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Sonia Mabrouk reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour Midi News. On va commencer le fil de nos débats dans un instant.
00:00:06Mais comme chaque jour, on fait d'abord le point sur l'actualité, le journal avec Somaya Labidi. Bonjour Somaya.
00:00:11Bonjour Elodie et bonjour à tous. A la une de l'actualité, Sébastien Lecornu face à deux nouvelles motions de censure.
00:00:17L'une déposée par la gauche hors PS, l'autre par le RN.
00:00:21Motion en réaction à la décision du Premier ministre d'utiliser une nouvelle fois le 49.3
00:00:26pour faire adopter la partie dépense et l'ensemble du budget de l'État pour 2026.
00:00:32Les votes prévus à 16h cet après-midi ont peu de chances de réunir le nombre de voix suffisant pour renverser le gouvernement.
00:00:39L'Assemblée nationale qui a adopté l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans hier.
00:00:44La proposition de loi Renaissance devra maintenant être examinée au Sénat.
00:00:48Et ce, dans les semaines à venir, a promis la ministre du Numérique.
00:00:52Une mesure visant à protéger la santé de nos adolescents est soutenue par le gouvernement et Emmanuel Macron
00:00:58qui a salué, je cite, une étape majeure parce que le cerveau de nos enfants n'est pas à vendre
00:01:03ni aux plateformes américaines ni aux réseaux chinois, a-t-il ajouté.
00:01:07On passe maintenant aux images de la commémoration du 81e anniversaire de la libération du camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau en Pologne.
00:01:16Des hommages et des manifestations sont organisées un peu partout dans le monde dans cette journée internationale de commémoration de l'Holocauste.
00:01:24Période sombre de notre histoire durant laquelle, je vous le rappelle, 6 millions de Juifs sont morts au cours du génocide perpétré par l'Allemagne nazie pendant la Deuxième Guerre mondiale.
00:01:33A la une de l'actualité internationale, des chiffres bien en dessous de ceux annoncés par le régime des Mola.
00:01:41C'est ce que révèle une ONG de défense des droits humains qui affirme avoir confirmé la mort de plus de 6 000 personnes
00:01:49lors des manifestations ayant secoué l'Iran au début du mois et précise être toujours en train d'enquêter sur 17 000 autres décès potentiels.
00:01:58Par ailleurs, au moins 41 000 personnes ont été arrêtées, certaines directement dans les hôpitaux où elles étaient soignées pour des blessures par les autorités.
00:02:09Peut-être de quoi faire retomber la colère aux Etats-Unis.
00:02:13Des agents des services fédéraux déployés à Minneapolis vont commencer à quitter la ville à partir d'aujourd'hui.
00:02:18C'est ce qu'a assuré le maire Donald Trump.
00:02:21De son côté, joue la carte de l'apaisement face à la vague d'indignation suscitée par la mort d'un deuxième manifestant américain
00:02:27tué par des agents de la très décriée police anti-immigration.
00:02:33Et puis on reste aux Etats-Unis avec le bilan des intempéries qui grimpe à 30 morts.
00:02:39Des millions d'Américains affrontent une vague de froid polaire qui a laissé près de 600 000 foyers privés d'électricité dans la soirée.
00:02:46Des températures glaciales qui vont encore chuter dans les prochains jours,
00:02:49notamment dans des régions du nord du pays où le ressenti pourrait atteindre les moins 45 degrés.
00:02:55Voilà ce qu'on pourrait retenir de l'actualité à midi, Elodie.
00:02:59Merci à vous, Somaya Labidi.
00:03:01Au sommaire de votre émission aujourd'hui, d'abord l'avocat de la honte.
00:03:04Il s'appelle Maître Francis Villemin.
00:03:06C'est l'avocat du prédicateur Abdelhakim Seffrioui.
00:03:09Et il a choqué avec ses déclarations.
00:03:11Hier, selon lui, le professeur serait responsable de discrimination contre des élèves musulmans.
00:03:16A l'heure où une réflexion est engagée pour savoir s'il faut panthéoniser le professeur assassiné,
00:03:22comment peut-on tenir de tels propos ?
00:03:24Comment peut-on, comme le dit sa famille, rendre ce professeur coupable de sa propre mort ?
00:03:29On fera justement le point avec ce procès en appel qui continue.
00:03:33Les jeunes et la Shoah.
00:03:34On rappelle ces chiffres selon le rapport des Assises de lutte contre l'antisémitisme.
00:03:3859% des collégiens et 50% des lycéens adhèrent à au moins un préjugé antisémite.
00:03:44Ils sont 30% à penser qu'ils utilisent leur statut de victime de la Shoah.
00:03:48Comment en est-on arrivé là ?
00:03:49On entendra justement des jeunes qu'on a entendus sur cette période la plus sombre de notre histoire.
00:03:54Et puis on se demandera aussi comment les professeurs font pour enseigner avec toutes ces difficultés désormais.
00:04:00Et puis les chiffres de l'immigration qui sont dévoilés par la Direction Générale des Étrangers en France.
00:04:05On fera le point d'abord sur les chiffres, sur les dynamiques observées.
00:04:08Et puis on reviendra aussi sur cette proposition du ministre de la Justice, Gérald Darmanin.
00:04:12Il a évoqué l'idée d'une suspension de l'immigration pendant deux ou trois ans.
00:04:16Est-ce une bonne solution ? Est-ce qu'elle est réalisable ?
00:04:18On en parle avec mes invités pour m'accompagner pendant cette première heure.
00:04:23J'accueille Ophélie Roch, journaliste et enseignante.
00:04:25A vos côtés, Raphaël Stainville.
00:04:26Non, de l'autre côté, Raphaël Stainville, journaliste au JDD.
00:04:29Pierre-Marie Seff, directeur de l'Institut pour la Justice.
00:04:32Georges Fenech, ancien magistrat.
00:04:33Et Juliette Sadat du service pour les justices.
00:04:36Bonjour à tous les cinq.
00:04:37Je vous le disais, on va commencer avec ces propos scandaleux de l'avocat d'Alakim Seffri.
00:04:43Oui, il les a tenus hier.
00:04:44D'abord, on va écouter précisément les propos.
00:04:46Et ensuite, on fera le point avec vous, Juliette.
00:04:48D'abord, on écoute l'avocat.
00:04:49La décapitation de Samuel Paty, elle est tellement horrible qu'elle écrase tout le dossier, qu'il y a un tabou.
00:04:57Nous n'avons pas le droit de le dire, qu'il procédait à la discrimination des élèves musulmans.
00:05:01Mais moi, je vais le dire haut et fort, tout au long du procès et pas avant de plaider à la fin.
00:05:06Qu'aurait-on dit si Samuel Paty avait dit « Les enfants juifs, levaient le doigt » ou « Les homosexuels, levaient le doigt » ou « Les handicapés, levaient le doigt » pour ensuite montrer des caricatures d'un handicapé ou d'un juif ?
00:05:20La discrimination, elle existe, elle est là.
00:05:25Je ne dis pas que Samuel Paty était raciste, sûrement pas.
00:05:29Il avait plutôt l'air d'un brave type.
00:05:31Mais il a commis une erreur pédagogique, une faute pédagogique fondamentale.
00:05:37Monsieur Seffrioui n'a jamais appelé à la violence.
00:05:41Il ne connaît pas le terroriste.
00:05:42Et le terroriste ne le connaissait pas.
00:05:44Il appelait à des sanctions administratives.
00:05:47C'est-à-dire, soit que Samuel Paty soit exclu de l'éducation nationale, pas forcément définitivement,
00:05:53mais quelques semaines ou quelques mois, une suspension qui aurait apaisé les esprits, apaisé les esprits des familles
00:06:00et qui aurait permis un temps de réflexion à Samuel Paty pour qu'il prenne conscience des fautes qu'il a commises.
00:06:07Et l'administration de l'éducation nationale a commis de nombreuses fautes aussi en le surprotégeant alors qu'il fallait le sanctionner.
00:06:15S'il avait été sanctionné, il serait vivant parmi nous aujourd'hui.
00:06:19Avant d'ouvrir nos débats, Juliette, on va faire le point avec vous d'abord.
00:06:23Dans quelles circonstances, à quel moment cet avocat a-t-il prononcé ses propos ?
00:06:27Alors, il a présenté, il a exposé sa ligne de défense controversée, au mieux qui interroge,
00:06:33mais qui peut aussi indigner notamment les partis civils et on les comprend.
00:06:37Francis Villemin, c'est le nouvel avocat de ce procès en deuxième instance.
00:06:42C'est le seul qui n'était pas présent au premier procès, en première instance, fin 2024.
00:06:48Et c'est donc le nouvel avocat du prédicateur islamiste Abdelhakim Seffrioui,
00:06:52condamné à 15 ans en première instance pour association de malfaiteurs terroristes.
00:06:56C'est lui, je vous le rappelle, qui avait relayé en masse sur les réseaux sociaux le mensonge de cette jeune fille
00:07:01qui avait accusé Samuel Paty d'avoir discriminé ses élèves musulmans et d'avoir montré des caricatures.
00:07:07Et donc hier, au tribunal, avant que ne commence l'audience, devant les journalistes,
00:07:12il a exposé simplement sa ligne de défense pour défendre son client.
00:07:17Pour la première fois dans les débats, sera donc posé sur la table le comportement soi-disant discriminant de Samuel Paty.
00:07:25Selon lui, le professeur aurait proposé aux élèves musulmans de sortir de la classe
00:07:29s'il se sentait choqué par les caricatures et donc de se désigner en tant que musulman.
00:07:35Ça, c'est un petit peu de mauvaise foi parce que ce n'est pas ce qui avait été convenu lors du premier procès
00:07:39qui, selon les témoignages d'anciens élèves de Samuel Paty, et donc eux qui avaient assisté à cette fameuse journée,
00:07:45ce qui n'avait pas été le cas de la jeune fille, c'était que Samuel Paty avait demandé,
00:07:50compte tenu de la sensibilité des images et des thèmes qu'il allait aborder,
00:07:54les élèves qui se sentaient mal à l'aise et qui ne voulaient pas assister à ce cours pouvaient sortir dans le couloir.
00:08:01Mais il n'a pas montré du doigt les musulmans et il n'a pas demandé à tous les élèves musulmans de se déclarer en tant que tel.
00:08:08Et justement, je voudrais qu'on fasse aussi le point avec vous sur le parcours.
00:08:11Qui est cet avocat ? Vous le disiez, il n'était pas là en première instance.
00:08:13Est-ce qu'on sait un petit peu ce qu'il a fait avant et quel est ce personnage pour le moins curieux ?
00:08:18Oui, il est souvent cité lorsqu'on parle des avocats de la défense.
00:08:21Donc on va le reconnaître, un rôle difficile.
00:08:24C'est un personnage qui est assez controversé.
00:08:27Il a défendu entre autres Maurice Papon, le terroriste vénézuélien Carlos,
00:08:31et plus récemment Mehdi Nemouch, auteur de l'attentat du musée juif de Bruxelles,
00:08:35et condamné pour avoir été l'un des geôliers dans les prisons de l'État islamique en Syrie.
00:08:40J'étais à ce procès qui avait duré quatre semaines et il avait eu aussi des quelques frasques scandaleuses
00:08:46devant les journalistes et devant la Cour.
00:08:49Il a sa vision du métier d'avocat de la défense.
00:08:51Pour lui, le principe de la défense est primordial dans un État de droit.
00:08:55Même une personne accusée de crime grave a droit à une défense solide et à un procès juste.
00:09:00Maintenant, il faut se demander ce que l'avocat de la défense a le droit de dire ou pas devant les victimes.
00:09:05Évidemment. Merci beaucoup, Juliette, pour toutes ces pressions.
00:09:07Je me tourne d'abord vers vous, Georges Fenec.
00:09:09Est-ce qu'un avocat peut tout dire ? Est-ce qu'il doit tout dire ?
00:09:12Est-ce que l'importance de la défense, finalement, est-ce qu'il doit primer pour un avocat ?
00:09:18Maître Villemin s'inscrit dans une longue tradition.
00:09:22Moi, ça me rappelle Maître Vergès, quand il défendait notamment Klaus Barbie, entre autres.
00:09:28Ça s'inscrit dans une forme de stratégie de rupture, comme on le disait à l'époque.
00:09:33Il en est un petit peu l'héritier, si vous voulez.
00:09:37Alors, il faut rappeler quand même un grand principe, c'est que la défense est libre.
00:09:42Il y a même une forme d'immunité de parole pour les avocats quand ils plaident, voyez-vous.
00:09:48Une forme d'immunité de parole, sauf à commettre un délit.
00:09:51Oui, bien sûr.
00:09:51Mais, donc, de ce point de vue-là, c'est important de le rappeler.
00:09:55Il a le droit de dire cela, voyez-vous.
00:09:58Après, vous avez dit dans votre introduction, vous avez dit que ce sont des propos scandaleux.
00:10:04Je comprends, moi aussi je suis choqué, parce qu'au fond, qu'est-ce qu'il nous dit ?
00:10:08Il nous dit qu'il l'a bien cherché.
00:10:09Oui, malheureusement, c'est la conclusion de sa réflexion.
00:10:12C'est ça, il nous dit qu'il l'a bien cherché.
00:10:15Et en réalité, c'est faux d'ailleurs, puisque Juliette l'a bien rappelé.
00:10:18Mais quand bien même, je dirais même, quand bien même il y aurait eu une suspicion de quelque discrimination que ce soit,
00:10:27est-ce que ça pouvait excuser le moins du monde un geste de décapitation ?
00:10:32Oui, quoi qu'il arrive.
00:10:32Donc, quoi qu'il arrive, je crois que c'est une très mauvaise stratégie de défense qui a été adoptée là.
00:10:38Et je pense que ça peut même se retourner contre son client, qui, je le rappelle, peut voir sa peine aggravée.
00:10:45Donc, on verra ce que fera la deuxième cour d'assises.
00:10:49Mais en définitive, si vous voulez, c'est une défense choquante.
00:10:54Elle a le droit d'exister, mais je ne suis pas sûr qu'elle soit très productive.
00:10:57Oui, et que finalement, ces propos choquants ne fassent plutôt l'effet inverse.
00:11:01Ophélie Roch, on avait tout à l'heure Didier Lemaire, qui est professeur de philosophie et qui, avec son oeil de professeur,
00:11:07et vous l'êtes également, disait que le problème dans cette défense, c'est qu'on a l'impression que, effectivement, le professeur est responsable.
00:11:13Et ça envoie un très mauvais signal, évidemment, à tous les professeurs en disant, après tout, si vous vous comportez mal,
00:11:19voilà ce qui pourrait arriver.
00:11:20Pour la communauté aussi éducative, ces propos, ils sont extrêmement durs.
00:11:24Ils sont durs, comme le disait Juliette, pour la famille de Samuel Paty.
00:11:27Bien sûr, on comprend, mais ça va au-delà, en fait, en réalité.
00:11:30Moi, je suis un peu atterrée, en fait, de cette prise de parole de cet avocat.
00:11:34Parce qu'en effet, déjà, je me pose la question à qui il s'adresse.
00:11:39À vouloir, en fait, on dirait qu'il essaye de mettre deux frances opposées.
00:11:43C'est-à-dire qu'on a l'impression qu'il fait du clientélisme.
00:11:45Il fait beaucoup de com' aussi, malheureusement.
00:11:47Tout comme, en disant, regardez, moi, je défends, en gros, toute la communauté musulmane, peu importe comment.
00:11:53Moi, ce qui me choque d'autant plus, c'est de dire, mais il y aurait dû, voilà, il y avait des suspicions.
00:11:58Il aurait fallu que l'éducation nationale, il l'a trop protégée, ils auraient dû l'exclure.
00:12:01Mais ce n'est pas du tout ce qui s'est passé.
00:12:03L'éducation nationale ne l'a pas protégée, cet homme-là.
00:12:05Elle a lâché.
00:12:06Elle a lâché.
00:12:08Et là, en fait...
00:12:08Oui, en plus, il y a beaucoup de choses factuellement déjà fausses.
00:12:11En plus de sa réflexion, les faits ne sont pas là.
00:12:13Et ensuite, il nous dit quoi ?
00:12:14Il nous dit, on met les professeurs dans une situation intenable.
00:12:17Si vous voulez exercer votre droit de faire votre métier, c'est-à-dire le plus normalement possible,
00:12:22la caricature est dans le programme.
00:12:23Elle est au cœur du programme.
00:12:25C'est-à-dire que parce qu'on applique, du coup, les BO du rectorat, c'est-à-dire,
00:12:28voilà, voici le programme officiel, faites-en bon usage,
00:12:31on nous dit, attendez, si vous l'appliquez tel quel,
00:12:35et que vous heurtez la sensibilité des gens,
00:12:37c'est votre seule responsabilité.
00:12:40Donc, il faudrait faire quoi ?
00:12:41Moi, cet homme-là, je trouve que ce qu'il a fait,
00:12:43de dire, voilà, je vais vous montrer des caricatures.
00:12:46Si vraiment, vous n'êtes pas capables de les voir,
00:12:49parce que vous ne souhaitez pas,
00:12:50je vous laisse libre, peut-être.
00:12:53Alors, voilà, enfin, je ne vois pas en plus en quoi il est problème.
00:12:56C'est-à-dire qu'il n'est pas là en train de dire,
00:12:58ouvrez les yeux, je vais vous montrer une caricature du prophète,
00:13:02observez-la, regardez-la.
00:13:03Ce n'était pas ça.
00:13:04Ça, comment dire, je ne comprends pas, en fait, comment en arriver,
00:13:08quand quelqu'un est humain et tente de faire les choses le mieux possible,
00:13:12ça se retourne toujours contre lui.
00:13:13Parce que quoi qu'on fasse, ça se retourne toujours contre nous.
00:13:16Et moi, en effet, le signal envoyé par cet avocat n'est pas le bon,
00:13:19mais le silence de l'éducation nationale n'est pas un bon signal non plus.
00:13:22Moi, j'ai vraiment le sentiment que c'est...
00:13:23Et l'État lâche complètement en disant,
00:13:27allez, que chacun se démerde un peu.
00:13:29Se débrouille.
00:13:30Faites comme vous voulez.
00:13:31Faites comme vous voulez.
00:13:32Mais la vérité, c'est qu'en fait, c'est drachique.
00:13:34Parce que moi, tous les autres professeurs d'histoire que je connais,
00:13:38il y en a plein qui abordent certains sujets avec une forme de réticence.
00:13:43Et on va en parler juste après.
00:13:44Parce qu'on ne sait pas comment faire, en fait,
00:13:46pour ne pas heurter, pour ne pas froisser,
00:13:48pour ne pas se mettre en danger, pour ne pas abdiquer.
00:13:51Je voudrais qu'on écoute justement la réaction de l'avocat
00:13:54de la famille de Samuel Paty.
00:13:55Elle s'appelle Virginie Leroy.
00:13:56Et elle était justement en réaction à ses propos.
00:13:59C'était hier.
00:13:59Écoutez-la.
00:14:02Moi, je pense qu'ils ont très, très bien conscience de leurs actes.
00:14:05Il ne faut pas se limiter à ce qu'ils veulent bien les séparaître.
00:14:09Les accusés savent très bien ce qu'ils auraient reproché.
00:14:12Et d'ailleurs, ils répondent aux interrogatoires.
00:14:15Alors, parfois en éludant, parfois en minimisant.
00:14:17Mais enfin, ils ont parfaitement conscience de ce qu'ils ont fait.
00:14:20Et ça, moi, je n'ai aucun doute là-dessus.
00:14:22Mais des condamnations sur les qualifications qui font l'objet du renvoi,
00:14:26c'est-à-dire pour deux d'entre eux, une complicité d'assassinat terroriste
00:14:29et les autres de l'association de malfaiteurs terroristes.
00:14:33S'agissant des peines, c'est sûr qu'on serait déçus
00:14:36que la cour prononce des peines moindres.
00:14:40Donc, ce qu'on attend, c'est une confirmation,
00:14:42voire une augmentation des peines de prison.
00:14:44Pierre-Maricev, on a entendu également la famille de Samuel Paty
00:14:47qui s'est exprimée en disant que ces déclarations sont honteuses
00:14:50parce qu'on a l'impression, et c'est vrai, quand on l'écoute,
00:14:52qu'il dit que finalement, il l'a un petit peu cherché.
00:14:55Et s'il avait agi autrement, on n'en serait pas arrivé là.
00:14:56La question, ce n'est pas ce qu'a fait ou pas Samuel Paty,
00:14:59c'est plutôt ce qu'a fait son client.
00:15:01Oui, moi, je rejoins tout à fait l'analyse de Georges Fenech.
00:15:05Je pense qu'il y a, c'est un fait, dans le droit,
00:15:07une sorte d'immunité de prétoire dans les plaidoiries des avocats.
00:15:10Et c'est heureux, heureusement, qu'il peut faire ça.
00:15:14Maintenant, il y a toute une différence entre le juridique et le moral.
00:15:18Ce qu'il dit est immoral.
00:15:21À sa place, j'aurais beaucoup de mal à me regarder dans une glace.
00:15:24En revanche, ça n'est pas illégal.
00:15:25Et de l'assumer devant les caméras.
00:15:27En revanche, ça n'est pas illégal.
00:15:28Et enfin, effectivement, on peut se poser la question,
00:15:31est-ce que c'est vraiment constructif pour son client ?
00:15:34Parce que je pense que, notamment, les cours d'assises spéciales
00:15:37qui gèrent les terroristes, il n'y a pas de jury.
00:15:40Ce sont des magistrats qui ont, à mon avis, à cœur,
00:15:44l'idée, peut-être plus que dans les autres juridictions,
00:15:47l'idée de dissuasion, l'idée du message envoyé à l'ensemble de la société.
00:15:51Et donc, je vois mal comment les magistrats antiterroristes,
00:15:56ces magistrats antiterroristes,
00:15:59pourraient donner de la crédibilité à ces propos
00:16:02et donc affaiblir la société,
00:16:03alors que, justement, leur juridiction est là
00:16:05pour renforcer la société face à ce danger
00:16:08sur lequel il y a beaucoup de choses qui font débat en France,
00:16:10mais enfin, la lutte contre le terrorisme,
00:16:12ça met quand même à peu près tout le monde d'accord.
00:16:14Donc, c'est une défense qui me paraît très risquée,
00:16:17immorale, mais malheureusement, pas illégale.
00:16:20Heureusement ou malheureusement, d'ailleurs,
00:16:21en tout cas, pas illégale.
00:16:23Oui, c'est la limite, comme vous le disiez,
00:16:24c'est la moralité.
00:16:25C'est normal, mais voilà.
00:16:26C'est vrai que, ce que dit cet avocat,
00:16:30on se rend compte qu'il y avait déjà les mêmes débats,
00:16:32en fait, au moment de l'assassinat de Samuel Paty,
00:16:34où certains disaient, et d'ailleurs, ce prédicateur,
00:16:37et d'autres, malheureusement, sur les réseaux sociaux,
00:16:39peut-être qu'il l'a cherché.
00:16:40C'est-à-dire que, malgré l'horreur de ce drame,
00:16:42on a les mêmes discussions aujourd'hui
00:16:44qu'on les a eues au moment de son assassinat.
00:16:46Oui, mais c'est probablement ce qui nous trouble
00:16:47que ça puisse continuer.
00:16:49Oui, mais moi, ce qui me dérange le plus,
00:16:52c'est que, en fait, la justice,
00:16:53elle n'a pas à se rendre sur la place publique.
00:16:55Ce qui est dérangeant dans la prise de parole
00:16:57de maître Villemin, c'est que, précisément,
00:17:00il expose sa stratégie de défense,
00:17:02une stratégie de rupture,
00:17:03mais qu'il n'a pas vocation...
00:17:05Quels sont les enjeux d'exposer sa stratégie de défense
00:17:10au grand public ?
00:17:12Ceux qu'il doit convaincre,
00:17:14ce sont ceux qui assistent à ce procès en cours d'assise,
00:17:18et non l'ensemble des Français.
00:17:19Et c'est là où, effectivement,
00:17:20il y a quelque chose qui est choquant,
00:17:22qui vient nous percuter de plein fouet.
00:17:26Mais souvenez-vous, au moment de l'affaire de Pardieu,
00:17:28lorsque Maître Assous s'en prend aux associations féministes
00:17:33et aux mouvements MeToo,
00:17:35Georges Schoenech rappelait tout à l'heure
00:17:37le cas de Maître Vergès,
00:17:40qui était également dans des stratégies de rupture,
00:17:43on était pareillement choqués.
00:17:45On était pareillement choqués.
00:17:46Mais le fait est que, encore une fois,
00:17:49si on devait amputer le travail de la défense
00:17:53et la justice serait moins juste.
00:17:57Donc, c'est nécessaire de pouvoir préserver cette liberté,
00:18:01quitte à choquer ceux qui assistent à ce procès,
00:18:04mais de là à choquer l'ensemble de la société française
00:18:07et réveiller des blessures,
00:18:09fracturer encore davantage la société qu'elle ne l'est,
00:18:12je ne suis pas sûr que ce soit,
00:18:13en tout cas, rendre service,
00:18:14non pas à la justice, mais à la France.
00:18:16– Un dernier mot à Pierre-Marie Selle.
00:18:17– Simplement pour rappeler, Jacques Vergès,
00:18:19c'est vrai que beaucoup de gens considéraient
00:18:21qu'il était bien meilleur en dehors des prétoires
00:18:23que dans les prétoires.
00:18:24Donc, cette stratégie de rupture,
00:18:26est-ce qu'elle donne vraiment du fruit pour ses clients ?
00:18:28J'en suis pas sûre.
00:18:29– Effectivement, ça n'est pas forcément garanti.
00:18:31Merci Juliette, ça date pour toutes ces précisions.
00:18:33On va changer maintenant de sujet.
00:18:35Nous sommes le 27 janvier,
00:18:37c'est la journée internationale dédiée à la mémoire
00:18:39des victimes de l'Holocauste.
00:18:41Emmanuel Macron, le chef de l'État,
00:18:42s'est à cette occasion exprimé sur les réseaux sociaux
00:18:45pour dire ceci.
00:18:46La France se souvient face au négationnisme
00:18:48qui tente d'effacer Auschwitz et les camps de la mort
00:18:50à l'antisémitisme,
00:18:51qui veut propager la haine de l'autre.
00:18:53La France ne transige jamais.
00:18:54On va se rendre maintenant au mémorial de la Shoah.
00:18:56Bonjour Régine Delfour et Charles Pousseau,
00:18:59vous êtes sur place.
00:18:59Il y a un rassemblement qui est organisé.
00:19:01Je crois que la cérémonie a commencé il y a une vingtaine de minutes.
00:19:05Régine, comment est organisé ce moment de recueillement
00:19:08et de souvenirs ?
00:19:10Oui, Elodie, la cérémonie vient de commencer
00:19:14il y a à peine une dizaine de minutes.
00:19:16Après l'allumage de six bougies
00:19:19en mémoire des six millions de juifs
00:19:21tués lors de la Shoah,
00:19:24il y a cette chorale de jeunes lycéens
00:19:26qui est en train de chanter le chant des marées.
00:19:30Vous savez, c'est ce chant
00:19:31qui est devenu le symbole de tous les déportés.
00:19:34Alors, pour cette commémoration
00:19:37du 81e anniversaire
00:19:39de la libération du camp Tosvitch-Bicarno,
00:19:42il y a plusieurs personnalités
00:19:43dont Anne Hidalgo
00:19:44mais aussi Isabelle Nord
00:19:47qui est l'ambassadrice
00:19:50pour les droits de l'homme
00:19:51chargée du devoir de mémoire.
00:19:54Mais aussi Alice Ruffeau,
00:19:56la ministre déléguée
00:19:57auprès de la ministre des armées
00:19:59et des anciens combattants.
00:20:00Et puis, il y a ces 250 jeunes,
00:20:03Elodie, 250 jeunes
00:20:04qui sont des ambassadaires de la mémoire,
00:20:07250 jeunes français
00:20:08mais aussi d'autres pays allemands,
00:20:11aussi croates, polonais
00:20:13et qui donc sont ici
00:20:16pour représenter maintenant
00:20:18ce devoir de mémoire.
00:20:19Alors, il va y avoir un dépôt de gerbe
00:20:21et puis évidemment aussi une minute de silence.
00:20:23Merci beaucoup, Régine Delfour.
00:20:25Merci également à Charles Pousseau
00:20:26qui vous accompagne.
00:20:27Et la volonté aussi de parler
00:20:28de cette journée, évidemment,
00:20:30c'est de se souvenir de cette horreur
00:20:31mais c'est aussi peut-être
00:20:32une volonté d'enseignement.
00:20:34On est allé demander à des jeunes,
00:20:36des lycéens dans la rue,
00:20:37ce qu'ils savent de la Shoah.
00:20:38Quand on leur pose la question
00:20:39« Qu'est-ce que la Shoah ? »
00:20:40Regardez la réponse.
00:20:41Malheureusement, c'est sidérant.
00:20:42Est-ce que vous savez ce que c'est la Shoah ?
00:20:46Euh... Non.
00:20:48C'est le fait de tuer des Juifs.
00:20:51La Shoah, c'était du coup
00:20:53pendant la Seconde Guerre mondiale.
00:20:56C'était tout ce qui se passait
00:20:57par rapport aux Juifs,
00:20:59c'est-à-dire tous les camps de concentration,
00:21:02etc., toutes les déportations en Allemagne.
00:21:05Non, je ne sais pas du tout c'est quoi.
00:21:07Non, je ne connais pas du tout.
00:21:08Je ne connais pas.
00:21:08C'est pendant la Seconde Guerre mondiale
00:21:12Euh... Attends, je ne sais pas.
00:21:14Attends, quand ?
00:21:15Attends, je trouve le mot.
00:21:16La mémoire des Juifs, non ?
00:21:17Un truc comme ça ?
00:21:18Euh... Bah, c'est le truc des Juifs, là, non ?
00:21:20C'est-à-dire le truc des Juifs.
00:21:22L'extermination des Juifs.
00:21:23La Shoah ?
00:21:24Je ne sais pas.
00:21:25La Shoah, c'est quelque chose
00:21:26qui s'est passé pendant la Seconde Guerre mondiale.
00:21:29C'est un peu un génocide,
00:21:30d'une certaine manière,
00:21:32qui a été fait sur un...
00:21:35sur l'extermination d'un camp en particulier,
00:21:36je veux dire, sur un peuple en particulier,
00:21:39qui sont les Juifs.
00:21:40Non, ça ne me dit rien.
00:21:41Ah, j'ai oublié son nom, aussi.
00:21:42C'est dans l'islam.
00:21:43Je crois, c'est ça ?
00:21:44Dans l'islam ?
00:21:45Ah, mais non, mince, non, non, non,
00:21:46pardon, excusez-moi, non, c'est...
00:21:48Ah, oh là là !
00:21:49En vrai, non, je ne me rappelle plus.
00:21:51Non, comme ça, ça m'est déjà rare.
00:21:53Pour la Seconde Guerre mondiale,
00:21:54le truc qu'il y a eu, et tout,
00:21:56avec les Juifs qui ont été tués.
00:21:59C'est le génocide...
00:22:00Wow, le génocide des Juifs,
00:22:02de 1939 à 1945.
00:22:04Ah, l'épisode où les Juifs
00:22:05se sont fait tuer, là, je crois.
00:22:07T'as un truc avec les feux, je...
00:22:08Oui, c'est le génocide qui a eu lieu
00:22:11pendant la Seconde Guerre mondiale.
00:22:12Bien sûr, évidemment.
00:22:14La période la plus...
00:22:14Sans doute la plus tragique
00:22:15de l'histoire française
00:22:16et européenne, au final.
00:22:18On va bientôt marquer une pause,
00:22:20et on en parlera après.
00:22:21Mais Ophélie, vous qui êtes enseignante
00:22:23des premiers...
00:22:24Alors, je précise, c'était des lycéens.
00:22:26On n'a pas à trier, malheureusement.
00:22:27Ce sont des vraies réponses.
00:22:28Ça vous étonne ou pas, en réalité ?
00:22:30Avant qu'on aille sur le fond.
00:22:31Je pense que ça, c'est un petit peu
00:22:32la faillite de l'école, en fait.
00:22:34Donc, vous n'êtes pas forcément...
00:22:35Vous n'attendiez pas à grand-chose d'autre,
00:22:37finalement ?
00:22:37Disons qu'ils ont une réponse confuse.
00:22:41Ils savent, à peu près,
00:22:42mais c'est l'à-peu-près
00:22:43qui pose problème.
00:22:44Certains sont même assez loin,
00:22:45en réalité, de l'à-peu-près.
00:22:47On va marquer une première pause
00:22:48dans ce Midi News,
00:22:49et on reviendra, justement,
00:22:50avec mes invités
00:22:51sur cette problématique
00:22:52comment des lycéens
00:22:53qu'on vient d'entendre,
00:22:55qui ont plus de 15 ans,
00:22:56arrivent à se demander
00:22:57ce qu'est la Shoah.
00:22:58Comment en est-on arrivés là ?
00:23:01De retour pour la deuxième partie
00:23:05de Midi News.
00:23:07On va reparler, justement,
00:23:08de ce qu'on vient d'entendre.
00:23:08Ces lycéens qui n'ont pas l'air
00:23:10de savoir ce qu'est la Shoah,
00:23:12Ophélie Roch,
00:23:12vous nous disiez juste avant la pause
00:23:14que ça ne vous étonnait pas.
00:23:15Aujourd'hui, quelle est la réalité
00:23:16dans les établissements scolaires ?
00:23:17Est-ce qu'on peut en parler ?
00:23:19Est-ce qu'on peut l'étudier ?
00:23:20Et est-ce que certains élèves
00:23:21semblent s'en désintéresser totalement ?
00:23:24Je dirais qu'il y a...
00:23:25Tout dépend dans quel type
00:23:26d'établissement scolaire vous êtes.
00:23:27Il y a des établissements scolaires
00:23:28où ça ne pose aucun souci.
00:23:30Il y en a d'autres.
00:23:31Ça a posé plus de problèmes.
00:23:32En fait, il y a deux types
00:23:34d'élèves.
00:23:36Il y a les élèves qui...
00:23:37Ça ne les intéresse plus, vraiment.
00:23:38C'est-à-dire que ça ne les concerne pas.
00:23:40Et il y a les élèves qui vont...
00:23:43Comment dire ?
00:23:44Croire en la Shoah
00:23:45dans le sens où ils ne la nient pas.
00:23:48Mais ils la prennent comme une arme
00:23:50qui retourne contre Israël
00:23:52en disant
00:23:52mais ça ne les a pas empêchés
00:23:53de faire la même chose.
00:23:54Donc, en fait,
00:23:55dans les deux types de profils d'élèves
00:23:56qui sont...
00:23:57Sont s'en moquent, sont manipulent.
00:23:58Voilà.
00:23:58Alors, bien sûr,
00:23:59il y a des élèves qui sont choqués.
00:24:00Mais quand vous prenez
00:24:01ceux qui sont détracteurs de ça,
00:24:04c'est soit du...
00:24:05Ben non, ça ne me concerne pas.
00:24:06C'est il y a 80 ans.
00:24:08Moi, je ne me sens pas du tout concernée.
00:24:10Il y a un peu parfois de...
00:24:11On le voit chez les jeunes,
00:24:12un peu de rigolade
00:24:13parce que tout est mis
00:24:14sur le même plan.
00:24:15c'est-à-dire qu'il n'y a pas vraiment
00:24:16de gravité pour eux.
00:24:19Et en revanche,
00:24:20parfois,
00:24:20j'ai presque envie de dire paradoxalement
00:24:21parce que là,
00:24:22on voit que les sondages
00:24:22ont été faits
00:24:23dans des lycées parisiens.
00:24:25Mais quand vous allez
00:24:25dans des lycées de banlieue,
00:24:27je pense que la Shoah
00:24:27est connue davantage
00:24:30parce que les élèves,
00:24:32en fait,
00:24:33sont contre ce principe-là.
00:24:34Donc, du coup,
00:24:35ils connaissent la Shoah.
00:24:37Ceux qui, finalement...
00:24:38Pour mieux la nier
00:24:38ou la critiquer
00:24:40ou la relativiser.
00:24:41Mais ils connaissent ce principe-là.
00:24:42Là, je pense qu'on est sur des élèves
00:24:45qui, tout simplement,
00:24:45n'en ont rien à faire
00:24:46parce que la curiosité
00:24:47envers le monde,
00:24:48l'empathie envers autrui
00:24:49sont en baisse,
00:24:50mais en baisse réelle.
00:24:52C'est quand même
00:24:53extrêmement inquiétant.
00:24:54Et on va continuer
00:24:54avec ces chiffres.
00:24:55Ils sont issus
00:24:56des assises
00:24:56de la lutte
00:24:57contre l'antisémitisme.
00:24:59Alors, c'est plutôt
00:24:59chez les moins de 35 ans.
00:25:00On n'est pas uniquement
00:25:01sur des lycéens.
00:25:02Mais d'abord,
00:25:03sur les collégiens
00:25:04et les lycéens,
00:25:04vous le voyez,
00:25:0559% des collégiens
00:25:06et 50% des lycéens
00:25:08adhèrent au moins
00:25:09à un préjugé antisémite.
00:25:11Et chez les moins de 35 ans,
00:25:1234% estiment
00:25:14que les juifs
00:25:14sont plus riches
00:25:15que la moyenne.
00:25:1630% qu'ils utilisent
00:25:17leur statut de victime
00:25:18de la Shoah.
00:25:19On voit, malheureusement,
00:25:20Raphaël Steinville,
00:25:21d'abord,
00:25:22cette inculture visiblement
00:25:23et ce que ça donne ensuite.
00:25:25C'est-à-dire qu'on a
00:25:25quand même 59,
00:25:27donc un collégien sur deux
00:25:28et un lycéen sur deux
00:25:29qui adhèrent
00:25:29à des préjugés antisémites.
00:25:31C'est vrai que ces chiffres
00:25:32sont glaçants.
00:25:33Mais moi,
00:25:33ça me rappelle
00:25:34l'étude qui avait été faite
00:25:36l'année dernière
00:25:36à l'occasion
00:25:37du 80e anniversaire
00:25:39de la libération d'Auschwitz
00:25:41où il y avait
00:25:42une étude européenne
00:25:43qui avait été menée
00:25:45pour savoir
00:25:46comment la Shoah,
00:25:48l'Holocauste,
00:25:49était connu,
00:25:50perçu
00:25:50par les différents
00:25:51peuples européens.
00:25:53Et il s'avérait
00:25:54que les Français
00:25:55étaient les plus mal classés.
00:25:57C'était 22%
00:25:58des Français
00:25:59qui ignoraient
00:26:00ce que signifiaient
00:26:01la Shoah
00:26:02et l'Holocauste.
00:26:03Et ça montait
00:26:04jusqu'à 48%
00:26:05chez les 18-29 ans.
00:26:07Donc,
00:26:08d'une certaine manière,
00:26:09il y a une faillite
00:26:10dans la manière
00:26:12dont on parle
00:26:13de la Shoah.
00:26:15Probablement que l'école,
00:26:17pour différentes raisons,
00:26:19mais notamment
00:26:19parce que,
00:26:20je pense,
00:26:20un certain nombre
00:26:21de professeurs
00:26:21aujourd'hui
00:26:21sont glacés
00:26:23à l'idée
00:26:23d'aborder
00:26:24dans certains quartiers
00:26:25ces thématiques.
00:26:28Et puis après,
00:26:29pour en revenir
00:26:29à l'actualité
00:26:30la plus récente,
00:26:31quand vous voyez
00:26:32des politiques
00:26:33comme Anne Hidalgo
00:26:34et Jean-Luc Romero
00:26:35se déplaçant
00:26:37justement
00:26:38pour visiter
00:26:40un camp de la mort
00:26:41et réalisant
00:26:43un selfie
00:26:43avec une sorte
00:26:44de légèreté
00:26:45et le sourire aux lèvres,
00:26:46vous comprenez
00:26:47qu'on n'arrive plus
00:26:49finalement
00:26:49à mesurer
00:26:50l'horreur
00:26:51de ce qu'était
00:26:53la Shoah
00:26:55quand on a
00:26:55des politiques
00:26:56finalement
00:26:56qui abordent
00:26:57ces questions
00:26:58avec tant de légèreté.
00:26:59C'est vrai que
00:26:59Pierre-Marie Sèvres,
00:27:00on voit aussi là
00:27:01une fois de plus
00:27:01tout le retard,
00:27:03tout ce qu'on a abandonné
00:27:03il n'y a encore
00:27:04pas si longtemps que ça.
00:27:05Les collégiens,
00:27:06les lycéens
00:27:06savaient premièrement
00:27:07tous parfaitement
00:27:08ce qu'était la Shoah,
00:27:09étaient choqués,
00:27:10étaient touchés.
00:27:11Personne n'aurait imaginé
00:27:12comme le disait Ophélie
00:27:13nier ou s'en servir
00:27:15pour quelque chose d'autre
00:27:16et on voit en quelques années
00:27:17finalement ce délitement
00:27:19total auquel
00:27:20on assiste
00:27:21un peu impuissant
00:27:21en fait d'ailleurs.
00:27:23C'est une observation
00:27:23personnelle
00:27:24mais effectivement
00:27:25j'ai le sentiment
00:27:26il y a des enseignantes
00:27:28à cette table
00:27:28qui le sauront mieux que moi
00:27:30mais j'ai le sentiment
00:27:31que l'enseignement
00:27:32de l'histoire
00:27:33est complètement oublié
00:27:35et on considère
00:27:36que c'est presque
00:27:37un frein
00:27:37à la nouvelle société
00:27:39qu'on veut nous vendre
00:27:40et typiquement
00:27:40il y avait quelque chose
00:27:41qui m'avait choqué
00:27:41à l'époque
00:27:42je résonne encore
00:27:44en L, E, S
00:27:45et S
00:27:46pour les filières du lycée
00:27:47Moi aussi je ne connais pas
00:27:48les nouvelles
00:27:48donc je vais vous comprendre
00:27:49J'étais pas en S
00:27:50j'étais pas assez bon en maths
00:27:51j'étais même trop mauvais en maths
00:27:52je peux carrément le dire
00:27:53mais mon frère était en S
00:27:54et lui
00:27:54j'étais vraiment choqué
00:27:56de voir qu'en terminale
00:27:57il n'avait pas
00:27:57de cours d'histoire
00:27:58il n'avait pas d'histoire au bac
00:28:00ce qui est de la culture générale
00:28:01en réalité
00:28:01ce qui est de la culture générale
00:28:02et en fait c'est ce qui fait
00:28:03qu'une société existe
00:28:04c'est ce qui donne
00:28:04une colonne vertébrale
00:28:05à une société
00:28:06c'est qu'on ait des choses
00:28:06en commun
00:28:07une histoire commune
00:28:08c'est fondamental
00:28:09tout le monde le sait
00:28:09et donc ça ne m'étonne pas
00:28:12que de manière générale
00:28:13l'histoire s'oublie
00:28:14parce qu'on parle de la Shoah
00:28:15je pense que vous posez
00:28:16la question sur la grande majorité
00:28:18des grands événements
00:28:18de la France
00:28:19personne ne se souvient
00:28:21de grand chose
00:28:21peut-être que c'est encore plus
00:28:22exacerbé sur la Shoah
00:28:23mais vous demandez à des lycéens
00:28:28en partie
00:28:29a complètement oublié
00:28:30et je pense que c'est
00:28:31c'est non seulement
00:28:32très dangereux
00:28:33parce que ça permet
00:28:34d'éviter des erreurs
00:28:36monumentales
00:28:36c'est le cas de le dire
00:28:37qui ont été faites
00:28:38dans l'histoire
00:28:38mais c'est aussi
00:28:39ce qui fait notre nation
00:28:40c'est d'avoir des choses
00:28:41en commun
00:28:41des souvenirs en commun
00:28:42des références communes
00:28:44des valeurs communes
00:28:45les valeurs communes
00:28:46finalement
00:28:46elles découlent en partie de ça
00:28:47c'est vrai que George Fenech
00:28:48si on élargit
00:28:49parce que vous avez sans doute
00:28:50raison sur
00:28:50si on faisait la même
00:28:52interview de ces jeunes
00:28:54sur tout un tas d'autres sujets
00:28:55les réponses seraient
00:28:56tout aussi floues
00:28:57c'est qu'on abandonne
00:28:58aussi une partie
00:28:59de notre histoire
00:29:01une partie de notre récit
00:29:02et on se dit
00:29:02comment ces jeunes générations
00:29:03ensuite ont des repères
00:29:05ont des valeurs
00:29:06ont des réflexes historiques
00:29:07si en fait
00:29:07ils ne savent même pas
00:29:08d'où ils viennent
00:29:08s'ils ne savent même pas
00:29:09ce qui s'est passé
00:29:10dans leur propre histoire
00:29:11vous avez raison
00:29:12vous parlez d'histoire
00:29:13la Shoah
00:29:14c'est un fait
00:29:15qui appartient
00:29:15à notre histoire
00:29:17mais pas que
00:29:18en réalité
00:29:19il y a derrière aussi
00:29:20un devoir de mémoire
00:29:21bien sûr
00:29:22car il faut rappeler
00:29:23qu'il reste plus de 200 000
00:29:25survivants
00:29:26dans le monde
00:29:27de la Shoah
00:29:28donc c'est un devoir
00:29:29de mémoire
00:29:30ce d'autant que
00:29:31ce qui s'est passé
00:29:32cet événement tragique
00:29:33de destruction massive
00:29:35de détruire massivement
00:29:37un peuple
00:29:37s'est reproduit
00:29:38récemment
00:29:39le 7 octobre
00:29:40comme une forme de réplique
00:29:41on a commis
00:29:42de mon point de vue
00:29:43un génocide
00:29:44puisqu'on a tué
00:29:45des juifs
00:29:46pas uniquement
00:29:47des israéliens
00:29:48ou des soldats israéliens
00:29:50des enfants
00:29:51etc.
00:29:52donc on voit bien
00:29:53que cette affaire
00:29:54de la Shoah
00:29:55elle est à la fois
00:29:56elle appartient à l'histoire
00:29:58mais elle est encore
00:29:59de notre vivant
00:30:00un devoir de mémoire
00:30:02absolu
00:30:03pour ces jeunes
00:30:03qui manifestement
00:30:05soit ne veulent pas connaître
00:30:06pour des raisons idéologiques
00:30:07et ça
00:30:08ça démontre
00:30:09l'état de notre société
00:30:10fracturé
00:30:11et c'est vraiment
00:30:12très très inquiétant
00:30:13c'est encore plus grave
00:30:14parce que c'est véritablement
00:30:15on en est presque au négationnisme
00:30:16et voilà
00:30:17et rappelez que le négationnisme
00:30:18c'est un délit
00:30:19le fait de nier la Shoah
00:30:20le génocide
00:30:21est un délit
00:30:23donc
00:30:23ces jeunes
00:30:25ces réponses
00:30:27nous rappellent
00:30:27la nécessité
00:30:28de reprendre tout cela
00:30:30en main
00:30:30au niveau de l'éducation nationale
00:30:32au niveau des associations
00:30:34des anciens déportés
00:30:35etc.
00:30:36qui je le sais
00:30:36font un travail de mémoire
00:30:37en se rendant souvent
00:30:39dans les établissements scolaires
00:30:41en leur montrant
00:30:42et en leur expliquant
00:30:42ce qu'eux-mêmes ont vécu
00:30:44Effectivement
00:30:44et ce travail de mémoire
00:30:45vous le disiez
00:30:46est important
00:30:46et c'est aussi pour ça
00:30:47qu'on a voulu se rendre
00:30:48tout à l'heure
00:30:48au mémorial de la Shoah
00:30:49où il y a donc
00:30:50une cérémonie
00:30:51qui est en cours
00:30:52on va parler un petit peu
00:30:52maintenant de budget
00:30:53et de politique
00:30:54je salue Thomas Bonnet
00:30:55bonjour
00:30:55du service politique
00:30:56de CNews
00:30:57qui est avec nous
00:30:58on va se rendre
00:30:58à l'Assemblée nationale
00:30:59nous attendent
00:31:00Maxime Leguet
00:31:01et Jean-Laurent Constantini
00:31:02bonjour
00:31:02et merci à tous les deux
00:31:04d'être avec nous
00:31:05et Maxime
00:31:06en ce mardi
00:31:06de nouveau
00:31:07deux motions de censure
00:31:08contre le gouvernement
00:31:09de Sébastien Lecornu
00:31:11Maxime
00:31:11en réalité
00:31:11pas beaucoup
00:31:13de suspense
00:31:13une fois de plus
00:31:14Sébastien Lecornu
00:31:15devrait sauver son poste
00:31:17Oui bonjour
00:31:21Élodie
00:31:22effectivement
00:31:22très peu de suspense
00:31:24pour le devenir
00:31:25de ces deux motions
00:31:26de censure
00:31:27déposées respectivement
00:31:28par la gauche
00:31:29hors parti socialiste
00:31:30et par le Rassemblement National
00:31:32tout simplement
00:31:32parce que
00:31:33l'équation
00:31:34politico-parlementaire
00:31:35n'a pas changé
00:31:35depuis vendredi
00:31:37à savoir que
00:31:38pour que ces motions
00:31:38de censure
00:31:39obtiennent une majorité
00:31:41il faudrait que
00:31:42soit le parti socialiste
00:31:43soit les républicains
00:31:45décident de joindre leur voix
00:31:46or les deux groupes
00:31:47ont fait savoir
00:31:48et réitérer
00:31:49qu'ils ne voteraient pas
00:31:50ces motions de censure
00:31:51le parti socialiste
00:31:52estimant avoir eu
00:31:53assez de concessions
00:31:54de la part du premier ministre
00:31:55dans la copie budgétaire
00:31:57et la droite républicaine
00:31:58qui à travers la voix
00:31:59de Laurent Wauquiez
00:32:00a fait comprendre
00:32:01qu'il serait irresponsable
00:32:03dans un tel contexte
00:32:04politique
00:32:05et international
00:32:06de censurer
00:32:07le gouvernement
00:32:08Sébastien Lecornu
00:32:09qui comme vendredi dernier
00:32:11devrait prendre la parole
00:32:12dans l'hémicycle
00:32:13pour se défendre
00:32:15dans son entourage
00:32:15on fait savoir
00:32:16que ce sera un discours
00:32:17très ferme
00:32:18pour pointer du doigt
00:32:20l'irresponsabilité
00:32:21des oppositions
00:32:23et notamment
00:32:23et le triste spectacle
00:32:24budgétaire
00:32:25que donnent
00:32:26ces motions de censure
00:32:27à répétition
00:32:28déposées dans l'hémicycle
00:32:29étude de ces deux motions
00:32:30de censure
00:32:31qui aura lieu
00:32:31juste après
00:32:32les questions
00:32:33au gouvernement
00:32:34ce sera donc
00:32:34aux alentours
00:32:35de 16h30
00:32:36ici dans l'hémicycle
00:32:37merci beaucoup
00:32:39Maxime Legay
00:32:39merci à Gillo Constantini
00:32:40qui vous accompagne
00:32:41je voudrais qu'on écoute
00:32:42avant de commencer nos débats
00:32:43Amélie de Montchalin
00:32:44la ministre du budget
00:32:45qui était l'invité
00:32:46de la matinale
00:32:48elle vante
00:32:49évidemment
00:32:49les mérites
00:32:50de son budget
00:32:50on écoute la ministre
00:32:51aujourd'hui
00:32:53nous avons un débat public
00:32:54qui relaie
00:32:55plein de critiques
00:32:56mais sur un budget
00:32:57qui n'est pas notre budget
00:32:58plein de critiques
00:32:59parce qu'il y a beaucoup
00:33:00beaucoup de fake news
00:33:01il y a beaucoup
00:33:01beaucoup de fausses informations
00:33:02je vous en ai quelques-unes
00:33:03je lis partout dans la presse
00:33:04encore ce week-end
00:33:05que ce budget augmenterait
00:33:06les impôts
00:33:07que ce budget
00:33:08effraie la poche
00:33:09des entreprises
00:33:10que ce budget
00:33:11serait très démangeable
00:33:12pour l'économie
00:33:13alors il y a sûrement
00:33:14des gens qui veulent faire
00:33:15dire des choses au débat
00:33:16et je vais y revenir
00:33:16mais dans ce budget
00:33:18qu'est-ce qu'il y a
00:33:19il y a des économies
00:33:20on divise par trois
00:33:21la croissance
00:33:22de la dépense publique
00:33:23ça va être l'année
00:33:24comme en 2025
00:33:25où l'État fait
00:33:26le plus grand effort
00:33:27de réduction
00:33:27de son fonctionnement
00:33:28depuis 25 ans
00:33:29je le redis
00:33:30et je le dis vraiment
00:33:31avec force
00:33:31et je le répéterai
00:33:32aussi longtemps qu'il faut
00:33:33il n'y a aucune
00:33:34hausse d'impôts
00:33:35pour les ménages
00:33:36il n'y a aucune
00:33:36hausse d'impôts
00:33:37pour les PME
00:33:37de notre pays
00:33:38il y a même une baisse
00:33:39d'impôts
00:33:39pour les entreprises
00:33:40de taille intermédiaire
00:33:41industrielle
00:33:41et donc c'est ça
00:33:43la vérité de ce budget
00:33:43Thomas Bonnet
00:33:44depuis le début
00:33:45de cette discussion budgétaire
00:33:46on a beaucoup entendu
00:33:47parler de comment
00:33:48sauver son poste
00:33:48que ce soit pour le gouvernement
00:33:49d'ailleurs
00:33:50ou pour les députés
00:33:51en évitant une dissolution
00:33:52en revanche
00:33:53on voit beaucoup moins
00:33:54où sont les économies
00:33:55et à quel moment
00:33:56les français
00:33:56peuvent être satisfaits
00:33:57de ce budget
00:33:58c'est assez frappant
00:33:59d'écouter Amélie de Montchalin
00:34:00parce que je pense
00:34:00que c'est la seule
00:34:01en France
00:34:01à défendre ce budget
00:34:02non mais vraiment
00:34:03parce que même
00:34:03au sein de sa propre
00:34:04famille politique
00:34:05tout le monde
00:34:06tire à boulet rouge
00:34:07sur ce budget
00:34:07il y a eu cette réunion
00:34:08de groupe la semaine dernière
00:34:09on avait bien compris
00:34:10que Gabriel Attal
00:34:10et ses troupes
00:34:12étaient vraiment
00:34:12très très mécontentes
00:34:13de la copie finale
00:34:15après c'est son rôle
00:34:16je pense qu'en même temps
00:34:18que je dis
00:34:18qu'elle est la seule
00:34:18à défendre ce budget
00:34:19je dois s'y saluer
00:34:20son engagement politique
00:34:22d'avoir mené
00:34:23ses discussions
00:34:23pendant des longs mois
00:34:24ça a dû être
00:34:25que beaucoup de groupes
00:34:26saluent par ailleurs
00:34:26oui elle a quand même réussi
00:34:28à vraiment se faire asseoir
00:34:29à la même table
00:34:30différentes forces politiques
00:34:31une fois qu'on a dit ça
00:34:32en effet ce budget
00:34:32il ne satisfait personne
00:34:33il n'y a pas assez d'économies
00:34:35diront certains
00:34:35et ça ne va pas assez loin
00:34:36sur le volet social
00:34:37diront la gauche
00:34:38donc en fait
00:34:39c'est un mécontentement général
00:34:41la réalité c'est que ce budget
00:34:42il n'est pas à la hauteur
00:34:43de ce que la France
00:34:44doit faire comme effort
00:34:46pour espérer retrouver
00:34:47la prospérité
00:34:48parce que là
00:34:49on en est encore très loin
00:34:49oui on en est loin
00:34:50et puis c'est vrai
00:34:50que Raphaël Steinville
00:34:51on a beaucoup entendu parler
00:34:53de compromis
00:34:54comment faire que les socialistes
00:34:55ne censurent pas
00:34:56le problème c'est qu'on se met
00:34:57à la place des Français
00:34:58qui nous écoutent
00:34:59ils ont vu comment chacun
00:35:00essayait de sauver son poste
00:35:01eux se disent à la fin
00:35:02on nous disait qu'il fallait
00:35:03faire des économies gigantesques
00:35:06sur les dépenses publiques
00:35:06on n'est quand même pas non plus
00:35:07sur un niveau extraordinaire
00:35:08et les Français se disent
00:35:09à la fin
00:35:10c'est encore nous
00:35:10qu'elles ont payé
00:35:11oui d'une certain manière
00:35:12à raison
00:35:12parce que lorsque Amélie
00:35:13de Montchalin nous explique
00:35:15toutes les attaques
00:35:17contre son budget
00:35:18sur les des fake news
00:35:19ou des inventions
00:35:20reste que
00:35:21les plus grandes entreprises
00:35:24vont être taxées davantage
00:35:25et ultimement
00:35:27ça aura des répercussions
00:35:28sur les Français
00:35:29la situation politique
00:35:31elle est résumée
00:35:31par une phrase
00:35:33de Gérard Larcher
00:35:34dans le journal du dimanche
00:35:35ce week-end
00:35:37lorsqu'il disait
00:35:38la logique
00:35:38c'est la censure
00:35:39la raison
00:35:41c'est de ne pas la voter
00:35:42parce que finalement
00:35:43il y avait un certain nombre
00:35:45de partis
00:35:45notamment la droite
00:35:46et la gauche
00:35:47qui pour des raisons
00:35:49d'angoisse
00:35:52à l'idée
00:35:52qu'il y ait finalement
00:35:53ultimement une dissolution
00:35:54de ne pas pouvoir
00:35:55retrouver leur poste
00:35:56on préférait finalement
00:35:57nous vendre
00:35:58cette stabilité
00:35:59qui est répétée
00:36:01comme un mantra
00:36:01comme si
00:36:02ça faisait avancer
00:36:04les choses
00:36:05alors même que le désordre
00:36:07s'est installé
00:36:07un petit peu partout
00:36:08et notamment
00:36:09à l'Assemblée nationale
00:36:10et je voudrais justement
00:36:11qu'on regarde
00:36:11où en sommes-nous
00:36:12parce qu'il y a un chiffre
00:36:13qui est assez éloquent
00:36:15quand on compare la France
00:36:16le niveau de vie des Français
00:36:17et des Européens
00:36:18c'est la troisième année de suite
00:36:19qu'un Français
00:36:20est en moyenne
00:36:21moins riche qu'en Européen
00:36:22on va regarder aussi
00:36:23la comparaison
00:36:24avec des pays
00:36:24avec qui la comparaison
00:36:27est justement possible
00:36:28ce sont des chiffres
00:36:29résumés par Adrien Fontenot
00:36:30le constat de l'INSEE
00:36:33est implacable
00:36:34en 2024
00:36:35le PIB par habitant
00:36:37de la France
00:36:37a été inférieur
00:36:38à la moyenne
00:36:39des pays de l'UE
00:36:40d'abord
00:36:41les pays qui avaient
00:36:42le même niveau de vie
00:36:43que nous
00:36:43il y a quelques années
00:36:44sont désormais loin devant
00:36:45c'est notamment le cas
00:36:47de l'Allemagne
00:36:47en 1975
00:36:49un Français
00:36:50et un habitant
00:36:50de l'Allemagne
00:36:51de l'Ouest
00:36:51avaient le même niveau
00:36:53de vie
00:36:53mais en 2000
00:36:54la France comptait
00:36:556% de retard
00:36:56puis 11 en 2024
00:36:58constat encore plus
00:36:59alarmant avec le Danemark
00:37:00désormais
00:37:01il faut même regarder
00:37:02derrière nous
00:37:03le Royaume-Uni
00:37:04avait un PIB
00:37:05par habitant
00:37:06inférieur de 12%
00:37:07à celui de la France
00:37:08en 1975
00:37:09en 2024
00:37:11cet écart
00:37:11n'existait plus
00:37:12l'Espagne
00:37:13gagne du terrain
00:37:14année après année
00:37:15la Pologne
00:37:16fait une véritable remontée
00:37:18à ce rythme
00:37:19un Français
00:37:20et un Polonais
00:37:20pourraient avoir
00:37:21le même niveau
00:37:22de vie
00:37:22à la fin
00:37:23du prochain quinquennat
00:37:24comment expliquer
00:37:25ce déclassement
00:37:26le travail principalement
00:37:27les Français
00:37:28sont moins bien formés
00:37:30et moins compétents
00:37:31que les autres pays
00:37:32de l'OCDE
00:37:3213ème du classement
00:37:34PISA
00:37:34en 1999
00:37:35désormais 26ème
00:37:37en 2024
00:37:38la France
00:37:39dont la productivité
00:37:40baisse également
00:37:41du 7ème taux horaire
00:37:43en 2000
00:37:43à la 14ème place
00:37:45aujourd'hui
00:37:45et les budgets 2026
00:37:47ne devraient pas aller
00:37:48dans le sens
00:37:49d'un redressement
00:37:49Georges Fenech
00:37:51ces chiffres
00:37:51sont sidérants
00:37:53on peut se comparer
00:37:54avec ces pays
00:37:55et on voit
00:37:56à quel point
00:37:57la France dégringole
00:37:58les autres
00:37:59se portent
00:37:59plutôt mieux
00:38:00c'est à dire qu'à chaque fois
00:38:00on dit
00:38:01l'Union Européenne
00:38:02nous empêche ceci
00:38:02l'Union Européenne
00:38:03ceci cela
00:38:03oui mais c'est surtout
00:38:04les Français qui payent
00:38:05visiblement
00:38:05beaucoup moins nos voisins
00:38:07alors il y a tant mieux
00:38:08pour les autres
00:38:08oui tant mieux
00:38:09pour nous écoutez
00:38:10tant mieux pour les Polonais
00:38:11notamment
00:38:11qui vont bientôt être
00:38:12plus riches que nous
00:38:13mais quel triste
00:38:15constat aujourd'hui
00:38:16pour nous Français
00:38:17qui sommes rélégués
00:38:18en termes de pouvoir d'achat
00:38:21vous ne pouvez pas
00:38:22de toute manière
00:38:22espérer un meilleur classement
00:38:24quand vous voyez
00:38:25que nous sommes
00:38:25les champions du monde
00:38:26de la fiscalité
00:38:27n'est-ce pas
00:38:28que nous sommes
00:38:28les champions du monde
00:38:29de la dépense publique
00:38:31que l'énergie
00:38:32le coût de l'énergie
00:38:34a explosé
00:38:35que les services publics
00:38:36ne fonctionnent pas
00:38:37et comment voulez-vous
00:38:39qu'avec des charges
00:38:40aussi élevées
00:38:41les entreprises
00:38:42et nos agriculteurs
00:38:43puissent rivaliser
00:38:46avec la concurrence
00:38:47ce qui fait qu'au résultat
00:38:48vous avez je crois
00:38:49à peu près 9 millions
00:38:49de nos concitoyens
00:38:51qui vivent en dessous
00:38:51du seuil de la pauvreté
00:38:53donc tout cela
00:38:54évidemment doit nous inquiéter
00:38:56et doit nous appeler
00:38:57à un sursaut
00:38:58qui passe par
00:38:59une forme de raison
00:39:01que j'entends
00:39:02monsieur Larcher
00:39:03il dit
00:39:03la logique
00:39:04c'est la censure
00:39:06mais la raison
00:39:07ça n'est pas la censure
00:39:08moi je dis que
00:39:09la logique
00:39:09c'est la censure
00:39:11et la raison
00:39:11c'est la censure aussi
00:39:12parce qu'il est temps
00:39:13il est urgent
00:39:14de retrouver une majorité
00:39:16oui et le sursaut
00:39:18qui viendra peut-être
00:39:18aussi des français
00:39:20avec cette question
00:39:21de la différence
00:39:22entre les politiques
00:39:23qui font de la petite
00:39:24politique politicienne
00:39:25et les français
00:39:25à la fin
00:39:25qui payent la facture
00:39:27pour les quelques minutes
00:39:27qui nous restent
00:39:28je voudrais qu'on reparle
00:39:29de la gauche
00:39:30et qui retrouve toujours
00:39:31ses bonnes vieilles habitudes
00:39:32regardez ce que dit
00:39:33Pierre Jouvet
00:39:33c'est le secrétaire général
00:39:34du parti socialiste
00:39:36il se projette déjà
00:39:37sur l'élection prochaine
00:39:38en cas de deuxième tour
00:39:39face à l'extrême droite
00:39:40le parti socialiste
00:39:41prendra ses responsabilités
00:39:43et appellera partout
00:39:44à battre l'extrême droite
00:39:45donc par exemple
00:39:46à voter pour la France insoumise
00:39:48alors Thomas Bonnet
00:39:49il n'y a finalement
00:39:49aucun suspense
00:39:51aucune surprise
00:39:52le parti socialiste
00:39:53afin évidemment
00:39:54de ne plus vouloir
00:39:54jamais s'allier
00:39:55avec la France insoumise
00:39:56finalement
00:39:57on en arrive
00:39:58au même stade
00:39:59qu'au début
00:40:00alors moi je pensais
00:40:01quand même
00:40:01qu'il y avait eu
00:40:01une forme de rupture
00:40:02ces dernières semaines
00:40:03ces derniers mois
00:40:04parce que
00:40:04même stratégiquement
00:40:06il y avait un créneau
00:40:06à prendre pour le PS
00:40:07de se dire
00:40:08bon on n'est plus associé
00:40:09avec LFI
00:40:09il y a eu trop d'outrances
00:40:10trop de dérapages
00:40:11on a un créneau
00:40:12à prendre
00:40:13et on va aller à fond
00:40:14là-dedans
00:40:14et en fait
00:40:14on découvre que
00:40:15dès qu'on gratte un peu
00:40:16dès qu'on approche
00:40:17les élections
00:40:17c'est reparti
00:40:18on repart
00:40:18dans les alliances
00:40:20avec LFI
00:40:21alors on nous dit
00:40:22Pierre Jouvet nous dit
00:40:23ça concerne quelques villes
00:40:24à quelques endroits
00:40:25mais bon en fait
00:40:25ce qui est vrai
00:40:26quelque part
00:40:26pourra l'être demain
00:40:27partout
00:40:27et je me réfère aussi
00:40:29aux propos de François Hollande
00:40:30qui avait dit
00:40:31si à Jordan Bardella
00:40:32ou Marine Le Pen
00:40:32je vote pour le candidat
00:40:33d'en face
00:40:33quel qu'il soit
00:40:34donc Jean-Luc Mélenchon
00:40:35pourquoi pas
00:40:36ça en fait partie
00:40:37donc on voit effectivement
00:40:38qu'il n'y a pas de rupture
00:40:39il n'y a pas de scission
00:40:39il y a toujours une alliance possible
00:40:41malgré tous les discours
00:40:42qu'on veut nous vendre
00:40:43et moi ce que je note aussi
00:40:44c'est que j'ai entendu
00:40:45Laurent Panifousse
00:40:46qui est membre du gouvernement
00:40:47alors il est aussi issu de la gauche
00:40:48mais aujourd'hui
00:40:48il siégeait au groupe Liot
00:40:50qui dit la même chose
00:40:52qui dit que s'il y a le RN
00:40:53bah effectivement
00:40:54face au péril
00:40:55de l'extrême droite
00:40:55tout est bon
00:40:56y compris
00:40:57ça a lié avec la France insoumise
00:40:58donc je pense que même
00:40:59les centristes
00:41:00et d'ailleurs on l'a vérifié
00:41:01lors des dernières législatives
00:41:02si à la fin
00:41:03il y a un risque
00:41:03que le RN arrive au pouvoir
00:41:04à leurs yeux
00:41:05ils iront même avec
00:41:06la France insoumise
00:41:07c'est vrai que c'est toujours
00:41:08en fait le même refrain
00:41:09on promet que la France insoumise
00:41:10il n'y aura plus jamais d'alliance
00:41:11on promet qu'on laissera
00:41:12les électeurs
00:41:13véritablement se décider
00:41:14et en fait
00:41:15on assiste à chaque fois
00:41:16à une alliance de la gauche
00:41:18si cela est nécessaire
00:41:18à cette espèce de front républicain
00:41:20comme on dit
00:41:21contre le rassemblement national
00:41:23à un moment donné
00:41:23les français peuvent se dire
00:41:24mais en fait ça sert à quoi
00:41:24d'aller voter
00:41:25puisque de toute façon
00:41:26les politiques entre eux
00:41:27s'arrangent pour presque écrire
00:41:29l'élection d'avance
00:41:29je pense que les français
00:41:33de toute façon
00:41:33ne sont plus dupes
00:41:34depuis très longtemps de ça
00:41:35c'est plus vraiment
00:41:36de la politique là
00:41:37on a le sentiment
00:41:38quand vous faites des alliances
00:41:39alors qu'ils ont des gros
00:41:41points de désaccord
00:41:41quand même
00:41:42entre certains branches du PS
00:41:44et certains élus et les filles
00:41:46c'est quand même pas exactement
00:41:47la même vision du monde
00:41:48et pourtant
00:41:49à la fin
00:41:51in fine
00:41:51on ressort un peu
00:41:52cette sorte d'hydre
00:41:53un spectre
00:41:55que serait le rassemblement national
00:41:57comme quoi il faudrait lutter
00:41:58de toutes ses forces
00:41:59pour empêcher
00:41:59mais les français
00:42:01c'est pas du tout
00:42:02ce qu'ils demandent
00:42:03ce qu'ils demandent
00:42:03c'est qu'ils fassent
00:42:04leur boulot de politique
00:42:05et leur boulot de politique
00:42:06c'est pas simplement
00:42:07sauver son poste
00:42:09à une assemblée
00:42:10le boulot de politique
00:42:11c'est d'avoir
00:42:11des perspectives claires
00:42:12et à un moment
00:42:13ça c'est plus entendable
00:42:14et je pense
00:42:15qu'il y aura
00:42:16énormément de rejet
00:42:17de la part des français
00:42:18pour ces choses là
00:42:20c'est vieux
00:42:20ça fait une politique vieille
00:42:22on a le sentiment
00:42:23que c'est des choses
00:42:23ça fait 40 ans
00:42:25qu'on nous sert
00:42:25la même soupe
00:42:25et ce qui est paradoxal
00:42:27en plus
00:42:27c'est que la France Insoumise
00:42:28précisément son objectif
00:42:29pour ces municipales
00:42:30c'est de faire perdre
00:42:30le PS partout
00:42:31où c'est possible
00:42:31ce sera le cas
00:42:32ils vont se maintenir
00:42:33dans un certain nombre
00:42:33de villes
00:42:34précisément pour empêcher
00:42:35que le maire sortant
00:42:36ou que le candidat PS
00:42:37soit élu
00:42:37donc on voit que d'un côté
00:42:39il y a une forme
00:42:39de volonté d'alliance
00:42:40de l'autre
00:42:40il y a plutôt
00:42:41une volonté
00:42:41de les faire perdre
00:42:42oui mais c'est pas
00:42:43totalement antagoniste
00:42:44parce que là
00:42:45il faut quand même
00:42:46souligner que c'est
00:42:47un membre du parti socialiste
00:42:49qui avance cette hypothèse
00:42:52d'une alliance
00:42:53avec LFI
00:42:54dans le cadre
00:42:54des second tours
00:42:56donc ça montre
00:42:58que finalement
00:42:58la fragilité aussi
00:43:00du parti socialiste
00:43:01face d'une part
00:43:02à LFI
00:43:04qui voit à travers
00:43:06ses municipales
00:43:08qui veut faire
00:43:09la démonstration
00:43:10lors de ses municipales
00:43:11qu'elle a finalement
00:43:12supplanté
00:43:13le parti socialiste
00:43:14dans nombre de territoires
00:43:15et de villes
00:43:16notamment
00:43:17de grandes agglomérations
00:43:20et dans la périphérie
00:43:21et puis il y a une autre chose
00:43:22c'est que
00:43:23ce front républicain
00:43:25que l'on agite
00:43:26maintenant depuis des années
00:43:27il s'avère
00:43:28qu'il est de moins en moins
00:43:29opérant
00:43:30là où il était présenté
00:43:31encore comme une posture morale
00:43:33aujourd'hui
00:43:33c'est une question de survie
00:43:34et pour le parti socialiste
00:43:35et d'une certaine manière
00:43:36pour LFI
00:43:37s'ils ne veulent pas
00:43:38être emportés
00:43:39par une vague bleue
00:43:40où ils voient
00:43:40une vague bleu marine
00:43:41et c'est vrai que
00:43:42Pierre-Marie Seve
00:43:42à chaque fois on se dit
00:43:43on pense aux français
00:43:44qui entendent
00:43:45le parti socialiste
00:43:46condamner la France insoumise
00:43:48en disant
00:43:48leurs propos sont scandaleux
00:43:49ça y est
00:43:50quelque part
00:43:51on s'émancipe
00:43:51pour à la fin
00:43:52refaire la même chose
00:43:53même leurs électeurs
00:43:54à un moment donné
00:43:54peuvent être un peu perdus
00:43:56comme le disait Ophélie
00:43:56les français aujourd'hui
00:43:57veulent une situation politique
00:43:58un peu plus claire
00:43:59des politiques qui tiennent
00:44:00tant soit peu
00:44:01leurs promesses
00:44:01et de savoir pourquoi on vote
00:44:03quand on est électeur socialiste
00:44:04aujourd'hui
00:44:04est-ce qu'on vote
00:44:04pour le parti socialiste
00:44:05ou est-ce qu'in fine
00:44:06on peut se retrouver
00:44:07à voter pour la France insoumise
00:44:08non mais depuis
00:44:0924 ans maintenant
00:44:11il y a des fronts républicains
00:44:13et le front républicain
00:44:14ne fait que se fissurer
00:44:15depuis 24 ans
00:44:15donc ça n'est qu'une question
00:44:16de temps
00:44:17pour qu'il éclate
00:44:19réellement
00:44:19et je pense que
00:44:20ce serait une bonne chose
00:44:21parce qu'il n'est pas
00:44:22sain dans une démocratie
00:44:23d'avoir des manipulations
00:44:25et des manœuvres
00:44:25comme ça
00:44:26qui empêchent
00:44:27finalement
00:44:27tous les électeurs
00:44:30et toutes les sensibilités politiques
00:44:32d'être ne serait-ce qu'entendus
00:44:34depuis 40 ans
00:44:36on a en gros
00:44:36on prend les solutions
00:44:38les politiques
00:44:39veulent bien
00:44:40prendre des solutions
00:44:41de l'extrême gauche
00:44:42jusqu'au centre droit
00:44:43mais toutes les solutions
00:44:44de droite radicale
00:44:45qui doivent
00:44:45pas toujours être entendues
00:44:47mais qui doivent parfois
00:44:47être entendues
00:44:48comme sur l'immigration
00:44:49sur l'insécurité
00:44:50qui doivent être discutées
00:44:51il y a plein de gens
00:44:51qui votent pour ça
00:44:52ils ont le droit
00:44:52d'être entendus
00:44:53et bien non
00:44:54on refuse
00:44:55cette frange
00:44:56importante
00:44:57de la population française
00:44:58on lui refuse
00:44:58à nouveau
00:44:58le droit de vote
00:44:59mais je pense
00:45:00que ce n'est qu'une question
00:45:01de temps
00:45:01avant que ce front républicain
00:45:03ne se fissure
00:45:03je veux remercier
00:45:04Thomas Bonnet
00:45:05de m'avoir accompagné
00:45:06pour cette partie politique
00:45:07on marque une pause
00:45:08on se retrouve avec mes invités
00:45:09pour parler des chiffres
00:45:10de l'immigration
00:45:11ils ont été dévoilés
00:45:12par la direction générale
00:45:13des étrangers en France
00:45:15où en est-on
00:45:15quelles sont les dynamiques
00:45:16les chiffres qui baissent
00:45:17ou qui sont en hausse
00:45:19on vous en parle
00:45:19juste après la pause
00:45:20restez avec nous
00:45:21à tout de suite
00:45:21il est 13h
00:45:24on va reprendre
00:45:25le cours de nos débats
00:45:26dans un instant
00:45:27mais d'abord le journal
00:45:28avec Somalia Labidi
00:45:29rebonjour Somalia
00:45:30rebonjour Elodie
00:45:31bonjour à tous
00:45:32on commence ce journal
00:45:33par ces images
00:45:34de brèves échauffourées
00:45:35entre agriculteurs
00:45:36et policiers
00:45:36ce matin
00:45:37dans le centre de Toulouse
00:45:39et qui ont fait
00:45:405 blessés
00:45:41à la ville rose
00:45:42où une centaine
00:45:42de manifestants
00:45:43protestent
00:45:44contre le traité
00:45:45de libre-échange
00:45:46mercredi
00:45:46et la gestion
00:45:47de la dermatose
00:45:48contagieuse
00:45:49on poursuit
00:45:51avec ces 3 personnes
00:45:52interpellées
00:45:53placées en garde à vue
00:45:54après le kidnapping
00:45:54d'un homme
00:45:55de 64 ans
00:45:57en misère
00:45:58la victime a été
00:45:59enlevée chez elle
00:46:00par 4 personnes armées
00:46:01d'au moins une arme à feu
00:46:02et une arme blanche
00:46:03son fils
00:46:04qui travaille
00:46:04dans la crypto-monnaie
00:46:05a ensuite été contacté
00:46:07par les malfaiteurs
00:46:07qui lui ont demandé
00:46:08une rançon
00:46:09de 3 millions d'euros
00:46:10rançon
00:46:11qu'il a refusé
00:46:12de payer
00:46:12vous découvrez
00:46:14à présent
00:46:14les images
00:46:15des dégradations
00:46:16commises dans le gymnase
00:46:17d'un collège du Bas-Rhin
00:46:18toutes les vitres extérieures
00:46:19ont été endommagées
00:46:20dans la nuit de samedi
00:46:21à dimanche
00:46:22les dégâts sont évalués
00:46:24à plusieurs dizaines
00:46:25de milliers d'euros
00:46:26selon le gestionnaire
00:46:27de l'établissement
00:46:28qui a porté plainte
00:46:29pour dégradation
00:46:30de biens d'utilité publique
00:46:31auprès de la gendarmerie
00:46:33dans le reste
00:46:35de l'actualité
00:46:363 ressortissants
00:46:37maltais
00:46:37sont en détention
00:46:38provisoire
00:46:39pour trafic
00:46:40de protoxyde d'azone
00:46:41dans une station
00:46:42de ski en Savoie
00:46:43plus de 6000 bouteilles
00:46:45ont été saisies
00:46:45dans des boxes
00:46:46louées auprès
00:46:47d'une société
00:46:47située dans une zone
00:46:49artisanale
00:46:49de Bourg-Saint-Maurice
00:46:50et qui servait
00:46:51de lieu de stockage
00:46:52et qui permettait
00:46:53aussi aux trafiquants
00:46:54de vendre leurs produits
00:46:55dans la station
00:46:56de ski
00:46:56Arc 1800
00:46:57à la une
00:46:59de l'actualité
00:47:00internationale
00:47:01des chiffres
00:47:01bien en dessous
00:47:02de ceux annoncés
00:47:03par le régime
00:47:03des MOLA
00:47:04c'est ce que révèle
00:47:05une ONG
00:47:06de défense
00:47:06des droits humains
00:47:07qui affirme
00:47:08avoir confirmé
00:47:09la mort de plus de 6000 personnes
00:47:11lors des manifestations
00:47:12ayant secoué l'Iran
00:47:13au début du mois
00:47:14est précise
00:47:15être toujours en train
00:47:16d'enquêter
00:47:16sur 17 000 autres
00:47:18décès potentiels
00:47:19par ailleurs
00:47:20plus de 40 000 personnes
00:47:21ont été arrêtées
00:47:22certaines directement
00:47:23dans les hôpitaux
00:47:24où elles étaient soignées
00:47:25pour des blessures
00:47:26de son côté
00:47:28la Suède
00:47:29durcit le tour
00:47:29en matière
00:47:30de délinquance
00:47:31juvénile
00:47:31le gouvernement
00:47:32suédois
00:47:32va présenter
00:47:33un projet de loi
00:47:34visant à abaisser
00:47:35l'âge de la responsabilité
00:47:36pénale
00:47:36de 15 à 13 ans
00:47:38pour les infractions graves
00:47:39ouvrant la voie
00:47:40à des peines de prison
00:47:41dans certains cas
00:47:42plusieurs autorités
00:47:44notamment la police
00:47:45les responsables
00:47:46pénitentiaires
00:47:46mais aussi les procureurs
00:47:48s'opposent
00:47:48d'ores et déjà
00:47:49à ce projet
00:47:50on poursuit
00:47:52avec cet
00:47:53remariage
00:47:54pour le vieux continent
00:47:55l'Inde et l'Union Européenne
00:47:56officialisent la conclusion
00:47:58d'un vaste accord
00:47:58de libre-échange commercial
00:48:00négocié
00:48:00depuis plus de 20 ans
00:48:02dans un contexte
00:48:03de commerce international
00:48:04troublé
00:48:05accord qui prévoit
00:48:07notamment une réduction
00:48:08drastique
00:48:08des taxes indiennes
00:48:09sur la quasi-totalité
00:48:11des importations européennes
00:48:12en particulier
00:48:13celles frappant
00:48:14les voitures
00:48:15le vin
00:48:15et les pâtes
00:48:16et puis on termine
00:48:18ce journal
00:48:19avec ce 3ème jour
00:48:20de cru en Bretagne
00:48:21le Finistère
00:48:22le Morbihan
00:48:23et l'Île-et-Vilaine
00:48:24et la Côte d'Armor
00:48:25sont placées
00:48:26en vigilance orange
00:48:27une nouvelle perturbation
00:48:28devrait apporter
00:48:29à nouveau
00:48:30des cumuls
00:48:31de pluies notables
00:48:32avec un renforcement
00:48:33du vent
00:48:33dans un contexte
00:48:34de sol
00:48:35déjà saturé
00:48:36et de cru
00:48:36déjà en cours
00:48:37un nouvel épisode
00:48:39pluvieux
00:48:39qui sera de nature
00:48:40à faire repartir
00:48:41à la hausse
00:48:42les niveaux
00:48:43des cours d'eau
00:48:44prudence
00:48:45donc
00:48:45en Bretagne
00:48:46voilà ce qu'on pouvait dire
00:48:48de l'actualité
00:48:49à 13h
00:48:50merci beaucoup
00:48:51Somaïa Labidi
00:48:52on va parler maintenant
00:48:53donc des chiffres
00:48:54de l'immigration
00:48:55ils ont été publiés
00:48:56il y a quelques minutes
00:48:58d'abord de manière globale
00:48:59ce qu'on apprend
00:49:00c'est que les premiers titres
00:49:02de séjour délivrés
00:49:03en 2025
00:49:04sont en hausse
00:49:05de 11,2%
00:49:06en revanche
00:49:07le nombre
00:49:08de demandes d'asile
00:49:09lui a baissé
00:49:10de 3,7%
00:49:12on apprend
00:49:13que ce sont
00:49:1328 610 étrangers
00:49:15qui ont été
00:49:15régularisés
00:49:17tandis que
00:49:17l'éloignement
00:49:18lui a été augmenté
00:49:20de 15,7%
00:49:22voilà pour les chiffres
00:49:23quand on regarde
00:49:24tous ces chiffres
00:49:25Georges Fenech
00:49:25alors on voit que certains
00:49:26sont en baisse
00:49:28dont sont en hausse
00:49:28et on se dit un peu
00:49:29est-ce qu'on n'est pas
00:49:29en train de vider l'océan
00:49:30avec une petite cuillère
00:49:31c'est-à-dire qu'on régularise moins
00:49:32mais en même temps
00:49:33on donne quand même
00:49:33des titres de séjour
00:49:34qui sont en hausse
00:49:35est-ce qu'in fine
00:49:35cette action
00:49:36elle sert vraiment
00:49:37à quelque chose en fait
00:49:37ben écoutez
00:49:38c'est un petit frémissement
00:49:39qui d'ailleurs
00:49:40la conséquence
00:49:41de l'action
00:49:42qui avait mené aussi
00:49:42monsieur Rotaillot
00:49:43quand il était
00:49:44place Beauvau
00:49:46moi je crois
00:49:47que cette question
00:49:48de l'immigrant
00:49:48enfin j'en suis même convaincu
00:49:49cette question
00:49:50de l'immigration
00:49:50elle ne trouvera
00:49:53une solution
00:49:54c'est-à-dire
00:49:54une reprise en main
00:49:55de nos flux migratoires
00:49:57que lorsque
00:49:58on aura dénoncé
00:49:59un certain nombre
00:50:00de traités internationaux
00:50:01et notamment
00:50:02qui nous lient
00:50:03à l'Union Européenne
00:50:04et mais aussi
00:50:05des traités bilatéraux
00:50:06avec certains pays
00:50:07qui sont évidemment
00:50:09à l'origine
00:50:09de beaucoup
00:50:10de migrations
00:50:12clandestines
00:50:13donc ne nous attendons
00:50:15pas aujourd'hui
00:50:16à voir des courbes
00:50:17vraiment s'inverser
00:50:18et reprendre la maîtrise
00:50:20de nos flux migratoires
00:50:21il va falloir une politique
00:50:22évidemment
00:50:22qui peut passer
00:50:23d'ailleurs
00:50:23et qui devrait passer
00:50:24par voie référendaire
00:50:25il y en a
00:50:26aujourd'hui
00:50:27plusieurs voix
00:50:28qui s'élèvent
00:50:29pour les demander
00:50:30de façon à
00:50:30passer dans la hiérarchie
00:50:32des normes
00:50:33au-dessus de toutes
00:50:33les conventions
00:50:34traitées etc
00:50:35c'est la volonté
00:50:36du peuple français
00:50:36de reprendre
00:50:37la maîtrise
00:50:38de nos flux migratoires
00:50:39qui sont à l'origine
00:50:40d'un très grand
00:50:41nombre de désordres
00:50:42qui soient
00:50:42culturels
00:50:44identitaires
00:50:44sécuritaires
00:50:45économiques
00:50:46et autres
00:50:47il est évident
00:50:48qu'on ne pourra pas
00:50:48continuer comme ça
00:50:49compte tenu en plus
00:50:50et on l'a rappelé
00:50:51tout à l'heure
00:50:51dans la première partie
00:50:52de la faiblesse économique
00:50:54que nous traversons
00:50:55actuellement
00:50:56donc on ne peut plus
00:50:57accueillir
00:50:58on ne peut plus
00:50:58assimiler
00:50:59on n'a plus les moyens
00:51:00de le faire
00:51:00donc il ne s'agit pas
00:51:02de prôner
00:51:02une immigration zéro
00:51:03j'entends que
00:51:03monsieur Darmanin
00:51:04souhaite aujourd'hui
00:51:06un moratoire
00:51:07ce qui ne dit pas son nom
00:51:09mais ça passe
00:51:11par vraiment
00:51:12une politique
00:51:13courageuse
00:51:14et l'appel
00:51:15au référendum
00:51:16alors Felsenville
00:51:17c'est vrai que
00:51:17dans les chiffres
00:51:19qu'on voit
00:51:19il y a certains
00:51:20qui sont en baisse
00:51:20et Georges le rappelait
00:51:22à juste titre
00:51:23c'est aussi le résultat
00:51:24de la fameuse
00:51:24circulaire Retailleau
00:51:25donc on a vu
00:51:26même si ces chiffres
00:51:27comme vous le disiez
00:51:28la courbe ne s'inverse pas
00:51:28non plus totalement
00:51:29mais c'est signe
00:51:30quand il y a une vraie
00:51:31volonté politique
00:51:32qu'on ne peut
00:51:33sans doute pas
00:51:33renverser la table
00:51:34mais en tout cas
00:51:35réussir à inverser
00:51:36certaines tendances
00:51:37oui mais en fait
00:51:38moi je comprends
00:51:40qu'on peut souligner
00:51:41l'action de Bruno Retailleau
00:51:43lorsqu'il était
00:51:44Place Beauvau
00:51:45pour autant
00:51:46moi j'aimerais quand même
00:51:47qu'on prenne
00:51:48un petit peu de hauteur
00:51:49et qu'on ait une vision
00:51:50plus large
00:51:51et des perspectives
00:51:51plus larges
00:51:52et c'est pour ça
00:51:52que j'invite
00:51:53les téléspectateurs
00:51:54à regarder le travail
00:51:56de Marc Van Gogh
00:51:56sur Twitter
00:51:57qui met justement
00:51:58ce travail en perspective
00:51:59en 1997
00:52:02c'était 119 000
00:52:03titres de séjour
00:52:04qui étaient accordés
00:52:05on est passé
00:52:06à 284 000
00:52:07moins les britanniques
00:52:09on en est
00:52:10à 376 000
00:52:12vous regardez
00:52:13dans le détail
00:52:15ces chiffres
00:52:15il y a également
00:52:17une baisse
00:52:17de l'immigration
00:52:18du travail
00:52:19donc en fait
00:52:19là on ne parle
00:52:20que d'immigration
00:52:20légale
00:52:21et déjà
00:52:23les chiffres
00:52:23sont inquiétants
00:52:25c'est fois 3
00:52:25en 20 ans
00:52:27c'est quand même
00:52:28hallucinant
00:52:29et donc ça veut dire
00:52:31que malgré
00:52:32la volonté
00:52:33du ministre
00:52:33de l'intérieur
00:52:34un certain nombre
00:52:35d'accords
00:52:36de traités
00:52:36et puis
00:52:38la politique
00:52:39la politique familiale
00:52:41fait que
00:52:41l'immigration
00:52:42l'immigration familiale
00:52:43est un facteur
00:52:45aggravant
00:52:45et encore
00:52:46ces chiffres
00:52:47ils ne prennent
00:52:48c'est uniquement
00:52:49pour les adultes
00:52:49c'est-à-dire que
00:52:50les enfants
00:52:51ne sont pas
00:52:53pris en compte
00:52:53par cette réalité
00:52:55et ces chiffres
00:52:55donc imaginez
00:52:57à quel point
00:52:57finalement
00:52:58on est démuni
00:52:59impuissant
00:52:59à contenir
00:53:01cette immigration
00:53:01légale
00:53:03oui justement
00:53:03sur les chiffres
00:53:04de l'immigration
00:53:04légale
00:53:05vous les rappeliez
00:53:05on va les redonner
00:53:06sur les titres
00:53:07de séjour
00:53:07l'an dernier
00:53:08ce sont 384 230
00:53:11précisément
00:53:11premiers titres
00:53:12de séjour
00:53:12qui ont été accordés
00:53:13et 62 235 personnes
00:53:16qui ont acquis
00:53:16la nationalité française
00:53:18Ophélie Roch
00:53:19quand on entend cela
00:53:19385 000 quasiment
00:53:21titres de séjour
00:53:23plus de 62 000 personnes
00:53:24qui acquièrent
00:53:24la nationalité française
00:53:25c'est de l'immigration légale
00:53:26comme le disait
00:53:27Raphaël Steinville
00:53:28quand on entend
00:53:29qu'il faut faire attention
00:53:29qu'on n'arrive plus
00:53:30à intégrer
00:53:31384 000 personnes
00:53:34de plus
00:53:35sur une année
00:53:36on ne s'étonne pas
00:53:37que l'intégration
00:53:38ne fonctionne pas
00:53:38derrière
00:53:38comment on fait
00:53:39pour trouver
00:53:39véritablement
00:53:40un avenir
00:53:40à toutes ces personnes
00:53:41non seulement
00:53:42l'intégration
00:53:43elle ne fonctionne pas
00:53:44mais en plus
00:53:44on voit bien
00:53:45qu'il y a une dichotomie
00:53:46entre d'un côté
00:53:47ce que nous promet
00:53:48à grand renfort de mots
00:53:49le gouvernement
00:53:50comme quoi
00:53:51on va faire attention
00:53:53à l'immigration
00:53:53il en faut un peu moins
00:53:55et puis d'un autre côté
00:53:56les chiffres qui montrent
00:53:57qu'on ne prend pas du tout
00:53:58en compte
00:53:58la volonté du peuple français
00:53:59je crois que c'est
00:54:00le fond du problème
00:54:01il est là
00:54:01c'est-à-dire qu'en rien
00:54:03on ne prend en compte
00:54:04la volonté
00:54:04qui s'exprime
00:54:06de manière spontanée
00:54:07chez les gens lambda
00:54:09c'est-à-dire qu'à un moment
00:54:11c'est les gens lambda
00:54:12qu'on a le droit
00:54:12de mépriser
00:54:13mais c'est quand même
00:54:13eux qui font tenir
00:54:14le pays aussi
00:54:15donc on peut peut-être
00:54:16un minimum
00:54:16c'est eux qui payent
00:54:18en plus
00:54:18je pense qu'un minimum
00:54:19on peut leur accorder
00:54:21de se dire
00:54:23bon
00:54:23ce n'est pas une politique
00:54:24qui est vraiment voulue
00:54:25peut-être qu'on peut
00:54:26respecter notre propre peuple
00:54:28en ne lui imposant pas
00:54:29des choses
00:54:29qu'il ne souhaite pas
00:54:30on a toujours tendance
00:54:31à infantiliser
00:54:32les électeurs
00:54:33en disant
00:54:34oui mais au fond
00:54:34c'est pour un bien supérieur
00:54:36qui les dépasse
00:54:36mais ça ne peut pas fonctionner
00:54:38ce bien supérieur
00:54:38qui les dépasse
00:54:39parce qu'en plus
00:54:40c'est à nous
00:54:40d'intégrer ces gens
00:54:41dans la société
00:54:42or la société
00:54:43on serait encore
00:54:44en période de plein emploi
00:54:45avec un excédent budgétaire
00:54:47où on ne saurait pas
00:54:48quoi faire de notre argent
00:54:49et tout va bien
00:54:50et la société
00:54:51elle est merveilleusement
00:54:52pacifiée
00:54:53calme
00:54:54apaisée
00:54:54pourquoi pas en effet
00:54:55mais ce n'est pas le cas
00:54:57et puis ces gens-là
00:54:57on va en faire quoi en fait
00:54:59concrètement
00:54:59ils vont filer dans la rue
00:55:00mais même pour eux
00:55:01ce n'est pas digne en fait
00:55:03ce n'est pas des conditions dignes
00:55:04non et quel avenir
00:55:05on offre effectivement
00:55:06aux personnes qui arrivent
00:55:07sur le territoire
00:55:07Georges et Piont
00:55:08je voulais ajouter
00:55:09que même au sein
00:55:10de l'Union Européenne
00:55:10quand il y a
00:55:11une véritable volonté
00:55:12on peut quand même
00:55:13faire bouger les choses
00:55:14l'exemple qu'on donne toujours
00:55:15c'est le Danemark
00:55:16le Danemark
00:55:17qui est une sociale démocratie
00:55:19a fait front commun
00:55:20gauche-droite d'ailleurs
00:55:21pour rendre le pays
00:55:23très peu attractif
00:55:25à l'immigration
00:55:26alors que le nôtre
00:55:27reste d'une très grande
00:55:28attractivité
00:55:29on découvre même
00:55:30c'est récemment
00:55:31on en a parlé
00:55:31sur nos plateaux
00:55:32qu'une nouvelle filière
00:55:33on peut dire d'immigration
00:55:34c'est les malades psychiatriques
00:55:35qui peuvent harguer
00:55:36aujourd'hui
00:55:37de problèmes mentaux
00:55:38pour pouvoir avoir
00:55:39un visa de séjour
00:55:40voyez-vous
00:55:40donc je pense que
00:55:41si on commençait à revoir
00:55:43effectivement
00:55:43tout ce qui est niveau
00:55:44prestations sociales
00:55:45regroupement familial
00:55:46accès au logement
00:55:48etc.
00:55:49en le rendant
00:55:49plus restrictif
00:55:50avec des conditions
00:55:52de séjour plus long
00:55:53et d'accès à la nationalité
00:55:55un peu plus
00:55:56un peu plus sérieux
00:55:57que ce que nous faisons
00:55:58actuellement
00:55:59comme l'ont fait d'ailleurs
00:56:00les Danois
00:56:00et d'autres
00:56:01ils ne sont pas tenus
00:56:02ils ne sont pas tenus
00:56:03aux mêmes règles
00:56:04que nous
00:56:05ils ont voté
00:56:05des dérogations
00:56:06au moment du vote
00:56:08du traité
00:56:09je ne sais plus
00:56:10si c'était Maastricht
00:56:10ou Lisbonne
00:56:11mais en tout cas
00:56:12il y a eu des dérogations
00:56:14accordées aux Danois
00:56:14oui
00:56:15inspirons-nous
00:56:16de ces dérogations
00:56:17pour demander aussi
00:56:18la possibilité
00:56:19de retrouver
00:56:20une forme de souveraineté
00:56:21et voyons
00:56:22si on peut effectivement
00:56:22vous laisser aussi
00:56:23de ces dérogations
00:56:24je voudrais qu'on regarde
00:56:24un autre chiffre
00:56:25je rappelle que tous les chiffres
00:56:26que je vous transmets
00:56:27sont fournis par le ministère
00:56:28de l'intérieur
00:56:29et donc ce sont des statistiques
00:56:30parfaitement officielles
00:56:31en ce qui concerne
00:56:32les éloignements
00:56:33ils ont augmenté
00:56:33de 15,7%
00:56:35mais le nombre
00:56:36d'interpellations
00:56:37d'étrangers
00:56:38en situation irrégulière
00:56:39a progressé
00:56:40de 30%
00:56:41l'an dernier
00:56:4230% c'est énorme
00:56:43concernant les Algériens
00:56:44plus 52%
00:56:45les Tunisiens
00:56:46plus 33%
00:56:46les Marocains
00:56:47plus 19%
00:56:48Pierre-Marie Sèvres
00:56:49c'est le prolongement
00:56:50de ce qu'on disait
00:56:51on accueille beaucoup
00:56:52parfois le légal
00:56:53parfois de manière illégale
00:56:54et les personnes
00:56:55qui se retrouvent
00:56:56sur notre sol
00:56:57pas d'avenir
00:56:58finalement pour elles
00:56:59et on a après
00:57:00ces chiffres
00:57:00d'interpellations
00:57:01je rappelle
00:57:02plus 52%
00:57:03par exemple
00:57:03chez les Algériens
00:57:04le chiffre est absolument énorme
00:57:06oui c'est sûr
00:57:07est-il étonnant
00:57:07c'est une autre question
00:57:08mais il est énorme
00:57:09oui c'est sûr
00:57:09que c'est bien
00:57:10on régularise
00:57:113000 étrangers
00:57:13en situation irrégulière
00:57:14de moins
00:57:14que l'année dernière
00:57:15mais in fine
00:57:16on accorde
00:57:1730 000 titres de séjour
00:57:19de plus
00:57:19chaque année
00:57:21c'est l'équilibre qui
00:57:21Raphaël-Essainville
00:57:22a donné des chiffres
00:57:23moi je vais vous dire
00:57:24franchement
00:57:24ces chiffres là
00:57:25moi ils me glacent
00:57:26la colonne vertébrale
00:57:27notre pays
00:57:28notre société entière
00:57:29va droit dans le mur
00:57:30c'est pas du racisme
00:57:31et on continue
00:57:32c'est tout sauf ça
00:57:33moi je vais vous dire
00:57:33mes meilleurs amis à l'école
00:57:34mes meilleurs amis encore aujourd'hui
00:57:35sont un Québécois
00:57:36un Vietnamien
00:57:37un Algérien
00:57:38un Haïtien
00:57:38c'est tout sauf du racisme
00:57:40que de vouloir
00:57:40que notre société
00:57:41soit en ordre
00:57:42et là on va droit
00:57:44dans le mur
00:57:44et de la volonté
00:57:44de les intégrer correctement
00:57:46d'ailleurs
00:57:46voilà
00:57:46et je pense que tout le monde
00:57:47qui a des enfants
00:57:48moi c'est mon cas
00:57:48j'ai des enfants
00:57:49je sais pas
00:57:50alors que je suis jeune
00:57:51je devrais encore avoir de l'espoir
00:57:52je ne sais pas
00:57:53quel état
00:57:54est-ce qu'ils vont récupérer
00:57:55est-ce qu'ils vont avoir une nation
00:57:56est-ce qu'ils vont avoir une patrie
00:57:57est-ce qu'ils vont avoir un état
00:57:58un ordre juridique
00:57:59qui se tient debout
00:58:00je ne pense pas
00:58:01si les choses continuent comme ça
00:58:02si tous les ans
00:58:03on a 10% de plus
00:58:04de titres de séjour
00:58:05qui sont donnés
00:58:06alors qu'on est déjà
00:58:06dans des proportions folles
00:58:07et que déjà
00:58:08on n'y arrive plus
00:58:09Raphaël Saint-Ville
00:58:10nous donnait les chiffres de 1997
00:58:11c'était déjà trop élevé
00:58:12déjà à l'époque
00:58:13les sondages disaient
00:58:14que les français
00:58:14voulaient baisser l'immigration
00:58:15on l'a doublé chaque année
00:58:17donc c'est gravissime
00:58:19pour moi
00:58:20c'est le sujet majeur
00:58:22bon
00:58:22tout le monde n'a pas
00:58:23partagé cette opinion
00:58:24ensuite
00:58:25la raison pour laquelle
00:58:26ces chiffres augmentent
00:58:27c'est que
00:58:28notre vision de l'immigration
00:58:29notre vision juridique
00:58:30c'est que l'immigration
00:58:31est un droit individuel
00:58:32il n'y a pas au gouvernement
00:58:34une personne
00:58:35qui a des quotas
00:58:36avec des petits boutons
00:58:37qui peut dire
00:58:37on va baisser telle immigration
00:58:39augmenter celle-ci
00:58:40celle-ci
00:58:40celle-ci
00:58:40non c'est un droit individuel
00:58:42reconnu par les tribunaux
00:58:43et donc là
00:58:44je reviens à ce que
00:58:44Georges Fenech a dit
00:58:45nous sommes pieds et poings liés
00:58:47et il faut une immense
00:58:48volonté politique
00:58:50on en revient souvent à ça
00:58:52un peu trop souvent
00:58:52mais enfin c'est vrai
00:58:53c'est la réalité
00:58:54il faut revenir
00:58:56sur tout un tas de traités
00:58:57qui nous lient
00:58:58qui nous mettent
00:58:59qui nous lient les pieds
00:59:00et les poings
00:59:01et qui nous jettent
00:59:03dans le ravin
00:59:03parce que
00:59:04et il y a urgence
00:59:05donc
00:59:06et d'ailleurs pas que
00:59:08des traités internationaux
00:59:08le conseil constitutionnel
00:59:10aussi
00:59:10un autre tribunal
00:59:12et va tout à fait
00:59:14dans la même veine
00:59:14à nous empêcher
00:59:16à empêcher la France
00:59:16alors vous vous souvenez
00:59:18la loi Retailleau
00:59:19l'augmentation des durées
00:59:21en CRA
00:59:22ont été censurées
00:59:22par le conseil constitutionnel
00:59:23je suis désolé
00:59:24mais l'augmentation
00:59:24des durées en CRA
00:59:25c'est le début
00:59:26du début du millième
00:59:27du commencement
00:59:27oui on n'est pas sur
00:59:28laisser des gens en CRA
00:59:29pendant une durée
00:59:29indéterminée
00:59:30exactement
00:59:30des surpassés de 90 à 210 jours
00:59:32exactement
00:59:32donc il y a des contre-pouvoirs
00:59:34sur lesquels
00:59:34il va falloir passer par dessus
00:59:35parce que de toute façon
00:59:36c'est ça ou la destruction
00:59:37ou la mort de la France
00:59:39d'ici quelques décennies
00:59:40il n'y a pas d'autre solution
00:59:41et vous parlez justement
00:59:42de volonté politique
00:59:43on va évoquer l'idée
00:59:44de Gérald Darmanin
00:59:45le ministre de la justice
00:59:46qui donc vous en parliez
00:59:48Georges
00:59:48propose de suspendre l'immigration
00:59:49pendant deux ou trois ans
00:59:51ça c'est la volonté politique
00:59:52et vous allez voir
00:59:53qu'évidemment
00:59:54comme souvent en France
00:59:55quand il y a de la volonté
00:59:56il y a surtout
00:59:56beaucoup d'obstacles
00:59:58les précisions de Chloé Tarka
00:59:59suspendre l'immigration
01:00:02pendant trois ans
01:00:04c'est la proposition
01:00:05lancée par Gérald Darmanin
01:00:07une pause
01:00:08qui s'accompagnerait
01:00:09de mesures d'ajustement
01:00:11notamment sur les salaires
01:00:13la contrepartie
01:00:14c'est qu'il y ait
01:00:14une augmentation des salaires
01:00:15pour que les métiers
01:00:16que les étrangers font
01:00:17à très peu de frais aujourd'hui
01:00:18soient faits par les étrangers
01:00:19en situation régulière
01:00:20ou les français
01:00:21mais dans les faits
01:00:22suspendre l'immigration
01:00:23pendant des années
01:00:25s'avérerait difficile
01:00:26voire impossible
01:00:27car cela irait
01:00:29à l'encontre
01:00:29de la constitution
01:00:30et des traités européens
01:00:32pour rendre
01:00:33cette suspension
01:00:34envisageable
01:00:35il faudrait organiser
01:00:36un référendum
01:00:37ou réviser la constitution
01:00:39deux procédures
01:00:41longues
01:00:41et complexes
01:00:42ça veut dire
01:00:43que le prochain
01:00:43ou la prochaine présidente
01:00:44devrait s'emparer
01:00:45de ce sujet
01:00:46très rapidement
01:00:46après son mandat
01:00:47pour qu'il ait
01:00:48la légitimité démocratique
01:00:50de son élection
01:00:50pour aller dans
01:00:51cette direction là
01:00:52si le prochain
01:00:53ou la prochaine présidente
01:00:54organise un référendum
01:00:55alors cette décision
01:00:56du peuple français
01:00:57si elle était favorable
01:00:58si on posait la question
01:00:59aux français
01:00:59est-ce que vous souhaitez
01:01:00suspendre l'immigration
01:01:01alors ça s'imposerait
01:01:02à la constitution
01:01:03et au traité européen
01:01:04et donc il y aurait
01:01:05la légitimité démocratique
01:01:07du suffrage universel direct
01:01:08qui s'imposerait
01:01:09et qui permettrait
01:01:09justement à ce président
01:01:11ou cette présidente
01:01:12d'appliquer le programme
01:01:13qu'il a choisi
01:01:13Selon Gérald Darmanin
01:01:15quelques exceptions
01:01:16seraient tout de même
01:01:17envisageables
01:01:18elles concerneraient
01:01:19certains médecins
01:01:20chercheurs
01:01:21et étudiants
01:01:22Raphaël Stainville
01:01:24ça fait des années
01:01:24que les français
01:01:25entendent des solutions
01:01:26qui viennent
01:01:27de Gérald Darmanin
01:01:28de la droite
01:01:29ou d'autres partis
01:01:29et à chaque fois
01:01:30on répond à la même chose
01:01:31quand il s'agit
01:01:31de réduire l'immigration
01:01:32en fait on ne peut pas
01:01:33c'est bien d'avoir
01:01:34la volonté politique
01:01:34mais il y a des traités
01:01:35il y a une constitution
01:01:36on a l'impression
01:01:37que la seule chose
01:01:37qu'on peut faire
01:01:38c'est subir en fait
01:01:39mais vous avez raison
01:01:40d'autant que
01:01:41ces propos
01:01:42et cette volonté
01:01:44désormais affichée
01:01:45par Gérald Darmanin
01:01:46de vouloir suspendre
01:01:47pendant trois ans
01:01:48l'immigration
01:01:49elle avait déjà été proposée
01:01:51moi je m'en souviens
01:01:51pendant la dernière
01:01:52campagne présidentielle
01:01:53c'était M. Barnier
01:01:54qui parlait de moratoire
01:01:55sur l'immigration
01:01:56de manière plus radicale
01:01:57par Éric Zemmour
01:01:59et Marine Le Pen
01:02:00prenant peu ou prou
01:02:03une immigration zéro
01:02:03et à chaque fois
01:02:04on leur opposait
01:02:05un certain nombre
01:02:05d'obstacles
01:02:06rendant impossible
01:02:07cette mise en oeuvre
01:02:09alors moi je pense que
01:02:11et d'ailleurs
01:02:12même les constitutionnalistes
01:02:13aujourd'hui
01:02:13ne sont pas tous d'accord
01:02:15mais le référendum
01:02:16est la manière
01:02:17de trancher
01:02:18la plus immédiate
01:02:19la plus rapide
01:02:20cette question
01:02:21et donc rendre
01:02:23la parole aux français
01:02:24qui souhaitent
01:02:25pouvoir s'exprimer
01:02:26ils ont été
01:02:26à chaque fois
01:02:29dans l'incapacité
01:02:30de pouvoir
01:02:30se prononcer
01:02:31sur ce sujet
01:02:32parce qu'on leur expliquait
01:02:33que ce n'était pas
01:02:34constitutionnel
01:02:34moi je pense
01:02:35qu'il y a
01:02:36il y a une porte
01:02:37étroite peut-être
01:02:39sur le sujet
01:02:39mais si le président
01:02:40devait décider
01:02:42d'un référendum
01:02:42sur le sujet
01:02:43je ne vois pas
01:02:44de constitutionnaliste
01:02:45aujourd'hui
01:02:46raisonnablement
01:02:47qui pourrait s'opposer
01:02:48à ce choix
01:02:49du président
01:02:50Jean-Claude
01:02:51d'ailleurs vous-même
01:02:52vous y référence
01:02:52au référendum
01:02:53moi je crois
01:02:53qu'il y a deux conditions
01:02:54vraiment
01:02:55si on veut vraiment
01:02:56inverser toutes les courbes
01:02:58et nous épargner
01:02:59ces flux migratoires
01:03:00qui ne cesseront pas
01:03:01je rappelle souvent
01:03:02Nicolas Sarkozy
01:03:03le dit
01:03:04l'immigration n'a pas
01:03:05encore commencé
01:03:06quand on connaît
01:03:07l'exponentielle
01:03:08vraiment
01:03:09augmentation
01:03:10des populations
01:03:11notamment africaines
01:03:12et subsahariennes
01:03:13il y a deux conditions
01:03:14première condition
01:03:15imposer un cadre juridique
01:03:17ça c'est le référendum
01:03:18qui peut le faire
01:03:19et qui va donc
01:03:20nous épargner
01:03:22tous ces traités
01:03:23deuxième condition
01:03:24c'est bien beau
01:03:26d'avoir un cadre juridique
01:03:26encore faut-il
01:03:27l'appliquer
01:03:27oui
01:03:28et donc si on veut
01:03:29vraiment
01:03:30vraiment l'appliquer
01:03:31il faut sortir
01:03:32de Schengen
01:03:33n'est-ce pas
01:03:34et rétablir
01:03:35le contrôle
01:03:36à nos frontières
01:03:37je dis bien
01:03:38à nos frontières
01:03:39françaises
01:03:40on sait très bien
01:03:41que l'Europe
01:03:42est une passoire
01:03:43que Frontex
01:03:44ne remplit pas son rôle
01:03:45et que donc
01:03:46tant qu'on n'aura pas
01:03:47repris la maîtrise
01:03:49de nos frontières
01:03:50on a beau avoir
01:03:51tous les cadres juridiques
01:03:52vous voulez
01:03:52il y aura toujours
01:03:53de l'immigration
01:03:53importante clandestine
01:03:55voyez-vous
01:03:55donc je pense
01:03:56que c'est deux conditions
01:03:57un cadre juridique
01:03:59et sortir de Schengen
01:04:01il y a une clause
01:04:01qui le prévoit
01:04:02d'ailleurs
01:04:02qui a été appliquée
01:04:03une fois
01:04:03après les attentats
01:04:05de 2015
01:04:05qu'on peut sortir
01:04:06par une clause
01:04:07pendant un certain temps
01:04:09et rétablir
01:04:10un contrôle aux frontières
01:04:11Ophélie Roch
01:04:12le problème
01:04:12et on l'entend beaucoup
01:04:13effectivement
01:04:13le référendum
01:04:14ça fait des années
01:04:15qu'on l'entend
01:04:16parfois qu'il est presque
01:04:17promis
01:04:18on voit bien
01:04:18qu'en réalité
01:04:19avant 2027
01:04:21de toute façon
01:04:21il ne se passera rien
01:04:23c'est-à-dire que les chiffres
01:04:23de l'an prochain
01:04:24seront sans doute
01:04:25dans la même veine
01:04:26parce que tant qu'on n'a pas
01:04:27effectivement
01:04:28véritablement
01:04:28cette question
01:04:30qui est tranchée
01:04:30lors de la présidentielle
01:04:31éventuellement
01:04:31par référendum
01:04:32en fait
01:04:33on ne fait pas grand chose
01:04:33non mais même
01:04:35un référendum
01:04:35en fait
01:04:36on peut en faire
01:04:38peut-être après la présidentielle
01:04:39mais si vous n'écoutez pas
01:04:41le résultat du référendum
01:04:42ça ne sert à rien
01:04:42ah oui alors ça je vous l'accorde
01:04:43oui mais parce que moi
01:04:44je me souviens
01:04:45j'étais toute jeune
01:04:47et pourtant
01:04:47ça m'avait déjà marqué
01:04:48quand les français
01:04:50avaient dû se prononcer
01:04:51en fait
01:04:51par référendum
01:04:52pardon
01:04:52par référendum
01:04:53sur l'avenir de l'Europe
01:04:54et qu'en fait
01:04:55ben voilà
01:04:57on n'a pas écouté
01:04:57c'était gentil d'avoir voté
01:04:59mais on va faire autre chose
01:04:59voilà et moi je pense
01:05:00que en tout cas
01:05:01pour une grande partie
01:05:03de ma génération
01:05:03je parle un peu des trentenaires
01:05:05il y a eu
01:05:07dans notre jeunesse
01:05:08un sentiment
01:05:09d'effondrement
01:05:09en disant
01:05:10ah d'accord
01:05:10la démocratie c'est ça
01:05:12ok d'accord
01:05:13ben merci d'avoir participé
01:05:14et ça en fait
01:05:15c'est joli
01:05:16il y a un référendum
01:05:17mais je crois
01:05:18qu'une partie d'entre nous
01:05:19n'y croit même plus
01:05:20c'est à dire qu'on a tellement
01:05:21il y a la crainte
01:05:21de ne pas être écouté
01:05:22et que le résultat
01:05:23ne soit pas suivi
01:05:24parce que ça s'est déjà produit
01:05:26ça continue de se produire
01:05:27donc à un moment
01:05:27c'est très très compliqué
01:05:28on peut nous promettre des choses
01:05:31mais on se dit
01:05:32que quand bien même
01:05:33le référendum sera tenu
01:05:35il y a des années
01:05:35qui vont s'écouler
01:05:36et que si jamais
01:05:37le résultat ne plaît pas
01:05:39je me fais très peu d'illusions
01:05:42sur le respect
01:05:43du résultat final
01:05:45Pierre Maricev
01:05:46on voit là malheureusement
01:05:47une fois de plus
01:05:47ce fossé entre entre guillemets
01:05:49les élites et le peuple
01:05:50on voit sondage après sondage
01:05:51quand on demande
01:05:52s'il faut réduire l'immigration
01:05:53les français qui répondent oui
01:05:55et tout un temps perdu
01:05:57j'ai envie de dire
01:05:57si demain on arrivait vraiment
01:05:59à mettre un stop
01:06:00à cette immigration
01:06:00notamment illégale
01:06:01si tant est qu'on le puisse
01:06:02de toute façon
01:06:03on se posera toujours la question
01:06:04du fait qu'on a perdu trop de temps
01:06:05et qu'aujourd'hui
01:06:06on n'y arrive déjà plus
01:06:07ah mais de toute façon
01:06:08il faudra
01:06:10ne serait-ce que les expulsions
01:06:11de criminels étrangers
01:06:12qui ne sont pas automatiques
01:06:13aujourd'hui
01:06:14il y a des délinquants
01:06:15et des étrangers
01:06:15qui habitent en France
01:06:16depuis quelques années
01:06:17voire parfois quelques mois
01:06:18qui commettent des crimes
01:06:19ou des délits graves
01:06:20il n'est tout sauf certain
01:06:23qu'ils soient expulsés
01:06:24même qu'ils soient condamnés
01:06:25à une expulsion
01:06:25c'est déjà peu probable
01:06:26plutôt pas certains d'ailleurs
01:06:27et il est même plutôt certains
01:06:28qu'ils ne seront pas expulsés
01:06:29donc vous imaginez
01:06:30il y a évidemment
01:06:31des étrangers
01:06:32qui vont devoir être expulsés
01:06:34enfin qui doivent être expulsés
01:06:35dès aujourd'hui
01:06:36donc effectivement
01:06:37c'est du temps perdu
01:06:38qui met à mal
01:06:39la cohésion nationale
01:06:40peut-être que déjà
01:06:41en limitant l'immigration
01:06:43en l'arrêtant
01:06:44on aura peut-être
01:06:44un petit moment
01:06:45en tant que société
01:06:45pour digérer
01:06:46pour recréer un petit peu
01:06:48de lien commun
01:06:48je ne me fais pas trop d'illusions
01:06:50je pense qu'il y a beaucoup de gens
01:06:51pour lesquels
01:06:52on parlait du procès
01:06:54de Samuel Paty
01:06:55bon il y a tout un tas
01:06:55de protagonistes
01:06:56qui sont en France
01:06:57depuis un certain nombre d'années
01:06:58qu'on ne remettra pas
01:06:59dans leur sens commun
01:07:01dans une société commune
01:07:02ça c'est certain
01:07:02mais bon
01:07:04au moins de suspendre
01:07:04l'immigration
01:07:05de la limiter
01:07:06ça donnera déjà
01:07:06un certain moment
01:07:08pour digérer
01:07:10un petit peu tout ça
01:07:10et puis je remarque aussi
01:07:11que c'est toute l'Europe
01:07:13qui prend l'eau
01:07:13vous avez peut-être entendu parler
01:07:14ces jours-ci
01:07:15l'Espagne
01:07:16le gouvernement socialiste espagnol
01:07:17est en train de régulariser
01:07:18500 000
01:07:20illégaux
01:07:21500 000
01:07:22qui grâce à Schengen
01:07:23vont pouvoir
01:07:23se promener
01:07:24dans toute l'Europe
01:07:25parce que je pense
01:07:26qu'il y a de fortes chances
01:07:27qu'il n'ait pas envie
01:07:28de rester en Espagne
01:07:28vous savez que l'Espagne
01:07:29comme l'Italie
01:07:29sont des pays de passage
01:07:30ils n'ont qu'une envie
01:07:31c'est de venir
01:07:32dans des pays
01:07:32beaucoup plus attractifs
01:07:34dans lesquels
01:07:34la sécurité sociale
01:07:36ou les aides sociales
01:07:37sont beaucoup plus
01:07:38intéressantes
01:07:40et donc il est certain
01:07:41que si nous ne sortons pas
01:07:42de Schengen
01:07:43comme le dit
01:07:44Georges Fenech
01:07:44nous allons récupérer
01:07:46ils sont 500 000
01:07:47donc on va récupérer
01:07:48probablement plusieurs
01:07:49dizaines de milliers
01:07:49et ça à nouveau
01:07:51après on arrive
01:07:53sur ensuite
01:07:53des problématiques de budget
01:07:54bah oui mais on a
01:07:54un budget qui ne fonctionne pas
01:07:55évidemment
01:07:56on a un état providence
01:07:57qui est ouvert
01:07:58à la planète entière
01:07:59c'est évident
01:07:59ça ne peut pas fonctionner
01:08:00oui mais je vous rappelle
01:08:01que Eric Wehrt
01:08:02disait que l'immigration
01:08:03ne coûtait rien
01:08:03ah oui bon
01:08:04bah paraît-il
01:08:05non mais Raphaël Saint-Mille
01:08:06c'est vrai qu'il y a aussi
01:08:07parfois et c'est ça
01:08:08que les français
01:08:08ont du mal à comprendre
01:08:10quand on entend encore
01:08:11je cite Eric Wehrt
01:08:12à l'instant
01:08:12qui dit que l'immigration
01:08:13ne coûte rien
01:08:14quand on entend
01:08:14des dirigeants politiques
01:08:15expliquer que l'immigration
01:08:16il n'y a absolument
01:08:17qu'un problème
01:08:17qu'on peut accueillir
01:08:18tout le monde
01:08:18et qu'on peut intégrer
01:08:19tout le monde
01:08:20il y a un décalage énorme
01:08:21entre la parole publique
01:08:22et les français
01:08:23qui voient bien
01:08:23que c'est l'inverse
01:08:24c'est les français
01:08:24qui ne croient plus
01:08:25en la puissance publique
01:08:26justement pour régler ce problème
01:08:27oui mais les responsables politiques
01:08:30qui tiennent encore
01:08:30ce genre de discours
01:08:31en expliquant que l'immigration
01:08:33ne coûte rien
01:08:34ou que l'immigration
01:08:35est une chance pour la France
01:08:36ce sont souvent les mêmes
01:08:39et je pense notamment
01:08:39à nombre de dirigeants
01:08:40de la gauche
01:08:41qui finalement vivent
01:08:42dans des beaux quartiers
01:08:43avec un digicode
01:08:45c'est ce que Vincent Trémolet
01:08:46appelait la gauche digicode
01:08:47alors toujours très habile
01:08:49et très généreuse
01:08:50dans ses principes
01:08:52mais n'étant pas confronté
01:08:53directement aux conséquences
01:08:55que l'immigration
01:08:56fait subir aux français
01:08:58donc c'est ça en fait
01:08:59ce hiatus qu'il y a
01:09:00entre ceux qui représentent
01:09:03les français
01:09:03et les français
01:09:04qui vivent
01:09:04et subissent souvent
01:09:05cette immigration
01:09:06sans avoir les moyens
01:09:09d'infléchir le cours des choses
01:09:11c'est vrai que Georges Fenech
01:09:12même cette gauche
01:09:13parfois on a du mal
01:09:13à comprendre sa vision
01:09:14sur l'immigration
01:09:15parce que quand on se pose
01:09:16par exemple
01:09:17du côté d'un député socialiste
01:09:18ou LFI
01:09:19quand on voit
01:09:19toutes ces personnes
01:09:20qui arrivent sur notre territoire
01:09:21à qui on n'offre pas d'avenir
01:09:22pas de travail
01:09:23parfois comme vous le disiez Ophélie
01:09:24le fait de vivre dans la rue
01:09:26comment ces personnes
01:09:27qui sont si humanistes
01:09:28peuvent se satisfaire
01:09:29qu'on accueille encore
01:09:30aujourd'hui comme ça ?
01:09:32Oui bah écoutez
01:09:33c'est facile
01:09:33de cibler la gauche
01:09:35comme vous le faites
01:09:36Elodie
01:09:36mais moi je crois
01:09:37qu'on doit aussi faire balayer
01:09:41sur le pas de porte
01:09:42de la droite
01:09:43comme vous regardez
01:09:44que depuis les 30 dernières années
01:09:46il y a eu plus d'une vingtaine
01:09:47de lois
01:09:48sur l'immigration
01:09:49il y en a eu certes
01:09:51de plus
01:09:51disons
01:09:52restrictives
01:09:53je pense aux lois
01:09:54Pasqua
01:09:56ou Debré
01:09:56même etc
01:09:57mais dans la réalité
01:09:59des faits
01:09:59ces lois
01:10:00ne se sont jamais
01:10:00appliquées pleinement
01:10:01parce qu'il y a eu
01:10:02des résistances
01:10:04il y a eu des résistances
01:10:05notamment
01:10:06de la justice
01:10:07judiciaire
01:10:09de la justice
01:10:10administrative
01:10:11qui est toujours ennuie
01:10:12mais débordée
01:10:13de procédures
01:10:14que ce soit devant
01:10:15les tribunaux administratifs
01:10:16ou devant le conseil d'état
01:10:17de la justice
01:10:18européenne
01:10:19de la justice
01:10:20constitutionnelle
01:10:21donc toutes les lois
01:10:22qui ont été votées
01:10:23même sous la droite
01:10:24qui étaient plus dures
01:10:25en disant
01:10:26qui en tout cas
01:10:27ambitionnaient de réguler
01:10:28certains flux migratoires
01:10:30n'ont eu qu'un effet
01:10:31très minime en réalité
01:10:32on en revient toujours
01:10:33la même question
01:10:34on ne peut pas
01:10:35se satisfaire
01:10:35vous avez raison
01:10:36et rappelons aussi
01:10:37que les premières victimes
01:10:39au fond
01:10:39de cette immigration
01:10:41incontrôlée
01:10:42ce sont les immigrés
01:10:43eux-mêmes
01:10:43ceux qui sont rentrés
01:10:44de manière régulière
01:10:46et qui souhaiteraient
01:10:47avoir un travail
01:10:48un logement
01:10:48et qui s'en trouvent privés
01:10:50et on va marquer
01:10:51une dernière pause
01:10:52je vous remercie
01:10:52Pierre-Marie Sèvres
01:10:53de nous avoir accompagnés
01:10:54jusqu'à maintenant
01:10:55on reviendra
01:10:55avec mes invités
01:10:57sur cette proposition
01:10:58de loi adoptée
01:10:59à l'Assemblée nationale
01:11:00interdire les réseaux sociaux
01:11:01au moins de 15 ans
01:11:03et interdire le téléphone portable
01:11:04dans les lycées
01:11:05qu'est-ce qu'en pensent
01:11:05mes invités
01:11:06qu'est-ce que vous en pensez vous
01:11:07on en parle juste après la pause
01:11:08à tout de suite
01:11:09De retour pour la dernière partie
01:11:13de Midi News
01:11:14on va parler maintenant
01:11:15de cette proposition de loi
01:11:16qui a été adoptée
01:11:18tard hier
01:11:18à l'Assemblée nationale
01:11:20deux volets
01:11:20d'abord interdire
01:11:21l'accès aux réseaux sociaux
01:11:22pour les mineurs
01:11:23de moins de 15 ans
01:11:24et interdire
01:11:25le téléphone portable
01:11:26dans les lycées
01:11:27on va tout de suite
01:11:27écouter Laure Miller
01:11:28elle est députée
01:11:29ensemble pour la République
01:11:30c'est elle qui a porté
01:11:31cette loi
01:11:32on écoute son avis
01:11:32La France Insoumise
01:11:35a l'air résolument hostile
01:11:36au texte
01:11:37mais en effet
01:11:38si on met de côté
01:11:39la France Insoumise
01:11:39pardon
01:11:40mais il me semble
01:11:41qu'il y a quand même
01:11:42en effet un consensus
01:11:43comme je le disais
01:11:43sur le constat
01:11:44mais aussi dans l'idée
01:11:45que bah oui
01:11:45évidemment qu'idéalement
01:11:47on aimerait bien
01:11:47imposer davantage
01:11:48de choses aux plateformes
01:11:49à pouvoir agir
01:11:50en droit national
01:11:51sur la question des algorithmes
01:11:52sur la question
01:11:53de la modération des contenus
01:11:54qui n'est pas satisfaisante
01:11:55le fait est
01:11:56qu'on est soumis
01:11:57on est encadré
01:11:58par des réglementations européennes
01:12:00notamment le DSA
01:12:01dont on parle beaucoup
01:12:02dans ces débats
01:12:02et qu'il faut respecter
01:12:04ce DSA
01:12:05Je me tourne vers
01:12:06l'enseignante de ce plateau
01:12:07Ophélie Roch
01:12:08on va parler après
01:12:08de la mise en place
01:12:09mais d'abord
01:12:09sur le principe
01:12:10hier à l'Assemblée
01:12:11on entendait
01:12:12notamment
01:12:13Laure Miller
01:12:14qui parlait
01:12:14de tous les effets
01:12:15très néfastes
01:12:16sur le cerveau
01:12:17des jeunes
01:12:18vous en tant qu'enseignante
01:12:19j'imagine que vous souscrivez
01:12:20à ces lois
01:12:21c'était vraiment nécessaire
01:12:22et urgent
01:12:23d'en arriver
01:12:23à une telle légifération
01:12:25oui
01:12:25oui oui
01:12:26honnêtement oui
01:12:27moi j'enseigne
01:12:28depuis 8 ans
01:12:29quand j'ai commencé
01:12:31il y avait déjà
01:12:31des réseaux sociaux
01:12:32mais ils n'étaient pas
01:12:32aussi massifs
01:12:33et ils n'étaient pas
01:12:34utilisés aussi jeunes
01:12:35là le gros souci
01:12:37c'est que les réseaux sociaux
01:12:38en fait
01:12:38nous on les a connus adultes
01:12:41donc forcément
01:12:41on était déjà structurés
01:12:42pour les jeunes élèves
01:12:44c'est une catastrophe
01:12:45non seulement
01:12:46parce que l'empathie disparaît
01:12:48parce que en fait
01:12:48l'autre devient quelque chose
01:12:50de quasiment virtuel
01:12:51à force de swiper
01:12:52sur des profils
01:12:53la réalité matérielle
01:12:55n'est quasiment plus envisagée
01:12:56et aussi parce que
01:12:58je suis désolée
01:12:58mais ils n'ont plus
01:12:59de tant d'attention
01:13:00mais ça c'est vraiment dramatique
01:13:02c'est à dire que
01:13:02à chaque année
01:13:03on sent qu'on est obligé
01:13:05un petit peu
01:13:06comme si on avait
01:13:07un public enfantin
01:13:08très très enfantin
01:13:09de faire
01:13:09on est là
01:13:10allez hop
01:13:10ils perdent la concentration
01:13:12malgré eux
01:13:13finalement
01:13:13malgré eux
01:13:14et c'est à dire que
01:13:14analyser un texte
01:13:16de 30 lignes
01:13:18maintenant
01:13:18pour des lycéens
01:13:19je parle même pas
01:13:19pour des petits
01:13:20je parle de quelqu'un
01:13:20qui a pu 15 ans
01:13:21c'est dur
01:13:22parce que
01:13:23quand ils lisent
01:13:24vous voyez qu'au bout
01:13:25de la 15ème ligne
01:13:26ils commencent déjà
01:13:27un peu à penser
01:13:27à autre chose
01:13:28parce que leur cerveau
01:13:29leur demande de penser
01:13:30à autre chose
01:13:30parce qu'ils ont besoin
01:13:32et par exemple
01:13:33pour la petite anecdote
01:13:34nous on applique déjà
01:13:35le no phone
01:13:36enfin la petite pochette
01:13:37où il n'y a pas de téléphone
01:13:38ça fait des
01:13:39mais une recrudescence
01:13:41d'accident
01:13:41à la sortie de l'établissement
01:13:42parce qu'à peine délivré
01:13:44la tête sur le téléphone
01:13:45et du coup
01:13:46ils ne regardent plus
01:13:46quand ils traversent
01:13:47ou des choses comme ça
01:13:47tellement ils ont été sevrés
01:13:48donc vous voyez
01:13:49le manque il est réel
01:13:50c'est presque un manque
01:13:50j'ai envie de vous dire
01:13:51pathologique
01:13:52on a des enfants
01:13:52qui sont comme ça
01:13:53sur leur chaise
01:13:53vous savez avec les pieds
01:13:55les mains
01:13:55qui se baladent un peu
01:13:56donc oui c'est nécessaire
01:13:58le problème en avis
01:13:59ça va être le plus dur
01:14:00ça va être pour cette génération-là
01:14:01qui va devoir se sevrer
01:14:02d'une certaine manière
01:14:03effectivement
01:14:04ce qu'on entendait aussi
01:14:05Raphaël Stainville
01:14:06hier dans l'hémicycle
01:14:06c'était ce que vous disiez
01:14:08Raphaël
01:14:08tous ces dangers sur le cerveau
01:14:09c'est-à-dire ce risque addictif
01:14:10qui est une véritable addiction
01:14:11d'ailleurs aux réseaux sociaux
01:14:13aux téléphones portables
01:14:14et le fait
01:14:15qu'à 15 ans
01:14:16Laure Miller le disait
01:14:17le cerveau a encore besoin
01:14:19un petit peu de se façonner
01:14:20et qu'on intègre tellement
01:14:21le téléphone
01:14:21qu'il y a vraiment
01:14:22des nuisances physiques
01:14:23psychologiques
01:14:24chez ces enfants
01:14:24en plus du risque
01:14:25de cyber harcèlement
01:14:26ou d'être exposé
01:14:27à du contenu violent
01:14:27par exemple
01:14:28oui mais on peut poser
01:14:29ce diagnostic
01:14:31et considérer
01:14:33à raison
01:14:34que les réseaux sociaux
01:14:35l'utilisation continue
01:14:37du téléphone portable
01:14:38est nuisible
01:14:39nuisible pour l'enfant
01:14:40l'adolescent
01:14:40et pour autant
01:14:42ne pas être d'accord
01:14:43avec cette loi restrictive
01:14:45moi c'est là
01:14:47où je trouve
01:14:48qu'il y a une véritable dérive
01:14:49c'est que
01:14:50je pense que c'est d'abord
01:14:51aux parents
01:14:52aux parents
01:14:53premiers éducateurs
01:14:54de finalement
01:14:56tout faire
01:14:57pour préserver
01:14:58leurs enfants
01:14:59des téléphones portables
01:15:01des écrans
01:15:02de limiter au maximum
01:15:03et non pas à l'état
01:15:04de légiférer
01:15:05sur ce que doivent
01:15:08ou ne pas voir
01:15:09les enfants
01:15:10ça c'est la première chose
01:15:11et après la deuxième chose
01:15:12c'est que je sache
01:15:13il ne me semble pas
01:15:14que ces problèmes
01:15:16liés aux réseaux sociaux
01:15:18à ces différentes plateformes
01:15:20sont seulement d'aujourd'hui
01:15:24déjà il y a quelques années
01:15:26on avait les mêmes problèmes
01:15:28mais c'est là
01:15:29où je trouve
01:15:29qu'il y a un danger
01:15:30une dérive
01:15:31du pouvoir
01:15:32c'est que
01:15:33pendant la période Covid
01:15:35on a entendu
01:15:36on a vu
01:15:38les plateformes limitées
01:15:39ou un certain nombre
01:15:40de contenus
01:15:41poussant les autres
01:15:42et ça ne posait absolument
01:15:44aucun problème au pouvoir
01:15:45donc je pense qu'il y a quand même
01:15:46le risque
01:15:47pour le pouvoir
01:15:48et surtout
01:15:49pour l'ensemble
01:15:52de la population
01:15:53de voir
01:15:54finalement
01:15:55une sorte de propagande
01:15:56d'état
01:15:56autorisée
01:15:57ou en tout cas
01:15:58une communication
01:15:59gouvernementale autorisée
01:16:00d'autres inviabilisées
01:16:02et ça je pense
01:16:03que cette question là
01:16:05elle doit nous alerter
01:16:06c'est-à-dire qu'on ne peut pas
01:16:07utiliser les enfants
01:16:09et les dangers
01:16:10que ces écrans
01:16:11font peser
01:16:12sur la jeunesse
01:16:13pour finalement
01:16:14limiter la liberté
01:16:16d'expression
01:16:16parce que derrière
01:16:17cette législation
01:16:18lorsque l'on interdit
01:16:20les réseaux sociaux
01:16:21aux enfants
01:16:22de moins de 15 ans
01:16:22il faut pouvoir avoir
01:16:24une carte d'identité numérique
01:16:26et ça veut dire
01:16:27que s'il y a une carte
01:16:27d'identité numérique
01:16:28pour les plus jeunes
01:16:29c'est que tout le monde
01:16:31devra finalement
01:16:32présenter pas de blanche
01:16:33et je pense que ça pose
01:16:34un véritable problème
01:16:35oui sur les dérives
01:16:36notamment
01:16:37et justement
01:16:37on a entendu hier
01:16:38Laure Miller
01:16:39se défendre
01:16:40sur ce côté
01:16:41éducation des parents
01:16:41je voudrais qu'on en parle
01:16:42dans un instant
01:16:43mais d'abord on écoute
01:16:43Prisca Thévenot
01:16:44la porte-parole du groupe
01:16:45Ensemble pour la République
01:16:46qui évidemment
01:16:47défendait elle-même ce texte
01:16:48Aujourd'hui personne ne peut dire
01:16:52que sur le monde
01:16:53des réseaux sociaux
01:16:54tout va bien
01:16:55et qu'il n'y aurait rien
01:16:56à regarder
01:16:56notamment à l'endroit
01:16:57de nos jeunes
01:16:58qui nous le savons
01:16:59sont souvent livrés
01:16:59à eux-mêmes
01:17:00avec leur téléphone
01:17:01et donc avec un accès
01:17:02sans limite
01:17:03aux réseaux sociaux
01:17:03où nous pouvons avoir
01:17:04des phénomènes
01:17:05de cyberharcèlement
01:17:06aussi d'accès
01:17:07à des sujets violents
01:17:09voire de la pornographie
01:17:10et donc nous devons
01:17:11pouvoir aujourd'hui
01:17:12nous prononcer
01:17:12en tant que politique
01:17:13sur cet enjeu
01:17:14extrêmement majeur
01:17:15et c'est ce que nous faisons
01:17:16aujourd'hui
01:17:16avec un travail
01:17:17de longue haleine
01:17:18mis en place
01:17:19par Gabriel Attal
01:17:19déjà quand il était
01:17:20au ministère
01:17:21de l'éducation nationale
01:17:21puis à Matignon
01:17:22puis en tant que président
01:17:23de groupe
01:17:24avec la députée
01:17:25Laure Miller
01:17:26nous avons abouti
01:17:27à un texte
01:17:28extrêmement sérieux
01:17:30ficelé et attendu
01:17:31Sur l'éducation
01:17:32justement
01:17:32Georges Fenech
01:17:34hier à la tribune
01:17:35Laure Miller
01:17:35disait ceci
01:17:36c'est le verbatim précis
01:17:37elle répondait
01:17:38notamment aux critiques
01:17:38déjà entendues
01:17:39dire que l'éducation
01:17:40seule suffit
01:17:40est une version
01:17:41angélique de la réalité
01:17:43c'est-à-dire que l'Etat
01:17:43a complètement compris
01:17:45que comme le dit Raphaël
01:17:45les parents
01:17:46ne réussissant pas
01:17:47à gérer
01:17:47les téléphones portables
01:17:49et l'accès aux réseaux sociaux
01:17:50de leurs enfants
01:17:50c'est donc aux députés
01:17:51de légiférer
01:17:52Oui
01:17:53et dire que l'interdiction
01:17:54seule réglera
01:17:55tous les problèmes
01:17:55ça n'est pas vrai
01:17:56non plus
01:17:57non plus
01:17:57là je rejoins
01:17:58ce qu'est-ce qu'a dit
01:17:59Raphaël à l'instant
01:18:00autant on peut très bien
01:18:02mettre en place
01:18:04une interdiction
01:18:04dans des établissements
01:18:05parce qu'il y a
01:18:06des contrôles possibles
01:18:07autant vous aurez toujours
01:18:08des moyens
01:18:09de contournement
01:18:10à l'extérieur
01:18:10s'il n'y a pas
01:18:11effectivement
01:18:12une vigilance
01:18:13des parents
01:18:13et là
01:18:14il faut les deux
01:18:14prenez la carte
01:18:14d'identité de vos parents
01:18:15et c'est bon
01:18:16voilà
01:18:16en réalité
01:18:17il faut les deux
01:18:19il faut des contrôles
01:18:21là où c'est possible
01:18:21et à l'extérieur
01:18:22des établissements scolaires
01:18:23il faut s'en rapporter
01:18:25évidemment
01:18:25à la vigilance parentale
01:18:27ça fait partie
01:18:28de l'obligation
01:18:29des parents
01:18:30de veiller
01:18:31à ce que leurs enfants
01:18:32ne soient pas
01:18:32dans l'addiction
01:18:34des réseaux sociaux
01:18:35ils ne sont pas exposés
01:18:36à tout ce que
01:18:37les réseaux sociaux
01:18:38peuvent engendrer de pire
01:18:39pour les mineurs
01:18:40mais encore une fois
01:18:42nous ne berçons pas
01:18:43d'illusions
01:18:44en disant
01:18:44cette interdiction
01:18:46va régler tous les problèmes
01:18:47non
01:18:47c'est un problème aussi
01:18:49éducatif
01:18:49bien sûr
01:18:50c'est un problème éducatif
01:18:52mais ça montre aussi
01:18:52quelque chose
01:18:53ça montre qu'on n'est pas capable
01:18:54de directement parler
01:18:55avec les gars-femmes
01:18:56parce que
01:18:57le souci c'est que
01:18:58eux ils savent très très bien
01:18:59dans tous les algorithmes
01:19:01sont faits pour pousser
01:19:02à l'addiction
01:19:02c'est vraiment
01:19:03ni plus loin
01:19:03si on veut éviter
01:19:04l'exposition
01:19:05au contenu violent
01:19:05au lieu d'interdire
01:19:06on veut finir
01:19:06d'abord les plateformes
01:19:07et qu'il y ait plus contenu
01:19:08et on voit bien
01:19:08que puisqu'on n'arrive pas
01:19:09à faire ça
01:19:10on déporte
01:19:11et que les parents
01:19:12en effet
01:19:12n'arrivent pas
01:19:13on déporte le problème
01:19:14encore une fois
01:19:16à mon sens
01:19:16les gars-femmes
01:19:17savent très très bien
01:19:18ce qu'elles font
01:19:19on voit avec la Chine
01:19:20la Chine qui a créé TikTok
01:19:21et qui elle-même
01:19:22interdit TikTok
01:19:23et ne prône au sein
01:19:24de son pays
01:19:25qu'un TikTok éducatif
01:19:26il pourrait y avoir
01:19:27ce choix là aussi
01:19:28c'est un choix
01:19:28qu'ils ne feront jamais
01:19:29et on ne peut pas compter
01:19:30sur les gars-femmes
01:19:30pour protéger les enfants
01:19:32le problème c'est que
01:19:33j'ai presque envie de vous dire
01:19:33on ne peut pas compter non plus
01:19:34sur les parents
01:19:35pour protéger leurs propres enfants
01:19:36dans la majorité des cas
01:19:37les parents sont parfois
01:19:38aussi addicts
01:19:39que les enfants aussi
01:19:40aux plateformes
01:19:41il ne faut pas l'oublier
01:19:41moi combien de fois
01:19:42j'ai des enfants
01:19:43qui me disent
01:19:43vous savez madame
01:19:44c'est triste quand je rentre chez moi
01:19:44parce que le soir
01:19:46je mange toute seule
01:19:47parce que mon papa
01:19:48il est sur son téléphone
01:19:50ma maman elle est sur son téléphone
01:19:51et donc on voit bien aussi
01:19:53que ça gangrène
01:19:54sur les enfants
01:19:55c'est encore plus grave
01:19:56parce qu'ils sont en formation
01:19:57mais finalement
01:19:58ça gangrène toute la société
01:20:00ces choses là
01:20:00donc c'est aussi peut-être
01:20:02à mon sens
01:20:03c'est vrai qu'il peut y avoir
01:20:04des dérives
01:20:04et ça on n'en est jamais sûr
01:20:06à l'avance
01:20:07mais ne rien faire
01:20:09à mon sens est suicidaire
01:20:10bien sûr
01:20:10parce que le problème
01:20:11ne se réglera plus lui-même
01:20:13on en arrive à un stade
01:20:14où ce n'est plus possible
01:20:15de toute façon
01:20:15il y a l'addiction des adultes aussi
01:20:17oui
01:20:17bien sûr
01:20:19vous prenez le métro
01:20:20comme moi
01:20:21vous avez vu dans le métro
01:20:22tous les passagers
01:20:24sont tous
01:20:25mais tous
01:20:25tous sur la portable
01:20:27je préfère avouer
01:20:28que moi je suis mon téléphone
01:20:29donc je ne vais pas
01:20:30oui
01:20:31mais ça pose un problème
01:20:32de relation sociale
01:20:34ce qui est sûr
01:20:34c'est que le plus beau cadeau
01:20:35qu'on puisse faire aujourd'hui
01:20:36à un enfant
01:20:38c'est de le préserver
01:20:39des écrans
01:20:41et ça demande finalement
01:20:42un courage
01:20:43pour les parents
01:20:45qui est infini
01:20:46parce que
01:20:47il y a toujours
01:20:47de bonnes raisons
01:20:48de confier un téléphone
01:20:49ou une tablette à un enfant
01:20:50pour se rassurer
01:20:52parce qu'il va à l'école
01:20:53et pour des raisons de sécurité
01:20:55on a toujours besoin
01:20:56qu'il soit joignable
01:20:57mais si on apprenait
01:20:58à revivre
01:20:59comme on le vivait
01:21:00il y a encore quelques années
01:21:01libérés de cette espèce
01:21:02de cordon
01:21:03qui nous liait
01:21:05à ces engins
01:21:06et Ophélie
01:21:07je voulais vous faire réagir aussi
01:21:08parce que hier
01:21:09Louis Boyard a défendu
01:21:10une motion de rejet
01:21:11dans l'hémicycle
01:21:11il estimait que cette loi
01:21:12ne servirait à rien
01:21:13il y a eu deux arguments
01:21:14qui étaient en tribune
01:21:15j'avoue qu'ils m'ont
01:21:16un petit peu interpellé
01:21:17donc premièrement
01:21:17il explique que c'est très dommage
01:21:18pour les lycéens
01:21:19cette fois sur l'interdiction
01:21:20du téléphone
01:21:20parce que le lycéen
01:21:22à la récré
01:21:22évidemment il révise
01:21:23sur son téléphone
01:21:24et que donc
01:21:24il va perdre un peu de niveau
01:21:26et alors deuxièmement
01:21:26il y a un argument
01:21:27que je n'ai pas compris
01:21:27c'est si un cours
01:21:29change de salle
01:21:30et que le lycéen
01:21:31n'a pas accès
01:21:31à son téléphone portable
01:21:32il ne peut pas trouver la salle
01:21:33alors je l'ai compris
01:21:34donc vous qui êtes enseignante
01:21:35comment on trouve une salle
01:21:36en 2025
01:21:36et surtout
01:21:38c'est dire à quel point
01:21:39eux par contre
01:21:39ont totalement intégré
01:21:40qu'un lycéen sans téléphone
01:21:41ça ne marche pas
01:21:42oui mais peut-être
01:21:43qu'ils croient
01:21:43qu'il y a 15 ans
01:21:44les lycéens
01:21:45ils étaient comme ça
01:21:45en train d'errer à gare
01:21:46en train de heurter
01:21:47contre des portes
01:21:48c'est idiot
01:21:49il y a une seule chose
01:21:52qui peut être éventuellement vraie
01:21:53c'était la question
01:21:54que l'école
01:21:54accorde au numérique
01:21:55puisque c'est vrai
01:21:56que tout passait par le numérique
01:21:57donc ça c'est un vrai problème
01:21:57et tout passe encore
01:21:58par le numérique
01:21:58et tout passe encore
01:21:59ça c'est un vrai problème
01:22:00après de là à nous dire
01:22:01attendez les lycéens
01:22:02ils profitent de leur portable
01:22:03pour réviser
01:22:04non mais ça
01:22:04personne n'y croit
01:22:05arrêtons de dire ça
01:22:06et de dire
01:22:07mais vous comprenez
01:22:08les lycéens
01:22:08si jamais ils n'ont pas leur portable
01:22:09ils ne vont pas pouvoir
01:22:10savoir à quelle salle
01:22:12ils ont lieu
01:22:13normalement en cours
01:22:13et il n'y a pas
01:22:14enfin non
01:22:15ça personne n'y croit
01:22:15et non seulement
01:22:16et ça prouve juste un problème
01:22:17ça prouve que lui-même
01:22:18visiblement
01:22:19a délégué
01:22:20toute forme de cerveau
01:22:22à l'ordinateur
01:22:23ou au portable
01:22:24parce que
01:22:24déjà il n'a pas d'enfant
01:22:25donc je pense que ça limite
01:22:26sa connaissance du problème
01:22:28oui mais il n'est pas si vieux que ça
01:22:29il a de l'école
01:22:29il en est sorti
01:22:31il n'y a pas tant de temps que ça
01:22:31oui mais en fait
01:22:32au filet
01:22:33on est quand même face là
01:22:34à des injonctions contradictoires
01:22:35vous venez de le rappeler
01:22:36d'un côté
01:22:37on a l'éducation nationale
01:22:38où le tout numérique
01:22:40ou en tout cas
01:22:40une immense partie
01:22:42de la communication
01:22:43et des supports pédagogiques
01:22:44passent par le numérique
01:22:45et en même temps
01:22:46il faudrait limiter au maximum
01:22:48parce que le numérique
01:22:49est un danger
01:22:50face à cela
01:22:51les parents
01:22:52ils sont très largement démunis
01:22:53parce que
01:22:53jusqu'à tard le soir
01:22:55ils reçoivent encore
01:22:56des signalements
01:22:57sur les différentes
01:22:58plateformes
01:22:59pour avertir d'un cours
01:23:01d'un devoir
01:23:02de leçons à réviser
01:23:03donc c'est ça aussi
01:23:04que doit régler
01:23:05l'éducation nationale
01:23:06je pense
01:23:06avant de vouloir légiférer
01:23:08sur l'application
01:23:10Ophélie Rock
01:23:10au lycée notamment
01:23:11interdire
01:23:13le téléphone portable
01:23:14ça sera forcément
01:23:15aux enseignants
01:23:16de faire respecter
01:23:17cette interdiction
01:23:18est-ce que vous vous dites
01:23:19c'est facile
01:23:20à mettre en place
01:23:20est-ce que vous craignez
01:23:22aussi peut-être
01:23:22des résistances
01:23:23de certains élèves
01:23:24non il n'y aura pas
01:23:25de résistance frontage
01:23:26je peux vous le dire
01:23:27parce que nous
01:23:27c'est déjà le cas
01:23:28cette année
01:23:28l'interdiction
01:23:29donc là on est en janvier
01:23:30ça nous donne
01:23:31une bonne perspective
01:23:32les pochettes
01:23:34les pochettes nophones
01:23:34c'est-à-dire
01:23:35on met son portable
01:23:36dans une pochette
01:23:37et puis on la verrouille
01:23:38automatiquement
01:23:39et normalement
01:23:40on ne peut pas sortir
01:23:41son portable
01:23:41tant qu'on ne déverrouille pas
01:23:43la pochette
01:23:43sur des lieux précis
01:23:44mais comment dire
01:23:47vous faites confiance
01:23:48à une pochette
01:23:49en tissu
01:23:50qui peut s'ouvrir
01:23:51facilement
01:23:51avec un coup de cutter
01:23:52donc tous les enfants
01:23:54ont déjà
01:23:55leur portable sorti
01:23:56tous les lycéens
01:23:56l'ont déjà
01:23:57en libre accès
01:23:58en fait
01:23:58on ne peut pas
01:23:59le portable à l'école
01:24:00ça supposerait quoi ?
01:24:02ça supposerait
01:24:03que le professeur
01:24:04il soit obligé
01:24:05de tout le temps
01:24:06on essaie
01:24:07nous dès qu'on voit
01:24:07qu'il y a un portable
01:24:08on le confie
01:24:09ce qu'on le prend
01:24:09à la fin du cours
01:24:10mais ce que je veux dire
01:24:11c'est qu'on ne peut pas
01:24:12empêcher
01:24:13il y a certaines choses
01:24:14on ne peut pas empêcher
01:24:15tant qu'un lycéen
01:24:16viendra au collège
01:24:18ou au lycée
01:24:19dans son cas
01:24:20c'est plutôt le collège
01:24:20comme j'ai les deux
01:24:21parfois je confonds
01:24:21mais on ne peut pas
01:24:23l'empêcher
01:24:23d'ouvrir son portable
01:24:24c'est quelque chose
01:24:25comme on ne peut pas
01:24:26empêcher un adulte
01:24:27nous-mêmes
01:24:27on nous demanderait
01:24:28de mettre notre portable
01:24:28dans un sac
01:24:29en disant
01:24:29tu n'y touches pas
01:24:30de la journée
01:24:31je pense que personne
01:24:33n'y arriverait en fait
01:24:34ça je vous le confirme
01:24:35mais je me mets
01:24:36je veux bien avouer
01:24:37que moi-même
01:24:37j'aurais bien du bal
01:24:38merci à tous les trois
01:24:39d'avoir été les invités
01:24:40de Midi News
01:24:41tout de suite vous retrouvez
01:24:42Nelly Dénac
01:24:43et ses invités
01:24:43pour 180 minutes info
01:24:45bonne journée à tous
01:24:45sur CNews
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