Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 heures
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00On reçoit François Bousquet, auteur du livre Le racisme anti-blanc aux éditions La Nouvelle Librairie qui est dans le studio d'Europe 1.
00:07Un policier hors service a été agressé hier à Paris, traité de sale français.
00:13C'est quand même... Quelle est l'histoire précisément ?
00:17Je suis en train de la chercher l'histoire. En tout cas c'est un policier qui était hors service. Vous connaissez l'histoire ou pas ?
00:23C'est un policier hors service dans le 17ème arrondissement, donc on est au cœur de Paris, et qui a un drapeau tricolore sur un sac de sport.
00:29Voilà, il sortait d'une salle de sport.
00:31Il a simplement un simple drapeau tricolore. Et il a été agressé en tant que sale blanc, sale français, par quelqu'un qui semble-t-il est fiché S.
00:39Mais c'est sous réserve, là. Pour le coup, l'info est sortie, je crois, hier. Je crois que c'est vous qui l'avez sortie d'ailleurs.
00:44Oui, Europe 1.
00:45C'est Europe qui l'a sortie.
00:47Ça pose plusieurs difficultés. D'abord, la première, c'est que ce racisme anti-français est diffus, très largement répandu.
00:55Pour moi, qui est enquêté pendant deux ans, j'ai fait un livre, j'en fais un deuxième en avril, sur la question du racisme anti-blanc, du racisme anti-français.
01:03C'est en général le même champ lexical. Anti-français, anti-blanc, sale gouère, sale toubab, sale from, sale face de craig, etc.
01:11C'est le même champ sémantique. Pour moi, c'est vraiment le bruit de fond.
01:17Quand on regarde sur les forums, quand on regarde sur les réseaux sociaux, on se rend compte qu'il y a une foultitude de témoignages de cas de racisme anti-blanc.
01:24Or, c'est un impensé de l'université. C'est un impensé de nos statistiques.
01:29L'INSEE et l'INED l'abordent qu'à la marge et qu'en reculons, qu'à reculons, parce qu'ils sont terrorisés par l'idée de parler de blanc, de noir, de jaune, etc.
01:36Alors qu'ils ne devraient pas l'être. Donc, il n'y a quasiment rien. Il y a une avalanche bibliographique.
01:43Il y a un nombre de bouquins à l'université qui ont été consacrés au racisme systémique des blancs contre le reste du monde.
01:48Mais dans le sens inverse, non. C'est un phénomène répandu à tel enseigne que la justice n'a jamais condamné, je dis bien jamais condamné, l'insulte anti-français.
01:57Sinon, quand elle était assortie à anti-blanc, il lui est arrivé à la marge.
02:01La première condamnation, c'est en 2014, alors que moi, je remonte à des affaires qui sont à la fin des années 1970.
02:06Lourdes, massives, je parle de viols de jeunes filles, etc.
02:10Dans des collèges de la France banlieue et de la France périphérique, jamais la justice n'a reconnu l'insulte anti-française.
02:15Première difficulté. Seconde difficulté, et j'en ai fini, Christine, c'est que la plupart des gens qui nous traitent de salles français sont eux-mêmes des Français.
02:24C'est l'énorme difficulté. Alors, je ne sais pas ce qu'il en est dans cette affaire, mais rappelez-vous, France-Algérie, France-Maroc, France-Tunisie,
02:29la Marseillaise qui a été sifflée, huée, l'envahissement du terrain lors de France-Algérie, c'était des Français.
02:36Donc, on est confronté à un énorme problème, c'est qu'on a octroyé la nationalité à des gens qui ne se sentent pas français.
02:44On marque une pause, François Bousquet, auteur du livre « Le racisme anti-blanc » aux éditions de la Nouvelle-Librée.
02:48Gabriel Cluzel, je vous donne la parole. Appelez-nous, si pour vous le racisme anti-blanc existe, n'existe pas,
02:53pourquoi est-il impensé ? Pour reprendre les mots de François Bousquet, pourquoi est-il marginalisé ?
02:57Pourquoi est-il invisibilisé, ce racisme anti-blanc ?
03:00Est-ce que l'invisibiliser, comme ça, permet justement d'encourager le racisme anti-blanc de le voir agrandir ?
03:06Appelez-nous au 01-80-20-39-21.
03:08Il est 12h40, à tout de suite avec Christine Kelly sur Europe 1.
03:12Europe 1, Christine Kelly.
03:14À 12h43 sur Europe 1, Christine Kelly, et vous, dernière partie, vous réagissez au 01-80-20-39-21.
03:20Nous vous revenons sur ce policier hors-service agressé hier à Paris et insulté de salles français.
03:25On en parle avec François Bousquet, auteur du livre Le racisme anti-blanc, paru aux éditions La Nouvelle Librairie.
03:31Et vous aussi, chers auditeurs d'Europe 1, vous réagissez au 01-80-20-39-21, Christine.
03:37Oui, avec François Bousquet, j'étais en train de dire que je ne comprends pas, effectivement, que le racisme anti-blanc soit impensé.
03:44C'est quand même assez... Il y a toute une stratégie pour invisibiliser le racisme anti-blanc, pour démontrer qu'il n'existe pas.
03:51Gabriel Cusel voulait réagir, et ensuite Eric Tegner, et je reviens avec vous, François Bousquet.
03:55Si vous avez été auteur-victime, plutôt du racisme anti-blanc, appelez-nous au 01-80-20-39-21, ou bien témoin aussi du racisme anti-blanc.
04:07N'hésitez pas à nous rappeler pour en témoigner, parce que c'est quand même quelque chose qu'on invisibilise, et j'aimerais bien comprendre pourquoi on l'invisibilise.
04:13Gabriel Cusel.
04:14Oui, déjà, intellectuellement, c'est pour moi impossible à comprendre.
04:17Si des racismes de toutes sortes existent, pourquoi celui-là n'existerait pas ?
04:22Alors, joli, parce que je l'ai vu sur France Culture ou ailleurs, que non, non, les sciences sociales ne reconnaissent pas le racisme anti-blanc,
04:29mais ils disent quand même, et c'est ça qui est amusant, parce que c'est vraiment un déni de réalité, qu'il est très présent dans le débat public,
04:34que ce mot est très présent dans le débat public, mais visiblement, ils en sont très ennuyés.
04:37Mais le fait de le nier fait qu'aujourd'hui, moi j'ai été très choquée de voir, par exemple, des députés de la France Insoumise dire,
04:45écoutez, pour représenter tel département, la Seine-Saint-Denis, pour ne pas le nommer,
04:51eh bien, il faut des gens racisés, comme ils disent, ça ne peut pas être des blancs.
04:56Voilà, donc il y a une exclusion, vous parliez de discrimination dans le dernier sujet,
05:00je ne sais pas comment on peut appeler ça autrement que discrimination, il y a une exclusion.
05:03Toi, tu ne feras pas ce job de député dans ce département, parce que tu es blanc.
05:07Tu ne peux pas être élève-fille, tu ne peux pas être député, parce que tu es blanc.
05:11Mais imaginez l'inverse, évidemment, tout le monde crierait au scandale.
05:15Mais ce n'est pas reconnu comme du racisme anti-blanc.
05:16Mais là, non, ça passe crème.
05:18Donc, si vous voulez, le fait de ne pas l'avoir reconnu,
05:21fait qu'aujourd'hui, on peut tenir tout un tas de propos absolument stratosphériques,
05:25sans que cela soit relevé, parce que, par définition, on a décrété que le racisme anti-blanc n'existait pas.
05:30François Bousquet, je vous donne la parole dans un instant.
05:32Alex, vous appelez de Bretagne, je vous prends dans un instant.
05:34D'abord, Éric Tegner, vous avez été, vous déjà, peut-être, victime du racisme anti-blanc ?
05:38Je ne sais pas, je vous demande ça comme ça.
05:40Oui, ça est arrivé plusieurs fois, notamment plus jeune.
05:43J'ai également des membres de ma famille.
05:44Il y a eu des procès.
05:47J'ai un frère qui s'est fait tabasser, traité de sale blanc au collège,
05:50absolument pas défendu par l'ensemble du collège devant près de 200 personnes.
05:54Et à l'époque, évidemment, que la considération de...
05:57Je m'ai envie de... On ne se l'est même pas posé, en fait.
05:59C'est-à-dire que, finalement, c'est quelque chose qui était commun, qui était habituel.
06:03Et ça, c'est absolument dramatique.
06:05Et j'ai envie de souligner une chose, c'est que, d'un côté, on va nier le racisme anti-blanc.
06:09De l'autre, on ne va pas être capable de voir également qu'il y a une autre forme de racisme.
06:12C'est celui de certains Maghrébins en vert des Noirs.
06:15Ça, c'est immense.
06:16On le note, par exemple, dans certains départements comme le 91.
06:19Moi, je l'avais vécu personnellement parce que je m'étais rendu reportage en Tunisie.
06:23C'était le moment où le président Kaïs Saïd parlait d'un grand remplacement.
06:26C'est intéressant. C'est-à-dire que la population tunisienne avait peur d'être grand remplacée par les subsahariens.
06:30Et à ce moment-là, excuse-moi de raconter, ils s'accusaient les populations subsahariennes de manger des chats.
06:36Du coup, ils avaient organisé une véritable chasse aux Noirs.
06:39Et moi, j'étais sur place.
06:40Les Noirs se cachaient chez eux.
06:42Ils étaient traqués.
06:43Une autre partie se rendait devant les consulats, par exemple, de Côte d'Ivoire ou du Mali pour rentrer chez eux.
06:48Donc ça, c'est quelque chose qui existe également.
06:51Ça montre bien que le racisme n'est pas, pardonnez-moi, qu'un truc de blanc envers les autres.
06:56C'est ce qu'ils vivent.
06:57On voit à quel point les Algériens peuvent reporter des migrants dans le Sahara.
07:00D'ailleurs, les musulmans noirs savent très bien qu'un musulman maghrébin ne prie jamais derrière un musulman noir.
07:10C'est connu dans les mosquées en France, par exemple.
07:12Et tous mes amis musulmans qui vont prier, des Maliens qui vont prier dans les mosquées,
07:16ils savent très bien qu'il y a effectivement une hiérarchie.
07:20Revenons sur le racisme anti-blanc.
07:22Fabrice, racontez-moi votre histoire.
07:24Fabrice, le réalisateur, il est une petite...
07:25Vous avez aussi été victime du racisme anti-blanc ?
07:27Récemment, c'était dans les transports à la station Châtelet, la bien nommée,
07:32où j'attendais, puisque mon RER arrivait, je laisse, comme beaucoup, sortir les gens par politesse.
07:37Et il y a un jeune qui arrive derrière qui m'a dit
07:39« Mais tu veux avancer, vieux blanc ? »
07:41Non.
07:42Et je me suis retourné et j'étais un peu interloqué.
07:45Blanc non vieux, oui.
07:45Oui.
07:47Non, je t'inquiète.
07:48C'est vrai.
07:48Je t'inquiète.
07:48Non, mais c'est insupportable.
07:50C'est dingue.
07:51Et puis, en plus, ne serait-ce que par politesse, on laisse sortir les gens avant de rentrer, déjà.
07:54C'est ça, c'est ça.
07:55Fonçon Abusquet, c'est intéressant, parce que voilà, tout le monde, on le voit,
07:59a déjà été victime du racisme anti-blanc, moi aussi du racisme anti-noir.
08:02Et pourquoi cette discrimination ?
08:04Pourquoi est-ce que c'est impensé ?
08:05Est-ce que c'est pour invisibiliser ?
08:07Est-ce que c'est pour le laisser grandir ?
08:09Pourquoi le nier ?
08:10Pourquoi, à ce point-là, le nier, alors qu'on voit qu'il grandit, on voit qu'il y a de plus en plus de personnes victimes du racisme anti-blanc ?
08:17Oui, non, c'est le...
08:18Je rappelle que vous êtes auteur du livre...
08:19Oui, c'est une fausse énigme.
08:21Moi, je compare le racisme anti-blanc, vous savez, la lettre volée d'Edgar Allan Poe, qui est un conte d'Edgar Allan Poe,
08:26la lettre, on sait qu'elle a été volée, on ne la retrouve pas, elle contient un secret d'État, cette lettre.
08:31Il invente le roman policier, dans la lettre volée.
08:35Le racisme anti-blanc, c'est la même chose.
08:37Or, la lettre volée, en fait, elle est sous les yeux du préfet, du chevalier Dupin.
08:40Elle est sous les yeux, le racisme anti-blanc est sous nos yeux.
08:43Comme le disait Éric Tecner, c'est un phénomène qui s'est banalisé, ou comme vous le disiez.
08:47Mais ça ne fait pas dix ans, Christine.
08:49Pour moi, ça fait un demi-siècle.
08:51Ça fait un demi-siècle de dénégation massive.
08:54C'est le cadavre dans le placard qu'on ne veut pas analyser,
08:56parce qu'on vit sur un fantasme, qui est le multiculturalisme,
09:00dans des ordres de grandeur qui fonctionnent,
09:03mais avec des niveaux de masse critique qu'on ne doit pas dépasser, on les a dépassés.
09:09Moi, je cite souvent la phrase de Paracels,
09:11« Rien n'est poison, tout est poison ».
09:13Le poison, c'est le dosage.
09:15Or, les ordres de grandeur qui sont les nôtres font aujourd'hui
09:17que cette société culturelle ne fonctionne pas.
09:19On nous la présente comme un immense village Potemkin.
09:22Le village Potemkin, je rappelle à nos auditeurs,
09:24c'était le ministre de la Grande Catherine du XVIIIe siècle,
09:27et l'amant également de la Grande Catherine de Russie,
09:29qui lui faisait visiter son empire devant des façades qui étaient magnifiques.
09:34Et derrière, il y avait de la pauvreté.
09:36Le vivre ensemble, c'est un peu la même chose.
09:38Donc, si on en fait l'aveu,
09:39c'est qu'on se dit que l'immigration ne marche pas aussi bien que ça.
09:42Et comme tout à l'heure, je disais que l'insulte sale français
09:45est très intéressante pour moi,
09:46très intéressante parce qu'elle est souvent dite par des Français.
09:49Or, nous pensons que si nous accueillons des immigrés,
09:52c'est que nous pensons que nous allons les assimiler,
09:53qu'ils vont devenir des Français,
09:55qu'ils vont devenir des Européens.
09:56Or, ils nous disent,
09:58plus la présence est attestée en France,
10:01donc deuxième, troisième immigration,
10:02eh bien non, on ne veut pas être Français.
10:04Nous vous détestons.
10:05Sale Blanc, Sale Français, etc.
10:06Et l'admettre, c'est admettre les échecs chroniques,
10:11massifs, structurels, là pour le coup,
10:13du multiculturalisme en France.
10:15François Bousquet, auteur du livre
10:16Le racisme anti-blanc aux éditions de la Nouvelle Librairie.
10:19Alex, vous nous appelez de Bretagne.
10:21À propos de ce racisme anti-blanc,
10:22vous dites que vous êtes commerçant
10:24et vous dites qu'on ne peut plus rien dire en France.
10:26Il y en a marre.
10:26Oui, bonjour, Christine.
10:28Bonjour, Martin.
10:30Oui, effectivement,
10:31c'est un constat que je fais aujourd'hui,
10:33mais j'assure surtout l'attention du fait
10:34que moi, j'ai grandi dans une ville
10:35qui est connue pour l'Astarac aujourd'hui
10:37qui s'appelle Dame-Marie-Lévis.
10:39J'ai fait de la pizza là-bas,
10:40j'ai fait du bar au pied d'une cité
10:42et on avait vraiment, vraiment
10:44toutes les races qui étaient là
10:45et croyez-moi, tout le monde s'entendait très bien.
10:47J'ai fait trois ans d'internat
10:48où il y avait beaucoup de monde
10:49où on avait un noir
10:50qui nous appelait les Côtons-Tiges
10:52et non, on l'appelait Verdelay
10:53et ça se passait très très très bien
10:54alors qu'aujourd'hui,
10:55j'ai pas mal de témoignages
10:56de pas mal de mes clients
10:57que si eux, ils disent une blague,
11:00ne serait-ce qu'une blague de l'humour
11:01ou quoi que ce soit,
11:02c'est tout de suite très très très mal pris
11:03et très mal vu
11:04alors que de l'autre côté,
11:06on a l'impression que nous,
11:07on peut en prendre plein la gueule,
11:08excusez-moi l'expression,
11:10mais c'est pas un problème, quoi.
11:12Et vous, vous dites effectivement
11:14qu'il y a ce deux poids deux mesures
11:15ou qu'est-ce qui, selon vous,
11:17vous qui êtes commerçant,
11:19mon cher Alex,
11:19vous avez 57 ans,
11:21vous avez mon âge
11:22et vous avez vu, évidemment,
11:24les choses évoluer en France,
11:26des partitions,
11:28des gens un peu,
11:28voilà, des communautés
11:30se repliaient un peu sur elles,
11:32vous avez vécu ça sous vos yeux ?
11:34Ben oui,
11:35même dans toute l'évolution des trucs,
11:37on ne prend rien que le fait
11:38des vacances,
11:39aujourd'hui,
11:40on ne peut plus dire vacances de Noël,
11:42moi, j'ai trois ans d'internat
11:44dans une cantine,
11:45quand il y avait du porc,
11:46ben les autres,
11:46ils avaient un truc à part,
11:48aujourd'hui,
11:48il n'y a carrément plus de porc,
11:50comment effectivement,
11:51ça fait des clans,
11:52ça fait des trucs,
11:53et je vous dis,
11:54encore une fois,
11:55moi, j'ai beaucoup d'humour,
11:56mes clients,
11:57ils savent,
11:57j'ai toujours des histoires drôles,
11:58je rigole de tout,
11:59je suis collu,
11:59chien dans l'âme,
12:00comment,
12:01mais c'est de l'humour,
12:02ben on ne peut plus,
12:03il faut vraiment faire très,
12:04très, très attention,
12:05parce que c'est pris,
12:07mais d'une manière,
12:08on dirait qu'on donne un coup de couteau,
12:09alors qu'on raconte une blague.
12:10– C'est ça,
12:12merci beaucoup Alex,
12:13oui c'est choquant,
12:14exactement,
12:15merci beaucoup Alex d'avoir témoigné en direct sur Europe 1,
12:18excellente journée,
12:19gros bisous à la Bretagne,
12:20effectivement,
12:22François Bousquet,
12:22comme disait Alex,
12:23il dit qu'on ne peut plus rien dire,
12:25on ne peut plus dire vacances de Noël,
12:26on ne peut plus dire,
12:27on ne peut plus manger de porc à la cantine,
12:29les trois petits cochons,
12:30exactement,
12:31Gabrielle Cusel,
12:31– Oui,
12:32j'ai entendu ça hier sur une autre radio,
12:34une enseignante qui racontait
12:36qu'elle ne peut plus raconter quand même
12:38ce compte élémentaire.
12:39– La classe pleure,
12:40parce que les enfants pleurent,
12:41la classe pleure,
12:42les élèves musulmans pleurent,
12:43et moi tous les témoignages de prof,
12:44je pense à Didier Lemaire,
12:46dans mon temps 1,
12:47les témoignages de prof,
12:48d'abord je les verrouille,
12:49jamais on remonte,
12:50mais en primaire,
12:51ils me disent qu'on montre une mosquée,
12:53une synagogue et une église,
12:54les élèves applaudissent à la mosquée,
12:56ils siffle l'église et la synagogue,
12:58en CE2, CE1,
13:00quand on doit compléter une phrase,
13:03je ne sais pas,
13:03un méchant canard,
13:04un vilain canard,
13:05c'est un vilain juif,
13:06donc tout ça est intériorisé
13:08par des enseignants
13:10qui sont terrorisés,
13:11des enseignants qui sont terrorisés,
13:12je voudrais vous remercier
13:13sur la question de l'humour,
13:14il a mille fois raison,
13:15simplement,
13:16là encore,
13:17Alexandre ou Alex,
13:19mais l'humour est autorisé
13:20contre les Blancs,
13:21parce que, rappelez-vous,
13:22il y a une semaine
13:23sur le plateau de Quotidien,
13:24dans l'émission de Yann Barthez,
13:26qui est une émission
13:26un peu de petit marquis,
13:28il y a un humoriste
13:29dont le nom m'échappe,
13:29Louis quelque chose,
13:31qui nous explique
13:32que c'est une fake news
13:32le racisme anti-blanc,
13:34il fait rire toute la salle,
13:35toute la salle applaudit,
13:37rappelez-vous Jean-Pascal Zaddy,
13:39qui est assez drôle,
13:41ça étant dit,
13:41qui est le Fernandelle un peu noir,
13:42parce que,
13:43moi je trouve qu'il est plutôt drôle,
13:44il a fait le grand déplacement,
13:46très médiocre,
13:47d'un art,
13:48mais lui nous explique,
13:49sur un ton humoristique,
13:50que c'est une hérésie
13:51le racisme anti-blanc,
13:52je dis bien,
13:52c'est son mot,
13:53une hérésie,
13:54ça veut dire qu'il y a
13:54presque une dimension religieuse,
13:56qu'est-ce qu'on fait aux hérétiques ?
13:57On les envoie sur un bûcher.
13:58Oui, mais comment expliquer ce déni ?
14:01J'insiste là-dessus.
14:01De la bêtise,
14:02de l'aveuglement,
14:03comment expliquer ce déni ?
14:04Moi je pense que les sciences sociales
14:05sont catastrophiques,
14:06elles sont gangrénées
14:07par un post-marxisme,
14:10Gabriel Cluzel rappelait,
14:12Éric Fassin,
14:12qui est le grand ponte en France
14:13des études de genre.
14:14C'est la bêtise aussi quand même.
14:15Oui, mais c'est les sciences sociales,
14:16la culture savante.
14:17Il y en a qui sont juste bêtes.
14:19Mais ils en vivent,
14:20je pense qu'ils en vivent aussi.
14:21Il y a un calcul coût-bénéfice,
14:23c'est que vous ne rentrez pas
14:24à l'université
14:24dans les médias centraux
14:26type service public,
14:28vous avez un rond de serviette,
14:29même chez les DRH
14:30des grandes sociétés du CAC 40,
14:31il y a un cahier des charges
14:33très rigoureux d'inclusion,
14:35c'est que vous vivez de cela.
14:36Et la peur aussi, je pense.
14:37La peur,
14:38la peur qui tétanise.
14:39Dans l'université,
14:40à 99%,
14:41on nous explique,
14:42comme disait Gabriel,
14:43pour les sciences sociales,
14:44les types vous disent
14:44les sciences sociales.
14:45C'est un effet de souffle sur nous.
14:47Ça n'existe pas.
14:48Tiens mon garçon,
14:48viens avec moi à Clichy,
14:50à la Courneuve
14:51et tu verras si ça n'existe pas.
14:52Merci François Abosquet,
14:53merci Gabriel Cuisel,
14:54merci Eric Tegner,
14:56Géraldine Amon,
14:56pour cette émission.
Commentaires

Recommandations