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  • il y a 5 mois
Mettez vous d'accord avec Patrick Vignal, Rachida Kaaout, Boris Intini et Frédéric Fougerat

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2025-10-08##

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Transcription
00:00:00Le PSG affronte le VFL Wolfsburg à 21h. Hier, le Paris FC fait match nul face à l'OH Louvain 2-2.
00:00:06De leur côté, les joueuses de l'OL ont battu Arsenal 2-1. Très bonne journée à tous.
00:00:12Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Christine Bouillaud.
00:00:16Et en compagnie de vous, chers auditeurs, ravis de vous retrouver pour ce débat.
00:00:20On va tenter de se mettre d'accord avec nos débatteurs qui viennent d'arriver ce matin sur Sud Radio,
00:00:26mais également avec vous. Vous n'hésitez pas au 0826 300 300, l'actualité en direct.
00:00:31Et on va la décortiquer avec vous, cher Patrick Vignel. Bonjour Patrick.
00:00:35Ancien député Renaissance de l'Hérault, Rachida Kaoud, bonjour.
00:00:38Bonjour.
00:00:39Non, pas ancienne, conseillère municipale Renaissance à Évry-sur-Seine.
00:00:43Boris Intini, bonjour Boris.
00:00:44Bonjour.
00:00:45Directeur général du groupe Praxifinance, Frédéric Fougera. Bonjour Frédéric.
00:00:49Bonjour Christine.
00:00:50Président de Tancan Paris, agence de communication, auteur entre autres,
00:00:53de anthologie de la com' aux éditions Bréel Studi Rama.
00:00:57Il y en a eu d'autres derrière que je vous invite à lire.
00:00:59Je m'adresse à une fidèle lectrice.
00:01:01Absolument.
00:01:03Sébastien Lecornu vient donc de s'exprimer.
00:01:05On en parlait à l'instant dans l'émission avec Jean-François Aquili.
00:01:09Aussi ce matin, une voix de sortie semble se dessiner, a dit le Premier ministre,
00:01:15qui reçoit en ce moment même le Parti Socialiste.
00:01:18Ensuite, à 11h30, il va recevoir le Parti Communiste.
00:01:21Et ensuite, il recevra les écologistes et donc tous les groupes politiques
00:01:25qu'il a pu rencontrer jusqu'à présent, nous a-t-il dit,
00:01:28sont, semble-t-il, d'accord pour que la France, ouf, ait un budget avant le 31 décembre,
00:01:32ce qui éloigne toute forme de dissolution à chaud.
00:01:38Allez, Patrick Vignal, ancien député, Lecornu.
00:01:43Il fallait que ça s'arrête en fait.
00:01:45Voilà, les Français ne peuvent plus.
00:01:46Vous savez, il y a une défiance des Français envers la classe politique.
00:01:49Votre sondage le prouve, les Français ne veulent même plus de Premier ministre,
00:01:54des politiques tellement qu'on a failli.
00:01:56Et je crois que tout le monde a failli.
00:01:58Et puis le dernier point, c'est que le Rassemblement National est dans son couloir.
00:02:02Ils veulent une dissolution parce qu'effectivement, ils sont 123 aujourd'hui.
00:02:06Je pense qu'ils vont augmenter leurs chiffres, dont remplir les caisses pour 2027.
00:02:10LFI veut une destitution du Président.
00:02:13Donc avec eux, c'était impossible d'avoir de la convergence politique.
00:02:17Donc il restait effectivement ce bloc de gauche.
00:02:20Et vous savez, je l'ai déjà dit sur vos antennes,
00:02:22je pense qu'on aurait dû leur donner les commandes et le camion qui a de moins en moins d'essence
00:02:27quand il y a eu la dissolution.
00:02:29Aujourd'hui, on va le faire, puis on verra bien ce qui se passera.
00:02:31Et puis un dernier point, j'espère que si un Premier ministre ou un ministre,
00:02:35avant de nommer un gouvernement qui au bout de 24 heures pourrait tomber,
00:02:40il y aura un travail commun avec les forces républicaines de ce pays.
00:02:43Donc ça veut dire très concrètement aujourd'hui que le pari finalement,
00:02:49Rachida, de Sébastien Lecornu, d'avoir mis finalement sa démission sur la table,
00:02:53c'est un pari qu'il semble gagner ?
00:02:56Moi, j'avais aucun doute sur le fait que Sébastien Lecornu
00:03:01était capable finalement de trouver une solution
00:03:04parce que c'est un peu le pivot qui est capable de parler aussi bien à la droite qu'à la gauche.
00:03:10Et je pense que nous attendons tous cette fameuse solution,
00:03:16ce point de l'orgue qui va nous permettre d'avoir un budget
00:03:20pour pouvoir continuer à fonctionner,
00:03:22mais surtout répondre aux attentes de nos concitoyens.
00:03:26Alors visiblement, Patrick et Rachida, vous êtes convaincu.
00:03:30Boris, je fais le tour de table, sur la méthode,
00:03:33parce qu'il a fait un point presse, il a dit je fais un point presse sur la méthode,
00:03:37et donc il a sa feuille de route aujourd'hui, il reçoit,
00:03:41est-ce qu'on va faire un gouvernement dirigé par quelqu'un de l'aile gauche, de la gauche ?
00:03:46Ça se dessine sur la gauche, on n'a encore rien de précis au moment où on parle,
00:03:53il explique qu'il y a sensiblement une solution qui aurait été trouvée,
00:03:57sans la nommer,
00:03:58et je pense qu'on devrait trouver un compromis dans les heures normalement qui viennent,
00:04:01parce qu'aujourd'hui le Delta, je crois que c'est aujourd'hui...
00:04:03C'est la deadline, c'est ce soir, il revoit le Delta ce soir.
00:04:06À 17h.
00:04:06À 17h, on peut espérer trouver quelqu'un avant 17h,
00:04:10qui soit le résultat finalement d'une problématique aujourd'hui
00:04:16à laquelle on essaie de répondre,
00:04:19mais je pense qu'on prendra un peu de hauteur aussi sur les choses.
00:04:23Tout à fait.
00:04:23Mais je pense que c'est pas...
00:04:25Le critère numéro un aujourd'hui est le budget, comme vous l'avez dit,
00:04:29avant le 31 décembre, si on dépasse cette date,
00:04:31c'est pas non plus dramatique, dramatique, on peut la dépasser de quelques temps,
00:04:34mais il faut trouver avant tout un budget,
00:04:35puis après il faut arriver à trouver quelqu'un qui arrive,
00:04:37tout simplement, à réunir tout le monde,
00:04:40et je crois qu'il faut d'abord...
00:04:41J'ai toujours l'impression qu'on parle un petit peu de personnes, de gens,
00:04:46c'est Socrate qui disait ça à un moment donné,
00:04:48je crois qu'on parle des gens quand on a des esprits qui sont légers,
00:04:50mais je pense qu'il faut recentraliser le débat
00:04:53sur des choses relativement simples,
00:04:55et puis arriver à...
00:04:56On est en France, on va arriver à se parler, véritablement,
00:04:58j'espère qu'on y viendra tout à l'heure.
00:04:59Oui, on va arriver à se parler,
00:05:02mais en tous les cas, la méthode, pour l'instant,
00:05:03il a mis les pieds dans le plat en présentant sa démission,
00:05:06mais alors j'avais envie de vous dire tout ça pour ça, en fait.
00:05:09On verra le résultat qui est attendu,
00:05:11et on commentera en tant que vous,
00:05:12mais si c'est la voie de passage obligatoire,
00:05:17je prends.
00:05:18Il faut qu'on arrive à trouver une sortie,
00:05:19la tête haute de toute cette situation-là.
00:05:21Frédéric, le point de vue du communicant...
00:05:25Moi, je veux bien revenir sur la méthode,
00:05:27parce que la méthode à laquelle on assiste aujourd'hui,
00:05:30c'est une méthode que j'ai évoquée ici,
00:05:32dans ce studio,
00:05:33depuis que l'Assemblée nationale n'a plus de majorité absolue,
00:05:36et donc, à partir du moment où il n'y a plus de majorité absolue,
00:05:39il n'y a plus un camp évident pour diriger.
00:05:41La méthode, elle répond déjà à un problème,
00:05:43c'est l'immaturité, l'incapacité,
00:05:45la nullité de nos parlementaires
00:05:47d'être capables de faire des compromis,
00:05:48et de considérer que soit on fait ce pour quoi on a été élu,
00:05:51soit on ne fait rien.
00:05:52Alors que les Français en ont décidé autrement,
00:05:54les Français ont décidé, il faut vous entendre.
00:05:56Donc il y a besoin d'une méthode.
00:05:57Et je fais souvent référence à un pays
00:05:59dans lequel j'étais il y a quelques jours,
00:06:01mais j'en parlais déjà il y a plusieurs années maintenant,
00:06:05ici, qui est la République démocratique du Congo,
00:06:06qui s'inspire d'ailleurs en partie de méthodes belges,
00:06:09où le Président de la République, je prends ce pays,
00:06:10parce qu'à l'Assemblée Nationale à Kinshasa,
00:06:13il y a 44 groupes politiques.
00:06:15Donc c'est un petit peu plus complexe que dans notre Assemblée Nationale.
00:06:17Et le Président de la République,
00:06:19après les élections législatives,
00:06:20il nomme un informateur.
00:06:21On évoquait un négociateur.
00:06:24Un informateur.
00:06:24Et cet informateur, il a vocation à aller voir
00:06:27les 44 groupes politiques,
00:06:29et leur dire sur quel programme
00:06:31vous êtes capables de vous entendre,
00:06:32et à combien pour avoir une majorité,
00:06:35et pour pouvoir gouverner le pays.
00:06:36Et une fois que cette majorité,
00:06:39une majorité de gouvernement de travail se dessine,
00:06:42alors on va décider de qui on met à la tête.
00:06:44Exactement l'inverse de ce qui est fait chez nous,
00:06:47jusqu'à ce que Sébastien Lecornu soit en charge
00:06:50de plutôt trouver des sujets de convergence pour travailler,
00:06:55pour ensuite décider de qui sera à la tête de ce gouvernement.
00:06:58Parce que le qui, on s'en fout,
00:07:00c'est le pourquoi qui compte.
00:07:01C'est le pourquoi.
00:07:01Alors justement, dans le pourquoi,
00:07:03il y a eu un tir à double détente,
00:07:06et le premier est arrivé ce matin dans la presse
00:07:08avec l'interview de Mme Borne,
00:07:10Patrick Vignal,
00:07:11qui dégoupille une information capitale.
00:07:15Donc l'avenir des retraites,
00:07:17la fin d'un tabou,
00:07:18puisqu'elle propose de sa propre réforme
00:07:20qu'on la suspende.
00:07:22En fait, vous savez, on est dans un pays...
00:07:23Pour ceux qui sont du bloc macroniste,
00:07:27comme vous l'avez été,
00:07:29qu'est-ce que vous dites ?
00:07:30On est faux ?
00:07:31Vous savez, on est dans un pays où chacun pour soi sauve qui peut.
00:07:35Et on a des parlementaires qui sont devenus auto-entrepreneurs,
00:07:38en fonction de sa circonscription.
00:07:39C'est terrible, ça.
00:07:40Non mais oui, si vous êtes de droite,
00:07:42vous allez dire cette réforme.
00:07:43Vous savez, je suis sur les boucles ce matin,
00:07:46et donc, ce que vous disiez, cher monsieur,
00:07:48moi j'ai eu la chance de porter une loi...
00:07:49Quand vous dites que je suis sur les boucles de discussion,
00:07:51c'est pour expliquer à nos auditeurs.
00:07:53Sur la médiation, aujourd'hui, moi ça fait des mois que je demande
00:07:57des gens comme Laurent Berger, Jean Castex,
00:08:00ce sont des gens très désintéressés
00:08:02qui auraient pu effectivement poser le débat.
00:08:05Quel est le débat aujourd'hui ?
00:08:07Et je prends l'exemple de la Fondation des Retraies,
00:08:08je ne sais pas si vous l'avez appelé, Christine.
00:08:09Moi j'étais venue, j'ai fait un groupe de travail.
00:08:12Moi je vois qu'aujourd'hui, en 1990,
00:08:1560% des gens estimaient que le travail était leur priorité.
00:08:19Aujourd'hui, c'est que 24% des gens.
00:08:22Le Covid est passé par là.
00:08:24Aujourd'hui, il y a plus de décès que de natalité.
00:08:27La réforme des retraites, c'est 490 milliards.
00:08:30Mais moi, j'aimerais échanger avec ma famille socialiste
00:08:34qui aujourd'hui dit, il faut abréger au suspens
00:08:37la Fondation des Retraies.
00:08:38C'est un vrai sujet.
00:08:39Sauf que vous l'avez dit, cher monsieur,
00:08:41les parlementaires ne se parlent plus
00:08:43parce que chacun est dans son bloc.
00:08:45Donc il nous faut un négociateur, un médiateur,
00:08:48quelqu'un qui va prendre les projets de chacun
00:08:50en toute transparence.
00:08:52Parce qu'hier, il y a deux choses qui me gênent.
00:08:54Raphaël Guzman sort de l'entretien et dit
00:08:56j'ai gagné la réforme des retraites.
00:08:59Du coup, Olivier Faure, ce matin, doit rajouter.
00:09:01Et quant à Elisabeth Borne, je ne comprends pas sa sortie.
00:09:05Quand on est en négociation, on pose un débat.
00:09:08C'est le groupe qui dit, why not la réforme des retraites ?
00:09:11Alors que là, en fait, chacun veut exister.
00:09:14On a un problème d'égo en France.
00:09:17Il faut avoir un peu d'égo quand on est politique
00:09:19sinon on devient alcoolique ou dépressif.
00:09:21Mais là, on a dépassé l'entendement.
00:09:24Sur la question de la réforme des retraites,
00:09:26chers auditeurs, j'aimerais que vous nous appeliez.
00:09:29Est-ce que c'est une victoire de l'aile gauche ?
00:09:33Et aujourd'hui, on voit ce qui est en train de se passer
00:09:36en termes de négociation.
00:09:37Comment vous analysez les choses ?
00:09:39Mais surtout, on ne comprend pas très bien
00:09:41comment ça va pouvoir se faire.
00:09:42C'est-à-dire qu'une suspension, ce n'est pas une abrogation.
00:09:46Économiquement, je me tourne vers vous,
00:09:48ça va coûter un ponion de dingue.
00:09:51Faut-il encore que ce soit fait ?
00:09:53C'est toujours pareil.
00:09:54On est, je crois, dans des...
00:09:56Je m'adresse aux financiers.
00:09:57Oui, avec beaucoup de hauteur, j'essaye.
00:10:01Le projet de la réforme des retraites a été imposé.
00:10:05Techniquement, il était bon.
00:10:06Socialement, il est plus compliqué à mettre en œuvre.
00:10:08Il a été adopté définitivement.
00:10:11Et aujourd'hui, on sait que ça a été source de beaucoup de conflits.
00:10:15On revient aujourd'hui, hier, Mme Borne,
00:10:17avec une idée qui est la sienne.
00:10:19Ou une idée de quelqu'un d'autre.
00:10:21De la pousser en disant, voilà, je voudrais revenir sur ce fondamental
00:10:25qu'on avait poussé en 49-3 il y a quelque temps.
00:10:27Je pense qu'aujourd'hui, on est dans des éléments de négociation.
00:10:30Est-ce qu'on ira au bout ?
00:10:31Je ne suis pas sûr.
00:10:32Ça ouvre la porte à une certaine flexibilité.
00:10:35Parce que Sébastien Lecornu redit ce matin, et ce n'est pas anodin,
00:10:39on doit tenir notre objectif de 5% de déficit.
00:10:44Voilà.
00:10:44Il le dit.
00:10:46Aujourd'hui, chacun y batte sa petite phrase.
00:10:48C'est un peu le problème aussi.
00:10:49Et que chacun a besoin d'exister, comme vous l'avez dit.
00:10:52Que ce soit à droite, à gauche, à l'extrême-gauche.
00:10:54Et je pense qu'aujourd'hui, c'est un pavé dans la mare.
00:10:56Ça fait discuter beaucoup de personnes.
00:10:58On est là encore, on a échangé.
00:11:00Je pense qu'il n'y a pas de fond là-dessus.
00:11:01Je pense que c'est simplement une manière d'exister.
00:11:03Moi, je reste sur cette position-là.
00:11:05Et qu'on ne peut pas revenir dessus.
00:11:06Parce qu'avant tout, ça coûte un pognon de dingue.
00:11:09Ce n'est pas possible.
00:11:10On va faire une petite pause.
00:11:12Beaucoup de réactions.
00:11:13Je vais vous lire quelques messages qui nous arrivent en direct
00:11:15sur les réseaux sociaux, sur la page Facebook.
00:11:16Mais également au 0826 300 300.
00:11:18Vous pouvez également nous dire ce que vous pensez de cette nouvelle séquence.
00:11:23Les heures sont comptées.
00:11:24Mais on est autour d'une situation politique
00:11:27qui va se dénouer, on l'espère, d'ici la fin de la journée.
00:11:30On s'arrête un court instant sur Sud Radio.
00:11:32Et on revient juste après ça, tout de suite.
00:11:34Sud Radio, le 10h midi.
00:11:37Mettez-vous d'accord ?
00:11:38Christine Bouillot, Sud Radio, parlons vrai.
00:11:42Cette semaine, réveillez-vous avec Patrick Roger
00:11:45dans le Grand Matin.
00:11:46Sud Radio, le 10h midi.
00:11:49Mettez-vous d'accord ?
00:11:50Christine Bouillot.
00:11:51Et on est en compagnie de Patrick Vignet,
00:11:53l'ancien député Renaissance de l'Hérault.
00:11:54Rachida Kahout, conseillère municipale Renaissance
00:11:57à Ivry-sur-Seine.
00:11:58Boris Intini, directeur général du groupe Praxifinance.
00:12:01Frédéric Fougera, président de Tincan Paris
00:12:03et auteur de Anthologie de la Com.
00:12:05Alors, on finit avec vous, avant la pause, Boris,
00:12:10sur les conséquences de tout ce qui a été dit.
00:12:12Vous vouliez rajouter quelque chose sur...
00:12:14Non, ce que je...
00:12:17On parlait de la réforme des retraites.
00:12:18Oui, de la réforme des retraites.
00:12:20On disait que ça coûterait beaucoup d'argent
00:12:22de revenir en arrière.
00:12:23Et ce qu'on s'est dit pendant la pause aussi,
00:12:25c'est qu'au bout d'un moment,
00:12:25je crois qu'il faut recentraliser la discussion
00:12:28sur ce qui est faisable.
00:12:29Chacun y va de sa petite phrase,
00:12:30c'est le grand problème aujourd'hui.
00:12:31Chacun a besoin d'exister,
00:12:33donc a besoin de lumière.
00:12:33Et donc, c'est un peu la course à la phrase
00:12:36qui fera un peu le buzz.
00:12:37Et ça, je trouve ça dommage.
00:12:38Et ce que je trouve dommage,
00:12:39c'est qu'on arrive à se rattacher à ça
00:12:40en ayant un débat, j'espère de fond, là-dessus,
00:12:44alors qu'on sait très bien et pertinemment
00:12:46qu'il n'y a pas de suite.
00:12:47C'est ça le problème que je soulève aujourd'hui.
00:12:49Allez, on va...
00:12:50Et on va vous donner la parole,
00:12:52à vous, auditeurs,
00:12:53au 0826 300 300 depuis Bayonne,
00:12:56la belle ville de Bayonne au Pays Basque.
00:12:58On retrouve Corine.
00:12:59Bonjour, Corine.
00:13:00Oui, bonjour tout le monde.
00:13:01Comment ça va ?
00:13:02Ça va, ça va.
00:13:03Est-ce que vous arrivez à suivre ?
00:13:05J'ai un peu de mal.
00:13:06J'avoue que là...
00:13:08Alors, la réforme des retraites,
00:13:09je n'y attendais pas du tout.
00:13:10J'avoue que...
00:13:11En fait, c'est une blague, quoi.
00:13:13En fait, c'est franchement...
00:13:15Quand on...
00:13:16Enfin, en tant que citoyen lambda,
00:13:18de voir ça hier,
00:13:19on s'est dit...
00:13:20Quel est l'intérêt, en fait ?
00:13:22Qu'est-ce que ça changerait, là, tout de suite,
00:13:24vu la situation dans laquelle on est ?
00:13:26Ça change quoi, en fait ?
00:13:27Vraiment, j'aimerais bien qu'un politique me réponde,
00:13:30en fait, c'est censé apporter quoi
00:13:31comme gage aux Français pour...
00:13:34Est-ce que notre pouvoir d'achat
00:13:35va s'améliorer, là, tout de suite ?
00:13:37Est-ce que, dans ce cas-là,
00:13:37il faut revenir sur la réforme du chômage ?
00:13:40Enfin, etc., etc.
00:13:41Il faut tout redétruquer le côté.
00:13:42Corinne, vous restez avec nous,
00:13:43vous posez la bonne question,
00:13:45et on a la chance d'avoir Patrick Vignal,
00:13:47qui va peut-être nous apporter
00:13:48un élément de réponse
00:13:49sur la tacotique de la réforme des retraites.
00:13:51Corinne, vous vivez dans une très belle ville,
00:13:54la ville de Bayonne.
00:13:55C'est déjà un avantage pour vous.
00:13:57En fait, ça s'appelle du tripatouillage politique.
00:14:00On est dans une situation très, très compliquée.
00:14:02Aujourd'hui, on a besoin de sortir
00:14:04du bac à sable de l'Assemblée nationale,
00:14:06et c'est un marqueur puissant pour la gauche.
00:14:09Donc, en fait, on donne des victoires à la gauche,
00:14:12mais je vais vous rassurer,
00:14:13c'est un vrai débat, la retraite.
00:14:15C'est un vrai débat sur...
00:14:16Quand vous avez plus de 50 ans,
00:14:17vous vire de l'entreprise,
00:14:18c'est un vrai débat pour les jeunes
00:14:20qui ont 20 ans,
00:14:21qui rouillent au bas des immeubles.
00:14:22Le vrai débat, c'est qu'on ne parle plus
00:14:23d'avenir, en fait, aujourd'hui.
00:14:25On est dans une situation
00:14:26qui est un peu complexe,
00:14:28et le fait d'ouvrir suspension,
00:14:30réflexion sur la retraite,
00:14:32ça nous permet d'avoir les gens de gauche
00:14:34qui vont peut-être au moins voter un budget.
00:14:36Mais le vrai débat,
00:14:37il va se gérer en 2027, Corinne.
00:14:40Et moi, je suis chef d'entreprise,
00:14:42j'ai envie d'être d'accord avec vous,
00:14:44c'est 490 milliards la retraite.
00:14:47Donc oui, il faudra travailler plus,
00:14:49mais qui devra travailler plus ?
00:14:51Pas le maçon, pas le carreleur.
00:14:52Moi, je suis une génération
00:14:53où j'ai l'impression
00:14:54d'avoir jamais travaillé dans ma vie.
00:14:56Donc c'est la nouvelle relation
00:14:57et le sens qu'on va donner au travail.
00:15:00Corinne, ça vous conforte ?
00:15:03Est-ce que vous aviez manifesté
00:15:05contre la réforme des retraites ?
00:15:06Ou vous disiez...
00:15:07Ah oui, oui, absolument.
00:15:08Oui, oui, j'avais manifesté...
00:15:10Alors après, c'est vrai que...
00:15:11Je suis d'accord, en fait.
00:15:12Alors je ne maîtrise pas trop l'économie,
00:15:14ce n'est pas mon métier,
00:15:15mais de ce que j'ai écouté, etc.
00:15:17On a besoin de travailler plus,
00:15:18ça c'est sûr.
00:15:19Mais là, dans l'immédiat,
00:15:20on a surtout besoin
00:15:21de gagner plus d'argent
00:15:23quand on travaille, en fait.
00:15:24Il y a déjà,
00:15:25il faut reprendre le problème
00:15:26dès le départ,
00:15:27c'est-à-dire qu'à l'heure actuelle,
00:15:28le travail ne paye plus,
00:15:30je ne vous apprends rien.
00:15:31Et en fait, là,
00:15:32on nous parle de...
00:15:33Sur la retraite,
00:15:35oui, j'avais été manifestée,
00:15:36puis en plus de la façon
00:15:37dont ça a été fait,
00:15:38franchement,
00:15:38même si on est d'accord
00:15:39avec le principe,
00:15:40on n'est pas d'accord
00:15:41avec comment ça a été fait.
00:15:43Clairement pas.
00:15:43Voilà, c'est quelque chose
00:15:44qu'on entend souvent.
00:15:46On a manifesté,
00:15:47on était énormément de personnes
00:15:49et on n'a pas du tout
00:15:50été écoutés.
00:15:51Et là, on nous tendra,
00:15:52là, comme ça.
00:15:53Bon, alors,
00:15:53pour calmer tout le monde,
00:15:55on va peut-être revenir
00:15:56sur la réforme des retraites.
00:15:57C'est complètement absurde,
00:15:59enfin, je ne comprends pas.
00:16:00Vous n'y croyez pas,
00:16:01de toute façon, vous dites.
00:16:02Mais non, mais non,
00:16:02on peut donner des gages
00:16:03à la gauche,
00:16:04donc du coup,
00:16:05c'est la droite qui...
00:16:06Moi, je vais vous dire un truc.
00:16:07J'en parlais hier
00:16:08avec mon compagnon,
00:16:09c'est-à-dire que moi,
00:16:09si j'étais président
00:16:11de la République là-de-demain
00:16:12ou non,
00:16:13si j'étais M. Lecornu,
00:16:14je dirais à tout le monde,
00:16:15bon, maintenant,
00:16:16je prends un ministre
00:16:17de chaque bord,
00:16:18y compris le Rassemblement National,
00:16:20que je n'apprécie pas du tout.
00:16:21Mais il faut constater
00:16:23qu'il y a 11 millions de personnes
00:16:24qui votent pour eux.
00:16:25Donc, il ne faut pas
00:16:25les mettre à part
00:16:26comme on fait depuis le début.
00:16:27Vous mettez un ministre
00:16:29de chaque bord
00:16:29et mettez-vous d'accord.
00:16:31Mais Corine,
00:16:32Corine,
00:16:33excusez-moi,
00:16:34mais là,
00:16:35vous êtes dans un monde
00:16:35de Bisounours.
00:16:37Non, elle est réaliste.
00:16:38Vous avez raison.
00:16:38Comme beaucoup de Français,
00:16:39on aimerait que ça marche.
00:16:40Corine, ça serait l'idéal.
00:16:42Mais il n'y a pas d'amis
00:16:43en politique.
00:16:43Je l'ai dit hier soir
00:16:44sur un plateau,
00:16:45depuis ce matin,
00:16:46il n'y a pas d'amis.
00:16:47C'est dur, la politique.
00:16:48Voilà.
00:16:48Donc, vous avez...
00:16:50En fait, on a perdu
00:16:51les partis politiques,
00:16:52non que des clients aujourd'hui.
00:16:54On ne forme pas des citoyens.
00:16:56On ne forme pas du commun.
00:16:57Aujourd'hui,
00:16:58chacun est dans son couloir.
00:17:00Chacun a ses clients.
00:17:01Le Rassemblement National,
00:17:02la France Insoumise
00:17:03et nous, le bloc central,
00:17:05on ne sait plus
00:17:05comment naviguer, en fait.
00:17:06Voilà.
00:17:07Et donc, ce qu'il nous faut,
00:17:08c'est un budget
00:17:09parce que les collectivités
00:17:10en ont besoin,
00:17:11parce que les chefs
00:17:11d'introïsés en ont besoin.
00:17:13Et en fait,
00:17:14le débat qu'on a aujourd'hui,
00:17:15c'est un débat triste.
00:17:17Et donc,
00:17:17il faut qu'on sorte de ce débat
00:17:19et qu'en 2027,
00:17:21il y ait un vrai débat,
00:17:22la place du travail.
00:17:23Vous savez,
00:17:24moi,
00:17:24j'ai acheté chez ma coiffeuse,
00:17:25elle gagne 1 400 euros net,
00:17:27elle a 34 ans,
00:17:28elle est toujours chez sa mère.
00:17:29C'est un scandale, ça.
00:17:30Mais ça,
00:17:31ça se règlera
00:17:31avec une élection présidentielle.
00:17:34Et là,
00:17:34aujourd'hui,
00:17:34il y a le feu,
00:17:35il nous faut un budget,
00:17:36Corinne.
00:17:37Alors,
00:17:37répondez-lui,
00:17:39Corinne.
00:17:39Allez,
00:17:39débat engagé.
00:17:40Oui,
00:17:41alors oui,
00:17:41on a besoin d'un...
00:17:43Alors,
00:17:43déjà plusieurs choses.
00:17:44Moi,
00:17:44je me demande,
00:17:46encore une fois,
00:17:46en tant que citoyenne,
00:17:48quelle légitimité
00:17:49à la...
00:17:51à la...
00:17:51les LR
00:17:52pour être élu,
00:17:54là,
00:17:54enfin,
00:17:55être dans le gouvernement.
00:17:56Là,
00:17:56je ne comprends pas.
00:17:57J'avoue que je ne comprends pas.
00:17:58Parce que,
00:17:59et je vous dis,
00:17:59je ne suis pas à Rassemblement National.
00:18:01Je l'assume
00:18:01et je respecte les gens
00:18:02qui le sont.
00:18:03Mais,
00:18:04qui est arrivé en tête
00:18:05ces dernières élections législatives ?
00:18:07Ce n'est pas ni les LR,
00:18:08ni la gauche,
00:18:09en fait,
00:18:09je vous dirais.
00:18:10Et c'est qui ?
00:18:10Donc,
00:18:10en fait,
00:18:11ils le sont devenus
00:18:12par rapport à quand ils ont fait
00:18:14leur coalition entre eux.
00:18:15Ce qui n'a pas marché,
00:18:16en fait,
00:18:16en plus,
00:18:16après,
00:18:17ce sont...
00:18:18Nous,
00:18:19en fait,
00:18:19moi,
00:18:19je dis,
00:18:19on a besoin d'un budget.
00:18:21Ça,
00:18:21ok.
00:18:21Mais on a besoin surtout
00:18:27Je dis,
00:18:27on a besoin de beaucoup de choses
00:18:28en ce moment.
00:18:29Il y a beaucoup de secteurs
00:18:29de l'économie
00:18:30qui sont dans l'attente.
00:18:33Vous parliez,
00:18:33moi,
00:18:33j'ai 53 ans
00:18:34et je suis sans travail
00:18:36et dans l'impossibilité
00:18:37d'en trouver.
00:18:38C'est une catastrophe.
00:18:40Je comprends.
00:18:40Tous les indicateurs
00:18:41sont très mauvais.
00:18:42Oui,
00:18:42je comprends.
00:18:43Qu'est-ce qu'on fait ?
00:18:45Qu'est-ce qu'on fait ?
00:18:46Ben voilà,
00:18:46effectivement,
00:18:47c'est la question
00:18:48que tout le monde se pose
00:18:49et on sait qu'aujourd'hui,
00:18:50on devrait avoir des réponses
00:18:52en fin de journée,
00:18:53peut-être une solution
00:18:55dans un trou de fourmi.
00:18:56C'est ce que disait
00:18:57François Bayrou tout à l'heure.
00:18:59Merci infiniment,
00:19:00Corine,
00:19:00d'avoir été avec nous
00:19:01sur Sud Radio 0826 300 300.
00:19:05Alors,
00:19:06c'est une discussion
00:19:07que beaucoup ont aujourd'hui.
00:19:08Qu'est-ce qu'on fait
00:19:09et comment on réalise tout ça ?
00:19:11Des gages donnés à la gauche,
00:19:13on attend
00:19:14mais on comprend très très vite
00:19:16que ça ne va pas fonctionner
00:19:18non plus de l'autre côté,
00:19:19que ça va agiter des...
00:19:21Surtout que ça coûte.
00:19:21Surtout que ça va coûter,
00:19:22mais après tout,
00:19:25on ne l'a pas essayé,
00:19:25j'ai envie de vous dire.
00:19:26Oui, mais pour le coup,
00:19:28laisser de côté
00:19:28la réforme des retraites,
00:19:30c'est un choix qui est pragmatique.
00:19:31C'est une suspension, hein ?
00:19:32Oui, mais laisser de côté.
00:19:34Donc, c'est un choix pragmatique,
00:19:36certes.
00:19:36En revanche,
00:19:37ce qu'on ne dit pas,
00:19:37c'est que ça va coûter.
00:19:38Ça va coûter entre 10,
00:19:3915 milliards d'euros
00:19:40qu'il va falloir,
00:19:41de toute façon,
00:19:42décaisser dans tous les cas.
00:19:43Comment on fait ?
00:19:44Est-ce que les marchés financiers
00:19:45vont nous suivre ?
00:19:47Mais vous savez...
00:19:47Mais d'où on sort l'argent ?
00:19:49Ben oui, c'est pour ça
00:19:50que je pose la question en fait
00:19:51et je me dis,
00:19:51c'est bien beau
00:19:52pour satisfaire une classe politique
00:19:54qui est incapable
00:19:54de se mettre d'accord
00:19:55pour le bien commun.
00:19:57Donc, mais...
00:19:58Enfin...
00:19:58Oui, vous êtes renaissance
00:20:00comme moi.
00:20:00Oui, tout à fait.
00:20:01Aujourd'hui, le vrai débat,
00:20:02c'est que les politiques
00:20:03ne savent pas trouver
00:20:05des chemins de convergence.
00:20:06Moi, je vais vous dire
00:20:07très franchement,
00:20:08quand le NFP a gagné,
00:20:09il fallait les nommer
00:20:10à Matignon.
00:20:11Et 15 jours après,
00:20:13ils auraient été destitués
00:20:14puisqu'il y avait déjà
00:20:15350 parlementaires
00:20:17qui ne voulaient pas.
00:20:18C'est l'erreur
00:20:18que nous avons faite.
00:20:19Et donc, aujourd'hui,
00:20:20quand vous les négociez
00:20:21avec des gens,
00:20:22ils vous disent
00:20:22nous, vous ne nous avez pas essayé,
00:20:25on aurait dû être au pouvoir.
00:20:26Voilà, Christine,
00:20:27le départ.
00:20:28Et deux,
00:20:28la réforme des retraites,
00:20:29je vous rappelle
00:20:30que c'est ça qui a clivé le pays
00:20:32parce qu'elle a été mal
00:20:33emmanchée, cette retraite.
00:20:34Donc, aujourd'hui,
00:20:35qu'est-ce qu'on fait ?
00:20:36Passagèrement,
00:20:37moi, j'ai envie de dire
00:20:38aux gens de gauche,
00:20:39tenez, prenez le camion,
00:20:40il y a moins d'essence
00:20:41et le moteur est grippé.
00:20:42Mais Christine,
00:20:43je vous fais le pari
00:20:43que dans 15 jours,
00:20:44effectivement,
00:20:45ça ne va pas fonctionner.
00:20:46Alors après,
00:20:47on a les moyens,
00:20:48les outils
00:20:49de prendre des gens
00:20:50comme Laurent Berger,
00:20:51Jean Casset.
00:20:52Il y a des tas de gens
00:20:52brillants en France
00:20:54qui, eux,
00:20:54vont nous faire une synthèse
00:20:56parce que les politiques
00:20:57ne sont pas capables,
00:20:59ne veulent pas
00:21:00ou ne peuvent pas,
00:21:01aujourd'hui,
00:21:02se réunir autour d'une table
00:21:03parce qu'ils ont chacun
00:21:04leur calendrier.
00:21:06C'est tout simple.
00:21:07Alors, la possibilité
00:21:08d'avoir un budget
00:21:09avant le 31 décembre
00:21:11convergence,
00:21:12dit Sébastien Lecornu,
00:21:13évidemment,
00:21:14qui éloigne les perspectives
00:21:15de dissolution.
00:21:16Donc, on évite le krach,
00:21:17le crash de cette dissolution.
00:21:20On va y revenir
00:21:20dans un instant
00:21:21avec vous quatre
00:21:22et vous également,
00:21:24chers auditeurs,
00:21:25au 0826 300 300,
00:21:27vous prenez la parole
00:21:28et dans un instant,
00:21:29on va aller du côté
00:21:30de Bordeaux
00:21:31retrouver Loïc.
00:21:31On vous salue,
00:21:32Loïc.
00:21:32Bonjour.
00:21:33Bonjour à vous.
00:21:34Bonjour, bonjour.
00:21:35On va vous entendre
00:21:36dans un instant.
00:21:37On est obligé
00:21:37de faire une petite pause
00:21:38et vous allez avoir
00:21:39le plaisir
00:21:40de nous donner
00:21:41votre avis
00:21:41sur cette situation
00:21:42politique absolument folle.
00:21:44On est toujours
00:21:44en compagnie
00:21:44de Patrick Vignel,
00:21:45Rachida Cahout,
00:21:46Boris Santini
00:21:47et Frédéric Fougera.
00:21:48On va tenter de se mettre
00:21:59d'accord d'ici la fin
00:22:00de cette émission
00:22:01avec Patrick Vignel,
00:22:02Rachida Cahout,
00:22:03Boris Santini
00:22:04et Frédéric Fougera.
00:22:05Et vous, Loïc,
00:22:06depuis Bordeaux,
00:22:07on va vous retrouver
00:22:08dans un instant.
00:22:09Frédéric Fougera,
00:22:10revenons juste
00:22:11sur Elisabeth Borne
00:22:13qui annonce
00:22:14cette suspension
00:22:16de sa réforme
00:22:17des retraites
00:22:17passée en 49-3.
00:22:20Un petit commentaire.
00:22:21Mon commentaire,
00:22:22c'est que j'aimerais
00:22:22comprendre son intention
00:22:23en communication.
00:22:24Il n'y a pas de communication
00:22:25qui tienne
00:22:25quand il n'y a pas
00:22:26une intention.
00:22:27Donc,
00:22:27quelle est son intention
00:22:28derrière cette annonce ?
00:22:30C'est ma question.
00:22:32Et quand elle a sorti
00:22:33du commentaire
00:22:34vu le contexte actuel,
00:22:35mais c'est-à-dire quoi
00:22:36vu le contexte actuel ?
00:22:37C'est-à-dire que tout d'un coup,
00:22:37on a trouvé l'argent
00:22:38pour financer les retraites
00:22:39donc on peut suspendre
00:22:40cette réforme
00:22:41parce que la réforme
00:22:42des retraites,
00:22:43sauf erreur de ma part,
00:22:44ce n'est pas
00:22:45à qui on fait plaisir
00:22:46et qui est-ce
00:22:47qu'on cherche à embêter.
00:22:48C'est comment on cherche
00:22:49à assurer que
00:22:50tous les Français
00:22:51puissent bénéficier
00:22:52d'une retraite
00:22:53qui leur soit payée.
00:22:54Donc,
00:22:55quel est le contexte actuel
00:22:56qui justifie
00:22:57qu'on puisse faire évoluer
00:22:58ou suspendre
00:22:59cette réforme des retraites ?
00:23:00Patrick a dit,
00:23:01je pense que c'est la...
00:23:02Moi, je le mettrais
00:23:03en totem de cette émission
00:23:04d'aujourd'hui.
00:23:04Les partis n'ont plus
00:23:05que des clients.
00:23:06Mais là, en fait,
00:23:07on s'adresse à des clients.
00:23:08Mais il s'agit de gouverner
00:23:09la France,
00:23:09il ne s'agit pas
00:23:10de s'adresser à des clients.
00:23:11Donc, la réforme des retraites,
00:23:12j'étais ravi d'entendre
00:23:14notre auditrice
00:23:15qui dit,
00:23:16mais c'est absurde
00:23:17de suspendre
00:23:18la réforme des retraites.
00:23:19Mais c'est quand même intéressant
00:23:19qu'enfin,
00:23:20des gens se permettent
00:23:21de dire,
00:23:22osent dire,
00:23:22parce que c'est presque
00:23:23politiquement incorrect.
00:23:24C'est absurde.
00:23:25Ben oui, c'est absurde.
00:23:26On a besoin de payer des gens
00:23:27et on n'a pas d'argent.
00:23:28Donc, il faut trouver de l'argent
00:23:29pour les payer.
00:23:31Les Français,
00:23:31ils veulent quoi ?
00:23:32Ils veulent ne plus avoir de retraite ?
00:23:33Donc,
00:23:34j'aimerais comprendre
00:23:35l'intention
00:23:36d'Elisabeth Borne
00:23:37de prétendre
00:23:38qu'on pourrait suspendre
00:23:39une retraite
00:23:39qu'elle a elle-même
00:23:40fait voter.
00:23:41On va passer
00:23:42qu'on va...
00:23:44Juste petite précision,
00:23:45Olivier Faure
00:23:45qui est donc actuellement
00:23:46dans le bureau
00:23:47de Sébastien Lecornu
00:23:47a dit avant de rentrer
00:23:48qu'il veut aller vérifier
00:23:50si cette victoire
00:23:50à propos de la réforme
00:23:51des retraites est réelle
00:23:52ou pas.
00:23:53On verra ce qu'il dira
00:23:54à la sortie.
00:23:55Mais nous,
00:23:55on veut savoir
00:23:55ce qu'en pensent
00:23:56les auditeurs,
00:23:57les Français.
00:23:58On va donc retrouver
00:23:59Loïc depuis Bordeaux.
00:24:00Rebonjour Loïc.
00:24:02Bonjour à vous.
00:24:03Comment ça se...
00:24:03Un problème très complexe
00:24:05en France quand même
00:24:06depuis quelques années,
00:24:07depuis qu'on a Macron
00:24:08au pouvoir quand même.
00:24:09Il faut le dire.
00:24:10Il faut se rappeler
00:24:11d'où il arrive.
00:24:12Moi, je vous...
00:24:13On parle...
00:24:14On parle aujourd'hui
00:24:16et on parle tout le temps
00:24:16financier.
00:24:17C'est ça.
00:24:18Il faut revenir
00:24:18sur notre système social
00:24:19comment il est fait en France.
00:24:21Il faut protéger
00:24:22ce système.
00:24:23Il a été démonté
00:24:24depuis 1983.
00:24:26Il a été remis en cause
00:24:27à chaque fois
00:24:28par notre gouvernement
00:24:29successif.
00:24:30C'est des milliards
00:24:31qui sont en évasion fiscale.
00:24:32C'est des milliards.
00:24:33Le rapport sanitarial
00:24:33le dit d'ailleurs.
00:24:34211 milliards
00:24:35d'adoles entreprises.
00:24:37Oui, dont à l'humanité.
00:24:38Quel résultat ?
00:24:39Quelle humanité derrière ?
00:24:41Alors oui,
00:24:41il y a beaucoup de choses
00:24:42qui ne vont pas.
00:24:42Mais à l'heure actuelle,
00:24:44on est quand même aussi
00:24:45dans une économie de guerre.
00:24:46C'est ce qu'on veut nous faire croire
00:24:47à l'heure actuelle.
00:24:48C'est terrible.
00:24:49Il faut quand même
00:24:50revenir sur les bases.
00:24:52Moi, j'attends
00:24:52que la gauche se réunisse.
00:24:53Le NFP a été un bon exemple.
00:24:55Mais par contre,
00:24:56il va falloir faire
00:24:56des politiques de gauche.
00:24:57Des vraies politiques de gauche
00:24:58où les salariés s'en reconnaissent.
00:25:00Parce que pour moi,
00:25:01la suspension
00:25:02de la réforme des retraites,
00:25:03c'est peut-être...
00:25:04Oui, mais nous,
00:25:04on n'attend pas une suspension.
00:25:05Les salariés se sont battus
00:25:07dans la rue.
00:25:07Ils ont perdu de l'argent.
00:25:09Ils attendent une approbation
00:25:10de la réforme des retraites.
00:25:11Parce qu'il faut se le dire
00:25:12à l'heure actuelle,
00:25:13à partir de 55 ans
00:25:14dans certains métiers,
00:25:15c'est impossible de travailler.
00:25:18Déjà, vous avez
00:25:18une baisse de productivité.
00:25:20Vous avez certains
00:25:20qui sont malades.
00:25:22Qu'est-ce que font
00:25:22les entreprises ?
00:25:24Soit ils leur font
00:25:24des ruptures conventionnelles,
00:25:26soit ils les virent,
00:25:27soit on est là
00:25:27et on dit
00:25:28mais ça ne va pas.
00:25:29Il y a quand même
00:25:29des choses à revoir.
00:25:30Alors, il faut mettre
00:25:31à la retraite
00:25:31et il faut faire
00:25:32de l'emploi
00:25:33et de l'industrialisation
00:25:33en France.
00:25:35Nos entreprises
00:25:35la délocalisent.
00:25:37Si on veut
00:25:37les cotisations
00:25:37qui rentrent,
00:25:38il faut les faire rentrer.
00:25:40Par contre,
00:25:40il faut arrêter
00:25:41l'évasion fiscale.
00:25:43On entend ce que vous dites,
00:25:44Loïc,
00:25:44ce besoin de justice
00:25:46fiscale,
00:25:47ça revient beaucoup
00:25:49et ça revient beaucoup
00:25:50dans tous les bords
00:25:51puisqu'on a entendu
00:25:52tout le débat
00:25:53qu'il y a eu
00:25:53autour de la taxe Zuckman
00:25:55qui est à 80%
00:25:57approuvé
00:25:58par les Français.
00:26:00qu'il soit
00:26:01de gauche,
00:26:02qu'il soit de droite,
00:26:04tous les partis politiques
00:26:05et on sent
00:26:05que ça aussi
00:26:06c'est un totem,
00:26:08je n'arrête pas
00:26:08de dire d'immunité
00:26:09mais c'est quelque chose
00:26:09qui revient énormément
00:26:10sur les problématiques
00:26:11d'acceptation
00:26:13de la politique française.
00:26:14Moi, j'ai envie
00:26:14de dire à Loïc,
00:26:16on parle de la fraude
00:26:17fiscale.
00:26:19Alors, certains disent
00:26:1960 milliards,
00:26:2180 milliards,
00:26:22100 milliards.
00:26:22Moi, j'ai envie
00:26:23de vous dire,
00:26:23moi, je me suis décalé
00:26:25de la réforme des retraites.
00:26:26J'ai fait un groupe
00:26:26de travail avec des ouvriers,
00:26:28des socios,
00:26:29des chefs d'entreprise.
00:26:30Oui, je pense
00:26:31quand on a passé 50 ans,
00:26:33l'entreprise n'est pas intéressée.
00:26:35Ce que dit Loïc,
00:26:36c'est que comment on fait
00:26:37une réforme des retraites
00:26:39quand déjà
00:26:39on a un taux d'emploi
00:26:40des seniors
00:26:41le plus bas d'Europe,
00:26:42par exemple ?
00:26:43Comment on fait pour arriver ?
00:26:44Donc, c'est tous ces sujets-là
00:26:45qui sont pris
00:26:46à postériori
00:26:47d'une réforme
00:26:48qui a été mal vécue,
00:26:49mal comprise
00:26:50par une majorité de Français.
00:26:51Mais bien sûr,
00:26:52il y a eu combien de 49,3 ?
00:26:53Ce que je veux dire,
00:26:54cette réforme,
00:26:55elle doit impacter
00:26:56la société de demain,
00:26:58Loïc.
00:26:58Ce que je disais,
00:26:59c'est que,
00:26:59je ne sais pas
00:27:00quel âge vous avez...
00:27:01Quel âge vous avez, Loïc ?
00:27:02Voilà.
00:27:0240,6 ans.
00:27:03Bon, moi, Loïc,
00:27:04le monde change.
00:27:06L'ubérisation arrive.
00:27:07Donc, moi,
00:27:08je n'ai pas de souci
00:27:08de faire payer
00:27:09les très, très, très riches,
00:27:11les gens qui font
00:27:12des ondes dits planqués
00:27:13et pas la majorité
00:27:14des chefs d'entreprise PME
00:27:16sur une fiche de salaire
00:27:17de 3 000 euros bruts.
00:27:18Il ne reste que 1 500
00:27:19pour le salarié.
00:27:20Je n'ai pas de souci avec ça.
00:27:22Mais ce que je veux dire,
00:27:23c'est qu'on ne peut pas passer
00:27:24d'un extrême à l'autre.
00:27:25Voilà.
00:27:25Je pense que la France,
00:27:2757% du budget,
00:27:28c'est pour le social.
00:27:30Donc, est-ce qu'on fait assez ?
00:27:31Est-ce qu'on ne peut pas assez ?
00:27:32Moi, j'aimerais avoir
00:27:32des politiques
00:27:33d'une manière apaisée
00:27:34et qui ne veuillent pas
00:27:35rester à leur courant
00:27:36avec des clients.
00:27:38C'est ça la différence.
00:27:39Mais, Loïc,
00:27:40on vous écoute.
00:27:41Nos servis publics,
00:27:42ils donnent des subventions
00:27:44à des entreprises.
00:27:45On est volés par...
00:27:49Les services publics
00:27:50sont abandonnés
00:27:51et derrière,
00:27:51on n'a jamais mis autant de dents.
00:27:53C'est ça qui est inadmissible.
00:27:54On voit l'info,
00:27:55à un moment donné.
00:27:56Il faut une meilleure répartition.
00:27:58Ce que dit Loïc,
00:27:59c'est le rapport sénatorial
00:28:00et qui était transpartisan
00:28:02où on dit
00:28:03qu'on donne des aides publiques
00:28:04sans aucune...
00:28:05J'ai envie de dire
00:28:06à Loïc,
00:28:07ce n'est pas d'11,
00:28:07de 11 milliards.
00:28:09Il y a 100 milliards
00:28:09pour l'entreprise publique.
00:28:11Vous savez, Loïc,
00:28:11le vrai débat,
00:28:12c'est qui prend les décisions.
00:28:13Il y a un problème
00:28:14de décentralisation.
00:28:16Faisons confiance aux régions.
00:28:17Dépensons pas doublement
00:28:19ce qu'on peut plus se payer.
00:28:20Écoutez,
00:28:21la ville fait de la médiation,
00:28:22l'agro fait de la médiation,
00:28:24tout le monde fait tout
00:28:25et n'importe quoi.
00:28:26C'est ça qu'il faut redonner
00:28:27du sens.
00:28:28Vous avez...
00:28:29Ce discours-là,
00:28:29pour moi,
00:28:30c'est un discours
00:28:30de droite.
00:28:33Mais non, Loïc,
00:28:34pas du tout.
00:28:35Allez !
00:28:36Je ne suis pas d'accord.
00:28:37Après, voilà,
00:28:37c'est votre avis.
00:28:38Je me fais tuer
00:28:39par mes copains
00:28:39de la Macronie.
00:28:40Vous dites que je suis
00:28:41un mec de droite.
00:28:41Alors, va mal, Loïc ?
00:28:43Je ne sais plus, là.
00:28:44Bon, Loïc,
00:28:45c'est bien
00:28:47d'échanger
00:28:48et de bousculer aussi.
00:28:49Rachida va vous répondre.
00:28:51Oui, Loïc,
00:28:52bonjour.
00:28:52Merci pour votre intervention.
00:28:54Et je tiens à dire,
00:28:55quand même,
00:28:55qu'en tant qu'élu
00:28:56à Ivry-sur-Seine
00:28:58et élu terrain,
00:28:59ce que dit Loïc,
00:29:00c'est ce qui revient
00:29:00le plus souvent.
00:29:01Ce que dit Loïc,
00:29:03finalement,
00:29:04c'est le sentiment
00:29:04qu'ont tous les Français.
00:29:07Et moi,
00:29:08je l'entends
00:29:08en tant que politique.
00:29:10Je l'entends aussi
00:29:11en tant que citoyenne
00:29:12qui aussi travaille,
00:29:13qui a son activité.
00:29:14Et je m'interroge
00:29:16aujourd'hui
00:29:16sur quelles solutions
00:29:17on peut apporter.
00:29:18Est-ce qu'on prend
00:29:19la pente à gauche
00:29:20et au final,
00:29:22on finance
00:29:22notre retraite
00:29:23par l'impôt ?
00:29:24Je pense à la taxe
00:29:25Zuckman
00:29:26et autres.
00:29:28Mais en tout cas,
00:29:30il va falloir,
00:29:30dans tous les cas,
00:29:31apporter, en fait,
00:29:32des réponses
00:29:33à nos concitoyens
00:29:35et notamment aussi pour nous
00:29:37parce que nous vivons,
00:29:37en fait, en France
00:29:38et la situation,
00:29:40elle se dégrade.
00:29:41La situation,
00:29:41eh bien,
00:29:42elle n'est pas encourageante
00:29:44et je crois qu'aujourd'hui,
00:29:45on a besoin d'avoir
00:29:46des réponses
00:29:47et c'est pour ça
00:29:48que j'appelle de mes voeux
00:29:49tous nos politiciens
00:29:50qui sont aujourd'hui
00:29:51au pouvoir
00:29:52et qui sont au sein
00:29:53du Parlement
00:29:54à se mettre d'accord
00:29:55et à trouver une solution
00:29:56pour que nous sortions
00:29:58un budget
00:29:58qui va nous permettre
00:29:59de répondre
00:30:00à toutes ces problématiques.
00:30:02La droite
00:30:02qui est absolument
00:30:03opposée à la suspension
00:30:04de la réforme
00:30:05des retraites,
00:30:06c'est ce que dit
00:30:06à l'instant
00:30:06l'entourage
00:30:07de Bruno Retailleau.
00:30:10Louis,
00:30:11pour terminer avec vous,
00:30:13vous attendez quoi
00:30:14de ce qui va se passer
00:30:15dans les heures qui viennent,
00:30:16vous,
00:30:17dans votre quotidien ?
00:30:19Dans mon quotidien,
00:30:20moi,
00:30:20je vais continuer
00:30:20mon combat à gauche
00:30:21et je vais me battre
00:30:23contre l'extrême droite
00:30:24parce que dans ce pays,
00:30:25c'est inadmissible
00:30:25d'oublier l'histoire.
00:30:26On a hérité
00:30:28du Conseil National
00:30:29de la Résistance
00:30:29et voilà,
00:30:30il faut continuer.
00:30:31Les combats,
00:30:33ils ne sont jamais gagnés.
00:30:34C'est tout ce qu'on n'a pas mené
00:30:36qu'on ne gagne pas en général.
00:30:37Tout à fait,
00:30:38c'est ça.
00:30:39Merci infiniment Loïc
00:30:40d'avoir participé
00:30:41à ce débat
00:30:42depuis Bordeaux.
00:30:43Vous souhaitez
00:30:44une très belle journée
00:30:45en terre girondine.
00:30:47Sur le débat,
00:30:48on entend
00:30:48ça besoin de justice,
00:30:50alors on est écartelé,
00:30:51Frédéric,
00:30:52sur ces questions
00:30:54d'ordre social
00:30:55qui reviennent
00:30:55comme un bon grand,
00:30:56mais comment on finance
00:30:57la partie sociale ?
00:30:59Ce qu'on disait hors antenne,
00:31:00on disait,
00:31:00on pensait que l'économie
00:31:01allait régler finalement
00:31:02tous les sujets,
00:31:03mais en fait,
00:31:03pas du tout.
00:31:04On s'aperçoit qu'aujourd'hui,
00:31:05les gens ont besoin
00:31:06d'autres choses.
00:31:07Mais si vous voulez
00:31:08qu'on parle de justice fiscale,
00:31:09c'est mon coup de gueule
00:31:10et je le fais avec plaisir,
00:31:13mais peut-être pas
00:31:13dans l'ordre
00:31:14que vous vouliez
00:31:14organiser les choses.
00:31:16Allez-y.
00:31:16Mais justement,
00:31:18moi,
00:31:18mon coup de gueule
00:31:18de communicant
00:31:19et de citoyen
00:31:20aujourd'hui,
00:31:21ce sont sur ces deux mots,
00:31:22justice fiscale,
00:31:23qui sont à la bouche
00:31:24de tous les politiques
00:31:25et de certains d'entre nous.
00:31:27Qui serait contre
00:31:29la justice fiscale ?
00:31:31Évidemment,
00:31:31personne.
00:31:32Mais qu'est-ce qui se cache
00:31:33derrière ce terme,
00:31:35ce vocabulaire vertueux ?
00:31:36Pour moi,
00:31:36la justice,
00:31:37c'est l'équité.
00:31:39Qu'est-ce qui est équitable
00:31:39aujourd'hui dans la fiscalité,
00:31:41dans l'impôt en France ?
00:31:42Rien.
00:31:43Rien n'est équitable.
00:31:44Il y a 47% des Français
00:31:45qui payent l'impôt sur l'OVNI,
00:31:46il y en a 53 qui ne le payent pas.
00:31:48Est-ce que c'est équitable ça ?
00:31:49Non,
00:31:49ce n'est pas équitable.
00:31:50Pour ceux qui payent l'impôt,
00:31:53il y a certains
00:31:54qui bénéficient d'éduction,
00:31:55il y en a qui ont de niche fiscale.
00:31:56Alors, ça peut être justifié,
00:31:57ça peut être justifiable,
00:31:58mais est-ce que c'est équitable ?
00:31:59Non,
00:31:59ce n'est pas équitable.
00:32:00La justice,
00:32:01c'est l'équité.
00:32:02Il n'y a aucune justice fiscale
00:32:05en France
00:32:05et personne ne la propose.
00:32:07Personne ne la propose
00:32:08parce que tout le monde
00:32:09se cache derrière
00:32:09un vocabulaire vertueux.
00:32:11Mais en réalité,
00:32:11ce qu'on organise,
00:32:12c'est un raquette fiscal.
00:32:13C'est la confiscation
00:32:14du fruit du travail,
00:32:15du risque des investissements
00:32:16des uns et des autres.
00:32:17C'est un choix,
00:32:20pour au moins l'assumer
00:32:21plutôt que d'essayer
00:32:21de le masquer
00:32:22derrière un vocabulaire
00:32:23sympathique,
00:32:24vertueux et moral.
00:32:25Toutes celles et tous ceux
00:32:26qui proposent de créer
00:32:27des nouvelles taxes
00:32:27et des impôts,
00:32:28en réalité,
00:32:29c'est pour éviter
00:32:30d'avoir le courage
00:32:31de mieux gérer
00:32:32l'argent public,
00:32:33c'est-à-dire l'argent
00:32:33de nos impôts.
00:32:34Quand on parle d'argent public,
00:32:35on a souvent l'impression
00:32:36que c'est un peu
00:32:36un argent magique.
00:32:37Non, l'argent public,
00:32:38c'est celui de nos impôts.
00:32:41C'est l'argent de notre travail,
00:32:43c'est l'argent de nos investissements
00:32:44et c'est là
00:32:45qu'il n'y a pas
00:32:46de justice fiscale.
00:32:47Moi, je ne pense pas
00:32:48que personne ne propose
00:32:49de rétablir la justice fiscale.
00:32:51J'ai tout le sentiment
00:32:52qu'on propose
00:32:52de rétablir
00:32:53la peine de mort fiscale,
00:32:54la peine de mort économique
00:32:55de notre pays
00:32:56en faisant croire aux gens
00:32:57qu'il y aurait de l'argent magique
00:32:58alors qu'il n'y a aucun argent magique
00:33:00et on trompe les gens,
00:33:02on se trompe et on ment.
00:33:04Moi, je pense qu'une seule chose,
00:33:05c'est que tous ceux
00:33:06qui promettent la gratuité,
00:33:07la facilité
00:33:08ou une justice fiscale
00:33:09qui repose uniquement
00:33:10sur faire payer les autres
00:33:11et jamais faire payer
00:33:13ses clients
00:33:13comme disait Patrick,
00:33:15je pense que ces gens-là
00:33:16nous mentent
00:33:16et on devrait être tous
00:33:17et toutes sans méfier.
00:33:19C'était le coup de gueule
00:33:20un peu en avance
00:33:20par rapport à notre conducteur
00:33:22mais de Frédéric Fougera
00:33:23sur ces questions
00:33:24d'équité,
00:33:25de justice fiscale.
00:33:27Vous pouvez réagir
00:33:270826 300 300
00:33:29également sur les réseaux sociaux.
00:33:31On va revenir
00:33:31sur ce qui se passe
00:33:32en ce moment.
00:33:33Vous le savez,
00:33:34Sébastien Lecornu
00:33:34qui continue ses consultations
00:33:36en ce moment.
00:33:37Donc, défilent
00:33:38les partis de gauche,
00:33:39le parti socialiste
00:33:40et dans le bureau
00:33:41du Premier ministre
00:33:42des missionnaires
00:33:43doit suivre le parti communiste
00:33:45et ensuite les écologistes.
00:33:46On y revient juste après ça
00:33:47sur Sud Radio.
00:33:48A tout de suite.
00:33:48Sud Radio,
00:33:50le 10h midi,
00:33:51mettez-vous d'accord ?
00:33:53Christine Bouillaud,
00:33:54Sud Radio,
00:33:55parlons vrai.
00:33:56Sud Radio,
00:33:57c'est votre avenir.
00:33:59Rendez-vous aujourd'hui
00:34:00avec Alexandre Delevan
00:34:01et l'invité voyant.
00:34:05Sud Radio,
00:34:06le 10h midi,
00:34:07mettez-vous d'accord ?
00:34:08Christine Bouillaud.
00:34:09Vous également,
00:34:100826 300 300,
00:34:12vous le savez,
00:34:12vous pouvez venir réagir.
00:34:15Vous êtes les bienvenus
00:34:15dans cette émission
00:34:16en compagnie de Frédéric Fougera,
00:34:18communiquant,
00:34:19président de Dunkin Paris,
00:34:20Boris Antini,
00:34:21directeur général du groupe
00:34:22Praxifinance,
00:34:23Rachida Kaout,
00:34:24conseillère municipale
00:34:25Renaissance à Euré-sur-Seine
00:34:26et Patrick Vignal,
00:34:28ancien député Renaissance
00:34:29de l'Hérault.
00:34:30On discute de cette suspension
00:34:33annoncée de la réforme
00:34:34des retraites.
00:34:35Mes confrères titres,
00:34:36est-ce la clé
00:34:37de la sortie de crise ?
00:34:39On a vu que Bruno Retailleau,
00:34:41il y a un instant,
00:34:42disait qu'il n'était
00:34:43absolument pas question
00:34:44de toucher à cette réforme
00:34:46des retraites,
00:34:47nos chiffons rouges qui...
00:34:48Parlons de la droite,
00:34:50justement,
00:34:50il y a d'autres discussions
00:34:52et tractations
00:34:53qui se font au grand jour.
00:34:56Assiste-t-on aussi
00:34:57à une main tendue,
00:34:59plus qu'affirmée,
00:35:00aujourd'hui,
00:35:00cette union des droites,
00:35:02puisque plusieurs personnalités
00:35:05chez les Républicains
00:35:06ont dit ouvertement
00:35:07que pourquoi pas
00:35:08s'allier avec le RN ?
00:35:10Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:35:12Qui veut réagir ?
00:35:13Si, dans Personnalité,
00:35:15vous évoquez une ancienne
00:35:16porte-parole
00:35:16dont personne ne connaît le nom,
00:35:18je ne suis pas certain
00:35:18qu'on puisse l'arranger
00:35:19dans la catégorie
00:35:20des personnalités,
00:35:20mais ça,
00:35:21c'est juste un petit propos
00:35:22de la part.
00:35:24Elle s'appelle Sophie Prima.
00:35:25Elle a été porte-parole
00:35:26du gouvernement.
00:35:27Pas très longtemps.
00:35:28C'est un CDD très court.
00:35:29Ah tiens, d'ailleurs,
00:35:31juste,
00:35:31vous parlez des CDD
00:35:32très courts
00:35:33de la part du gouvernement.
00:35:34Petite précision
00:35:35de Sébastien Lecornu ce matin
00:35:36qui a dit que les ministres
00:35:38qui avaient été nommés
00:35:3814h26min
00:35:40ne toucheraient
00:35:41aucune indemnité.
00:35:42Alors, faire cette précision-là,
00:35:44ça veut dire que
00:35:44chez les Français,
00:35:45ça a soulevé
00:35:46une telle bronca.
00:35:49On va l'écouter, d'ailleurs.
00:35:50Écoutez-le.
00:35:51J'ai pu voir
00:35:51qu'un certain nombre
00:35:52de Françaises
00:35:52et de Français
00:35:53se sont émus.
00:35:54Il se trouve que
00:35:55les membres du gouvernement,
00:35:56lorsqu'ils quittent
00:35:57leurs fonctions,
00:35:58ont le droit
00:35:59à trois mois
00:36:00d'indemnité
00:36:01lorsqu'ils n'ont pas
00:36:01de revenus
00:36:02par ailleurs.
00:36:03Il est évident
00:36:04que les ministres
00:36:05qui auront été ministres
00:36:06seulement quelques heures
00:36:07n'auront pas le droit
00:36:08à ces indemnités.
00:36:09j'ai décidé
00:36:10de les suspendre.
00:36:11On ne peut pas
00:36:11vouloir faire des économies
00:36:12si on ne maintient
00:36:13pas par ailleurs
00:36:14une règle
00:36:15d'exemplarité
00:36:16et de rigueur
00:36:17dans la suite
00:36:17des autres décisions
00:36:18que j'ai pu prendre.
00:36:19Boris ?
00:36:20Là, plutôt que d'expliquer
00:36:21qu'il suspend
00:36:22les droits,
00:36:25il y a une législation
00:36:26qui existe
00:36:27par rapport à ça.
00:36:28C'est que
00:36:28ce droit au chômage
00:36:29des trois mois
00:36:30sur les trois mois
00:36:30de salaire
00:36:31qu'on peut avoir,
00:36:32il n'existe que
00:36:34si on arrive
00:36:35et qu'on n'était pas
00:36:35en activité
00:36:36dans le public,
00:36:37donc ça veut dire
00:36:39que sur la plupart
00:36:39sur les 14
00:36:40qui ont été nommés
00:36:41il y en a 12
00:36:42qui étaient déjà
00:36:44députés
00:36:44donc ça ne les prend pas
00:36:46en considération
00:36:47quoi qu'ils disent
00:36:47et ça ne correspond
00:36:50il faut expliquer
00:36:50les choses
00:36:51je pense qu'on revient
00:36:51toujours
00:36:51j'en discutais tout à l'heure
00:36:52avec Frédéric
00:36:53autant sur le plateau
00:36:54on revient toujours
00:36:55d'un problème
00:36:55de communication
00:36:56ce n'est pas
00:36:56le ministre Lecornu
00:36:59qui a décidé
00:36:59de ne pas donner
00:37:00il l'a dit
00:37:01mais il y a une législation
00:37:02en vigueur
00:37:03c'est que ces trois mois
00:37:03on les touche
00:37:04que si on vient
00:37:05du public
00:37:06enfin du privé
00:37:07et si on n'était pas
00:37:08en poste au moment
00:37:09où on a été nommé
00:37:10ministre
00:37:11donc personne
00:37:12n'est éligible
00:37:13déjà
00:37:13ils sont immédiatement
00:37:19suspendus
00:37:20en plus
00:37:20si on reprend
00:37:21des fonctions
00:37:21de parlementaire
00:37:22tout à fait
00:37:23ce que j'entends
00:37:24effectivement
00:37:25quand on creusait un peu
00:37:26on s'apercevait
00:37:26que c'était plus complexe
00:37:27que ça
00:37:27mais de devoir faire
00:37:29cette précision
00:37:29sur d'autres sujets
00:37:31qui sont autrement
00:37:32j'allais dire
00:37:32plus compliqués
00:37:34ce matin
00:37:34pour une prise de parole
00:37:35d'un premier ministre
00:37:36qui tente de trouver
00:37:37une solution de sortie
00:37:38pour éviter un krach politique
00:37:39c'est que de devoir faire
00:37:41cette précision là
00:37:42ça prouve qu'aujourd'hui
00:37:43la France est à fleur de peau
00:37:45sur ces sujets d'éthique
00:37:46Patrick
00:37:47Frédéric
00:37:47non mais Frédéric
00:37:49c'est moi
00:37:49que la France
00:37:53soit fleur de peau
00:37:53c'est probable
00:37:54c'est une évidence
00:37:56mais est-ce que
00:37:57tout à l'heure
00:37:58on parlait
00:37:58quand on va faire des marchés
00:37:59est-ce que des gens
00:38:00sur les marchés
00:38:01ils parlent de ça
00:38:01non non
00:38:02c'est quand même
00:38:03c'est des sujets
00:38:04si si
00:38:05les notes de frais
00:38:06de la maire de Paris
00:38:06non mais c'est les notes de frais
00:38:07de la maire de Paris
00:38:08oui mais ça s'appelle
00:38:09l'exemplarité
00:38:10les français
00:38:10aujourd'hui
00:38:11ça ne peuvent pas
00:38:12on est parfaitement d'accord
00:38:13et si on veut parler
00:38:14des notes de frais
00:38:14de la maire de Paris
00:38:15je peux en parler
00:38:16je peux en parler longtemps
00:38:17et de sa stratégie de communication
00:38:20qui n'a pas été si mauvaise
00:38:21catastrophique
00:38:22pour les maires d'arrondissement
00:38:23mais
00:38:24on en est là
00:38:26en fait
00:38:26c'est quand même
00:38:27on est
00:38:28enfin c'est assez minable
00:38:29que finalement
00:38:30le premier ministre
00:38:31vienne pour parler
00:38:32de ces sujets-là
00:38:33à un moment
00:38:33où on doit avoir un budget
00:38:34on doit financer des retraites
00:38:35où on doit être en compétition
00:38:37avec le reste du monde
00:38:39qui avance
00:38:39qui construit
00:38:40qui se joue
00:38:41de nos faiblesses
00:38:42de nos tergiversations
00:38:44et nous
00:38:45le premier ministre
00:38:45c'est comme
00:38:46quand le journal de 20h
00:38:47des plus grandes chaînes nationales
00:38:49fait un reportage
00:38:50sur les gens dans les fontaines
00:38:51l'été quand il fait chaud
00:38:52ou ils mettent un pull
00:38:53col roulé l'hiver
00:38:54quand il fait froid
00:38:54quand dans tout le reste du monde
00:38:56on parle de l'ensemble
00:38:57de l'activité économique
00:38:58politique
00:38:58diplomatique
00:38:59dans tous les pays
00:39:00on en est là
00:39:00c'est ça notre pays aujourd'hui
00:39:02je suis assez triste
00:39:03mais parce que Frédéric
00:39:05regardez
00:39:05on dit toujours
00:39:06que les ministres
00:39:07ont une retraite à vie
00:39:08c'est faux
00:39:09voilà
00:39:10c'est faux
00:39:10il y a tellement de fantasmes
00:39:12attendez
00:39:12vous savez d'où ça vient
00:39:14de notre faute
00:39:15de la classe politique
00:39:16parce que quand je parlais
00:39:17de clients
00:39:17on a des élus
00:39:19qui sont démago
00:39:20et populistes
00:39:21aujourd'hui
00:39:22pour arriver à sa fin
00:39:23la classe politique
00:39:24une partie
00:39:25est capable de tout
00:39:26c'est à dire
00:39:27qu'aujourd'hui
00:39:28suivant comment vous exprimez
00:39:30l'opposition
00:39:31qui pourrait être constructive
00:39:32que souvent
00:39:34vous n'ouvrez pas la porte
00:39:34pour qu'ils viennent
00:39:35bosser avec vous
00:39:36elle profite de tout
00:39:37et de n'importe quoi
00:39:38parce que je prends
00:39:39l'exemple de la maire de Paris
00:39:40avec sa robe Dior là
00:39:41bon
00:39:42moi j'ai pas de soucis
00:39:43si c'est autorisé
00:39:44qu'un élu ait des frais
00:39:46de représentation
00:39:46c'est autorisé
00:39:47mais comment je peux dire
00:39:48moi aux français
00:39:50de se serrer la ceinture
00:39:51comment je peux dire
00:39:52moi je pense
00:39:53à ma mamie de Lunel
00:39:54qui fait les poubelles
00:39:55d'un supermarché
00:39:56pour manger
00:39:56quand elle entend
00:39:58le ministre
00:39:58a une retraite à vie
00:39:59les députés
00:40:00peuvent voyager gratuit
00:40:01elle ne comprend plus
00:40:02donc on a un problème
00:40:03de communication
00:40:04les chaînes d'info
00:40:05les réseaux sociaux
00:40:07heureusement
00:40:08qu'on a des vrais journalistes
00:40:09encore
00:40:10qui peuvent relater la presse
00:40:11mais ça emmerde tout le monde
00:40:12des journalistes
00:40:13ce qui marche aujourd'hui
00:40:14c'est l'immédiateté
00:40:16et le réseau social
00:40:17c'est pour ça
00:40:18que ça nous perd
00:40:18Sébastien Lecornu
00:40:20c'est ce qu'on apprend
00:40:21à l'instant
00:40:22sera ce soir
00:40:22au journal
00:40:24de 20h
00:40:25de France 2
00:40:26donc c'est quelque chose
00:40:28effectivement
00:40:28que l'on suivra
00:40:29et puis autre petite déclaration
00:40:30je connais d'avance
00:40:31Christine
00:40:31la première question
00:40:32qui va lui être posée
00:40:34allez-y
00:40:34comment allez-vous
00:40:35monsieur Lecornu
00:40:36et Jean-Luc Mélenchon
00:40:39qui dénonce
00:40:40je le cite
00:40:40le consternant ralliement
00:40:41d'Olivier Faure
00:40:42au sauvetage du système
00:40:44voilà ce qui est dit
00:40:45aujourd'hui
00:40:46les petites phrases
00:40:47vous vous rendez compte
00:40:48Mélenchon
00:40:48il s'est battu
00:40:49pour la réforme des retraites
00:40:50les mecs étaient dans la rue
00:40:51LFI
00:40:52on en a marre
00:40:53salaud de patron
00:40:54demain
00:40:54un gouvernement PS
00:40:56vous fait le pari
00:40:56qu'ils auront
00:40:57à quoi pôner
00:40:58donc vous voyez
00:40:58pourquoi ça marche pas
00:40:59c'est que des flivages
00:41:01en fait
00:41:01mais oui
00:41:02et le RN
00:41:03faire pareil
00:41:03parce que leurs clients
00:41:04disent
00:41:05il y a trop d'immigration
00:41:06ça suffit
00:41:07LFI va dire
00:41:08il n'y a pas assez
00:41:09c'est pour ça
00:41:09ça marche pas
00:41:10bon là on parle de LFI
00:41:11mais je voudrais qu'on parle
00:41:12de ce ralliement
00:41:14des LR
00:41:16et des RN
00:41:17des personnalités
00:41:17de LR
00:41:18oui
00:41:18non mais
00:41:19vous vous dites ça
00:41:19mais peut-être
00:41:20on peut être ironique
00:41:21Frédéric
00:41:22peut-être quoi
00:41:23vous dites c'est ironique
00:41:24oui
00:41:25non je dis ironique
00:41:26par rapport à l'ancienne porte-parole
00:41:27mais Jordan Bardella
00:41:28qui dit pourquoi pas
00:41:29il le dit
00:41:30mais eux ils ont tout à y gagner
00:41:32donc
00:41:32tout à l'heure
00:41:34je n'étais pas d'accord
00:41:35avec Patrick
00:41:35sur un point
00:41:36mais comme il y a
00:41:37beaucoup de sujets
00:41:38et beaucoup de choses
00:41:39qui se traversent
00:41:40moi ce n'est pas mon vote
00:41:41mais je considère
00:41:42que la classe politique
00:41:44sa première irresponsabilité
00:41:46suite au choix des français
00:41:47après la dissolution
00:41:48de l'Assemblée Nationale
00:41:49ça a été
00:41:50de faire
00:41:51un front républicain
00:41:52contre le Rassemblement National
00:41:53qui arrive en tête
00:41:54c'est pas ça
00:41:54l'irresponsabilité
00:41:55c'est de faire
00:41:56ce front républicain
00:41:57pour empêcher
00:41:58le Rassemblement National
00:42:00d'être en tête
00:42:01aux élections
00:42:02mais ensuite
00:42:03d'être incapable
00:42:03de s'entendre
00:42:04les mêmes qui ont fait
00:42:05ce front républicain
00:42:06pour gouverner
00:42:06c'est si on empêche
00:42:07un camp d'accéder au pouvoir
00:42:09alors on s'organise
00:42:09pour assumer ce pouvoir
00:42:11et en fait
00:42:11on a empêché un camp
00:42:12d'arriver au pouvoir
00:42:14et après
00:42:14chacun essaye
00:42:15de récupérer ce pouvoir
00:42:16alors qu'il n'a pas les billes
00:42:18il n'a pas le nom
00:42:19et ça
00:42:20c'est une faute politique majeure
00:42:22parce que notre problème
00:42:23il est là aujourd'hui
00:42:24c'est pourquoi
00:42:24on n'a personne
00:42:25pour gouverner
00:42:26on n'a pas de majorité
00:42:27c'est parce qu'une partie
00:42:28de la classe politique
00:42:28a décidé
00:42:29que celle qui allait être
00:42:30en tête
00:42:30ne devait pas l'être
00:42:31et après
00:42:32chacun essaye
00:42:32de récupérer les billes
00:42:33alors que personne ne l'est
00:42:34je suis d'accord avec ça
00:42:36vous êtes d'accord ?
00:42:37Boris ?
00:42:38oui
00:42:38après c'est toujours
00:42:39un peu pareil
00:42:40c'est que
00:42:41on est à
00:42:42il faut
00:42:43en ce moment
00:42:43c'est pas un peu pareil
00:42:44comme toujours
00:42:45c'est quand même un peu duré
00:42:46ce qui est exceptionnel
00:42:48il y a
00:42:49le rassembleau national
00:42:50qui tend la main à droite
00:42:52pour évidemment
00:42:53tenter de rassembler
00:42:55un maximum
00:42:56pour avoir un poids supplémentaire
00:42:57à droite
00:42:59eux ils tentent pas
00:43:00d'avoir
00:43:00ils ont pas les mêmes intérêts
00:43:02à droite
00:43:03ils tentent d'exister
00:43:04actuellement
00:43:05de survivre
00:43:06d'avoir une place
00:43:07qui n'existe pas actuellement
00:43:08dans le débat
00:43:09on ne les voit plus
00:43:11et le problème qu'il y a
00:43:12pour moi
00:43:13on vient toujours aux mêmes choses
00:43:14c'est que ce sont les intérêts
00:43:15c'est les intérêts personnels
00:43:16de chacun
00:43:17pour tenter de créer
00:43:17quelque chose
00:43:18en vue d'une
00:43:19d'une élection
00:43:22peut-être anticipée
00:43:23ça tiendra quoi
00:43:24au moment
00:43:25ça tiendra sur une élection
00:43:26anticipée peut-être
00:43:27mais pas sur un quinquennat
00:43:28pour moi
00:43:30il n'y a aucun sens
00:43:30à cela
00:43:31en ce moment
00:43:32je voudrais juste vous lire
00:43:34le commentaire
00:43:35qui nous arrive
00:43:37sur la page Facebook aussi
00:43:38le grand mensonge
00:43:39de l'état relayé
00:43:40c'est ce que dit Géry
00:43:41qui dit que
00:43:42depuis que je suis enfant
00:43:43on nous dit que
00:43:44les caisses de l'état
00:43:45sont vides
00:43:46les français vont devoir
00:43:48travailler sans relâche
00:43:49pour résorber la dette
00:43:49foutez nous dit-il
00:43:51et ceux qui disent le contraire
00:43:52sont complices
00:43:53de ce mensonge
00:43:53on voit que
00:43:55la question
00:43:57de la justice sociale
00:43:58et fiscale
00:43:59revient aussi
00:44:00de quelques bords
00:44:01que l'on soit
00:44:01finalement
00:44:02il va falloir y répondre
00:44:03on voit surtout
00:44:04beaucoup de défiance
00:44:05parce qu'il y a un manque
00:44:07de lisibilité
00:44:07de visibilité
00:44:08de compréhension
00:44:09de la réalité des choses
00:44:10et ça
00:44:10cette incompréhension
00:44:12de la situation
00:44:12ça ne peut créer
00:44:13que de la défiance
00:44:14je le comprends
00:44:15à 100%
00:44:15vous avez posé la question
00:44:16Bruno Rotaillet
00:44:18et Laurent Wauquiez
00:44:19Bruno Rotaillot
00:44:19était inconnu
00:44:20il devient ministre
00:44:21de l'intérieur
00:44:21il prend la lumière
00:44:22ça ne plaît pas
00:44:23à Laurent Wauquiez
00:44:24c'est la guerre entre les deux
00:44:25c'est ça
00:44:26la politique malheureusement
00:44:27une alliance possible
00:44:27avec le RN
00:44:28une alliance
00:44:28une partie
00:44:30ira avec eux
00:44:31pour sauver
00:44:31déjà des postes
00:44:32et une Valérie Pécresse
00:44:34ira avec eux
00:44:35non
00:44:35allez on va y revenir
00:44:37dans un instant
00:44:37on va faire l'info
00:44:38de 11h
00:44:38il y aura également
00:44:39la sélection
00:44:40de Jean-Paul Delperrier
00:44:41pour les courses
00:44:41et on se retrouve
00:44:42juste après
00:44:42avec vous
00:44:43également
00:44:44au 0826 300 300
00:44:46à tout de suite
00:44:46Sud Radio
00:44:48le 10h midi
00:44:49mettez-vous d'accord
00:44:50Sud Radio
00:44:53le 10h midi
00:44:54mettez-vous d'accord
00:44:55Christine Bouillaud
00:44:56il y aura tenté
00:44:57de se mettre d'accord
00:44:57encore une grande
00:44:58demi-heure
00:44:59en compagnie
00:44:59de Frédéric Fouchra
00:45:00comme communicant
00:45:01président de Tinket Paris
00:45:02Boris Saint-Inip
00:45:03directeur général
00:45:05du groupe
00:45:05Praxifinance
00:45:06Rachida Kaout
00:45:07conseillère municipale
00:45:08Renaissance
00:45:08à Ivry-sur-Seine
00:45:10et Patrick Vignel
00:45:11ancien député
00:45:12Renaissance de l'Hérault
00:45:12et avec vous également
00:45:13vous le savez
00:45:14au 0826 300 300
00:45:16ou sur les réseaux sociaux
00:45:18notamment la page
00:45:18Facebook
00:45:19où vous pouvez voir
00:45:20l'émission en direct
00:45:21ce matin
00:45:22et comme tous les jours
00:45:22et toutes les émissions
00:45:23avant de revenir
00:45:25on va faire nos coups de cœur
00:45:26et nos coups de gueule
00:45:27je voulais revenir moi
00:45:27sur une interview
00:45:29que j'ai lue en longueur
00:45:29on en parlait dans l'Info Sud Radio
00:45:31là tout à l'heure
00:45:31à 11h
00:45:32l'interview de Charlie Dalin
00:45:33le skipper
00:45:34qui a remporté le Vendée Globe
00:45:35et donc qui révèle
00:45:36effectivement dans cette interview
00:45:37et dans un livre
00:45:38apparaître demain
00:45:40aux éditions Gallimard
00:45:41qui s'appelle
00:45:41La Force du Destin
00:45:42Charlie Dalin
00:45:43qui raconte son Vendée Globe
00:45:44avec un cancer de l'intestin
00:45:46une tumeur de 15 cm
00:45:48c'est un vrai pamplemousse
00:45:49qu'il avait
00:45:49il a donc navigué
00:45:51et il s'est fait opérer
00:45:52ensuite
00:45:52c'est un véritable message d'espoir
00:45:55qu'il donne
00:45:56et qu'il lance
00:45:57aux malades aujourd'hui
00:45:58aux malades du cancer
00:45:59on pense à tous ceux
00:46:00qui luttent
00:46:00contre cette impitoyable maladie
00:46:03il y a des traitements
00:46:04et pour pouvoir y parvenir
00:46:06je vous recommande
00:46:08donc de faire un don
00:46:09aujourd'hui
00:46:09et pendant toute la semaine
00:46:10puisque c'est la semaine
00:46:11du pasteur don
00:46:12qui commence Valérie Expert
00:46:13que j'ai l'honneur de remplacer
00:46:15aujourd'hui
00:46:15est ma reine de cette opération
00:46:17pour faire un don
00:46:18pour la recherche
00:46:18contre le cancer
00:46:19la directrice
00:46:22de l'Institut Pasteur
00:46:23disait ce matin
00:46:24qu'on assiste
00:46:25à une véritable
00:46:26révolution
00:46:27sur les traitements
00:46:29mais aussi
00:46:29les malades
00:46:30de plus en plus jeunes
00:46:31de nouveaux traitements
00:46:32sont possibles
00:46:33mais il faut
00:46:34accentuer
00:46:35le traitement
00:46:36contre le cancer
00:46:38et aider la recherche
00:46:39pour lutter
00:46:40contre le cancer
00:46:41le pasteur don
00:46:42il faut aller sur le site
00:46:43vous pouvez faire un don
00:46:44c'est défiscalisé
00:46:45alors désolé
00:46:46on parle de justice fiscale
00:46:47mais là au moins
00:46:48ça a un intérêt
00:46:49c'est défiscalisé
00:46:50parce que
00:46:51l'Institut Pasteur
00:46:53n'est financé
00:46:53que par des dons privés
00:46:5516% seulement
00:46:55de l'argent
00:46:56public
00:46:57sert
00:46:58à l'Institut Pasteur
00:46:59pour la recherche
00:47:00dans la lutte
00:47:01contre des maladies
00:47:01contre le cancer
00:47:02Frédéric
00:47:02là c'est le membre
00:47:04de la commission
00:47:05communication
00:47:06contre le cancer
00:47:07qui s'exprime
00:47:08je ne voudrais passer
00:47:09qu'un seul message
00:47:10pour compléter le vote
00:47:11Christine
00:47:11en matière de lutte
00:47:12contre le cancer
00:47:13vous avez dit
00:47:13le cancer se soigne
00:47:14de plus en plus
00:47:15il y a des traitements
00:47:16mais la seule chose
00:47:17qui compte
00:47:17le seul message
00:47:18qui compte
00:47:18au-delà de soutenir
00:47:19financièrement
00:47:20bien évidemment
00:47:20comme vous venez
00:47:21de le faire
00:47:21c'est la prévention
00:47:23c'est le dépistage
00:47:24il faut se faire dépister
00:47:26on est en plein
00:47:27octobre rose
00:47:28on va succéder
00:47:29Movember
00:47:29il y a plein d'opérations
00:47:31pour essayer de sensibiliser
00:47:32la population
00:47:33il ne faut pas avoir peur
00:47:34de se faire dépister
00:47:35il faut avoir peur
00:47:36d'être malade
00:47:36et pour ne pas être malade
00:47:37il faut se faire dépister
00:47:39le dépistage
00:47:39c'est facile
00:47:40c'est simple
00:47:41c'est gratuit
00:47:41c'est pas douloureux
00:47:42c'est pas humiliant
00:47:43donc il n'y a aucun problème
00:47:44à aller se faire dépister
00:47:45et c'est la seule façon
00:47:46pour échapper au cancer
00:47:48oui échapper
00:47:49à temps
00:47:49si on doit en être atteint
00:47:52donc le dépistage
00:47:53le dépistage
00:47:54le dépistage
00:47:54ça nous concerne
00:47:55toutes et tous
00:47:56donc il faut se faire dépister
00:47:58voilà
00:47:58le pasteur
00:47:59dont ça commence aujourd'hui
00:48:00mais vous pouvez régulièrement
00:48:01et vraiment
00:48:03l'entretien
00:48:04l'interview
00:48:04de Charlie Dalin
00:48:05dans les colonnes de l'équipe
00:48:06où il raconte
00:48:07son Vendée Globe
00:48:08avec ses médicaments
00:48:09puisqu'il a fait
00:48:10et il a gagné
00:48:11le Vendée Globe
00:48:12atteint d'un cancer
00:48:13de l'estomac
00:48:14il a réussi à aller jusqu'au bout
00:48:16et ensuite il raconte aussi
00:48:17donc
00:48:17la descente aux enfers
00:48:19quand il y a les traitements
00:48:20qui commencent
00:48:20les opérations
00:48:21comme beaucoup de malades
00:48:22atteints de cette terrible maladie
00:48:25les coups de coeur
00:48:26et les coups de gueule
00:48:27moi je l'ai fait le mien
00:48:28Boris
00:48:29on parlait de
00:48:32plus léger
00:48:32pas plus léger
00:48:33mais on revient sur les questions
00:48:35par rapport à ce qui vient
00:48:36de s'être dit à l'instant
00:48:37à l'antenne
00:48:38ça peut faire du bien
00:48:39oui je trouve
00:48:40j'ai un coup de coeur
00:48:42sur une tribune
00:48:44qui a été lancée
00:48:45par Philippe Etchebest
00:48:46le chef cuisinier
00:48:47Manigold
00:48:48Stéphane Manigold
00:48:49sur un projet
00:48:51qui est très bon
00:48:51je trouve
00:48:52celui de pouvoir
00:48:53abaisser la TVA
00:48:54à 5%
00:48:555,5
00:48:55au lieu de 10%
00:48:57pour les restaurateurs
00:48:57qui feraient véritablement
00:48:59à manger
00:49:00c'est-à-dire
00:49:01qui auraient
00:49:01le label
00:49:03maître restaurateur
00:49:04et je trouve
00:49:05que c'est un
00:49:06c'est une superbe idée
00:49:08parce que je suis
00:49:09coutumier des restaurants
00:49:10au quotidien
00:49:11et je trouve
00:49:11qu'on mange
00:49:12de plus en plus mal
00:49:12c'est un sujet
00:49:13qui a été traité
00:49:14depuis quelque temps
00:49:15dans les médias
00:49:16et je trouve
00:49:17que tout est devenu cher
00:49:19et qu'est-ce qu'on se dit
00:49:20quand c'est cher
00:49:20c'est finalement pas cher
00:49:21c'est le rapport qualité-prix
00:49:22qu'on met en avant
00:49:22parce que quelque chose
00:49:24de très bon
00:49:24peut avoir un coût
00:49:25je l'entends bien
00:49:25mais aujourd'hui
00:49:26quand on va déjeuner
00:49:27ou dîner dans un restaurant
00:49:28je trouve que c'est relativement cher
00:49:32par rapport à la qualité
00:49:33qui est mise dans les plats
00:49:34donc cette idée
00:49:34de proposer aux restaurateurs
00:49:36un abaissement de la TVA
00:49:37pour leur permettre
00:49:38de jouer le jeu
00:49:39et de mettre en avant
00:49:40le fait maison
00:49:41parce qu'on est quand même
00:49:42un pays qui résonne
00:49:43à l'international
00:49:45grâce à sa gastronomie
00:49:47et on est un peu
00:49:47en déperdition
00:49:48je trouve
00:49:49parce que quand vous prenez
00:49:51les grandes brasseries parisiennes
00:49:52ou autres en France
00:49:53c'est souvent du réchauffé
00:49:54fait par les grandes institutions
00:49:56qui proposent
00:49:57l'achat de nourriture
00:49:59en gros
00:49:59et je trouve que c'est
00:50:00un super label
00:50:01qui pourrait nous redonner
00:50:02envie d'aller dans les restaurants
00:50:03et puis ça pourrait donner
00:50:04un coup de pouce financier
00:50:05aux restaurateurs
00:50:06qui joueraient le jeu
00:50:06donc ouais
00:50:07grand coup de coeur là-dessus
00:50:08alors juste parce que
00:50:09pour cette question-là
00:50:10j'en avais discuté
00:50:11avec un patron de restaurant
00:50:12dans le grand sud-ouest
00:50:14qui s'étonnait
00:50:15que l'Allemagne
00:50:15venait d'obtenir
00:50:16de la part de la commission européenne
00:50:18une baisse de la TVA
00:50:20sur plusieurs secteurs
00:50:21alors qu'à l'époque
00:50:22elle s'était opposée
00:50:23à ce que la France
00:50:23ait une TVA particulière
00:50:24dans la restauration
00:50:25et ça va concerner
00:50:27la restauration en Allemagne
00:50:28et ils vont descendre
00:50:29leur taux de TVA
00:50:29à 10%
00:50:30pour les restaurateurs
00:50:31en Allemagne
00:50:33pour relancer
00:50:33la machine économique
00:50:35et on s'étonnait
00:50:36et ils s'étonnaient
00:50:37ces restaurateurs
00:50:37que finalement
00:50:38on était capable
00:50:39de passer outre
00:50:40les décisions de la commission
00:50:42moi je trouve
00:50:42c'est très intéressant
00:50:43ce coup de coeur
00:50:44parce qu'en fait
00:50:45regardez
00:50:45on a ubérisé aussi
00:50:47la relation à la nourriture
00:50:49moi j'ai mes assistants
00:50:50ils ne vont plus au restaurant
00:50:51ils reçoivent Uberit
00:50:53ils ont quelque chose qui arrive
00:50:54ils font réchauffer au micro-ondes
00:50:55donc effectivement
00:50:56je pense que
00:50:57la gastronomie
00:50:58on est l'Occitanie
00:51:00le plus grand vignoble du monde
00:51:01et c'est vrai que
00:51:02je ne vous dirais pas le restaurant
00:51:04parce que je suis un garçon
00:51:04poli et correct
00:51:05mais je voulais inviter
00:51:06ma fille à dîner un soir
00:51:08dans Paris
00:51:08la côte de bœuf
00:51:09à 49 euros par personne
00:51:11c'était picard
00:51:13un centimètre d'épaisseur
00:51:14et donc moi
00:51:15j'avais envie ce soir-là
00:51:16de partager
00:51:16quelque chose d'important
00:51:17et c'est vrai que
00:51:18Christine
00:51:19oui
00:51:19je ne sais pas qu'à Paris
00:51:20mais je pense qu'il y en a
00:51:21qui se foutent de notre gueule
00:51:22premier point
00:51:23deuxième point
00:51:24est-ce qu'il faudra arriver
00:51:25que ce soit un vrai métier
00:51:26le restaurant
00:51:27aujourd'hui tout le monde
00:51:28peut ouvrir un restaurant
00:51:29le gars il est mécano
00:51:30il est député
00:51:31il ouvre un restaurant
00:51:32donc je pense qu'il y a un vrai débat
00:51:33et le label pourrait aider
00:51:35à remonter le niveau
00:51:36Patrick vous avez la parole
00:51:38justement
00:51:39petit coup de gueule
00:51:40ce matin
00:51:40alors moi c'est un coup de gueule
00:51:41j'ai eu la chance justement
00:51:43de rencontrer des agriculteurs
00:51:44la semaine dernière
00:51:45et j'ai un petit jeune
00:51:45qui s'appelle Alexandre Moulin
00:51:47c'est un gamin
00:51:48qui a décidé
00:51:49de faire de l'agriculture
00:51:50du vin
00:51:50des patates douces
00:51:51des asperges
00:51:53il pose un permis
00:51:54de construire
00:51:55pour faire un hangar agricole
00:51:56pour mettre son matériel
00:51:58enfin vous voyez
00:51:59comme c'est dur
00:51:59d'être agriculteur
00:52:00c'est la commune
00:52:01de Restringler
00:52:02et vous avez le voisin
00:52:03qui décide de faire un recours
00:52:05ça veut dire que ce jeune
00:52:06il prend du temps
00:52:07il bosse 80 heures par semaine
00:52:08et il risque de ne pas avoir d'hangar
00:52:10ça veut dire que ce gamin
00:52:11dans 5 ans
00:52:12parce que ça va être 5 ans
00:52:13le recours
00:52:13il va faire autre chose
00:52:15et ça me rend fou
00:52:16Christine
00:52:16c'est énorme
00:52:17entre les agences
00:52:18entre la mutification
00:52:20du millefeuille
00:52:21quelqu'un qui veut
00:52:22entreprendre en France
00:52:23il ne peut plus
00:52:24et ça c'est un vrai débat
00:52:26en fait
00:52:27on n'encourage pas
00:52:28l'entrepreneuriel
00:52:29et ça me met en colère
00:52:30de voir ce petit jeune
00:52:32qui pourrait faire autre chose
00:52:33et qui va passer
00:52:3480 heures par semaine
00:52:35avec les intempéries
00:52:37avec ce qu'il peut y avoir
00:52:38de bourdon
00:52:38de grêle
00:52:39aujourd'hui
00:52:40on y coupe cet élan
00:52:41et donc ça m'énerve
00:52:43ah oui
00:52:44je dirais même
00:52:44je vais rebondir
00:52:46sur votre coup de gueule
00:52:47parce qu'effectivement
00:52:48on tue petit à petit
00:52:50nos entrepreneurs
00:52:50je suis sur un cas
00:52:51de commerçants
00:52:53à Paris
00:52:53dans le 18ème arrondissement
00:52:55on leur fait une fermeture
00:52:56à 20 heures
00:52:57qui a été décrétée
00:52:58par la préfecture
00:52:59pourquoi ?
00:53:00et bien parce qu'on est incapable
00:53:02de nettoyer nos rues
00:53:03dans le sens où
00:53:04en fait
00:53:05la raison qui a été donnée
00:53:07c'est qu'il y a
00:53:07des prostituées
00:53:08qu'il y a du trafic
00:53:10en tout genre
00:53:10et qu'il y a donc
00:53:11des vendeurs à la sauvette
00:53:12est-ce que vous trouvez ça normal
00:53:13que 400 commerçants
00:53:15soient obligés de fermer
00:53:16à 20 heures
00:53:17au lieu de 21 heures
00:53:18avec une perte
00:53:19de chiffre d'affaires
00:53:20significative
00:53:21il y en a même
00:53:22qui vont perdre
00:53:23donc des emplois
00:53:24parce que
00:53:24fermeture obligée
00:53:26et quand j'ai interpellé
00:53:27donc la mairie
00:53:28du 18ème arrondissement
00:53:29le préfet
00:53:31vous savez ce qu'ils vont répondre ?
00:53:32ben non en fait
00:53:32c'est tout simplement
00:53:34ça fait partie
00:53:35des articles de loi
00:53:36qui disent qu'on doit
00:53:37sécuriser nos rues
00:53:38et donc
00:53:38qui payent l'addition
00:53:39nos commerçants
00:53:40pour la tranquillité aussi
00:53:42des riverains
00:53:42la tranquillité publique
00:53:43voilà
00:53:43c'est ce que j'avais lu
00:53:44parce qu'il y a des guerres
00:53:45entre les riverains
00:53:46qui ne veulent pas le bar
00:53:47ça dure trop longtemps
00:53:49les étudiants
00:53:51on connait ce sujet
00:53:51les licenciements
00:53:54c'est des familles
00:53:54qui vont souffrir
00:53:56c'est des familles
00:53:57qui vont entrer
00:53:57dans une grande précarité
00:53:58c'est autant de personnes
00:53:59qu'on va retrouver
00:54:00en fait sur les aides sociales
00:54:01etc
00:54:02etc
00:54:02donc oui
00:54:04moi je rejoins complètement
00:54:05ce coup de gueule
00:54:06qu'est-ce que vous faites
00:54:07du sommeil des riverains ?
00:54:0921h
00:54:1020h
00:54:10il ne dorme pas encore
00:54:11oui voilà
00:54:12et puis attendez
00:54:12fermez à 20h
00:54:13à quelle heure
00:54:13vous finissez le travail
00:54:14à 19h
00:54:15vous allez faire vos courses
00:54:16le temps d'arrivée
00:54:16pour faire vos courses
00:54:17comment on fait ?
00:54:19le problème
00:54:20c'est qu'on vous répond
00:54:21à chaque fois que c'est comme ça
00:54:22c'est un vrai problème
00:54:24il faut trouver
00:54:24un juste équilibre
00:54:25où chacun en fait
00:54:26déjà qu'on fasse
00:54:27le boulot
00:54:28pour nettoyer
00:54:29les rues
00:54:30vous parlez d'un juste équilibre
00:54:31quand on parle du juste équilibre
00:54:33vous allez donner
00:54:33votre coup de coeur
00:54:35ou votre coup de gueule
00:54:36dans un instant
00:54:36quand on voit
00:54:37que c'est compliqué
00:54:37sur un arrondissement
00:54:38ou dans une rue
00:54:39imaginez à la taille du pays
00:54:41comment c'est compliqué
00:54:42d'arriver à tout ça
00:54:44allez on y revient
00:54:45dans un instant
00:54:45les retraites
00:54:47la gauche peut-être
00:54:48à Matignon
00:54:49le rassemblement national
00:54:50qui tend la main au LR
00:54:51la vie politique
00:54:52est absolument folle
00:54:54en France aujourd'hui
00:54:55on y revient juste après ça
00:54:56sur Sud Radio
00:54:56à tout de suite
00:54:57Sud Radio
00:54:57Sud Radio
00:54:59le 10h midi
00:55:00mettez-vous d'accord
00:55:01Christine Bouillon
00:55:02il reste quelques dizaines
00:55:04de minutes à passer
00:55:05avec vous
00:55:05également
00:55:060826 300 300
00:55:08après 11h30
00:55:09on aura donc les médias
00:55:10une invitée
00:55:11qui va nous faire du bien
00:55:12c'est Michelle Bernier
00:55:13la comédienne
00:55:13qui va venir nous voir
00:55:14avec Gilles Gansman
00:55:15dans un instant
00:55:16pour l'instant
00:55:16on continue de parler
00:55:18avec nos 4 débatteurs
00:55:20Patrick Vignel
00:55:21Rachida Cahout
00:55:21Boris Antini
00:55:23et Frédéric Fougera
00:55:23on en était au coup de coeur
00:55:24et au coup de gueule
00:55:25des uns et des autres
00:55:25Rachida on termine avec vous
00:55:27parce que vous vouliez
00:55:30défendre
00:55:32dire stop au bashing
00:55:33d'Emmanuel Macron
00:55:34alors oui
00:55:35mais juste avant
00:55:36après toutes nos discussions
00:55:37et je voulais terminer
00:55:39sur une note positive
00:55:40en fait mon coup de coeur
00:55:42c'est Charlie Dalin
00:55:44qui a donc gagné
00:55:46le Vendée Globe
00:55:46c'est pour moi
00:55:48la France qui se bat
00:55:48et c'est ce que j'ai envie
00:55:50de retenir en fait en réalité
00:55:51et ça rejoint aussi
00:55:52mon coup de gueule
00:55:55sur le Macron bashing
00:55:57parce que
00:55:58quand on ne respecte pas
00:55:59celui qui est à la tête
00:56:00du pays
00:56:01de toute façon
00:56:01pour qu'il termine son mandat
00:56:04et qu'il mette en place
00:56:05donc toutes les conditions
00:56:06pour qu'on puisse y arriver
00:56:07en fait on n'y arrivera jamais
00:56:09donc c'est vraiment
00:56:11l'image que je voulais donner
00:56:12aujourd'hui
00:56:13vous parlez plus
00:56:14en dehors de la personne
00:56:15c'est la fonction présidentielle
00:56:16en attaquant Macron
00:56:17on attaque la fonction présidentielle
00:56:19complètement
00:56:19c'est même plus une histoire
00:56:20de personne
00:56:20je suis pour le respect
00:56:22des institutions
00:56:22des instances
00:56:23mais aussi
00:56:24donc de la fonction
00:56:25c'est très important
00:56:26quand vous ne respectez plus
00:56:27la fonction
00:56:27vous ne respectez plus rien
00:56:29cette question là
00:56:30du respect de la fonction
00:56:32présidentielle
00:56:33parce qu'elle revient
00:56:34il y en a qui veulent
00:56:35et on le sait
00:56:36LFI par exemple
00:56:36demande donc
00:56:37des élections présidentielles
00:56:39anticipées
00:56:39Gabriel Attal
00:56:41hier on a entendu
00:56:42Edouard Philippe
00:56:43qui a brisé un tabou aussi
00:56:44et donc c'est pas rien
00:56:46son ancien premier ministre
00:56:47ses anciens premiers ministres
00:56:48qui aujourd'hui disent
00:56:49il faudrait qu'Emmanuel Macron
00:56:51parte avant la fin de son mandat
00:56:52Frédéric
00:56:52je suis exactement
00:56:54dans le même état d'esprit
00:56:56que Rachida
00:56:56c'est à partir du moment
00:56:57où on attaque la fonction
00:56:59et
00:56:59enfin si on attaque
00:57:02le président de la République
00:57:02on attaque évidemment
00:57:03la fonction
00:57:03mais on attaque
00:57:04nos institutions
00:57:05si aujourd'hui
00:57:06on cherche
00:57:07d'une façon
00:57:07ou d'une autre
00:57:08encore une fois
00:57:09par clientélisme
00:57:10et par agenda politique
00:57:11à affaiblir
00:57:12la fonction du président
00:57:13de la République
00:57:13mais d'accord
00:57:14on peut peut-être
00:57:15le mettre à terre
00:57:16mais ça veut dire
00:57:17qu'on affaiblit aussi
00:57:17celui ou celle
00:57:18qui le saura demain
00:57:19et on rentre dans un engrenage
00:57:21où finalement
00:57:22on ne respectera même plus
00:57:23on ne respecte même plus
00:57:24le conseil constitutionnel
00:57:25puisqu'on attaque
00:57:26le conseil constitutionnel
00:57:27donc demain
00:57:27on ne respectera même plus
00:57:29le président de la République
00:57:29mais qui peut se respecter
00:57:31dans un pays
00:57:32où on ne respecte même pas
00:57:33les règles du jeu
00:57:33Boris, je fais tour de table
00:57:35sur ça
00:57:36oui, je reprends
00:57:37ce que disait Frédéric
00:57:38la crainte première
00:57:39qu'il y a
00:57:40c'est que si jamais
00:57:40il y a démission
00:57:41ça veut dire que
00:57:41le prochain président
00:57:43qui sera élu
00:57:45dès qu'il y a
00:57:46un revirement de situation
00:57:47ou un mécontentement
00:57:48du peuple
00:57:49de manière générale
00:57:50ça veut dire
00:57:50dehors
00:57:52tout simplement
00:57:52et ça veut dire
00:57:53qu'en fait
00:57:53on n'est plus
00:57:53le président
00:57:54est le garant
00:57:55de nos institutions
00:57:55ou au moment
00:57:56c'est
00:57:57il faut respecter
00:58:00comme vous l'avez dit
00:58:00le poste du président
00:58:02de la République
00:58:02il faut le protéger
00:58:04jusqu'au bout
00:58:05et la France
00:58:06est ainsi capable
00:58:06de se réinventer
00:58:07quand même
00:58:07il y a beaucoup d'auditeurs
00:58:09qui disent
00:58:09que le problème
00:58:10c'est lui
00:58:11et ils souhaitent
00:58:11retourner aux urnes
00:58:12mais qu'est-ce que
00:58:13vous leur répondez Frédéric ?
00:58:13Juste une chose
00:58:14pour compléter ce que dit Boris
00:58:15respecter le président
00:58:16de la République
00:58:16c'est en premier lieu
00:58:17c'est pas une question
00:58:17de respecter sa personne
00:58:18ni sa fonction
00:58:19c'est respecter
00:58:20le vote des Français
00:58:21le chiffrage
00:58:21si on ne respecte pas
00:58:23le vote des Français
00:58:24en fait à chaque perturbation
00:58:26à chaque contrariété
00:58:26le vote des Français
00:58:27on en fait fi
00:58:28et on recommence
00:58:30alors c'est un sujet sensible
00:58:34cette question-là
00:58:35parce que le respect
00:58:35du vote des Français
00:58:36quand on parle
00:58:37d'Emmanuel Macron
00:58:37il y a des Français
00:58:38qui disent
00:58:38mais on a voté
00:58:40on ne nous a pas entendu
00:58:41on a manifesté
00:58:42on ne nous a pas entendu
00:58:43est-ce que je peux faire
00:58:44à quoi pôner Christine ?
00:58:45si
00:58:46non
00:58:46non
00:58:47non
00:58:47mais je peux être plus sérieux
00:58:48effectivement
00:58:49enfin d'abord
00:58:49Emmanuel Macron
00:58:50a été élu en 2022
00:58:51pour un quinquennat
00:58:52ça c'est le premier point
00:58:53deuxième point
00:58:55il y a le vote
00:58:56et puis la légitimité
00:58:57aujourd'hui j'avoue
00:58:58que tout le monde
00:58:59se retourne vers Emmanuel Macron
00:59:01en disant
00:59:02il n'a pas trouvé la solution
00:59:03la difficulté d'Emmanuel Macron
00:59:05moi je le dis très calmement
00:59:07je pense qu'il était
00:59:08c'est un des plus brillants
00:59:09qu'on ait eu
00:59:10je pense qu'effectivement
00:59:11dans la relation
00:59:12dans les choses à faire
00:59:13mais peut-être qu'il n'a pas
00:59:14su aborder
00:59:15avec la dissolution
00:59:17et la réforme des retraites
00:59:18sont deux bouleux
00:59:19qui lui traînent au pied
00:59:20et après
00:59:21pour les prétendants
00:59:23aux élections
00:59:23Jean-Luc Mélenchon
00:59:24l'horloge biologique tourne
00:59:26donc il faut qu'il aille vite
00:59:27aux élections
00:59:28Marine Le Pen
00:59:29elle va avoir plus de monde
00:59:30chacun dans son couloir
00:59:31et après nous
00:59:32le bloc central
00:59:33si on veut continuer
00:59:34aussi une partie
00:59:36de la Macronie
00:59:36il faut qu'on soit lucide aussi
00:59:38parce que si c'est pour dire
00:59:40Emmanuel Macron
00:59:41je t'aime
00:59:41et dans quelques jours
00:59:43avoir Jordan Bardella
00:59:44à la tête du pays
00:59:44c'est compliqué
00:59:45donc comment on se décale
00:59:47sans trahir
00:59:48voilà
00:59:49et ce que je comprends moi
00:59:50dans la démarche d'Edouard Philippe
00:59:52c'était presque un coup de com'
00:59:54mettant de la pression au président
00:59:56parce que Edouard Philippe
00:59:57il connaît Emmanuel Macron
00:59:58vous savez
00:59:59un jour je suis à Montpellier
01:00:00et moi je suis connu
01:00:01pour aller sur le terrain
01:00:02il y a une grande manifestation
01:00:03à La Payade
01:00:04moi je vais au milieu
01:00:05de 2000 personnes
01:00:06le soir il voit les images
01:00:08à la télé
01:00:08Macron il m'appelle
01:00:09il me dit
01:00:09pourquoi tu ne m'as pas appelé
01:00:10je voulais venir avec toi
01:00:12donc on ne peut pas
01:00:13lui reprocher
01:00:14de ne pas être courageux
01:00:15mais je crois que là
01:00:16aujourd'hui pour nous
01:00:17c'est comment on se décale
01:00:18comment on garde
01:00:19le bon de la Macronie
01:00:21et comment on invente
01:00:22autre chose
01:00:22parce qu'il faut dire
01:00:23quand même
01:00:23que tout n'a pas marché
01:00:24c'est pour ça que j'ai dit hier
01:00:26Christine
01:00:27qu'il ne peut pas y avoir
01:00:27d'amis en politique
01:00:28voilà
01:00:29c'est super
01:00:30enfin pas personnellement
01:00:32je trouve
01:00:32oui oui
01:00:33Frédéric
01:00:34je prenais des notes
01:00:35oui je prenais des notes
01:00:36parce qu'on en revient toujours
01:00:37à cette absurdité
01:00:39de quête de l'homme providentiel
01:00:40on cherche l'homme providentiel
01:00:42donc évidemment
01:00:42c'est celui qui est responsable
01:00:44de tout
01:00:45nous on est responsable
01:00:46de rien
01:00:46on n'est jamais responsable
01:00:47de nos paroles
01:00:48on n'est jamais responsable
01:00:49de nos actes
01:00:49c'est toujours l'homme providentiel
01:00:51qu'on est lit
01:00:51dans lequel on met énormément
01:00:52d'espoir
01:00:53et puis après
01:00:54qu'on bâche
01:00:55pendant toute la durée
01:00:55de son mandat
01:00:56est-ce qu'on peut prendre
01:00:58un tout petit peu de hauteur
01:00:59pour terminer
01:01:00ces quelques minutes d'émission
01:01:01qu'on a passées ensemble
01:01:02demain
01:01:03entrera en panthéon
01:01:05Robert Badinter
01:01:06l'homme qui a aboli
01:01:08la peine de mort
01:01:09aujourd'hui
01:01:09c'est un moment
01:01:10qui va faire consensus
01:01:12je l'espère
01:01:13en tous les cas
01:01:13en espérons
01:01:15il y a cette une
01:01:17de Charlie Hebdo
01:01:18ce matin
01:01:19la rédaction de Charlie Hebdo
01:01:20et les parents de Charme
01:01:21ont fait la demande
01:01:22pour le dessinateur
01:01:23tué par l'attaque djihadiste
01:01:25contre l'hebdomadaire
01:01:26satirique il y a dix ans
01:01:27et bien que Charme
01:01:28puisse également
01:01:29rentrer au panthéon
01:01:31un journaliste
01:01:32victime du terrorisme
01:01:33est-ce qu'on doit
01:01:34se tourner vers
01:01:35cette page sombre
01:01:36de notre histoire commune
01:01:38à travers
01:01:38donc ce symbole
01:01:39qu'a été Charme
01:01:40symbole de la liberté
01:01:42d'expression
01:01:42Boris
01:01:44je suis
01:01:45oui
01:01:48je trouve que c'est
01:01:49un peu beaucoup
01:01:49c'est trop tôt
01:01:51oui
01:01:52alors c'est trop tôt
01:01:53c'est à la fois trop tôt
01:01:54et puis c'est trop long
01:01:55je veux dire c'est
01:01:56le panthéon
01:01:58c'est beaucoup
01:01:59c'est la mémoire de France
01:02:01c'est l'unité
01:02:02Charme représentait
01:02:03la liberté d'expression
01:02:04jusqu'au bout
01:02:06il l'a défendu
01:02:07il divisait autant
01:02:09qu'il rassemblait
01:02:10je pense que
01:02:11le panthéon
01:02:12n'est pas forcément
01:02:13le plus adapté
01:02:14à ce qu'il a incarné
01:02:16jusqu'à la fin
01:02:17et pour moi
01:02:18j'ai peut-être
01:02:19je dirais un devoir
01:02:20de réserve là-dessus
01:02:21je suis pas
01:02:22ce n'est qu'on
01:02:24mon point de vue
01:02:24évidemment
01:02:24mais je trouve que
01:02:25c'est un peu beaucoup
01:02:26Frédéric
01:02:27Je rejoins Boris
01:02:29en fait sur la temporalité
01:02:31je ne suis ni pour
01:02:32ni contre
01:02:33je ne sais pas si
01:02:34c'est raisonnable
01:02:34d'ailleurs de l'être
01:02:35à ce stade
01:02:36désolé s'il y en a
01:02:37qui vont se prononcer
01:02:38différemment
01:02:38je pense juste
01:02:39qu'il est trop tôt
01:02:40et donc il faut du temps
01:02:41et pour rentrer dans l'histoire
01:02:43il faut quand même
01:02:43laisser du temps à l'histoire
01:02:44et peut-être que
01:02:45dans quelques années
01:02:46ça paraîtra évident
01:02:47qu'il a sa place
01:02:48au panthéon
01:02:49ou que ça ne sera pas
01:02:50un sujet
01:02:50ça me paraît trop encore
01:02:52dans l'actualité
01:02:53c'était 2015
01:02:55ces attentats
01:02:56la temporalité
01:02:59est encore
01:02:59au niveau de l'histoire
01:03:00de France
01:03:00disons que c'est très peu
01:03:01qui a passé de recul
01:03:03effectivement
01:03:03passé de recul
01:03:04la panthéonisation
01:03:05de Robert Benater
01:03:06je souligne
01:03:07que du côté du Mucem
01:03:09à Marseille
01:03:09il y a
01:03:10ils ont récupéré
01:03:12la toute dernière guillotine
01:03:13existant en France
01:03:14qui a été exposée
01:03:15donc pour le public
01:03:16parce qu'il existe aussi
01:03:17un des derniers
01:03:19gardiens de prison
01:03:20qui a assisté
01:03:20à une des dernières
01:03:21décapitations
01:03:22qui est encore en vie
01:03:23c'était Christian Vanucci
01:03:25qui avait eu la tête coupée
01:03:26à cette époque
01:03:27et il a assisté
01:03:27à sa décapitation
01:03:29il raconte
01:03:29je vous invite
01:03:30parce qu'il y a des témoignages
01:03:32qui tournent aussi
01:03:33du côté des vidéos
01:03:33mais voilà
01:03:34à Marseille
01:03:35on présente aussi
01:03:36cet objet de mort
01:03:39aujourd'hui
01:03:40Robert Benater
01:03:42d'un mot
01:03:42pour terminer
01:03:43ça va être
01:03:43c'est l'homme
01:03:44qui fait grandir
01:03:46une société
01:03:46c'est logique
01:03:48qui veut conclure
01:03:49c'est exceptionnel
01:03:51Robert Benater
01:03:51il y a tout
01:03:52il y a l'intelligence
01:03:53la compassion
01:03:54l'humilité
01:03:55la passion
01:03:56voilà ce qui nous manque
01:03:57des hommes d'état
01:03:57comme Robert Benater
01:03:59moi j'aimerais dire
01:04:00j'ai eu la chance
01:04:02de le connaître
01:04:02d'échanger avec lui
01:04:03plusieurs fois
01:04:04et c'est effectivement
01:04:05un grand homme
01:04:06qui m'a beaucoup inspiré
01:04:07et aujourd'hui
01:04:08pourquoi pas
01:04:09oui effectivement
01:04:10pourquoi pas
01:04:11allez on va terminer
01:04:12sur cette note là
01:04:14on y reviendra demain
01:04:15parce que je rappelle
01:04:16que la cérémonie
01:04:17d'entrée au Panthéon
01:04:18de Robert Benater
01:04:19a lieu donc demain
01:04:20en fin de journée
01:04:21en présence
01:04:22du chef de l'état
01:04:23on verra d'ici là
01:04:24ce qui s'est passé
01:04:25sur la scène politique intérieure
01:04:26Sébastien Lecornu
01:04:28qui continue ses consultations
01:04:30avec la gauche
01:04:31en ce moment
01:04:31c'est le parti communiste
01:04:32qui est dans le bureau
01:04:33du premier ministre
01:04:34on dit démissionnaire
01:04:35démissionné
01:04:36on sait plus
01:04:37restez près démissionnaire
01:04:38il peut y avoir encore
01:04:39du changement
01:04:40voilà il y a beaucoup de choses
01:04:41et beaucoup s'expriment aussi
01:04:42et ça va bouger
01:04:44tout au long de la journée
01:04:45puisque ça se déroule
01:04:46sous nos yeux
01:04:47cette actualité politique
01:04:48merci à tous les quatre
01:04:49merci à vous
01:04:50et dans un instant
01:04:51les médias
01:04:52avec Gilles Gansman
01:04:53et notre invité
01:04:53qui va nous rejoindre aussi
01:04:54c'est l'actrice
01:04:55Michel Bernier
01:04:57à tout de suite
01:04:57Sud Radio
01:04:59Parlons Vrai
01:05:00Parlons Vrai
01:05:01Sud Radio
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