- il y a 6 semaines
Mettez vous d'accord avec Jérôme Dubus, Arnaud Benedetti, Laurence Sailliet et Sophie De Menthon
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NewsTranscription
00:00:0012h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:03Bonjour à toutes et à tous, heureuse de vous retrouver.
00:00:05Une nouvelle semaine qui redémarre, nous sommes le lundi 8 décembre.
00:00:10Et pour commenter l'actualité, Jérôme Dubu, bonjour.
00:00:13Bonjour.
00:00:13Vice-président de France-Israël, Laurence Saillet, bonjour.
00:00:16Bonjour.
00:00:17Chroniqueuse politique, ancienne députée européenne.
00:00:20Laurence, elle arrive, elle est toujours très calme et puis à la fin, elle est survoltée.
00:00:24C'est ça.
00:00:25Arnaud Benedetti, professeur à la Sorbonne, votre dernier livre aux portes du pouvoir,
00:00:30RN, l'inéluctable victoire, aux éditions Michel Laffont.
00:00:33Et puis vous avez lancé une nouvelle revue.
00:00:34Oui.
00:00:35Dites-nous quelques mots.
00:00:36La nouvelle revue politique, dont le site a été mis en ligne, écoutez, mercredi.
00:00:43Avec beaucoup de signatures.
00:00:44Beaucoup de signatures, permanent, Pierre-André Taguieff, Thibaut de Montbrial, etc.
00:00:51Geneviève Godzinger, Stéphane Rosès, on a un comité scientifique très fourni.
00:00:58Éric Anceau également, qui est l'auteur d'une magnifique histoire de France, de 1000 pages, collectif.
00:01:04Et vous étiez à la tête, avec Noël Lenoir, du comité de soutien à la libération de Boilem Sansal.
00:01:11Et puis on pourra parler évidemment avec vous de Christophe Gleize, qui lui est toujours détenu,
00:01:15qui a été condamné la semaine dernière à nouveau à 7 ans de prison.
00:01:207 ans de prison.
00:01:21Et on va y revenir avec vous évidemment dans un instant.
00:01:24Et nous attendons.
00:01:26Sophie de Menton, on va parler des patrons avec Sophie de Menton.
00:01:29On va parler de ces patrons qui sont en colère contre l'inconséquence du monde politique.
00:01:34Les conséquences pour les patrons, petits et grands.
00:01:37Vous pouvez nous appeler si vous êtes entrepreneur et que vous nous écoutez.
00:01:40Vous êtes nombreux à nous appeler d'ailleurs sur ce sujet et à nous raconter ce qui se passe pour vous concrètement dans votre entreprise
00:01:48pour interroger les patrons, restaurateurs, commerçants.
00:01:52Ils ont du mal en ce moment et le manque de visibilité et la politique fait que c'est extrêmement compliqué.
00:01:58On va parler de ce week-end dramatique une fois de plus.
00:02:02Trois morts en un week-end entre Rennes et Chirol sur fond de trafic de stupes.
00:02:08La cocaïne qui détrône le cannabis sur le marché de la drogue pour la première fois en France.
00:02:13Et puis 11 millions de visiteurs à Notre-Dame.
00:02:15Alors faut-il faire payer l'entrée pour sauver le patrimoine ?
00:02:19On en parle avec vous.
00:02:200 826 300 300.
00:02:22Tous ces sujets évidemment vous concernent.
00:02:25Et on attend vos réactions.
00:02:27Est-ce que vous seriez d'accord pour qu'on fasse payer l'entrée à Notre-Dame ou d'une manière générale dans les grands établissements religieux ?
00:02:38Ça pourrait être la bonne mère qui vient d'être entièrement, je ne sais pas si vous avez vu les images hier à Marseille, entièrement restaurée.
00:02:45Quand on se promène en Europe, si vous allez en Espagne, vous payez à l'entrée des principales cathédrales.
00:02:54Des principales cathédrales, vous en pensez quoi Laurence, ça y est ?
00:02:57Alors, je suis un peu partagée mais bon, je vais trancher quand même.
00:03:00Je pense que pour ceux qui pratiquent la religion et qui vont l'habituer d'aller à Notre-Dame, qui ne sont pas des touristes,
00:03:08l'accès gratuit est quand même très important.
00:03:10Parce que payer pour prier, c'est quand même, merci Arnaud, c'est quand même un peu étrange.
00:03:16Néanmoins, pour les touristes effectivement, c'est un lieu de visite et il y a besoin d'argent, on l'a remarqué.
00:03:23Néanmoins, il faut espérer que cet argent soit bien géré, contrairement au Louvre.
00:03:28Alors, il y a, oui, on va en parler du Louvre, mais il y a des moments où l'accès est gratuit, justement, pour que les fidèles puissent prier.
00:03:37Mais globalement, quand on va visiter une cathédrale ou une église qui est un lieu touristique, comme peut l'être Notre-Dame,
00:03:44ce n'est pas très propice à la prière non plus.
00:03:46Enfin, il y a beaucoup, beaucoup de monde, donc...
00:03:48Tout à fait, mais moi j'ai vu quand même des moments où il y avait des gens qui étaient en train de prier, de se recueillir,
00:03:54et en même temps, des gens qui visitaient.
00:03:57Et qui peuvent prier d'ailleurs aussi.
00:03:58Il faut quand même, mais je crois que dans le projet, parce que c'est Rachida Dati qui défend le fait de payer les entrées,
00:04:05il était prévu, justement, de différencier les touristes et les paroissiens.
00:04:10Non, ça va être difficile, parce qu'on peut être touristes et paroissiens, il n'y a pas que Notre-Dame,
00:04:14il y a aussi d'autres en province, il y a des tas d'édifices religieux qui pourraient être aussi payants.
00:04:20Moi, je suis un peu partagé, je suis un peu comme Laurence, mais je tranche en disant non, c'est la gratuité qui doit s'apposer.
00:04:26Même 5 euros, ce qu'avait proposé, justement, Rachida Dati, qui était plutôt une somme symbolique.
00:04:32C'est plutôt une somme symbolique, mais après, le symbole, il est fort, donc moi, je suis assez contre la marchandisation des édifices d'occulte,
00:04:41quels qu'ils soient d'ailleurs, que ce soit des églises, des mosquées, des synagogues, peu importe, moi, je suis contre.
00:04:46Mais ce sont des bâtiments d'exception, 0826-300-300, j'ai envie de vous entendre sur ce sujet, est-ce que vous pensez que sur des...
00:04:54La Bonne-Mère aussi, c'était un bâtiment d'exception, la Notre-Dame, etc., la cathédrale de Reims, surtout nos cathédrales.
00:05:02Donc, marchandiser le patrimoine religieux, moi, j'ai un peu de mal.
00:05:06Arnaud ?
00:05:07Moi, je suis assez d'accord avec Jérôme, en effet.
00:05:08Je suis partagé aussi, c'est vrai qu'à un moment donné, il y a nécessité de trouver des moyens pour pouvoir maintenir en état des édifices, parfois religieux,
00:05:16qui ont tendance, je veux dire, à s'abîmer.
00:05:19Mais c'est vrai que la marchandisation des lieux de culte, ce n'est pas une tradition, en tout cas française, manifestement.
00:05:27Et est-ce que ce sera d'ailleurs suffisant, en l'occurrence, pour permettre aussi la restauration d'un certain nombre de lieux qui sont, en effet, aujourd'hui, particulièrement dégradés ?
00:05:37Je ne suis même pas sûr.
00:05:38Oui, Sophie de Menton vient d'arriver. Bonjour Sophie.
00:05:41Bonjour.
00:05:41Peut-être que vous allez être... Moi, je suis favorable à ce qu'on fasse payer.
00:05:44Totalement favorable.
00:05:45Même un montant symbolique.
00:05:48Totalement favorable.
00:05:49Les femmes sont pours, les hommes sont pours.
00:05:51Bien sûr.
00:05:53On n'est plus conservateurs.
00:05:55Payer pour l'entrée à Notre-Dame ou dans des établissements qui nécessitent...
00:06:01Non mais il y a un moment, il faut faire payer les gens qui veulent payer.
00:06:05C'est un... On paye volontairement.
00:06:08Faisons payer les riches.
00:06:10Non, les gens qui sont d'accord pour payer, parce que ceux qui paieront pour y aller seront d'accord.
00:06:14Ensuite de ça, il y aura beaucoup d'étrangers.
00:06:16Je trouve ça pas si mal que les étrangers...
00:06:19Après, il y a la question de payer pour aller prier, ce qu'évoquait Laurent Saillet.
00:06:22Non, c'est pas payer pour aller prier, parce que...
00:06:24Alors là, je pense qu'il pourrait d'abord y avoir une exception sur les messes et les offices religieux.
00:06:31C'était prévu d'ailleurs.
00:06:32Et payer pour aller prier, c'est très bien.
00:06:38C'est un acte de charité.
00:06:39Bon.
00:06:40Déjà, il y a déjà le denier du culte.
00:06:43On ne va pas rajouter encore.
00:06:44À la messe, on paye.
00:06:45À la quête, on paye.
00:06:48Est-ce que vous voulez qu'on entretienne nos églises en France ?
00:06:52Est-ce que vous voulez qu'on y arrive ?
00:06:53Ou est-ce que vous voulez laisser se dégrader complètement tout ce qui est religieux ?
00:06:58Mais pas du tout.
00:06:59On a les moyens, l'État a les moyens d'entretenir.
00:07:02Oh, l'État a les moyens.
00:07:02C'est une question de priorité, mais bien sûr que si.
00:07:04Mais priorité par rapport à un hôpital, par rapport aux prisons, par rapport à...
00:07:08Oui, la priorité.
00:07:10Non, mais dans la politique culturelle, il peut y avoir des priorités.
00:07:13Moi, ce qui m'agire, c'est la gestion des deniers.
00:07:16Je le redis encore, parce qu'on peut faire payer, mais si c'est pour faire n'importe quoi...
00:07:20Je suis d'accord.
00:07:21Regardez le Louvre.
00:07:21Parce que vu comment on gère les deniers publics actuellement,
00:07:24Le Louvre, ce n'est pas une question de budget, c'est une question de priorité, d'efficacité.
00:07:30Enfin, on a quand même, de manière générale, des gens...
00:07:33Une question de gouvernance du Louvre.
00:07:34Je ne parle pas exactement, spécifiquement,
00:07:37mais on a quand même des hauts fonctionnaires payés,
00:07:40comme une dinguerie dans certaines gestions de sites,
00:07:45pour ne rien faire au final, ou ne pas assumer, même quand il y a des fautes.
00:07:48Donc si, là je ne sais pas comment ça se mettra en place,
00:07:51mais si l'argent doit partir à droite, à gauche, pour payer des fonctionnaires
00:07:54qui vont réfléchir à l'entretien de Notre-Dame,
00:07:58des fonctionnaires qui vont réfléchir à la manière dont on fait rentrer les gens,
00:08:03des fonctionnaires qui vont réfléchir...
00:08:05Les fonctionnaires qui vont réfléchissent, si vous voulez...
00:08:08C'était Notre-Dame.
00:08:08Pas tous en même temps.
00:08:09C'était Notre-Dame.
00:08:11Il se trouve qu'on a trouvé plus d'argent pour la rénovation de Notre-Dame qu'il n'en fallait.
00:08:16Alors c'est quand même assez exceptionnel.
00:08:17Merci Bernard Arnault.
00:08:18Oui, donc on a donné l'argent à d'autres sites qui étaient en difficulté.
00:08:22C'est formidable.
00:08:25On n'a pas besoin de faire payer pour trouver de l'argent, je suis désolé.
00:08:28Non, attendez, il y a une catastrophe sur les églises en France.
00:08:32Oui, ça dépend des sites.
00:08:33Vraiment.
00:08:34Et moi je pense, je partage votre point de vue,
00:08:37il faudrait être sûr, et absolument par un décret, par je ne sais quoi,
00:08:41que tout l'argent recueilli va à la rénovation des églises en France.
00:08:45Écoute, moi je viens de faire classer, dans mon petit village de Seine-et-Marne,
00:08:49à côté de Fontainebleau, je viens de faire classer l'église.
00:08:51Ah.
00:08:51À l'inventaire des monuments historiques.
00:08:53Oui.
00:08:53Bon, c'est exceptionnel, il n'y en a qu'une qui a été classée en Seine-et-Marne,
00:08:56en un an, avec beaucoup d'amis, etc.
00:08:58On a fait ça.
00:09:00On a trouvé, pour la première tranche de la rénovation de l'église,
00:09:03qui s'élève à 600 000 euros,
00:09:05on a trouvé 200 000 euros de dons,
00:09:07dans un petit village de 700 âmes.
00:09:09Oui, bien sûr.
00:09:10Oui, mais parce que c'est vous.
00:09:10C'est pas besoin de l'argent public, c'est pas besoin de faire payer.
00:09:13Vous avez été très convaincant, mais je ne pense pas.
00:09:15Pas besoin de faire payer, non.
00:09:16Si.
00:09:17Non, bon.
00:09:18Il faut savoir quand même que,
00:09:19si vous voulez visiter le trésor de Notre-Dame,
00:09:21c'est 12 euros.
00:09:22On montait dans les tours, il faut payer.
00:09:25Et 5 euros, me dit une auditrice,
00:09:27ça aurait permis de récolter 75 millions d'euros,
00:09:29si on avait fait payer depuis l'année dernière.
00:09:31On se fait bien payer les musées, enfin.
00:09:32Et là, c'est un édifice religieux.
00:09:34C'est un édifice religieux.
00:09:36Et Stéphane, un auditeur, me dit...
00:09:38Oui, vous êtes un peu ringard.
00:09:42Stéphane me dit, on paye bien, ça c'est pour les politiques,
00:09:45on paye bien les politiques pour un résultat pas terrible.
00:09:47Ça c'est vrai.
00:09:48Voilà.
00:09:48C'est presque religieux.
00:09:50C'est presque religieux.
00:09:52Je vous propose que nous marquions une pause.
00:09:54Peut-être avant, vous savez que c'est bientôt Noël,
00:09:57il n'y a plus que 17 dodos.
00:10:00Donc nous jouons avec Sud Radio.
00:10:01Le sapin de Noël Sud Radio.
00:10:03Voilà, le sapin de Noël Sud Radio,
00:10:05des dizaines de cadeaux à gagner jusqu'au 24 décembre.
00:10:09Vous envoyez sapin par SMS au 7-20-18,
00:10:13et alors vous pouvez gagner.
00:10:14Et tout va à Notre-Dame.
00:10:15Aujourd'hui, pas du tout, pas du tout.
00:10:17Un bon d'achat de 200 euros pour le site Le Vent à la Française.
00:10:21Le Vent à la Française, c'est un bracelet qui est fabriqué,
00:10:25se fit intégralement en France, fabriqué à la main,
00:10:29avec une rose des vents, symbole du voyage, de l'aventure et de la liberté.
00:10:33Donc un bon d'achat de 200 euros pour le site Le Vent à la Française.
00:10:37Vous tapez sapin, oui, sapin, au 7-20-18,
00:10:41et on vous donnera le gagnant dans quelques instants.
00:10:44A tout de suite, on va parler des patrons,
00:10:46les patrons en colère contre les conséquences du monde politique.
00:10:49Là aussi, 0800 26 300 300.
00:10:52Vous êtes patron, vous êtes commerçant.
00:10:55Dites-nous ce que l'impact aujourd'hui du chaos politique a sur votre entreprise.
00:11:00A tout de suite.
00:11:02Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:11:07Allez, on est avec vous sur Sud Radio jusqu'à midi.
00:11:10À 11h30, on recevra un couple iconique de l'amour et dans le pré,
00:11:13puisque grande émission sur M6 ce soir, absolument.
00:11:18J'espère bien que vous allez rester.
00:11:19Jérôme Dubu, Arnaud Benedetti, Laurence Saillet, Sophie de Menton.
00:11:22Parlons des patrons.
00:11:24La colère des patrons face à l'inconséquence du monde politique,
00:11:28c'est une colère qui monte.
00:11:30Le monde patronal qui élève la voix.
00:11:33Vous, Sophie, en êtes l'une des grandes actrices,
00:11:37ou l'un des grands acteurs.
00:11:39Je ne sais pas si on...
00:11:39Parce qu'actrice, ça fait un peu bizarre.
00:11:40Actrice, ça fait un peu Hollywood.
00:11:41Ça fait un peu Hollywood.
00:11:42Ça fait un festival de calme.
00:11:43Et c'est vrai que...
00:11:44Alors, peut-être qu'on peut dire un mot de la plainte
00:11:47que vous avez déposée contre Sophie Binet,
00:11:49qui a été mise en examen parce que c'est automatique
00:11:52quand il y a une plainte qui est déposée.
00:11:55Elle avait dit, les rats quittent le navire en parlant des grands patrons.
00:11:58Vous avez porté plainte.
00:11:59Et vous vous êtes retrouvée assez seule, finalement, dans ce combat.
00:12:03Vous n'avez pas été soutenue par le MEDEV.
00:12:05Vous n'avez pas été soutenue par le patronat.
00:12:08Alors, c'est tout à fait vrai.
00:12:11Et en même temps, c'est faux.
00:12:12Parce que je suis tellement soutenue par les entrepreneurs.
00:12:14Par les entrepreneurs d'éthique qui...
00:12:17Même des gens dans la rue.
00:12:19Enfin, c'est étonnant parce qu'il y a eu un Binz autour de Sophie Binet.
00:12:23D'ailleurs, c'est étonnant parce que la presse s'est jetée sur Sophie Binet.
00:12:26Mais ça n'a pas intéressé grand monde, le sujet en lui-même et pourquoi cette plainte.
00:12:34Moi, je voudrais que...
00:12:36Et c'était l'origine, d'ailleurs, de cette plainte.
00:12:40Je veux qu'on arrête d'insulter les patrons.
00:12:41Ils n'en peuvent plus en ce moment.
00:12:43On les attaque de toutes parts.
00:12:45Ils ont des taxes.
00:12:45On les accuse de gagner trop d'argent.
00:12:47Les riches sont lamentables.
00:12:49La réussite est...
00:12:50Et là, que les rats quittent le navire.
00:12:52Et surtout, en attaquant Bernard Arnault, particulièrement.
00:12:56Qui en prend plein la gueule, y compris dans l'émission Cache Investigation.
00:12:58Qui est absolument stupéfiante.
00:13:01Et donc, j'ai voulu remettre les choses à leur place.
00:13:04Alors, on a rencontré...
00:13:05Enfin, pas moi.
00:13:06Mais mon directeur de cabinet a vu Sophie Binet au CESE vendredi, je crois.
00:13:10Et est allée la voir.
00:13:12Et lui a dit, Sophie de Menton est à votre disposition.
00:13:14On n'a absolument rien contre vous.
00:13:16Et si vous dites que les mots ont dépassé votre pensée.
00:13:19Que non, les patrons ne sont pas des rats.
00:13:20On enlève la plainte tout de suite.
00:13:23Elle était trop contente d'avoir cette plainte.
00:13:25Elle a dit qu'il n'était pas question qu'elle revienne sur ses propos.
00:13:28Et c'était un symbole.
00:13:30Voilà.
00:13:30C'est une plainte pas du tout contre la personne.
00:13:32J'étais souvent, parfois, aux côtés de la CGT.
00:13:36Mais il y a tous les entrepreneurs.
00:13:38Le boulanger me dit merci.
00:13:40Il en a marre qu'on les traite de tous les noms.
00:13:43Et les petits entrepreneurs se sentent complètement concernés lorsqu'on attaque les grands.
00:13:49On est les fournisseurs.
00:13:51Bien sûr.
00:13:52Bien sûr.
00:13:53Même les auto-entrepreneurs en ont besoin.
00:13:55Et je trouve que, vraiment, c'est plus possible en France de gâcher ça.
00:14:01Et je vous signale, et j'en ai terminé, que c'est merci les entrepreneurs qui ne sont pas des rats d'avoir maintenu la croissance.
00:14:09Parce que s'il y a un soupçon de croissance plus important que ce qu'on imaginait, c'est grâce aux entrepreneurs.
00:14:15Non, nous ne sommes pas des rats.
00:14:17Et moi, je voudrais que la CGT retire ça.
00:14:19Oui, visiblement pas.
00:14:20Alors, on a Philippe en ligne avec nous.
00:14:22Bonjour, Philippe.
00:14:23Oui, bonjour.
00:14:23Vous êtes chef d'entreprise ?
00:14:26Eh oui.
00:14:27Eh oui.
00:14:27Hélas pour moi.
00:14:28Dans quel secteur ?
00:14:30Moi, je fais du tourisme de l'immobilier.
00:14:32D'accord.
00:14:33Ah, puis c'est le pire secteur.
00:14:34Oui, c'est des secteurs compliqués.
00:14:35Et donc, est-ce qu'il y a une conséquence, aujourd'hui, sur votre entreprise, du climat politique ?
00:14:42Alors, oui, tout à fait.
00:14:43Déjà, pour la partie immobilière, on attendait beaucoup du statut du bailleur privé.
00:14:48Et puis, donc, moi, je suis à un âge où on passe à la retraite, si vous voyez ce que je veux dire.
00:14:54Donc, on se fait un peu de fusil d'épaule.
00:14:56Et le statut du bailleur privé, on l'attendait fortement.
00:14:59Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui attendaient ça pour pouvoir investir,
00:15:01pour pouvoir produire du logement de qualité pour tout un tas de Français qui ont besoin.
00:15:06Et ça fait un plouf, donc on ne peut rien faire.
00:15:08Et puis après, sur un plan d'entreprise pure et dure,
00:15:10moi, j'ai une entreprise de tourisme dans le Val-d'Oise, à Overse-Oise.
00:15:14Je vais la mettre en vente.
00:15:16Les banques refusent.
00:15:18On ne sait pas où on va.
00:15:20Il y a cette instabilité qu'on a au niveau politique,
00:15:24qui fait que le monde des affaires est à l'arrêt.
00:15:27Parce que ça change tout le temps et on ne sait pas où on va.
00:15:29Et pour mener l'entreprise, c'est comme pour mener un bateau.
00:15:32Il faut avoir un port d'arrivée.
00:15:33On ne sait pas où on va.
00:15:35Et tout est en réalité à l'arrêt.
00:15:37Il y a des brouhards.
00:15:38On ne sait pas ce qu'on fait.
00:15:39Mais on sait très bien que ça ne peut pas durer.
00:15:43C'est tout ce qu'on sait.
00:15:44C'est-à-dire que les investissements, moi, je n'en fais plus.
00:15:48Je ne peux plus en faire.
00:15:49Et la vision que j'ai des choses,
00:15:51pourtant j'ai des potentialités importantes,
00:15:53je sais que j'ai des potentialités, mais je n'y vais pas.
00:15:55Parce que je ne sais pas à quelle source on va nous manger.
00:15:57Aussi bête que ça.
00:15:58C'est ce que vous dites reflète effectivement ce qu'on peut entendre de la part d'un certain nombre d'entrepreneurs.
00:16:06A l'Assemblée nationale, c'est vrai que si on regarde,
00:16:08les députés ont décidé d'instaurer une nouvelle baisse du crédit à l'apprentissage,
00:16:13une surtaxe d'impôt sur les sociétés,
00:16:14un impôt sur la fortune improductive,
00:16:16une hausse des taxes sur le rachat d'actions,
00:16:18un remboursement du CIR en cas de délocalisation,
00:16:21une taxe holding, une résection du Pacte du Treil.
00:16:23L'entreprise, c'est la vache à traire.
00:16:29Parce que les entrepreneurs,
00:16:30ils ne vont pas dans la rue pour tout casser.
00:16:32Les entrepreneurs, ils ne bloquent pas le pays.
00:16:34Donc, effectivement,
00:16:36dès qu'on a besoin d'argent,
00:16:37c'est chez eux qu'on va chercher,
00:16:39parce qu'ils n'ont pas de pouvoir, entre guillemets, de nuisance.
00:16:41Parce que comme ils ne sont pas dans l'état d'esprit
00:16:43de certains cégétistes, justement,
00:16:45ils ne sont pas en train de dire,
00:16:46dès qu'on n'a pas quelque chose qui nous convient,
00:16:48on va, excusez-moi du terme,
00:16:50emmerder tout le monde. Pour revenir à Madame Binet,
00:16:51elle est très contente de cette plainte, même s'il fallait la déposer.
00:16:54Et je vous en félicite.
00:16:56Parce que ça va lui coûter zéro euro.
00:16:58C'est-à-dire que ses frais seront payés par la CGT.
00:17:00Ce n'est pas dire par notre argent, chers amis,
00:17:03les contribuables.
00:17:04C'est-à-dire que c'est nous qui allons payer ses frais d'avocat.
00:17:06En plus, elle se fait de la pub gratos.
00:17:08Et elle gagnera.
00:17:09Parce que ça fait partie de la liberté d'expression.
00:17:12Donc, Madame Binet, il fallait déposer cette plainte.
00:17:14Parce que moi, je suis stupéfaite de voir
00:17:16comment on laisse dire des mensonges sur tous les plateaux.
00:17:18Et je ne comprends pas
00:17:20que les journalistes, parfois,
00:17:21ne contestent pas ce qui est dit.
00:17:23Pourquoi on fait du patron bashing ?
00:17:25Parce qu'on a laissé penser aux Français
00:17:26que c'était vrai qu'il y avait 211 milliards d'euros
00:17:28qui avaient été donnés.
00:17:29C'est un mensonge absolu.
00:17:31Mais c'est très facile à démonter.
00:17:33Et quand quelqu'un dit
00:17:35qu'il y a 211 milliards d'aides,
00:17:36aucun journaliste ne dit
00:17:37non, ce n'est pas la vérité.
00:17:39Moi, je ne comprends pas ça.
00:17:41Et donc, on est rentré dans un patron bashing
00:17:42qui est vraiment désespérant.
00:17:44Et le message donné à notre jeunesse,
00:17:46c'est formidable.
00:17:47Surtout, ne soyez pas patron.
00:17:48Surtout, ne réussissez pas.
00:17:49Sinon, vous êtes les méchants.
00:17:50En fait, avec Mme Binet,
00:17:52on devrait faire une France.
00:17:54Moi, je pense que les syndicats,
00:17:56alors qu'ils ne représentent personne,
00:17:57il y a 10% des salariés qui sont syndiqués,
00:18:00on leur donne beaucoup trop d'importance.
00:18:02On leur donne beaucoup trop d'argent
00:18:04et beaucoup trop d'importance.
00:18:05C'est ça qui détruit notre pays.
00:18:07On ne peut pas réformer à cause d'eux
00:18:08parce qu'ils arrêtent la France.
00:18:10On ne peut rien faire.
00:18:11Et en plus, maintenant,
00:18:12ils sont en train de dégoûter
00:18:14ceux qui font réussir la France,
00:18:16c'est-à-dire les patrons.
00:18:17Et de terrifier les organismes patronneaux.
00:18:19Mais là, il n'y a pas que les syndicats
00:18:21qui sont responsables de la situation.
00:18:23Je dirais que ce sont des parlementaires
00:18:27qui ont voté depuis plusieurs semaines.
00:18:28Oui, mais ils ont une mauvaise solution.
00:18:30On a un débat budgétaire
00:18:32qui est absolument catastrophique.
00:18:34Vous avez cité le nombre de taxes
00:18:35qui ont été votées de tous bords.
00:18:38Oui, de tous bords.
00:18:40La suspension de la retraite à 64 ans,
00:18:46elle a été votée aussi par des gens de droite.
00:18:50C'est stupéfiant.
00:18:51Non, elle n'a pas été votée par des gens de droite.
00:18:52S'il y a un certain nombre de députés LR
00:18:54qui ont voté pour la suspension.
00:18:56Oui, 3 ou 4.
00:18:56Voilà, oui, 3 ou 4, c'est...
00:18:58Ah oui, je suis d'accord avec vous, c'est honteux.
00:18:59Voilà, c'est honteux.
00:19:00Et ceux-là, je me demande
00:19:01quelles sont leurs vraies convictions.
00:19:03Voilà.
00:19:03Bon, cela étant, moi je trouve
00:19:05qu'on est revenu 50 ans en arrière.
00:19:07On est revenu dans le climat de 1981
00:19:09où effectivement, les riches doivent payer.
00:19:12Les entreprises gagnent de l'argent
00:19:14sur le dos des salariés.
00:19:16Indépendamment des syndicats
00:19:17qui sont ce qu'ils sont,
00:19:18ils sont très marxisés pour la plupart d'entre eux.
00:19:20J'exclus la CGT qui a fait
00:19:22beaucoup de progrès de ce point de vue-là.
00:19:23Mais la CGT Sud,
00:19:25c'est encore très marxisé
00:19:26avec une idéologie qui est anti-entreprise.
00:19:31Et on avait fait des progrès en 2017.
00:19:34On avait fait des progrès sous Sarkozy.
00:19:36On avait fait des progrès en 2017.
00:19:37Là, on est revenu 50 ans en arrière.
00:19:40Je vois les débats à l'Assemblée nationale.
00:19:42Ça me stupéfait.
00:19:43Des gens qui vous disent les yeux dans les yeux
00:19:45« Je vais vous défendre.
00:19:47Vous êtes une très belle entreprise.
00:19:48Je suis content que vous s'ayez sur mon territoire. »
00:19:50Et qui, à l'Assemblée, font l'inverse.
00:19:52Font l'inverse de ce qu'ils disent
00:19:54aux chefs d'entreprise sur leur terrain,
00:19:57qui sont dans leur commune
00:19:58ou dans leur circonscription.
00:19:59Je suis stupéfait de ce climat.
00:20:01Moi, j'avoue que cette classe politique
00:20:02me désespère totalement.
00:20:04Il y en a un ou deux
00:20:05qui essaye de prêcher la bonne parole
00:20:07du libéralisme et du pro-business.
00:20:11Ce sont des voix qui prêchent dans le désert.
00:20:13On est revenu en arrière
00:20:15dans cette société française.
00:20:16C'est terrible.
00:20:16On a un autre Philippe, chef d'entreprise.
00:20:19Bonjour Philippe.
00:20:19Vous nous appelez d'Avignon.
00:20:21Bonjour.
00:20:22Bonjour.
00:20:22Bonjour.
00:20:23Vous avez beau temps ?
00:20:25On a beau temps.
00:20:25Non, nous, c'est moyen.
00:20:27Il fait bon, mais pas terrible.
00:20:30Vous avez bien de la chance
00:20:31qu'il fasse beau chez vous.
00:20:32Tant mieux.
00:20:33Donc, vous êtes chef d'entreprise
00:20:34dans quel secteur ?
00:20:36Dans le secteur du jardin espace vert paysage.
00:20:39C'est pas...
00:20:41On va dire que c'est une petite entreprise,
00:20:43si salarié.
00:20:43Et en fait, on souffre depuis 2022.
00:20:48On souffre pas là.
00:20:49Là, ce qu'on souffre,
00:20:50c'est la résultante de 2022.
00:20:53On a des clients qui...
00:20:55Mais moi, ça m'est arrivé encore la semaine dernière.
00:20:56C'est pour ça que votre sujet tombe drôlement bien.
00:20:58On n'est pas des structures à 600 salariés.
00:21:01Mais encore la semaine dernière,
00:21:02j'ai un client où on avait tout un aménagement à faire
00:21:05pour 35 000 euros.
00:21:06Alors, vous, ça paraît pas grand-chose,
00:21:07mais pour nous, c'est quelque chose.
00:21:09Ben si, c'est pas mal.
00:21:0935 000 euros qui me disent,
00:21:11Ben écoutez, Philippe, on va continuer l'entretien.
00:21:14L'investissement, on verra plus tard.
00:21:16Parce que c'est des étrangers.
00:21:18Ils nous disent, ils nous pompent d'eux de partout.
00:21:20On n'en peut plus.
00:21:21Mais moi, j'ai ça depuis 2022.
00:21:23Depuis 2022.
00:21:25Donc, j'ai des confrères toutes les semaines
00:21:28qui m'appellent si j'ai pas du boulot
00:21:30à la finance ou traitance.
00:21:31Vous voyez, moi, je suis à la limite
00:21:33de prendre un salarié en plus
00:21:35et deux véhicules neufs.
00:21:37Je ne le fais surtout pas.
00:21:39J'ai étalé mon planning de travail
00:21:41en disant, ben écoutez,
00:21:42on va avoir quelque chose
00:21:43qui va nous tomber du ciel
00:21:45de je ne sais pas où.
00:21:46Je n'investis rien.
00:21:47Je bloque tout.
00:21:49On avait un vieux courgon en remplacement.
00:21:51On l'a mis au garage.
00:21:53Pour 1 200 euros,
00:21:54il nous l'a fait passer au contrôle technique.
00:21:56Voilà.
00:21:57Eh ben, on va rouler avec ça.
00:21:58Mais on ne mettra pas 50 000 euros
00:21:59dans le commerce.
00:22:00Et c'est tellement juste que vous dites
00:22:02qu'il y a quelque chose
00:22:03qui me choque beaucoup.
00:22:05C'est qu'il y a des entreprises
00:22:06comme Lavo, typiquement,
00:22:07et que dans tous les jardins
00:22:11des préfectures,
00:22:12il y a des fonctionnaires jardiniers.
00:22:15Je ne comprends pas
00:22:16pourquoi ils font un statut
00:22:18de fonctionnaire
00:22:19pour assurer ce type de métier
00:22:22alors qu'il y a des jardineries,
00:22:24des boîtes comme Lavo
00:22:25partout à côté de la préfecture.
00:22:27C'est invraisemblable.
00:22:28Il n'y a aucune raison pour ça.
00:22:30Oui.
00:22:30Et Philippe ?
00:22:31Votre commentaire est très bon.
00:22:34Moi, j'invite les politiques
00:22:36à regarder les montants
00:22:38qu'ils mettent dans les espaces verts,
00:22:40mais pas dans l'investissement
00:22:41de l'espace vert,
00:22:42dans le salarié.
00:22:43Et ils vont voir que c'est phénoménal
00:22:45par rapport à nous ce qu'on fait.
00:22:46C'est la fonction
00:22:47pour les territoires.
00:22:47Il y a une énorme erreur
00:22:50de fait par nos politiques.
00:22:52Le riche soir de 64 ans,
00:22:54s'il voulait, d'accord,
00:22:55mais dans nos métiers,
00:22:56on va leur filer de pioche
00:22:57et on va voir.
00:22:58Et puis, deuxième chose,
00:22:59moi, mes salariés,
00:23:00ils font une heure par jour.
00:23:02Une heure par jour.
00:23:03C'est le delta mensuel.
00:23:05Eh bien, une heure supplémentaire
00:23:06par jour.
00:23:07C'est le delta qui leur permet
00:23:09à la fin d'avoir un salaire
00:23:10plus intéressant pour vivre.
00:23:12Parce qu'aujourd'hui,
00:23:14je ne sais pas comment c'est,
00:23:15chez vous,
00:23:16mais sur Avignon et ses environs,
00:23:18parce qu'on travaille beaucoup
00:23:18dans le Luberon,
00:23:19avec 1 600 balles,
00:23:21un couple,
00:23:223 200,
00:23:22s'il a deux enfants,
00:23:23il ne s'en sort pas,
00:23:24il faut la voiture, etc.
00:23:26Donc, ce n'est pas possible
00:23:27de vivre comme ça.
00:23:27Mais ces gens-là
00:23:28sont tellement déconnectés
00:23:30des petits chiffres
00:23:31que je viens de vous donner
00:23:32qu'ils n'ont plus rien compris.
00:23:34Ils n'ont plus rien compris.
00:23:36Tenez-vous bien,
00:23:37en deux ans,
00:23:39c'est un de mes salariés
00:23:40qui me disait ça ce matin,
00:23:41il dit en deux ans,
00:23:42le paquet de gâteaux
00:23:43pour mes deux gamines,
00:23:44il a doublé.
00:23:45Bien sûr.
00:23:46Notre interlocuteur
00:23:47a parfaitement raison.
00:23:48Moi, je reprends
00:23:49le thème de l'apprentissage,
00:23:52par exemple.
00:23:54Macron a fait des choses,
00:23:56ses gouvernements successifs
00:23:57ont fait de très bonnes choses
00:23:58pour l'apprentissage.
00:23:59D'ailleurs, l'apprentissage
00:24:00est passé de 300 000,
00:24:01400 000
00:24:01à doubler
00:24:02à presque 1 million d'apprentis.
00:24:04On a rattrapé presque l'Allemagne,
00:24:06c'était un de nos handicaps.
00:24:07On avait peu d'apprentis.
00:24:09D'ailleurs,
00:24:09ça a fait baisser
00:24:10les chiffres du chômage.
00:24:11C'est une des explications
00:24:13de la baisse du chômage,
00:24:14l'augmentation de l'apprentissage.
00:24:16Eh bien,
00:24:17là, on a la vérité des faits.
00:24:19Ça a marché,
00:24:20avec des aides,
00:24:21effectivement,
00:24:21de l'État,
00:24:22mais qui sont des aides
00:24:23qui sont bien mises en place.
00:24:24Eh bien,
00:24:25que fait la représentation nationale ?
00:24:27Elle cromère en cause
00:24:28le statut de l'apprenti.
00:24:30Elle baisse les aides
00:24:31aux apprentis
00:24:31alors que ça a marché.
00:24:33C'est stupéfiant.
00:24:34On se retrouve dans un instant.
00:24:36Vous aurez la parole,
00:24:36Arnaud Benedetti,
00:24:37si vous voulez répondre
00:24:38ou réagir
00:24:39à ce que vient de dire Philippe,
00:24:40qui est pour les mois à venir
00:24:41beaucoup d'entrepreneurs.
00:24:43Quand on dit entreprise,
00:24:44ça va de 3, 4, 5, 6 salariés
00:24:47à des centaines de salariés.
00:24:49Mais tous sont confrontés
00:24:50à cette problématique.
00:24:53A tout de suite.
00:24:53On est ensemble avec vous
00:25:02sur Sud Radio.
00:25:03Pour commenter l'actualité,
00:25:04nous parlons des patrons
00:25:05en colère.
00:25:06Des patrons,
00:25:07quand je dis patron,
00:25:08c'est comme Philippe
00:25:09qui a 6 employés
00:25:10qui nous dit
00:25:11qu'il n'embauchera pas,
00:25:13qu'il pourrait embaucher.
00:25:14si on est dans une situation
00:25:19ubuesque aujourd'hui.
00:25:20Arnaud, on ne vous a pas entendu
00:25:21sur le sujet.
00:25:22On est dans une situation ubuesque
00:25:23qui est commandée
00:25:24par une situation politique
00:25:25qui elle-même est ubuesque.
00:25:26C'est-à-dire qu'on a vu
00:25:27ce qui s'est passé au Parlement.
00:25:29On voit finalement
00:25:30un Premier ministre
00:25:31qui cède quand même
00:25:32à beaucoup de sollicitations
00:25:34de la gauche
00:25:35pour pouvoir se maintenir.
00:25:38Et ça, je crois
00:25:40que c'est un élément important
00:25:41qui explique en effet
00:25:42qu'il y a eu ce concours de taxes
00:25:43qui viennent partout.
00:25:45Vous avez raison de le dire.
00:25:46Ensuite, moi je suis assez frappé
00:25:47en effet par rapport
00:25:48à ce que disait Jérôme.
00:25:49C'est-à-dire que le climat
00:25:50dans lequel on se retrouve
00:25:51est assis proche du climat
00:25:52des années 70,
00:25:54même avant 81.
00:25:55Parce que François Mitterrand
00:25:56avait fait évoluer les choses
00:25:57après sur l'entreprise
00:25:58dans les années 80.
00:26:00Il avait au moins dans le discours,
00:26:01je veux dire,
00:26:01eu un discours qui n'était pas
00:26:03un discours négatif et critique
00:26:05vis-à-vis du monde
00:26:05de l'entreprise.
00:26:07Ce qui n'était pas le cas
00:26:07au début en effet
00:26:08de son premier septennat.
00:26:11Mais en fait,
00:26:12le problème c'est que
00:26:13l'approche de l'économie en France
00:26:14est très idéologisée.
00:26:17Elle ne l'est pas ailleurs
00:26:18finalement.
00:26:19En Espagne,
00:26:20ce sont des socialistes
00:26:21qui gouvernent
00:26:21et que je sache,
00:26:22l'économie espagnole
00:26:24n'est pas soumise finalement
00:26:25au diktat idéologique
00:26:27que l'on connaît en France.
00:26:29Donc l'économie
00:26:31est un sujet
00:26:32de fracturation idéologique
00:26:34et où la gauche continue
00:26:35et la gauche,
00:26:37pas seulement la gauche
00:26:37la plus radicale
00:26:38parce qu'on le voit aussi
00:26:39du côté du Parti Socialiste,
00:26:41a d'une certaine façon
00:26:43mené là-dedans
00:26:44et avoir un discours
00:26:45qui est un discours
00:26:45finalement d'une économie
00:26:48qui doit être administrée,
00:26:49d'une économie
00:26:51qui doit être taxée.
00:26:52Et en plus,
00:26:53on joue sur un imaginaire
00:26:54en France
00:26:54qui est quand même
00:26:55un imaginaire
00:26:56très anti-patron
00:26:58qui est vieux
00:26:59et qui remonte
00:27:00à très longtemps.
00:27:01Et donc tout ça
00:27:02finalement crée le climat
00:27:03dans lequel on se retrouve.
00:27:04Arnaud a raison,
00:27:05l'économie c'est avant tout
00:27:06du pragmatisme.
00:27:07Il y a des choses qui marchent,
00:27:09il y a des choses qui marchent.
00:27:10On le sait à peu près,
00:27:11j'ai cité l'apprentissage
00:27:13tout à l'heure,
00:27:13on sait ce qu'il faut faire.
00:27:15Les successions,
00:27:16on pourrait en parler aussi,
00:27:17on sait très bien
00:27:17ce qu'il faut faire aussi.
00:27:18Le privé public,
00:27:19que ce soit du pragmatisme.
00:27:21Mais sur les successions,
00:27:22vous avez déployé
00:27:23par de l'idéologie.
00:27:24Et de la méconnaissance.
00:27:26Pas tous en même temps.
00:27:26Oui, de la méconnaissance.
00:27:27Non mais sur les successions,
00:27:29c'est très intéressant.
00:27:30Vous avez des députés de gauche
00:27:31qui demandent de taxer encore plus
00:27:32les successions.
00:27:35Je vais vous donner un exemple
00:27:36concret de la bêtise
00:27:39politique économique.
00:27:41Quand j'étais au Parlement européen,
00:27:42M. Breton,
00:27:43qui était à la commission,
00:27:45a sorti un texte
00:27:45pour lutter contre
00:27:46les retards de paiement.
00:27:47Très bien.
00:27:48On sait que nos entreprises,
00:27:49les petites,
00:27:49en souffrent énormément.
00:27:51Et il a donc lancé
00:27:52un texte effroyable
00:27:54qu'heureusement,
00:27:55on a réussi à faire tomber,
00:27:56mais on a toujours peur
00:27:56qu'ils ressurgissent,
00:27:57de passer de 60 jours
00:27:58à 30 jours
00:27:58les délais de paiement.
00:27:59Il confond délai de paiement
00:28:00et retard de paiement
00:28:01comme si,
00:28:02quand vous étiez un mauvais payeur
00:28:03de votre loyer,
00:28:04vous étiez obligé de...
00:28:05Mais si on n'était pas intervenu,
00:28:07en fait,
00:28:08ce texte sortait
00:28:09des milliards de pertes.
00:28:11Parce que c'était
00:28:11des pertes d'emploi.
00:28:13C'est impossible
00:28:14pour la trésorerie
00:28:15et notamment
00:28:16des plus fragiles
00:28:17sur le livre.
00:28:18Imaginez comme si
00:28:19vous pouviez payer
00:28:20vos livres en 30 jours.
00:28:21Enfin,
00:28:22et je vous assure,
00:28:23j'ai eu de nombreux échanges
00:28:24avec lui.
00:28:25Il n'a jamais compris,
00:28:26alors qu'il est maintenant
00:28:27en train de nous expliquer
00:28:28l'économie formidable,
00:28:30il n'a jamais compris
00:28:31ce que tout le monde
00:28:32a essayé de lui expliquer.
00:28:34La différence entre retard et...
00:28:36Mais voilà,
00:28:37donc c'est la déconnexion totale
00:28:38du personnel politique
00:28:39du monde de l'entreprise.
00:28:40Sans compter que
00:28:41les pires dans tout ça,
00:28:43c'est les paiements
00:28:43de la fonction publique.
00:28:45Nous travaillons,
00:28:46nous,
00:28:46entreprise privée,
00:28:47pour la fonction publique.
00:28:48C'est des délais
00:28:49qu'on n'accepterait jamais
00:28:50d'une autre boîte.
00:28:51Mais ce qui est terrible,
00:28:52c'est qu'on avait l'impression
00:28:53qu'il avait progressé,
00:28:54que la classe politique
00:28:56avait un peu mieux compris
00:28:57l'entreprise,
00:28:58qu'il y avait des évolutions.
00:28:59Tu parlais de Mitterrand
00:29:00avec Tapie, etc.
00:29:01Une politique un peu plus de l'offre.
00:29:03Encore que les taxations
00:29:04étaient très lourdes.
00:29:06Et que Hollande,
00:29:07mon ennemi,
00:29:07c'est la finance,
00:29:08ça nous avait tous marqués.
00:29:09C'était quand même en 2012
00:29:11avec une politique
00:29:12de taxation terrible.
00:29:13J'aime pas les riches,
00:29:14s'il a dit.
00:29:15Voilà, il a mis 40 milliards
00:29:16de plus d'impôts
00:29:17lors de son mandat.
00:29:19Mais là,
00:29:19on a l'impression
00:29:20d'une régression totale.
00:29:21Ça me fera.
00:29:22C'est incroyable.
00:29:23Un petit espoir,
00:29:24c'est que nous avons,
00:29:26au sein d'éthique,
00:29:27lancé parlementaire
00:29:28dans l'entreprise
00:29:29en envoyant des lettres
00:29:31à tous,
00:29:31en disant
00:29:31vous ne savez pas
00:29:32ce que c'est que l'entreprise.
00:29:34On fait un petit stage
00:29:35de deux jours,
00:29:35on fera peut-être plus.
00:29:37Bon, pour l'instant,
00:29:38on en a 70 qui ont dit oui.
00:29:39Et tous du même bord.
00:29:40Mais c'est déjà miraculeux.
00:29:41Miraculeux.
00:29:42Mirabolant,
00:29:43mais tous du même bord.
00:29:44À peu près.
00:29:45Oui, mais ils vont venir te voir,
00:29:46ils vont te dire
00:29:47c'est formidable, etc.
00:29:48Mais au moment du vote,
00:29:49ils vont faire l'inverse.
00:29:50Moi, je pense qu'ils ont exigé
00:29:52au Parlement
00:29:52qu'il y ait un stage
00:29:54de quatre jours par an
00:29:55pour les parlementaires
00:29:56dans les entreprises.
00:29:57Ça ne suffit pas.
00:29:58Je pense que ça ne fait rien du tout.
00:29:59Non, non, non.
00:30:01Vous ne pouvez pas savoir
00:30:02ce qu'ils ne savent rien.
00:30:03Ils sont scotchés
00:30:04quand ils voient la compta.
00:30:05On les met une heure
00:30:06à côté de la comptable.
00:30:07Ils sont les bras ballants.
00:30:09Une réunion commerciale,
00:30:09ils ne savent pas ce que c'est.
00:30:10Ils ne savent rien.
00:30:11Mais c'est aux Français
00:30:12de voter pour des chefs d'entreprise.
00:30:14Oui, des gens qui...
00:30:15Il n'y en a pas beaucoup.
00:30:16Juste un mot quand même
00:30:17sur le cash investigation
00:30:19de France 2
00:30:20qui était un document
00:30:22à charge
00:30:23contre Bernard Arnault.
00:30:25Et je trouve qu'il y a eu
00:30:25pas mal de réactions
00:30:26en fait pour s'indigner
00:30:28qu'on s'attaque
00:30:29à un grand patron.
00:30:33Attendez,
00:30:34à Toc Éthique,
00:30:34nous, on est en train
00:30:35de se demander
00:30:36si on ne va pas saisir
00:30:37l'ARCOM.
00:30:38Parce qu'il y a quand même...
00:30:39Je ne sais pas,
00:30:40mais il y a des membres
00:30:41qui se trouvent.
00:30:41Vous parlez des membres d'éthique.
00:30:42C'est un de nos adhérents.
00:30:43Mais vous parliez
00:30:44d'incompréhension.
00:30:45Je voyais un économiste
00:30:46qui expliquait...
00:30:47Parce qu'à un moment,
00:30:47il y a eu une démonstration
00:30:48assez compliquée.
00:30:50Il fallait suivre
00:30:50avec des petites billes
00:30:51qui représentaient
00:30:52100 000 euros.
00:30:52Il y en avait des tonnes
00:30:53et des tonnes
00:30:54dans la holding
00:30:55qui, soi-disant,
00:30:56lui permettait d'économiser.
00:30:58Sauf que ça n'a strictement
00:30:59rien à voir.
00:30:59C'est de l'argent
00:31:00qui doit être réinvesti.
00:31:01Donc, il y avait des erreurs.
00:31:03Et l'économiste
00:31:03qui est choisi
00:31:04est un économiste
00:31:05qui est visiblement
00:31:06aussi orienté.
00:31:08Donc, quand on fait
00:31:08un reportage
00:31:09comme celui-là...
00:31:09Absolument.
00:31:10Mais j'ai été étonnée
00:31:11du nombre de réactions
00:31:12qu'il y a pu y avoir.
00:31:13Les gens ont été outrés.
00:31:14Et il y a un truc tout bête
00:31:15mais alors là
00:31:16qui est à la portée
00:31:16de tout le monde.
00:31:17C'est qu'on a choisi,
00:31:19pourquoi pas,
00:31:20des salariés de la boîte
00:31:21pour dire à quel point
00:31:22c'était pas sympa
00:31:23dans leur boîte
00:31:23qu'on les espionnait,
00:31:24etc.
00:31:25On a pris,
00:31:26et c'est normal
00:31:26pour qu'on ne les reconnaisse pas,
00:31:27mais on a quand même
00:31:28pris des figurants
00:31:29parce qu'on ne voulait
00:31:30même pas mettre
00:31:30leur silhouette
00:31:31au cas où on aurait pu...
00:31:32Non, c'est pas ça.
00:31:32C'est qu'ils avaient peur
00:31:34de témoigner à visage.
00:31:34J'ai compris ce que je dis.
00:31:35Je comprends,
00:31:36mais d'habitude
00:31:36on masque un peu.
00:31:37Là, ils ont pris des figurants
00:31:38pour être sûrs
00:31:39qu'on ne reconnaisse pas
00:31:40leur silhouette.
00:31:41C'est pas la même voix,
00:31:42c'est des figurants, etc.
00:31:43Et on les montrait bien
00:31:44en silhouette des figurants.
00:31:45Mais ce qui est extraordinaire,
00:31:47c'est qu'on n'a pris
00:31:48que des mecs
00:31:48qui n'aiment pas leur boîte.
00:31:49Vous avez vu le nombre
00:31:50de salariés ?
00:31:51Ils n'auraient pas pu prendre
00:31:52un type qui aimait leur boîte
00:31:53quand même.
00:31:53Non, mais pour en revenir
00:31:54à Arnaud,
00:31:55c'était à charge.
00:31:56Non, mais c'était à charge.
00:31:57Le groupe Arnaud LVMH
00:31:59fait 90%
00:32:00de son chiffre d'affaires
00:32:01à l'étranger.
00:32:0210% en France.
00:32:03Il paye 50%
00:32:04de ses impôts en France.
00:32:05Qu'est-ce qu'on veut de plus ?
00:32:06Qu'est-ce qu'on veut de plus ?
00:32:07On préfère que Chine arrive
00:32:08et qui se barre.
00:32:09Non, mais c'est hallucinant.
00:32:10Parlons quand même
00:32:11de ce week-end tragique.
00:32:14Il y a eu
00:32:15des règlements de comptes
00:32:16une fois de plus.
00:32:18Deux hommes,
00:32:1918 et 22 ans
00:32:20tués par balle
00:32:21à Échérol.
00:32:22Une escalade
00:32:23de la violence
00:32:24donc à Grenoble
00:32:25mais également à Rennes.
00:32:27Si vous lisiez
00:32:27les journaux ce week-end
00:32:28vous verriez aussi
00:32:29qu'à Paris
00:32:29les vendeurs à la sauvette
00:32:31sont totalement sous...
00:32:33Alors il y a eu
00:32:33beaucoup de progrès.
00:32:34Le commissaire du 18ème
00:32:35s'en félicite
00:32:36mais on a des secteurs
00:32:38qui sont totalement
00:32:39complètement
00:32:41hors de contrôle
00:32:42pour l'État.
00:32:43Je sais, Arnaud ?
00:32:44Complètement.
00:32:45C'est une guerre de territoire
00:32:46qui est en train d'être perdue
00:32:48et puis surtout
00:32:48c'est une guerre de territoire
00:32:49qui s'étend.
00:32:50C'est ça la difficulté.
00:32:52Traditionnellement
00:32:52dans l'histoire du milieu
00:32:53en France
00:32:53on savait qu'il y avait
00:32:54des zones
00:32:55qui étaient plus exposées
00:32:57à ce que l'on appelait
00:32:59la mafia
00:32:59et aujourd'hui
00:33:01c'est un phénomène
00:33:03qui s'est largement développé
00:33:04sur l'ensemble du territoire
00:33:06dans des villes moyennes
00:33:06parfois dans des petites villes
00:33:08également.
00:33:09Vous avez des points de deal.
00:33:10Des points de deal.
00:33:11Le problème
00:33:11c'est que vous avez
00:33:11un chiffre d'affaires
00:33:12qui est absolument considérable
00:33:14qui est celui
00:33:14de boîte du CAC 40.
00:33:16Phénomène à l'italienne
00:33:17d'ailleurs au demeurant
00:33:18parce que l'Italie
00:33:19il y a un romanciste italien
00:33:20que j'aime beaucoup
00:33:21c'est Leonardo Sciaccia
00:33:22qui avait beaucoup écrit
00:33:23sur la mafia en Sicile
00:33:24et il disait
00:33:25il y avait une expression
00:33:26une métaphore
00:33:26qui était très jolie
00:33:27il disait
00:33:27la ligne du palmier monte
00:33:29c'est à dire que
00:33:29elle vient de la Sicile
00:33:32de Naples
00:33:33et elle monte vers le nord
00:33:34et là on a finalement
00:33:35un phénomène
00:33:36qui est assez similaire
00:33:36à celui qu'on a connu
00:33:37en Italie
00:33:38sauf que les Italiens
00:33:39eux
00:33:39ont pris un certain
00:33:41nombre de mesures
00:33:41depuis quelques années
00:33:43qui leur ont permis
00:33:45pour une partie
00:33:45d'endiguer ce phénomène
00:33:47et nous on est très en retard
00:33:48en la matière
00:33:49à la fois sur l'arsenal
00:33:50législatif
00:33:51notamment
00:33:52également sur l'arsenal
00:33:54des moyens
00:33:54policiers
00:33:55totalement démunis
00:33:56on se retrouve dans un instant
00:33:57pour en parler
00:33:580 826 300 300
00:33:59si vous habitez
00:34:01dans un secteur
00:34:02où il y a
00:34:03de la délinquance
00:34:05du narcotrafic
00:34:06appelez-nous
00:34:07et témoignez
00:34:08au micro de Sud Radio
00:34:09à tout de suite
00:34:09le 10h midi
00:34:11mettez-vous d'accord
00:34:12Valérie Expert
00:34:13voilà
00:34:14nous allons continuer
00:34:16à parler
00:34:17de cette escalade
00:34:19de la violence
00:34:20à la fois à Rennes
00:34:21à Grenoble
00:34:22et dans de très nombreux
00:34:23territoires
00:34:24avec un état
00:34:25qui semble impuissant
00:34:27face à cette montée
00:34:28de cette narco-délinquance
00:34:31et à signaler
00:34:33c'est-à-dire
00:34:33cette enquête
00:34:35qui nous apprend
00:34:35que la cocaïne
00:34:36a dépassé le cannabis
00:34:37et qui devient
00:34:38pour la première fois
00:34:39le premier marché
00:34:40de drogue en France
00:34:41mais sur ces hommes
00:34:43qui s'entretuent
00:34:43vous allez me dire
00:34:44tant mieux
00:34:45pardon d'être aussi cynique
00:34:46qui s'entretuent
00:34:47entre eux
00:34:47ces délinquants
00:34:48mais c'est absolument
00:34:50terrifiant
00:34:51pour les gens
00:34:51qui habitent
00:34:53dans ces...
00:34:54Sur ce qu'allait
00:34:54je l'ai déjà dit
00:34:55sur ce qu'allait devenir
00:34:56le marché de la drogue
00:34:57en Europe
00:34:58et particulièrement en France
00:34:59parce que c'est la France
00:35:00qui nous intéresse
00:35:00même si l'Europe
00:35:01il y a des passerelles
00:35:02évidemment
00:35:03il y a une note
00:35:05un rapport
00:35:06de la DGSE
00:35:07qui a été fait
00:35:08dans la fin des années
00:35:092010
00:35:10qui décrivait
00:35:11exactement ce qui allait
00:35:13se passer
00:35:13exactement ce qui allait
00:35:15se passer
00:35:15la baisse du prix
00:35:17de la cocaïne
00:35:18l'envahissement
00:35:19de notre marché
00:35:20par la cocaïne
00:35:20parce que le prix
00:35:21a complètement chuté
00:35:23les places
00:35:24qui sont touchées
00:35:25les ports français
00:35:26qui sont touchés
00:35:27qui sont des cibles
00:35:28Le Havre
00:35:29Dunkerque
00:35:30Marseille
00:35:30c'est noir sur blanc
00:35:32tout est fait
00:35:33tout est mis
00:35:33ça a été classé
00:35:35verticalement
00:35:35et ça finance
00:35:36le terrorisme
00:35:37parce que tout est lié
00:35:37oui oui bien sûr
00:35:38mais ce qui est très inquiétant
00:35:40c'est que dans beaucoup
00:35:41de secteurs
00:35:41Sophie
00:35:42tout a été décrit
00:35:43tout a été connu
00:35:45par les gouvernements
00:35:46successifs
00:35:46et malheureusement
00:35:48peu a été fait
00:35:49Laurence
00:35:49ça y est
00:35:50oui moi je pense
00:35:51que si vous voulez
00:35:52je suis désespérée
00:35:53de voir qu'en plus
00:35:54certains veuillent
00:35:55libéraliser le cannabis
00:35:57enfin autoriser le cannabis
00:35:58parce que
00:35:58c'est un trafic
00:36:00si vous voulez
00:36:01c'est la même chose
00:36:02ils ont du cannabis
00:36:03dans la poche gauche
00:36:04et de la cocaïne
00:36:05dans la poche droite
00:36:06donc ça ne va rien changer
00:36:07et en plus
00:36:08ça va mettre dans l'idée
00:36:09que la drogue
00:36:10c'est pas grave
00:36:10c'est ça qui est important
00:36:12techniquement
00:36:13on pourrait se dire
00:36:13bon bah après tout
00:36:14si on légalise
00:36:15ça va enlever un trafic
00:36:16mais un ça n'enlèvera
00:36:17absolument pas de trafic
00:36:18parce qu'on le voit
00:36:19sur la cigarette par exemple
00:36:20même si on légalisait
00:36:21le cannabis
00:36:21on ferait des ventes
00:36:23de cannabis
00:36:24par les dealers
00:36:25qui seraient moins chères
00:36:26qui seraient trafiquées
00:36:27et achetées
00:36:28parce que moins chères
00:36:29et puis
00:36:29d'être en contact
00:36:31avec un dealer
00:36:32c'est le début de tout
00:36:33et quand on se dit
00:36:34ils peuvent s'entretuer
00:36:35il ne faut pas oublier
00:36:36qu'il y a beaucoup
00:36:37de mineurs
00:36:38qui s'entretuent
00:36:39les trafiquants de drogue
00:36:40c'est pas comme ça
00:36:40que ça marche
00:36:41il y a beaucoup de mineurs
00:36:42des guetteurs
00:36:43des gamins
00:36:44qui ont 12-13 ans
00:36:45moi je n'ai pas envie
00:36:46effectivement
00:36:46qu'on continue à tuer
00:36:48des gamins de 12-13 ans
00:36:49parce que je suis désolée
00:36:50quand l'autorité parentale
00:36:51n'est pas là
00:36:52que vous avez un gamin
00:36:53qui est livré à lui-même
00:36:54que vous avez un gamin
00:36:55et bien c'est ceux-là
00:36:56souvent qui sont
00:36:57le plus exposés
00:36:59donc c'est pour ça
00:36:59qu'il faut changer
00:37:00la justice des mineurs
00:37:01et remettre en place
00:37:03puisque là
00:37:03on est revenu en arrière
00:37:05parce qu'on voit
00:37:05que ça ne fonctionne pas
00:37:06ce qu'on appelait
00:37:07les centres d'éducation
00:37:09mais c'est une correction
00:37:10et tant qu'on ne tapera pas
00:37:12le mal à la racine
00:37:13notamment
00:37:14alors certains se sont moqués
00:37:16du président Macron
00:37:17quand il a dit
00:37:17qu'il fallait mener
00:37:19si vous voulez
00:37:20la politique à l'international
00:37:21de lutte contre le trafic
00:37:22il a raison
00:37:23Sarah Knafow a dit
00:37:24on va encore donner
00:37:25de l'argent à l'étranger
00:37:27pour régler leurs problèmes
00:37:28mais c'est international
00:37:29c'est au sein de nos quartiers
00:37:31c'est un recul
00:37:32de la république
00:37:33et c'est absolument désespérant
00:37:35pour tous ces honnêtes gens
00:37:36qui vivent
00:37:37parce que nous
00:37:38on y est moins exposés
00:37:38qui vivent dans ces endroits
00:37:40on est tous d'accord
00:37:41on fait quoi ?
00:37:41il y a eu la proposition
00:37:42est-ce qu'il faut sanctionner
00:37:43les consommateurs
00:37:44oui
00:37:44comment vous allez
00:37:46les sanctionner ?
00:37:47je discutais avec
00:37:48des jeunes
00:37:49quarantenaires
00:37:50on va dire
00:37:51qui étaient épatés
00:37:52de voir
00:37:53effarés
00:37:53de voir que
00:37:54dans leur entourage
00:37:55pratiquement tout le monde
00:37:56prenait de la cocaïne
00:37:56milieu normal
00:37:59socio-professionnel
00:38:00normal
00:38:00tout le monde
00:38:01prend de
00:38:02enfin non pas tout le monde
00:38:03énormément
00:38:04en tout cas ça s'est énormément
00:38:05développé ces dix dernières années
00:38:07et on n'en est pas encore arrivé
00:38:09on n'en est pas encore arrivé
00:38:10au stade ultime
00:38:11regardez ce qui se passe
00:38:11en Belgique
00:38:12et aux Pays-Bas
00:38:13vous avez
00:38:14des narcotrafiquants
00:38:15qui font pression
00:38:16sur les hommes politiques
00:38:17ou sur les industriels
00:38:18ou sur les chefs d'entreprise
00:38:20pour avoir des décisions
00:38:21favorables
00:38:22c'est-à-dire qu'on a
00:38:23une prise en main
00:38:24de la décision politique
00:38:25ou économique
00:38:26par des narcotrafiquants
00:38:28on en est arrivé là
00:38:29à des pays européens
00:38:31qui sont à côté de nous
00:38:32alors qu'est-ce qu'on fait ?
00:38:32parce qu'on dénonce
00:38:33on est tous d'accord
00:38:33autour de cette table
00:38:34qu'est-ce qu'on fait ?
00:38:35on fait plein de choses
00:38:36moi je salue déjà
00:38:37l'action de Gérald Darmanin
00:38:38au sein des prisons
00:38:39pour isoler des narcotrafiquants
00:38:41qui commandit de par la prison
00:38:45même si malheureusement
00:38:46c'est un serpent
00:38:47à plusieurs têtes
00:38:49la répression
00:38:50on a des petits trafiquants
00:38:52qui font que
00:38:53quelques années de prison
00:38:54et encore
00:38:54voire du bracelet électronique
00:38:56parfois
00:38:56et qui ne sont pas très inquiétés
00:38:57on renforce la justice
00:38:58des mineurs
00:38:59pour pouvoir
00:39:00protéger
00:39:01ces enfants
00:39:02parce qu'à partir du moment
00:39:03où ils seront sanctionnés
00:39:04ils seront moins les proies
00:39:06de ces trafiquants
00:39:07et puis au niveau européen
00:39:09c'est pour ça qu'il ne faut pas
00:39:09fragiliser l'Europe
00:39:10parce que
00:39:11Europol, Eurojust
00:39:13c'est des structures
00:39:13qui sont importantes
00:39:14on renforce
00:39:15est-ce qu'on n'est pas dépassé
00:39:17quand on parle de
00:39:19Ubercheat
00:39:20ils sont beaucoup plus rapides
00:39:21vous avez en 15 minutes
00:39:23vous appelez
00:39:24vous avez la drogue
00:39:25en bas de votre image
00:39:26bien sûr
00:39:26donc comment on fait ?
00:39:28ils ont une capacité
00:39:29d'adaptation
00:39:30que l'Etat n'a pas
00:39:31c'est ça qui est extraordinaire
00:39:32dans leur modèle
00:39:32et c'est ça qui fait
00:39:34aujourd'hui
00:39:34la faiblesse
00:39:35de la réponse de l'Etat
00:39:36mais il y a quand même
00:39:37des mesures sur le plan judiciaire
00:39:38à prendre
00:39:39je rappelle encore une fois
00:39:40je reviens sur l'Italie
00:39:41l'Italie a mené une politique
00:39:42à l'adresse des repentis
00:39:45qui a été extrêmement utile
00:39:46et qui a permis
00:39:47quand même malgré tout
00:39:48là aussi
00:39:49de faire reculer
00:39:50le phénomène
00:39:50bon ça nécessite
00:39:52des procédures exceptionnelles
00:39:53en la matière
00:39:53et des procédures de protection
00:39:54notamment des repentis
00:39:56je rappelle qu'ils ont même
00:39:57exfiltré
00:39:59hors d'Italie
00:40:00un certain nombre
00:40:00de repentis
00:40:01pour que justement
00:40:02ces repentis échappent
00:40:03à la possibilité
00:40:04de toutes les 20 d'Etat
00:40:05ceux qui se mettent à table
00:40:08c'est ceux qui se mettent à table
00:40:09tout simplement
00:40:09ils se mettent à table
00:40:13ils ont le droit
00:40:13à des remises de peine
00:40:14ils ont le droit
00:40:15à être libérés éventuellement
00:40:16donc voilà
00:40:17ce qui permet quand même
00:40:18parfois de démanteler
00:40:19un certain nombre
00:40:20de filières
00:40:21ça a été très efficace
00:40:23en Italie
00:40:24ça a été très efficace
00:40:25en Sicile
00:40:26ça a été très efficace
00:40:26en Arple
00:40:27mais je reviens
00:40:28sur ce que disait
00:40:28Jérôme Dubé
00:40:29il a raison
00:40:30c'est à dire que
00:40:30tout le monde
00:40:31il y a une ramification politique
00:40:32non mais tout était su
00:40:33déjà depuis
00:40:34mais oui
00:40:35tout était noir sur blanc
00:40:36mais il y a des tas de choses
00:40:37qu'on savait
00:40:37les directions
00:40:39sur l'état de sujet
00:40:40les directions
00:40:41de la DGSE
00:40:42et la DGSI
00:40:43avaient parfaitement anticipé
00:40:45on a besoin d'argent
00:40:46pour lutter
00:40:47si on cramait moins l'argent
00:40:48à faire n'importe quoi
00:40:50dans des dépenses publiques
00:40:52complètement
00:40:52illusoires
00:40:55et si on gérait mieux
00:40:56l'argent public
00:40:57on pourrait mettre
00:40:57plus d'argent
00:40:58justement dans la justice
00:40:59puisque notre budget de justice
00:41:01est tout petit
00:41:02et effectivement
00:41:03mais on est loin de taxer
00:41:04si vous voulez
00:41:05les consommateurs
00:41:06parce que je vous rappelle
00:41:06qu'en France
00:41:07on laisse des mineurs
00:41:08se prostituer
00:41:09et personne n'est mis en...
00:41:11donc on laisse faire
00:41:13des gamines
00:41:13qui ont 13-14 ans
00:41:15non seulement elles se prostituent
00:41:16elles ont des clients
00:41:17tout le monde laisse faire
00:41:18donc avant qu'on taxe
00:41:19le consommateur
00:41:20on en est trop loin
00:41:20commençons par l'être social
00:41:22à l'enfance
00:41:22enfin je veux dire
00:41:23ah bah oui
00:41:23j'y reviendrai tout à l'heure
00:41:24dans les coups de...
00:41:25mais ce qui a été dit
00:41:26est très juste
00:41:26il y a une lenteur
00:41:28il y a une rapidité
00:41:29d'adaptation des trafiquants
00:41:30qui sont des chefs
00:41:31d'entreprise hors pair
00:41:33ils sont contraints
00:41:34par aucune règle
00:41:35c'est la différence
00:41:36fondamentale
00:41:36face à ça
00:41:37ils ont une administration
00:41:38très lourde
00:41:38je me demande
00:41:39si pour la lutte
00:41:40on ne pourrait pas déléguer
00:41:41des entreprises privées
00:41:43non mais il y a autre chose
00:41:44c'est-à-dire pour vendre la drogue ?
00:41:46non pour empêcher
00:41:47qu'on en vente
00:41:47mais il y a un moment
00:41:48c'est l'ordre de l'État
00:41:49de faire ça
00:41:49je vous ai cité
00:41:51deux exemples
00:41:52de pays
00:41:52qui sont extrêmement
00:41:54touchés
00:41:55encore plus que nous
00:41:56attention à ce qu'on
00:41:57ne dérive pas
00:41:58vers ces pays
00:41:58c'est maintenant
00:41:59qu'il faut agir
00:41:59on a déjà beaucoup de retard
00:42:01vous l'avez dit
00:42:01à plusieurs reprises
00:42:03dans ce mode
00:42:04alors il y a plusieurs choses
00:42:06la justice des mineurs
00:42:09effectivement
00:42:10moi je suis pour
00:42:11l'abaissement
00:42:12de la majorité pénale
00:42:13à 15 ans
00:42:1415 ou 16 ans
00:42:15c'est évident
00:42:16voilà
00:42:17tous ces gens
00:42:18qui échappent
00:42:19tous ces mineurs
00:42:20qui échappent
00:42:21à des peines
00:42:21parce qu'ils sont mineurs
00:42:22ça doit s'arrêter
00:42:23ça doit s'arrêter
00:42:25mais vous verterez
00:42:26là aussi
00:42:26à des a priori idéologiques
00:42:28mais c'est sûr
00:42:29qui viendront
00:42:30et qui nourrissent
00:42:32le droit
00:42:32et qui nourrissent
00:42:33l'interprétation
00:42:34du droit également
00:42:34donc c'est une autre
00:42:36difficulté
00:42:36nous sommes tous
00:42:38responsables individuellement
00:42:40et on compte toujours
00:42:41sur les autres
00:42:42il faut être intransigeant
00:42:43il y a même
00:42:44un dîner
00:42:45où on ne dit rien
00:42:45si on a un copain
00:42:46qui fume
00:42:47une cigarette
00:42:48de je ne sais pas quoi
00:42:49non mais
00:42:51attendez
00:42:52on est tous responsables
00:42:53la loi de narcotrafic
00:42:57qui est une avancée
00:42:57qui est toujours
00:42:59en train de mettre
00:42:59des bâtons dans les roues
00:43:00c'est encore la gauche
00:43:01non mais je veux dire
00:43:02c'est vraiment
00:43:03moi j'en ai marre
00:43:04des bobos parisiens
00:43:05qui vont voter LFI
00:43:07ultra riches
00:43:08qui vivent dans le 6ème
00:43:09en nous expliquant
00:43:11que bon
00:43:11c'est leur façon
00:43:12de contribuer
00:43:13à l'équilibre
00:43:14et à la justice sociale
00:43:15mais ces gens là
00:43:16en fait
00:43:16des partis comme LFI
00:43:18par exemple
00:43:18eux
00:43:19leur intention
00:43:21ce n'est absolument pas
00:43:22de baisser
00:43:22ces trafics
00:43:23puisqu'ils se nourrissent
00:43:24du chaos
00:43:24et ils se nourrissent
00:43:25de tout ce qui se passe
00:43:26il y a un candidat
00:43:26à la mairie de Grenoble
00:43:27le candidat LFI
00:43:28à la mairie de Grenoble
00:43:29qui a dit que de toute façon
00:43:30les dealers
00:43:31ce n'était pas son problème
00:43:32clairement
00:43:33alors qu'il y a deux hommes
00:43:34qui ont été tués
00:43:3618 et 22 ans
00:43:37tués par balle
00:43:38on a notre gagnante
00:43:41c'est Cathy
00:43:43bonjour Cathy
00:43:44bonjour
00:43:45vous avez gagné
00:43:47un bon d'achat
00:43:48pour le site
00:43:48Le Vent à la Française
00:43:50donc des bracelets
00:43:50made in France
00:43:52fabriqués à la main
00:43:53vous savez
00:43:55ce que vous allez en faire
00:43:56vous allez les garder
00:43:57pour vous
00:43:57les offrir
00:43:58oh non
00:43:59j'ai deux filles
00:44:01je pense
00:44:01qu'elle est souvent ravie aussi
00:44:02bon bah écoutez
00:44:04merci
00:44:04vous êtes fidèle
00:44:05à Sud Radio
00:44:06vous participez
00:44:06à nos jeux concours
00:44:08bah oui
00:44:09oui oui oui
00:44:10écoute
00:44:11presque du matin au soir
00:44:13ça dépend de mes disponibilités
00:44:14c'est bien mérité
00:44:16très bien
00:44:16alors c'est mérité
00:44:17merci à vous Cathy
00:44:18d'écouter Sud Radio
00:44:19et vous pouvez jouer
00:44:20donc toute la journée
00:44:21vous le savez
00:44:22dans toutes les émissions
00:44:23de Sud Radio
00:44:24pour remporter
00:44:25de très très beaux cadeaux
00:44:27on se retrouve nous
00:44:28après les infos
00:44:29on va parler du livre
00:44:30de Nicolas Sarkozy
00:44:31on va parler du Louvre
00:44:33un auditeur me signale
00:44:34d'ailleurs
00:44:34que les salariés du Louvre
00:44:35annoncent une grève illimitée
00:44:37à partir du 15
00:44:38allez à tout de suite
00:44:39Sud Radio
00:44:40et nous sommes de retour
00:44:42avec vous
00:44:43pour commenter l'actualité
00:44:44on va parler du livre
00:44:45de Nicolas Sarkozy
00:44:46qui doit sortir
00:44:47mercredi prochain
00:44:49on va parler du Louvre
00:44:50on va parler
00:44:50de la protection de l'enfance
00:44:51beaucoup de sujets
00:44:52avec Jérôme Dubuff
00:44:53vice-président de France Israël
00:44:55Arnaud Benedetti
00:44:56professeur à la Sorbonne
00:44:58Laurence Saillet
00:44:58chroniqueuse politique
00:44:59ancienne députée européenne
00:45:00et Sophie de Menton
00:45:02chef d'entreprise
00:45:03présidente
00:45:04du mouvement éthique
00:45:06et votre dernier livre
00:45:07Réussir c'est possible
00:45:08est paru
00:45:08chez Fayard
00:45:09alors Sophie
00:45:10on va parler d'un autre livre
00:45:12qui paraît chez Fayard
00:45:12mercredi
00:45:13que vous avez lu
00:45:14celui de Nicolas Sarkozy
00:45:15journal d'un prisonnier
00:45:16exactement
00:45:17c'est un coup de coeur mitigé
00:45:20d'abord je voudrais dire
00:45:24que je trouve
00:45:25je suis très très honnête
00:45:26j'aime beaucoup Nicolas Sarkozy
00:45:27il faut le dire
00:45:27mais je suis très honnête
00:45:29je pense que le timing
00:45:30est très mauvais
00:45:31il s'est précipité
00:45:32pour sortir ce livre
00:45:33et je pense que c'est une erreur
00:45:35parce que ça fausse
00:45:36déjà a priori
00:45:37le jugement qu'on peut avoir
00:45:38je trouve qu'il a été trop vite
00:45:40on a l'impression
00:45:40qu'il a écrit à toute allure
00:45:41que Fayard s'est précipité
00:45:43qu'il fallait tout de suite
00:45:44en parler
00:45:44c'est dommage
00:45:45ensuite de ça
00:45:46j'ai commencé à lire
00:45:47très surprise
00:45:49et avec un sentiment
00:45:51un peu négatif
00:45:52et puis je me suis
00:45:53complètement laissé prendre
00:45:55je l'ai lu
00:45:55d'une traite
00:45:56et ça m'a donné l'image
00:45:59c'est assez intéressant
00:46:01c'est pas du tout
00:46:02l'image qu'on peut avoir
00:46:03d'un président de la république
00:46:04c'est pas un roman de gare
00:46:07mais c'est un roman
00:46:08pratiquement d'un homme
00:46:11et il dit bien
00:46:12d'ailleurs il précise
00:46:12attention que ce n'est pas un roman
00:46:13et que c'est très vécu
00:46:14bien sûr
00:46:15mais ça donne une image
00:46:16de Nicolas Sarkozy
00:46:17tout à fait différente
00:46:18c'est un sentimental
00:46:19on ne le voyait pas comme ça
00:46:21un vrai sentimental
00:46:22c'est quelqu'un
00:46:24qui a une détermination incroyable
00:46:25c'est un physique
00:46:27c'est une bête
00:46:28Nicolas Sarkozy
00:46:29on l'a toujours su
00:46:29donc on sent dans sa chair
00:46:31combien il est entravé
00:46:32en prison
00:46:33il a été d'une solitude
00:46:36qu'il n'a jamais dû connaître
00:46:37dans sa vie
00:46:37c'est le principe
00:46:38à un moment il le dit
00:46:39il a vécu cette solitude
00:46:41et d'ailleurs
00:46:42tant et si bien
00:46:43qu'il avait la visite
00:46:44du directeur de la prison
00:46:46tous les jours
00:46:47et qu'il a beaucoup apprécié
00:46:48parce que ça faisait
00:46:48quelqu'un qui parlait
00:46:49et qu'il a eu la visite
00:46:51de l'aumônier
00:46:51tous les dimanches
00:46:53et que là aussi
00:46:54c'est intéressant
00:46:54parce qu'il s'intéresse
00:46:56à tout Sarko
00:46:56donc il s'est intéressé
00:46:58l'aumônier
00:46:59qu'est-ce qu'il voulait lui dire
00:47:00il ne savait pas quoi lui dire
00:47:01finalement
00:47:02il a ressenti quelque chose
00:47:04qu'on peut ressentir
00:47:05quand on est face à soi-même
00:47:06comme ça
00:47:07il est allé à Lourdes
00:47:08personne n'en a parlé
00:47:09c'est vraiment bien
00:47:10si
00:47:10ça a été un peu
00:47:12ça a été un peu
00:47:13un peu dit
00:47:14un peu dit
00:47:14donc je suis mitigée
00:47:17j'ai été séduite
00:47:18vous n'avez pas le sentiment
00:47:18d'être voyeuse
00:47:19en lisant ce livre
00:47:20exactement
00:47:21comme je suis voyeuse
00:47:22dès que j'ai lu
00:47:24l'histoire du mal d'amour
00:47:25de je ne sais pas qui
00:47:26c'est un livre facile
00:47:28alors moi je vais aller
00:47:30sur un aspect un peu plus
00:47:31politique
00:47:31qui peut être politique
00:47:32mais déjà
00:47:33il faut dire une chose
00:47:34c'est que Nicolas Sarkozy
00:47:35a toujours dit
00:47:36que la parole
00:47:37c'est la conquête
00:47:38l'écrit
00:47:39c'est la confession
00:47:40c'est pour ça
00:47:40qu'on voit tant de différences
00:47:42entre son discours oral
00:47:43quand il était en conquête
00:47:44du pouvoir
00:47:45et l'écrit
00:47:47mais ressort quand même
00:47:48des aspects politiques
00:47:49alors déjà
00:47:49il est innocent
00:47:51et
00:47:51il a voulu
00:47:52porter la parole
00:47:54de quelqu'un
00:47:55qui est innocent
00:47:56et incarcéré
00:47:57c'est quelque chose
00:47:59d'assez particulier
00:48:01mais pour revenir
00:48:01sur l'aspect politique
00:48:02il a dit des choses
00:48:03quand même
00:48:03importantes
00:48:04il a dit
00:48:05qu'il pensait
00:48:06que sa famille politique
00:48:07à l'air
00:48:07ne pouvait pas
00:48:08réussir seule
00:48:09donc là ça ouvre
00:48:10des portes
00:48:11et des voies
00:48:11de réflexion
00:48:12si vous voulez
00:48:13pour la suite
00:48:15il y a de la politique
00:48:17dans ce livre
00:48:17malgré tout
00:48:18c'est un homme politique
00:48:19c'est un animal politique
00:48:20il a parlé beaucoup
00:48:22de Marine Le Pen
00:48:23très touchée
00:48:25par la manière
00:48:27dont elle a
00:48:27beaucoup
00:48:27pas s'enomment
00:48:28oui mais enfin
00:48:29c'était quelque chose
00:48:29d'important dans le livre
00:48:30moi ça m'a plus marqué
00:48:32que le fait
00:48:32qu'il fasse du sport
00:48:33ou qu'il mange des yaourts
00:48:34mais moi c'est pas les gens
00:48:37je parle en ma parole
00:48:38donc après que les gens
00:48:39ils veuillent
00:48:39j'ai compris
00:48:40moi je parle comme les gens
00:48:41voilà
00:48:41donc moi comme les gens
00:48:43que je suis moi
00:48:44Laurence
00:48:45donc pour revenir
00:48:47à cet aspect politique
00:48:48je pense que
00:48:50les messages sont clairs
00:48:51et on portait beaucoup
00:48:53si vous voulez
00:48:54à réflexion
00:48:55ce week-end
00:48:56et je revenais
00:48:57à Marine Le Pen
00:48:57c'est à dire
00:48:58qu'elle a été
00:48:59très préoccupée
00:49:01par sa situation
00:49:02donc il y a
00:49:03si vous voulez
00:49:04un discours
00:49:05de respect
00:49:06par rapport à elle
00:49:07pour autant
00:49:08certains ont voulu
00:49:09tirer la conclusion
00:49:10qu'il fallait une alliance
00:49:12avec le RN
00:49:12ce qui n'est pas du tout
00:49:13dit ça
00:49:13donc j'amène chacun
00:49:14parce que j'ai vu
00:49:15les grands titres hier
00:49:15pour l'union des droites
00:49:17je rappelle que le RN
00:49:18se dit
00:49:18lui-même
00:49:19qu'il n'est pas le droit
00:49:19donc essayons d'aller
00:49:21un peu plus finement
00:49:22pour le rassemblement
00:49:22il a dit
00:49:22non il a dit
00:49:24qu'il se prononcerait
00:49:26au moment
00:49:27les bandos en fait
00:49:29titrés ce week-end
00:49:30pour l'union des droites
00:49:32ce n'est pas ce qu'il a dit
00:49:33non il n'a pas dit ça
00:49:35vous n'avez pas lu le livre
00:49:37j'ai lu quelques passages
00:49:39moi je trouve que le timing
00:49:41n'est pas adapté
00:49:43en la matière
00:49:44après moi je suis
00:49:45plutôt de ceux qui ont été
00:49:46très critiques
00:49:46vis-à-vis du jugement
00:49:47vous avez dit
00:49:51il est innocent
00:49:51il a été condamné
00:49:52dans l'affaire Big Malian
00:49:53là il est présumé innocent
00:49:55parce qu'il n'y a pas eu l'appel
00:49:56mais il a été condamné
00:49:57il est coupable
00:49:57dans d'autres affaires
00:49:58il n'était pas un carcéré pour ça
00:49:59non non c'est ça
00:50:00mais vous avez raison
00:50:00mais je le précise
00:50:01donc bon voilà
00:50:02je trouve que c'est
00:50:03franchement
00:50:04c'était peut-être pas opportun
00:50:05de le sortir aussi rapidement
00:50:06mais après
00:50:07il trouvera des lecteurs
00:50:09c'est évident
00:50:09bon
00:50:10les 20 jours de Sarkozy
00:50:12aussi insupportables soient-ils
00:50:13et aussi injustes soient-ils
00:50:15c'est pas la journée
00:50:16d'Ivan Denisovic
00:50:16de son élitif
00:50:17il faut qu'à un moment donné
00:50:19ramener les choses
00:50:19à leur juste proportion
00:50:20quand bien même
00:50:21on puisse avoir
00:50:22de la sympathie
00:50:22pour l'ancien président
00:50:23et être totalement scandalisé
00:50:25par le sort
00:50:26qui lui est fait
00:50:27après en effet
00:50:28le problème
00:50:29c'est que
00:50:29moi j'ai lu des passages
00:50:30il est hybride
00:50:31cet ouvrage
00:50:32c'est qu'en effet
00:50:33c'est que
00:50:33oui bon
00:50:34il est censé parler
00:50:36de sa détention
00:50:36mais en effet
00:50:37il a des
00:50:39il règle
00:50:40quelques comptes
00:50:42bon ça c'est
00:50:42c'est naturel
00:50:43mais il a en effet
00:50:44parfois des sorties politiques
00:50:45et bon
00:50:46ce qui est intéressant
00:50:47ce qu'il dit
00:50:47vis-à-vis de Marine Le Pen
00:50:48et ce qu'il dit
00:50:49sur le rassemblement
00:50:49de la droite
00:50:50dit quelque chose
00:50:51quand même
00:50:52même s'il ne prend pas
00:50:53une alliance
00:50:54avec le rassemblement national
00:50:55dans le livre
00:50:56il est contre un front républicain
00:50:58il est contre un front républicain
00:50:59et il dit quelque chose
00:51:00sur l'évolution
00:51:01des mentalités
00:51:02quand même
00:51:02sur un interdit
00:51:04qui jusqu'à présent
00:51:05empêchait
00:51:06toute alliance
00:51:07ou tout
00:51:07tout report de voix
00:51:09même
00:51:09vers un candidat
00:51:10du rassemblement national
00:51:11donc
00:51:11ce qui est intéressant
00:51:13dans la parole
00:51:13de l'ancien président
00:51:14de la république
00:51:14c'est qu'il participe
00:51:16qu'on le veuille ou non
00:51:17à la levée
00:51:18progressive
00:51:19de cet interdit
00:51:20moral
00:51:21qui aujourd'hui
00:51:22quand même
00:51:23n'est pas partagé
00:51:24majoritairement
00:51:25par la plus grande partie
00:51:26de l'électorat de droite
00:51:27il suffit de regarder
00:51:27toutes les études d'opinion
00:51:28les études d'opinion
00:51:29montrent que majoritairement
00:51:31l'électorat de droite
00:51:32veut une union des droites
00:51:33et quand il parle
00:51:33d'union des droites
00:51:34il y inclut évidemment
00:51:35le rassemblement national
00:51:36même si je suis d'accord
00:51:37avec Laurence
00:51:38lorsque le rassemblement national
00:51:39se dit ni de droite
00:51:40ni de gauche
00:51:40c'est compliqué
00:51:41de dire qu'on est droite
00:51:42on va avancer
00:51:45je n'ai pas lu le livre
00:51:47donc je vais être très prudent
00:51:48je suis gêné par le titre
00:51:50alors je comprends
00:51:52le côté marketing
00:51:53le côté publicitaire
00:51:55le côté vouloir vendre
00:51:56le livre
00:51:57et c'est son éditeur
00:51:58qui
00:51:58voilà
00:51:59qui est un peu gêné aussi
00:52:00je suis très gêné par ce titre
00:52:01on est resté quoi
00:52:03trois semaines en prison
00:52:04journal d'un prisonnier
00:52:06voilà
00:52:06effectivement
00:52:07j'allais faire allusion
00:52:09à Solzhenitsyn
00:52:10à tous les dissidents
00:52:10à tous les refuseniks
00:52:11à Boilem sans sale
00:52:13effectivement
00:52:13c'est pas tout à fait comparable
00:52:15voilà
00:52:15bon
00:52:16mais ce qu'il y a à l'intérieur
00:52:17moi j'ai lu
00:52:18j'ai écouté avec attention
00:52:20ce que nous a dit
00:52:21Laurence
00:52:21et Sophie
00:52:23ce que nous ont dit
00:52:23Laurence et Sophie
00:52:24puisque vous l'avez lu
00:52:25il y a effectivement
00:52:26des messages politiques
00:52:27c'est pas du tout
00:52:28une alliance
00:52:28avec le Rassemblement National
00:52:30c'est effectivement
00:52:31un élargissement
00:52:32pour faire en sorte
00:52:33qu'on n'ait pas
00:52:34un retour de la gauche
00:52:35maintenant
00:52:35comment faire
00:52:36parce que
00:52:37LR est aujourd'hui
00:52:39à 7-8
00:52:40en tout cas
00:52:41moins de 10%
00:52:42donc c'est plus
00:52:43la puissance
00:52:46dominante à droite
00:52:46donc ça peut pas se faire
00:52:47autour de LR
00:52:48donc on voit bien
00:52:49autour de qui ça va se faire
00:52:50c'est ceux qui sont à 30%
00:52:5130-35%
00:52:52c'est pas ceux qui sont
00:52:53à moins de 10
00:52:54donc si vous voulez
00:52:55quand on rassemble
00:52:56c'est qu'on est déjà
00:52:57puissant à l'intérieur
00:52:58ce qu'il faut retenir
00:52:58du livre quand même
00:52:59c'est un livre sentimental
00:53:00oui
00:53:01c'est ce que j'allais dire
00:53:02c'est Paris Match
00:53:02c'est Paris Match
00:53:04je veux dire là
00:53:04on est en train de parler politique
00:53:05mais c'est Paris Match
00:53:06Carla est formidable
00:53:07c'est Carla est formidable
00:53:10c'est mon lit
00:53:11mon lit est dur
00:53:12il n'y a pas d'eau dans les douches
00:53:13enfin bon je schématise un peu
00:53:14mais c'est un peu ça quand même
00:53:16j'aime ma famille
00:53:16je suis malheureuse
00:53:17Julia jette dans mes bras
00:53:19c'est un livre sentimental
00:53:20et on sent
00:53:21il laisse passer
00:53:22son émotion
00:53:23il est traumatisé un peu
00:53:25par cette prison
00:53:26si on avait appelé ça
00:53:27justice
00:53:27je sais pas moi
00:53:29effectivement on peut se poser
00:53:30des questions
00:53:30sur le procès
00:53:32sur la manière
00:53:33sur le verdict
00:53:34etc
00:53:35mais journal d'emprisonnés
00:53:36moi je suis choqué
00:53:37par le titre
00:53:37c'est mauvais timing
00:53:39j'en dirai pas plus
00:53:40je l'ai pas lu
00:53:40allez on se retrouve
00:53:41dans un instant
00:53:42on va parler de
00:53:43on va parler
00:53:44de Christophe Gleize
00:53:46et du musée du Louvre
00:53:47entre autres
00:53:48et puis d'une affaire
00:53:49épouvantable
00:53:50d'un enfant
00:53:51battu par sa mère
00:53:52dans le train
00:53:53à tout de suite
00:53:54Sud Radio
00:53:55parlons
00:53:56on continue avec vos coups de coeur
00:53:58et vos coups de gueule
00:53:59Jérôme
00:53:59coup de gueule
00:54:00coup de gueule
00:54:01sur ce qui s'est passé au Louvre
00:54:03mais on pourrait faire un coup de gueule
00:54:04tous les jours
00:54:04sur les Louvre quasiment
00:54:05voilà
00:54:07puisqu'on a eu
00:54:07cette affaire de vol
00:54:08on a eu cette affaire
00:54:10de salle
00:54:11qui a fermé
00:54:11parce qu'elle n'était plus
00:54:13visitable
00:54:14au mois de novembre
00:54:15et on a appris
00:54:16que le 26 novembre
00:54:17il y avait eu un dégât
00:54:18des eaux
00:54:19dans la salle
00:54:21qui abritait
00:54:22un certain nombre
00:54:22de revues
00:54:23qui sont consacrées
00:54:24à l'Egypte
00:54:25alors ce ne sont pas
00:54:25des papyrus
00:54:26ce ne sont pas des hins
00:54:27ce sont des ouvrages rares
00:54:28malgré tout
00:54:29ce sont des ouvrages rares
00:54:30ce sont des ouvrages
00:54:31qui ont été extrêmement abîmés
00:54:33par les dégâts des eaux
00:54:35et alors on en voit
00:54:37alors ce qui est frappant
00:54:38parce que ça
00:54:39dans un musée
00:54:40ça peut arriver
00:54:41on peut avoir des problèmes
00:54:42mais ce qui est frappant
00:54:44c'est que
00:54:45c'est la défense
00:54:46qui est choisie
00:54:47on envoie
00:54:48un administrateur
00:54:49général délégué
00:54:50que personne ne connaît
00:54:51un illustre inconnu
00:54:52qui s'appelle
00:54:53monsieur Francis Steinbock
00:54:54et monsieur Francis Steinbock
00:54:57nous dit quoi
00:54:57il nous dit
00:54:58tenez-vous bien
00:54:59les documents
00:55:00abîmés vont sécher
00:55:01je veux le citer
00:55:04je ne transforme rien
00:55:05on va les envoyer
00:55:07chez le relieur
00:55:08un niveau d'expertise
00:55:09pour les remettre
00:55:10en état
00:55:11et puis
00:55:12ils seront remis
00:55:14sur l'étagère
00:55:14ah c'est drôle
00:55:15voilà ce que nous dit
00:55:16monsieur Steinbock
00:55:17donc celui qui a été
00:55:19préposé
00:55:20à la voie
00:55:21d'expression du loup
00:55:22après cette
00:55:23catastrophe
00:55:25pour un certain
00:55:26nombre de gens
00:55:26et puis ensuite
00:55:28il nous dit
00:55:29de toute façon
00:55:30c'est pas très grave
00:55:31on va condamner
00:55:33effectivement
00:55:34cette salle
00:55:35et puis on va faire
00:55:35des travaux
00:55:36mais je suis stupéfait
00:55:38où est la présidente
00:55:40directrice générale
00:55:42madame Laurence Descartes
00:55:43quelle est la responsabilité
00:55:45des employés
00:55:47tout ça
00:55:48est passé par
00:55:49pertes et profits
00:55:49c'était déjà un peu le cas
00:55:51au moment du vol
00:55:52vous vous souvenez
00:55:52et bien là on recommence
00:55:54donc on envoie
00:55:55un préposé
00:55:56que personne ne connaît
00:55:57avoir une expression
00:55:59extrêmement maladroite
00:56:00évidemment
00:56:00et puis
00:56:01tous les responsables
00:56:03qui devraient être là
00:56:03aux avant-postes
00:56:06ils devraient être là
00:56:07à présent
00:56:07ils ont disparu
00:56:08dans la nature
00:56:09donc responsable
00:56:11mais pas coupable
00:56:12c'est exactement
00:56:12ce que disait
00:56:13Georgina Dufoy
00:56:14à propos du sang contaminé
00:56:16on en revient
00:56:18à cette expression
00:56:19responsable
00:56:20n'est pas coupable
00:56:21pas de coupable
00:56:22pas de sanction
00:56:24alors que c'était
00:56:26prévisible
00:56:26que ça avait déjà
00:56:27mais oui
00:56:28il y avait un rapport
00:56:29qui est d'ailleurs
00:56:30on ne sait pas très bien
00:56:31ce qui s'est passé
00:56:31dans cette affaire
00:56:32si alors je vous conseille
00:56:33de lire la tribune de l'art
00:56:34c'est accessible
00:56:35gratuitement
00:56:37donc
00:56:37Didier Rickner raconte
00:56:40environ 400 ouvrages
00:56:41ont été détériorés
00:56:42notamment leurs relures anciennes
00:56:44dont certaines
00:56:45sont désormais irrécupérables
00:56:46les bureaux ont également souffert
00:56:47la puissance de l'eau
00:56:49jaillissante
00:56:50était telle
00:56:51que non content
00:56:51de gorger
00:56:52la moquette d'eau
00:56:52celle-ci s'est infiltrée
00:56:53jusqu'à l'étage inférieur
00:56:55atteignant une armoire électrique
00:56:57ce qui aurait pu provoquer
00:56:57un incendie
00:56:58une nouvelle fuite
00:57:00moins importante
00:57:01a eu lieu au même endroit
00:57:01mardi
00:57:02et tout cela
00:57:04pourrait passer
00:57:04pour un incident inévitable
00:57:06comme il en survient parfois
00:57:07sauf que ce n'est pas une surprise
00:57:09depuis des années
00:57:10on demande à ce monsieur
00:57:12Steinbock
00:57:12administrateur général
00:57:13des crédits
00:57:14pour protéger
00:57:16ces livres
00:57:16d'une rupture potentielle
00:57:17des canalisations
00:57:18c'est l'impunité
00:57:20c'est-à-dire que
00:57:21au-delà de responsabilité
00:57:22au-delà de responsable
00:57:23mais pas coupable
00:57:24moi j'irai plus loin
00:57:25c'est qu'on a eu
00:57:26deux traumatismes
00:57:28avec ce qui s'est passé
00:57:29au Louvre
00:57:29non seulement
00:57:30si vous voulez
00:57:32on est traumatisé
00:57:33d'avoir perdu nos bijoux
00:57:34puisque à ce stade
00:57:35ils ne sont pas retrouvés
00:57:36mais maintenant
00:57:38on est dans une autre analyse
00:57:40c'est-à-dire
00:57:41le sentiment
00:57:41d'impunité
00:57:42l'impunité
00:57:44des serviteurs
00:57:46de l'état
00:57:46entre guillemets
00:57:47voilà
00:57:47et ça
00:57:48ça veut dire qu'en fait
00:57:49au final
00:57:50ça donne une leçon globale
00:57:52c'est-à-dire
00:57:53vous êtes fonctionnaire
00:57:54d'état
00:57:54rien ne peut vous arriver
00:57:56on vient à notre débat
00:57:58du début d'émission
00:57:59chef d'entreprise
00:58:00vous êtes viré
00:58:01je vous rappelle
00:58:03on disait
00:58:04que c'était
00:58:05le casse du siècle
00:58:05alors qu'on avait
00:58:07comment il s'appelle
00:58:08encore
00:58:08le casse du siècle
00:58:10soi-disant
00:58:10alors qu'on avait
00:58:11comment il s'appelle
00:58:12Fanfan la boulette
00:58:13là où je ne sais plus
00:58:13comment on appelle ça
00:58:14ah oui
00:58:15Doudou Crosbitum
00:58:16Doudou Crosbitum
00:58:17non mais
00:58:18excusez-moi
00:58:18mais c'est juste une blague
00:58:20c'est-à-dire qu'on nous a expliqué
00:58:21ah mais vous vous rendez compte
00:58:22que Louvre a été cambriolé
00:58:23mais attention
00:58:24c'était
00:58:26le casse du siècle
00:58:27non
00:58:28le casse du siècle
00:58:29oui
00:58:29par rapport
00:58:30à ce qu'on a perdu
00:58:31mais absolument pas
00:58:32par rapport à ceux
00:58:33qui ont commis les méfaits
00:58:35pourquoi ?
00:58:36parce que justement
00:58:36rien n'était mis en place
00:58:38pour protéger
00:58:39moi je suis désolée
00:58:40mais quand vous arrivez
00:58:42dans le Louvre
00:58:43que vous y travaillez
00:58:44quand vous voyez cette fenêtre
00:58:45exposée de la sorte
00:58:46qui ne peut pas se dire
00:58:48que ça pose problème
00:58:49mais ça avait été signé
00:58:50dans nos métiers
00:58:52dans nos maisons
00:58:53pardon
00:58:53on ne laisserait pas
00:58:55on ne se laisserait pas
00:58:56exposer de la sorte
00:58:57je trouve ça scandaleux
00:58:58parce qu'il n'y a pas de chef
00:58:59alors moi je voudrais dire
00:59:00en tant que chef d'entreprise
00:59:01que
00:59:02en fait le vrai problème
00:59:04personne n'est responsable
00:59:05il n'y a pas de chef
00:59:07il n'y a pas de chef
00:59:07non mais attendez
00:59:08c'est pas vrai
00:59:08il n'y a pas une patronne
00:59:09il n'y a pas de chef
00:59:10c'est-à-dire que c'est une décision politique
00:59:11si le politique décide
00:59:12à un moment donné
00:59:13de démissionner
00:59:13l'administratrice du Louvre
00:59:15il le fait
00:59:16vous savez
00:59:17le général de Gaulle
00:59:18en 60
00:59:19il y avait un détenu de l'OAS
00:59:22qui s'était échappé
00:59:22d'une prison en Vendée
00:59:23le préfet a été limogé
00:59:25dans l'heure qui suivait
00:59:27il n'était pas d'ailleurs
00:59:27responsable fondamentalement
00:59:28de l'évasion
00:59:29mais il a été limogé
00:59:30dans l'heure qui suivait
00:59:31donc c'est une décision politique
00:59:32qui à un moment donné
00:59:33décide de sanctionner
00:59:34ou pas sanctionner
00:59:35un haut fonctionnaire
00:59:36non mais c'est pas ça
00:59:36je parle du fait que
00:59:38vous avez raison
00:59:39mais il y a un autre niveau
00:59:41je dis qu'il n'y a pas de chef
00:59:43dans ces établissements
00:59:44qui soit capable
00:59:45de dire
00:59:45vous me réparer ça tout de suite
00:59:46j'appelle la terre
00:59:47c'est la République
00:59:48il devrait y avoir
00:59:49c'est la République
00:59:50d'irresponsabilité
00:59:51de l'autocontection
00:59:53voilà
00:59:53donc c'est absolument inadmissible
00:59:55d'ailleurs sur Notre-Dame
00:59:56j'en reviens à Notre-Dame
00:59:58incidemment
00:59:58vous avez eu des coupables
01:00:00des responsables ?
01:00:01non mais ça personne n'a su
01:00:02alors attendez
01:00:04on va avancer
01:00:05parce qu'il nous reste encore
01:00:06deux coups de gueule
01:00:06c'est important ce qu'il dit
01:00:07parce que mon immeuble
01:00:08a brûlé à la montagne
01:00:09intégralement
01:00:09on a cherché pendant trois mois
01:00:10on n'a rien trouvé
01:00:12c'est très compliqué
01:00:13un départ de feu
01:00:13ton immeuble c'est pas Notre-Dame
01:00:14non
01:00:15regardez les cambrioleurs
01:00:17de François Hollande
01:00:19ont été arrêtés
01:00:20il n'y a que 7%
01:00:21un départ de feu
01:00:21c'est très difficile
01:00:22il n'y a que 7%
01:00:22des cambriolages
01:00:23qui sont élucidés
01:00:24et bien celui de François Hollande
01:00:25a été élucidé
01:00:26parce que c'était un âge
01:00:27formidable
01:00:27il a eu de la chance
01:00:30surtout qu'il n'aurait jamais
01:00:31dû avoir lui
01:00:31avec une protection rapprochée
01:00:33même dans les cambriolages
01:00:34c'était Mélenchon
01:00:35Laurence
01:00:35cette affaire
01:00:36effectivement
01:00:37c'est le Parisien
01:00:38qui nous l'apprend
01:00:38dans un train
01:00:39alors une femme
01:00:41qui a été interpellée
01:00:43et qui a été mise en examen
01:00:44parce qu'elle a frappé son fils
01:00:46dans un TGV
01:00:47c'est à dire que
01:00:48la scène était d'une telle violence
01:00:50elle lui a cogné la tête
01:00:52parce qu'il avait fait tomber
01:00:54une boisson
01:00:55le pauvre petit garçon
01:00:56de 6 ans
01:00:57elle lui a cogné la tête
01:00:59à plusieurs reprises
01:01:00contre la tablette
01:01:04elle lui a arraché les cheveux
01:01:06enfin absolument terrible
01:01:07heureusement
01:01:08heureusement
01:01:09les passagers
01:01:10je peux dire pour une fois
01:01:11mais c'est pas tout le temps le cas
01:01:12sont intervenus
01:01:13en faisant le 117
01:01:15par SMS
01:01:16119
01:01:17non 119
01:01:17c'est pour Enfants Sans Dangers
01:01:18et ils ont fait eux
01:01:19la sécurité des transports
01:01:20donc SMS 3117
01:01:23très important
01:01:24faites-le
01:01:25moi je l'ai déjà fait
01:01:25dans le métro
01:01:26pour signaler des situations
01:01:27c'est des systèmes
01:01:28qui sont mis en place
01:01:29par SMS
01:01:29vous pouvez informer
01:01:30et là on en revient
01:01:32à si vous voulez
01:01:33bon pauvre petit
01:01:35je vous rappelle quand même
01:01:36qu'il a été placé en foyer
01:01:37le soir même
01:01:38donc vous imaginez
01:01:40un petit garçon
01:01:41dans le train
01:01:41on l'agresse
01:01:42il se retrouve dans un foyer le soir
01:01:43enfin tout ceci horrible
01:01:45un enfant meurt
01:01:46sous le coup de ses parents
01:01:47environ une fois par semaine
01:01:50les gens entendent
01:01:51les gens savent
01:01:52les gens voient
01:01:54mais ils ne disent rien
01:01:55et moi je pense
01:01:56qu'il faut poursuivre
01:01:57ces gens qui ne disent rien
01:01:59judiciairement
01:02:00c'est non-assistance
01:02:02à personne en danger
01:02:03non-assistance
01:02:04à personne en danger
01:02:05parce que si tout le monde
01:02:07signalait au 119
01:02:08c'est pas formidable
01:02:10mais ça fonctionne
01:02:11quand même
01:02:12assez bien
01:02:12en plus c'est anonyme
01:02:14si tout le monde
01:02:14signalait ces situations
01:02:16les voisins
01:02:16qui entendent des cris
01:02:17les voisins
01:02:18qui voient des enfants
01:02:19apeurés par leurs parents
01:02:20tout ça
01:02:21je veux dire
01:02:22c'est la responsabilité
01:02:23moi je le dis
01:02:24on doit attaquer juridiquement
01:02:26ceux qui savent
01:02:26et qui ne disent rien
01:02:27on doit aller beaucoup plus loin
01:02:28ce n'est pas l'affaire des autres
01:02:30et on doit absolument
01:02:31protéger
01:02:33protéger nos enfants
01:02:34s'il vous plaît
01:02:34appelez le 119
01:02:35quand vous avez un doute
01:02:36s'il n'y a rien
01:02:37il n'y a rien
01:02:38mais au moins
01:02:38on le saura
01:02:39violence sexuelle
01:02:40violence physique
01:02:41c'est notre responsabilité
01:02:42à tous
01:02:43on n'est pas des inquisiteurs
01:02:44on est des responsables adultes
01:02:46vous savez j'ai une amie
01:02:47qui a signalé
01:02:47dans l'école de sa fille
01:02:49un enfant
01:02:49qui était battu
01:02:50à coups de ceinture
01:02:51par sa mère
01:02:53la directrice a dit
01:02:54oui
01:02:54enfin
01:02:54on ne sait pas
01:02:55c'est pas à nous
01:02:57etc
01:02:57ils ont appelé le 119
01:02:58qui a appris
01:02:59qui a paraît-il
01:03:00été formidable
01:03:01et effectivement
01:03:02c'est incroyable
01:03:04ce sont des situations
01:03:05lisez cette histoire
01:03:06c'est assez terrible
01:03:07Arnaud avec vous
01:03:09on va parler de Christophe Glaze
01:03:10Christophe Glaze
01:03:12qui est toujours emprisonné
01:03:14en Algérie
01:03:15on espérait
01:03:16une justice plus clémente
01:03:18malheureusement
01:03:19il a été
01:03:19condamné à nouveau
01:03:21à 7 ans de prison ferme
01:03:23moi je voudrais insister
01:03:23sur le fait que
01:03:24depuis le début
01:03:25cette affaire est absolument
01:03:26scandaleuse
01:03:27parce que quand même
01:03:27globalement
01:03:28il faut se souvenir
01:03:28que Christophe Glaze
01:03:29a été placé sous contrôle judiciaire
01:03:31au mois de mai 2024
01:03:33c'est à dire
01:03:34quasiment 6 mois
01:03:34ou 5 mois
01:03:35avant l'arrestation
01:03:36de Boulême Sansal
01:03:37que le Quai d'Orsay
01:03:38lui a dit
01:03:39surtout faites confiance
01:03:40en la justice algérienne
01:03:41ne vous inquiétez pas
01:03:41il ne va rien se passer
01:03:42et qu'on a appris finalement
01:03:44que Christophe Glaze
01:03:45se trouvait en Algérie
01:03:46le jour où il a été condamné
01:03:47à 7 ans de prison ferme
01:03:48à l'été dernier
01:03:50donc ce qui démontre
01:03:51quelque part
01:03:51que la stratégie
01:03:52qui consiste à ne rien dire
01:03:53à ne rien faire
01:03:54et à rester silencieux
01:03:55est une stratégie
01:03:56qui mène
01:03:57dans une impasse absolue
01:03:58c'est l'impasse
01:03:59dans laquelle malheureusement
01:04:00se trouve aujourd'hui
01:04:01Christophe Glaze
01:04:02on voit bien que
01:04:04de toute façon
01:04:04du côté du pouvoir algérien
01:04:05ils vont continuer
01:04:06à
01:04:07si vous voulez
01:04:08se servir de Christophe Glaze
01:04:09après avoir relâché
01:04:10sous la pression
01:04:11et sous les bons
01:04:12grâce aux bons offices
01:04:13des allemands
01:04:14Boilem Sansal
01:04:15ils vont continuer
01:04:16vraisemblablement
01:04:16malheureusement
01:04:17à s'en servir
01:04:18comme d'un otage
01:04:19qui repose la question
01:04:21de notre attitude
01:04:22vis-à-vis de l'Algérie
01:04:23encore une fois
01:04:23qui est une attitude
01:04:24qu'on le veuille ou non
01:04:25qui demeure une attitude
01:04:26de très grande faiblesse
01:04:27et qui ne permet pas
01:04:28vraisemblablement
01:04:29d'infléchir le rapport de force
01:04:30je partage exactement
01:04:32ce que vient de dire Arnaud
01:04:33en réalité
01:04:34on est soumis
01:04:35depuis des années
01:04:35et quel que soit
01:04:36le gouvernement
01:04:37moi je l'ai déjà dit ici
01:04:38c'est pas un problème
01:04:39de gauche ou de droite
01:04:40encore que Retailleau
01:04:42ait essayé un petit peu
01:04:43de faire bouger
01:04:44le cocotier
01:04:45si je puis dire
01:04:46mais que ce soit
01:04:47de gauche ou de droite
01:04:48tous les gouvernements
01:04:49depuis 1962
01:04:50depuis les accords déviants
01:04:51sont soumis
01:04:52à ce régime dictatorial
01:04:54corrompu
01:04:55militaire
01:04:56antidémocratique
01:04:57qui est le régime algérien
01:04:58et on ne dit rien
01:04:59vous savez pourquoi
01:05:00on ne dit rien ?
01:05:01on a peur de la diaspora
01:05:02algérienne en France
01:05:04mais la diaspora algérienne
01:05:05n'est qu'autre
01:05:05je sais qu'à la scène
01:05:07c'est pour ça que je vais
01:05:07peut-être vous en dire
01:05:08plusieurs choses
01:05:09c'est-à-dire que
01:05:10un, on a peur
01:05:11parce qu'il y a quand même
01:05:13un noyau de diasporas
01:05:15qui sont radicalisés
01:05:16et qui cherchent
01:05:17et qui vont
01:05:18vous avez vu les émeutes
01:05:19dans les banlieues
01:05:19on sait qu'on est
01:05:20incapable de gérer
01:05:21là si ça revient
01:05:22donc on est complètement
01:05:23impuissants
01:05:24ensuite il y a du renseignement
01:05:26algérien
01:05:27contre le terrorisme
01:05:28et c'est vrai qu'on a
01:05:28une coopération
01:05:29je sais que ce n'est pas
01:05:30entendable
01:05:31mais c'est la vérité
01:05:31avec le Maroc et l'Algérie
01:05:33dans la lutte contre le terrorisme
01:05:34ça fait aussi partie des choses
01:05:36donc vous voyez
01:05:37c'est un cumul de choses
01:05:38mais quand vous voyez nous
01:05:39qu'on a ces OQTF algériens
01:05:41qui sont sur le sol français
01:05:43qu'on n'arrive même pas
01:05:44à renvoyer
01:05:45qui pour certains
01:05:46sont en même temps
01:05:47des gens qui sont mis en cause
01:05:49par la justice
01:05:50et que parce que
01:05:51ça veut dire que l'état français
01:05:52c'est quoi l'état français
01:05:55c'est que l'état français
01:05:56ne peut pas être chez lui
01:05:57parce qu'il y a une guerre
01:05:58ce qu'on va
01:05:58je veux dire
01:05:59l'état français
01:05:59ne peut pas agir
01:06:00je veux dire
01:06:00non c'est ça
01:06:01c'est un visuel
01:06:03malheureusement
01:06:05aujourd'hui
01:06:07on a peur de tout
01:06:09on a peur de tout
01:06:11donc on a peur
01:06:12de notre propre diaspora
01:06:15algérienne en France
01:06:17on a peur
01:06:18de ne plus avoir de renseignements
01:06:19on a peur de mener
01:06:20un bras de fer
01:06:21et donc on a peur de tout
01:06:23oui
01:06:23aujourd'hui
01:06:24on n'en a plus de renseignements
01:06:25de toute façon
01:06:26on sait très bien
01:06:26que les canaux sont coupés
01:06:27donc on continue comme ça
01:06:31on continue comme ça
01:06:31formidable
01:06:32et on citera Christophe Gless
01:06:33parce que c'est vrai
01:06:34que j'ai dit qu'on avait
01:06:35beaucoup parlé de Boilem Samsal
01:06:36moins de Christophe Gless
01:06:37oui mais parce que
01:06:38c'était la volonté
01:06:39aussi de ses soutiens
01:06:40de ne pas en parler
01:06:41tous les jours
01:06:42dans le Moudjahidine du peuple
01:06:43vous ne lisez pas
01:06:45moi non plus je ne le lis pas
01:06:46mais on me rapporte
01:06:46ce qui se passe
01:06:47dans cet organe de presse
01:06:48qui est l'organe officiel
01:06:50du gouvernement algérien
01:06:51la France est insultée
01:06:52matin, midi et soir
01:06:54tous les jours
01:06:54et personne ne réagit
01:06:56enfin ça va continuer
01:06:57combien de temps ?
01:06:58on se retrouve nous
01:07:00dans un instant
01:07:00pour l'émission Média
01:07:01on va parler de l'amour
01:07:02et dans le pré
01:07:02ça va nous
01:07:03ça va nous
01:07:04c'est plus apaisant
01:07:06merci à tous les quatre
01:07:08à tout de suite
01:07:08Sud Radio
01:07:10Sud Radio
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