
00:54:01de prendre cette décision
00:54:02parce que sinon
00:54:03il y avait peut-être
00:54:04un affrontement
00:54:04et ça pouvait dégénérer
00:54:05pas que devant la préfecture
00:54:06en question
00:54:07mais ailleurs
00:54:08donc peut-être
00:54:09moi je fais une analyse
00:54:11politique des choses
00:54:11quand même Eric
00:54:12moi j'ai eu la chance
00:54:13d'être à carbone
00:54:13vous le savez
00:54:14je suis allé deux fois
00:54:15effectivement
00:54:16moi j'avais dénoncé
00:54:17le fait d'aller dans une ferme
00:54:18avec des centaures
00:54:19trois compagnies
00:54:20pour faire en sorte
00:54:22d'abattre les vaches
00:54:23mais je pense franchement
00:54:24que ce gouvernement
00:54:25a bien géré
00:54:26la crise agricole
00:54:27parce qu'il n'y a pas eu
00:54:28de débordement
00:54:29dans la violence
00:54:30elle n'est pas terminée
00:54:31la crise agricole
00:54:32je vous parle dans la violence
00:54:32attendez
00:54:33je vous parle dans la violence
00:54:34oui oui bien sûr
00:54:35c'est-à-dire qu'il y a eu
00:54:36un respect
00:54:37moi j'ai souvenir
00:54:38j'y étais
00:54:38je veux dire
00:54:39quand Jérôme me baille
00:54:41ils veulent récupérer
00:54:42leurs affaires
00:54:43ça chauffe un peu
00:54:44mais je veux dire
00:54:44franchement
00:54:45la police a géré
00:54:47avec beaucoup d'émotions
00:54:49et beaucoup de recul
00:54:50à ça
00:54:51suite
00:54:52oui
00:54:52suite à cette histoire
00:54:54de Centaur Eric
00:54:55après je ne sais pas
00:54:56est-ce que c'est là
00:54:57est-ce que ça faisait longtemps
00:54:58moi je ne veux pas rentrer
00:55:00si vous voulez dans ça
00:55:00je suis d'accord avec toi
00:55:02mais après
00:55:02c'est la police ok
00:55:03mais c'est aussi
00:55:04il faut le dire
00:55:04les agriculteurs
00:55:05franchement
00:55:06les agriculteurs
00:55:06ils sont exceptionnels
00:55:07c'est-à-dire que c'est
00:55:08une profession
00:55:10qui est en train de mourir
00:55:12depuis des années
00:55:12on le répète
00:55:13chaque année
00:55:13quand on approche du salon
00:55:14on se dit
00:55:14ah il y a une crise agricole
00:55:16chaque année
00:55:16chaque année
00:55:17ils protestent
00:55:18mais jamais
00:55:19jamais
00:55:19ils bloquent le pays
00:55:20ils foutent le chaos
00:55:21dans les rues
00:55:22si tu avais d'autres personnes
00:55:23en face des policiers
00:55:24je pense qu'on n'aurait pas
00:55:25le même discours
00:55:25en disant
00:55:26la police a bien géré
00:55:27il faut quand même
00:55:27leur tirer un coup de chapeau
00:55:28et c'est irte ça
00:55:29quand ils s'en vont
00:55:30ils nettoient
00:55:31j'en connais pas d'autres
00:55:32qui n'ont pas de faire ça
00:55:33ils sont civiques
00:55:34tout simplement
00:55:35et ces images
00:55:37sont à retrouver
00:55:38sur nos réseaux
00:55:38Christine Bouillot
00:55:39qui est sur place
00:55:40à Toulouse
00:55:42on se retrouve
00:55:42dans un instant
00:55:43et on va revenir
00:55:44sur le procès
00:55:46enfin les propos
00:55:47de l'avocat
00:55:48de la défense
00:55:49à propos de l'assassinat
00:55:51de Samuel Paty
00:55:52avec une stratégie
00:55:53qu'on a un petit peu
00:55:54de mal à comprendre
00:55:54l'avocat
00:55:55d'Abdel Hakim
00:55:57Séfroui
00:55:58qui accuse
00:55:59Samuel Paty
00:56:00d'avoir discriminé
00:56:02des musulmans
00:56:03tout en disant
00:56:03qu'il n'était pas raciste
00:56:04enfin il tue
00:56:05comme le dit
00:56:06Émilie Frèche
00:56:06Samuel Paty
00:56:07une deuxième fois
00:56:08à tout de suite
00:56:08Sud Radio
00:56:09Sud Radio
00:56:11le 10h midi
00:56:12mettez-vous d'accord
00:56:13Valérie Exper
00:56:14avec vous
00:56:16sur Sud Radio
00:56:17pardon
00:56:18on est ensemble
00:56:20et on commente
00:56:21l'actualité
00:56:21on parle
00:56:22du procès
00:56:23en appel
00:56:24des quatre accusés
00:56:25condamnés
00:56:26en première instance
00:56:27pour leur rôle
00:56:28dans l'assassinat
00:56:28de Samuel Paty
00:56:30et hier
00:56:30c'est
00:56:31Lara Bocat
00:56:32l'avocat
00:56:32d'Abdel Hakrim
00:56:34Séfroui
00:56:36qui s'est exprimé
00:56:37et évidemment
00:56:38ses propos
00:56:39ont fait réagir
00:56:40écoutez
00:56:40la décapitation
00:56:41de Samuel Paty
00:56:42elle est tellement horrible
00:56:43qu'elle écrase
00:56:44tout le dossier
00:56:45qu'il y a un tabou
00:56:46nous n'avons pas
00:56:47le droit de le dire
00:56:47qu'il procédait
00:56:48à la discrimination
00:56:49des élèves musulmans
00:56:50mais moi je vais le dire
00:56:51haut et fort
00:56:52tout au long du procès
00:56:54et pas avant
00:56:54de plaider à la fin
00:56:55je démontrerai même
00:56:56qu'il faisait la même chose
00:56:57dans le précédent établissement
00:56:59où il était affecté
00:57:00en 2016
00:57:01c'est dans le dossier
00:57:02personne ne l'a jamais dit
00:57:04alors lui disait
00:57:05que c'était pour protéger
00:57:06les élèves
00:57:07par rapport à cette caricature
00:57:08mais on ne protège
00:57:09personne dans l'école
00:57:10de la république
00:57:11en discriminant
00:57:12en demandant
00:57:13à des élèves
00:57:14de se désigner
00:57:15en fonction
00:57:16de leur religion
00:57:17ça signe la discrimination
00:57:18c'est un article
00:57:20du code pénal
00:57:20qui réprime ceci
00:57:21et pourquoi je vais faire ça
00:57:23parce qu'encore une fois
00:57:24ça va constituer
00:57:25les fondations
00:57:26de la défense
00:57:27il a ajouté
00:57:28imaginez
00:57:29qu'on dise à des enfants juifs
00:57:30sortez de la salle
00:57:31qu'on dise la même chose
00:57:33à des enfants
00:57:33handicapés
00:57:34donc c'est son argumentaire
00:57:36c'est effectivement
00:57:37tuer une deuxième fois
00:57:39je ne comprends pas
00:57:40cette stratégie
00:57:41de l'avocat
00:57:42il me semble me souvenir
00:57:43il me semble me souvenir
00:57:44que Samuel Paty
00:57:45quand il montrait
00:57:47les caricatures
00:57:48de Charlie Hebdo
00:57:48en classe
00:57:49notamment sur le prophète
00:57:51disait
00:57:51pour pas que ça choque
00:57:52peut-être
00:57:53certains d'entre vous
00:57:54si vous voulez quitter
00:57:55la salle
00:57:56détournez le regard
00:57:58voilà
00:57:58ou détournez le regard
00:58:00mais c'est au contraire
00:58:01c'est au contraire
00:58:02pardon
00:58:02une protection
00:58:03pardonnez-moi
00:58:04quand un prof
00:58:06a été décapité
00:58:07par des islamistes
00:58:09et certains
00:58:09d'ailleurs relayant
00:58:11sur des vidéos
00:58:12des propos terribles
00:58:13sur Samuel Paty
00:58:14un peu de dignité
00:58:16monsieur l'avocat
00:58:16un peu de dignité
00:58:17franchement
00:58:18si c'est ça
00:58:19la défense
00:58:20de cet avocat
00:58:21moi je suis
00:58:21je vous le dis
00:58:22je suis scandalisé
00:58:22moi ça me fait vomir
00:58:25franchement
00:58:25je vous dis la vérité
00:58:26ça me fait vomir
00:58:27parce que
00:58:27comme vient de le dire Eric
00:58:28par rapport à l'enquête officielle
00:58:30il proposait aux élèves
00:58:31de détourner le regard
00:58:32sur ses caricatures
00:58:33lors d'un cours
00:58:35de liberté d'expression
00:58:35même toujours
00:58:36selon l'enquête officielle
00:58:37il faut le rappeler
00:58:38quand même
00:58:38on en est là aujourd'hui
00:58:40parce qu'une élève
00:58:41qui n'était même pas présente
00:58:42le jour J
00:58:43a rapporté des propos
00:58:44a dénoncé des choses
00:58:46qu'elle ne savait même pas
00:58:46qu'elle ne connait pas
00:58:47et lui reprend l'argumentaire
00:58:48de cet élève
00:58:49franchement
00:58:50moi je vais vous dire
00:58:51ça me fait vomir
00:58:51parce que si
00:58:52défendre
00:58:53c'est salir quelqu'un
00:58:54qui est mort aujourd'hui
00:58:56plus rien au droit
00:58:57normalement
00:58:57quand vous êtes avocat
00:58:58dans une cour d'assises
00:59:00vous êtes là pour défendre
00:59:02parce que chaque homme
00:59:02chaque accusé
00:59:03a le droit à une défense
00:59:04et c'est ce qui fait
00:59:04la force de notre démocratie
00:59:05de notre état de droit
00:59:06mais vous n'êtes pas là
00:59:07pour salir un homme
00:59:08vous êtes là pour essayer
00:59:09de trouver des preuves
00:59:09pour essayer de défendre
00:59:10votre client
00:59:12mais en aucun cas
00:59:13en aucun cas
00:59:14tuer une deuxième fois
00:59:14une personne qui a été
00:59:15vous l'avez dit
00:59:16décapité
00:59:17et franchement
00:59:18qu'il soit là
00:59:19devant tous les micros
00:59:19et qu'on en parle aujourd'hui
00:59:21bon bah il a réussi son coup
00:59:22parce qu'il a commencé le procès
00:59:24mais je trouve ça
00:59:25vraiment dégueulasse
00:59:26et pitoyable
00:59:27donc je voudrais qu'on écoute
00:59:30on a Emmanuel
00:59:31qui nous appelle de suraine
00:59:32et qui réagit évidemment
00:59:33ça vous fait réagir
00:59:340826 300
00:59:35300
00:59:36Emmanuel
00:59:36vous avez entendu
00:59:38évidemment ses propos
00:59:39bonjour
00:59:40merci de me donner la parole
00:59:41je veux exprimer
00:59:42mon profond dégoût
00:59:44juste c'est répugnant
00:59:45vous savez j'ai une fille
00:59:48qui est en train de passer le barreau
00:59:49qui va être avocate
00:59:50je suis sûr
00:59:52que
00:59:53jamais
00:59:54mais pour des raisons
00:59:55morales
00:59:56de base
00:59:57elle ne
00:59:58se fera
00:59:59le porte-parole
01:00:00d'accusations
01:00:02mensongères
01:00:03d'une petite gamine
01:00:04mythomane
01:00:05qui est à l'origine
01:00:06de ce crime horrible
01:00:07et que cet avocat
01:00:08reprend à son compte
01:00:10et qu'il diffuse
01:00:11et qu'est-ce qu'il fait
01:00:12en faisant cela
01:00:13il diffuse
01:00:15la haine
01:00:16il diffuse
01:00:16le mensonge
01:00:17il diffuse
01:00:18la justification
01:00:19de l'assassinat
01:00:20de Samuel Paty
01:00:21et il le diffuse
01:00:22largement
01:00:23dans une population
01:00:24chez nous
01:00:25qui est ravie
01:00:26d'entendre ça
01:00:27ce type est un
01:00:28rétuniant personnage
01:00:29et en plus
01:00:30un irresponsable
01:00:31intégral
01:00:32un avocat
01:00:33la question
01:00:35est-ce qu'un avocat
01:00:35peut tout dire
01:00:36on l'a vu dans le procès
01:00:37de Pardieu aussi
01:00:38il y a quand même
01:00:39des avocats
01:00:40qui vont assez loin
01:00:41dans la criminalisation
01:00:44de la victime
01:00:45je crois que ce que dit
01:00:46Emmanuel
01:00:46je crois qu'il a tout dit
01:00:47jusqu'où on peut aller
01:00:50dans l'ignominie
01:00:51pour la défense
01:00:52de personnes
01:00:53on a besoin
01:00:54d'être défendu
01:00:55mais jusqu'à quel niveau
01:00:56Valérie
01:00:57et franchement
01:00:57ça pose le débat
01:00:59sur la place
01:01:00de l'avocat
01:01:00dans nos sociétés
01:01:01est-ce qu'ils peuvent
01:01:02aller si loin
01:01:03dans cette ignominie
01:01:05ça pose vraiment
01:01:06la question
01:01:07de la place du droit
01:01:08en France
01:01:08un avocat
01:01:09peut tout se permettre
01:01:10Arnaud Benedetti
01:01:11je crois que ce soit
01:01:12très difficile
01:01:12de défendre
01:01:13ceux qui ont
01:01:14contribué
01:01:16à l'assassinat
01:01:17de Samuel Paty
01:01:19il adopte une stratégie
01:01:21qui est une stratégie
01:01:22de rupture
01:01:23c'est connu
01:01:23en termes de défense
01:01:25qui est bien évidemment
01:01:26tout à fait
01:01:27inacceptable
01:01:29pour toutes les raisons
01:01:30qui viennent d'être évoquées
01:01:30notamment par rapport au fait
01:01:31puisqu'en fait
01:01:32il détourne la réalité
01:01:33et qu'il est dans une stratégie
01:01:35où il avalise
01:01:36finalement
01:01:37la stratégie de défense
01:01:39de ses clients
01:01:40mais un avocat
01:01:41c'est un conseil aussi
01:01:41il ne faut jamais l'oublier
01:01:42un avocat
01:01:43c'est un conseil
01:01:43c'est un conseil
01:01:44il doit être capable
01:01:45à un moment donné
01:01:46aussi
01:01:46de faire
01:01:47évoluer
01:01:48la défense propre
01:01:50de ses clients
01:01:51et dans ce cas-là
01:01:51dans l'intérêt de ses clients
01:01:53tout à fait
01:01:53et là véritablement
01:01:55moi il me semble
01:01:55enfin vu comme ça
01:01:56comme on le regarde
01:01:57de l'extérieur
01:01:58c'est qu'il ne défend pas
01:01:59finalement tellement
01:02:00l'intérêt de ses clients
01:02:01enfin il le défend
01:02:02oui formellement
01:02:04mais je veux dire
01:02:05en adoptant en effet
01:02:06cette stratégie
01:02:08il ne peut que
01:02:09non seulement avoir
01:02:09l'opinion publique
01:02:10qui est révulsée
01:02:11mais je pense qu'il ne peut
01:02:12qu'indisposer le jury
01:02:14mais est-ce que perdu pour perdu
01:02:16il se dit qu'il n'a plus rien
01:02:17à perdre
01:02:18ils ont été condamnés
01:02:19à des peines
01:02:20allant de 13 à 16 ans
01:02:22de prison
01:02:22c'est vrai
01:02:24qu'on se demande
01:02:26enfin voilà
01:02:28pourquoi cette stratégie
01:02:29c'est invraisemblable
01:02:30une trahison éthique
01:02:31et intellectuelle
01:02:32moi je trouve vraiment
01:02:33sincèrement
01:02:33là on arrive dans
01:02:36ce qu'on disait tout à l'heure
01:02:37tout est permis en fait
01:02:38tout est permis tout le temps
01:02:39ce que disait
01:02:40votre auditeur
01:02:42est très juste
01:02:43c'est qu'en fin de compte
01:02:44ce qu'il y a de grave
01:02:44dans ses propos
01:02:45c'est finalement
01:02:46la portée politique
01:02:47de ses propos
01:02:48parce que
01:02:49in fine
01:02:50c'est des propos
01:02:51qui vont
01:02:52parfois trouver
01:02:53peut-être un écho
01:02:54chez les plus radicalisés
01:02:55en l'occurrence
01:02:56et ça je trouve
01:02:58que quand même
01:02:58un avocat
01:03:00qui est un homme de paroles
01:03:01et de paroles publiques
01:03:02en l'occurrence
01:03:03doit être capable
01:03:04de mesurer
01:03:05la portée de ses propos
01:03:06les conséquences politiques
01:03:07de ses propos
01:03:08et puis vous mesurez
01:03:09pour la famille
01:03:10et je pense
01:03:10à la soeur de Samuel Paty
01:03:12entendre ça
01:03:13de la part d'un avocat
01:03:14c'est presque légitimer
01:03:15le fait que son frère
01:03:16ait été décapité
01:03:17mais attendez
01:03:19il excuse en tout cas
01:03:20non mais c'est incroyable
01:03:21c'est incroyable
01:03:22non non
01:03:22c'est inaudible
01:03:23et la véhémence
01:03:25avec laquelle
01:03:26il a prononcé
01:03:27il a prononcé
01:03:28ses mots
01:03:29c'est absolument
01:03:31scandaleux
01:03:32donc je voulais
01:03:32qu'on réagisse
01:03:33sur ce sujet
01:03:35d'autres sujets
01:03:36dans l'actualité
01:03:37qui ont retenu
01:03:38votre attention
01:03:39Eric c'était
01:03:41un coup de coeur
01:03:41pour le
01:03:42pour la libération
01:03:43du dernier otage
01:03:44israélien
01:03:45Ranekvili
01:03:46j'ai été frappé
01:03:48par le retour
01:03:49parce qu'il n'est pas
01:03:50parce qu'il n'est pas
01:03:51il est mort
01:03:51donc il a été
01:03:52sans doute
01:03:53le premier soldat
01:03:54israélien
01:03:56tué lors du pogrom
01:03:58du 7 octobre
01:03:59par le groupe terroriste
01:04:01Hamas
01:04:02et c'est le dernier
01:04:03rentré
01:04:04en israël
01:04:06avec cette cérémonie
01:04:07émouvante
01:04:08et pourquoi je vous dis ça
01:04:10parce que ce qui me frappe
01:04:11vous voyez nous
01:04:11on n'est pas forcément
01:04:12capable de faire
01:04:13libérer des otages
01:04:15vivants
01:04:15dans d'autres pays
01:04:16bah israël
01:04:18mort ou vivant
01:04:21récupère chacun
01:04:23des siens
01:04:23jusqu'au dernier
01:04:24lui il a été tué
01:04:26le 7 octobre
01:04:27son corps a été retrouvé
01:04:28je crois dans une fausse
01:04:29commune
01:04:30il a été identifié
01:04:32formellement
01:04:32par des médecins
01:04:34légistes
01:04:35israéliens
01:04:36qui se sont déplacés
01:04:37à Gaza
01:04:37et voir ce cercueil
01:04:40du premier tué
01:04:41israélien
01:04:42le 7 octobre
01:04:43rentrer en dernier
01:04:44éclore ainsi
01:04:46si j'ose dire
01:04:47la monstruosité
01:04:48du secteur de Trump
01:04:49extrêmement touchant
01:04:50et donne beaucoup
01:04:51de leçons
01:04:52maintenant je dis aussi
01:04:53parce que je rajoute toujours
01:04:54regardons devant
01:04:56c'est quoi l'avenir
01:04:59du peuple gazawi
01:04:59avec ou sans le Hamas
01:05:01qui continue d'avoir
01:05:02des armes
01:05:02visiblement à Gaza
01:05:04c'est quoi la deuxième phase
01:05:05du plan de paix
01:05:06de Donald Trump
01:05:07qui s'est réjoui
01:05:08dans un tweet
01:05:08de là
01:05:09du retour au pays
01:05:10de mort
01:05:11de ce héros israélien
01:05:13moi c'est ça aussi
01:05:14qui m'intéresse
01:05:14et qu'il faut aborder
01:05:15je comprends tout à fait
01:05:19le coup de coeur
01:05:19d'Eric
01:05:20et Rangvili
01:05:20il faut connaître son histoire
01:05:22c'est un soldat
01:05:24qui appartenait
01:05:24à l'unité Yassam
01:05:25qui était blessé
01:05:27le 7 octobre
01:05:28qui était en arrêt maladie
01:05:29quand il a appris
01:05:30ce qui s'est passé
01:05:30il a remis son uniforme
01:05:31il a tué presque
01:05:3215 terroristes
01:05:33il a sauvé des dizaines
01:05:34de vies
01:05:35et il a été tué
01:05:36à Nova
01:05:37le jour même
01:05:37et son corps a été
01:05:39emporté à Gaza
01:05:40comme monnaie d'échange
01:05:41et c'est vrai que
01:05:41quand on voit hier
01:05:42les images de son père
01:05:43devant sa tombe
01:05:45elles sont formidables
01:05:46ces images
01:05:46elles rappellent aussi
01:05:47qu'effectivement
01:05:48on a peut-être
01:05:49des leçons à prendre
01:05:51d'autres peuples
01:05:51sur la solidarité
01:05:53et sur le sentiment
01:05:55d'union nationale
01:05:55dont beaucoup parlent
01:05:56en ce moment
01:05:56dans notre pays
01:05:57là-bas
01:05:57et je ne parle pas
01:05:58de politique du tout
01:05:58je ne parle pas
01:05:59de pouvoir politique
01:06:00de ce que peuvent faire
01:06:01les pouvoirs publics israéliens
01:06:03parce qu'il y aurait
01:06:03beaucoup de choses
01:06:03à en dire
01:06:04malheureusement
01:06:04je parle vraiment
01:06:05de l'état d'esprit
01:06:06de ce peuple
01:06:06qui hier s'est arrêté
01:06:08encore une fois
01:06:08quand le cercueil
01:06:09est revenu
01:06:10sur le territoire israélien
01:06:12tout le peuple
01:06:13s'est arrêté
01:06:13pour avoir une cérémonie commune
01:06:15et ça c'est
01:06:15franchement magnifique
01:06:17vous pourrez dire
01:06:18un mot
01:06:19sur ce sujet
01:06:20et puis on va continuer
01:06:21on parlera des agents
01:06:22de AIS
01:06:23et puis
01:06:24et puis
01:06:25de la gauche
01:06:26qui n'a pas voté
01:06:27la proposition de résolution
01:06:28avec vous
01:06:29contre
01:06:30pour classer
01:06:30les frères musulmans
01:06:31comme organisation terroriste
01:06:32on va en parler avec vous
01:06:33Arnaud Benedetti
01:06:34à tout de suite
01:06:34avec vous sur Sud Radio
01:06:39on commente l'actualité
01:06:40peut-être vous voulez
01:06:42peut-être parler du retour
01:06:43de ce dernier soldat
01:06:44effectivement
01:06:45retour du dernier
01:06:46retage mort
01:06:47je partage ce qu'a dit Eric
01:06:49c'est qu'en fait
01:06:50d'abord c'est le retour
01:06:51d'un héros
01:06:52il faut le rappeler
01:06:53qui je veux dire
01:06:55a défendu ses compatriotes
01:06:56avec courage
01:06:58et puis moi
01:06:59ce qui me frappe toujours
01:06:59avec Israël
01:07:00c'est en effet
01:07:00cette
01:07:01cette solidarité
01:07:03malgré les
01:07:04les clivages
01:07:05qui peuvent exister
01:07:06au sein de la société israélienne
01:07:08c'est une société
01:07:08qui sait faire corps
01:07:09quand elle est
01:07:11confrontée
01:07:12à l'épreuve
01:07:13et il y a aussi
01:07:14ce côté sacrificiel
01:07:16de la citoyenneté israélienne
01:07:17qui est quelque chose
01:07:18qui en effet
01:07:20devrait nous parler
01:07:21à nous autres
01:07:22qui sont parfois
01:07:23dans une société
01:07:23où la dimension sacrificielle
01:07:25a quand même
01:07:25grandement disparu
01:07:27donc en effet
01:07:28quel que soit l'avenir
01:07:29de ce qui se passe là-bas
01:07:30je crois qu'il y a des leçons
01:07:32à tirer
01:07:33c'est-à-dire
01:07:34un état qui est capable
01:07:35d'aller chercher
01:07:35ses ressortissants
01:07:36y compris ses ressortissants
01:07:38morts
01:07:38est un état
01:07:39qui quelque part
01:07:41a une exigence morale
01:07:42extrêmement
01:07:43forte
01:07:45et extrêmement affirmée
01:07:46et qui le fait
01:07:46efficacement en plus
01:07:47parce qu'il faut quand même
01:07:48le rappeler
01:07:48c'est l'efficacité
01:07:50des opérations
01:07:51de ce type
01:07:53on va parler
01:07:55avec vous
01:07:56peut-être
01:07:57des
01:07:57des Etats-Unis
01:07:59Alex Armand
01:08:01enfin de ICE
01:08:03plus précisément
01:08:04il y a une information
01:08:05mais encore une fois
01:08:06il faudrait vérifier
01:08:06parce que c'est tombé
01:08:07ce matin
01:08:08comme quoi
01:08:08l'ICE viendrait
01:08:10en soutien
01:08:11de la police italienne
01:08:12aux Jeux Olympiques
01:08:14d'hiver
01:08:14qui auront lieu
01:08:14du 6 au 22 février
01:08:16pour pouvoir aider
01:08:18à la sécurisation
01:08:19des lieux
01:08:21et de la compétition
01:08:22c'est une information
01:08:22qui est tombée
01:08:23ce matin
01:08:24chez vos confrères
01:08:25du Figaro d'ailleurs
01:08:26après vérification
01:08:27on ne sait pas
01:08:28s'il viendrait simplement
01:08:29ce qui serait déjà
01:08:30incroyable quand même
01:08:31pour protéger
01:08:32la sélection américaine
01:08:35ou s'il viendrait
01:08:36selon ce qui est dit
01:08:37avec un accord
01:08:38qui serait signé
01:08:39entre les services
01:08:40de sécurité italiens
01:08:41et les services
01:08:42de sécurité américains
01:08:43pour pouvoir faire en sorte
01:08:45de protéger
01:08:46et de mettre en place
01:08:47une sécurité encore plus grande
01:08:48moi je trouve ça
01:08:49complètement incroyable
01:08:50d'abord pour deux choses
01:08:50d'abord parce que l'ICE
01:08:51comme tout le monde
01:08:55ces derniers jours
01:08:55j'ai trouvé ça
01:08:56incroyable
01:08:57ce qui s'est passé
01:08:57ça donne la nausée
01:08:59de voir une police
01:09:00sur place
01:09:00tuer ses propres habitants
01:09:03et même aller chercher
01:09:04des gamins
01:09:04de 4 ans
01:09:05dans des établissements
01:09:06au nom de l'immigration
01:09:09enfin bon
01:09:09tout ce qu'on déteste
01:09:11le plus
01:09:11et puis cette femme
01:09:13qui a été assassinée
01:09:14avant-hier
01:09:14cette infirmier
01:09:15cet homme de 45 ans
01:09:16assassiné aussi
01:09:17c'est le deuxième
01:09:18donc un départ
01:09:19qui est demandé
01:09:19à Minneapolis
01:09:21bon ça c'est une première chose
01:09:22et la deuxième chose
01:09:23c'est aussi dans le débat
01:09:24qu'il y a eu il y a quelques jours
01:09:25sur le fait que l'Europe
01:09:26doit être de moins en moins dépendante
01:09:28et on en parlait au début des émissions
01:09:29des Etats-Unis
01:09:30là encore
01:09:31on va faire appel
01:09:32aux services de sécurité américains
01:09:35et par n'importe lesquels
01:09:36je le répète
01:09:36l'ICE
01:09:37la police de l'immigration
01:09:38mais est-ce que ce sont
01:09:39les Etats-Unis
01:09:40qui demandent
01:09:41à ce que leurs athlètes
01:09:42soient protégés par ICE
01:09:43très précisément
01:09:44en tout cas
01:09:45oui peut-être
01:09:46mais en tout cas
01:09:46là dans le Figaro
01:09:47ce qui est publié ce matin
01:09:48c'était qu'il y avait un accord
01:09:49entre les forces de police
01:09:51de sécurité italienne
01:09:53et les forces de sécurité américaines
01:09:55pour pouvoir aider
01:09:56et développer
01:09:56une coopération
01:09:57de sécurité
01:09:58au sein même
01:09:59des Jeux Olympiques
01:10:00ce qui est le plus chouquant
01:10:01évidemment
01:10:01c'est que
01:10:02ce soit ICE
01:10:03compte tenu
01:10:04du fait que
01:10:05René Goud
01:10:05et Alex Préti
01:10:08l'infirmier
01:10:09qui a reçu quand même
01:10:109 balles dans le corps
01:10:11après
01:10:12d'après un papier
01:10:13que j'ai lu dans le Figaro
01:10:13avoir été désarmé
01:10:14on voit les images
01:10:16pour les polices étrangères
01:10:17je rappelle quand même
01:10:18que pendant les Jeux Olympiques
01:10:19de 2024
01:10:20en France
01:10:21je regarde
01:10:22on a accueilli
01:10:232000 agents de force
01:10:24de l'ordre étranger
01:10:25d'Espagne
01:10:26du Royaume-Uni
01:10:27d'Allemagne
01:10:28du Qatar
01:10:29de Corée du Sud
01:10:29des Etats-Unis
01:10:30d'Irlande
01:10:31des Émirats Arabes
01:10:32etc.
01:10:32bon
01:10:33donc
01:10:33le fait qu'on accueille
01:10:35des policiers étrangers
01:10:36sur son sol
01:10:37pour protéger
01:10:38un événement mondial
01:10:40bon
01:10:40ça se fait
01:10:41vous considérez
01:10:42que ICE
01:10:43est une police d'Etat
01:10:44alors
01:10:44j'ai commencé par ça
01:10:46cher Patrick
01:10:46compte tenu
01:10:47de ce qui se passe
01:10:48avec ICE
01:10:49dont le chef
01:10:50d'ailleurs
01:10:50qui est à visage découvert
01:10:52vient d'être rappelé
01:10:53d'urgence
01:10:54il quitte Minneapolis
01:10:56dans le Minnesota
01:10:57là où sont déroulés
01:10:59ces deux drames
01:11:00que je pourrais qualifier
01:11:01d'autre chose
01:11:02que de drames
01:11:02je vous le dis
01:11:03comme je le pense
01:11:04bon voilà
01:11:06mais ce qui peut choquer
01:11:07oui c'est ICE
01:11:08mais il faut gratter l'info
01:11:09ICE c'est Immigration
01:11:10and Customs Enforcement
01:11:12donc c'est pas
01:11:12quel rapport
01:11:14avec la protection
01:11:14j'en sais rien
01:11:15je n'en sais rien
01:11:17parce que ça a été
01:11:18c'est pas encore très clair
01:11:19on ne sait pas
01:11:20si on vient
01:11:20protéger
01:11:22mais même
01:11:23protéger les athlètes américains
01:11:24pardon
01:11:24pourquoi c'est ICE
01:11:25qui vient le faire
01:11:26oui non
01:11:26je
01:11:27franchement
01:11:28les athlètes américains
01:11:29sont souvent protégés
01:11:30mais plutôt par des agents
01:11:35du FBI
01:11:36des choses comme ça
01:11:37alors le maire de Milan
01:11:38s'est exprimé
01:11:39a dit qu'il ne serait pas
01:11:40les bienvenus
01:11:41qu'il ne serait pas
01:11:42les bienvenus à Milan
01:11:44donc il y a quand même
01:11:45une rumeur
01:11:46qui est en train de circuler
01:11:47et même plus qu'une rumeur
01:11:48parce qu'il y a des réactions
01:11:49officielles
01:11:49vous venez de le dire
01:11:50du maire de Milan
01:11:51ce sera uniquement
01:11:52un rôle défensif
01:11:53c'est ce qui est déclaré
01:11:55ce matin
01:11:56ICE n'obtira pas
01:11:57en tant que tel
01:11:58en Italie
01:11:59car la gestion
01:11:59de l'ordre public
01:12:00de l'immigration
01:12:01et de la sécurité
01:12:01relève des forces
01:12:02de police italiennes
01:12:04si jamais de façon
01:12:05tout à fait hypothétique
01:12:06devaient arriver
01:12:06des unités isolées
01:12:07appartenant à un
01:12:08elle serait déployée
01:12:11de manière fonctionnelle
01:12:12et non opérationnelle
01:12:13donc
01:12:13c'est étrange
01:12:15ça ressemble
01:12:16à un rétro-pédalage
01:12:17de je ne sais pas qui
01:12:18mais effectivement
01:12:20ICE
01:12:21alors il faut signaler
01:12:21que ICE existait déjà
01:12:23depuis un certain
01:12:24nombre d'années
01:12:25depuis 2003
01:12:25je crois même
01:12:26que monsieur Obama
01:12:27avait décoré
01:12:28le chef
01:12:29de ICE
01:12:31mais ça a été
01:12:33il y a eu un recrutement
01:12:34massif
01:12:35avec
01:12:36plus de 22 000 agents
01:12:38en moins d'un an
01:12:39et ce qu'on évoquait hier
01:12:40sur ce plateau
01:12:41c'est qu'il y a beaucoup
01:12:42de réformés de l'armée
01:12:44pour des causes
01:12:45un peu
01:12:45étranges
01:12:47voilà
01:12:47qui ont rejoint
01:12:49ICE
01:12:50donc c'est vrai
01:12:51que ça pose question
01:12:52et puis il y a aussi
01:12:53à mon avis
01:12:53une nouvelle doctrine
01:12:54depuis moins d'un an
01:12:55sur ICE
01:12:56parce que quand vous voyez
01:12:57les propos du président
01:12:58Trump
01:12:58qui arrive à défendre
01:13:01les personnes
01:13:03qui incarnent cette police
01:13:04ICE
01:13:04alors qu'il tue deux fois
01:13:05deux fois
01:13:06en moins d'une semaine
01:13:07ou dix jours
01:13:08et il arrive à trouver
01:13:09des raisons
01:13:09et des bonnes raisons
01:13:12pour pouvoir dire
01:13:13qu'ils étaient armés
01:13:14alors que c'est pas vrai
01:13:15qu'on a tous vu les images
01:13:16que les images ont fait
01:13:16le tour du monde
01:13:17au-delà des recrutements
01:13:18qui sont massifs
01:13:19et des profils recrutés
01:13:20qui sont aussi étranges
01:13:21vous avez à mon avis
01:13:22quand même aussi
01:13:23une nouvelle doctrine
01:13:23enfin l'exploitation politique
01:13:25aussi qui est faite derrière
01:13:26pardonnez-moi
01:13:27par M. Clinton
01:13:28et M. Obama
01:13:29qui n'ont pas de leçons
01:13:30à donner
01:13:30parce qu'ils ont eu
01:13:32une politique
01:13:32notamment sur M. Obama
01:13:34sur l'immigration
01:13:35qui n'était pas non plus neutre
01:13:36du tout
01:13:36il ne faut pas penser
01:13:37qu'il y a les méchants républicains
01:13:38pas du tout
01:13:39mais c'est pas ce que je dis
01:13:40on estime à 13 millions
01:13:42on estime à 13 millions
01:13:43les travailleurs inégaux
01:13:45aux Etats-Unis
01:13:46donc c'est pas un petit sujet
01:13:48je rappelle qu'il a quand même
01:13:49aussi été élu là-dessus
01:13:50maintenant le fait
01:13:51que visiblement
01:13:52les gens d'Ice
01:13:53aient une sorte
01:13:54je crois qu'elle est même avouée
01:13:55d'impunité
01:13:56c'est-à-dire qu'on leur dit
01:13:57faites ce que vous venez de faire
01:13:58et vous serez couverts
01:13:59ça c'est un sujet
01:14:00en Amérique
01:14:00quand on voit la vidéo
01:14:01c'est pas un fake
01:14:02il y a 6 personnes autour
01:14:04une personne à terre
01:14:04mais c'est ce que j'ai rappelé
01:14:05mon cher Patrick
01:14:06on lui tire plusieurs balles
01:14:08visiblement
01:14:08il était armé
01:14:08mais on lui retire son pistolet
01:14:10il prend 9 balles dans le corps
01:14:11alors qu'il n'est pas qu'il au sol
01:14:12Attention aux manipulations d'images
01:14:15une auditrice m'envoie une image
01:14:16où on dit
01:14:17on voit parfaitement sortir son arme
01:14:20c'est une photo qui n'est pas authentifiée
01:14:23qui a été plutôt authentifiée
01:14:24comme étant
01:14:25modifiée par l'IA
01:14:27il avait un téléphone à la main
01:14:29et on voit très clairement
01:14:30sur les images diffusées
01:14:31par des médias
01:14:31plutôt sérieux
01:14:33même très sérieux américains
01:14:34où on voit un policier partir
01:14:35avec visiblement dans l'attroupement
01:14:38l'arme
01:14:38Mais oui c'est ce que je vous dis
01:14:39dans le Figaro
01:14:40j'ai lu qu'il avait été désarmé
01:14:42donc je veux bien croire
01:14:42Et Alex Prétis
01:14:44avait un port d'armes
01:14:45il portait son arme
01:14:46en toutes les
01:14:46c'est le deuxième amendement
01:14:48américain
01:14:49donc quand Donald Trump
01:14:51dit
01:14:51tous les américains
01:14:52qui ont des armes
01:14:53dans la rue
01:14:53sont des criminels
01:14:54il y a un moment
01:14:56il y a un truc
01:14:56les fils ne se rejoignent pas
01:14:57totalement
01:14:58Oui et puis à plus
01:14:58Valérie
01:14:59il ne pointe pas quelqu'un
01:15:01avec son arme
01:15:02il est sur le ventre
01:15:03il y a 6 Golgoth
01:15:04autour de lui
01:15:05enfin je veux dire
01:15:06même s'ils sont 6
01:15:08autour de lui
01:15:08armés
01:15:09donc
01:15:09des professionnels
01:15:11enfin je veux dire
01:15:12c'est une exécution
01:15:13Cette femme
01:15:15dans la voiture
01:15:15elle avait une arme à feu
01:15:16je ne crois pas
01:15:1710 jours après
01:15:18ça n'a pas été prouvé
01:15:20et ça a été
01:15:21mais
01:15:21ce meurtre
01:15:22c'est un meurtre
01:15:23c'est un meurtre
01:15:24de cette femme
01:15:25a été
01:15:26mais relayée
01:15:27et montrée
01:15:28et franchement
01:15:28c'est dégueulasse
01:15:29je veux dire
01:15:30comment on peut encore
01:15:31pouvoir dire que
01:15:32Donald Trump
01:15:32je ne dis pas qu'on l'a dit
01:15:33sur le plateau du tout
01:15:33mais que Donald Trump
01:15:34tient des propos
01:15:36entre guillemets
01:15:37normaux
01:15:37Stéphane
01:15:38qui m'interpelle
01:15:40comme hier
01:15:40beaucoup d'auditeurs
01:15:41et qui vous interpellent
01:15:42et qui disent
01:15:42regardez chez nous aussi
01:15:43la répression existe
01:15:45enfin
01:15:45où avez-vous vu
01:15:48encore
01:15:48parce qu'hier on m'a opposé
01:15:49les gilets jaunes
01:15:50où avez-vous vu
01:15:51un gilet jaune
01:15:51tué par un policier
01:15:52où avez-vous vu
01:15:54des policiers
01:15:54se comporter
01:15:55comme le font
01:15:55les gens de ICE
01:15:56c'est-à-dire
01:15:57à 10 sur un homme
01:15:59et le tirer
01:16:00lui tirer dessus
01:16:01à bout portant
01:16:01enfin je veux dire
01:16:02c'est ça
01:16:02l'exploitation politique
01:16:03c'est-à-dire que
01:16:05la police tue
01:16:06on va dire
01:16:07non ça s'est pas passé
01:16:08en France
01:16:09non ça s'est pas passé
01:16:10en France
01:16:11ça ne s'est pas passé
01:16:11en France
01:16:12et on ne peut pas
01:16:12comparer ce qui s'est passé
01:16:14et le comportement
01:16:15de ces policiers
01:16:16avec ce qui se passe
01:16:17en France
01:16:18dans un instant
01:16:19on va parler
01:16:19donc de cette gauche
01:16:21qui refuse de voter
01:16:23pour ce qui a refusé
01:16:25de voter
01:16:25pour la proposition
01:16:26de résolution
01:16:27de classer
01:16:28les frères musulmans
01:16:29comme organisation terroriste
01:16:30et François Hollande
01:16:31qui discrètement
01:16:33se fait la malle
01:16:34quand il s'agit de voter
01:16:36et là aussi
01:16:37on peut s'interroger
01:16:38on en parle avec vous
01:16:39dans un instant
01:16:39à tout de suite
01:16:40Sud Radio
01:16:41mettez-vous
01:16:42Sud Radio
01:16:44le 10h midi
01:16:45mettez-vous d'accord
01:16:46Valérie Expert
01:16:48alors avec vous
01:16:49Arnaud Benedetti
01:16:50on peut aussi avoir
01:16:50une pensée
01:16:51pour Christophe Gleize
01:16:52on a beaucoup parlé
01:16:53avec vous
01:16:53de Boilem sans le sale
01:16:53d'autant plus
01:16:55pour Christophe Gleize
01:16:56que non seulement
01:16:57on sait que son sort
01:16:58malheureusement
01:16:59est toujours
01:17:00je veux dire
01:17:01particulièrement
01:17:01tragique
01:17:03enfin dramatique
01:17:04parce qu'il est loin
01:17:05d'être sorti de prison
01:17:06mais il y a des rumeurs
01:17:07qui circulent
01:17:08je ne sais pas
01:17:08si vous les avez entendus
01:17:09suite à l'émission
01:17:11complément d'enquête
01:17:12qui a fortement déplu
01:17:13au pouvoir algérien
01:17:15qu'il serait possible
01:17:18que la famille
01:17:20n'ait même plus
01:17:20le droit de visite
01:17:21aujourd'hui
01:17:22de Christophe Gleize
01:17:23de même qu'une autre rumeur
01:17:25circule
01:17:25selon laquelle
01:17:26l'ambassadeur de France
01:17:27à Alger
01:17:29qui n'est plus en poste
01:17:30physiquement
01:17:31à Alger
01:17:32pourrait être déclaré
01:17:33comme personnellement
01:17:34grattable
01:17:34par les autorités
01:17:35algériennes
01:17:36donc on est à nouveau
01:17:37dans un pic de tension
01:17:38avec l'Algérie
01:17:40enfin
01:17:40on n'est jamais
01:17:41d'ailleurs sorti
01:17:42du pic de tension
01:17:42mais concernant l'Anglaise
01:17:44en effet
01:17:44on a de quoi
01:17:45s'inquiéter
01:17:47moi je suis choqué
01:17:48quand même
01:17:48de la faible mobilisation
01:17:49autour de Christophe Gleize
01:17:50je suis très choqué
01:17:51de la faible mobilisation
01:17:53du monde du football
01:17:53quand même
01:17:54il y a un certain nombre
01:17:55de vedettes du football
01:17:56qui sont érigées en icônes
01:17:58qui aujourd'hui
01:17:59ne bougent pas
01:18:00le petit doigt
01:18:01pour Christophe Gleize
01:18:02je ne les citerai pas
01:18:03mais certains
01:18:03les auront reconnus
01:18:04et je trouve ça
01:18:05absolument scandaleux
01:18:06mais la stratégie
01:18:07quand même
01:18:08qui a été choisie
01:18:09par les soutiens
01:18:10de Christophe Gleize
01:18:11malheureusement aussi
01:18:12par RSF
01:18:13sur les conseils
01:18:14du Quai d'Orsay
01:18:15est évidemment
01:18:16une stratégie
01:18:16qui est antithétique
01:18:17de celle que nous
01:18:18nous avions adoptée
01:18:19en faveur de Boilem Sansal
01:18:21je ne pense pas
01:18:22que ce soit une stratégie
01:18:23qui soit en mesure
01:18:25de faire changer
01:18:26les autorités algériennes
01:18:28qui tiennent un otage
01:18:29et qui malheureusement
01:18:30font pression
01:18:31sur la France
01:18:32donc il faut je pense
01:18:33changer de stratégie
01:18:34de soutien
01:18:35vis-à-vis de Christophe Gleize
01:18:37sur cette stratégie
01:18:38moi je crois
01:18:38qu'elle avait changé
01:18:39effectivement cette stratégie
01:18:41parce qu'on avait entendu
01:18:41la maman
01:18:42de Christophe Gleize
01:18:43sur un match de foot
01:18:44d'ailleurs diffusé
01:18:45par Binsport
01:18:46je pense que c'est important
01:18:47de le dire ça
01:18:47Binsport qui appartient
01:18:49au Qatar
01:18:50et donc c'était
01:18:52la seule chaîne
01:18:52qui s'était mobilisée
01:18:53pour la libération
01:18:54de Christophe Gleize
01:18:55en proposant
01:18:56je crois
01:18:56c'était à la 19ème minute
01:18:57à la maman
01:18:59de Christophe Gleize
01:18:59de parler pendant 2 minutes
01:19:00de couper les commentaires
01:19:01il y avait un match de foot
01:19:02qui se déroulait
01:19:03pendant le match
01:19:03et la maman de Christophe Gleize
01:19:04avait fait un appel
01:19:05pour libérer son fils
01:19:06et c'est effectivement
01:19:07hors son magazine
01:19:09sauf foot
01:19:10et sauf presse
01:19:10le groupe de presse
01:19:12qui l'emploie
01:19:13qui se sont mobilisés
01:19:14c'est la seule
01:19:15les seules mobilisations
01:19:16qu'on voit
01:19:16et c'est un peu
01:19:17ce qu'on disait tout à l'heure
01:19:18avec Eric
01:19:19sur cet otage israélien
01:19:20et la société israélienne
01:19:21qui se mobilise
01:19:21pour ces otages
01:19:22quelle différence
01:19:23il y a quelques années
01:19:24on aurait eu un otage
01:19:25dans le monde
01:19:25on aurait vu son portrait
01:19:27affiché sur tous les hôtels
01:19:28de ville
01:19:29sur les JT
01:19:29là tout le monde
01:19:30s'en fout
01:19:31personne n'en parle
01:19:32il y a eu des petits
01:19:32clients de foot
01:19:33qui se sont mobilisés
01:19:34si vous avez un problème
01:19:35fondamental
01:19:36avec l'attitude
01:19:38de la France
01:19:38vis-à-vis de l'Algérie
01:19:39c'est qu'on est
01:19:40dans une politique
01:19:41d'accommodement
01:19:42aux provocations permanentes
01:19:43du pouvoir algérien
01:19:45tant qu'on restera
01:19:46dans cette ligne
01:19:46le pouvoir algérien
01:19:48ne cèdera
01:19:49rien
01:19:49il ne connaît
01:19:50que le rapport de force
01:19:51encore une fois
01:19:51dès qu'on discute
01:19:52avec des opposants algériens
01:19:53ils vous l'expliquent très bien
01:19:54on ne veut pas les écouter
01:19:54vous savez quand vous parlez
01:19:56de cette société
01:19:57qui fabrique le plus du commun
01:19:59on est une société
01:20:00du chacun pour soi
01:20:02ou du sauve qui peut
01:20:03chaque fois
01:20:04le monde de la culture
01:20:05et des analyses
01:20:06était capable de se soulever
01:20:07le cultureux n'y va plus
01:20:09le sportif non plus
01:20:10chacun pour soi
01:20:11sauve qui peut
01:20:12voilà le société actuelle
01:20:13et puis je rajouterais
01:20:15sans vouloir m'acharner
01:20:16qu'on a un président top gun
01:20:18depuis qu'il a un problème
01:20:19à l'oeil
01:20:20avec ses lunettes
01:20:21il entame courageusement
01:20:23des bras de fer
01:20:23avec Donald Trump
01:20:24au nom de la souveraineté européenne
01:20:26mais les bras de fer
01:20:27avec monsieur
01:20:28Teboun
01:20:29en Algérie
01:20:30il ne l'engage pas trop
01:20:31il ne l'engage pas trop
01:20:32donc c'est quand même
01:20:34en Iran
01:20:35ni l'Iran
01:20:36ni l'Iran
01:20:37je parlais sur l'Iran
01:20:39c'est incroyable
01:20:40c'est incroyable
01:20:41alors Arnaud
01:20:42Arnaud parlons
01:20:43donc on l'a évoqué
01:20:44évidemment
01:20:45le jour du vote
01:20:47mais c'était quand même
01:20:48un coup de gueule
01:20:48je pense que ça vaut le coup
01:20:49d'y revenir
01:20:49pourquoi la gauche
01:20:51a refusé de voter
01:20:52la proposition
01:20:53de résolution
01:20:54soutenue par LR
01:20:55de classer les frères musulmans
01:20:57comme organisation terroriste
01:20:58je rappelle que
01:20:59dans leur argumentation
01:21:01c'est que c'est une loi
01:21:02ce serait islamophobe
01:21:04dans ce cas l'Egypte
01:21:05l'Arabie saoudite
01:21:06et tous les pays
01:21:07qui ont classé
01:21:08les frères musulmans
01:21:08et de nombreux pays musulmans
01:21:09tout à fait
01:21:10donc coup de gueule
01:21:13ben oui un coup de gueule
01:21:14parce qu'en fait
01:21:14il y a trois raisons
01:21:15qui expliquent vraisemblablement
01:21:17cette désertion
01:21:18de la gauche
01:21:19première raison
01:21:21c'est une raison
01:21:22idéologique
01:21:23c'est la raison
01:21:26notamment
01:21:26qui motive
01:21:28le vote des députés
01:21:30LFI
01:21:31d'une partie
01:21:32du vote
01:21:32des députés
01:21:33verts
01:21:34qui eux ont voté
01:21:35même contre
01:21:35en l'occurrence
01:21:36en considérant
01:21:37que c'était
01:21:38une démarche
01:21:38qui était
01:21:40pour eux
01:21:42entre guillemets
01:21:43islamophobe
01:21:44et il y a
01:21:45une deuxième raison
01:21:46et qui n'est pas
01:21:47totalement indissociable
01:21:48de la première
01:21:49c'est qu'ils le font
01:21:50pour des raisons
01:21:50clientélistes
01:21:51clairement
01:21:52parce qu'ils espèrent
01:21:54récupérer
01:21:55des parts de marché
01:21:56électorale
01:21:57en assignant d'ailleurs
01:21:59quand même
01:21:59c'est extraordinaire
01:22:00la façon dont ils fonctionnent
01:22:01ils luttent
01:22:03ils prétendent lutter
01:22:05contre le racisme
01:22:06ils prétendent lutter
01:22:06contre le colonialisme
01:22:08et en fait
01:22:09ils véhiculent
01:22:10une vision
01:22:11totalement coloniale
01:22:12en assignant les gens
01:22:13à leur identité
01:22:16comme si les gens
01:22:16ne pouvaient pas avoir
01:22:17une distance
01:22:17par rapport à leur identité
01:22:18ou à leurs origines
01:22:19mais enfin passons
01:22:20donc ça c'est la deuxième raison
01:22:22puis troisième raison
01:22:22la lâcheté
01:22:23la pusillanimité
01:22:24la pusillanimité
01:22:25c'est-à-dire que
01:22:26quand on voit
01:22:27le parti socialiste
01:22:28renoncer
01:22:29à une mesure
01:22:31de ce genre
01:22:31renoncer
01:22:32à défendre
01:22:33des valeurs
01:22:33de laïcité
01:22:34et d'universalité
01:22:35il renonce
01:22:37à toute son histoire
01:22:38à tout son logiciel
01:22:39monsieur Hollande
01:22:40vous l'avez rappelé
01:22:41a fui
01:22:42courageusement
01:22:43les travées
01:22:44de l'assemblée nationale
01:22:45pour ne pas avoir
01:22:46à prendre
01:22:47part au vote
01:22:49de cette proposition
01:22:50de résolution
01:22:51je rappelle qu'il a été
01:22:51le président de la république
01:22:53où on a connu
01:22:54les attentats
01:22:55contre Charlie
01:22:56les attentats
01:22:57du 13 novembre
01:22:58etc
01:22:58donc il y a là
01:23:00un renoncement
01:23:03une désertion
01:23:04une compromission
01:23:05d'une partie
01:23:07de la gauche
01:23:07d'une grande partie
01:23:08de la gauche
01:23:09de la totalité
01:23:10de la gauche
01:23:10à l'assemblée nationale
01:23:11qui signifie quelque chose
01:23:14et je pense que c'est
01:23:15un moment de rupture
01:23:15qu'on est en train
01:23:16de vivre
01:23:17sur ces questions-là
01:23:18et ça a dit
01:23:20quand même
01:23:21le poids
01:23:21au sein de la gauche
01:23:23et moi c'est ce qui m'inquiète
01:23:23le plus
01:23:24des plus radicaux
01:23:25y compris
01:23:26sur les sociodémocrates
01:23:27quand les socialistes
01:23:29nous disent
01:23:30qu'ils ne feront plus
01:23:30alliance avec LFI
01:23:31ce n'est pas vrai
01:23:32ils retourneront
01:23:34avec LFI
01:23:35le moment venu
01:23:35on verra quand
01:23:37déjà j'entends
01:23:38d'ailleurs
01:23:38le numéro 2
01:23:39du parti socialiste
01:23:40je crois
01:23:41monsieur Jouillet
01:23:42qui a dit
01:23:43qu'il n'exclut pas
01:23:44des alliances
01:23:44aux municipales
01:23:45avec LFI
01:23:46donc ils sont
01:23:49si vous voulez
01:23:49tenus
01:23:50par leur pôle
01:23:51de radicalité
01:23:51c'est quand même
01:23:53quelque chose
01:23:54dans l'histoire
01:23:55de la gauche française
01:23:56quelque chose
01:23:56qui est tout à fait nouveau
01:23:58parce que c'est
01:23:58les plus extrémistes
01:23:59aujourd'hui
01:24:00qui donnent le là
01:24:01qui donnent le temps
01:24:02et qui dominent
01:24:03donc de ce point de vue là
01:24:04c'est assez préoccupant
01:24:05et inquiétant
01:24:05c'est
01:24:06Alex
01:24:07ou Eric
01:24:09le livre d'Aquilo Morel
01:24:10l'ancien
01:24:10Aquilino
01:24:11oui Aquilino
01:24:12Morel
01:24:13j'ai commencé à le lire
01:24:14qui est très explicite
01:24:15sur cette gauche radicalisée
01:24:17où il y a eu la meute
01:24:18il y a eu le livre
01:24:19mais lui
01:24:20c'est intéressant
01:24:20parce que c'est un ancien conseiller
01:24:22de François Hollande
01:24:23monsieur Morel
01:24:24c'est pour ça
01:24:24que c'est intéressant
01:24:27mais je veux dire
01:24:29la gauche
01:24:30cette gauche radicale
01:24:32est en train de se perdre
01:24:34et d'emmener avec elle
01:24:35dans sa perte
01:24:36une partie du pays
01:24:37parce que quand vous
01:24:38communautarisez
01:24:38à ce point là
01:24:39quand vous assignez
01:24:40à résidence ethnique
01:24:41vous assignez
01:24:42à résidence ethnique
01:24:43une partie
01:24:43de cette communauté
01:24:45en fait
01:24:46vous ne faites que
01:24:47d'exacerber
01:24:48les face à face
01:24:49dont Gérard Collomb
01:24:50nous avait promis
01:24:52en fait
01:24:53on ne forme plus
01:24:54des citoyens
01:24:55on achète
01:24:56des parts de marché
01:24:57c'est à dire que
01:24:58Jean-Luc Mélenchon
01:24:59il y a une stratégie
01:25:00qu'à 400 000 voix près
01:25:02il était au deuxième tour
01:25:03il drague sans vergogne
01:25:04la communauté musulmane
01:25:06et c'est puissant
01:25:07et le PS aujourd'hui
01:25:09n'arrive pas à exister
01:25:10avec un bloc central
01:25:12associé à la démocratie
01:25:13et moi
01:25:14comme Arnaud
01:25:15de voir François Hollande
01:25:17s'échapper discrètement
01:25:18les bras menton
01:25:19moi je trouve
01:25:20que ça n'a pas été
01:25:21forcément mauvais président
01:25:22de la république
01:25:23mais là
01:25:23la gauche aujourd'hui
01:25:25est perdue Valérie
01:25:26je ne sais même plus
01:25:27de l'acheter
01:25:28ils sont perdus
01:25:29c'est à dire qu'on a
01:25:30d'un côté
01:25:30un déni de l'immigration
01:25:32chez Jean-Luc Mélenchon
01:25:33et une estérisation
01:25:34de l'immigration
01:25:35au RN
01:25:36et c'est ce qui percute
01:25:37aujourd'hui
01:25:38ce qui clive
01:25:39fait avancer les choses
01:25:41je ne pense pas
01:25:41qu'il y ait un déni
01:25:42de l'immigration
01:25:43chez Jean-Luc Mélenchon
01:25:43il y a un avis
01:25:45sur l'immigration
01:25:45qui est parfaitement assumé
01:25:46et ses propos
01:25:47tenus ce week-end
01:25:48le montrent
01:25:49il faut être la France
01:25:50du grand remplacement
01:25:50ce sont ses propos
01:25:51et voilà
01:25:52il faut les écouter
01:25:53il faut voir le niveau
01:25:53du débat par contre
01:25:54à l'Assemblée
01:25:54quand vous voyez un député
01:25:56qui veut en venir en main
01:25:56en l'occurrence
01:25:57Antoine Néomand
01:25:58avec le prévision de séance
01:25:59ça je trouve ça fou aussi
01:26:00absolument
01:26:01et Pierre Jouvet
01:26:02sera l'invité
01:26:03de Jean-François
01:26:03et qui lit demain
01:26:04bonjour Péricault
01:26:05bonjour Péricault
01:26:06comme M. Vidal
01:26:07dit que la gauche
01:26:08française est perdue
01:26:09avec Julien Aubert
01:26:10on va voir que la droite
01:26:11a disparu
01:26:11donc on n'a plus
01:26:13de classe politique
01:26:14peut-être un petit centre
01:26:15avec Éric Revelle
01:26:16on ne sait jamais
01:26:16il ne faut jamais désespérer
01:26:18enfin là je reçois
01:26:18Julien Aubert
01:26:19ancien député
01:26:21vice-président des Républicains
01:26:22pour décrypter
01:26:23ce que devient
01:26:24la droite française
01:26:25dans sa complexité
01:26:25les data centers
01:26:27sont-ils inflés
01:26:27aux environnementaux
01:26:29l'ADEME
01:26:29voudrait mettre
01:26:30un petit peu le bémol
01:26:31or pourtant
01:26:32les data centers
01:26:33ils viennent en France
01:26:34parce que nous avons
01:26:35une énergie décarbonée
01:26:36et formidable
01:26:37mais les clous
01:26:38restent quand même
01:26:39sous contrôle des GAFAM
01:26:40donc attention
01:26:40à ne pas se planter
01:26:41et puis alors
01:26:42existe-t-il un Trump français
01:26:44attend un sauveur
01:26:45le Trump-fils
01:26:46va-t-il devenir
01:26:47la nouvelle marotte
01:26:49de l'idée
01:26:49de l'édition français
01:26:50c'est ce que pense
01:26:50c'est ce que pense
01:26:51monsieur Nicolas Conquer
01:26:53dans son ouvrage
01:26:54Trump français
01:26:54veuillez cacher
01:26:55ce poulet
01:26:56que je ne saurais voir
01:26:57des militants
01:26:57de l'AFNSEA
01:26:58on trouvait des poulets
01:26:58brésiliens
01:26:59importés par Avril
01:27:00qui est une filiale
01:27:02de l'AFNSEA
01:27:03voilà
01:27:04donc un peu d'hypocrisie
01:27:06pas mal de sujets
01:27:06et puis Hidalgo
01:27:07le petit selfie d'Hidalgo
01:27:08qui était drôle
01:27:09pour un juillet
01:27:09qu'est-ce qu'on se marre
01:27:10la viande d'autoraux
01:27:13à déguster de chez nous
01:27:14voilà
01:27:14c'est un autre débat
01:27:16allez on vous retrouve
01:27:17dans un instant
01:27:18Périgo
01:27:18très bonne journée
01:27:19Sud Radio
01:27:20le 10h midi
01:27:21mettez-vous d'accord
01:27:22Valérie Expert
01:27:24Sud Radio
01:27:26c'est le seul espace
01:27:27de liberté
01:27:28pour dire tout ce que vous pensez
01:27:29ça fait 30 ans que j'enseigne
01:27:30j'ai jamais vu ça
01:27:31j'ai vu un harceleur
01:27:32harceler un autre gamin
01:27:34de 5ème
01:27:35c'est le harceler
01:27:36qui a été mis dehors
01:27:36parce que
01:27:37étant donné qu'il a été poussé
01:27:38loin loin loin
01:27:39le harceler a mis
01:27:40une
Commentaires