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  • il y a 10 heures
Avec Elisabeth Lvy et Eric Revel

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-01-27##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:07Il est 8h36, Elisabeth Lévy et Éric Revelle sur les sujets.
00:12Je le disais, est-ce que les agriculteurs ont raison de reprendre la route ?
00:15Ça manifeste de nouveau du côté de Toulouse, parce que, évidemment,
00:20nous, les journalistes, ou même parfois le grand public, on se dit
00:24bon, ça y est, c'est passé, on en a parlé pendant quelques semaines, etc.
00:27Sauf que le problème est toujours là.
00:30D'ailleurs, je crois qu'on va parler aussi des réseaux sociaux dans un instant.
00:34On a Bruno de Condon qui est avec nous, justement, au 0826 300 300.
00:41Bruno, bonjour Bruno.
00:44Bruno, il n'est pas en ligne.
00:46Si on commence, effectivement, on dit qu'on a Bruno et on ne l'a pas.
00:50Elisabeth Lévy, je crois que vous, vous vouliez revenir plutôt sur les réseaux sociaux.
00:54– Oui, parce que là, je trouve, alors après, je sais, ça va être difficile à appliquer.
01:02Il faut avoir du discernement, parce que, par exemple, j'ai des amis qui me disent
01:05mais moi, je communique avec mes enfants sur WhatsApp.
01:08Mais WhatsApp, parce qu'il paraît qu'il y aura deux types de réseaux,
01:11que ce ne sera pas interdiction pour tous.
01:13Bref, je trouve que c'est très important.
01:16Pourquoi ? Parce que ça fait des années que là, nous avons des certitudes, pas des hypothèses.
01:20Nous avons des certitudes sur le fait que l'usage excessif des réseaux, des écrans, de tout ça,
01:29endommage gravement les cerveaux de nos enfants, leur capacité sociale,
01:33les re-angoisser par les relations sociales.
01:36Bref, c'est un désastre.
01:37Et on ne fait rien.
01:38On nous en kikine toute la journée avec les générations futures
01:42dont on polluerait l'air, qui ont saccage la planète.
01:46Bon, très bien, c'est très important, le matériel, le corps, la planète.
01:49Mais, bon sang de bonsoir, ce qui va tuer l'humanité,
01:53c'est si on laisse les cerveaux humains se dégrader.
01:57Et ça, c'est vraiment une cause.
01:58Enfin, c'est notre survie comme espèce, comme civilisation qui est en jeu, franchement.
02:03Éric Revelle ?
02:04Oui, alors après, il y a la faisabilité de l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.
02:10Je suis d'accord.
02:10Mais, oui, je partage le point avec Elisabeth, mais totalement,
02:12c'est que tous les spécialistes du cerveau, les psychomotriciens,
02:17comme on dit, estiment qu'entre 6 ans, 5 ans et 15 ans, 16 ans,
02:22c'est là où tous les apprentissages se font.
02:25Donc, vous voyez à quoi on soumet le cerveau de nos enfants,
02:30cerveau qui est en construction précisément.
02:33Et puis, je vais vous dire, on ne peut pas être scandalisé par le harcèlement
02:35qui mène parfois à la mort, au suicide de certains enfants.
02:41On ne peut pas être scandalisé par la violence,
02:43voire la pornographie qu'on diffuse sur ces réseaux.
02:46On ne peut pas être scandalisé par l'addiction de nos enfants à ces réseaux sociaux
02:50sans faire quelque chose.
02:52Maintenant, où j'ai du mal à voir, c'est comment fait-on ?
02:55Parce que n'oublions pas une chose, c'est que les codes parentaux qu'on met,
02:58les temps d'écran, le contrôle parental,
03:00nos enfants, qui sont beaucoup plus malins,
03:02en tout cas purement en matière de digital,
03:06bon, ils peuvent assez facilement contourner tout ça.
03:09Là, c'est un contrôle d'identité, mais pardon, pour une fois,
03:13pour une fois, moi qui suis souvent critique,
03:16pour une fois, je fais quand même des folles des jeunes,
03:18je pense que si on explique aux adolescents
03:20que c'est leur cerveau qui est en ligne,
03:23je ne dis pas que ça va être facile,
03:24je dis qu'il y en a qui sont quand même accessibles.
03:26Oui, oui, l'adolescent peut être accessible au raisonnement,
03:29j'en connais.
03:30Non mais, en tous les cas, peut-être que vous avez raison sur la faisabilité,
03:35ce que je pense, si vous voulez, c'est que c'était criminel,
03:38c'est criminel de dire toute la journée,
03:41c'est grave, ça leur fait du mal,
03:43et de rester là comme des...
03:45Il y a une maman qui est en ligne.
03:48En Australie, ça a l'air de pas mal d'encher.
03:50Ça commence, c'est pas si simple à mettre en place, évidemment,
03:53mais Sandrine, de toute manière, il faut toujours tester,
03:55et essayer, bien sûr.
03:56Sandrine est avec nous, de Florence.
04:00Bonjour Sandrine.
04:01Oui, bonjour à tous.
04:02Qu'en pensez-vous ?
04:03Bonjour Sandrine.
04:04Bonjour Elisabeth.
04:06Bonjour.
04:06Mais écoutez, je suis entièrement d'accord avec ce que disait Elisabeth à l'instant,
04:09on est en train de fabriquer des...
04:11On est en train de fabriquer des idiots bêtes,
04:14et en même temps, nous-mêmes, en tant qu'adultes,
04:17on est hypnotisés par ces vidéos, en fait.
04:22Et aujourd'hui, je vois des mômes de 3-4 ans
04:27avec un téléphone portable dans les mains
04:29parce que ça garde bien les enfants.
04:31C'est ce qu'on disait à notre époque.
04:32Je parle comme une vieille de 50 valets que je suis, effectivement.
04:36Oui, c'est toujours jeune, ça.
04:37Oui, mais je suis une adolescente, voilà.
04:40J'ai 20 ans et 30 ans d'expérience.
04:42Oui, mais en fait, on disait, nous, la télé garde bien les enfants,
04:48et aujourd'hui, le téléphone portable garde bien les enfants.
04:50Mais quand on voit le niveau d'élociation des petits de 3-4 ans,
04:56je suis, moi, avasourdi,
04:58et je me demande comment on a pu laisser faire ça.
05:01Parce que vous, vous travaillez dans ce secteur, Sandrine.
05:04J'ai travaillé auprès d'ados pendant très longtemps dans ma carrière.
05:09C'était, à l'époque, c'était déjà difficile d'interdire quelque chose.
05:13C'était déjà difficile d'interdire quelque chose
05:15parce qu'ils nous disaient, on a le droit.
05:17Et aujourd'hui, quand on entend,
05:19il ne faut pas tenir les enfants,
05:21l'éducation bienveillante, l'éducation Montessori.
05:25Moi, j'ai eu une éducation avec mon fils
05:26qui était plutôt ghetto-souris.
05:27Ça veut dire que la télé, elle ne gardait pas mes mômes, en fait.
05:30Eux, ils allaient jouer dehors,
05:31ils partaient à la campagne, ils partaient à vélo.
05:34Après, on a la chance de vivre dans un milieu rural.
05:37Et c'est un vrai bonheur.
05:39Mais il n'empêche qu'aujourd'hui,
05:41ces travers sont partout.
05:45J'étais dans la salle d'attente du médecin,
05:47il y avait un petit garçon de deux ans,
05:48à la poussette,
05:49avec le téléphone portable de sa mère dans les mains, en fait.
05:52Plutôt que d'avoir une interaction avec lui,
05:54de jouer, de discuter, non.
05:55Il a foutu la paix pendant un instant.
05:57Donc, je crois qu'on est pieds et poignets.
06:00En réalité,
06:01on a 30 ans de retard sur l'éducation,
06:04vraiment sur avoir...
06:05La plupart du temps, les bouquets, ça ne va qu'à aller des meubles,
06:07chez les gens aujourd'hui.
06:08Oui, c'est complètement normal.
06:10C'est vrai.
06:11Elisabeth ?
06:12D'abord, les réseaux sociaux, ça frappe aussi les adultes.
06:16L'addiction aux écrans, ça frappe aussi les adultes.
06:18Mais je dirais qu'il y a un privilège.
06:20Ce n'est pas toujours le cas de penser que c'est un privilège
06:23de faire partie des vieux, si je puis dire,
06:26comme l'a dit notre auditrice.
06:28Mais c'est qu'on est né dans un monde
06:30où il n'y avait pas ça.
06:31On est né dans un monde
06:32où il n'y avait pas tout le monde
06:34à portée de téléphone.
06:36Et je suis convaincu,
06:37je n'ai pas d'étude pour le dire,
06:39que c'est cette espèce d'illusion
06:41que vous pouvez accéder à tout
06:43à travers votre petit écran sans bouger de chez vous
06:46qui crée une espèce de saturation du désir.
06:50C'est-à-dire qu'il n'y a plus rien à désirer, en fait.
06:52Oui, c'est possible.
06:53Je vois ça, je vois beaucoup de rômes un peu comme ça.
06:56Éric va être pragmatique, je le sens.
06:58Oui, c'est-à-dire que pour l'instant,
06:59on n'a pas assez de recul, je pense,
07:03pour voir les dégâts que peuvent occasionner
07:06les réseaux sociaux ou l'utilisation addictive
07:08d'un téléphone.
07:11Peut-être que d'ici dix ans, on l'aura
07:13et qu'on s'apercevra que le développement
07:15du cerveau de nos enfants,
07:17dont je parlais tout à l'heure,
07:18ce n'est pas moi qui le dis,
07:19ce sont des spécialistes,
07:20non seulement aura perdu en esprit
07:22critique,
07:24aura perdu en repères,
07:25mais aura aussi perdu en facilité
07:28à acquérir les compétences
07:31qui vous sont indispensables.
07:33Non, mais alors ça, c'est vrai.
07:34Je suis d'accord avec ce que vous avez dit,
07:36Sandrine aussi.
07:36On va continuer la discussion après.
07:38Une pause, mais quand même,
07:39de manière très pragmatique,
07:41les gamins qui naissent, en fait, aujourd'hui,
07:44qu'est-ce qu'ils voient ?
07:45Ils voient leurs parents
07:47avec leur téléphone portable,
07:49non-stop,
07:50cinq heures, sept heures,
07:51huit heures par jour.
07:52Est-ce que vous croyez
07:54qu'ils ne seront pas tentés
07:58par les téléphones portables aussi,
08:00et les écrans comme leurs parents,
08:02et d'attendre, en fait,
08:03dix ans, quinze ans
08:05avant d'aller sur le téléphone portable
08:07et sur les réseaux sociaux ?
08:09Non, c'est pour ça que je pense
08:10que c'est quand même extrêmement complexe.
08:13et que je pense qu'il y a peut-être
08:20une modération à faire
08:21et ça nous a échappé.
08:23C'est l'éducation des parents,
08:25le contrôle des parents
08:26pour savoir,
08:27ben oui, tu peux utiliser,
08:28tu peux aller sur des réseaux sociaux,
08:29mais avec un contrôle très strict,
08:32c'est d'une heure, une demi-heure, etc.
08:34Plutôt qu'une interdiction totale.
08:36Parce que alors ça,
08:37je suis désolé,
08:38mais je n'y crois pas
08:39jusqu'à l'âge de 15 ans.
08:41Compte tenu de la situation
08:42et des téléphones portables
08:43qui sont utilisés partout par les parents.
08:44Ils peuvent aussi faire un effort
08:45pour lâcher leurs téléphones.
08:47Mais oui, mais non.
08:47Moi, je vois que des parents à table.
08:48Non, mais Elisabeth Lévy,
08:49non, non, non, non.
08:50Non, mais je suis désolé.
08:51Mais non, mais bon.
08:52Non, mais je ne suis pas de l'accord.
08:53On reprend ça juste après la pub.
08:55Je ne suis pas de l'accord.
08:55Ah, ben attendez, attendez.
08:57On voit ça.
08:57Donc vous êtes drogués, vous l'admettez.
08:58Vous êtes drogués, oui.
09:01Le Grand Matin Sud Radio,
09:037h-10h, Patrick Roger.
09:05Il est 9h moins le quart.
09:06Est-ce que les agriculteurs
09:07ont raison de continuer
09:09et de reprendre la route ?
09:11Dans un instant, en fait, témoignage.
09:13On sera d'ailleurs à aussi
09:13un 9h avec Christine Bouillaud
09:15qui suit les agriculteurs
09:16venus du Tarn vers Toulouse,
09:18en fait, ce matin.
09:19C'est le principal point
09:20parce qu'ailleurs, c'est assez calme.
09:22Mais il y a toujours ce débat aussi
09:24sur les réseaux sociaux.
09:25Parce que ce que je disais tout à l'heure,
09:27je disais,
09:28est-ce que vous croyez vraiment
09:29que les parents vont réussir
09:31à tenir leurs enfants
09:33de ne pas leur céder de portable ?
09:35Alors, les réseaux sociaux,
09:37c'est une chose.
09:37Mais évidemment, vous avez envie
09:39quand vous êtes gamin,
09:3912 ans, 13 ans, 14 ans,
09:41d'aller, en fait, chercher
09:42un petit peu partout.
09:43Il faut être pragmatique, quoi, même.
09:45Alors que les parents utilisent
09:47pendant 5h, 6h, 7h par jour
09:49leur écran
09:49et dire aux gamins
09:50« Tu vas attendre 15 ans. »
09:52Elisabeth Lévy...
09:53– Non, mais Patrick, excusez-moi.
09:54Non, non.
09:55Là, je ne suis vraiment pas d'accord.
09:57Vous faites comme si
09:57c'était une fatalité.
09:59Comme si des adultes
10:00étaient incapables
10:01de se contrôler.
10:02Donc, effectivement,
10:04tant que les parents
10:05iront à table, par exemple,
10:06il me semble qu'une règle simple,
10:08si vous voulez,
10:08quand vous êtes dans une famille,
10:10ça pourrait être de dire
10:11au repas,
10:12on ne prend pas les téléphones.
10:14Non, mais il me semble quand même
10:16que si les parents voient
10:17que ça fait des dégâts
10:18sur leurs enfants,
10:19ils peuvent quand même
10:19faire un petit effort.
10:20De toute façon,
10:21on voit bien que même pour nous,
10:23ce n'est pas bon.
10:23cette médiation permanente
10:26de la technologie
10:27entre le monde et nous.
10:29Je veux dire...
10:29Non, mais je suis d'accord
10:30avec vous sur le fond.
10:31Moi, je vois un petit peu
10:32la forme et la praticité.
10:35Et je suis assez concret.
10:37Pardon.
10:37Et donc, je me dis,
10:38ça va être beaucoup plus complexe.
10:39– Et comment ça marche
10:40en Australie ?
10:40– Oui, pour l'instant.
10:41Attendez, c'est timide.
10:42Ça commence tout juste.
10:43Donc, bon.
10:44Qu'en pensez-vous ?
10:45Tiens, Sandrine,
10:46qui est spécialiste Sandrine.
10:48– Je vois que je me fais la tête.
10:48– Oui, Sandrine.
10:49– Oui, moi, Elisabeth,
10:52elle me fait rêver
10:53et j'aime beaucoup son espoir, en fait.
10:56Vraiment, Elisabeth,
10:57vous me faites rêver
10:58parce que vous allez bien.
10:59Regardez autour de vous.
11:01Regardez autour de vous
11:01comment ça se passe.
11:02Comment voulez-vous
11:03qu'un parent me dise non ?
11:04Moi, il est incapable
11:05de se dire non lui-même.
11:06Aujourd'hui,
11:07c'est tout de suite, maintenant.
11:09Alors, on dirait
11:09qu'on a accès à l'information
11:10instantanément.
11:12Voilà.
11:13Systématiquement.
11:14Et à la désinformation.
11:17Voilà.
11:17Et à la désinformation, surtout.
11:18Et là, pour le coup,
11:20on se retrouve dans une société
11:21où les gens ont perdu
11:23leur bon sens.
11:25Leur bon sens critique,
11:26leur bon sens tout court.
11:28Ça devient délirant.
11:30Comment voulez-vous
11:30qu'un mec de 30 ans
11:31qui a un homme de 10 ans
11:32ou de 8 ans
11:33lui dise
11:34non, tu ne fais pas ça ?
11:35Alors que lui-même,
11:36il est incapable
11:36de s'arrêter de le faire.
11:38– Non, non, mais c'est vrai.
11:40– Alors, moi,
11:40je suis aussi, pardon,
11:42je suis aussi plein d'espoir.
11:43Je me dis,
11:44on va se réveiller.
11:45Ce n'est pas possible.
11:46On ne peut pas continuer
11:47à être aussi teubé,
11:48à être aussi imbécile.
11:50Ce n'est pas possible.
11:51Qu'est-ce qu'on va offrir
11:53comme société
11:53pour les prochaines générations ?
11:56Parce que là,
11:56pour le coup,
11:57c'est...
11:58Non, mais je pense que...
12:00ne serait-ce que mettre
12:00les mains dans la terre,
12:01là, pardon,
12:01vous parliez juste avant,
12:03des paysans-là
12:03qui reprennent un petit peu
12:04le combat
12:06contre cette société
12:08de surconsommation
12:09où on va se voir entrer
12:10du poulet d'Ukraine,
12:11ça ne déconne pas.
12:12– Oui, oui.
12:12– Du poulet d'Ukraine,
12:13je crois.
12:13On est en train
12:14de nous empoisonner
12:14avec des personnes
12:15et on se fait empoisonner
12:16du cerveau
12:17avec les réseaux sociaux
12:18et toutes ces vidéos indécises.
12:20– Oui, oui.
12:20Sandrine,
12:21bon,
12:22j'ai bien noté,
12:23on va aller,
12:23justement,
12:24on a Bruno,
12:24agriculteur qui est avec nous
12:25du côté de Condon.
12:26J'ai bien noté
12:26qu'Elisabeth Lévy
12:29vous fait rêver
12:30mais que vous dites
12:31dans ce monde de teubé,
12:32on va avoir du mal
12:32quand même à s'en sortir.
12:33– On va y arriver,
12:34Sandrine,
12:35on va y arriver.
12:35– Bien sûr.
12:36Bonjour Bruno.
12:38– Oui, bonjour.
12:39– Bonjour.
12:40– Vous êtes agriculteur
12:41et vous soutenez
12:42la mobilisation,
12:43mon cher Bruno.
12:44– Oui, bonjour.
12:46Je soutiens la mobilisation.
12:47D'ailleurs,
12:47on a eu une réunion
12:48il y a une dizaine de jours
12:50dans le Gers.
12:51– Oui.
12:51– Pour faire le point
12:52un petit peu
12:53de la situation
12:54lorsqu'on a lâché
12:56les blocages
12:57sur le secteur de Hoche
12:59et après lorsqu'il y a eu
13:00ces incidents
13:01sur le secteur de Toulouse.
13:04Alors il faut se dire aussi
13:05pourquoi Toulouse
13:05parce que
13:06c'est ce qu'avec le président
13:07de la Chambre d'agriculture
13:08M. Candelon
13:10on en a discuté
13:13et il en a parlé
13:13en réunion.
13:14– Oui.
13:16– C'est pour faire bouger
13:17le préfet de région.
13:19– Ah oui.
13:19– Parce que c'est là
13:20qu'on a découvert
13:21le millefeuille
13:23de l'État français aussi
13:25lorsque le préfet de région
13:27donne les ordres
13:27préfet départemental
13:28le préfet départemental
13:30et bien
13:30il a des pieds
13:32et des mains liés
13:33par rapport aussi
13:33à la région.
13:35Donc
13:35et au-dessus
13:36du préfet de région
13:37donc
13:38ils reçoivent
13:39les ordres
13:40des ministères
13:41d'en haut quoi.
13:42– Bon
13:43donc voilà
13:45écoutez
13:46ça continue
13:46je pense que
13:47merci Bruno
13:48on continuera
13:49on va en parler
13:50tout à l'heure
13:51après 9h
13:51parce qu'on va rejoindre
13:52aussi Christine Bouillaud
13:53qui est sur la route
13:54et avec des agriculteurs
13:55qui seront en direct
13:56pour nous dire
13:56et comme vous l'avez dit
13:58aussi un petit peu Bruno
13:59pourquoi cette mobilisation
14:01continue de certains
14:02pas à tout le monde
14:03là c'est à l'appel
14:03de la coordination rurale
14:04mais c'est vrai
14:05que tout n'est pas fini
14:06alors qu'aujourd'hui
14:07il y a un nouvel accord
14:08qui a été signé
14:09de libre
14:10qui va être signé
14:10de libre-échange
14:11avec l'Inde
14:12l'Inde c'est quand même
14:14parce qu'on parle
14:14bien souvent de la Chine
14:16mais l'Inde
14:16c'est énorme aussi
14:17en fait
14:18le marché
14:18tout ce qui peut venir
14:20d'Inde
14:20et tout ce que l'on peut
14:21fournir à l'Inde
14:22et là dans l'accord
14:23c'est plutôt favorable
14:25à la France
14:27pour l'instant
14:28on verra en fait
14:29la suite
14:30mon cher Benjamin Glaze
14:33à chaque on en parle
14:34qui fait réagir un petit peu
14:36sur les réseaux sociaux
14:37c'est François Ruffin
14:38qui a officialisé
14:39sa candidature
14:40à la présidentielle hier
14:41avec des conditions particulières
14:43tiens dites nous tout
14:44avant 9h
14:44il sera candidat
14:45à la primaire de la gauche
14:46en octobre prochain
14:47le 11 octobre prochain
14:48le député de la Somme
14:49ex-insoumi
14:50qui a déjà fait
14:51quelques promesses
14:52notamment celle-ci
14:53écoutez
14:53il dit que s'il devient
14:55président de la République
14:56ce sera le premier
14:56de l'histoire
14:57à être payé au SMIC
14:58vous savez
14:58je suis un député
15:00qui se paye au SMIC
15:01et bien comme président
15:03de la République
15:03ça sera pareil
15:04ça sera le SMIC
15:05je payerai mes factures
15:07d'électricité
15:07comme le général de Gaulle
15:08nous ferons 20 millions
15:10d'euros d'économie
15:11sur le budget de l'Elysée
15:12c'est l'équivalent
15:13de 400 postes
15:14d'infirmières
15:14pourquoi ?
15:16parce que l'exemple
15:17doit venir d'en haut
15:18ça doit ruisseler
15:19ruisseler sur les ministères
15:20ruisseler sur les fonctionnaires
15:22ruisseler sur les milliardaires
15:23il n'est plus question
15:24qu'un milliardaire
15:25paye moins d'impôts
15:26que sa secrétaire
15:27il nous faut une nouvelle
15:28abolition des privilèges
15:29voilà pourquoi je suis candidat
15:30bon réaction mitigée
15:32sur les réseaux sociaux
15:33certains dénoncent
15:33une mesure populiste
15:35une mesure démago
15:35d'autres affirment
15:36qu'il ne prend aucun risque
15:38car il n'aurait
15:38aucune chance
15:39d'être élu selon eux
15:40aujourd'hui
15:41la rémunération du président
15:42hors avantage liée à la fonction
15:43c'est 16 000 euros bruts
15:45mensuels
15:45le SMIC en brut
15:46on a 1823 euros
15:48en net
15:481443 net
15:51mensuel
15:52un internaute
15:52ironise
15:53un président au SMIC
15:54et pourquoi pas
15:55au RSA
15:55tant qu'on y est
15:56Elisabeth Trévy
15:57Eric Reven
15:58deux choses
15:59je trouve ça quand même
16:01assez admirable
16:01que François Ruffin
16:02mette ses idées
16:04ses actes en accord
16:05avec ses idées
16:06parce que là
16:06il parle de l'Elysée
16:07où il ne sera pas
16:08mais il est déjà député
16:09et entre nous
16:11vivre avec le SMIC
16:12ça n'est pas si facile
16:14beaucoup de français
16:15le savent
16:16mais je ne suis pas du tout
16:18d'accord avec lui
16:19avec cette idée
16:20que le président
16:21doit être aussi fauché
16:22que moi
16:22non
16:23on est la France
16:24notre président
16:25doit quand même
16:26assurer une certaine
16:28c'est le roi
16:28c'est l'héritier du roi
16:30Eric
16:30qu'en penses-tu ?
16:32d'abord je ne laisserai pas
16:33François Ruffin
16:34se comparer au général de Gaulle
16:36si vous voulez
16:36je pense que là
16:37on a atteint
16:38quand même un sommet
16:39pour ne pas payer
16:39ses factures d'électricité
16:41Elisabeth le disait
16:41la raison
16:42si vous êtes payé au SMIC
16:43je ne vois pas comment
16:44vous payez votre facture d'électricité
16:45à l'Elysée
16:46il paierait quoi
16:46comme électricité ?
16:47tout l'Elysée
16:48alors le SMIC
16:49il ne suffirait pas
16:49il paier quoi ?
16:50au pourcentage
16:52de la lumière
16:54qu'il allume
16:54qu'il étale
16:55on emploie souvent
16:56le terme pour la droite
16:56populisme
16:57on peut l'employer pour la gauche
16:58c'est du populisme
16:59bon
17:00maintenant
17:00je ne vois pas
17:01le rapport
17:02entre le fait
17:03que le président de la République
17:04serait payé au SMIC
17:04et que les milliardaires
17:06paieraient plus d'impôts
17:07enfin on mélange tout
17:08on ne comprend rien
17:09bon mais
17:10c'est le communisme
17:11en fait ce qu'il veut
17:11ce n'est pas une tête
17:12qui dépasse
17:13tout le monde
17:13il va se soumettre
17:14sauf que le communisme
17:16à l'époque
17:16les dirigeants
17:17ils n'étaient pas au SMIC
17:18oui mais ça
17:19ils avaient tout
17:20c'était pas officiel
17:21la doctrine officielle
17:23mais il va se soumettre
17:24à une primaire
17:25donc voilà
17:25il essaie d'être
17:26plus blanc que blanc
17:28non plus rouge que rouge
17:29peu rouge que rouge
17:30bravo
17:31quelle ambition
17:32en même temps
17:33quelle ambition
17:34si vous dites
17:35moi je vais être président
17:36je touche le SMIC
17:37quelle ambition
17:39pour les gens
17:40se dire
17:40bon finalement
17:41ça ne sert à rien
17:42non pardon
17:43il dit une chose
17:43plus intéressante
17:44il faut dire
17:45c'est pas du tout
17:46une critique de Benjamin
17:47ça a été marrant
17:47de nous faire parler là-dessus
17:49mais Ruffin dans son discours
17:52dit
17:52on ne va pas
17:53on ne va pas gagner les élections
17:56ni gouverner la France
17:57avec des histoires
17:58de feuilles de paye
17:59et de tableaux Excel
18:00et de ceci cela
18:02il faut faire
18:03il faut un imaginaire
18:04et ça
18:04je trouve
18:05quand même
18:06il a raison
18:06de dire cela
18:08bon merci
18:10Eric qui est contre l'imaginaire
18:12et la créativité
18:17vous voulez réagir à ça
18:18est-ce que vous trouvez
18:19que c'est vraiment
18:20du populo bas de gamme
18:21ou pas
18:22ou il y a un certain réalisme
18:24dans ce qu'il dit
18:24François Ruffin
18:25vous pouvez réagir
18:260827 300 300
18:28dans un instant
18:29avec Jean-François Aquili
18:31après le flash de 9h
18:32c'est parti
18:33c'est parti
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