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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-01-26##
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NewsTranscription
00:00Alors allez, les vraies voix, c'est maintenant avec le grand débat du jour.
00:04Mon frère a été décapité en 2020.
00:07Samuel Paty va être poignardé puis décapité par Abdoulac Anzoran.
00:11Sans la dénonciation de la mineure à l'origine de toute cette cabale,
00:15sans dénonciation, pas de médiatisation, sans médiatisation, pas de crime.
00:20De fait, Samuel Paty aurait pu être sauvé.
00:22Il y aura un avant et un après Samuel Paty.
00:24Sauf que le après, c'est totalement absurde.
00:27Parce qu'à l'heure actuelle, avec toutes les offensives qui sont menées, on est dans le pendant.
00:33Et à les questions du jour, sur Samuel Paty, bien entendu,
00:36un avocat doit-il avoir le droit de dénigrer une victime lors d'un procès, Philippe ?
00:40Et vous dites non à 95%. Vous lui réagir, le 0826 300 300.
00:45Et c'est Bérangère qui est avec nous.
00:48Bonsoir Bérangère, bienvenue sur Sud Radio.
00:51On est ravis de nous accueillir.
00:52A cette question, un avocat doit-il avoir le droit de dénigrer une victime lors d'un procès ?
00:57Qu'en pensez-vous ?
00:59Bonsoir les vrais voix.
01:01Salut.
01:01Bonsoir.
01:03Écoutez, vous savez, moi un jour, il y a quelqu'un dans mon bureau qui m'a dit
01:07« Oui, j'aimerais devenir avocat ».
01:10Et moi, je lui ai dit « Oh là, malheureux, il voudrait mieux qu'il soit plombier, boulanger ou même femme de ménage. »
01:16Parce que franchement, si vous avez un petit peu d'amour propre, pour moi c'est un métier, c'est pas possible.
01:21Je veux dire, c'est absolument scandaleux ce que cet avocat a, l'axe de défense qu'il a choisi.
01:28Et c'est vrai que dans une société qui va très mal comme la nôtre,
01:31les avocats peuvent faire fortune ou éventuellement devenir ministre.
01:35C'est-à-dire qu'on en a vu certains devenir ministre.
01:39Beaucoup même.
01:40Même président.
01:41Même président, oui.
01:42Ou de ministre devenu avocat, je vous rappelle, ça existe.
01:46Pas nécessairement pénaliste.
01:47Non, pas pénaliste.
01:49Certes, mais bon, en attendant, comme hier vous parliez de l'imprescriptibilité des crimes de sang,
01:55notamment, déjà ça devrait être absolument imprescriptible.
01:58Aucun crime de sang, 10 ans, 20 ans après, on assassine votre frère, votre soeur, votre mère, votre fille.
02:05C'est absolument scandaleux.
02:07Tout ça doit rester imprescriptible.
02:09Mais surtout, voilà, les propos de l'avocat sont absolument scandaleux.
02:12C'est-à-dire qu'on va faire passer Samuel Paty pour un espèce d'islamophobe
02:19parce que le type a simplement fait son travail.
02:22Parce qu'il faut rappeler que l'école de la République,
02:25il a enseigné ce qu'est la laïcité en France.
02:30Et à un moment, il faut quand même rester droit dans ses bottes.
02:33Donc, on n'a pas, comme ça, à aller devant les médias.
02:36Si en plus, il avait gardé cet argument devant la cour.
02:39Je ne dis pas, mais là, il se pavane devant les médias
02:42en expliquant que, oui, Samuel Paty était peut-être islamophobe
02:46parce qu'il faisait sortir les élèves musulmans et qu'il les stigmatisait.
02:49Enfin, c'est vraiment scandaleux.
02:50Et au-delà, peut-être, Bruno Pommard, de justifier sa mort, quoi.
02:57C'est ça qui est hallucinant.
02:58Le maître vie humain, c'est ça.
03:00L'air de dire qu'il est bien mérité, quoi.
03:02Oui, non, mais il discrimine, comme le dit lui-même, l'avocat,
03:08nos compatriotes musulmans.
03:10Il sort tout un tas d'arguments devant les médias.
03:13Et ce que disait notre intervenant, effectivement,
03:15qu'il le dise, on sait même d'accourcer une chose,
03:17mais il va exposer ça au milieu des médias
03:19en disant, en gros, Samuel Paty était un danger pour la République.
03:22En gros, c'est ça.
03:23Et c'est scandaleux.
03:24Mais en même temps, c'est le rôle de ces avocats
03:26qui ont, on ne sait pas s'ils ont de l'amour propre ou je ne sais pas,
03:28enfin, Moretti l'a fait avec d'autres.
03:31On est capable de défendre n'importe qui dans cette société.
03:33C'est dramatique et c'est en même temps,
03:35c'est la société, c'est comme ça, c'est fait comme ça.
03:39C'est vrai, on se pose vraiment la question.
03:40Mais est-ce qu'un avocat, il faut qu'ils arrêtent de parler à la presse ?
03:43Alors déjà, ce n'est pas parce que le droit existe
03:46qu'il faut systématiquement le prendre.
03:47Alors, après, concernant la question de la dignité des avocats,
03:50moi, j'ai un nom qui me vient en tête, là, tout de suite,
03:53sur une des affaires les plus graves qu'on ait eues à connaître en France.
03:55C'est Isabelle Zavaro.
03:57Isabelle Zavaro, qui est-ce ?
03:58C'est l'avocate de Dominique Pellicot.
04:01Moi, très personnellement, quand je l'ai vue prendre cette affaire,
04:05j'ai trouvé ça très dur.
04:07Très dur, parce que c'est pour plein de raisons,
04:09plein de clichés, parce que c'est une femme et plein d'autres choses.
04:1130 secondes.
04:12Mais la réalité, c'est qu'elle nous a montré
04:13comment mener un procès abject avec la plus grande dignité,
04:16en se concentrant uniquement sur des faits
04:19et sur ce que devait être la vérité.
04:20Donc, les avocats, c'est juste une question duquel on choisit.
04:24Il y en a des très mauvais qui choisissent l'outrance
04:25et il y en a qui, eux, sont dans le vrai exercice de la fonction.
04:28Choisissent le fond.
04:28Allez, vous restez avec nous.
04:30Appelez-nous 0826 300 300 si vous voulez partager.
04:32Et avec nous, bien entendu, votre avis,
04:34on vous attend jusqu'à 19h.
04:36Sud Radio.
04:38Parlons vrai.
04:39Parlons vrai.
04:39Sud Radio.
04:40Parlons vrai.
04:41Et avec Philippe David, on est très content d'accueillir.
04:43Bruno Pommard, qui est avec nous, ancien membre du RAID
04:45et maire de Belleflou.
04:46Et Samuel Bauton, expert en communication chez Step Conseil.
04:49Et vous, 0826 300.
04:51300, 300 ailleurs venaient sur cette question du jour.
04:54Un avocat doit-il avoir le droit de dénigrer une victime
04:57lors d'un procès ?
04:59Et Béranger était avec nous au 0826 300 300.
05:02Si vous voulez, comme lui, donner votre avis,
05:04vous êtes les bienvenus.
05:05C'est Zach qui vous attend au standard.
05:07Philippe David, pardon.
05:08Moi, je voulais témoigner.
05:09Alors, sur ce que disait Béranger sur le fond,
05:12je suis d'accord.
05:13Moi, je vais vous raconter une anecdote vécue.
05:15C'était l'année où je passais mon bac.
05:17Ma mère aurait dit, mais pourquoi tu ne ferais pas avocat ?
05:19Tu n'exprimes pas mal.
05:20Et puis, je suis allé voir un procès d'assises.
05:22Et c'était un procès.
05:23La salle était comble, très glauque.
05:25C'était un procès pour viol en réunion.
05:28Et quand j'ai vu les avocats,
05:29alors des types en plus déjà multicondamnés,
05:32vous voyez ce que je veux dire, c'était pas.
05:33Et je voyais la victime qui pleurait.
05:35Et les avocats des accusés,
05:38qui la mettaient plus bas que terre,
05:39en la traitant d'allumeuse, de ceci, de cela,
05:42devant des dizaines de personnes,
05:45ils la mettaient plus bas que terre,
05:47pour faire acquitter leur client,
05:48en disant, vous voyez,
05:49il n'y avait pas viol, il y avait consentement.
05:51J'ai été tellement écoeuré, je vous le jure,
05:54que je suis sorti de la cour d'assises,
05:57et j'ai dit à ma mère, le soir en entrant,
05:59« Maman, voilà ce que j'ai vu, je ne ferai jamais avocat. »
06:02Jamais.
06:03Parce que je pense qu'il y a des choses
06:04que j'aurais été incapable de faire.
06:06Et ce qu'a fait cet avocat hier,
06:08je pense, confine au déshonneur.
06:11Je le pense fondamentalement,
06:13comme cet avocat qui mettait la fille plus bas que terre.
06:15Mais c'est son métier.
06:16Il est là pour démolir des gens,
06:18fustiles, innocents.
06:20Alors après, pour l'éthique, vous savez,
06:21c'est quand on se regarde dans la glace le matin,
06:23quand on se rase,
06:24ou quand on se coiffe,
06:25quand on est une femme.
06:25Moi, cher Philippe,
06:26en même temps,
06:27il y a des avocats pénalistes
06:28qui refusent des dossiers.
06:29Oui, mais c'est tout à l'heure.
06:31Pour le pognon,
06:32il prendrait n'importe quel dossier.
06:33qui faisait partie de nous.
06:34La question,
06:35ce n'est pas de refuser le dossier.
06:36Prendre un dossier,
06:37vous pouvez,
06:38c'est le droit français,
06:39c'est le sens de notre République.
06:40C'est comment vous le prenez ?
06:41C'est cet avocat.
06:42Même s'il avait fait appel,
06:44ce qui est déjà une forme d'abjecte.
06:46Il y a des manières de le faire.
06:47Effectivement,
06:47avec la situation que vous décrivez,
06:50on a dépassé les limites de l'entendement.
06:51Si ça avait été fait différemment,
06:53on ne serait pas en train d'avoir ce débat-là.
06:54Non, mais la question qui se pose,
06:56c'est que,
06:57moi, c'est ce que je pense.
06:59Je l'ai dit hier,
06:59quand on en a parlé,
07:01ils ont pris moins
07:02que ce qu'ils risquaient.
07:03Ils risquaient 30 ans de prison,
07:05quand même.
07:05D'accord ?
07:05Un art à 16 ans.
07:07Non, mais oui.
07:08Ah, les 7 accusés.
07:11Ils ont pris moins.
07:13Certains,
07:13ceux qui ont pris 16,
07:14risquaient perpétuité.
07:16Ceux qui ont pris 13 et 14,
07:18je crois,
07:18risquaient 30 ans.
07:20Moi, je me pose la question de savoir,
07:22je veux dire,
07:23si j'étais juré d'assise,
07:24je pense qu'avec le comportement comme ça
07:26d'un avocat,
07:27j'aurais certainement la main plus lourde
07:29au moment de délibérer.
07:31Samuel,
07:31après,
07:32on va voir 0,816,
07:33300, 300.
07:34Je suis entièrement d'accord avec Philippe.
07:35Ça peut avoir tendance
07:36à influer sur la décision finale
07:38et à alourdir
07:39ce qui a été prononcé en première instance.
07:41On va dire ce que dit Patrick
07:43qui nous appelle de Paris.
07:44Bonsoir, Patrick.
07:45Bienvenue sur Sud Radio.
07:47Bonsoir à tous.
07:49Bonsoir, Cécile.
07:50On est ravis de vous accueillir.
07:51Votre avis
07:52sur l'espèce de pseudo-plédoirie
07:55d'avant-procès de cet avocat ?
07:58Je pense qu'il joue
07:59à être Jacques Vergès,
08:01qui était une petite
08:02toujours bien connue.
08:03C'est le référenceux.
08:04D'inversion des choses.
08:06Donc, il fait son numéro.
08:07Je pense qu'il défend plus
08:08sa posture à lui,
08:10son avenir professionnel
08:12en disant
08:12« Je me fais connaître
08:14et je prends la lumière
08:15et éventuellement,
08:17je deviendrai l'avocat
08:18de tous les futurs
08:19terroristes
08:21qu'on pourrait avoir en France. »
08:22Donc, je pense qu'il est plus
08:23dans la défense
08:24de son intérêt propre
08:25que réellement
08:25l'intérêt de ses clients.
08:28Et en plus,
08:29autant Jacques Vergès,
08:31dans ses attaques,
08:32quand il attaquait l'État français,
08:33il attaquait la posture
08:33de l'État français,
08:34par exemple,
08:35ou quand il défendait
08:36d'anciens nazis.
08:39Encore une fois,
08:40c'était une posture
08:40de démonstration historique.
08:42Là, l'attaque
08:43est particulièrement dégueulasse,
08:45parce qu'il met en cause
08:46Samuel Paty
08:48sur des choses
08:49qu'en plus,
08:49il ne l'a pas fait.
08:50Donc, il est même
08:51dans des accusations
08:52qui sont fausses.
08:53Quand il dit
08:53qu'il y a eu
08:54une discrimination
08:55des élèves
08:56et un tri par les élèves,
08:57il n'y a pas eu du tout
08:58de tri par les élèves.
08:59Il n'a pas dit
08:59« Les musulmans,
09:01levez la main
09:01et ceux qui ont levé la main,
09:03cassez-vous de la salle. »
09:04Il n'a pas du tout
09:04été comme ça.
09:05Il a justement eu
09:06des précautions oratoires
09:07permettant de dire
09:08« Je vais évoquer un sujet
09:09si certains se sont gênés.
09:12Je n'en veux pas
09:12de quitter la salle
09:13et je comprendrais. »
09:15Donc, il est vraiment
09:15dans quelque chose
09:16d'un dialogue
09:16et très précautionneux.
09:18Donc, c'est de la dissanimation.
09:20Je pense que ce monsieur
09:21devrait...
09:22L'avocat peut tout dire
09:23entre guillemets
09:23lors de sa plaidoirie
09:25et dans le cadre
09:26du procès.
09:27Et là, c'est au juge
09:28et éventuellement
09:29au président du tribunal
09:31de pouvoir l'arrêter
09:32quand ses arguments
09:33vont trop loin.
09:34Et donc là,
09:34il a un cadre.
09:34Là, s'il prend la parole
09:35en dehors du procès,
09:38c'est-à-dire que
09:39sur les marches
09:39du tribunal,
09:41là, il n'est pas protégé.
09:42Et je pense qu'il serait bien
09:43potentiellement
09:44qu'on dise
09:45« Là, vous faites
09:46de la diffamation, monsieur.
09:47C'est de la diffamation
09:48ce que vous dites. »
09:49Et là, c'est vraiment scandaleux.
09:51Ce que dit notre auditeur
09:52a justement raison.
09:54C'est que j'ai l'impression
09:55que ces avocats pénalistes
09:57se prennent pour Moretti
09:58et pour tout un tas
09:59des verges, etc.
10:00C'est-à-dire qu'ils ont eu
10:00la lumière,
10:02ils sont devant des caméras,
10:03ils se permettent tout,
10:03ils se disent
10:04« Oh, c'est mon moment de gloire ! »
10:05Vous vous rendez compte ?
10:06La gloire de dire...
10:07Enfin, excusez-moi...
10:08C'est la gloire sur un tas de fumée
10:10quand même, pardon.
10:10Lui, il a déjà quand même
10:12défendu un dossier
10:13aussi médiatique que ça
10:15puisqu'il a fait partie
10:16des défenseurs
10:16de Maurice Papon.
10:17Donc, en termes
10:19de procès médiatique,
10:20Papon, c'était du lourd aussi.
10:21Pas tous en même temps.
10:22Oui, mais ils sont tellement
10:23omnibulés par l'existence
10:25et les médias maintenant
10:26que les mecs sont capables
10:27de dire tout
10:28et n'importe quoi.
10:29C'est même plus ça.
10:29On est face au cynisme
10:31le plus complet.
10:32C'est-à-dire, aujourd'hui,
10:33il y a une logique
10:34d'intérêt,
10:35une logique même financière,
10:36j'imagine,
10:36comme vous l'avez dit.
10:37À un moment,
10:38c'est quelle clientèle
10:39on choisit de se construire ?
10:41Là, je pense que
10:41le chemin est tracé
10:42et effectivement,
10:44il faut être cynique
10:45et dénué du moindre sentiment
10:46pour oser aller
10:47sur ce type de plaidoirie.
10:48Après, encore une fois,
10:50c'est le droit
10:51le plus strict de l'avocat
10:52et il choisit de le prendre.
10:53Et il est très protégé,
10:54en tout cas,
10:55sur ce sujet-là.
10:55Peut-être pas le droit
10:56de s'exposer médiaticement
10:58comme il l'a fait.
10:59Je ne dis pas
10:59que c'est une bonne chose,
11:00mais lui,
11:00comme beaucoup d'autres,
11:01et on en revient justement,
11:02finalement,
11:02aux personnalités de chacun.
11:03Béranger et Patrick Sasseur
11:06estiment que Samuel Paty
11:07est injustement rendu responsable
11:09de sa propre mort.
11:10C'est ce qu'elle dit
11:10et elle a raison,
11:11quelque part.
11:13Oui, oui.
11:14Après, je ne ferais pas
11:15l'avocat de l'avocat du diable,
11:17c'est-à-dire que pour prolonger
11:18ce que disaient Patrick
11:19et Philippe,
11:22c'est cet avocat
11:23qui vraiment,
11:25c'est de la provocation,
11:26je veux dire,
11:27il met un rappel à l'ordre
11:29parce que ça se fait
11:30sur les marches du tribunal,
11:32mais en réalité,
11:33il sait très bien
11:33qu'il y ait une provocation
11:35et franchement,
11:36voilà,
11:36à un moment,
11:38il faut se sévir,
11:38il ne faut pas que ces gens-là
11:39soient absolument,
11:40qu'on leur permet de tout.
11:42Quelle dignité.
11:44Il y a une question
11:45qui se pose
11:46et je me la pose
11:47personnellement
11:47depuis que j'ai vu cette vidéo.
11:49Moi, je l'ai vue hier soir
11:50et je l'avoue,
11:51quand on l'a vue à la maison,
11:53mais quand je l'ai vue,
11:54j'ai dit à ma femme,
11:55regarde ça,
11:56elle ne revenait pas,
11:57on ne revenait pas
11:57et quand vous l'avez entendu,
11:59Cécile,
11:59vous n'en reveniez pas non plus.
12:01Les avocats,
12:02alors ça,
12:02je pense que c'est
12:03une très bonne chose,
12:04ont une immunité plaidoirie.
12:05C'est-à-dire que
12:06dans une plaidoirie,
12:08ils peuvent dire
12:08pique-pendre.
12:10Et sous France.
12:11Avec tout est permis.
12:12Sauf à l'extérieur.
12:13Sauf à l'extérieur.
12:14Et là,
12:14la question que je me pose,
12:16c'est que comme ce n'était pas
12:17dans le prétoire,
12:18mais que c'était
12:19dans les couloirs
12:20du palais de justice,
12:21la diffamation,
12:22est-ce que là,
12:23l'immunité plaidoirie fonctionne ?
12:26Parce que là,
12:27il faut rentrer plus
12:27dans le code de procédure.
12:29Il vous dira
12:29que c'est une pièce du dossier.
12:30Ah !
12:33Mais c'est hors !
12:34Hors !
12:34Oui, mais c'est hors
12:35enceinte du tribunal quand même.
12:37Vas-y !
12:38C'est dans le tribunal,
12:38mais pas dans la salle d'audience.
12:40Oui, on est d'accord.
12:40Mais lui,
12:41il vous dira
12:41que ça fait partie
12:42intégrante du procès.
12:43On va voir.
12:43C'est peut-être décorrélé
12:44de la plaidoirie,
12:44mais que c'est un élément
12:45de compréhension
12:46pour le grand public.
12:46Après,
12:46il y a une appréciation
12:47de l'avocat.
12:48Ce ne sont pas juste les faits.
12:51On sent quand même
12:51dans le discours
12:52qu'il y a une interprétation.
12:53Et lui,
12:53vous dira
12:54grâce à une visée pédagogique
12:55pour le grand public.
12:56Alors, pourquoi ?
12:57Parce que l'assassinat
12:57de Samuel Paty,
12:59c'est l'assassinat
13:00de la République.
13:00De la manière
13:01dont le cours a été mené,
13:03c'est ma République.
13:04C'est ça.
13:04C'est-à-dire de laisser le choix,
13:06expliquer, convaincre.
13:07Bon, très bien.
13:08Maintenant,
13:09ceci étant fait
13:09et vu le positionnement
13:11de l'avocat à l'heure actuelle,
13:12que ce soit sur les marches
13:13ou dans le tribunal,
13:15lui peut dire
13:16on est sur une affaire
13:17de portée nationale,
13:18on est en train
13:19de porter atteinte
13:20à mon client,
13:21donc aujourd'hui,
13:22j'ai besoin d'apporter
13:23des éclairages au grand public.
13:24Attention,
13:24je ne dis pas
13:24c'est bien,
13:25c'est pas bien.
13:26Je te justifie juste
13:27la logique du monsieur
13:28et comment lui,
13:30s'il a le cerveau
13:31un peu construit,
13:32peut s'exprimer
13:32et le dire.
13:33Après,
13:34je n'ai pas la réponse
13:35définitive à ça
13:36et peut-être
13:36que je suis totalement
13:37au niveau réglementaire.
13:39Et puis après,
13:40désolé,
13:40je tiens à rappeler
13:41une petite chose,
13:41c'est que les avocats
13:42comme les experts comptables,
13:44comme les médecins,
13:44etc.
13:45sont régis par un ordre.
13:47Quelle va être
13:48la réaction
13:48de l'ordre des avocats ?
13:50Quelle va être
13:50la réaction du bâtonnier ?
13:52Comme disait
13:53le général de Gaulle,
13:54vaste le programme.
13:56Allez,
13:56vous restez avec nous,
13:57on fait une petite pause
13:57et on revient
13:58dans un instant.
13:59A tout de suite.
13:59Sud Radio.
14:00Sud Radio.
14:01Parlons vrai.
14:01Parlons vrai.
14:02Sud Radio.
14:03Parlons vrai.
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